Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:21

le 2 Janvier 2013

Mur fiscal: les Etats-Unis "ne peuvent vivre éternellement à crédit" prévient la Chine

 

 

La Chine, qui possèdait en 2011 1160 milliards de dollars de dette américaine, se montre ce mercredi sceptique sur la réelle volonté des Etats-Unis de règler la question de sa dette abyssale, malgré l'accord sur le mur fiscal signé dans la nuit par la Chambre des représentants à Washington.


Dans un article en anglais publié sur le site internet, Chine Nouvelle, l'agence officielle, explique que les Etats-Unis "ne peuvent vivre éternellement sur une prospérité à crédit" et juge que ses dirigeants apparaissent peu enclins à réduire la dette globale de 16.000 milliards de dollars. "Dans une démocratie comme les Etats-Unis, les hausses d'impôts et les réductions de dépenses, thérapie adéquate pour traiter l'affection chronique de la dette, apparaît depuis longtemps impopulaire auprès des électeurs. Du coup, les dirigeants politiques préfèrent se contenter de reporter le problème encore et encore. Mais, pour autant qu'on sache, le problème ne va jamais disparaître", poursuit l'agence.


"A un moment ou à un autre, il va ressurgir et provoquer une lourde chute, qui dans le cas des Etats-Unis, pourrait se terminer au fond d'un gouffre dont il sera imposible de sortir", conclut Chine nouvelle.


Chinamérique

Si la Chine s'inquiète de la santé économique des Etats-Unis, c'est surtout parce que l'empire du milieu a placé son très gros bas de laine -la plus grande réserve mondiale de devises, évaluée à 3.300 milliards de dollars- en dollars (environ 70% de ces actifs sont détenus dans la monnaie de l'Oncle Sam), y compris des emprunts du Trésor américain. Par ailleurs, le marché américain demeure un débouché majeur pour les exportations chinoises. Les deux pays sont à ce point liés économiquement que l'on parle désormais de Chinamérique.


Et compétition mondiale

Enfin, la question de la dette est une arme dont dispose la Chine dans la compétition globale qui oppose les deux pays. Les économies budgétaires appelées de ses vœux par Pékin sont un moyen d'affaiblir l'adversaire américain. Le budget de la Défense fait par exemple partie des budgets dans lesquels démocrates et républicains peuvent tailler dans deux mois pour pérenniser leur accord sur le mur fiscal.

  •  
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
commenter cet article
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:17

 

  - le 2 Janvier 2013

Italie : l’échec de la "flexibilisation" du marché du travail à la Monti

C’est la sauce à laquelle le Medef voudrait manger les salariés français : faciliter les licenciements, "flexibiliser" les emplois, ce qui devrait, selon eux, favoriser les embauches. C’est exactement ce que Mario Monti a instauré en Italie et qui se révèle un échec sur toute la ligne.

La réforme du marché du travail en Italie était au cœur du programme de Mario Monti ; lorsqu’il est arrivé fin 2011 au pouvoir. Une réforme dont il est intéressant de regarder les effets (ou plutôt l’absence d’effet), alors que le Medef, dans les négociations en cours, veut imposer la même chose aux travailleurs de France. Monti entendait ainsi faciliter les procédures de licenciement, ce qui selon lui devait encourager les CDI et endiguer la hausse des CDD et contrats précaires, sans pour autant interdire ces derniers. Erigeant l'Allemagne en modèle, Mario Monti souhaitait dans le même temps développer l'apprentissage, ce qui devait également limiter les emplois précaires chez les jeunes. Syndicats et patrons s’accordent à dire que cette réforme n’a eu aucun effet. Clairement pas en matière d’embauche et surtout pas en CDI, non plus en matière d’apprentissage car les lourdeurs administratives et le manque d'implication des régions, en partie compétentes dans le domaine ont rendu l’incitation inopérante.

Les syndicats ont court-circuité la réforme

Ce qui est amusant c’est qu’en matière de licenciement non plus, la réforme n’a servi à rien. Certes, des dizaines de milliers d’emplois ont été détruits ces derniers mois. Mais ils l’ont été sous des formes « traditionnelles ». La réforme de Monti prévoyait que les entreprises de plus de 15 salariés pouvaient aisément licencier individuellement leurs salariés pour raison économique (comme s’adapter à l’offre). Les syndicats ont menacé les patrons, et se sont tenus prêts à poursuivre en justice les entreprises soupçonnées d'invoquer de faux mobiles économiques pour procéder à des licenciements. Il y a eu plusieurs dizaines de cas, chaque fois contestés en justice. Le risque d’avalanche de procédures judiciaires a clairement dissuadé les patrons.

"Il y a eu peut-être quelques centaines de cas dans lesquels des sociétés ont tenté de s'abriter derrière les nouvelles règles, (...) mais nous les avons contestées", a dit à Reuters Claudio Treves, responsable des questions relatives au travail au sein du syndicat CGIL. Les autres syndicats avancent des chiffres encore plus faibles.
En voulant « assouplir » les procédures de licenciements, la réforme les a rendues plus compliquées que jamais car renforçant de fait le pouvoir discrétionnaire des tribunaux. "Potentiellement, cela pourrait rendre les licenciements plus faciles mais tout dépend de l'interprétation des juges et personne ne veut prendre le risque de tenter sa chance" exprime Michele Tamburini, avocat spécialisé dans le droit du travail.

Un exemple qu’il serait bon de garder en tête alors que les négociations sur la réforme du marché du travail devraient reprendre et se conclure les 10 et 11 janvier prochain.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
commenter cet article
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:15

14ème législature

Question N° : 10281 de M. Jean-Jacques Candelier ( Gauche démocrate et républicaine - Nord ) Question écrite
Ministère interrogé > Commerce extérieur Ministère attributaire > Affaires étrangères
Rubrique > commerce extérieur Tête d'analyse > importations Analyse > produits fabriqués en Cisjordanie. contrôles
Question publiée au JO le : 20/11/2012 page : 6579
Réponse publiée au JO le : 25/12/2012 page : 7738
Date de changement d'attribution : 27/11/2012

Texte de la question

M. Jean-Jacques Candelier interroge Mme la ministre du commerce extérieur sur la possibilité de prendre des mesures restrictives sur le commerce des produits israéliens des colonies illégales en Palestine.

Texte de la réponse

Conformément à l'avis aux importateurs C-20 publié au Journal officiel de l'Union européenne du 25 janvier 2005, les produits fabriqués dans les colonies israéliennes ne sauraient bénéficier du régime douanier préférentiel accordé aux produits originaires du territoire israélien en vertu de l'accord d'association du 20 novembre 1995 qui lie Israël à l'Union européenne. Cette position a été confirmée par l'arrêt rendu par la cour de justice de l'Union européenne le 25 février 2010 dans l'affaire Brita. L'avis aux importateurs de 2005 énonce des principes clairs d'indication du lieu de production : le nom de la localité ou de la zone industrielle de production et son code postal doivent être indiqués sur tous les certificats israéliens de circulation des marchandises pour permettre de contrôler l'applicabilité du régime préférentiel issu de l'accord. La France, comme ses partenaires européens, se conforme naturellement à cet accord et les services douaniers français procèdent à des contrôles réguliers. Daans certains cas, ils sollicitent des précisions de la part des autorités israéliennes, notamment lorsque les certificats sont incomplets. Deux missions de terrain de la commission européenne, en 2009, ont conclu au fonctionnement satisfaisant des dispositions prises. Dans les conclusions du Conseil Affaires étrangères du 14 mai 2012, les Etats membres de l'Union européenne ont réaffirmé leur détermination à faire appliquer pleinement et de manière effective la législation européenne et les arrangements bilatéraux applicables aux produits des colonies. Le conseil a également souligné l'importance du travail mené par la commission en la matière. Dans le cadre de sa politique de lutte contre la colonisation, qui constitue un obstacle à la paix et remet en cause la viabilité et la crédibilité à la solution des deux Etats, la France étudie actuellement, en lien avec plusieurs de ses partenaires européens, la possibilité de publier un code de conduite sur l'étiquetage distinctif des produits issus des colonies, comme il en existe aujourd'hui au Royaume-Uni et au Danemark. Une telle initiative aurait pour avantage d'améliorer l'information du consommateur. Elle serait conforme à la législation existante et ne remettrait en aucun cas en cause notre position de ferme rejet de toute logique de boycott, puni par les articles 225 et suivants du code pénal.
Repost 0
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 15:06

Politique - le 31 Décembre 2012

Editorial Par Jean-Emmanuel Ducoin

Tous nos vœux de luttes à François Hollande!

Voeux de lutte

 

L'Edito de Jean-Emmanuel Ducoin. 
"Si François Hollande renonce à une nouvelle taxe à 75% sur les très hauts revenus, une fois encore, le signal sera terrible et 
les idéologues de droite et de la finance déboucheront 
le champagne."


Ainsi donc, le Conseil constitutionnel a volé au secours des très riches. Eu égard à 
la composition ultra-conservatrice dudit Conseil, pas de quoi s’étonner. On pourrait même en rire : les sages sont à la République ce que les boursiers sont 
à l’argent. Mais comment s’amuser d’un épisode aussi lamentable qu’ambigu alors que la France vit l’une des crises sociales les plus épouvantables de son histoire contemporaine ? En annulant la fameuse « super-taxe » à 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, les membres du Conseil, saisis par l’UMP, ont fait parler le droit – en faisant surtout de la politique !

 

Le Conseil constitutionnel refuse que la contribution exceptionnelle de solidarité sur les très hautes rémunérations touche les individus, puisque l’impôt sur le revenu concerne les foyers fiscaux : dont acte. Mais en retoquant l’une des seules mesures en rupture avec les politiques passées, les sages ont provisoirement enterré l’une des promesses les plus emblématiques de François Hollande.

 

Souvenons-nous. Ce projet phare et symbolique avait été annoncé sans réelle préparation en février 2012, autant pour se démarquer du bouclier fiscal sarkozyste que pour répondre à la vague rouge de la campagne du Front de gauche.

 

Le futur ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, était tombé de l’armoire et n’hésitait pas à dire tout le mal qu’il pensait de l’idée. Cette proposition était un marqueur de gauche, l’un des plus importants, l’un des plus clivants. Le président voulait respecter cet engagement. C’est assez rare pour ne pas le signaler.

 

Sans surprise, la droite jubile, le Medef parle 
de « soulagement ». Quant au président de la Ligue 
de football professionnel, Frédéric Thiriez, laissons-le 
à sa « belle et indispensable victoire », comme il dit. 
À l’évidence, les élémentaires notions républicaines d’égalité et de solidarité se sont totalement dissoutes dans le fantasme des budgets qataris et de l’argent- roi... Jean-Marc Ayrault, c’est une chance, a annoncé qu’« un nouveau dispositif » serait prochainement mis en place. Mais quand ? Et à quelles conditions ? Au passage, prenons les devants. Les membres du Conseil constitutionnel se réservent le droit d’examiner « le caractère confiscatoire » d’un super-impôt, une menace à peine voilée de nouvelle censure. Mais au nom de quoi définiraient-ils des taux d’imposition jugés « acceptables » et en condamneraient-ils d’autres qualifiés de « confiscatoires » ? À ce tarif, ces messieurs auraient assurément embastillé un certain Roosevelt (bien connu pour ses idées marxistes !), coupable d’avoir imposé les riches Américains à 90 % !

 

Qu’en dira le chef de l’État, lors de ses vœux aux Français ? Au prétexte qu’il n’y aurait « pas d’urgence », quelques proches l’invitent à « laisser tomber » cette mesure. Autant dire que nous serons attentifs pour évaluer son degré d’implication. 
S’il renonce, une fois encore, le signal sera terrible et 
les idéologues de droite et de la finance déboucheront 
le champagne. Il n’y avait déjà pas grand-chose dans 
la réformette fiscale du gouvernement, pour le coup 
il n’en resterait rien sinon la chronique d’un prévisible et pathétique échec... Le courage de gauche, ce serait d’engager une véritable révolution fiscale, avec une taxation des revenus du capital au même niveau que ceux du travail, avec un impôt plus progressif jusqu’aux tranches supérieures, avec l’instauration d’un revenu maximal par an, comme le propose le Front de gauche. La bataille est-elle perdue ? Non, elle recommence. 
C’est à l’avènement d’un véritable changement que vont 
nos vœux pour l’année nouvelle. Des vœux de luttes !

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article
29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 11:49

Harlem, DESIR TOTALITAIRE ?


Tiens donc, le 1er secrétaire du PS continue de dénier à quiconque, le droit d'exprimer son désaccord avec la politique du gouvernement.Ainsi, après avoir caricaturé les votes des députés et Sénateurs du Front de Gauche, Harlem, se lâche. Petit doigt sur la couture du pantalon, et ...aux ordres ! semble-t-il intimer à ceux, qui, à gauche, qui contestent la ligne libérale. La diversité, les différences d'analyse et de propositions sont-elles un obstacle pour faire réussir la gauche, ou un atout, pour prévenir des dangers de la ligne politique actuelle du gouvernement, et changer de cap. Allons, Harlem, aurais-tu des DESIRS TOTALITAIRES ?

Car des députés socialistes, une quinzaine, s'alarment eux aussi de la dérive social-libérale de la politique gouvernementale que soutiennent le PS et EELV. Ils semblent s'inquiéter surtout des dégâts électoraux de cette politique, illustré par les 3 récentes élections législatives perdues par le PS. Car pour eux, "Si nous souscrivons à l'objectif de redressement des comptes publics et de la compétitivité de nos entreprises poursuivi par le gouvernement, nous pensons qu'il faut l'accompagner de la mise en place de la grande réforme fiscale redistributive annoncée par François Hollande pendant sa campagne", il faudrait selon eux "restituer du pouvoir d'achat aux millions de salariés qui subissent la stagnation salariale et la difficulté croissante à boucler les fins de mois, à mettre de l'essence dans le réservoir, à payer le loyer ou les études des enfants."

Mais Bruno Le Roux répond aux 15 députés PS qui interpellent Hollande

Créé le 17-12-2012

"C'est utile au débat mais en même temps mon travail c'est d'expliquer que le cap que nous avons aujourd'hui est un cap clair et qu'il faut le tenir", a déclaré le chef du groupe PS.

Le Roux répond aux 15 députés PS qui demandent un changement de cap (IBO/SIPA)

Le Roux répond aux 15 députés PS qui demandent un changement de cap (IBO/SIPA)
Sur le même sujet

Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a assuré lundi 17 décembre que François Hollande avait "un agenda, un cap particulièrement clair", en réponse à une lettre d'élus socialistes demandant au chef de l'Etat de modifier son cap et ses priorités.

Bruno Le Roux a fait cette déclaration, interrogé par la presse à la sortie d'un entretien de trois quarts d'heure avec François Hollande à l'Elysée.

"C'est quinze députés qui expriment des éléments qui remontent de leur analyse, de leur circonscription. C'est utile au débat mais en même temps mon travail c'est d'expliquer que le cap que nous avons aujourd'hui est un cap clair et qu'il faut le tenir", a déclaré le responsable du groupe PS.

La situation est difficile économiquement en matière de chômage et on sait que l'année 2013 est encore une année difficile. Pour autant, le président a un cap et un agenda qui est particulièrement clair" sur les réformes à mener, a assuré le député de Seine-Saint-Denis. Le chef de l'Etat va "prendre un par un tous les sujets qui vont permettre d'avancer vers la sortie de crise. Le souci du président c'est 'en sortir plus vite et mieux' c'est-à-dire prendre les décisions qui vont permettre de favoriser la sortie de crise et cela dès 2013", a-t-il ajouté.

"Peut-être qu'il faut qu'il le dise encore plus fort. Les déplacements" seront "très certainement l'occasion de réaffirmer ces choses-là", a-t-il poursuivi.

Plus tôt, une quinzaine de députés et élus socialistes avaient écrit au président François Hollande pour lui demander de modifier son cap afin de répondre à "l'aspiration légitime des salariés et des ouvriers modestes à améliorer leurs conditions de vie matérielles".

"Il est urgent de remettre l'agenda économique et social en tête des priorités de l'action gouvernementale", écrivent, dans une lettre publiée ce lundi 17 décembre par "Le Parisien-Aujourd'hui en France", ces élus. Ils sont sous la houlette de Laurent Baumel, député-maire de Ballan-Miré (Indre-et-Loire), Philippe Doucet, député-maire d'Argenteuil (Val-d'Oise) et François Kalfon, conseiller régional d'Ile-de-France.

"La grande réforme fiscale redistributive"

"Le scepticisme croissant des couches populaires et moyennes, qui ont pourtant joué un rôle-clé dans l'élection de François Hollande, nous invite à hiérarchiser notre action, car elles attendent d'abord des réponses fortes sur le terrain du pouvoir d'achat et de l'emploi", ajoutent ces députés, dont certains issus des anciens réseaux de Dominique Strauss-Kahn.

La lettre est signée également par Sylviane Alaux, députée de Pyrénées-Atlantiques, Christian Assaf, député de l'Hérault, Isabelle Bruneau, députée de l'Indre, Anne-Yvonne Le Dain, députée de l'Hérault, Michel Lesage, député-maire de Langueux (Côtes-d'Armor), Jean-Philippe Mallé, député des Yvelines, Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle, Patrice Prat, député-maire de Laudun (Gard), Jacques Valax, député du Tarn, selon le quotidien.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 11:23

 

Capture d'écran

  - le 28 Décembre 2012

Le PCF et le PG dénoncent les "invectives" d'Harlem Désir

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles et le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon ont dénoncé vendredi la vigueur de la réaction du premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir à la diffusion de la vidéo du PCF fustigeant de façon sarcastique les sept premiers mois de François Hollande à l'Elysée.


Dans un communiqué au ton particulièrement remonté, Harlem Désir a appelé jeudi le PCF "à cesser de se tromper d'adversaire et à se garder d'une dérive contraire à sa tradition de responsabilité". Il avait en ligne de mire la récente vidéo du PCF, intitulé « 2013, rallumons les étoiles », moquant les promesses non tenues du candidat Hollande devenu président. "Ce clip qui vise de façon inacceptable le président de la République et le gouvernement est de mauvaise foi, mensonger et caricatural: il est une faute contre la gauche (...) et constitue "une honte pour ses auteurs", a accusé le responsable socialiste.

 

Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, s'est étonné vendredi dans un communiqué de la vigueur de la réaction de Harlem Désir à la diffusion de la vidéo, la qualifiant de "totalement disproportionnée". "Notre clip (...), ne mérite en rien l'usage d'une artillerie aussi lourde", a-t-il ajouté, en glissant au passage que la vidéo a connu "près de 200.000 visites dès les deux premiers jours". "2013 doit être une année de conquêtes, de luttes face aux puissances de l'argent qui gouvernent", a souligné le porte-parole. "Mieux vaut user aujourd'hui d'un droit de critique, qu'être contraint à un devoir d'inventaire dans 5 ans", conclut-il.

 

De son côté le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui s'est félicité de la vidéo, a dénoncé vendredi les "invectives" du premier secrétaire du PS et d'appeller "Harlem Désir à la retenue". "Les invectives du premier secrétaire contre le clip expriment une exigence de soumission et de censure totalement inacceptable", a ajouté l'eurodéputé dans un communiqué. "Au lieu de vociférer, Harlem Désir ferait mieux de se demander quelle part de vérité si évidente il contient pour que tout le monde rie de si bon coeur en regardant ce plaisant petit film", conseille Jean-Luc Mélenchon. "Le gouvernement et son nouveau porte-parole feraient bien de cesser de se tromper d'adversaire", met-il en garde. "Il devrait se réjouir que cela soit fait avec humour et drôlerie plutôt que sur le ton arrogant et sectaire avec lequel le PS croit possible de traiter les partis de notre gauche", conclut l'eurodéputé.

 

"C'est vrai que ce clip augure bien de la suite (...). On n'hésite pas, le PCF et nous, à parler d'une opposition à la politique d'austérité du gouvernement", dit Eric Coquerel, responsable du Parti de Gauche, en rappelant que le Front de gauche mènera à partir de janvier une "grande campagne contre les politiques d'austérité" du gouvernement.

 

Lire aussi :

Jean-Luc Mélenchon dénonce les "invectives" de Harlem Désir
« Réaction totalement disproportionnée d'Harlem Désir » (O.Dartigolles – porte-parole du PCF)
Avant ses vœux, Hollande rappelé à ses résolutions

Repost 0
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 12:18

 

Politique - le 28 Décembre 2012

Ce vendredi dans l'Humanité : la pente résistible du social-libéralisme

« Tournant » ou pas « tournant » ? Depuis six mois, le gouvernement semble engager une « révolution copernicienne » qui tourne le dos à une réelle politique de gauche. Un cap social-libéral qui s’aggrave avec le temps, trouvant son origine dans les contradictions du programme de François Hollande. Pour le politologue Rémi Lefebvre : "La radicalisation à gauche du pouvoir se fera par réalisme, pas par idéologie".

 

Huit mois après son accession au pouvoir, y a-t-il chez François Hollande un hollandisme qui 
lui serait propre, ou la définition de sa politique doit-elle emprunter d’autres références ?


Rémi Lefebvre. S’il y a un hollandisme, c’est un pragmatisme, il n’est pas un idéologue – il n’a d’ailleurs pas de texte fondateur, alors qu’il a été à la tête du PS durant plus de dix ans. Il y a chez lui une forme de syncrétisme, 
de synthèse d’éléments disparates qui empruntent tout autant 
à Chevènement qu’à la deuxième gauche, voire à la première, doublé d’un côté radical-socialiste, 
et incontestablement social-libéral sur le plan économique. Son obsession du point d’équilibre choque beaucoup à gauche car, 
en huit mois, il n’y a eu aucune réelle rupture, seulement 
des inflexions sur le plan économique de prime abord. 
Or la tradition d’un gouvernement de gauche au pouvoir, c’est 
de marquer des ruptures.

 

Même sur le sociétal, le mariage 
pour tous n’est pas sa conviction selon vous ?


Rémi Lefebvre. Je crois qu’il n’a pas 
d’idées très arrêtées sur un certain nombre de sujets, mais qu’il cherche à apaiser la société, 
en vraie rupture, là, avec le mandat d’hystérisation de la société 
qui fut celui de Sarkozy. Il a 
une approche non idéologique 
des questions, veut passer des réformes dans une espèce d’harmonie. Avec le risque 
de déplaire à tout le monde ; 
on le voit quand il entend rester 
au milieu du gué concernant 
la procréation médicalement assistée (PMA). Hollande incarne en somme une gauche complexée, on l’a vu à propos de Depardieu par exemple, face à une droite décomplexée. Il est pris entre des injonctions contradictoires, alors que, sur ces thèmes, il n’a aucune excuse pour ne pas agir, contrairement aux questions sociales où la crise, le critère 
des 3 % de déficit, permet 
une rhétorique des contraintes.

 

Comparé au programme sur lequel il a été élu, assiste-t-on à différents reculs ?


Rémi Lefebvre. Sans doute le pacte de compétitivité et la thématique du coût du travail, absolument pas inscrits à son programme, marqueront-ils un vrai tournant 
du mandat. Tournant qui correspond à ses aspirations profondes : dès la fin des années 1980, quand il enseignait à Sciences-Po avec Pierre Moscovici, c’était un social-libéral assumé. Il ne croit globalement pas à l’économie administrée, il est pour une politique de l’offre. Ce fut subtilement 
mis en suspens durant la campagne, où il insista au contraire sur 
des marqueurs de gauche, comme la tranche de l’impôt sur le revenu à 75 % qui a joué un rôle très important dans sa victoire, 
en donnant l’illusion qu’il pouvait incarner une forme de volontarisme.

 

Est-il alors social-démocrate ?


Rémi Lefebvre. Je ne crois pas. Dans le modèle allemand ou scandinave, les forces sociales sont très organisées, les forces syndicales capables de peser sur le patronat. Or aujourd’hui, on le voit avec la négociation sur le marché du travail, nous ne sommes pas dans le donnant-donnant social-démocrate qui aurait été de conditionner 
le crédit d’impôt (Cice) du pacte 
de compétitivité à des embauches.

 

Le centre de gravité ne s’est-il pas déplacé avec des parlementaires 
qui prennent, sur l’amendement 
dit des pigeons ou la PMA, 
le contre-pied de l’Élysée ?


Rémi Lefebvre. C’est encore timide, il y a eu l’appel de la Gauche populaire, des députés qui voulaient conditionner l’octroi du Cice. De jeunes députés, élus de justesse en juin, se sentent concrètement sur un siège éjectable, ceux-là voient bien les risques électoraux de la politique économique menée et tâchent 
de construire un rapport de forces. Le groupe à l’Assemblée est bien tenu 
par Bruno Le Roux, et je suis surpris
en fait de la domination encore 
très forte de François Hollande 
sur sa majorité, tandis qu’Harlem Désir n’a pas encore construit un leadership critique, dans un rapport dialectique avec l’Élysée. L’horizon du hollandisme est une baisse 
du chômage fin 2013. Si elle n’arrive pas, je n’exclus pas une inflexion 
de Hollande, rappelé par le principe de réalité qui le contraindrait notamment à un rapport de forces différent avec l’Allemagne. 
Sa radicalisation à gauche se fera par réalisme, pas par idéologie.

 

Entretien réalisé par Lionel Venturini


À lire également dans l'Humanité de vendredi 28 décembre 2012 :


 

Bataille pour l'emploi : Hollande marche sur des oeufs 


Carrefour Market
se ramasse à l'appel
Turquie : le long combat de Pinar Selek


Centrafrique :
Bangui sous pression de la rébellion 


Reportage au Sahel :
rencontre avec des femmes émancipées
Vendée globe : le point hebdomadaire d'Arnaud Boissières


Musique :
rencontre avec le parolier et auteur Charles Dumont
Histoire : le 30 décembre 1922, naissance de l'URSS


Nos séries des Fêtes :
Cuisines en fêtes avec Yves Camdeborde : Philippe Nantois, le marîcher qui préfère l'excellence à la productivité
Ça sent le sapin par Hervé Le Corre : Après la nuit


Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 08:03

Mariage pour tous : l’enseignement catholique doit respecter la loi (Groupe PCF-PG au Conseil de Paris)

 

 

Depuis plusieurs jours, le secrétaire général de l’enseignement catholique mène ouvertement une campagne contre le projet de Mariage pour tous. Il veut que les établissements scolaires catholiques prennent des « initiatives », « pour permettre l’exercice d’une liberté éclairée ». 

Il est intolérable qu’Eric de Labarre défie ainsi les pouvoirs publics. Les établissements qu’il vise sont sous contrat pour plus de 90 % d’entre eux, largement financés par l’Etat et les collectivités locales, et très clairement encadrés par la loi, les codes du travail et de l’éducation. En incitant au débat sur des thèmes qui relèvent de convictions politiques ou religieuses, il les jette dans une bataille qui n’est pas la leur, et les incite au délit.

En s’engageant contre le projet de Mariage pour tous, le secrétaire général de l’enseignement catholique est sorti de son rôle et de ses compétences. Il me paraît essentiel que la Ville de Paris s’assure dès cette rentrée que les établissements catholiques respectent la loi et ne fassent pas la propagande du combat d’arrière-garde de M. de Labarre.

Communiqué de Ian Brossat, Président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris


Repost 0
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 06:30

La capitulation bancaire de Pierre Moscovici


Rédigé par Hervé Nathan le Dimanche 23 Décembre 2012 à 09:54 dans "Marianne"



Selon Pierre Moscovici, Marianne a tort. Loin d’être la «capitulation», [comme le titre notre hebdomadaire cette semaine]url:../../../Cette-semaine-dans-Marianne-Hollande-la-capitulation_a225135.html , et comme l’estime à la fois Finance Watch et bon nombre de spécialistes des banques, sa loi bancaire qu’il a fait adopter ce mercredi 19 décembre en conseil des ministres est « précurseur en Europe ». L’affaire est de la plus haute importance politique. Cette réforme doit être « l’acte fondateur de mon action », explique-t-il.

Celle qui donnera – enfin – sens et consistance à une politique qui en manque singulièrement. Devant les étudiants attentifs, réunis le 23 novembre dans le grand amphithéâtre de l’école supérieure de commerce, le ministre de l’économie et de finances célèbre « le retour du politique », et présente un contenu d’apparence fort volontariste : «identification et contrôle des risques », séparation des activités, suppression des activités « immorales ». Hélas, quelques jours plus tôt, l’entourage du ministre dévoilait aux journalistes le contenu réel du projet de loi quelques jours plus tard, où prédominait le sentiment de pusillanimité. En fait la loi défend d’abord le modèle de « banque universelle » à la française, ce à quoi tenaient d’abord la corporation bancaire.

Car si le texte prévoit bien de « séparer » toutes les activités à risques et de les cantonner dans une filiale particulière, il réserve cette obligation aux seules « trading pour compte propre », c’est à dire lorsque la banque joue avec son propre argent sur les marchés financiers. C’est peu de chose. Pour la plus active des banques spéculatives, Goldman Sachs, cela ne représente que 10% de son activité. Pour les françaises, hormis BNP Paribas et Société générale, presque rien ! Le projet de loi, un rien jésuite, permet à toutes les activités « utiles à l’économie » de demeurer dans la giron des banque de dépôts. Sauf le trading à haute fréquence ( opérations pilotées par ordinateurs générant des achats et des ventes à la nanoseconde sur els marchés ). Quasiment tous les autres instruments sont autorisés pour peu qu’ils soient utilisées en relations avec un client : spéculation sur les matières premières, tenue de marché, crédit hypothécaires à risques (subprimes), investissement dans des filiales pratiquant la « rehaussement de crédit », etc.

Un banquier d’affaires résume : « en fait, à part l’affaire Kerviel, cette loi n’aurait empêché aucune des gamelles que les banques françaises ont enregistrés pendant la crise : Natixis (groupe BPCE) aurait pu investir dans une filiale dangereuse aux Etats-Unis et perdre 10 milliards d’euros ou Dexia vendre des crédits pourris aux collectivités locales, et perdre encore davantage d’argent. En fait, il n’y avait qu’une solution pratique : cantonner toutes les activités de marchés dans une filiale, puisque dès qu’il y a marché, il y a un risque… ». On peut ajouter que pourvu qu’elle agisse pour un client, une banque pourra spéculer sur les matières premières alimentaires, au risque de créer des envolées de prix et des famines ! Quant à l’interdiction de posséder des filiales dans les paradis fiscaux ou réglementaires, elle est carrément absente du projet de loi. Même le prêt aux hedge funds, spéculateurs entre les spéculateurs est possible, sous certaines conditions…

Le texte fait donc le bonheur des banquiers qui ont fait, de juillet à décembre, le siège du gouvernement en défendant la « banque universelle ». Ils ont trouvé des défenseurs à Bercy où un haut et influent fonctionnaire soutient que « les banques qui ont fait faillite aux Etats-Unis, comme Lehman Brothers, ou au Royaume-uni comme la Northern Rock (ou RBS???) étaient des établissements spécialisées. Lehman Brothers était une pure banque d’affaires, Northern Rock une pure banque de dépôt. Cela n’a pas empêché des catastrophes d’arriver ». Fermez le ban.

D’ailleurs, selon Bercy les « larges consultations » organisées en amont auraient été unanimes : « les banques, leurs clients qu’ils s’agissent des entreprises ou des associations de particuliers ont eu ce message : ne détruisez pas notre banque universelle… »  Cet engouement pour le modèle « tout-en-un » est suspect aux yeux de Pierre-Henri Leroy, président du cabinet Proxinvest : « c’est l’offre coiffeur, explique-t-il. On voit l’avantage pour le coiffeur de fournir  à la fois le shampoing, la coupe, le brushing, la couleur et la manucure. Mais est-ce que c’est aussi l’intérêt du client ». Même Sébastien Busiris, secrétaire général  FO banques, pourtant partisan de la banque universelle au nom de l’emploi de ses adhérents, estime que pour sauver le modèle, il faudrait l’encadrer fortement : « lorsque nous avons été auditionnés, à la fin du mois d’octobre, on avait l’impression que les jeux étaient faits et qu’il s’agissait de vérifier que nous ne nous y opposerions pas. Nous avons demandé que la loi précise ce qu’étaient « les activités utiles à l’économie », et qu’on taxe la spéculation pour la décourager. Mais le projet de loi laisse la question sans réponse. »

En fait ce sera aux autorités de régulation, peuplées de banquiers, anciens, actuels ou futurs, de préciser le concept « d’utilité à l’économie ». Comme le dit Sébastien Busiris: « à la limite, la spéculation peut être présentée comme indispensable ! » Et c’est là que la modestie de la réforme permet aux banquiers de limiter les dégâts. Longtemps la profession a laisser dire que la séparation du « compte propre » n’impacterait que 2% de son chiffres d’affaires (le produit net bancaire). In extremis, Pierre Moscovici  a fait recalculer le chiffre « c’est en fait 10% » s’écrit-il dans l’espoir d’étoffer son dossier. 

Pour Thierry Philiponnat, ex-trader et directeur l’ONG européenne Finance Watch, créée à l’initiative de députés de gauche français, « combiner ces deux activités au sein d'une même banque a pour conséquence de permettre à l'activité de prêt d'argent et de collecte des dépôts de nourrir artificiellement l'activité de négoce d'instruments financiers. » En clair : l’argent des déposants sert toujours à faire des profits par la spéculation. 

Karine Berger, députée socialiste des Hautes-Alpes, et qui sera la rapporteure de la loi à l’Assemblée, en convient : « la réforme ne vise pas à corriger l’action des banques, à en transformer la structure. » Ce n’est pas si mal lorsqu’on regarde la revendication de départ des banquiers: « le message de Frédéric Oudéa, (patron de la Société générale et président jusqu’à l’été de la Fédération bancaire française FFB) était d’instituer une autorité de régulation à postériori ». Une chambre d’enregistrement, en somme. Pour la députée, l’esprit de la loi est donc : « on ne découpe pas les banques, mais on prépare la paire de ciseaux pour pouvoir le faire au cas où ». La véritable innovation de la loi Moscovici résiderait dans son deuxième volet, qui donne des nouveaux instruments à la puissance publique pour gérer une éventuelle crise bancaire.

« On pourra enfin débarquer le management incapable d’une banque à problèmes avant la cessation de paiement, contrairement à aujourd’hui », se réjouit un haut fonctionnaire de Bercy. Un fonds de résolution devra être constitué, qui permettra de ne plus faire appel à l’argent des contribuables en cas de pépin. « C’est la fin de la socilaisation des pertes », s’exclame le ministre. Mais une autre conclusion s’impose : les banques pourront donc continuer à faire leurs affaires comme auparavant, mais gare à la faute ! Ce volet de la loi heurte d’ailleurs davantage les banques mutualistes (Crédit agricole et Crédit mutuel),  très jalouses de leur indépendance vis-à-vis de l’Etat, que les banques privées. Cela suffit aux yeux de Karine Berger pour que la loi soit "en ligne avec le programme présidentiel de François Hollande".

Pourquoi avoir capitulé si facilement ? Bien sur il y a la « proximité ». Des deux côtés de la négociation, on trouve des inspecteurs des finances; ceux de la direction du Trésor, comme Ramon Fernandez, qui a entièrement instruit le dossier pour le compte de Pierre Moscovici; Et les ex-de Bercy, comme Michel Pébereau, président d’honneur de BNP-Paribas, ou François Villeroy de Gallau, numéro 3 de la même banque, et ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et par là très au fait des réseaux socialistes. La consultation préalable a eu lieu dès le mois de juillet au sein, du Conseil de régulation financière et du risque systémique (Corefris) dont L’Expansion a dévoilé les principaux participants: « Outre le ministre des finances et des autorités de régulation et de supervision (gouverneur de la Banque de France, président de l'Autorité des marchés financiers notamment), s’y trouvent trois membres “indépendants” : Jean-François Lepetit, administrateur de BNP Paribas (et ancien directeur de la banque), et Jacques de Larosière, conseiller pendant plus de dix ans du président de BNP, un certain Michel Pébereau (ex-pdg de BNP Paribas. »

Par ailleurs, Notre banquier d’affaires observe qu’en « chargeant continuellement les banques de taxes, le gouvernement s’est affaibli devant elles quand il a fallu discuter réformes de structurelles. Les banquiers ont eu beau jeu de dire au ministre : vous voulez de l’argent ? Et bien laissez-nous en faire ! ».

Reste à franchir le niveau européen. Michel Barnier, commissaire au marché intérieur et aux services prépare lui aussi une directive (loi européenne) de séparation des activités bancaires. Il devait s’inspirer d’un rapport préparé par le groupe présidé par le finlandais Erkki Liikanen, dont les conclusions sont bien plus sévères que le projet Moscovici. Il recommande notamment de cantonner dans une filiale spécifique toutes les activités à risque (trading pour compte propre, tenue de marché, crédit aux hedge funds, véhicules d'investissement hors bilan, investissement dans le private equity…)

Michel Barnier qui s’en était entretenu avec François Hollande cet été avoue ne pas être au courant des détails. « Je n’ai pas eu connaissance du texte du projet de loi Moscovici. Mais l’important est qu’il soit compatible avec la future directive », explique-t-il devant l’Association des journalistes économiques et financiers (AJEF). A Bercy on ne cache pas le sentiment d’avoir bien manœuvré : « La France sera le premier pays en Europe à légiférer. Cela nous permettra de peser d’un poids particulier sur les contenus au niveau de l’Union. » Sous-entendu : les banques françaises seront bien défendues… 

Comme s‘il savait son texte est bien imparfait, Pierre Moscovici s’est dit ouvert à de nombreux amendements de la part des parlementaires : « sur les stocks options, sur la composition de l’autorité de contrôle prudentielle, sur les paradis fiscaux », et même « sur la liste des activités spéculatives », ce qui st une façon de reconnaître l'insuffisancze fondamantale de son projet de loi. Les députés, en février prochain, auront donc le champ libre. Pas sûr que cela rende la future loi plus efficiente.


Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 18:44

- le 26 Décembre 2012

Une première extension des tarifs sociaux loin des promesses du gouvernement

Une première extension des tarifs sociaux du gaz et de l'électricité à certains ménages modestes est entrée en vigueur mercredi. Une mesure qui ne répond que partiellement à la promesse du gouvernement, les députés et sénateurs du Front de gauche réitèrent leur demande d’adoption immédiate de la proposition de loi relative à l’urgence sociale.


Au total, 830.000 personnes supplémentaires doivent bénéficier de ces tarifs légèrement réduits chez EDF et GDF Suez avec ces mesures, selon la ministre de l'Energie, Delphine Batho, qui avait promis ce coup de pouce le 10 décembre. Outre les personnes bénéficiant de la Couverture maladie universelle (CMU) complémentaire, les personnes éligibles à l'aide pour une complémentaire santé (ACS), soit un plafond de revenus 26% supérieur, pourront également en bénéficier.  "Le plafond était auparavant de 661 euros par mois pour une personne seule et passe à 893 euros par mois", a déclaré la ministre de l'Énergie. L'arrêté paru mercredi ne mentionne stricto sensu que l'électricité mais s'applique également pour le gaz, a-t-elle expliqué.

 

Le "tarif de première nécessité" pour l'électricité (TPN) instauré en 2005, permet d'obtenir une réduction de facture de 90 euros par an en moyenne. Le "tarif spécial de solidarité" du gaz, ou TSS, a été quant à lui créé en 2008 et offre une réduction de l'ordre de 156 euros par an en moyenne. Mais cette extension des tarifs sociaux ne répond que partiellement à la promesse du gouvernement de les étendre au total à plus de 4 millions de foyers (soit 8 à 9 millions de personnes). Celle-ci impose de passer par la loi, selon le gouvernement.

 

Cette vaste extension figurait au départ dans la proposition de loi du député PS François Brottes sur l'énergie. Mais celle-ci a été retoquée par le Sénat fin octobre, et le gouvernement a voulu agir pour l'hiver. Les groupes des députés et des sénateurs Front de gauche ont lancé une pétition appuyant leur propre version de la loi Brottes sur l’énergie, rejetée au Sénat car instaurant un bonus-malus néfaste aux ménages précaires.

 

A l'heure actuelle, environ un million de foyers bénéficient des tarifs sociaux de l'électricité ou du gaz, selon le Médiateur de l'Energie, même si en théorie plus de 2 millions peuvent déjà en bénéficier, l'attribution automatique lancée en mars dernier se faisant progressivement. Ces tarifs réduits sont financés via une taxe sur les factures, mais leur impact est très faible pour le consommateur.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre