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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:53

 

 

 

QUOI DE PIRE ?

 

Quoi de pire que de ne pouvoir  dire

Quoi de pire que d'en être empêché

Dans le pays des droits d' l'homme

Ne pouvoir s'exprimer dans son propre parti

Celui que l'on a choisit et qui a écrit

La liberté faut voir comme.

Quoi de pire que de ne ne pouvoir partager

Avec ceux avec qui  on vit et  respirent

Le meilleur de soi-même avant qu'on expire

La créativité qu'on est prêt à donner

Par  tous ces actes utiles que l'on dit militants

Ils sont encore Deux à former cette Sèvres

Soixante-dix-neuf avez-vous dit

Le chuchotant du bout des lèvres

Ils étaient sur la brèche autant comme autant

Quatre-vingt-treize, il a dit. (1793)

Si nous sommes  dans la nasse

L'aurais-tu cru ?

  L'autre y voit parti de masse.

En cheminant sur cet isthme

Et si nous l' avions vu 

Toujours,  toujours communiste

Peut-être même en dehors ,

Que sommes-nous devenus

Mais il n'est pas  trop tard 

Même si nous avons chu

Si l'on s'y prend à  temps.

Restons pas sur le bord

Nous sommes sur un boulevard,

Mais il est grand temps

Pour  changer vraiment

De changer maintenant.

 

Bruno Fornaciari le 6 janvier 2013

Cher-e-s camarades,

>
Début octobre 2011, nous attirions l'attention des communistes thouarsais et ceux du département des Deux-Sèvres, sur les orientations politiques erronées et contestables , ainsi que des pratiques anti-démocratiques de la direction de la fédération du PCF des Deux-Sèvres.

>
Au fil des jours, et singulièrement depuis le début de l'année, quelques possesseurs de la carte du PCF, qui s'auto-proclament direction, tentent de confisquer les décisions politiques et la désignation des responsables locaux et des candidats communistes aux élections législatives.

>
Nous y voyions le danger de marginalisation du PCF se profiler avec la bénédiction de la direction fédérale actuelle dont c'est d'ailleurs la seule ligne constante, depuis plusieurs années.

>
Nous avions alerté à plusieurs reprises la direction du Parti Communiste et son premier responsable Pierre LAURENT de pratiques autoritaires et anti-démocratiques qui, selon nous, sont contraires à l'authenticité communistes et préjudiciable à son organisation dans le Nord Deux-Sèvres. Ces faits relatés dans plusieurs courriers justifiaient selon nous, la saisie de la commission nationale des conflits.

>
A notre grand regret, nous constatons hélas à ce jour le 19 février 2012, que ni Pierre Laurent, ni la direction du Parti, ni la commission nationale des conflits sollicités n'ont pris la peine de nous répondre et de porter attention à nos demandes.

>
Au déni démocratique de notre fédération du PCF dans le 79 s'ajoute maintenant celui sa direction nationale d'où notre étonnement et notre colère.

 

En effet, comme nous l'avions craint et dénoncé, ce ne seront pas finalement les communistes de la 3e circonscription qui désigneront les candidats aux législatives, mais les participants des assemblées citoyennes du Nord Deux-Sèvres réunies pour l'occasion, avec l'objectif de "porter les valeurs, les propositions du Front de Gauche et la nouvelle façon de faire de la politique que nous sommes en train d'inventer" au nom "d'une véritable alternative sociale, écologique (FASE) et démocratique". Et "Parce que nous sommes cohérents avec nos idées, nous voulons que la désignation des candidatures à l'élection législative dans notre circonscription soit l'aboutissement d'une réflexion commune et d'une décision partagée, sans omettre d’évoquer les accords et les discussions au plan national entre les partis et les formations qui composent le Front de Gauche". 

>
Voilà à quoi aboutit l'orientation politique et militante de notre "direction fédérale" et des organisations locales FASE et PG.
A ce sujet, il est bon de préciser que le PG dans le Nord Deux-Sèvres n'est composé que de 3 personnes et que la présence de la FASE  ne tient qu'à quelques personnes organisée à Thouars ,  à l'exception du reste du département où elle n'existe pas.

>
Les communistes du thouarsais qui, depuis plusieurs années inaugurent des pratiques politiques nouvelles, se mobilisent et agissent  se voient contester les décisions qui les concernent, notamment la désignation de ses candidats pour les législatives. Ils ont fait connaître leur choix de Bruno FORNACIARI comme titulaire et de Ernest LEVINDRE comme suppléant. Les communistes présents à l'assemblée n'ont pas pu donner leur avis par  vote en raison du refus autoritaire d'une "direction fédérale" discréditée.

>
Nous maintenons donc ces candidatures et seront amenés, dans les tous prochains jours, à en faire part publiquement, le cas échéant.

>
Il serait dommageable qu'il y ait plusieurs candidats différents émanant de plusieurs formations "rassemblées" dans le Front de Gauche, chacun le comprend.

>
Aussi, nous appelons une dernière fois la direction du PCF et la commission nationale des conflits à se saisir rapidement de cette situation thouarsaise.

>
Ernest LEVINDRE, Joël GRELLIER, Bruno FORNACIARI

>
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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:17

 

 

Le gouvernement se rendant à pied à l'Elysée ce jeudi

  le 3 Janvier 2013

 

Hollande et Ayrault déclinent leur nouveau modèle français

 

Un gouvernement en rang serré derrière Jean-Marc Ayrault pour combattre le chômage et formaliser sa feuille de route pour 2013, tels furent les ingrédients du premier Conseil des ministres de l'année.

Retour sur ce grand branle-bas de combat de l'exécutif en trois temps: conseil déchange de voeux à l'Elysée, conférence de presse de Jean-Marc Ayrault et tribune du premier ministre dans le Monde Pour un nouveau modèle français.

1. Mobilisation et fin des couacs

Pour le président de la République, dont l'équipe de communication élyséenne a été renforcée par l'arrivée du journaliste Claude Sérillon, "2013, c'est l'année où nous devons réussir le redressement pour permettre aux Français d'en récolter les fruits". Pour cela, il a demandé à son gouvernement d'"agir en équipe". "Un gouvernement, ce n'est pas une addition d'individualités, c'est un ensemble qui a son identité, son image, sa personnalité. Et aussi son chef", a-t-il affirmé.

"Il y a évidemment place pour des débats en interne, entre nous, mais une fois que les discussions ont été arbitrées par le Premier ministre, chacun doit s'y plier", a souligné François Hollande, selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem..

Jean-Marc Ayrault a enfoncé le clou en tenant une conférence de presse une fois n'est pas coutume sur le perron de l'Elysée, demandant à ses troupes "constance, courage, lucidité, pédagogie mais aussi cohérence et esprit collectif".

 

2. Objectif emploi

L'objectif a été rappelé par François Hollande lors de ses voeux télévisés de la Saint Sylvestre. Il a été réitéré lors de ce Conseil d'échanges de voeux par le président comme son premier ministre à travers ce slogan: "inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année". "Tous les efforts seront entrepris", "tous les ministres seront concentrés", a insisté Jean-Marc Ayrault à la sortie du Conseil, où il venait d'émettre un message de "mobilisation totale" de son équipe pour réussir la "très grande bataille" pour l'emploi.

Dans cette lutte pour l'emploi, "la compétitivité et la solidarité ne sont nullement antinomiques", affirme le chef du gouvernement dans sa tribune au Monde. Ce qui passe, selon lui, par:

  • "l'obligation de revoir les règles qui gouvernent le monde du travail", à travers les négociations patronats-syndicats sur la réforme du marché du travail qui patinent actuellement. "Les compromis novateurs attendus par le gouvernement" doivent, selon Jean-Marc Ayrault, permettre de "lutter contre la précarité au travail, c'est refaire du CDI la forme normale d'embauche, encadrer le recours au temps partiel, mais aussi anticiper collectivement les mutations économiques et aider les entreprises à surmonter les difficultés conjoncturelles sans licencier". Si les négociations capotent le 10 janvier prochain, le gouvernement légiférera.
  • "une politique industrielle ambitieuse", soit l'addition du pacte de compétitivité pour "redonner des marges à nos entreprises" + "améliorer les infrastructures publiques" + "une formation professionnelle et un travail de qualité" + "une recherche publique et privée performante" + "une politique commerciale réactive". Le tout pour parvenir à la montée en gamme du made in France.
  • des politiques de solidarité en direction des "chômeurs de longue durée, travailleurs pauvres ou jeunes sans formation ni emploi", "pour améliorer l'accompagnement des personnes confrontées à la pauvreté ou à la précarité", pour "mieux prendre en charge la dépendance, tout comme assurer l'équilibre à long terme de notre système de retraites".

 

3. Nouveau projet de société

Plus globalement, Jean-Marc Ayrault a exposé une nouvelle fois son concept de "nouveau modèle français". "Il s'agit de trouver de nouveaux équilibres, d'inventer de nouvelles modalités d'action pour rester fidèle à la promesse républicaine et pour promouvoir un développement solidaire et durable, dans un monde qui change rapidement". Dit autrement, "la France n'a pas besoin de renier son âme pour sortir de la crise", selon lui.

Ces engagements de principes alliant écologie et laïcité reprennent la plupart des promesses du candidat François Hollande à la présidentielle, sans les formaliser  dans le temps par des annonces de projets de loi ou de mesures.

 

4. Programme de travail

Le programme de travail du premier semestre comprend, comme annoncé:

  • un "réaménagement" de la contribution exceptionnelle sur les plus hauts revenus, censurée par le Conseil constitutionnel samedi dernier,
  • une réforme bancaire "débattue au Parlement dès le mois de janvier",
  • un projet de loi de refondation de l'école présenté au Conseil des ministres le 23 janvier,
  • ou encore un décret modifiant les règles de revalorisation du Smic "présenté avant la fin du mois de janvier".

Enfin, Jean-Marc Ayrault a annoncé qu'il allait proposer un "nouveau calendrier de réalisation du réseau des transports du Grand Paris", après que de nombreux élus d'Ile-de-France se sont inquiétés, en décembre, du financement et des délais de réalisation de ce méga-projet de métro automatique.

"Relancer de vraies politiques industrielles européennes". C'est ce qu'entend faire Jean-Marc Ayrault, notamment sur l'acier, dans une interview au Journal des entreprises à paraître vendredi. Il confie par ailleurs: "Je ne serai jamais celui qui diabolisera les chefs d'entreprise. Nous n'avons jamais ignoré ou délaissé les entrepreneurs".

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 09:20

 

POLITIQUE

 

POLITIQUE -  le 17 Avril 2012

 

Sarkozy et la Libye : il ose tout

 

 

Parmi la quantité des déclarations fausses déballées ce mardi matin sur France Inter par Nicolas Sarkozy, la plus grosse est certainement celle où le candidat assurait n'avoir jamais frayé avec l'ex-dictateur libyen Mouamar Kadhafi.  Non seulement il a effectivement voulu vendre un réacteur nucléaire à la Libye, mais il a surtout vendu des armes et a servi de commercial de luxe à Amesys pour la vente du système de contrôle des télécommunications du pays.

"S'il y a bien un chef d'Etat qui, dans le monde, n'a pas frayé avec M. Kadhafiet est responsable de son départ et de ce qu'il lui est arrivé, je pense peut-être que c'est moi", a ainsi affirmé le président candidat. Ce dernier oublie qu'il pavanait dans les médias en 2007 après avoir négocié une "dizaine de milliards" d'euros de contrats avec la Libye. Au programme il citait : "des contrats de collaboration pour une usine de dessalement d'eau de mer avec un réacteur nucléaire, pour une coopération en matière d'armement, différents contrats économiques"… Concédons à Nicolas Sarkozy que malgré toutes ces promesses, y compris de vente de Rafales, seuls des missiles Milan ont effectivement été livrés (et payés). La dernière livraison datant de 2009.

Vente d'arme technologique de pointe

On rappelle aussi que l’entreprise française Amesys a vendu « Eagle » à Kahdafi, une arme technologique de pointe permettant de surveiller l’ensemble du réseau de télécommunication à l’échelle du pays, par l’entremise de Ziad Takieddine et avec les conseils de Nicolas Sarkozy (lire : Comment Kadhafi contrôlait les communications de sa population).

Alliot-Marie VRP de luxe

Autre exemple, Reflets rapporte cette semaine comment Saadi Kadhafi, troisième fils du défunt dictateur et recherché par Interpol, venait en juin 2006, faire ses emplettes d’armes et autres technologies militaires avec comme vendeuse de luxe Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense, d’une obséquiosité surréaliste.  « J’ai beaucoup aimé le souk de Tripoli. J’ai fait plein d’achat, surtout des bijoux, mais également chez les marchands d’armes » explique-t-elle pendant l’échange de cadeaux, avant qu’il poursuive sa série d’emplettes chez Thalès. Une vidéo montrant tout cela est disponibleà la fin de cet article ou en téléchargement sur le site de Reflets.
Ci-dessous, une capture vidéo de Saadi chez Panhard en train de tester divers véhicules militaires. Le PDG du groupe blague : maintenant que vous avez testés tous les blindés, "je vous fais essayer ma Jaguar ?";

Enfin pointons à nouveaux l'enquête de Mediapart qui révèle que Kadkafi aurait financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Mais à part cela, le président n’a jamais frayé avec le dictateur.

 

 

Saadi a Paris from fhimt.com on Vimeo.

A lire:

Financement de la campagne 2007 de Sarkozy: un troublant refus d'explication

Tous nos articles consacrés Mouamar Kadhafi et à la Libye

Pierric Marissal

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 09:16

Quand Michèle Alliot-Marie, Panhard et Thalès faisaient les yeux doux à la famille Kadhafi

C’est établi depuis longtemps, le gouvernement Français a fait les yeux doux au colonel Kadhafi et à tenté de lui vendre à peu près n’importe quoi, pourvu que cela coûte cher et que ce soit un outil de mort. Tout cela, bien entendu, avant de se rendre compte qu’il fallait au contraire lui envoyer un tapis de bombes sur la tête.

Tout le monde sait que Nicolas Sarkozy voulait vendre à Mouammar Kadhafi une centrale nucléaire, des avions Rafale, on en passe. Le seul deal d’armes qui avait débouché portait sur des missiles Milan.

En parallèle, se mettait en place la fameuse opérationAmesys que les lecteurs de Reflets connaissent bien… C’est la belle époque où Ziad Takieddine, Claude Guéant, Brice Hortefeux et Nicolas Sarkozy construisaient l’avenir en Libye. Un avenir qui allait permettre à Kadhafi et ses nervis de pister, surveiller et arrêter des opposants, puis de les torturer si affinités.

Reflets vous a beaucoup parlé de cette vente d’armes électroniques en Libye.

Saadi Kadhafi est l’un des fils Kadhafi qui a occupé des fonctions militaires en Libye. En juin 2006, il venait très officiellement en France. Nous allons aujourd’hui vous proposer une vidéo exceptionnelle, encore inédite, de la visite officielle de Saadi Kadhafi en France, à une époque où Muammar était entre Gentil Gentil et Méchant Gentil.

Savoir que des deals entre des marchands d’armes français et des dictateurs de la pire espèce sont facilités par le gouvernement français, c’est déjà bien. Voir comment cela se passe, c’est encore mieux. C’est ce que vous propose aujourd’hui Reflets qui a mis la main sur une vidéo montrant l’un des fils Kadhafi faisant ses emplettes à Paris du 6 au 10 juin 2006. Vous y verrez des industriels et une ministre faire des ronds de jambe au delà des limites du ridicule à un type dont tout le monde sait qu’il est infréquentable, mais qui est assis sur un tas d’or. Desproges posait la question: peut on rire de tout et avec tout le monde ? Reflets pose la question : peut-on vendre de tout à tout le monde ?

Les images sont telles qu’elles nous sont parvenues. Pas de montage, pas de coupes. Deux modifications ont été apportées. Les vidéos étaient initialement en plusieurs morceaux. Nous les avons recollées dans l’ordre, pour n’en faire qu’une. Trois secondes environ ont été coupées à la fin pour protéger l’une des sources de Reflets.

Dans l’ordre, vous allez voir Saadi Kadhafi chez Panhard, fabriquant de véhicules militaires, Saadi Kadhafi chez Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense et Saadi Kadhafi chez Thales, fabriquant de technologies militaires.

En mai 2006, les Etats-Unis ont donné le signal du retourde la Libye dans la communauté des Etats fréquentables. Ceci dit, il y a une différence entre établir un dialogue diplomatique « constructif » et tenter à tout prix de fourguer une palanquée de jouets de guerre à des gens qui étaient encore quelques mois plus tôt des parias en raison de leur passé de dictateurs et de soutiens du terrorisme.

On peut, au pire, être « obligé » de recevoir un visiteur comme Saadi Kadhafi mais l’on est pas obligé d’en faire un copain. Ainsi, vous allez le découvrir dans la vidéo, Christian Mons, le patron de Panhard, n’hésite pas à placer une bonne blague à 2 cents d’euros qui n’était probablement pas nécessaire. Alors qu’il a fait essayer toutes sortes de véhicules blindés et mortels à Saadi, il lui propose d’essayer sa propre Jaguar…

De même, Michèle Alliot-Marie, qui reçoit Saadi Kadhafi au ministère de la Défense ne coupe pas au traditionnel échange de cadeaux. Fallait-il pour autant en faire des tonnes sur les superbes souks de Tripoli où elle a, dit-elle, acheté plein de bijoux… et des armes…

 

 

Rappelons qu’en France, visiter un site web terroriste peut vous couter 30 000 euros d’amende, mais qu’accueillir un état terroriste avec les honneurs de la République pour lui vendre des armes qu’il retournera contre sa population, ça, on peut.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 09:08

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 08:13

Les acteurs français sont trop payés!

LE MONDE | 28.12.2012 à 15h45 • Mis à jour le 28.12.2012 à 20h37Par Vincent Maraval, distributeur et producteur, fondateur de la société de distribution de films Wild Bunch
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Gérard Depardieu, le 1er octobre 2012 à Berlin.

 

L'année du cinéma français est un désastre. Pendant que Gérard Depardieu fait l'actualité et que les ministres rivalisent d'esprit pour en faire le scandale du moment et dénoncer son exil fiscal à 2 kilomètres de la frontière d'un pays dont il ne se sent "plus faire partie", personne ne parle du cinéma français. Or tous les films français de 2012 dits importants se sont "plantés", perdant des millions d'euros : Les Seigneurs, Astérix, Pamela Rose, Le Marsupilami, Stars 80, Bowling, Populaire, La vérité si je mens 3, etc.

Pas un film, sauf peut-être Le Prénom, pour gommer ce que toute la profession sait pertinemment, mais tente de garder secret : le cinéma français repose sur une économie de plus en plus subventionnée. Même ses plus gros succès commerciaux perdent de l'argent.

EXCEPTION CULTURELLE

Constat unanime : les films sont trop chers. Après les films des studios américains, la France détient le record du monde du coût moyen de production : 5,4 millions d'euros, alors que le coût moyen d'un film indépendant américain tourne autour de 3 millions d'euros. Ce coût moyen ne baisse jamais, alors qu'il y a toujours plus de films produits, que le marché de la salle stagne, que la vidéo s'écroule et que les audiences du cinéma à la télévision sont en perpétuel déclin face à la télé-réalité et aux séries.

Mais alors, pourquoi s'émouvoir ainsi sur le cas Depardieu ? Pourquoi ce déchaînement médiatique et politique ? Sans doute parce qu'il y a là un vrai scandale d'ordre plus général. On le sait, l'époque aime les cas particuliers. Mais le scandale qui nous intéresse les dépasse largement. Il est d'ordre systémique. On peut s'étonner de voir nos ministres s'en laver les mains.

Pourquoi si peu de voix s'en saisissent-elles dans le milieu du cinéma ? Parce qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil ? Que Delon, Hallyday et autres agissent de même depuis longtemps ? Dany Boon, par exemple, ce chantre de la France profonde qui vit à Los Angeles, obtient des sommes qui laissent un Gérard Depardieu sur le carreau, ratatiné. 3, 5 millions d'euros pour Le Plan parfait, dont les entrées ne seront pas suffisantes pour payer son salaire ! Un million pour quelques minutes dans Astérix, film qui fait exploser le ratio entrées/cachet/minute à l'écran...

MIRACLE DU SYSTÈME DE FINANCEMENT

Malgré ses récents échecs, grâce au miracle du système de financement du cinéma français, Dany Boon s'apprête aujourd'hui à attaquer son nouveau film,Hypercondriaque, pour lequel on parle d'une somme proche de 10 millions d'euros. Ce texte ne se transformera pas en lettre de dénonciation, je ne nommerai que ceux qui ont fait leur coming out fiscal. Mais ils sont nombreux, qui se disent à gauche, dénoncent les injustices, mais au fond n'en voient qu'une seule : leur niveau d'imposition.

Mais pourquoi, au fond, les acteurs seraient-ils pires que les sportifs ? Parce que leur carrière est potentiellement plus longue ? Non, le seul scandale, le voilà : les acteurs français sont riches de l'argent public et du système qui protège l'exception culturelle. A part une vingtaine d'acteurs aux Etats-Unis et un ou deux en Chine, le salaire de nos stars, et encore plus le salaire de nos moins stars, constitue la vraie exception culturelle aujourd'hui.

Pourquoi est-ce qu'un acteur français de renom, qu'il se nomme Vincent Cassel,Jean RenoMarion CotillardGad Elmaleh, Guillaume Canet, Audrey Tautou, Léa Seydoux, touche pour un film français - au marché limité à nos frontières - des cachets allant de 500 000 à 2 millions d'euros, alors que, dès qu'il tourne dans un film américain, dont le marché est mondial, il se contente de 50 000 à 200 000 euros ? Pourquoi, par exemple, Vincent Cassel tourne-t-il dans Black Swan (226 millions d'euros de recettes monde) pour 226 000 euros et dans Mesrine (22,6 millions d'euros de recettes monde) pour 1,5 million d'euros ? Dix fois moins de recettes, cinq fois plus de salaire, telle est l'économie du cinéma français.

Savez-vous que Benicio Del Toro, pour le Che, a touché moins que François-Xavier Demaison dans n'importe lequel des films dans lesquels il a joué ? Que Marilou Berry, dans Croisière, touche trois fois plus que Joaquin Phoenixdans le prochain James Gray ? Que Philippe Lioret touche deux fois plus queSteven Soderbergh et sept fois plus que James Gray ou Darren Aronofsky ? Pourquoi s'en priveraient-ils ?

Et pourquoi Depardieu est-il le salaud ? Lui qui fait Mammuth gratuitement pourpermettre au film d'exister et propose de faire la même chose pour DSK de Ferrara. Pourquoi Vincent Cassel, qui met son argent et son énergie au service de jeunes talents comme Kim Chapiron ou Romain Gavras, serait-il plus coupable que le système ?

DES ÉCHECS ÉCONOMIQUES

L'explication, jamais le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) ni la ministre ne l'ont fournie : la subvention directe dont jouit le cinéma français (chaînes publiques, avances sur recettes, aides régionales), mais surtout la subvention indirecte (l'obligation d'investissement des chaînes privées). Voilà pourquoi tous les échecs de 2012 mentionnés ci-dessus n'ont guère ému la profession, et que ceux-ci n'ont pas suscité d'articles de fond. Et pourtant, rendez-vous compte ! Sur le top 10 des films d'une économie qui en concerne 220, un seul est rentable !

Il est vrai, les scores de ces films ne sont pas honteux : 6 millions d'entrées pour le Marsupilami, 4 millions pour Astérix ou La Vérité si je mens, 3 millions pour Les Seigneurs, 2 millions pour Stars 80, 1 million pour Populaire... Ils sont même bons dans l'absolu, et il est probable que le niveau d'entrées 2012 ne va guère baisserpar rapport à 2011, la fameuse année d'Intouchables. Mais ce sont tous des échecs économiques parce qu'ils coûtent beaucoup trop cher.

Astérix, à 60 millions d'euros, a le même budget qu'un film de Tim Burton. Voilà qui laisse rêveur... Stars 80 plus cher que The Hangover ou Ted. Ça laisse pantois... Et tout autant Populaire, plus cher que Black Swan ou Le Discours d'un roi ! La responsabilité de cette situation n'est pas à chercher, hélas ! dans une supposée incompétence de nos producteurs, mais dans ce que les Américains appellent le"above the line " ("la surévaluation"), les cachets qui font de nos talents, inconnus au-delà de nos frontières, les mieux payés du monde.

Mais à quoi servent de tels cachets si les résultats ne se matérialisent pas en recettes économiques ? En réalité, ils permettent d'obtenir le financement des télévisions. Black Swan se finance sur le marché. Il n'y a dans son financement aucune obligation, aucune subvention, l'acteur est donc payé pour ce qu'il vaut, 226 000 euros. Mesrine, en revanche, a besoin de ce financement pour exister, ce qui explique que l'acteur se retrouve avec un pouvoir de vie ou de mort sur le projet, et ce en fonction de sa valeur télé. Il réclame donc sa part du gâteau. Lui sera payé entre 1 et 1,5 million d'euros. Qui peut l'en blâmer ? Cela devrait vouloirdire qu'il touche là le fruit de sa notoriété sur le marché télévisuel. Sauf que le cinéma enregistre des contre-performances à la télévision. Sans les obligations légales issues de notre système public de financement, il y a bien longtemps que "Les Experts" et la "Star Ac" auraient réduit à néant les cases "Cinéma" des chaînes de télévision.

JETÉ À LA VINDICTE PUBLIQUE

Est-ce à l'individu qu'il revient de "réguler" le système sous peine d'être jeté à la vindicte publique comme Gérard Depardieu ou est-ce au CNC et à son ministère de tutelle de le faire ? A l'heure où François Hollande veut que les patrons des grandes entreprises publiques limitent leurs salaires, laissera-t-on les "hauts salaires" du cinéma gagner plus qu'ils ne valent, et ce grâce à de l'argent public, à un système unique, exceptionnel de financement ? Est-il normal qu'un Daniel Auteuil, dont les quatre derniers films représentent des échecs financiers de taille, continue à toucher des cachets de 1,5 million d'euros sur des films coproduits par France Télévisions ?

Le fameux système d'aide du cinéma français ne profite qu'à une minorité de parvenus. Mais jamais cela ne provoquera un scandale aussi retentissant que l'exil fiscal de Gérard Depardieu. Les miettes que laisse ce système réduisent en effet au silence ceux dont le rôle serait de pousser l'analyse.

Une idée simple : limitons à 400 000 euros par acteur - et peut-être un peu plus pour un réalisateur -, assorti d'un intéressement obligatoire sur le succès du film, le montant des cachets qui qualifient un film dans les obligations légales d'investissement des chaînes de télévision. Qu'on laisse à Dany Boon un cachet de 10 millions d'euros, si telle est véritablement sa valeur marchande. Mais alors que ce soit en dehors de ces obligations. Et redonnons ainsi à notre système unique et envié sa vertu en éliminant ses vices.

Vincent Maraval, distributeur et producteur, fondateur de la société de distribution de films Wild Bunch

Le catalogue de Vincent Maraval

 

Wild Bunch, créée en 2002, détient un catalogue de plus de 1 700 films. Plusieurs films distribuésou vendus par Wild Bunch ont reçu des distinctions : "The Artist", de Michel Hazanavicius (Oscars, 2012),"La Part des anges", de Ken Loach, (Festival de Cannes, 2012),"Mr Nobody", de Jaco Van Dormael (Mostra de Venise, 2009), "La Saveurde la pastèque", de Tsai Ming-liang (Berlinale, 2005)

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 07:23

 

 

Laurent Cantet

  le 2 Janvier 2013

 

Laurent Cantet: Foxfire "montre les bienfaits de la résistance"

 

 

Foxfire, confessions d’un gang de filles, le nouveau long métrage de Laurent Cantet, sort aujourd’hui en salles. A cette occasion, le cinéaste, palme d’or en 2008 avec « Entre les murs » a accordé un grand entretien à l'Humanité Dimanche, à retrouver dès jeudi en kiosque. Premier volet de la rencontre.

Deuxième volet: Laurent Cantet, "Foxfire assume l'idée d'être un film classique"

Que vouliez-vous dire en abordant la question de la domination sexuelle masculine?

Laurent Cantet. Il y a d’abord l’envie de ne pas hiérarchiser les oppressions. Le sexisme est le point de départ de leur résistance. C’est l’oppression qu’elles ressentent le plus directement dans leur corps, la plus difficile à justifier. Ce sont des gamines. Elles n’ont pas envie d’être violées par des mecs. Le groupe se constitue face à cette violence. A partir de là, les autres formes d’oppressions leur apparaissent. Le sexisme est presque le déclencheur de cette conscience qui se fabrique progressivement.

Je voulais aussi traiter du racisme et montrer comment, dans ces années là aux Etats-Unis, la question du racisme n’était même pas un problème. Il ne venait à l’idée de personnes de questionner l’idée d’un partage entre Noirs et Blancs. Legs a rencontré d’autres opprimés en maison de redressement. Elle veut créer une maison pour toutes les femmes opprimées de la terre.Elle introduit de la complexité dans la façon de voir le monde de ses copines. Mais elle se heurte à une espèce d’évidence historique puisque les autres filles ne voient pas pourquoi elles intégreraient une Noire dans leur bande.

 

Il y a une forme de désenchantement face à l’universalité de l’injustice…

Laurent Cantet. Il y a plein de choses qu’on ne remet pas en cause, plein d’injustices avec lesquelles on a appris à vivre. Le propre des révoltés et des résistants est de les mettre à jour et de les combattre en espérant créer une prise de conscience plus générale. Historiquement malheureusement, à part des moments de vrai basculement, on vit dans une société assez réactionnaire. Elle endosse des valeurs d’hier et les transmet aux générations à venir. On est plus dans ce type de société que dans celle qui se remet à jour et va évoluer de manière tonique. Le film montre aussi les bienfaits de la résistance. Ce n’est pas juste un constat d’échec des mouvements sociaux.

 

Votre film évoque une société de classes dans les Etats-Unis des années 1950. Que révèle-t-il du monde d'aujourd'hui?

Laurent Cantet. J'ai pensé le film comme une histoire qui avait des résonances aujourd'hui. J'espère qu'on les perçoit. J’ai décidé de le traiter dans les années 1950 pour des questions assez techniques de narration. J'avais besoin de la liberté totale dont jouissent les filles. Elles ne seraient plus possible aujourd'hui. Une bande de gamines qui décident à 15 ans d'aller vivre dans une ferme abandonnée serait tout de suite prise en mains par les services sociaux. Le contrôle social s'exercerait beaucoup plus fort sur elles. J'avais besoin de cette époque et des Etats-Unis pour cela, même si on a tourné au Canada. A la lecture du bouquin, les images qui me venaient étaient américaines. A chaque fois que j'ai essayé de les transposer, je ne croyais plus à ce que je racontais. Ce moment est l’époque du grand rêve américain, celle où l'on croit aux lendemains qui chantent. J’avais envie de montrer les laissés pour compte de ce rêve. Ceux qui n’en auront jamais les bienfaits.

Malheureusement, je crains que ce soit encore plus vrai aujourd’hui. Il y a encore plus de disparités entre les espoirs et le bien être des uns et le désespoir et l’absence de perspectives pour les autres. La forme de leur révolte me semble assez contemporaine. Elles sont assez proches des indignés et de ces mouvements spontanés qui, progressivement, se transforment en groupe de luttes. La scène des graffiti où Legs écrit «dollar=merde=mort» face aux autres qui la regardent religieusement faire pourrait se retrouver sur une vitrine à Paris ou à Athènes. On est dans un contexte et dans une sémantique de la lutte comparables

Vidéo: la bande-annonce de Foxfire

Ces dernières années, plusieurs films ont mis en scène des mouvements révolutionnaires avec des acteurs et des actrices aux allures de gravures de mode, introduisant l’idée étrange qu’il fallait être beau pour faire la révolution ou se rebeller…

Laurent Cantet. De manière générale, mes films aiment bien éviter ça. C’est aussi pour cette raison que j’aime bien travailler avec des acteurs non professionnels. On ne va pas chercher la jeune fille la plus glamour, celle que les magazines auront envie d’avoir sur leur couverture. Je vais chercher les gens les plus conformes à une réalité que j’ai envie de restituer assez précisément. Les critères que  j’ai au moment du casting sont assez difficiles à cerner. Même pour moi. Je fonctionne un peu au coup de cœur comme on peut avoir envie d’être ami ou de tomber amoureux de quelqu’un. Heureusement, on ne tombe pas uniquement amoureux des femmes qu’on voit sur les couvertures de magazine. Le maquillage et les costumes contribuent à amplifier le côté papier glacé que peuvent avoir certaines actrices. Je veux l’éviter au maximum. Je m’entoure de gens qui ont accepté l’idée qu’on allait essayer d’être le plus vrai et le plus juste possibles et pas de faire une image glamour. C’est d’abord une position de principe où j’essaie d’être le plus proche d’une réalité quotidienne de gens qu’on croise dans la rue.

 

Comment expliquez-vous ce désir?

Laurent Cantet. En tant que spectateur, je suis souvent attiré par des films qui me permettent de me poser des questions sur ce qu’il se passe autour de moi. C’est vrai que l’espèce de « naturalisme » fonctionne mieux en tant que spectateur. J’aime filmer les personnages dont j’espère qu’ils vont me renvoyer l’image de la complexité de l’humain. Plus on schématise les choses, plus on les lustre, plus on a des chances d’évacuer cette complexité.

Deuxième volet: Laurent Cantet, "Foxfire assume l'idée d'être un film classique"

  • A lire aussi:

Un temps pour vivre, un temps pour mourir, la critique de Jean Roy

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 23:20

 

POLITIQUE

 

POLITIQUE -  le 2 Janvier 2013

 

Takieddine : "Oui la Libye a financé Sarkozy et Guéant"

 

 

Ziad Takieddine, plusieurs fois mis en examen dans l’affaire Karachi, a assuré au juge Van Ruymbeke détenir des preuves que Nicolas Sarkozy et Claude Guéant ont touché de fortes sommes de la Lybie pour financer la campagne de 2007 de l’UMP.

Et selon le douteux homme d’affaire, les sommes dépasseraient les 50 millions d’euros. C’est le Parisien du jour qui le révèle. Selon ce qu’il a affirmé au quotidien, Ziad Takieddine aurait vu les preuves et sait où elles se trouvent.  Et il l’a dit au juge Van Ruymbeke, se disant près à les mettre à sa disposition si la justice ouvrait une instruction sur le financement de la campagne de Sarkozy de 2007 distincte de l’affaire Karachi. Outre le financement politique par Kadhafi, Takieddine assure que 3 entreprises françaises, dont l’une en partie possédée par le fils de Claude Guéant, auraient bénéficié de contrats fictifs en Libye.

Christian Jacob s'est refusé mercredi à commenter les accusations de Ziad Takieddine sur un financement libyen de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy, évoquées par Le Parisien, soulignant qu'il y avait "tellement eu de sornettes à ce sujet". "C'est une affaire de justice qui est en cours. Laissons-la se dérouler, il y a tellement eu de sornettes racontées à ce sujet", a déclaré sur RTL le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. 
"S'il y a bien un chef d'Etat qui, dans le monde, n'a pas frayé avec M. Kadhafi et est responsable de son départ et de ce qu'il lui est arrivé, je pense peut-être que c'est moi" avait de son côté déclaré un Nicolas Sarkozy en campagne présidentielle il y a quelques mois. Et ce malgré les nombreuses preuves du contraire : Sarkozy et la Libye : il ose tout.

LIBYE Kadhafi, assassiné sur ordre de Sarkozy avec le concours d'Assad 

Plusieurs journaux du Golfe reprennent en une, ce 2 octobre, les informations parues hier dans les presses anglaise et italienne. “Assad a fourni à la France des informations permettant d’assassiner Kadhafi”, titre ainsi le quotidien émirati. Le président français aurait voulu empêcher le Guide de faire des révélations sur le financement de sa campagne électorale. La France aurait aussi promis de baisser la pression sur le régime de Bachar El-Assad en contrepartie d’informations sur le téléphone sattelite de Kadhafi, permettant de le localiser.

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 23:09
2012, l'année de tous les espoirs à gauche du ps

© Reuters Par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - 2012 a été l'année de tous les espoirs pour la gauche de la gauche, portée par une campagne présidentielle flamboyante, le score à deux chiffres de Jean-Luc Mélenchon et les déceptions liées à la politique de la majorité socialiste.

Mais le Front de gauche est entré en fin d'année dans une phase incertaine, des tiraillements se faisant jour entre un Jean-Luc Mélenchon qui multiplie les attaques frontales contre le gouvernement socialiste, et un Parti communiste qui a certes refusé d'y participer, mais se situe dans la majorité.

"C'est un moment qui n'est pas évident à passer", souligne Stéphane Rozès, président de Cap.

"Pendant la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a su faire synthèse entre une gauche anticapitaliste et une gauche antilibérale, une gauche de gouvernement et une gauche protestataire, une gauche républicaine et une gauche différentialiste. Mais hors de ce creuset présidentiel, ce sont plutôt les tendances centrifuges qui s'expriment", ajoute-t-il.

Animal politique, Jean-Luc Mélenchon place pendant la campagne la barre à gauche toute et "remet le rouge à la mode".

Dans ses meetings, il convoque l'histoire révolutionnaire et entonne l'Internationale. Costume sombre, chemise blanche et cravate rouge, il investit les grandes places du pays, et multiplie les succès de foule, attirant jusqu'à 120.000 personnes le 18 mars place de la Bastille, à Paris.

Alors que François Hollande peine à susciter l'enthousiasme, Jean-Luc Mélenchon "fait rêver", jugent les analystes.

En mars, après que le candidat socialiste eut évoqué une taxe à 75% pour les revenus supérieurs à un million d'euros par an et un "coup de pouce" au smic, le tribun de "l'autre gauche" se félicite d'une "mélenchonisation" des esprits.

Porté par des sondages qui font de lui le potentiel "troisième homme" de la présidentielle, il se fixe comme objectif de passer devant la présidente du Front national.

TIRAILLEMENTS ENTRE PCF ET PG

Mais s'il réussit à siphonner une partie de l'électorat d'extrême gauche, et à atteindre un score à deux chiffres avec 11,1% des voix, le soir du 22 avril, la déception est grande parmi ses soutiens. Eliminé, il arrive loin derrière Marine Le Pen, signe que sa stratégie "Front contre Front" a échoué.

Pourtant, il persiste et décide d'aller affronter la présidente du Front national à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais.

Entre lui et celle qu'il qualifie de "chauve-souris", "semi-démente" ou encore "yéti de la politique" française, s'engage alors une bataille hautement médiatique qui éclipse les autres candidats de la gauche de la gauche.

Accusé d'être un parachuté, Jean-Luc Mélenchon fait de ces législatives un test national. Mais la "revanche" a un goût amer. Dans cette ville dont Marine Le Pen a fait son laboratoire, il est encore une fois éliminé dès le premier tour.

"Elle court devant, je cours derrière, je cours plus vite, je finirai par la rattraper", veut croire Jean-Luc Mélenchon.

Mais nombreux sont ceux qui, jusque dans ses partisans, remettent en question sa stratégie. Au lendemain des élections législatives, le Front de gauche perd 9 sièges dans la nouvelle Assemblée, et son leader se voit privé de tribune nationale.

Dans ce contexte, les tiraillements entre Parti communiste (PCF) et Parti de gauche refont surface.

Officiellement, le Front de gauche est toujours en ordre de marche. Il tient pour la première fois en 2012 ses propres universités d'été, mène la fronde contre le traité européen et prévoit une grande campagne contre l'austérité en janvier 2013.

Mais les discussions sur sa structure, notamment la question des adhésions directes chère au Parti de gauche, stagnent. Au PCF, on reconnaît l'existence de "nuances" sur la "posture" à adopter au sein de la coalition électorale.

Fin juin, les communistes décident de ne pas participer au gouvernement de Jean-Marc Ayrault, mais promettent une attitude "constructive", ce qui n'empêche pas les sénateurs communistes de fragiliser la majorité dont ils estiment faire partie, en bloquant plusieurs de ses textes.

Jean-Luc Mélenchon multiplie de son côté les échanges musclés avec un gouvernement qu'il qualifie de "plan-plan", ce qui lui vaut le titre de "meilleur opposant" à François Hollande, devant des personnalités de droite et d'extrême droite.

"Il y a clairement deux lignes de force à l'intérieur du Front de gauche", souligne Stéphane Rozès. "Le PC est dans une sorte de réalisme, non pas sur le fond mais dans l'attitude à adopter à l'égard du PS et du gouvernement, et Mélenchon a une attitude plus flamboyante, plus romantique, plus tonitruante", ajoute-t-il.

"RÉÉQUILIBRAGE"

Depuis septembre, chaque parti organise ses propres événements et prépare son propre congrès, qui aura lieu en février pour le PCF et fin mars pour le PG.

Malgré une forte présence médiatique, l'écho de Jean-Luc Mélenchon s'affaiblit, et un "rééquilibrage" s'opère en faveur du Parti communiste, observent des politologues.

Après plus de trois décennies de déclin continu, le PCF enregistre 6.500 nouvelles adhésions en 2012 - pour 134.000 adhérents au total contre 12.000 pour le Parti de gauche- et grimpe jusqu'à 32% de bonnes opinions en septembre, son plus haut niveau depuis huit ans, avant de redescendre à 23% en décembre, d'après un baromètre TNS Sofres pour Le Figaro.

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent, qui a entamé un bras de fer avec le gouvernement au Sénat, s'imposant ainsi sur le devant de la scène médiatique, évoque un "communisme de nouvelle génération".

Sans rôle officiel, la présidence du Conseil national du Front de gauche lui ayant été refusée par le PCF, Jean-Luc Mélenchon veut de son côté imposer l'idée d'une majorité alternative dont il pourrait être le Premier ministre.

Celui dont la hantise est "de ne pas se laisser enfermer dans un coin", développe une nouvelle philosophie politique, "l'écosocialisme", et veut attirer à lui tous les déçus du "hollandisme", des écologistes à l'aile gauche du PS.

Une amorce de dialogue se fait en fin d'année, sous l'égide de la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann et de son club de réflexion "Gauche Avenir". "Nous pensons qu'il y a des alternatives à gauche, et nous restons convaincus que l'union est un combat", dit-elle.

Mais avec une cote de popularité qui baisse dans les sondages, de 46% en mai à 29% en décembre, selon un baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine, Jean-Luc Mélenchon apparaît de moins en moins comme le rassembleur de la présidentielle.

Regrettant "l'outrance du verbe" mais aussi une "dérive gauchisante", le co-fondateur du Parti de gauche, et son seul député, claque la porte en décembre de la formation qu'il a créée en 2008 avec Jean-Luc Mélenchon.

"L'objectif est d'ouvrir une alternative. Pas de créer une organisation condamnée à la minorité", explique Marc Dolez dans les colonnes de Libération, précisant qu'il restera un militant du Front de gauche. "Ne donnons pas l'impression que l'adversaire du Front de gauche c'est le PS."

Edité par Yves Clarisse

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 22:52

 

Nicolas Sarkozy, retiré de la vie politique depuis sa défaite à l’élection présidentielle de 2012 pourrait voir sa tranquillité perturbée après les dernières révélations de Ziad Takieddine. 

L’intermédiaire en armement franco-libanais mis en examen dans l’affaire Karachi affirme détenir des preuves que la campagne présidentielle 2007 de l’ex- chef d’Etat a été en partie financée par la Libye de Mouammar Kadhafi, rapporte Le Parisienmercredi 2 janvier. 

Entendu le 19 décembre par le juge Renaud van Ruymbeke sur l’affaire de financement illicite de la campagne d’Edouard Balladur en 1995, Ziad Takieddine aurait indiqué pouvoir « fournir les éléments existants sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy » par Kadhafi en précisant que cette aide dépasserait les 50 millions d’euros

L’intermédiaire en armement explique par ailleurs que Claude Guéant, à l’époque directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, aurait joué un rôle crucial en rencontrant à plusieurs reprises Béchir Saleh, le secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi. Saleh aurait rédigé des comptes-rendus de ces rendez-vous pour les remettre au dictateur libyen. Des fiches qui seraient aujourd’hui entre les mains de Mamouhdi Bagdadi, le dernier Premier ministre avant la révolution libyenne, qui se dit prêt à les remettre à la justice selon Takieddine. 

Il affirme aussi que l’aide financière de Kadhafi se serait poursuivie après que Nicolas Sarkozy eu accédé à l’Elysée et qu’il a la preuve que le régime libyen aurait fait bénéficier à trois sociétés françaises, dont l’une appartient au fils de Claude Guéant, des contrats pour des prestations fictives pour un montant dépassant les 100 millions d'euros. 

Avec toutes les révélations de Ziad Takieddine, déjà mis en examen pour faux témoignages dans l’affaire Karachi, une nouvelle bombe est lâchée contre Sarkozy et Guéant. Le site Médiapart avait déjà publié en avril 2012 une preuve du financement libyen dans la campagne de Sarkozy. Bien avant, depuis mars 2011, le fils de l’ancien guide libyen, Seif al-Islam Kadhafi, indiquait être en possession de documents prouvant cette aide de Tripoli. 

Même si Nicolas Sarkozy a toujours démenti avoir reçu de l’argent de Kadhafi, les témoignages s'accumulent contre lui. 

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BRUNO FORNACIARI

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