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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 06:23

 

 

Laurent Cantet

  le 2 Janvier 2013

 

Laurent Cantet: Foxfire "montre les bienfaits de la résistance"

 

 

Foxfire, confessions d’un gang de filles, le nouveau long métrage de Laurent Cantet, sort aujourd’hui en salles. A cette occasion, le cinéaste, palme d’or en 2008 avec « Entre les murs » a accordé un grand entretien à l'Humanité Dimanche, à retrouver dès jeudi en kiosque. Premier volet de la rencontre.

Deuxième volet: Laurent Cantet, "Foxfire assume l'idée d'être un film classique"

Que vouliez-vous dire en abordant la question de la domination sexuelle masculine?

Laurent Cantet. Il y a d’abord l’envie de ne pas hiérarchiser les oppressions. Le sexisme est le point de départ de leur résistance. C’est l’oppression qu’elles ressentent le plus directement dans leur corps, la plus difficile à justifier. Ce sont des gamines. Elles n’ont pas envie d’être violées par des mecs. Le groupe se constitue face à cette violence. A partir de là, les autres formes d’oppressions leur apparaissent. Le sexisme est presque le déclencheur de cette conscience qui se fabrique progressivement.

Je voulais aussi traiter du racisme et montrer comment, dans ces années là aux Etats-Unis, la question du racisme n’était même pas un problème. Il ne venait à l’idée de personnes de questionner l’idée d’un partage entre Noirs et Blancs. Legs a rencontré d’autres opprimés en maison de redressement. Elle veut créer une maison pour toutes les femmes opprimées de la terre.Elle introduit de la complexité dans la façon de voir le monde de ses copines. Mais elle se heurte à une espèce d’évidence historique puisque les autres filles ne voient pas pourquoi elles intégreraient une Noire dans leur bande.

 

Il y a une forme de désenchantement face à l’universalité de l’injustice…

Laurent Cantet. Il y a plein de choses qu’on ne remet pas en cause, plein d’injustices avec lesquelles on a appris à vivre. Le propre des révoltés et des résistants est de les mettre à jour et de les combattre en espérant créer une prise de conscience plus générale. Historiquement malheureusement, à part des moments de vrai basculement, on vit dans une société assez réactionnaire. Elle endosse des valeurs d’hier et les transmet aux générations à venir. On est plus dans ce type de société que dans celle qui se remet à jour et va évoluer de manière tonique. Le film montre aussi les bienfaits de la résistance. Ce n’est pas juste un constat d’échec des mouvements sociaux.

 

Votre film évoque une société de classes dans les Etats-Unis des années 1950. Que révèle-t-il du monde d'aujourd'hui?

Laurent Cantet. J'ai pensé le film comme une histoire qui avait des résonances aujourd'hui. J'espère qu'on les perçoit. J’ai décidé de le traiter dans les années 1950 pour des questions assez techniques de narration. J'avais besoin de la liberté totale dont jouissent les filles. Elles ne seraient plus possible aujourd'hui. Une bande de gamines qui décident à 15 ans d'aller vivre dans une ferme abandonnée serait tout de suite prise en mains par les services sociaux. Le contrôle social s'exercerait beaucoup plus fort sur elles. J'avais besoin de cette époque et des Etats-Unis pour cela, même si on a tourné au Canada. A la lecture du bouquin, les images qui me venaient étaient américaines. A chaque fois que j'ai essayé de les transposer, je ne croyais plus à ce que je racontais. Ce moment est l’époque du grand rêve américain, celle où l'on croit aux lendemains qui chantent. J’avais envie de montrer les laissés pour compte de ce rêve. Ceux qui n’en auront jamais les bienfaits.

Malheureusement, je crains que ce soit encore plus vrai aujourd’hui. Il y a encore plus de disparités entre les espoirs et le bien être des uns et le désespoir et l’absence de perspectives pour les autres. La forme de leur révolte me semble assez contemporaine. Elles sont assez proches des indignés et de ces mouvements spontanés qui, progressivement, se transforment en groupe de luttes. La scène des graffiti où Legs écrit «dollar=merde=mort» face aux autres qui la regardent religieusement faire pourrait se retrouver sur une vitrine à Paris ou à Athènes. On est dans un contexte et dans une sémantique de la lutte comparables

Vidéo: la bande-annonce de Foxfire

Ces dernières années, plusieurs films ont mis en scène des mouvements révolutionnaires avec des acteurs et des actrices aux allures de gravures de mode, introduisant l’idée étrange qu’il fallait être beau pour faire la révolution ou se rebeller…

Laurent Cantet. De manière générale, mes films aiment bien éviter ça. C’est aussi pour cette raison que j’aime bien travailler avec des acteurs non professionnels. On ne va pas chercher la jeune fille la plus glamour, celle que les magazines auront envie d’avoir sur leur couverture. Je vais chercher les gens les plus conformes à une réalité que j’ai envie de restituer assez précisément. Les critères que  j’ai au moment du casting sont assez difficiles à cerner. Même pour moi. Je fonctionne un peu au coup de cœur comme on peut avoir envie d’être ami ou de tomber amoureux de quelqu’un. Heureusement, on ne tombe pas uniquement amoureux des femmes qu’on voit sur les couvertures de magazine. Le maquillage et les costumes contribuent à amplifier le côté papier glacé que peuvent avoir certaines actrices. Je veux l’éviter au maximum. Je m’entoure de gens qui ont accepté l’idée qu’on allait essayer d’être le plus vrai et le plus juste possibles et pas de faire une image glamour. C’est d’abord une position de principe où j’essaie d’être le plus proche d’une réalité quotidienne de gens qu’on croise dans la rue.

 

Comment expliquez-vous ce désir?

Laurent Cantet. En tant que spectateur, je suis souvent attiré par des films qui me permettent de me poser des questions sur ce qu’il se passe autour de moi. C’est vrai que l’espèce de « naturalisme » fonctionne mieux en tant que spectateur. J’aime filmer les personnages dont j’espère qu’ils vont me renvoyer l’image de la complexité de l’humain. Plus on schématise les choses, plus on les lustre, plus on a des chances d’évacuer cette complexité.

Deuxième volet: Laurent Cantet, "Foxfire assume l'idée d'être un film classique"

  • A lire aussi:

Un temps pour vivre, un temps pour mourir, la critique de Jean Roy

Tous nos articles et entretiens consacrés à Laurent Cantet

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 22:20

 

POLITIQUE

 

POLITIQUE -  le 2 Janvier 2013

 

Takieddine : "Oui la Libye a financé Sarkozy et Guéant"

 

 

Ziad Takieddine, plusieurs fois mis en examen dans l’affaire Karachi, a assuré au juge Van Ruymbeke détenir des preuves que Nicolas Sarkozy et Claude Guéant ont touché de fortes sommes de la Lybie pour financer la campagne de 2007 de l’UMP.

Et selon le douteux homme d’affaire, les sommes dépasseraient les 50 millions d’euros. C’est le Parisien du jour qui le révèle. Selon ce qu’il a affirmé au quotidien, Ziad Takieddine aurait vu les preuves et sait où elles se trouvent.  Et il l’a dit au juge Van Ruymbeke, se disant près à les mettre à sa disposition si la justice ouvrait une instruction sur le financement de la campagne de Sarkozy de 2007 distincte de l’affaire Karachi. Outre le financement politique par Kadhafi, Takieddine assure que 3 entreprises françaises, dont l’une en partie possédée par le fils de Claude Guéant, auraient bénéficié de contrats fictifs en Libye.

Christian Jacob s'est refusé mercredi à commenter les accusations de Ziad Takieddine sur un financement libyen de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, évoquées par Le Parisien, soulignant qu'il y avait "tellement eu de sornettes à ce sujet". "C'est une affaire de justice qui est en cours. Laissons-la se dérouler, il y a tellement eu de sornettes racontées à ce sujet", a déclaré sur RTL le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. 
"S'il y a bien un chef d'Etat qui, dans le monde, n'a pas frayé avec M. Kadhafi et est responsable de son départ et de ce qu'il lui est arrivé, je pense peut-être que c'est moi" avait de son côté déclaré un Nicolas Sarkozy en campagne présidentielle il y a quelques mois. Et ce malgré les nombreuses preuves du contraire : Sarkozy et la Libye : il ose tout.

LIBYE Kadhafi, assassiné sur ordre de Sarkozy avec le concours d'Assad 

Plusieurs journaux du Golfe reprennent en une, ce 2 octobre, les informations parues hier dans les presses anglaise et italienne. “Assad a fourni à la France des informations permettant d’assassiner Kadhafi”, titre ainsi le quotidien émirati. Le président français aurait voulu empêcher le Guide de faire des révélations sur le financement de sa campagne électorale. La France aurait aussi promis de baisser la pression sur le régime de Bachar El-Assad en contrepartie d’informations sur le téléphone sattelite de Kadhafi, permettant de le localiser.

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 22:09
2012, l'année de tous les espoirs à gauche du ps

© Reuters Par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - 2012 a été l'année de tous les espoirs pour la gauche de la gauche, portée par une campagne présidentielle flamboyante, le score à deux chiffres de Jean-Luc Mélenchon et les déceptions liées à la politique de la majorité socialiste.

Mais le Front de gauche est entré en fin d'année dans une phase incertaine, des tiraillements se faisant jour entre un Jean-Luc Mélenchon qui multiplie les attaques frontales contre le gouvernement socialiste, et un Parti communiste qui a certes refusé d'y participer, mais se situe dans la majorité.

"C'est un moment qui n'est pas évident à passer", souligne Stéphane Rozès, président de Cap.

"Pendant la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a su faire synthèse entre une gauche anticapitaliste et une gauche antilibérale, une gauche de gouvernement et une gauche protestataire, une gauche républicaine et une gauche différentialiste. Mais hors de ce creuset présidentiel, ce sont plutôt les tendances centrifuges qui s'expriment", ajoute-t-il.

Animal politique, Jean-Luc Mélenchon place pendant la campagne la barre à gauche toute et "remet le rouge à la mode".

Dans ses meetings, il convoque l'histoire révolutionnaire et entonne l'Internationale. Costume sombre, chemise blanche et cravate rouge, il investit les grandes places du pays, et multiplie les succès de foule, attirant jusqu'à 120.000 personnes le 18 mars place de la Bastille, à Paris.

Alors que François Hollande peine à susciter l'enthousiasme, Jean-Luc Mélenchon "fait rêver", jugent les analystes.

En mars, après que le candidat socialiste eut évoqué une taxe à 75% pour les revenus supérieurs à un million d'euros par an et un "coup de pouce" au smic, le tribun de "l'autre gauche" se félicite d'une "mélenchonisation" des esprits.

Porté par des sondages qui font de lui le potentiel "troisième homme" de la présidentielle, il se fixe comme objectif de passer devant la présidente du Front national.

TIRAILLEMENTS ENTRE PCF ET PG

Mais s'il réussit à siphonner une partie de l'électorat d'extrême gauche, et à atteindre un score à deux chiffres avec 11,1% des voix, le soir du 22 avril, la déception est grande parmi ses soutiens. Eliminé, il arrive loin derrière Marine Le Pen, signe que sa stratégie "Front contre Front" a échoué.

Pourtant, il persiste et décide d'aller affronter la présidente du Front national à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais.

Entre lui et celle qu'il qualifie de "chauve-souris", "semi-démente" ou encore "yéti de la politique" française, s'engage alors une bataille hautement médiatique qui éclipse les autres candidats de la gauche de la gauche.

Accusé d'être un parachuté, Jean-Luc Mélenchon fait de ces législatives un test national. Mais la "revanche" a un goût amer. Dans cette ville dont Marine Le Pen a fait son laboratoire, il est encore une fois éliminé dès le premier tour.

"Elle court devant, je cours derrière, je cours plus vite, je finirai par la rattraper", veut croire Jean-Luc Mélenchon.

Mais nombreux sont ceux qui, jusque dans ses partisans, remettent en question sa stratégie. Au lendemain des élections législatives, le Front de gauche perd 9 sièges dans la nouvelle Assemblée, et son leader se voit privé de tribune nationale.

Dans ce contexte, les tiraillements entre Parti communiste (PCF) et Parti de gauche refont surface.

Officiellement, le Front de gauche est toujours en ordre de marche. Il tient pour la première fois en 2012 ses propres universités d'été, mène la fronde contre le traité européen et prévoit une grande campagne contre l'austérité en janvier 2013.

Mais les discussions sur sa structure, notamment la question des adhésions directes chère au Parti de gauche, stagnent. Au PCF, on reconnaît l'existence de "nuances" sur la "posture" à adopter au sein de la coalition électorale.

Fin juin, les communistes décident de ne pas participer au gouvernement de Jean-Marc Ayrault, mais promettent une attitude "constructive", ce qui n'empêche pas les sénateurs communistes de fragiliser la majorité dont ils estiment faire partie, en bloquant plusieurs de ses textes.

Jean-Luc Mélenchon multiplie de son côté les échanges musclés avec un gouvernement qu'il qualifie de "plan-plan", ce qui lui vaut le titre de "meilleur opposant" à François Hollande, devant des personnalités de droite et d'extrême droite.

"Il y a clairement deux lignes de force à l'intérieur du Front de gauche", souligne Stéphane Rozès. "Le PC est dans une sorte de réalisme, non pas sur le fond mais dans l'attitude à adopter à l'égard du PS et du gouvernement, et Mélenchon a une attitude plus flamboyante, plus romantique, plus tonitruante", ajoute-t-il.

"RÉÉQUILIBRAGE"

Depuis septembre, chaque parti organise ses propres événements et prépare son propre congrès, qui aura lieu en février pour le PCF et fin mars pour le PG.

Malgré une forte présence médiatique, l'écho de Jean-Luc Mélenchon s'affaiblit, et un "rééquilibrage" s'opère en faveur du Parti communiste, observent des politologues.

Après plus de trois décennies de déclin continu, le PCF enregistre 6.500 nouvelles adhésions en 2012 - pour 134.000 adhérents au total contre 12.000 pour le Parti de gauche- et grimpe jusqu'à 32% de bonnes opinions en septembre, son plus haut niveau depuis huit ans, avant de redescendre à 23% en décembre, d'après un baromètre TNS Sofres pour Le Figaro.

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, qui a entamé un bras de fer avec le gouvernement au Sénat, s'imposant ainsi sur le devant de la scène médiatique, évoque un "communisme de nouvelle génération".

Sans rôle officiel, la présidence du Conseil national du Front de gauche lui ayant été refusée par le PCF, Jean-Luc Mélenchon veut de son côté imposer l'idée d'une majorité alternative dont il pourrait être le Premier ministre.

Celui dont la hantise est "de ne pas se laisser enfermer dans un coin", développe une nouvelle philosophie politique, "l'écosocialisme", et veut attirer à lui tous les déçus du "hollandisme", des écologistes à l'aile gauche du PS.

Une amorce de dialogue se fait en fin d'année, sous l'égide de la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann et de son club de réflexion "Gauche Avenir". "Nous pensons qu'il y a des alternatives à gauche, et nous restons convaincus que l'union est un combat", dit-elle.

Mais avec une cote de popularité qui baisse dans les sondages, de 46% en mai à 29% en décembre, selon un baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine, Jean-Luc Mélenchon apparaît de moins en moins comme le rassembleur de la présidentielle.

Regrettant "l'outrance du verbe" mais aussi une "dérive gauchisante", le co-fondateur du Parti de gauche, et son seul député, claque la porte en décembre de la formation qu'il a créée en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon.

"L'objectif est d'ouvrir une alternative. Pas de créer une organisation condamnée à la minorité", explique Marc Dolez dans les colonnes de Libération, précisant qu'il restera un militant du Front de gauche. "Ne donnons pas l'impression que l'adversaire du Front de gauche c'est le PS."

Edité par Yves Clarisse

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 21:52

 

Nicolas Sarkozy, retiré de la vie politique depuis sa défaite à l’élection présidentielle de 2012 pourrait voir sa tranquillité perturbée après les dernières révélations de Ziad Takieddine. 

L’intermédiaire en armement franco-libanais mis en examen dans l’affaire Karachi affirme détenir des preuves que la campagne présidentielle 2007 de l’ex- chef d’Etat a été en partie financée par la Libye de Mouammar Kadhafi, rapporte Le Parisienmercredi 2 janvier. 

Entendu le 19 décembre par le juge Renaud van Ruymbeke sur l’affaire de financement illicite de la campagne d’Edouard Balladur en 1995, Ziad Takieddine aurait indiqué pouvoir « fournir les éléments existants sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy » par Kadhafi en précisant que cette aide dépasserait les 50 millions d’euros

L’intermédiaire en armement explique par ailleurs que Claude Guéant, à l’époque directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, aurait joué un rôle crucial en rencontrant à plusieurs reprises Béchir Saleh, le secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi. Saleh aurait rédigé des comptes-rendus de ces rendez-vous pour les remettre au dictateur libyen. Des fiches qui seraient aujourd’hui entre les mains de Mamouhdi Bagdadi, le dernier Premier ministre avant la révolution libyenne, qui se dit prêt à les remettre à la justice selon Takieddine. 

Il affirme aussi que l’aide financière de Kadhafi se serait poursuivie après que Nicolas Sarkozy eu accédé à l’Elysée et qu’il a la preuve que le régime libyen aurait fait bénéficier à trois sociétés françaises, dont l’une appartient au fils de Claude Guéant, des contrats pour des prestations fictives pour un montant dépassant les 100 millions d'euros. 

Avec toutes les révélations de Ziad Takieddine, déjà mis en examen pour faux témoignages dans l’affaire Karachi, une nouvelle bombe est lâchée contre Sarkozy et Guéant. Le site Médiapart avait déjà publié en avril 2012 une preuve du financement libyen dans la campagne de Sarkozy. Bien avant, depuis mars 2011, le fils de l’ancien guide libyen, Seif al-Islam Kadhafi, indiquait être en possession de documents prouvant cette aide de Tripoli. 

Même si Nicolas Sarkozy a toujours démenti avoir reçu de l’argent de Kadhafi, les témoignages s'accumulent contre lui. 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:21

le 2 Janvier 2013

Mur fiscal: les Etats-Unis "ne peuvent vivre éternellement à crédit" prévient la Chine

 

 

La Chine, qui possèdait en 2011 1160 milliards de dollars de dette américaine, se montre ce mercredi sceptique sur la réelle volonté des Etats-Unis de règler la question de sa dette abyssale, malgré l'accord sur le mur fiscal signé dans la nuit par la Chambre des représentants à Washington.


Dans un article en anglais publié sur le site internet, Chine Nouvelle, l'agence officielle, explique que les Etats-Unis "ne peuvent vivre éternellement sur une prospérité à crédit" et juge que ses dirigeants apparaissent peu enclins à réduire la dette globale de 16.000 milliards de dollars. "Dans une démocratie comme les Etats-Unis, les hausses d'impôts et les réductions de dépenses, thérapie adéquate pour traiter l'affection chronique de la dette, apparaît depuis longtemps impopulaire auprès des électeurs. Du coup, les dirigeants politiques préfèrent se contenter de reporter le problème encore et encore. Mais, pour autant qu'on sache, le problème ne va jamais disparaître", poursuit l'agence.


"A un moment ou à un autre, il va ressurgir et provoquer une lourde chute, qui dans le cas des Etats-Unis, pourrait se terminer au fond d'un gouffre dont il sera imposible de sortir", conclut Chine nouvelle.


Chinamérique

Si la Chine s'inquiète de la santé économique des Etats-Unis, c'est surtout parce que l'empire du milieu a placé son très gros bas de laine -la plus grande réserve mondiale de devises, évaluée à 3.300 milliards de dollars- en dollars (environ 70% de ces actifs sont détenus dans la monnaie de l'Oncle Sam), y compris des emprunts du Trésor américain. Par ailleurs, le marché américain demeure un débouché majeur pour les exportations chinoises. Les deux pays sont à ce point liés économiquement que l'on parle désormais de Chinamérique.


Et compétition mondiale

Enfin, la question de la dette est une arme dont dispose la Chine dans la compétition globale qui oppose les deux pays. Les économies budgétaires appelées de ses vœux par Pékin sont un moyen d'affaiblir l'adversaire américain. Le budget de la Défense fait par exemple partie des budgets dans lesquels démocrates et républicains peuvent tailler dans deux mois pour pérenniser leur accord sur le mur fiscal.

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:17

 

  - le 2 Janvier 2013

Italie : l’échec de la "flexibilisation" du marché du travail à la Monti

C’est la sauce à laquelle le Medef voudrait manger les salariés français : faciliter les licenciements, "flexibiliser" les emplois, ce qui devrait, selon eux, favoriser les embauches. C’est exactement ce que Mario Monti a instauré en Italie et qui se révèle un échec sur toute la ligne.

La réforme du marché du travail en Italie était au cœur du programme de Mario Monti ; lorsqu’il est arrivé fin 2011 au pouvoir. Une réforme dont il est intéressant de regarder les effets (ou plutôt l’absence d’effet), alors que le Medef, dans les négociations en cours, veut imposer la même chose aux travailleurs de France. Monti entendait ainsi faciliter les procédures de licenciement, ce qui selon lui devait encourager les CDI et endiguer la hausse des CDD et contrats précaires, sans pour autant interdire ces derniers. Erigeant l'Allemagne en modèle, Mario Monti souhaitait dans le même temps développer l'apprentissage, ce qui devait également limiter les emplois précaires chez les jeunes. Syndicats et patrons s’accordent à dire que cette réforme n’a eu aucun effet. Clairement pas en matière d’embauche et surtout pas en CDI, non plus en matière d’apprentissage car les lourdeurs administratives et le manque d'implication des régions, en partie compétentes dans le domaine ont rendu l’incitation inopérante.

Les syndicats ont court-circuité la réforme

Ce qui est amusant c’est qu’en matière de licenciement non plus, la réforme n’a servi à rien. Certes, des dizaines de milliers d’emplois ont été détruits ces derniers mois. Mais ils l’ont été sous des formes « traditionnelles ». La réforme de Monti prévoyait que les entreprises de plus de 15 salariés pouvaient aisément licencier individuellement leurs salariés pour raison économique (comme s’adapter à l’offre). Les syndicats ont menacé les patrons, et se sont tenus prêts à poursuivre en justice les entreprises soupçonnées d'invoquer de faux mobiles économiques pour procéder à des licenciements. Il y a eu plusieurs dizaines de cas, chaque fois contestés en justice. Le risque d’avalanche de procédures judiciaires a clairement dissuadé les patrons.

"Il y a eu peut-être quelques centaines de cas dans lesquels des sociétés ont tenté de s'abriter derrière les nouvelles règles, (...) mais nous les avons contestées", a dit à Reuters Claudio Treves, responsable des questions relatives au travail au sein du syndicat CGIL. Les autres syndicats avancent des chiffres encore plus faibles.
En voulant « assouplir » les procédures de licenciements, la réforme les a rendues plus compliquées que jamais car renforçant de fait le pouvoir discrétionnaire des tribunaux. "Potentiellement, cela pourrait rendre les licenciements plus faciles mais tout dépend de l'interprétation des juges et personne ne veut prendre le risque de tenter sa chance" exprime Michele Tamburini, avocat spécialisé dans le droit du travail.

Un exemple qu’il serait bon de garder en tête alors que les négociations sur la réforme du marché du travail devraient reprendre et se conclure les 10 et 11 janvier prochain.

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 17:15

14ème législature

Question N° : 10281 de M. Jean-Jacques Candelier ( Gauche démocrate et républicaine - Nord ) Question écrite
Ministère interrogé > Commerce extérieur Ministère attributaire > Affaires étrangères
Rubrique > commerce extérieur Tête d'analyse > importations Analyse > produits fabriqués en Cisjordanie. contrôles
Question publiée au JO le : 20/11/2012 page : 6579
Réponse publiée au JO le : 25/12/2012 page : 7738
Date de changement d'attribution : 27/11/2012

Texte de la question

M. Jean-Jacques Candelier interroge Mme la ministre du commerce extérieur sur la possibilité de prendre des mesures restrictives sur le commerce des produits israéliens des colonies illégales en Palestine.

Texte de la réponse

Conformément à l'avis aux importateurs C-20 publié au Journal officiel de l'Union européenne du 25 janvier 2005, les produits fabriqués dans les colonies israéliennes ne sauraient bénéficier du régime douanier préférentiel accordé aux produits originaires du territoire israélien en vertu de l'accord d'association du 20 novembre 1995 qui lie Israël à l'Union européenne. Cette position a été confirmée par l'arrêt rendu par la cour de justice de l'Union européenne le 25 février 2010 dans l'affaire Brita. L'avis aux importateurs de 2005 énonce des principes clairs d'indication du lieu de production : le nom de la localité ou de la zone industrielle de production et son code postal doivent être indiqués sur tous les certificats israéliens de circulation des marchandises pour permettre de contrôler l'applicabilité du régime préférentiel issu de l'accord. La France, comme ses partenaires européens, se conforme naturellement à cet accord et les services douaniers français procèdent à des contrôles réguliers. Daans certains cas, ils sollicitent des précisions de la part des autorités israéliennes, notamment lorsque les certificats sont incomplets. Deux missions de terrain de la commission européenne, en 2009, ont conclu au fonctionnement satisfaisant des dispositions prises. Dans les conclusions du Conseil Affaires étrangères du 14 mai 2012, les Etats membres de l'Union européenne ont réaffirmé leur détermination à faire appliquer pleinement et de manière effective la législation européenne et les arrangements bilatéraux applicables aux produits des colonies. Le conseil a également souligné l'importance du travail mené par la commission en la matière. Dans le cadre de sa politique de lutte contre la colonisation, qui constitue un obstacle à la paix et remet en cause la viabilité et la crédibilité à la solution des deux Etats, la France étudie actuellement, en lien avec plusieurs de ses partenaires européens, la possibilité de publier un code de conduite sur l'étiquetage distinctif des produits issus des colonies, comme il en existe aujourd'hui au Royaume-Uni et au Danemark. Une telle initiative aurait pour avantage d'améliorer l'information du consommateur. Elle serait conforme à la législation existante et ne remettrait en aucun cas en cause notre position de ferme rejet de toute logique de boycott, puni par les articles 225 et suivants du code pénal.
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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 14:06

Politique - le 31 Décembre 2012

Editorial Par Jean-Emmanuel Ducoin

Tous nos vœux de luttes à François Hollande!

Voeux de lutte

 

L'Edito de Jean-Emmanuel Ducoin. 
"Si François Hollande renonce à une nouvelle taxe à 75% sur les très hauts revenus, une fois encore, le signal sera terrible et 
les idéologues de droite et de la finance déboucheront 
le champagne."


Ainsi donc, le Conseil constitutionnel a volé au secours des très riches. Eu égard à 
la composition ultra-conservatrice dudit Conseil, pas de quoi s’étonner. On pourrait même en rire : les sages sont à la République ce que les boursiers sont 
à l’argent. Mais comment s’amuser d’un épisode aussi lamentable qu’ambigu alors que la France vit l’une des crises sociales les plus épouvantables de son histoire contemporaine ? En annulant la fameuse « super-taxe » à 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, les membres du Conseil, saisis par l’UMP, ont fait parler le droit – en faisant surtout de la politique !

 

Le Conseil constitutionnel refuse que la contribution exceptionnelle de solidarité sur les très hautes rémunérations touche les individus, puisque l’impôt sur le revenu concerne les foyers fiscaux : dont acte. Mais en retoquant l’une des seules mesures en rupture avec les politiques passées, les sages ont provisoirement enterré l’une des promesses les plus emblématiques de François Hollande.

 

Souvenons-nous. Ce projet phare et symbolique avait été annoncé sans réelle préparation en février 2012, autant pour se démarquer du bouclier fiscal sarkozyste que pour répondre à la vague rouge de la campagne du Front de gauche.

 

Le futur ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, était tombé de l’armoire et n’hésitait pas à dire tout le mal qu’il pensait de l’idée. Cette proposition était un marqueur de gauche, l’un des plus importants, l’un des plus clivants. Le président voulait respecter cet engagement. C’est assez rare pour ne pas le signaler.

 

Sans surprise, la droite jubile, le Medef parle 
de « soulagement ». Quant au président de la Ligue 
de football professionnel, Frédéric Thiriez, laissons-le 
à sa « belle et indispensable victoire », comme il dit. 
À l’évidence, les élémentaires notions républicaines d’égalité et de solidarité se sont totalement dissoutes dans le fantasme des budgets qataris et de l’argent- roi... Jean-Marc Ayrault, c’est une chance, a annoncé qu’« un nouveau dispositif » serait prochainement mis en place. Mais quand ? Et à quelles conditions ? Au passage, prenons les devants. Les membres du Conseil constitutionnel se réservent le droit d’examiner « le caractère confiscatoire » d’un super-impôt, une menace à peine voilée de nouvelle censure. Mais au nom de quoi définiraient-ils des taux d’imposition jugés « acceptables » et en condamneraient-ils d’autres qualifiés de « confiscatoires » ? À ce tarif, ces messieurs auraient assurément embastillé un certain Roosevelt (bien connu pour ses idées marxistes !), coupable d’avoir imposé les riches Américains à 90 % !

 

Qu’en dira le chef de l’État, lors de ses vœux aux Français ? Au prétexte qu’il n’y aurait « pas d’urgence », quelques proches l’invitent à « laisser tomber » cette mesure. Autant dire que nous serons attentifs pour évaluer son degré d’implication. 
S’il renonce, une fois encore, le signal sera terrible et 
les idéologues de droite et de la finance déboucheront 
le champagne. Il n’y avait déjà pas grand-chose dans 
la réformette fiscale du gouvernement, pour le coup 
il n’en resterait rien sinon la chronique d’un prévisible et pathétique échec... Le courage de gauche, ce serait d’engager une véritable révolution fiscale, avec une taxation des revenus du capital au même niveau que ceux du travail, avec un impôt plus progressif jusqu’aux tranches supérieures, avec l’instauration d’un revenu maximal par an, comme le propose le Front de gauche. La bataille est-elle perdue ? Non, elle recommence. 
C’est à l’avènement d’un véritable changement que vont 
nos vœux pour l’année nouvelle. Des vœux de luttes !

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 10:49

Harlem, DESIR TOTALITAIRE ?


Tiens donc, le 1er secrétaire du PS continue de dénier à quiconque, le droit d'exprimer son désaccord avec la politique du gouvernement.Ainsi, après avoir caricaturé les votes des députés et Sénateurs du Front de Gauche, Harlem, se lâche. Petit doigt sur la couture du pantalon, et ...aux ordres ! semble-t-il intimer à ceux, qui, à gauche, qui contestent la ligne libérale. La diversité, les différences d'analyse et de propositions sont-elles un obstacle pour faire réussir la gauche, ou un atout, pour prévenir des dangers de la ligne politique actuelle du gouvernement, et changer de cap. Allons, Harlem, aurais-tu des DESIRS TOTALITAIRES ?

Car des députés socialistes, une quinzaine, s'alarment eux aussi de la dérive social-libérale de la politique gouvernementale que soutiennent le PS et EELV. Ils semblent s'inquiéter surtout des dégâts électoraux de cette politique, illustré par les 3 récentes élections législatives perdues par le PS. Car pour eux, "Si nous souscrivons à l'objectif de redressement des comptes publics et de la compétitivité de nos entreprises poursuivi par le gouvernement, nous pensons qu'il faut l'accompagner de la mise en place de la grande réforme fiscale redistributive annoncée par François Hollande pendant sa campagne", il faudrait selon eux "restituer du pouvoir d'achat aux millions de salariés qui subissent la stagnation salariale et la difficulté croissante à boucler les fins de mois, à mettre de l'essence dans le réservoir, à payer le loyer ou les études des enfants."

Mais Bruno Le Roux répond aux 15 députés PS qui interpellent Hollande

Créé le 17-12-2012

"C'est utile au débat mais en même temps mon travail c'est d'expliquer que le cap que nous avons aujourd'hui est un cap clair et qu'il faut le tenir", a déclaré le chef du groupe PS.

Le Roux répond aux 15 députés PS qui demandent un changement de cap (IBO/SIPA)

Le Roux répond aux 15 députés PS qui demandent un changement de cap (IBO/SIPA)
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Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a assuré lundi 17 décembre que François Hollande avait "un agenda, un cap particulièrement clair", en réponse à une lettre d'élus socialistes demandant au chef de l'Etat de modifier son cap et ses priorités.

Bruno Le Roux a fait cette déclaration, interrogé par la presse à la sortie d'un entretien de trois quarts d'heure avec François Hollande à l'Elysée.

"C'est quinze députés qui expriment des éléments qui remontent de leur analyse, de leur circonscription. C'est utile au débat mais en même temps mon travail c'est d'expliquer que le cap que nous avons aujourd'hui est un cap clair et qu'il faut le tenir", a déclaré le responsable du groupe PS.

La situation est difficile économiquement en matière de chômage et on sait que l'année 2013 est encore une année difficile. Pour autant, le président a un cap et un agenda qui est particulièrement clair" sur les réformes à mener, a assuré le député de Seine-Saint-Denis. Le chef de l'Etat va "prendre un par un tous les sujets qui vont permettre d'avancer vers la sortie de crise. Le souci du président c'est 'en sortir plus vite et mieux' c'est-à-dire prendre les décisions qui vont permettre de favoriser la sortie de crise et cela dès 2013", a-t-il ajouté.

"Peut-être qu'il faut qu'il le dise encore plus fort. Les déplacements" seront "très certainement l'occasion de réaffirmer ces choses-là", a-t-il poursuivi.

Plus tôt, une quinzaine de députés et élus socialistes avaient écrit au président François Hollande pour lui demander de modifier son cap afin de répondre à "l'aspiration légitime des salariés et des ouvriers modestes à améliorer leurs conditions de vie matérielles".

"Il est urgent de remettre l'agenda économique et social en tête des priorités de l'action gouvernementale", écrivent, dans une lettre publiée ce lundi 17 décembre par "Le Parisien-Aujourd'hui en France", ces élus. Ils sont sous la houlette de Laurent Baumel, député-maire de Ballan-Miré (Indre-et-Loire), Philippe Doucet, député-maire d'Argenteuil (Val-d'Oise) et François Kalfon, conseiller régional d'Ile-de-France.

"La grande réforme fiscale redistributive"

"Le scepticisme croissant des couches populaires et moyennes, qui ont pourtant joué un rôle-clé dans l'élection de François Hollande, nous invite à hiérarchiser notre action, car elles attendent d'abord des réponses fortes sur le terrain du pouvoir d'achat et de l'emploi", ajoutent ces députés, dont certains issus des anciens réseaux de Dominique Strauss-Kahn.

La lettre est signée également par Sylviane Alaux, députée de Pyrénées-Atlantiques, Christian Assaf, député de l'Hérault, Isabelle Bruneau, députée de l'Indre, Anne-Yvonne Le Dain, députée de l'Hérault, Michel Lesage, député-maire de Langueux (Côtes-d'Armor), Jean-Philippe Mallé, député des Yvelines, Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle, Patrice Prat, député-maire de Laudun (Gard), Jacques Valax, député du Tarn, selon le quotidien.

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 10:23

 

Capture d'écran

  - le 28 Décembre 2012

Le PCF et le PG dénoncent les "invectives" d'Harlem Désir

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles et le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon ont dénoncé vendredi la vigueur de la réaction du premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir à la diffusion de la vidéo du PCF fustigeant de façon sarcastique les sept premiers mois de François Hollande à l'Elysée.


Dans un communiqué au ton particulièrement remonté, Harlem Désir a appelé jeudi le PCF "à cesser de se tromper d'adversaire et à se garder d'une dérive contraire à sa tradition de responsabilité". Il avait en ligne de mire la récente vidéo du PCF, intitulé « 2013, rallumons les étoiles », moquant les promesses non tenues du candidat Hollande devenu président. "Ce clip qui vise de façon inacceptable le président de la République et le gouvernement est de mauvaise foi, mensonger et caricatural: il est une faute contre la gauche (...) et constitue "une honte pour ses auteurs", a accusé le responsable socialiste.

 

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, s'est étonné vendredi dans un communiqué de la vigueur de la réaction de Harlem Désir à la diffusion de la vidéo, la qualifiant de "totalement disproportionnée". "Notre clip (...), ne mérite en rien l'usage d'une artillerie aussi lourde", a-t-il ajouté, en glissant au passage que la vidéo a connu "près de 200.000 visites dès les deux premiers jours". "2013 doit être une année de conquêtes, de luttes face aux puissances de l'argent qui gouvernent", a souligné le porte-parole. "Mieux vaut user aujourd'hui d'un droit de critique, qu'être contraint à un devoir d'inventaire dans 5 ans", conclut-il.

 

De son côté le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui s'est félicité de la vidéo, a dénoncé vendredi les "invectives" du premier secrétaire du PS et d'appeller "Harlem Désir à la retenue". "Les invectives du premier secrétaire contre le clip expriment une exigence de soumission et de censure totalement inacceptable", a ajouté l'eurodéputé dans un communiqué. "Au lieu de vociférer, Harlem Désir ferait mieux de se demander quelle part de vérité si évidente il contient pour que tout le monde rie de si bon coeur en regardant ce plaisant petit film", conseille Jean-Luc Mélenchon. "Le gouvernement et son nouveau porte-parole feraient bien de cesser de se tromper d'adversaire", met-il en garde. "Il devrait se réjouir que cela soit fait avec humour et drôlerie plutôt que sur le ton arrogant et sectaire avec lequel le PS croit possible de traiter les partis de notre gauche", conclut l'eurodéputé.

 

"C'est vrai que ce clip augure bien de la suite (...). On n'hésite pas, le PCF et nous, à parler d'une opposition à la politique d'austérité du gouvernement", dit Eric Coquerel, responsable du Parti de Gauche, en rappelant que le Front de gauche mènera à partir de janvier une "grande campagne contre les politiques d'austérité" du gouvernement.

 

Lire aussi :

Jean-Luc Mélenchon dénonce les "invectives" de Harlem Désir
« Réaction totalement disproportionnée d'Harlem Désir » (O.Dartigolles – porte-parole du PCF)
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