Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 12:01

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari
commenter cet article
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 11:46

 

Politiques

«Maintenant prenez le pouvoir», l'avenir du Front de gauche selon Pierre Laurent

6 septembre 2012 à 15:49
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, en meeting à Rouen le 6 mars 2012.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, en meeting à Rouen le 6 mars 2012. (Photo Jean-Michel Sicot pour Libération)

Info Libé Le secrétaire national du PCF analyse la séquence électorale passée et les combats à venir dans un livre dont nous publions des extraits en exclusivité.

Par Libération.fr

Ce livre, il ne voulait pas l'écrire. Trop tôt, trop à chaud. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, s’est pourtant laissé convaincre par son éditeur de réfléchir à haute voix dans l’immédiate foulée des élections législatives. Il en a tiré Maintenant prenez le pouvoir – éditions de l’Atelier, sortie le 20 septembre – sous-titré «Front de gauche, quel avenir?». La question se pose au terme d’une séquence électorale qui a vu le candidat de la formation, Jean-Luc Mélenchon, finir quatrième homme de la présidentielle (11,1%). Le PCF, dirigé par Laurent depuis 2010, est la principale composante du Front de gauche. Mais avec son verbe haut et fort et ses coups de canon médiatiques, Mélenchon monopolise sa parole. Comment s’en sortir? Comment faire vivre un rassemblement héritier de la campagne du «non» au traité constitutionnel européen de 2005? Quel bilan tirer d’une expérience présidentielle convaincante – le PCF était tombé sous la barre des 10% à cette élection depuis 1988 – mais d’un échec aux législatives avec la perte de plusieurs députés? Extraits (1).

 

L. A. et J. B.-P.

 

Sans le Front de gauche, pas de victoire de Hollande

«Pour battre la droite, la dynamique de campagne du Front de gauche aura été décisive et l’apport de 4 millions de voix réunies par Jean-Luc Mélenchon au premier tour indispensable à l’élection de François Hollande au second. Même avec un résultat aux élections législatives plus décevant que celui de la présidentielle, le Front de gauche s’est imposé dans ces élections comme la force d’alternative à gauche. Aujourd’hui, la fièvre électorale est retombée. Que reste-t-il donc de cet élan ? Etait-ce un feu de paille d’autant plus rougeoyant qu’éphémère? Un de ces coups de sang dont, disent les historiens, le peuple français est coutumier? Un retour de flamme «populiste» comme aiment à nous qualifier des commentateurs pour mieux souligner qu’à leurs yeux le Front de gauche est sans avenir et sans projet crédibles? Ou au contraire, cette campagne électorale est-elle l’expression d’un désir de s’emparer de la politique de manière nouvelle? [...] La campagne électorale du Front de gauche a réveillé une envie d’intervention. Elle a donné la possibilité à des centaines de milliers de personnes d’investir leurs compétences, leurs engagements, leur volonté de retrouver prise sur leur travail, sur leur vie dans un nouvel espace politique. [...] Le Front de gauche a été fondé à l’initiative de militants socialistes et communistes qui entendent bien disputer la question du pouvoir, au gouvernement comme dans toutes les institutions démocratiques, à ceux qui, à gauche, se satisfont du jeu de l’alternance entre l’ultralibéralisme et le social-libéralisme. [...] Nous proposons à la gauche un chemin nouveau. Ne pas l’emprunter dans ce contexte de crise, c’est prendre un risque majeur. A l’inverse, nous sommes persuadés que la dynamique que nous avons enclenchée est celle qui a le plus d’avenir à gauche.»

La faute au «vote utile» et au mode de scrutin

«Un mot sur les résultats du Front de gauche pour que ne subsiste aucun non-dit, notamment sur le sentiment amer laissé par la perte de députés aux législatives. [...] Nous avons tous rencontré les hésitants de la dernière heure, séduits par le Front de gauche mais incapables de déposer le bulletin de notre candidat dans l’urne à cause du syndrome de 2002. J’ai moi-même rencontré un couple qui avait décidé de se répartir les votes, l’un votant Jean-Luc Mélenchon, l’autre François Hollande... C’est dire si la peur de voir revenir Sarkozy au pouvoir était forte. Dans ces conditions, les 11% rassemblés relèvent de la prouesse. [...] Avec 7% des voix aux élections législatives, les résultats ont été tout à la fois tirés vers le haut par la dynamique présidentielle dans la quasi-totalité des circonscriptions et amoindris par cette même présidentialisation des comportements électoraux. La déception est provenue du fait que même en progrès, les résultats ne nous permettent aucun gain, pas même la réélection de tous nos sortants. Avec 11% à la présidentielle et 7% aux législatives, le Front de gauche obtient 1,7% des sièges à l’Assemblée nationale. L’injustice criante du mode de scrutin et le laminoir présidentialiste sont passés par là. Nous avions anticipé ce danger en tentant de combiner les deux batailles afin de valoriser l’élection de députés du Front de gauche comme une des garanties du changement. Nous n’avons pas réussi.»


L’appel à une «nouvelle république»

«C’est une nouvelle république qu’il faut progressivement faire émerger, une république qui réinvente l’exercice plein et entier de la démocratie par les citoyens. [...] Le quinquennat qui s’ouvre doit marquer des ruptures avec la présidentialisation. La voix des citoyens et de la société ne peut pas être entendue seulement le temps d’une élection primaire et d’un scrutin à deux tours. Des évolutions profondes s’imposent si nous voulons réussir le changement et enrayer la progression de l’abstention; ils concernent à la fois la constitution d’une VIe République et, pour le Front de gauche, le développement d’une démarche d’éducation et d’élaboration populaires rénovée et ambitieuse.»

Des «Etats généraux» européens

«Nous avançons trois autres propositions qui valent d’être connues plus largement. La première consisterait à demander à la France de convoquer des Etats généraux de la refondation européenne. Ces Etats généraux ne fonctionneraient pas en vase clos. Ils feraient appel à toutes les forces politiques, mouvements sociaux, citoyens disponibles, toutes les énergies intellectuelles, les Economistes atterrés, et beaucoup d’autres. Ils engageraient des débats publics, des élaborations de propositions pour un nouveau traité, des mobilisations multiformes pour inverser le cours des politiques en Europe».

Pas besoin d’un nouveau parti

«L’interprétation habituelle des médias est assez simple: le PCF a créé le Front de gauche pour masquer son déclin historique. Le choix de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle ne serait que les prémices de son effacement définitif. Depuis 2008, je récuse avec constance cette thèse. Pour ma part, je fais l’hypothèse exactement inverse. Si les communistes ont été capables de proposer la constitution d’un Front de gauche il y a quatre ans, c’est qu’ils ont repris confiance en eux et fait au même moment un nouveau pari sur leur avenir.»

Le Front de gauche ne doit pas se «bunkeriser»

«Nous ne spéculons pas sur l’échec, nous visons le changement. Et le plus tôt sera le mieux car le pays souffre. [...] Ainsi que nous l’avions analysé, la méthode gouvernementale a vite trouvé ses limites et surtout, face à elle, les forces de la réaction et de l’argent. [...] Nous pensons qu’il y a mieux et autre chose à faire. [...] Comment faire avancer des solutions de sorties de crise tout de suite, sans attendre, dans la situation politique concrète qu’ont dessinée les résultats des élections présidentielle et législatives? Il y a deux manières de vivre cette situation. La première est de considérer que la campagne du Front de gauche a été une première étape formidable, mais qu’elle n’a pas permis la victoire, finalement remportée par le Parti socialiste. Il faut donc se préparer à des luttes difficiles et préparer la victoire pour plus tard, en veillant surtout à ne pas se compromettre avec le nouveau pouvoir. La seconde est de considérer que les points marqués dans les campagnes de 2012 peuvent fructifier sans attendre, et que cet objectif doit entièrement nous mobiliser. Je choisis cette deuxième option, non pas que la préparation de futures victoires ne m’importe pas, mais parce que la seule manière de les préparer est de continuer à marquer des points avec notre peuple, dans son intérêt. [...] Je crois cette démarche plus féconde que celle qui consisterait à se bunkeriser pour mener une guerre de tranchées. Je la crois surtout plus profitable à l’intérêt populaire qui est au fond le seul qui doit nous importer.»

(1) Les intertitres et les coupes sont de «Libération»

Repost 0
Published by bruno fornaciari
commenter cet article
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 10:36
Après avoir prospérer en France en exploitant les travailleurs français, en bénéficiant des infrastructures nationales, des subventions de l'Etat français,Bernard Arnault demande la nationalité belge.
Ni l'intérêt national, ni la moralisation du capitalisme prônée par ses amis Sarkozy et consorts n'y auront rien fait. Il veut "partir" pour "fuir" ses obligations fiscales.

Pour obtenir la nationalité belge, le milliardaire français doit prouver qu'il a bien des attaches en Belgique.

 

le président du groupe LVMH, Bernard Arnault, à Matignon le 5 septembre FRANCOIS GUILLOT / AFP

le président du groupe LVMH, Bernard Arnault, à Matignon le 5 septembre FRANCOIS GUILLOT / AFP

L'homme le plus riche de France souhaite changer de nationalité. Selon "La Libre Belgique", l'homme d'affaires français, président du groupe Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH), a demandé fin août la nationalité belge.

La demande est parvenue à la commission des naturalisations de la Chambre, révèle le quotidien belge. Les motivations du candidat ne sont pas connues et sont confidentielles. "On peut se douter qu’elle suscitera une grande émotion en France, alors que François Hollande entend honorer sa promesse de campagne de taxer à 75% les hauts revenus à partir d’un million d’euros", ajoute le journal. François Hollande est aujourd'hui accusé de reculer sur sa promesse de campagne.

Georges Dallemagne, le président de la commission des naturalisations à la Chambre, confirme à "La Libre Belgique" l'information. Il assure que "le dossier sera traité comme tous les autres".

"Un candidat à la naturalisation doit prouver trois ans de résidence en Belgique et, si ce n’est pas le cas, démontrer qu’il a des attaches véritables avec la Belgique", explique Georges Dallemagne. "La Commission doit aussi vérifier qu’il n’y a pas d’infraction pénale et prendra contact avec le parquet, la Sûreté de l’Etat, l’Office des étrangers et le casier judiciaire".

La commission devra vérifier si Bernard Arnault a bien des attaches en Belgique. "La Libre Belgique" affirme que la première fortune de France est "en train de renforcer un centre de coordination en Belgique" et qu'il dispose aussi d’un domicile dans une commune bruxelloise.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
commenter cet article
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 10:32

 Le PCF et le PG dénoncent l'influence du patronat sur la politique menée par le gouvernement Ayrault.

«Ce serait extrêmement scandaleux» et «une très grave déception». Pierre Laurent a donné le ton de la gauche radicale hier, sur BFMTV, en exprimant ce que serait sa réaction si le projet de taxe à 75 % devait être «vidé de sa substance». Pour le secrétaire national du PCF, cette mesure est «la seule mesure symbolique pour rétablir la justice fiscale qui avait été promise par François Hollande»… La coupe déjà bien remplie risque donc de déborder si «l'essentiel des hauts revenus, et notamment des hauts revenus financiers, vont une nouvelle fois passer à travers les mailles du filet de l'impôt, alors qu'il y a tant de gens qui souffrent dans le pays».

Cette prise de parole vigoureuse devrait être suivie de beaucoup d'autres ces quinze prochains jours, à gauche de la gauche. Lors de la fête de L'Humanitéd'abord, les 14, 15 et 16 septembre. Ensuite lors de la manifestation unitaire prévue à la fin du mois de septembre à Paris pour dénoncer le traité européen et qui, espère-t-on au Front de gauche, pourrait agréger l'ensemble de ceux qui grondent contre l'actuel gouvernement.

Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, l'ex-candidat à la présidentielle, sont les principaux acteurs de la contestation au sein du Front de gauche. Depuis la rentrée, et particulièrement jeudi lors d'un déplacement dans le Pas-de-Calais, Jean-Luc Mélenchon pointe l'influence du Medef, jugeant que les acteurs de ce syndicat patronal, devenu selon lui, le «véritable état-major de notre pays», ont «un tiroir-caisse à la place du cerveau». Et la colère de l'eurodéputé découle de la «naïveté et de la tendresse» présumée du gouvernement vis-à-vis du Medef alors que, selon lui, la gauche radicale ne reçoit «que du mépris»… Dénigrant l'action du gouvernement, Jean-Luc Mélenchon pointe encore une volonté «explicite d'abattre Arnaud Montebourg», ministre du Redressement productif et figure de la gauche du PS. «Il représente dans le gouvernement, indique Mélenchon, celui qui est censé résister même s'il a donné 10 000 gages.»

Un «ayant droit»

Le Front de gauche ose d'ailleurs toujours espérer que certains des socialistes qui se sont prononcés contre le traité européen participeront à la manifestation de la fin septembre. «Qu'est-ce qu'un point de vue qu'on ne défend pas?», s'insurge le coprésident du Parti de gauche qui refuse d'être qualifié «d'opposant» à Hollande. «Je me considère comme un ayant droit et non comme un opposant, ce qui fait de nous une alternative à gauche», juge Jean-Luc Mélenchon qui, avec 11 % des voix au premier tour de la présidentielle, a participé à la victoire de la gauche contre Nicolas Sarkozy. Il n'exclut pas, dans ses calculs les plus audacieux, que le chef de l'État fasse appel à lui pour remplacer Jean-Marc Ayrault à Matignon…

Quoique de façon plus feutrée, Pierre Laurent ne dit pas le contraire dans son dernier livre à paraître aux Éditions de l'Atelier,Maintenant, prenez le pouvoir. «Nous proposons à la gauche un chemin nouveau. Ne pas l'emprunter dans ce contexte de crise, c'est prendre un risque majeur.»

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 08:08

« COMMUNIQUE DES PARLEMENTAIRES FRONT DE GAUCHE Paris, le 7 septembre 2012,

 

Les Parlementaires Front de gauche reçus à Matignon

 

André Chassaigne, Président du groupe GDR à l'Assemblée nationale et Nicole Borvo, Présidente du groupe CRC au Sénat, ont été reçus ce matin à Matignon, par le Premier Ministre.

 

A cette occasion, ils ont redit la volonté des parlementaires Front de gauche, de voir le gouvernement adopter des mesures fortes en faveur de l'emploi et de la justice sociale notamment.

 

Ils ont, ainsi, fait valoir la nécessité de légiférer, dès cet automne, pour interdire les licenciements boursiers et pour mettre en œuvre une réforme en profondeur de la fiscalité.

 

Sur l'Europe, les parlementaires Front de gauche ont redit leur opposition à la ratification du traité "Sarkozy-Merkel" qui n'a pas été renégocié et qui vouerait les peuples de France et d'Europe, à l'austérité à vie.

 

Une large majorité des citoyennes et des citoyens expriment le souhait d'être consultés sur cette question, par voie de référendum.

 

André Chassaigne et Nicole Borvo s'en sont, une nouvelle fois, faits les porte-parole, invitant le gouvernement et le président de la République à entendre la voix de toutes celles et tous ceux qui ont assuré la victoire de la gauche. »

Repost 0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 07:57

 Appel à mobilisation unitaire contre le Pacte budgétaire

 

La ratification du Pacte budgétaire par la France début octobre serait un évènement grave. Elle imposerait durablement une politique d'austérité.

 

Nous, organisations associatives, syndicales et politiques, avons décidé de mener ensemble une vaste campagne d'éducation populaire et de mobilisation citoyenne, avec en particulier une grande manifestation unitaire le 30 septembre à Paris.

 

L'intervention des citoyens dans le débat démocratique doit convaincre les parlementaires particulièrement celles et ceux qui ont été élus sur la promesse d'une renégociation de ce Pacte budgétaire de refuser sa ratification et de permettre ainsi la réouverture du débat en Europe.

 

L'appel ci-joint est ouvert en permanence à la signature de toutes les organisations qui souhaitent contribuer à ces objectifs.

 

Premiers signataires de l'appel :
Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de Gauche (Fase, C&A, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, PCF, PCOF, Parti de Gauche, République & Socialisme), Marches Européennes, NPA, Résistance Sociale, Solidaires, Sud

 

NON A L'AUSTERITE PERMANENTE


Refusons le Pacte budgétaire, ouvrons le débat en Europe ! Le président de la République veut faire ratifier au plus vite par le Parlement le Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) de la zone euro, plus connu sous l’intitulé de « Pacte budgétaire », tel qu’il a été signé par Nicolas Sarkozy le 25 mars dernier. Pourtant, les faibles mesures « de croissance » annoncées le 29 mai dernier ne constituent en rien la « renégociation » promise par le candidat François Hollande d’un traité qui « ajoute l’austérité à l’austérité ».


Ce Pacte budgétaire aggrave les politiques néolibérales prônées depuis des années et qui ont mené aux problèmes actuels de la zone euro. Il représente d’abord une absurdité économique. En imposant que le « déficit structurel » d’un État soit inférieur à 0,5 %, il va obliger à des coupes drastiques dans les dépenses publiques. Il va priver la puissance publique de moyens indispensables pour mener des politiques permettant d’engager la transition sociale et écologique. Or nous avons besoin au contraire de développer et de rénover les services publics et la protection sociale pour répondre aux nombreux besoins non satisfaits, réduire les inégalités sociales et réaliser l’égalité entre les femmes et les hommes.

 

Nous avons besoin d’investissements publics considérables pour financer la transition énergétique, réduire les pollutions, assurer la reconversion écologique des modes de production et de consommation, créer des millions d’emplois. L’obligation d’équilibre budgétaire permanent sera un frein majeur pour s’attaquer à la crise sociale et écologique. Dans une Europe où les clients des uns sont les fournisseurs des autres, cette orientation engagée depuis deux ans amène aujourd’hui la récession généralisée. Les difficultés de PSA et d’autres entreprises découlent directement de l’effondrement de la demande en Europe du Sud.


Aujourd’hui le pouvoir d’achat stagne ou régresse, les entreprises et les collectivités locales réduisent leurs investissements : dans ce contexte couper dans les dépenses publiques ne fera qu’aggraver le chômage. Dès 2013, selon une étude du FMI lui-même, ramener le déficit de la France à l’objectif de 3% du PIB affiché par le gouvernement créera automatiquement 300 000 chômeurs de plus. La réduction des recettes fiscales qui en
résultera rendra encore plus difficile la réduction des déficits, que l'austérité était censée favoriser, « justifiant » ainsi un nouveau tour de vis, etc.


Économiquement stupide, ce Pacte budgétaire est socialement insupportable car les « programmes d’ajustement structurel » aujourd’hui imposés à la Grèce et aux autres pays en difficulté réduisent les protections, accroissent les inégalités et touchentle plus durement les populations les plus précaires - femmes, jeunes, ouvriers, immigré-es. Loin d’éviter aux pays du Nord de l’Europe de subir le sort de ceux du Sud, ce Pacte entraîne toute l’Union dans une spirale dépressive qui risque de généraliser la pauvreté. Ce serait un recul sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.


Enfin, ce Pacte budgétaire représente un déni démocratique. Non seulement il prévoit des sanctions quasi automatiques en cas de non-respect, mais il marginalise les Parlements nationaux et européen, et fait de la Commission et de la Cour européenne de justice, organismes non élus, les juges des budgets nationaux. Il installe un fédéralisme autoritaire niant la souveraineté populaire. Il place l’économie en pilotage automatique, soumise à des normes destinées à rassurer des marchés financiers dont la puissance n’est pas remise en cause.


Nous ne l’acceptons pas.


Les crises sociale, écologique et financière mondiales s’aggravent. Elles sont lourdes de dangers comme le montre le renforcement des extrêmes droites xénophobes et nationalistes. Ces crises nécessitent une mobilisation de l’Europe, mais d’une Europe fondée sur la solidarité et la démocratie, d’une Europe qui se dégage de l’emprise des marchés financiers. Or le Pacte budgétaire va au contraire renforcer les contradictions internes à la zone euro et pourrait mener à son éclatement. Le refus de la France de ratifier ce
traité serait un signal fort envoyé aux autres peuples européens afin d’ouvrir le débat sur la construction d’une autre Europe.


C’est pourquoi, nous, les organisations signataires de ce texte refusons ce Pacte budgétaire qui engage l’avenir.

 

Nous demandons qu’un large débat démocratique ait lieu afin que les citoyen-es puissent s’emparer de ce sujet décisif et se prononcer à son propos. Nous voulons mettre le Président de la République, son gouvernement, les parlementaires devant leurs responsabilités.


Pour créer ce débat démocratique, nous appelons à renforcer les collectifs locaux déjà existants - notamment ceux pour l’audit citoyen de la dette publique -, à en créer de nouveaux le cas échéant ; nous organiserons ensemble une série de débats publics dans toute la France ; nous nous adresserons et inviterons les citoyens à s'adresser à chaque député et sénateur de la majorité parlementaire, et nous organiserons des manifestations dont une grande manifestation unitaire à Paris le dimanche 30 septembre. Un comité d’organisation se met immédiatement en place pour assurer le succès de ces initiatives.

 

Premiers signataires :


Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, CDDSP, CNDF, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front
de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF -
Convergence et Alternative - Gauche anticapitaliste, Marches Européennes, NPA, Résistance Sociale, Solidaires, Sud BPCE.
1 Toutes les organisations syndicales, associatives et politiques progressistes qui le souhaitent peuvent rejoindre les premiers
signataires. Pour en savoir plus : www.audit-citoyen.org ou contact@audit-citoyen.org.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
commenter cet article
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 07:54

  couverture
Les inégalités en France

500 000 pauvres de plus en un an. Selon les derniers chiffres de l'INSEE, la pauvreté et les inégalités ont fortement progressé en France en 2010. La crise n'explique pas tout, car le problème est aussi dû à une protection sociale qui ne protège pas assez ceux qui en ont besoin…

 

 

On s’en doutait, mais la réalité est encore pire que ce que l’on craignait : la pauvreté et les inégalités ont fortement progressé en 2010. Selon l’Insee, qui vient de publier les premiers chiffres, le nombre de personnes en situation de pauvreté en France a progressé de près de 500 000 en un an, et de plus de 800 000 en deux ans. Désormais 14,1 % de la population française dispose d’un niveau de vie[1] inférieur au seuil de pauvreté (964 euros par mois, contre 968 euros en 2009), alors que, en 2008 ; ce n’était le cas que de 13 % de la population.

 

Certes, la crise a frappé, et fortement. Mais elle a bon dos, si l’on ose dire, car elle n’explique pas tout. Le taux de pauvreté des chômeurs a effectivement augmenté, mais moins qu’on pourrait le croire : il s’établit désormais à 36,4 % ( !) contre  35,8 % en 2008. Un chiffre énorme – nettement plus d’un tiers des personnes concernées -, mais qui progresse de 0,6 point en deux ans, contre une progression de 1,1 point du taux de pauvreté général. En réalité, les sinistrés de la pauvreté sont principalement les inactifs autres que les retraités ou les étudiants (le taux de pauvreté passe de 29,3 % à 32,2 % entre 2008 et 2010, soit 2,9 points supplémentaires) et les enfants de moins de 18 ans (leur taux de pauvreté passe de 17,3 % à 19,6 %). Chez les étudiants, le taux de pauvreté progresse également sensiblement, passant de 18,1 % à 19,4 %, mais ces chiffres ne tiennent pas compte des aides familiales éventuelles.

 

Le visage de la pauvreté de masse se dessine ainsi nettement : il s’agit pour une part croissante de familles monoparentales (lorsque le parent isolé ne travaille pas, le taux de pauvreté explose à près de 80 %, ce qui explique la proportion élevée – et croissante - d’enfants touchés par la pauvreté), d’inactifs et de chômeurs. Certes, ces trois catégories (qui se recoupent partiellement) ont sans doute vu leur sort se dégrader du fait de la crise, en raison de l’absence d’embauches, des licenciements et de la réduction des emplois temporaires. Mais, pour elles, ce sont aussi les prestations sociales qui se révèlent fortement insuffisantes : le moindre incident économique les précipite alors dans la pauvreté ou aggrave cette dernière. Pour dire les choses brièvement, la protection sociale ne les protège pas, ou pas assez, pour qu’elles puissent faire face. Au cours de ces dernières années, la tendance dominante a été d’accuser « l’assistanat » de tous les maux : l’aide sociale, disait-on, inciterait les gens à ne rien faire au lieu de chercher à se former et à travailler. Les personnes assistées seraient le cancer de la société, des profiteurs suçant le sang des honnêtes travailleurs. L’urgence aurait été de travailler plus, et pour cela tous les moyens ont été jugés bons, certains évoquant même la contrainte.

 

En période « normale », déjà, cette idéologie était contestable, aussi bien moralement qu’économiquement : comme si, par exemple, le fait de ne pas disposer de quoi faire garder ses enfants n’expliquait pas une partie du « non-travail » des chefs de familles monoparentales. Mais en période de crise, elle devient criminelle : quand l’emploi se dérobe, il faut être aveugle pour avancer que c’est par calcul ou par fainéantise que l’on ne travaille pas, et il faut être pervers pour préconiser une réduction des aides sociales.  

 

Hélas, les chiffres de l’Insee dévoilent aussi une autre face de la réalité : la très forte progression des inégalités. En 2002, le cinquième le plus pauvre de la population percevait 9,3 % du niveau de vie total. Il en perçoit désormais 8,7 %, soit 0,6 point de moins, ce qui représente environ 6 milliards de moins que ce qu’il aurait perçu si la répartition des revenus ne s’était pas déformée à son détriment. Pendant ce temps, dans le cinquième le plus riche, c’est l’inverse qui s’est produit : de 37,7 %, sa part dans le revenu total est passée à 39 %, soit 1,3 points de plus, donc un gain supplémentaire d’environ 12 milliards issu de la déformation de la répartition des revenus à son avantage. Et l’on entend ces pauvres privilégiés hurler à l’oppression fiscale parce que l’Etat viendrait leur reprendre une part de ce surplus ? De qui se moque-t-on ?

Lecture : au seuil du 1er décile (10 % des français gagnent moins) les Français ont perdu 3 points de pouvoir d'achat entre 2008 et 2010, tandis qu'au seuil du 9ème décile (10 % des Français gagnent plus) ils en ont gagné 1 et même 2 si on s'intéresse au centile 95 (5 % des français gagnent plus). Source : INSEE


Denis Clerc
Article Web - 06 septembre 2012
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 07:51

 

La taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance

Selon la presse, la proposition phare de la campagne de François Hollande pour taxer les richesses subirait un sérieux coup de grisou. Le taux de 75% devrait comprendre la CSG et la CRDS (soit 8%) ce qui équivaut à un taux à 67%. Un couple devra gagner plus de 2 millions d'euros par an pour être concerné. Les revenus du travail seraient les seuls concernés et la taxe ne vaudrait a priori que pour deux ans. Ce renoncement s'il était vérifié, serait une très mauvaise surprise. Non content que cette taxe ainsi transformée ne rapporte plus grand-chose aux recettes de l'État, elle envoie un signe désastreux à l’électorat de gauche qui se retrouverait « Gros-Jean comme devant ».

Non seulement la taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance mais de nouvelles tranches d'impôts entre 45% et 75% doivent être créée comme l'a proposé le Front de gauche. Pour être juste, l'impôt sur le revenu doit redevenir progressif et faire contribuer les hauts revenus comme les revenus financiers. Une réforme fiscale d'ampleur doit être votée des cet automne.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:48

Le Monde.fr avec AFP | 06.09.2012

 

La taxe à 75 % promise par François Hollande ne concernera que les revenus du travail, et non ceux du capital, affirme Le Figaro sur son site Web, jeudi 6 septembre, qui explique que le dispositif sera moins ample qu'initialement prévu. L'Elysée a précisé jeudi "qu'aucune décision [n'était] prise".

 

"Il y a plusieurs scénarios sur la table sur l'assiette, les modalités. La question devrait être tranchée en début de semaine prochaine", a-t-on indiqué à l'Elysée, à la suite de la publication de ces informations. Une source dans l'entourage du président Hollande a ensuite affirmé que "les 75 % seront appliqués", même si les modalités de la taxation sont encore "à l'étude". "Tant que les arbitrages ne seront pas rendus – au plus tard dans quinze jours –, les hypothèses circulant avant n'ont pas de valeur", a ajouté cette source.

 

Selon Le Figaro, "Un célibataire sera taxé s'il gagne plus de un million d'euros par an", conformément à la promesse présidentielle d'imposer à 75 % la part des revenus excédant ce seuil, mais pour les couples, la taxe ne s'appliquera qu'à partir de deux millions d'euros annuels. "En revanche, les enfants ne donneraient droit à aucun avantage", ajoute le quotidien. "En outre, la taxe à 75% ne s'appliquerait qu'aux revenus du travail" et pas à ceux du capital, ajoute le quotidien.
 

Les services de Bercy n'ont pas commenté ces informations. A la fin de juillet, le ministre du budget, Jérôme Cahuzac, avait déjà annoncé vouloir différencier entre les salaires dépassant un million d'euros par an et les revenus plus aléatoires des "artistes, écrivains, cinéastes ou chefs d'entreprise voulant par exemple vendre leur entreprise", et qui pourraient échapper à cet impôt. "La prise de risque ne doit pas être dissuadée", avait-il affirmé, "il ne faut pas encadrer la création, il ne faut pas encadrer l'activité économique".

 

 UNE TAXE À DURÉE DÉTERMINÉE


De leur côté, Les Echos précisent que pour éviter une censure du Conseil constitutionnel, "la taxe à 75 % s'entendra comme la somme de la taxe exceptionnelle, de la CSG (7,5 %) et de la CRDS (0,5 %)". "En d'autres termes, la nouvelle taxe sur les très hauts revenus ne serait 'que' de 67 %", ajoutent-ils. Le mesure pourrait ne durer que deux ans et toucher un millier de ménages.

En juillet, M. Cahuzac avait déclaré que cet impôt ne durerait que "le temps du désendettement". Les arbitrages fiscaux sont en cours à l'Elysée et à Matignon, en vue du projet de loi de finances qui doit être présenté à la fin de septembre en conseil des ministres.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:21
Repost 0

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre