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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 08:30

 

Redevenir un véritable parti de masse

Jacques Chabalier, membre de l’Exécutif, responsable du secteur Vie militante/vie du Parti évoque pour CommunisteS l’étape actuelle de préparation du congrès, les initiatives publiques prévues, notamment en direction des nouveaux adhérents et la remise de la nouvelle carte du PCF.

 

OÙ EN EST LA PRÉPARATION DU CONGRÈS ?

JACQUES CHABALIER : Elle vient de franchir une étape importante avec le dernier Conseil national. On rentre dans le vif du sujet avec deux grands objectifs : permettre une participation maximale de tous nos adhérents et donner à cette préparation une grande dimension publique : cinq grandes initiatives nationales, avec la participation du secrétaire national du Parti sont prévues : une rencontre avec les nouveaux adhérents le 10 novembre à Paris ; sur l’industrie et le développement productif le 24 novembre à Lille ; sur la République et la démocratie le 15 décembre à Marseille ; sur le communisme du XXIe siècle le 26 janvier.

 

Il va s’agir de faire connaître nos propositions, de montrer qui nous sommes, la société que nous voulons construire, d’œuvrer pour élargir encore le rassemblement nécessaire qui a déjà donné de premiers résultats, importants, dans le cadre du Front de gauche ; notre ambition est de créer une participation maximale de nos concitoyens, un véritable front populaire contre l’austérité. Ainsi on pourra vérifier que le PCF se développe, qu’il est en dynamique, qu’il se renforce, rajeunit.

 

 


PEUX-TU EN DIRE UN PEU PLUS CONCERNANT L’INITIATIVE EN DIRECTION DES NOUVEAUX ADHÉRENTS ?


J. C. : Cette première rencontre publique nationale, entre Pierre Laurent et les nouveaux adhérents, aura lieu le 10 novembre, au siège du PCF. Ce devrait être une grande et belle journée d’accueil, d’échanges sans complexe sur la préparation du congrès, sur le Parti communiste et l’avenir du communisme, sur le Front de gauche. Cette journée permettra aussi à tous ces nouveaux membres de visiter l’immeuble du PCF que beaucoup vont découvrir, c’est tout de même un des plus beaux monuments parisiens ! Ce sera l’occasion pour eux de prendre possession de leur maison ! Ce sera une initiative dont l’écho sera national puisqu’elle sera relayée par Internet, avec la possibilité de se connecter. J’invite donc les fédérations les plus éloignées de la capitale à prendre leurs dis- positions pour une écoute collective. Il est bon que partout on puisse participer à ce moment fort qui sera l’occasion de montrer le nouveau visage et la dynamique actuelle du PCF.
Bref, on veut un congres très offensif, très public. J’invite donc également les fédérations à tenir de leur côté le maximum d’initiatives, tournées vers les gens, pour contribuer à ce retentissement. Et tout cela suppose d’associer tous nos adhérents.

 

ON PARLE D’UNE NOUVELLE CARTE EN 2013 ?


J. C. : La mobilisation de nos adhérents passera en effet par cet événement que va être la remise de la nouvelle carte du Parti qui sera disponible dans les fédérations au début du mois de décembre. Il faut faire de cette remise de carte une grande bataille politique, associer les adhérents, notamment ceux avec qui nous n’avons pas de contacts réguliers. Il faut prendre leurs coordonnées, les aider à participer à nos choix et à nos débats. On est en situation de dynamique, on peut aborder la période en situation de conquête. Nous voulons vraiment redevenir un véritable parti de masse, et je crois qu’avec 130 000 adhérents nous sommes en train de le redevenir, un parti à la fois nombreux et creuset de toutes les richesses, de toutes les diversités, de tout l’apport de tous ceux qui ont choisi de rejoindre ce parti. La remise de la carte doit être l’affaire de tous les adhérents, et il faut que ce soit aussi un grand moment public, visible.

 

 

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 08:27
14 nov.2012
 

Le Comité exécutif de la CES appelle à une journée européenne d’action et de solidarité le 14 novembre prochain en vue de mobiliser le mouvement syndical européen derrière les politiques de la CES décrites dans " le contrat social pour l’Europe".

La CES s’oppose fermement aux mesures d’austérité qui font plonger l’Europe dans la stagnation économique, la récession, et le démantèlement du modèle social européen. Ces mesures, loin de rétablir la confiance, ne font qu’aggraver les déséquilibres et créer des injustices.

Cette journée prendra diverses formes : grèves, manifestations, rassemblements et autres actions.

Les syndicats français, CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA et Solidaires, appellent à participer au mouvement et s'organisent pour faire de cette journée un succès.

Le Front de Gauche soutient les initiatives des syndicats pour l’emploi et contre l’austérité. Il appelle à participer aux actions qu’ils décident et soutient la journée de mobilisation contre l’austérité du 14 novembre dans toute l’Europe à l’appel de la Confédération européenne des syndicats. Il exige l’amnistie des syndicalistes criminalisés sous la présidence Sarkozy.

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 08:11

Le Sénat torpille le texte PS sur les tarifs de l'énergie

Publié le 31/10/2012 | 06:28 , mis à jour le 31/10/2012 | 08:11
Le Sénat a rejeté dans la nuit du 30 au 31 octobre 2012 le texte PS sur la tarification progressive de l'énergie.

Le Sénat a rejeté dans la nuit du 30 au 31 octobre 2012 le texte PS sur la tarification progressive de l'énergie.

(ERIC FEFERBERG / AFP)
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POLITIQUE - Le Sénat a rejeté dans la nuit du mardi 30 au mercredi 31 octobre le texte PS sur la tarification progressive de l'énergie. Ce rejet a eu lieu à la suite d'une fronde des élus communistes.

Il constitue un nouveau coup de semonce pour le gouvernement après la censure de la loi Duflot sur le logement. 

Il s'agit là du premier texte soutenu par le gouvernement à être retoqué par une chambre du Parlement depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir.

 

Que s'est-il passé ?

 

Une motion d'irrecevabilité du texte présentée par les sénateurs communistes du Groupe communiste républicain et citoyen (CRC) a été ratifiée en séance avec l'apport des voix des sénateurs UMP et centristes.

La gauche n'étant majoritaire que de six voix au Sénat, la motion a été mathématiquement adoptée.

 

Que contient le texte ?

 

Cette proposition de loi prévoit l'instauration d'un tarif progressif consistant à facturer la consommation de gaz, d'électricité et de chaleur selon un système de "bonus/malus". 

 

Un système qui a déclenché une pluie de critiques. Les communistes comme l'UMP ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme "une rupture d'égalité devant l'accès à l'énergie, sur la base de critères contestables". "C'est injuste et impraticable", a déploré Mireille Schurch, sénatrice communiste.

 

Quel avenir pour la proposition de loi ?

 

Ce rejet de la proposition de loi de François Brottes, le monsieur énergie de la campagne de François Hollande, sonne comme un désaveu pour le gouvernement. Celui-ci "est déterminé à faire aboutir ce texte", a cependant déclaré après le vote la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho. "Je regrette que des élus de gauche, du groupe communiste, aient pu être instrumentalisés par la droite pour bloquer un texte de justice sociale et d'efficacité écologique", a-t-elle lancé, provoquant des protestations dans les rangs communistes.

 

Le gouvernement peut maintenant convoquer une commission mixte paritaire (CMP), composée de sept sénateurs et sept députés, qui soumettra ensuite ses conclusions au vote des deux chambres. Si un accord n'est pas trouvé, le texte sera à nouveau soumis aux députés et aux sénateurs. Le gouvernement peut aussi sauter l'étape de la CMP mais en tout état de cause, c'est l'Assemblée qui aura le dernier mot.

 

Francetv info avec AFP

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:53

Formation à l’économie politique de Marx - La marchandise, sa contradiction et la théorie de la valeur chez Marx

Nous voulons dans Économie et Politique, contribuer  à la formation  théorique des militants à partir  d’un travail sur les textes marxistes. Nous découperons l’étude du Capital de Marx en 3 leçons : la première sera consacrée à l’analyse de la marchandise, de sa contradiction et à la théorie de la valeur chez Marx. La 2e portera sur la formule générale du capital et la découverte du concept de force de travail. La 3e leçon sera consacrée, à l’analyse de la Baisse tendancielle du taux de profit, à la suraccumulation du capital et à la théorie des crises.


Une formation au marxisme : pas seulement pour interpréter le monde, mais pour le transformer comme disait Marx. L’objectif  de cette formation n’est pas seulement de répéter Marx, mais de se doter d’outils d’analyse pour mieux comprendre le monde et le capitalisme d’aujourd’hui, sa crise, afin de travailler aux luttes, aux constructions alternatives pour une autre civilisation, en rupture avec le capitalisme pour son dépassement.

 

Il s’agit ici de remonter aux textes fondateurs avec le souci de revenir à certains concepts et surtout à une méthode d’analyse.

 

Nous partirons du Capital lui-même, l’œuvre majeure de Marx en nous appuyant sur quelques grands textes fondateurs. Nous ne traitons ici que de l’économie, mais l’œuvre de Marx, en tant que telle couvre d’autres champs, philosophiques ou politiques entre autres, et tous ces champs forment un tout cohérent.

 

Nous suivrons le plan du Capital et aborderons le chapitre 1 (la marchandise) de la section 1 (la marchandise et la monnaie) du Livre 1 du Capital. Nous partirons de la traduction du Capital des Éditions Sociales en format poche parue en 1977, et, bien qu’on ne la trouve plus en vente aujourd’hui elle est généralement accessible dans la plupart des bibliothèques.

La Marchandise, le Marché

C’est le premier chapitre  du Capital. Ceux qui disent que Marx ne parle pas du marché ont tort. Le marché et la marchandise sont au cœur du premier chapitre du Capital : «La richesse des sociétés dans lesquelles règnent le mode de production capitaliste, s’annonce comme une immense accumulation de marchandises. » C’est donc la marchandise qui est la forme élémentaire de la richesse et le point de départ de l’analyse de la production.

 

Alors que les néo-classiques étudient la marchandise et le marché en restant sur le marché en laissant de côté les rapports sociaux de la production,  Marx considère que c’est dans la production qu’il faut aller pour étudier les rapports sociaux.

I) Les rapports sociaux de la production marchande

1. Marx essaye de caractériser la spécificité de la production marchande. Il revient d’abord sur les modes de production antérieurs au capitalisme, c’est l’Histoire des modes de production. Il situe la production marchande par rapport aux modes de production antérieurs et notamment par rapport à l’économie  primitive.

 

Dans l’économie primitive le but du producteur est de directement satisfaire ses besoins : l’échange se situe directement au niveau des travaux et des besoins. On s’échange directement les travaux, les travaux des uns bénéficient aux travaux des autreset inversement…

 

Dans la production marchande, le but du producteur c’est l’échange – dans la société capitaliste, le profit devient le but.

Marx met en avant le fait que dans la production marchande, les produits  vont s’échanger entre eux contre de l’argent ; c’est ce qu’il appelle «le fétichisme des marchandises». Il montre que rière l’argent il y a une création  de valeur, alors que l’économie politique bourgeoise obscurcit le fait que derrière l’échange de produits il y a échange de travaux.

 

2. Marx étudie les conditions historiques favorisant  l’émergence de la production marchande. Il montre que cette production n’est pas éternelle ; elle n’a pas toujours existé et elle n’existera pas toujours notamment dans un autre mode de production qualifié de socialiste.

 

Pour que la production marchande existe, il faut des conditions historiques particulières. Il faut un certain niveau de développement des forces productives, une division du travail assez poussée. Ensuite cette production marchande ne reste pas figée, elle se développe dans le mode de production capitaliste. Dans ce qu’on a appelé le mode de production socialiste, en réalité la marchandise subsiste mais dans des formes subordonnées, le marché ne disparaît pas. À une certaine époque, il y avait des débats passionnés, notamment sur la disparition de la monnaie même si ça n’est pas aussi simple.

 

La production marchande implique une organisation de la production, dont Marx perçoit la nature contradictoire. Avec, d’une part, une séparation des producteurs, qui sont dans des unités de production séparées, ainsi qu’une organisation juridique de cette séparation avec la propriété privée des moyens de production et des produits eux-mêmes, (exemple de l’artisanat ou des agriculteurs à l’époque de l’émergence de la société capitaliste). En même temps, il existe, d’autre part, une spécialisation des producteurs dans le cadre d’une division sociale du travail.  Cela va aboutir à une contradiction  : les producteurs – un peu comme les artisans – sont à la fois indépendants les uns des autres car ils sont séparés dans leurs unités de production ; et dépendants les uns des autres car ils ont besoin des travaux de chacun: ils vont vendre leur marchandise sur le marché pour acheter les marchandises des autres producteurs dont ils ont besoin. Chacun produit une petite partie des marchandises dont la société à besoin.


3. Une autre contradiction va apparaître entre travail privé et travail  social. Le travail en lui-même est traversé par cette contradiction. En raison de la séparation des producteurs et de l’organisation juridique de la production, le travail est accompli sous des formes privées (par exemple, le travail de l’artisan ou du forgeron dans son unité de production séparée). Mais, en même temps, comme on a besoin des produits des autres, des travaux accomplis par les autres, chaque travail accompli en privé est un maillon du travail social, une pièce de la division sociale du travail.

 

Contradiction  : le but de la production marchande étant l’échange, et non la satisfaction des besoins, il y a un risque de discordance entre le besoin réel, et la production ellemême, le problème est que s’il n’y a pas d’échange le travail privé sera effectué en vain, il ne sera pas légitimé comme un maillon du travail social. Dans l’échange, s’il a lieu, se manifeste le caractère social du travail. Dans une production marchande simple, on peut tout à fait démontrer l’utilité sociale du travail. L’échange permet momentanément, et s’il a lieu, de résoudre la contradiction entre travail privé et travail social. Cela va être une source de progrès mais aussi une source de contradictions

II) La contradiction de la marchandise

1. La marchandise recèle en elle-même une contradiction. C’està la fois une valeur d’usage (VU) et une valeur tout court (V), la valeur d’échange (VE), souvent évoquée, est d’une autre nature. Marx n’est pas comme on le pense souvent un théoricien de la valeur-travail, d’autres auteurs importants l’ont étudié, les auteurs classiques (Smith, Ricardo). Marx travaille la contradiction de la marchandise.

 

Une marchandise a une Valeur d’usage (VU), car pour pouvoir être échangée elle doit correspondre à un besoin social, elle a une utilité pour celui qui l’achète. En tant que VU, les marchandises sont toutes de qualité différente. L’utilité est déterminée par la spécificité du corps de la marchandise. Les valeurs d’usage ne se réalisent que dans l’usage ou dans la consommation. Ces VU concrètes forment la matière de la richesse.


La valeur (V). C’est ce qui permet à des marchandises qui sont toutes différentes de s’échanger les unes contres les autres. Marx recherche ce quelque chose de commun à toutes les marchandises et qui permet l’échange. Pour ce faire, il fait abstraction de la VU et s’intéresse à la valeur en commun de ces marchandises. Qu’est-ce qui est commun à toutes ces marchandises ? C’est le travail.  Les marchandises (en tant que valeur) sont toutes le produit d’un travail humain, il s’agit d’une dépense de force humaine en général : le travail en général.


2. le double caractère du travail à la fois concret et abstrait.

Le travail concret (ou utile) est un travail particulier qui confère à la marchandise ses qualités concrètes, son utilité particulière.

Le travail concret renvoie à la valeur d’usage de la marchandise, et au travail  privé.

Le travail abstrait c’est le travail en général. Il fait abstraction du caractère particulier  de la marchandise, de la valeur d’usage. Il renvoie à la valeur. Il permet de dégager la substance de la valeur ; c’est-à-dire d’être une dépense de force humaine.

 

3. Substance et mesure de la valeur.

 

a) Substance de la valeur : travail abstrait, le travail en général, une dépense de force humaine en général.

 

b) Mesure de la valeur (ou grandeur de la valeur)  : les marchandises s’échangent en fonction  de la quantité de travail qu’elles contiennent. On va trouver ici une notion, qu’on rtrouvera plus tard, la mesure de la valeur équivaut au temps de travail socialement nécessaire à sa production.  Ce «socialement» renvoie aux conditions historiques et sociales.

Les progrès de la productivité : on va mettre moins de temps pour fabriquer les marchandises, on va donc avoir une diminution du temps de travail nécessaire.

 

Plus la société se développe, plus le coût de la marchandiseva baisser.

En même temps, le progrès technique va appeler une élévation de la formation, de la qualification, on va donc avoir un travail plus complexe (ce qui équivaut à une multiple  du travail simple), mais on reviendra sur cette question plus tard.

III) La valeur d’échange

C’est une forme d’expression de la contradiction entre la valeur et la valeur d’usage.


1. On va tout d’abord revenir à la contradiction de la marchandise et au rôle de l’échange.


Le but du producteur, dans une production marchande simple (fin du Moyen-Âge), c’est de réaliser sur le marché la valeur de la marchandise. Il a donc besoin de l’échange, il produit pour ce dernier, il ne produit pas avec l’idée qu’il va satisfaire les besoins des autres. D’un autre côté il doit trouver un acquéreur pour sa marchandise, celle-ci doit donc correspondre à un besoin social, elle doit posséder une valeur d’usage. Du coup si l’échange n’a pas lieu le caractère utile socialement de la marchandise et du travail  ne va pas être vérifié.  Le travail aura donc été effectué

en vain. L’échange permet d’affirmer le caractère utile socialement du travail.

 

2. La valeur d’une marchandise, sa substance, n’apparaît pas à la surface des choses ; ce qui apparaît sur le marché c’est la valeur d’échange. Cette valeur d’échange est une manifestation de la valeur, elle va tourner autour de la valeur, soit inférieure soit supérieure, selon la loi de l’offre et de la demande.  Si la marchandise correspond à un besoin social et qu’elle est demandée,

 

la valeur d’échange va monter au-dessus de la valeur, ou quand il y a surproduction la VE va s’effondrer.

 

Comment mesurer cette valeur d’échange ? On est bien obligé d’avoir un rapport d’équivalence entre deux marchandises.

La valeur d’échange va être régulée par le temps de travail pour fabriquer le produit. C’est le rapport, par exemple, entre le temps de travail nécessaire à la fabrication du pain et du vin. Dans les faits cette valeur d’échange fluctue, elle est relative. Lorsque la monnaie sert d’équivalent général à tous les échanges, la valeur d’échange devient le prix. Le prix étant l’expression  monétaire de la valeur d’échange et il y a bien sûr, des possibilités d’écart entre la valeur et le prix, comme entre la valeur et la valeur d’échange.

 

3. La valeur d’échange est donc à la fois l’expression mais aussi la tentative de solution de la contradiction de la marchandise entre valeur et valeur d’usage.


Lorsqu’il y a échange, cette contradiction  (VU/V) est momentanément résolue, c’est la même chose qu’entre le travail privé et le travail social. On peut dès lors vérifier  que chaque travail privé est essentiel à l’ensemble  du travail  social, dès lors cela pousse à élargir les échanges, développer la monnaie, le crédit. Dans un premier temps cela va résoudre la contradiction mais ensuite cela va l’aggraver.

 

La nécessité d’élargir les échanges va inciter les producteurs à développer les progrès technologiques. Mais cela va les inciter également à mettre trop de marchandises sur le marché, sans se préoccuper de savoir si elles correspondent à un besoin social. À cause des progrès de la productivité, la valeur va diminuer, en même temps que plus de valeurs d’usage sont produites et mises sur le marché. Alors, la valeur d’échange s’effondre. Le travail privé ne sera plus légitimé comme utile socialement, et donc on va assister à des destructions de marchandises, à des crises. Les mouvements de la valeur d’échange reflètent la contradiction de la marchandise.

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Karl Marx Le Capital livre 1 (1867) Éditions sociales, format poche (1971) avec une présentation de Paul Boccara, chap. premier p. 41 et s.

Voir aussi Catherine Mills ,3e éd. (2004) Économie Politique coll. AES, Montchrestien, p. 67 et s.

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 21:51

Les communistes prennent de plus en plus leur distance avec le gouvernement

Par Stephane Dupont | 30/10 | 15:41 | 2commentaires

Les parlementaires communistes devraient voter ce mardi soir contre le projet de loi PS sur l'énergie au Sénat et le PLFSS à l'Assemblée nationale.

Eliane Assassi - AFP
Eliane Assassi - AFP

S'il n'y avait que la droite.... Sérieusement chahuté par l'UMP après sa gaffe sur les 35 heures, Jean-Marc Ayrault a aussi essuyé ce mardi une volée de bois vert de part du PCF. Très véhéments, les communistes ont exhorté le Premier ministre à « assumer d'être de gauche au lieu de multiplier les clins d'oeil au patronat », tout en pointant son « formidable rétropédalage » sur le temps de travail.

 

Plus ennuyeux encore, ils devaient mettre les socialistes en minorité au Sénat dans la soirée, en votant avec la droite et le centre une motion d'irrecevabilité contre la proposition de loi sur l'énergie du député PS François Brottes. Un texte soutenu par le gouvernement.

 

La veille, au Palais du Luxembourg, les communistes avaient déjà fait des misères aux socialistes en rejetant la loi organique instaurant la fameuse « règle d'or » budgétaire, finalement adoptée grâce aux voix de l'UMP et des centristes. Et, pour couronner le tout, ils devaient se prononcés en fin de journée contre le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), cette fois-ci à l'Assemblée nationale.

« Nous voulons être consultés et entendus »

Plus les jours passent, plus le PCF s'installe de fait dans l'opposition, même si officiellement il s'en défend. Les sénateurs communistes s'interrogent désormais ouvertement sur le fait de savoir s'ils approuveront le volet recettes du projet de loi de Finances dont l'examen débute le 22 novembre à la Haute Assemblée et sur lequel leurs collègues députés se sont déjà abstenus. « Notre position n'est pas encore arrêtée », prévient leur chef de file, Eliane Assassi. Elle sera très importante. Car sans les 20 élus du groupe communiste, la gauche n'a pas de majorité au Palais du Luxembourg. S'ils venaient à faire défaut, le volet crédit ne serait pas soumis au vote et le budget reviendrait à l'Assemblée. Ce qui ne manquerait pas de renforcer l'image d'une gauche divisée.

 

Eliane Assassi assure que les communistes demeurent « parti intégrante de la majorité sénatoriale » ... tout en se réservant le droit de ne pas voter tel ou tel texte. « Nous ne sommes pas des béni oui oui. Nous voulons être consultés et entendus » , insiste-t-elle. Le Premier ministre s'est engagé à recevoir très prochainement les sénateurs communistes. « Nous discuterons avec lui d'un certain nombre de points importants, avertit-elle.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 17:16

 

Politique - le 30 Octobre 2012

André Chassaigne trouve le gouvernement "hésitant"

Le président des députés Front de gauche, André Chassaigne, a jugé mardi que les déclarations de Jean-Marc Ayrault sur les 35 heures étaient le "reflet d'un gouvernement hésitant" et a déploré que "le gouvernement se laisse enfermer là où le patronat veut l'amener".


Interrogé sur les propos de Jean-Marc Ayrault jugeant non taboue la durée légale du temps de travail, propos qu'il a ensuite atténués affirmant que le dossier ne serait pas ouvert par le gouvernement, le député du Puy-de-Dôme a répondu qu'ils étaient "le reflet d'un gouvernement hésitant et soumis à une bataille d'idées sur le coût du travail et la compétitivité", a-t-il dit. Et ce "au lieu de se poser la question du coût (du) capital". "Le gouvernement se laisse enfermer trop souvent là où le patronat veut l'amener", a-t-il ajouté. Il ne fait pas pour le moment "le choix de la rupture avec le système financier". Le président des députés Front de gauche s'est dit "surpris" des déclarations sur les 35 heures qui sont "un acquis très fort de la gauche".


Dans un communiqué, le Parti communiste constate que "la propension du gouvernement à devancer le moindre désidérata du patronat fait frémir" et "assumer d'être de gauche, au lieu de multiplier les clins d'œil au patronat"

Marc Dolez, député du Parti de gauche, a exhorté le gouvernement à "tenir bon face à l'offensive du capital", citant l'appel des patrons de l'Association française des entreprises privées (Afep), qui regroupe la quasi totalité du CAC 40 et des grandes entreprises françaises. Il a réclamé que l'Etat s'engage à réaliser "60 milliards d'euros d'économies au cours des cinq prochaines années".

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 14:38

 

Social-Eco - le 30 Octobre 2012

Ce mardi dans l'Humanité : Pour la Sécu, le changement attendra...

Pour cause d’austérité, le budget 2013, soumis au vote aujourd’hui, s’inscrit dans la continuité des précédents. Les obstacles tarifaires à l’accès aux soins légués par Sarkozy sont maintenus. Les besoins financiers de l’hôpital ignorés.

 

Pierre-Yves chanu, vice-président (CGT) de l’Acoss, membre du Haut Conseil du financement de la protection sociale explique dans un entretien "pourquoi il faut garder la cotisation sociale".


Dans le débat sur la réforme du financement de la Sécurité sociale, alors que plusieurs pistes évoquées conduisent à un transfert sur la fiscalité, vous défendez l’idée que le financement doit rester assis sur 
la cotisation sociale et sur l’entreprise. Pourquoi ?


Pierre-Yves Chanu. Pour nous, la Sécurité sociale est un élément du salaire, c’est un salaire socialisé. Nous restons donc attachés à l’idée que le financement de la Sécurité sociale reste enraciné dans l’entreprise, et que la Sécu soit financée par le travail, au sens des richesses créées par le travail. C’est pourquoi nous sommes opposés à l’idée d’une fiscalisation.

 

Quels dangers voyez-vous dans un recours à l’impôt ?


Pierre-Yves Chanu. On nous propose de baisser 
les cotisations employeurs pour les basculer sur des assiettes différentes, qui aboutissent toujours, d’ailleurs, 
à un transfert sur les salariés et les retraités. Et ça, 
pour nous, c’est une baisse de salaire. À partir 
du moment où on baisse les cotisations patronales, 
on baisse le total de la masse salariale.

 

Vous ne préconisez pas le statu quo pour autant, 
et vous avancez une proposition alternative de réforme 
du financement de la Sécu. Quel en serait le principe ?


siste à ce que les cotisations employeurs dépendent de deux déterminants. Il s’agirait d’abord de tenir compte de la part des salaires dans la valeur ajoutée. Le taux 
de cotisation serait ainsi plus faible pour les entreprises de main-d’œuvre, donc celles pour lesquelles la part des salaires dans la valeur ajoutée est importante. Et il serait plus élevé pour les entreprises capitalistiques, comme 
le secteur de la pétrochimie. La deuxième variable, ce serait les comportements d’emploi des entreprises : celles qui détruisent des emplois cotiseraient plus que celles qui en créent. À long terme, cette réforme est garante 
de plus de ressources pour la Sécu, dans la mesure où elle inciterait à créer des emplois et où ces emplois créeraient plus de richesses. Cela avantagerait d’abord 
les PME, sachant que les grands groupes ont une croissance à forte dominante financière. Nous proposons également de créer une contribution sur les revenus financiers des entreprises, dont le rendement, dans 
les conditions actuelles, serait très élevé, de l’ordre de 15 à 20 milliards d’euros pour un taux de 10 %.

 

Entretien réalisé par Yves Housson

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 14:35

Ayrault/35h : « assumer d'être de gauche au lieu de multiplier les clins d'œil au patronat » (PCF)

Ce matin, le Premier ministre s'est adonné à un formidable rétropédalage sur les 35 heures.
Dans Le parisien d'abord, il juge que le débat sur les 35 heures doit être sans tabou, pour quelques heures plus tard sur France info, dire sa ferme opposition au retour aux 39 heures. Au delà du rectificatif bienvenu de Jean-Marc Ayrault, force est de constater que la propension du gouvernement à devancer le moindre désidérata du patronat fait frémir.

 

Le Premier ministre veut des débats sans tabou ? Fort bien, le Front de gauche en a plein sa besace. Taxation des méga-profits, hausse des salaires, interdiction des licenciements boursiers, développement des services publics ou planification écologique... une série de thématiques qu'il ne faut surtout pas s'interdire de mettre en débat. A condition bien sûr d'assumer d'être un gouvernement de gauche, au lieu de multiplier les clins d'œil au patronat.

 

Parti communiste français

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 13:57
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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 12:43

Pierre-Yves Cosnier n'est plus

"l'Humanité 22 mai 2000

 

Ancien maire de Villejuif, Pierre-Yves Cosnier s'est éteint vendredi  dernier des suites d'une longue maladie, à l'âge de soixante ans.

Depuis sa Vendée d'origine, il avait rejoint la région parisienne et Villejuif en 1963. Pierre-Yves Cosnier était instituteur et syndicaliste. Après son adhésion au PCF en 1969, il avait accepté rapidement de prendre des responsabilités, locales et départementales. Élu conseiller municipal en 1971, il devint maire de Villejuif en 1977, succédant ainsi à Louis Dolly. De 1978 à 1998, il siégeait au conseil général du Val-de-Marne où il a notamment exercé les fonctions de vice-président. Il fut également le suppléant de Georges Marchais, puis de Claude Billard dans la 11e circonscription du Val-de-Marne. En mai 1999, Pierre-Yves Cosnier avait expliqué à la population sa volonté de démissionner pour des raisons de santé, cédant ainsi la main à Claudine Cordillot.

De nombreuses personnalités ont exprimé leur tristesse. Le secrétaire national du PCF Robert Hue a envoyé un message de condoléances à Jeannine Cosnier. Au Parti communiste nombreux sont ceux qui, ayant travaillé avec lui, se sentent un peu orphelins de " son soutien ". Pour Claudine Cordillot, " son empreinte restera celle d'un homme de grande conviction et de profonds attachements à ses engagements de communiste, d'humaniste, de démocrate. Pierre-Yves était un homme franc, direct, loyal ". " Je perds plus qu'un camarade, avec celui qui fut mon ami, mon frère... Il fut un grand maire, dans la lignée de ceux qui l'avaient précédé, un rassembleur de toutes les forces vives et de progrès... " a expliqué Claude Billard. Mercredi 24 mai, un dernier hommage lui sera rendu à partir de 14 heures place de la Mairie à Villejuif. Il sera ensuite inhumé au cimetière de Villejuif à 16 heures.

P.D.

 

Je me souviens de ce camarade élu premier adjoint à Villejuif, qui deviendra maire l'année suivante de 1976 où noius étudions à l'école centrale du parti communiste à Choisy-le-roi, école désaffectée. Celle-ci avait fait l'objet de "campagne "anti-communiste puisque "l'on" la présentait comme le "château" de maurice Thorez. C'est aussi dans ces lieux que résidaient à l'époque, les délégations du Viet-minh, lors des négociations de Genève conduites par Ho-Chi-Minh pour la Paix au Vienam, à laquelle les communistes et les jeunes communistes ont priws toute leur part.

Les tâches militants ne nous avit pas permis de nous rencontrer à nouveau, que périodiquement au hasard des rassemblements politiques de la "RP"

Il reste que je garde un bon souvenir de ce copain de combat, vif et motivé. C'est avec tristesse que j'ai appris son décès en raison d'une maladie non encore maîtisée et à laquelle Jacques Chirac, quelques années plus tard, en fera une priorité de son action.

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Published by bruno fornaciari - dans MEMOIRES - HOMMAGES - SOUVENIRS
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BRUNO FORNACIARI

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