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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 19:15

 

Capture d'écran (Source : Public Sénat)

Politique - le 1 Novembre 2012

Gérard Longuet fait un bras d'honneur aux Algériens et ne s'excuse pas

L'ex-ministre de la défense du gouvernement Fillon et ancien militant du mouvement d'extrême-droite Occident a déclenché une polémique pour avoir fait un bras d'honneur pendant le générique d'une émission dont il était l'invité, geste adressé au gouvernement algérien.


Invité mardi à un débat sur le mariage homosexuel, auquel il est farouchement opposé, dans l’émission "Preuves par 3" sur la chaîne parlementaire Public Sénat, l'ancien ministre Gérard Longuet (UMP) adresse un vigoureux bras d'honneur face à la caméra, tandis que le générique défile et que les micros sont éteints. Certains ont cru que ce geste était destiné aux homosexuels alors qu'il s'adressait en fait au gouvernement algérien, qui exige "une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français".

 

Le président du cercle d'amitié franco-algérien, Adam Benahmed, s'est dit jeudi, au nom de l'ensemble des membres de cette association, "outré et scandalisé par le geste inélégant et de voyou" de l'ancien ministre Gérard Longuet (UMP) "envers le peuple algérien ami". Dans un communiqué, le Dr Benahmed a appelé "l'ensemble des femmes et des hommes politiques français à la réprobation totale de cet individu qui déshonore la France et les Français et qui porte atteinte aux relations intenses, riches et amicales qui lient nos deux pays aujourd'hui".

 

Le nouveau premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a estimé sur son compte twitter que "le geste de Gérard Longuet illustre malheureusement la brutalité vulgaire d'une certaine droite qui abîme trop souvent le débat républicain". Le président PS du Sénat Jean-Pierre Bel "a exprimé sa désapprobation après le geste grossier et injurieux que Gérard Longuet a adressé aux autorités algériennes".

 

Le seul qui a apporté son soutien est le député d'extrême droite, Gilbert Collard, qui a reproduit le geste devant les caméras de LCI : "Gérard Longuet a bien fait, il a enfin un peu d'honneur au bout du bras", a-t-il ajouté. Un soutien qui n'est pas une surprise quant on se souvient du lapsus de l'ex-ministre de la Défense : "Nous, au Front National"- et surtout en accordant une interview à l'hebdomadaire Minute interprétée comme une main tendue au FN, juste avant le second tour.


Pour moins que ça des députés ont été sanctionnés jusqu'à l'interdiction momentannée de paraître au Palais Bourbon.

La mansuétude de cette provocation très droitière tranche avec l'inertie avec laquelle le gouvernement français accueille B. Netanyau du gouvernement d'Israël, sans que lui sois rappelé les crimes d'Etat commis contre les Palestiniens dans les territoires occupés illégalement.

 

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:32

La fronde des élus communistes prend de l'ampleur

Créé le 31-10-2012 à 17h30 - Mis à jour à 17h30
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Nouvel Observateur

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Les élus communistes français, ulcérés par le rejet systématique de leurs propositions par le gouvernement, ont engagé un bras de fer inégal mais dévastateur pour l'image d'une équipe au pouvoir déjà accusée d'amateurisme par l'opposition.

Le 23 octobre, l'abstention des députés communistes et de leurs alliés du Parti de gauche lors du vote du volet recettes du budget 2013 a constitué une première alerte. Mais le Parti socialiste dispose seul de la majorité absolue à l'Assemblée.

Il en va autrement au Sénat où PS, écologistes et radicaux de gauche -les trois sensibilités représentées au gouvernement- ont besoin des voix du Front de gauche dont fait parti le PCF.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le Sénat a rejeté une proposition de loi socialiste instaurant une tarification progressive de l'énergie, grâce à l'apport des voix des sénateurs communistes à celles des centristes et de l'UMP.

Le rejet quelques heures plus tard par la commission des finances du Sénat, toujours avec les voix communistes, du projet de loi de programmation des finances publiques 2012-2017, a montré qu'il ne s'agissait pas d'un mouvement d'humeur isolé.

"La loi de programmation financière n'a qu'une raison d'être, c'est de mettre en oeuvre le traité budgétaire européen et la loi organique sur la réduction des déficits publics", a expliqué à Reuters le porte-parole du PCF.

Olivier Dartigolles récuse toute idée d'"alliance contre nature" des élus communistes avec l'opposition de droite.

"Nous sommes cohérents avec nos prises de position contre la politique d'austérité", fait-il valoir. "Nous sommes très préoccupés par la tournure des événements. L'orientation prise est en échec partout en Europe. C'est un scénario catastrophe."

"MÉPRIS"

Les élus communistes, dit-il encore, s'estiment méprisés par un gouvernement qui doit son existence aux quatre millions de voix apportées par le Front de gauche au président François Hollande lors du second tour de l'élection présidentielle.

"Aucune de nos propositions, aucun de nos amendements n'a été retenu, que ce soit pour la loi de programmation, le volet recettes du budget 2013 ou la loi sur l'énergie", souligne le porte-parole du PCF. "La dernière réunion entre (le ministre du Budget Jérôme) Cahuzac et le groupe parlementaire date du 10 septembre. Depuis, il n'y a plus rien eu."

"Cette attitude de mépris n'est pas une bonne chose, notamment quand, dans le même temps, ils (le gouvernement) ne cessent de courber l'échine face au patronat", ajoute-t-il.

Un sentiment confirmé par le député communiste André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l'Assemblée, qui dénonce "une forme de rouleau-compresseur" gouvernemental.

"On est prêt à mettre la main dans le cambouis, on est prêt à travailler sur les textes de loi. Encore faut-il qu'il y ait une écoute de l'autre côté", souligne-t-il.

Les élus communistes en ont de toute évidence gros sur le coeur. Tout y passe, de l'absence d'une grande réforme fiscale "de gauche" promise par François Hollande pendant la campagne aux "concessions" faites selon eux au patronat en passant par le fait qu'aucun ministre important ou haut responsable socialiste n'ait daigné venir à la Fête de l'Humanité, début septembre.

Face aux plans sociaux, "il n'y a rien, à part les exercices de mannequinat d'Arnaud Montebourg" (le ministre du Redressement productif qui a posé en marinière "made in" France), déplore encore Olivier Dartigolles. "Il n'y a aucun acte fort."

INQUIÉTUDE

La fronde des élus communistes n'empêchera pas François Hollande et son Premier ministre de faire voter leurs projets de loi, l'Assemblée nationale ayant de toute façon le dernier mot.

Mais elle n'en préoccupe pas moins un gouvernement déjà fort malmené dans les sondages d'opinion et fragilisé par des faux-pas en série, dont l'opposition se délecte.

Le vote communiste contre la proposition de loi sur l'énergie au Sénat "n'est pas un événement anodin", a ainsi estimé le ministre chargé des relations avec le Parlement, Alain Vidalies. "Je pense que sur la loi de finances, on aura exactement le même problème."

Ce que l'on ne dément pas du côté du PCF, où l'on souligne que le vote du budget sera un "temps politique fort".

"S'ils veulent que les choses ne se passent pas ainsi, la balle est dans leur camp", avertit ainsi Olivier Dartigolles.

Il confirme que le PCF entend mettre en avant trois propositions: création d'une tranche de l'impôt sur le revenu (IR) à 50%, indexation sur l'inflation du barème de l'IR, annulation des concessions faites aux "pigeons" qui ont obtenu du gouvernement qu'il revienne sur son projet de durcissement de la taxation des plus-values de cession d'entreprise.

"Ce sont trois curseurs très importants pour véritablement apporter des réponses de gauche", souligne-t-il.

André Chassaigne lance pour sa part "très solennellement" un appel au gouvernement et à la majorité: "Que l'on tienne compte des propositions que l'on peut faire, qu'il y ait une forme d'écoute et je dirais une forme de respect."

Avec Gérard Bon et Emile Picy, édité par Patrick Vignal

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:21

 

Capture d'écran (Source : Public Sénat)

Politique - le 31 Octobre 2012

Eliane Assassi : "Je veux qu'on nous entende"

La présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) au Sénat a demandé mercredi au gouvernement d'entendre les communistes, qui "ne sont pas dans l'opposition, mais dans la majorité", et de discuter avec eux.


La sénatrice Eliane Assassi (Front de gauche) commentait, sur les ondes de France Inter, le rejet dans la nuit de la proposition de loi d'initiative PS sur les tarifs de l'énergie, par le vote d'une motion d'irrecevabilité communiste avec les voix UMP et centristes. "N'inversons pas la chose", s'est insurgée l'élue de Seine-Saint-Denis, comme on lui disait que les communistes avaient mêlé leurs votes à ceux de droite et au centre. "C'est plutôt la droite qui, de façon totalement opportuniste, s'est saisie de la motion d'irrecevabilité déposée par mon groupe, pour mettre en difficulté le gouvernement". "La droite comme l'extrême droite sont nos pires adversaires politiques", a ajouté la sénatrice, "ce sera toujours le cas".

 

"Je demande qu'on nous entende, que les élus communistes, qui ne sont pas dans l'opposition mais dans la majorité, soient entendus, qu'on en discute et peut-être qu'on n'arriverait pas à ce genre de situation", a-t-elle dit. "Le gouvernement doit nous respecter, nous entendre". "Mettons-nous autour d'une table, discutons, nous sommes des partenaires, nous devons être reconnus comme tels", a insisté Eliane Assassi. 

 

"Ma boussole, ce n'est pas les états d'âme du Premier ministre", a-t-elle objecté, comme on lui faisait observer qu'un second vote droite-PCF est intervenu mercredi en commission au Sénat sur la loi de programmation budgétaire, alors que le chef de gouvernement est en difficulté. "Ce ne peut pas être une posture de ne pas dire ou ne pas faire parce que M. Ayrault est dans une situation pas très confortable en ce moment", selon la sénatrice. "Il faut que nous soyons reçus et entendus", dit celle qui attend "une rencontre avec le Premier ministre qui entende ce que nous avons à proposer" pour qu'"on aille un peu plus vers des logiques de rupture avec les politiques d'austérité en oeuvre aujourd'hui".

 

La présidente du groupe CRC au Sénat a rappelé que l'adoption du traité européen avait été acquise "par le parti socialiste et par la droite".

  • À écouter : Elianne Assassi sur France Inter
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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:14

Réforme du système ferroviaire : communiqué de la CGT des cheminots

Ce mardi 30 octobre 2012, le Ministre des transports a présenté les grands contours de la réforme du système ferroviaire. Le Ministre a annoncé la création d’un gestionnaire d’infrastructure unifiée qui réunira la DCF, RFF, SNCF Infra dans le cadre d’une société publique nationale dont le statut juridique n’est pas tranché. Cette société sera rattachée au sein d’un pôle public ferroviaire unifié.

La Fédération CGT des Cheminots prend acte de cette décision qui met fin à 15 ans (création de RFF en 1997) de désorganisation du système ferroviaire, coûteux pour la Nation, engendrant de nombreux dysfonctionnements, pénalisant les usagers et les cheminots dans l’exercice de leurs métiers au quotidien.


Si la volonté du gouvernement par les annonces du Ministre des Transports semble vouloir privilégier le caractère public de la SNCF, il n’en demeure pas moins que tout n’est pas réglé, par exemple sur la question de la dette.

La Fédération CGT des Cheminots ne cesse de défendre le caractère intégré du système ferroviaire. C’est pour cela qu’elle a toujours combattu la création de RFF.

 

C’est dans cet état d’esprit qu’elle défend un projet alternatif « la voie du service public », basé sur un gestionnaire d’infrastructure unifié intégré dans la SNCF, s’appuyant sur la création d’établissements multi activité qui permettrait de mettre en œuvre des interfaces et synergies efficaces entre différents services afin de répondre de manière coordonnée aux besoins.

 

Son fonctionnement s’inscrit dans une proposition plus large par la création d’un pôle public de transport public. L’objectif serait d’assurer une complémentarité des modes de transport et des conditions sociales de haut niveau pour l’ensemble des salariés en lieu et place de la concurrence et de la rentabilité financière.

 

Par ailleurs, le Ministre, dans son intervention, reconnaît publiquement que les multiples restructurations du Fret ont occasionné son effondrement et une baisse de la qualité de service.

 

La Fédération CGT des Cheminots ne cesse de dénoncer cette politique de casse du transport de marchandises qui s’est traduite par un report massif du rail vers la route.

 

D’autre part, Frédéric CUVILLIER, confirme sa volonté d’ouvrir à la concurrence le transport de voyageurs en 2019, la CGT dénonce cette posture dogmatique qui a prouvé son inefficacité pour le fret ferroviaire comme pour l’ensemble des services d’intérêt général.

 

Le Ministre a aussi annoncé l’ouverture de discussions d’un cadre social pour l’ensemble des salariés du secteur ferroviaire qui passera par l’élaboration d’un décret socle qui traitera tous les aspects liés à la durée du travail des salariés du rail. Il considère que cela doit passer par le maintien du statut et que les cheminots ont raison de le défendre. Il peut compter sur la CGT pour ne rien lâcher sur cette question comme sur celle de la réglementation du travail.

 

Les Etats Généraux du service public ferroviaire initiés par la Fédération CGT des Cheminots sur l’ensemble du territoire, dynamisés par de nombreux débats publics rassemblant les usagers, les élus politiques, les cheminots, démontrent la nécessité d’élargir le débat de l’avenir de la SNCF comme entreprise publique.

 

On peut affirmer que les actions de ces derniers mois et notamment la grève nationale unitaire tous services du 25 octobre dernier ont pesé sur les choix du gouvernement.

 

La CGT appelle donc les cheminots à amplifier leur mobilisation dans un cadre unitaire le plus large possible pour gagner un service public de qualité.

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 10:57

 

Sénat / Texte énergie : « Quand on est de gauche....parlons-en »

 

 

 

 

Guillaume Bachelay, parmi d'autres, adresse ce matin quelques leçons de « gauchitude ». Exercice hasardeux étant donné que...

 

quand on est de gauche, on ne s'attaque pas à la péréquation tarifaire de l'énergie (même tarif quel que soit son lieu d’habitation) qui garantit de traitement égalitaire entre les Français.

 

Quand on est de gauche, on ne propose pas une loi élaborée sans aucune concertation avec les différents acteurs que sont les usagers et leurs associations, les élus, les organisations syndicales.

 

Quand on est de gauche, on s'attaque aux hausses incessantes du prix du gaz qui provoquent un niveau de précarité énergétique jamais atteint.

 

Quand on est de gauche, on ne court pas après le patronat en abandonnant l'engagement de campagne du candidat Hollande concernant une grande réforme fiscale.

 

Quand on est de gauche, on propose en urgence un projet de loi pour protéger les salariés licenciés ou menacés de l'être.

 

Quand on est de gauche, après 10 années de droite, on commence par s'occuper des salaires, du pouvoir d'achat, des services publics.

 

Enfin, à l'argument qui vise à sous-entendre que les sénateurs Front de gauche ont voté main dans la main avec la droite, je ne résiste pas au fait de répondre que ce sont bien les parlementaires socialistes qui ont voté avec l'UMP le traité budgétaire européen qui promet l'austérité au peuple.


Donc,

 

quand on est de gauche, on refuse le traité Sarkozy-Merkel et on combat L'austérité et toutes les vieilles recettes patronales de compétitivité basées sur l'écrasement du « coût du travail ».

 

Que Guillaume Bachelay soit rassuré : nous appuyons tout ce qui va et ira dans le sens du changement voulu par les Français. Et, comme l'observait Pierre Laurent dans son courrier à Harlem Désir , « l'ostracisme à l'égard de nos propositions n'est pas une bonne méthode, il est même un des problèmes de la situation actuelle », comme nous venons de le constater au Sénat.

 

Le PCF et les parlementaires du Front de gauche exigent que leur parole soit écoutée, entendue et respectée.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 02:35
Bruno Fornaciari Avec comme slogan de campagne : "le changement c'est maintenant" le PS majoritaire seul, en effet, fait passer plus de contre-réformes que Sarkozy ne l'avait fait lui-même et que la droite ne l'avait espérée. L'heure de la révolte a sonné. Et si le Front de gauche était aux affaires... le changement serait pour tout de suite. Mobilisons.
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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 02:02

par Jean-Paul Legrand

www.creil-avenir.com

 

François Hollande, pour lui aussi "c'est très dur !"

 

"Exercer le pouvoir, aujourd'hui, c'est très dur. Il n'y a plus aucune indulgence, aucun respect. Mais je le savais". Ainsi s'exprime le président de la République qui assume sa politique et qui dit qu'il a voulu le pouvoir "pas simplement pour des raisons personnelles, le destin d'une vie. Mais parce que je pense que pour la France, c'est mieux que ce soit la gauche qui fasse cette mutation, qu'elle le fasse par la négociation".

 

Car François Hollande en est convaincu, la gestion de la crise passe par la négociation. Il pense que la droite n'avait pas la bonne méthode, mais que la gauche possède le savoir-faire qui permettra au peuple d'accepter les sacrifices. Car les sacrifices vont être nombreux, conséquences inéluctables de la décision d'avoir adopté le traité budgétaire européen.

 

Il pense très certainement en son for intérieur que cette méthode de la négociation permettra sans doute de diminuer les affrontements de classe et surtout qu'elle évitera que le capitalisme soit remis en question par la majorité du peuple, car pour la plus grande partie  de nos politiciens il n' y a aucune perspective en dehors du capitalisme. En un sens il a raison, le dialogue permet toujours de gagner du temps, mais le dialogue permet aussi aux consciences de mûrir surtout si ce dialogue met en exergue les contradictions du système et qu'il est alimenté par les actions revendicatives et les propositions alternatives des travailleurs plus ou moins organisés,  tout comme des secteurs économiques émergents animés par  la nouvelle et nombreuse génération de diplômés victime d'un chômage massif prête à entreprendre mais qui se voit refuser les aides nécessaires  par les banques. Ensemble, des secteurs entiers de populations très divers peuvent ainsi se retrouver dans des actions multiformes dans la rue comme sur le net.

 

D'ailleurs les tentatives de contrôle de l'internet par les puissants, leur volonté d'en limiter la gratuité et de lui imposer des règles de plus en plus marchandes ne relèvent pas seulement de raisons liées à la profitabilité qu'ils peuvent en tirer mais aussi et surtout au contrôle idéologique sur les  réseaux sociaux qui pourraient devenir des plates-formes d'organisation contestataire des pouvoirs en place, engageant ainsi des formes de lutte de classe totalement inédites. 

 

F. Hollande parle de dialogue. Encore faut-il examiner les conditions de ce dialogue, si il s'agit seulement de négociations entre quelques dirigeants syndicaux socialistes ou socialisants avec les ministres du gouvernement, l'affaire est réglée, tout le monde l'aura compris. Par contre si il s'agit de développer une méthode de concertation publique réelle avec la possibilité de donner des moyens aux salariés et aux populations de participer à celle-ci, cela peut devenir intéressant. Or pour l'instant il n' y a rien de bien sérieux de ce côté là, rien de nouveau à l'horizon.

 

François Hollande ne l'a jamais caché, il n'est pas là pour changer le système, il est là pour tenter de le réguler et de faire accepter à ceux qui créent de la plus-value d'en créer davantage ou au moins d'en créer tout autant mais en acceptant de ne pas  contester sa propriété aux capitalistes, voire même de rogner sur la part du salaire, de la prestation sociale, de la pension et dans le même mouvement de poursuivre la marchandisation de la société afin que tout ce qui pourrait être socialisé voire gratuit ne le soit pas, ou ne le soit plus ! 

 

Or nous l'avons maintes fois écrit ici : c'est une mission quasiment impossible. Car même si François Hollande parvenait à retarder l'affrontement généralisé qui se prépare, le système est voué à une transformation qui pourrrait lui être fatale et qui le conduira d'une manière ou d'une autre à changer de nature : soit un régime ultra-autoritaire sous la houlette de néo-fascistes satisfaisant dans un premier temps la classe capitaliste sur ses exigences de rentabilité par une surexploitation du salariat puis dans un deuxième temps prenant les manettes d'un  système dictatorial  de contrôle des personnes et de leurs libertés, soit la création par des actions démocratiques d'une société promouvant les projets de constructions d'alternatives économiques et politiques privilégiant la coopération et les échanges mutuellement avantageux, une avancée de tous les droits humains par la création d'un système de sécurité sociale non marchand fondé sur la solidarité collective et un état de droit non plus formel pour les exploités actuels mais devenant réel.

 

Hollande est adepte de la pensée économique dominante, et jusqu'à preuve du contraire il n'a promu ni suscité aucun projet d'envergure d'alternative économique coopérative et socialiste qui remettrait  en cause la domination des multinationales sur des secteurs vitaux comme l'énergie, le logement  ou les transports. La moindre initiative dans ce sens, il le sait, pourrait devenir un tel encouragement à la transformation qu'elle en deviendrait dangereuse voire irresponsable pour les milieux dirigeants. Non, ile ne faut pas trop "rêver", François Hollande reste un gestionnaire du capitalisme et en ce sens on comprend pourquoi la tâche "est dure".

 

Quand cela devient "très dur" pour l'immense majorité du peuple tout simplement parce qu'il n'est pas assuré d'avoir de quoi travailler, manger, se loger, se soigner avec l'angoisse pour l'avenir des enfants, mais que cela devient aussi "très dur " pour les dirigeants au sens où ils ne savent plus trop comment maintenir le système d'exploitation en place, c'est que l'on  arrive dans une phase de crise aiguë qui demande des solutions radicalement inédites.

 

La grandeur de Hollande serait qu'il ose emprunter des chemins novateurs en encourageant le peuple et les salariés à s'y engager. Ce n'est pas semble-t-il , et  loin de là, sa volonté.

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 01:56

Tribunes - le 30 Octobre 2012

Un certain langage des médias ne fonctionne-t-il pas comme un outil de domination ?

Chaque époque a sa tendance tyrannique à enrôler le langage

Par patrick Brody, syndicaliste cgt.

 

La domination idéologique commence par le langage. Partout dans les médias, dans notre quotidien, s’impose à nous – les salariés qui vivons de notre travail et produisons les richesses – une novlangue, comme le dit Orwell, qui a pour seul objectif de nous faire accepter ce qui est décidé par les puissants, les importants et leurs nombreux relais. Chaque époque a sa tendance tyrannique à réduire le langage, à le canaliser, à l’enrôler.

 

Il y a quelques années maintenant, nous subissions la déferlante d’un charabia pseudo-marxiste par des gens qui ne l’étaient pas, consistant à nous faire avaler des couleuvres et prendre des vessies pour des lanternes et donc, à confondre en l’occurrence domination bureaucratique et socialisme. Aujourd’hui, la novlangue pratiquée a au final un seul but, celui de nous faire abdiquer, de nous soumettre à un ordre économico-social que nul ne peut changer puisqu’il est immuable. Combien d’articles dans les quotidiens, les principaux hebdomadaires, les émissions de radio, les plateaux de télévision où l’on nous impose le coût du travail, les charges sociales, l’équité, la classe moyenne sans dire qui elle est, « le ni droite-ni gauche », la réforme détournée de son sens initial, etc.

 

Cette entreprise idéologique de grande ampleur, disons-le clairement, a pour mission de soumettre les salariés aux politiques, aux intérêts d’une petite minorité, au détriment du plus grand nombre. Il s’agit donc de déconstruire, de décrypter ce discours, et de dire ce qu’il en est vraiment. Le coût du travail, qu’on associe aussitôt avec la baisse dudit coût pour renforcer la compétitivité, a pour conséquence d’opposer les salariés entre eux, de les culpabiliser (ils deviennent des coûts), et donc de leur faire accepter leurs conditions d’existence. Or le travail n’est pas un coût. Rappelons que ce sont les salariés qui vendent leur force de travail et que cette force a un prix. Il faut donc parler du prix du travail pour que le rapport de forces entre patrons et salariés soit le moins inégal possible. En effet, si on parle de prix, on peut collectivement, avec ses syndicats, faire valoir la reconnaissance de son savoir-faire, de ses compétences appliqués dans le cadre d’un contrat de travail. Il en va de même pour les thuriféraires du Medef et des éditorialistes en ce qui concerne les charges sociales. Ce mot charge signifie : « ce qui pèse, ce qui coûte (eh oui, encore !) ce qui cause une gêne ». À charges sociales nous opposons cotisations sociales.

 

C’est en effet ce que font tous les salariés lorsqu’ils versent une somme en même temps que d’autres afin de financer une dépense commune qui va leur procurer des garanties. Cela implique, et c’est un grand progrès, que nous cotisions tous pour celui qui est en difficulté et le sera plus ou moins un jour face à la maladie, au chômage, à la retraite, etc. Les cotisations salariales et patronales sont destinées à rendre possibles ces droits par un partage redistributeur. Les droits sociaux ne tombent pas du ciel, ils sont le résultat de nombreuses luttes de nos aînés. Malheur aux travailleurs et aux chômeurs des pays où il n’y a pas de système solidaire grâce aux cotisations sociales. Dans le même ordre d’idées, les défenseurs de l’ordre établi ont bien sûr décidé que la lutte des classes était abolie puisqu’ils l’ont décrété. Cependant, de temps à autre, un Warren Buffett vend la mèche : « Il y a une guerre de classes entre les riches et les pauvres et il faut bien dire que nous sommes en train de la gagner. » Pourtant les « bien-pensants » découvrent que, dans la société, il y a des couches, voire une classe « moyenne ». Elle est « moyenne » à partir de quel niveau, de quel revenu ? Un jour ce sont les cadres moyens, un jour les gens qui habitent dans les zones pavillonnaires, encore un autre les smicards ou bien encore ceux qui travaillent en opposition à ceux qui sont au chômage. Tous moyens ! Ce concept de moyen évite à la classe dirigeante de penser la société en termes de classes sociales, la lutte des classes est toujours passée sous silence dans le discours dominant, car la réalité est celle-ci : même s’il y a des différences et quelquefois importantes dans le salariat, 90 % des salariés de ce pays essayent de vivre en vendant leur force de travail. C’est bien souvent leur seule richesse.

 

Les intérêts du salariat, et c’est une évidence, ne sont pas les mêmes que ceux de la petite minorité qui détient à peu près tous les leviers et qui accumule sans cesse un peu plus les richesses. Pourtant comme le disait Karl Marx : « La critique de la politique engagera une critique de l’économie politique trop peu soucieuse de pénétrer le “secret” de l’exploitation capitaliste et partant de la situation concrète qui est occultée par l’aliénation politique. » Il faut donc dépolitiser l’économie en reléguant le social à des marges facultatives. Cependant, pourquoi renoncerions-nous à envisager un modèle social, qui aurait pour objectif que « le libre développement de chacun soit la condition du libre développement de tous » ? De la même manière, comment ont-ils pu dans le pays de la Révolution française s’attaquer à l’égalité pour lui préférer l’équité. Il fallait sans doute, pour annihiler toute velléité de remise en cause de l’ordre existant, s’attaquer à l’un des piliers qui fonda notre République : l’égalité. Certains parlent même pour la dénigrer de « passion égalitaire ». Ils lui préfèrent certainement l’inégalité d’ordre naturel de l’Ancien Régime. Là encore, vouloir remplacer l’équité par l’égalité n’est évidemment pas neutre.

 

En matière sociale, une répartition équitable ne correspond pas à l’égalité. C’est juste une mesure qui permet de rendre acceptable une forme d’inégalité. L’équité, si elle est un état d’esprit, il est très difficile de définir ce qui est équitable. C’est pourquoi l’égalité doit rester notre drapeau. Continuons à nous battre pour l’égalité entre les sexes, entre les genres, pour l’égalité sociale. Enfin l’égalité ne signifie en rien que nous sommes identiques mais c’est la recherche incessante du mieux vivre ensemble, du bien commun dans le respect des différences. Pour parvenir à plus d’égalité qui est notre horizon, que de réformes avons-nous contribué à promouvoir, en définitive nous avons fait progresser l’humanité, le genre humain. Ils en détournent le sens ! Dans le dictionnaire le Robert, la définition du mot réforme est la suivante : « changement dans le but d’apporter des améliorations ». Toutes les réformes ou presque sur le plan social adoptées ces dernières années ont eu le but exactement inverse.

 

C’est un véritable hold-up ! Parler de réformes fait aujourd’hui peur aux salariés, car ils savent que s’ils n’arrivent pas à s’y opposer, cela entraînera une régression sociale. Ce détournement de sens est grand de signification. Nous pourrions continuer à l’envi sur l’emprise idéologique par le langage que nous subissons dans notre vie sociale de travailleur, de citoyen. Les partenaires sociaux… qui ne le sont pas ; ce n’est pas « ni de droite-ni de gauche » lorsque l’on veut imposer un projet d’orientation de droite, etc. Sans parler du langage managérial dans les entreprises, où le grotesque atteint des sommets, où l’ouvrier devient un opérateur, un technicien de surface, un agent de maintenance, où nous nous habituons aux plans sociaux qui signifient licenciements… « Ah la la comme on nous parle », nous chantait Alain Souchon. Il est temps de refuser leur rengaine et de parler notre langue, celle que nous vivons au quotidien. Sachons, nous aussi, leur imposer notre langage, c’est aussi notre combat.

 

patrick Brody

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 18:13

 

Politique - le 31 Octobre 2012

Les sénateurs communistes rejettent en commission la loi de programmation budgétaire

La commission des Finances du Sénat a rejeté mercredi le projet de loi de programmation budgétaire pour les cinq prochaines années. Les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC) ont voté contre un texte qui "s'inscrit dans la perspective du pacte budgétaire européen" auquel ils sont opposés.


Le 23 octobre dernier, lors du vote de la loi de Finances publiques à l'Assemblée nationale, les députés du Front de gauche avaient voté contre. Ce budget n’est pas « un budget de rupture » à même « de répondre aux attentes du pays » avait déclaré André Chassaigne, député PCF pour expliquer le vote, selon lui « les avancées, réelles, étaient bien trop timides »,

 

>>> Lire : Les explications d'André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l'Assemblée


Ce matin, les sénateurs du groupe CRC ont voté contre le projet de loi de programmation budgétaire 2012-2017, texte qui fixe notamment les objectifs du gouvernement sur la durée de la législature, en particulier un déficit limité à 3% du Produit intérieur brut en 2013 (après 4,5% cette année), et à 0,3% en 2017. Les sénateurs communistes ont indiqué que leur vote contre est motivé par le fait que ce texte "s'inscrit dans la perspective du pacte budgétaire européen" auquel ils sont opposés. "Ce n'est pas le projet de budget mais une loi de programmation", font-ils valoir.

 

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A force de mener une politique de réformes inspirée par le dogme de la dette et de la compétitivité, le gouvernement et le Parti Socialiste risquent de se retrouver en opposition avec les espoirs et les aspirations de leurs électeurs, que seules les parlementaires du front de gauche, avec des propositions législatives capables d'imposer la rupture avec les choix libéraux, les représenteront désormais, bien à gauche.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 14:37

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BRUNO FORNACIARI

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