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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 11:38
Des soins pour Mumia !

Posté le 18 février 2016

En novembre 2015 je me suis rendu aux Etats-Unis, dans l’état de Pennsylvanie pour rencontrer Mumia Abu-Jamal emprisonné depuis 33 ans à la suite d’un procès inique. Mumia est atteint depuis plusieurs mois maintenant de l’hépatite C. Très affaibli, il ne bénéficie d’aucun soin adéquat. Cette maladie grave lui occasionne d’autres problèmes de santé tels que diabète et eczéma et commence à s’attaquer à son foi. Malgré cela les autorités de Pennsylvanie refusent de lui administrer un traitement, alors qu’un médicament efficace existe à cette maladie bien connue.

Avant mon départ j’ai écrit au gouverneur de Pennsylvanie, M. Tom Wolf, pour lui faire part de ce déplacement et pour l’interroger sur la situation de Mumia qui risque aujourd’hui des complications toujours plus graves représentant un réel danger de mort. Vous pouvez consulter cette lettre ici : Patrick LE HYARIC Lettre au gouverneur – anglais / Patrick LE HYARIC lettre au Gouverneur – français

En réponse à ce courrier j’ai reçu une première réponse du bureau du gouverneur m’informant qu’en raison des règles sur le respect de la vie privée, il leur est interdit de discuter et de communiquer des informations sur la santé des détenus. Néanmoins on nous assure que M. Mumia Abu Jamal est correctement traité. Vous pouvez lire cette réponse ici : Réponse bureau du gouverneur – anglais / Réponse bureau du Gouverneur – français

Le 29 janvier 2016, l’administration pénitentiaire de Pennsylvanie m’a adressé un courrier que je porte à votre connaissance ci-dessous. La réponse est la même : ils ne peuvent communiquer au sujet de la santé de leurs détenus et assurent apporter les soins nécessaires à Mumia. Vous pouvez consulter ce courrier ici : réponse de l’administration pénitentiaire pennsylvanie – anglais / Réponse de l’adminisatrion pénitentiaire pennsylvanie – français

Après avoir rencontré Mumia, ses soutiens et ses avocats, j’ai pu constater qu’il ne bénéficiait pas des soins appropriés et que son état de santé est inquiétant. En effet l’hépatite C si elle n’est pas soignée peut causer des problèmes de santé irréversibles et entraîner sa mort.

Suite à ce constat alarmant j’ai largement informé le public mais aussi mes collègues parlementaires européens et nationaux de cette situation pouvant lui être fatale.

C’est pourquoi, avec 109 autres parlementaires, nous avons fais parvenir au Gouverneur de Pennsylvanie, M. Tom Wolf, une lettre dans laquelle nous exprimons nos vives inquiétudes quant à la santé de Mumia Abu-Jamal et demandons qu’il intervienne afin que ce dernier bénéficie de soins médicaux comme le prévoit le droit international. (Cliquez ici pour lire cette lettre)

Rappelons que 10 000 autres prisonniers de Pennsylvanie sont atteints de l’hépatite C et ne bénéficient d’aucun traitement.

Exigeons pour Mumia et pour tous les autres détenus le respect de leurs droits humains, le droit aux soins.

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 09:21

Les dossiers d’économie et Politique 13 économie et politique 706-707 mai - juin 2013

Réorienter l’Europe pour la refonder I

l est vrai que, en écho aux difficultés sociales et politiques engendrées par la mise en œuvre d’orientations visant des enjeux financiers nationaux et européens, monte une critique de la construction actuelle, mais sur un mode essentiellement négatif, protestataire et, donc, sans avancer aucune vision positive alternative.

Une telle critique ne permet pas de faire bouger les rapports de force et d’avancer vers un nouveau rassem- blement transformateur en France. La mondialisation est vécue aujourd’hui – à bon droit – comme très hostile. La France est ressentie comme vulnérable dans l’espace mondial et le besoin d’une construction européenne, permettant d’avoir prise sur le devenir du monde, de compter dans cet espace « dérégulé », demeure très puissant. C’est en ce sens que, s’il y a crise de l’idée européenne, il n’y a pas abandon, comme l’a confirmé, à sa façon, Syriza qui s’est prononcé contre la sortie de la Grèce de l’euro et pour que celui-ci devienne solidaire pour les peuples. Dans ces conditions, de même qu’il s’agit de montrer, ici en France, qu’il y a une autre politique possible à gauche et une majorité de gauche possible pour la mettre en œuvre, il s’agit de montrer, inséparablement, qu’il y a une autre construction européenne possible qui soit conforme aux idéaux sociaux, économiques, démocratiques et éthiques de la gauche. Dans cette optique, il est juste de mettre en avant désormais l’objectif de refondation de l’Europe qui souligne l’exigence de transformations très radicales.

Mais, pour autant, gardons-nous de donner à penser que cet objectif pourrait être atteint au terme d’un « grand soir » qui permettrait de faire en quelque sorte « table rase ». Ne réactivons pas, à propos de l’Europe, Notre projet pour une refondation Yves Dimicoli I

l faut partir des questions de la crise de la construction européenne et les traiter en liaison avec les préoccupations relatives aux échéances électorales à venir et, donc, avec le type de rassemblement que nous voulons construire en France et en Europe.

La construction actuelle de l'euro débouche sur un formidable fiasco. En écho aux terribles difficultés sociales, economiques et politiques engendrées par la mise en œuvre des politiques d'austérité monte une critique forte de la construction actuelle, mais souvent sur un mode essentiellement négatif, protestataire et, donc, sans avancer aucune vision positive alternative. Nous devons articuler à l'exigence nécessaire de refondation le réalisme d'un combat quotidien efficace pour réorienter cette construction en visant sa refondation.

D'où l'importance décisive de propositions concrètes, cohérentes et mobilisatrices donnant à voir, à l'appui des luttes et du débat politique, la possibilité d'une alternative crédible. l’opposition que nous avons décidé de dépasser entre réformes et révolution. Nous devons articuler à l’exi- gence nécessaire de refondation le réalisme d’un combat quotidien efficace pour réorienter cette construction en visant sa refondation. . Cohérence des combats pour changer en France, Europe et monde Il est absolument indispensable de changer le monde, ce que ressentent confusément, sans trop y croire, tous ceux qui critiquent ou craignent la mondialisation actuelle.

L’idée selon laquelle la France, à elle toute seule, pourrait y arriver a perdu totalement de sa crédibilité, ce qui ne veut pas dire qu’elle ne peut rien faire. En réalité, il y a besoin d’une construction européenne pour pouvoir changer le monde. Simultanément, donc, il faut changer l’Europe. Pourquoi ? Mais parce que les efforts de construction de celle-ci depuis la dernière guerre ont développé une très grande interdépendance entre les pays qui la composent et, plus encore, depuis le début des années 1990 avec la marche à l’euro et, à partir de 2000, avec l’euro lui-même. C’est le contenu et les moyens institutionnels, matériels et financiers de maîtrise de cette interdépendance qui posent problème et pas l’interdépendance en soi. Celle-ci est construite, aujourd’hui, surtout sur la base de solidarités pour la domination des marchés financiers et des capitaux allemands. Il faut prendre l’étendard de la construction d’une solidarité nouvelle pour les salariés et les peuples, contre la tutelle des marchés financiers et toute forme d’hégémonie économique et politique en Europe. de l’Union européenne économie et politique 706-707 mai - juin 2013 Les dossiers d’économie et Politique 14 Un besoin et une opportunité de clarification sur les buts et les moyens de l’Union

La construction actuelle de l’euro débouche sur un formidable fiasco. Et cela, parce qu’il n’a pas été conçu pour répondre aux besoins de développement des peuples européens mais pour tenter d’attirer massivement les multinationales et les capitaux financiers mondiaux et, ainsi, par la promotion d’un grand marché financier européen unique très attractif, d’arriver à rivaliser avec le leadership de Wall-Street. D’où, la promotion d’un « euro fort », c’est-à-dire capable, en, toutes circonstances, d’offrir aux détenteurs de capitaux le rapport rentabilité/risque le plus attrayant.

Dans ce but, la BCE ne doit se préoccuper que de maintenir l’inflation des prix en zone euro sous la barre des 2 % et veiller à ce que les taux d’intérêt offerts par les placements en euro soient en permanence supérieurs à ceux offerts par les placements en dollars. C’est pour cela qu’elle a été fondée « indépendante » de toute autorité politique et que l’article 125 du traité de Maastricht lui a interdit formellement de créer de la monnaie pour soutenir la dépense publique et sociale où que ce soit dans la zone euro. L’objectif stratégique des promoteurs de cette Europe-là était et demeure d’arriver à obtenir des États-Unis qu’ils finissent par accepter de partager leur domination financière sur le monde, du fait de l’affaiblissement du dollar et d’un endettement extérieur devenu insoutenable (pour les créanciers chinois notamment). Pour rassembler les Européens, cette tentative de construction a cherché à mobiliser des idéaux et des buts généreux (paix, « plein-emploi », modèle social européen porté au niveau allemand, prospérité partagée, rééquilibrage des rapports de force dans le monde…). Mais le cœur de cette tentative est bien cette ambition dominatrice pour la finance, pour les multinationales à base européenne, pour les grands capitaux allemands. D’où une ambiguïté fondatrice essentielle qui a accompagné la construction européenne dès ses origines.

C’est cette tentative qui échoue gravement aujourd’hui. Aussi, cette période de crise aggravée de l’Europe peutelle être propice à une clarification sur les exigences de cohérence entre les buts sociaux et sociétaux, les valeurs mises en avant pour justifier la construction européenne et les moyens financiers et les pouvoirs nécessaires pour les atteindre. Le fédéralisme vise l’éloignement des structures de décision des salariés et des citoyens, des élus de terrain, pour pouvoir mieux concilier les exigences de gouver- nance de l’ensemble européen avec la domination des marchés financiers et de ceux qui sont hégémoniques dans les rapports de force intra-européens, à commen- cer par l’Allemagne. Pour les dirigeants français, il s’agirait d’effectuer un « bond en avant » dans le fédéralisme dont ils pensent qu’il leur permettrait de partager tout de suite, avec les dirigeants allemands, les pouvoirs d’orientation des marchés, au profit des multinationales à base française.

Pour les dirigeants allemands, qui ont besoin eux aussi d’une construction européenne pour leur domination dans le monde, il s’agit d’abord de « faire converger » les structures nationales sous la pression des marchés et de « couronner » ce processus d’adaptation structurelle aux normes allemandes par l’adoption d’institutions fédérales.

En alternative, il faudrait mettre en avant l’ambition d’ un con-fédéralisme européen d’un nouveau type. Il ne renverrait pas seulement aux pouvoirs d’États natio- naux, largement amputés aujourd’hui par la pression des marchés. Mais il serait construit aussi sur des institutions de partage des informations, des pouvoirs et des moyens financiers, de l’entreprise aux collectivités territoriales, des régions aux nations, des nations à l’Europe.

Ceci serait susceptible de maîtriser les marchés à tous les niveaux pour faire prévaloir des progrès sociaux, envi- ronnementaux et démocratiques de partout. Précisément, de partout, grandissent des luttes de pro- testation contre des politiques tendant, en pratique, à avancer d’une façon ou d’une autre vers une construc- tion européenne de type fédéral, avec de très graves atteintes à la souveraineté populaire et à la démocratie parlementaire. Ces luttes devraient pouvoir converger, en visant à progresser vers une cohérence nouvelle réclamant des changements institutionnels et de pratiques politiques profonds, à partir des aspirations à la sécurisation de l’emploi et de la formation, à un progrès des revenus salariaux et de remplacement, des protections sociales, à l’expansion de tous les services publics. Il s’agirait, alors, de contrer l’hyper-fédéralisme de la BCE et les tentatives d’y formater les pratiques institutionnelles nationales – notamment en matière de politique budgétaire avec le TSCG et les two et six packs. Il s’agirait de faire avancer, en pratique, un nouveau type de confédéralisme de maîtrise sociale décentralisée et démocratique des marchés pour une double sécurisation- promotion commune de l’emploi et de la formation et des services publics.

L’enjeu fondamental des rapports France-Allemagne/Europe du Sud L’Allemagne est devenue le grand créancier des pays d’Europe du Sud, France comprise. Elle réalise sur eux une part considérable de ses énormes excédents commerciaux et leur consent un certain recyclage de ces surplus en contrepartie de sacrifices sociaux et salariaux, d’adaptations structurelles qui, en réalité, conduisent à approfondir la crise européenne. L’Allemagne cherche à imposer à la zone euro des spé- cialisations qui puissent conforter la domination de son propre système productif national afin de rivaliser dans la recherche d’une hégémonie mondiale avec les autres grandes puissances économiques, financières et commerciales.

Alors même que l’ordre du monde est en train de bouger (tendance à l’affaiblissement du leadership américain, montée irréversible des grands pays émergents, Chine en tête... C’est ainsi qu’elle entend faire accepter par ses « parte- naires » d’Europe du Sud une nouvelle spécialisation de leur système productif à bas « coût du travail ». Comme elle a réussi, après la « chute du mur », à imposer aux PECO une spécialisation conforme aux exigences de ses grands groupes. Celle-ci a permis aux multinationales à base allemande de relever des défis de la mondialisation (segmentation du processus de production) sans, pour autant, mettre radicalement en cause le « site allemand Les dossiers d’économie et Politique 15 économie et politique 706-707 mai - juin 2013 de production », à la différence de ce qu’ont fait les grands groupes à base française. Et les bas « coûts salariaux » des mains d’œuvres qualifiées des PECO ont joué ici un rôle déterminant.

Cette tentative renvoie aussi à l’absolu besoin pour l’Allemagne – ou plus précisément ses capitalistes – que le reste de l’Europe qualifiée travaille pour elle ou chez elle, y compris pour faire reculer les revendications salariales outre-Rhin. On sait, en effet, que la démographie y est crépusculaire avec un faible taux de fécondité et un ratio de dépendance (nombre d’individus sans emploi/nombre d’individus avec emploi) de plus en plus dégradé du fait de l’érosion de la population active, du chômage et du vieillissement.

Il est possible de voir comment, face à ces défis, les dirigeants allemands cherchent à utiliser l’euro, ses contra- dictions, sa crise et, simultanément, les besoins exacerbés de solidarité des pays en difficulté, pour leur imposer un chantage permanent à l’ajustement structurel. Celui-ci se traduit, alors, au final, soit par des prises de contrôle par des capitaux allemands de débouchés et/ou d’entreprises d’Europe du Sud en difficulté, y compris des entreprises publiques privatisables, soit par la migration grandissante de populations juvéniles et formées d’Europe du Sud vers le marché du travail allemand.

Dans un contexte où les pays d’Europe du Sud sont contraints, avec les politiques d’austérité, d’accepter une très faible croissance de leur marché intérieur, cela se traduit, inséparablement, chez eux par la baisse du coût du travail. Car ils sont mis en concurrence pour accéder au marché intérieur allemand seul à présenter une perspective de relance. Au final, c’est le coût des importations par l’Allemagne des produits que lui vendent ces pays qui tend à diminuer, ce qui accroît ses propres excédents commerciaux.

C’est dire l’importance des rapports France-Allemagne dans cette partie de bras de fer historique si contradictoire. Ils sont fondateurs de la communauté européenne et, plus encore, de la zone euro. Chacun de ces deux pays a, pour l’heure, l’autre pour principal partenaire commercial. Si la France avançait sur une autre option de construction, mettant en avant la nécessité fondamentale de solidarités nouvelles pour un co-développement des peuples de la zone et de mise en cause de la domination des marchés financiers, en s’appuyant sur les aspirations et les luttes montant en Europe du Sud, le cours de l’Europe pourrait commencer à bifurquer. La France, pilier fondateur de l’euro, a un statut particulier dans cette zone. Elle y est, à la fois, dominante sur l’Europe du Sud, comme l’Allemagne, et dominée par l’Allemagne, comme les autres pays d’Europe du Sud. Elle occupe donc une place absolument stratégique. D’autant plus que l’Allemagne elle-même, malgré les oppositions qui se font jour en son sein et que les dirigeants allemands utilisent volontiers comme argument de chantage sur leurs partenaires, a absolument besoin de l’euro pour développer sa propre domination au plan mondial. Si F. Hollande, au lieu de trahir sa promesse de renégo- cier le TSCG et de combattre son ennemi « la finance », était allé jusqu’à imposer une renégociation en écho aux attentes sociales et démocratiques des peuples français et d’Europe du Sud, l’histoire aurait sans doute bougé.

Mais le jeu français ne visant qu’à défendre les intérêts européens des multinationales à base française, à essayer de partager avec l’Allemagne la domination sur l’Europe, le bras de fer a, vite, tourné court. Le défi d’un marché transatlantique Il faut, à ce propos, mesurer le défi que constitue le projet d’un grand marché transatlantique unissant l’Europe et les pays d’Amérique du Nord. Cela pourrait conduire à rendre encore plus difficiles et contradictoires, pour les Français et l’Europe du Sud, les rapports avec l’Allemagne.

En effet, la France et les États-Unis, certes avec des échelles différentes, présentent des spécialisations productives analogues et, donc, concurrentes, alors que l’Allemagne présente un type de spécialisation plutôt complémentaire de celui des États-Unis.

L’ouverture d’un grand marché transatlantique pourrait alors accentuer la concurrence avec les productions américaines sur des atouts productifs essentiels de la France comme l’aéronautique, l’automobile, l’énergie, les télé- communications, les transports, la chimie-pharmacie, l’agriculture, la culture et l’audio-visuel… une concurrence qui serait d’autant plus difficile à soutenir pour la France avec « l’euro fort » face au dollar. Cela pourrait alors conduire à de nouveaux affaiblissements relatifs de la France face à l’Allemagne en Europe dont pâtiraient aussi tous les autres pays d’Europe du Sud.

L’euro et la BCE Ils sont au cœur de la construction actuelle et leur mise en place, comme leur fonctionnement, ont développé de très importantes interdépendances non solidaires entre pays membres de la zone euro. Prétendre que l’issue à la crise actuelle passerait par une sortie de l’euro et, en fait, par la disparition de celui-ci, est illusoire, voire purement démagogique. L’enjeu est, au contraire, de rassembler, à l’appui des luttes, sur des propositions permettant de changer l’utilisation de l’euro. Et, donc, de changer le rôle, la politique monétaire, les missions et le contrôle de la BCE (1). Il s’agirait de les articuler à des proposi- tions pour changer l’utilisation du crédit et le rôle des banques en France (pôle financier public, nouveau crédit sélectif).

Tout en mettant en avant les possibilités de s’arracher à la domination du dollar et des États-Unis avec une réforme profonde du FMI et de la Banque mondiale pour une véritable monnaie commune mondiale alternative au Billet vert. Celle-ci, comme le réclament désormais les Chinois, les Russes et des Latino-Américains, pourrait être construite à partir des droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI.  (1) Financement par création monétaire d'une grande expansion des services publics via un Fonds social, solidaire et écologique de développement européen ; monétisation d'une partie des dettes publiques ; sélectivité nouvelle de la politique monétaire pour encourager d'autant plus le crédit bancaire qu'il sert à financer des investissements programmant plus d'emplois et de formations et pour pénaliser les crédits à la spéculation.

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Published by bruno fornaciari - dans EUROPE pcf
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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 18:42
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16 décembre 2013

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À propos des droits de l’Homme à Cuba (Granma)

José Luis Centella Gomez

Le travail de promotion de l’égalité des genres et de l’autonomisation de la femme se poursuit dans la société cubaine.

Cuba est un pays au développement humain élevé, qui occupe la 51e place sur 187 pays, selon le Rapport mondial sur le Développement humain 2011

Depuis un certain temps, de nombreux personnages de la dénommée dissidence interne cubaine transitent par l’Espagne. Des personnages qui sont reçus par les plus hautes autorités de l’État, y compris par le chef du Gouvernement. Comme par hasard, on ne les voit pas avec les Cubains, arrivés à d’autres moments, qui aujourd’hui manifestent devant le gouvernement du Parti populaire parce que, disent-ils, ils n’ont pas reçu ce qui leur avait été promis, qui n’était rien d’autre que certains privilèges qu’ils pensaient mériter pour leur opposition au gouvernement cubain. Au milieu de ce va-et-vient, il est bon de mettre les choses à plat pour comprendre les allégations de ces personnes.

Le sujet essentiel qu’ils mettent en avant est le débat sur les droits de l’Homme qui serait un élément de discorde avec le gouvernement cubain, et qui justifierait leur dissidence…

Entrons donc dans le débat sur les droits de l’Homme à Cuba, sans complexe, en reconnaissant que Cuba n’est pas un paradis et n’a pas non plus résolu tous ses problèmes, mais en insistant sur des questions évidentes et concrètes, acceptées aujourd’hui par la communauté internationale, qui reconnaît qu’en matière de droits humains de base, malgré le blocus imposé par les États-Unis et son immense poids économique et social – question dont nous pourrions parler à un autre moment –, Cuba est l’un des rares pays à avoir atteint en grande partie les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), concernant la mortalité infantile et maternelle.

Concrètement, nous pouvons souligner que l’Île caraïbe a atteint :

  • l’indicateur No 1, à savoir éliminer l’extrême pauvreté et la faim ;
  • le No 2 : assurer l’éducation primaire pour tous ;
  • et le No 4 : réduire la mortalité des enfants de moins de 5 ans.

Par ailleurs, Cuba avance de façon conséquente vers la réalisation du No 3 : promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Dans ce sens, nous aimerions insister sur le fait que Cuba est un pays au développement humain élevé, qui occupe la 51e place parmi 187 pays, selon le Rapport sur le Développement humain 2011.

Par ailleurs, selon l’Indicateur de développement humain non économique, Cuba figure à la 17e place au niveau mondial, en étant le pays en développement affichant les meilleurs résultats.

Il faut notamment souligner l’importance que Cuba attache au Droit à la santé. Ce pays garantit l’accès universel et gratuit à la Santé publique. En 2012, le taux de mortalité infantile s’élevait à 4,6 pour 1 000 enfants nés vivants, le plus bas d’Amérique latine et de la Caraïbe. En 2013, le taux de mortalité maternelle était de 21,5 pour 100 000, ce qui situait Cuba parmi les pays affichant les taux les plus bas sur le plan international. Quant au Programme de vaccination, il garantit une des plus larges couvertures de vaccination dans le monde, qui assure la prévention contre 13 maladies.

Ceci a permis l’élimination du paludisme, de la poliomyélite, de la diphtérie, de la coqueluche, de la rougeole, de la rubéole, du syndrome de la rubéole congénitale, du tétanos néonatal et de la méningite tuberculeuse. Malgré les restrictions imposées par les blocus des États-Unis dans l’acquisition des ressources et des technologies, les programmes de recherche concernant les vaccins contre les virus du choléra, de la dengue et du sida, entre autres, s’intensifient.

Concernant le Droit à l’éducation, le Rapport de suivi de l’Éducation pour tous de l’UNESCO (2011) reconnaît que Cuba présente un développement éducatif élevé et la situe en 14e position dans le monde pour ce qui est de l’Indice de développement de l’Éducation pour tous.

Cuba continue à promouvoir une approche préventive en matière d’éducation et de réinsertion sociale afin d’éviter la délinquance. Le travail de prévention dans les écoles se base sur la lutte contre la consommation de stupéfiants et de psychotropes, l’élimination des conduites sociales déviantes, le bon usage de la langue maternelle, l’éducation aux valeurs éthiques et le développement d’un comportement sexuel responsable.

Les services de la Ligne d’aide téléphonique pour la prévention de la consommation de stupéfiants, et pour l’éducation sexuelle avec une approche de genre et de droits, se développent.

Je voudrais également signaler les avancées en matière de Droit à une alimentation adéquate, une question qui de nos jours est malheureusement d’actualité, par ces temps de crise. En 2012, une nouvelle politique agro-industrielle a été adoptée, afin de développer les lignes de travail stratégiques concernant ce droit humain. Un nouveau modèle de gestion économique se met en place, avec de nouvelles formes de production non étatiques.

Le gouvernement cubain, malgré le blocus et la crise, continue de garantir les produits alimentaires de base à des prix subventionnés à l’ensemble de la population, ce qui comprend la vente de légumes secs, de céréales, de protéines, d’huile, de sel et de sucre, indépendamment des revenus de chaque personne et de sa famille.

Cuba garantit également un litre de lait par jour aux enfants de 0 à 7 ans. Seulement en 2010, la dépense pour subventionner l’achat des produits de base s’est élevée à 750 millions de dollars. Le Plan intégral pour la prévention et le contrôle de l’anémie par carence en fer se poursuit, pour les enfants et les femmes enceintes, ce qui permet de maintenir ce dérèglement nutritionnel à un taux infime.

Il existe également un Service d’alimentation subventionné pour les personnes âgées, les personnes handicapées et autres en situation à risque. Toutes ces mesures sont appliquées sans les aides d’organismes internationaux que reçoivent d’autres États.

En plus de ces avancées sociales, Cuba continue de développer sa coopération avec d’autres pays :

1. En matière de santé, en réponse à des demandes nouvelles de certains pays, de façon très novatrice, Cuba a participé entre 2007 et 2010 à une étude clinique génétique et psychologique des personnes handicapées en Bolivie, Équateur, Nicaragua, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, avec pour objectif de promouvoir l’intégration sans discrimination de ces personnes.

Par ailleurs, le programme Opération Miracle, destiné à rendre la vue à des milliers de personnes dans le monde, démarré en 2004, a permis de réaliser 2 261 987 interventions chirurgicales jusqu’en 2012. 34 pays d’Amérique latine, de la Caraïbe et d’Afrique en ont bénéficié. Dans le cadre de cet effort, 47 centres ophtalmologiques ont été construits à l’étranger, avec 59 blocs opératoires, où travaillent 525 coopérants dans 16 pays.

Depuis la création du Contingent international de médecins spécialisés en situation de catastrophes naturelles et de graves épidémies (Brigade Henry Reeve), 5 490 coopérants cubains ont apporté une assistance médicale à plus de trois millions de sinistrés alors que le nombre de patients pris en charge ne cesse d’augmenter. Ce contingent a réalisé plus de 33 800 opérations chirurgicales et a permis de sauver 468 000 vies.

À signaler également que l’École latino-américaine de médecine (ELAM) et la formation de professionnels de la Santé à Cuba ont permis à 9 960 étudiants de 58 pays d’obtenir leur diplôme entre 2005-2011. Durant l’année universitaire 2011-2012, 21 217 étudiants de 122 pays étaient inscrits en médecine (18 364), psychologie (1), technologie de la santé (417), infirmerie (362), stomatologie (66) et troisième cycle (207).

2. En matière d’éducation, la coopération cubaine se développe aux divers niveaux de l’enseignement. De 2004 à ce jour, la coopération s’est poursuivie dans les programmes d’alphabétisation et de post-alphabétisation grâce aux méthodes cubaines Yo si puedo (Moi, je peux), lauréate du prix Roi Sejong, Ya puedo leer y escribir (Je sais lire et écrire) et Yo si puedo seguir (Moi, je peux continuer). Jusqu’à la fin de novembre 2012, 6 950 693 personnes avaient été alphabétisées avec la méthode Yo si puedo, et 975 837 avaient approfondi leur apprentissage avec la méthode Yo si puedo seguir. Cette méthode est appliquée dans 29 pays.

Actuellement, elle est utilisée dans 16 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, d’Europe et du Canada.

Je tiens à le souligner, parce qu’ils sont moins connus, les progrès en matière d’égalité de genre et d’autonomisation de la femme, en rappelant que Cuba fut le premier pays à signer et le second à ratifier la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre la femme. En 2010, le gouvernement cubain a présenté le 7e et le 8e Rapports au Comité établi en vertu de cette Convention.

Comme résultat des stratégies gouvernementales destinées à promouvoir l’accès des femmes à des postes de responsabilité publique, la proportion de femmes à l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire atteint 45%. Proportionnellement, Cuba occupe la troisième place au niveau mondial en ce qui concerne les femmes parlementaires, comme le confirme le Rapport de l’Union interparlementaire (UIP), de janvier 2012. Pour la première fois, on compte une femme vice-présidente du Conseil d’État et une autre vice-présidente de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire (Parlement). Neuf des quinze assemblées provinciales du Pouvoir populaire (législatures provinciales) sont présidées par des femmes. Neuf ministères sont dirigés par des femmes, qui représentent, de plus, 40% du Conseil d’État.

En 2011, les femmes détenaient 41,2% des postes de direction et représentaient 65,5% de la main-d’œuvre professionnelle et technique du pays. Elles représentent 47,3% de la population active.

Les droits sexuels et reproductifs, y compris le droit à l’avortement et le libre choix de la fécondité, sont pleinement garantis et les services du planning familial pour les hommes et les femmes sont accessibles, gratuits et universels. Parmi les défis de la société cubaine, figurent la nécessité de poursuivre la promotion de la perspective de genre, d’assurer un meilleur accès à l’emploi des femmes handicapées et de supprimer les stéréotypes sexistes qui persistent dans la société. À travers le Plan d’action nationale de Suivi des accords de Pékin, cette situation est évaluée avec le concours des institutions de l’État et des organisations de la société civile.

Pour conclure, j’aimerais souligner les bonnes pratiques et la gestion efficace des catastrophes naturelles qui provoquent de sérieux dommages au pays. Cela a permis de limiter au maximum les pertes en vies humaines durant le passage des ouragans. Ce fut le cas en 2008, lorsque Cuba fut touchée par trois ouragans de grande intensité et par deux tempêtes tropicales, qui causèrent dix milliards de dollars de dégâts. Cependant, les pertes en vies humaines sont considérablement inférieures à celles qui se produisent aux États-Unis, malgré les différences de moyens. Il faut dire qu’à Cuba les personnes sont protégées en priorité, tandis que les États-Unis donnent la priorité à la propriété privée.

En conséquence, dans ce débat qui doit être comme je le disais sans complexes, nous pouvons et nous devons témoigner notre reconnaissance aux efforts fournis par Cuba dans la défense des droits de l’être humain, malgré les difficultés que représente le blocus cruel et inhumain, qui devrait être le principal motif de dénonciation de toutes les organisations qui sur la planète parlent des droits de l’Homme. En effet, malgré toutes les limitations, malgré tous les problèmes, malgré toutes les erreurs qui peuvent être commises, l’important, c’est de reconnaître qu’à Cuba, l’économie et la société sont en fonction de l’intérêt général, de l’intérêt de l’être humain et non en fonction du profit économique de quelques uns…

Que chacun l’appelle comme il l’entende. Nous continuons de l’appeler « la construction du socialisme ».

José Luis Centella Gomez - Secrétaire général du Parti communiste espagnol

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 14:53

Olivier Dartigolles et Isabelle de Almeida, comité de liaison de la primaire de la gauche


« Nous voulons un débat d’idées qui unit »
vendredi 19 février 2016

Déclaration d’Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, et Isabelle de Almeida, présidente du Conseil national, lors de la réunion du comité de liaison de la primaire de la gauche et des écologistes.

« Nous voulons un débat d’idées qui unit »

Nous voulons dire en toute transparence les propositions que le Parti communiste a porté lors de cette réunion pour que progresse et réussisse le processus qui est lancé.

C’est d’abord l’extrême gravité de la situation qui nous motive. Nous entrons dans des temps très compliqués : les perspectives d’une crise financière plus grave encore que celle de 2008, les risques d’un éclatement de l’Europe dans les pires conditions, planent sur nos têtes. Ces menaces s’ajoutent à la crise climatique et à celle du travail secoué par les réponses libérales à la révolution informationnelle.

Jamais comme aujourd’hui notre peuple, le monde du travail et de la création, n’auront eu besoin de réponses de gauche à ces grands enjeux. Et jamais comme aujourd’hui ces réponses de gauche n’ont été autant marginalisées par François Hollande et Manuel Valls. Ils ont confisqué le pouvoir en s’étant affranchi de toute contrainte parlementaire et de leur camp politique. Ils ont signé leur adieu à la gauche.

Le scénario d’ores et déjà installé pour 2017 est celui d’un véritable cataclysme. Si rien ne bouge, c’est un match à trois qui se déroulera dès le premier tour de la présidentielle entre Marine Le Pen, le candidat de la droite et celui du clan Hollande-Valls, et toute autre candidature sera pratiquement disqualifiée du fait du mécanisme de vote utile. C’est dire que les réponses de gauche, les aspirations populaires au changement seraient hors jeu dès le premier tour. Au second tour, il y a fort à penser que ce serait un match entre Le Pen et la droite. Derrière, ne sous estimons pas les dégâts sociaux et politiques pour le pays. Prenons bien la mesure de la rupture démocratique qui s’ensuivrait. Combien de longues années avant que ne puisse commencer à se reconstruire un espoir ! Nous ne pouvons laisser se réaliser ce cauchemar sans réagir.

Nous voulons donc ouvrir dès maintenant une nouvelle voie et nous avons la conviction que c’est réellement possible. Des forces immenses sont aujourd’hui disponibles. Ils sont des millions, les électeurs du Front de gauche, les électeurs écologistes, des électeurs socialistes, à dire aujourd’hui : « ça ne peut plus continuer ainsi ». Ils ont été désorientés, sidérés parfois devant les abandons successifs du président de la République et du gouvernement et ils se sont démobilisés. Mais avec la déchéance de nationalité, avec la casse du code du travail, ils disent : « Maintenant, trop c’est trop ! »

Ces femmes et ces hommes disponibles sont aussi les syndicalistes, les militants associatifs qui pensent que maintenant, il faut qu’ils se mêlent de ces échéances politiques. Ce sont aussi les salariés, les enseignants, les soignants, tous ces travailleurs humiliés par le manque de considération pour leur travail, leur expérience, leurs conditions de vie. Ce sont les millions de chômeurs, de pauvres, méprisés, exclus, montrés du doigt. Les jeunes à qui l’avenir est refusé.

Toutes ces forces en mouvement ou en attente, aujourd’hui trop dispersées, nous voulons aider à les faire converger. C’est ce que nous avons contribué à faire en 2005 lors du referendum sur le traité constitutionnel européen, c’est ce qui nous guidait quand nous avons lancé le Front de Gauche. Nous proposons à toutes les forces du Front de gauche de poursuivre cette démarche dans les conditions inédites d’aujourd’hui qui nous permettent de le faire à une bien plus grande échelle.

Comment ?

Nous ne voulons pas d’une démarche de sommet, nous voulons un peuple acteur.

Il s’agit de relancer une dynamique d’intervention populaire. Nous pensons que le peuple doit investir le processus des primaires de gauche pour qu’il réussisse. C’est à dire pour parvenir à faire émerger, pour l’élection présidentielle une candidature commune qui bouscule la donne, qui relance une gauche de rupture avec la politique suivie depuis 2012, de rupture avec l’austérité et les recettes libérales. Et une gauche qui créé la surprise et gagne.

Nous proposons dans un premier temps l’élaboration citoyenne d’une plate-forme commune qui soit le socle d’entrée de la primaire pour les candidates et les candidats comme pour les électrices et électeurs. Les candidats acceptant ce mandat populaire, débattraient publiquement en exposant leurs propositions pour le mettre en œuvre. Le choix des citoyens se porterait alors sur le candidat le mieux à même selon eux, par ses engagements de réaliser ce mandat populaire. De bout en bout, ce processus est celui du débat et d’un choix d’idées et de contenus et jamais un simple casting. Tout ce qui nourrirait le présidentialisme condamne à l’échec.

Nous ne voulons pas d’une bataille de personnes qui divise, nous voulons un débat d’idées qui unit.

Nous proposons de réfléchir ensemble aux outils pour l’élaboration collective et citoyenne de cette plate-forme. Pour ce qui concerne les communistes nous prendrons des initiatives et nous participerons à tout ce qui s’inscrit dans cette démarche pour aller à la rencontre des citoyennes et citoyens pour recueillir leurs avis à partir de quelques grandes têtes de chapitre et bâtir avec eux le mandat populaire. Nous formulons ces propositions pour la réussite du processus de primaires de gauche et redonner espoir au pays.

Nous voulons que le maximum de celles et ceux qui souhaitent une candidature de gauche en rupture avec ce qui a été fait depuis 2012, s’investissent dans ce processus collectif. Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature. Nous souhaitons que la dynamique que nous engageons le conduise à accepter le cadre collectif sans lequel une candidature de la gauche en rupture avec l’austérité et le libéralisme, n’a aucune chance de succès. Cette démarche que nous voulons impulser, les objectifs de rassemblement gagnant de toutes les forces de gauche et citoyenne que nous visons, ne permet pas dans notre esprit que l’emporte une candidature qui se fixerait l’objectif de poursuivre ce qui a été fait par le président de la République et le gouvernement depuis 2012. Nous avons d’ailleurs bien compris que ni Manuel Valls, ni François Hollande n’expriment l’intention de se plier à l’exercice des primaires.

Nous rendrons compte de nos échange de ce matin au Conseil national du PCF les 5 et 6 mars. Les communistes auront à décider des suites qu’ils voudront donner à ce processus.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, Isabelle De Almeida, Présidente du Conseil national,

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 09:03

Réforme du travail : « la menace du 49-3 est plus qu'une provocation » (PCF)

VENDREDI, 19 FÉVRIER, 2016

HUMANITE.FR

Après l'ANI en 2013, la loi Macron en 2015, c'est tout le système de protection des travailleurs contre l'arbitraire patronal qui est dynamité par le projet de réforme de la ministre El Khomri : régulation du temps de travail, indemnités perçues en cas de licenciement abusif, représentation syndicale, protection des mineurs en apprentissage, expertise des CHSCT, tout y passe.

La menace de Myriam El Khomri d'une utilisation du 49-3 est plus qu'une provocation. Elle est une manière de donner raison à Manuel Valls quand il dit que rien, absolument rien, ne peut nous réconcilier avec une telle politique, applaudie et parrainée par le Medef.

Le chômage, dont le Président de la République s'était engagé à inverser la courbe, est la première préoccupation des français. A qui fera-t-on croire que le nombre de chômeurs diminuera si on rallonge la durée du travail des salariés en place et des apprentis ? Qui peut penser que faciliter les licenciements aura une autre conséquences que … faciliter les licenciements et donc précariser les salariés.

Le PCF ne laissera pas détruire le code du travail et tous les acquis des luttes menées pendant des dizaines d'années pour protéger les salariés. Il appelle à la mobilisation de toutes les forces progressiste contre ce projet. Les solutions existent pour réduire le chômage. Le PCF engage dès à présent une campagne publique pour les populariser. Elles passent notamment par la réduction de la durée du travail, la hausse des salaires, les investissements dans le logement et les transports collectifs indispensables pour répondre au défi climatique, le développement des services publics et l'intervention des salariés dans la gestion des entreprises.

Parti communiste français

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 18:06

Bombardements turcs sur les forces du PYD (Syrie): L'Europe ne doit pas laisser libre cours à la folie guerrière d'Erdogan

Au moment même où Américains et Russes se mettaient d'accord sur un cessez-le-feu en Syrie, les bombardements engagés par la Turquie, samedi 13 février, contre les positions des unités combattantes kurdes (YPG) du PYD et des Forces démocratiques syriennes (FDS) qui combattent Daesh, font la démonstration que c'est le président Erdogan qui est devenu l'un des principaux obstacles à la fin du conflit en Syrie.

Les pays européens, la France en particulier, ne peuvent pas laisser libre cours à la folie guerrière d'Erdogan. D'avoir cédé à tous les chantages et marchandages odieux sur le sort des migrants et réfugiés, et sur les massacres opérés contre les populations civiles kurdes au Kurdistan de Turquie n'ont fait que conforter la ligne belliciste d'un pouvoir turc qui a choisi son camp, celui des intégristes et des djihadistes.

En pilonnant les FDS qui depuis des mois affrontent en première ligne l'organisation de l'Etat islamique, le président Erdogan alimente une escalade militaire dont personne ne sortira vainqueur et qui retarde toujours plus la paix.

Le Parti communiste français apporte toute sa solidarité aux forces démocratiques syriennes (FDS), au PYD et au Conseil démocratique syrien, et demande au chef de l'Etat, François Hollande, et au ministre français des Affaires étrangères et du développement international de suspendre toute coopération militaire avec le gouvernement turc tant que ces actions militaires sur le Rojava se poursuivront.

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 19:16

Ce qui vaut... et ce qui ne vaut rien

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF répond à l'annonce «en solo» par Jean-Luc Mélenchon de sa candidature pour la prochaine présidentielle. « Si ce n'est pas la primaire qui peut donner lieu à ce processus, quelle autre solution ? Et pourquoi Jean-Luc ne choisit-il pas d'inscrire sa candidature dans un processus collectif ? »

Hier, suite à l'annonce par Jean-Luc Mélenchon, en solo, de sa proposition de candidature pour la prochaine présidentielle, j'ai exprimé, comme porte-parole du Parti communiste, ce que j'en pensais. Depuis, j'ai reçu quelques réactions. Je veux y répondre.

Ce qui me frappe de toutes les réflexions et critiques qui me parviennent, comme d'ailleurs de la déclaration de Jean-Luc lui-même, c'est qu'à aucun moment elles ne s'appuient sur l'analyse de la situation réelle. Comme si cela était relégué en second plan, dans une arrière-cour, je ne sais où. Comme si de rien n'était et que la catastrophe annoncée pour 2017 n'était qu'une comptine.

Dans le match à trois qui s'installe pour 2017, nous avons tout à perdre. Le danger de Le Pen n'est pas écarté. Et dès le premier tour, du fait de la mécanique du vote utile, la gauche sera absente, le représentant du clan Hollande-Valls ne pouvant la représenter. En vérité, ce qui s'annonce, est une défaite des aspirations populaires et l'enjeu, l'enjeu réel si l'on tient compte des dernières mesures prônées par le gouvernement et des projet de la droite, ce n'est ni plus ni moins que la continuation ou non de notre Histoire de France, du modèle social et du modèle républicain. Cela mérite un peu de hauteur de vue, d'esprit de responsabilité, c'est pourquoi les propos désagréables - parfois même les insultes - qui me sont notifiés par Twitter, ou envoyés sur mon blog, ne pèsent rien.

Nous avons le devoir de tenter de bousculer ce scénario et cela fait partie des fondamentaux communistes : dans des périodes où tout se joue, le Parti communiste a su, par de grandes initiatives politiques rassembleuses, changer le cours des choses. Nous y voilà de nouveau.

Est-il possible, en quelques mois, de bousculer le paysage ? J'affirme que des millions d'hommes et de femmes sont disponibles pour relever le drapeau des combats démocratiques et émancipateurs, pour donner un avenir à la gauche et au peuple. Au deux, jamais ne n'opposerai l'un à l'autre.

Ils sont la gauche, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, la majorité des électeurs écologistes, et une très grande partie des électeurs de Hollande et des militants et élus PS qui disent maintenant, aujourd'hui, « ça ne peut plus continuer ». Ce sont les syndicalistes, les militants associatifs, les salariés en lutte.

Ils sont la gauche et ils sont le peuple : les chômeurs, les ouvriers, les employés, les enseignants, les soignants, les chercheurs, les étudiants, les artistes, les créateurs, etc. humiliés par le manque de considération pour leur travail, leur expérience, leur vie.

Ce que nous voulons, c'est ouvrir la voie de leur rassemblement. Qu'ils et elles prennent conscience de leur force rassemblée. Qu'ils et elles discutent et décident de ce qu'il faut faire et jusqu'où aller.

C'est ce que nous avons voulu faire avec le Front de gauche et nous devons rester fidèles à cette idée pour la revivifier dans un mouvement plus large, plus populaire et plus citoyen. Par ce oui cette force innombrable est disponible. Mais les femmes et les hommes qui la composent refusent qu'on parle en leur nom et à leur place. Ils veulent décider, choisir par eux-mêmes. Pour retrouver de l'autorité, la politique doit absolument prendre ce chemin.

Cette démarche collective peut réellement avoir comme ambition de constituer un nouveau front populaire et citoyen, social et politique pour un nouveau destin de la France, de l'Europe et du monde. Et pour 2017, nous devons travailler pour que les propositions politiques (primaires ou autres) donnent lieu à ce processus collectif et citoyen pour aboutir à un mouvement, un projet, une candidature, une majorité qui tourne le dos à l'austérité et nous engage sur un autre chemin. Si ce n'est pas la primaire qui peut donner lieu à ce processus, quelle autre solution ? Et pourquoi Jean-Luc ne choisit-il pas d'inscrire sa candidature dans un processus collectif ?

L'enjeu est considérable comme le sont les bouleversements auxquels nous sommes confrontés. Saurons-nous affronter ces défis ? Allons-nous passer à côté des potentialités du moment alors qu'elles sont là, à portée de main! Qui aurait dit Jeremy Corbyn ? Qui aurait dit l'Espagne et le Portugal après la Grèce? Qui aurait dit que Bernie Sanders réveillerait la jeunesse et la classe ouvrière américaine ?

Affrontons ces défis, débattons, prenons l'initiative, et le reste, les petites polémiques, les cabales, les procès, au regard des enjeux, ça ne vaut rien !

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Published by bruno fornaciari - dans front de gauche PCF
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 13:50

Saint-Varent le 19 janvier 2016

RÉAGIR face à l'ostracisme dont est victime le PCF

Nous sommes tous intéressés à trouver les réponses à la crise du système politique et économique dans lequel évoluent nos sociétés. Pour cela, nous avons besoin des éléments d'analyses et statistiques les plus divers, par ses sources, et contradictoires par les analyses et les réponses proposées. Or il faut bien le constater, le dispositif public de l'information des citoyens, notamment télés et radios ne remplit pas le rôle qu'il devrait jouer pour favoriser la réflexion de tous. L'iniquité flagrante eu égard aux idées et propositions du Parti Communiste, confère à ce sytème le caractère obscurantiste, ostracisant, censitaire, que ne devrait pas tolérer, une société fondée sur les "droits de l'homme" et ceux, constitutionnels, de la liberté d'expression. Après et en réponse aux attentats de "Charlie Hebdo" des millions de personnes se sont levées pour défendre ce droit. Il est bafoué aujourd'hui. Les idées développées par les communistes notamment, tout comme leur dirigeants, leurs élus, leurs militants sont victimes et avec eux tous ceux qui seraient intéressés à les connaître pour les approuver ou les critiquer dans un débat serein, ce cette pratique d'uniformisation des esprits. Il n'est qu'à recenser les accès aux médias pour confirmer cette appréciation. Les analyses, la présence permanente des laudateurs du libéralisme étouffent les quelques apparitions brèves et rares des contradicteurs. Chaque jour, chaque semaine, nous sommes bercés, "éduqués", sommés même de donner quitus à ce que l'on nous présente comme le seul horizon, imparfait bien sûr, inégal sûrement, mais moderne et universel. Le seul qui doit avoir voix au chapitre. Si nous considérons que l'accès aux médias est importante, voire décisive, dans la capacité à influer sur les idées et les comportements, si nous considérons que cette question de l'information est une des dimensions de la luttes des classes aujourd'hui, ne devons-nous pas de nous emparer de celle-ci comme une dimension de notre lutte et de notre politique. Nos différentes tentatives, anciennes, nous ont laissé d'amers souvenir jusqu'à faire un syndrome (intervention musclée à TF1 dans les années 70/80). Depuis longtemps nous sommes muets sur cette question pourtant essentielle. Les prises de position récentes de nos dirigeants et de notre presse confirment la volonté et la nécessité de prononcer pour une information véritablement pluraliste. Le traitement de l'ensemble des médias lors des régionales, en faisant du FN le référent à déplacé les enjeux de cette élection et favoriser le résultat de droitisation de la société déjà à l'oeuvre. Bref, beaucoup de choses à dire. Surtout beaucoup de choses à faire. Des campagnes, nationales, locales, pour la liberté d'expression et le pluralisme de l'information, des interventions des députés et sénateurs communistes et du FDG, une question d'actualité à l'Assemblée Nationale, la demande d'une commission d'enquête parlementaire par exemple, pourrait être de nature à engager ce débat indispensable jusqu'à obtenir de sensibles amélioration dans ce domaine favorisant ainsi une émergence démocratique. Parmi d'autre questions soulevées par les communistes, elle devra être traitée en vue d'une réponse appropriée, lors du 37e congrès du PCF qui se prépare dès maintenant.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 09:33

Jacky Bourdon

Monsieur Dartigolle ne pensez -vous pas que vous nous refaite le coup du programme commun, celui qui est en parti responsable de la perte du PCF .....mais il est vrai que vous allez me dire que non, que vous avez décidé de faire une primaire, état de fait à la mode comme il s'est fait a l'UMP et au PS......vous voulez donc nous faire un rassemblement de la gôche bobo voulu par qui, si ce n'est les Etats Unis et l'UE pour en fait être la bouée de sauvetage du PS au second tour.....je souhaiterai donc comprendre à quoi va donc servir le premier tour des présidentielles si nous n'y sommes pas représenté en tant que communistes.....il s'agit donc que pour la deuxième fois consécutive vous n'allez donc pas présenter un candidat de notre parti.....comme cela va surement être le cas, vous devriez tout simplement zapper le premier tour et passer directement au second....Alors je souhaiterai donc comprendre par des explications pour qui Monsieur le porte parole du PCF vous et vos pareils vous vous battez contre qui ? A savoir si ce n'est pas pour une gauche capitaliste aux multiples visages qui ne sème que misère ou désespoir ? Il va donc de soi que nous sommes amenés à constater que vous avez baissé les bras....alors que nous à la base, nous sommes une multitude de communistes à vouloir se retrousser les manches pour que notre parti le PCF soit présent à la présidentielle de 2017 afin de représenter nos valeurs qui ont été mises en place lors du congrès de Tours en 1920, ce dont nous exigeons de vouloir continuer à représenter.....même si nous ne faisons que 1%, au moins nous aurons le sentiment de ce réjouir de ce que nous avons fait, dans un premier temps pour faire revivre notre parti, près de tous ceux qui nous ont quittés et près de notre électorat que nous avons copieusement délaissé.... surtout ne
pas oublié que nous sommes le seul parti politique qui a toujours lutté contre le fascisme......Vive le PCF....

Pourquoi la tenue d’une primaire à gauche peut-elle s’avérer dangereuse ?

En pleine crise de représentation. Olivier Dartigolles Porte-parole du PCF et Rémi Lefebvre Professeur de sciences politiques

HUMANITE.FR

Bruno Fornaciari Monsieur Jacky Bourbon il ne faut pas faire dire à Olivier Dartigolles ce que vous souhaitez entendre pour développer votre argumentation. Reportez-vous au texte de la contribution de ce dernier parue dans l'humanité. Deuxième observation, vous vous prétendez communiste mais vous utilisez le vouvoiement pour mieux vous éloigner de la ,fraternité entre nous. Troisièmement la question de la présentation ou non d'un candidat PCF à la présidentielle ne peut plus se poser comme jadis. Vous le dîtes vous-même en constatant "tous ceux qui nous ont quittés". En effet, l'influence du PCF n'est plus ce qu'elle était. Et, faut-il en réponse à la crise que nous connaissons formuler les mêmes réponses ? A vous lire le parti communiste dit se suffire à exister lui-même, comme un témoignage de la fidélité au temps passé. L'histoire révolutionnaire est jalonnée de bonnes intentions.La naissance du PCF au début du 20e siècle intervient dans une période historique du développement de la lutte des classes à l'échelle internationale marquée par l'émergence de partis révolutionnaire. Tout au long du siècle dernier, en France notamment , de 36 à 45 en passant 68 et 81 le PCF a joué un rôle de premier plan dans le mouvement social. Les forces de la réaction n'ont jamais abdiqué. A la, fin du siècle dernier elles ont repris l'ascendant, ce que nous avions cru impossible après les horreurs des deux grandes guerres criminelles. C'était, sans compter sur la résurrection des forces du passés qui fomentent aujourd'hui leur retour. Les questions qui sont posées aux communistes et à toutes les forces progressistes aujourd'hui, est bien celle de trouver les formes et les moyens d'enrayer cette évolution réactionnaire qui semble inexorable. Le PCF est-il à lui seul la solution ? Peu le pense. Nous luttons depuis toujours pour rassembler un maximum de forces pour un monde meilleur pour les classes travailleuses. Comment faire et avec qui et avec quels outils politiques ? La réponse ne va pas de soi. L'intelligence, l'expérience accumulée au cours de ces décennies ne doivent pas être passées par pertes et profits. Création, audace, invention, contributions et débats seront nécessaires à l'émergence d'un en-commun transformateur progressiste. Le PCF tel qu'il est, tel qu'il est devenu pourra-t-il à nouveau jouer un rôle positif dans la nouvelle marche en avant indispensable aux couches populaires ? Faut-il réfléchir à une nouvelle organisation de type révolutionnaire du 21e siècle correspondant au moment historique que nous vivons ? Naturellement les débats préparatoires au 37e congrès aborderont sans doutes ces questions latentes depuis plusieurs années. Les responsabilités des communistes sont grandes, il ne faudra pas les prendre à la légère ou avec des oeillères.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF PCF THOUARSAIS PCF 79
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BRUNO FORNACIARI

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