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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:24

Social-Eco

Les Sanofi ont réponduy présent ! Photo Facebook des Licenci'elles

Social-Eco - le 29 Janvier 2013

Des centaines de salariés de PSA, Sanofi et Virgin, des Champs-Elysées à l’Assemblée

Plusieurs centaines de salariés de PSA, Sanofi, ex 3 Suisses ou Virgin se sont rassemblés mardi à la mi-journée à Paris devant le magasin emblématique du Virgin des Champs-Elysées. Soutenus par le Front de gauche, le cortège est passé par le ministère du Travail, jusqu’à l’Assemblée nationale pour réclamer une loi contre les licenciements boursiers.


Des banderoles de chacune des entreprises disaient entre autres "Sanofi-Sanofric" ou "Butler menteur", en référence à l'actionnaire majoritaire de Virgin considéré par les salariés comme "principal responsable de la situation", c'est-à-dire la mise en redressement judiciaire du groupe. Une grande banderole flanquée d'un "Non à la fermeture de PSA Aulnay" était aussi brandie à l'entrée du magasin phare de Virgin sur les Champs-Elysées.


Les salariés de Virgin se sont mobilisés en masse, avec de 500 à 600 travailleurs du distributeur de biens culturels dans la rue, selon les syndicats. "On est tous en lutte aujourd'hui contre les pratiques de voyous", a dénoncé Guy Olharan, délégué CGT du groupe Virgin, placé le 14 janvier en redressement judiciaire assorti d'une période d'observation de quatre mois par le tribunal de commerce de Paris.

 

Des salaries de Goodyear, Sanofi, PSA, Valeo, Faurecia, Bigard, Pilpa, Fralib, Ford, Crédit Agricole, ZF, Haribo, Coca-Cola, Merck, Samsonite, Sodimedical… Avec Goodyear et Valeo, ils étaient nombreux à venir d’Amiens ce mardi. Des Sanofi sont eux venus depuis Toulouse. Un salarié de Candia venu de la Sarthe -entreprise dont trois sites et 313 emplois sont menacés- a expliqué être venu "soutenir des salariés de tous ces groupes qui sont en train de nous licencier". A l’appel des Licenci’elles, ils manifestent pour demander "une vraie sécurisation de l'emploi" qui passe par une loi contre les licenciements dans les groupes qui font du profit.


Ils portent des t-shirts rouges sur lesquels on pouvait lire ce message en lettres blanches : "non aux licenciements dans les groupes qui font des profits". Une délégation de huit personnes, représentant la plupart des entreprises présentes, a été reçue au ministère du travail. Une proposition de texte contre les licenciements boursiers a été transmise.

 

Venu apporter son soutien, Pierre Laurent, numéro un du PCF, a prôné une "convergence de tous ces mouvements pour exiger une loi contre les licenciements boursiers". Voir : Pierre Laurent apporte son soutien aux salariés de Virgin (vidéo)


"Butler est un voyou, un parasite", a déclaré Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), avant d'ajouter: "Nous sommes ici pour vous adresser un salut fraternel, car il ne faut pas baisser les yeux et ne pas se résigner." "Les convergences des luttes commencent à se faire et le gouvernement a du souci à se faire", a déclaré quant à lui Olivier Besancenot (NPA). Le président du groupe parlementaire Front de gauche, André Chassaigne a de son côté annoncé un nouveau texte de loi pour interdire les licenciements boursiers à proposer d'ici une dizaine de jour.

 

Les salariés de Virgin se sont rendus ensuite devant le siège de l'actionnaire majoritaire Butler, tandis que les salariés des autres entreprises ont rejoint le rassemblement devant le ministère du Travail.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 07:26

TOUS ENSEMBLE POUR METTRE EN ECHEC L’ACCORD DE REGRESSION SOCIALE

L’accord conclu le 11 janvier dernier entre le MEDEF et 3 syndicats minoritaires emmenés par la CFDT a été immédiatement salué par François HOLLANDE. Celui-ci courait après un accord  « Historique » il obtient un « succès du dialogue social ».

Et maintenant il n’y aurait rien de plus urgent, rien de plus essentiel, en matière sociale que de faire voter par l’Assemblée nationale et le Sénat une loi qui transcrit cet accord de trahison. Le calendrier est fixé. Le projet de loi sera présenté en mars en conseil des ministres, soumis au conseil d’état, examiné en urgence à l’Assemblée nationale et au Sénat en avril. La promulgation de la loi se ferait en mai

L’accord signé le 11 janvier entérine des reculs fondamentaux contre le droit des travailleurs.

Il institutionnalise la précarité par la généralisation des contrats à durée indéterminée, intermittents et des contrats de projets, instaure la fléxibilité  en généralisant la mobilité, la fléxibilité des horaires et des salaires.

Les droits des salariés sont taillés en pièces : reculs des droits collectifs et des institutions représentatives du personnel en cas de licenciements économiques, plus grandes difficultés pour les recours des salariés.

Les patrons seront mieux protégés contre d’éventuelles actions en justice.

On comprend pourquoi la présidente du MEDEF parle d’accord historique, et adresse ses félicitations au président de la République.

Après cela comment ne pas appeler chat un chat, et dire publiquement que le président de la République et son gouvernement- qui se prétendent toujours de gauche- agissent comme des gérants loyaux du capitalisme, celui des actionnaires, et de l’obsénité des richesses.

Leurs décisions sont marquées de l’empreinte du pacte budgétaire européen signé par F.Hollande. Le monde du travail se trouve en légitime défense.

Aujourd’hui la politique mise en œuvre doit être combattue avec la plus grande détermination.

Libre à celles et ceux qui à gauche affirment toujours * "nous ne sommes pas dans une situation de contestation. Nous faisons des propositions"

Pour les semaines à venir l’objectif prioritaire est de créer les conditions pour la mise en échec de la ratification par les assemblées de la loi qui reprendra l’accord de trahison conclu par la CFDT. Il convient de faire  largement connaitre la  vérité sur le contenu de cet accord afin de créer les conditions d’une puissante riposte de masse

Sans attendre, les parlementaires, en particulier les socialistes et les verts, devraient voir leurs permanences envahies par des délégations. Délégations et manifestations devraient aussi se faire entendre près des préfectures. Sans attendre il conviendrait aussi d’annoncer la tenue d’un colossal rassemblement populaire devant l’assemblée nationale le jour ou s’ouvrira le débat pour faire voter la loi de régression sociale. Obtenir le rejet de cette loi est un objectif réalisable.   

La cocotte bout, il faut que ça sorte* .Les parlementaires tiennent à être réélus lors des prochaines élections. Empruntons à nos amis Espagnols le fameux  NO PASARAN                                

Guy Poussy

    *MG BUFFET l’Humanité vendredi 25 janvier page 4

    *Jean Claude MAILLY

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:28

Didier Porte refuse 340 000 € pour une pub Peugeot

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Didier Porte annonce avoir refusé un juteux contrat publicitaire de 340 000 € proposé par Peugeot

Didier Porte annonce avoir refusé un juteux contrat publicitaire de 340 000 € proposé par Peugeot | AFP / Kenzo Tribouillard

Quand Didier Porte balance, ça ne passe pas inaperçu. Surtout quand il s'agit de 340 000 € que l'humoriste, chroniqueur à RTL et Médiapart, affirme avoir refusé pour une publicité Peugeot. Il s'en explique dans une tribune parue dans le journal Le Monde de ce jeudi 10 janvier. 
 

 

Celui qui s'était fait licencier de France Inter en 2010 (il a gagné son procès face à la radio pour licenciement abusif en avril 2012) s'insurge de la très juteuse proposition offerte par la marque au lion pour devenir la voix de sa prochaine campagne radio. «C'est la première fois que je reçois une telle offre de service, mais je sais déjà quelle sera ma réponse. Pas question pour moi, par principe, de collaborer à cette odieuse entreprise de décervelage collectif (pour faire court) que constitue la publicité. Pour qui me prend-on, sapristi ? ! Par la moustache de la mère Denis, je ne suis pas l'ami Ricoré !», écrit-il.

«Peugeot licencie et ils sont prêts à lâcher 400 000 boulards pour un spot radio»

340 000 €, c'est le cachet qu'on lui propose. Et encore. «On comprend que c'est une base de départ et qu'il n'est pas interdit de négocier. A la louche, je dirais que les 400 000 boules ne paraissent pas hors d'atteinte. 400 000 euros pour une vingtaine d'heures de travail effectif dans une année, 20 000 euros de l'heure», calcule-t-il.

Pour lui, pas question de se «rendre complice d'une opération aussi douteuse que celle consistant à pousser [mes] contemporains à la consommation, en échange de l'opportunité d'accroître la mienne.» Avant de se fendre d'une diatribe fustigeant l'entreprise tricolore en relatant la conversation qu'il a eu avec sa compagne à propos de cette offrande. «Tu te rends compte ! Peugeot licencie à tour de bras, ils vont supprimer 6 000 emplois et fermer l'usine d'Aulnay-sous-Bois rien que cette année et ils sont prêts à lâcher 400 000 boulards à un gauchiste pour une poignée de spots radio à la con ! Ah, elle est bien gérée, la boîte !»

«Redistribuer le pognon»

Enfin, il explique avoir tout de même réfléchi, tergiversé pour peut-être «redistribuer le pognon» avant de décliner. Puis décider de raconter parce qu'il «adore» se «faire mousser». Et de conclure que «de toute façon, je n'avais pas le choix. Si j'avais accepté cette proposition (et décroché le contrat), mon public (hum !) m'aurait immédiatement lâché en rase campagne (de pub) et il aurait eu bien raison».

 

LeParisien.fr

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 18:44
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L'Humanité du 29 janvier 1973

 humanite.png le 25 Janvier 2013

Histoire

Il y a quarante ans: les accords 
de Paris sur le Vietnam

 

 

Le 27 janvier 1973, à Paris, sont signés les accords 
qui aboutiront, deux ans plus tard, à la fin de la guerre. 
Le peuple vietnamien a fait plier l’impérialisme américain, mais le régime de Saigon est toujours en place, porté à bout de bras et surarmé par Washington.

Paris, avenue Kléber, 13 mai 1968. En plein cœur des « événements », les délégations de la conférence de Paris sur le Vietnam se rencontrent pour la première fois. L’agression américaine dure alors depuis une dizaine d’années. Elle ne se ralentira nullement pendant la conférence : les bombardements sur le Nord-Vietnam seront toujours aussi intensifs, l’engagement au sol au Sud des GI restera massif et meurtrier. Sans compter le Laos, autre pays martyr de la région, et le Cambodge, qui entre dans cette danse de mort du fait d’une nouvelle agression américaine, en 1970.

Piétinement

Mais, au grand étonnement du monde, le Vietnam résiste, marque des points sur le terrain. Aux États-Unis, l’opinion s’inquiète. Des manifestations ont lieu, d’abord étudiantes, puis plus générales et de plus en plus massives. Ailleurs dans le monde – et la France n’est pas la dernière –, les protestations se multiplient. Le 31 mars 1968, le président Johnson annonce qu’il ne se présentera pas pour briguer un second mandat. Le piétinement de ses armées au Vietnam est la cause majeure de cet aveu d’impuissance.

En janvier 1969, le nouveau président, Nixon, met en place une politique dite de vietnamisation: il s’agit de désamorcer les protestations dans le monde, tout en maintenant les buts de guerre. Cyniquement, il s’agit de « jaunir les cadavres ». Il n’empêche : le retrait des soldats américains commence. C’est une première victoire du peuple vietnamien et des forces de paix de par le monde.

Le chemin de la paix avec le Vietnam passe par la Chine et l’URSS

Mais Nixon a également l’ambition de mettre en place une politique internationale novatrice. Il est aidé en cela par un universitaire issu de Harvard, grand spécialiste des relations internationales, Henry Kissinger. Pour eux, le chemin de la paix avec le Vietnam passe par la Chine et l’URSS, deux pays par ailleurs en perpétuel conflit politique. Cela s’appelle, en bonne politique, jouer sur les contradictions chez l’ennemi. En 1972, le président américain visite Pékin, puis Moscou. S’il n’y obtient pas le blanc-seing attendu, du moins y a-t-il confirmation que, pour les pays socialistes, la coexistence pacifique est plus importante que la défense du Vietnam.

Mais la diplomatie nixonienne avait, dans ses calculs si subtils, oublié un facteur : ni les dirigeants révolutionnaires, ni le peuple du Vietnam, ne voulaient abandonner la lutte pour restaurer l’unité du pays, but suprême, jamais oublié. Sur le terrain, la guerre, toujours atroce, continue donc. Et c’est bien penauds que les Américains, finalement, reviennent à la table des négociations. Preuve que l’on entre dans l’ère des pourparlers décisifs, ce sont désormais Kissinger pour Washington et Le Duc Tho pour Hanoi qui abordent – discrètement – le fond du problème, envisagent les décisions stratégiques.

Des événements liés au conflit vietnamien (dont le fameux scandale du Watergate, qui éclate en juin 1972) affaiblissent considérablement l’exécutif américain. Nixon se débat, mais chacun sait qu’il a perdu sa crédibilité, que son maintien même à la Maison-Blanche n’est plus assuré (il démissionnera en août 1974). C’est donc une Amérique diminuée, usée par une guerre perdue sur le terrain, en proie aux tempêtes politiques, que Kissinger représente désormais. En octobre 1972, il parvient à mettre au point, avec Le Duc Tho, un protocole d’accord final. Nixon tente bien, en décembre, une ultime manœuvre d’intimidation (nouveaux bombardements massifs sur Hanoi et Haiphong), sans doute pour donner des gages à ses alliés de Saigon.

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Mais la fin est proche. L’ultime vague de bombardements n’a pas incité les Vietnamiens à changer une virgule du texte. Et c’est finalement le 27 janvier 1973, il y a donc quarante ans, que les quatre délégations entérinent l’accord. C’est une immense victoire pour un Vietnam qui vient ainsi, après avoir fait plier les genoux au colonialisme français, de mettre en échec l’impérialisme américain.

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Immense victoire ? Certes. Mais le régime de Saigon, toujours porté à bout de bras et surarmé par Washington, occupe encore une large portion du territoire du Sud. L’encre à peine sèche, les derniers soldats américains partis, les accrochages, sur le terrain, reprennent. De janvier 1973 à mai 1974, Saigon est à l’initiative. Puis, Hanoi et le FNL reprennent la main. Le rapport des forces, insensiblement, bascule. Entre un régime vermoulu, impopulaire et corrompu, et la dynamique révolutionnaire, portée par la perspective de la réunification, la lutte n’est désormais plus égale.

Une année encore, une dernière campagne, et les révolutionnaires entrent à Saigon le 30 avril 1975. Le lendemain, 1er mai, magnifique symbole, le Vietnam connaît son premier jour de paix depuis… 1945. La guerre la plus longue – et l’une des plus meurtrières – du XXe siècle vient de s’achever.

Les délégations

  • République démocratique du Vietnam 
(capitale Hanoi). Le père de l’indépendance vietnamienne et chef de l’État, 
Ho Chi Minh, meurt en septembre 1969, 
alors que la conférence n’est pas achevée. 
La délégation à Paris est conduite par Xuan Thuy. Le principal décideur est ensuite Le Duc Tho.
  • Gouvernement révolutionnaire provisoire. Expression politique du Front national 
de libération (FNL) qui contrôle 
une grande partie de la population du Sud. 
La principale négociatrice est 
Mme Nguyen Thi Binh, qui deviendra vite 
une figure populaire dans le monde entier.
  • États-Unis. Au début de la conférence, 
c’est l’administration Johnson 
(démocrate) qui dirige le pays. 
Quand Nixon (républicain) devient président, 
il envoie Kissinger mener les négociations.
  • République du Vietnam (capitale Saigon). Régime mis en place d’abord par 
les Français (époque Bao Dai), puis 
par les Américains. Ce pouvoir est dirigé 
par Nguyen Van Thieu.
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Published by bruno fornaciari - dans MEMOIRES - HOMMAGES - SOUVENIRS
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 16:34

 le 25 Janvier 2013

 

Rythmes scolaires : Cette réforme va déstabiliser l’école et aggraver les inégalités territoriales (groupe CRC au Sénat)

 

 

La réforme des rythmes scolaires fait l’objet d’oppositions massives : grève des enseignants du primaire, rejet des instances consultatives et opposition de nombreux maires.

Les rythmes peuvent être un élément permettant la réussite des élèves, mais seuls, ils ne peuvent lutter contre l’échec scolaire.

La réforme, telle qu’elle est prévue ne fera que déstabiliser l’école : elle manque de clarté sur ses visées et ses modalités d’application. Quant aux délais de mise en œuvre par les communes le mois supplémentaire accordé hier ne change rien : ils sont trop courts.

Ce débat a perdu de vue sa visée éducative pour se trouver arbitré et enfermé à l’aune des capacités financières des communes qui ont la charge de sa mise en œuvre.

Le rôle du scolaire et du péri-scolaire n’est pas précisé. Des activités pédagogiques pourront être mises en place, mais le gouvernement ne dit pas au service de quel projet éducatif. Sa faible durée, 30 à 45 mn, en réduit la portée et pose la question du personnel encadrant. Et ce n’est certainement pas en assouplissant les normes d’encadrements, piste actuellement privilégiée, qu’un projet de qualité pourra être porté. Au contraire, cela nuit à la sécurité des enfants.

Sans périmètre précis, cette réforme va aggraver les inégalités territoriales face au service public de l’éducation nationale, que la droite a amplifié depuis 10 ans. Car si le coût de la réforme n’est pas précisément évalué, on sait qu’il sera trop important pour que les communes les plus pauvres puissent y faire face.

Comment pourront-elles prendre en charge ces nouvelles activités pédagogiques périscolaires ? Comment pourront-elles faire face à l’augmentation de la demande de transport scolaire, de cantine et de centre de loisirs découlant de la scolarité du mercredi matin ?

Vous répondez, Monsieur le ministre, par une dotation exceptionnelle de 250 millions d’euros dont le montant, largement insuffisant, sert davantage de moyen de pression pour une mise en œuvre rapide que de compensation des coûts. Cette aide n’est d’ailleurs attribuée qu’aux seules communes mettant en œuvre la réforme dès 2013, comme si l’augmentation des dépenses étaient liées à la seule mise en place de la réforme et n’étaient pas pérennes.

Il n’y a aucune urgence et il faut prendre le temps de faire une réforme au service de la réussite de tous les élèves, sur tout le territoire. C’est pourquoi je vous demande Monsieur le ministre : allez vous enfin réaffirmer le rôle de l’Etat dans l’éducation nationale en accordant une compensation financière de la totalité des coûts aux communes ?

M. Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale . - Vous avez raison de ne pas enfermer la refondation de l’école dans des préoccupations purement financières... même si la suite de votre question y était consacrée !

Nous voulons la réussite de tous les enfants de France : le projet que j’ai présenté hier en Conseil des ministres tend à refonder l’école de la République. Il le fallait, car ses résultats se dégradent, avec 25 % des élèves en difficulté à l’entrée au collège, et les inégalités s’accroissent. L’école a été durement attaquée avec la suppression de 80 000 postes. Nous avons créé 376 postes dans notre académie de Rennes, merci de l’avoir souligné ! (Applaudissements sur les bancs socialistes) L’école a également souffert de la suppression de la formation des enseignants : nous y consacrons 27 000 postes ! (Applaudissements sur les bancs socialistes)

Sur les rythmes scolaires, tout le monde sait que l’exception française est unique au monde : 144 jours de classe, c’est dans l’intérêt des adultes, non des élèves ! (Applaudissements sur les bancs socialistes et écologistes)

Pour le primaire, j’ai pu annoncer 7 000 postes supplémentaires et de nouvelles méthodes pédagogiques. La grande réforme des rythmes scolaires, nous devons la porter tous ensemble. Un fonds de 250 millions d’euros, avec une péréquation juste, a été accordée par le Premier ministre aux communes les plus en difficulté, rurales et urbaines ; les obligations de service des enseignants ont été modifiées. Si nous conjuguons nos efforts, nous réussirons cette grande réforme. Elle est dans l’intérêt des élèves et de la France ! (Applaudissements sur les bancs socialistes et écologistes, exclamations à droite)

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 13:57
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 12:48

 

Politique Début de polémique suite aux propos d'Harlem Désir sur les républicains espagnols

Le 24 janvier à 17h33 par Grégory Tuban | Mis à jour il y a 1 heure

Camp d'Argelès-sur-Mer, février 1939. Camp d'Argelès-sur-Mer, février 1939.

Les réfugiés espagnols de 1939 «fiers de la solidarité de la France» ? La déclaration d'Harlem Désir sur le plateau de Mots Croisés sur France 2 n'est pas passée inaperçue auprès des républicains espagnols et de leurs descendants.

 

Verbatim : «Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu l'être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames et des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France, qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants».

 

Entre incompréhension et indignation, les commentaires n'ont pas tardé à fuser sur le web à l'image du président de l'Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF), Eloi Martinez Monégal , qui accuse le premier secrétaire du PS de «vouloir réécrire l'histoire» en précisant à juste titre que "s’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République". 

 

De l'Amicale des Anciens Internés Politiques et Résistants du camp de concentration du Vernet d'Ariège à l’Amicale des Anciens Guerilleros Espagnols en France, les réactions scandalisées sont unanimes.  Effectivement, si l'on peut discuter de la politique d'intégration post-guerre des réfugiés républicains espagnols en France, leur «accueil» à l'hiver 1939 dans des camps provisoires dont certains n'en auront que le nom (Argelès, Le Barcarès...) n'est pas un exemple à citer lorsque l'on veut parler de solidarité nationale envers des étrangers alors considérés comme "indésirables". 

 

Les descendants de républicains espagnols  auront à coeur de rappeler à Harlem Désir que sous la 3° République, la France a procédé à des rapatriements forcés vers l'Espagne franquiste de femmes et d'enfants ou que furent mis à l'isolement dans des camps disciplinaires (Collioure, Le Vernet...) des «suspects» sans aucun jugement.

 

De citer la longue liste des camps français en 1939 et le nombre hallucinant de réfugiés internés  (plus de 330.000 espagnols sont passés dans les camps des Pyrénées-Orientales suite à la Retirada*).  De lui préciser que le premier convoi de déportés sur l'Allemagne nazie est un convoi de 900 Espagnols partis d'Angoulême le 20 août 1940 pour Mauthausen... D'évoquer les livraisons de suspects aux autorités nazies ou franquistes sous Vichy, les déportations sur les camps d'Afrique du Nord, ces camps où certains espagnols croupissaient encore en 1942...

 

La déclaration d'Harlem Désir peut donc surprendre par son raccourci historique confondant politique d'accueil - qu'aucun historien ne pourra juger «solidaire» en 1939 – et d'intégration à moyen et long terme. Un manque de connaissances au sujet de réfugiés espagnols de la Retirada - dont un grand nombre se sont battus pour la libération de la France -  dont l'histoire reste encore en souffrance. 

 

* En juin 1939, la préfecture des Pyrénées-Orientales estime à 500.000 personnes le nombre de réfugiés à être rentrés en France lors de la Retirada. Ce rapport fait état du passage de 330.000 réfugiés dans les camps des  P.O. et du transfert de 170.000 civils vers les différents départements. (source ADPO)


Mise à jour vendredi 25 janvier


Jacques Cresta écrit à Harlem Desir

Suite à la médiatisation et aux nombreuses réactions engendrées par la déclaration d'Harlem Désir, le député socialiste des Pyrénées-Orientales, Jacques Cresta a écrit au Premier Secrétaire du PS. Extraits : "Ces 500 000 réfugiés, dont 330 000 dans les Pyrénées-Orientales, seront « parqués » dans des camps de fortune, qu’ils devront eux-mêmes construire, les familles étaient séparées, surveillées par des Gardes Mobiles de l’Etat Français. Plusieurs sont morts de froid, de faim. Le nombre aurait été plus important si la générosité de certains français n’avait permis d’atténuer leurs malheurs.
Ces mêmes réfugiés furent envoyés au front pour lutter contre l’invasion allemande, non armés, car l’état Français avait peur de ces « rouges républicains ». Et malgré cela, les mêmes réfugiés républicains espagnols, furent les premiers, dans la division du Général Leclerc à entrer dans Paris. Alors, non, nous ne pouvons pas être fiers de cette République, qui a si mal traité ces réfugiés
."

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 03:47

NDLR : Je ne fais pas mien les commentairtes mais je remercie le camarade de nous rappeler l'évolution de l'organisation communiste.

Bruno Fornaciari 

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Congrès du PCF : 45,05% d'inscrits en moins entre 2007 et 2012 !

Sur le blog de Nicolas Maury 


Que l'on me dise pas que tout va bien au PCF ! Les chiffres parlent d'eux mêmes, il y a 28.920 inscrits (cotisants) en moins au Parti Communiste Français, un recul de 45,05% depuis 2007. En plus de l'abandon de la faucille et du marteau sur la carte d'adhérent, au profit de la Gauche européenne, l'aventure liquidatrice du PCF, initiée au congrès de Martigues en 2000, ne semble pas s'arrêter

Congrès du PCF : 45,05% d'inscrits en moins entre 2007 et 2012 !
Rappel de quelques chiffres inquiétants,

Pour le 33ème congrès du PCF (2005) :
Inscrits : 92.537
Votants : 45.398

Pour le vote du candidat au présidentielles de 2007 :
Inscrits : 93.104
Votants : 61.637

L'effet du "NON" au TCE a effectivement joué puisque le nom d'inscrits a augmenté de 567 (+0,61%) pour officiellement 20.000 nouvelles adhésions depuis 2005. De plus il y a eu un sursaut dans la participation. Pourtant 93.000 inscrits ça ne fait pas 134.000 adhérents revendiqués à l'époque.

34ème congrès (2008) :
Inscrits : 78.779
Votants : 39.692

C'est une hémorragie en un an, on lit la perte de 14.325 inscrits (donc cotisants) et de 21.945 électeurs.

Vote du candidat aux présidentielles de 2012
Inscrits : 69.227
votants : 48.631

L'hémorragie n'est pas colmatée, pourtant le Front de Gauche saint sauveur et rédempteur est là ! 9552 inscrits en moins et là c'est 138.000 adhérents qui sont revendiqués !

Pour les votes du 36ème congrès:
Inscrits : 64.184
Votants : 34.662

L’hémorragie continue, il y a 5043 inscrits (donc cotisants) en moins, pourtant le PCF annonce presque 8000 adhésions de plus depuis les présidentielles de 2012. En plus force est de constater que 13.969 électeurs ont disparu en un an.

Avec le recul, et l'analyse des chiffres, le PCF doit avoir, en réalité, entre 105.000 et 95.000 adhérents. Ou sont les 28.920 inscrits qui ont disparu entre 2007 et 2011 ? Il est impossible pour un parti qui revendique 138.000 adhérents d'avoir53,49% de ses effectifs (revendiqués) non cotisant !

Cette situation doit interroger les communistes et les communistes doivent demander des comptes à la direction nationale, qui semble, au vu des chiffres, incapable de lutter contre l’hémorragie de ses cotisants. Les 20.000 adhésions reçues entre 2005 et 2007 ont-elles bien été réelle ? pour combien de départs ? Les 8000 adhésions des campagnes présidentielles et législatives sont-elles bien réelles? pour combien de départs ? Des questions légitimes pour les communistes qui doivent connaitre l'état de leur organisation.

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:25
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 14:45


A l’issue d’une négociation laborieuse avec les organisations patronales, un accord a été conclu avec des syndicats de salariés.
Le journal que vous avez entre les mains a pour objectif de vous informer, de vous alerter, mais aussi d’en appeler à
votre intervention avant que de mauvaises décisions ne soient prises.
En prenant connaissance de ce qui suit, vous comprendrez ainsi mieux ce qui a conduit la CGT à refuser ce qu’elle
considère comme un marché de dupes.
Ce sont vos droits de salariés qui sont en cause, tout comme le contenu des mesures à prendre pour faire reculer le
chômage et la précarité des emplois.
Des nouveaux droits ... virtuels !
Contrairement à ce qui vous a été répété durant ces derniers jours, il n’y a pas, loin s’en faut, des avancées pour les
droits des salariés d’une part, et des facilités offertes aux employeurs d’autre part.
Ce qui a été présenté comme de nouveaux droits pour les salariés est virtuel et renvoyé à d’hypothétiques négociations ultérieures.
En revanche, de nombreuses dispositions immédiates vont accélérer les licenciements, les rendre moins coûteux pour l’entreprise et moins facilement contestables par les salariés.
Elles vont accroître la précarité et la pression sur les salaires, généraliser la mobilité professionnelle forcée, tout en réduisant vos moyens actuels de défense devant la justice.
Les pouvoirs de l’employeur seront renforcés et de plus en plus dépendants de son bon vouloir au sein de chaque
entreprise.


Si ce tex te devait être retranscrit en l’état dans une loi, comme le gouvernement en a l’intention, cela provoquerait
de graves répercussions sur votre vie de salarié.


De plus, ce gouvernement qui se dit attaché au dialogue social, doit prendre en compte le rejet de cet accord par les
syndicats représentant bien plus de salariés que les syndicats signataires.


Le MEDEF ne doit pas faire la loi


Tout cela n’est pas inéluctable. L’aspiration au changement s’est fortement exprimée lors des échéances électorales de 2012. Elle doit se traduire par de nouvelles lois qui protègent les salariés.


Dans la République, ce sont les élus qui font la loi et non le MEDEF. Il prétend, au nom de la crise, banaliser le licenciement, conforter l’immunité judiciaire des employeurs qui enfreignent le droit du travail, étouffer toute forme de contestation des choix de gestion au sein des entreprises. Intervenons pour changer la donne. Il y a urgence. Vos droits sont entre vos mains. Ensemble, défendons-les.


Bernard Thibault,

secrétaire général de la CGT

 

Le 11 janvier 2013, les négociations nationales dites de « sécurisation de l’emploi » se sont terminées par un accord d’une extrême gravité pour les droits des salariés. La CGT et FO ont annoncé qu’elles ne le signeront pas.

Par contre, la CFDT, la CGC et la CFTC ont décidé de le parapher.


Un projet de loi doit être présenté au Conseil des ministres début mars, pour ensuite être voté au Parlement en mai.
Intervenons pour changer la donne. Il y a urgence. «Thierry Nectoux"

décryptage


Comment l’accord pourrait bouleverser vos droits


Alors qu’il y a chaque jour plus de 1500 nouveaux chômeurs, que les ruptures conventionnelles (dont 80 % sont imposées aux salariés) et les plans de départs volontaires explosent, le patronat prétend qu’il serait difficile de licencier ? Que le droit du travail serait trop rigide ? Faudrait-il, pour travailler, accepter de perdre tous ses droits,
que le travail non ou mal déclaré devienne la norme, que les « mini jobs » à l’allemande ou le travail « indépendant» à la roumaine ou à la polonaise fleurissent ?


Une mobilité inter ne : volontaire ou forcée ?


Pour restructurer l’entreprise sans mettre un oeuvre un plan social, l’accord organise la mobilité interne forcée, d’un
site à l’autre, sans aucune limite garantie nationalement, pour le temps et la distance supplémentaire de trajet. Aujourd’hui, dans beaucoup de situations, vous pouvez refuser un changement de poste ou de lieu de travail sans que cela ne puisse vous être reproché.


Demain, un accord d’entreprise peut autoriser votre employeur à vous muter sur un autre poste, à vous envoyer à l’autre bout de la France. Si vous refusez, vous serez licencié pour motif personnel !


Quel accès à la justice de main ?


Les salariés, quelle que soit la taille de leur entreprise, quel que soit leur type de contrat, ont aujourd’hui un droit commun : pouvoir saisir les prud’hommes (tribunal compétent pour trancher le contentieux du travail) pour récupérer les sommes qui leur sont dues.
L’accord raccourcit les délais dans lesquels le salarié peut saisir le juge et limite dans le temps la réparation du
préjudice subi. La réparation pour des faits remontant à plus de 3 ans ne sera plus possible!
Les victimes d’heures ou de salaires non payés, d’inégalités de traitement ou de harcèlement, voire les victimes de
l’amiante, apprécieront !
En limitant la période pour laquelle le salarié peut demander réparation et en incitant fortement les juges prud’homaux
à proposer aux salariés une indemnisation très faible, l’accord fait des employeurs la seule catégorie qui échappe en France à la sanction proportionnelle au délit.


Aujourd’hui, par exemple, vous pouvez réclamer le paiement des
heures supplémentaires non payées effectuées pendant les cinq dernières années. Demain, vous ne pourrez plus les
réclamer que sur une période de trois ans !


Maintien dans l’emploi ou chantage ?


N. Sarkozy avait fait son cheval de bataille des accords « compétitivité / emploi » mais n’était pas parvenu à les imposer. Aujourd’hui, l’accord les met en place : il s’agit de modifier le temps de travail et de baisser les salaires
jusqu’à deux ans grâce à un accord d’entreprise dit « de maintien dans l’emploi », le temps de « passer un moment
difficile» . Mais les salariés savent par expérience que leurs sacrifices, à un moment donné, ne leur accordent
aucune garantie quant au maintien effectif de leur emploi sitôt l’accord terminé.
C’est toujours le même discours : si ça va mal, c’est de la faute des salariés, qui seraient « trop payés ». Par contre,
rien sur une baisse « temporaire » des éventuels dividendes versés aux actionnaires !


Aujourd’hui, les salariés peuvent refuser de se voir appliquer une baisse de leur salaire ou la modification de
leur temps de travail, même si un accord collectif le prévoit. Dans ce cas l’entreprise n’a pas le droit de licencier
sauf si elle connaît des difficultés économiques importantes. Les salariés bénéficient alors de diverses garanties
(plan de sauvegarde de l’emploi, reclassement…). De plus, ils peuvent contester le motif de leur licenciement
devant un juge.


Demain, les salariés qui refusent l’application d’un accord collectif « maintien dans l’emploi » seront licenciés
pour motif économique individuel sans ces garanties, et le motif du licenciement sera inattaquable !
Quel futur pour le CDI ? Le MEDEF veut imposer pour des salariés des petites entreprises de certaines branches le contrat à durée indéterminée « intermittent », c’est à dire un contrat totalement flexibilisé, qui
empêche toute vie régulière et toute construction d’avenir.


C’est tout simplement un temps partiel annualisé : les salariés pourraient alterner périodes travaillées et non travaillées avec une rémunération « lissée » sur l’année. Comment payer quatre mois de travail en douze fois ! Grosse
différence avec un CDD de la même durée : les périodes non travaillées en CDII  n’ouvriront pas droit aux allocations
chômage, et le salarié n’aura

CHIFFRES


En 2010, sur 19 millions d’embauches, 12 millions ont été des recrutements en CDD de moins d’un mois, 4 millions des CDD de plus d’un mois et 3 millions des CDI. L’intérim est largement utilisé comme période d’essai, variable
d’ajustement des effectifs et les ruptures conventionnelles ont explosé.
(Source Acoss).


1 million de ruptures conventionnelles depuis la création du dispositif en 2008, 80 % d’entre-elles ont été imposées aux salariés.


Opinion à l’égard
de la suppression du CDI La légitimité perçue d’une flexibilité
dans les entreprises en difficulté
Source : Baromètre CSA pour Les échos / janvier 2013 Source : Baromètre de l’économie BVA - BFM - Challenge - Avanquest pas le droit à la prime de précarité des CDD.

 

Aujourd’hui, le CDI intermittent existe déjà mais ne peut être utilisé que lorsqu’il y a un accord de branche qui l’autorise.


Demain, dans les branches visées par l’accord, les employeurs d’entreprise de moins de 50 salariés pourront
utiliser ce contrat sans contrainte.


Sécuriser l’emploi ou sécuriser les licenciements ?


Seuls 3% des chômeurs ont pu bénéficier d’un plan social, mais c’est encore trop pour le Medef. Sa solution est radicale : décider de la procédure de licenciement et du contenu du plan social par simple accord d’entreprise, voire, en l’absence d’accord, par un simple document de l’employeur homologué par la direction du travail. Sans réponse
de l’administration sous trois semaines, le texte est homologué et le patron peut licencier.
Où sont les possibilités données aux salariés pour construire des propositions alternatives aux projets patronaux ? Le
recours à l’expert est limité comme jamais, le juge est mis « hors-jeu », et tous les délais sont fixés à l’avance.


Aujourd’hui la loi définit des garanties en cas de licenciement économique  collectif : une procédure et des
délais permettant l’information et la mobilisation des salariés, l’intervention d’un expert permettant d’analyser la
situation, l’obligation de recherche de reclassement…
Demain, ce socle de garanties ne vous est plus assuré et un licenciement économique de 99 salariés sera réglé en 2 mois, de 500 salariés en 4 mois. Le patronat n’aura plusà craindre les Fralib, GoodYear ou PSA !
« On précarise un salariat qui était déjà précaire de fait ! »


Sylvie Vachoux, militante CGT, salariée Casino (Besançon)
Jusqu’à présent, le salarié à temps partiel signe un contrat dans lequel sont stipulés des heures de travail et des jours précis. Des salariés cumulent plusieurs jobs et organisent leur vie comme ils peuvent. Avec un lissage du nombre d’heures sur l’année ou sur une partie, exit tout ça ! Comment gérer sa vie quand on ne sait que sept jours à l’avance quelles seront nos horaires la semaine suivante ? L’accord prévoit une majoration de 10 % des heures effectuées au-delà de la durée hebdomadaire ou mensuelle. Y-aura-t-il encore des heures complémentaires si le temps de travail est lissé sur l’année ? On peut d’ailleurs supposer que l’employeur agira de façon à ne pas dépasser le nombre d’heures ! L’accord est un vrai recul. Il aggravera nos conditions de travail et de vie et nous obligera, du fait de ce lissage des heures, à nous mettre à disposition de l’employeur. On précarise un salariat qui était déjà précaire de fait. Il sera difficile de concilier vie personnelle et vie professionnelle.


Les femmes en seront, une fois de plus, les premières victimes… « Où est la sécurisation de l’emploi quand on favorise la sécurisation du licenciement ? » Fabien Gâche, délégué syndical central CGT, Renault France


Vouloir faciliter les licenciements, c’est ignorer totalement ce qu’est le travail. Le patronat a une vision purement arithmétique de l’entreprise, et nous dit « il faut gagner en marge, en productivité, donc il faut diminuer la masse salariale le plus facilement possible ». Ça revient à dire que les salariés sont comptabilisés en niant totalement le savoir faire et l’intelligence du travailleur lui-même. Pour le salarié licencié c’est dramatique. Ceux qui restent sont aussi des victimes et tentent de faire au mieux leur boulot. C’est un non-sens économique car on ne peux pas avoir indéfiniment plus de travail pour plus de richesse créée, avec toujours moins de monde.


C’est contre-productif pour l’entreprise. ça génère de la souffrance, des gaspillages, des surcoûts et on est dans un cercle vicieux catastrophique pour tous... Interviews


ILS ET ELLES ONT DIT
Laurence Parisot, présidente du Medef / « Un accord potentiellement historique s’il est repris tel quel dans la loi.»


Patrick Bernasconi, négociateur du Medef, Le Monde / « La France figurera désormais parmi les meilleures références pour ce qui est de la flexisécurité .»


Wall Street journal / « Les employeurs français gagnent une nouvelle flexibilité du travail .»


Syndicat de la magistrature / Le texte, « en facilitant les licenciements et en réduisant considérablement le contrôle du juge sur l’exécution et la rupture du contrat de travail, constitue une grave régression pour les droits des salariés et une
nouvelle source de précarité . »


Syndicat des avocats de France (Saf) / « Le Medef revendique l’immunité judiciaire pour les entreprises ! »
Mobilisons-nous partout pour que la loi à venir rompe avec la politique précédente et construise réellement de la sécurité pour l’emploi des salariés.


DES AVANCÉES ?


En « contrepartie » de ces reculs, des avancées… peut-être… pour plus tard… et pas pour tous !
Une complémentaire santé pour tous ? • Les salariés des entreprises de moins de 50 risquent de ne pas être couverts
par un accord collectif santé. Il leur faudra un accord de branche étendu, qui n’est nullement garanti ! Par contre, les assurances se frottent les mains à l’avance du pactole qui va leur être offert. Et cette complémentaire peut ne s’appliquer que dans cinq ans.


Une inégalité de traitement persiste entre salariés. Là où il n’y a pas d’accord, la prise en charge minimum est inférieure à la CMU Complémentaire. Et là où il y a un accord, on peut s’attendre à une renégociation pour que l’employeur paye moins


Des « droits rechargeables » à l’indemnisation pour les demandeurs d’emploi ?


Un demandeur d’emploi qui retrouve un travail mais qui n’a pas utilisé l’ensemble de ses droits pourra les conserver en cas de perte d’emploi ultérieure. Cependant, le Medef ne veut pas mettre un euro pour financer ce nouveau droit.


Il faudra donc diminuer le niveau d’indemnisation de l’ensemble des demandeurs d’emploi pour financer ces droits rechargeables.


Des « contrats courts » enfin taxés ? Tant mieux !


Car l’utilisation des contrats précaires par les employeurs représente un coût énorme pour l’assurance chômage : la taxation des contrats courts était censée compenser ce coût. Dans les faits, la majorité de ces contrats ne sera pas taxée et, cerise sur le gâteau, le patronat a obtenu des exonérations de cotisations sur l’embauche de jeunes de moins de 26 ans.


Bilan de l’opération, le patronat en sort gagnant : c’est 40 millions d’euros d’exonérations qui viennent s’ajouter aux 20 milliards d’aide que le gouvernement leur a offert au mois de novembre.


Un encadrement du travail à temps partiel ?


Certes, il est prévu que le temps partiel soit de 24h minimum par semaine, mais les possibilités de déroger à cette durée sont multiples. De plus, les règles permettant de moduler le temps de travail sont renforcées.


À titre d’exemple, l’employeur pourra modifier la durée du travail du salarié huit fois dans l’année. Le salarié devra se tenir à la disposition de l’employeur. Les heures qu’il fera en plus ne seront pas systématiquement majorées.


Le point commun de ces mesures, c’est qu’elles sont... renvoyées à de nouvelles négociations : aucune ne s’applique tout de suite.


Le « nouveau modèle économique et social » que cet accord veut imposer, n’a rien de neuf : c’est le règne du « gré à gré », la destruction des socles de garanties collectives, comme si le salarié était à égalité face à son patron. C’est aussi la culpabilisation des salariés dès qu’ils font valoir leurs droits. Cet accord tente de briser les capacités de résistance des salariés. C’est le libéralisme et sa loi de la jungle !


Pourtant, les Français ont rejeté cette logique en mai dernier.


Le Medef, qui pense tenir là sa revanche, appelle à transposer l’accord « tel quel » dans la loi. Il n’y a aucune raison de lui faire ce cadeau.

Réalisation : service communication de la CGT
Conception et réalisation graphique :
Séverine Calippe


Un droit de veto suspensif des représentants du personnel sur les plans de licenciement et les plans de restructuration, permettant la recherche et la construction de propositions alternatives aux licenciements.


Une loi contre les licenciements boursiers et pour la reprise des sites rentables, en cas de menace de fermeture.
La généralisation de la présence des représentants des salariés dans les conseils d’administration et de surveillance avec voix délibérative.


Une gestion prévisionnelle des emplois qui ne soit pas une gestion prévisionnelle
des suppressions d’emplois.
L’encadrement des ruptures conventionnelles et la lutte contre le passage forcé à l’auto-entreprenariat.
Des instances représentatives inter-entreprises du personnel pour gagner une plus grande responsabilité des donneurs d’ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants.


Des CHSCT centraux à l’instar des CCE, avec respect des droits et moyens pour les CHSCT locaux.


L’extension du contrat de sécurisation professionnelle à tous les salariés des entreprises de moins de 50 salariés et l’amélioration du congé de reclassement dans les entreprises de plus de 50. La construction d’un droit au travail à temps plein, sur un bassin d’emplois, pour les salariés pouvant cumuler plusieurs temps partiels.

 

Des droits attachés à la personne, transférables d’une entreprise à une autre pour tous les salariés (ancienneté, qualification, formation, prévoyance…) à négocier au niveau des branches.


Une taxation de tous les CDD et des contrats d’intérim, à hauteur de ce qu’ils coûtent à l’assurance chômage.
Un compte individuel de formation opposable à l’employeur et un renforcement des droits à la formation professionnelle qualifiante pour chaque salarié, quel que soit son parcours.
Vous ne voulez pas en rester là ! Ensemble, dans le syndicat, nous serons plus forts


Bulletin de contact et de syndic alis atio n
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Bulletin à renvoyer à : La CGT, Espace Vie syndicale, Case 5-1, 263, rue de Paris – 93516 Montreuil cedex
Téléphone : 01 55 82 81 94 – Fax : 01 48 51 51 80 – Courriel : orga@cgt.fr
Vous pouvez aussi adhérer en ligne sur : www.cgt.fr


Vous avez DIT dialogue sociaL et représentativité


Elections prud’homales 2008
Très petites entreprises 2012
CGT 33,98 29,54
FO 15,81 15,25
CFDT 21,81 19,26
CFE-CGC 8,20 2,32
CFTC 8,69 6,53


Pendant la négociation, la CGT
a notamment revendiqué :
Le texte complet de l’accord est disponible sur le site www.cgt.fr

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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