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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 23:31

 

 

Claude Guéant est actuellement avocat du barreau de Paris

  le 28 Février 2013

 

Claude Guéant au carrefour des "affaires Sarkozy"

 

 

L'ancien ministre de l'Intérieur a vu ses locaux perquisitionné mercredi à la fois dans le cadre de de l'affaire Tapie/Lagarde et dans celle du financement illicite de la campagne de Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle 2007.

Cette double "descente" dévoilée par Le Monde a été confirmée par l'AFP ce jeudi, qui cite une source judiciaire. L'homme de confiance de l'ancien président se retrouve ainsi au centre de l'attention des enquêteurs puisqu'il fut à la fois directeur de campagne du candidat UMP en 2007, puis secrétaire général de l'Elysée de 2007 à 2011, avant de prendre en charge la place Beauvau.

  • Le rôle de l'Elysée dans l'affaire Tapie/Lagarde

C'est en tant qu'ancien secrétaire général de l'Elysée que Claude Guéant intéresse la brigade financière.Celle-ci est chargée de déterminer si la décision prise fin 2007 par l'ancienne ministre de l'Economie Christine Lagarde de recourir à un arbitrage pour solder le contentieux opposant depuis 1993Bernard Tapie au Crédit lyonnais sur la vente d'Adidas cache des irrégularités.

--> A lire: La justice garde un oeil sur Tapie

Pour rappel, le tribunal arbitral, juridiction privée, avait condamné en juillet 2008 le Consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gérait le passif du Crédit lyonnais,à verser à l'homme d'affaires 285 millions d'euros d'indemnités (400 millions avec les intérêts).Le rôle précis de Claude Guéant, et plus largement de l'Elysée, dans l'arbitrage reste à établir. Selon L'Express, Nicolas Sarkozy a rencontré au moins six fois Bernard Tapie en 2007, avant son élection à la présidence, et à douze reprises, une fois installé à l'Elysée, entre le 15 juin 2007 et le 21 novembre 2010. L'hebdomadaire fait état en particulier d'un rendez-vous entre les deux hommes au lendemain de la décision sur un recours à l'arbitrage prise le 16 novembre 2007 par le CDR et le liquidateur du groupe Tapie.

Le recours à l'arbitrage a fait l'objet d'intenses discussions en 2007 entre les entités publiques concernées par cette décision. Ainsi un rapport de la Cour des comptes a révélé que le directeur de l'Agence des participations de l'Etat (APE) avait déconseillé à plusieurs reprises au ministère de l'Economie, dès février 2007, de recourir à un tel arbitrage en raison des risques pour les finances publiques.

De son côté, la directrice du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a réaffirmé récemment que le choix de recourir à un arbitrage pour solder le contentieux qui opposait Bernard Tapie au Crédit lyonnais était "la meilleure solution à l'époque". Entendue en 2008 par la commission des Finances de l'Assemblée nationale, elle avait assuré n'avoir reçu "aucune instruction", en réponse aux interrogations sur le rôle joué par l'Elysée.

  • Le financement libyen de la campagne de Sarkozy

Le second volet de la perquisition chez Claude Guéant s'inscrit dans le cadre de l'enquête ouverte après une plainte pour "faux et usage de faux" de l'ancien président contre Mediapart, qui avait fait état d'une note présumée sur un soutien libyen à sa campagne en 2007. L'enquête avait été élargie en janvier afin de permettre l'audition de Ziad Takieddine qui a affirmé détenir les preuves d'un financement par la Libye de la campagne de M. Sarkozy.

--> A lire: Takieddine: "Oui, la Libye a financé Sarkozy et Guéant"

L'intermédiaire, plusieurs fois mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, a aussi affirmé que plusieurs rencontres avaient eu lieu avant l'élection entre Bechir Saleh, alors secrétaire particulier de Kadhafi, et Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Claude Guéant avait réagi en évoquant de pures "affabulations".

A huit jours du second tour de l'élection présidentielle de 2012, Mediapart avait de son côté publié un document attribué à un ex-dignitaire libyen, affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la précédente campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Pour sa part, un avocat d'un dignitaire du régime libyen, Me Marcel Ceccaldi, avait indiqué au procureur de Paris fin janvier que plusieurs témoins étaient prêts à témoigner sur ces accusations. Ces quatre hommes, Mahmoudi Baghadadi, ancien Premier ministre, Abdhallah Sensoussi, ancien chef des renseignements, Saïf Al-Islam, un des fils de Kadhafi, et Dourda Bouzid, ancien ambassadeur de Libye aux Nations-Unies, sont détenus en Libye "dans des conditions exorbitantes du droit commun" avec "la complicité et l'appui" de la France, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, avait accusé Me Ceccaldi.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 22:45

 

POLITIQUE

Manifestation en faveur de l'amnistie des syndicalistes aux abords du Sénat, ce mercredi 27 février

POLITIQUE -  le 27 Février 2013

 

L’amnistie sociale cherche grâce au Sénat

 

 

À l’occasion de leur niche parlementaire, les sénateurs communistes soutiennent une proposition de loi d’amnistie sociale. Mais les obstacles à son adoption s’avèrent plus nombreux qu’on aurait pu s’y attendre de la part d’une majorité et d’un gouvernement de gauche.

Pour ou contre, personne ne pourra nier que c’est une proposition d’actualité que défendront, cet après-midi, les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC). Ils profiteront en effet de la « niche parlementaire » qui leur est accordée ce jour pour proposer une « loi d’amnistie sociale », déposée par les sénatrices Annie David et Éliane Assassi, qui prévoit l’annulation des condamnations pénales pour des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux ou d’activités syndicales ou revendicatives. Mais aussi l’amnistie des sanctions disciplinaires dans l’entreprise, la réintégration des salariés licenciés et la suppression des empreintes génétiques et autres informations nominatives recueillies lors des procédures judiciaires.

Le contexte est connu : dix années de droite n’ont pas été favorables aux droits sociaux. Les cinq dernières, celles de la présidence Sarkozy, auront été particulièrement brutales pour l’emploi, le droit du travail et ceux qui les défendent. Tout le monde garde à l’esprit les images des « Conti » qui avaient mené, en 2009, une âpre lutte contre la fermeture de leur usine de Clairoix (Oise), et de leur leader, Xavier Mathieu, en pleurs et condamné par deux fois pour des dégradations qu’il n’a jamais reconnues et pour avoir refusé de se soumettre à un fichage ADN. Ou encore les « Cinq de Roanne », condamnés à 2 000 euros d’amende et inscription au casier judiciaire pour « dégradation légère d’un bien par inscription, signe ou dessin », condamnations finalement annulées en appel. Ce sont ces cas, et des centaines d’autres, que les sénateurs communistes souhaitent voir amnistiés, comme cela se faisait après chaque élection présidentielle, avant que Sarkozy ne passe la tradition par pertes et profits.

Déclaration gouvernementale dans l’entre-deux

L’amnistie proposée ne présente donc en soit aucun caractère inédit. En toute logique, rien ne devrait freiner une majorité de gauche. Sauf que l’actualité sociale voit s’amasser les fermetures d’usines (ArcelorMittal à Florange, PSA à Aulnay, Petroplus à Petit-Couronne…), et que face à la colère montante des salariés et tout à sa ligne « sociale-démocrate » renvoyant au même niveau de responsabilité syndicats et patronat, le gouvernement se trouve pris dans une situation contradictoire entre volonté de dissuader toute velléité d’action forte, et tentative de ressouder une majorité de gauche divisée, particulièrement à la Haute Assemblée. « Il n’y a pas de place pour la violence, et je lance un avertissement, (…), on ne peut pas admettre qu’on cherche à casser l’outil de travail, à briser des mobiliers urbains, qu’on s’attaque à des édifices publics, qu’on lance des boulons sur les policiers », avait déclaré Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, alors que, dans le même temps, le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, se montrait plus ouvert et citait le soutien à cette proposition de loi parmi les « gestes » qui pourraient être faits par la majorité gouvernementale pour détendre les liens avec le groupe CRC.

La dernière déclaration gouvernementale en date n’aide pas à y voir plus clair tant elle est dans l’entre-deux. Interrogée par Marie-George Buffet à l’Assemblée nationale, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, répondait hier : « Le gouvernement participera activement à cette discussion en essayant de trouver un équilibre nécessaire entre, d’une part, le droit syndical et, d’autre part, le respect de la légalité républicaine. »

En commission des Lois, le texte n’a bénéficié que d’un soutien mitigé du PS qui s’est engagé à le voter sous condition d’acceptation de ses amendements. Faute du soutien des radicaux de gauche, que certains imaginent « pilotés », le texte n’y a pas trouvé de majorité, faisant planer un doute sur la possibilité qu’il la trouve en séance publique, où tout se jouera à quelques voix près. Mais le texte est aussi menacé par la limite de temps de quatre heures imparties à la niche parlementaire. Pour faire traîner les débats, le groupe UMP a déposé une question préalable, fait inédit puisqu’il est de coutume au Sénat de laisser chaque groupe disposer pleinement de son temps. Si le texte n’est pas voté dans les quatre heures, il devra être renvoyé à une prochaine niche.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 22:40

 

Beppe Grillo en campagne

  le 27 Février 2013

 

Italie: le programme de Beppe Grillo décrypté

Quel est le contenu du projet Grillo?

 

Le Parti populiste pour plus d’écologie et de démocratie directe compte désormais 108 sièges à la Chambre des députés et 54 au Sénat. La troisième formation politique du pays, qui a attiré les électeurs de droite comme de gauche, est au centre des tractations pour la formation d'une nouvelle majorité.

Le Mouvement cinq étoiles (M5S) de Beppe Grillo a obtenu 25,5 % des voix pour l’élection des députés et 23,8 % pour celle des sénateurs. Le M5S récolte les fruits du mécontentement vis-à-vis des politiques austéritaires et du discrédit des partis au pouvoir, incapables de juguler la crise et perçus comme s’accaparant des privilèges. Même si Beppe Grillo estime que « l’antifascisme n’est pas de (sa) responsabilité », difficile de classer ce parti à l’extrême droite.

coûts de la politique

Sa principale revendication est la diminution des coûts de la politique par l’abolition du financement public des partis, l’abolition des départements, le regroupement des petites communes. Le M5S réclame plus de démocratie directe. Cela passe par l’abrogation du quorum pour les référendums. Les citoyens doivent participer, via Internet, aux rencontres publiques ou à l’élaboration des lois. Beppe Grillo se fait également chantre d’un référendum sur la sortie de l’euro, sans 
exprimer sa propre position.

Le cheval de bataille du M5S est la moralisation de la politique. Un parlementaire ne doit pas faire plus de deux mandats, ni exercer une autre profession afin d’éviter les conflits d’intérêts. Les 
citoyens condamnés doivent être inéligibles… Ce qui explique que Beppe Grillo n’ait pas été lui-même candidat, 
car jugé responsable d’un 
accident de la route.

Thèmes écologiques

Outre ce chapitre qui permet de vilipender les autres forces politiques, le M5S est très attentif aux thèmes écologiques, notamment les transports ou les énergies renouvelables. Alors que certains syndicats sont interdits (par la Fiat) de se présenter aux élections de représentants du personnel, on ne trouve aucun nouveau droit pour les salariés dans le programme. Au contraire, dans un discours en janvier, Beppe Grillo demandait : « Éliminons les syndicats qui sont une structure vieille comme les partis. » Les mots ont un sens.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 22:40

 

Beppe Grillo en campagne

  le 27 Février 2013

 

Italie: le programme de Beppe Grillo décrypté

Quel est le contenu du projet Grillo?

 

Le Parti populiste pour plus d’écologie et de démocratie directe compte désormais 108 sièges à la Chambre des députés et 54 au Sénat. La troisième formation politique du pays, qui a attiré les électeurs de droite comme de gauche, est au centre des tractations pour la formation d'une nouvelle majorité.

Le Mouvement cinq étoiles (M5S) de Beppe Grillo a obtenu 25,5 % des voix pour l’élection des députés et 23,8 % pour celle des sénateurs. Le M5S récolte les fruits du mécontentement vis-à-vis des politiques austéritaires et du discrédit des partis au pouvoir, incapables de juguler la crise et perçus comme s’accaparant des privilèges. Même si Beppe Grillo estime que « l’antifascisme n’est pas de (sa) responsabilité », difficile de classer ce parti à l’extrême droite.

coûts de la politique

Sa principale revendication est la diminution des coûts de la politique par l’abolition du financement public des partis, l’abolition des départements, le regroupement des petites communes. Le M5S réclame plus de démocratie directe. Cela passe par l’abrogation du quorum pour les référendums. Les citoyens doivent participer, via Internet, aux rencontres publiques ou à l’élaboration des lois. Beppe Grillo se fait également chantre d’un référendum sur la sortie de l’euro, sans 
exprimer sa propre position.

Le cheval de bataille du M5S est la moralisation de la politique. Un parlementaire ne doit pas faire plus de deux mandats, ni exercer une autre profession afin d’éviter les conflits d’intérêts. Les 
citoyens condamnés doivent être inéligibles… Ce qui explique que Beppe Grillo n’ait pas été lui-même candidat, 
car jugé responsable d’un 
accident de la route.

Thèmes écologiques

Outre ce chapitre qui permet de vilipender les autres forces politiques, le M5S est très attentif aux thèmes écologiques, notamment les transports ou les énergies renouvelables. Alors que certains syndicats sont interdits (par la Fiat) de se présenter aux élections de représentants du personnel, on ne trouve aucun nouveau droit pour les salariés dans le programme. Au contraire, dans un discours en janvier, Beppe Grillo demandait : « Éliminons les syndicats qui sont une structure vieille comme les partis. » Les mots ont un sens.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 22:37

Amnistie !

C'est un cortège des salariés de PSA arrivant droit sur la petite tribune montée devant le Sénat, qui a ouvert le rassemblement pour l'amnistie des syndicalistes. Le symbole est fort : le mouvement social est indispensable dans une démocratie.

Alors que la proposition de loi défendue par les sénateurs du Front de gauche était débattue cet après-midi, près de 500 militants politiques, syndicalistes, associatifs et citoyens se sont rassemblés scandant à l'unisson « L'amnistie c'est maintenant, sénateur choisis ton camp ! »

Les témoignages des militants syndicalistes et associatifs s'enchainent. Des militants accusés, stigmatisés, traités de terroristes ou de criminels pour avoir défendu des salariés, s'être exprimés contre des licenciements abusifs, s'être opposés à une privatisation, avoir empêché l'expulsion de sans-papiers...

Didier Le Reste, animateur du Front des luttes, rappelle le préambule de la Constitution de 1946 « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix ». Visiblement certains procureurs ont des lacunes ou préfèrent déverser leur haine envers les syndicalistes lorsque, sans preuve de violence, un procureur de Nîmes les qualifie de « casseurs, voleurs, démonteurs de matériel ». Le ras-le-bol général, Patrick Picard, secrétaire général de l'Union départementale CGT de Paris, l'exprime clairement : « il y en a assez que nos militants se voient sanctionnés pour défendre les salariés ».

Après que Jean-Luc Mélenchon ait déploré que la loi n'ait pas été votée en juillet, Éliane Assassi, présidente du groupe Front de gauche au Sénat réaffirmait la détermination du groupe : « Cette loi, nous allons l'arracher » et c'est ce qu'ils ont fait même si des amendementsatténuant la portée de ce texte ont été rajoutés.

C'est un message d'espoir au monde du travail que ce rassemblement a voulu faire passer, les députés de gauche à l'Assemblée nationale doivent maintenant voter la loi !

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 22:34

 

 

Le Sénat

  le 27 Février 2013

 

Le Sénat adopte la loi d'amnistie sociale

 

 

La pression mise par le Front de gauche a payé. Le Sénat a adopté ce mercredi une proposition de loi (PPL) communiste d'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux.

Le texte a été voté de justesse par 174 voix contre 171. Les groupes PS, CRC (communiste), EELV et RDSE -à majorité radicaux de gauche- ont voté pour, tandis que l'UMP et l'UDI-UC (centriste) ont voté contre. La PPL a toutefois été largement amendée par les socialistes qui en ont limité la portée.

Sont amnistiés:

  • les infractions commises entre le 1er janvier 2007 et le 1er février 2013, passibles de 5 ans d'emprisonnement au plus. Le texte d'origine prévoyait l'amnistie pour les faits commis avant le 6 mai 2012 et concernait les infractions passibles de 10 ans de prison.
  • les faits commis à l'occasion de conflits du travail, d'activités syndicales de salariés et d'agents publics, y compris lors de manifestations. Le texte prévoyait une application élargie aux professions libérales et exploitants agricoles.
  • les infractions commises lors de mouvements collectifs revendicatifs, associatifs ou syndicaux relatifs aux problèmes liés au logement. La PPL d'origine parlait de problèmes liés non seulement au logement mais aussi à l'éducation, à la santé, à l'environnement et aux droits des migrants.
  • les refus de se soumettre à des prélèvements ADN que si les faits à l'origine de ce prélèvement sont eux-même amnistiés.
  • les mineurs condamnés lors des grèves de 1948 et de 1952. Il reste sept de ces mineurs survivants.

Le cas des faucheurs de champ OGM. Un amendement PS a également exclu du bénéfice de la loi "les dégradations volontaires ayant pour conséquence de nuire au bon déroulement de travaux scientifiques ou de recherche". Selon la sénatrice EELV, Esther Benbassa, cette rédaction ne devrait pas concerner les faucheurs de champs OGM.

Le Front de gauche (PCF et Parti de gauche), appuyé par la CGT, s'est fortement mobilisé pour ce texte, organisant un meeting sur le sujet à Paris lundi dernier, ainsi qu'une manifestation devant le Sénat ce mercredi au moment du débat sur la loi. Jean-Luc Mélenchon, a assisté au débat dans la tribune du public. 

"Acte de justice"

"C'est un acte de justice, de réparation qui va être entendu par les salariés qui veulent faire valoir leur droit à l'expression syndicale sans avoir la peur au ventre", s'est néanmoins félicité le sénateur et numéro un du PCF, Pierre Laurent. La présidente du groupe CRC, Eliane Assassi, a regretté une "limitation excessive" de la portée du texte, mais en a appelé à la future circulaire d'application de Christiane Taubira pour trouver l'équilibre.

"Tendre la main"

"Il s'agit, ici, de faire oeuvre de justice", a déclaré cette dernière. La ministre de la Justice a soutenu la PPL tout en s'en remettant "à la sagesse du Sénat" pour son vote.

"Il fallait à la fois tendre la main, car il n'est pas forcément facile aux organisateurs de mouvements sociaux de prévenir les débordements, tout en protégeant les biens et les intérêts des tiers", a expliqué Virginie Klès (PS). 

UMP et centristes se sont vivement opposés à une "proposition inopportune, dangereuse", donnant un "signal de mauvais augure à tous les manifestants professionnels", selon François Zocchetto (UDI-UC). "Voulons-nous d'un pays où le militantisme syndical sème la pagaille ou la terreur?", s'est indigné Pierre Charon (UMP).

La PPL devrait être inscrite prochainement à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans le cadre d'une niche (séance d'initiative parlementaire) réservée aux députés communistes.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 22:29

Parisot juge «grave et choquante» la proposition de loi d'amnistie sociale votée au Sénat

Parisot juge «grave et choquante» la proposition de loi d'amnistie sociale votée au Sénat

Photo : CHAMUSSY/SIPA

Laurence Parisot a jugé «grave et choquante» la proposition de loi communiste adoptée au Sénat, mercredi 27 février, prévoyant l'amnistie des délits et sanctions pour des faits commis lors de mouvements sociaux. 

«Je ne comprends pas le signal que la majorité du Sénat veut donner au dialogue social avec la proposition de loi d'amnistie», a déclaré la présidente du Medef, invitée du 19h de Ruth Elkrief sur BFMTV, ce mercredi. «Ceci est extrêmement grave et choquant», a-t-elle ajouté. Mercredi en fin d'après-midi, le Sénat a voté par 174 voix contre 172 la proposition de loi d'amnistie sociale. 

Les groupes PS, CRC (communiste), les écologistes et la plupart des sénateurs RDSE (à majorité radicaux de gauche) ont voté pour, tandis que la droite UMP et centriste a voté contre. «Le Parti communiste et le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, appuyés par la CGT, se sont fortement mobilisés en faveur du vote de ce texte en organisant notamment une manifestation devant le Sénat.», indique l'AFP...

...Les députés doivent désormais examiner le texte. Il devrait être inscrit prochainement à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale dans le cadre d'une niche (séance d'initiative parlementaire) réservée au groupe communiste.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 16:59

Décès de Stéphane Hessel : « l'indignation jusqu'au bout »

 

J'apprends avec infiniment d'émotion la disparition de Stéphane Hessel. Je veux, au nom du PCF, des militants communistes qui ont partagé de très nombreux combats avec lui, dire combien il fut un homme courageux, de gauche, fidèle à des valeurs, à des principes. Jeune résistant ayant rejoint les Forces françaises libres à Londres en 1941 puis déporté, Stéphane Hessel n'a cessé d'agir tout au long de sa vie pour un monde meilleur, une société plus humaine.

Intellectuel, diplomate, écrivain, il fut un homme engagé, un militant des droits de l'Homme, de la solidarité aux sans-papiers, de la paix en Palestine. Il fut aussi un homme engagé à gauche allant jusqu'à défendre une motion au dernier congrès du Parti socialiste pour une social démocratie qui continue à préserver l'humain contre la finance. Doux et passionné, il aimait l'échange, le débat et la fraternité. Le succès mondial de son livre "Indignez-vous" notamment parmi la jeunesse l'avait propulsé au devant de la planète entière, suscitant une irruption démocratique bienvenue.

Amusé, il observait avec un regard malicieux et portait toujours un message invitant à l'engagement, à la solidarité, à des actions collectives autour d'une question : dans quelle société voulons-nous vivre ? Indigné jusqu'au bout, telle fut la vie de Stéphane Hessel. Nous n'avons pas de plus bel hommage à lui rendre que de continuer à s'en inspirer, inlassablement.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 12:43

Loi / amnistie : « Le 27 février au Sénat, l'amnistie doit être votée par toute la gauche 

 

Mercredi au Sénat, la majorité de gauche aura la possibilité de voter l'amnistie des infractions commises lors de conflits du travail, à l'occasion d'activités syndicales ou revendicatives dans l'entreprise ou au cours de manifestations.

Dans une tribune publiée ce jour dans le journal l'Humanité, les sénatrices et les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen, déclarent : « il serait incompréhensible que, le 27 février, une seule voix de gauche manque pour que cette loi soit votée au sénat, puis à l'Assemblée nationale. Ainsi, des milliers de salariés et de citoyens pourront se dire qu'enfin, il est possible de se faire entendre par ce gouvernement ».

Il n'est donc question de « tordre le bras » à personne, l'heure n'est pas à l'affrontement, à la polémique, mais au rassemblement, à l'esprit de responsabilité et de solidarité. C'est dans l'intérêt des syndicalistes en lutte, du monde du travail, des salarié-e-s. C'est pour eux que nous voulons rassembler la majorité de gauche au sénat le 27 février.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 12:34

Intifada 3 ?

Publié le 26 fév 2013 / 0 commentaire


A priori tous les éléments d’un nouveau soulèvement palestinien sont réunis en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Une crise économique et financière catastrophique. L’Autorité autonome de Mahmoud Abbas peine, de mois en mois, à couvrir les salaires de ses employés, fonctionnaires, enseignants, médecins, personnel hospitalier et forces de sécurité. Actuellement seule la moitié du salaire de janvier leur a été payée. La raison en est l’arrêt des transferts effectués par les donateurs traditionnels. D’abord, les États Unis, où le Congrès retient cinq cent millions de dollars que l’administration Obama s’était engagée à verser au gouvernement palestinien. Cette somme représente une partie de l’aide promise en 2010, 2011 et la totalité de 2012. Les états arabes ne font pas mieux. La Ligue arabe s’était engagée à soutenir l’Autorité en lui remettant cent millions de dollars par mois. Abbas attend toujours.

Dans ces conditions, la grogne est générale en Cisjordanie. Les foyers accumulent les dettes, alors que les banques ont prêté l’équivalent de leurs fonds propres. La crise touche l’ensemble de l’administration palestinienne. Les fournisseurs, impayés, ne livrent plus que le strict minimum aux hôpitaux palestiniens, aux universités, aux établissements d’enseignement. Les policiers palestiniens qui, déjà, gagnaient l’équivalent de 4 à 500 euros par mois, n’ont plus qu’un salaire tronqué et se retrouvent en première ligne pour faire face à des manifestants en colère. Craignant un effondrement du système sécuritaire palestinien, indispensable au maintien du calme dans la région, Benjamin Netanyahu a ordonné le déblocage de cent millions de dollars et leur transfert à l’Autorité. Il s’agit des sommes provenant de la collecte des taxes douanières et de la TVA pour le compte des palestiniens et qu’Israël retenait en représailles à la dernière initiative d’Abbas à l’ONU.

Ce n’est pas tout. Lors d’une récente réunion ministérielle à Jérusalem, les généraux israéliens responsables de la Cisjordanie ont rappelé à l’échelon politique les facteurs conduisant à une détérioration de la situation. Non seulement les problèmes financiers de Mahmoud Abbas, mais aussi l’absence d’un processus de négociation et les attaques régulières lancées par des colons extrémistes contre des palestiniens. Il faut, ont ils dit, que la police et le Shabak (la sécurité intérieure) fasse plus pour éradiquer ce phénomène. A cela vient se greffer le développement accéléré de la colonisation, autre source de la colère palestinienne. Les militaires et plusieurs experts considèrent que, dans ces conditions, une étincelle pourrait mettre le feu aux poudres et produire un embrasement en Cisjordanie. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Les réactions à la mort d’Arafat Jaradat décédé en prison peu de temps après son arrestation ont été relativement limitées. Cela, en dépit des accusations lancées par l’Autorité autonome, selon lesquelles il serait mort des suites de tortures subies durant son interrogatoire, ce que dément le gouvernement israélien.

Il faut rappeler que les précédents soulèvements palestiniens ont eu lieu à la suite d’événements imprévisibles. Un gravissime accident de voiture à Gaza a déclenché la première Intifada, en décembre 1987. En septembre 2000, vingt quatre heures après la visite d’Ariel Sharon sur l’esplanade des mosquées dans la Vieille ville de Jérusalem, l’ouverture du feu par la police israélienne dans ce troisième lieu saint de l’Islam, la mort de quatre fidèles musulmans, les blessures de dizaines d’autres, sont à l’origine de la seconde Intifada. Jusqu’à présent, les appels des diverses organisations, qu’il s’agisse du Fatah, du Hamas, et du Jihad, n’ont pas poussé l’ensemble de la population palestinienne à descendre dans la rue pour la troisième Intifada. Bien entendu, comme cela fut le cas dans le passé, tout pourrait basculer très vite. Le tout est de savoir quelle sera la nature de l’étincelle que redoutent les responsables israéliens.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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