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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:43

Trading haute fréquence : comment le gouvernement socialiste se f… de notre g…

Lundi 7 janvier 2013

Co-animateur du Réseau Education Populaire.

Auteur avec Michel Zerbato de « Néolibéralisme et crise de la dette ».
Auteur avec Catherine Jousse et Christophe Prudhomme « Contre les prédateurs de la santé ».
http://wwww.reseaueducationpopulaire.info

 

Dans la présentation « bisounours » faite par les socialistes, les opérations bancaires spéculatives les plus « dangereuses » vont être interdites. Là encore, les bonnes âmes croient le gouvernement sur parole. Mais la réalité vraie, c’est que le projet de loi est en fait celui du lobby bancaire et financier.


Explication de texte. Nous apprenons, par le journal Le Monde, qu’il est possible et facile que les banques spéculatrices soient exonérées des taxes prévues sur le trading haute fréquence. En regard du nouvel article 235 ter ZD bis du code général des impôts prévu dans le projet de loi, et du décret d’application « pris très discrètement pendant l’été par le gouvernement Ayrault pour définir les opérations soumises à la taxe sur les transactions financières », une banque peut être exonérée des taxes si elle réalise une opération toutes les 0,51 secondes ou si 20 % des ordres passés dans une journée ne sont pas annulés ou modifiés ! Pire que cela, “sont en effet exclues de la taxe sur les transactions financières, toutes les “activités de tenue de marché”, dont la mission est de fournir une cotation continue, indépendamment de l’état du marché. Comprenez bien ! La quasi-totalité des activités haute fréquence sont enregistrées comme des activités de tenue de marché ! Et toutes les banques font les deux activités ! Si le projet de loi reste en l’état, c’est plus de 90 % du trading haute fréquence qui serait alors exonéré ! Elle n’est pas belle l’histoire ?

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:02

 

débat Jeaan-Luc Mélenchon - Jérôme Cahuzac sur France 2

  - le 8 Janvier 2013

Cahuzac-Mélenchon et la réforme fiscale introuvable

Jérôme Cahuzac a affirmé que le gouvernement a déjà procédé à la réforme fiscale du quinquennat,  lors du débat qui l'a opposé à Jean-Luc Mélenchon, lundi soir sur France 2. Dans les faits, on se demande bien de quoi il parle.


"Vous avez l’air de penser que c’est une réformette, vous vous trompez", a lancé le ministre délégué au Budget à l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle 2012, qui affichait plus qu'une moue dubitative sur la plateau de Mots Croisés. Le grand argentier du gouvernement se fondait alors sur le budget 2013 qui crée une nouvelle tranche d'imposition à 45% et pose en principe l'égale taxation des revenus du capital et du travail. Pas de quoi crier au grand soir fiscal qui rétablirait la progressivité de l'impôt et ferait contribuer équitablement tous les Français, y compris les plus riches.

 

Ce sentiment s'épaissit lorsque l'on observe les atermoiements du gouvernement sur le dispositif qui devrait remplacer la taxation à 75% des très très hauts revenus, censurée par le Conseil constitutionnel. Censure provisoire?

Les différents ministres en poste à Bercy jurent que oui. Mais, signe de l’hésitation qui gagne les rangs gouvernementaux, ses modalités, comme le nouveau calendrier d’application, demeurent entourées du plus grand flou. Le taux, d’abord: du côté de Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget, comme de celui de Pierre Moscovici, le « patron » de Bercy, on se garde d’avancer un chiffre. Mais « au-delà de 75 %, tous revenus confondus, il (le Conseil constitutionnel) pourrait juger le taux confiscatoire », met en garde Jérôme Cahuzac. Pourtant, ce n’est pas le sens de la décision concernant cette taxe en particulier, retoquée parce qu’elle était calculée sur la base des revenus des individus et non des foyers fiscaux. Au surplus, rien dans la loi n’interdit à ce jour de fixer des taux de 70 % ou plus, puisqu’il « appartient au législateur de déterminer (…) les règles » d’appréciation des « facultés contributives des contribuables » et de garantir le « caractère progressif » de l’impôt, selon une décision du 21 juin 1993 de ce même Conseil constitutionnel.

 

Profil bas

Car, au-delà, les ministres font profil bas sur la réforme fiscale promise par François Hollande, au nom de la « stabilité fiscale » réclamée par les « agents économiques ». « Désormais, la stabilité fiscale est la politique du gouvernement pour la mandature », estime Jérôme Cahuzac. Une ligne confirmée par la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem : « Pour le quinquennat, en effet, on s’engage à la stabilité fiscale (…), donc pas de changement des règles a priori, pas de changement majeur. »

Mieux : selon Pierre Moscovici, la réforme fiscale aurait déjà été votée, « dans le cadre de la loi de finances 2013 ». Celle-ci a certes écorné les privilèges, en soumettant au barème de l’impôt sur le revenu les rémunérations des particuliers tirées du capital, comme les gains des capitaux mobiliers, des stock-options et des dividendes et produits de placement, pour 3 milliards d’euros de recettes supplémentaires en 2013 et 1,4 milliard en 2014.

 

Les plus aisés choyés

Mais, depuis dix ans, les plus aisés ont engrangé des cadeaux bien supérieurs : 2,3 milliards d’euros par an pour les 10 % les plus aisés rien que grâce à la réforme de 2006 qui a fait passer l’impôt sur le revenu de six tranches à quatre. Sans compter les 21 niches fiscales créées depuis 2002, 62 % du montant des réductions d’impôt existantes bénéficiant aux 10 % les plus riches, selon un rapport de mai 2011 du Conseil des prélèvements obligatoires. À comparer aux 320 millions d’euros par an attendus de la nouvelle tranche d’impôt à 45 %, ou aux 210 millions escomptés de la taxe censurée à 75 %.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 18:54

 

 

Les « petites lâchetés » et le « grand renoncement » de la Ministre Marisol Touraine et du gouvernement

Par Bernard Teper Co-animateur du Réseau Education Populaire.
Auteur avec Michel Zerbato de « Néolibéralisme et crise de la dette ».
Auteur avec Catherine Jousse et Christophe Prudhomme « Contre les prédateurs de la santé ».
http://wwww.reseaueducationpopulaire.info

 

Après six mois de communication intense et d’appel à la concertation, le masque tombe. On a connu déjà la légalisation des dépassements d’honoraires par un projet pire que celui de Sarkozy-Bachelot (voir un précédent article), voici l’épisode de la convention 51.


Nous sommes en présence de la Convention collective nationale des établissements privés d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif du 31 octobre 1951 que le patronat (Fehap) a dénoncé. 250 000 salariés sont concernés. Suivant par là la voie si bien présenté par David Kessler1 le patronat, dans son action méthodique, décide d’attaquer la convention de 1951. La négociation s’engage. Le recul sur les droits est patent.


Les traîtres minoritaires signent (CFDT et CGC). La CGT, FO et la CFTC, majoritaires, exercent leur droit d’opposition  donc conduisant le patronat à soumettre son projet à l’agrément de la ministre.


Enfer et damnation : la ministre a annoncé, dans un message vidéo diffusé lors du 37e congrès de la Fehap organisé à Strasbourg, qu’elle donnerait l’agrément au projet patronal. Les syndicats CGT, FO et CFTC précisent dans un communiqué que la ministre fait preuve de « petites lâchetés et de grand renoncement » en promulguant cette « déclaration de guerre » contre les salariés du secteur.

 

Pire, la ministre « justifie sa décision en s’appuyant sur la volonté de la fédération patronale de reprendre le dialogue social ». On croit rêver.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 06:03

 

Aurore Martin, sous contrôle judiciaire depuis le 22 décembre

  - le 7 Janvier 2013

Pour Aurore Martin "la main de Valls" est derrière son arrestation

"Il y a la main de (Manuel) Valls (...), au-delà de Valls la main du gouvernement. C'est un fort signe pour nous faire comprendre qu'au Pays basque nord nous n'aurons rien (...). C'est une décision gouvernementale", a affirmé Aurore Martin à l'AFP ce lundi, dans ses premières déclarations depuis sa remise en liberté le 22 décembre.


Aurore Martin, libérée sous contrôle judiciaire le 22 décembre, a estimé avoir fait dans un premier temps l'objet d'un contrôle routier ordinaire, mais qu'une fois identifiée, tout a été organisé pour sa remise rapide à l'Espagne. "Quand je suis arrivée à ce contrôle routier, puisqu'il m'a paru être un contrôle routier, j'ai cru que c'était une arrestation comme ça… Bon après, j'étais arrêtée à quatre heures (16h00 ndlr) à Mauléon, vers 9 heures (21h00) j'étais à la frontière de Béhobie et sachant qu'entre temps j'ai fait une boucle par Pau, j'ai trouvé tout ça très organisé pour quelque chose qui était fortuit", a-t-elle dit.

 

Mandat d'arrêt

"Je veux bien croire qu'il y ait une application de juge à juge", a déclaré la militante, qui était visée depuis 2009 par un Mandat d'arrêt européen pour avoir participé à des réunions publiques de Batasuna, interdit en Espagne où le mouvement était considéré comme la branche politique de l'organisation séparatiste ETA, "mais on ne prend pas des décisions comme cela sans mesurer les conséquences", a-t-elle ajouté, en soulignant un "contexte politique" particulier.

 

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "va à un rendez-vous à Madrid et il revient et en l'espace d'une semaine il fait des déclarations cinglantes, il y a trois arrestations", poursuit-elle évoquant la visite du ministre en Espagne, au cours de laquelle il avait assuré Madrid de tout son soutien concernant l'ETA.

A

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 05:40

 

  - le 7 Janvier 2013

Les infirmières "pigeonnes" dénoncent leurs conditions de travail

"Nous refusons de contribuer à un système qui privilégie la rentabilité au détriment de la qualité des soins", affirme la vice-présidente du collectif d'infirmiers et aides-soignants, "Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes", lancé sur Facebook.


Ce groupe fondé en octobre par une infirmière parisienne prend le contre-pied des Pigeons, ce mouvement lancé par et pour des entrepreneurs du net. Pas question ici de s'en mettre plein les fouilles à coup d'exemption fiscale. Ces professionnels de la santé veulent au contraire faire connaître leur ras-le-bol face à leurs conditions de travail qui se dégradent, sur fond de casse du service public de la Santé. Ils ont appelé ce lundi à des rassemblements dans plusieurs vilels de France, afin de dénoncer leurs conditions de travail de ces professions.

 

Manifestations et pétition

"Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes", fédère "des infirmières, du privé comme du public, libérales ou non, mais aussi des aides-soignantes et des auxiliaires de puériculture" dénonçant des conditions de travail qui "mettent en danger le patient" et réclamant "une revalorisation des statuts et des salaires", explique à l'AFP Sarah Guerlais. Qui poursuit: "Nous refusons de contribuer à un système qui privilégie la rentabilité au détriment de la qualité des soins."

 

En outre, une pétition ayant recueilli près de 5.000 signatures a été mise en ligne. Ses auteurs dénoncent "l'insécurité et la dégradation constantes des soins qui vous sont prodigués à cause d'un système qui sacrifie la qualité à la rentabilité". Ils appellent les soignants à les rejoindre et les patients à les soutenir afin de défendre leurs "statuts de soignant et la qualité des soins, et forcer le gouvernement à une réforme".

 

Libération de la parole

L'initiative a fait boule de neige car elle a libéré la parole.

 

"Prenons les gens du gouvernement, et faisons les travailler à notre place... c'est sur à cause de la peur, la souffrance, la maladie, nous recevons des injures et des gestes indélicats de la part des patients, pour que cela ne se reproduise plus qu'ils nous donne la possibilité d'augmenter nos effectifs... votons la qualité et non la rentabilité...", commente de son côté une autre personne sur la page facebook.

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 17:58

 

  - le 7 Janvier 2013

Le FMI le confirme : l’austérité était une erreur de calcul

Documents à télécharger : Le rapport du FMI en anglais -

C’est un rapport étonnant, un mea culpa chiffré et analysé, que deux éminents économistes du FMI ont publié. Il dit clairement que l’austérité est une erreur. La faute à la mauvaise conception d’un modèle informatique de prédiction économique.


Ils justifient globalement d'avoir plongé 26 pays dans une mortelle crise austéritaire par une erreur de modèle mathématique. Ces économistes sont restés persuadés que leur domaine est une science dure, donc qu’on peut prédire et démontrer avec des équations. Et ils se sont éminemment trompés. Ils reconnaissent ainsi dès l’introduction que leur modèle n’a pas pu prévoir ni le niveau des taux d’intérêts ni l’effet de l’austérité sur la consommation intérieure. Confrontés à la réalité, ils reconnaissent également que leur modèle a grandement sous-estimé la hausse du chômage. Et donc toute la prédiction est biaisée, des investissements privés aux recettes fiscales des états.

 

Pardon pour les morts, c’était une erreur de calcul


“Forecast Error of ΔYi,t:t+1 = α + β Forecast of ΔFi,t:t+1|t + ε i,t:t+1” Voilà à quoi ressemble l’équation qui a été incapable de faire le lien entre coupe budgétaire des Etats - les fameuses "économies" exigées sous la menace - et baisse de rentrée fiscale. C’est le « multiplicateur fiscal », outil économique qui a plus ou moins montré qu’il fonctionnait entre la seconde guerre mondiale et 2008, mais qui est incapable de prévoir l’ampleur des effets d’une panique généralisée ou d’une franche baisse de moral des populations.


Le FMI avait déjà constaté une faute dans les modèles appliqués à la Grèce. Il remet en cause désormais tous les modèles appliqués à 26 pays européens.

 

Une erreur qui ne sert pas de leçon


Si reconnaître l’erreur, ou plutôt ouvrir les yeux et se confronter à la réalité, reste une avancée pour le FMI, l’institution ne tire pas les leçons de son erreur. Les économistes ne remettent pas fondamentalement en cause l'austérité, juste son intensité, ils restent convaincus qu’il suffit d’adapter leur modèle de calcul, finalement en accroissant la variable « facteur humain ». Ils ne voient pas l’absurdité que c’est d’imposer par la menace des politiques globales à des pays sur simple résultat d’un algorithme.

"Ce que nous voulons simplement rappeler, c’est que les décisions humaines engageant l’avenir sur le plan personnel, politique ou économique ne peuvent être inspirées par une stricte prévision mathématique, puisque la base d’une telle prévision n’existe pas" disait un certain Keynes en 1936.

Pi.M.

Documents à télécharger: 
Le rapport du FMI en anglais
Le rapport du FMI en anglais
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 17:54
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:39

Taxe à 75% : à quand la révolution fiscale ?

Ainsi donc, le Conseil constitutionnel a volé au secours des très riches. Eu égard à 
la composition ultra-conservatrice dudit Conseil, pas de quoi s’étonner. On pourrait même en rire: les sages sont à la République ce que les boursiers sont 
à l’argent. Mais comment s’amuser d’un épisode aussi lamentable qu’ambigu alors que la France vit l’une des crises socia­les les plus épouvantables de son histoire contemporaine ? En annulant la fameuse «super-taxe» à 75% pour les revenus supérieurs à 1million d’euros, les membres du Conseil, saisis par l’UMP, ont fait parler le droit – en faisant surtout de la politique! Le Conseil constitutionnel refuse que la contribution exceptionnelle de solidarité sur les très hautes rémunéra­tions touche les individus, puisque l’impôt sur le revenu concerne les foyers fiscaux: dont acte. Mais en retoquant l’une des seules mesures en rupture avec les politiques passées, les sages ont provisoirement enterré l’une des promesses les plus emblématiques de François Hollande.

Souvenons-nous. Ce projet phare et symbolique avait été annoncé sans réelle préparation en février 2012, autant pour se démarquer du bouclier fiscal sarkozyste que pour répondre à la vague rouge de la campagne du Front de gauche. Le futur ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, était tombé de l’armoire et n’hésitait pas à dire tout le mal qu’il pensait de l’idée. Cette proposition était un marqueur de gauche, l’un des plus importants, l’un des plus clivants. Le président voulait respecter cet enga­gement. C’est assez rare pour ne pas le signaler. Sans surprise, la droite jubile, le Medef parle 
de «soulagement». Quant au président de la Ligue 
de football professionnel, Frédéric Thiriez, laissons-le 
à sa «belle et indispensable victoire», comme il dit. 
À l’évidence, les élémentaires notions républicaines d’égalité et de solidarité se sont totalement dissou­tes dans le fantasme des budgets qataris et de l’argent- roi... Jean-Marc Ayrault, c’est une chance, a annoncé qu’«un nouveau dispositif» serait prochainement mis en place. Mais quand? Et à quelles conditions? Au passage, prenons les devants. Les membres du Conseil constitutionnel se réservent le droit d’examiner «le caractère confiscatoire» d’un super-impôt, une menace à peine voilée de nouvelle censure. Mais au nom de quoi définiraient-ils des taux d’imposition jugés «acceptables» et en con­damneraient-ils d’autres qualifiés de «confiscatoires»? À ce tarif, ces messieurs auraient assurément embastillé un certain Roosevelt (bien connu pour ses idées marxistes!), coupable d’avoir imposé les riches Américains à 90%!

Si le président renonce, une fois encore, le signal sera terrible et 
les idéologues de droite et de la finance déboucheront 
le champagne. Il n’y avait déjà pas grand-chose dans 
la réformette fiscale du gouvernement, pour le coup 
il n’en resterait rien sinon la chronique d’un prévisible et pathétique échec... Le courage de gauche, ce serait d’engager une véri­table révolution fiscale, avec une taxation des revenus du capital au même niveau que ceux du travail, avec un impôt plus progressif jus­qu’aux tranches supérieures, avec l’instauration d’un revenu maximal par an, comme le propose le Front de gauche.

La bataille est-elle perdue? Non, elle recommence. 
C’est à l’avènement d’un véritable changement que vont 
nos vœux pour l’année nouvelle. Des vœux de luttes! n



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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:53

« “En France, l’affaire Armstrong a été l’objet d’une omerta alors que tant de gens savaient…”, explique Pierre Bordry, l’ancien patron de l’Agence française de la lutte contre le dopage (AFLD), « démissionné » en 2010 pour avoir déplu au champion américain (...) En novembre 2010, lorsque les enquêteurs américains débarquent en France, ils découvrent, stupéfaits, l’impunité dont a bénéficié 
le coureur des années durant.»

AFP. le 19 novembre 2012

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 09:42

 

SOCIAL-ECO

 

SOCIAL-ECO -  le 3 Janvier 2013

Enquête 2013

Entreprises : celles qui vivent sont celles qui luttent... Toujours

 

 

Pour la plupart, nos lecteurs les connaissent bien. Leurs mots, leurs visages, leurs combats s’étalent souvent dans nos colonnes. L’Humanité revient ici sur quelques luttes emblématiques de ces salariés qui n’ont pas baissé les bras face au pire avenir promis à leur entreprise en 2012. Rien d’exhaustif dans cet inventaire : d’autres, comme Electrolux à Revin dans les Ardennes, auraient pu y figurer. 2013 est déjà là, tous sont toujours sur la brèche. Pour sauver les emplois, les savoir-faire, mais aussi l’avenir des territoires, ces mobilisations ont permis de changer 
le cours de l’histoire.

Fralib à gémenos,
la scop TI, c’est parti. L’année 2012 aura été pour les Fralib, dont la production de thé a été délocalisée en Pologne, celle de tous les entretiens. Entretien de l’espoir pendant la campagne présidentielle avec la visite de tous les candidats de gauche qui tous ont repris le mot d’ordre des salariés de l’usine de Gémenos près d’Aubagne et de leurs syndicats CGT et CFE-CGC : « Éléphant est français, en Provence, il doit rester. » Entretien de la campagne de boycott des produits Lipton et des machines enfin cédées par Unilever pour l’euro symbolique à la communauté urbaine de Marseille, nouveau propriétaire des terrains sur lesquels devrait cette année, en lieu et place de Fralib, démarrer la Société coopérative ouvrière provençale de thé et d’infusions (Scop TI). Entretiens aussi avec les ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon qui approuvent la constitution de cette coopérative dont la naissance officielle a été annoncée en décembre dernier à l’Assemblée nationale par les syndicalistes et par André Chassaigne, le député communiste coprésident du comité national de soutien. Entretien enfin avec le nouveau président de la République à l’Élysée : après avoir passé leur troisième réveillon de lutte, les Fralib se tournent à nouveau vers François Hollande afin qu’il mette ses actes en accord avec ses bonnes paroles. Et fasse enfin plier la multinationale qui devra payer cher pour tous les dégâts humains commis au pays de Pagnol !

Pilpa. Les salariés tiennent
les murs de leur boîte. Le 5 juillet 2012, le groupe R&R annonçait vouloir se séparer rapidement du site de fabrication de glaces Pilpa de Carcassonne (Aude) racheté au glacier 3A à peine neuf mois auparavant. Ce sont 122 salariés qui décident alors de se battre pour garder outil de travail et emplois dans ce département où l’industrie se meurt. La filière laitière souffrirait également de ce gâchis. Ce rachat par R&R n’avait qu’un objectif, selon eux : récupérer les licences pour les glaces Oasis et Disney, les savoir-faire et se débarrasser d’un concurrent. R&R est aux mains du fonds d’investissement américain Oaktree Capital Management, qui perçoit des intérêts exorbitants atteignant 11 %. Mais le site de Carcassonne est rentable et viable. En atteste une étude du cabinet Progexa. Les salariés, emmenés par la CGT, ont multiplié les actions publiques, participant notamment à la Fête de l’Humanité à La Courneuve en septembre dernier, et ont saisi la justice.

Le 11 décembre, le juge des référés de Carcassonne a considéré que le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par la direction était « manifestement insuffisant dans les mesures de reclassement proposées au regard des moyens du groupe », le licenciement collectif prévu constituant « un trouble manifestement illicite ». Le juge a ordonné la suspension de cette procédure de licenciement collectif. La direction doit présenter un nouveau PSE. Durant les fêtes qui se traduisent par un arrêt des activités jusqu’au 3 janvier, les salariés se sont relayés sur un piquet de garde devant l’entrée du site pour surveiller l’entreprise. Pas question de voir les machines partir à leur insu. Tout en espérant qu’un repreneur se présente, ils travaillent eux-mêmes à un projet de reprise de l’activité en coopérative (Scop).

Petroplus. une fiducie toujours à disposition. Ils ont déplacé des montagnes, convaincus de l’emporter à la fin... Pour les 480 salariés de la raffinerie Petroplus (ex-Shell) de Petit-Couronne (Seine-Maritime), pas question de laisser tomber Mémé, comme ils surnomment affectueusement leur outil de travail : alors qu’une bonne dizaine de raffineries ont disparu en deux décennies, la France ne peut, selon eux, tabler sur les importations de pétrole produit dans des conditions qui favorisent un dumping social et environnemental. Alors, les Petroplus continuent le combat. À plusieurs reprises, ils ont cru leur heure arrivée devant le tribunal de commerce, mais les repreneurs, d’autant plus sérieux à leurs yeux que l’intersyndicale avait réussi à mettre en place une fiducie couvrant quoi qu’il arrive les salariés, ne sont jamais parvenus à convaincre les juges. La raffinerie a été mise en liquidation il y a deux mois, mais rien n’est fini : les syndicalistes maintiennent la pression sur Shell ainsi que sur François Hollande et sur le gouvernement Ayrault.

Les Lilas. et la lutte accoucha d’une nouvelle maternité. Jusqu’à il y a un an, les personnels de santé craignaient le pire pour la maternité des Lilas (Seine-Saint-Denis). Tant d’établissements de proximité ont déjà été fermés ces dernières années, ou sont encore menacés. Créée au début des années 1960, Les Lilas, c’est, bien plus qu’une simple maternité, un établissement non lucratif qui fut pionnier pour l’accouchement sans douleur, qui a accueilli les avortements avant la loi Veil de 1975, et se distingue encore par un moindre recours à la péridurale ou à la césarienne. Handicapée par des locaux trop exigus, la maternité devait s’agrandir pour continuer de pratiquer quelque 1 700 accouchements et 1 300 IVG par an. Mais sous divers prétextes, l’agence régionale de santé (ARS) a longtemps suspendu le projet de rénovation. Une ardente bataille mobilisant professionnels de santé, anciennes patientes, élus de gauche, personnalités, amènera finalement l’ARS à donner, fin janvier 2012, son feu vert à la reconstruction.

My ferry Link. Ne l’appelez plus 
jamais seafrance ! « J’ai ressenti beaucoup de plaisir à reprendre la mer. C’est une délivrance. C’est quelque chose qu’on attendait depuis longtemps qui se concrétise. Tout le monde s’est investi à fond. On travaille pour nous, c’est dix fois plus motivant », confiait un des ex-SeaFrance, filiale de la SNCF, le lundi 20 août dernier, dans son costume de steward de la Scop My Ferry Link, tandis que les rotations entre la France et l’Angleterre reprenaient après neuf mois d’arrêt. À l’issue d’une bataille juridique au long cours, cette Scop initiée par des syndicalistes CFDT et adossée à Eurotunnel a permis d’engager plus de trois cents personnes. L’enjeu était de sauver des emplois et de garder des navires sous pavillon français dans le Pas-de-Calais. Le combat des marins et des sédentaires, maintenant ? Reconquérir une clientèle. My Ferry Link table sur 12 à 14 % de parts de marché pour l’activité marchandises et 8 à 10 % pour l’activité passagers, dans un contexte de concurrence rude sur le détroit, où l’anglais P&O a renforcé sa flotte, tandis que le consortium associant Louis-Dreyfus Armateurs (LDA) et le danois DFDS vient de s’implanter.

TRW. au forceps, les vosgiens contraignent renault et psa à sauver leur usine. Fin juillet 2012, TRW, poids lourd de l’équipement automobile, décide de pousser son usine de Ramonchamp (Vosges) vers le redressement judiciaire, après l’avoir mis artificiellement en cessation de paiement en détournant ses commandes vers une autre usine du groupe. Le procédé est classique : en asséchant l’une de ses filiales, le groupe espère licencier ses 313 salariés vosgiens à moindres frais en laissant les AGS, le régime de garantie des salaires en cas de défaillance des entreprises, supporter le coût du plan de casse sociale.

C’était sans compter la mobilisation exceptionnelle de l’ensemble des salariés, allant jusqu’à manifester au siège européen de TRW à Düsseldorf, et la détermination de leur avocat Me Ralph Blindauer et du procureur de la République d’Épinal, bien décidés à faire assumer à l’équipementier le coût de la casse sociale. Résultat : TRW se voit contraint de mettre une enveloppe de 18 millions d’euros sur la table, pas seulement pour payer des indemnités dignes de ce nom aux salariés, mais également pour leur permettre de reprendre l’usine et de pérenniser une partie des emplois.

Seule condition : que les principaux donneurs d’ordres, les puissants constructeurs français PSA et Renault, s’engagent sur un volume de commandes suffisant pendant la période de transition, ce que les constructeurs rechignent à faire. Au final, c’est encore au forceps que les salariés obtiennent gain de cause fin décembre : suite à une manifestation devant le siège de Renault à Billancourt et à des interpellations au ministère du Redressement productif, Renault et PSA promettent de fournir un chiffre d’affaires de 15,5 millions d’euros à l’usine de Ramonchamp. Le projet de reprise devrait donc voir officiellement le jour lors d’une prochaine audience, le 17 janvier, au tribunal de commerce d’Épinal.

Continentale nutrition. tout à reconstruire ! Une première victoire qui en appelle une autre, définitive : le réaménagement du site de Vedène avec un plan de formation pour les salariés licenciés et la création de 120 emplois, dont 40 réservés aux Conti qui se sont battus de bout en bout. Un résultat obtenu après 431 jours de lutte dont, en 2012, 315 jours d’occupation de leur usine d’aliments pour animaux abandonnée par la direction de Continentale Nutrition au profit d’une concentration, aidée par des fonds publics, autour de la maison mère de Boulogne-sur-Mer (Nord). Sur le terrain cédé à un prix raisonnable, la société APRC Développement d’Aix-en-Provence, démarchée par l’agence de développement économique du conseil général, devrait édifier des locaux dans lesquels pourraient s’installer des entreprises de logistique industrielle en 2014. L’année à venir sera donc pour ces Conti-ci celle de la reconstruction du site, de leurs vies et, pour beaucoup, de l’apprentissage d’un nouveau métier.

m-Real. quand la fatalité est mise en déroute. Il en aura fallu, de la sueur et de la salive, pour vaincre. Journées portes ouvertes, marches pour l’emploi, visites de candidats à la présidentielle, sièges des ministères, constitution, à l’initiative du maire PCF d’Alizay (Eure), d’un large front politique pour les défendre, bataille pour l’expropriation pour des raisons d’utilité publique, etc. Pendant plus de trois ans, les ouvriers de M-Real, fleuron de l’industrie papetière, ont imaginé des alternatives à la fermeture pure et simple de leur usine décidée par leurs propriétaires finlandais : un de leurs projets les associait avec leurs voisins de la raffinerie Petroplus. Début décembre, ils ont gagné ! Si l’État a reculé devant la nationalisation à Florange, le département de l’Eure a porté un projet de « départementalisation » : le 10 décembre, le conseil général s’est porté acquéreur de l’usine de papier d’Alizay par une décision unanime. Il se fait l’intermédiaire d’une transaction entre le vendeur M-Real et les acheteurs, un groupe thaïlandais associé à une filiale du groupe Direct Énergie. À terme, près de deux cent cinquante emplois devraient être recréés sur place.

sobrena. Une lutte le vent en poupe à Brest. Au printemps dernier, en pleine campagne présidentielle, les 210 salariés de la Sobrena, entreprise de réparation navale de Brest (Finistère), obtiennent la sauvegarde de leurs emplois, après 6 mois de lutte et d’actions quotidiennes avec le soutien de la population locale, des élus, de la presse. Alors que l’entreprise avait été placée en redressement judiciaire en décembre 2011, le tribunal de commerce valide fin mars la reprise par le néerlandais Damen, qui s’engage à garder tous les salariés, alors qu’Eiffage voulait reprendre l’activité mais en supprimant cent emplois. Pour marquer cette victoire, les salariés démontent l’étrave qu’ils avaient érigée face à l’hôtel de ville de Brest pour symboliser leur lutte, vers un rond-point à l’entrée de la ville.

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Published by bruno fornaciari - dans LUTTES
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