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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 13:54

Si le Front de gauche la concrétisation d'une initiative stratégique du PCF pour résoudre les contradictions que nous n'avons pu surmonter en 2007 avec les collectifs anti-libéraux qui se sont avérés finalement destructeurs pour le combat unitaire et le PCF lui-même, il a fallu, pour le constituer d'abord, trouver des forces qui, pour une part, convergeait avec note analyse de la situation politique. Cette force était incarnée par deux hommes, Mélenchon et Dolez, dont ce dernier vient de claquer la porte du parti de Gauche créé alors pour permettre la mise en œuvre stratégique. Venus de la gauche du PS, ils n'épousent cependant pas toutes les analyses du PCF, sinon ils seraient des nôtres. Donc le FG historique est composé de deux forces politiques inégales, avec des points communs et des différences qui peuvent s'avérer être des contradictions à retombées stratégiques. C'est pourquoi, à mon sens, si ce rassemblement permet l'union et le combat sur des points communs à partir d'analyses similaires, déclinés sur des propositions, des mots d'ordre ou des programmes qui nous sont communs, il demeure des différences et des contradictions, ce qui est normal. Aussi, est-il fondamental et impérieux que notre Parti travail ses propres conceptions et analyses sur toutes les questions, politiques, économiques, anthropologiques, écologiques etc... Car la conception même du FG, ou la particularité de chacune des composante est préservée, assumée. Ce faisant elle conçoit également la lutte des idées à l'intérieur du FG pour faire prévaloir chacun ses options. Ainsi, les désaccords enregistrés dans les négociations sur la nature du FG, sur son organisation, son périmètre, son programme, son candidat à la Présidentielle et la répartition des candidats aux législatives, et aujourd'hui, sur le rôle de l'ex-candidat commun, les débats sur les adhésions directes au FG, le rôle dévolu aux assemblées citoyenne, leur conception, le rôle du PCF etc... sont encore, pour une part, d'actualité. Il faut constater que le Front de gauche a une dynamique propre, qui imprègne tout autant qu'elle résulte des différents composantes. Mais il ne saurait remplacer la particularité de chacune, "en compétition" en quelque sorte pour faire prévaloir ses solutions. C'est raison pour laquelle, il nous faut, au cours de ce congrès faire la clarté sur ce que nous comprenons de la nécessité du Parti communiste, de son rôle propre, de sa participation et de son apport au Front de Gauche, de ses objectifs et des moyens qu'il compte mettre en œuvre pour y parvenir. Il y a, sur de nombreuses questions, des différences et parfois, des désaccords entre nous. Il nous faut donc débattre. L'expérimentation ne peut se faire en dehors de la stratégie décidée en commun. Nous avons des règles de fonctionnement qu'il nous faut revoir et affiner pour permettre aux communistes de décider de leur politique et de la faire vivre sans effets pervers. La liberté d'opinion et d'option doit pouvoir s'exprimer dans le respect de chacun par la décision démocratique, et fraternelle si possible.

Par FORNACIARI BRUNO, le 06 janvier 2013 à 11:17.

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 13:49

Un des hôpitaux les plus reconnus au monde change sa vision au sujet du cancer.

L’hôpital John’s Hopkins Hospital est un hôpital universitaire situé à Baltimore dans l’État du Maryland aux États-Unis.
Fondé grâce à un don de John’s Hopkins, il est aujourd’hui un des hôpitaux les plus reconnus au monde et est classé pour la 17e année consécutive en première place du classement des meilleurs hôpitaux des États-Unis.
Après de nombreuses années à dire aux gens que la chimiothérapie est l’unique manière de traiter et éliminer le cancer, l’hôpital John Hopkins commence à dire aux gens qu’il y a d’autres alternativeque la chimio:

Une manière efficace de combattre le cancer est de ne pas donner à manger aux cellules cancéreuses avec ces aliments dont elles ont besoin pour se multiplier.

LES CELLULES DU CANCER S’ALIMENTENT DE :

a. Le SUCRE est un aliment du cancer. Ne pas consommer de sucre coupe un des éléments les plus importants des cellules cancéreuses. Il
existe des substituts du sucre comme la saccharine, mais ils sont faits avec de l’ Aspartame et sont très nocifs… Un meilleur substitut du sucre est le miel de manuka ou la mélasse mais en petites quantités.

Le SEL contient un additif chimique afin de paraître blanc. Une meilleure alternative pour le sel est le sel de mer ou les sels végétaux.

Le LAIT cause dans le corps la production de mucus, spécialement dans le conduit intestinal.Les cellules cancéreuses s’alimentent de
mucus. En éliminant le lait et en lui substituant du lait de soja, les cellules du cancer n’ont rien à manger, par conséquent elles meurent.

c. Les cellules cancéreuses murissent dans un milieu ambiant acide. Un régime à base de VIANDE ROUGE est acide, il vaut mieux manger du poisson et un peu de poulet à la place de la viande de bœuf ou de porc. De plus, la viande contient des antibiotiques, hormones et parasites qui sont très nocifs, spécialement pour les personnes cancéreuses. La protéine de la viande est très difficile à digérer et requiert beaucoup d’enzymes. La viande qui ne se digère pas reste dans le corps et se putréfie ce qui entraîne la création de plus de toxines.

COMMENT CONTRIBUER A LA SOLUTION DU PROBLÈME

a) Un régime de 80% de végétaux frais et jus, céréales, graines, noix, amandes et seulement un peu de fruits mettent le corps dans un milieu
ambiant alcalin. On doit consommer seulement 20% de nourriture cuite, incluant les haricots. Les jus de légumes frais provisionnent le corps
en co-enzymes qui sont faciles à absorber et arrivent aux cellules 15 minutes après avoir été consommés pour nourrir et aider à former des
cellules saines. Pour obtenir des enzymes vivantes qui aident à construire des cellules saines, on doit essayer de boire des jus de
légumes (pratiquement tous incluant l’alfafa) et manger beaucoup de légumes frais 2 ou 3 fois par jour.

b) Éviter de prendre du CAFÉ, THÉ ET CHOCOLAT, qui contiennent beaucoup de caféine. Le THÉ VERT est une meilleure alternative et a
des propriétés qui combattent le cancer. Il est préférable de boire L’EAU purifiée ou filtrée pour éviter les toxines et métaux lourds de
l’eau du robinet. L’eau distillée est acide, ne pas la boire.

c) Les parois des cellules cancéreuses sont couvertes par une protéine très dure. En évitant de manger de la viande, ces parois libèrent plus
d’enzymes qui attaquent les protéines des cellules cancéreuses et permet au systèmes immunitaire de détruire les cellules cancéreuses.

d) Quelques suppléments aident à reconstruire le système immunitaire: Floressence, Essiac, anti-oxydants, vitamines, minéraux, EPA – huile
de poisson) pour aider les cellules à lutter et détruire les cellules cancéreuses. D’autres suppléments comme la vit. E sont très connues
parce ce qu’elles causent l’apoptose,la méthode normale du corps pour éliminer les cellules inutiles ou défectueuses.

e) Le cancer est aussi une maladie du mental, le corps et l’esprit. Une attitude plus active et positive aidera le malade du cancer à
combattre et à se convertir en survivant. « La rage et l’incompréhension, le non-pardon mettent le corps dans une situation de stress et dans un milieu ambiant acide ». Apprendre à avoir un esprit aimable et amoureux avec une attitude positive est très bénéfique pour la santé. Apprendre à se relaxer et jouir de la vie.

F) Les cellules du cancer ne peuvent vivre dans une ambiance oxygénée. L’exercice journalier, la respiration profonde aide à recevoir plus d’oxygène jusqu’aux niveaux cellulaires. La thérapie d’oxygène est un autre élément qui aide à détruire les cellules du cancer.

1. Pas de contenants en plastique dans le micro-ondes.
2. Pas de bouteille d’eau dans le congélateur.
3. Pas de film plastique dans le micro-ondes.

g) Les substances chimiques comme les dioxines causent le cancer, spécialement du sein. La dioxine est très destructrice, Spécialement pour les cellules du corps.
Ne pas mettre au réfrigérateur ses bouteilles d’eau en plastique car le plastique « transpire » les dioxines et empoisonne l’eau.

Récemment, le Docteur Edward Fujimoto, directeur du programme Bien- Être à l’hôpital Castle, parut dans une émission télévisée et expliquait le danger de la dioxine.
Il a dit que nous ne devons pas mettre les contenants en plastique au micro-ondes. Spécialement les nourritures qui contiennent du gras. Il dit que la combinaison de gras et lla forte chaleur avec le plastique transporte la dioxine à l’intérieur de la nourriture et par conséquent ensuite à notre corps.

A la place, on peut utiliser du verre comme Pyrex ou de la céramique pour chauffer la nourriture.


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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 12:58

 

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2013: L’ANNEE DES REVOLTES POPULAIRES ?

5 janvier 2013 at 12:00 Poster un commentaire

Wurtz-L-humanité-dimanche« L’euro est sauvé! » Tel est le dernier cri de victoire des dirigeants européens. On souhaiterait pouvoir se réjouir de ce type d’annonce et de l’espoir qu’il véhicule. Nous  n’avons, en effet,jamais sous-estimé les risques immenses que ferait courir aux peuples un éclatement de la zone euro : déchainement des spéculateurs; hyper-concurrence entre les travailleurs des pays de l’ex-zone; « dévaluations compétitives » en séries; sans oublier la flambée des nationalismes et des populismes de tout poil…

Pour autant,le message officiel sur la « fin de la crise » est à la fois cynique et inquiétant.
Il est cynique en ce qu’il banalise les souffrances inouïes que ces mêmes dirigeants sont décidés à continuer d’imposer aux Européens au nom de ce « sauvetage » qu’ils prétendent réussi.

Les Grecs? La cure d’austérité délirante qui vient encore de faire plonger leurs revenus de 22,6% en un an (!) et prive 40% de la population d’assurance-maladie (!) se poursuit en 2013.

Les Portugais? Eux aussi à bout, à force d’« économies » et de « réformes » vont, en 2013, voir alourdir encore leurs impôts tandis que les sociétés espèrent voir le leur s’alléger de 25% aujourd’hui, à 10% demain ; un record!

Les  Irlandais ? Bruxelles les félicite vivement pour la sévérité du « choc de compétitivité » enduré depuis plus de quatre ans…mais les enjoint fermement à poursuivre ce plongeon social cette année.

Les Chypriotes? Ils payent au prix fort l’exposition des banques du pays à la dette de la Grèce si proche et subissent à leur tour le coup de massue exigé par la « troïka », tout en attendant dans la douleur depuis juillet dernier le premier euro d’ « aide »européenne. Plus près de nous,l es Espagnols et les Italiens voient-ils s’éloigner le spectre de la crise? Les premiers viennent de qualifier leur loi de finances 2013 de « budget le plus austère depuis le retour de la démocratie ». Les seconds font le bilan de l’action du « sauveur  de l’Italie »(Mario Monti) qui a placé son pays « à l’épreuve de la survie » (titre d’un rapport qui fait grand bruit à Rome). Or le voeu le plus cher de ses pairs européens est qu’il puisse continuer son œuvre cette année. Quant aux Français, le Président les a lui-même prévenus que, du fait de ses « choix pas faciles pour la compétitivité », « ça va être très dur » en 2013.

Oser parler de « sortie de crise » dans ce contexte révèle le peu de considération de ces dirigeants européens pour la dimension humaine et sociale de la crise de leur système. Désormais tranquilisés sur le sort de l’euro, ils risquent même de se montrer plus insensibles encore à l’enfer que leur « thérapie » fait subir aux peuples, plus sourds encore aux grondements qui montent des sociétés. C’est cette faute qui risque de changer la donne, en faisant de 2013 l’année des révoltes populaires.
Cette perspective confère aux forces de gauche une responsabilité essentielle : faire tout ce qui dépend d’elles pour que ces révoltes ne se traduisent pas par des émeutes du désespoir mais par des « insurrections » politiques, démocratiques, citoyennes et porteuses d’exigences claires de transformations sociales. A mesurer la mutation très prometteuse de la Confédération européenne des syndicats, la percée de formations progressistes clairement attachées au changement en Europe, les convergences à l’œuvre contre les politiques d’austérité, y compris parmi des économistes réputés « modérés », l’élévation sans précédent du débat d’idées sur les transformations à opérer à la Banque centrale européenne pour contrer la domination des marchés financiers, la force des exigences démocratiques …, il est permis d’espérer .
Bonne année 2013 !
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 10:15
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 08:33

La retraite assurée de François Chérèque

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A 56 ans, l'ex leader de la CFDT échappe au sort du commun des seniors et commence une nouvelle vie à l'Inspection générale des Affaires sociales.

L'ex-secrétaire général de la CFDT — qui a quitté ses fonctions fin novembre, passant le témoin à Laurent Berger — a été nommé jeudi en Conseil des ministres "inspecteur général des affaires sociales" sur proposition des ministres Marisol Touraine et Michel Sapin. A compter du 7 janvier, ce social-traître notoire, qui estime qu'augmenter le Smic pénalise les entreprises (les salariés, il s'en fout), "évaluera les politiques sociales afin d'éclairer la décision publique"...

L'IGAS, nouvel employeur de M. Chérèque, est un service interministériel de contrôle, d'audit et d'évaluation des politiques sociales qui réunit 130 experts de la "cohésion sociale" (famille, protection de l'enfance, lutte contre l'exclusion, travail social…), de la protection sociale (Sécu, prestations…), du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et de la santé.L'IGAS est, avec le Conseil d'État, la Cour des Comptes et l'Inspection générale des finances (IGF), l'un des grands corps administratifs de l'État où la patrie reconnaissante recase ses "fleurons" : ainsi Fadela Amara, déplorable secrétaire d'État chargée de la Ville du gouvernement Fillon 2, y fut nommée en janvier 2011 avec un salaire d'entrée de 8.000 € par mois hors primes. Pour la petite histoire, un inspecteur général en fin de carrière perçoit en moyenne 124.144 € annuels.

Bref : c'est une bonne planque. Et, selon la presse, M. Chérèque devrait également prendre la présidence du think-tank Terra Nova, fondation proche du PS et longtemps dirigée par feu Olivier Ferrand.

On le sait, la CFDT est un peu la branche syndicale du Medef. Et le successeur de M. Chérèque affiche le bon profil : il s'est dit prêt à un compromis sur des accords réduisant le temps de travail et les rémunérations en échange du maintien de l'emploi en cas de difficultés pour des entreprises (les fameux accords "compétitivité-emploi") !

Sachant que, pour être validé, l'accord "historique" portant sur la "réforme du marché du travail" initiée par le gouvernement doit être signé par au moins deux des quatre syndicats dits "représentatifs", on est mal barrés !!! La CGT et FO ont déclaré qu'elles ne signeraient pas un texte prônant plus de flexibilité. Par contre, à l'Unedic comme ailleurs, la CFDT et la CFTC ont toujours eu la signature facile devant le patronat. 

Que deux syndicats de salariés se couchent devant le Medef, c'est ce que le gouvernement attend, lui qui devra reprendre l'épineux dossier après le 11 janvier en cas d'échec des négociations. Le 31 décembre sur RFI, le secrétaire général de Force Ouvrière l'a soupçonné à juste titre de se défausser : «Je sens bien que du côté gouvernemental, ils aimeraient bien que les syndicats acceptent de la flexibilité pour qu’ils puissent la reprendre dans la loi sans qu’ils en soient responsables»...

Parti socialiste, CFDT ou CFTC : que des lâches et des vendus ! La promotion de François Chérèque nous prouve que trahir ceux que l'on devrait protéger, ça paye.

SH

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 08:29

POLITIQUE -  le 4 Janvier 2013

 

Tribune : A propos des censures du Conseil constitutionnel, par Patrick Le Hyaric

 

 

Pour Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, Député européen, Vice-président du groupe de la gauche unitaire européenne, les dernières décisions du Conseil constitutionnel posent beaucoup de questions qui méritent d’être méditées. Bien au-delà de la petite écume médiatique qu’on nous envoie au visage.

 Les dernières décisions du Conseil constitutionnel posent beaucoup de questions qui méritent d’être méditées. Bien au-delà de la petite écume médiatique qu’on nous envoie au visage.

La censure de la taxation à 75 %  pour les revenus de plus d’un million d'euros a été l’objet d’une émotion légitime de l'immense majorité des contribuables, lourdement sollicités par l’effort fiscal.

Mais,  « de l’autre côté du périph », dans les «beaux quartiers», nul doute qu’elle a été l’occasion de sabrer le champagne au-delà des fêtes de fin d’année.

L’annulation de cet élément de justice, même si sa portée est limitée, est d'autant plus amère comparée aux 20 milliards de recettes fiscales supplémentaires attendues pour 2013 sur la base d’un accroissement des impôts indirects et injustes, notamment, de la TVA et les taxes sur les carburants. Au moment même, où en ce début janvier, les familles populaires devront payer plus cher le gaz, l’électricité, les transports, les timbres, la redevance télé, etc…

Elle est odieuse si on la met en rapport aux 20 milliards d’euros de crédit d’impôts, programmés sur trois ans, octroyés sans aucune contrepartie aux entreprises. La ristourne fiscale de 30 et 40 millions d'euros faite au fossoyeur des hauts fourneaux de Florange en fait partie. Elle est comme un emblème de ce qu'il ne faudrait pas faire pour redresser le pays et l'emploi. C'est sans doute pour cela que cet élément n’est pas à la une des journaux radios-télévisés ? On préfère nous passer le mauvais film de ceux qui cherchent la nationalité belge ou russe. Faut-il en rire ou en pleurer ?

Ajoutons qu’entre la proposition portée par le candidat Hollande et le vote du budget, la disposition présentée comme emblématique « de gauche » avait déjà été peu à peu vidée de sa substance. Les sportifs et les artistes devaient être partiellement exonérés. Certains revenus exceptionnels aussi plus tard. Il a même été envisagé de limiter la somme à 2 millions d’euros pour un couple.

Rappelons aussi que pour être assujetti à cette tranche de 75%, il faut gagner au moins…. 60 fois le SMIC. 

Le Conseil constitutionnel creuse les déficits en exonérant le capital.

Un débat s’est engagé sur le montant des «coups de canif» du Conseil constitutionnel au projet voté par le Parlement. Il constitue un manque à gagner de 500 millions d’euros selon le gouvernement, ou de 700 millions d’euros selon d’autres sources. Combien d’instituteurs, d’infirmières, d’agents de pôle emploi pourrait-on rétribuer avec une telle somme ?

A l’examen, c’est sur la nature des mesures  retoquées  qu’il faut porter attention. Au détail près, toutes les mesures repoussées ont un commun dénominateur. Elles concernent les hauts revenus ou les revenus du capital.

Censurée la «charge excessive» sur les «retraites chapeau », ces retraites en or des grands patrons.

Censurée   la «charge excessive» sur les «bons anonymes», sur les gains des «stock-options»,  sur les « actions gratuites ».

Censurée la « charge excessive » sur les rémunérations des hauts-dirigeants des grandes entreprises de même  que  celle sur  les  « plus-values immobilières sur les terrains à bâtir» dont bénéficient les gros promoteurs.

En réaction à ces décisions, les porte-paroles de la droite et de l’extrême-droite, associés au syndicat des puissances de l’argent ont affiché une mine triomphale.

Pour annuler la mesure de taxation à 75% des revenus de plus d’un million d’euros, l’argumentaire du Conseil constitutionnel s’est appuyé sur une règle de la fiscalité française qui consiste à prendre en considération pour l’imposition les foyers fiscaux et non les individus. Un jugement rendu froidement au nom du principe de l’égalité devant l’impôt. Ainsi, le Conseil Constitutionnel déclare que : « l’article 12 instituait une contribution exceptionnelle de solidarité de 18% sur les revenus de chaque personne physique alors que l’impôt sur le revenu pesant sur les mêmes revenus, ainsi que la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus de 4%, sont prélevés par foyer. Ainsi deux foyers fiscaux bénéficiant du même niveau de revenu issu de l’activité professionnelle pouvaient se voir assujettis à la contribution exceptionnelle de solidarité de 18% ou au contraire en être exonérés selon la répartition des revenus entre les contribuables composant le foyer. Le législateur ayant ainsi méconnu l’exigence de prise en compte des facultés contributives, le Conseil Constitutionnel a, sans se prononcer sur les autres griefs dirigés contre cet article, censuré l’article 12 pour méconnaissance de l’égalité devant les charges publiques ».

Les services de Bercy connaissaient certainement ceci. Pourtant ils ont quand même fait voter le texte par le Parlement avec ce vice juridique. Pourquoi le Conseil d’Etat n’a-t-il pas alerté sur ces problèmes ?

La réponse se trouve sans doute dans un billet de Christian Eckert, rapporteur de la commission des finances, publié sur son blog. Dans celui-ci, il évoque le fait qu’il avait explicitement souligné ce «point-faible» de la proposition gouvernementale au cours des discussions préparatoires à la loi de finance. 

La mesure était conçue comme une taxe « individualisée » et non comme un impôt  «conjugalisé » explique-t-il : «Nous l'avions conçue et bâtie comme un outil de dissuasion des salaires exorbitants, pas comme une tranche supplémentaire de l'impôt. Ainsi, un couple où chacun gagne 600 000 euros n'était pas taxé. Un autre couple où l'un gagne 1 200 000 euros et l'autre rien, l'était. Chaque couple dispose pourtant du même revenu. »

Demeurait cependant une ambiguïté pour le député socialiste, ambiguïté concernant l’interprétation de son statut, « impôt » ou « taxe ». Celle-ci l’avait amené à élaborer un amendement en vue de parer à un éventuel rejet de la mesure.  « J'avais, continue-t-il, sur le conseil avisé de mon équipe d'administrateurs à l'Assemblée Nationale, fait préparer un amendement pour éviter cette distorsion entre foyers fiscaux. Comme toujours, cela a été évoqué avec le cabinet du Ministre du Budget en amont des séances publiques pour éviter que le rapporteur du Budget soumette un amendement qui ne recueille pas l'assentiment du Gouvernement qu'il soutient. On m'a dissuadé de déposer cet amendement

Qui est ce « on » ?

La vulnérabilité de ces articles était donc bien connue des services de l’Etat. Pourquoi le gouvernement a-t-il alors pris le risque de les voir «retoqués» et repoussés à une échéance ultérieure.

Un coup à gauche ou une volonté ?

La taxation à 75% était devenue emblématique pour François Hollande, à tel point qu’elle lui a permis de relancer sa campagne électorale du « côté gauche », au moment où Jean-Luc Mélenchon perçait dans les enquêtes d’opinion.

Ce symbole ne concernait que 1500 contribuables et surtout il ouvrait un vide entre le taux de 45% et celui à 75%. Mais après le discours du Bourget sur la finance, il permettait d’ancrer le candidat socialiste dans la tradition de la gauche française.

Mais, paradoxalement, la manière dont cette mesure a été avancée et la manière dont elle a été votée, puis la manière dont est exploitée la décision du Conseil constitutionnel, a affaibli le mouvement vers une vraie réforme fiscale. Ceci donne même prétexte à une incroyable campagne politique et médiatique contre « l’impôt » et même contre l’impôt des plus fortunés qui « s’enfuient ». Drôle de retournement de situation alors que les travailleurs, les retraités, riches ou pauvres, vont payer plus d’impôt avec le gel des barèmes, mais surtout avec les impôts indirects, de la TVA aux taxes sur les carburants.

Décision constitutionnelle ou politique ?

Ce même Conseil constitutionnel déclarant conforme le dernier traité européen, alors qu’il retire des pouvoirs de souveraineté budgétaire au Parlement, a émis cette fois encore des jugements de caractère politique sur les décisions du Parlement lui-même.

En déclarant par exemple que l’article sur les « retraites chapeaux » taxant à 75,34%, violait le principe « d’égalité devant l’impôt » pour le ramener à 68,36%, le Conseil constitutionnel opère un coup de force contre le législateur.

Lorsqu’il annonce la prorogation d’une « niche fiscale » sur les successions en Corse, au motif qu’elle serait illégitime, il se substitue aux élus de la Nation pour trancher une question politique, celle de « la nature de l’intérêt général ».

Le Conseil constitutionnel n’est-il pas en train de contester au Parlement la définition de ce qui est de l’ordre de l’intérêt général ? N’est-ce pas un pas de plus dans la perspective de la mise en œuvre du traité européen qui va jusqu’à obliger les Etats à laisser les institutions européennes décider de la nature des impôts qu’ils peuvent lever et des dépenses publiques qui seraient autorisées ?

Maintenant un débat sur la réforme fiscale

Au vue de tous ces éléments et des déclarations du Premier ministre, on peut craindre que le sort de la disposition emblématique du candidat François Hollande à la présidentielle rejoigne celui fait à ceux qui ont été baptisés « pigeons », ou de l’ISF sur les œuvres d’art.

Ce chantier ne peut pas attendre juin ou septembre.

Si une rectification devrait être présentée en urgence, au-delà, un débat s'impose sur une réforme en profondeur pour une fiscalité progressiste qui reste à faire. On ne peut en effet laisser dicter la loi par un gouvernement des juges !

Celle-ci passe effectivement par le relèvement du niveau de taxation des grandes fortunes et des revenus spéculatifs.

Notre système fiscal, tant national que local,  est fortement  injuste. Il pèse trop lourd sur le travail  et est trop léger pour le capital. Pesant sur la consommation des ménages et les PME, il est contreproductif pour l’emploi et pour le développement du bien-être social.

Pour les hauts revenus, des taux supérieurs à 80 et même 90 % ont été pratiqués, notamment aux Etats-Unis au lendemain de la Seconde Guerre et jusqu’aux années 1980.

Il conviendrait de revenir à une réelle progressivité, avec neuf tranches au lieu de cinq actuellement.

Créer un impôt sur les donations et successions pour  les grands patrimoines, instaurer un véritable impôt sur la fortune qui prenne  en compte tous ses éléments sont des mesures urgentes qu’il faut avoir le courage de prendre au plus vite. Supprimer les niches fiscales qui permettent aux plus grandes entreprises d’échapper en partie à l’impôt peut rapporter 50 milliards immédiatement va de pair avec une diminution  du taux de TVA sur les produits de consommation courantes.

La fiscalité des entreprises peut être révisée dans le sens d’une modulation en fonction de l’utilisation des bénéfices afin de favoriser celles qui les réinvestissent pour l’emploi, le développement productif durable, la formation de salariés et la recherche.

Ce ne serait que justice si la  décision « très politique » du Conseil constitutionnel permettait d’ouvrir un vrai débat populaire sur l’indispensable réforme progressiste de la fiscalité.  

Menons-le ! Et agissons ensemble en ce sens !

Patrick Le Hyaric

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 18:56

 

D’abord, ça commence mal avec les hôtesses de Cubana de Aviacion à qui on a l’impression d’avoir infligé une peine de travail obligatoire et dont l’attitude constitue aux yeux des passagers une triste première image de la Grande Ile. Rien à voir avec les jeunes ingénieurs, techniciens, professeurs, musiciens, simples employés, serveurs rencontrés au fil du voyage et n’ayant pas, eux, la possibilité financière de voyager à l’étranger. Ils affichent la jeunesse éduquée, souriante, confiante et enthousiaste d’un pays en plein mouvement. Ils sont les enfants de Fidel et de Raul Castro, des anciens guérilleros, des combattants aujourd’hui vieillissants qui progressivement vont disparaître.

 

Je rentre de Cuba trois ans après mon dernier séjour dans l’île. Je m’interrogeais sur l’application des réformes annoncées, il y a un an et demi. L’explosion des activités économiques en tous genres, de la restauration au réparateur de vélo, de l’industrie pharmaceutique à la serveuse de café sur le pas de sa porte, du vélo-taxi au tourisme de masse et surtout le spectaculaire succès des réformes agraires avec champs et pâturages accueillant des troupeaux de vaches et de chèvres ainsi que les  cultures maraichères et les jardins urbains confirment la nouvelle étape franchie par Cuba dans son développement malgré le blocus criminel imposé depuis plus de 50 ans par les Etats-Unis. Imaginez, une seul instant, que la France ait été bloquée pendant un demi siècle à ses frontières avec la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne!

 

A Cuba on n’a pas  – pour l’instant – de pétrole mais le système D, on connaît. La propreté des villes (à part quelques quartiers à la Havane), des bas-côtés des routes surprend. « Ici, je vois parfois la pauvreté, pas la misère », glisse Irène, une amie française.

 

Pour apprécier les progrès enregistrés à Cuba, il faut sortir des sentiers touristiques : pour les Canadiens, le ghetto de Varadero limité au soleil, à la plage et au mojito; pour les Européens, le vieux quartier de la capitale et la ville coloniale de Trinidad transformés en réserve à peaux blanches où sont lâchés les chasseurs d’euros et autres marchands de souvenirs. Un mal que Fidel Castro en personne regrettait lors d’une interview conduite par Roland Leroy, alors directeur de « l’Humanité », conscient « du danger de la dollarisation des esprits. Mais comment survivre sans utiliser au maximum notre potentiel ? » Cuba ce n’est pas seulement Varadero et Trinidad. Cuba, c’est autre chose.

C’est Isabel, 30 ans, agronome, qui explique qu’après la chute de l’URSS, premier acheteur de sucre, la moitié des terres consacrées à la canne a été distribuée aux paysans -  leur pouvoir d’achat a triplé - pour favoriser l’élevage et les cultures. C’est Helena, ingénieur agronome, qui nous vante les différentes plantes utilisées pour combattre le cancer, les maladies du foie, cardio-vasculaires et…pour stimuler la sexualité. C’est Jorge chargé de la visite de l’Eglise de Remedios et sa vierge enceinte qui s’étonne d’une question sur les libertés religieuses. « Ici, toutes les église sont ouvertes », dit-il, avant de rejoindre l’un des deux bistrots de la place «  La Foi » et « le Louvre ».  C’est Maria, la directrice d’une crèche et d’une maternelle accueillant des enfants de 1 à 5 ans, chaque classe étant encadrée par une enseignante et trois assistantes. Ce sont les petits villages traversés tous dotés d’une école et d’un dispensaire.

Cuba, c’est aussi Manuel et Yara. Il est médecin, bac plus 10, spécialiste des maladies infectieuses, elle est biologiste. Pour arriver jusqu’à chez eux «  t’arrives au bout de la route. Le Parti est à droite, tu prends à gauche », s’amuse un passant. Manuel et Yara, enfants de paysans, doivent «  tout à la révolution ». Mais, ajoutent-ils, « nos salaires sont trop bas et le simple guide de tourisme gagne dix fois plus que nous. » Manuel et Yara se transforment en restaurateur le temps d’une soirée pour gagner les euros nécessaires à l’achat d’un ordinateur. Cuba, c’est aussi Sarah fière de ses fils ingénieurs « gagnant beaucoup d’argent en Floride » et qui considère «  normal » que ses enfants aient été formés par l’école cubaine pour se mettre après au service du capitalisme yankee. La fuite des cerveaux ne préoccupe pas Sarah. En revanche, l’argent envoyé par ses fils est le bienvenu.

 

Cuba va mieux. Les années terribles de l’après camps socialiste sont à ranger au rayon du passé. Les réformes économiques ont donné un nouveau souffle au pays. L’environnement progressiste latino-américain avec notamment le Venezuela, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur est plus favorable à la révolution cubaine. Les Etats-Unis ont tenté et tentent toujours d’étrangler Cuba qui a investi dans les intelligences et les nouvelles technologies et échange désormais son savoir faire contre du pétrole et autres produits. Des milliers de médecins cubains sillonnent l’Amérique du sud. Ils sont devenus les champions dans des secteurs comme l’ophtalmologie, le cancer, les maladies de peau… mais devraient consacrer une part de leurs efforts à la lutte contre l’obésité, les Cubains passant trop de temps à manger le plus souvent sucré.

 

Cuba va mieux. A Washington, cette évolution ne plaît guère et aucune mesure n’est envisagée pour mettre fin au blocus et au scandaleux maintien en prison des 5 patriotes cubains envoyés à Miami pour combattre le terrorisme  après accord des services spéciaux US et alors qu’une vague d’attentats frappaient la Havane.

 

Cuba va bien. A ceux qui pensent que le prétendu standard « démocratique » européen doit s’appliquer  partout dans le monde, les responsables cubains répliquent : « Croyez-vous qu’un pays sous blocus, agressé depuis tant d’année soit le meilleur terreau pour l’épanouissement de toutes les libertés ? » La Grande Ile fait parler d’elle depuis 50 ans alors que les autres pays proches restent dans l’anonymat. N’y a-t-il pas là une source de réflexion ? Ne faut-il pas se demander pourquoi les médias consacrent des kilos d’informations aux opposants dont il est prouvé que la plupart sont payés par les services nord-américains et tout récemment ont observé le silence sur les effroyables dégâts provoqués par l’ouragan Sandy dans la partie orientale du pays ? Peut-être parce que Cuba a su limiter les pertes humaines alors qu’à New York les victimes se comptent par dizaines.

 

Radio Reloj, la radio qui donne l’heure chaque minute et 24 heures sur 24, n’est pas près d’arrêter d’émettre tellement les Cubains la considère comme patrimoine national. Comme la révolution qui malgré les années, les échecs et les progrès reste vivante dans le cœur de la majorité des Cubains.

José Fort

L’Humanité Dimanche  (3 au 9 janvier 2013)

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 11:01

 

Social-Eco - le 4 Janvier 2013

Dans l'Humanité ce vendredi : Le grand bluff de la "confiscation"

Alors que la droite fait pression pour obtenir l'abandon définitif du projet de taxation des revenus des super-riches, des voix à gauche s'inquiètent de l'attitude du gouvernement. Comme Jean-Marc Durand, économiste et membre de la commission économique du PCF, qui prône "une réforme de toute la fiscalité".


Comment réagissez-vous à la controverse sur la taxation à 75 % des plus hauts revenus ?


Jean-Marc Durand. Le retoquage des « 75 % » est un très mauvais signe donné. On pouvait toutefois s’y attendre puisque, dès le départ, il y avait quelque chose qui n’était pas très juste en termes juridiques dans l’énoncé du projet : en France, on travaille sur la notion de foyer fiscal et non d’individu. Aujourd’hui, des voix s’élèvent, à droite, mais aussi parfois à gauche, pour dénoncer le caractère confiscatoire de cette mesure. En réalité, au haut niveau de revenu auquel cette taxation s’adresse – au-delà du million d’euros –, et sachant qu’il s’agit d’un impôt progressif, c’est loin d’être confiscatoire, c’est marginal. Et à peine plus de 1 500 contribuables sont concernés.

 

Comment, selon vous, établir une fiscalité efficace 
touchant les plus riches ?


Jean-Marc Durand. Il faut une réforme complète du barème de l’impôt sur le revenu, en rétablissant une réelle progressivité, en allant au minimum vers 9 tranches, au lieu des 5 tranches actuelles. Et porter le taux sommital de cet impôt à 65-70 %. Et il faut concevoir une accélération de la progressivité à partir d’un revenu se situant entre 30 000 et 35 000 euros par an, par foyer fiscal. D’autre part, l’ensemble des revenus des contribuables, du travail comme du capital, doivent y être soumis. Il s’agit, dans cette optique, de revoir toutes les niches fiscales participant à baisser l’impôt des plus riches – cette « optimisation fiscale » qui coûte plus de 50 milliards d’euros à l’État. Ensuite, il faut élever les taux de l’impôt de solidarité sur la fortune au-delà du premier effort qui vient d’être fait et en prenant en compte les biens professionnels.

 

La réforme fiscale ne doit-elle s’appliquer 
qu’aux revenus des personnes ?


Jean-Marc Durand. Non. L’affaire Depardieu braque les feux sur la fiscalité sur les hauts revenus, qui, en effet, doivent contribuer davantage, mais cela risque de détourner l’attention de la question centrale du financement public par les entreprises. Aujourd’hui, la fiscalité dans son ensemble, TVA et impôts locaux inclus, pèse lourdement sur les ménages moyens. Or, il nous faut donner de l’air aux budgets publics et sociaux. Pour cela, il s’agit d’élargir la base de la fiscalité, donc de relancer l’activité économique. Ce qui pose la question à la fois d’une autre politique du crédit et d’une réforme de la fiscalité des entreprises pour y introduire de la progressivité et une modulation en fonction de l’utilisation des bénéfices pour le développement de l’emploi, la formation, la recherche.

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Entretien réalisé par Yves Housson

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 10:37

 

Politique - le 3 Janvier 2013

Marie-George Buffet: "C'est le moment de travailler à une fiscalité qui soit vraiment progressive"

La députée communiste Marie-George Buffet a invité à rebondir, suite à la censure par le Conseil constitutionnel de la taxe à 75%, et d'en profiter pour "travailler à la grande réforme de la fiscalité dont nous avons besoin".


"Transformons cette décision, que l'on peut regretter, en une chance pour la gauche. Puisque les 75% sont retoqués, c'est le moment de travailler à la grande réforme de la fiscalité dont nous avons besoin", a déclaré Marie-George Buffet sur RFI. L’ancienne secrétaire nationale du PCF a toutefois contesté la composition du Conseil constitutionnel, trop politique : "cet organisme n’est pas représentatif de notre nation. Ceci dit, transformons cette décision en une chance pour la gauche". "C'est le moment de travailler à une fiscalité qui soit vraiment progressive, qui ne touche pas simplement les revenus du foyer mais qui touche aussi le capital". "Allons-y ! Travaillons ! Mettons-nous sur le chantier ! L'Assemblée nationale va bientôt reprendre, on peut y travailler tout de suite", a-t-elle conclu.

 

 

 

Le Conseil constitutionnel avait censuré samedi l'impôt à 75% sur la tranche de revenus supérieurs à un million d'euros, contenu dans le projet de loi de finances 2013, estimant qu'il souffrait d'une "méconnaissance de l'égalité devant les charges publiques". Lire à ce sujet : La « charge excessive », alibi de la censure

 

Marie-George Buffet a conclu l’entretien en assurant que l’année 2013 serait une année d’opposition constructive pour le parti communiste mais aussi pour le Front de gauche, avec le lancement d’une grande campagne contre l’austérité.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 10:30

 

capture d'écran du film de voeux

  - le 3 Janvier 2013

Estampuis souhaite bonne année à Depardieu et son passeport russe (vidéo)


Alors que Vladimir Poutine a accordé ce jeudi la nationalité russe à Gérard Depardieu, Estampuis s'est déguisé en Gaulois d'Astérix pour accueillir l'interprête d'Obélix, pas encore installé dans cette commune belge peuplée d'exilés fiscaux français.


Le bourgmestre (maire) d'Estampuis ainsi que plusieurs personnels de la commune se sont grimés en Gaulois version Gosciny et Uderzo, dans une vidéo postée sur Facebook, pour présenter les voeux 2013 aux administrés de la commune. Daniel Senesael, qui avait présenté ses voeux 2012 en slip et en chanson ("Tout nu tout bronzé" de Carlos), a souhaité mercredi "une année pleine de folix!" aux habitants d'Estaimpuis, dans ceclip de trois minutes présenté aussi à la cérémonie des voeux.

 

Notoriété


Portant casque et moustache, "Senesaelix" s'est félicité de la nouvelle notoriété de sa commune. Grâce à l'arrivée de Gérard Depardieu dans le hameau de Néchin, "des millions de Français peuvent placer Estampuis sur une carte", s'est félicité Daniel Senesael lors de la cérémonie des voeux. "Si un touriste demande où se trouve la cathédrale de Tournai (le site le plus visité de la région, NDLR), on dira désormais que c'est juste à côté d'Estaimpuis", a ajouté le bourgmestre socialiste, cité par l'agence Belga.

 

Et peu importe si certains Français s'installent à Estampuis pour échapper à l'impôt. "On n'a pas attendu Obélix pour savoir comment ça se passe avec les Français, riches ou pas, qui s'installent ici. Et ça se passe très bien", a déclaré le bourgmestre.

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BRUNO FORNACIARI

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