Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 20:12

L’appel de Pierre Laurent : Assez de divisions !

L’appel de Pierre Laurent

Assez de divisions.

Reveillons la gauche !

En 2017, la France va choisir son avenir. Il serait fou de renoncer à un avenir de progrès social, écologique et de solidarité pour notre pays. Il serait fou de laisser la droite et l’extrême droite prendre les rênes pour installer la peur, la division, la précarité pour tous et la violence sociale. Il serait fou de laisser ceux qui nous gouvernent depuis cinq ans, Hollande, Valls ou Macron, nous emmener à la défaite. Ils ne nous représentent plus.

Les axes d’action d’un projet commun pour un changement à gauche, en rupture avec les logiques libérales, existent. Nos propositions, les vôtres, celles que vous avez exprimées dans la consultation citoyenne peuvent s’additionner. Mettons fin aux passe-droits, aux injustices et aux discriminations. Nous voulons l’égalité et la reconnaissance de notre travail comme nous l’avons exprimé dans la rue contre la loi El Khomri. Pour cela, reprenons le pouvoir aux vrais responsables de la crise, les puis­sances de l’argent et de la finance. Cela passe par une nouvelle République et un renouveau de la politique et de ses pratiques.

Depuis des mois, j’alerte sur les dangers de la division à gauche. Je ne m’y résous pas. Les forces de progrès, les forces vives de la gauche doivent s’unir, porter ensemble un nouveau projet de justice, d’égalité et de paix, et n’avoir pour cela qu’une seule candidature commune à l’élection présidentielle et partout des candidatures pour porter leurs exigences aux élections législatives.

Car, ne l’oublions pas, c’est au Parlement que demain, on votera les lois, pas à l’Elysée

Je lance un appel :

Que tous ceux qui partagent un tel projet s’unissent. Assez de divisions ! À toutes celles et ceux qui veulent l’union, je dis : entrez dans le débat, réunissez-vous, organisez-vous, pétitionnez, interpellez les responsables politiques dont vous attendez le rassemblement à gauche ! Nous, nous sommes partants. Ne laissons pas le pouvoir et la politique à d’autres : prenons-la en main.

Ensemble, on vaut mieux que ca !

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF ELECTIONS
commenter cet article
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 07:17

Pierre le Corf a été l’objet d’un reportage sur France 2 malheureusement (et sans que cela ne me surprenne) ses propos et son action ont été détournés pour cause de propagande anti-syrienne et pro-djihadistes (ou terroristes), on a volontairement mélangé les quartiers et laissé croire que les "gentils" sont les "méchants", et réciproquement ..... notre presse est décidément de plus en plus lamentable !!! Ce qui était un contre-pouvoir est devenu un outil de propagande, subventionné et servile ...

Voici le lien pour le reportage

http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/video-syrie-dans-alep-un-francais-a-decide-daider-les-populations-bombardees_1857681.html

Et voici une petite mise au point, très saine, faite par ce Monsieur :

„De Pierre le Corf :
Merci pour vos message sur ma modeste action We are superheroes via le JT de FR2

... mais je voudrais compléter aux côtés de mon ami le Dr Nabil Antaki, que c'est tous les jours que des gens meurent ici du terrorisme, j'ai perdu des familles, des enfants, des connaissances, j'ai vu trop de gens mourir et ca continuera demain quand je me réveillerais, quand chacun se réveillera.
Je suis neutre ici en tant qu'humanitaire, mais je suis contre la barbarie et le fanatisme. Ceux que vous appelez rebelles n'existent pas autour d'Alep, ici ce ne sont que des drapeaux noirs tout autour de la ville, ceux de Al-Nusra, même drapeau que Daesh. Balles, mortiers, roquettes, bonbonnes de gaz remplies de clous et j'en passe. Ils arrachent la tête des prisonniers et civils qui refusent de se soumettre à la charia. La majorité d'entre eux sont Afghans, Tchétchènes, Irakiens etc, ne sont pas Syriens, ils souhaitent créer un état Islamique (Oui Daesh aussi = concurrents)

Ils apportent la mort et s'en nourrissent. En tirant sur les civils et en s'installant dans des villes et périphéries qu'ils prennent par la force, s'installant au milieu des civils, infrastructures (hôpitaux, écoles ou ils installent de l'armement) les prenants directement et indirectement en otage, puis tirant à l'arme lourde sur les civils de l'autre côté. Les avions défendent Alep de ces tirs et de ceux qui les provoquent, des civils meurent de l'autre côté à cause de cette présence terroriste. Cerise sur le gateau, des "White Helmets" qui viennent se précipiter pour secourir les civils touchés (ces derniers sont en majorité des combatants djihadistes de Al-Nosra, aussi noms rebelles en Occident) et utilisent les morts et blessés pour créer une communication béton contre le gouvernement Syrien et le peuple qui paye le prix dans le grand tableau de pertes et profits. Une chose que m'a dit un homme qui vivait avec Nusra m'a marqué "c'est drôle, on n'a pas de provisions mais toutes les semaines des armes neuves".

Regardez ce drapeau noir qui flotte sur la butte, très peu de personnes oseront publier ça ici ou même prendre une photo, mais c'est ce que vous trouverez autour d'Alep, j'ai pris cette photo aujourd'hui depuis une ligne de front avec une famille, un sniper tirait sur notre bâtiment. Faites vos propres recherches sur Al-Nusra (récemment renommé Front Fatah al-Cham ou armée libre), sur leurs actions et identité, vous vous y reconnaissez ? Je n'ai rien à gagner à vous dire tout ça, 99,9% des gens qui parlent de cette guerre aujourd'hui ne sont jamais venu ici en temps de guerre. Je suis humanitaire, je fais de mon mieux pour aider les gens, je fais juste de mon mieux et je ne veux pas vous dire quoi penser, mais je ne peux plus supporter de voir tant de gens mourir pour des mensonges qui arrangent tout le monde, jamais une guerre n'aura jamais fait couler autant de sang et d'encre grace aux technologies sociales, de l'encre et des mots qui tuent, soyez en conscient. Je vois ce qui se passe au quotidien, j'ai rencontré des dizaines de familles qui sont de ce côté après s'être échappés et affronte le même quotidien. Oui on ne peut pas fermer les yeux sur ceux qui meurent à l'Est, je prie pour eux même si la plupart d'entre eux qui sont restés croient au djihad, je prie pour que les enfants en particulier puissent échapper à cette guerre et se reconstruire par eux-même. S'il vous plaît, je sais que beaucoup de médias tentent de conditionner vos visions de ce conflit, mais prenez plus de recul, ça peut sauver des vies.

Disons que c'est une reflexion à voix haute mais si le monde est suffisamment fou pour se reconnaître en le Front Front Fatah al-Cham, je préfère encore rester là ou je suis et mourir.” (Fin du texte de Monsieur Le Corf)

Repost 0
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 16:02

La Gauche doit s’unir !

Christian Laval – Michèle Riot-Sarcey : « Au lieu de s’autodétruire, la gauche critique doit enfin s’unir ! » (Tribune parue dans le journal Le Monde du 5 octobre 2016). La gauche gouvernementale s'est autoanéantie, les « frondeurs » s'égarent dans le bal des ego. Pourtant, la gauche radicale peut encore s'organiser et élaborer un programme unique

Au temps du massacre du peuple syrien, face aux morts en Méditerranée, pendant le scandale du mur de Calais, au présent de l'affaire -Alstom, du procès de ce pitoyable Jérôme Cahuzac et de l'affaire Bygmalion, cette liste de scandales nous oblige à nous poser une simple question : que pouvons-nous espérer ? En ce temps défait, éclaté, où les mots les plus usités perdent leur sens, dans un espace fragmenté et concurrentiel où chacun ne voit plus l'autre que sous la figure d'un rival menaçant, le plus intolérable, c'est que nos représentants, totalement coupés du monde social, deviennent encore plus autistes à l'approche d'une campagne électorale qui incite aux délires les plus inattendus.

« Le temps » sortirait-il « de ses gonds » ?

Sommes-nous vraiment les contemporains de nos représentants politiques ? Sont-ils eux-mêmes les -contemporains de ces hommes et de ces femmes qui chaque jour doivent lutter pour leur propre survie ? Sont-ils à l'écoute de ce qui se passe autour d'eux, autour de nous ? Comment osent-ils parler de démocratie quand il faudrait avant tout tenir compte de ce qui est crié ou écrit sous toutes les formes de l'expression critique à distance du pouvoir en place ? Une masse croissante d'individus parfaitement conscients de la catastrophe qui s'annonce – humaine, écologique – s'époumone en vain, sans parvenir à ébranler la certitude affichée et dérisoire de « représentants » qui ne les représentent pas. Que lesdits représentants de la droite s'ingénient à regarder la réalité de leurs contemporains à la lueur de leurs fantasmes, que l'extrême droite se délecte du délitement des consciences en faisant croire à son adhésion à la démocratie, rien de surprenant, mais que ces dits représentants osent parler en notre nom, cela est proprement hallucinant.

Et que devient la gauche dans tout cela ? Que faut-il en attendre ?

Rien de la gauche gouvernementale, elle s'est -autoanéantie pendant cinq ans. Il subsiste bien sûr la galerie des frondeurs, restés au PS ! Quelles initiatives ont-ils prises ? Quelle alternative politique ont-ils proposée à tous ceux qui ont exprimé leur rejet de la loi El Khomri et leur lassitude du macronisme ? Quelle espérance d'émancipation renouvelée offrent-ils ? Et comment osent-ils se présenter à tour de rôle, seuls, au nom d'un peuple qu'ils ne connaissent guère à force d'avoir fréquenté les allées de l'Elysée ?

Responsabilité immense

La gauche de la gauche, comme il est convenu de l'appeler, ne semble pas plus avertie ni plus lucide que les autres représentants « élus ». Certes, elle promet, pour plus tard, de changer les règles du dispositif de délégation de -pouvoir dont personne ne veut plus, mais en attendant, lorsqu'il s'agit de désigner ses candidats, rien ne change : les ego de personne et les égoïsmes de parti s'imposent. C'est à qui s'autoproclamera « égotiquement » le seul représentant de tous parce qu'il est naturellement le meilleur. Il faut cesser ces petits jeux suicidaires entre amis. Il est encore temps.

La gauche dite radicale ou critique a perdu plus de dix ans à s'autodétruire alors que la colère était partout, que le néolibéralisme montrait ses conséquences désastreuses, que, pour d'importantes fractions des classes populaires, la gauche n'était pas encore synonyme de renoncement et de lâcheté devant les puissants. Oui, cette gauche-là, dont nous nous revendiquons, a été incapable de se constituer en force démocratiquement organisée, prisonnière des vieux schémas des partis d'avant-garde, des arrangements électoraux à géométrie variable, des « sauveurs suprêmes ». Elle a logiquement laissé place au découragement et au Front national. Oui, elle porte une responsabilité immense dans le désastre politique. Et cela suffit !

Il existe un mouvement social, des syndicats, des initiatives collectives, un foisonnement d'associations que nous avons rencontrées partout. Cette nébuleuse démocratique pratique la mise en commun des énergies et des idées, elle reformule l'avenir possible en renouant avec les utopies d'hier. Cette mouvance ne se sent plus représentée par les appareils, petits ou grands. La déconnexion entre l'activité démocratique à la base et le jeu des organisations politiques s'accroît. Nuit debout en est la plus manifeste des expressions créatrices.

Oui, il faut faire de la politique autrement, pour qu'elle soit l'affaire de tous. Pourquoi ne pas repartir de la base, c'est-à-dire du commencement ?

Avant de parler au nom des « insoumis » ou tout simplement des mécontents, avant que chaque organisation ne désigne son candidat ou ne décide de soutenir untel ou untel, pourquoi ne pas mettre en œuvre, tous ensemble, avec la mobilisation de toutes les organisations, l'élaboration d'un programme unique de la gauche critique à partir d'une réflexion construite collectivement ? Ce fut en juin l'idée des assemblées de citoyens, qui a échoué parce qu'elle était isolée. Mais, si toutes les composantes de cette gauche parvenaient in extremis à s'entendre sur un tel processus, il est certain qu'il aboutirait.

Oui, nous espérons, malgré tout, que ceux qui se réfèrent sans cesse au « peuple », à la « démocratie » et à la « république » mettent enfin en pratique les fondements de la liberté collective. Oui, nous disons qu'il y a encore une toute petite chance pour que cette gauche qui se dit différente fasse réellement la preuve de sa différence. Faute de quoi elle risque d'être engloutie dans les ténèbres des années qui nous attendent

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 15:56

@plaurent_pcf #QueDemandeLePeuple : le choix de la démocratie avant celui du candidat

Le Parti communiste veut une candidature commune de gauche alternative !

Le Parti communiste français va lancer au début de la semaine prochaine une « grande pétition nationale » en ligne pour appeler à une « candidature commune de gauche alternative », a annoncé samedi Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, lors de l’Emission pour la restitution de #LaGrandeConsultationCitoyenne.

Cela est à une grande initiative pour donner la chance au rassemblement d’une gauche désunie et ne pas sombrer en 2017. Samedi, Pierre Laurent a annoncé que le Parti communiste français allait lancer au début de la semaine prochaine une « grande pétition nationale ». L'objectif ? Appeler à une candidature commune de gauche alternative pour l'élection présidentielle. « Nous n'abandonnerons pas ce combat, il est essentiel », assure Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF.

Décision le 5 novembre

« Je n'emmènerai pas le peuple de France avec le Parti communiste à la présidentielle comme on va à l'abattoir, avec la droite et l'extrême-droite », a expliqué Pierre Laurent, qui a également annoncé qu'il réunira le 3 novembre « les personnalités favorables à cette démarche », notamment de la société civile.

Deux jours plus tard, le 5 novembre, la conférence nationale du PCF donnera aux communistes le choix entre plusieurs options de soutien pour la présidentielle et fixera le délai dans lequel ceux-ci devront se prononcer. Pierre Laurent l'assure, le PCF finira par prendre une décision sur le choix d'un candidat. Du succès de la pétition dépendra pas seulement l’attitude du PCF vis-à-vis de tel ou tel candidat(e) mais de la réussite de la Gauche en 2017.

@plaurent_pcf#, quedemandelepeuple personne ne le fait sauf nous ! Des centaines de milliers d'heures de débat citoyens dignes Tout le monde parle de démocratie, mais personne n'a fait ce que nous avons fait: 65 000 questionnaires ! Priorités: salaires, environnement, lutte contre les discriminations, éducation, santé, vivre ensemble. Ces priorités pourraient constituer un socle commun pour agir sans hiérarchie.

Le questionnaire @QueDemande le peuple doit permettre de construire un projet pour de vrai changement progressiste dans notre pays. Cette consultation confirme qu'il y a une majorité de progrès dans ce pays. Nous entrons en campagne, dans une autre campagne, celle où nous dialoguons avec les citoyens.

59% veulent que la politique protège contre la loi du plus fort & construise de l'égalité. Ce sera le fil conducteur pour nous. La protection de tous, la promotion de chacun dans l'égalité des droits, ce sera notre fil conducteur.

Nous entrons en campagne sur les priorités des Français. Nous voulons un débat d'abord sur le projet pas sur les personnes. C'est ce #QueDemandeLePeuple. Il y a une majorité socialement convergente mais politiquement divisée et médiatiquement étouffée. 80% des Français disent qu'ils ne veulent pas le même casting présidentiel qu'en 2012.

La semaine prochaine nous lancerons une grande pétition nationale pour une candidature commune à là présidentielle.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 08:15

«Informer n’est pas un délit». Menaces sur la liberté de la presse

VENDREDI, 7 OCTOBRE, 2016

HUMANITE.FR

Les sociétés des journalistes signataires font part de leur vive inquiétude à propos du projet de loi intitulé "égalité et citoyenneté" qui pourrait réduire dangereusement la liberté de la presse.

Ce texte est examiné par le Sénat depuis mardi. Il entend vider de son contenu la loi du 29 juillet 1881, sous couvert de lutter contre les abus d’internet. Le Sénat s’apprête à remettre en cause ce texte fondateur sans concertation préalable avec les représentants des journalistes.
De quoi s’agit-il ? Les sénateurs envisagent notamment jeter à la poubelle le principe de la prescription des délits de presse – à commencer par la diffamation – au bout de trois mois, à compter de la date de publication : sur le support internet, ces infractions deviendraient, de fait, imprescriptibles, au même titre que les crimes contre l’humanité.
Ainsi, les contenus audiovisuels rediffusés ou disponibles conjointement en ligne (podcasts, replays, etc…), pourront être poursuivis indéfiniment, ce qui introduit une discrimination manifeste entre les médias et les supports.

De même, selon le texte sénatorial, la presse en ligne, uniquement disponible sur internet, se trouve totalement discriminée par rapport à la presse diffusée à la fois sur support papier et internet, puisqu’elle sera, par nature, exclue de la prescription trimestrielle et soumise à un risque d’action tant que ses articles seront en ligne.
Par ailleurs, le texte prévoit de supprimer une garantie fondamentale des droits de la défense, reconnue comme telle par le Conseil constitutionnel. Aujourd’hui, c’est à celui qui s’estime diffamé ou injurié de préciser exactement par quel passage, et de qualifier le délit (injure, diffamation ou autre). S’il se trompe, son action est déclarée nulle par le tribunal. Ce système est très protecteur de la liberté de la presse est remis en cause par le Sénat qui ouvre la voie à des poursuites judiciaires dans lesquelles le journaliste devra se défendre sans savoir exactement ce qui lui est reproché.

Enfin, les sénateurs entendent autoriser le contournement de la loi de 1881, en permettant les actions en justice sur le fondement d'une simple faute civile. Du coup, toute personne, qu'il s'agisse d'un particulier ou d'une entreprise, pourra exiger des dommages et intérêts pour un article qui lui déplaira.
Nous, sociétés des journalistes, appelons tous les titres à nous rejoindre pour se mobiliser contre ce projet de loi liberticide, qui met en péril l’un des piliers de la démocratie, consacré par le Conseil constitutionnel et la Cour européenne des droits de l’Homme.

Texte signé par les sociétés de journalistes et de personnels d’organes de presse : Le Figaro, Libération , Les Echos, l’Humanité, Le Monde, Le Point, Médiapart, Télérama, TF1, France 2, l’Obs, BFM, franceinfo.fr, i-Télé/ Canal Plus, France 24, Europe 1, RTL, RFI, Capa, Premières lignes, Alaternatives économique, AEF, Bastamag, Agence TV presse, production ainsi que le collectif « Informer n’est pas un délit » sur les menaces qui planent sur la liberté de la presse.

Repost 0
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 14:29
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 11:08

À Jacques Julliard, l’oligarchie reconnaissante

« C’est avec des hochets qu’on récompense les éditocrates. »

François Hollande remet la cravate de commandeur de la Légion d’honneur au subversif auteur de La Faute aux élites [1], suite à la promotion du 14 juillet dernier, qui élève par la même occasion Alain Duhamel au rang de grand officier. Pour services rendus – mais à qui ?

Si l’on considère qu’on peut évaluer le capital social d’un individu à la composition d’un groupe d’individus qu’il peut rassembler dans une circonstance particulière, alors on conclura de la cérémonie de remise à Jacques Julliard de sa dernière récompense officielle que cet « intellectuel » médiatique a réussi une belle carrière au service des dominants. Décoré le 3 octobre 2016 par le président de la République, cet éditorialiste de Marianne et du Figaro avait convié ses amis issus de différents secteurs du champ du pouvoir.

Voici, par ordre d’apparition dans le compte rendu de ce raout fait par Raphaëlle Bacqué, « grand reporter » au Monde [2], celles et ceux qui en célébrant Jacques Julliard célèbrent une certaine idée de « l’indépendance » de la presse à l’égard des pouvoirs. Une indépendance si sûre d’elle-même qu’elle ne craint ni le mélange des genres ni la connivence.

– Edmond Maire, ancien patron de la CFDT de 1971 à 1988 [3] qui a participé en 2008 à un livre d’hommage à Jacques Julliard [4].

– Jack Lang, dans son propre rôle (d’ex-ministre de la culture et de la communication).

– Pierre Nora, fondateur de la revue Le Débat, éditeur chez Gallimard, directeur d’études à l’EHESS comme Jacques Julliard, et ayant appartenu, toujours comme Jacques Julliard, à la Fondation Saint-Simon [5].

– Jean-Noël Jeanneney, producteur de l’émission « Concordance des temps » sur France Culture, ancien secrétaire d’État, ancien président de Radio France, ancien président de la Bibliothèque nationale de France... et co-auteur en 1979 avec Jacques Julliard de « Le Monde » de Beuve-Méry, paru au Seuil, une maison d’édition où Jacques Julliard fut directeur de collection et dont Jean-Noël Jeanneney fut membre du conseil d’administration [6].

– Mona Ozouf, longtemps collaboratrice au Nouvel Observateur comme… Jacques Julliard.

« Les patrons de Libération et de Marianne devisent avec celui du Figaro », nous apprend Raphaëlle Bacqué. Comment ne pas reconnaître Laurent Joffrin dont la route croisa celle de Jacques Julliard au Nouvel Observateur et à la Fondation Saint-Simon ? Et comment ne pas être touché par la présence des actuels employeurs du décoré, qui croient manifestement aux bienfaits du travail des seniors (Jacques Julliard a 83 ans) ?

– Jean d’Ormesson, dont Jacques Julliard a fait l’éloge dans le numéro duFigaro daté du jour même de la remise de la breloque : « Passer d’Alfred de Musset à Jean d’Ormesson n’exige aucune transition particulière. C’est la même liberté de ton, la même gaieté d’écriture. Mais il y a plus de tohu-bohu chez Jean que chez Alfred. » Et tous deux sont désormais disponibles dans la « Bibliothèque de la Pléiade », aux éditions Gallimard [7].

– Manuel Valls, le mari d’Anne Gravoin.

– Alain Finkielkraut, ce « philosophe »-médiatique-indépassable (dans son genre), qui co-signa avec Jacques Julliard en 1995 la pétition « Esprit » de soutien au plan Juppé de destruction de la sécurité sociale, et qui invite régulièrement le nouveau commandeur de la Légion d’honneur dans « son » émission « Répliques » sur France Culture [8].

– Luc Ferry, ancien ministre de l’Éducation de Jean-Pierre Raffarin et « philosophe »-médiatique-insurpassable (dans son genre), qui fut membre, comme Jacques Julliard, de la Fondation Saint-Simon, et avec lequel il forma sur LCI un duo mythique de débatteurs d’accord sur tout et opposés sur rien, comme le montrait une savoureuse séquence du film Les Nouveaux Chiens de garde.


Comment expliquer la présence de ces dominants multi-positionnés à cette cérémonie d’hommage à Jacques Julliard ? C’est très simple, il suffit d’appliquer à ce dernier ce qu’il écrit lui-même à propos de Jean d’Ormesson dans Le Figaro du 3 octobre 2016 : « Au fond, [il] mange à beaucoup de râteliers, mais il les choisit bien. »

Le cocktail en l’honneur de Jacques Julliard analysé ci-dessus est certes anecdotique, mais il est exemplaire. Et s’il est dérisoire, il n’est pas insignifiant. Tous les invités de cet éditocrate ont été et seront célébrés, selon des modalités similaires, à l’occasion d’« événements » médiatico-mondains (entrée d’Alain Finkielkraut à l’Académie française, entrée de Jean d’Ormesson dans la « Pléiade », parution du dernier opus de Luc Ferry, colloque consacré à Mona Ozouf, etc., etc.).

Ces pratiques d’auto-célébration ritualisées et continues sont l’un des outils d’intégration et de renforcement de l’entre-soi des dominants – et, apprivoisant ses chefferies, l’un des symptômes, sinon des vecteurs, de l’asservissement du « quatrième pouvoir » au pouvoir politico-économique.


Denis Souchon

Repost 0
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 10:56

Le prix Nobel de la paix attribué au président colombien Juan Manuel Santos

LE MONDE | 07.10.2016 à 11h05 • Mis à jour le 07.10.2016 à 11h42

Le prix Nobel de la paix 2016 a été attribué, vendredi 7 octobre, au président colombien Juan Manuel Santos pour ses efforts en faveur du processus de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).

Au pouvoir depuis 2010, le président de centre-droit Juan Manuel Santos a tout misé sur la paix avec la guérilla. Même si la paix en Colombie a du plomb dans l’aile avec la victoire du non au référendum de dimanche 2 octobre, et que M. Santos apparaît fragilisé face à son principal adversaire et prédécesseur de droite Alvaro Uribe, la fondation Nobel a voulu couronner les efforts d’un homme qui a risqué tout son capital politique pour mettre fin à un demi-siècle de guerre fratricide, un rêve qu’il s’est engagé à ne jamais abandonner.

« Je continuerai à rechercher la paix jusqu’à la dernière minute de mon mandat parce que c’est le chemin à suivre pour laisser un pays meilleur à nos enfants », déclarait encore dimanche ce chef d’Etat deux fois élu, en arborant à son revers son éternelle petite colombe blanche. Une déclaration alors que les Colombiens venaient de rejeter majoritairement par référendum l’accord de paix avec la guérilla des FARC, le jugeant trop favorable à la guérilla.

« Les grands leaders travaillent pour la paix »

« Le président a fait preuve d’un leadership courageux. Courageux car il a préféré la paix à l’inertie de la guerre. Courageux parce qu’il s’est soumis à la décision des citoyens », soulignait en début de semaine Humberto de la Calle, chef des négociateurs avec les FARC.

L’accord historique qu’il a obtenu est le résultat de près de quatre années de pourparlers délocalisés à Cuba avec la plus ancienne et plus importante guérilla du pays. Il a été signé à La Havane le 24 août, une réussite saluée par la communauté internationale. Le cessez-le-feu bilatéral n’a pas été rompu après le référendum. Mais l’accord de La Havane se retrouve, lui, dans les limbes juridiques et politiques. Aucune issue à la crise ne se dessine à court terme.

Lire aussi : Accord de paix avec les FARC : la Colombie dans l’incertitude après le « non » au référendum

Faire la paix avec les FARC « demandait courage, audace, persévérance et beaucoup de stratégie : qualités et points forts de Santos », a déclaré Mauricio Rodriguez, son beau-frère etconseiller depuis plus de vingt ans. Dimanche, il avait tweeté : « Les grands leaders travaillent pour la paix, contre vents et marées, jusqu’au dernier jour de leur vie ! »

Juan Manuel Santos, 65 ans, issu d’une famille de la haute société de Bogota, a débuté en politique en 1991. D’abord journaliste, il avait remporté le prix du roi d’Espagne pour ses chroniquessur la révolution sandiniste au Nicaragua. Ce travail « nous a profondément marqués », a-t-il dit un jour à propos de cette investigation menée avec son frère Enrique, autre acteur clé du processus de paix entamé officiellement avec les FARC en 2012, mais secrètement dès l’accession au pouvoir de M. Santos en 2010.

« Je veux faire ce qui est correct »

Lorsqu’il a fait son entrée au palais présidentiel Casa de Nariño, ce politique qui se définit comme d’« extrême centre » avait déjà poursuivi la guérilla, lors d’une implacable croisade menée alors qu’il était ministre de la défense d’Alvaro Uribe. Le but : affaiblir les FARC pour les contraindre à négocier. Il a ainsi fait la guerre pour parvenir à la paix, notaient des analystes.

Le président a toujours affirmé qu’il ne cherchait pas une récompense pour son combat pour la réconciliation de la Colombie, déchirée par des décennies d’une confrontation entre guérillas d’extrême gauche, paramilitaires d’extrême droite et forces armées, qui a fait plus de 260 000 morts, 45 000 disparus et 6,9 millions de déplacés. « Je ne cherche pas les applaudissements. Je veux faire ce qui est correct », déclarait lors d’une interview à l’AFP cet homme décrit comme très rationnel et parfois critiqué pour sa froideur apparente. L’attribution du Nobel vendredi lui apporte toutefois un soutien personnel de premier plan pour la suite de ses efforts.

Admirateur de Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt et Nelson Mandela, lecteur vorace et cinéphile, M. Santos a toujours dit que sa force venait de sa famille, fondée en 1988 avec Maria Clemencia Rodriguez, surnommée « Tutina » et mère de leurs trois enfants.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/prix-nobel/article/2016/10/07/le-prix-nobel-de-la-paix-attribue-au-president-colombien-juan-manuel-santos_5009781_1772031.html#pdWAEIFkOAqoMxIx.99

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
commenter cet article
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 10:13
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
commenter cet article
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 09:12

Les États-Unis accusent la Russie de “crime de guerre”, le risque d’un affrontement américano-russe s’intensifie en Syrie

Par Jordan Shilton le 28 septembre 2016

Crises Droit international Etats-Unis Hégémonie Ingérence Russie

Les diplomates américains et alliés ont attaqué la Russie lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies dimanche, accusant Moscou de façon provocatrice de « crimes de guerre » en Syrie et démontrant qu’ils étaient prêts à risquer une confrontation militaire directe avec cette puissance disposant de l’arme nucléaire.

La réunion d’urgence du Conseil de sécurité a été convoquée par les membres permanents dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, dans le but explicite de faire des allégations non fondées de crimes de guerre contre la Russie.

Se référant à l’attaque d’un convoi d’aide de l’ONU lundi dernier, l’ambassadeur américain à l’ONU Samantha Power a déclaré à la réunion, « Ce que la Russie fait et sponsorise n’est pas du contre-terrorisme, c’est de la barbarie ».

Elle a ensuite dit que le gouvernement syrien, qui a commencé une offensive jeudi pour reprendre les secteurs d’Alep tenus par les rebelles, a bombardé sans distinction des zones résidentielles avec le soutien russe. « Au lieu de poursuivre la paix, la Russie et Assad font la guerre. Au lieu d’aider à l’acheminement d’une aide de premiers secours pour les civils, la Russie et Assad bombardent les convois humanitaires, les hôpitaux, et les premiers intervenants humanitaires qui tentent désespérément de garder les gens en vie », selon Power.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson est allé encore plus loin, en disant dans une interview sur la BBC dimanche que la Russie devrait être le sujet d’une enquête pour crimes de guerre.

Les gesticulations éplorées des États-Unis et des politiciens britanniques sur les allégations de violations des droits de l’homme sont tout à fait hypocrites. En vérité, l’a rupture du cessez-le-feu d’une semaine au début de la semaine dernière a été déclenchée par le bombardement délibéré des positions de l’armée syrienne par des avions américains, des positions qui étaient bien connues des forces de la coalition. L’attaque a permis aux combattants de l’État islamique de prendre le contrôle de la zone. En outre, les « rebelles » soutenus par les États-Unis, qui sont dominés par le Front al-Nosra, l’ancienne filiale syrienne d’Al-Qaïda, ont systématiquement violé les termes du cessez-le-feu à plusieurs reprises. L’attaque ultérieure sur le convoi d’aide aurait pu être commise par ces forces, qui ont été accusées d’empêcher les civils à s’enfuir.

L’ambassadeur russe à l’ONU Vitaly Churkin a déclaré que parvenir à un accord de paix en Syrie était « presque impossible » en raison de l’appui continu de Washington pour al-Nosra. « Ils sont armés de chars, pistolets mitrailleurs, artillerie, lance-roquettes multiples […] des dizaines et des dizaines d’unités, y compris des armes lourdes […] Bien sûr, ils n’ont pas pu avoir fait cet équipement eux-mêmes. Ils ont reçu tout cela et ce matériel leurs est toujours expédié grâce aux bailleurs de fonds occidentaux généreux, avec les États-Unis qui vraisemblablement ferment les yeux », a commenté Churkin lors de la réunion du Conseil de sécurité. Il a poursuivi en accusant al-Nosra d’avoir bloqué l’aide humanitaire à Alep et lancé des attaques aveugles sur les zones tenues par le gouvernement.

Les affrontements se sont intensifiés dans tout le pays dimanche. Entre 26 et 43 civils ont été tués dans des raids de bombardement sur l’est d’Alep, qui est contrôlé par les forces anti-Assad dominées par al-Nosra. Pendant ce temps, les rebelles ont bombardé Masyaf contrôlé par le gouvernement pour une deuxième journée consécutive.

Il devient de plus en plus évident que Washington et ses alliés n’ont jamais considéré la trêve comme un moyen de mettre fin à ce conflit de cinq ans. Au lieu de cela, ils ont accepté l’accord, le temps de ravitailler leurs forces par procuration, qui subissaient une pression croissante des troupes d’Assad, avec le soutien de combattants iraniens et du Hezbollah, et de préparer une intensification massive de la guerre pour un changement de régime à Damas.

Cela a été rendu évident dimanche, quand une déclaration signée par une grande collection de groupes rebelles, dont beaucoup sont soutenus par les États-Unis, a rejeté tous pourparlers pour mettre fin à la guerre. « Les négociations dans les conditions actuelles ne sont plus utiles et sont dénuées de sens », affirme la déclaration.

Dans une démonstration publique du fait qu’ils n’accepteraient rien de moins que la capitulation totale du gouvernement Assad conformément à leurs plans pour un changement de régime, Samantha Power et les ambassadeurs français et britannique à l’ONU ont quitté la salle du Conseil de sécurité au moment où l’ambassadeur syrien tenait la parole.

L’objectif transparent de la dénonciation agressive de la Russie est de fournir un prétexte frauduleux pour la guerre. De l’affirmation selon laquelle le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi se préparait à massacrer des civils à Benghazi en mars 2011, aux allégations que les forces gouvernementales syriennes avaient lancé une attaque au gaz toxique en août 2013 et maintenant les allégations non fondées de « crimes de guerre » contre la population civile par la Russie, Washington et ses alliés ont systématiquement exploité de telle propagande sur les droits de l’Homme pour légitimer une vaste escalade de la violence militaire à travers le Moyen-Orient.

Les médias contrôlés par le grand patronat ont passé à la vitesse supérieure dans leurs efforts pour diaboliser la Russie et dépeindre les États-Unis comme un spectateur moralement outragé. Les articles et reportages de télévision citent régulièrement l’attaque sur le convoi d’aide, qu’ils attribuent à la Russie et au gouvernement syrien sans aucune preuve tangible, comme la cause de la rupture du cessez-le-feu.

Le New York Times a publié un autre billet de propagande samedi intitulé, « Du paradis à l’enfer : comment un convoi d’aide en Syrie a été anéanti » dans lequel les auteurs Anne Barnard et Somini Sengupta tiennent quasiment sans détour la Russie comme responsable. Sur la base de conversations avec des sources anonymes, y compris certaines alignées sur les rebelles pro-américains et anti-Assad, le Times a proclamé, « Dans leur ensemble, les interviews et autres documents indiquent qu’il y a eu une attaque prolongée et coordonnée menée par des avions russes ou syriens, probablement les deux ».

Puis, des reportages sont apparu dimanche alléguant que des bombes à sous-munitions, du phosphore blanc, des armes chimiques et des bombes barils ont été déployés contre les quartiers d’Alep.

La guerre pour le changement de régime en Syrie incitée par les États-Unis a déjà coûté la vie à près de un demi-million de personnes, forcé plus de la moitié de la population du pays à quitter leurs foyers et d’avantage déstabilisé toute la région.

La diabolisation de la Russie prépare le terrain pour une guerre qui entraînerait rapidement les grandes puissances dans un conflit régional et mondial. Cela a été souligné par les remarques du général Joseph Dunford au Congrès la semaine dernière. Interrogé par le sénateur républicain Roger Wicker à savoir si l’armée pourrait prendre des mesures décisives pour imposer une zone d’exclusion aérienne, Dunford a répondu : « Pour l’instant, pour que nous puissions contrôler tout l’espace aérien en Syrie, cela nous obligerait à déclarer la guerre à la Syrie et la Russie. C’est une décision assez fondamentale qui n’est certainement pas de mon ressort ».

La hiérarchie militaire du Pentagone n’a jamais soutenu l’accord de cessez-le-feu et n’a pas eu l’intention de le respecter. Comme Dunford l’a franchement admis aux sénateurs, « La Russie est la menace la plus importante pour nos intérêts nationaux ».

En dépit de la reconnaissance ouverte qu’une zone d’exclusion aérienne signifierait la guerre, cette politique incendiaire trouve un soutien croissant, y compris du ministre des affaires étrangères John Kerry. En août, les États-Unis ont soutenu une incursion turque dans le nord de la Syrie pour évincer les rebelles kurdes de la région frontalière. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis d’établir une zone dite sûre à travers une grande partie du nord de la Syrie. Cela impliquerait la présence permanente de troupes d’un État membre de l’OTAN en Syrie, créant ainsi une autre poudrière avec la Russie ».

La marche téméraire de Washington vers la guerre au Moyen-Orient se heurte à l’ intransigeance croissante de ses adversaires à Damas et Moscou. Prenant la parole lors du débat de l’Assemblée générale de l’ONU la semaine dernière, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Muallem a qualifié le bombardement américain de l’avant-poste de l’armée syrienne, qui a tué plus de 60 soldats et blessé plus de 100 autres, d’acte délibéré. Damas « met toute la responsabilité de l’agression sur les États-Unis », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter : « Cette agression ignoble prouve que les États-Unis et leurs alliés sont complices de l’État islamique et d’autres groupes terroristes ».

Muallem a également dénoncé l’incursion de la Turquie sur des tons véhéments, déclarant que l’opération soutenue par les Américains était une violation flagrante de la souveraineté syrienne.

Dans un long entretien accordé à la télévision russe samedi, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a averti que le Kremlin était de plus en plus réticent à faire des compromis face à des actes de provocation de Washington. Lavrov a accusé qu’aucun progrès n’a été fait pour séparer le Front al-Nosra et d’autres forces djihadistes de la soi-disant opposition modérée. À moins que Washington ne prenne des mesures pour ce faire, « nos soupçons que tout cela est fait pour soulager al-Nosra vont être renforcés », a-t-il déclaré.

Réitérant les commentaires encore plus explicite qu’il a fait jeudi, le ministre des Affaires étrangères a poursuivi : « Si tout se résume à demander de nouveau aux forces aériennes de la Syrie et de la Russie de prendre des mesures unilatérales, telles que ‘Donnez-nous encore trois ou quatre jours et après nous allons persuader tous les groupes de l’opposition que cela est grave et qu’il faut couper les liens avec le Front al-Nosra’, de tels discours ne seront plus pris au sérieux par nous.»

Par Jordan Shilton | 26 septembre 2016

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES INTERNATIONAL
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre