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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 16:28

Pétition - L’hiver arrive : tout le monde doit pouvoir se chauffer !

 

Se chauffer est devenu un luxe, choisir entre l’éclairage, la cuisine, et les loisirs multimédias une contrainte de plus en plus courante. Particulièrement pour les 8 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Pour elles pas de droit à l’énergie.

Dans le même temps, la facture énergétique de tous les ménages va encore augmenter. Cela nous touchera tous, fragilisant la majeure partie d’entre nous.

A deux jours du début de l’hiver, les parlementaires du front de gauche réitèrent leur demande d’adoption immédiate de la proposition de loi relative à l’urgence sociale en matière énergétique, nous appelons l’ensemble des citoyens à soutenir cette démarche, premier pas vers la garantie d’un droit à l’énergie pour tous.

 

  • Pour l’extension et l’augmentation des tarifs sociaux

  •  Pour l’interdiction des coupures et des résiliations de contrat de fourniture d’énergie

  • Pour un service public de l’énergie assurant sur l’ensemble du territoire une tarification unique et une réelle péréquation

  • Pour une transition énergétique durable et sociale

 

>> Je signe la pétition ci-dessous

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 16:22

Décentralisation : le volet ferroviaire inquiète les élus communistes et républicains

TransportsPublié le mercredi 19 décembre 2012

Le 19 décembre, l'Association nationale des élus communistes et républicains a fait connaître ses positions sur la version provisoire de ce que pourrait être le futur projet de loi de décentralisation. Un document, selon eux, lourd de conséquences sur les transports ferroviaires.

Sous la bannière de leur association nationale, les élus communistes et républicains tirent la sonnette d'alarme et appellent à la vigilance au vu des moutures de l'avant-projet de loi de décentralisation qui circulent. "Discrètement, des points essentiels pour l'équilibre du réseau de transport ferroviaire y sont glissés, sans qu'une large concertation en amont n'ait lieu, c'est scandaleux", alerte Pierre Mathieu, vice-président en charge des transports au conseil régional de Champagne-Ardenne. 

Sont ici visés les trains d'équilibre du territoire (TET), plus connus sous les noms de trains Corail ou Intercités. Ces liaisons vitales mais locales furent un temps menacées de disparaître, avant qu'une convention entre l'Etat et la SNCF signée il y a deux ans ne limite la casse. Ils desservent plus de 350 villes, 21 régions et transportent 100.000 passagers par jour. Un maillage essentiel mais qui reste fragile. "A travers cet avant-projet, l'Etat se désengage de ses responsabilités sur une grande partie de ce réseau. Dans un langage plus terre à terre, on pourrait dire qu'il transfère la patate chaude aux régions", observe André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme.  "Car ce critère de non-contiguïté couplé à celui d'une taille de ville, s'il s'applique, réduit considérablement le nombre de liaisons restant dans le giron national. Les liaisons Paris-Caen ou Nantes-Toulouse seraient par exemple maintenues, mais pas Paris-Trouville-Deauville ni Paris-Montargis-Nevers ou Hendaye-Toulouse", détaille Pierre Mathieu. Selon l'estimation produite par ces élus, environ 230 trains par jour, soit 70% des circulations, sortiraient ainsi du champ de conventionnement national. "Cela tient du crime de lèse-territoire, des pans entiers seraient coupés du dispositif de solidarité et de péréquation nationale. Et les régions n'ont pas les moyens d'en reprendre seules la gestion", prévient Pierre Mathieu. "Il se joue là une remise en cause de l'Etat dans son rôle de stratège. Là où il n'interviendra plus, on peut craindre des déséquilibres et, d'une région à l'autre, des services qui seraient à plusieurs vitesses", conclut André Chassaigne. 


Motif d'inquiétude ? L'article 30 du document, consacré aux transports. Il est indiqué que l'Etat veille à l'organisation des services de transport ferroviaire de personnes d'intérêt national et qu'il peut, à ce titre, conventionner "des services de jour entre des villes de plus de 100.000 habitants situées dans deux régions non contiguës". Mais quid des régions limitrophes ? A leur sujet, il est indiqué plus loin qu'elles peuvent passer entre elles une convention pour "l'organisation d'un service régulier non urbain qui dessert exclusivement ces deux régions". En clair, l'Etat ne remplit plus dans ce cas le rôle d'autorité organisatrice.

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 10:57

Economistes à gages, Matignon fait le ménage

mercredi 21 novembre 2012

Moins d’un an après la parution de plusieurs enquêtes consacrées à la collusion entre économistes et institutions financières privées (1) — dont celle parue dans les colonnes du Monde diplomatique, et reprise dans un livre éponyme qui vient d’être publié (2) — Matignon a décidé de toiletter son Conseil d’analyse économique (CAE).

 

Créé en 1997 par Lionel Jospin et chargé d’« éclairer, par la confrontation des points de vue et des analyses, les choix du gouvernement », le CAE s’emploie à dessiner le « cercle de la raison » au sein duquel se discutent les orientations économiques de Paris. « Une pensée d’Etat, en quelque sorte, mais directement insufflée par le privé », écrivait Le Monde diplomatique en mars 2012.

 

A l’époque, l’organisation comptait au nombre de ses vingt-huit membres : Patrick Artus (Natixis), Daniel Cohen (Lazard), Elie Cohen (PagesJaunes, EDF Energies nouvelles), Jean-Hervé Lorenzi (Compagnie Rothschild), Christian Saint-Etienne (Conseil stratégique européen), Jean-Paul Betbèze (chef économiste au Crédit agricole), Jacques Delpla (senior adviser pour BNP Paribas), Michel Didier (président de COE-Rexecode), Olivier Garnier (directeur adjoint de la Société générale), Michel Godet (administrateur de la société Bongrain et de l’Association d’assurés pour la retraite, l’épargne, la prévoyance et la santé [Agipi], un partenaire d’Axa), Mathilde Lemoine (directrice des études économiques et de la stratégie marchés à HSBC France) ou encore Philippe Trainar (économiste en chef à la SCOR, une société de réassurance).

 

Une page se tournerait-elle ? Le premier ministre Jean-Marc Ayrault a profité du renouvellement des mandats des membres du CAE et du départ de son président Christian de Boissieu (3) pour modifier la composition de l’organisation et en « réformer le fonctionnement ».

 

Le décret du 5 novembre 2012 stipule que, dorénavant, « les membres et les correspondants [du CAE] sont des économistes professionnels choisis en raison de leurs compétences telles que reconnues notamment par les usages du monde universitaire. »

 

Ils devront, par ailleurs, signer « une déclaration d’intérêts remise au président délégué », lequel la rendra publique.

 

Autrement dit : Matignon se passera désormais des bons conseils des économistes de banque.

 

Après l’adoption de « chartes déontologiques » au sein de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), des écoles d’économie de Paris et Toulouse, des deux grandes associations françaises d’économistes, de l’Association des journalistes économiques et financiers (AJEF), le frisson éthique qui parcourt la profession — suffisamment puissant pour réveiller jusqu’au Cercle des économistes (4) —, vient d’atteindre l’Etat.

 

Du côté des médias ? Toujours rien. Le Monde, par exemple, n’envisage toujours pas de priver ses lecteurs des analyses d’Artus, chef économiste de la banque Natixis (cité huit fois au cours du seul mois d’octobre) ni estimer utile de leur préciser que Jean-Hervé Lorenzi n’est pas uniquement un universitaire qui préside le Cercle des économistes (puisqu’il siège aux conseils d’administration de PagesJaunes, d’Associés en finance, de l’Association française des opérateurs mobiles [AFOM], de BNP Paribas Assurance et qu’il est censeur d’Euler Hermes, membre des conseils de surveillance de la Compagnie financière Saint-Honoré, de BVA, du Groupe Ginger et conseiller du directoire de la Compagnie financière Edmond de Rothschild Banque).

 

Un éditorial du quotidien du soir présentait pourtant récemment les analystes des institutions financières comme des « animaux versatiles »,« trop anxieux pour être sagace[s], trop pressé[s] pour être lucide[s] » (5).

 

(1) En particulier l’article de Jean Gadrey «  Les liaisons dangereuses  », Alternatives économiques (21 septembre 2009), le film «  Les Nouveaux chiens de garde  », de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat (Jem productions, 2012), les reportages de François Ruffin pour l’émission «  Là-bas si j’y suis  » (2 et 3 janvier 2012) et le livre de Laurent Mauduit, Les imposteurs de l’économie. Comment ils s’enrichissent et nous trompent, Jean-Claude Gawsewitch, 2012 (sans compter les premières Rencontres déconnomiques, à Aix-en-Provence, du 6 au 8 juillet 2012).

(2) Serge Halimi, Renaud Lambert et Frédéric Lordon, Economistes à gages, Les liens qui libèrent, 7,50 euros, en librairies et dans notre boutique en ligne.

(3) Lire Renaud Lambert, «  Une prédilection pour la saignée  », Le Monde diplomatique, mars 2012.

(4) Lire Renaud Lambert, «  Epoussetage  », Le Monde diplomatique, août 2012.

(5) «  Apple, un star boursière encore sous-évaluée  ?  », Le Monde, 21 août 2012.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 17:52

Social-Eco - le 14 Décembre 2012

Travail

La CGT met en scène les volontés du Medef         

De Paris à Marseille, la CGT a organisé, hier, plus de 95 actions pour dénoncer les propositions du patronat dans le cadre de la négociation sur le marché du travail.

 

«Aujourd’hui, nous sommes dans un carcan, nous, entrepreneurs. Abrogeons les trente-cinq heures, passons aux quarante-huit heures ! Arrêtons les retraites ! » À peine plus caricatural que l’original, le discours qui retentit devant le siège cossu du Medef, dans le 7e arrondissement de Paris, se retrouve cette fois-ci noyé sous les huées de centaines de manifestants.

 

Juché sur un camion CGT, le comédien qui endosse le rôle du patron tête à claques a tout de l’authentique dirigeant du CAC 40 : le costume en tweed, les accents de victime alternant avec les menaces apocalyptiques, le mépris le plus profond pour ceux qu’il exploite.

 

Pour marquer le coup de cette première manifestation contre l’assaut qu’a lancé le Medef contre les droits des salariés dans le cadre de la négociation sur la sécurisation de l’emploi, la CGT avait décidé d’organiser un petit happening théâtral en préambule du rassemblement plus traditionnel devant les locaux du syndicat patronal.

 

Mais au-delà de l’ambiance festive, le syndicat entend bien alerter les salariés sur l’importance et l’urgence des enjeux de la négociation paritaire, alors que le Medef espère bien aboutir à un accord la semaine prochaine. « On discute entre syndicats et employeurs sans que les salariés eux-mêmes sachent vraiment de quoi nous discutons, c’est pour cela qu’on veut informer sur les dangers que constitue le texte du Medef », explique Thierry Lepaon, membre de la direction confédérale de la CGT. « Il devient clair qu’on est passé d’une négociation sur la sécurisation professionnelle à une négociation qui vise à faire accepter aux salariés la fin du contrat de travail à durée indéterminée », insiste le dirigeant syndical.

 

 Dans les rangs de manifestants, les salariés des transports côtoient les enseignants, les chômeurs et les retraités. Venus en masse de Marne-la-Vallée, les employés de Disneyland sont particulièrement visibles dans la foule. « Nous la flexibilité, on la connaît à Disney ! Avec les trois-huit, certains travaillent le matin, d’autres le soir… Nous ne pouvons pas aujourd’hui laisser s’élargir la flexibilité sur le plan national », dénonce Amadou N’diaye, secrétaire de la CGT de Disneyland.

 

Plus de 95 actions ont eu lieu dans toute la France. À Marseille, ils partirent à une vingtaine de retraités au rendez-vous de 11 heures devant le siège du Medef mais avec le renfort des délégations CGT d’Ascométal, d’Exxon, des comités de chômeurs ou de Saint Louis Sucre, des cheminots, des dockers et agents des télécoms appuyés par des militants des unions locales CGT d’Aubagne ou des quartiers Nord de Marseille, ils se trouvèrent près du Vieux-Port suffisamment nombreux pour bloquer la Canebière au niveau de la chambre de commerce et d’industrie.

 

C’est au plus haut niveau de l’État que s’est « solennellement » adressé Mireille Chessa, la secrétaire générale de l’UD CGT 13. « Monsieur le président de la République, monsieur le premier ministre, jusqu’à quand allez-vous accepter de recevoir les ordres du Medef ? » s’est exclamée la dirigeante syndicale en appelant les autres confédérations de salariés à repousser, à l’issue de la conférence sociale, l’accord de « démolition du Code du travail » proposé par le patronat. « Voyez ce qui s’est passé en Espagne ! »

 

Derniers rounds de négociation

 

La réunion sur la réforme du marché du travail, initialement prévue hier, se déroulera les 19 et 20 décembre prochains. Syndicats et patronats préférant caler deux jours de négociations resserrés juste avant la trêve des confiseurs, afin de respecter les délais imposés par le gouvernement. Dans le cas où un accord ne serait pas trouvé, « alors le gouvernement prendra ses responsabilités en présentant lui-même un texte », a revendiqué le ministre du Travail, Michel Sapin, en prévenant que sa « liberté sera(it) totale ».D’ici là, le Medef s’est engagé à proposer un projet d’accord « profondément remanié ».

 

Loan Nguyen et Philippe Jérôme

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 17:26

 

La colonie israélienne de Ramat Shlomo

  - le 19 Décembre 2012

Colonisations: Netanyahu persiste malgré l'appel de l'ONU

Malgré les critiques internationales, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé mercredi que son gouvernement poursuivrait la politique de colonisation à Jérusalem-Est et dans ses environs.

Ce mercredi, rapporte la presse israélienne, un pré-accord a été conclu pour la construction de 3.400 logements dans la partie arabe de la ville sainte et en Cisjordanie, occupées par Tsahal lors de la guerre des Six-Jours en juin 1967. Lundi, le gouvernement israélien avait déjà donné son feu vert à la construction de 1.500 logements supplémentaires pour des colons juifs à Ramat Shlomo, à Jérusalem-Est

 

"Nous allons construire à Jérusalem (...), c'est ce qui a été fait par tous les gouvernements précédents et c'est ce que mon gouvernement continuera à faire", a affirmé Benjamin Netanyahu lors d'une rencontre avec des ambassadeurs étrangers. "Jérusalem est la capitale du peuple juif depuis 3.000 ans. Limiter les constructions dans sa propre capitale, ce serait totalement absurde", a-t-il ajouté. Pour Benjamin Netanyahu, il s'agit ainsi de séduire les électeurs nationalistes avant les élections législatives anticipées du 22 janvier prochain en Israël.

 

L'ONU demande à Israël de renoncer

"Nous demandons instamment au gouvernement israélien de répondre aux appels internationaux et de renoncer à ces projets", a déclaré le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques Jeffrey Feltman devant le Conseil de sécurité. "La construction de colonies en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, viole les lois internationales (..) et sont un obstacle à la paix", a-t-il poursuivi.

S'ils se concrétisaient, ces projets "porteraient un coup presque fatal aux chances qui restent de réaliser une solution à deux Etats" entre Israël et les Palestiniens.

 

Blocage des fonds

Jeffrey Feltman a aussi demandé aux Israéliens "de recommencer sans délai à transférer" à l'Autorité palestinienne le produit des taxes et des droits de douane levés par Israël. Le gouvernement israélien a bloqué ces fonds en représailles au vote à l'ONU accordant aux Palestiniens le statut d'Etat observateur. "Cette décision israélienne unilatérale" affaiblit l'Autorité palestinienne et "remet en doute le respect par Israël de respecter les dispositions du Protocole de Paris".

 

L'Autorité palestinienne pourrait s'adresser à l'ONU. Nimr Hammad, porte-parole du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, a déclaré à la radio palestinienne que la Palestine, désormais Etats observateur, non membre, aux Nations unies, pourrait demander au Conseil de sécurité de condamner dans une résolution ces nouveaux projets de colonisation juive.

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ertains journalstes de France Inter larmoient sur le non-respect de la Corée du Nord sur les essais balistiques qu'ils décrivent comme militaires alors qu'ils sont civils et s'assoient allègrement su les dizaines de résolutiion du Conseil de sécurité contre l'occupation Israëlienne des territoires en Palestine depuis 1967.  Deux poids, deux mesures. Et honte à ceux qui acceptent, tolèrent ou soutiennent ces provocations criminelles. On aimmearit au passage que Le Président Obama ait la même comlpassion agissante pour les écoliers palestinien,s morts sous les bombes ou les missiles Isarëliens. Mais cela, il ne faut pas y compter...pour l'insatnt. Là encore l'humanité est sélective.
Obama dans les pas des Busch et ses prédecesseurs, peu de changement. Pauvre Amérique!.
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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 16:36

 

A France Inter, ils ne sont pas à çà prêt. Un journaliste a annoncer des dissentions au sein du Front de gauche, un ppeu comme le pendant de l'UMP. Elle savait bien sûr, puisque les journalistes savent, que le différent ne concerne pas le Front de la gauche, mais le Parti de gauche au sein duquel les avis divergent.

Mais l'amalgame aura une nouvelle fois pris le dessus sur la vérité et l'honnêteté.

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Marc Dolez quitte le Parti de gauche et sa "dérive un peu gauchisante"

Le député du Nord a annoncé ce mercredi qu'il quittait le Parti de gauche qu'il avait fondé avec Jean-Luc Mélenchon et Martine Billard en 2008. En cause: "une dérive  un peu gauchisante" qui ne lui convient pas. "L'objectif est d'ouvrir une alternative. Pas de créer une organisation condamnée à la minorité".


Le député Marc Dolez, le 29 novembre 2008 à l'Ile-Saint-Denis
Le député Marc Dolez, le 29 novembre 2008 à l'Ile-Saint-Denis (Photo Francois Guillot. AFP)

Le député Marc Dolez, qui avait quitté le PS en 2008 pour fonder le Parti de Gauche avec Jean-Luc Mélenchon, a annoncé son départ de cette formation, jugeant notamment que l'eurodéputé concentre ses critiques sur l'exécutif de gauche au lieu "de s'attaquer à la droite".

Dans une interview à Libération publiée mercredi, le député du Nord critique la stratégie du PG, tout en voulant rester "un militant actif du Front de Gauche", dont ce parti est, avec le PCF, une des deux composantes majeures.

M. Dolez assure notamment que "l'acquis de la belle campagne présidentielle a été dilapidé dès les législatives, avec la catastrophique campagne d'Hénin-Baumont".

M. Mélenchon (11,1% le 22 avril) était venu y affronter la présidente du FN Marine Le Pen et avait été éliminé au premier tour.

"La stratégie Front contre Front nous a cornerisés à l'extrême gauche", analyse le député du Nord.

"Je déplore aussi l'expression médiatique de Jean-Luc Mélenchon. Il critique le plus souvent le président de la République et le gouvernement plutôt que de s'attaquer à la droite. Nos propositions sont rendues souvent inaudibles à cause de l'outrance du verbe", accuse-t-il.

"Beaucoup de ses propos brouillent notre message, je ne crois pas à la thèse de deux gauches irréconciliables ni au mythe du recours", ajoute M. Dolez, à propos d'une majorité alternative à gauche, thèse défendue par M. Mélenchon, également ex-PS.

"Je ne me résoudrai jamais à considérer que le gouvernement va échouer et que nous serons là à ramasser les morceaux", insiste l'élu de Douai. "Si la social-démocratie devait s'effondrer, je crains que ce ne soit au profit de la droite extrême".

"Ne donnons pas le sentiment que l'adversaire du Front du gauche, c'est le PS", dit encore M. Dolez, qui appartenait à l'aile gauche du Parti socialiste.

Il n'entend pas pour autant retourner à ce parti. "Le Front de gauche me paraît plus indispensable que jamais, j'entends participer à son expression à l'Assemblée nationale".

Interrogé par i>TELE sur ce départ, le député PS Jean-Christophe Cambadélis a commenté : "ce n'est pas une bonne nouvelle quand nos amis se divisent".

Jusqu'alors seul député du Parti de gauche, Marc Dolez explique dans Libération vouloir rester "un militant actif du Front de gauche, qui m'apparaît plus indispensable que jamais. (...) Je n'ai pas quitté le Parti socialiste pour y revenir." Son prochain combat politique sera "la campagne contre les politiques d'austérité annoncée pour janvier", qui "est une bonne initiative pour se relancer".

 

Pour expliquer sa décision, le membre du groupe parlementaire Gauche démocrate et républicaine met en exergue ses "divergences sur l'analyse de la situation politique mais aussi sur la stratégie".

 

Divergences politiques:


"Je ne crois pas à la thèse des deux gauches irréconciliables ni au mythe du recours. Je veux que la gauche réussisse. Je ne me résoudrai jamais à considérer que le gouvernement va échouer et que nous serons là à ramasser les morceaux. Si la social-démocratie devait s'effondrer, je crains que ce ne soit au profit de l'extrême-droite".

 

"Ne donnons pas le sentiment que l'adversaire du Front du gauche, c'est le PS", explique encore Marc Dolez, qui rappelle que "l'objectif doit rester de faire bouger les lignes à gauche, déplacer le centre de gravité et la mettre sur une orientation qui permette de sortir de la crise." L'élu du Nord pointe d'ailleurs: "Le Front de gauche stagne. La baisse du PS ne nous profite pas."

 

Divergences stratégiques:

  • Législatives. Le député du Nord salue le fait que "Jean-Luc Mélenchon nous a permis d'atteindre un score à la présidentielle -11%- que je n'aurai jamais imaginé." Mais il met en cause "l'acquis de la belle campagne présidentielle (qui) a été dilapidé dès les législatives, avec la catastrophique campagne d'Hénin-Baumont". "La stratégie Front contre Front nous a cornerisés à l'extrême gauche", selon lui.
  • Communication. "Je déplore aussi l'expression médiatique de Jean-Luc Mélenchon. Il critique le plus souvent le président de la République et le gouvernement plutôt que de s'attaquer à la droite. Nos propositions sont rendues souvent inaudibles à cause de l'outrance du verbe."
  • Ecologisme. Marc Dolez se montre "d'une grande perplexité quant à la surenchère écologique issue des assises pour l'écosocialisme. Elle se fait au détriment de la question sociale."
  • Concertation. S'appuyant sur le contre-budget présenté par le PG, il ressent que le Parti de gauche "a aussi tendance ces derniers temps à ne pas jouer suffisamment collectif".

A lire aussi:

Jean-Luc Mélenchon : "Oui il y a la place pour une majorité alternative de gauche"

L'écosocialisme, nouvel horizon du Parti de gauche

Toutes les interventions de Marc Dolez dans l'Humanité

S.G.

 


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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 23:25
 
Alors Gérard, t’as les boules ? Par PHILIPPE TORRETON Comédien Tu ne veux plus être français…? Tu quittes le navire France en pleine tempête ? Tu vends tes biens et tu pars avec ton magot dans un pays voisin aux cieux plus cléments pour les riches comme toi ? Evidemment, on cogne sur toi plus aisément que sur Bernard Arnault ou les héritiers Peugeot… C’est normal, tu es un comédien, et un comédien même riche comme toi pèse moins lourd ! Avec toi, on peut rattraper le silence gêné dont on a fait preuve pour les autres… C’est la nature de cette gauche un peu emmerdée d’être de gauche. Mais Gérard, tu pensais qu’on allait approuver ? Tu t’attendais à quoi ? Une médaille ? Un césar d’honneur remis par Bercy ? Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? Que des associations caritatives allaient décrocher leur abbé Pierre, leur Coluche encadrés pour mettre ta tronche sous le plexi ? Le Premier ministre juge ton comportement minable, mais toi, tu le juges comment ? Héroïque ? Civique ? Citoyen ? Altruiste ? Dis-nous, on aimerait savoir… Le Gérard «national», le rebelle de Châteauroux, le celui qui, s’il n’avait pas rencontré le cinéma, serait en taule à l’heure qu’il est comme tu le disais, le poète de l’écran la rose à la main quand ça devait faire bien d’en avoir une, qui nous sort un «c’est celui qui le dit qui y est»… Tu prends la mouche pour un petit mot et tu en appelles au respect, comme le fayot dans la cour de récré… Tu en appelles à tes gentils potes de droite pour que le grand méchant de gauche arrête de t’embêter… Tu voudrais avoir l’exil fiscal peinard, qu’on te laisse avoir le beurre et l’argent du beurre et le cul de la crémière qui tient le cinéma français… Tu voudrais qu’on te laisse t’empiffrer tranquille avec ton pinard, tes poulets, tes conserves, tes cars-loges, tes cantines, tes restos, tes bars, etc. Et nous faire croire en tournant avec Delépine qu’un cœur social vibre encore derrière les excès et les turpitudes de l’homme… Nous faire avaler à coups de «han» de porteur d’eau que tu sèmes dans tes répliques trop longues, que l’homme poète, l’homme blessé, l’artiste est encore là en dépit des apparences… Le problème, Gérard, c’est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé : celui du «je pense qu’à ma gueule», celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales… Tout le monde ne peut pas avoir l’auréole d’un Rimbaud qui, malgré ses trafics d’armes, fut et restera un poète… à jamais. Toi, tu resteras comme un type qui a fait une belle opération financière sur le cinéma français, un coup de Bourse, une OPA… Tu as transformé tes interprétations les plus réussies en stratégie de défiscalisation. Il doit y en avoir un florilège de répliques que tu as jouées et qui résonnent bizarrement maintenant ! Des répliques de poète, d’homme au grand cœur, d’yeux grands ouverts sur la misère du monde, orphelines de pensée et violées par leur interprète, parce que l’homme a les rognons couverts, mais l’acteur a fait faillite… L’homme est devenu riche mais sa fortune lui a pété à la gueule. Tu sais, ces gros pets foireux dont tu te vantes et que tu lâches sur les tournages en répondant à tes 12 téléphones au lieu de bosser ? Tu votes pour qui tu veux, et tu fais ce que tu veux d’ailleurs, mais ferme-la, prends ton oseille et tire-toi, ne demande pas le respect, pas toi ! Sors de scène, Montfleury, «ce silène si ventru que son doigt n’atteint pas son nombril !» Et puisqu’on est dans Cyrano, te rappelles-tu de cette réplique, mon collègue, qu’il adressait à De Guiche sauvant sa peau au combat en s’étant débarrassé de son écharpe blanche ? Il demande à Cyrano ce qu’il pense de sa ruse et ce dernier lui répond… «On n’abdique pas l’honneur d’être une cible.» Tu t’en souviens ? Tu devrais… En ce temps-là, tu apprenais ton texte… On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, se soigner correctement, où l’on peut accéder à la culture quelle que soit sa fortune, où l’on peut faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt… Un pays que tu quittes au moment où l’on a besoin de toutes les forces, en plein siège d’Arras, sous les yeux des cadets médusés… Adieu.
Alors Gérard, t’as les boules ?
Par PHILIPPE TORRETON Comédien


Tu ne veux plus être français…? Tu quittes le navire France en pleine tempête ? Tu vends tes
biens et tu pars avec ton magot dans un pays voisin aux cieux plus cléments pour les riches comme toi ? Evidemment, on cogne sur toi plus aisément que sur Bernard Arnault ou les héritiers Peugeot… C’est normal, tu es un comédien, et un comédien même riche comme toi pèse moins lourd ! Avec toi, on peut rattraper le silence gêné dont on a fait preuve pour les autres… C’est la nature de cette gauche un peu emmerdée d’être de gauche.

Mais Gérard, tu pensais qu’on allait approuver ? Tu t’attendais à quoi ? Une médaille ? Un césar d’honneur remis par Bercy ? Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? Que des associations caritatives allaient décrocher leur abbé Pierre, leur Coluche encadrés pour mettre ta tronche sous le plexi ? Le Premier ministre juge ton comportement minable, mais toi, tu le juges comment ? Héroïque ? Civique ? Citoyen ? Altruiste ? Dis-nous, on aimerait savoir…

Le Gérard «national», le rebelle de Châteauroux, le celui qui, s’il n’avait pas rencontré le cinéma, serait en taule à l’heure qu’il est comme tu le disais, le poète de l’écran la rose à la main quand ça devait faire bien d’en avoir une, qui nous sort un «c’est celui qui le dit qui y est»… Tu prends la mouche pour un petit mot et tu en appelles au respect, comme le fayot dans la cour de récré… Tu en appelles à tes gentils potes de droite pour que le grand méchant de gauche arrête de t’embêter… Tu voudrais avoir l’exil fiscal peinard, qu’on te laisse avoir le beurre et l’argent du beurre et le cul de la crémière qui tient le cinéma français… Tu voudrais qu’on te laisse t’empiffrer tranquille avec ton pinard, tes poulets, tes conserves, tes cars-loges, tes cantines, tes restos, tes bars, etc.

Et nous faire croire en tournant avec Delépine qu’un cœur social vibre encore derrière les excès et les turpitudes de l’homme… Nous faire avaler à coups de «han» de porteur d’eau que tu sèmes dans tes répliques trop longues, que l’homme poète, l’homme blessé, l’artiste est encore là en dépit des apparences… Le problème, Gérard, c’est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé : celui du «je pense qu’à ma gueule», celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales…

Tout le monde ne peut pas avoir l’auréole d’un Rimbaud qui, malgré ses trafics d’armes, fut et restera un poète… à jamais. Toi, tu resteras comme un type qui a fait une belle opération financière sur le cinéma français, un coup de Bourse, une OPA… Tu as transformé tes interprétations les plus réussies en stratégie de défiscalisation. Il doit y en avoir un florilège de répliques que tu as jouées et qui résonnent bizarrement maintenant !

Des répliques de poète, d’homme au grand cœur, d’yeux grands ouverts sur la misère du monde, orphelines de pensée et violées par leur interprète, parce que l’homme a les rognons couverts, mais l’acteur a fait faillite… L’homme est devenu riche mais sa fortune lui a pété à la gueule. Tu sais, ces gros pets foireux dont tu te vantes et que tu lâches sur les tournages en répondant à tes 12 téléphones au lieu de bosser ?

Tu votes pour qui tu veux, et tu fais ce que tu veux d’ailleurs, mais ferme-la, prends ton oseille et tire-toi, ne demande pas le respect, pas toi ! Sors de scène, Montfleury, «ce silène si ventru que son doigt n’atteint pas son nombril !» Et puisqu’on est dans Cyrano, te rappelles-tu de cette réplique, mon collègue, qu’il adressait à De Guiche sauvant sa peau au combat en s’étant débarrassé de son écharpe blanche ? Il demande à Cyrano ce qu’il pense de sa ruse et ce dernier lui répond… «On n’abdique pas l’honneur d’être une cible.» Tu t’en souviens ? Tu devrais… En ce temps-là, tu apprenais ton texte…

On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l’on peut encore, malgré la crise, se soigner correctement, où l’on peut accéder à la culture quelle que soit sa fortune, où l’on peut faire des films et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l’impôt… Un pays que tu quittes au moment où l’on a besoin de toutes les forces, en plein siège d’Arras, sous les yeux des cadets médusés… Adieu.
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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 13:56

Monde

Monde - le 18 Décembre 2012

Opposition vénézuélienne : la gueule de bois

L'opposition vénézuélienne accuse le coup après les élections "régionales": une nouvelle avancée du chavisme sans la présence physique du président...


L'opposition, fragilement "rassemblée" dans la MUD ("Table d'unité démocratique"), est depuis dimanche comme KO debout, de l'ultra-droite aux "adecos", membres de l'ex-parti social démocrate "Action Démocratique". Elle tablait sur la maladie de Chavez et pensait qu'elle commencerait à lever "l'hypothèque Chavez"... Grossière erreur de calcul.

 

Les médias, peu suspects de sympathie chaviste, s'interrogent sur le thème: "que fera-t-elle pour survivre" et affronter une de plus en plus probable élection présidentielle à court terme? En effet, si le 10 janvier 2013 le président Chavez ne peut prendre ses fonctions et assumer un quatrième mandat, l'intérim sera assuré par le président de l'Assemblée Nationale, Diosdado Cabello, et ce dernier devra convoquer de nouvelles élections présidentielles dans un délai de 30 jours.

 

Dans ce cas de figure, Nicolas Maduro, successeur désigné par Chavez, et qui s'affirme chaque jour davantage comme un fin politique, un homme de convictions, convaincu de la nécessité de poursuivre "l'option socialiste", affronterait Henrique Capriles, reconduit dans son mandat de gouverneur de l'Etat de Miranda  (qui englobe une partie de la capitale et "regroupe" à la fois des beaux quartiers et des "ranchitos"(quartiers pauvres) du Petare). Pour le professeur C. Blanco, de l'Université Centrale de Caracas, "l'opposition doit revoir sa stratégie". Elle manque d'"un message clair alternatif". En résumé: l'anti-chavisme, c'est un peu court...

 

Le secrétaire exécutif de la MUD, Ramon Guillermo Aveledo, dans une interview à la chaîne Globovision, reconnaît hier que les résultats du 16 décembre (victoire nette des candidats du PSUV dans 20 Etats sur 23), sont "un coup très fort" pour l'opposition. "Cela nous a fait très mal". L'arrière goût de défaite aux présidentielles a pesé au sein d'un électorat anti-chaviste contraint de constater que l'enracinement populaire de la révolution repose sur des acquis sociaux, sur la conquête et défense intransigeante de la souveraineté nationale...


Le quotidien El Nacional opine que "le chavisme s'en sort sans Chavez". Bien vu. L'éditorial attribue la victoire à la fois "à Chavez, mais pas seulement à lui".


A La Havane, le président, selon le quotidien Ciudad Caracas, "recommence à travailler".

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 06:45

COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de

Proximité

 

Lettre ouverte à Madame Marisol TOURAINE sur les déserts médicaux, la démographie médicale et l'indispensable Service Public Sanitaire de Proximité à créer et développer.


Madame la ministre,


Si nous partageons votre analyse sur le drame territorial, social et sanitaire que sont les déserts médicaux, nous sommes forts déconcertés par vos propositions.

 

Dans votre pacte présenté le 12 décembre 2012, vous vous contentez d'appliquer la loi HPST de vos prédécesseurs (dont nous demandons toujours l'abrogation), et vous abordez le problème des déserts médicaux de manière centraliste, peu démocratique et avec tellement de modération que vous risquez sauf à la marge de ne rien changer.


1 - Avant d'expliquer vos propositions, il aurait été bon de réunir les représentants des parties concernées, certes les praticiens et les élus, mais surtout les usagers qui paient de plus en plus cher, qui sont de plus en plus éloignés géographiquement et financièrement de l’offre de soins et dont certains, de plus en plus nombreux, ne consultent même plus.


La Coordination, demandeuse de rencontre sur cette thématique qui est la sienne depuis sa fondation, n'a pas été sollicitée.


2 - La notion de "désert médical" ne concerne pas que la médecine ambulatoire mais tout autant l'hôpital public : les deux souffrent du manque de personnels (médicaux et non médicaux), ce qui sert d'ailleurs trop souvent de prétexte aux fermetures de services. Et même dans les grands hôpitaux des grandes villes, même les plus attractives, bien des postes ne sont pas pourvus.


3 - Fournir en personnel les hôpitaux et territoires qui en ont besoin nécessite forcément de revoir la liberté d'installation qui n'est défendable ni sur le plan éthique, ni sur le plan politique, ni sur le plan social, ni sur le plan sanitaire : élus locaux, généraux et régionaux, conseil de l'ordre, doyens des facultés de médecine, membres de la Cour des comptes, médecins solidaires et usagers dans leur très grande majorité en sont convaincus.

 

Pas vous apparemment. Vous retrancher derrière la formule "pas de coercition" nous semble politiquement incorrect et manipulateur car caricatural.

 

Que doivent dire alors les fonctionnaires d'autres services publics qui la subissent sans compter les professions libérales qui ont accepté une régulation (infirmières, kinésithérapeutes) et les pharmaciens réglementés depuis longtemps ?

 

Pourquoi la règle qui prévaut pour tous les autres domaines de responsabilité de l’État ferait-elle exception en matière de santé ?

 

Pourquoi n'osez-vous pas aborder cette proposition : nomination pour un temps donné (de 3 à 5 ans) des professionnels de santé en fonction des besoins collectifs et non pas des intérêts privés ?

 

Ou pour le moins une régulation de l’installation ?

 

Une mission de service public, en fin d’étude aurait l’avantage de résoudre en même temps, les déserts en médecine ambulatoire et en hôpital, de ne pas faire de discrimination entre généralistes et spécialistes, entre étudiants fortunés et en précarité.

 

La première proposition date de près de 15 ans, elle a été renouvelée par la Coordination, par des Associations d'élus, par des médecins eux- mêmes...

 

4 - Comment conserver le rôle pivot de l'hôpital de proximité, garantir l’égalité d’accès aux soins et permettre la coordination nécessaire avec les médecins libéraux si vous laissez les directeurs généraux des Agences Régionales de Santé poursuivre de façon arbitraire les restructurations qui les fragilisent, sapent le moral des personnels et détruisent peu à peu le service public.


5 - Comment ne pas ouvrir le recrutement des professionnels de santé alors que le remplacement des professionnels en poste n'est plus assuré, que la crise liée aux retraites massives commence seulement à s'amorcer. C'est à n'y rien comprendre, notre numérus clausus actuel est encore un peu inférieur à celui des années 1970, alors que la population a fortement augmenté (autour de 10 millions d'habitants en plus), que les médecins ne travaillent plus comme avant (le temps de travail moyen s'est abaissé), que la demande médicale a augmenté et s'est diversifiée (du fait du poids accru des personnes âgées, mais également du fait que nous sommes un des rares pays européens à forte natalité), et que bien des spécialités sont déficitaires y compris dans les villes dites attractives (anesthésistes, urgentistes)...


6 - Pourquoi ne prenez-vous pas appui sur le maillage des hôpitaux publics pour proposer un dispositif conciliant la volonté affirmée des jeunes en formation de s’orienter vers le salariat et les besoins des territoires ?


7 - Pourquoi privilégier les maisons de santé au détriment des centres de santé ? Que les professionnels soient salariés ou libéraux, cela reste secondaire, ce qui nous importe par contre dans cette nécessaire médecine collective de proximité :


- c'est qu'il y ait un réel projet de santé pour un vrai service public sanitaire de proximité, avec contrôle des financeurs publics


- c'est que le tiers payant y soit intégral - c'est que tout dépassement y soit prohibé


- c’est que la santé y soit traitée aussi dans ses composantes d’éducation et de prévention et dans ses dimensions sociales


- c'est que les principaux intéressés, les usagers-patients y aient des responsabilités comme dans les Conseils d'administrations des centres associatifs


- c'est que les conditions d'exercice y soient favorables au patient : pas de revenus à l'acte, mais un salaire ou revenu forfaitaire, permettant de prendre du temps avec les patients et ne plus faire "d'abattage". Les évolutions récentes de retour au salaire à l'acte dans les centres mutualistes (Mgen, Bouches du Rhône) nous semblent totalement aberrantes.


8 - Pourquoi n’avez-vous pas introduit dans votre plan de lutte contre les déserts médicaux des propositions visant à clarifier les rôles et les règles de financement respectifs de la médecine ambulatoire et des hôpitaux publics en matière de permanence des soins ?

Sans les usagers et les élus et un vrai courage politique pour contrer les égoïsmes corporatistes, les déserts médicaux continueront d’avancer.


Madame la Ministre, tout n'est évidemment pas à rejeter dans vos propositions, certaines vont évidemment dans le bon sens ; mais leur ensemble ne nous semble pas du tout à la hauteur de la crise sanitaire de l'heure.

 

Pour éviter une nouvelle fois de mécontenter des corporatismes aigris et des individualités qui ont perdu tout sens du bien commun et qui profitent de la moindre réformette pour monter au créneau, vous allez vous couper de votre large base sociale qui, après les désastres du sarkozysme, attendait plus d'un gouvernement se déclarant soucieux de sauver nos services publics et notre modèle social.


Fait à Lure le 16 décembre 2012 - Pour la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, son président Michel ANTONY

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 06:28

 

 

François Hollande lors de son discours de campagne au Bourget

  le 17 Décembre 2012

 

Parti socialiste: pas de cap à gauche pour le gouvernement

 

 

"Le cap est clair", "il faut le tenir". Le patron des députés socialistes et le porte-parole du PS ont coupé cours à la demande formulée ce lundi par une quinzaine de députés et d'élus d'infléchir la politique du gouvernement vers plus de social et de redistribution.

"C'est quinze députés qui expriment des éléments qui remontent de leur analyse, de leur circonscription. C'est utile au débat mais en même temps mon travail c'est d'expliquer que le cap que nous avons aujourd'hui est un cap clair et qu'il faut le tenir", a déclaré Bruno Le Roux. De son côté, David Assouline a rappelé à ses collègues socialistes "l'ampleur des mesures, des lois, des réformes engagées sur le plan avant tout économique et social dans une situation très difficile".

"Les résultats (de l'action engagée) ne viennent pas tout de suite. Cela fait six mois que nous sommes là. L'essentiel c'est de montrer et d'expliquer, de communiquer de façon homogène pour valoriser tout ce qui est fait, pour ne pas nous détourner de cet effort pédagogique", a encore souligné le porte-parole du parti.

"Forte démobilisation"

Pas sûr que ces demandes de silence dans les rangs socialistes satisfassent la quinzaine de députés et d'élus socialistes qui ont envoyé une lettre à François Hollande après les trois échecs du PS lors des légilsatives partielles, dimanche.

"Elles témoignent d’une forte démobilisation, notamment parmi l’électorat populaire. Plus du tiers des électeurs qui ont porté la gauche aux responsabilités en juin dernier n’est pas retourné aux urnes. Ce qui signifie que ces citoyens s’interrogent sur le sens de la politique actuelle. Parce que nous souhaitons la réussite du gouvernement, nous pensons qu’il est temps de répondre à cette insatisfaction", estiment-ils dans cette lettre.

Ces élus demandent un coup de barre à gauche qui se traduirait par 

  1. la remise "de l’agenda économique et social en tête des priorités", via une hiérarchisation des 60 engagements de campagne du candidat Hollanne de par  des réponses fortes sur le terrain du pouvoir d’achat et de l’emploi
  2. la mise en oeuvre d'une "grande réforme fiscale et redictributive dans le prochain budget". Les députés socialistes demandent une grande réforme de la CSG, afin de la rendre "plus équitable" et posent la question de "la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d’un prélèvement simplifié sur le revenu".

Pour les signataires, il s'agit, avec ces mesures, de "permettre à la gauche de renouer avec sa vocation et réintégrer les couches populaires dans son grand récit historique du progrès social." Rejeté, leur ont répondu Bruno Leroux et David Assouline.

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BRUNO FORNACIARI

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