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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 09:47

Les communistes, consultés !

LES ADHÉRENTS DE NOTRE FÉDÉRATION DÉCIDENT DU PROCESSUS DÉMOCRATIQUE POUR LE CONGRÉS DÉPARTEMENTAL

 

Conformément à nos statuts, une commission « transparence et démocratie » a été élue par le Conseil départemental du 30 octobre dernier, pour travailler à la préparation de notre congrès départemental.


Statuts article 4.1 : « …Cette commission organise la consultation et assure le bon déroulement des opérations de vote. Elle prend toutes dispositions pour faciliter la participation du plus grand nombre d’adhérent-e-s ».


Elle est présidée par Jacques GUIARD et se compose des membres suivants : G.BERNARD, J.BESSIERE, M.CARMOUSE,  C.DAVID, M. GRENIER, Y.EUGENE DIT RAVET, Y.GABORIT,  P.GUEDON, D.HEBERT, I.MALEPLATE, D.MATIFAS, E.MEMAIN, M.F.MOQUET, C.VALIN, ainsi que d’un représentant pour chacune de nos sections.


Afin de favoriser le développement de la démocratie, en permettant aux communistes qui ne pourraient pas participer aux assemblées générales de section de s’exprimer, la commission a proposé au conseil départemental du 8 novembre que tous les adhérents soient consultés pour désigner leur direction de section et leurs délégués au congrès départemental.


La commission propose que les communistes qui ne peuvent se rendre aux assemblées générales de leurs sections puissent s’exprimer en votant par correspondance.


Le Conseil départemental a approuvé cette proposition, mais souhaite que chaque communiste puisse, préalablement,  donner son avis sur la démarche proposée.


Tous les adhérents sont donc appelés à exprimer leurs avis par un vote  par correspondance.


Le matériel nécessaire (bulletin de vote, enveloppe de vote bleue et enveloppe T) a  été expédié à chaque adhérent.


Les votes seront conservés par la poste jusqu’au 22 novembre, date du dépouillement. Une délégation de la commission transparence les acheminera jusqu’à la salle de dépouillement. Celui-ci sera assuré par la commission « transparence et démocratie » et ouvert à tous les adhérents le jeudi 22 novembre à 18 H à Rochefort salle Pierre Loti.

 

Conformément à nos statuts, « Tous, toutes les adhérent-e-s reçoivent les informations et les éléments matériels pour chaque consultation. Seul-e-s les adhérent-e-s détenant la carte du Parti communiste français depuis plus de trois mois avant la date du scrutin, à jour de leur cotisation, c’est-à-dire pour les trois derniers mois, au moins, qui précédent le scrutin, peuvent participer au vote ».

 

Toutefois, l’adhérent peut se mettre à jour en joignant ses cotisations à son vote.

 

DÉCIDONS ENSEMBLE DE FAIRE PROGRESSER LA DÉMOCRATIE !

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 05:24

PARIS: les femmes enfin autorisées 

à porter le pantalon


Une ordonnance interdisant à la gent féminine le port du pantalon dans la capitale a été abrogée jeudi par la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.




Avant le 31 décembre 2013 toute parisienne qui portait un pantalon était hors-la-loi ! Une abrogation publiée jeudi par le ministère des Droits des femmes a annulé une ordonnace qui interdisait aux femmes de porter le pantalon à Paris. Najat Vallaud-Belkacem a déclaré que cette dernière était “incompatible avec les principes d’égalité entre les femmes et les hommes qui sont inscrits dans la Constitution et les engagements européens de la France”. Cette ordonnance, qui datait de novembre 1799, précisait en effet que toute femme “désirant s’habiller en homme” devait d'abord “demander l’autorisation à la préfecture de police”. Il fallait par ailleurs tenir “un guidon de bicyclette ou les rênes d’un cheval” pour pouvoir déroger à la règle. Cette loi, votée peu après la Révolution, avait pour but de limiter "l'accès des femmes à certaines fonctions ou métier en les empêchant de se parer à l'image des hommes" nous apprend le site Sénat.fr.

Une “archéologie juridique”

Déjà en 1909, cette ordonnance avait été atténuée par les autorités parisiennes. Mais c’est en 2011 que les députés Verts ont mis le doigts dessus, jugeant qu'elle n’avait plus “aucun sens”. La Préfecture de police de Paris n’a cependant pas donné suite à leur demande estimant que cette loi relevait de “l’archéologie juridique” et qu’il y avait d’autres priorités. Alain Houpert, sénateur UMP, a réitéré la demande en juillet 2012, pour la “portée symbolique” de la chose. Désormais, cette ordonnance ne “constitue (plus) qu' une pièce d’archives considérée comme telle à la Préfecture de police de Paris”, a indiqué la ministre. Cette abrogation aura donc permis de savoir qu’une telle interdiction existait encore.
 
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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 04:41

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 04:41

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:11
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 12:32

Politique - le 1 Février 2013

gauche

Congrès du NPA en pleine crise de décroissance

Le parti né de l’ex-LCR tient son 2e congrès, à Saint-Denis, dans un contexte d’hémorragie de ses militants vers le Front de gauche.


Qu’elle semble déjà loin, la fondation du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), en 2009, sur les restes de l’ex-Ligue communiste révolutionnaire (LCR). À l’époque, porté par l’élan de sa figure de proue et candidat à l’élection présidentielle de 2007, Olivier Besancenot (4,08 %), le NPA se fixait pour ambition de rassembler l’ensemble des anticapitalistes dans un même parti. Quatre ans plus tard, le NPA n’est pas parvenu à transformer l’essai. Au contraire, après l’effacement de son médiatique porte-parole au profit de la candidature d’un historique de la LCR issu des rangs ouvriers, Philippe Poutou, les délégués qui se réunissent de vendredi à dimanche à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), pour le 2e congrès de leur formation, héritent d’un parti profondément en crise et en perte de vitesse électorale et militante.

 

Les effectifs ont fondu : de près de 10 000 en 2009, ce chiffre est aujourd’hui divisé par quatre, tout comme le score à la présidentielle (1,15 % en 2012). Quant à la crise, elle couve en interne depuis les débuts. Principal point d’achoppement : l’isolement du NPA, fruit de son refus d’envisager des alliances avec d’autres formations à gauche qui n’auraient pas, au préalable, rompu tout lien avec le PS. Lassée, une fraction importante de ses militants, réunis dans la Gauche anticapitaliste (GA), a depuis rejoint le Front de gauche.

 

Si cette crise est, pour la figure historique du parti, Alain Krivine, un « paradoxe, en pleine crise du capitalisme », la majorité du NPA (51 % dans les votes internes) réunie autour, entre autres, de Philippe Poutou, Olivier Besancenot et de la porte-parole Christine Poupin, propose de serrer les rangs : « Répondre à la crise du NPA, c’est, à cette étape, rassembler tous ceux qui n’ont pas abdiqué de construire un parti indépendant des réformistes. » Comprendre, dans le langage du NPA : indépendant du PS comme du Front de gauche, dont les élus siègent dans des majorités régionales.

 

La majorité du NPA n’entend cependant pas se contenter d’« une simple proclamation révolutionnaire », au moment où la crise et le mécontentement social et politique s’aggravent, ni ne veut couper les ponts avec les électeurs de gauche et ses anciens militants qui se tournent vers le Front de gauche. Elle propose ainsi de s’adresser « sans aucune exclusive, à toutes les organisations politiques qui ne participent pas au gouvernement, aux syndicats » sans « autre condition » que la « commune volonté d’agir ensemble », le NPA défendant pour sa part la « perspective d’un gouvernement anti-
austérité ».

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 16:09

Culture - le 1 Février 2013

Histoire

Avec Stalingrad, la Seconde Guerre mondiale bascule

Plus que le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (8 novembre 1942) ou que la conquête américaine de l’île de Guadalcanal (8 février 1943), la victoire soviétique de Stalingrad (2 février 1943) est bien le « tournant » de la guerre. Mais la victoire est plus encore politique que militaire.


Du 31 janvier au 2 février, malgré l’interdiction d’Hitler, la VIe armée allemande capitule après deux mois et demi d’encerclement, isolée malgré les raids de la Luftwaffe, pilonnée nuit et jour, épuisée par la faim, le froid, la neige. Des 330 000 encerclés ne survivent que 120 000 prisonniers. Les forces de l’Axe ont perdu au total 800 000 hommes à Stalingrad, le quart des forces du front oriental. Le mythe de l’invincibilité allemande est détruit.

 

L’enjeu de Stalingrad

Pour pallier les besoins en carburant de l’économie de guerre allemande, Hitler déclenche, le 8 mai 1942, un nouveau Blitzkrieg en vue de conquérir les champs pétrolifères du Caucase. La moitié des troupes engagées en URSS, 100 divisions allemandes et 50 alliées (roumaines, italiennes, hongroises), sont concentrées sur le front sud-est. Les forces de l’Axe conquièrent la Crimée et Sébastopol, puis l’est de l’Ukraine et Rostov. Mais Hitler commet alors la même erreur qu’à l’automne 1941. Grisé par ses victoires, il divise ses forces selon deux axes : pendant que des divisions fonceront vers le Caucase, le gros des forces remontera la vallée du Don pour prendre Stalingrad, isoler l’Oural et ensuite, avec les armées du centre, encercler Moscou.

 

Dès le 23 août, la VIe armée de Von Paulus atteint la Volga et bombarde la ville charnière. Le 12 septembre, disposant de forces deux fois supérieures, les Allemands lancent ce qu’ils pensent être l’assaut final. Des combats acharnés se déroulent jusque dans le centre et le sud de la ville, maison par maison, cave par cave. Les usines Octobre rouge et Barricades sont prises et reprises. Vassili Grossman traduit bien l’acharnement des combats dans Vie et destin. Hitler veut prendre à toute force la « ville de Staline » mais Stalingrad ne tombe pas.

 

Le 19 novembre, le maréchal Joukov, qui seconde le commandant suprême Staline, lance la contre-offensive préparée depuis septembre. Le plan « Uranus » doit couper « le doigt de gant » allemand enfoncé entre Don et Volga. Deux groupes d’armées soviétiques partent simultanément du nord-ouest et du sud de Stalingrad. Dès le 22, elles réussissent leur percée et réalisent leur jonction. Les forces soviétiques enserrent dans une « ceinture rouge » la VIe armée et une partie de la IVe armée blindée. Une tardive contre-offensive allemande échoue et les forces de l’Axe sont repoussées bien au-delà du Don, ce qui rend très difficile le ravitaillement aérien des encerclés. Les conséquences militaires sont immédiates. Les armées allemandes du Caucase reculent de 600 kilomètres jusqu’à Rostov et s’échappent de justesse. L’Armée rouge reprend l’offensive sur tous les fronts. Ce qui la mènera jusqu’à Berlin. Voilà pourquoi il ne faut pas sous-estimer le rôle de la victoire de Stalingrad alors que les médias ont tendance à valoriser le rôle des Anglo-Saxons dans ce conflit.

Les trois raisons 
de la victoire

À ce tournant de l’histoire, l’URSS a tout juste achevé la reconversion de son économie de guerre après avoir replié vers l’est 1 360 usines : fin 1942, la production industrielle de l’Oural a été multipliée par cinq et plus encore celle de la Sibérie. Si le nombre d’ouvriers a baissé de 10 %, la productivité du travail a crû de 40 % : la journée de travail est passée de huit à douze heures, six jours sur sept. L’URSS produit déjà deux fois plus de chars et quatre fois plus de canons que l’Allemagne. L’aide alliée est encore aléatoire : les livraisons américaines ont été interrompues de juillet à octobre. À Stalingrad, si l’Armée rouge a une nette supériorité en artillerie, elle n’aligne guère plus de chars que la Wehrmacht (790 contre 770) et moins d’avions que la Luftwaffe (1 035 contre 1 066). Mais cet armement est de bonne qualité : le char léger T 34 s’impose déjà face au « Tiger » allemand. Stalingrad n’est cependant pas une victoire du matériel comme le sera la gigantesque bataille de chars de Koursk en juillet 1943.

 

La victoire de Stalingrad est en effet le fruit d’une mobilisation humaine exceptionnelle. Dès septembre 1941, pour compenser les immenses pertes en hommes, le Conseil d’État pour la défense, présidé par Staline, a lancé un vaste plan d’instruction militaire générale qui allait former sept millions de soldats en trois ans. Les généraux de l’état-major ont restauré leur autorité et l’unité de commandement avec la suppression des commissaires politiques aux armées rendus responsables des échecs antérieurs. Joukov persuade Staline de regrouper le maximum de forces à Stalingrad et l’Armée rouge réussit à y aligner, en novembre 1942, 854 000 recrues face aux 846 000 soldats des forces de l’Axe (deux tiers d’Allemands plus des Roumains et des Italiens).

 

La mobilisation de nouveaux soldats compliquait pourtant le problème de la main-d’œuvre ouvrière et paysanne. Dès février 1942, 830 000 adolescents scolarisés ont été versés dans les usines pour être rapidement formés comme ouvriers qualifiés par des spécialistes démobilisés. Pour les autres travaux, il est fait appel massivement aux femmes, aux vieux et aux détenus. C’est toute la population urbaine, puis rurale, qui est mobilisée. À Stalingrad, les comités locaux du Parti ont levé une immense milice populaire pour édifier des lignes de fortification alors que les usines produisaient sans relâche armes et munitions et que des groupes de partisans coupaient les lignes de ravitaillement trop étirées des envahisseurs à l’arrière du front. Stalingrad n’est pas qu’une victoire de militaires.

 

 

Stalingrad s’explique encore par la démoralisation des forces de l’Axe et la sacralisation de l’amour de la patrie pour les Soviétiques. Les lettres des soldats encerclés ou les mémoires des officiers allemands révèlent combien brutale fut pour eux la découverte de l’aveuglement d’Hitler et de l’absurdité de ses ordres de mourir sur place plutôt que de capituler : « Nous sommes tout seuls, sans aucune aide. Hitler nous laisse tomber », écrit l’un deux. Les Italiens et les Roumains repliés derrière le Don sont encore plus démotivés.

 

Par contre, Staline ne cesse d’exalter la « guerre sacrée » et d’inviter tout le peuple soviétique au sacrifice commun. La guerre est sacrée parce qu’elle est une guerre juste de défense de la patrie et de libération de la terre des ancêtres. Le 22 décembre 1942, un nouvel hymne national remplace l’Internationale. La guerre est sacrée aussi parce qu’elle permet la réconciliation de l’Église orthodoxe et de l’État soviétique. Le 7 novembre 1942, le métropolite Serge s’adresse à Staline : « Au nom du clergé et de tous les fidèles de l’Église orthodoxe, fidèles enfants de notre patrie, je salue en votre personne le chef choisi par Dieu de toutes nos forces civiles et militaires, qui nous conduit à la victoire sur les envahisseurs barbares, à la prospérité dans la paix de notre pays, et à l’avenir radieux de ses peuples. »

La guerre est certes encore présentée comme une guerre du droit contre le « fascisme », pour la démocratie et le socialisme, mais, par une série de glissements progressifs, la guerre est vécue comme la communion des patriotes russes, des citoyens des autres peuples soviétiques et des communistes de toutes générations, tous « frères et sœurs » aux yeux de Staline depuis son premier discours à la radio le 3 juillet 1941. Jamais le peuple soviétique n’a été aussi uni derrière son chef charismatique.

 

 

Les conséquences 
de Stalingrad


Alors qu’Hitler décrète trois jours de deuil national en Allemagne, les Alliés, les résistants et les communistes du monde entier témoignent de leur reconnaissance au peuple soviétique. Bien avant la victoire, l’Humanité clandestine salue l’Armée rouge et appelle tous les résistants à l’unité et à l’action. Désormais l’espoir a changé de camp.

La coalition des Nations unies en est renforcée. Le 21 février, le roi George VI d’Angleterre déclare que « la ferme résistance de Stalingrad a changé le cours des événements » et offre une épée d’honneur à la ville héroïque en témoignage de l’admiration « de tout le monde civilisé ». Le président Roosevelt salue ses « valeureux défenseurs » dont « la victoire glorieuse a représenté un tournant dans la guerre des nations alliées contre les forces de l’oppression ». Stalingrad soude plus que jamais les Alliés jusqu’à Yalta.

 

En position de force, Staline se permet de faire quelques concessions diplomatiques. Après l’opération « Torch » en Afrique du Nord, il ne réclame plus aussi fortement l’ouverture d’un second front en Europe, et il ne dénonce pas encore le danger d’une paix séparée à l’Ouest. L’essentiel est alors pour lui d’obtenir le plus d’aide matérielle possible car l’URSS continuera longtemps à supporter l’essentiel du poids de la guerre contre l’Allemagne nazie. Mais s’il s’est engagé à dissoudre officiellement l’Internationale communiste, c’est moins pour rassurer ses alliés sur les objectifs des Partis communistes européens que pour ne pas cautionner la stratégie politique de Tito en Yougoslavie.

Stalingrad a eu cependant des effets ambivalents à moyen terme. Staline s’est attribué tous les mérites de Joukov et sera gratifié du titre de « plus grand stratège de tous les temps » et de « guide suprême ». Le culte de sa personnalité prend des dimensions inimaginables masquant sa responsabilité dans la désorganisation de l’armée depuis 1937 et les désastres de 1941. Khrouchtchev, dernier commissaire politique à Stalingrad, lui en fera reproche en 1956.

Staline n’a pas compris les véritables raisons des succès de l’économie de guerre soviétique manifestes dès Stalingrad. Voznessenski, le président du Gosplan depuis 1938, avait mis en œuvre la décentralisation des décisions, les relations directes entre entreprises, la mobilisation morale des ouvriers, le développement de la production familiale dans les campagnes. Dès 1945, il s’opposa au retour aux plans quinquennaux bureaucratiques d’avant-guerre, mais il sera condamné et exécuté en 1948. Staline et les militaires imposeront à nouveau une priorité absolue à l’industrie lourde au nom de la défense du camp socialiste et de la « mémoire de Stalingrad ».

 

ce qu’écrivait l’humanité clandestine n° 200, 21 janvier 1943 (extraits) Grande victoire soviétique sur tout le front de l’est
Les troupes soviétiques ont pris Schlusselbourg, mettant ainsi fin au siège de Leningrad (1), quelques jours avant la commémoration de la mort du grand Lénine. L’Armée rouge continue à avancer dans le Caucase (et) dans la région du Don moyen… Devant Stalingrad, la VIe armée hitlérienne est en voie d’anéantissement ; sur 200 000 hommes, il n’en reste plus que 70 000, un butin énorme a été capturé, le dernier aérodrome des nazis a été occupé… Partout, l’Armée rouge, sous la conduite de notre grand camarade Staline, est passée à l’offensive et devant les exploits de cette héroïque armée qui, le 23 février prochain, célébrera son 25e anniversaire, des millions d’hommes de tous les pays crient avec enthousiasme et confiance : Vive la glorieuse et héroïque Armée rouge ! Vive le grand Staline !

(1) Il faudra attendre, en fait, le 27 janvier 1944.


Jean-Paul Scot, historien

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 08:15

 

MONDE

©millerand

MONDE -  le 1 Février 2013

 

À la Fontaine des innocents, un rassemblement pour exiger la libération de Nadir Dendoune

 

 

Au dixième jour de détention de notre confrère, syndicats de journalistes, responsables politiques ou simples citoyens ont exigé sa libération, avec RSF et son comité de soutien.

 

(pourquoi les grands médias, radios et télé, , si prompts d'habitude, sont-ils silencieux aujoud'hui?)


Pour conjurer l'inquiétude, l'humour. Nadir, tes oreilles ont sifflé, vendredi soir, à la Fontaine des Innocents. Nous t'épargnerons les mots d'esprit à tes dépends, juste des expédients pour atténuer l'angoisse. Samedi, notre confrère, Nadir Dendoune, journaliste indépendant, arrêté le 23 janvier à Bagdad, dans l'exercice de son métier, purgeait son dixième jour de détention dans une caserne militaire, sans motif sérieux, sans inculpation, sans possibilité de se défendre, sans contact avec l'extérieur. Pour de simples photos, disent les autorités irakiennes. Ses proches, ses amis, ses confrères, ou simplement des citoyens révoltés par l'injustice qui lui est faite, se sont rassemblés, vendredi soir, à la Fontaine des innocents, à Paris. Avec un simple mot d'ordre : « Libérez Nadir ». Des organisations professionnelles, des représentants de la gauche, des artistes, des élus et des habitants de la Seine Saint Denis, son département, ont témoigné par leur présence de leur solidarité avec ce personnage atypique, attachant, chaleureux. On pouvait croiser, dans la foule, des amis de l'Ile-Saint-Denis, des responsables syndicaux, des poètes du béton, séquanodyonisiens du cru, comme Hocine Ben ou Thomas Pitiot.

Christophe Deloire, le directeur général de Reporters sans frontières, a rappelé que Nadir était « parti en Irak comme journaliste français, pour faire son travail de journaliste ». « Il est inadmissible qu'il se retrouve depuis dix jours en détention pour avoir fait son métier. Quel que soit l'endroit où se trouvent les détenus finissent toujours par entendre le bruit qui est fait à des milliers de kilomètres de là », a-t-il lancé, en exigeant de nouveau sa libération.

©millerand

Patrick Le Hyaric, le directeur de l'Humanité, a regretté l'apathie des médias télévisés, trop lents à se faire l'écho de l'injustice faite à notre confrère. En d'autres temps, avec d'autres journalistes, on vit réactivité plus prompte... « C'est un ami de nombreux journalistes de l'Humanité. Nous connaissons l'intégrité, le professionnalisme et l'engagement de Nadir. Il est incompréhensible qu'il ait pu être jeté en prison pour avoir pris des photos dans un lieu public », a lancé le directeur de notre journal, qui a annoncé avoir saisi les autorités européennes de cette affaire. Présente aussi, l'eurodéputée verte Karima Delli a appelé à amplifier la mobilisation pour « ne pas laisser s'enliser cette affaire ». « Il est parti faire son boulot, pour exercer une liberté fondamentale, celle d'informer », a rappelé l'élue. Au cours du rassemblement, le Comité de soutien pour la libération de Nadir Dendoune a reçu la confirmation que la famille du journaliste serait reçue au Quai d'Orsay... seulement lundi ! «  Le ministère des Affaires étrangères doit tout faire pour le libérer! » a lancé le député socialiste Pouria Amirshahi, après que son parti eut exprimé, par la voix de son secrétaire général, Harlem Désir, son soutien à notre confrère.

Cette affaire jette une lumière crue sur le régime des libertés forgé, en Irak, par la pax americana. Notre confrère en fait aujourd'hui les frais, comme chaque jour, les journalistes irakiens. Cette détention opaque, arbitraire, n'a que trop duré. Nadir Dendoune doit être libéré.

 

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 18:26
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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 08:50
Lettre d'information n°6
01/02/2013
A LA UNE

Depuis que la grève a repris à l'usine d'Aulnay, la direction met le paquet pour tenter de l'arrêter. Elle a fait venir, en toute illégalité, une centaine de vigiles qui paradent en uniformes et rangers autour de l'usine. Le préfet de Seine-Saint-Denis, averti plusieurs fois de cette situation, refuse systématiquement de dénoncer la direction, alors que le droit du travail est explicite sur ce sujet.

Des cadres sont envoyés à Aulnay avec doublement de leur salaire et une prime de 10%. Ils ne sont pas là pour travailler mais servent à intimider et impressionner les salariés grévistes et non grévistes. La direction a embauché en toute illégalité des intérimaires pour remplacer les grévistes.

Bref, PSA viole la loi. Et ce multirécidiviste n'est pas inquiété par les pouvoirs publics complices de ces délits.

En revanche, des camarades de la CGT subissent de plein fouet la répression patronale. 6 militants CGT, organisateurs de la grève, sont convoqués à la Sureté Territoriale, c'est-à-dire directement au Parquet. D'après les dires des policiers eux-mêmes, ils seraient accusés des altercations avec des huissiers payés par la direction. 4 de ces militants convoqués par la police sont aussi sous le coup d'une procédure de licenciement avec mise à pied conservatoire à effet immédiat. L'enquête n'a pas démarré, mais la direction veut les mettre dehors. Elle montre ouvertement qu'elle cherche à casser la grève.

Vendredi 1er février, un rassemblement aura lieu devant la sûreté territoriale à Bobigny, 45 rue de Carency, derrière le TGI. Que les camarades viennent nombreux soutenir les militants CGT injustement accusés. Ne laissons pas le patronat et le gouvernement réprimer la lutte syndicale. 

Mardi 5 février, un grand rassemblement sera aussi organisé sur le parking de l'usine, à partir de 13h30 pour protester contre cette répression. Venez nombreux soutenir la lutte des salariés de PSA Aulnay.

Mardi 29 janvier, plusieurs centaines de grévistes d'Aulnay ont participé aux différentes manifestations organisées à Paris contre l'ensemble des licenciements que le monde du travail subit de plein fouet. Virgin, Sanofi, Goodyear et tant d'autres entreprises licencient alors qu'elles encaissent toujours plus de profits. Ne laissons pas les patrons nous jeter dans la misère. Organisons la riposte du monde du travail.

Ce même mardi 29 janvier, deux bonnes nouvelles sont tombées :

D'abord, l'action en justice des camarades de la CGT de Faurecia a porté ses fruits. Une fois encore PSA démontre qu'il ne respecte aucune loi et aucune procédure. Du coup, son plan social est suspendu provisoirement car le CCE de Faurecia n'a pas été consulté. Ce n'est qu'un petit recul, mais c'est quand même un camouflet pour PSA. Tant mieux ! Et nous allons utiliser ce temps gagné pour tenter d'amplifier la lutte.

Ensuite, à la réunion de négociation au siège de PSA, la direction concédait de nouveaux reculs. On reste loin du compte. Mais ces reculs sont la conséquence directe de la grève. Cela ne peut que renforcer notre détermination de la poursuivre.

Mercredi 30 janvier, 150 grévistes d'Aulnay se sont rendus en délégation, rencontrer les travailleurs en grève de Renault Cléon. Le rassemblement a été chaleureux, malgré la pluie normande !

Ces actions aident à populariser la grève et elles renforcent aussi la conscience que nous avons tous les mêmes patrons, les mêmes attaques et que nous ne pourrons nous défendre que tous ensemble. Ces actions préparent l'avenir.

À l'usine, malgré les tensions et les provocations organisées par la direction, la grève se poursuit. Des intérimaires débrayent régulièrement pour réclamer le paiement de la semaine de chômage partiel.

Communiqués
Communiqué de presse de la CGT PSA Aulnay31/01/2013
Les salariés en grève de PSA Aulnay se rassembleront ce vendredi 1er février à partir de 9h30 devant le commissariat de Police de Bobigny au 45 rue de Carency pour soutenir la militante CGT et organisatrice de la grève, Agathe Martin, mère de famille qui est convoquée. 5 autres militants de la CGT, eux ausi organisateurs de la grève ont été convoqué tous les jours de la semaine. Agathe Martin est menacée de licenciement avec mise à pieds conservatoire à effet immédiat.
 
Nos actions
 

La grève reprend à PSA Aulnay
France 3 Île-de-France
28/01/2013

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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