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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 11:18

 

Politique - le 28 Décembre 2012

Ce vendredi dans l'Humanité : la pente résistible du social-libéralisme

« Tournant » ou pas « tournant » ? Depuis six mois, le gouvernement semble engager une « révolution copernicienne » qui tourne le dos à une réelle politique de gauche. Un cap social-libéral qui s’aggrave avec le temps, trouvant son origine dans les contradictions du programme de François Hollande. Pour le politologue Rémi Lefebvre : "La radicalisation à gauche du pouvoir se fera par réalisme, pas par idéologie".

 

Huit mois après son accession au pouvoir, y a-t-il chez François Hollande un hollandisme qui 
lui serait propre, ou la définition de sa politique doit-elle emprunter d’autres références ?


Rémi Lefebvre. S’il y a un hollandisme, c’est un pragmatisme, il n’est pas un idéologue – il n’a d’ailleurs pas de texte fondateur, alors qu’il a été à la tête du PS durant plus de dix ans. Il y a chez lui une forme de syncrétisme, 
de synthèse d’éléments disparates qui empruntent tout autant 
à Chevènement qu’à la deuxième gauche, voire à la première, doublé d’un côté radical-socialiste, 
et incontestablement social-libéral sur le plan économique. Son obsession du point d’équilibre choque beaucoup à gauche car, 
en huit mois, il n’y a eu aucune réelle rupture, seulement 
des inflexions sur le plan économique de prime abord. 
Or la tradition d’un gouvernement de gauche au pouvoir, c’est 
de marquer des ruptures.

 

Même sur le sociétal, le mariage 
pour tous n’est pas sa conviction selon vous ?


Rémi Lefebvre. Je crois qu’il n’a pas 
d’idées très arrêtées sur un certain nombre de sujets, mais qu’il cherche à apaiser la société, 
en vraie rupture, là, avec le mandat d’hystérisation de la société 
qui fut celui de Sarkozy. Il a 
une approche non idéologique 
des questions, veut passer des réformes dans une espèce d’harmonie. Avec le risque 
de déplaire à tout le monde ; 
on le voit quand il entend rester 
au milieu du gué concernant 
la procréation médicalement assistée (PMA). Hollande incarne en somme une gauche complexée, on l’a vu à propos de Depardieu par exemple, face à une droite décomplexée. Il est pris entre des injonctions contradictoires, alors que, sur ces thèmes, il n’a aucune excuse pour ne pas agir, contrairement aux questions sociales où la crise, le critère 
des 3 % de déficit, permet 
une rhétorique des contraintes.

 

Comparé au programme sur lequel il a été élu, assiste-t-on à différents reculs ?


Rémi Lefebvre. Sans doute le pacte de compétitivité et la thématique du coût du travail, absolument pas inscrits à son programme, marqueront-ils un vrai tournant 
du mandat. Tournant qui correspond à ses aspirations profondes : dès la fin des années 1980, quand il enseignait à Sciences-Po avec Pierre Moscovici, c’était un social-libéral assumé. Il ne croit globalement pas à l’économie administrée, il est pour une politique de l’offre. Ce fut subtilement 
mis en suspens durant la campagne, où il insista au contraire sur 
des marqueurs de gauche, comme la tranche de l’impôt sur le revenu à 75 % qui a joué un rôle très important dans sa victoire, 
en donnant l’illusion qu’il pouvait incarner une forme de volontarisme.

 

Est-il alors social-démocrate ?


Rémi Lefebvre. Je ne crois pas. Dans le modèle allemand ou scandinave, les forces sociales sont très organisées, les forces syndicales capables de peser sur le patronat. Or aujourd’hui, on le voit avec la négociation sur le marché du travail, nous ne sommes pas dans le donnant-donnant social-démocrate qui aurait été de conditionner 
le crédit d’impôt (Cice) du pacte 
de compétitivité à des embauches.

 

Le centre de gravité ne s’est-il pas déplacé avec des parlementaires 
qui prennent, sur l’amendement 
dit des pigeons ou la PMA, 
le contre-pied de l’Élysée ?


Rémi Lefebvre. C’est encore timide, il y a eu l’appel de la Gauche populaire, des députés qui voulaient conditionner l’octroi du Cice. De jeunes députés, élus de justesse en juin, se sentent concrètement sur un siège éjectable, ceux-là voient bien les risques électoraux de la politique économique menée et tâchent 
de construire un rapport de forces. Le groupe à l’Assemblée est bien tenu 
par Bruno Le Roux, et je suis surpris
en fait de la domination encore 
très forte de François Hollande 
sur sa majorité, tandis qu’Harlem Désir n’a pas encore construit un leadership critique, dans un rapport dialectique avec l’Élysée. L’horizon du hollandisme est une baisse 
du chômage fin 2013. Si elle n’arrive pas, je n’exclus pas une inflexion 
de Hollande, rappelé par le principe de réalité qui le contraindrait notamment à un rapport de forces différent avec l’Allemagne. 
Sa radicalisation à gauche se fera par réalisme, pas par idéologie.

 

Entretien réalisé par Lionel Venturini


À lire également dans l'Humanité de vendredi 28 décembre 2012 :


 

Bataille pour l'emploi : Hollande marche sur des oeufs 


Carrefour Market
se ramasse à l'appel
Turquie : le long combat de Pinar Selek


Centrafrique :
Bangui sous pression de la rébellion 


Reportage au Sahel :
rencontre avec des femmes émancipées
Vendée globe : le point hebdomadaire d'Arnaud Boissières


Musique :
rencontre avec le parolier et auteur Charles Dumont
Histoire : le 30 décembre 1922, naissance de l'URSS


Nos séries des Fêtes :
Cuisines en fêtes avec Yves Camdeborde : Philippe Nantois, le marîcher qui préfère l'excellence à la productivité
Ça sent le sapin par Hervé Le Corre : Après la nuit


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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 07:03

Mariage pour tous : l’enseignement catholique doit respecter la loi (Groupe PCF-PG au Conseil de Paris)

 

 

Depuis plusieurs jours, le secrétaire général de l’enseignement catholique mène ouvertement une campagne contre le projet de Mariage pour tous. Il veut que les établissements scolaires catholiques prennent des « initiatives », « pour permettre l’exercice d’une liberté éclairée ». 

Il est intolérable qu’Eric de Labarre défie ainsi les pouvoirs publics. Les établissements qu’il vise sont sous contrat pour plus de 90 % d’entre eux, largement financés par l’Etat et les collectivités locales, et très clairement encadrés par la loi, les codes du travail et de l’éducation. En incitant au débat sur des thèmes qui relèvent de convictions politiques ou religieuses, il les jette dans une bataille qui n’est pas la leur, et les incite au délit.

En s’engageant contre le projet de Mariage pour tous, le secrétaire général de l’enseignement catholique est sorti de son rôle et de ses compétences. Il me paraît essentiel que la Ville de Paris s’assure dès cette rentrée que les établissements catholiques respectent la loi et ne fassent pas la propagande du combat d’arrière-garde de M. de Labarre.

Communiqué de Ian Brossat, Président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris


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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 05:30

La capitulation bancaire de Pierre Moscovici


Rédigé par Hervé Nathan le Dimanche 23 Décembre 2012 à 09:54 dans "Marianne"



Selon Pierre Moscovici, Marianne a tort. Loin d’être la «capitulation», [comme le titre notre hebdomadaire cette semaine]url:../../../Cette-semaine-dans-Marianne-Hollande-la-capitulation_a225135.html , et comme l’estime à la fois Finance Watch et bon nombre de spécialistes des banques, sa loi bancaire qu’il a fait adopter ce mercredi 19 décembre en conseil des ministres est « précurseur en Europe ». L’affaire est de la plus haute importance politique. Cette réforme doit être « l’acte fondateur de mon action », explique-t-il.

Celle qui donnera – enfin – sens et consistance à une politique qui en manque singulièrement. Devant les étudiants attentifs, réunis le 23 novembre dans le grand amphithéâtre de l’école supérieure de commerce, le ministre de l’économie et de finances célèbre « le retour du politique », et présente un contenu d’apparence fort volontariste : «identification et contrôle des risques », séparation des activités, suppression des activités « immorales ». Hélas, quelques jours plus tôt, l’entourage du ministre dévoilait aux journalistes le contenu réel du projet de loi quelques jours plus tard, où prédominait le sentiment de pusillanimité. En fait la loi défend d’abord le modèle de « banque universelle » à la française, ce à quoi tenaient d’abord la corporation bancaire.

Car si le texte prévoit bien de « séparer » toutes les activités à risques et de les cantonner dans une filiale particulière, il réserve cette obligation aux seules « trading pour compte propre », c’est à dire lorsque la banque joue avec son propre argent sur les marchés financiers. C’est peu de chose. Pour la plus active des banques spéculatives, Goldman Sachs, cela ne représente que 10% de son activité. Pour les françaises, hormis BNP Paribas et Société générale, presque rien ! Le projet de loi, un rien jésuite, permet à toutes les activités « utiles à l’économie » de demeurer dans la giron des banque de dépôts. Sauf le trading à haute fréquence ( opérations pilotées par ordinateurs générant des achats et des ventes à la nanoseconde sur els marchés ). Quasiment tous les autres instruments sont autorisés pour peu qu’ils soient utilisées en relations avec un client : spéculation sur les matières premières, tenue de marché, crédit hypothécaires à risques (subprimes), investissement dans des filiales pratiquant la « rehaussement de crédit », etc.

Un banquier d’affaires résume : « en fait, à part l’affaire Kerviel, cette loi n’aurait empêché aucune des gamelles que les banques françaises ont enregistrés pendant la crise : Natixis (groupe BPCE) aurait pu investir dans une filiale dangereuse aux Etats-Unis et perdre 10 milliards d’euros ou Dexia vendre des crédits pourris aux collectivités locales, et perdre encore davantage d’argent. En fait, il n’y avait qu’une solution pratique : cantonner toutes les activités de marchés dans une filiale, puisque dès qu’il y a marché, il y a un risque… ». On peut ajouter que pourvu qu’elle agisse pour un client, une banque pourra spéculer sur les matières premières alimentaires, au risque de créer des envolées de prix et des famines ! Quant à l’interdiction de posséder des filiales dans les paradis fiscaux ou réglementaires, elle est carrément absente du projet de loi. Même le prêt aux hedge funds, spéculateurs entre les spéculateurs est possible, sous certaines conditions…

Le texte fait donc le bonheur des banquiers qui ont fait, de juillet à décembre, le siège du gouvernement en défendant la « banque universelle ». Ils ont trouvé des défenseurs à Bercy où un haut et influent fonctionnaire soutient que « les banques qui ont fait faillite aux Etats-Unis, comme Lehman Brothers, ou au Royaume-uni comme la Northern Rock (ou RBS???) étaient des établissements spécialisées. Lehman Brothers était une pure banque d’affaires, Northern Rock une pure banque de dépôt. Cela n’a pas empêché des catastrophes d’arriver ». Fermez le ban.

D’ailleurs, selon Bercy les « larges consultations » organisées en amont auraient été unanimes : « les banques, leurs clients qu’ils s’agissent des entreprises ou des associations de particuliers ont eu ce message : ne détruisez pas notre banque universelle… »  Cet engouement pour le modèle « tout-en-un » est suspect aux yeux de Pierre-Henri Leroy, président du cabinet Proxinvest : « c’est l’offre coiffeur, explique-t-il. On voit l’avantage pour le coiffeur de fournir  à la fois le shampoing, la coupe, le brushing, la couleur et la manucure. Mais est-ce que c’est aussi l’intérêt du client ». Même Sébastien Busiris, secrétaire général  FO banques, pourtant partisan de la banque universelle au nom de l’emploi de ses adhérents, estime que pour sauver le modèle, il faudrait l’encadrer fortement : « lorsque nous avons été auditionnés, à la fin du mois d’octobre, on avait l’impression que les jeux étaient faits et qu’il s’agissait de vérifier que nous ne nous y opposerions pas. Nous avons demandé que la loi précise ce qu’étaient « les activités utiles à l’économie », et qu’on taxe la spéculation pour la décourager. Mais le projet de loi laisse la question sans réponse. »

En fait ce sera aux autorités de régulation, peuplées de banquiers, anciens, actuels ou futurs, de préciser le concept « d’utilité à l’économie ». Comme le dit Sébastien Busiris: « à la limite, la spéculation peut être présentée comme indispensable ! » Et c’est là que la modestie de la réforme permet aux banquiers de limiter les dégâts. Longtemps la profession a laisser dire que la séparation du « compte propre » n’impacterait que 2% de son chiffres d’affaires (le produit net bancaire). In extremis, Pierre Moscovici  a fait recalculer le chiffre « c’est en fait 10% » s’écrit-il dans l’espoir d’étoffer son dossier. 

Pour Thierry Philiponnat, ex-trader et directeur l’ONG européenne Finance Watch, créée à l’initiative de députés de gauche français, « combiner ces deux activités au sein d'une même banque a pour conséquence de permettre à l'activité de prêt d'argent et de collecte des dépôts de nourrir artificiellement l'activité de négoce d'instruments financiers. » En clair : l’argent des déposants sert toujours à faire des profits par la spéculation. 

Karine Berger, députée socialiste des Hautes-Alpes, et qui sera la rapporteure de la loi à l’Assemblée, en convient : « la réforme ne vise pas à corriger l’action des banques, à en transformer la structure. » Ce n’est pas si mal lorsqu’on regarde la revendication de départ des banquiers: « le message de Frédéric Oudéa, (patron de la Société générale et président jusqu’à l’été de la Fédération bancaire française FFB) était d’instituer une autorité de régulation à postériori ». Une chambre d’enregistrement, en somme. Pour la députée, l’esprit de la loi est donc : « on ne découpe pas les banques, mais on prépare la paire de ciseaux pour pouvoir le faire au cas où ». La véritable innovation de la loi Moscovici résiderait dans son deuxième volet, qui donne des nouveaux instruments à la puissance publique pour gérer une éventuelle crise bancaire.

« On pourra enfin débarquer le management incapable d’une banque à problèmes avant la cessation de paiement, contrairement à aujourd’hui », se réjouit un haut fonctionnaire de Bercy. Un fonds de résolution devra être constitué, qui permettra de ne plus faire appel à l’argent des contribuables en cas de pépin. « C’est la fin de la socilaisation des pertes », s’exclame le ministre. Mais une autre conclusion s’impose : les banques pourront donc continuer à faire leurs affaires comme auparavant, mais gare à la faute ! Ce volet de la loi heurte d’ailleurs davantage les banques mutualistes (Crédit agricole et Crédit mutuel),  très jalouses de leur indépendance vis-à-vis de l’Etat, que les banques privées. Cela suffit aux yeux de Karine Berger pour que la loi soit "en ligne avec le programme présidentiel de François Hollande".

Pourquoi avoir capitulé si facilement ? Bien sur il y a la « proximité ». Des deux côtés de la négociation, on trouve des inspecteurs des finances; ceux de la direction du Trésor, comme Ramon Fernandez, qui a entièrement instruit le dossier pour le compte de Pierre Moscovici; Et les ex-de Bercy, comme Michel Pébereau, président d’honneur de BNP-Paribas, ou François Villeroy de Gallau, numéro 3 de la même banque, et ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et par là très au fait des réseaux socialistes. La consultation préalable a eu lieu dès le mois de juillet au sein, du Conseil de régulation financière et du risque systémique (Corefris) dont L’Expansion a dévoilé les principaux participants: « Outre le ministre des finances et des autorités de régulation et de supervision (gouverneur de la Banque de France, président de l'Autorité des marchés financiers notamment), s’y trouvent trois membres “indépendants” : Jean-François Lepetit, administrateur de BNP Paribas (et ancien directeur de la banque), et Jacques de Larosière, conseiller pendant plus de dix ans du président de BNP, un certain Michel Pébereau (ex-pdg de BNP Paribas. »

Par ailleurs, Notre banquier d’affaires observe qu’en « chargeant continuellement les banques de taxes, le gouvernement s’est affaibli devant elles quand il a fallu discuter réformes de structurelles. Les banquiers ont eu beau jeu de dire au ministre : vous voulez de l’argent ? Et bien laissez-nous en faire ! ».

Reste à franchir le niveau européen. Michel Barnier, commissaire au marché intérieur et aux services prépare lui aussi une directive (loi européenne) de séparation des activités bancaires. Il devait s’inspirer d’un rapport préparé par le groupe présidé par le finlandais Erkki Liikanen, dont les conclusions sont bien plus sévères que le projet Moscovici. Il recommande notamment de cantonner dans une filiale spécifique toutes les activités à risque (trading pour compte propre, tenue de marché, crédit aux hedge funds, véhicules d'investissement hors bilan, investissement dans le private equity…)

Michel Barnier qui s’en était entretenu avec François Hollande cet été avoue ne pas être au courant des détails. « Je n’ai pas eu connaissance du texte du projet de loi Moscovici. Mais l’important est qu’il soit compatible avec la future directive », explique-t-il devant l’Association des journalistes économiques et financiers (AJEF). A Bercy on ne cache pas le sentiment d’avoir bien manœuvré : « La France sera le premier pays en Europe à légiférer. Cela nous permettra de peser d’un poids particulier sur les contenus au niveau de l’Union. » Sous-entendu : les banques françaises seront bien défendues… 

Comme s‘il savait son texte est bien imparfait, Pierre Moscovici s’est dit ouvert à de nombreux amendements de la part des parlementaires : « sur les stocks options, sur la composition de l’autorité de contrôle prudentielle, sur les paradis fiscaux », et même « sur la liste des activités spéculatives », ce qui st une façon de reconnaître l'insuffisancze fondamantale de son projet de loi. Les députés, en février prochain, auront donc le champ libre. Pas sûr que cela rende la future loi plus efficiente.


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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:44

- le 26 Décembre 2012

Une première extension des tarifs sociaux loin des promesses du gouvernement

Une première extension des tarifs sociaux du gaz et de l'électricité à certains ménages modestes est entrée en vigueur mercredi. Une mesure qui ne répond que partiellement à la promesse du gouvernement, les députés et sénateurs du Front de gauche réitèrent leur demande d’adoption immédiate de la proposition de loi relative à l’urgence sociale.


Au total, 830.000 personnes supplémentaires doivent bénéficier de ces tarifs légèrement réduits chez EDF et GDF Suez avec ces mesures, selon la ministre de l'Energie, Delphine Batho, qui avait promis ce coup de pouce le 10 décembre. Outre les personnes bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU) complémentaire, les personnes éligibles à l'aide pour une complémentaire santé (ACS), soit un plafond de revenus 26% supérieur, pourront également en bénéficier.  "Le plafond était auparavant de 661 euros par mois pour une personne seule et passe à 893 euros par mois", a déclaré la ministre de l'Énergie. L'arrêté paru mercredi ne mentionne stricto sensu que l'électricité mais s'applique également pour le gaz, a-t-elle expliqué.

 

Le "tarif de première nécessité" pour l'électricité (TPN) instauré en 2005, permet d'obtenir une réduction de facture de 90 euros par an en moyenne. Le "tarif spécial de solidarité" du gaz, ou TSS, a été quant à lui créé en 2008 et offre une réduction de l'ordre de 156 euros par an en moyenne. Mais cette extension des tarifs sociaux ne répond que partiellement à la promesse du gouvernement de les étendre au total à plus de 4 millions de foyers (soit 8 à 9 millions de personnes). Celle-ci impose de passer par la loi, selon le gouvernement.

 

Cette vaste extension figurait au départ dans la proposition de loi du député PS François Brottes sur l'énergie. Mais celle-ci a été retoquée par le Sénat fin octobre, et le gouvernement a voulu agir pour l'hiver. Les groupes des députés et des sénateurs Front de gauche ont lancé une pétition appuyant leur propre version de la loi Brottes sur l’énergie, rejetée au Sénat car instaurant un bonus-malus néfaste aux ménages précaires.

 

A l'heure actuelle, environ un million de foyers bénéficient des tarifs sociaux de l'électricité ou du gaz, selon le Médiateur de l'Energie, même si en théorie plus de 2 millions peuvent déjà en bénéficier, l'attribution automatique lancée en mars dernier se faisant progressivement. Ces tarifs réduits sont financés via une taxe sur les factures, mais leur impact est très faible pour le consommateur.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:40

 

  - le 26 Décembre 2012

Tunisie

La Tunisie, deux ans après : "Nous voulons du boulot, bande de voleurs"

De notre envoyé spécial en Tunisie. Les islamistes sont-ils en train de mettre le pays en coupe réglée ? Rien de moins sûr. Ennahdha n’a pas tenu ses promesses sociales. La révolte gronde, notamment dans les régions d’où est partie, en 2010, la protestation qui a fait chuter Ben Ali.


Deux ans après le geste de Mohamed Bouazizi – immolation par le feu le 17 décembre 2010 – qui allait donner le signal d’un mouvement populaire conduisant à la chute du régime de Ben Ali, l’islamisme est-il sur le point d’imposer son ordre social ?

 

Certes, la fin du régime de Ben Ali a levé le couvercle sur une réalité : une grande partie de la population vivant en marge du progrès et travaillée au corps par les islamistes. Une réalité bien éloignée des clichés modernistes véhiculés par la propagande de l’ex-régime. Et que certains démocrates tunisiens refusaient de voir, répétant que la Tunisie, grâce à Bourguiba, avait une longueur d’avance sur ses voisins algériens et marocains et que la greffe islamiste ne prendrait pas. Mais à quel prix ? La modernisation autoritaire de la société entreprise depuis 1956, et surtout sous l’ère Ben Ali, mettant entre parenthèses la démocratie et le respect des droits de l’homme, n’a fait que reconduire, au fil des ans, les impasses politiques ayant permis aux courants conservateurs et rétrogrades de prospérer et d’instrumentaliser, au nom de Dieu, la détresse sociale du plus grand nombre à des fins politiques.

 

Exploitant la division des partis progressistes et laïcs, dont une bonne partie venait à peine d’être créés, les islamistes d’Ennahdha, dont la force reposait sur leur réseau d’associations caritatives, les mosquées et des ressources financières considérables, n’ont eu aucun mal à s’imposer sur le terrain, raflant, en octobre 2011, 40 % des sièges à l’Assemblée constituante. Mais, ne disposant pas de la majorité, ils ont été contraints de s’allier à deux formations de centre gauche, Ettakatol (le Forum démocratique), de Mustapha Benjaafar, actuel président de l’Assemblée constituante, et le Congrès pour la République (CPR), du président Moncef Marzouki, pour former un gouvernement. Et ce tout en feignant de renoncer à imposer la charia comme principale source de la législation.

 

Choyé par les États-Unis, Ennahdha est, aux yeux de l’Occident capitaliste, une force fréquentable à montrer en exemple ! Au mieux, un parti de centre droit, genre démocrate-chrétien, au pire un parti islamo-conservateur, mais pas du tout de type messianique, comme se plaisent à le présenter certains commentateurs. En vérité, Ennahdha, parti de riches, n’a jamais renoncé publiquement aux fondamentaux politico-religieux qui sous-tendent sa stratégie de conquête du pouvoir.

 

Un an après la victoire électorale des islamistes, une grande partie des Tunisiens réalisent qu’ils n’ont pas tenu leurs promesses d’amélioration sociale : pouvoir d’achat en baisse, taux de chômage de plus de 20 %, taux de pauvreté avoisinant les 25 %, un secteur touristique, faisant vivre plus de deux millions de Tunisiens, en berne.

 

Qui plus est, la croissance ne sera pas au rendez-vous en 2013 ! « Depuis ce matin, j’ai du mal à vendre. Il y a de moins en moins d’acheteurs », se plaint ce poissonnier du port de la Goulette. Une antienne que l’on entend un peu partout. Aussi, rien de surprenant qu’en novembre et décembre, le ressentiment et l’exaspération des laissés-pour-compte, des chômeurs et des couches pauvres de Siliana, Sidi Bouzid, Kasserine, Gafsa, scandant : « Nous voulons du boulot, bande de voleurs », s’expriment dans la rue sous forme d’affrontements violents avec les forces de l’ordre ! Avec en toile de fond une multiplication des agressions contre les femmes, les rassemblements des partis de gauche, le saccage des sièges de l’UGTT, à l’intérieur du pays mais aussi à Tunis même, œuvre d’une organisation, les Ligues de protection de la révolution, affiliées, dit-on, au parti Ennahdha, et qui n’ont jamais été inquiétées.

C’est dans ce contexte que le syndicat UGTT a appelé à une grève générale pour le 13 décembre, pour exiger la dissolution de ces milices, avant d’y renoncer, par crainte de ne pas être en mesure de contrôler la situation. « Dans un contexte de division des forces progressistes et de tensions extrêmes, les milices islamistes auraient pu exploiter la situation et pousser au chaos », explique un syndicaliste. C’est d’ailleurs l’argument avancé par le secrétaire général de la centrale syndicale, notamment la situation sécuritaire dans le nord-ouest tunisien – accrochages avec des groupes islamistes armés entraînant la mort d’un gendarme. La crainte d’un scénario à l’égyptienne a également conduit le gouvernement à s’engager par écrit à prendre des mesures pour assurer la sécurité dans le pays.

 

Pour autant, en dépit de ce qui s’est passé l’été dernier – multiplication des incidents, aussi spectaculaires que violents, sur fond de surenchère identitaire et religieuse, faisant craindre le pire –, mais aussi pas plus tard que mardi, où la réunion du parti Nidaa Tounes, à Djerba, a été attaquée par des nervis islamistes, la Tunisie ne donne pas l’image d’un pays sombrant sous la coupe des fanatiques. L’affirmation, véhiculée par des médias européens, que des milices salafistes ferment les débits de boissons alcoolisées, intiment aux femmes le port du voile ou interdisent aux couples et aux femmes de s’attabler aux terrasses des cafés du centre de Tunis, est exagérée. Les femmes, notamment, occupent l’espace et se battent pour faire valoir leurs droits comme en cette soirée d’août, en plein mois de jeûne du ramadan, où elles étaient plusieurs milliers à défier les islamistes en manifestant dans le centre de Tunis. Elles sont loin de raser les murs comme s’ingénient à l’assurer ces mêmes médias.

  • Lire aussi :

Sami Dhahri, secrétaire général adjoint de l’UGTT : « Ennahdha fait dans la diversion »
Première victoire pour les syndicalistes de l’UGTT

Ennahdha joue avec le feu

Hassane Zerrouky

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:35

MONTEBOURG mine le Parc Amazonien de Guyane

En Guyane française, le Ministère du Redressement Productif vient de délivrer un permis d’exploitation minière dans un secteur du Parc National interdit à l’activité minière. Nos organisations ne comprennent pas cette décision unilatérale à contre-courant et demandent une annulation de cette autorisation incohérente.


Arnaud MONTEBOURG, le Ministre du Redressement Productif, vient de signer un arrêté octroyant à la société minière REXMA un permis d’exploitation minière de 10 km² à quelques encablures à peine du bourg de Saül, village porte du Parc Amazonien en Guyane, plus grand Parc National français.

Ce secteur écotouristique n’a pourtant absolument pas vocation à accueillir une mine industrielle. Le permis accordé est constitué par la partie amont de la vallée alluviale de la Crique Limonade, classée en zone de libre adhésion du Parc National. Directement en aval du permis, le bassin de la Crique Limonade bascule en zone cœur. Ce projet, risquant de porter atteinte non seulement à l’aire d’adhésion mais aussi cœur du Parc National, illustre à nouveau les difficultés que rencontrent les différents Parcs Nationaux et qui ont été dénoncées récemment par nos organisations ¹.

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2012 le Schéma Départemental d’Orientation Minière (SDOM) classe l’ensemble de la zone comme étant interdit aux activités minières, en raison notamment de l’importante richesse biologique du secteur.

Cette décision unilatérale d’Arnaud MONTEBOURG intervient dans un contexte local d’opposition au projet très marquée. Ainsi dès 2006, pour satisfaire les intérêts particuliers de l’entreprise, le Ministre de l’Industrie de l’époque avait autorisé les recherches minières dans ce secteur en passant outre les avis défavorables du Maire, de la Commission Départementale des Mines et du Préfet. Aujourd’hui encore, les habitants, la municipalité, les associations, ainsi que certaines collectivités et grands élus de Guyane s’indignent contre cette autorisation injuste.

Nos organisations ne comprennent pas cette décision ministérielle à contre-courant, intervenant dans une période bien particulière de réforme du Code Minier, de passage en consultation de la Charte du Parc Amazonien et de fragilisation des parcs nationaux.

Benoît Hartmann, porte-parole de FNE : « Nos organisations demandent l’annulation du permis. On ne peut plus se permettre de délivrer des permis qui mettent en danger le Parc National, de surcroît, en contradiction avec le Schéma Départemental d’Orientation Minière ».

¹ /fr/nos-dossiers/biodiversite/parcs-nationaux/

Télécharger la première carte en format PDF.

Télécharger la deuxième carte en format PDF.

Télécharger ce communiqué en format PDF.
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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 14:40
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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:48

 


 
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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 08:25

Une nouvelle victoire de Siné contre l’éditocratie

 

par Mathias Reymondle 24 décembre 2012


Charlie Hebdo a été  condamné une nouvelle fois par la justice à verser des dommages et intérêts au dessinateur Siné pour rupture abusive du contrat qui le liait au journal. Si nous nous réjouissons de cette victoire pour la liberté d’expression nous n’oublions pas aussi d’apporter notre soutien à Siné.


Rappel des faits : en juillet 2008, Charlie Hebdo publie une chronique de Siné dans laquelle celui-ci dénonce le prétendu opportunisme religieux de Jean Sarkozy. Extrait : « il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit ! » S’en suit une véritable fronde contre le caricaturiste qui mène à son licenciement de Charlie Hebdo pour cause « d’antisémitisme ».

 

Une grande partie des patrons de presse, des éditocrates et des philosophes de télévision ont alors soutenu Philippe Val – directeur de l’hebdomadaire – dans sa purge anti-Siné. Ainsi, Bernard-Henri Lévy, Alexandre Adler, Claude Askolovitch, Pascal Bruckner, Robert et Élisabeth Badinter, Laurent Joffrin... mais aussi Dominique Voynet ou Bertrand Delanoë n’hésitent pas à prendre leur plume pour attaquer Siné. La plupart de la rédaction de Charlie Hebdo se range même derrière Val dans cette affaire [1].

 

Pourtant, pour qui connaît un peu Siné et son œuvre, l’accusation d’antisémitisme est dénuée de fondement et même complètement farfelue. Ainsi que nous le rappelions en 2008 dans un article de soutien à Siné [2], ce licenciement est donc une véritable atteinte à la liberté d’expression.

 

Depuis, que s’est-il passé ? Philippe Val quitte Charlie Hebdo en 2009 pour prendre la direction de France Inter et renvoyer quelques chroniqueurs encombrants [3]. Il laisse la gestion de l’épave satirique à Charb qui n’a pas brillé par son courage dans cette affaire comme nous l’écrivions dans notre article sur l’histoire de Charlie Hebdo. En effet, au moment du licenciement de Siné, Charb était rédacteur en chef adjoint et avait pris parti... contre le chroniqueur, dans un éditorial amphigourique dans lequel il expliquait que Siné avait porté « atteinte » aux « valeurs essentielles » de Charlie Hebdo (rires).

 

Siné de son côté, soutenu par des milliers de personnes, a remonté la pente et lancé un hebdomadaire (Siné Hebdo) en septembre 2008 qui s’est muté en mensuel trois ans plus tard (Siné Mensuel). Mais surtout Siné a gagné. À deux reprises. Une première fois [4], le 30 novembre 2010, quand le tribunal de grande instance (TGI) a rendu un jugement dépourvu de toute ambiguïté : « Il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Maurice Sinet sont antisémites, (…) ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant (…). [De plus,] Il ne pouvait être demandé à Siné de signer et faire paraître une lettre d’excuse »Charlie Hebdo (plus précisément la société Les Éditions Rotatives) a été condamné à verser 20 000 euros à Siné pour rupture abusive de contrat.

 

En outre, pour le TGI,« la médiatisation de la rupture et le caractère humiliant de son annonce apprise en même temps que les lecteurs par la publication du numéro du 16 juillet 2008, ont causé à Siné un préjudice moral qu’il convient d’indemniser en lui allouant la somme de 20 000 euros ». Soit un total de 40 000 euros auquel il faut ajouter 5 000 euros de frais de justice.

 

Pourtant Charlie Hebdo a préféré faire appel. Et c’est ainsi que Siné vient de remporter une deuxième victoire, avec un jugement encore plus terrible pour l’hebdomadaire :

 « Charlie Hebdo est condamné une nouvelle fois par la justice à verser des dommages et intérêts au dessinateur Siné pour rupture abusive du contrat qui le liait au journal depuis 16 années. L’hebdomadaire dirigé par Charb devra également publier sur la couverture, un communiqué judiciaire sur un bandeau de 15 centimètres de haut sur toute la largeur sous peine d’astreinte de 2000 € par semaine. La cour d’appel de Paris par un arrêt du 14 décembre 2012 confirme ainsi le jugement de tribunal de grande instance de Paris du 30 novembre 2010. La cour condamne le journal à verser 90 000 € de dommages et intérêts et 15 000 € pour les frais de justice au lieu des 40 000 € et des 5000 € attribuées lors du premier jugement. » (extrait du communiqué de presse de Siné) [5]

 

Nous rappelions qu’au moment du premier jugement, les juges médiatiques de Siné (nommés plus haut) n’avaient pas fait la publicité de cette condamnation... Cette fois-ci, le silence est assourdissant.

 

À l’époque des faits, Laurent Joffrin, alors directeur de Libération, mais également proche de Philippe Val, s’était fendu de deux articles qui ne faisaient pas preuve d’une grande honnêteté intellectuelle. Dans le premier il n’hésitait pas à comparer la phrase de Siné aux œuvres complètes de Drumont, Maurras ou Brasillach. Dans le second, que nous avions décrypté en long et en large ici-même, il accumulait les insinuations, multipliait les omissions et surtout, réécrivait l’histoire. Maintenant que Siné a gagné deux fois, Joffrin, parti de Libération pour Le Nouvel Observateur, a choisi le silence. Quant au nouvelobs.com, il s’est contenté de reproduire le communiqué de l’AFP annonçant la victoire de Siné... sans rappeler les virulentes prises de position de Joffrin.

Les éditocrates ont la mémoire courte... ou la mémoire sélective.

Mathias Reymond

Notes

[1] Courageux, Tignous et Willem avaient publiquement soutenu Siné. Michel Polac et François Cavanna ont fait de même par la suite...

[2Face à Philippe Val, Charlie Hebdo et BHL, Acrimed soutient Siné.

[3] Voir notre article : « Le bal des faux-culs sur France Inter ».

[4] Voir notre article ici-même.

[5] Si l’on calcule bien, cela fait un total de 105 000 euros pour Siné... alors qu’il en a dépensé 100 000 en frais de justice pour les différents procès.

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Published by bruno fornaciari - dans MEMOIRES - HOMMAGES - SOUVENIRS
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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 10:54

 

Affairisme et information. Mauvais ménage

L’arrivée de Bernard Tapie à la tête de La Provence et des quotidiens régionaux du Sud-Est, s’est réalisée grâce à l’argent public acquis dans des conditions extrêmement troubles, sous le pouvoir UMP de Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde.
Pour cette acquisition, la bienveillance des banquiers a semblé être de mise. C’est le règne de l’affairisme, nous n’en sommes pas surpris, puisque nous le dénonçons chaque jour qui passe.

Un retour de Bernard Tapie en politique relèverait du burlesque. Il faut d'ores et déjà s’inquiéter pour l’avenir de la presse quotidienne régionale, dont notre démocratie a grand besoin pour informer et faire vivre le débat public.

 

Le goût de la com est une chose, le goût de l’information en est une autre. Les entreprises de presse ont déjà subi ces dernières années de larges coupes claires. Le changement de propriétaire, avec sans aucun doute quelques espoirs de rentabilité ou de plus-value, nous inquiète.

 

La situation des quotidiens de la presse écrite est catastrophique, comme en témoigne cette affaire. Elle risque d’être encore aggravée par la dégradation des conditions de distribution. Les pouvoirs publics doivent en prendre la mesure et agir, afin que la presse cesse de réduire la voilure et qu’elle ne puisse pas être le joujou d’affairistes en quête de tribune.

 

Pierre Dharréville, Secrétaire départemental du PCF13

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BRUNO FORNACIARI

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