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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 06:52

Monsieur le Président,

 

 

 

Monsieur le Président de la République, je remets entre vos mains qui peuvent tant une demande pour des humains qui n’en peuvent plus.

 

Monsieur le Président, j’ai reçu un message par internet de mon ami Ziad Medhouk. Mon ami qui demeure à Gaza. Mon ami poète et brillant enseignant de français. Mon ami sous les bombes, cette fois encore, et encore, et toujours. Mon ami enfermé et sans pays, ailleurs qu’en son cœur.

 

Monsieur le Président, ce soir j’ai reçu un e-mail de mon ami. Un e-mail terrible, un e-mail horrible. Il me dit que l’immeuble qui jouxte le sien a été soufflé par les bombes. Il me dit que, lui qui ne pleure jamais, pleure aujourd’hui les larmes de son corps. Il me dit que dans cet immeuble de 5 étages qui n’existe plus vivait la famille Dalou. Dans cette immeuble pulvérisé, 12 morts, 12 cadavres, 12 horreurs. Et une montagne de larmes et de souffrances. Et le regard sans âme d’une barbarie méprisante…

 

Monsieur le Président, vous n’avez pas le temps, je ne vous parlerai pas des blessés, pas des angoisses, pas des deuils impossibles, pas même de tous ces morts. Je vous parlerai des enfants, juste des enfants… Vous aurez bien un tout petit peu de temps, pour des enfants, pour ces obscures enfants entrés dans la mort. Il est important que vous pensiez à eux, eux pour qui il est trop tard. Pour eux vous ne pouvez plus rien. Puis vous pensez aux autres, envers qui vous pouvez tant.

 

Monsieur le Président, j’ai vu ces enfants, ces enfants sortis des photos, sortis de ce trou et des gravats souvenir de ce qui fut un immeuble de vie. Je vois ce sauveteur, ce voisin, ce parent ( ?) sortant ce petit corps pantelant. Sur une autre photo je vois un brancard, un pauvre brancard tout petit où sont posés collés l’un à l’autre ces corps minuscules, comme endormis, comme se touchant l’un l’autre pour se rassurer, comme pour se dire que ce n’est que la mort.

 

Monsieur le Président, ne me dites pas que vous ne pouvez rien. Que vous compatissez mais ne pouvez rien.

 

Monsieur le Président, je dois aussi vous parler de Nathan Blanc. Il a 19 ans et demeurait à Haifa. Il est israélien. Aujourd’hui il demeure en prison. Nathan n’avait pas connaissance de ce témoignage de Ziad, mais il savait ce qui était en train d’advenir. Nathan a eu le courage de dire non, au prix de la prison.

Monsieur le Président, vous ne pouvez pas abandonner Nathan, ce tout jeune pacifiste israélien, et dans le même mouvement tourner le dos à mes amis israéliens, juifs comme moi, qui ont le courage d’affronter cette folie guerrière. Au nom de mon pays la France, au nom de ce pays qu’ont rejoint mes grand parents avec un énorme espoir de liberté et de dignité vous devez vous engager, clairement, fermement. Monsieur le Président, les pacifistes israéliens attendent de nous, les pacifistes palestiniens attendent de nous. N’abandonnez pas au  désespoir Leïla Shahid confrontée au mur colonial.

 

 

Après l’horrible opération « plomb durci » qui avait vu le massacre d’un habitant sur 1000, 5 sur 1000 blessés, le « crime de guerre voir contre l’humanité » avait été évoqué. Et puis rien. Et puis le silence. Et puis pas de Tribunal. Alors, alors ça recommence, cette danse macabre des êtres sans conscience, sans dignité, sans humanité. Monsieur le Président, les silences, les lâchetés, libèrent les bêtes sauvages. Monsieur le Président, le silence est un crime de lâcheté. Simplement appeler à « de la retenu » est un silence, une fuite devant les responsabilités.

 

Monsieur le Président, vous pouvez tant pour mettre fin à cette horreur. Vous pouvez clamer que la France ne se taira plus, que ça suffit. Vous pouvez affirmer l’engagement de la France pour l’application du Droit International, sans faiblesse, pour que la Palestine entre à l’ONU, pour que les frontières intégrales de 67 soient reconnues et imposées.

 

Vous pouvez, Monsieur le Président, appeler à la convocation du Tribunal International que ceux qui commettent ces morts répondent de leurs actes.

 

Monsieur le Président, la paix demande du courage. La paix demande de la détermination. La paix demande du Droit. En vous honorant d’œuvrer pour le Droit vous défendrez la vie, vous porterez la place et l’histoire de notre pays.  

 

Serge Grossvak

Le, 19 novembre 2012 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 06:38

 

Société - le 19 Novembre 2012

Vidéo : l’extrême droite se déchaine contre les féministes


 

 


"On m'a mise à terre" et "ma tête a heurté le trottoir. On m'a tirée par les cheveux, tabassée, comme on peut imaginer les militants d'extrême droite tabasser des Arabes et des Noirs ou des femmes"...

C'est le témoignage rapporté par Caroline Fourest qui a porté plainte, avec les Femen, à propos des violences qu'elles ont subies lors de la manifestation anti-mariage gay organisée par Civitas et d'aitres groupuscules d'extrême droite. Selon le témoignage de la journaliste, un prêtre encourageait même la violence en criant "allez montrer votre virilité !'
En cause notamment, le GUD, groupe union défense, organisation d’extrême droite qui fut très violente dans les années 70, reformée fin 2010. Plusieurs personnalités ont réclamé l'interdiction de l'institut Civitas et du GUD.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 06:32

Malaise à “L'Express” après la une sur “Le vrai coût de l’immigration”

Polémique | Face à sa rédaction, Christophe Barbier s'est expliqué sur la couverture provocante de son magazine. Une mise au point qui laisse les journalistes de “L'Express” perplexes.

Le 15/11/2012 à 15h00 - Mis à jour le 15/11/2012 à 17h36
Emmanuelle Anizon

Capture d'écran de l'édito vidéo de Christophe Barbier : “Immigration : que cache la une de L'Express ?”

Ce matin, jeudi 15 novembre 2012, à 10 heures, Christophe Barbier avait rendez-vous avec sa rédaction. Pour une mise au point qui s'annonçait houleuse sur la politique de une de L'Express. La dernière, titrant « Le vrai coût de l’immigration », montrant une femme voilée devant une Caisse d'allocations familiales, ayant provoqué – comment dire ? – un gros malaise.

Du coup, il y avait du monde à l'assemblée générale organisée à l'initiative de la SDJ. Presque toute la rédaction, Web compris. Face aux critiques extérieures qui fusent depuis deux jours – titre racoleur qui ne reflète pas le dossier, l'immigration ne peut être résumée à une femme voilée, etc – Christophe Barbier s'était jusqu'ici justifié sur le thème « Dans l’esprit des Français, c’est une immigration venue de la Méditerranée qui pose problème. »

Face à sa rédaction, le discours s'est révélé plus musclé : « La société se droitise », a expliqué en substance un Christophe Barbier décomplexé. « L'Express ne peut pas se déconnecter de ce lectorat. La une cible les tripes. C'est à l'intérieur qu'on s'adresse aux cerveaux. » Traduction : L'Express doit attirer le lectorat par des unes provoc, éventuellement putassières… quitte à l'éduquer ensuite dans ses pages, avec un dossier plus nuancé et argumenté. Christophe Barbier appelle ça « l'élasticité ».

 

Autre point évoqué par le directeur de la rédaction : la concurrence – Le Point surtout, mais aussi Marianne ou le Nouvel Obs – qui multiplient les unes agressives. « Une course à l'échalote » à laquelle personne n'échappe plus : « On ne peut plus se permettre des couv' tièdes », a asséné le directeur de la rédaction. Les unes positives ne marcheraient plus. Par exemple, une couverture sur le même sujet, mais titrée : “Immigration : une chance pour la France ?”, comme le suggérait un journaliste de la rédaction, « n'aurait pas fait de “buzz négatif”. » Or, faire du « buzz négatif », c'est faire du buzz. C'est bon pour les ventes, l'exemple récent était le numéro sur « Ces femmes qui gâchent la vie [de François Hollande] », qui a bien marché. Et ça donne une visibilité.

 

Intéressant débat, qui dépasse largement la rédaction de L'Express. Comment attirer le lecteur quand on est un hebdo ? Les rédactions parisiennes sont-elles déconnectées de la société ? Jusqu'où caricaturer les couv' pour être visibles, et vendre ? Jusqu'où prendre le risque de trahir son identité, griller son image ? Ce matin, à L'Express, la rédaction a eu les réponses de son patron. Mais est repartie pleine de questions.

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 06:20

 

Vue du projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes

  - le 19 Novembre 2012

Aéroport notre-dame-des-landes

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes: un projet très majoritaire à la région

Les défenseurs du projet soulignent les enjeux d’un développement raisonné.


Pour le président (PS) de la région des Pays de la Loire, Jacques Auxiette, le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’est plus à l’étape du « projet » mais à celle de sa « réalisation ». « Ça fait partie des règles du jeu et il faut savoir les respecter : il y a eu le temps du débat contradictoire, cela a permis l’expression très large des opinions. Je respecte le droit des opposants à manifester leur désaccord et à formuler des recours en justice, mais cela doit se faire conformément à la loi », explique l’élu.

 

«Que certains responsables comme Eva Joly (d’Europe Écologie-les Verts – NDLR) réoccupent par effraction des bâtiments vides redonnent crédit aux occupants illégaux des lieux », déplore-t-il.

 

Légitimité démocratique


Pour lui, la légitimité démocratique est du côté des élus qui ont porté en toute clarté le projet d’aéroport depuis le début devant les électeurs. « L’opposition d’EELV au projet est actée depuis 1998 », poursuit Jacques Auxiette, pour qui, ce n’est donc ni un problème ni une surprise. Mais il appelle ses partenaires écologistes à respecter le verdict des urnes : « Eva Joly a obtenu 5 % des voix à la présidentielle à Notre-Dame-des-Landes. Pour leur part, tous les élus porteurs du projet l’ont été largement. Ce projet s’inscrit dans la continuité des engagements des acteurs publics en faveur de l’emploi et de la croissance », souligne Jacques Auxiette, qui rappelle l’engagement, aux côtés de la région, de 22 collectivités qui ont suivi de bout en bout le dossier.


"Soutien apaisé"


Autre point de vue, celui d’Aymeric Seassau, président de la commission du Développement économique du conseil régional des Pays de la Loire, secrétaire fédéral du PCF de Loire-Atlantique. « Nous sommes dans un soutien apaisé et calme au projet, dit-il. Il y a une tentation pour nationaliser ce débat, voire l’européaniser, et beaucoup s’en servent pour attaquer le gouvernement et le premier ministre. » Dans le même temps, les formations gouvernementales sont prises dans leurs contradictions, souligne-t-il. D’un côté, Europe Écologie-les-Verts règle « les contradictions de sa présence au gouvernement », de l’autre, « le Parti socialiste en difficulté quant au plan d’austérité imposé est en conflit sur le maintien du projet d’aéroport ».


"Contrôle de l'usage de l'argent public"


« Pour notre part, souligne le responsable communiste, nous ne sommes pas dans ce débat-là, extérieur au projet lui-même. Nous pensons que ce transfert de l’aéroport nantais conduit à un équipement utile à l’emploi, à un soutien à la filière aéronautique. » L’aéroport actuel ne peut accueillir par exemple l’A380. Quant à « prédire la fin du transport aérien, c’est plus que prématuré, quand la croissance existe par le carnet de commandes plein d’Airbus, qui embauche dans la région ». C’est un projet raisonnablement financé, qui « n’emprunte qu’1,9 % des capacités d’investissement des Pays de la Loire ». « En tant qu’élus, nous serons toutefois attentifs au contrôle de l’usage de l’argent public ainsi qu’à son remboursement. Le projet est enfin écologiquement responsable, puisque l’aéroport consommera 1 300 hectares de terrains et permettra d’en protéger 19 000, entre la métropole nantaise et l’aéroport, la libération de l’emprise de l’actuel aéroport permettra une maîtrise de l’étalement urbain, entre logement et activités », souligne Aymeric Seassau.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 10:09

Confusion à l'UMP, Copé parle de "bourrage d'urnes"

PARIS (Reuters) - La confusion était totale lundi au sein de l'UMP, principal parti d'opposition français, dans l'attente d'une éventuelle proclamation du résultat de l'élection du président.

 

Les deux rivaux, l'actuel secrétaire général du parti Jean-François Copé et l'ancien Premier ministre François Fillon, se sont déclarés tous deux vainqueurs tard dimanche soir, avant que la commission chargée de les départager n'interrompe en pleine nuit le comptage. Les calculs devaient reprendre en milieu de matinée.

 

Sur BFM TV, Jean-François Copé, premier à s'auto-proclamer vainqueur dimanche, a encore devancé son rival lundi pour répéter sa déclaration de succès et a accusé le camp rival de "bourrage d'urnes".

"Je suis majoritaire dans un nombre considérable de départements. Je constate que je suis en tête", a-t-il dit.

 

Selon lui, des fraudes importantes ont été constatées dans des bureaux de votes en Alpes-Maritimes et à Paris. "Ça s'appelle du bourrage d'urnes, je dois dire que c'est quand même désolant", a-t-il déclaré.

 

Il demande que les résultats de ces bureaux de vote ne soient pas comptabilisés et dit attendre "sereinement" le comptage, appelant François Fillon à "reconnaître sa défaite".

 

Ce dernier n'y semblait pas disposé dans la nuit. Il a parlé d'"un dysfonctionnement majeur qui fait peser un doute très important sur cette élection". Lundi matin, son porte-parole Jérôme Chartier, a parlé de "fraudes massives" du camp rival dans le Gard et les Bouches-du-Rhône.

 

François Fillon était avant le scrutin interne favori des sondages, réalisés toutefois sur des panels de sympathisants et non de militants du parti que Jean-François Copé dirige depuis 2010.

 

Dans ce parti créé en 2002 par la fusion du RPR et de l'UDF, les deux branches de la droite française, ce vote préfigure le combat pour la candidature à l'élection présidentielle de 2017, qui fera toutefois - en principe - l'objet d'un autre vote.

DEUX LIGNES ?

 

Deux lignes sont censées, selon les candidats, s'affronter dans ce vote, une vue comme plus à droite avec Jean-François Copé, 48 ans, une autre vue comme plus centriste avec François Fillon, 58 ans.

 

Cependant, ce dernier est resté chef de gouvernement pendant cinq ans sous Nicolas Sarkozy et a donc endossé les options du chef de l'Etat d'alors, comme le débat controversé sur "l'identité nationale", les discours jugés au centre et à gauche sécuritaires, et la campagne électorale lors de laquelle a été proposée une éventuelle restriction de la libre circulation en Europe.

 

Le vote intervient alors que le Parti socialiste, qui a gagné toutes les élections sous le mandat Sarkozy et détient tous les leviers de commande nationaux et locaux, traverse une période d'impopularité croissante, sur fond de plans d'économies budgétaires.

 

Quand le comptage du vote des militants UMP a été interrompu dans la nuit, il manquait alors une cinquantaine de procès-verbaux départementaux et les allégations de fraudes se sont multipliées dans les deux camps.

 

Jean-François Copé assure avoir plus de 1.000 voix d'avance. François Fillon parle d'une avance de 200 bulletins. Les soutiens de François Fillon ont ouvert un débat sur des voies alternatives pour résoudre le litige.

 

L'ancien président de l'Assemblée Bernard Accoyer a proposé sur BFM TV d'instaurer, en cas de litige persistant, un collègue présidé par un "sage" du parti pour trancher. L'idée d'un nouveau vote est timidement évoquée aussi.

Resté à l'écart de la bataille, l'ancien Premier ministre Alain Juppé, premier patron de l'UMP en 2002, a appelé les deux camps à se rapprocher.

 

"J'appelle François Fillon et Jean-François Copé à faire cesser immédiatement les invectives qu'échangent leurs partisans, à s'engager à accepter la décision de la commission de contrôle des opérations électorales, quelle qu'elle soit", écrit-il sur son blog.

Il demande aux rivaux de se rencontrer et de "réunir autour d'eux une instance de crise rassemblant leurs représentants et des personnalités qui sont restées en dehors de la confrontation, afin d'accompagner le président proclamé dans la gouvernance de l'UMP".

 

Thierry Lévêque, édité par Jean-Philippe Lefief

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 10:07

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 09:53

 

Politique - le 16 Novembre 2012

Gaza : nombreuses manifestations de soutien prévues en France

Le Parti communiste français a réclamé vendredi "des sanctions contre Israël", appelant à des rassemblements et des "initiatives de protestation" en France, notamment samedi à Paris, "contre cette nouvelle guerre contre le peuple palestinien". De nombreuses organisations, autour du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, se joignent à l’appel.

"Le PCF appelle à des sanctions françaises et européennes contre Israël jusqu'à ce que cet État accepte de respecter les résolutions de l'ONU", écrit le PCF dans un communiqué, exprimant "son émotion et sa totale condamnation devant l'agression israélienne à Gaza". "La France devra soutenir la résolution palestinienne présentée le 29 novembre au vote de l'Assemblée générale des Nations unies pour que la Palestine voit son statut rehaussé pour accéder à celui d'Etat observateur".
Des manifestations sont ainsi prévues. A Paris, un rassemblement unitaire de solidarité à l'initiative du « Collectif national pour une paix juste entre palestiniens et israéliens », aura lieu samedi 17 novembre à 15 heures, Place de l’Opéra.

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, qui rassemble parmi beaucoup d’autres le PCF, le PG, EELV, la CGT, ATTAC, la Fase, la FSU, GU, Union Juive Française pour la Paix, a lancé plusieurs rassemblement ce week-end, et dès ce vendredi soir, dans toute la France.

-Nantes : vendredi 16 à 17h30, Carrefour des trams : 50 otages/Commerce
- Lannion : vendredi 16 à 18h Mairie de Lannion
- Rouen : vendredi 16 Métro Palais de Justice
- Montpellier : samedi 17/11/2012 à 16h place de la comédie
- Boulogne sur mer : samedi 17/11 à 12 heures
- Lyon : samedi 17/11 14 H Pont de la Guillotière
- Marseille : samedi 17/11 à 14h devant la préfecture
- Belfort : samedi 17/11 à 14h30 Place Corbis
- Orléans : samedi 17/11 15h place Jeanne d’ arc
- Pau : samedi 17 à midi devant la préfecture
- Toulouse : samedi 17/11 à 17h Place du Capitole
- Strasbourg : samedi 17/11 à 16 h Place Kléber
- Nîmes : samedi 17/11 à 15 h devant Carré d’Art
- Angers : lundi 19/11 à 18 place du ralliement

Europe Ecologie-Les Verts a également fortement réagit et a appelé à se joindre aux rassemblements. « Les Nations Unies et l’Union Européenne doivent exiger la fin des bombardements et des assassinats ciblés. […] La France doit assumer sa  responsabilité afin de donner une chance réelle aux négociations en soutenant la demande palestinienne. Il s’agit de l’un des engagements pris par François Hollande durant la campagne présidentielle. Il est nécessaire de le tenir. EELV appelle à joindre le rassemblement du « Collectif national pour une paix juste et durable entre palestiniens et israéliens » à Paris et dans d’autres villes de France. A Paris, samedi 17 novembre à 15h, place de l'Opéra. » 

Signataires du Collectif national pour une paix juste entre palestiniens et israéliens
Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) - Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la guerre (AAW) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions et pour l’Aide aux Citoyens (ATTAC) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim / IPAM - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence - Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - Confédération Générale du Travail (CGT) - Confédération paysanne - Droit-Solidarité - Europe-Ecologie / les Verts (EE-LV) - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Gauche Anticapitaliste (GA) - Gauche Unitaire (GU) - Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Liberty (WILPF) (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) - Mouvement Politique d’Education populaire (M’PEP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - Organisation de Femmes Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) - Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) - Une Autre Voix Juive (UAVJ) - Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) - Union syndicale Solidaires

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 09:44

 

  - le 17 Novembre 2012

Notre-Dame-des-Landes fait le plein d'opposants

Envoyée spéciale Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Chorales, cornemuses et percussions…  Les opposants au projet de transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes appelaient ce samedi à une nouvelle manifestation.


Venues de toute la France, de 13 000 personnes (selon la Préfecture) à 40 000 selon un porte-parole de l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport) ont constitué le lent cortège qui a commencé à quitter le cœur du village de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), aux environs de 11h30, samedi.

 

A l’issue de plus de deux heures de marche sur une étroite route goudronnée au milieu du bocage, les manifestants de tous âges, venus en famille, entre amis ou en militants politiques ou associatifs, ont atteint la Zone d’aménagement différé. Une zone rebaptisée « Zone à défendre » où, la veille, une trentaine de parlementaires d’Europe-Ecologie les Verts (EELV) avaient « symboliquement » et « illégalement » ré-ouvert une des maisons déjà préemptées.

 

Celles et ceux qui le souhaitaient étaient appelés à reconstruire des cabanes et des espaces de vie, détruits mi-octobre dans le cadre de l’opération « César », et abritant des squatteurs venus de toute l’Europe, présents sur les lieux depuis plusieurs mois. De quoi nourrir quelques slogans du type « Veni, vedi mais pas Vinci », la future structure aéroportuaire, projet d’Etat initié depuis les années 1970, s’inscrivant dans le cadre d’un partenariat public-privé entre les pouvoirs publics (23 collectivités locales et l’Etat soutiennent le projet, dont les régions Pays-de-la-Loire et Bretagne) et le groupe privé Vinci, déjà gestionnaire de l’actuel équipement situé en zone urbaine et proche de la saturation.

 

 

Quelques tracteurs, parmi la cinquantaine présents, ont acheminé du matériel (bois, pneus, évier, tuyaux, paille…). Les agriculteurs revendiquant le maintien des terres agricoles plutôt que de voir Vinci gérer « un aéroport de plus » sur ces « terres nourricières ». « C’est pas les agriculteurs et les squatteurs, c’est Vinci qu’il faut virer », lisait-on sur un des engins. « Faut pas pousser, sauf les légumes ! », disait une des banderoles.

 

 

Parmi les manifestants, Jean-Luc Mélenchon, sous les couleurs du Parti de Gauche, est venu dénoncer ce samedi  une « ineptie économique et environnementale ». José Bové, resté pour la manifestation à la différence des autres ténors d’EELV (Eva Joly, Noël Mamère, Jean-Vincent Placé…), a sommé, pour sa part, François Hollande et Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes fervent acteur du projet devenu premier ministre, de « nommer un médiateur » et de tout « reprendre à zéro ».  « Notre-Dame-des-Landes est aussi un moyen pour les Verts de se refaire une virginité », commentait un manifestant se présentant comme « citoyen » et rappelant au passage des groupes politiques que les drapeaux aux couleurs des partis ne devaient « normalement pas apparaître ici ».

 

 

Durant la mobilisation, les responsables du PS local porteur du projet ont souhaité être entendu : « Si nous respectons les opposants sincères au transfert (de l’aéroport - NDLR), nous voulons exprimer notre ras-le-bol devant la présentation unilatérale, caricaturale et à charge contre ce projet », affirment Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays-de-la-Loire, Philippe Grosvalet, président du conseil général de Loire-Atlantique, Gilles Retière, président de Nantes Métropole, et Patrick Rimbert, le maire de Nantes, dans un communiqué. « Nous ne sommes pas le Larzac. Il ne s’agit pas d’implanter un camp militaire, mais de transférer un équipement qui permettra la création de milliers d’emplois et le développement de tout un territoire», ont-ils revendiqué, assurant que les élus « de deux régions, quatre départements et plus de 50 communes soutiennent ce transfert qui profitera à tout le grand Ouest ». Un argument qu’avait repris, vendredi, le président de la République pour affirmer son soutien à l’aéroport dont les travaux sont prévus courant 2013 pour un début d’exploitation en 2017.

 

Le PCF, qui soutient le projet localement et nationalement, affirme qu’il veillera « au nombre et à la qualité des emplois générés par ce grand chantier », ainsi qu’à « la préservation de l’environnement et de l’agriculture », ajoutant qu’il s’engagera « à assurer qu’un contrôle rigoureux permettant le remboursement des sommes engagées par les pouvoirs publics » soit mis en place.

 

Laurence Mauriaucourt

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 22:36

Jean-François Copé et Gilbert Collard sur les bancs de l'Assemblée en juin 2012

Politique - le 18 Novembre 2012

Droite

Florence Haegel : "La frontière est parfois poreuse entre militants UMP et FN"

Florence Haegel 
est professeure 
à Sciences-Po
 et publie les Droites 
en fusion (*).  Alors que l’UMP fête ses 
dix ans et s’apprête 
à élire, dimanche, 
son nouveau président, elle revient sur sa radicalisation idéologique.

Vous revenez sur la création de l’UMP en 2002. 
Qu’en est-il dix ans après ?


Florence Haegel. Lorsque l’UMP est créée, beaucoup doutent de sa longévité. Pourtant, 2002 marque bien une refondation de la droite française. Elle vient de passer le cap des dix ans, malgré les défections successives d’une partie des centristes, en 2002, en 2007, et encore aujourd’hui, avec la création de l’UDI par Jean-Louis Borloo. Il existe toujours cette pression du côté du centre droit, mais, de fait, elle a toujours été contenue. D’un point de vue interne, l’UMP s’apprête, pour la première fois, à appliquer ses statuts en introduisant les « mouvements », dans le vocabulaire de la droite partisane, pour pouvoir gérer cette diversité des groupes qui la constituent. Ce qui marque une rupture certaine dans un parti construit autour de la filiation gaulliste et dans une culture ni pluraliste ni délibérative. Ce tournant sera intéressant à observer. Il a été pensé par Copé comme un moyen de garder les centristes dans le giron du parti. Mais, au vu de la place que prennent « la droite populaire » et « la droite forte », il peut aussi encourager leur autonomisation. Si implosion il y avait, elle ne se ferait pas autour du duel Copé-Fillon, car ils ne représentent pas deux courants distincts. Elle ne pourrait se faire qu’en cas de rupture des centristes.

 

Comment analysez-vous la campagne interne et la mise en scène 
du duel pour la présidence du parti ?


Florence Haegel. La rivalité Fillon-Copé ne se fonde pas sur de véritables clivages idéologiques. Ils existent mais ne sont pas réellement structurants. Pour la plupart des militants, le choix du leader n’est pas seulement idéologique, mais porte surtout sur sa personnalité et la mobilisation des réseaux à l’échelle des départements. Je note des chassés-croisés intéressants entre les deux candidats. Jean-François Copé se met en scène comme le candidat du parti, des fédérations, opposé aux « barons parisiens » alors que ce n’est pas du tout sa trajectoire. Il sait que cette posture est populaire chez les adhérents. De la même manière, le maire de Meaux met en avant la question religieuse, tandis que l’ancien premier ministre semble la garder davantage à distance, alors qu’il est issu du catholicisme et du scoutisme.

 

Peut-on parler d’un storytelling copéiste s’inscrivant symboliquement dans les pas de Nicolas de Sarkozy ?


Florence Haegel. Oui. Pour prendre un exemple moins connu, Jean-François Copé a eu une courte formation de management aux États-Unis. Il a bien intégré les rouages du marketing politique, tandis que François Fillon a toujours affiché plus de distance avec la communication politique, même s’il y a également recours. Le secrétaire général de l’UMP souscrit à l’idée, constitutive de son parti, selon laquelle il faut une « américanisation » de la vie politique, entendue comme une simplification de l’offre et un recours aux technologies du marketing. Sur ce point, il s’inscrit clairement dans la filiation sarkozyste.

 

Parmi les quatre transformations de la droite que vous notez, prédomine la radicalisation idéologique.


Florence Haegel. Avant 2002, la droite française était beaucoup moins radicale que ses homologues européennes. Mais si un tournant a été introduit sous le précédent quinquennat dans le corpus idéologique de la droite française, c’est sur des sujets d’ordre sociétal et non économique et social. L’idée que la droite post-sarkozyste serait plus favorable au marché que sous Chirac est une erreur. Le tournant libéral de la droite française date des années 1980. C’est vraiment sur les thèmes de l’identité nationale et de l’immigration que la rupture s’est opérée, donnant corps à un discours droitier qui allie célébration de la nation et promotion de l’ordre. Un positionnement qui a permis à Nicolas Sarkozy de siphonner l’électorat du FN en 2007, mais aussi de capter une partie de l’électorat populaire. Ce qu’a tenté de réitérer le chef de l’État, en 2012, avec la ligne Buisson. Sans qu’un consensus n’émerge aujourd’hui à l’UMP sur l’analyse de cette stratégie d’entre-deux-tours. A-t-elle permis au candidat de rattraper son retard sur François Hollande ou l’a-t-elle mené à la défaite ? Les deux candidats à la présidence du parti ne semblent pas avoir la même analyse sur la question.

 

Vous notez que cette radicalisation de l’UMP n’a pas contribué à réduire l’audience du Front national.


Florence Haegel. Les chercheurs se sont d’abord intéressés, ces dernières années, à l’extrême droite europée

ne puis, dans un deuxième temps, aux stratégies des partis dominants vis-à-vis du FN. Ils ont alors montré que le fait de reprendre les thèmes du FN a indéniablement contribué à les banaliser, à les diffuser et à les rendre légitimes dans le débat public. L’UMP risque d’être prise en tenaille entre une légitimation des thèses frontistes et le maintien de la concurrence électorale d’un parti confiné dans ses positions contestataires par sa marginalisation dans le système d’alliances et qui revendique une virginité politique. Cela va être d’autant plus difficile à gérer pour l’UMP que, dans certains départements, la frontière est très poreuse. 
La droite populaire revendique un même univers idéologique. Les 
prochaines élections municipales vont constituer à ce titre un bon test.

 

Pensez-vous qu’une victoire 
de Jean-François Copé entérinerait cette radicalisation idéologique ?


Florence Haegel. Au vu de la campagne qu’il a menée, sa victoire pourrait être le signe de la ratification de sa ligne de radicalisation par les adhérents. Mais l’interprétation des résultats de dimanche ne pourra se réduire à cet aspect idéologique. Le vote va se jouer au niveau local, avec une incertitude quant à la capacité d’enrôlement des adhérents par les cadres, les élus et les militants les plus actifs. Les adhérents auront également en tête les profils et personnalités des deux candidats et des visées électoralistes. Tous ces facteurs, idéologiques, personnels mais aussi la capacité de mobiliser localement, vont compter et l’élection risque d’être serrée.

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIETE
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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 22:31

 

  - le 16 Novembre 2012

Droite

L’UMP choisit un nouveau visage pour la droite

Les adhérents votent ce dimanche pour élire leur président et choisir leur stratégie politique. Quel que soit le nouveau leader de l’opposition, l’UMP devrait décider de poursuivre la révolution néoconservatrice engagée par Nicolas Sarkozy

 

.Il était temps pour l’UMP que la campagne s’arrête. La formation risquait d’y laisser des plumes. Car, en même temps qu’il savourera sa victoire dimanche, le nouveau président fêtera aussi les dix ans du « grand parti de la droite », dont l’objectif était de réunir sous un même drapeau toutes ses composantes historiques. Un anniversaire délicat, tant l’UMP n’a jamais été aussi fragile.« La droite est complètement à terre », soupire Roselyne Bachelot au lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy. « Soyons conscients des difficultés qui sont devant nous », prévient Édouard Balladur, tandis que se multiplient les appels à « la rénovation idéologique » et à « la clarification des valeurs ».

 

Mais les premières orientations choisies par François Hollande ont encouragé la droite à s’exempter d’une remise en question, au point de nier toute défaite idéologique. « La résignation de François Hollande à ratifier le traité de Nicolas Sarkozy sans en changer une ligne en est le symbole », raille un jeune militant de la Droite humaniste. La chute de leur champion serait la conséquence mécanique de la crise, le résultat d’un « acharnement médiatique » pour les autres. D’où la bataille entre les deux concurrents, François Fillon et Jean-François Copé, pour savoir qui incarnerait le mieux l’héritage sarkozyste.

 

Le culte du chef, structurant à droite


« Orphelins. » C’est le mot qui revient à la bouche d’une majorité de militants de l’UMP depuis que l’ancien président des riches a décidé de « prendre (ses) distances avec la vie politique ». « Nos militants aspirent à un parti, une ligne, un chef », rappelle Brice Hortefeux. Après avoir monopolisé le paysage politique à droite pendant dix ans, même en retrait, l’ancien locataire de l’Élysée continue de nourrir le doute sur un éventuel retour. « Depuis le départ de Nicolas Sarkozy, il n’y a plus à l’UMP de leader naturel. » La guerre est ouverte le 23 mai par François Fillon. L’enjeu est de taille : reprendre les rênes du parti, incarner l’opposition et se mettre sur les rangs pour 2017. D’autant que la droite a toujours eu besoin d’être personnifiée, biberonnée au culte du chef et au légitimisme.

 

Pour la première fois dans l’histoire du parti, les quelque 280 000 adhérents sont appelés à départager deux candidats. Un scrutin qui devrait d’abord permettre à l’UMP de se compter, et dont on ne sait pas encore s’il ressemblera à une « primaire avant l’heure » ou à la désignation d’« un chef de guerre, figure de l’opposition ». Très tôt favori dans les sondages, François Fillon a soigné son profil rassembleur, sa stature d’homme d’État, quand Jean-François Copé s’affichait en chef de file d’une « droite décomplexée », multipliant les déclarations fracassantes susceptibles de cliver.

 

>>> Lire : Le jeu de dupes entre Copé et le Front national


Guerre de personnalités ou divergences d’idées ?


Mais cette bataille de style, largement nourrie par les médias, ne trouve pas de réelle traduction dans leurs programmes. Sur le papier, ou plutôt à l’écran, l’ancien premier ministre, fort de son néogaullisme bon teint, offrirait une perspective plus sûre de victoires électorales. « Il veut nous la jouer à la Balladur des années 1990 », résume un lieutenant de Jean-François Copé. Pourtant, François Fillon a fait sienne, autant que le maire de Meaux, l’analyse de Patrick Buisson selon laquelle « la demande sociale et la question identitaire s’emboîtent désormais dans une même problématique ». En témoigne son manifeste « Ensemble, soyons les militants de la France », qui ressemble à s’y méprendre à un programme pour 2017, dans lequel il tape fort sur les thèmes chers à son électorat, la sécurité et l’immigration. Il y défend la « fin de l’automaticité de l’acquisition de la nationalité française », la généralisation à tous les délits du « principe des peines planchers » ou encore la création de « brigades fiscales chargées de lutter dans les quartiers contre les fraudeurs délinquants ». Les deux candidats se retrouvent aussi pour défendre un projet économique ultralibéral, qui aurait été celui de Nicolas Sarkozy s’il avait obtenu des prolongations : suppression des 35 heures, fin de la durée légale du travail ou création d’un contrat de travail unique.

 

>>> Lire : Florence Haegel : «La frontière est parfois poreuse entre militants UMP et FN »


Leurs prétendus clivages idéologiques apparaissent d’autant plus factices que leurs soutiens respectifs sont issus de sensibilités très différentes. Le « clan » des Alpes-Maritimes mené par Éric Ciotti et Christian Estrosi, mais aussi Claude Guéant, soutient François Fillon quand le centriste Marc-Philippe Daubresse fait campagne pour Jean-François Copé. Le sens de ces soutiens serait donc ailleurs, dans des contentieux personnels et des coups de billard à trois bandes.

 

Six motions soumises au vote

Le vote sur les motions en dira peut-être plus long sur l’état d’esprit des militants. Même si, sur les six textes soumis au vote, peu dessinent clairement de véritables courants de pensée. « Pour un humanisme social, libéral et européen » rassemble centristes et libéraux dans un magma idéologique à peine compréhensible. « On y perd notre latin », raille un jeune loup de la Droite forte. Celle-ci a au moins le mérite de la clarté, à savoir d’être un copié-collé du programme du FN. Son résultat, ainsi que celui de la Droite populaire, sera à scruter de près. Car ce seront les indicateurs les plus fiables de l’état d’esprit des militants, le meilleur baromètre d’une UMP prête à enterrer la droite républicaine.

 

François Fillon favori. Les derniers sondages confirment l’avance 
de l’ancien premier ministre. Dans un sondage Ifop, 
la préférence des Français 
irait à François Fillon (53 %) plutôt qu’à François Hollande (45 %) tandis 
que le chef de l’État (55 %) l’emporte sur Jean-François Copé (42 %). « C’est un formidable encouragement 
que nous adressent 
les Français et l’ensemble 
de nos sympathisants », 
a déclaré l’équipe de François Fillon. Mais, en 1999, Michèle Alliot-Marie avait créé la surprise alors que Jean-Paul Delevoye était favori.

 

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BRUNO FORNACIARI

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