Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 00:55

 

Tribunes - le 29 Novembre 2011

 

Le philosophe Lucien Sève choisit et présente cent textes de Marx révélant comment se déploient et s’organisent les catégories les plus novatrices de sa pensée théorique.

 

Karl Marx, Écrits philosophiques, cent textes choisis, traduits 
et présentés par Lucien Sève

 Éditions Flammarion, 2011, 
434 pages, 10 euros.

 

Avec cette anthologie de textes philosophiques de Marx, Lucien Sève nous ouvre – enfin ! – les portes du minutieux travail conceptuel qui parcourt l’ensemble des œuvres de l’auteur du Capital. L’intérêt et la nouveauté de ce recueil tiennent au corpus dans lequel ont été prélevés les textes présentés. Jusque-là en effet, on identifiait trop souvent l’activité philosophique de Marx à ses œuvres dites de jeunesse, antérieures à la fondation du matérialisme historique, et auxquelles les deux premières parties de l’ouvrage sont consacrées. Mais c’est surtout dans les œuvres dites de la maturité – le Capital et ses brouillons notamment – que Sève va puiser pour mettre en évidence la subtilité et la complexité du travail d’élaboration catégorielle que Marx, malgré un adieu décidé et définitif à la philosophie, n’aura en fait jamais cessé de poursuivre.

 

Dans la longue et passionnante introduction qui précède les textes eux-mêmes, Sève précise les raisons de son choix en distinguant « la » philosophie et le philosophique. La première serait cette mauvaise abstraction qui conduit à légitimer le monde existant en l’intégrant à un système rationnel et nécessaire, tandis que le second serait la tâche, inachevée par principe, d’une élaboration de réseaux ouverts de catégories épousant le mouvement dialectique du réel.

 

En ce sens, sortir de la philosophie n’a rien d’un abandon, ni d’une plongée dans le silence – mystique, scientiste ou militant : il s’agit, bien plutôt, d’un laborieux effort pour reconfigurer les catégories à travers lesquelles nous disons, pensons et transformons le monde. C’est avec la troisième partie de l’ouvrage, « Le philosophique en travail », que nous pénétrons dans le laboratoire où Marx a patiemment œuvré à un renversement matérialiste de la logique philosophique la plus aboutie de son temps, le système hégélien.

 

L’introduction, complétée par un précieux « Index des termes logico-philosophiques », s’attache tout particulièrement à décrire les principales catégories que Marx a soumises à cette transformation. On y découvre la richesse du vocabulaire et de la conceptualité philosophiques dans une œuvre où une tradition entière d’exégèse nous avait convaincus que la philosophie était « introuvable ». En abandonnant la forme systématique du logos philosophique et en s’engageant dans le chantier indéfini d’une critique rationnelle du monde existant, Marx aura couru le risque d’être ignoré par la pensée académique et officielle. Il fallait le courage, la rigueur et la persévérance de Lucien Sève pour que soit enfin reconnue, et constatable, l’importance de son apport philosophique.

 

L’essentiel, désormais, est de poursuivre cette tâche, dont la visée aura toujours été de transformer le monde.

 

Laurent Prost, philosophe.

Repost 0
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:18

Les syndicats de Florange sceptiques sur l'accord avec Mittal

STRASBOURG (Reuters) - Les syndicats d'ArcelorMittal restaient lundi sceptiques sur le contenu de l'accord entre le gouvernement et le groupe sidérurgique sur le site de Florange, aucune garantie n'y apparaissant sur l'avenir des hauts-fourneaux.

 

L'intersyndicale CFDT, CGT, FO, qui s'est réunie dans la matinée, a adressé un courrier à Jean-Marc Ayrault pour lui demander une copie du texte, en préalable à la rencontre prévue avec le Premier ministre mercredi à Matignon.

"On refuse de donner un blanc-seing à l'accord. On a besoin de savoir exactement ce qu'il y a dedans pour pouvoir l'analyser", a dit à Reuters Frédéric Weber, délégué de la CFDT, syndicat majoritaire à Florange. "On a des doutes très forts. Jean-Marc Ayrault ne nous a pas encore rassurés."

 

Le Premier ministre a annoncé vendredi soir que le géant de l'acier acceptait d'investir 180 millions d'euros sur cinq ans à Florange, dans la partie transformation de l'acier, et qu'il renonçait à y mettre en oeuvre un plan social.

 

En revanche, les hauts-fourneaux ne seront pas rallumés mais seulement maintenus en l'état dans l'attente d'une décision de la Commission européenne sur le projet Ulcos qui en ferait un site pilote pour le captage et l'enfouissement du CO2.

Le premier secrétaire de la fédération mosellane du Parti socialiste, Jean-Pierre Liouville, s'est lui-même adressé à Jean-Marc Ayrault pour lui demander "de rendre public dans les plus brefs délais l'accord signé avec M. Lakshmi Mittal".

"Ne pas le publier sous prétexte d'accords industriels connexes contribuerait à entretenir le doute", a-t-il précisé dans un communiqué.

 

Les investissements annoncés sont "absolument dérisoires", a-t-il dit à Reuters et le renoncement à u

n plan social est selon lui à relativiser du fait d'une pyramide des âges qui va mener bon nombre de salariés à la retraite.

Les services du Premier ministre ont apporté lundi une première précision, indiquant qu'ArcelorMittal s'engageait à maintenir "l'ensemble de ses centres industriels en France, notamment Dunkerque, Fos et Basse-Indre".

 

Il s'agit d'une réponse aux allégations de Hervé Gattegno, journaliste au Point, qui avait auparavant déclaré sur RMC que le maintien de l'activité sur ce dernier site, proche de Nantes, ville dont Jean-Marc Ayrault fut le maire, était une "clause secrète" de l'accord.

 

LES HAUTS-FOURNEAUX CONDAMNÉS

 

Le groupe a confirmé samedi les termes de cet accord, sans un mot sur les deux hauts-fourneaux, dont l'arrêt, en juillet et octobre 2011, avait motivé le déclenchement de la mobilisation syndicale en février dernier.

 

L'avenir de la filière à chaud, la partie de l'usine qu'ArcelorMittal avait accepté de vendre, suscite dès lors toujours interrogations et inquiétudes, les familiers du dossier ne pensant pas que les hauts-fourneaux puissent être pérennisés.

Edouard Martin, délégué CFDT et figure emblématique de l'intersyndicale, a accusé le gouvernement de trahison si se confirmait l'information selon laquelle la direction s'apprêterait à éteindre les hauts-fourneaux, installations qui doivent être maintenues en veille pour éviter leur destruction.

 

Mais Laurent Berger, nouveau secrétaire général de la CFDT, s'est chargé de démentir l'information.

"J'ai appelé le gouvernement hier soir, pour qu'on me dise que les hauts-fourneaux ne seraient pas coupés, comme il y avait la crainte à Florange, cette semaine", a-t-il dit sur RTL. "On a l'assurance que le gaz sera laissé jusqu'au moins en avril".

En dépit des propos de certains représentants de l'intersyndicale, centrales et représentants du personnel au niveau du groupe ont accueilli l'annonce de l'accord avec circonspection, mais comme une première victoire.

"Le combat des ‘Florange' n'est pas vain", a affirmé samedi la Fédération générale des mines et de la métallurgie de la CFDT.

 

"RENONCEMENT CONDAMNABLE", DIT THIBAULT

 

La mobilisation, depuis neuf mois, des salariés de la dernière usine sidérurgique intégrée de Lorraine, s'est attiré un fort courant de sympathie mais n'a jamais mobilisé qu'une cinquantaine de syndicalistes et jusqu'à 150 salariés lors de manifestations.

 

Tous les syndicats, hormis la CFE-CGC, ont toutefois regretté l'abandon du projet de nationalisation transitoire, soutenu par Arnaud Montebourg, qui aurait été suivie par la vente du site à un autre industriel.

 

"Je qualifierais de renoncement condamnable du gouvernement" la décision de ne pas nationaliser, a déclaré lundi sur France Info le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.

 

"Nous sommes bien informés par les attitudes de Mittal. Le dernier plan du genre a été pratiqué en Belgique (à Liège où le groupe a annulé ses projets d'investissements en septembre dernier, condamnant le site). Aujourd'hui, les activités sont rompues. Le groupe a déjà des problème de trésorerie gigantesque", a-t-il ajouté.

 

Les syndicats ont déjà indiqué à quelles conditions ils étaient susceptibles d'approuver l'accord.

 

Ils demandent qu'il s'applique également aux sous-traitants et aux intérimaires de la filière chaude, soit quelque 500 salariés en plus des 629 qui étaient concernés par le projet de plan social.

 

Ils exigent également la mise en place d'une commission tripartite -entreprise, gouvernement, syndicats- qui en précise les termes et en assure le suivi.

 

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 13:02

A Graz, seconde ville du pays, les communistes sont arrivés en seconde position aux élections municipales du 25 novembre 2012 - article et traduction Nico Maury

Autriche : Percée spectaculaire des communistes (KPO) aux municipales à Graz
L'ÖVP (droite) a réussi a gagner ces élections, il arrive en tête avec 33,74% des voix, en net recul par rapport à 2008 (38,37 %, -4,63%). Le SPÖ (social démocrate) se retrouve relégué à la troisième place, il recueille 15,31% des voix, loin derrière le KPO, plus de 5000 voix ont fait défaut aux sociaux démocrates qui obtenaient 19,74% en 2008 (-4,43%). Les GRÜNE, alliés du SPÖ subissent aussi un recul électoral, il rassemblent 12,14 % des voix contre 14,56% en 2008 (-2,42%). Le FPÖ (extrême droite), obtient la quatrième place, il progresse à 13,75 % et bénéficie des voix du BZÖ qui lui est éliminé du paysage politique de Graz. La nouveauté de ces élections est l'entrée du Parti des pirates qui obtient un élu et 2,70 % des voix.

Les communistes, menés par Elke Kahr, réussite la plus belle progression de ces élections. Avec 19,86% des voix, le Parti Communiste d'Autriche (KPO) réussi là un score historique, la progression est importante, c'est plus de 9200 voix nouvelles qui sont gagnées en comparaison à 2008 (+8,68%) là ou le KPO obtenait 11,18 % des suffrages. La campagne des communistes c'est faite sous le slogan "Nous sommes Graz", le thème principal de la campagne a tourné autour du logement, contre la privatisation des HLM de Graz et pour la construction massive de logements sociaux.

Les communistes réalisent leurs meilleurs scores dans le centre de Graz, ils recueillent 23,96 % (+9,75%), 21,28 % dans la circonscription de St Leonhard (+8,27%), 20,57 % dans la circo de Geidorf (+9,34%), 23,39 % dans la circo de Lend (+10,59%), 26,21 % dans la circo de Gries (+11,69%), 25,68 % dans la circo de Jakomini (+11,16%), 20,07 % dans la circo de Wetzelsdorf (+8,6%).

 

Lors des élection des conseils de district dans cette même ville, les communistes ont su s'imposer malgré la rivalité forte des GRÜNE. Ils obtiennent 24,11 % dans le district du centre ville de Graz et 2 élus, 20,51 % à St Leonhard et 1 élu, 18,32 % à Geidorf et 1 élu, 21,76 % à Lend et 3 élus, ils sont en tête à Gries avec 26,21 % et 4 élus, 25,22 % à Jokomini et 4 élus, 15,64 % à Liebenau et 1 élu, 14,77 % à St Peter et 1 élu, 14,81% à Waltendorf et 1 élu, 14,60 % à Ries et 1 élu, 13,37% à Mariatrost et 1 élu, 15,41 % à Andritz et 1 élu, 16,49 % à Gösting et 1élu, 19,15% à Eggenberg et 2 élus, 18,80% à Wetzelsdorf et 1 élu, 16,76% à Straßgang et 1 élu, 16,69% à Puntigam et 1 élu.

Mirko Messner, porte parole du KPO, a félicité les communistes de Graz pour cette remarquable réussite. "Lorsque nous sommes ancrés dans un endroits, et que nous travaillons constamment, nous sommes considérés comme une alternative au spectre des partis au pouvoir et nous sommes en mesure de gagner des voix pour le faire mentir ce spectre." Dernièrement c'est à Krems an der Donau que les communistes avaient fait sensation, avec leur liste KLS (Kommunisten und Linkssozialisten) ils avaient gagné 2 sièges.

"Le succès électoral du Parti communiste est principalement attribuable à l'engagement politique local des militants locaux , ainsi nous pouvons évaluer le succès avec le gain sensationnel de 9200 nouveaux électeurs à Graz... C'est certainement un encouragement fort pour le KPO dans les élections à venir".

D'autres informations sur le site des communistes de Graz http://www.kpoe-graz.at/
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
commenter cet article
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 08:39

Loi de finances pour 2013 : explication de vote du groupe CRC

"Nous souhaitons que le budget donne à l’État les moyens de mener une politique de progrès social et humain"

vendredi 30 novembre 2012



Loi de finances pour 2013 : explication de vote Par Marie-France Beaufils / 28 novembre 2012

 

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, « Remettre la justice au cœur du système fiscal », tel est le sous-titre de ce projet de loi de finances pour 2013, telle est l’intention affichée au départ, intention conforme, sous bien des aspects, aux combats politiques menés par la gauche depuis une décennie, ainsi qu’aux aspirations et aux propositions que nous avons pu défendre, durant deux législatures, à la tribune de cette assemblée, face à l’offensive continue de la droite contre l’égalité devant l’impôt, contre la dépense publique, contre l’intervention et le rôle de l’État dans la vie de la nation.

 

Dans le projet de loi de finances que vous aviez déposé à l’Assemblée nationale, monsieur le ministre, des mesures correspondaient à cette affirmation liminaire : elles prévoyaient une meilleure progressivité de l’impôt sur le revenu, encore un peu insuffisante à nos yeux, une remise sur pied à peu près complète de l’impôt de solidarité sur la fortune – mais je ne comprends pas que l’on ne rétablisse pas son seuil d’application à 800 000 euros –, le début d’un alignement de la fiscalité des revenus du capital, de la rente, du patrimoine sur celle des revenus du travail, l’amorce d’une mise en question des choix d’optimisation fiscale des entreprises.

 

Tout cela s’inscrivait, de manière générale, dans la droite ligne des intentions affichées, mais les choses se sont ensuite compliquées.

 

Alors que la taxation des plus-values fait déjà l’objet d’un abattement en fonction de la durée de détention des titres, vous avez décidé de la réduire, au point qu’elle ne rapporte plus que 250 millions d’euros, au lieu de 1 milliard d’euros. C’est pourquoi nous demandions le rétablissement de l’article 6 dans sa rédaction initiale, contrairement à la droite sénatoriale, qui ne voulait aucune taxation.

 

Pourtant, ces chefs d’entreprise qui se sont eux-mêmes baptisés « pigeons » veillent à ne conserver leur entreprise que le temps nécessaire pour qu’elle leur rapporte suffisamment. Ils ne s’inscrivent nullement dans une démarche de long terme.

Nous avions proposé de revenir à l’impôt de solidarité sur la fortune d’origine, en fixant le seuil de déclenchement de la taxation à 800 000 euros de patrimoine, au lieu de 1 300 000 euros. En retenant ce dernier seuil, vous renoncez à 900 millions d’euros de recettes. Une telle mesure correspondrait pourtant bien à l’objectif de justice fiscale affiché.

 

Vous auriez pu aussi accepter la suppression de la niche « Dutreil » pour les pactes d’actionnaires. Elle aurait rapporté 340 millions d’euros. La situation des comptes publics n’aurait-elle pas justifié une telle mesure ?

 

Vous avez proposé une série de dispositions portant sur l’imposition des sociétés dont le produit attendu est de 8 milliards d’euros. Mais souvenons-nous que la majorité de gauche du Sénat avait élaboré, l’an dernier, une réforme de l’impôt sur les sociétés rapportant plus de 20 milliards d’euros ! Comme il fallait bien équilibrer les comptes, vous sollicitez les opérateurs de l’État, avec des prélèvements sur les fonds de roulement, et les collectivités locales, avec le gel des dotations, notamment de la dotation globale de fonctionnement.

 

En 2011, notre assemblée avait effectué des choix différents, sur l’initiative de Nicole Bricq, alors rapporteur général de la commission des finances, et de l’ensemble des groupes de la majorité de gauche, tous associés à la construction d’autres propositions pour le budget de la nation, manifestant le changement politique que nous pouvions, par le choix des électeurs, incarner dès cet automne-là. Malheureusement, cette co-élaboration n’a pas pu véritablement s’instaurer cette année, dans le cadre du débat budgétaire.

 

Je ne reviens pas sur le fait que de nombreux amendements qui avaient été votés l’année passée ont été rejetés cette année par le Gouvernement, même lorsque leur premier auteur avait changé de place dans l’hémicycle depuis mai dernier !

Le nombre d’amendements finalement adoptés est plus que modeste. J’en veux pour preuve le débat sur l’action de la France en matière de développement des pays du Sud ou l’adoption d’une mesure en faveur des victimes de plans sociaux massifs privées de ressources dans l’attente de la liquidation de leurs droits à retraite.

 

Nous avons défendu pendant des années la taxe « Tobin », parvenant peu à peu à emporter la conviction de l’ensemble des forces politiques sur le sujet. La raison d’être que nous lui avions assignée – le financement des actions de développement dans ce que l’on appelle encore le Tiers Monde – ne pouvait être oubliée dès la première année de son application pleine et entière !

 

Avec les parlementaires du groupe communiste républicain et citoyen, je regrette que, à toutes nos sollicitations ou presque, ou même à celles d’autres composantes de la gauche, vous ayez régulièrement répondu que vous étiez parvenu, à l’Assemblée nationale, à un équilibre budgétaire que vous ne pouviez défaire.

 

Pourtant, pour financer l’augmentation de 25 millions d’euros de la dotation de développement urbain, vous avez transféré le financement de celle-ci de la ligne budgétaire consacrée aux provisions vers un financement de péréquation, pris en charge par les collectivités territoriales. Là aussi, votre argument était le maintien en valeur des dotations de l’État aux collectivités territoriales.

 

Nous voulons, pour notre part, que la justice soit effectivement remise au cœur de notre système fiscal ; c’est un gage d’efficacité économique et sociale. De fait, les pas réalisés dans cette direction au travers de ce projet de loi de finances pour 2013 sont trop timides. Quant à la seconde délibération demandée par le Gouvernement, elle ne préserve même pas l’amendement relatif à l’allocation temporaire de solidarité ; elle ne peut donc nous amener à modifier notre appréciation.

Ces décisions vont de pair avec un gel des dépenses que nous n’approuvons pas, le règlement de la dette primant sur bien d’autres considérations. Si nous voulons sortir de la crise, si nous voulons redresser le pays après les dix années où la droite au pouvoir n’a eu de cesse d’alléger la participation des plus fortunés au financement de la dépense publique, nous ne devons pas nous arrêter au milieu du gué. Thierry Foucaud l’a souligné tout à l’heure.

 

C’est dans un véritable esprit de responsabilité que nous prenons la décision de nous abstenir : nous souhaitons que le budget donne à l’État les moyens de mener une politique de progrès social et humain.

 

Repost 0
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 08:37

en de l'UMP

  - le 29 Novembre 2012

Diverses solutions ont été proposées pour dénouer la crise dans laquelle s'enfonce l'UMP.  A l'heure où le député David Douillet imagine une "commission des sages", voici un abécédaire de toutes les suggestions et initiatives qui ont fait flop pour sortir le parti de droite de la nasse


A comme aller vous faire voir

Jean-François Copé, "sorti de la négociation", ne s'intéresse plus qu'à son rôle d'opposant en chef à François Hollande. Va s'en expliquer dans les fédérations UMP. Il publie des communiqués de président de l'UMP sur les sujets d'actualité.

 

C comme commission des sages

Elle est prévue dans l'article 36 des statuts de l'UMP, avec comme membres les anciens présidents du parti, ses anciens secrétaires généraux, les anciens présidents des anciens partis qui composent l'UMP. S'y ajoutent quatre membres choisis parmi le groupe UMP du Sénat, quatre autres parmi le groupe UMP de l'Assemblée. Son rôle : superviser un nouveau vote.

 

G comme groupe de travail

Proposé par Christian Jacob, chef de file des députés UMP, il serait composé à parité de pro-Copé et de pro-Fillon pour organiser ce référendum

 

M comme médiation...

Alain Juppé, maire de Bordeaux, suggère une instance collégiale d'arbitrage. L'ancien Premier ministre commence sa mission le 22 novembre, l'abandonne trois jours plus tard après refus des conditions côté Copé.

... et comme mandat du président réduit

Ramener le mandat du président Copé de 3 ans à 18 mois, le temps de réformer les statuts pour ouvrir plus largement la compétition interne à l'UMP. Suggestion de l'ex-secrétaire d'Etat Frédéric Lefebvre, qui n'a pas prospéré à ce jour.

 

P comme pétition

Lancée le 26 novembre par Nathalie Kosciusko-Morizet. "Aujourd'hui, le résultat de l'élection est trop incertain. Il est contesté, il est douteux. Nous voulons revoter", déclare ce texte qui comptabilisait jeudi matin près de 30.000 signatures.

R comme recours en justice...

Menace brandie par le camp Fillon, préparée juridiquement par lui pour faire annuler l'élection du président le 18 novembre. Démarche considérée comme arme atomique dans les rangs du parti.

... comme referendum

Referendum sur le vote. Solution avancée par Jean-François Copé mardi, retirée par lui le lendemain et qui émane, selon les fillonistes mais aussi de copéistes, de Nicolas Sarkozy : demander aux adhérents UMP de dire par vote s'ils souhaitent remettre en jeu la présidence du parti, remportée par le député-maire de Meaux.

... ou comme révoltes

  • partielle. Retourner aux urnes là où le vote des adhérents UMP est contesté. La commission des recours de l'UMP a annulé deux circonscriptions des Alpes-maritimes, favorables à M. Fillon, écarté les résultats de Nouvelle-Calédonie où il est en tête. Mais, font observer ceux qui veulent plus, des fraudes sont soupçonnées beaucoup plus largement. totale.
  • totale. Le camp Fillon l'exige, accusant ses adversaires de lui avoir volé la victoire par utilisation abusive des moyens de l'UMP, mauvaise organisation du scrutin et bourrage d'urnes, une accusation que lui renvoie les copéistes. Deux sous-propositions:
  1. Tout remettre sur la table, avec appel à candidatures, parrainages, campagne électorale, vote
  2. Rejouer seulement le match Copé-Fillon, sans ouvrir la compétition

 

S comme scission

François Fillon a créé mercredi officiellement un groupe dissident de députés UMP, Rassemblement-UMP. Initiative combattue par les copéistes mais aussi des non-alignés (71 députés avec Le Maire et NKM) qui oeuvrent pour un cessez-le-feu

Repost 0
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 08:25

 

Politique - le 30 Novembre 2012

L'humanité des débats. Gauche

Gauche : faut-il assumer ou dénoncer l’austérité ?

Le face-à-face de la semaine de l'Humanité des débats entre la sénatrice, présidente du groupe Communiste républicain et citoyen au Sénat, Éliane Assassi et le député, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux.


Les différentes lois 
de finances sont marquées du sceau de l’austérité 
pour, selon le gouvernement, résorber les déficits publics . Est-ce vraiment la priorité absolue ?


Éliane Assassi. Le gouvernement est marqué par le discours en vogue en Europe. Pour le président de la République, le premier ministre et le gouvernement, la résorption du déficit est un préalable à toute politique de changement. Il faut redresser les comptes d’abord. Le bilan de la droite, en dix ans d’exercice du pouvoir, est calamiteux et le discours de la rigueur peut donc être compris. Le problème, c’est que le choix de l’austérité est récessif, qu’il risque de maintenir les déficits au niveau actuel et éloigner le changement comme l’Arlésienne qu’on attend toujours et qu’on ne voit jamais… Aucun des pays d’Europe frappés par l’austérité (Portugal, Espagne, Irlande, Italie, Grèce) ne connaît une amélioration de la situation.

 

Bruno Le Roux. La priorité absolue, c’est l’emploi. C’est pour l’emploi que nous menons toute notre politique : la réorientation de l’Europe, le redressement des finances publiques et le redressement industriel et économique. Ces trois dimensions de notre action marchent ensemble. Depuis trop longtemps, la dette entame notre souveraineté, ronge nos marges de manœuvre, alimente le désordre de la finance mondiale. Aujourd’hui, le service de la dette est le premier budget de l’État. Ce n’est pas acceptable. Depuis des années, on parle de réduire la dette. Je suis fier d’appartenir à la majorité qui le fait, en respectant les priorités fixées par la majorité : l’emploi, l’éducation, le logement, la sécurité. Ce que nous votons est juste : l’essentiel de l’effort est demandé aux plus riches et aux grandes entreprises. C’est un budget au service de tous les Français, de ceux qui ont tant souffert de la politique de la droite, toujours plus douce avec les privilégiés et plus dure avec tous les autres. C’est un budget qui protège les classes moyennes et populaires. Ce budget n’est pas un budget de rigueur. C’est un budget de combat.

 

Le budget prévoit la baisse 
de la dépense publique ? N’est-ce pas contradictoire avec toutes idées de relance des investissements et de création d’emplois ?


Éliane Assassi. Si, précisément. Un « choc » fiscal de 30 milliards de recettes attendues, en partie transférée sur le dos des salariés (les pigeons ont gagné 750 millions, les accidentés du travail perdu 170 millions) sans dépenses nouvelles, c’est anti-économique. En 1945, la France était ruinée par la guerre, son industrie sous le niveau des années trente. Qu’a-t-on fait ? Créé la Sécurité sociale, nationalisé les banques, les assurances, l’énergie et investi dans les équipements publics. Ce n’est pas en privant les collectivités locales de ressources, en gelant le salaire des fonctionnaires, en augmentant la TVA (comme on le voit dans le pacte de compétitivité) que les choses iront mieux. En suivant cette piste, la France va exporter son austérité et importer celle des autres. L’Europe est la seule partie du monde où l’on agisse de cette manière. Résultat : récession en zone euro prévue par l’OCDE alors que les USA d’Obama sont donnés à 2,75 % de croissance en 2013, la Russie à 4 % et la Chine, où la croissance ralentit (!) à 7,5 %. L’austérité, c’est le déclin de notre économie, la hausse du chômage, celle des tensions sociales. Nous ne voulons pas de cette France-là.

 

Bruno Le Roux.Pour retrouver des marges de manœuvres et sortir de notre dépendance envers les marchés financiers, nous menons une politique équilibrée : 10 milliards d’euros de prélèvements pour les grandes entreprises, autant pour les ménages les plus aisés, mais aussi 10 milliards d’économies. L’effort demandé est important, il est juste que l’État y participe. C’est bien pour l’investissement et la création d’emplois que cet effort est demandé : les emplois d’avenir, le contrat de génération, le crédit d’impôt pour la croissance et l’emploi, par exemple, sont des outils utiles et cohérents qui exigent des financements. Et nous créons un nouvel instrument essentiel : la BPI qui financera les entreprises sur tout le territoire. En cohérence, nous menons une réforme bancaire qui permettra de mieux réguler le système bancaire pour favoriser le financement des entreprises. La relance de l’investissement et la création d’emplois sont donc bien au cœur de notre politique.

 

Vous êtes deux forces de gauche 
et vos votes sur ces budgets 
sont différents. 
Est-ce préjudiciable à la gauche.


Bruno Le Roux. Qu’il y ait une 
diversité à gauche est normal. Mais le vote du budget, surtout quand il est aussi clairement orienté à gauche et fondé sur la justice, est un vote particulier qui fonde un pacte de changement. J’aimerais être sûr que nous avons le même objectif : que la gauche réussisse, non pour elle, mais pour les Français. Je m’interroge sur le sens des choix de ceux qui donnent l’impression de parier sur l’échec de la gauche, en mêlant trop souvent leurs voix à celles de la droite. Je ne comprends d’ailleurs pas bien pourquoi il serait possible de travailler ensemble dans toutes les collectivités, mais pas au niveau national. Les politiques que nous y menons sont cohérentes. Je sais que cette incompréhension est partagée au-delà de nos rangs chez nombre de responsables de gauche, dont de nombreux communistes. J’en appelle donc toujours au rassemblement de toute la gauche au sein de ce grand pacte que nous proposons aux Français.

 

Éliane Assassi. Non. La gauche est pluraliste. Si nous étions d’accord sur tout, il n’y aurait qu’un seul parti de gauche. Il y a des approches différentes, des propositions diverses, il faut les confronter, accepter ce qui nous différencie et définir ce qui nous rassemble. Être de gauche, ce n’est pas céder à l’appel des « patrons pigeons », véritables rapaces avides de profits rapides ! Le gouvernement l’a pourtant fait et a même réussi, en séance au Sénat, avec une seconde délibération, à supprimer un amendement communiste, pourtant adopté, qui demandait 140 millions d’euros aux banques et un autre, adopté à l’unanimité, qui augmentait de 100 millions l’aide de la France au développement, conformément à un engagement de François Hollande ! Manuel Valls peut toujours critiquer l’attitude des parlementaires communistes, il aurait été mieux inspiré de demander à son collègue Jérôme Cahuzac de les consulter et d’échanger pour parvenir à une loi de finances acceptable, c’est-à-dire résolument à gauche.

Repost 0
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 17:17

Florange :Arnaud Montebourg ne se sent pas désavoué

Bien que Jean-Marc Ayrault n'ait pas retenu sa proposition de nationaliser Florange, le ministre du Redressement productif dit ne pas se sentir désavoué et revendique le soutien du président François Hollande. Il a écarté samedi soir sur TF1 toute idée de démission. "J'ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat".


"Si j'avais dû me sentir désavoué je n'aurais pas été seul car plus de 63% des Français soutenaient cette proposition qui est une forme d'arme pour la puissance publique pour se faire respecter", a-t-il déclaré, affirmant avoir été reçu samedi par François Hollande qui l'a assuré que l'option de la nationalisation n'était pas enterrée.

 

Tout était réuni pour faire de Florange l'emblème de la mission de redressement productif d'Arnaud Montebourg. "S'il perd la bataille de Florange, il va être réduit au ministre qui va jeter quelques bouées de secours", estimait récemment un de ses proches, le député socialiste de l'Essonne Malek Boutih. Mais Arnaud Montebourg a perdu cette bataille.

 

Matignon a rendu un arbitrage différent et a fait savoir vendredi soir que Ayrault estimait que le repreneur annoncé par Montebourg pour Florange, condition sine qua non à une nationalisation temporaire, n'était pas "crédible". Ce n'était "pas solide" et "pas bordé", insiste-t-on. "C'est un patriote qui s'est engagé avec ses fonds personnels, son expérience, le sérieux qui est attaché à tout cela et le gouvernement lui doit le respect et lui rend un hommage", a répliqué le ministre, invoquant l'Elysée contre Matignon. "Le président de la République le recevra pour le remercier de ce qu'il s'est préparé à faire".

 

Face à la pluie de commentaires affirmant que Montebourg a été giflé, Jean-Marc Ayrault s'est fendu samedi d'un communiqué de réconfort, saluant le travail de son ministre du Redressement productif, dont les coups d'éclat réguliers et la flamboyance médiatique exaspèrent parfois son propre camp. Arnaud Montebourg "n'a pas ménagé sa peine pour chercher toutes les solutions possibles comme il le fait sur de nombreux dossiers particulièrement difficiles, contribuant ainsi à créer un rapport de forces favorable à la conclusion de l'accord", selon le communiqué. 

 

La député socialiste Karine Berger a, elle, estimé sur Twitter que "Montebourg est l'un des gagnants de l'épisode" et que son action "avait créé le rapport de force indispensable à l'accord". Mais pour autant, pas de nationalisation.

 

L'exécutif pense, comme le disait le Premier ministre vendredi soir, qu'elle "peut certes être nécessaire dans des circonstances historiques particulières ou pour sauvegarder des intérêts supérieurs de la nation. Mais elle n'est pas efficace face à un problème de débouchés pour une entreprise". Le ministre du Travail Michel Sapin avait d'ailleurs affirmé la semaine dernière : "On n'est plus dans une époque où on nationalise la sidérurgie".

 

Arnaud Montebourg a affirmé samedi que la nationalisation de Florange était toujours possible si Lakshmi Mittal ne tenait pas ses engagements. François Hollande lui "a déclaré que la question de la question de la nationalisation temporaire restait sur la table car c'est une arme dissuasive. Si Mittal ne tient pas ses engagements, l'Etat prendra ses responsabilités", a déclaré Arnaud Montebourg sur TF1.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
commenter cet article
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 13:02

ARCELOR-MITTAL NATIONALISATION


La situation de la sidérurgie lorraine et avec elle toute la filière française de l'acier est très préoccupante. Monsieur Lakshmi Mittal a l'arrogance de poser un ultimatum au gouvernement en voulant lui imposer de trouver un repreneur des deux hauts fourneaux de la « filière chaude ». C'est une échéance à haut risque qui est inacceptable.


AUX ACTES CITOYEN !

Le scénario envisagé par le gouvernement, présenté par Arnaud Montebourg aux syndicats : nationalisation temporaire, investissement de 400 millions d'euros pour redémarrer Florange et encourager la reprise, qui était un  premier pas s’est avéré un leurre. Des milliers de salariés, des familles vivent dans la peur du chômage et de la casse depuis des mois. François Hollande, qui est au final le décideur, n’a pas su passer aux actes face au blocage de M. Mittal. Il doit tenir les engagements de la France vis-à-vis des sidérurgistes

Laurence Parisot, la patronne du Medef, s'est insurgée dernièrement sur RTL contre la possibilité d'une nationalisation du site de Florange en Moselle. Pour elle, une telle intervention de l'État « est tout simplement et purement scandaleuse ». Mais où était la patronne des patrons quand Mittal s'est livré à un dépeçage en règle de la sidérurgie Française ? Aux abonnés absents. Qu'importe pour Mme Parisot si l'indépendance de la France en fourniture d'acier est menacée. Seuls comptent son portefeuille et celui de ses amis.

Le gouvernement, d'une manière générale, serait bien avisé d'écouter plus les salariés que le Medef

 Ce n'est pas le coût du travail qui tue l'emploi, c'est le coût du capital

En effet, jamais les richesses créées par le travail n'ont été autant détournées pour maintenir des taux de profits à deux chiffres au détriment des salaires, des investissements ou de la recherche ! Le ministre Montebourg peut bien multiplier les déclarations ou les déplacements sur les sites menacés dans la sidérurgie ou l'industrie pharmaceutique, il ne pourra rien contre cette implacable logique des licenciements boursiers et financiers ! sans volonté politique.

La politique du gouvernement n'est pas du tout à la hauteur. Il ne doit pas accepter le diktat du Medef : ils sont 98 et nous, nous sommes 98% à vivre de notre travail quand 2% pillent les richesses de notre pays !

Le Parti communiste français se bat pour que soit menée en France une véritable politique industrielle, moderne, écologiquement durable et planifiée.


NON L’INDUSTRIE NE SYMBOLISE PAS LE PASSE

L'État doit, en ce sens, porter une vraie ambition industrielle avec de grands projets structurant des filières et revitalisant les régions : un pays qui ne produit plus de richesses ne peut plus coopérer, ni investir dans l’éducation, la santé et de grands services publics.

En ce sens, la mobilisation de crédits publics, la prise de pouvoir majoritaire de l’État dans les conseils d'administration, voire la nationalisation, doivent se concevoir et se réaliser dans une optique nouvelle, celle de changer de cap. Cela nécessite des droits d'intervention, de contrôle des salariés pour d'autres critères de gestion répondant à l'intérêt général. Ensemble, luttes sociales et combats politiques vont nous permettre de faire reculer les prétentions de la droite et du patronat, imposer au gouvernement le vote de lois pour l'emploi et la tenue en urgence des assises de l'emploi industriel.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 12:48

 

L’accord Mittal-gouvernement est un renoncement à l’ambition d’une relance durable du site de Florange (Pierre Laurent)

Après l’annonce du gouvernement, les hauts fourneaux de Florange vont rester à l’arrêt. De nombreux emplois sur le site continuent d’être menacés. Le gouvernement parle d’absence de plan social mais donnerai son feu vert à des reclassements et des pré-retraites financés sur fonds publics. Voilà la vérité sur l’accord annoncé entre Mittal el le gouvernement. C’est de la part du gouvernement un renoncement à l’ambition d’une relance durable du site. Les fumeuses promesses d’investissements de Mittal, contraire à tous ses actes, ne sont en rien une garantie. Mittal continue de jouer les sites français et belges, les uns contre les autres.

Le PCF comprend la colère des salariés et élus locaux devant cette démission de la puissance publique. L’accord Mittal-gouvernement ne peut en aucun cas être un point final au dossier de Florange ni à celui de l’ensemble de la filière sidérurgique française. Les salariés ne doivent pas être à nouveau abandonnés aux griffes de Mittal. Je demande la mise en place immédiate d'un comité national pluraliste associant syndicats, élus locaux, parlementaires, état, industriels et banques pour continuer dans la transparence à construire les solutions industrielles d’avenir inexistantes après cet accord.

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 12:38

résultats 1er tour législatives 2012

 

Le Parti socialiste, Europe-Ecologie-Les Verts et le Front de gauche ont annoncé ce lundi soir un accord de "désistement républicain" pour le second tour des législatives en Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Hauts-de-Seine, profitant au candidat de gauche arrivé en tête au premier tour.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre