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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 20:46

Un rapport accablant du Sénat sur le CICE

L'HUMANITÉ.FR AVEC L'AFP

MARDI, 19 JUILLET, 2016

beaufils.jpg

Pour la sénatrice PCF d'Indre-et-Loire, Marie-France Beaufils, auteure du rapport "il faut revoir profondément dans sa forme comme dans son montant, le dispositif complexe et budgétairement qu'est le CICE".

Photo : Patrick Nussbaum

La commission des Finances du Sénat français dresse un bilan plus que mitigé du crédit d'impôt compétitivité-emploi (CICE) et appelle à revoir profondément ce dispositif, dans un rapport rendu public ce mardi par Marie-France Beaufils, sénatrice communiste d'Indre-et-Loire et auteure de ce rapport.

En vigueur depuis janvier 2013, ce crédit d'impôt, conçu comme un moyen d'abaisser le coût du travail, correspond à 6% de la masse salariale des entreprises, pour les rémunérations inférieures à 2,5 smic. Cette mesure phare du quinquennat de François Hollande, qui visait à améliorer la compétitivité de l'industrie française et à favoriser les embauches, a été fondue dans le pacte de responsabilité. Intitulé "CICE: le rendez-vous manqué de la compétitivité ?", ce rapport décrit cette mesure comme un "véritable saupoudrage", dont la forme laisse à désirer et qui, sur le fond, n'a pas encore démontré son efficacité. Il s'agit d'"un dispositif complexe et dispersé, à l'efficacité incertaine", a souligné Marie-France Beaufils, sénatrice communiste d'Indre-et-Loire et auteure de ce rapport, lors d'une conférence de presse mardi. Complexe à la fois pour l'Etat en termes de pilotage budgétaire, pour les entreprises, en particulier les TPE et PME mais aussi pour les services fiscaux en raison de la masse de déclarations à gérer, cet outil semble en effet ne pas avoir atteint ses objectifs.

"Des résultats en terme d'emplois pas au rendez-vous"

En drainant 19,4% de la créance, l'industrie est "péniblement le premier secteur concerné" par les retombées du CICE alors qu'elle représentait la cible initiale de ce dispositif. Sur le plan de la compétitivité, le résultat n'apparaît pas plus concluant, avec une nette concentration des retombées du CICE sur les entreprises non soumises à la concurrence internationale. Les entreprises réalisant moins de 10% de leur chiffre d'affaires à l'exportation reçoivent près de 80% de la créance. Outre ces bénéfices incertains en matière de compétitivité, les conséquences du CICE en termes de créations d'emplois s'annoncent bien moindres qu'espéré et "il est à craindre que les résultats ne soient pas au rendez-vous", a dit Marie-France Beaufils. Faute de données précises disponibles pour l'heure sur ce point, elle a repris dans son rapport une estimation publiée par l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) en décembre dernier, qui indique que le CICE avait permis de maintenir 125.000 emplois. Ce constat soulève d'autant plus d'interrogations que les sommes engagées sont loin d'être négligeables: 20 milliards d'euros chaque année, soit environ 35% des recettes brutes de l'impôt sur les sociétés ou encore 1% du PIB.

Revoir tout le dispositif

Pour Marie-France Beaufils, cela conduit donc à se poser la question suivante: "Si ces 20 milliards avaient été injectés directement dans de l'investissement décidé par le budget de l'Etat, n'aurait-on pas été plus efficace?" D'autant plus, souligne-t-elle, que lorsqu'on cumule les 20 milliards dégagés chaque année, "on obtient une masse totale qui est énorme." L'une des recommandations de son rapport, qui pointe également les lacunes du suivi et du contrôle du recours à ce crédit d'impôt, est donc de "revoir profondément dans sa forme comme dans son montant, le dispositif complexe et budgétairement qu'est le CICE". Elle préconise par ailleurs un redéploiement des fonds correspondants "dans des plans d'investissements en faveur des infrastructures et de la transition énergétique."

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 20:44

Etat d'urgence : « Nos groupes parlementaires ne voteront pas la prolongation » (Pierre Laurent)

Cinq jours après la terrible tuerie de Nice, qui a vu les vies de 84 femmes, hommes et enfants fauchées et des centaines d'autres blessées ou marquées pour toujours, notre nation reste endeuillée et profondément choquée. Cette folie terroriste aveugle a plongé le pays dans un angoissant questionnement sur les motivations du meurtrier Mohamed Lahouij-Bouhlel et sur les moyens de faire face à la terreur que cherchent à imposer de tels actes.

Au chagrin s'est mêlée depuis la colère devant les polémiques et les surenchères indécentes auxquelles se sont livrés sans recul nombre de responsables politiques.

Dès le 15 juillet, le Parti communiste français a refusé ce manque de dignité en appelant à la solidarité et au respect des familles endeuillées, en demandant le temps nécessaire à l'enquête et à la réflexion pour évaluer les nouvelles mesures à prendre face au palier franchi dans l'horreur. D'autres, singulièrement à droite et à l'extrême droite, ont préféré faire assaut de déclarations irresponsables et de surenchères sans fondement. Oui, nous le redisons avec force, contre la marée nauséabonde de tous les démagogues, il va falloir raisonner, penser pour pouvoir agir mieux et plus efficacement contre la menace terroriste grandissante, contre la violence criminelle qui se pare d'alibis ou de mobiles religieux ou politiques, et contre les haines et les divisions.

Le gouvernement a décidé, sans débat, de prolonger l'état d'urgence, sous la pression de la droite et de l'extrême droite qui veulent durcir encore le régime d'exception.

Or, force est de constater que l'état d'urgence n'a pas permis d'éviter le carnage de Nice, dans une ville que les élus de droite ont faite laboratoire de leurs expérimentations sécuritaires.

Avant d'annoncer précipitamment sa prolongation, le président de la République venait de la déclarer inutile en indiquant que les lois récemment votées après son déclenchement permettaient de prendre le relais. Le risque s’accroît donc d'une dérive répressive sans efficacité pour la sécurité de nos concitoyen-ne-s, et d'une atteinte à nos libertés publiques fondamentales.

Nos groupes parlementaires ne voteront donc pas cette prolongation.

Nous appelons en revanche à une réorientation profonde de nos politiques nationales, européennes et internationales. La lutte contre l'action terroriste et l'insécurité du monde est inséparable de la reconstruction d'une nouvelle civilisation commune à toute l'humanité.

Riposter à la violence terroriste et au projet politique meurtrier et dictatorial de Daesh, par la seule voie militaire, par l'engagement de notre pays dans une logique de guerre aveugle, sans stratégie politique visant le retour de la paix et de la sécurité internationale est une grave erreur. Elle alimente la propagande de Daesh sur les esprits qu'il domine.

Tous les promoteurs et artisans de la logique de « guerre des civilisations », depuis Daesh jusqu'à ceux qui prétendent la combattre sur le même terrain, entraînent notre pays et l'humanité dans une voie sans issue.

Les communistes appellent à résister à cette logique meurtrière, à faire reculer ensemble les violences, les haines et les politiques de la peur.

Nous avons, ensemble, la capacité de rejeter le terrorisme et tout ce qui le nourrit, ici en France et ailleurs dans le monde où les guerres et le chaos qu'elles entraînent lui servent de terreau pour son développement.

La France doit enfin accepter de réviser en profondeur ses choix internationaux pour des évolutions de paix au Proche-Orient et en Afrique. Les peuples du Proche-Orient et d'Afrique y aspirent profondément ; ce sont eux et les forces démocratiques et pacifiques que la France doit soutenir avec ardeur.

Ici en France, il est temps de déclarer l'état d'urgence sociale afin de stopper les politiques d'austérité (baisse des dotations aux collectivités locales, suppression de services et de personnel) et de déployer des moyens sans précédent de présence de l’État et des services publics dans tous les territoires de la République.

Sécurité de proximité, éducation, santé publique, accompagnement psychiatrique, prévention, aide psychologique, lutte contre les violences faites aux femmes, contre les trafics mafieux… sont des priorités d'une urgence absolue

C'est seulement dans ce cadre nouveau que les efforts immenses faits par les services de sécurité, de police et de gendarmerie, dont il faut saluer le dévouement, trouveront leur pleine efficacité.

Au-delà, c'est un autre avenir de développement et de solidarité, un avenir d'humanité commune, qu'il faut mettre à l'ordre du jour, en France, en Europe et dans le monde. Nous ne voulons plus de ce monde de l'argent, des concurrences et des guerres, qui nourrit tous les égoïsmes et les racismes.

Contre le déferlement de haine et de démagogie qui ouvrent aujourd'hui la voie aux populismes en tous genres et aux extrêmes droites violentes et xénophobes, les communistes œuvreront sans relâche pour que notre peuple, et toutes celles et ceux qui ont choisi la France pour y vivre, puissent débattre sereinement et démocratiquement de ces enjeux majeurs.

2017 sera pour cela une année cruciale durant laquelle nous ne laisserons pas le débat politique se rouler dans la fange.

Notre pays mérite mieux, afin de construire un dialogue avec les forces démocratiques du monde pour une humanité de paix, d'égalité et de partage.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 11:43

Loi travail : nécessaire mais insuffisante pour faire baisser le chômage

Paris, 12 juil 2016 (AFP) - Publié le mardi 12 juillet 2016 à 16h18, mis à jour à 16h21 -

Le FMI accueille « favorablement » les récentes réformes du marché du travail, à savoir la loi Macron et le projet de loi El Khomri, qui sont « importantes et nécessaires », a déclaré Christian Mumssen, directeur du FMI pour la France, lors d'un point presse à l'occasion de la publication de son rapport annuel définitif.

Dans la future loi travail, il salue en particulier la réforme des licenciements économiques et la primauté donnée à l'accord d'entreprise sur l'accord de branche en matière de temps de travail, les deux mesures les plus polémiques du texte dont l'ultime passage devant les députés est prévu la semaine prochaine.

Selon l'organisation internationale, qui se fonde sur plusieurs simulations des effets de la loi, la « réduction de l'incertitude autour des licenciements économiques » pour les entreprises ne devrait avoir qu'un impact limité sur le chômage dans sa globalité. Mais il devrait faire baisser le chômage des jeunes et, surtout, « encourager l'embauche en CDI ».

La décentralisation du dialogue social devrait pour sa part « permettre aux entreprises de mieux s'adapter aux circonstances économiques », selon le FMI. Il estime notamment qu'un assouplissement du principe de faveur, qui empêche qu'un accord d'entreprise soit moins favorable qu'une convention collective, permet à un pays de mieux réagir aux crises économiques, comme l'a fait l'Allemagne.

Mais la réforme ne suffira pas à résorber le taux de chômage élevé en France, plus structurel que conjoncturel, selon le FMI. Le rapport juge ainsi « essentiel » de réformer également l'assurance chômage qui « crée des trappes à inactivité ».

Les critères d'indemnisation (il faut avoir travaillé quatre mois) sont « parmi les plus laxistes d'Europe », estime notamment le rapport qui préconise de « renforcer la recherche d'emploi et mieux adapter les compétences au marché du travail ».

« Nous sommes préoccupés par le fait que les discussions entre partenaires sociaux » sur les nouvelles règles d'assurance chômage « n'aient pas encore abouti », a commenté M. Mumssen.


En savoir plus sur http://www.cbanque.com/actu/58997/loi-travail-necessaire-mais-insuffisante-pour-faire-baisser-le-chomage#PdJWYVL0G2cHKVGw.99

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 09:27

AU RAPPORT

Selon un rapport censuré de l'Igas, les 35 heures ont bien créé 350 000 emplois

Par LIBERATION — 18 juillet 2016 à 18:28

L'Inspection générale des affaires sociales a produit une analyse, enterrée en interne le mois dernier et qui a finalement fuité, pointant les vertus du partage du temps de travail.

Fin juin, le Syndicat des membres de l’inspection générale des affaires sociales s’émouvait de la censure en interne d’un rapport sur les 35 heures. Si les productions de l’Igas sont censées être transmises aux ministères concernés, il existe en effet la possibilité pour son directeur de décider de ne pas en faire connaître les conclusions. Ce que Pierre Boissier, le directeur actuel, n’avait jamais fait jusqu’ici, rappelleMediapart, alors qu’il a tranché en ce sens début juin. Au Monde, les services de l’Igas ont rappelé que «des travaux insuffisamment achevés ou présentant des faiblesses méthodologiques ne sont pas transmis par le chef de l’Igas». Une grosse quinzaine de jours plus tard, le rapport a finalement fuité (il est lisible ici). En voici les principaux enseignements:

• Premier constat : les 35 heures, ce n’est pas l’horrible ralentisseur de croissance et empêcheur d’embaucher (en rond) qu’on nous dépeint depuis quelques années. «Les politiques de réduction de la durée légale du travail permettent de créer, au moins à court terme, de l’emploi à condition de respecter des conditions strictes», peut-on lire. Plusieurs recommandations des inspecteurs, qui n’ont pas signé nommément leur rapport en raison de son caractère «polémique», laissent penser que l’emploi se porterait mieux si l’on favorisait les temps partiels (au minimum 80% payés 90%, afin que cela ne se traduise pas par une paupérisation des travailleurs), voire si on plafonnait le temps de travail des cadres à 44 heures hebdomadaires.

D’ailleurs, les inspecteurs tranchent (enfin) le débat sur le nombre d’emplois créés par les lois Aubry à 350 000 en quatre ans (1998-2002) et commentent : «Les arguments avancés pour contester ces créations d’emploi apparaissent fragiles. […] S’agissant de l’effet négatif des lois Aubry sur la compétitivité, aucun élément ne permet de confirmer cette affirmation.»

• Deuxième constat : la France ne fait pas figure d’exception en matière de temps de travail. «La durée effective du travail en France n’est pas particulièrement basse par rapport à celles des autres membres de l’Union européenne si l’on considère le temps de travail de tous les salariés, et pas seulement ceux à temps complet», écrivent les inspecteurs, qui rappellent que le temps de travail diminue partout en Europe.

• Troisième constat : la flexibilité, c’est bien, mais quand c’est correctement utilisé, c’est mieux. Ainsi, alors que les travailleurs en France sont assez ouverts à une individualisation de leur temps de travail, et prêts à adapter leur emploi du temps, les entreprises rechignent à appliquer de la «flexibilité interne», lui préférant une«flexibilité externe», c’est-à-dire le recours à des contrats de courte durée. Autre élément : il faut prendre en compte la durée du travail à l’échelle d’une carrière, pas de quelques mois. Aussi, favoriser les formations professionnelles de quelques mois, ou les congés de soutien à des membres de sa famille en difficulté, pourrait permettre de mieux répartir le travail.

• Quatrième constat : augmenter le nombre d’heures supplémentaires, lorsque la croissance n’est pas au rendez-vous, «pèse négativement sur l’emploi».

Pour rappel, le chômage a augmenté en mai, s’établissant à 5,72 millions de demandeurs d’emploi dans toute la France.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 09:17

ENQUÊTE

Mairies FN : le pauvre ne vaut pas le coût

Par Charlotte Rotman et Laure Equy — 1 août 2014 à 19:46

Centres sociaux étranglés, fin de la cantine gratuite... dans nombre de villes passées au Front national, les déshérités trinquent.

  • Mairies FN : le pauvre ne vaut pas le coût

Ici, c’est la gratuité de la cantine pour les ménages les plus pauvres qui saute. Là, des heures de garderie sont refusées aux enfants de parents chômeurs. Là encore, on coupe les subventions aux centres sociaux des quartiers les plus défavorisés. Les maires du Front national élus en mars se sont voulus discrets pendant leurs premiers mois de mandat, veillant à ne pas commettre d’impair, même si l’œuvre d’art-fontaine repeinte en bleu à Hayange (lire ci-contre) ou le drapeau européen retiré du fronton de la mairie de Fréjus ont été très commentés.

Lors de leurs quatre ou cinq premiers conseils municipaux, ces élus FN ont néanmoins pris des décisions qui égratignent sérieusement les politiques d’aide aux plus pauvres. Sous couvert de redresser les finances de villes souvent très endettées ou de tenir leur promesse de campagne de ne pas augmenter les impôts, ils fragilisent l’accompagnement social réalisé par les associations ou les services municipaux eux-mêmes. En ces temps de disette budgétaire, ils ne sont certes pas les seuls à tailler dans ces politiques bénéficiant aux précaires. «On fait une fixation sur nos villes, mais ça se passe ainsi dans bien d’autres communes et vous n’en parlez pas», rétorque Franck Briffaut, le maire FN de Villers-Cotterêts (Aisne). A Fréjus (Var), trois centres sociaux ont vu leurs subventions fondre jusqu’à 67%. La structure la plus touchée se trouve à la Gabelle, quartier qui concentre les difficultés et où vit une importante population immigrée. Le maire, David Rachline, justifie ces coupes mais aussi le budget de rigueur qu’il a fait voter au printemps par la «situation financière catastrophique» de Fréjus. «Toute la ville est mobilisée pour faire des efforts financiers, et je n’ai pas de tabou»,explique-t-il.

«Fainéants».Au Pontet (Vaucluse), Joris Hebrard a mis fin à la gratuité totale des repas à la cantine dont bénéficiaient les ménages les plus démunis. Là aussi, la mairie invoque «l’endettement dramatique de la ville et la nécessité absolue de détecter les abus». «Cette mesure représente 29 000 euros d’économies sur un budget de 50 millions, ce n’est pas ça qui va résorber la dette ! réplique Miliani Makhechouche, l’ancien candidat PS. Et ces soi-disant économies sont faites sur le dos des pauvres.» Au-delà de son intention de réduire les dépenses, la mairie du Pontet ne se cache pas de vouloir «responsabiliser les parents» en les obligeant à payer pour les repas «une somme même modique» :«Avignon et les mairies d’à côté ne font pas ce service gratuitement. Une ville n’est pas un centre social géant, on ne doit pas tout faire gratis. S’acquitter de 1,58 euro pour un repas complet, c’est une question de principe», argumente le directeur de cabinet, Xavier Magnin. L’opposant UMP Claude Toutain rappelle que le maire n’a, de son côté, pas hésité à relever son indemnité, et juge «la leçon de morale déplacée et démagogique» : «Ces familles sont souvent en attente d’allocations ou d’une pension parce que le mari ou la femme s’est barré. On est dans la mesure idéologique, le maire part du principe que les chômeurs sont des fainéants.»

Ce refrain antigratuité, ils sont plusieurs élus FN à l’entonner. A Villers-Cotterêts, Frank Briffaut, qui a aussi remodelé la grille des tarifs de cantine, assume : «Rien n’est gratuit dans ce monde, arrêtons la démagogie. Expliquons aux gens que tout a un prix. Il n’y a que vingt familles concernées et les parents ne travaillaient pas.» Ce discours ciblant les chômeurs considérés comme des «assistés» est raccord avec les sorties de Marine Le Pen, qui se pose en grande défenseure des«travailleurs pauvres».

A Béziers (Hérault), la politique menée par Robert Ménard (soutenu par le FN) s’apparente «plus à une guerre aux pauvres qu’à une guerre à la pauvreté», accuse son opposant socialiste Jean-Michel Du Plaa. L’ancien président de Reporters sans frontières a choisi de réserver la garderie municipale du matin aux enfants dont les deux parents travaillent. Alors que la ville est classée parmi les dix communes les plus pauvres de France (1), le centre communal d’action sociale (CCAS) a subi, lui, une baisse de subventions de 365 000 euros. L’épicerie sociale qui dépend du CCAS et propose des services de banque alimentaire exige dorénavant«un an de séjour minimum à Béziers». La mairie a également décidé de se retirer d’un partenariat avec le conseil général destiné à accompagner les décrocheurs et les adolescents fugueurs, grâce au travail d’éducateurs de rue.

«Péril».Sandrine Montagard, directrice d’un des centres sociaux de Fréjus, celui de Villeneuve, est obligée de se séparer de trois salariés sur douze et de renoncer à un projet éducatif complet d’accueil des préadolescents. Comme si les élus FN sous-estimaient l’utilité sociale, notamment en matière de prévention, de ce genre de programme qui œuvre en outre à l’égalité des chances. «Cette baisse des subventions a des conséquences dramatiques, cela peut mettre en péril l’existence des centres sociaux. Une partie de l’électorat FN est là aussi, dans ces quartiers», rappelle-t-elle. S’il reconnaît que le «bilan des centres sociaux n’est pas mauvais»,David Rachline compte leur proposer une convention pluriannuelle pour «pérenniser» leurs budgets mais sur des actions précises… choisies par l’équipe municipale frontiste. Les élus du parti d’extrême droite se défendent de cibler les plus pauvres et assurent qu’ils mèneront une politique sociale à leur sauce. «J’ai plein d’idées», claironne Rachline.«Faire du social, ce n’est pas rendre tout gratuit, ce n’est pas forcément aider ceux dont on attend le suffrage en retour, prévient le maire de Mantes-la-Ville (Yvelines), Cyril Nauth. Je veux bien faire du social, pas du socialisme.»

(1) Selon une étude de janvier 2014, du Centre d’observation et de mesure des politiques d’action sociale (Compas), près de 33 % des habitants de Béziers vivent sous le seuil de pauvreté.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 09:02

Cher camarade,

Nous serions disposer à faire remplir autour de nous les questionnaires de « la grande consultation »par notre famille et nos amis, et davantage encore si, nous étions en possession de notre carte que refuse de nous délivrer le secrétaire fédéral des Deux-Sèvres qui a engagé la fédération dans le soutien à la candidature de Mélenchon. Depuis plusieurs années, le déni démocratique se poursuit, et l’organisation du PCF que nous faisions vivre sur notre territoire du Nord Deux-Sèvres a disparu maintenant et avec elle, les 12 communistes de l’époque.
Je dois dire que nous avons effectué plusieurs démarches, restées vaines, auprès de tous les échelons du parti.
Aussi, je te demande, afin de ne pas poursuivre inutilement nos démarches et nos illusions, de me faire savoir une bonne fois pour toutes, si vous avons notre place dans le parti auquel j’ai adhéré en 1966 et assumé des responsabilité de section de longues années en seine-saint-denis, et même dirigé une école fédérale comme adjoint, aux côté de ...Guy Lecroq.
Je t’ai envoyé récemment plusieurs documents mail sur notre situation, et appelé au téléphone. Là encore pas de réponse.Le respect des camarades ne serait-il que des mots ? Le parti aurait trop changé alors.
Le parti aurait-il abandonné la démocratie et la solidarité qui existait alors ? Il n'aurait pas assez changé alors.

Bien fraternellement

Bruno Fornaciari
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 20:29

Attentat de Nice : "Ensemble nous ferons reculer les violences aveugles, les haines, la peur" (Pierre Laurent)

Notre pays tout entier vit des heures douloureuses après le massacre de 84 femmes, hommes et enfants perpétré à Nice par un homme au volant d'un semi-remorque lancé en trombe sur la Promenade des Anglais alors que tant de familles, de jeunes, d'enfants des quartiers populaires et de toute la ville, des touristes, étaient venus fêter ensemble la Fête de la Fraternité, notre fête nationale. Notre nation endeuillée, profondément choquée, est saisie d'effroi et de chagrin. La solidarité des habitant-e-s de Nice et des environs, la réactivité des forces de l'ordre et des services de secours sont remarquables : aucun d'entre nous n'est prêt à céder à la peur ni à la haine.

Je veux m'incliner devant la mémoire des disparu-e-s, présenter à leurs familles et amis les condoléances du Parti communiste français, et les assurer de notre soutien, de celui de nos élus et de nos militants. Mes pensées se tournent vers les 18 blessés qui sont encore dans un état d'extrême gravité et les dizaines de blessés qui ont été atteints en souhaitant que leur vie soit sauvée, et leur dire que nous sommes tous à leurs côtés dans cette épreuve aussi tragique que profondément injuste. Comme tous nos concitoyens et tou-te-s celles et ceux qui ont choisi la France pour y vivre, j'ai le coeur brisé par cette abomination. Il n'y a aucune justification, et encore moins de fatalité, aux meurtres de masse quels qu'en soient les motivations et mobiles.

L'heure n'est pas aux polémiques politiciennes stériles mais à l'enquête et à l'aide aux victimes, à la solidarité et la fraternité.

Le Parti communiste français et ses militants seront vigilants et mobilisés pour qu'à Nice comme partout en France, la solidarité avec les victimes et leurs familles et le soutien dont les habitant-e-s de Nice et des Alpes Maritimes ont besoin soient sans faille.

C'est dans le rassemblement des femmes et hommes de paix de notre pays qu'ensemble nous ferons reculer les violences aveugles, les haines, la peur.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 11:00

Que sont devenus les syndicalistes de la CFDT ?

Les gouvernements savent récompenser les « gentils » dirigeants syndicaux !!!

  • Nicole Notat : secrétaire de la CFDT de 1992 à 2002.

Nicole Notat refuse de se joindre aux grandes grèves en décembre 1995 et apporte son soutien au plan Juppé de réforme de la Sécu et des retraites des fonctionnaires. Cette position ravive la contestation interne et des militants quittent la CFDT cheminots pour créer SUD Rail. Elle noue aussi des relations avec le MEDEF et accepte ainsi le plan d’aide au retour à l’emploi en 2000. Nicole Notat décide de quitter la direction de la CFDT en 2002 et prend la présidence de l’UNEDIC. La même année, elle devient PDG d’une entreprise de conseil et d’évaluation, Vigéo financé par des multinationales. Depuis le 1er janvier 2011 Nicole Notat est à la tête de l’association « Le Siècle », le club le plus célèbre et influent des élites politiques, économiques et médiatiques de France. Nicole Notat a été désignée par le Conseil européen membre du Groupe de Réflexion sur l’avenir de l’Europe et a été nommé membre des conseil d’administration de la Coface et du journal Le Monde. Depuis novembre 2011, elle est médiatrice dans le cadre de la mise en place des nouveaux horaires par la SNCF et RFF. En janvier 2013, elle devient la chef de file du groupe de travail « Promouvoir et valoriser l’entrepreneuriat responsable » des futures assises de l’entrepreneuriat, sous l’égide de la ministre Fleur Pellerin.

  • François Cherèque : Secrétaire général de la CFDT de 2002 à 2012.

Fils de Jacques Chérèque, un ancien secrétaire général adjoint de la CFDT dans les années 80, nommé préfet et ministre de Roccard. Jacques Chérèque entérina la fermeture de nombreux sites sidérurgiques français. Il fut l’auteur de la phrase tristement célèbre : « Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains. » En pleine mobilisation contre le plan Fillon, François Chérèque signa la “ réforme ” (casse) des retraites en 2003. il fut surnomméle traître, collabo ou complice par ses opposants. Le 3 janvier 2013, il est nommé inspecteur général des affaires sociales au statut de haut fonctionnaire. Le 12 janvier 2013 il est élu président du laboratoire d’idées Terra Nova, proche du parti socialiste.

  • Edouard Martin : délégué CFDT d’Arcelor Mital.

En 1989, Édouard Martin est élu délégué du personnel CFDT de l’usine ArcelorMittal. Il prend la tête de la lutte contre la fermeture des hauts-fourneaux de Florange en 2009. Malgré les promesse de François Hollande, Florange ferme en 2013, sur la base d’un accord signé par la CFDT. Après avoir reconnu que François Hollande lui avait menti et que le gouvernement l’avait trahi…. il est désigné tête de la liste PS aux élections européenne de 2014 à la place de Catherine Trautman.

  • Anousheh KARVAR : Ancienne trésorière de la CFDT.

Pratiquement inconnue, il y a là pourtant du lourd. En 2012, elle est nommée inspectrice générale des affaires sociales (comme Chérèque). Elle est devenue en 2016 Directrice de cabinet adjointe, chargée de l’emploi et du plan d’urgence pour l’emploi … de Myriam El Khomri ! Responsable, donc de la Loi dite “ Travail ”. Amusant ? (non, pas trop…)

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 10:00

Je vais dire la légende
De celui qui s'est enfui
Et fait les oiseaux des Andes
Se taire au cœur de la nuit

Le ciel était de velours
Incompréhensiblement
Le soir tombe et les beaux jours
Meurent on ne sait comment

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Lorsque la musique est belle
Tous les hommes sont égaux
Et l'injustice rebelle
Paris ou Santiago

Nous parlons même langage
Et le même chant nous lie
Une cage est une cage
En France comme au Chili

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Sous le fouet de la famine
Terre terre des volcans
Le gendarme te domine
Mon vieux pays araucan

Pays double où peuvent vivre
Des lièvres et des pumas
Triste et beau comme le cuivre
Au désert d'Atacama

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Avec tes forêts de hêtres
Tes myrtes méridionaux
O mon pays de salpêtre
D'arsenic et de guano

Mon pays contradictoire
Jamais libre ni conquis
Verras-tu sur ton histoire
Planer l'aigle des Yankees

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Absent et présent ensemble
Invisible mais trahi
Neruda que tu ressembles
À ton malheureux pays

Ta résidence est la terre
Et le ciel en même temps
Silencieux solitaire
Et dans la foule chantant

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

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Published by bruno fornaciari - dans DETENDEZ-VOUS EN MUSIQUE
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 14:43

Attentats sanglants, poussée des forces nationalistes et xénophobes d’un bout à l’autre de l’Union européenne, particulièrement en France, et bientôt une nouvelle crise financière… Le sentiment qui se fait jour est celui d’une montée des périls, dans un monde de plus en plus violent. La brutalité gouvernementale contre le mouvement de contestation de la « loi travail » en fait partie. À travers la persistance et la ténacité de ce mouvement, ce qui a fait éruption depuis le mois de mars, c’est la colère accumulée après des années d’attaques contre le monde du travail et contre les services publics. C’est aussi l’exigence d’un autre avenir pour les jeunes générations, libéré de la précarité et de la subordination qui caractérisent le salariat capitaliste. Le congrès du Parti communiste ne s’est pas contenté d’analyser la situation ; il a fait des choix, décidés par une nette majorité, dans des domaines aussi déterminants que l’Europe, la lutte contre le réchauffement climatique, les échéances présidentielle et législatives de 2017. Il a proposé une feuille de route : une grande consultation citoyenne pour établir avec toutes les forces disponibles un pacte d’engagements partagés pour 2017 et au-delà. Le PCF se dispose à engager un-e candidat-e dans ce processus pour y mettre en débat ses idées et y porter sa conception du rassemblement. Il propose cinq leviers pour exprimer la cohérence d’une alternative aux politiques d’austérité et de baisse du coût du travail. Zéro chômage, une société de partage : la proposition du PCF pour une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation montre qu’on peut commencer tout de suite à en créer les conditions. Un nouveau mode de développement dans lequel les gestions d’entreprises et les politiques publiques cesseraient de donner la priorité à la rentabilisation des capitaux financiers mais se fonderaient sur le développement de nouveaux services publics et sur de nouveaux critères d’efficacité économique (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociale (emploi, salaires, formation, protection sociale) et écologique (économies d’énergie et de matières premières pour pouvoir dépenser davantage pour le développement des êtres humains). Mobiliser les moyens financiers nécessaires à la réalisation de ces objectifs, avec de nouveaux pouvoirs des salariés, des citoyens, des élus pour que les banques cessent de nourrir la spéculation, l’évasion fiscale, les délocalisations et que leurs crédits servent à l’économie réelle et à l’emploi. Une nouvelle République où l’on ne cesse pas d’être citoyen à l’instant où on entre dans l’entreprise mais où la démocratie pénètre jusque dans les principaux lieux de pouvoir, y compris les entreprises, les banques et la Banque centrale européenne. Et par conséquent un combat résolu pour rassembler toutes les forces disponibles sur le continent pour refonder radicalement la construction européenne. Tant il est vrai qu’il ne sera possible de répondre aux attentes sociales que par la conquête de pouvoirs sur l’utilisation de l’argent des banques, de l’argent des entreprises et de l’argent public. Fort bien, nous dira-t-on, mais aujourd’hui aucun des candidats mis en avant par les médias n’est porteur de cette cohérence. C’est vrai, et tout l’enjeu est donc de mettre ces propositions à la disposition des millions d’ouvriers, d’employés, de techniciens, de chercheurs, d’ingénieurs, de cadres, d’agents des services publics, d’étudiants, de chômeurs, de travailleurs indépendants qui s’apprêtent à s’abstenir par dégoût de la politique alors que beaucoup d’entre eux ont voté Hollande ou Mélenchon en 2012. Beaucoup de forces de la gauche réformiste peuvent s’engager en faveur de l’exercice, par les citoyens, de nouveaux pouvoirs démocratiques sur l’utilisation de l’argent : c’est cette exigence qui rendra aux politiques de gauche la crédibilité perdue par les programmes sociaux-démocrates traditionnels qui se contentent d’annoncer une redistribution des richesses par la fiscalité. Beaucoup de courants écologistes convergent déjà avec l’idée que pour mettre fin aux émissions de gaz à effet de serre, développer les énergies renouvelables, renforcer la sécurité de la filière nucléaire, il faudra d’énormes investissements que seule la création monétaire des banques et des banques centrales est en mesure de financer. Beaucoup de citoyens angoissés devant la montée de l’extrême droite en France et ailleurs en Europe peuvent s’engager pour que la construction européenne cesse d’être un terreau pour l’austérité, le rejet des étrangers, l’explosion des nationalismes et des égoïsmes nationaux, et pour construire le cadre d’une solidarité entre tous les peuples européens. Le Parti communiste, seule force debout à gauche après les vicissitudes des dernières décennies, peut jouer un rôle moteur pour que ce rassemblement devienne majoritaire. Au travail ! zzz

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Published by bruno fornaciari - dans travail pcf
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BRUNO FORNACIARI

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