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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 07:55

 

II. Points d’appui contre les dominations du dollar

La baisse du dollar engendre cependant le développement de forces de rappel.

Elle donne plus de compétitivité-prix aux exportations américaines de marchandises et de services. Pour les dix premiers moins de l'année 2007, le déficit commercial des Etats-Unis s'est chiffré à 587 milliards de dollars, en diminution de 53 milliards par rapport à la même période de 2006.

Certes, cette amélioration  est due, pour une part, au ralentissement de la demande intérieure freinant les importations Outre-Atlantique, mais aussi à un début de redressement des exportations.  Au troisième trimestre  2007, en effet, les ventes à l'étranger  des Etats-Unis ont fait un bond de 16,2%.

Aussi, malgré l'augmentation de la facture pétrolière, les Etats-Unis pourraient  bien réduire – certes de façon légère – leur déficit sur l'ensemble de l'année 2007, ce qui serait une première depuis six ans. L'Union européenne, avec un «  euro fort »  qui ne cesse de s'apprécier,  dans ces circonstances,  face au dollar, prend de plein fouet ce surcroît de compétitivité des exportations  américaines, mais aussi des exportations des pays dont la monnaie est indexée sur le dollar US.
En son sein, la France y est particulièrement exposée. Elle présente une spécialisation par produits proche de celle des Etats-Unis comme l'indiquent,  par exemple, les difficultés  rencontrées par Airbus, face à Boeing et que les dirigeants de l'avionneur européen prétendent  ne pouvoir  régler qu'en envisageant de délocaliser.

Une autre force de rappel tient au fait que la dépréciation du dollar rend moins onéreuse l'acquisition par des non-résidents d'entreprises localisées aux EtatsUnis et en zone dollar.
C'est là une puissante incitation dont disposent les Etats-Unis pour attirer  les capitaux du monde entier et faire financer par l'extérieur l'essor de leurs propres capacités de production, de recherche et de qualifications.
Cet avantage de domination, grâce aux privilèges du dollar, permet aux Etats-Unis de maintenir une forte avance technologique face à leurs concurrents.

Les rachats d'entreprises américaines par des non-résidents se font d'autant plus volontiers, dans ces conditions, que l'accès au crédit  y est plus facile et les contraintes de débouché moins étroites que dans les pays qui, tels les membres de la zone euro, sont confrontés  à des taux d'intérêt  relativement élevés et à une croissance durablement ralentie du fait des orientations de la BCE, au service de la domination des marchés financiers, et du pacte de stabilité européen. C'est ainsi que, dans un récent rapport,  The Economist Intelligence Unit (EIU) et l'Université de Columbia (5) montrent que les Etats-Unis, en 2005 et 2006, sont ceux qui ont attiré le plus d'investissements directs étrangers (IDE) dans le monde: 183,6 milliards  de dollars, devant la Grande-Bretagne (137,7), la Chine (76,1), la France (72,5)... Ils anticipent  que, toutes choses égales d'ailleurs,  les Etats-Unis devraient continuer  d'être largement la première  destination d'IDE dans le monde sur la période 2007-2011.
De son côté, la CNUCED (6), indique que l'Union européenne s'affirme comme la source principale  d'IDE dans le monde, pesant pour près de la moitié  des flux sortants, la France arrivant  en tête, devant l'Espagne et le Royaume-Uni.
La BCE (7), enfin, note que les Etats-Unis représentent, avec 20% du stock fin 2006, le deuxième pays d'accueil des IDE provenant de l'Union européenne.

Une troisième force de rappel tient aux actifs détenus par les Etats-Unis à l'étranger. Ils sont plus rentables que ceux détenus par les étrangers Outre-Atlantique. Le rendement de ces actifs serait supérieur de 3% aux intérêts  que les Etats-Unis doivent  payer sur leur dette externe. Pour 10 000 milliards  de dollars  de dettes cumulées, les Etats-Unis disposent de 7 000 milliards de dollars d'actifs à travers le monde, libellés en autres devises (8). Quand le cours du dollar est à la baisse, le stock et le rendement de ces actifs tendent à se valoriser pour leurs détenteurs américains. Ce mouvement dans la valorisation des actifs et passifs extérieurs  a conduit,  pour l’heure, à une relative stabilisation à très haut niveau de la position nette des Etats-Unis.

Enfin, il y a toujours la possibilité pour les Etats-unis de relever les taux d’intérêt  en cas de trop fortes turbulences,  scénario de «guerre monétaire» que tendent  à sous-estimer les promoteurs  d’un euro, conçu, avant tout, comme rival du dollar  pour l’attraction  des capitaux et dont, sans doute, l’Union européenne elle-même pâtirait  beaucoup, une récession mondiale étant alors au rendez-vous.

Cinq processus et points d'appui pour des transformations

Certes, les initiatives que vont prendre les Etats-Unis, avec d'autres Etats, pourraient  freiner, puis stopper, voire, un temps, inverser  le mouvement actuel de chute marquée du dollar.

Cependant, elles n'endigueraient pas les tendances et antagonismes de fond poussant à la dépréciation de cette monnaie avec, au cœur, le déficit des paiements courants et la dette extérieure.
Pour autant, on peut penser que les fortes turbulences actuelles pourraient être surmontées et, malgré un freinage de la croissance au premier  semestre 2008 qui pourrait être sensible outre-atlantique  le cycle de moyenne période en cours se poursuivrait jusqu'à son terme, vers 2010-2012, sauf accident grave.
Face au ralentissement  à l’œuvre, la fuite en avant dans la domination  du dollar et des marchés financiers pourrait,  en effet, accompagner une vague d'investissements des groupes dans de nouvelles générations de technologies informationnelles, plus économes en moyens, pour accélérer les gains de productivité, tandis que s’accentuerait  encore le mouvement de «fusions et acquisitions» des multinationales.
Cela précipiterait vers une nouvelle  récession mondiale, du fait d'un rejet accru des salariés dans le chômage et la précarité, d'une insuffisance criante des dépenses de formation  et de la demande globale, et d'une relance de l'accumulation  financière bien plus rapide encore que la croissance réelle.
A l’horizon 2010-2012 se produirait, donc, une nouvelle et forte explosion de la suraccumulation de capital matériel et financier aux Etats-Unis, mais aussi dans les pays émergents, à commencer par la Chine, pour l'heure si dépendante de la croissance américaine. Une crise aiguë de la domination  du dollar pourrait alors faire s'exaspérer le besoin de transformations majeures du système monétaire international, sur fond de bras de fer entre les Etats-Unis, la Chine et d’autres pays émergents.
Dans ces difficultés, l'attitude de l'Union européenne et le choix de ses alliances internationales, en liaison avec ses propres  enjeux sociaux, seraient décisifs. Le système de domination du dollar, dans ce contexte, va se heurter à des limites qui vont le rendre absolument insupportable à toute l'humanité, tandis que les motifs de défiance à son encontre vont prendre une ampleur sans précédent.  Cinq indicateurs  au moins appuient cette hypothèse.

  • Premier processus et point d'appui : l'évolution des flux nets d'investissements directs à l'étranger.

Certes, les Etats-Unis demeurent la première destination mondiale. Mais, outre qu'ils continuent  d'investir plus à l'étranger qu'ils n'arrivent  à attirer  d'investissements de l'étranger, le financement du déficit de leur compte courant dépend de plus en plus du soutien du dollar par les banques centrales des pays émergents, la Chine principalement(9).

Selon l'OCDE(10), en effet, les Etats-Unis ont beaucoup accru leur «attractivité» depuis 2003. Cependant, en net des sorties, le solde cumulé entre 2002 et 2006 est négatif (-332,2 milliards).

Simultanément, la rivalité  d'attraction s'accentue avec l'Union  européenne au prix,  d'ailleurs,  d'un chômage et d'un retard de croissance énorme de ce côté-ci de l'Atlantique. Si, en 2000, celle-ci a investi 251 milliards de dollars aux Etats-Unis au titre des IDE, en 2006, ces derniers ne se sont élevés qu'à 122 milliards de dollars. Et, sur les six premiers mois de l'année 2007, on n'en aurait comptabilisé que 12,1 milliards de dollars. Par contre, les IDE américains vers l'Europe, au cours de ces trois périodes, se seraient élevés, respectivement à 77, puis 127 et 85 milliards de dollars (11).

  • Deuxième processus et point d'appui

La part du dollar  dans les réserves de change mondiales a continué de baisser au 3ème trimestre 2007 à 63,8% contre  65% au deuxième trimestre  et 66,5% au troisième trimestre 2006, comme l'a indiqué le Fonds Monétaire International (FMI) le 28 décembre dernier. En revanche, la part des réserves en euros n'a pas cessé de croître:  elle atteint  désormais 26,4% contre  25,5% au dernier  trimestre  et 24,4%, un an auparavant.

Certes, il serait prématuré de dire dans quelle mesure cette tendance est durable. Elle exprime certes les efforts  de diversification de nombreuses banques centrales, asiatiques et moyen-orientales notamment, pour leurs réserves en devises, face à l’affaiblissement du dollar qui leur fait encourir des pertes. Mais cela se fait sur la base d’efforts  de promotion de l’euro, comme monnaie de réserve internationale, rivale du dollar, qui affaiblissent gravement les capacités humaines et la production de richesses réelles dans les pays de l’Union  européenne et, sur cette base, poussent, contradictoirement, aux exportations  de capitaux vers les pays en avance technologique et en croissance soutenue, les Etats-Unis particulièrement. Cela étant, cette diversification  recherchée, par nombre de banques centrales des pays émergents particulièrement, confirme le besoin de coopération monétaire internationale nouvelle, au lieu de l’enfermement dans le système du dollar auquel pousse, en réalité, la rivalité d’attraction développée avec l’euro tel qu’il a été conçu et lancé.

  • Troisième processus et point d'appui : la crise du Fonds monétaire international dominé par le dollar et la tendance à la formation de systèmes monétaires régionaux faisant progresser le besoin d’une monnaie commune mondiale de coopération (12).

Le FMI et la Banque mondiale, institutions-clef du système monétaire international dominé par le dollar sont confrontés  désormais à une grave crise existentielle.  C’est patent s’agissant du FMI dont Paul Boccara a pu montrer  qu’il  connaît  «une  crise( multiple) d’efficacité,  de  représentativité, de  rejet  et d’illégitimité» (13) L’auteur avance des propositions de réformes radicales alternatives  aux efforts  contradictoires  de replâtrage dans lesquels semble s’engager le social-libéral D. Strauss-Kahn.

Allant dans ce sens, la création le 9 décembre dernier d’une «Banque du Sud» par l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, l’Equateur, le Paraguay et le Venezuela à Buenos Aires constitue un événement considérable. Selon son document constitutif «l’intégration sud-américaine doit construire, pour les peuples de la région, un espace consacré  à la promotion du développement économique  et social,  à la réduction  des  asymétries, à la réduction  de la pauvreté et de l’exclusion sociale,  et à la convergence et complémentarité des processus d’intégration économique» (14). Depuis la tribune, le président bolivien Evo Morales a déclaré que «cette banque doit être un premier  pas vers la création  d’une monnaie propre  à l’Amérique  du sud». Le président  brésilien Lula a déclaré que «la Banque  du Sud est un pas important pour renforcer l’autonomie financière de l’Amérique du  sud». Rafael Correa, le président  équatorien,  a déclaré, lui, qu’elle «sera au cœur d’un réseau financier pour  le développement, comme alternative au  FMI» et qu’elle «permettra  de mettre fin à (son) horrible politique  financière».  Quant à Hugo Chavez, le président vénézuélien, il a relevé que cette nouvelle institution constitue «l’union de l’effort des pays d’Amérique du sud pour combattre la pauvreté, la misère,  la marginalité,  l’analphabétisme, pour garantir à nos peuples l’éducation,  la santé, le logement et un emploi, (digne). Il s’agit d’un instrument pour la libération»  (15).

En Asie, les choses avancent aussi de façon ambivalente. En 2000, déjà, après les terribles traumatismes imposés par le FMI en réponse à la crise dite « asiatique » de 1997, les dix nations du Sud-Est asiatique plus la Chine, la Corée et le Japon (l’Asean+3), se sont dotés d’un système bilatéral d’assistance mutuelle contre les crises monétaires : un pays en bute à des spéculations contre sa monnaie peut tirer chez un voisin les réserves de dollars nécessaires à sa défense. En mai 2007, à Kyoto, les mêmes sont convenus d’accepter « à l’unanimité le principe  qu’un système commun de réserves (autogéré) est une forme acceptable d’aide multilatérale ». Ils ont admis que cela constituait « une  étape  importante vers  la mise  en place  d’une  str ucture  progressive de  mécanisme régional de soutien  aux liquidités  » (16).

C’est l’idée ambivalente de la création  d’un Fonds monétaire asiatique (FMA) qui ainsi reprend de la vigueur. Bien sûr, le débat ne fait que commencer sur le rôle respectif de la Chine et du Japon dans une structure  de ce type et sur ses missions. Certes, un tel Fonds pourrait, comme semblent l’envisager les dirigeants  coréens ou japonais, travailler en collaboration étroite avec le FMI tel qu’il est fondamentalement devenu, lui  servant en quelque sorte de béquille, mais ce peut être aussi une contribution à un changement radical progressif de cette institution si critiquée  dans toute  l’Asie, vers un nouvel ordre monétaire international.

Par ailleurs, le Conseil de coopération du Golfe, dont font  partie,  notamment,  les grands exportateurs proche-orientaux  d’hydrocarbures, a annoncé son intention  de lancer le « dinar du Golfe », monnaie régionale commune qui pourrait être mise en circulation d’ici à 3 ans. Ce Conseil regroupe, en, plus des Emirats arabes unis, l’Arabie  saoudite, Bahreïn, le Koweït, le Qatar et le sultanat d’Oman.

Fin novembre 2007, le gouverneur du Dubaï International  Financial Center (DIFC), a déclaré dans une interview au journal Al Bayane que trois pays producteurs de pétrole de la péninsule arabique, au moins, avaient l’intention de renoncer au rattachement  de leur monnaie nationale au dollar US.

Le gouverneur de la Banque centrale des Emirats arabes Unis a fait savoir, le 15 novembre, que son institution  «étudie  sérieusement le renoncement au rattachement du dirham  au dollar US et le changement de politique  monétaire» suggérant que le dirham  soit rattaché à un panier de monnaies.

  • Quatrième processus  et point d'appui : la tendance croissante à la mise en cause du monopole du dollar dans le commerce mondial des ressources énergétiques.

Cela concerne, avant tout, les adversaires les plus affirmés de la domination  des Etats-unis : l’Iran et le Venezuela. Le premier, a invité récemment ses partenaires de l’OPEP à renoncer au dollar  pour  le commerce énergétique : «Dans les transactions économiques, commerciales et pétrolières, il faut le remplacer par  une  autre  monnaie, plus  fiable»  (17) a déclaré Mahmud Ahmadinejad son président.

Certes, l’Arabie Saoudite, féal sujet des Etats-Unis, a bloqué en novembre la proposition de l’Iran et du Venezuela d’examiner la question d’un refus éventuel de l’OPEP de vendre du pétrole en dollars pour passer à un panier de monnaies. Cependant, six pays du Golfe persique devraient étudier de nouveau la possibilité de vendre leur brut contre d’autres devises (18). De même, le vice-président du conseil d’administration de l’entreprise Gazprom, Alexandre Medvedev, a déclaré, le 3 novembre à New-York, que le monopole russe du gaz envisageait de vendre du pétrole et gaz contre des roubles, plutôt que des dollars, et «plus tôt qu’on ne le pense»  (19).

Tout cela est bien évidemment très ambivalent.

La question du dépassement du dollar comme monnaie commune mondiale est désormais ouverte en pratique avec la crise de son système de domination désormais flagrante.

La tentative  engagée par l’Union  européenne avec l’euro  conçu, à la fois, comme une béquille  et une rivale du dollar pour un partage, avec les Etats-Unis, de la domination financière sur le monde confirme à quel point cette façon de faire mène dans l’impasse. Elle pousse à un affaiblissement des potentiels européens en accentuant la pression des marchés financiers et la course à la rentabilité financière avec, notamment, la baisse obsessionnelle des coûts salariaux, l’insuffisance  épouvantable des dépenses de formation,  de recherche et d’investissements matériels efficaces, les exportations  massives de capitaux…surtout vers les Etats-Unis.

Comme le souligne Denis Durand, «chercher à détrôner le dollar en en rajoutant dans la soumission aux marchés financiers et dans la répression des salaires et de l’emploi  (..) » ne fait « qu’approfondir les impasses de la construction actuelle  et le divorce  entre les politiques menées et les citoyens»  (20).

De ce point de vue, il est évident que les recherches d’union monétaire régionale ailleurs dans le monde peuvent être facteur d’ accroissement  des antagonismes, poussant à des affrontements  monétaires meurtriers,  s’ils sont conçus dans cette double optique de béquille et de rivalité dans la domination avec le dollar.

En fait, il faudra que ces constructions comptentbeaucoup plus avec les besoins colossaux de développement social et culturel des populations concernées, compte tenu, tout  simplement, de l’ampleur des masses humaines concernées. L’enjeu du reflux du marché financier et de l’hégémonie du dollar par la conquête d’une nouvelle maîtrise de la monnaie et du crédit pour, plus que tout, sécuriser et promouvoir l’emploi,  la formation,  la retraite, la santé, le logement, la recherche…. devrait  être beaucoup plus mûr et plus puissant que cela ne l’a été pour le lancement de l’euro.

Le besoin de radicalité  de ces tentatives  nouvelles devrait  prendre une tournure  beaucoup plus aiguë lors de la prochaine  récession mondiale  avec les luttes sociales et altermondialistes qui sont appelées à se développer. Celle-ci pourrait aussi placer les Européens devant l’exigence d’une critique,  elle-même radicale, du type actuel de construction de leur union, non pour reculer sur ce défi, mais pour le traiter en ligne avec les aspirations et les luttes populaires pour sécuriser l’emploi, la formation, tous les moments de la vie de chacun-e.

C’est à la question même d’un essor sans précédent des services publics et des biens communs à toute l’humanité que doit répondre aujourd’hui le système monétaire international, en liaison avec la nécessité absolue de faire refluer de façon continue le chômage, la précarité, comme avec les enjeux démographiques et écologiques brûlants.  Et on mesure ici combien est décisive la maîtrise du crédit et de la monnaie à considérer,  eux-mêmes, comme des «biens publics» qu’il faut dégager de la tutelle des marchés financiers.
Bien sûr, cela passe par l’annulation indispensable de la dette des pays pauvres, mais il s’agit, au-delà, de mobiliser les nouveaux financements considérables et dynamiques que de telles perspectives appellent.

Ce qui est en jeu c’est l’accomplissement  d’une véritable révolution monétaire avec la promotion d’une  monnaie commune mondiale  de coopération, «élémenle  plus  fondamental d’une  refondation du FMI»comme le souligne Paul Boccara. Construite à partir des droits  de tirages spéciaux (DTS), elle«permettrait  une  création  monétaire mondiale en communpour  des  crédits  longs  à taux  très  bas  ou mêmzéro, ou encore des dons (à la façon d’une sorte de  plan  Marshall),  en  fonction  de  l’importance des populationet des  besoins  de  développement, pour un programme de co-développement mondial, de l’alimentation à l’éducation» (21).

Cela requiert de rompre avec le «bushisme», pour une jonction  entre l’Union  européenne et les pays émergents, pour une nouvelle alliance permettant de s’émanciper  pacifiquement  de la domination commune des Etats-Unis, du dollar  et des marchés financiers.

  • Cinquième processus et points d'appui : La Chine.

Elle est désormais au tout premier rang des potentiels de mise en cause de la domination du dollar. Mais elle a besoin de coopérer  étroitement  avec d’autres victimes  de cette domination,  l’Union  européenne notamment, pour s’en émanciper (voir l'article sur la Chine).

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(5) Les Echos du 7 novembre 2007 : «Vers un record d'investissements directs étrangers en 2007».

(6) CNUCED, rapport 2007 sur l'investissement dans le monde,

«Sociétés transnationales, industries extractives et développement». (7) Banque centrale européenne.Bulletin mensuel, décembre 2007, p.93.

(8) Delalande P. : «Déficits américains, excédents chinois: où mènentils ?». Futuribles, 325, décembre 2006.

(9) Pour une présentation pédagogique de ce phénomène on peut se reporter notamment à Delaunay J.-C. : Le dollar, monnaie mondiale. Fondation Gabriel Péri. 2006. On pourra aussi se reporter utilement à Durand D. : Un autre crédit est possible ! Le Temps des Cerises, coll. ESPERE. Ce livre replace de façon éclairante l’analyse de ces mécanismes dans les enjeux de transformations systémiques du local au mondial.

(10) OCDE. International Investment Perspectives. 2007 Edition. Table 2-1, p.17.

(11) R. Hiault : «Pourquoi le dollar baisse» Les Echos du 5 novembre

2007.

(12) Idée dont la paternité revient à Paul Boccara. On pourra se reporter, entre autres, aux actes du Congrès Marx International II, «le capitalisme, critiques, résistances, alternatives», Universités de Paris I et Paris X, 30/093/10/1998, Actuel Marx. P. Boccara y expose particulièrement une présentation de ses propositions pour un système de sécurité d’emploi ou de formation, une monnaie commune européenne et une monnaie commune mondiale.

(13) P. Boccara : «Vers un replâtrage ou vers une refondation du FMI». Economie et Politique, 638-639, septembre-octobre 2007, pp.38-40.

(14) TeleSur, « La banque du sud est née à Buenos Aires »,

1er décembre 2007. www.cadtm.org/spip.php?article2983. (15) Ibid.

(16) Cité par L. Chemineau : «la solidarité, arme anti-crise de l’Asie»,

La Tribune, juillet 2007.

(17) Cité par RIA Novosti le 14 décembre 2007. (18) Ibid.

(19) Ibid.

(20) Durand D. Op. cit. p. 320. (21) Boccara P. Op. cit. p. 40.

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 07:36

 

Maroc : le verdict de la honte

Le Parti communiste français exprime sa plus vive indignation devant la condamnation à de très lourdes peines des 24 prisonniers politiques sahraouis. Neuf d'entre eux sont condamnés à perpétuité, les autres à des peines d'emprisonnement de 20 à 35 ans. Ce verdict, digne d'un procès colonial, jette, une fois encore, une lumière crue sur la réalité du régime marocain.

Son gouvernement veut faire un exemple, en confiant à un tribunal militaire, le soin de condamner des militants politiques sahraouis, qui font valoir leurs droits à l'autodétermination. Le pouvoir marocain compte-t-il ainsi briser l'esprit de résistance qui anime un peuple qui se bat depuis des années pour pouvoir décider librement de son avenir, comme le droit lui a été reconnu à maintes reprises par les Nations Unies.

Le gouvernement français peut-il continuer encore longtemps à fermer les yeux sur cette réalité et à s'isoler dans un inacceptable silence sur les violations des droits humains du Sahara Occidental occupé ? Le Parti communiste français réaffirme son soutien aux prisonniers politiques sahraouis, dont il demande la libération et réaffirme son engagement auprès du peuple sahraoui et du Polisario pour le respect de son droit à choisir librement son destin.

Justice pour les sahraouis

Le consternant procès des 24 prisonniers politiques dits du « groupe de GDEM IZIK » qui se tient actuellement à Rabat est doublement injuste. Il concerne en effet des militants sahraouis venant du Sahara Occidental. Il s'agit d'un territoire sous occupation marocaine. La question posée est donc celle du droit d'un peuple à disposer de lui-même conformément à la Charte des Nations Unies. La répression marocaine est donc illégale.

Ce procès, ensuite, est mené par un Tribunal militaire, à l'encontre de militants politiques civils détenus depuis 27 mois sans jugement, ce qui constitue un déni de droit choquant. Ce procès vise en fait directement la résistance à l'occupation marocaine. C'est un procès politique. Sans le respect du droit à l'autodétermination des Sahraouis, il n'y aura pas de solution durable et juste. C'est le principe de l'autodétermination qui doit prévaloir, et non la politique de force.

Le soutien des autorités françaises à l'occupation, le non-respect des résolutions de l'ONU, et le silence sur le procès en cours ne sont pas acceptables. Le Parti communiste français demande la libération des 24 prisonniers politiques, celle de tous les prisonniers politiques sahraouis, et la tenue d'un référendum d'autodétermination. Il exprime son soutien et sa solidarité à la lutte du peuple sahraoui et au Front Polisario.

 

 

pour Abdellah

 

  • Le Sahara Occidental a été envahi par le Maroc qui a mis la Mauritanie, l'Espagne et l'ONU devant le fait accompli. Dès lors, les groupes armées qui luttaient contre la puissance coloniale espagnole ont poursuivit leur lutte contre l'occupation marocaine.

    Ce procès n'est pas légitime car l'occupation marocaine n'est pas légitime.

    Le Maroc a renié le droit fondamental à la population sahraouie de choisir son État. Les Sahraoui seraient des Marocains? C'est amusant de voir que les concernés ne semblent pas de cet avis. Au delà des querelles entre les pays du Maghreb, ce sont les Nations Unis qui ont donné raison aux Sahraouis en condamnant ouvertement l'occupation.

    En condamnant ce qui doit être condamné, le PCF ne fait donc que suivre les règles élémentaires du droit international. Le Maroc ferait bien d'en faire de même.

    Par Eleogan, le 16 février 2013 à 13:41.

     

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 12:17
Energie - Facture

Les tarifs de l'énergie votés au Sénat sans le bonus-malus

Gaz facture électricité
DR ©

Après avoir fait couler beaucoup d'encre, finalement la loi Brottes sur les tarifs de l'énergie a été adoptée au Sénat jeudi. Néanmoins, la principale mesure, incluant un bonus-malus, a été enlevée du projet. Reste encore le vote à l'Assemblée qui pourrait une nouvelle fois changer la donne.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 10:13

Equateur : le PCF salue la nouvelle victoire de Rafael Correa

 

Le Parti communiste français salue la victoire remarquable de Rafael Correa, candidat d'Alianza País aux élections de ce dimanche 17 février 2013, qui, avec un score en net progrès, est réélu pour un troisième mandat. La droite, pour sa part, sort affaiblie de ce scrutin.

Ce résultat sans appel est l’expression du soutien d'un peuple à une politique déterminée en faveur d'une plus grande justice sociale, de la démocratisation du pays et de ses institutions. C'est l'affirmation de l'attachement d'un peuple à sa souveraineté et à la dignité, c'est une réponse claire aux ambitions de la bourgeoisie équatorienne. La révolution citoyenne n'a rien perdu de sa vitalité.

Le PCF félicite chaleureusement le président réélu, Rafael Correa, et exprime sa solidarité avec les forces progressistes qui ont mené une campagne intense, et avec le peuple équatorien qui entame une nouvelle étape de sa révolution citoyenne.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 04:01

Mario Draghi (BCE) souligne les risques d'une longue période de taux bas:


Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi au Parlement européen à Bruxelles le 18 février 2013

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a souligné lundi les risques d'une longue période de taux directeurs bas, suggérant ainsi que l'institution ne compte pas les baisser encore davantage.

Le principal taux directeur de la BCE est déjà rivé depuis juillet dernier à 0,75%, soit son plus bas niveau historique.

"La BCE est consciente des défis que soulève une longue période d'une politique de taux bas et d'une abondance de liquidités", a déclaré M. Draghi devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen à Bruxelles à l'occasion de leur dialogue trimestriel.

"Les faibles taux d'intérêt risquent d'affecter la capacité des épargnants et des investisseurs à générer des rendements", a reconnu M. Draghi.

Mais d'un autre côté, "en assurant la stabilité des prix, la politique monétaire a contribué à des conditions financières plus stables. C'est essentiel pour les épargnants et les investisseurs", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, des taux d'intérêt bas pendant une longue période, couplés à une abondance de liquidités, "facilitent des prêts de refinancement à coûts très faibles", ce qui peut conduire les banques à être moins prudentes dans la gestion du crédit et peut encourager la formation de bulles spéculatives, en particulier dans l'immobilier, a poursuivi M. Draghi.

"La politique de la BCE reste accommodante", a-t-il souligné, une expression qui pour les analystes signifie que l'institution n'a pas l'intention de baisser davantage ses taux.

Par ailleurs M. Draghi a rappelé qu'il trouvait "très exagéré de parler de guerre des devises", sur fond de craintes d'une appréciation trop forte de l'euro par rapport au dollar et au yen. L'euro est d'ailleurs "proche de sa moyenne de long terme", a-t-il précisé.

Samedi, les représentants des pays du G20 réunis à Moscou se sont engagés à ne pas procéder à des dévaluations compétitives de leurs monnaies respectives et à "progresser plus rapidement vers des systèmes de taux de change davantage déterminés par les marchés" pour mieux refléter les fondamentaux.

"J'invite tout le monde à adopter une stricte discipline verbale (sur les taux de change, ndlr). Moins on en parle, mieux ce sera" a plaidé M. Draghi.

Sur le front de la conjoncture, le président de la BCE a estimé que la zone euro était entrée en 2013 "dans un contexte financier plus stable que ces dernières années" et de nouveau promis "une reprise très graduelle" dans le courant de l'année, alors que la zone euro s'est enfoncée dans la récession fin 2012.

Il a reconnu que les cures de rigueur freinaient la croissance mais a jugé ces politiques "inévitables", notamment pour les pays de la région surendettés. "Revenir sur ces politiques risquerait de faire perdre les bénéfices des sacrifices déjà réalisés" a-t-il prévenu.

Pour ne pas compromettre les perspectives de reprise économique, il a recommandé une consolidation budgétaire axée sur la réduction des dépenses publiques plutôt que sur des hausses d'impôts, qui se situent "déjà à des niveaux très élevés", selon lui.

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 14:21

Il est heureux que même au PS il y ait des dirigeants et des élus de premiers plan qui prônent le rassemblement avec le Front de gauche. Si la proposition est ainsi avancée, c'est que mme Hidalgo qui n'ignore en rien les positions du Front de Gauche, estime possible, voire souhaitable, que toute la gauche se rassemble aux municipales de Paris. Il va de soi que les communistes parisiens et leurs alliés dans le Front sauront déterminer les conditions, et y travailler pour que cela soit possible. Cela voudra dire en effet, que localement la gauche diverse peut se rassembler sur un programme et des pratiques démocratiques  qui conduisent à ce que les parisiens puissent mieux vivre.

Certains, que je lis ou entends, ont tendance à pratiquer à ce sujet, l'ultimatum, comme le fait d'ailleurs le parti Socialiste. La démarche de Anne Hidalgo prend, semble-t-il le contre-pied de cette démarche, qui, si elle est confirmée, est à saluée comme apportant de l'eau au moulin des communistes qui considèrent que nombre de militants, électeurs, sympathisants du PS souhaite tout à la fois un rassemblement de la gauche et une politique en rupture avec celle de la droite et du patronat. Ce serait, si nous réussissons, une belle leçon de chose concernant la possibilité de "faire autrement". Un point d'appui pour modifier sur le  plan politique comme pratique (Paris n'y est pas rien dans l'influence générale) des politiques qui ne correspondent pas à ce que les électeurs ont voulu ont votant François Hollande. La bataille pour des programmes municipaux progressistes qui tournent le dos à la finance a déjà commencé, elle sera l'objet d'intense contradictions que ne doivent pas arbitrer ni la droite, ni le patronat, mais le peuple français en quête de vrai changement A chacun d'examiner, là ou il se trouve, la contribution qu'il peut apporter lui-même et en commun avec d'autres, au débat qui va s'instaurer aussi pour les Européennes.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 14:00
Deux-Sèvres - Conseil régional

La Région vote 2,4 M€ au capital d’Heuliez SAS

16/02/2013 05:46
Ségolène Royal n'a pas hésité à entraîner sa majorité pour sauver Heuliez, en chômage partiel.Ségolène Royal n'a pas hésité à entraîner sa majorité pour sauver Heuliez, en chômage partiel.

Le conseil régional a misé, à nouveau, sur l’industriel deux-sévrien. Une prise de risque que Ségolène Royal et des élus de droite assument.

Jean-Pierre Raffarin : " La Région passera à droite en 2015 "

Une nébuleuse pour l'opposition,« une chance énorme » pour la majorité régionale. Le carrossier Heuliez SAS, basé à Cerizay qui vient de se recentrer sur son cœur de métier, va recevoir 2,4 M€ de la région Poitou-Charentes, qui rentre au capital de la société deux-sévrienne.

" Nous n'avons pas le droit de ne pas agir "

En fait, la Région a transformé son avance remboursable en participation. Ségolène Royal n'a pas hésité une seconde pour entraîner sa majorité régionale dans ce nouveau tour de table« quand on a la chance d'avoir un patron comme François De Gaillard à la tête de cette entreprise ». Le P-DG, qui a travaillé outre-Rhin, pourrait sauver la société, actuellement en chômage partiel. Un constructeur automobile allemand (*) confierait, à Heuliez, les pièces détachées de modèles anciens à fabriquer. Le donneur d'ordre fournirait même l'outil au sous-traitant.
L'enjeu est important pour les 300 salariés. Pas pour certains élus de droite qui s'interrogent sur le carrossier :« Nous n'avons aucun résultat, pas de bilan, aucune information financière » s'inquiète Philippe Rabit.« C'est une galaxie d'entreprises Heuliez, pour Olivier Chartier, qui ne comprend pasla stratégie de la Région en terme d'investissement ? ». L'opposition, constructive, réclame plus de transparence pour voter en connaissance de cause. Ségolène Royal n'a pas le temps d'attendre. Et le fait savoir :« Nous n'avons pas le droit de ne pas agir. Ça dépend de notre territoire. C'est un combat permanent et une prise de risque. »
A une large majorité
Philippe Mouiller, l'élu UMP des Deux-Sèvres, qui connaît bien le dossier, interroge la présidente de Région :« Quel message doit-on porter aux entreprises en difficultés sur notre territoire ? » Réponse de Ségolène Royal :« Ces entreprises doivent se présenter à la Région. »L'élue PS tend la main à la droite en proposant d'associer un de leurs membres à l'agence PME de la Région. La délibération est adoptée à une large majorité, les voix de l'opposition deux-sévrienne y contribueront. Les autres s'abstiendront. Affaire à suivre. Naguère, la collectivité territoriale avait voté 5 M€ pour l'entreprise Mia Électric.

(*) Le nom de Volkswagen était évoqué en marge de la séance publique.

Didier Monteil
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 13:52

 

 

 

  le 17 Février 2013

 

Venezuela: les vraies photos de Hugo Chavez

 

 

Les chroniques vénézuéliennes, par Jean Ortiz.  Le gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela a rendu public ce samedi 16 février 2013 un nouveau rapport médical sur la poursuite du traitement administré à Cuba au président Chavez, deux mois après son opération du 11 décembre, accompagné de photos du président alité, entouré de ses deux filles, Rosa Virginia et Maria Gabriela.

Le communiqué indique qu'après deux mois d'un "processus postopératoire compliqué", le président Chavez "reste conscient", "jouit de toutes ses facultés intellectuelles", et prend sa part aux décisions gouvernementales. Le texte précise que l'infection respiratoire est "contrôlée", mais qu'il demeure un certain degré d'insuffisance respiratoire qui oblige les médecins à faire respirer le patient par une "cánula traqueal", une canule trachéale, ce qui rend son élocution temporairement malaisée. Selon le communiqué, le traitement est "énergique", et "non exempt de complications".

sensibilité des citoyens

Le ministre des Sciences et Technologies a montré plusieurs photos du président. Ce jeune ministre, Jorge Arreaza, a dénoncé la campagne médiatique de la droite vénézuélienne et internationale au sujet de la santé du président. Elles "jouent avec la sensibilité des citoyens", en ressassant inlassablement et avec cynisme l'annonce de la mort prochaine du chef de l'Etat. "C'est de la nécrophilie journalistique", s'indigne-t-il. Nicolas Maduro, le vice-président, quant à lui, souligne qu'elles "ne sont guidées que par la haine du président".

Rappel: les fausses photos d'El Pais

Le 24 janvier 2013, le quotidien espagnol "El Pais", proche des socialistes et de la monarchie, dit "de référence", publiait en "une", sur demi page... le scoop du siècle!! Une photo "de Chavez" hospitalisé, mourant, "intubé" de la bouche, du nez...Une photo absolument insupportable, déplacée, fût-elle de Chavez ou d'un quidam de base. Une violation insupportable de l'intimité, de l'intégrité, de n'importe quel malade hospitalisé. Une insulte à la déontologie du métier de journaliste. Mais tout est bon dans "l'antichavisme", dans cette haine aveugle, de classe...et de race.

La photo était un faux et le quotidien "de référence" tenta de limiter les dégâts en refaisant sa "une" dans la nuit, et en essayant de récupérer quelques milliers d'exemplaires déjà partis...J'ai pu moi-même acheter l'édition caviardée en gare de Toulouse. C'est dire si le mal était déjà fait...Le lendemain, le principal quotidien espagnol, propriété de la multinationale "Prisa", proche du PSOE, s'excusa mollement et petitement. Hier, "El Pais" n'a pas jugé de bon de publier les "vraies photos" du "dictateur" Chavez. Une belle leçon d'éthique politique et journalistique... Qui porte atteinte aux libertés d'information, d'expression, etc? Chavez ou "El Pais"? "El Pais", "social-libéral", défend la liberté..."d'entreprendre". On connaît la musique...Mais elle parvient à tromper, tromper...

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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 08:53

le 17/02/2013 à 05:00 Vu 13 fois



Le 42 e congrès départemental du Parti communiste s’est tenu récemment. Isabelle de Almeida a été reconduite au poste de secrétaire départementale. Outre les différents ateliers qui se sont tenus sur « la crise », « la gauche et le changement », ou encore « l’avenir du Front de gauche », le congrès a été l’occasion de faire le point sur le parti au niveau départemental. Le PCF 21 revendique « 486 adhérents dont 63 % d’hommes et 37 % de femmes. Il y a 8 sections (Dijon, agglomération Dijon Est, agglomération Dijon Sud, agglomération Dijon Ouest, Nord 21, Sud 21, Morvan, Rives de Saône) ». Le parti local compte un élu régional (Alain Renault) et 34 élus municipaux communistes et apparentés… d’une manière ou d’une autre », précise le journal L’avenir de la Côte-d’Or (bientôt 70 ans). Autres données : le plus jeune délégué du congrès avait 23 ans, le plus ancien 83 ans. 10 % sont des adhérents de l’année 2012.
 
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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 08:29
Si Laurence Parisot entend que ce soit le patronat qui "légifère" sur le relations salariés entreprises et le rôle de l'Etat, les respnsabilités des députés et singulièrement ceux de gauche et du Parti Socialistes sont engagés dans ce bras de fer monde du travail/gra,d patronat et actionnaires.
Notre député du Nord Deux-Sèvres PS Jean Grellier, va-t-il, comme il l'a fait sur le traité constitutionnel et le MES, voter tel quel l'accord sur le flexibilité du MEDEF et de mla CFDT ?
Espérons que non.
Les communistes devraient s'occuper prochainementde lui rappeler ses devoirs.

 

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BRUNO FORNACIARI

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