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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 18:07

Politique - le 17 Octobre 2012

Blanchi, le juge Van Ruymbeke veut finir le travail

Renaud Van Ruymbeke est sorti blanchi mercredi de la procédure disciplinaire lancée contre lui il y a six ans. Il "aspire à rester au poste" de juge d'instruction "pour terminer les dossiers dont (il) a la charge", notamment l'affaire Karachi.


"Soulagé, oui", mais "je regrette que tout cela ait duré six ans. Il n'y a rien à me reprocher comme je l'ai toujours dit", a déclaré le juge Van Ruymbeke devant le palais de justice de Paris, sitôt après avoir appris la décision du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cependant "il y a un peu d'amertume, il y a eu du temps perdu", a ajouté le juge du pôle financier de Paris, en charge notamment de l'enquête sur le volet financier de l'enquête Karachi. "Les juges d'instruction qui ont en charge des dossiers lourds sont indépendants. Il y a parfois des pièges. Il y a des tentatives de déstabilisation. J'en ai connu dans ma carrière".

 

Une procédure disciplinaire avait été lancée contre lui en marge de l'affaire Clearstream, lorsqu'il enquêtait sur une autre affaire politico-financière sensible, celle des frégates de Taïwan. "Les poursuites ont été engagées pour des raisons politiques par l'ancien garde des Sceaux" Pascal Clément, a-t-il affirmé.

 

Les syndicats soulagés


Les syndicats de magistrats se sont félicités de l'abandon des poursuites disciplinaires contre le juge, tout en regrettant "qu'on lui ait fait perdre tant d'années". "Renaud van Ruymbeke fait partie de ces magistrats inquiétés parce qu'ils enquêtent sur des dossiers gênants", explique Virginie Valton, vice-présidente du l'Union syndicale des magistrats (USM). L'USM à nouveau appelé la ministre de la Justice Christiane Taubira à "solder définitivement le passé" et à annoncer la fin de poursuites également engagées contre le juge d'instruction parisien Patrick Ramaël et la présidente de chambre correctionnelle à Nanterre Isabelle Prévost-Desprez.

 

"C'est l'épilogue logique d'une procédure purement politique qui n'aurait jamais dû exister", a également considéré Matthieu Bonduelle, président du Syndicat de la magistrature (SM, gauche). "Renaud van Ruymbeke va pouvoir reprendre une vie personnelle et professionnelle à l'abri de la menace d'une sanction totalement injustifiée, je regrette qu'on lui ait fait perdre tant d'années", a-t-il ajouté.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 12:30

Jean-Pierre Jouyet

  - le 19 Octobre 2012

Florange "est un canard boiteux", selon le futur président de la BPI

Pour une entrée en fonction, c'est un coup d'éclat. Le futur président de la la future Banque publique d'investissement (BPI), Jean-Pierre Jouyet, s'est signalé ce vendredi matin en qualifiant le site d'ArcelorMittal de Florange de "canard boiteux" et en expliquant que la BPI n'avait pas vocation à venir en aide aux sites industriels en difficulté.


"Est-ce que la BPI devra sauver Florange ?", lui a t-on demandé lors d'un entretien à Europe 1. "La BPI aura vocation à maintenir l'activité et non pas à aider les canards boiteux", a déclaré l'ancien président de l'Autorité des marchés. Cet ami personnel de François Hollande semble ignorer que le site de Florange, dont ArcelorMittals 'apprête à fermer définitivement les deux hauts fourneaux, est pourtant viable économiquement. Un rapport rendu au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg l'atteste

 

"Ca ne nous regarde pas"


La remarque de Jean-Pierre Jouyet augure mal de ce à quoi servira la Banque publique d'investissement. Dans cette même interview, Jouyet, qui est également directeur général de la Caisse des dépôts (CDC), a estimé que la BPI n'avait pas vocation à venir en aide à de grands groupes comme PSA pour sauver les emplois. "Je ne dis pas que ça ne nous regarde pas", a expliqué l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, tout en prévenant que "la BPI aura vocation à financer essentiellement des PME et des entreprises de taille intermédiaire (ETI). Les exemples que vous avez cités relèvent de grands groupes. C'est une chose qui est différente."

 

La BPI "sera une banque pour prévenir les difficultés des entreprises et c'est une banque au service de l'avenir", a ajouté le directeur général de la CDC. "Nous souhaitons aider à des projets d'avenir pour compenser les difficultés que vous avez citées", a-t-il expliqué, en référence, outre Florange et PSA, à Sanofi, Alcatel-Lucent, Air France et Areva. "Elle fera de la prévention contre le chômage, elle aidera à ce qu'il y ait de nouvelles activités. Pour le reste, c'est à d'autres dispositifs de jouer si nécessaire", selon lui.

 

____________________________________________________________________________________________________

 

Mais jean-Pierre Juillet n'était-il pas, récemment encore, un ministre "élargi" du gouvernement Fillo sous Sarkozy?

Un retour à l'nvoyeur en quelque sortye, à la maison.

Biearre NON !

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 12:07

 

Altercation dans une gare : l'agente de la SNCF témoigne

Publié le 18/10/2012 | 00:01 , mis à jour le 18/10/2012 | 20:02
Le quai de la gare SNCF de Viroflay-Rive gauche, le 16 octobre 2009.

Le quai de la gare SNCF de Viroflay-Rive gauche, le 16 octobre 2009.


SOCIETE – "Je gagne 70 K-euros (70 000 euros par an), vous gagnez le smic alors vous fermez votre gueule." Selon une vidéo postée par un collégien, cette attaque proviendrait d'un homme se présentant comme employé chez Orange, en pleine altercation avec une agente de la SNCF, mercredi 17 octobre, en gare de Viroflay Rive gauche (Yvelines).

 

Frédéric Le Merrer, secrétaire général de la CGT Cheminots Paris rive gauche, a été informé de l'incident et le détaille à FTVi. "Cela s'est passé vers 20 heures ou 21 heures, mercredi. L'homme parlait très fort au téléphone, dérangeait du monde. L'agente commercial de la SNCF, une femme d'une quarantaine d'années, lui a demandé de parler plus doucement." Mais l'homme n'a visiblement pas apprécié les remontrances et "c'est là que tout est monté". FTVi vous déroule les avancées de cette affaire.

 

Acte 1 : la vidéo arrive sur la toile

 

 

 

Dans la vidéo, l'homme, très énervé, assène notamment : "Si vous aviez pas de gens comme moi à payer 10 000 euros d'impôts, vous n'auriez pas votre salaire, vous feriez quoi ? Vous seriez à la rue." "C'est ridicule", rétorque à plusieurs reprises la salariée, qui demande "le respect""On se casse nous [les gens riches], on en a marre", poursuit le supposé cadre, fier "d'aller tous les mois à Saint-Domingue [République dominicaine] pour Orange" et de passer "tous ses week-ends à La Baule".

 

"Touchez ma bosse Monseigneur", ironise alors l'employée de la SNCF, tandis que l'homme lui demande "c'est quoi votre salaire de merde ?" avant de clore l'échange par une autre insulte.

Acte 2 : Orange et la SNCF jouent la prudence

 

Contacté par FTVi tôt jeudi matin, le service presse de la SNCF a d'abord confirmé les faits, mais les a ensuite démentis à l'AFP. L'agente a pourtant fait remonter l'information à sa hiérarchie. Les syndicats dénoncent des suppressions d'emplois dans cette gare et s'inquiètent pour la sécurité du personnel. 

 

Pour sa part, Orange n'est pas en mesure d'indiquer si l'homme présenté dans la vidéo est bien l'un de ses cadres. Contacté par FTVi, l'opérateur a toutefois réagi. "S'il s'avérait que cette altercation a eu lieu, le groupe ne peut cautionner ce type de propos qui ne reflètent en rien les valeurs d'Orange." Si le groupe a bien des activités en République dominicaine et du personnel qui voyage dans le monde entier, il n'a pas pu confirmer si des cadres faisaient le trajet de Paris à Saint-Domingue tous les mois.

Acte 3 : l'agente SNCF appelle RTL

 

Souhaitant rester anonyme, elle est intervenue jeudi dans l'émission "Les auditeurs ont la parole". "Je n'en veux pas vraiment à cet individu, rapporte-t-elle, si ce n'est qu'il a certainement passé une mauvaise journée." Disant travailler depuis trente ans pour la SNCF, elle raconte que les accrochages sont "quotidiens""Dans ma tête, il y a toujours marqué : 'il y a un con dans une journée, et ensuite il est passé, on est tranquille', raconte-t-elle. Il en faut un dans la journée, il est passé, on est tranquille, et on va pas se mettre en colère à chaque fois."


L'agente précise "que nous ne sommes pas des fonctionnaires à la SNCF", contrairement à ce qu'affirmait le client dans la vidéo. Rappelant son "devoir de réserve vis-à-vis de la SNCF", elle discutera de l'affaire "avec mon président directeur général, monsieur Pépy, s'il veut bien m'appeler".

 

Acte 4 : la SNCF et Orange lancent deux enquêtes

 

En début de soirée jeudi, le groupe publie un tweet dans lequel il fait part de sa solidarité avec son agent. Il annonce dans le même temps l'ouverture d'une procédure interne. 

A son tour, Orange "a décidé de lancer une enquête interne afin de déterminer si un salarié de l'entreprise est réellement impliqué dans cette altercation, selon un porte-parole du groupe. Si tel est le cas, le groupe prendra les mesures appropriées vis-à-vis de ce salarié".

FTVi

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 09:03

 

  - le 18 Octobre 2012

Répression

17 Octobre 1961: «L’apogée d’une répression déjà accrue»

Le président de la République François Hollande a reconnuj eudi soir "la sanglante répression" du 17 octobre 1961. Sylvie Thénault, historienne, chargée de recherche au CNRS, analyse le contexte politique de la répression pour l'Humanité.

 

Dans quel contexte 
la sanglante répression du 17 octobre 1961 intervient-elle et en quoi l’année 1961 est-elle charnière dans la guerre d’Algérie ?


Sylvie Thénault. En 1961, un pas considérable est franchi dans les négociations : au début du mois de septembre, le général de Gaulle reconnaît la souveraineté du futur État algérien sur le Sahara. C’est sur ce point-là que les négociations achoppaient. En septembre, elles peuvent donc reprendre. Dans ce contexte, de chaque côté, les opposants aux négociations retrouvent du dynamisme.

Côté français, l’OAS multiplie les plasticages, les menaces, qui atteignent leur apogée en métropole à l’automne 1961. Côté algérien, les opposants aux négociations donnent de la voix, jusqu’au sein même du gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), avec l’état-major général de Houari Boumediene, et l’appel à manifester lancé par le FLN ne s’inscrivait pas dans une logique de mise en échec des négociations, mais dans une stratégie de conquête de légitimité.

 

Cette année-là, un lourd climat de violence politique s’installe en métropole…


Sylvie Thénault. La répression du 17 octobre marque l’apogée d’une répression déjà accrue et renforcée depuis le mois de septembre. Dès l’été 1961, les commandos de la fédération de France du FLN multiplient leurs attentats contre des policiers en région parisienne, sans que l’on sache vraiment pourquoi. Jusque-là, les assassinats visaient surtout des policiers participant à la lutte contre le FLN. À partir de la fin du mois d’août, on assiste à une recrudescence des attentats. Sept policiers sont tués entre le 28 août et le couvre-feu du 5 octobre… Dès septembre, des agents de la force de police auxiliaire s’installent à Nanterre, au bidonville. Les contrôles policiers, que les Algériens subissaient déjà, les insultes, les brimades, les rétentions de plusieurs jours se multiplient. On constate que les décès d’Algériens, dont on retrouve les cadavres sur la voie publique, augmentent dès le mois de septembre.

 

 

Vous avez évoqué le rôle de Maurice Papon. A-t-il eu recours, en octobre 1961, à des méthodes répressives éprouvées sous l’Occupation ?


Sylvie Thénault. Maurice Papon a toujours encouragé ses troupes. Jamais il n’a cherché à maîtriser leur ardeur. Arrivé à la tête de la préfecture de police de Paris en mars 1958, il y a développé, d’emblée, une rhétorique guerrière. Certaines de ses paroles sont restées célèbres. Lors des obsèques de policiers tués, 
il s’adressait publiquement aux forces de l’ordre en ces termes : « Vous êtes couverts », « Pour un coup porté, vous en rendrez dix. » Autant d’encouragements à la violence.

 

Sur quels mécanismes l’État s’est-il appuyé pour organiser l’oubli de ces événements ?


Sylvie Thénault. Ce mécanisme s’est enclenché dès le départ, d’abord pour étouffer le scandale de la répression. Dans les quinze jours qui ont suivi la répression, s’est exprimée, jusque dans les institutions de la République, la revendication d’une enquête. Une demande de commission d’enquête parlementaire, portée par Gaston Defferre, a été présentée au Sénat. Le gouvernement a tout mis en œuvre pour faire échouer cette proposition. Bloquer toute possibilité d’enquête, c’était s’assurer de maintenir la confusion sur le bilan car plus le temps passe, plus il est difficile d’établir un bilan dans ce type d’événement. Or une amnistie générale a été décrétée au moment des accords d’Évian. Toutes les informations judiciaires se sont donc terminées par des non-lieux. Je crois cependant que l’action de l’État n’explique pas à elle seule ce long oubli. La société française elle-même n’était pas porteuse de cette mémoire.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 08:54

 

  - le 18 Octobre 2012

Le travail de mémoire n'est pas encore pour maintenant à droite. Tour à tour François Fillon, Laurent Wauquiez et Christian Jacob ont condamné la reconnaissance de "la sanglante répression" du 17 octobre 1961 exprimée mercredi soir par le président de la république.


"J'en ai assez que tous les quinze jours la France se découvre une nouvelle responsabilité, mette en avant sa culpabilité permanente. On est déjà dans un pays en dépression nerveuse quasi permanente, on n'a pas besoin de ça!" François Fillon a réagi sur Europe 1 en ces termes au communiqué de l'Elysée de la veille consacré à la sauvage répression de la manifestation pour l'indépendance de l'Algérie du 17 octobre 1961 par les forces de police dirigées par le préfet Maurice Papon.

 

"Bien sûr qu'on peut reconnaître"


L'ancien Premier ministre a préféré évoquer les ombres de l'histoire de l'Algérie plutôt que cette page sombre du passé français. "Bien sûr qu'on peut reconnaître!", a-t-il toutefois ajouté, "mais chacun sait qu'il y a aussi les crimes de l'Algérie au lendemain de l'indépendance, le massacre des harkis, la questions des archives algériennes jamais ouvertes. Ou on met tout sur la table ou on ne le fait pas."

 

Très loin dans l'introspection


Interrogé sur LCI, le député Laurent Wauquiez (UMP) a aussi estimé que la France était "allée très loin dans son travail d'introspection". "Je ne vois pas les pas qui ont été faits sur l'Algérie pour travailler sur sa propre histoire et qui est notre histoire commune", a-t-il noté.

 

Dès mercredi soir, le chef de file des députés UMP Christian Jacob avait estimé: "S'il n'est pas question de nier les événements du 17 octobre 1961 et d'oublier les victimes, il est intolérable de mettre en cause la police républicaine et avec elle la République tout entière." Il demande à François Hollande de préciser si son simple et très court communiqué vaut reconnaissance de la responsabilité de la France. A partir du moment où François Hollande semble engager la responsabilité de la France, est-ce que concrètement, cela veut dire qu'il engage la responsabilité du général de Gaulle, qui était président de la République en 1961, et de Michel Debré, qui était Premier ministre?"

 

Marine Le Pen sur la même longueur d'onde que l'UMP. "Je commence à en avoir soupé de ces représentants de la France qui n'ont de cesse que de la salir, de mettre en exergue les difficultés qu'elle a pu avoir par le passé", a-t-elle déclaré sur Radio Classique et Public Sénat. Mettant en doute la manière dont s'est déroulée la répression sanglante - un "événement éminemment contesté dans la réalité de ce qui est exprimé" - , Marine Le Pen a demandé une "réciprocité" de l'Algérie dans la reconnaissance de ses actes, parlant des "milliers de morts et de mutilations" à mettre au compte du FLN et le "pillage et destruction" des cimetières où étaient enterrés les pieds noirs

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 08:39

Industrie

Jean-Jacques Candelier. Contre les licenciements boursiers, « il faut des outils législatifs »

 ,Jean-Jacques Candelier, député (PCF) du Nord, refuse « que ce soient les tribunaux de commerce qui décident de l’avenir de l’industrie » et détaille les propositions de son groupe.

Le tribunal 
de commerce 
vient de prononcer 
la liquidation 
de Petroplus. 
Quelle est votre réaction ?


Jean-Jacques Candelier. Le bilan s’aggrave : Sodimedical, Florange, Technicolor, E.ON dans mon département, qui veut fermer trois de ses centrales thermiques sur quatre… Petroplus, c’est 470 salariés et l’activité de cette raffinerie d’une industrie qui fait vivre 2 000 familles grâce aux emplois induits. L’usine avait même été surnommée « Mémé » par ses trois générations de salariés. Et aujourd’hui, elle tombe sous les coups de poignard des compagnies pétrolières qui veulent faire raffiner à moindres coûts en Arabie saoudite, sacrifiant l’humain et l’écologie à la loi du fric.

 

Cette décision du tribunal, alors que le gouvernement avait dit « appuyer un processus de reprise », est-elle surprenante ?


Jean-Jacques Candelier. Il est inacceptable que ce soit aux tribunaux de commerce de décider de l’avenir des industries. Jean-Marc Ayrault a déclaré avant-hier, à Nantes, qu’il refusait le déclin industriel de la France ; avec Petroplus, il a l’occasion de passer des paroles aux actes. Cela fait dix mois que les salariés qui ont repris la gestion de l’usine ont démontré sa viabilité et sa rentabilité. Il y avait un repreneur sérieux, soutenu par les collectivités territoriales. Mais le tribunal en a décidé autrement en liquidant sous la pression des industries pétrolières.

 

Que devraient faire les responsables politiques et, en premier lieu, le gouvernement ?


Jean-Jacques Candelier. J’ai été reçu la semaine dernière par Arnaud Montebourg, je lui ai fait part de mon mécontentement et lui ai dit qu’il fallait maintenant nationaliser. Le 24 juillet, nous avons déposé une proposition de loi pour interdire les licenciements boursiers. Pas de nouvelles… Mieux, j’ai ressorti une proposition de loi « tendant à garantir la poursuite de l’activité des établissements viables notamment lorsqu’ils sont laissés à l’abandon par leur exploitant », déposée par François Hollande, alors député, et signée entre autres par Jean-Marc Ayrault et Arnaud Montebourg. On m’a répondu que, pour les nationalisations et l’interdiction des licenciements boursiers, il n’y avait pas d’unanimité, que ce n’était pas le moment mais que, pour ce projet de loi, il était envisageable qu’il soit redéposé. Avec mes collègues du Front de gauche, nous sommes d’ores et déjà en train de travailler dessus. L’État doit intervenir, y compris en reprenant la main sur l’outil industriel, en nationalisant. Il faut que les salariés acquièrent de nouveaux droits, comme le droit de veto. Il faut des outils législatifs et une concertation permanente avec les travailleurs qui connaissent leurs entreprises.

 

Entretien réalisé par Adrien Rouchaleou

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 08:25


 

Le 16/10/2012 -

Réagissez !

Audrey Pulvar s'est exprimée au sujet de l'autorité contestée de Jean-Marc sur le plateau de la chaîne D8 qui "recycle" Roselyne Bachelot.

Cette dernière a évoqué les possibles remplaçants du Premier ministre en citant son compagnon, Arnaud Montebourg ! 

Lundi 16 octobre, Audrey Pulvar était invitée à discuter de l'autoritée contestée de Jean-Marc Ayrault sur le plateau de l'émission Le Grand 8, animée par Laurence Ferrari.

 

Le journaliste a déclaré que pour François Hollande, avoir un Premier ministre à "forte personnalité" serait encore plus compliqué". Pour illustrer son propos, elle cite quelques noms... dont celui de son compagnon, Arnaud Montebourg, actuellement ministre du Redressement productif. 

 

"Qu'est ce que voulez que François Hollande fasse ? Il va prendre Manuel Valls comme Premier ministre, une forte personnalité comme celle de Manuel Valls ou celle de... on a parlé un moment de Marisol Touraine, on parle de temps en temps également d'Arnaud Montebourg" déclare-t-elle.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 08:03

Harlem Désir confirmé à la tête du PS par les militants

Publié le 18/10/2012
Harlem Désir au siège du PS, rue de Solférino à Paris, le 5 octobre 2012.

Harlem Désir au siège du PS, rue de Solférino à Paris, le 5 octobre 2012.

Avec un peu plus de 72% des 46% des miulitants PS qui ont pris part au vote, Halem désirs prend les commandes cu PS.

Cependant l'aile gauche, représenté par Emmanuel Maurel qui avait défié la direction en s'opposant à l'adoption du traité "Merkozy" recueille près de 28 % des suffrages, ce qui constitue une "bonne surprise" tant les pressions des "éléphants" étaient pésentes. Seule une minorité des miliatnts a pris part au vote, c'est dire si la mobilisation et l'enjeu du renouvellement de la direction dans le cadre d'un gouvernement socialiste, ne sont pas apparus déterminants. D'autant que les dés étaient jetés dès avant le vote des militants, Harlem Désir étant déjà assis depuis plusieurs semaines dans le fauteuil laissé vacant de Martine Aubry (BF)

 

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(JEROME MARS / SIPA)

 

POLITIQUE – Le vote était sans suspense. Candidat de la motion ultramajoritaire élaborée par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault cet été, Harlem Désir, déjà premier secrétaire par intérim, a été élu, jeudi 18 octobre, à la tête du Parti socialiste.

En coulisses, une autre bataille se joue et fait plus de remous : celle pour les postes au sein des instances du parti, comme le raconte Le Monde. Le congrès du PS à Toulouse, du 26 au 28 octobre, doit entériner les résultats du scrutin.

 

Est-ce une victoire satisfaisante pour Harlem Désir ?

 

Après dépouillement de 95% des votes, Harlem Désir remporte 72,44% des suffrages, moins que les 75% minimum espérés par de nombreux ténors du PS dans la journée. Il faut dire que sa motion était soutenue par tous les éléphants, des amis de François Hollande à ceux de Martine Aubry en passant par les entourages de Ségolène Royal et Laurent Fabius. 

 

Le parti semble toutefois avoir peiné à mobiliser ses quelque 173 000 adhérents. Malgré de nombreux rappels, moins de la moitié (46%) d'entre eux ont participé au scrutin, ouvert de 17 heures à 22 heures.

 

L'ancienne première secrétaire du PS, Martine Aubry, a tout de même félicité son successeur : "J'avais, avec le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, soutenu sa candidature. Il revenait aux militants d'en décider. Ils l'ont fait de manière claire en lui apportant une très large majorité de leurs suffrages."


Quels étaient les rapports de force avant le vote ?

 

Les militants avaient à départager les premiers signataires des deux motions, ou lignes d'orientation politique, sur lesquelles les militants socialistes se sont prononcés le 11 octobre.

 

La motion menée par Harlem Désir, élaborée par Martine Aubry et le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait recueilli jeudi dernier 68,45% des voix, suivie loin derrière par celle conduite par M. Maurel, avec 13,27%. 

Ce dernier a donc su fédérer les adhérents mécontents du premier tour.

 

Qui est Emmanuel Maurel ?

Emmanuel Maurel, dont la motion "Maintenant à gauche", qui représente l'aile gauche du parti, était arrivée deuxième lors du premier tour jeudi dernier, réunit 27,56% des voix. Alors qu'il dénonçait un congrès "verrouillé", cet inconnu de 39 ans, vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, a rempli sa mission d'agitateur. 

 

'Le score d'Emmanuel va au-delà de nos espérances'', a d'ailleurs réagi Jérôme Guedj, président du conseil général de l'Essonne et membre de cette frange du parti. Emmanuel Maurel est opposé au pacte budgétaire européen et dénonce la rigueur liée à  l'objectif d'un déficit de 3% du PIB en 2013. Il propose également que l'Etat nationalise les entreprises en difficulté.

 

FTVi avec AFP

 
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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:59

Europe : compromis à l'arraché sur l'union bancaire !


Europe : compromis à l'arraché sur l'union bancaire !

(Boursier.com) --

 

La France et l'Allemagne ont réussi finalement à se mettre d'accord sur le calendrier de l'union bancaire européenne...

 

Après une nuit de négociations "marathon", l'accord s'est dessiné à l'aube en vue d'une mise en place progressive du superviseur bancaire entre le 1er janvier 2013 et le 1er janvier 2014. Ainsi, comme le voulait Angela Merkel, le superviseur bancaire ne sera pas opérationnel dès le début 2013, comme le souhaitait la France... Mais comme le réclamait François Hollande, le nouveau gendarme bancaire, qui fonctionnera au sein de la BCE, surveillera bien la totalité des 6.000 banques de la zone Euro, y compris les banques régionales allemandes, malgré les réticences de la Bundesbank sur ce sujet.

 

En revanche, ce calendrier d'union bancaire laisse en suspens la question d'une aide européenne aux banques espagnoles, que Madrid voudrait voir recapitalisées directement par le Mécanisme européen de stabilité (MES). En effet, l'aide directe du MES aux banques est conditionnée au fait que l'organe de supervision bancaire soit effectivement en place... Si elle a besoin d'une aide d'urgence (ce que pensent bon nombre d'experts financiers), l'Espagne pourrait donc devoir se résoudre à emprunter en tant qu'Etat, ce qui alourdirait sa dette publique et risquerait de remettre ses taux d'intérêts sous tension...

 

Dans le détail, le cadre politique et légal de la supervision bancaire européenne sera établi d'ici le 31 décembre prochain (un geste envers la France), mais la mise en oeuvre effective de cette structure (dont la création a été décidée au sommet européen du 28 juin dernier) ne sera pas possible avant plusieurs mois, sans doute dans le courant du deuxième semestre 2013, en sachant que des élections législatives se dérouleront en Allemagne en septembre 2013... Enfin, l'achèvement du projet est prévu pour le 1er janvier 214, date à laquelle la BCE devrait, comme prévu, avoir sous sa responsabilité la surveillance des 6.000 banques européennes.

 

Le compromis politique élaboré cette nuit reflète aussi les délais matériellement nécessaires pour parvenir à faire coopérer tous les superviseurs bancaires européens sous l'égide de la BCE... Le 9 octobre dernier, le président de la BCE, Mario Draghi avait ainsi estimé qu'il faudrait compter un an pour y parvenir : "la BCE n'est pas censée prendre en charge la supervision dans un délai de trois mois. Ce sera une période de transition", a estimé M. Draghi. "Après quoi, on commencera à travailler officiellement avec les superviseurs nationaux pour mettre en place (le superviseur européen). On se donne un an !", avait-il conclu.

V.A. - ©2012 www.boursier.com


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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 16:12

 

André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme et président du groupe Gauche démocrate et républicaine

  - le 16 Octobre 2012

Le Front de gauche ne votera pas le budget 2013

Pour les députés du Front de gauche, c'est non. "En l'état actuel, nous ne voterons pas la partie recettes de ce projet de loi de finances, nous prendrons notre décision à l'issue des débats, ce sera un vote contre ou une abstention", a expliqué leur chef de file André Chassaigne ce mardi.


Le député PCF du Puy-de-Dôme et président du groupe Gauche démocrate et républicaine a expliqué lors de sa conférence de presse hebdomadaire que le texte ne taxait pas suffisamment le capital. Les onze députés Front de gauche se sont prononcés contre le nouveau traité budgétaire européen et la loi organique qui le met en oeuvre.

 

"Le chemin est pris pour trouver des recettes nouvelles mais on estime qu'il ne va pas suffisamment loin. D'autant que les recettes supplémentaires seront mobilisées pour réduire le déficit: elles ne serviront pas le peuple de France mais préserveront les intérêts financiers européens", précise André Chassaigne. Dans l'état actuel du projet de budget, "nous ne voterons pas la partie recettes" et nous déciderons au vu des débats, "si nous nous abstiendrons ou si nous voterons contre" mardi prochain, a précisé M. Chassaigne.

 

 

Propositions alternatives


Dans l'Humanité de ce mardi, Nicolas Sansu, député communiste du Cher, explique que le Front de gauche porte d'autres solutions budgétaires et annonce que ses députés proposeront des amendements en ce sens. "La poursuite des politiques d’austérité nous emmène dans le mur, affirme ainsi le maire de Vierzon. Nous portons des propositions budgétaires alternatives pour récupérer les milliards qui s’enfuient dans les paradis fiscaux, qui échappent à l’impôt, afin de relancer la dépense publique et sociale sans toucher aux couches populaires et aux classes moyennes. Nous ferons des amendements car, si on continue comme aujourd’hui, 
la gauche et le pays iront encore plus mal demain.

 

André Chassaigne a dévoilé le contenu des amendements Front de gauche

  • renforcer la progressivité de l'impôt sur le revenu
  • durcir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en rétablissant rétablir l'assiette et le taux antérieurs à 2007
  • taxer plus le capital, notamment via une imposition additionnelle des indemnités de départ des dirigeants d'entreprises
  • obtenir "le dégel et la refonte totale du barème avec des tranches supplémentaires allant jusqu'à 70%" concernant l'impôt sur le revenu
  • maintenir, contrairement aux socialistes, un amendement pour intégrer les oeuvres d'art dans le calcul de l'ISF, en étant "ouverts à une forme de modulation en fonction de l'usage des oeuvres d'art"

Radicaux et EELV pour le budget 2013


En revanche le groupe des Radicaux de gauche et celui des écologistes ont confirmé qu'ils voteraient le projet de budget. Le projet de budget prévoit de ramener le déficit public de la France à 3,0% du produit intérieur brut fin 2013 contre 4,5% prévu fin 2012, un non-sens pour 120 économistes qui ont appelé à combattre le spolitiques d'austérité mises en oeuvre par le gouvernement.

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BRUNO FORNACIARI

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