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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:14

Affiche du film "Le grand retournement" © Radio France - 2013 / Solaris

Gérard Mordillat présente "Le grand Retournement" (en salles el 23 janvier) avec Thibault de Montalemebert, François Morel & Edouard Baer...

C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. L’État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres. Adapté de la pièce de Frédéric Lordon cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins classiques. C’est tragique comme du Racine, comique comme du Molière…

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 11:16

ACTU-MATCH | LUNDI 21 JANVIER 2013

Accord sur l'emploi: "Il y aura une confrontation"
 

André Chassaigne à l'Assemblée nationale. | Photo Christophe Morin/IP3 Press/MaxPPP


Le patron (PRÉSIDENT DU GROUPE CRC) des députés Front de gauche à l'Assemblée nationale, André Chassaigne, explique à ParisMatch.com pourquoi son groupe refuse d'entériner l'accord sur la sécurisation de l'emploi, conclu le 11 janvier dernier entre le patronat et trois organisations syndicales.

André Chassaigne. Bien sûr. Il n'est pas question pour nous de nous aligner derrière une volonté gouvernementale de ne pas toucher une ligne du texte. Notre conception de la démocratie parlementaire, c'est que quand un texte est proposé, on est là pour en montrer les insuffisances, pour l'amender. Et puis ce texte a été signé par trois syndicats qui ne représentent que 38% des voix lors des élections prudhommales de 2008. Le seuil de représentativité, à partir de 2013, est porté à 50%. On a un accord qui est minoritaire!

Il y a pourtant bien des points qui constituent des avancées pour les salariés. La généralisation des complémentaires santé, par exemple.
C'est vrai: on peut considérer que c'est une mesure importante. Mais encore faudrait-il que l'ensemble des branches professionnelles l'acceptent. Elle est conditionnée à la conclusion d'accords de branche. Il ne faudrait pas que l'inquiétude de certains chefs d'entreprise se manifeste par un refus de conclure ces accords. Et puis, même si c'est une avancée, pour ma part, j'aurais préféré qu'on renforce la sécurité sociale. Là, ça ne fait que compenser les insuffisances de la couverture santé de la sécurité sociale.

L'accord national interprofessionnel prévoit des accords de maintien dans l'emploi pour «permettre aux entreprises de passer un cap difficile». Rejetez-vous en bloc ce dispositif?
Le problème, c'est qu'on renvoie aux institutions représentatives du personnel le soin de signer un accord avec l'employeur. Ça veut dire que le contrat de travail du salarié peut être modifié sans son accord, par exemple si on touche à sa durée de travail. On sait très bien comment cela se passe dans les entreprises: il suffit qu'il y ait une organisation majoritaire habituée à accompagner les politiques patronales et cela présente le risque de faire souffrir les individus.

"IL Y A DES ORGANISATIONSSYNDICALES TRÈS FAIBLES FACE AUX PATRONS"

Pourquoi ne faites-vous pas confiance aux partenaires sociaux pour négocier au sein des entreprises sur ce sujet, ou sur d'autres, comme la mobilité interne?
C'est un glissement du droit du travail institué dans les textes vers les accords d'entreprises. Il y a une forme de déconstruction des garanties qui sont gravées dans le marbre. C'est fait bien sûr au nom de la compétitivité économique, mais nous pensons qu'il y a là un risque de dérives.

Vous ne pensez donc pas que les syndicats seront suffisamment forts pour défendre les droits des salariés.
Tout dépend du syndicat qu'il y a dans l'entreprise. Il y en a qui sont suffisamment structurés, mais avec un taux de syndicalisation très faible, il y a aussi des organisations syndicales qui sont très faibles face aux patrons.

En quoi jugez vous la taxation des contrats à durée déterminée, prévue par l'accord, insuffisante?
C'est un premier pas, mais c'est relativement limité. Le problème, c'est qu'il y a des tranches. On exclut les contrats de plus de trois mois, les contrats saisonniers, les contrats conclus pour l'exécution d'une tache précise et temporaire, le remplacement du chef d'entreprise. C'est l'exemple type d'une mesure sur laquelle nous devrons nous appuyer, nous parlementaires, pour faire évoluer les choses. Nous ne sommes pas dans le «tout ou rien». Nous partirons du socle issu de ce dialogue social.

Comment comptez-vous convaincre vos collègues socialistes d'aller contre la volonté du gouvernement?
Dans les contacts qu'on a, on voit bien qu'il y a des parlementaires, y compris dans la majorité gouvernementale, qui vont essayer de faire bouger les lignes. Je pense qu'il y aura une confrontation avec les organisations syndicales qui n'ont pas signé. Je ne sais pas comment, mais il y aura une création de rapport de force.Point final

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 11:10

Un film à soutenir et faire connaître : Le grand retournement de Gérard Mordillat

J'ai eu la chance de voir en avant première, grâce à l'université populaire du Théâtre Toursky à Marseille (que dirige l'infatigable Richard Martin), le film de Gérard Mordillat "Le grand retournement". Il sortira, je crois, mercredi prochain.

Sur la base d'une pièce écrite par Frédéric Lordon, économiste atterré, il est remarquable à plusieurs titres :

- son but est de faire réfléchir sur la crise financière et ses enjeux sociaux et moraux

- des acteurs confirmés (de Jacques Weber à Edouard Baer en passant par Patrick Mille et tant d'autres) ont accepté de participer en recevant le minimum syndical, soit environ 380 euros par jour : ceci témoigne autant de leur adhésion au projet artistique qu'aux thèses soutenues

- le projet artistique : un texte moderne ET entièrement en alexandrins, un décor plus que sobre (une usine désaffectée) - tout ce "décalage"  permet au spectateur lambda d'entendre (dans tous les sens du terme) les propos de l'auteur et du réalisateur, en se disant qu'en fin de compte l'économie ce n'est pas si compliqué, quoi qu'en disent les "experts" qui ne veulent pas que le vulgus pecum comprenne...

Cela me renvoie à la BD de Paul Jorion et Grégory Maklès, "La survie de l'espèce".

Il est grand temps que les media donnent la parole à des gens sortant du prêt-à-penser industriel que l'on nous sert quotidiennement en guise de soupe populaire.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 16:02

INTERNATIONAL

La crise actuelle est aussi la conséquence indirecte de l’intervention en Libye

Intervention militaire au Mali

Par Michelle Demessine  PCF/Front de Gauche 16 janvier 2013

Monsieur le président, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, nos premières pensées vont aux victimes et au soldat Boiteux, disparu dès le début de l’offensive menée au Mali. Nous témoignons notre solidarité aux otages et à leurs familles, dont nous ne pouvons imaginer l’angoisse.

Depuis le vendredi 11 janvier, la France est en guerre. Il s’agit d’une action grave, potentiellement lourde de conséquences, décidée, comme il y va de sa responsabilité, par le Président de la République.

Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen n’ont jamais considéré l’entrée de leur pays dans un conflit comme une victoire annoncée, comme une solution positive à une situation donnée, quelle qu’elle soit. Ils considèrent que le choix des armes est toujours le résultat d’un échec, qu’il soit économique, social, culturel, ou encore diplomatique et politique.

Trop souvent, la guerre laisse une situation dégradée ; elle meurtrit toujours les populations et enracine les haines.

Ces propos ne sont pas tenus par une pacifiste béate ou idéaliste ; ils sont le résultat de l’analyse lucide de l’histoire ancienne ou récente.

Oui, nous pensons toujours que la guerre n’est pas une fatalité et que la résolution des conflits devrait être le résultat d’un travail diplomatique considérable effectué en amont pour négocier, débattre, désamorcer les tensions.

L’exemple malien est édifiant. C’est le résultat d’une catastrophe annoncée, qui a mené un pays, longtemps présenté comme une réussite démocratique africaine, à se déliter, son État à s’effondrer, la misère à s’y développer plus encore. Faut-il rappeler que le Mali est l’un des pays les plus pauvres du monde ?

Peut-on penser que tout a vraiment été entrepris pour construire une alternative à la déferlante islamiste qui est maintenant une réalité au Mali comme dans de trop nombreux pays ?

Du maintien du Mali dans un sous-développement économique, social et institutionnel à la suite d’une domination, pendant des décennies, de l’Occident et de sociétés multinationales, dont la préoccupation première n’était pas, on le sait, l’épanouissement des populations, résulte la crise que connaît ce pays.

Plus ponctuellement, et ce point doit être rappelé, la crise actuelle est la conséquence indirecte de l’intervention en Libye qui a permis la dissémination d’un arsenal considérable dans l’ensemble de la région.

Cette opération a également poussé des Touareg, déjà de longue date en rébellion contre l’État malien, à revenir sur leur terre d’une façon si précipitée qu’elle a ouvert le chemin de la déstabilisation.

Je le disais à l’instant, l’État malien s’est effondré. La déliquescence de son armée, depuis le coup d’État de 2012, a aussi contribué à laisser la voie libre aux groupes islamistes, dont certains d’entre eux sont terroristes.

Même si elle regrette cette situation, la France, qui a exercé et exerce encore une forme de tutelle sur la région, ne peut s’exonérer d’une certaine responsabilité dans cette terrible évolution.

Ces premières réflexions faites, la réalité s’impose à nous : des groupes armés, sous l’influence la plus radicale de l’islamisme combattant, certains directement liés à Al-Qaïda, comme AQMI, occupent depuis des mois le nord du pays, font régner la terreur, appliquent la charia. L’un des symboles de cette violence est la destruction du patrimoine historique que constituaient les mausolées soufis de Tombouctou.

Bien entendu, il faut faire la part des choses. La notion de groupe terroriste ne peut être appliquée à l’ensemble de ces mouvements. Il serait donc utile, monsieur le ministre des affaires étrangères, que vous nous décriviez, avec la précision qui vous caractérise, la réalité des adversaires que la France affronte aujourd’hui.

Qu’en est-il, par exemple, de la mouvance indépendantiste ou autonomiste touareg non liée historiquement avec l’islamisme radical ? Ne doit-on pas veiller, avec une grande vigilance, à ne pas faire d’amalgames qui pourraient servir de prétexte à des exactions contre les populations touareg, comme s’en est déjà rendue responsable dans le passé l’armée malienne ?

Cette force composite menée par des mouvances incontestablement menaçantes pour l’idéal de démocratie et de progrès a fait mouvement jeudi dernier vers Bamako, la capitale. Fallait-il laisser ces forces conquérir, au-delà de cette ville, l’ensemble du Mali ? La réponse est clairement : « Non ! » Il fallait empêcher dans l’urgence l’avancée de ces groupes, dont l’idéologie porte à instaurer des régimes despotiques d’une rare violence, en particulier à l’égard des femmes.

J’insiste également sur le fait que ces groupes s’appuient souvent sur une organisation de type mafieuse leur assurant un important financement issu du trafic de drogue ou d’armes. Le Sahel est ainsi devenu une gigantesque plaque tournante.

Nous approuvons donc cette décision d’éviter la prise de Bamako et d’empêcher l’avancée des groupes islamistes.

De plus, cette action de la France résulte d’une demande officielle d’intervention du Président malien au titre de l’article 51 de la Charte des Nations unies. Elle reçoit d’évidence le soutien au Mali des populations et en France des Maliens et de leurs organisations. Elle obtient aujourd’hui une approbation sans ambiguïté de l’ensemble du Conseil de sécurité de l’ONU.

Au-delà des premiers résultats de cette intervention se pose la question de la suite qui devra y être donnée.

Hier, j’ai lu que des responsables américains redoutaient un enlisement rapide, comme en Afghanistan.

Que se passera-t-il si les djihadistes trouvent refuge dans les montagnes de l’ouest ?

L’annonce, par le Président de la République, d’un engagement militaire de notre pays jusqu’à la stabilisation du Mali vise, selon nous, une échéance bien lointaine, qui donne un cadre trop large et trop flou à notre intervention. Nous souhaitons donc que le présent débat soit l’occasion d’obtenir des précisions sur ce sujet.

Prenons garde que, au nom de la lutte contre le terrorisme d’obédience islamiste, cette guerre, qui risque d’être longue, ne nous rappelle fâcheusement le concept de guerre de civilisation porté par George Bush en 2001. Il faut travailler à isoler les groupes à proprement parler terroristes, qui sont minoritaires, tout en évitant, je le répète, tout amalgame avec des forces moins radicales qui se sont engagées dans ce conflit du fait de la déstabilisation du pays et de la région.

Nous soutenons la proclamation claire de l’objectif de reconstruction de l’État malien et de restauration de la démocratie.

Adopter uniquement la posture d’une déclaration de guerre à l’islamisme radical et au terrorisme serait dangereux et vain.

Si action politique, diplomatique contre l’islam radical, véritable fascisme de notre temps, il y a, elle doit être cohérente.

Qui finance certains groupes actifs au Mali si ce n’est le Qatar ? Doit-on se voiler la face ? Les groupes radicaux à l’œuvre en Libye, en Syrie, comme au Soudan ou en Palestine, soutiennent ou vont soutenir activement les forces que nous commençons à combattre au Mali.

Que fait notre diplomatie à l’égard des émirats, où le Président de la République vient de se rendre, à l’égard du Qatar ou de l’Arabie saoudite, régimes monarchiques et despotiques qui fondent leur influence sur leurs immenses richesses, pour les dissuader de continuer leur action au Proche-Orient ou au Moyen-Orient comme en Afrique visant à déstabiliser, à diviser et, finalement, à combattre les valeurs démocratiques, les valeurs de progrès et d’épanouissement ?

Monsieur le ministre des affaires étrangères, lorsque, en Arabie saoudite, les autorités wahabites décident de faire décapiter au sabre une employée sri lankaise immigrée, n’envoient-elles pas des signaux de haine et de violence qui se propagent dans le monde entier et au Mali ?

Nous demandons par conséquent avec force qu’une nouvelle cohérence anime la politique que nous menons vis-à-vis de l’islam radical.

Enfin, conformément aux engagements internationaux, nous demandons aussi que la présente intervention soit prise en charge par un nombre croissant de pays, aux premiers rangs desquels les pays africains.

La force d’intervention décidée par les Nations unies par la résolution 2085 doit devenir réalité au plus vite. Il faut à tout prix éviter que nous ne restions, un temps indéterminé, seuls en première ligne. Nous avons pris nos responsabilités, et il fallait le faire. Mais ce cavalier seul ne peut durer. C’est notre autorité politique et démocratique qui est en jeu, ainsi que notre sécurité.

Ce conflit, le drame malien, peut être un signal de plus donné quant à l’urgence du développement.

Afin de permettre à l’Afrique, qui possède toutes les richesses naturelles et humaines adéquates, de se développer, il faut cesser le pillage de ses matières premières et de ses compétences intellectuelles.

Ces mots, que beaucoup ont utilisés dans cette enceinte, doivent enfin se traduire par des actes, afin que l’Afrique ne compte pas un Mali puis deux, puis trois, avant l’embrasement de toute une région.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 09:37
Accueil > economie > L'inéluctable baisse des retraites qu'ils nous préparent

L'inéluctable baisse des retraites qu'ils nous préparent

Créé le 18-01-2013 à 18h15 - Mis à jour à 19h07

Pour éviter la faillite du système, le gouvernement doit choisir entre allonger la durée de cotisations, faire payer davantage les actifs ou geler les pensions. Et la 3ème option est la moins mauvaise à ses yeux.

 

Challenges

François Hollande et Jean-Marc Ayrault lors de la cérémonie des voeux. (GUIBBAUD-POOL/SIPA)

François Hollande et Jean-Marc Ayrault lors de la cérémonie des voeux. (GUIBBAUD-POOL/SIPA)

Avec la crise, notre système de retraite est au bord de la faillite C’est un sujet épineux pour le gouvernement et sa majorité mais, elle aura du mal à l’esquiver. Jeudi 17 janvier, lors de ses vœux au monde de l’entreprise et aux organisations paritaires, François Hollande a d’ailleurs reconnu que, la réforme de 2010, n’avait pas tout réglé. Le président de la République a admis que l’allongement de la durée de cotisation pour bénéficier d’un taux plein de 41 ans en 2012 et à 41,75 ans en 2020, est insuffisante pour maintenir l'équilibre du système de financement.

Fin décembre, le Conseil d’orientation des retraites, le Cor, avait déjà agité le chiffon rouge en publiant des prévisions alarmistes : l’organisme table sur un déficit prévisionnel de 21 milliards dès 2017.

 

Côté retraites complémentaires, ce n’est guère mieux : le déficit cumulé des deux régimes, Agirc (pour les cadres) et Arrco ( pour tous les salariés), s’élève à 6,5 milliards d’euros. Il passera à 10,5 milliards dès 2017. Surtout, si rien n’est fait, les réserves de l’Agirc seront épuisées dès 2017, et celles de l’Arrco en 2020.

Il y a donc urgence. François Hollande a d’ailleurs annoncé dès le printemps, la tenue "d'une concertation sur le financement des retraites". Même s’il joue la carte du dialogue social, le gouvernement socialiste dispose de marges de manœuvre particulièrement faibles. Sur quels leviers va-t-il jouer ? Parmi les trois options habituelles, - repousser l’âge et allonger la durée de cotisations, augmenter les cotisations, ou baisser les pensions- laquelle va-t-il privilégier ?

Revue de détail


1/ Retarder l'âge du départ à la retraite.


C’est évidemment le scénario le plus difficile à épouser pour la gauche, en tête des cortèges en 2010. Les socialistes étaient les premiers à s’insurger contre le précédent gouvernement qui a enterré la retraite à 60 ans. Choisir cette option est d’autant plus exclue que cela reviendra à reprendre l’antienne du Medef. L’organisation patronale milite depuis plusieurs années pour repousser l’âge de la retraite. Mardi 15 janvier, Laurence Parisot a d’ailleurs remis le sujet sur le tapis : «Tous nos voisins ont choisi, à l'horizon 2035 ou 2040, de reculer l'âge légal de départ à 66 ou 67 ans, a-t-elle expliqué. Nous devons lancer le débat sur des orientations claires à moyen terme et la question de l'âge légal devra être reposée".

 

2/ Augmenter les cotisations.

Ce serait une décision difficile à prendre dans le contexte de crise actuel. L’impact sur le pouvoir d’achat serait immédiat. Surtout, pour les entreprises, un effort de ce type a déjà été demandé en 2012. Pour financer l’extension du dispositif carrières longues promis par François Hollande, elles ont déjà subi une hausse. C’est à ce prix que l’engagement d’un retour à 60 ans pour les salariés ayant commencé tôt leur vie professionnelle a pu être honoré.

Mardi 15 janvier, à l’occasion d’une séance de négociation sur le renflouement des retraites complémentaires, - une négociation se tient actuellement sur le sujet qui doit se terminer fin mars- la CGT a toutefois proposé de mettre en place une hausse modulée des cotisations en fonction de la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée de l’entreprise.

 

3/ Baisser ou geler les pensions.

C’est ce qu’a proposé le patronat qui n’y est pas allé de mains mortes, ce mardi 15 janvier, toujours lors de la négociation autour de l’Agirc et l’Arrco. Le Medef a en effet proposé que la revalorisation soit inférieure à l’inflation jusqu’en 2017. Si elle était adoptée, ce quasi gel générait une économie de 780 millions d'euros pendant quatre ans. Sur le papier, les syndicats sont contre une mesure qui traduirait par une baisse du pouvoir d’achat des plus âgés. Mais devant l’urgence, certains (dont la CFDT) pourraient cependant l’accepter à condition toutefois que cette désindexation soit temporaire.

 

Là est la nouveauté. Car, ces dernières années, cette voie avait toujours été écartée. En effet, Nicolas Sarkozy avait toujours refusé de toucher au pouvoir d’achat des retraités, électorat traditionnellement ancré à droite. La gauche pourrait donc briser ce tabou. C’est ce que laisse en tout cas entendre Jérôme Cahuzac. Dans une interview aux Echos, mardi 15 janvier, le ministre du budget a estimé qu'une décision de désindexation des retraites complémentaires par les partenaires sociaux serait un "élément d'appréciation très important" pour le gouvernement.

Selon Jérôme Cahuzac, elle pourrait inspirer le régime général. Prudent, le ministre du budget a toutefois précisé que «rien n'est décidé aujourd'hui et rien ne le sera sans qu'une concertation approfondie soit menée, comme c'est du reste prévu sur ce dossier". Il n’empêche, Jérôme Cahuzac a ouvert la brèche.

 

Il faut dire qu’une telle décision permettrait de réaliser une économie substantielle. La Fondation IFRAP a ainsi chiffrée qu’une sous-indexation (inflation moins un point) appliquée aux retraites de base (CNAV) permettrait de regagner entre 2 et 5 milliards d’euros (selon qu’on l’applique sur 2 ou 4 ans).

 

Dans l’opinion, le débat sur l’égalité entre les générations ne cesse de se diffuser. En septembre dernier, la cour des comptes estimait d’ailleurs que "Malgré la persistance de situations individuelles préoccupantes, il reste que contrairement à une idée reçue, les retraités sont dans une situation globale en moyenne plus favorable que celle des actifs, notamment des plus jeunes" Voilà pourquoi, baisser les pensions pourrait s’avérer la moins mauvaise option pour les socialistes.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 08:36

 

Politique - le 14 Janvier 2013

Manifestation

Mariage pour tous: "c'est un droit qui n'enlève rien aux autres"

Des personnalités donnent leur point de vue pour le mariage homosexuel. Parmi elles, Marie-George Buffet, François Morel, Mgr Jacques Gaillot, le chanteur Cali et le militant et élu Jean-Luc Romero.


Mgr Jacques Gaillot, évêque. « Une avancée démocratique  de notre société »


« Je suis pour le mariage homosexuel. C’est un droit humain fondamental que de reconnaître l’amour entre deux personnes de même sexe. Il faut accepter qu’il y ait différentes formes de mariage, comme il y a différentes formes de famille. C’est une avancée démocratique de notre société que de respecter ce principe d’égalité. Je crois aussi que le droit à l’adoption va avec celui du mariage, même si la question est un peu plus compliquée. Comme avec le pacs, le combat mené aujourd’hui par l’Église catholique est perdu d’avance et je regrette cet engagement. Car le mariage homosexuel ne menace ni le couple traditionnel, ni les fondements de la société. »


Marie-George Buffet, 
députée PCF-Front de gauche.  « Les responsables politiques doivent faire preuve de courage »


« Il ne faut pas ramener la famille à l’image napoléonienne du mariage réduit à la procréation. La société a déjà connu d’autres avancées du même type. Il est des époques où les femmes ne maîtrisaient pas leur fécondité avant de la gagner après de rudes batailles. Il est des époques où les homosexuels ne pouvaient pas dire leur homosexualité. Elle est aujourd’hui reconnue et l’homophobie condamnée. Ces lois, comme celle sur le mariage pour tous, marquent des étapes dans la construction progressiste de notre société et les responsables politiques doivent faire preuve de courage. »


François Morel, acteur.  « Un droit qui n’enlève  rien aux autres »


« Je suis pour le mariage pour tous. Et surtout, je ne comprends pas pourquoi il y a autant de gens qui sont contre à partir du moment où c’est un droit qui n’enlève rien aux autres. »


Cali, chanteur. « Surtout, ne pas céder »


« Cette histoire me rend complètement dingue. Je trouve fou qu’il puisse y avoir débat sur ce sujet. Nous sommes en retard sur pas mal de pays. Le mariage pour tous, c’est juste l’amour, deux personnes qui s’aiment et décident de s’unir pour la vie. Je suis aussi pour l’adoption par les couples homosexuels. Qu’est-ce qu’on préfère ? Que les mômes restent seuls ou à la Ddass ? Moi, je préfère voir des enfants s’épanouir avec un couple qui s’aime. Il ne faut surtout pas céder. Sinon, ce serait un recul total. Et pour le coup, je me poserais vraiment des questions. Il faut se serrer les coudes et faire face à tous ceux qui se mettent en travers de cette avancée. »


Jean-Luc Romero, conseiller régional d’Île-de-France et militant associatif. « On se demandera comment la France a pu être aussi réac »


« Je regarde l’histoire : quand on a dépénalisé l’homosexualité, la majorité des gens y étaient opposés. Aujourd’hui, qui voudrait revenir là-dessus ? Pour le pacs, la droite, qui s’y opposait avec outrance, en est aujourd’hui devenue un défenseur acharné. Je pense que ce sera exactement la même chose dans quelques mois. 
Quand des élus opposés au texte seront invités au mariage d’un de leurs amis, ils iront volontiers. Aujourd’hui 
les moins de trente ans sont largement favorables 
au mariage pour tous. Ce sont les plus vieux qui s’y opposent. 
À l’avenir, tout le monde se demandera comment, 
en 2013, la France a pu être aussi réac. »

Propos recueillis par Alexandre Fache, Victor Hache, Adrien Rouchaleou et Max Staat

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 07:53

 

Guerre de tranchées au PCF

Sous l'œil attentif des instances nationales, le torchon brûle de nouveau chez les communistes du département. Pour certains, l'actuelle direction est trop proche des socialistes.

Concentrant la plupart des critiques violentes, Brahim Jlalji renvoie ses opposants au résultat des élections en cours dans les sections qui soutiennent l'équipe actuelle.

Concentrant la plupart des critiques violentes, Brahim Jlalji renvoie ses opposants au résultat des élections en cours dans les sections qui soutiennent l'équipe actuelle. (photo Pascal Couillaud)

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C'est reparti pour un tour ! À la veille des congrès départemental (le 2 février) et national (le 7) du Parti communiste français (PCF), la bataille fait rage en Charente-Maritime. Deux camps s'affrontent. D'un côté, nombre de militants (1) désireux de se débarrasser de l'actuelle direction, celle-ci étant incarnée par le duo des secrétaires fédéraux, Brahim Jlalji, actuellement en place, et son prédécesseur, Jean-François Mémain.

« Un clan dont les méthodes sont inacceptables sur le plan de la moralité », insistent les opposants, lesquels refusent que leurs nom soient cités. Pour éviter, disent-ils que leurs adversaires « ne se focalisent sur une querelle de personnes risquant de fausser le débat politique ». Ambiance.

Deux blocs s'affrontent

En fait, rien de bien nouveau. Voilà des années qu'au sein du PCF 17, deux blocs s'affrontent. On se souvient des querelles épiques ayant précédé les dernières élections régionales, le camp Jlalji étant partisan d'un accord avec les socialistes emmenés par Ségolène Royal, tandis que l'autre tendance défendait l'option Front de gauche.

En définitive, il y a bien eu un communiste tête de liste pour le Front de gauche (le Marennais Yves Letranchant) tandis que la direction départementale finissait par adopter la position du « ni-ni », coincée par la décision de Mme Royal d'inclure des centristes du Modem sur ses listes.

Reste que M. Letranchant se souvient de l'irruption de ses « camarades » dans l'une de ses réunions, du côté de Jonzac. Les deux « sensibilités » en étaient même venues aux mains à la veille de la fête de « L'Huma » de Villeneuve-les-Salines, à La Rochelle, en juillet 2010 (2). Des plaintes avaient été déposées de part et d'autre. Sans suite. Un non-lieu a été rendu en fin d'année dernière.

C'est début novembre que le feu, n'ayant jamais cessé de couver, est (re)parti. Lorsque l'actuelle direction a décidé de consulter les adhérents afin de savoir si, en vue des congrès, ils étaient d'accord pour voter par correspondance à l'occasion de leurs assemblées de sections. « On déplore de ne pas avoir assez de monde lors de ces réunions pour voter », défend Brahim Jlalji qui a proposé du coup cette solution par correspondance. « Comme on le fait déjà pour désigner nos candidats aux législatives ou à la présidentielle », insiste Jean-François Mémain.

« Antistatutaire »

Mais l'idée n'a pas séduit tout le monde. Alors que les jeunes communistes saluaient cet effort démocratique (dans nos colonnes entre autres), plusieurs opposants ont contesté cette pratique, la jugeant anti-statutaire.

Pour arbitrage, ils se sont donc adressés à la Commission nationale des conflits, laquelle leur a donné raison. Ce qui n'a pas empêché Brahim Jlalji d'écrire, le 8 janvier, à Pierre Laurent, le secrétaire national, pour lui expliquer que la dite commission n'avait pas tout compris.

Plus simplement, les opposants refusaient que les enveloppes de vote traînent à la fédération avant le dépouillement. « On a répondu en proposant que les votes arrivent chez un huissier plutôt qu'à la fédération », défend Brahim Jlalji, qui s'en est expliqué aussi au niveau national.

Pierre Laurent voit s'entasser sur son bureau quantité de courriers provenant des deux camps, principalement de celui de l'opposition. Parmi toutes ces lettres, gageons qu'il en est une qui aura retenu toute l'attention du premier responsable du PCF. Dans celle-ci, de multiples questions sont posées afin de tenter de savoir qui finance la fédération de Charente-Maritime. Les réponses sont contenues dans les questions ; dans le viseur, la municipalité rochelaise.

Les opposants dénoncent des liens trop étroits, à leurs yeux, entre certains de leurs camarades du PC et le PS, en général. En réalité, c'est le duo Jlalji-Mémain et leurs proches, d'un côté, la mairie rochelaise, de l'autre côté, qui sont particulièrement visés (lire ci-dessous).

Transparence et paradoxe

« Jlalji et Mémain sont dans une logique de domestication. Ils ont des liens de dépendance. On ne mord pas la main qui vous nourrit », accusent ceux qui rêvent de changement à la tête du parti.

Dans l'immédiat, alors que se déroulent les assemblées de section, encadrées par la direction sortante, arrivent quotidiennement lettres et courriels courroucés au niveau national.

Parfois, leurs auteurs se demandent à quoi peut bien servir la commission « transparence et démocratie » mise en place récemment par les instances rochelaises. En sachant que certains des opposants ont quitté cette structure. Un paradoxe de plus, dans ce débat fratricide, dans un parti confronté à une lente agonie. « Nos opposants savent qu'ils ont perdu leur combat en interne, les élections nous sont déjà favorables, alors ils attaquent autrement », commente Brahim Jlalji.

(1) Ils revendiquent être 200 dans le département de la Charente-Maritime. (2) L'édition de « Sud-Ouest » du 27 juillet 2010.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 19:56

 

Manifestation contre la réforme des retraites Sarkozy

  - le 18 Janvier 2013

La réforme des retraites, le prochain gros chantier social du gouvernement

François Hollande a annoncé jeudi soir le lancement d'une négociation syndicats-patronat concernant le financement des retraites. Les libéraux et le patronat balisnt déjà le terrain pour repousser à "au moins 63 ans" l'âge légal de départ.


Ce vendredi, le ministre du Travail Michel Sapin a repris l'annonce faite la veille par le président de la République, précisant: "Vous connaissez tous les curseurs qui peuvent être bougés pour permettre qu'il y ait, si ce n'est un retour à l'équilibre, en tous les cas une perspective de financement pérenne de nos régimes de retraite", indique le ministre.

 

Echec de Sarkozy


L’inquiétude reste de mise pour l’avenir des retraites. Le financement du système n’est, en l’état, pas assuré, une situation propice à tous les mauvais coups. Selon le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) ­publié en décembre, le déficit des régimes atteindrait 19 milliards d’euros en 2017. La preuve, si besoin était, que, contrairement aux discours de Nicolas Sarkozy et son équipe, promettant un déficit zéro en 2018, la réforme de 2010 avec son cortège de mesures régressives, en particulier le recul de l’âge de départ à soixante-deux ans, ne réglera pas le problème.

 

Cela n’empêche pas les ­libéraux de poursuivre sur leur lancée et de préconiser de nouveaux reculs sociaux, telle la présidente du Medef. Laurence Parisot réclame un report de l’âge légal à « au moins soixante-trois ans ». Mardi prochain, 22 janvier, le COR présentera un nouveau rapport au gouvernement. Celui-ci, dans le cadre de la « feuille de route » sortie de la « grande conférence sociale » de juillet dernier, a prévu en effet d’ouvrir au printemps une concertation pouvant déboucher sur une nouvelle réforme.

 

Retraites complémentaires dans le viseur


À sa manière, le patronat tente de baliser le terrain dans le cadre des négociations sur les régimes complémentaires Agirc et Arrco engagées fin 2012, qui doivent reprendre le 15 janvier. Invoquant le déficit de ces régimes et l’arrivée à épuisement de leurs réserves plus rapide que prévu, le Medef réclame, pour toute « solution », une baisse du pouvoir d’achat des pensions en supprimant leur indexation sur l’inflation. Et refuse mordicus toute hausse des cotisations. Un avant-goût de la bataille à mener pour obtenir une juste réforme du financement mettant à contribution, entre autres, les revenus financiers.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 19:23
Un prêtre du diocèse d’Amiens mis en examen pour agressions sexuelles sur mineurs

 

Un prêtre incardiné dans le diocèse d’Amiens (Somme) a été mis en examen, vendredi 18 janvier, pour agressions sexuelles par personne ayant autorité sur mineurs de moins de 15 ans et de plus de 15 ans, a-t-on appris auprès du parquet du Tribunal de grande instance d’Amiens, confirmant l’information de médias locaux.

 

Les faits qui lui sont reprochés se seraient déroulés en 2010 et 2011. Ils concerneraient trois jeunes hommes, à l’époque adolescents. Ils auraient subi des attouchements de la part du P. Stéphane Gotoghian, âgé de 38 ans, dont le nom a été rendu public par le diocèse d’Amiens.

Le prêtre, entendu ce matin par le juge d’instruction, reconnaît les faits pour deux des victimes présumées, au sujet desquelles il a été interpellé. Au cours des différentes auditions, il a révélé l’existence d’un troisième adolescent, dont il aurait également abusé.

Pensée aux victimes

Il a été remis en liberté, et placé sous contrôle judiciaire, contre l’avis du parquet, qui avait demandé son placement en détention. Son contrôle judiciaire lui interdit de résider dans la région, de fréquenter des mineurs et d’exercer une activité cultuelle. Il est également astreint à une obligation de soins. L’enquête devra déterminer si des responsables diocésains étaient au courant des agissements du prêtre.

 

L’homme dit être soulagé que l’affaire ait éclaté au grand jour, selon son avocat, cité par les médias locaux. Le P. Stéphane Gotoghian avait été ordonné en 2003. Il a été nommé curé de Fressenville en 2006.

 

Dans un communiqué, l’évêque d’Amiens, Mgr Jean-Luc Bouilleret confirme que le prêtre est suspendu de toute fonction liée à son ministère. « Ma première pensée douloureuse se porte vers les jeunes victimes et leurs familles et tous ceux qui se sentent blessés, ajoute l’évêque. Je pense par ailleurs à tous ceux qui ont fait confiance à un prêtre dans ses paroisses et qui se sentiront blessés et trompés : leur douleur est grande, comme la mienne et celle de l’Église. »

 

LOUP BESMOND DE SENNEVILLE  


L’ancien curé d’Abbeville mis en examen pour agressions sexuelles

Publication : 23/01/2013 à 08:02

 

L'abbé Stéphane Gotoghian lors de son ordination à Amiens

L'abbé Stéphane Gotoghian lors de son ordination à Amiens


 

Vendredi matin, le curé de Fressenneville, bien connu des Abbevillois pour avoir officié paroisse Saint-Wulfan pendant 4 ans, a été déféré devant le parquet d’Amiens. Il lui est reproché des agressions sexuelles commises sur des mineurs.
Stupeur, étonnement, incompréhension vendredi matin tant dans le Vimeu et la Vallée de la Bresle, qu’à Abbeville. “Je ne peux pas croire une chose pareille” explique consternée une habitante de Fressenneville. Et pourtant… Ce vendredi 18 janvier en milieu de matinée, le père Stéphane Gotoghian, âgé de 38 ans, vient d’être déféré devant un juge d’instruction du parquet d’Amiens. Il est reproché au curé de Fressenneville (et ancien curé d’Abbeville) des agressions sexuelles sur des mineurs, commises entre 2004 et 2005, et plus récemment entre 2010 et 2011. (Dans le Journal d’Abbeville de ce jour)

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 19:21
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BRUNO FORNACIARI

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