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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 08:03

  - le 14 Octobre 2012

Blanchiment: l'affaire Florence Lamblin décryptée

Dix-sept personnes ont été mises en examen dans cette affaire, dont l'élue parisienne EELV et neuf autres «notables» qui profitaient de ce système d'évasion fiscale couplé à un mécanisme de blanchiment d'argent de la drogue pour échapper au fisc.


Voilà une affaire qui pourrait inspirer des scénaristes de série télé en mal d’inspiration. Les héros? Les policiers de l’Office central de répression de la grande délinquance financière. Co-saisis, avec la brigade des stupéfiants, d’un vaste système de blanchiment d’argent de la drogue, ils ont mis en examen, depuis mercredi, pas moins de dix-sept personnes, dont une dizaine, qualifiés de « notables » par les enquêteurs, auraient profité de ce réseau franco-suisse pour contourner le fisc. Avec, au sein de ces « cols blancs », une élue écologiste du XIIIe arrondissement de Paris, Florence Lamblin.

 

Baptisé opération « Virus », ce coup de filet mené par quelque 115 policiers aurait permis de mettre au jour 1,5 million d’euros en liquide (sur les 40 soupçonnés d’avoir été blanchis lors des cinq derniers mois), dans les coffres des mis en examen. Sept personnes, plus directement liées aux trafics, ont été incarcérées. Les autres, les « notables » - parmi lesquels un avocat, un dentiste, un entrepreneur corse ou un marchand d‘art - ont été placés sous contrôle judiciaire, moyennant de substantielles cautions.

  • Le principe du blanchiment

"Les banques ont ce qu'elles appellent des "commis-voyageurs" qui passent la frontière avec une mallette contenant les fonds de leurs clients. C'est de la fraude fiscale", a expliqué à l'AFP une source judiciaire suisse.

Mais ce système peut également être utilisé pour blanchir de l'argent: "Quand un client demande des fonds à sa banque à Genève, ce n'est pas son argent qu'on lui apporte, mais celui de la drogue et il ne le sait pas. Son compte est ensuite débité puis l'argent passe par des comptes intermédiaires et se retrouve à Londres, d'où il est reventilé" au profit des traficants de drogue , détaille cette même source.

  • Trois frères à la tête du réseau

Les trois frères Elmaleh ont été mis en examen et écroués, l'un à Paris, les deux autres en Suisse. Ces "véritables professionnels de l'ingénierie financière" auraient amassé de très "importantes commissions", selon le parquet de Paris, grâce à la mise en place depuis plusieurs années d'un système parfaitement rodé.

Les deux frères en Suisse auraient été chargés de la partie financière des opérations tandis que leur frère basé en région parisienne serait vraisemblablement le collecteur central des sommes générées par le trafic.

Ce dernier, sans profession déclarée, avait une double tâche: la collecte de l'argent de la drogue mais aussi le versement d'importantes sommes en espèces à des Parisiens, évadés fiscaux ou auteurs d'abus de biens sociaux, désireux de rapatrier en France, discrètement et en liquide, des sommes détenues sur des comptes suisses.

  • Florence Lamblin, les "notables" et l'évasion fiscale

A l'autre bout de la chaîne du trafic se trouvent donc des "délinquants en col blanc", selon l'expression du parquet, dont plusieurs figurent parmi les 17 personnes mises en examen pour blanchiment à Paris. Mais "il est certain qu'il reste d'autres personnes, avec ce profil, à interpeller", a indiqué une source policière, sans estimer leur nombre.

Parmi ces "notables", Florence Lamblin, adjointe EELV, nie avoir eu connaissance de ce réseau, même si elle reconnaît avoir voulu rapatrier 350.000 euros placés en Suisse depuis 1920 à la suite d’un héritage familial. Une simple fraude à l'ISF, plaide son avocat, Me Jérôme Boursican.

  • Le jeu politique

« Même si ce n'était que ça, c'est quand même sérieux », a réagi hier Bertrand Delanoë. « Je souhaite que cette personne puisse se défendre, mais je suis tout à fait satisfait qu'elle ait quitté ses fonctions de maire-adjoint » du 13e.

 

Pas avare d’amalgames, la droite parisienne, de son côté, en a profité pour tirer à boulets rouges sur « le discours de permissivité du PS et des Verts vis-à-vis de la drogue », qui aurait permis un tel système. Ce qui a conduit ce week-end le Verts parisien Yves Contassot à fustiger une « tentative d'instrumentalisation politique »:

 

Florence Lamblin est « la seule » dans ce dossier « dont le nom est jeté en pâture (...) Ce n'est pas totalement le fruit du hasard ».

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 05:59

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 05:49

Assemblée Nationale. Boycott des Députés Front de Gauche

Les Députés du Front de Gauche boycotteront lundi une séance de l'Assemblée sur « la prise en compte des orientations budgétaires européennes par le projet de loi de finances », refusant que le Parlement soit « la chambre d'enregistrement des directives européennes ».

 

« Après les cours magistraux, les travaux pratiques ! Sitôt le Traité budgétaire européen et son corollaire, la règle d'or, approuvés par l'Assemblée Nationale, les Député-e-s sont conviés à accueillir les technocrates de la Commission européenne flanqués de quelques présidents de commissions, tous diligentés pour passer à la loupe le prochain budget de la France », s'indignent ces Députés dans un communiqué publié hier.

 

« Encore faut-il préciser que de débat il n'y aura point, puisque chaque Député disposera de deux minutes pour poser une question aux "personnalités conviées" de Bruxelles », ajoutent-ils.

 

« Cette parodie de dialogue en dit long sur le respect de la souveraineté budgétaire dont les membres du Gouvernement, Premier Ministre en tête, ont répété en boucle qu'elle n'était en rien écornée par le Traité Sarkozy-Merkel désormais ratifié par la France », poursuit le communiqué.

 

Les Députés du Front de Gauche « n'acceptent pas que le Parlement soit ainsi relégué au rang de chambre d'enregistrement de directives européennes aussi néfastes pour les peuples que dangereuses pour les économies des pays de la zone euro ».

« Poursuivant leur action pour une autre construction européenne, ils ne participeront pas à la farce qui leur est proposée et boycotteront ce faux débat lundi », conclut le texte.

 

Cette séance de l'Assemblée aura lieu en présence de la Vice-Présidente de la Commission européenne, Viviane Reding, de présidents de commissions du Parlement européen.

 

Section Thouarsaise du PCF

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 05:40

le 14 Octobre 2012

Fleur Pellerin prend la défense des Pigeons contre le PCF

En première ligne pour donner des gages aux Pigeons et au Medef, la ministre déléguée aux PME répond au PCF qui lui avait conseiller "un stage d'immersion dans les PME, où les salariés sont en lutte aujourd'hui, pour y découvrir certaines réalités."


"Dans les PME, je ne crois pas à la lutte des classes", indique la ministre de Bercy au Parisien ce dimanche. "Tous les patrons de PME que je rencontre sont en osmose avec leurs salariés", observe Fleur Pellerin, qui veut distinguer les chefs des petites entreprises et un patron du CAC 40 "qui après un an de mauvais services part avec des millions d'euros".


Cette déclaration intervient alors que le gouvernement a reculé face à la fronde des "Pigeons", créateurs d'entreprises ou de start-up téléguidés par l'UMP et le Medef, idéologiquement contre l'alignement de la fiscalité des revenus du capital sur celle du travail.

Ceux-ci ont obtenu l'abandon de la hausse de l'imposition sur les plus-values de revente d'entreprise.

 

Après la capitulation gouvernementale, le PCF, par la plume de son porte-parole d'Olivier Dartigolles, avait réagi vivement:

 

"Alors que le patronat, déguisé en "pigeons" comme la semaine dernière ou à visage découvert dans les négociations en cours sur la compétitivité, mène sans frilosité aucune le combat de classe, nous conseillons à la ministre un stage d'immersion dans les PME où les salariés sont en lutte aujourd'hui pour y découvrir certaines réalités."

 

S'enrichir beaucoup


Fleur Pellerin, qui a dû gérer la reculade gouvernementale, continue donc d'en faire le service après-vente et répond au PCF: "Il est normal que des gens puissent s'enrichir beaucoup s'ils ont pris le risque de créer une entreprise, s'ils ont eu une super bonne idée, s'ils ont su la faire fructifier et s'ils ont créé des emplois. En France, il y a toujours eu un petit problème avec l'argent, qui est peut-être lié à la culture judéo-chrétienne. Il y a sans doute aussi un problème avec la réussite."

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 20:30

Conseil national du PCF du samedi 13 octobre 2012, introduction de Pierre Laurent

 

"Chers camarades,

 

Le Conseil national réuni le 13 septembre dernier a convoqué notre congrès pour les 7, 8, 9 et 10 février 2013. Depuis cette date, le processus s'est engagé. Les quatre commissions que nous avons élues sur le projet de base commune, sur les candidatures, sur les statuts et la commission de transparence de nos débats sont au travail. Le site internet du congrès qui accueillera textes, contributions, mises en débat est, sous la responsabilité de la commission transparence, ouvert.

 

Notre Conseil national de ce week-end va franchir une nouvelle étape essentielle : nous ferons le point du travail des commissions et adopterons demain le projet de base commune que nous soumettrons au débat et à l'enrichissement des communistes.

 

Avant de passer la parole à Pierre Dharréville qui anime la commission chargée d'élaborer cette base commune, je veux, dans cette brève introduction, rappeler la portée de ce que nous entreprenons avec ce congrès et vous faire quelques propositions susceptibles de dynamiser sa préparation.

 

L'allocution que j'ai prononcée à la Fête de l'Humanité, le rapport de Patrice Bessac et la discussion du Conseil national du 13 septembre nous ont déjà permis de souligner notre ambition. Elle est élevée. Je crois que cela n'est pas passé inaperçu.

 

Et c'est un signe. Il y a beaucoup d'attentes.

 

Cette ambition n'est pas une tocade. Elle correspond à ce que nous estimons nécessaire dans la période, mais aussi à ce que nous pensons possible de réaliser.

 

Nous partons de plusieurs constats essentiels : une crise historique qui met à l'ordre du jour des transformations de société de très grande ampleur ; des forces humaines et matérielles intéressées à ces transformations sont en plein développement mais elles sont elles-mêmes entravées par la crise (du capitalisme) ; le changemment de pouvoir après 10 ans de domination de la droite est marqué par de fortes exigences populaires mais aussi par l'incapacité du pouvoir socialiste à les satisfaire ; enfin, l'attractivité nouvelle, après deux décennies très difficiles, des idées communistes de dépassement des logiques capitalistes est marquée par le renouveau entrepris du Parti communiste et les premiers succès de la dynamique du Front de gauche enclenchée au lendemain de notre congrès de 2008.

 

Ainsi, nous avons conscience, comme le soulignait Patrice Bessac, d'être à la fois devant de grandes urgences et des questions de longue portée. Conscience également que l'issue à la crise se joue dans une bataille, une lutte de classes farouche, et que les dangers de la situation sont grands.

 

Précisément pour cette raison, notre intuition ? est que l'urgence est à pousser en tous domaines l'audace de nos initiatives politiques : la clarification de notre projet et sa mise en débat à grande échelle dans le pays ; la mise en mouvement politique et populaire de la société, et pour cela, la conception d'une nouvelle étape du Front de gauche pour pousser sa dimension de front populaire ; l'amplification des dimensions européennes et internationales de notre combat ; le renouveau poussé plus loin encore de notre Parti.

 

De la qualité de nos intitiatives politiques ( et nos analyses) va beaucoup dépendre. Car, à la fois, existe la possibilité d'une unité populaire large pour des objectifs de transformation sociale et persistent, malgré la victoire du printemps dernier (succès électoral)  sur la droite, des verrouillages de la situation politique qui empêchent (la conscience)  la percée de ces forces de changements. Notre congrès doit donc être un congrès (d'analyses pertinentes) d'offensive politique pour faire progressivement sauter ces verrous qui peuvent donner prise, si nous ne parvenons pas à lever les obstacles, à de fortes poussées de désarroi et à des replis politiques, voire de fortes poussées de l'ultra-droite. C'est le sens de l'ambition que nous voulons donner à ce congrès et qui, seule (?), peut conjurer les risques.

 

L'évolution de la situation depuis l'entrée en fonction du pouvoir socialiste était prévisible. Mais la vitesse à laquelle se concrétisent les contradictions confirme ce besoin d'initiative politique, dans l'urgence et dans la durée.

 

Je veux souligner quelques traits de cette évolution. D'abord, la violence persistante de la crise avec une montée rapide du chômage, et des difficultés de vie, de pouvoir d'achat, de logement, de santé pour des millions de personnes. Sans parler de la dégradation spectaculaire qui se poursuit en Grèce, en Espagne, au Portugal et dans toute l'Europe. Je ne développe pas mais c'est le fond de toute la situation, de ce qui travaille les consciences. Ensuite, la mobilisation immédiate de la droite et du patronat pour contre-attaquer sans attendre depuis la défaite de la droite.

 

Sous l'impulsion du grand patronat et de toutes les forces de droite, la pression politique sur le président de la République, sur le gouvernement, sur la gauche, sur les salariés et sur le peuple de France, s'exacerbe jusqu'au paroxysme. Les forces du capital n'ont pas accepté les choix de changement de cap que les Français ont effectués au printemps dernier.

 

En liaison avec les orientations et les forces libérales européennes, le patronat et la droite font feu de tout bois pour effacer le verdict démocratique issu des urnes, avec l'objectif de revenir à la politique menée depuis une décennie et particulièrement à celle de Nicolas Sarkozy. Ils entendent même pousser les feux plus loin encore, pour transformer la victoire de la gauche en déroute, en faisant adopter sur le plan économique les solutions capitalistes les plus libérales, sur le plan politique les reculs de la démocratie, sur le plan sociétal un retour aux valeurs les plus réactionnaires.

 

La ratification du Traité Sarkozy-Merkel était un premier objectif mais elle est d'ores et déjà suivie d'un triple but : une pression maximum sur les choix budgétaires du gouvernement pour obtenir la cure d'austérité la plus forte possible ; l'offensive pour faire décider dès l'automne des "chocs de compétitivité", autrement dit une énorme ponction de 30 à 40 milliards d'euros sur les salaires et la protection sociale au profit des dividendes et des revenus financiers ; et enfin, dans le cadre des négociations paritaires, le plaidoyer pour un "compromis historique" voulu par les dirigeants du Médef visant à légaliser la flexibilisation maximum du travail.

 

Cette pression s'exerce dans tous les domaines comme on le voit concernant le droit de vote des étrangers, ou avec le climat anti-musulmans (en fait, anti-milieux populaires des banlieues), ou encore avec les déclarations ouvertement homophobes de maires UMP contre le mariage des homosexuels.

 

Face à cette pression revancharde de la droite et du patronat, qui commanderait d'en appeler à la mobilisation populaire pour défendre le changement, l'Exécutif et le Parti socialiste – et c'est l'autre caractéristique de la situation – semblent entrer en dépression, multipliant les dérobades, les reculs, les concessions comme on l'a vu avec les "pigeons" ou face aux plans de licenciements, quand ils ne précèdent pas les instructions patronales ou de la droite, comme on le voit avec Manuel Valls, ou encore l'adoption du traité sans la renégocation promise.

 

Il n'a donc pas fallu trois mois pour que soient mises à nu toutes les contradictions du pouvoir socialiste : prétendre réorienter l'Europe et ratifier le traité qui tourne le dos à cette réorientation ; déclarer les plans de licenciements "inacceptables" et les laisser s'appliquer un à un ; réintroduire quelques mesures de justice fiscale et annihiler la portée de ces mesures par l'amplification de l'austérité ; dire sa confiance aux collectivités locales d'une main et les asphyxier budgétairement de l'autre.

 

Dans ces conditions, notre devoir est de prendre plus que jamais l'initiative pour rassembler et mobiliser les forces du changement, mettre en échec les prétentions de la droite et obtenir des changements de cap des orientations du pouvoir et du PS. Les salariés en lutte qui se sentent déjà lâchés, toutes celles et tous ceux qui, à gauche, sont dans le désarroi face à cette situation cherchent, comment agir, doivent pouvoir compter sur nous, sur le Front de gauche, sur nos parlementaires et nos élus, sur tous les fronts d'action et de rassemblement que nous pouvons contribuer à créer.

 

De ce point de vue, ce que nous venons de réaliser en quelques semaines depuis la Fête de l'Humanité, si peu de temps après la rentré politique, est remarquable et inédit.

 

La Fête de l'Humanité, la manifestation du 30 septembre, les centaines d'initiatives tenues sur le Traité européen ou aux côtés des salariés en lutte indiquent le chemin à suivre et l'existence de forces disponibles pour réagir.

 

Les manifestations du 9 octobre de la CGT et l'appel des 120 économistes contre le traité sont d'autres signes encourageants.

 

Notre bataille sur le Traité européen, si elle n'a pas pu empêcher la ratification parlementaire, a fait bouger les lignes, en sortant cet enjeu de l'ombre où le PS voulait le maintenir. Il est à noter que contrairement à ce qu'il a prétendu, il n'a pas obtenu de majorité de gauche. Sur l'ensemble des deux assemblées, 99 parlementaires de gauche n'ont pas ratifié le traité, soit en votant contre pour 77 d'entre eux, soit en s'abstenant, soit en ne prenant pas par au vote.

 

Notre bataille a également permis de mettre en lumière la fragilité de l'argumentaire socialiste. Bernard Cazeneuve déclarant par exemple au Sénat : « Nous n'aurions pas écrit ce traité, nous ne l'aurions pas signé, aujourd'hui, s'il faut le ratifier, nous devons le lire autrement ». Eh bien, continuons à les prendre au mot de leurs contradictions : si l'heure est à la réorientation de l'Europe, qu'ils le prouvent.

 

Poursuivre partout les batailles pour une autre Europe. Deux des prochaines étapes sont la réunion des parlementaires et élu-e-s européens organisée par le PGE le 27 octobre à Paris ici même, et la tenue du forum Florence+10 les 9, 10 et 11 novembre en Italie. Après le refus de la Commission européenne d'enregistrer sa proposition d'Initiative citoyenne européenne, le Parti de la gauche européenne devrait décider la reprise de l'initiative sous une autre forme dans quelques jours.

 

Je propose que, dans le même esprit, nous amplifions les initiatives du CN pour transformer les multiples luttes dans le pays contre les licenciements en un grand mouvement d'action pour l'adoption des lois anti-chômage : notre proposition d'interdiction des licenciements boursiers, la création d'un système de sécurisation de l'emploi et de la formation et la création de droits et pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs syndicats dans les entreprises.

 

 

Des mobilisations visibles doivent également s'organiser en lien avec les débats budgétaires qui s'annoncent au Parlement sur le projet de loi de finances et la Sécurité sociale, ainsi que des mobilisations en lien avec les enjeux d'investissement et services publics dans les collectivités locales. La bataille engagée en Ile-de-France sur les transports en est un exemple.

 

Enfin, je pense qu'une mobilisation d'ampleur nationale doit être reprise pour le droit de vote des étrangers qui, sinon, sera une nouvelle fois enterrée.

 

Initiative politique sans attendre donc, et initiatives politique de large portée. J'en reviens à notre congrès. Pierre Dharréville vous présentera dans quelques minutes le sens de la proposition de base commune travaillée par la commission. Nous allons améliorer encore ce texte et l'adopter demain après ce travail. Nous devrions, je le crois, aborder ce travail et celui qui suivra dans les semaines à venir avec tous les communistes, dans un esprit de large rassemblement.

 

Après l'adoption de projet par le Conseil national, nos statuts prévoient la possibilité dans les cinq semaines suivantes le dépôt de textes alternatifs. Ce délai expirera donc le 17 novembre prochain.

 

Mais je veux rappeler que l'esprit des statuts est bel et bien de travailler jusqu'au bout à un texte qui rassemble un maximum de communistes. Je crois que cet état d'esprit est aujourd'hui celui de l'immense majorité des communistes. Nous devons donc continuer à nous donner les moyens d'un enrichissement continu de cette base commune entre notre réunion du Conseil national et le congrès.

 

La force du texte que va vous proposer Pierre concourra, j'en suis certain, à cet objectif. Mais je veux faire une autre proposition dont nous avons discuté en Comité executif.

 

Nous pourrions tenir, d'ici le congrès, cinq initiatives publiques de caractère national, portant sur des enjeux-clé du congrès.

 

Ces initiatives dynamiques, fortement médiatisées, seraient l'occasion de produire des textes de référence, travaillés collectivement, constituant tout à la fois des repères et des enrichissements de nos débats. Elles constitueraient également des repères d'action dans notre travail de rassemblement et de mise en mouvement populaire.

 

Les trois premières initiatives se tiendraient d'ici la fin de l'année.

 

Le 10 novembre, nous inviterions ici plusieurs centaines de nouveaux adhérents du Parti pour une rencontre consacrée au renouveau du Parti communiste. Nous lancerions à cette occasion, et pour toutes la durée de préparation du congrès, une grande campagne d'adhésion au Parti communiste.

 

Le 24 novembre, nous tiendrons dans le Nord, en terre ouvrière, un grand rassemblement consacré à notre conception du redressement productif de la France, la classe ouvrière, l'industrie, le travail, une nouvelle conception du développement productif... toutes ces questions majeures seraient traitées.

 

Le 8 décembre, nous tiendrons à Marseille, dans les quartiers populaires, une grande recontre sur notre conception de la République et de l'égalité, sur la lutte contre toutes les formes de division et de discrimination dans notre peuple.

 

Les deux autres rencontres se tiendront l'une à la mi-janvier à Paris à l'occasion des voeux, en présence de centaines d'invités et l'autre, fin janvier à quelques encablures du congrès, dans un lieu qui reste à déterminer, sur le sens et la portée de notre engagement communiste.

 

Chacune des contributions de ces rencontres serait versée au débat des communistes et contribuerait chaque fois à rendre plus visible et plus lisible l'ambition que nous nous donnons, à nourrir le débat dans le parti, dans le Front de gauche et dans la société tout entière.

 

Permettez-moi d'attirer également votre attention sur la contribution collective signée de plusieurs dirigeants de notre parti.

 

Cette contribution a vocation à alimenter une réflexion transversale, en amont de tous nos débats, pour donner à la prise en compte des exigences féministes la place qu'elles méritent et que, bien souvent, elles n'ont pas. Je crois que cette contribution peut utilement nourrir nationalement et localement des débats tout au long de la préparation du congrès.

 

Un mot maintenant sur les enjeux de renouvellement de notre direction et sur la révision des statuts sur lesquels Jacques Chabalier et Isabelle de Almeida introduiront nos débats. Je n'anticipe pas sur leurs présentations, mais veux juste formuler une remarque sur chaque question.

 

Sur la direction nationale : nous ne l'avons pas renouvelée depuis fin 2008, soit quatre ans, à l'exception du changement de secrétaire national en juin 2010. Cette direction a accompli un très gros travail pendant cette période, avec les résultats positifs que l'on connaît, un parti dynamique et mieux uni. Cela nous donne la possibilité d'avancer sereinement dans la continuité, et d'un même pas, de franchir une étape significative de renouvellement. Je souhaite que nous soyons capables d'aborder collectivement, sans tabou et dans la confiance le défi de ce renouvellement.

 

Sur la révision des statuts, qui n'appelle pas de procédure de textes alternatifs, nous disposons d'un peu de temps. Nous proposons donc qu'Isabelle nous expose l'état d'esprit de la commission à ce jour. Notre discussion permettra de préciser le mandat de travail que nous lui fixons. Nous pourrions adopter le projet de statuts lors de notre prochain Conseil national.

 

Nous proposons pour cette raison de tenir ce prochain Conseil national le mercredi 21 novembre. Il pourrait aussi, le même jour, acter l'existence ou non de textes alternatifs à la base commune de discussion, faire un nouveau point sur le travail de renouvellement des directions et adopter le projet de nouveaux statuts.

 

Dès lors, l'ensemble des textes pourrait être envoyé aux communistes. Nous proposons là aussi de renforcer notre dispositif d'information. Dès après notre réunion de ce week-end, une lettre de quatre pages parviendrait à chaque adhérent avec un calendrier et un mode d'emploi du congrès.

 

Après le Conseil national du 21 novembre, un document complet sous la forme d'une brochure de 72 pages, au format de la Revue du projet, partira à tous les adhérents, comprenant tous les textes accompagnés de nombreuses contributions permettant à chacun de prendre connaissance des débats.

 

Ainsi, chacune et chacun nsera à même d'entrer dans la dernière phase des débats avec le maximum d'éléments en main.

 

Si des textes alternatifs sont déposés, cela nécessiterait, conformément aux statuts, un vote des communistes pour choisir l'unique base commune de décision sur laquelle se mènera le travail d'amendements en janvier et février dans les conférences de section etde fédération et au congrès. Ce vote, s'il est nécessaire, nous le déciderons le 21 novembtre, aura lieu les 14 et 15 décembre.

 

Je veux, pour conclure, insisiter sur l'important travail qui nous attend pour associer tous les communistes à ces débats.

 

Nous disposerons pour cela de la nouvelle carte du Parti. Nous proposerons que cette carte soir disponible avant le vote des communistes et que la remise de la carte, associée à la cotisation qui ouvre droit à l'exercice de la souveraineté, soit entreprise à grande echelle à partir de cette date, avec une visite systématique et, prioritairement, des adhérents que nous voyons le moins.

 

Voilà chers camarades, les quelques éléments d'introduction que je tenais à livrer à nos débats. La parole est désormais à un autre Pierre. Avant de lui céder la parole, je vous informe qu'Alain Hayot reviendra en détail sur les initiatives « Aragon aujourd'hui » que nous allons tenir du 14 novembre au 19 décembre, place du Colonel-Fabien."

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

 

Paris, le 13 octobre 2012.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 02:51

 

Lille

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Publié le 13.10.2012, 12h05

 

Environ 200 à 250 personnes se sont rassemblées samedi en fin de matinée, sous une pluie glaçante, devant la préfecture de Lille, à l'appel du et du Front de Gauche pour dénoncer le traité budgétaire européen et l'austérité, a constaté une journaliste de l'AFP.

Parmi eux, plusieurs élus locaux affichaient leur écharpe tricolore et devaient prendre la parole, ainsi que plusieurs organisations opposées au traité.

Outre leur opposition au Traité budgétaire européen, ratifié par le , les manifestants ont dénoncé l'austérité et la situation de l', en particulier dans une région Nord qui souffre de la désindustrialisation.

"Chacun va dire les conséquences de l'austérité sur les collectivités", a expliqué Fabien Roussel, responsable départemental du PCF. "Le Traité c'est un temps, la campagne contre l'austérité c'est sur le long terme", a-t-il ajouté.
"La région perd 1.800 emplois par mois depuis six mois. C'est une véritable saignée, une hémorragie", a regretté Fabien Roussel. "Il est nécessaire de faire des investissements publics importants, des grands projets comme le canal Seine-Nord".

Les manifestants souhaitaient déposer à la préfecture une pétition de 10.000 signatures recueillies dans le Nord, mais l'institution était fermée samedi.


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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 18:04

Vent de folie sur le jury du prix Nobel

par Anne-Cécile Robert, samedi 13 octobre 2012

L’Union européenne, Prix Nobel de la paix ? Mais quelle mouche a bien pu piquer le Comité norvégien ? Certes, en 1951, la réconciliation franco-allemande, scellée au sein de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), marquait une ferme volonté de tourner (définitivement ?) la page des conflits sur le Vieux Continent. « L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre », affirmait gravement le ministre des affaires étrangères français Robert Schuman, en annonçant la création de la CECA, dans sa célèbre déclaration du 9 mai 1950. Cette histoire est d’ailleurs aujourd’hui enseignée dans les écoles, un peu sur le ton des récits mythologiques consacrés aux origines d’un groupe humain ou d’un pays.

 

Cependant, soixante ans après ces moments solennels et émouvants, ne peut-on prendre un peu de recul ? En premier lieu, les chercheurs et les observateurs un peu rigoureux de l’histoire de l’après-guerre ne sont pas sans avoir remarqué que la construction européenne est née dans le cadre de la guerre froide, sous parapluie américain et avec le soutien militant de Washington, qui a pesé de tout son poids aux moments-clés. C’est ainsi le secrétaire d’Etat américain Dean Acheson qui a convaincu l’hésitant chancelier allemand Konrad Adenauer d’accepter le projet de Communauté européenne de défense (CED) en 1952 (1). Comme quoi, au passage, il est assez erroné de prétendre que la construction européenne a pour but de concurrencer la puissance américaine. Elle en est, au contraire, historiquement un prolongement, les pères fondateurs étant tous des atlantistes militants (Jean Monnet, Paul Henri Spaak, etc.).

 

L’article 42 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne reconnaît clairement ce cordon ombilical : « La politique de l’Union (…) respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique nord pour certains Etats membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. » Il n’y a bien que les Français pour rêver d’une « Europe européenne », en souvenir du général de Gaulle. Celui-ci en avait fait son cheval de bataille contre le « cheval de Troie » que représentait le Royaume-Uni, candidat à l’adhésion en 1961 puis en 1967, et qui obtiendra gain de cause en 1974, lorsque le général sera passé de vie à trépas. Les Communautés européennes sont loin d’avoir pacifié le continent à elles seules. L’ancien député européen Jean-Louis Bourlanges, militant de l’intégration continentale, le reconnaît lui-même : « Ce n’est pas l’Europe qui a fait la paix, c’est la paix qui a fait l’Europe (2). »


En second lieu, il paraît un peu curieux que l’Union se voie attribuer le prix Nobel de la paix au moment où les politiques d’austérité imposées aux peuples jettent dans la rue les populations paupérisées et provoquent des manifestations de colère comme de désespoir. La « discipline » de la zone, qui ne semble séduire que les classes dirigeantes hors de portée de ses conséquences, entre en vigueur par des mécanismes autoritaires qui font souvent fi du suffrage universel. Il en est ainsi, en France, du traité de Lisbonne, jumeau du traité constitutionnel, dont la ratification parlementaire a été obtenue en violation du choix exprimé par 55 % des électeurs lors du référendum du 29 mai 2005. Cette violence semble bien loin des valeurs affichées par le jury du prix Nobel…

 

En outre, une lecture attentive du traité de Lisbonne risque de provoquer un choc émotionnel chez les pacifistes. En effet, l’article 42-6 énonce : « Les Etats membres s’engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires », et institue une « coopération structurée permanente (CSP) [qui] doit permettre en particulier de renforcer les capacités et les moyens militaires à disposition de l’Union européenne et de ses opérations ».


Détail croustillant, le jury du prix Nobel est présidé par le Norvégien Thorbjørn Jagland, dont le pays n’est pas membre de l’Union européenne, le peuple norvégien ayant refusé par deux fois, lors de référendums tenus en 1973 et 1994, d’entrer dans le Marché commun. Mieux encore, M. Jagland est l’actuel secrétaire général du Conseil de l’Europe, le grand frère méconnu de l’Union européenne, créé en 1949. S’agit-il de venir au secours du cadet empêtré dans les filets de l’Union économique et monétaire ? Mais le jury du prix Nobel n’en est pas à son premier trait d’humour, puisqu’il n’avait pas hésité à distinguer, en 1973, l’ex-secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger – peu regardant sur les dictatures d’Amérique latine – pour avoir mis fin à la guerre du Vietnam (3).

 

(1) Projet finalement abandonné en 1954 après le refus de l’Assemblée nationale de le ratifier.

(2) Le Monde, 1er décembre 2007.

(3) Le prix avait été accordé conjointement à Henry Kissinger et à son homologue vietnamien Phan Dinh Khai (ou Lê Đức Thọ), qui l’avait refusé.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 17:58

 

usine Ford de Blanquefort

 

  - le 13 Octobre 2012

Un nouveau choc pour l'emploi avec la fusion Peugeot-Citroën-Opel?

Le rapprochement de PSA et de General Motors pourrait donner naissance à une fusion Peugeot-Citroën-Opel en Europe. Ce scénario permettrait au groupe auto français de couper court aux questions sur le bien-fondé des 8000 emplois supprimés, posées par le rapport Secafi cette semaine.


L'information dévoilée par latribune.fr a été confirmée par deux sources citées par Reuters samedi. Les deux partenaires, dont l'alliance a été renforcée en février dernier, envisagent plusieurs scénarios, dont une coentreprise regroupant la division automobile de PSA et Opel, la filiale européenne de GM.

 

"La phase II des discussions a commencé peu de temps après l'annonce initiale de l'alliance et a couvert plusieurs hypothèses, comme la vente d'Opel à PSA, le rachat de l'activité automobile de PSA ou le regroupement des deux dans une nouvelle entité", a déclaré une des sources à Reuters. Une fusion entre PSA et Opel permettrait d'importantes économies d'échelle, mais constituerait aussi un sujet explosif sur le terrain politique et social.

 

Inquiétudes pour l'emploi


"General Motors a évidemment à y gagner, mais pour PSA, c'est une autre histoire", commente Xavier Lelasseux, représentant CFDT chez PSA. "Opel reste le maillon faible de GM, et en termes d'emploi, il y aurait vraiment lieu de s'inquiéter. Par le passé, PSA a déjà repris l'activité européenne d'un constructeur américain, Chrysler Europe, en 1978. Mais à l'époque, le groupe avait de l'argent. Là, on ne voit vraiment pas comment une telle fusion pourrait fonctionner."

 

PSA a déjà provoqué un choc en annonçant en juillet 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014. Chez Opel, le sujet est également très sensible, notamment en Allemagne où se trouvent les principales usines de la filiale de GM et où, faute de nouveaux modèles, l'usine de Bochum est menacée de fermeture après 2016.

 

PSA et Opel dans le rouge


General Motors perd de l'argent en Europe depuis 12 ans, et a prévenu qu'Opel resterait déficitaire pendant deux années encore. PSA, tombé dans le rouge au premier semestre à cause de la chute des ventes de voitures en Europe, a toujours assuré qu'Opel et lui-même devaient redresser leur situation financière chacun de son côté, indépendamment de l'alliance forgée au début de l'année.

 

Dans le cadre de leur alliance, dont ils attendent chacun un milliard d'euros de synergies par an d'ici cinq ans, PSA et GM ont déjà créé une coentreprise dans les achats et forgé un partenariat dans la logistique. Les deux groupes doivent faire le point fin octobre sur plusieurs pistes de travail en commun sur les petites voitures, les monospaces et les crossovers, les grandes routières et les boîtes de vitesses de dernière génération.

 

Pas de commentaire


PSA et General Motors ont refusé de faire un commentaire, de même que le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. Latribune.fr écrit que le projet de regroupement des activités de PSA et d'Opel fait encore l'objet de discussions et qu'il suscite des réticences au sein de la famille Peugeot, principal actionnaire de PSA. Une décision pourrait intervenir d'ici la fin de l'année. Le site économique indique également que la valeur des actifs de PSA étant supérieure à celle d'Opel, "General Motors pourrait mettre de l'argent en plus".

 

"D'autres pistes doivent être envisagées" par PSA, selon le rapport Secafi. Les experts du cabinet Secafi, sollicités par les représentants du personnel de PSA Peugeot Citroën, jugent que la restructuration de l'entreprise est "nécessaire". Mais, précisent-ils, "les choix de la direction méritent d'être questionnés et d'autres pistes doivent être envisagées". Parmi les pistes évoquées: la cession d'autres actifs, la priorisation des investissements ou encore l'évolution de l'actionnariat. "L'examen et le débat autour de ces thématiques (...) doit permettre à l'entreprise de positionner au plus juste de ses intérêts et de ceux de ses salariés les solutions relevant d'un dialogue social exemplaire", concluent les experts.

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 13:07

le 12 Octobre 2012

Traité européen

Les opposants PS au traité au pilori ?

Les députés socialistes qui se sont opposés au pacte budgétaire européen lors du vote à l’Assemblée nationale, mardi dernier, pourraient bientôt en subir « les conséquences ». 


Après les pressions préalables au vote, les députés socialistes ayant choisi de ne pas ratifier le traité budgétaire européen, mardi dernier, pourraient-ils être victimes de sanctions ? «Il y aura des conséquences», a affirmé mercredi, lors d’une réunion du groupe PS et apparentés, son président, Bruno Le Roux, interpellé par «plusieurs élus en colère», a-t-on rapporté.

 

Liberté de vote garantie par la constitution


Philippe Doucet a confirmé à la presse avoir «demandé à Bruno Le Roux s’il y aurait des sanctions». Tout en se prononçant contre, le député du Val-d’Oise précise : «S’il n’y en a pas, cela veut dire qu’on a une liberté de vote sur les futurs textes.» Si cette «liberté» est garantie par la Constitution, qui établit à l’article 27 que «tout mandat impératif est nul», elle ne semble pas du goût de toute la majorité présidentielle. À l’image de Jean-Pierre Fougerat, député de Loire-Atlantique, qui confie, « à titre personnel », au Figaro, qu’«il y aurait des sanctions» si « l’un des membres de (son) équipe municipale ne respectait pas une décision ».

 

Sévères rétorsions


De l’intérieur du groupe, on préfère parler de « choix de confiance » qui ne se feront plus en faveur des nonistes. Par les temps qui courent, être rapporteur en commission ou poser une question au gouvernement leur sera donc difficile. Les statuts du parti, qui devaient être adoptés hier soir, prévoient eux des dispositifs de rétorsion plus sévères : « Les élus qui commettent des infractions à la discipline du PS sont rappelés au respect des décisions du parti par le conseil national. Celui-ci peut, le cas échéant, prononcer une des sanctions prévues », de l’avertissement à l’exclusion. Attention, donc, à la récidive. « Une règle du jeu est nécessaire pour permettre la compréhension politique des Français, et celle de la discipline du vote n’a jamais été remise en cause », argumente-t-on encore au groupe, sous couvert d’anonymat.

 

Question de fond


Selon Pouria Amirshahi, l’un des 20 députés ayant voté contre, pas « de mesures de rétorsion » à l’horizon, mais de simples « ‘‘conséquences’’ sur l’état d’esprit du groupe ». « Tout le monde a envie de tourner la page », affirme-t-il. Pourtant, la liste des manœuvres pour dissuader de leur vote ces députés avait déjà été longue : prise de position à main levée lors d’une réunion de groupe, multiplication des rappels à l’ordre, lettre de Bruno Le Roux, etc. Reste, selon le député PG-Front de gauche, Marc Dolez, également tenant du non de gauche, que « des sanctions, s’il y en avait, ne pourront effacer les questions politiques à gauche sur l’orientation à suivre », à savoir : austérité ou pas ?

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 12:59
France/Monde - Mise à jour : 18:56

La France  13e Etat à ratifier

 
L'hémicycle du Sénat en janvier 2012 à Paris
L'hémicycle du Sénat en janvier 2012 à Paris - AFP/Archives Eric Feferberg

La France a ratifié jeudi le traité européen qui introduit "la règle d'or" d'équilibre budgétaire, grâce à des voix de droite, devenant le 13e Etat européen à ratifier ce texte signé le 2 mars à Bruxelles par 25 pays de l'Union européenne, et le 9e de la zone euro.

La ratification est devenue effective avec le vote favorable du Sénat jeudi soir, par 306 voix pour et 32 contre, après celui de l'Assemblée nationale mardi.

 

Ce traité oblige les pays signataires à ne pas dépasser, à moyen terme, un déficit "structurel", c'est-à-dire compte non tenu des aléas de la conjoncture, égal à 0,5% du PIB (Produit intérieur brut).


Il prévoit également des sanctions en cas de dérapage des finances. Au corset budgétaire mis en place a été ajouté un pacte pour la croissance et l'emploi à hauteur de 120 milliards d'euros.

 

Le traité ne s'appliquera que lorsque 12 Etats de la zone euro l'auront ratifié et en tout état de cause pas avant le 1er janvier 2013.

 

Le président socialiste, élu le 6 mai, et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault ont pesé de tout leur poids pour faire adopter ce texte qui a divisé leur majorité et que François Hollande, pendant la campagne présidentielle, avait dit vouloir renégocier.

 

Jean-Marc Ayrault a réfuté devant le Parlement tout abandon de souveraineté et mis en avant les avancées sur la croissance négociées par la France avec ses partenaires européens. Il a dramatisé l'enjeu du vote, évoquant le spectre d'une "crise politique" et de "l'effondrement de l'union monétaire".

 

Les conséquences auraient été "cataclysmiques" pour la France en cas de rejet, a lancé le chef de la diplomatie, Laurent Fabius, à l'issue du vote mardi de l'Assemblée nationale.

 

Gouvernement et dirigeants socialistes ont assuré que "le paquet européen" (traité plus pacte de croissance) marquait une "réorientation" de l'Europe.

 

Des parlementaires socialistes contre le traité

 

Le parti écologiste d'Europe écologie-Les Verts s'est prononcé contre, malgré la présence de deux des siens au gouvernement, mais ses parlementaires se sont divisés entre partisans et adversaires.

 

La gauche radicale a manifesté son opposition au "traité d'austérité perpétuelle" non seulement au Parlement, mais aussi dans la rue avec des dizaines de milliers de manifestants le 30 septembre à Paris.

 

Au sein même du Parti socialiste, des voix divergentes se sont fait entendre. Vingt députés socialistes ont voté contre.

 

Si le traité a été adopté mardi par l'Assemblée nationale sans l'apport des voix de l'opposition, cela n'a pas été le cas au Sénat, où la gauche n'est pas majoritaire sans les voix des communistes.

 

Le groupe UMP (droite) a fait valoir jeudi qu'il serait "attentif aux projets de loi qui suivront pour que la France puisse atteindre les objectifs fixés".

 

La droite et les centristes ont répété sur tous les tons que le traité était le même, "à une virgule près", que celui signé en mars par Nicolas Sarkozy. Leurs parlementaires ont largement voté en faveur du texte, mais l'extrême droite et les souverainistes de droite ont voté contre.

 

Restera pour clore définitivement cette séquence européenne un dernier vote par le Sénat fin octobre de la loi organique qui en fixe les modalités d'application. Ce texte a déjà été approuvé mercredi par les députés.

 

Par Suzette BLOCH© 2012 AFP

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BRUNO FORNACIARI

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