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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 03:55

 

  - le 6 Décembre 2012

Florange: la nationalisation relancée par le retrait de Mittal d'Ulcos

La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Luc Mélenchon ont demandé ce jeudi au gouvernement d'engager la nationalisation du site d'ArcelorMittal de Florange après l'annonce du retrait du dossier initial du projet Ulcos par le groupe sidérurgique pour des raisons techniques.


"Je considère, avec mes amis de l'aile gauche du PS, qu'avec l'annonce du report aux calendes grecques du projet Ulcos, ce qui a été présenté par Mittal pour l'avenir de Florange n'est pas confirmé. Il faut que l'Etat reprenne l'affaire en main, engage la nationalisation temporaire et contacte les repreneurs intéressés", a estimé à l'AFP l'ancienne ministre de Pierre Bérégovoy et de Lionel Jospin qui devait intervenir au Sénat sur le sujet dans l'après-midi, tout comme Pierre Laurent, lui aussi favorable à la nationalisation pour le PCF.

 

1 milliard pour sauver la sidérurgie


En ce qui concerne le coût de l'opération, "qui serait d'un milliard d'euros, d'où vient ce chiffre?", s'est demandé Mme Lienemann. "S'il s'agit d'un milliard pour sauver la sidérurgie en Lorraine et en France, ça se trouve", a-t-elle ajouté. "A titre d'exemple, les bénéfices faits cette année par les autoroutes concédées par l'Etat totalisent près de 2 milliards d'euros, soit deux fois ce qu'il faut pour sauver Florange pendant plusieurs années".

 

Le co-président du Parti de gauche (PG), a lui aussi demandé au gouvernement de revenir "immédiatement au réel et (de) nationaliser le site de Florange". "Les provocations de Mittal doivent être sanctionnées. L'avenir du site doit être assuré. C'est la crédibilité de la France qui est en jeu", fait valoir Jean-Luc Mélenchon, qui dénonce une "nouvelle trahison" de Lakshmi Mittal.

 

Prévisible trahison


La Commission européenne a annoncé qu'ArcelorMittal avait retiré une première version du projet Ulcos, sur lequel le gouvernement fonde ses espoirs de salut du site sidérurgique de Florange (Moselle). Cette trahison était prévisible", explique-t-il dans un communiqué. "Le soi-disant accord de Jean-Marc Ayrault aura tenu à peine cinq jours! En faisant confiance à (Lakshmi) Mittal, le Premier ministre a-t-il menti? A-t-il agi de propos délibéré? A-t-il été trompé? Dans tous les cas on voit qu'il n'est pas de taille."

 

Prototype de haut fourneau innovant, Ulcos est censé faire du site mosellan une vitrine de nouvelles technologies de production de l'acier beaucoup moins polluantes. Il constitue la clef de voûte de l'accord passé entre le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et Lakshmi Mittal, patron d'ArcelorMittal, pour sauver le site sidérurgique de Florange.

 

Mittal affirme ne pas vouloir abandonner Ulcos. C'est du moins ce que laisse entendre le groupe sidérurgiste. Dans un communiqué, il explique que le retrait de son appel d'offre "à cause de difficultés techniques" annoncé par la Commission européenne de jeudi matin est en parfaite cohérence avec ce qui figure dans l'accord signé avec le gouvernement français. Cela ne signifie en aucun cas l'abandon du projet Ulcos."

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 03:48

 

  - le 6 Décembre 2012

ArcelorMittal: le rapport qui pousse le gouvernement à nationaliser Florange

Rendu par Pascal Faure fin juillet, ce rapport consacré à "la filière acier en France et l'avenir du site de Florange" a servi de base à Arnaud Montebourg pour proposer la nationalisation temporaire de Florange. Ses conclusions sont encore plus d'actualité, après le retrait d'ArcelorMittal du projet Ulcos ce jeudi.


Dans cette étude commandée par le ministre du Redressement productif, Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies, aborde deux scénarios possibles.

  • Dialogue stratégique avec Mittal

Le premier scénario, qui préconise un "dialogue stratégique entre l'Etat et ArcelorMittal pour établir, si possible, les bases d'une convergence d'intérêts", semble désormais dépassé, tant les doutes sont grands sur la faculté de Mittal de tenir les promesses de l'accord signé avec le gouvernement. 

 

François Hollande a beau assuré ce jeudi soir "ma responsabilité est de faire qu'il y ait un avenir pour Florange et tous les engagements qui ont été pris seront tenus. Ce qui a été engagé aussi pour faire que ce projet Ulcos voit le jour auprès de l'Europe sera mené à bien, j'en fais ici la promesse", on est loin aujourd'hui du plan stratégique décrit par le rapport, qui "devra déboucher sur des engagements en matière d’investissements, en particulier sur le site de Florange, et sur des engagements en matière de R&D et organiser des relations plus étroites et régulières entre l’Etat, les territoires, le groupe et ses salariés."

  • Ou évolution de l'actionnariat

L'étude rendue par Pascal Faure propose dès lors de passer à un second scénario: "Une évolution de l'actionnariat". Soit l'arrivée d'un nouvel investisseur capable de prendre la suite de Mittal, qui s'appuierait "sur un projet industriel de long terme prenant en compte les priorités d’intérêt général", et "non dans une optique spéculative de court terme". Dès fin juillet, le rapporteur note que "des acteurs économiques se sont manifestés auprès des pouvoirs publics pour signaler leur disponibilité à étudier une telle hypothèse".


Les Echos puis le Républicain Lorrain ce mercredi ont révélé que deux "poids lourds" de sidérurgie mondiale, le belge CMI et le russe Severstal, étaient prêts à reprendre le site ArcelorMittal de Florange. Le quotidien lorrain pense que la partie n'est pas finie: "Severstal pourrait prendre sa revanche. En 2006, l’aciériste russe avait échoué à contrecarrer l’OPA hostile de Mittal sur Arcelor. Les cartes pourraient être rebattues si Ulcos n’était pas attribué à Florange le 20 décembre ou si Mittal donnait un coup de canif dans le contrat passé avec Matignon", conclut-il. Ce qui s'est passé ce jeudi.

  • La reprise de Florange

Pour le rapport Faure, une reprise seule de Florange est possible mais est soumise au maintien des liens industriels avec les autres sites d'ArcelorMittal en France. L'étude préconise une reprise de l'ensemble des activités d'ArcelorMittal en France. "Elle impliquerait de construire l’avenir sidérurgique du pays en s’appuyant sur les complémentarités des différents sites de production, notamment Florange, Fos et Dunkerque. Cette solution permettrait ainsi de constituer un groupe autonome à une échelle suffisamment importante: le groupe disposerait en effet d’une capacité de production d’acier brut de 14,3 million de tonnes, ce qui en ferait le deuxième sidérurgiste européen juste derrière ThyssenKrupp (avec 17,5 Million de tonnes)".

 

"Une telle solution serait soumise en partie aux mêmes aléas qu’une solution impliquant Florange seule (difficultés de commercialisation, achats, etc...), tout en offrant une surface qui facilite leur résolution", souligne le document.

  • Les Etats européens reprennent la main

Le document pointe une troisième solution, jugée plus cohérente. La reprise des activités sidérurgiques d'ArcelorMittal "en Europe ou, au minimum sur un nombre significatif d'Etats européens". "Dans une telle hypothèse, l'option la plus naturelle serait un retour à la situation où les différents Etats étaient présents au capital du groupe. Une telle option laisserait le temps aux Etats concernés de chercher ou de susciter un opérateur industriel commun", note le rapport, qui évoquait déjà, à sa publication cet été, des "travaux d’ores et déjà engagé par le ministre du Redressement productif auprès des gouvernements wallons et luxembourgeois".

 

Pascal Faure préconise "un dialogue intergouvernemental sur la filière sidérurgique", "préalable indispensable à tout plan d’action à cette échelle. "Si la France, la Belgique et le Luxembourg ont été dernièrement les plus immédiatement affectés, l’ensemble des pays de l’Union Européenne où s’est implanté le groupe pourrait à terme être fructueusement impliqué dans ces discussions (notamment l’Allemagne, l’Espagne, la Pologne, la République Tchèque et la Roumanie)."

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 03:16
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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 15:04

Casse sociale chez E.On, une réponse indigente du Gouvernement !

par Jean-Jacques Candelier, jeudi 6 décembre 2012, 14:35 · 

 

J’ai posé hier la question des restructurations en cours chez E.On (voir ci-dessous).

 

M. Cuvillier, Ministre délégué auprès de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, n’a absolument pas répondu et n’a émis aucune solution.

 

Nous avons eu le droit à des éléments généraux sur le nucléaire, la sobriété énergétique, les promesses de transition énergétique de François Hollande ou la conférence environnementale !

 

Il n’y a aucune excuse à une telle légèreté. J’ai alerté par d’innombrables courriers depuis des mois, voire des années. Plusieurs réunions récentes, avec M. Montebourg et M. le Premier ministre, ont eu lieu sur E.On.

 

Aujourd’hui, pour l’avenir des centaines de salariés d’E.On menacés, il est urgent que l’exécutif sorte de sa bulle !

 

Qu’attend le Gouvernement pour faire la transparence sur les négociations actuelles autour d’un repreneur pour le parc de centrales E.On ?

 

Malgré un tel autisme, nous continuerons à proposer la nationalisation d’E.On, soutenue notamment par la CGT. Nationalisation : une idée qui monte dans toute la société pour empêcher la casse sociale et pour développer les industries !

 

Question au Gouvernement E.On Jean-Jacques CANDELIER, mercredi 5 décembre

 

Monsieur le Premier ministre, le groupe E.ON réalise des milliards de profit. Il compte pourtant fermer plusieurs de ses centrales et licencier des centaines de salariés. Dès aujourd’hui, l’État doit intervenir. Il est intolérable qu’E.ON ne respecte pas les accords de 2010, où il s’engageait à ne pas fermer les tranches charbon avant 2015. De même, à Hornaing, le projet de tranche 4 au gaz est finalement abandonné, alors que près de 30 millions d’euros de travaux ont été réalisés dans ce but. À cela s’ajoute un chantage cynique, E.ON faisant miroiter aux salariés un échelonnement des fermetures de centrale, moyennant des « efforts d’économies et d’organisation ».

 

Le Gouvernement ne peut se satisfaire de soutenir le seul projet biomasse de Gardanne. Ce projet de reconversion ne doit pas cacher le désengagement massif d’E.ON, sa réalisation étant d’ailleurs soumise à une négociation effectuée sous la pression intense de la direction.

 

Une politique nationale ne peut pénaliser le Douaisis, secteur durement touché par la fermeture de la gare de triage de Somain ou les craintes qui pèsent sur Saint-Gobain à Aniche. Pour Hornaing, la CGT porte le projet d’une centrale au charbon avec captage de CO2.

 

Une part de production d’électricité thermique est indispensable pour couvrir les besoins en période de pointe, si l’on veut éviter de subir des pannes gigantesques en hiver. Elle est aussi nécessaire pour développer les énergies renouvelables. Comme la sidérurgie, l’énergie est une industrie stratégique, qui conditionne les autres secteurs : le Gouvernement ne peut laisser les calculs financiers des actionnaires décider de la vie du pays !

 

Monsieur le Premier ministre, contrairement à ce que vous avez fait pour ArcelorMittal, où vous avez cédé au diktat du MEDEF, comptez-vous nationaliser dans l’urgence la société E.ON, afin de planifier la production d’électricité, ou trouver un repreneur sérieux ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

 

M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche. Monsieur le député, je vous prie tout d’abord d’excuser l’absence de Mme Delphine Batho, retenue à la conférence de l’ONU sur le climat.

 

La question que vous posez est essentiellement une question de stratégie énergétique. Les engagements du Président de la République en matière de transition énergétique sont clairs, ils ont été rappelés à la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre derniers. Il s’agit de faire de la sobriété et de l’efficacité énergétique la pierre angulaire de la politique énergétique du Gouvernement, de réduire la part d’origine nucléaire de 75 à 50 % d’ici à 2025 et de faire que, d’ici là, la France s’engage résolument sur la voie des énergies renouvelables. En cela, nos engagements sont conformes aux engagements européens en matière de lutte contre le changement climatique ainsi qu’à l’objectif d’une réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020.

Le débat national sur la transition énergétique a été lancé ; il se conclura en juin prochain, avec une loi de programmation examinée fin 2013. D’ici à 2025, les émissions de CO2 devront être résolument réduites par rapport à 2011.

 

Pour ce qui concerne E.ON ou tout autre opérateur, la situation devra être évaluée à l’aune de nos objectifs énergétiques et environnementaux, mais également en veillant à prendre en compte les situations économique et sociale. Nous restons ouverts à toute solution industrielle durable, dès lors qu’elle est conforme aux objectifs que nous avons précisés, en particulier dans votre région, où les conséquences de la désindustrialisation sont particulièrement sensibles.

 

Par ailleurs, la proposition de loi de François Brottes traite de cette question, et il faudra résolument s’en inspirer.

 

Enfin, il est important que la transition énergétique s’effectue dans des conditions sociales exemplaires ; tel est l’engagement d’Arnaud Montebourg et de l’ensemble du Gouvernement.

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 09:53

 

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 09:34

 

  - le 5 Décembre 2012

Le Front de gauche dénonce un marché de dupes avec Mittal et réaffirme la nécessité d’une nationalisation

Jean Marc Ayrault et son gouvernement ont renoncé à la nationalisation et préféré le scénario d'un mauvais film dont la fin est déjà connue. Les salariés sont déçus et en colère : ce n'est pas un sursis ou une mort lente qu'ils revendiquaient mais un vrai engagement de l'Etat dans le capital de Florange, garantissant une intervention publique forte et créant les conditions d'une démocratie salariale pour un projet industriel d'avenir.

 

Au lieu de cela, le Premier Ministre leur a tourné le dos en pactisant avec "le diable de l'acier" sur de vagues promesses.

 

Un vrai tour de passe-passe où le loup reste dans la bergerie et promet de ne plus attaquer !

 

Comment le gouvernement peut il nous faire croire aux promesses du milliardaire L. Mittal quand celui ci dans tous les sites belges, luxembourgeois et français privilégie une stratégie financière contre l'investissement productif ?

 

Comment peut il défendre le chiffre de 180 millions d'euros d'investissements sur le site (moins qu'à Gandrange) quand le rapport ministériel Faure préconisait plus de 600 millions d'euros nécessaires pour relancer un projet industriel ambitieux avec Ulcos en ligne de mire ?La presse annonce que seuls 53 millions d'euros, sur 180 millions d'investissements promis sur 5 ans, seront consacrés à des "investissements stratégiques".

 

Enfin, comment a-t il pu renoncer à la perspective du redémarrage des hauts fourneaux dans l'accord avec Mittal, en acceptant simplement un entretien qui couterait 8 millions d'euros par mois, 96 millions par an ?

 

Une nouvelle fois, les décisions prise au plus haut niveau de l'Etat sont une reculade devant les marchés financiers et devant le MEDEF qui ne veut pas entendre parler de nationalisation.

 

Pour le Front de gauche, la partie n'est pas terminée !

 

Nous avons besoin de production d'acier en France et cela doit passer par l'amélioration des conditions de production en intégrant les contraintes d'économie d'énergie et de moindre émission de gaz à effets de serre. C'est pourquoi la volonté de mettre en œuvre le projet Ulcos doit être confirmé.

 

Le Premier Ministre doit s'expliquer. Le contenu de l’accord entre le gouvernement et Mittal doit être entièrement rendu public. Le gouvernement ne doit pas se cacher derrière cet accord de dupes où le seul vainqueur est Mittal. Comme à Liège, c'est la fermeture annoncée. Il faut en finir avec les tractations opaques, les mensonges : les négociations doivent être transparentes.

 

Pour le Front de gauche une solution durable passe par la mise sous contrôle public et sous celui des salariés du site de Florange

 

Le Front de gauche est solidaire du combat des travailleurs d’Arcelor Mittal : avec eux nous disons "on ne lâche rien" et exigeons la nationalisation immédiate. Nous appelons d'ailleurs à signer la pétition des sidérurgistes qui porte cette exigence.

 

Pour le Front de gauche, Parti communiste français

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 09:09

 

  - le 5 Décembre 2012

 

Les syndicats du site d'ArcelorMittal de Florange ont dénoncé l'accord gouvernement-Mittal et fustigé un Premier ministre qui "nous a écoutés mais pas entendus", lors de leur entrevue avec Jean-Marc Ayrault ce mercredi soir à Matignon.


Si le chef du gouvernement, entouré de plusieurs ministres dont celui des Finances et du Redressement productif, a justifié l'accord grâce auquel "il n'y aura aucun licenciement", les représentants de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO de Florange ont eux estimé, après deux heures d'entretien, que "le compte n'y est toujours pas". Edouard Martin (CFDT) a dit être sorti de la rencontre "avec les mêmes doutes". Pour lui, "la question de la viabilité du site intégré" de Florange reste entière malgré les 180 millions d'investissement promis par le géant de l'acier.

 

La résistance continue

"On lui a dit (à M. Ayrault) que la tente du village gaulois reste plantée en Lorraine. La résistance continue, le combat continue, c'est pas terminé", a-t-il prévenu, après avoir souligné que "madame Parisot (patronne du Medef) avait gagné".

Même inquiétude chez Walter Broccoli (FO) qui a exprimé son "opposition" au compromis trouvé avec ArcelorMittal, un accord qui est "du vent".

Le ton était tout aussi véhément à la CGT. Le Premier ministre "nous a écoutés mais pas entendus" et "il a refusé de revenir sur l'accord", a déclaré Yves Fabbri (CGT Florange), fustigeant "la logique du gouvernement qui rejoint celle de Mittal".

 

Zones d'ombre

"On n'a toujours aucune garantie que le projet (de captage de CO2 Ulcos, ndlr) se fera chez nous, même si on sent une volonté (du gouvernement)", a commenté Edouard Martin. Quant au repreneur, objet de polémiques, "la négociation n'est pas terminée", a prévenu le syndicaliste.

 

 

Le texte signé par le gouvernement et Mittal laisse des zones d'ombre autour du projet Ulcos. "L'état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange", dit l'accord et les installations de la phase liquide (dont les hauts fourneaux) seront arrêtées "à l'issue de la procédure légale" au printemps 2013.

 

Par ailleurs, le groupe s'engage à maintenir le niveau de production du train à chaud (qui transforme l'acier en bobines de tôle) de Florange. Mais sur les 180 millions d'investissements envisagés sur cinq ans, seuls 53 millions concernent des investissements stratégiques pour ArcelorMittal, confronté à un marché européen de l'acier en difficulté avec une baisse de la demande comprise entre 2 à 4% en 2013 selon Moody's.

 

Ayrault satisfait

"Le gouvernement a eu raison de prendre la solution la plus favorable pour l'emploi", a avancé Jean-Marc Ayrault sur France 2 après la rencontre avec les syndicats, car selon l'accord signé avec ArcelorMittal les salariés occupant les 629 postes dévolus à la phase liquide, qui vont disparaître, devraient être reclassés "sur des bases exclusivement volontaires". "Il n'y aura pas de licenciement à Florange", a-t-il répété, estimant que "beaucoup de Français aimeraient avoir un tel résultat", alors qu'il est sous le feu des critiques depuis plusieurs jours, comme l'ensemble du gouvernement, pour sa gestion du dossier.

 

Comité de suivi

Matignon propose de revoir les syndicats "d'ici quelques semaines, quelques jours pour éventuellement apporter des éclairages aux questions qui restent toujours sans réponse", a-t-il ajouté.

 

Echaudés notamment par le précédent de Gandrange, salariés et syndicats n'accordent aucune confiance au magnat de l'acier. "Maintenant on va le marquer à la culotte", affirme Edouard Martin, de la CFDT Florange. Le gouvernement affirme qu'il restera vigilant à ce que les engagements d'ArcelorMittal soit tenus et va créer des garde-fou.

 

M. Ayrault a ainsi annoncé la mise en place d'un "comité de suivi", dirigé par "François Marzorati, sous-préfet de Thionville (Moselle), qui aura pour mission de vérifier que l'accord sur Florange "soit respecté".

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 08:54

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 23:23

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Photo DR

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Photo DR

Le secrétaire national du PCF est demain jeudi à Dijon pour une rencontre autour de son livre "Maintenant, prenez le pouvoir". Il sera au siège du parti local (3, place Abbé-Chanlon) à partir de 18 heures. Le « vrai » changement doit venir du peuple de gauche à ses yeux.

Quel est le thème de votre livre ?


« Après la victoire de la gauche au printemps dernier, la réussite du combat pour le changement devait passer par l’implication populaire dans les choix politiques. Tout ce qui se passe depuis le confirme. Ce qui vient de se produire avec Mittal, avec le débat budgétaire, montre que le gouvernement reste aujourd’hui sous la pression des grands groupes, des intérêts financiers, du grand patronat. Ceux qui ont voté pour le changement doivent se mêler dorénavant du débat politique et imposer un nouveau cap au gouvernement. C’est le sens de mon livre. »

 

Le PCF est-il vraiment dans la majorité ?


« Le PCF, comme l’ensemble du Front de gauche, revendique appartenir résolument de cette majorité qui a permis de battre Nicolas Sarkozy. Mais cette majorité doit accepter l’idée qu’elle est traversée par un débat sur les choix politiques à mener.

 

Nous portons des options de rupture très nettes avec les choix de la majorité de droite précédente. Et, pour le moment, la politique gouvernementale n’y répond pas. Dans l’affaire Mittal, le débat n’oppose pas le Front de gauche au reste de la gauche. La position en faveur d’un contrôle public ou d’une entrée de l’État dans le capital, voire de la nationalisation, a été partagée très au-delà des forces de Front de gauche. Il n’y a aucune raison de dire que si nous contestons les choix de gouvernement actuel, nous sommes dans l’opposition. L’opposition, elle est de droite et d’extrême droite. Nous n’avons rien à voir avec celle-ci. »

 

Au Sénat, vous avez rejeté le projet de programmation budgétaire, qu’est-ce qui ne va pas dans ce qui était proposé ?


« La première raison, c’est que nous n’allons pas chercher les recettes fiscales nécessaires. Le gouvernement ne rétablit pas l’ISF dans son intégralité alors que si c’était le cas, nous aurions 900 M€ supplémentaires. Si l’amendement pour les patrons qui se sont appelés « les pigeons » avait été rejeté, nous aurions récupéré 750 M€ de plus. Il faut aller plus loin dans la recherche de nouvelles recettes fiscales contre les dividendes, contre les actifs financiers. Ensuite, comme on ne se donne pas ces marges de manœuvre, nous avons une politique en matière de dépenses très restrictive alors que nous avons besoin d’investissements dans le développement des services publics, des services à la population. Le budget est marqué par un manque d’audace fiscale d’un côté et de l’autre par une logique d’austérité. Avec ça, nous ne sortirons pas de la crise. »

 

Que retenez-vous des sept mois de pouvoir de François Hollande ?


« Le manque de courage face à la finance. François Hollande avait déclaré que pour réussir le changement, il fallait faire la guerre à la finance. Il avait raison, mais pour le moment, cela reste une déclaration d’intention. Au contraire, on a plutôt cédé dans une direction opposée avec le pacte de compétitivité puisque le gouvernement va nous proposer d’adopter — et nous le refuserons — 20 milliards de crédits d’impôt supplémentaires pour les entreprises sans aucune contrepartie. Songez, par exemple, que Mittal, Sanofi, les grands groupes du CAC 40, qui continuent à distribuer des dividendes et licencient en même temps, vont être bénéficiaires du crédit d’impôt. Plus aucun argent public ne doit être distribué à des entreprises si ce n’est pas pour faire reculer les politiques de rentabilité financière et pour développer l’emploi. »

 

Le gouvernement fait-il une vraie politique de gauche ?


« Nous avons voté des lois. Nous voterons pour celle sur le logement, mais dans l’ensemble la politique gouvernementale est plus sociale-libérale que de gauche. »

 

Quelles seraient les conditions pour que des ministres communistes intègrent le gouvernement en cas de remaniement ?


« Il faudrait un changement de cap sérieux de l’ensemble des choix gouvernementaux. »

 

Vous y croyez à ce changement ?


« Le gouvernement n’en prend pas la direction. C’est pourquoi j’en appelle maintenant aux citoyens de gauche qui ont voté pour le changement. Quel que soit leur vote à la présidentielle et aux législatives, ils doivent se mobiliser, faire entendre leur voix, pour demander au gouvernement un vrai changement de politique. Si nous restons dans les rails actuels, il n’y aura ni inversion des courbes du chômage, ni redressement industriel, ni relance des services publics. Il faut une pression contraire à celle qu’organisent maintenant depuis des mois le Medef et les grands patrons. »

 

Pourrait-il y avoir une liste entièrement PCF aux prochaines municipales dans certaines villes, comme à Dijon ?


« Nous sommes loin des élections. Nous irons aux municipales avec la volonté de construire sur des choix de développement de services publics locaux, sur des choix de démocratie locale, sur des choix de rupture avec l’austérité. Avec la volonté aussi de construire des listes de rassemblement les plus larges possible, au-delà même du rassemblement du Front de gauche. La configuration des municipales le permet et nous lançons cet appel à toutes les forces disponibles à gauche. L’heure n’est pas à monter des barrières, mais à travailler à un rassemblement des contenus bien identifiés. Nous allons mener ce débat dans l’année, et nous verrons où nous en serons à la fin 2013 ».

 

Le PCF ne souffre-t-il pas d’un déficit d’image par rapport au Parti de gauche de Mélenchon ?


« Tout montre que l’image du parti communiste s’améliore. Son rôle dans le Front de gauche est reconnu et nous enregistrons énormément d’adhésion, plus de 6 500 cette année. Des jeunes, des militants syndicaux, veulent s’engager en politique et reviennent vers le parti communiste. C’est le signe d’une reconquête. »

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:46

 

Jean-Marc Ayrault lors de sa communication sur Florange vendredi dernier

- le 5 Décembre 2012

ArcelorMittal

Florange, un accord de dupes (analyse)

Jean-Marc Ayrault doit recevoir les syndicats de Florange ce mercredi soir pour leur énoncer les points de l'accord gouvernement-ArcelorMittal. Selon des extraits de l’accord conclu entre Mittal et le gouvernement publiés hier, l’un des deux hauts-fourneaux ne serait pas rallumé, et les investissements réels seraient très limités.

Un jeu de dupes entre ArcelorMittal et le premier ministre. Voila comment on pourrait qualifier les extraits du document publiés hier par le Monde et qui va encore renforcer l’inquiétude des syndicats sur l’avenir du site de Florange. Mittal promet d’investir 180 millions d’euros en cinq ans. Dans le document, il est écrit que ces investissements seront réalisés « de manière inconditionnelle ». Seulement, la majorité des fonds promis sont principalement de la maintenance, comme le soupçonnaient les syndicats. « Les investissements stratégiques ne représenteront que 53 millions d’euros de l’ensemble. »

Ulcos

Le premier ministre assurait que les deux hauts-fourneaux seraient maintenus. Pourtant, ce n’est pas ce que l’on comprend à la lecture des extraits : « Les installations de la phase liquide seront mises sous cocon dans l’état actuel et compatible avec la perspective de réalisation d’un démonstrateur industriel Ulcos sur un haut-fourneau. » Le P3 serait donc définitivement arrêté et le P6 pas relancé immédiatement. Le groupe s’engage simplement « à ne pas démonter ces installations dans les six ans » !

Le gouvernement insiste sur la réalisation du projet Ulcos de captation de CO2, financé en partie par la Commission européenne. Dans le texte, Mittal assure qu’il reste « important », mais il est aussi écrit que « l’état actuel des résultats de la recherche ne permet pas de passer directement sur le démonstrateur industriel de Florange ». Donc, ce n’est pas pour demain.

Pour tenter de calmer le jeu

Le groupe s’est aussi engagé à ne pas faire de plan social et à reclasser les 629 métallos. D’après le document, ils seront reclassés « sur des bases volontaires », avec « un dispositif de gestion de fin de carrière et sur la mobilité interne au site ». Hier, l’annonce du transfert des activités du site ArcelorMittal de Basse-Indre vers le site de Florange, confirmé par le premier ministre, a encore ajouté au trouble des salariés.

La confiance n’est pas au beau fixe envers Lakshmi Mittal, PDG du groupe. Personne n’a oublié qu’en 2008 il s’était engagé auprès de Nicolas Sarkozy à investir 330 millions d’euros à Gandrange, promesse jamais honorée.

Pas confiance en Mittal

Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et député de Moselle, déclarait hier « qu’il n’y avait pas de confiance dans Mittal. Cela fait quatre ans que je suis aux côtés des salariés d’ArcelorMittal et que l’on voit que la parole de cet industriel ne vaut rien ». Pour tenter de calmer le jeu, le président des députés socialistes, Bruno Le Roux, a affirmé qu’il y aurait un « comité de suivi » à l’Assemblée nationale pour « vérifier que les engagements qui ont été pris soient tenus ». Pour Jean Mangin, délégué syndical CGT, tout cela est inacceptable. « Il n’y a rien qui justifie une décision d’une telle lâcheté politique. Nous attendons de connaître les détails du texte, notamment sur les départs anticipés à la retraite qui pourraient concerner près de 20 % des effectifs, nous sommes de toute façon contre ! Cet accord est à l’opposé de nos alternatives qui sont la nationalisation, la prise de capital de l’État ou l’expropriation ! Si on n’investit que sur la filière froide, on sait que tout le site de Florange disparaîtra à terme. Ayrault a décidé de condamner la sidérurgie. » Les syndicats ont rendez-vous aujourd’hui à Matignon à 18 heures pour tirer les choses au clair sur cet accord douteux.

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Published by bruno fornaciari
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BRUNO FORNACIARI

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