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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 12:19

 

Politique - le 17 Octobre 2012

Histoire

17 octobre 1961 : le rendez-vous manqué de l’Élysée

Cette année, le collectif « 17 Octobre 61 » attendait la reconnaissance officielle de ce crime d’État par le nouvel exécutif de gauche, comme s’y était engagé François Hollande. Mais ses démarches sont restées lettre morte.


C’était il y a tout juste un an. Investi la veille par ses camarades, le candidat socialiste à la présidentielle choisissait symboliquement de déposer une gerbe au pont de Clichy, là où des Algériens étaient jetés à la Seine cinquante ans plus tôt par des policiers français, le 17 octobre 1961. « Je voulais être là, fidèle à la promesse que j’avais faite. Je suis venu témoigner de ma solidarité aux enfants, petits-enfants de ces familles endeuillées par ce drame », avait-il alors­ ­déclaré. Un immense espoir pour toutes les associations qui tentaient de célébrer dignement le cinquantième anniversaire de ce crime d’État. D’autant qu’au même moment, le pouvoir sarkozyste continuait de vanter les « bienfaits de la colonisation » et d’encourager les nostalgiques de l’Algérie française.

 

Saisir le premier ministre


« On ne construit pas la ­démocratie sur des mensonges et des occultations. Il est grand temps que les plus hautes autorités de la République reconnaissent ces massacres comme un crime d’État », estime le ­cinéaste Mehdi Lallaoui, fondateur de l’association Au nom de la mémoire.

 

Il y a un an, il lance un « appel pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961 à Paris ». Parmi les milliers de signataires : Martine Aubry, Harlem Désir, et François ­Hollande. Alors, il y a deux mois, « ne voyant rien venir », le collectif « 17 Octobre 61 » sollicite une rencontre avec le nouveau chef de l’État.

 

Depuis, silence radio. Aucune réponse ne leur a été adressée, ni du chef de l’État ni de Jean-Marc Ayrault. Pourtant, au Sénat, une proposition de résolution du groupe communiste, républicain, citoyen appelait aussi à la reconnaissance de la ­responsabilité de la République française dans les événements du 17 octobre. Elle sera discutée en séance publique le 23 octobre prochain. Le Conseil de Paris, à l’initiative du groupe communiste et élus du Parti de gauche (PCF-PG), a lui aussi demandé, hier, au maire de la capitale de saisir le premier ministre afin que les vœux adoptés lors des précédents conseils, à propos du travail de mémoire sur le 17 octobre 1961, « se traduisent désormais en initiatives et actes forts ».

 

« Besoin de réparation »


« Nous sommes très déçus, explique Mehdi Lallaoui. C’est méprisant pour les familles des victimes qui portent cette histoire au cœur, qui ont besoin de cette réparation. Nous pensions que le nouveau gouvernement de gauche allait pousser cette vérité en marche. » Le collectif a décidé de ne pas lâcher. Une ­délégation se rendra, aujourd’hui, à l’Élysée, à 15 heures « afin d’y être reçue pour pouvoir communiquer la réponse de l’Élysée aux ­manifestants présents lors du rassemblement qui se déroulera le même jour à 18 heures, au pont Saint-Michel, à Paris ». Contacté par notre journal, le service de presse de la présidence a indiqué que « rien n’était prévu à ce sujet dans l’agenda présidentiel ». De son côté, le député PS Pouria Amirshahi avait pris l’initiative d’inviter des députés algériens pour les associer à la commémoration. « Mais les délais étaient trop courts pour cette année », regrette le député des Français de l’étranger. « François Hollande donnera un signe fort lors de sa visite en Algérie en décembre », assure-t-il. « Dans ce domaine, le changement doit être maintenant, il est nécessaire que des mesures significatives soient prises », interpellait l’appel pour le 17 octobre 2012. Vraisemblablement, c’est plutôt pour demain.

 

Commémoration
Le collectif « 17 Octobre 61 » appelle à un rassemblement aujourd’hui à 18 heures au pont Saint-Michel à Paris. Beaucoup d’autres initiatives se tiennent partout en France. Consulter le programme sur: http://www.17octobre61.org

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 18:13

Politique - le 15 Octobre 2012

Pierre Dharréville, responsable de la commission 
du texte pour le 36e Congrès 
du PCF.

 

« Face au sentiment d’impuissance nourri par 
la crise, nous voulons porter l’idée qu’au contraire, 
il est nécessaire et possible de faire autrement. 
Le congrès du PCF sera l’occasion d’ouvrir en grand 
ce débat, comme y invite le vers d’Apollinaire, 
qui donne son titre à notre projet de base commune 
en forme d’“Humanifeste” : “Il est grand temps de 
rallumer les étoiles”.

 

Nous voulons ainsi faire grandir 
la conviction qu’un autre avenir est possible grâce 
à l’intervention massive des hommes et 
des femmes en politique. C’est ce que nous 
appelons la révolution citoyenne. Nous voulons 
à la fois afficher notre ambition de transformation 
de la société et la stratégie par laquelle nous 
comptons y parvenir. Ce chemin, c’est celui 
de l’intervention des hommes et des femmes. 
Nous voulons redonner confiance au peuple dans 
sa propre capacité à changer le cours des choses. 
C’est dans cette perspective que le texte propose 
d’écrire la “saison 2” du Front de gauche, pour 
en faire une affaire collective, avec la proposition 
d’une “coopérative” dont l’objectif serait de donner 
au plus grand nombre la possibilité d’être acteurs 
à part entière du Front de gauche pour construire l’alternative et les dynamiques populaires 
indispensable à sa réalisation.

 

Pour nous, 
le changement ne peut attendre. C’est pourquoi 
le texte propose aussi, aux communistes, de mener 
une grande campagne populaire sur le thème : 
“Et vous, quel changement voulez-vous ?” 
Cette campagne aurait pour objet de donner de 
l’écho aux exigences du plus grand nombre et de créer les conditions pour que la gauche change réellement 
la donne. Nous souhaitons préparer ce congrès 
de manière différente des précédents, avec un texte 
qui n’a pas vocation à apporter toutes les réponses, 
mais qui est un appel à contribution pour ouvrir 
le débat et enrichir la réflexion commune. »

Propos recueillis par S. C.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 14:56

 

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Les injonctions libérales et germanophiles du Monde

par Mathias Reymondle 15 octobre 2012

Depuis quelques mois, Le Monde, du moins dans ses éditoriaux (mais aussi dans ses pages économiques), défend avec vigueur une ligne très... singulière - à défaut d’être très originale - sur les questions économiques. Quand il prescrit les politiques macroéconomiques à mener, le journal du soir ressasse les mêmes thèmes et les mêmes termes : « compétitivité », « réductions des dépenses publiques », « rigueur », etc.Et avec toujours pour modèle unique et sublimé : l’Allemagne. Au point que ce journalisme de prescription compromet le journalisme d’information. Voici un passage en revue qui soulève quelques questions sur l’identité du quotidien, sur les droits réservés à ses journalistes et sur l’avenir du Monde.

Rarement dans son histoire, le journal avait été aussi loin dans la densité de ses injonctions libérales. Pour retrouver de telles prises de position, il faut remonter à la période 1995-2004 et l’ère Colombani-Plenel-Minc. À cette époque, le quotidien avait soutenu le candidat Édouard Balladur, avait célébré le plan Juppé sur la sécurité sociale, avait applaudi les privatisations et les démantèlements des services publics, avait acclamé les licenciements et était devenu la voix de l’Amérique [1]. Aujourd’hui, sous l’impulsion d’Erik Izraelewicz, Le Monde ne fait pas dans la dentelle...

Vive la rigueur, pour que vive l’austérité !

À longueur d’éditoriaux, le quotidien vespéral somme la France de prendre son courage à deux mains et de mettre en place les mesures nécessaires pour relancer l’économie, avec comme modèle l’Allemagne : « Le traitement, c’est un effort de compétitivité et de réformes ainsi que la réduction déterminée des déficits publics. (...) Entourée de voisins qui se réforment tous dans la foulée de l’Allemagne, la France serait bien avisée de s’en inquiéter » (7 septembre). Mais il faut le faire dans la joie et la bonne humeur à l’image de l’Espagne qui « a procédé à d’impressionnantes réformes structurelles » et qui « mène un programme d’austérité budgétaire drastique - sans se plaindre en permanence, comme il arrive à certains » (29 mai). Et si vous voulez du social, il faudra « inventer un pacte social à la française, un compromis gagnant-gagnant, par exemple autour d’une flexisécurité, comme cela se pratique en Europe du Nord » (9 juillet). Pour le directeur du Monde, Erik Izraelewicz, la France « doit s’engager à faire elle-même les efforts nécessaires au redressement de ses comptes publics et de sa compétitivité industrielle » (18 juin).

D’ailleurs François Hollande doit s’inspirer de Gerhard Schröder, explique Izraelewicz  : « Schröder avait imposé à son pays des mesures impopulaires. Il avait tranché, personnellement. (…) François Hollande a pour sa part cinq ans et tous les pouvoirs, ou presque. Le redressement de la compétitivité française passe par de profondes réformes. Il les a esquissées. À lui de les clarifier et de les mettre en œuvre. Avec fermeté. N’est pas Schröder qui veut. »(10 septembre). Cet enthousiasme pour le « modèle allemand » n’est même pas tempéré, comme il devrait l’être... En effet, ainsi que le rappelle Gilles Raveaud - en se nourrissant de nombreuses sources - sur son blog« depuis 2000, les salaires de nombreux Allemands ont stagné, diminuant même de 20 % pour les bas salaires. Les travailleurs pauvres sont de plus en plus nombreux, sans doute 8 millions (voir ici et ). C’est ainsi l’ensemble de la société allemande qui va mal. »

Pour les journalistes d’opinion du Monde, les entreprises sont« l’avenir de la France  » (25 septembre), et tout doit être fait pour les favoriser... et favoriser une politique de l’offre, en somme [2]. Rapidement, le journal prévient  : « Le "redressement productif" promis par le gouvernement implique d’abord de ne pas alourdir les coûts et charges qui pèsent sur les entreprises » (19 juin). Ainsi, il ne faut surtout pas augmenter le SMIC car « l’emploi risque d’en souffrir, même si les employeurs limitent le "choc" en modulant à la baisse les compléments de rémunération » (26 juin).

Et Le Monde de déplorer, plus ou moins ouvertement, le projet de réforme fiscale prévue par le gouvernement  : « On peut contester cette répartition de l’effort. On peut regretter que l’emballage, quoi qu’en dise le président, laisse ce pénible sentiment d’une gauche qui n’aime pas, ou pas assez, les entreprises et les entrepreneurs » (11 septembre). Puis, quelques jours plus tard  : « Il est normal de partager le fardeau du redressement, mais ces mesures nuisent à l’attractivité économique française » (25 septembre). C’est bien connu  : pour qu’il y ait attractivité, il faut qu’il y ait compétitivité, et pour Erik Izraelewicz, « le choc budgétaire d’aujourd’hui n’a de sens que s’il est complété rapidement par un puissant choc de compétitivité. Pour provoquer l’électrochoc dont la France a besoin » (28 septembre).

Vive l’Europe libérale pour que vive l’Europe !

Derrière toutes ces prescriptions il y en une qui domine les autres et qui les justifie : la construction de l’Union européenne doit se faire à n’importe quel prix. Par exemple, avec le traité budgétaire,« le sauvetage de l’euro est en bonne voie  » assure le journal (1er octobre). Et Le Monde s’enthousiasme pour « la lente transformation de la zone euro en véritable union monétaire. Évolution nécessaire et positive. (…) Il n’y a pas d’union monétaire sans union budgétaire, bancaire et sans solidarité financière. » (10 octobre). Pour sortir des crises, pour relancer la croissance, pour que la vie soit belle et pour que les oiseaux chantent tous les matins, il faut plus d’Europe. Toujours plus. Et pas n’importe quelle Europe : si le traité budgétaire « dessine les contours d’une union bancaire et budgétaire. C’est la bonne direction. » Il faut d’ailleurs mettre en place « une supervision budgétaire commune. » (27 juin).

Dans le même esprit, Le Monde adore le nouveau directeur de la Banque centrale européenne et chacun de ses gestes est acclamé :« Pour être crédible, il fallait passer de la parole aux actes. Mario Draghi l’a fait, et il convient de le saluer. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de voler au secours de l’euro. »(7 septembre). Ou encore  : « L’avenir de la monnaie unique est plus que jamais entre les mains du président de la Banque centrale européenne (BCE). C’est plutôt rassurant : cet Italien est un vrai européen - et, par les temps qui courent, l’espèce est rare, très rare, chez les dirigeants des pays de l’Union. » (3 septembre). Mais le« bon docteur Draghi », comme se plaît à le surnommer le journal, a été au début des années 2000, vice-président de la branche européenne de la banque d’affaires américaine Goldman Sachs. Rappelons au Monde que cette banque avait par exemple aidé la Grèce à dissimuler son déficit public [3]...

Si le quotidien du soir adore le patron de la BCE, il n’apprécie guère le comportement des écologistes pour ne pas avoir approuvé le traité budgétaire  : « Les écologistes demandent à être traités en partenaire de coalition, ils se comportent en groupuscule irresponsable. (...) Les Verts formulent des exigences comme s’ils étaient une force de progrès soutenue par 10 % des électeurs. » EtLe Monde va même appeler au renvoi des ministres écologistes  :« Au nom de la cohérence de son action et du respect des électeurs, c’est à François Hollande d’en tirer les conséquences : il doit mettre fin aux fonctions des deux ministres d’EELV, Cécile Duflot et Pascal Canfin. Ils reviendront si leur formation se transforme en parti de gouvernement. Un jour, peut-être. » (24 septembre). C’est la première fois, à notre connaissance, qu’un éditorial du Mondeexige l’éviction de ministres pour des raisons strictement politiques...

***

Sauf mention contraire, les phrases citées dans cet article sont extraites des éditoriaux du Monde : des éditoriaux non signés qui engagent l’ensemble des journalistes, sans les avoir nécessairement tous consultés... Qui peut croire que le rôle de conseiller libéral peut représenter tous les journalistes du Monde. Et quand l’éditorial est signé Erik Izraelewicz, directeur du Monde, quel sens accorder à cette signature solitaire ?

Quotidien de parti pris, comme il l’a toujours été et comme c’est son droit, Le Monde l’est plus que jamais. Mais à la différence duFigaro – qui assume son ancrage à droite (et qui le revendique), Le Monde semble toujours vouloir se situer au-dessus de la mêlée et afficher une légendaire neutralité. Ce n’est pas la première fois que le masque tombe. Mais pourquoi s’avancer masqué ? Le Monde, quotidien d’influence, s’efforce de convaincre le gouvernement d’infléchir sa politique, pour qu’elle ressemble à s’y méprendre à celle de tous les gouvernements européens de droite ou sociaux-libéraux. Qui peut croire un seul instant que la crise rampante qui mine le quotidien et qui réduit son lectorat pourrait être conjurée par de piètres tentatives de dissimulation ?

Mathias Reymond

Notes

[1] Voir par exemple une compilation d’extraits des éditoriaux du Monde réalisée par le défunt journal PLPL (Pour Lire Pas Lu) en octobre 2000 (n°1).

[2] Selon les adeptes de la politique économique de l’offre cela revient à aider les entreprises à produire plus de biens et services en réduisant toutes les contraintes fiscales ou règlementaires (moins de cotisations, moins d’impôts sur les entreprises, des salaires plus bas...). Cette thèse a été développée durant les années Reagan aux États-Unis par les courants conservateurs et les "néo-classiques".

[3] Voir à ce sujet notre article sur Jean-Claude Trichet.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 13:04

 

Hommage à un des nombreux suicidés de la crise en Grèce

Monde - le 15 Octobre 2012

La Grèce plongée en récession pour une erreur de calcul du FMI

Le ministre des Finances grec, un libéral de droite, a fait un triste calcul. Il a démontré que la troïka s’était trompée amplement sur le résultat des plans d’économie. Malgré les savants calculs et les « modèles mathématiques » du FMI, il faut se rendre à l’évidence : 1 euro de rigueur, c’est 1 euro de moins dans l’économie.


Le pari du FMI et de la troïka c’était d’affirmer que certes, les plans de rigueur drastiques vont contracter l’économie mais pas autant que cela va permettre d’économiser. Ils avaient inventé pour chiffrer cela "le coefficient multiplicateur" des mesures de rigueur sur le recul de croissance, qu’ils avaient estimé à 0,5. Autrement dit, quand la Grèce adoptait un plan de rigueur de 50 milliards d’euros, comme celui de 2010, il y aurait 25 milliards d’économies réalisées, et 25 milliards de récession. Sauf que depuis 2009, ce fameux coefficient multiplicateur est égal à 1. Le FMI vient lui même de reconnaitre ses erreurs dans un rétro-pédalage récent.


Aucun des nombreux plans de rigueur qui ont été imposé en Grèce n’a permis de faire 1 euro d’économie sur la dette, tout a disparu dans la récession, ce sont des milliards d’euros que les Grecs ont déjà payés en recul de leur niveau de vie, tout cela pour des prunes.

 

Le FMI devra rendre des comptes !


Toutes les projections du FMI sont fausses a du concéder ce lundi le ministre adjoint grec aux Finances, Christos Staikouras. Du fait de cette récession "sans précédent", les écarts budgétaires sont également "permanents", tandis que "les mêmes erreurs pèsent sur l'estimation du chômage", qui vient de franchir, en juillet, la barre fatidique des 25%, a ajouté le ministre.

Face à ces échecs cuisants de la troïka, il faut que les Grecs les autres citoyens européens réclament des comptes. Multiplication des suicides, violences et consommation de drogues, hausse du chômage, baisses des salaires et des retraites, baisse de l’espérance de vie en bonne santé, retour de la faim et du froid dans des pays d’Europe… Tout cela à cause de modèles mathématiques erronés bâtis par des économistes du FMI. L'institution commence à reconnaître ses fautes et a réclamé timidement à Merkel un peu de souplesse avec les Grecs.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 13:02

 

Peter Mertens, président du PTB

 

  - le 15 Octobre 2012

Municipales en Belgique : Le PTB devient la force émergente de gauche

Les élections municipales en Belgique ont été marquées par l’émergence du Parti des Travailleurs Belges qui s’implante dans toutes les grandes villes, flamandes comme wallonnes. C’est une véritable percée pour le parti au slogan : « les gens d’abord, pas le profit ».


«La Cité ardente est plus rouge ce soir», a indiqué Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB+ qui rentre au conseil communal de Liège. «Nous devenons le deuxième parti à Seraing et Herstal et nous faisons notre entrée au conseil communal dans une grande ville wallonne. Nous avons pu imposer à l’agenda politique nos thèmes de campagne. Et nous avons ressenti, parmi la population, le besoin d’un véritable parti de gauche, en paroles et en actes» !

 

Le Parti du Travail Belge qui ne dépassait pas les 2 % à l’échelle nationale se voit aujourd’hui récompensé de son engagement dans la crise, dans sa lutte claire contre les injustices sociales. Dans certaines municipalités, principalement au Sud du pays,le PTB devient le deuxième parti avec 14 % des suffrages. Avec 12 sièges communaux, le PTB+ perce dans l’agglomération liégeoise. Le PTB+ obtient ses premiers élus en région bruxelloise à Molenbeek et à Schaerbeek, et au Hainaut à Mons et à Charleroi.

 

Une opposition constructive, sociale, et forte


A Anvers, ville tombée à l’extrême droite, que Bart De Wever, le patron de la N-Van a réussi à ravir aux socialistes. Le PTB et son score de 8 %, fort de 4 conseillers communaux et 17 conseillers de districts veut se créer une vraie assise sociale dans la plus grande ville flamande et promet la vie dure au futur bourgmestre : « Nous pouvons être contents : il va enfin y avoir un parti à Anvers qui va mener une opposition sociale. Nous allons mener, dans les prochaines années, une opposition constructive, sociale, mais forte face au futur bourgmestre Bart De Wever. Le changement commence à Anvers ; nous devons transformer notre score en une organisation forte et en une pression venant de la base. »

 

Ravi de sa percée, le PTB, dès avant la communication de tous les résultats, a annoncé : « le PTB+ a émergé comme une force qui s’engagera, et au niveau communal et au niveau national, dans une opposition sociale de gauche. »

Communiqué Percée du PTB+ comme force émergente à gauche dans toute la Belgique

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 12:34

  » Actualités » Macro Economie » Consultation

Economie : panique à bord au patronat, Parisot annonce un "ouragan" !

<b>Economie</b> : panique à bord au patronat, Parisot annonce un  

(Boursier.com) --

 

La patronne du Medef ne trouve plus de mots assez forts pour décrire la situation de la France. Dans un entretien publié ce matin par 'Le Figaro', Laurence Parisot annonce un ouragan pour l'économie hexagonale, dont elle juge la situation gravissime et évoque même certains patrons (qui) sont en état de quasi-panique face à la crise actuelle... Dans ces conditions, la dirigeante du Medef demande au gouvernement d'appliquer un choc de compétitivité au pays sur les deux ou prochaines années. Nous sommes passés d'un avis de tempête à un avis d'ouragan, et aucun secteur d'activité n'affiche de prévisions autres que pessimistes jusqu'à la fin de l'année, ajoute-t-elle.

 

Alors que Louis Gallois, l''ancien président d'EADS, doit rendre le 5 novembre au gouvernement un rapport très attendu sur la compétitivité, la patronne des patrons en appelle à un véritable sursaut économique : la déception des patrons sera immense si un homme tel que Louis Gallois (...) ne montre pas comment créer un véritable sursaut, ce que l'on appelle un choc de compétitivité (...) Ce choc doit être court et se produire sur deux ans, trois ans maximum, poursuit la présidente du Medef. Mme Parisot estime que l'effort financier devrait être de l'ordre de 30 milliards d'euros, d'une part via des baisses de charges patronales et salariales et d'autre part via une légère augmentation de la CSG et de la TVA (hors produits de première nécessité).

 

De son coté, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault devrait donner aujourd'hui les grandes lignes des projets gouvernementaux en la matière, à l'occasion d'un déplacement à l'Institut de recherche technologique Jules-Verne, près de Nantes.

 

Selon des sources citées par 'le Figaro' du jour, le gouvernement serait plutôt sur la piste d'une trajectoire de compétitivité plutôt que d'un choc... La piste d'un transfert de charges à l'avantage des entreprises est bien envisagée, mais d'autres leviers de compétitivité hors coûts seraient privilégiés, comme une meilleure intégration entre la recherche et les entreprises, une simplification des normes, un financement plus efficace des PME et des exportations ou encore une accélération de la modernisation de l'État.

 

Lors de son interview, la patronne du Medef en profite aussi pour dénoncer une fois de plus les projets de taxation des plus-values de cession d'actions par le gouvernement, dont elle demande le retrait. Des dirigeants de start-ups, réunis au sein du mouvement autoproclamé des Pigeons, ont déclenché cette polémique fin septembre en dénonçant le caractère confiscatoire et décourageant pour l'investissement de cette mesure fiscale. Le gouvernement a depuis amendé fortement le projet, mais la grogne des patrons s'est étendue, la quasi-totalité des représentants patronaux réclamant désormais le retrait pur et simple de cette mesure.

V.A. - ©2012 www.boursier.com

 

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Ainsi, Jean-Marc Ayrault n'est pas insensible aux "revendications" patronales et ne rejette pas, pour l'instant l'allègement des "charges" et de la fiscalité des entreprises, ni non plus l'alourdissement de la fiscalité sur les consommateurs (classes populaires) ni de rogn,er sur les moyens de l'Etat.

Un vraie politique ... de droite

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 09:03

  - le 14 Octobre 2012

Blanchiment: l'affaire Florence Lamblin décryptée

Dix-sept personnes ont été mises en examen dans cette affaire, dont l'élue parisienne EELV et neuf autres «notables» qui profitaient de ce système d'évasion fiscale couplé à un mécanisme de blanchiment d'argent de la drogue pour échapper au fisc.


Voilà une affaire qui pourrait inspirer des scénaristes de série télé en mal d’inspiration. Les héros? Les policiers de l’Office central de répression de la grande délinquance financière. Co-saisis, avec la brigade des stupéfiants, d’un vaste système de blanchiment d’argent de la drogue, ils ont mis en examen, depuis mercredi, pas moins de dix-sept personnes, dont une dizaine, qualifiés de « notables » par les enquêteurs, auraient profité de ce réseau franco-suisse pour contourner le fisc. Avec, au sein de ces « cols blancs », une élue écologiste du XIIIe arrondissement de Paris, Florence Lamblin.

 

Baptisé opération « Virus », ce coup de filet mené par quelque 115 policiers aurait permis de mettre au jour 1,5 million d’euros en liquide (sur les 40 soupçonnés d’avoir été blanchis lors des cinq derniers mois), dans les coffres des mis en examen. Sept personnes, plus directement liées aux trafics, ont été incarcérées. Les autres, les « notables » - parmi lesquels un avocat, un dentiste, un entrepreneur corse ou un marchand d‘art - ont été placés sous contrôle judiciaire, moyennant de substantielles cautions.

  • Le principe du blanchiment

"Les banques ont ce qu'elles appellent des "commis-voyageurs" qui passent la frontière avec une mallette contenant les fonds de leurs clients. C'est de la fraude fiscale", a expliqué à l'AFP une source judiciaire suisse.

Mais ce système peut également être utilisé pour blanchir de l'argent: "Quand un client demande des fonds à sa banque à Genève, ce n'est pas son argent qu'on lui apporte, mais celui de la drogue et il ne le sait pas. Son compte est ensuite débité puis l'argent passe par des comptes intermédiaires et se retrouve à Londres, d'où il est reventilé" au profit des traficants de drogue , détaille cette même source.

  • Trois frères à la tête du réseau

Les trois frères Elmaleh ont été mis en examen et écroués, l'un à Paris, les deux autres en Suisse. Ces "véritables professionnels de l'ingénierie financière" auraient amassé de très "importantes commissions", selon le parquet de Paris, grâce à la mise en place depuis plusieurs années d'un système parfaitement rodé.

Les deux frères en Suisse auraient été chargés de la partie financière des opérations tandis que leur frère basé en région parisienne serait vraisemblablement le collecteur central des sommes générées par le trafic.

Ce dernier, sans profession déclarée, avait une double tâche: la collecte de l'argent de la drogue mais aussi le versement d'importantes sommes en espèces à des Parisiens, évadés fiscaux ou auteurs d'abus de biens sociaux, désireux de rapatrier en France, discrètement et en liquide, des sommes détenues sur des comptes suisses.

  • Florence Lamblin, les "notables" et l'évasion fiscale

A l'autre bout de la chaîne du trafic se trouvent donc des "délinquants en col blanc", selon l'expression du parquet, dont plusieurs figurent parmi les 17 personnes mises en examen pour blanchiment à Paris. Mais "il est certain qu'il reste d'autres personnes, avec ce profil, à interpeller", a indiqué une source policière, sans estimer leur nombre.

Parmi ces "notables", Florence Lamblin, adjointe EELV, nie avoir eu connaissance de ce réseau, même si elle reconnaît avoir voulu rapatrier 350.000 euros placés en Suisse depuis 1920 à la suite d’un héritage familial. Une simple fraude à l'ISF, plaide son avocat, Me Jérôme Boursican.

  • Le jeu politique

« Même si ce n'était que ça, c'est quand même sérieux », a réagi hier Bertrand Delanoë. « Je souhaite que cette personne puisse se défendre, mais je suis tout à fait satisfait qu'elle ait quitté ses fonctions de maire-adjoint » du 13e.

 

Pas avare d’amalgames, la droite parisienne, de son côté, en a profité pour tirer à boulets rouges sur « le discours de permissivité du PS et des Verts vis-à-vis de la drogue », qui aurait permis un tel système. Ce qui a conduit ce week-end le Verts parisien Yves Contassot à fustiger une « tentative d'instrumentalisation politique »:

 

Florence Lamblin est « la seule » dans ce dossier « dont le nom est jeté en pâture (...) Ce n'est pas totalement le fruit du hasard ».

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 06:59

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 06:49

Assemblée Nationale. Boycott des Députés Front de Gauche

Les Députés du Front de Gauche boycotteront lundi une séance de l'Assemblée sur « la prise en compte des orientations budgétaires européennes par le projet de loi de finances », refusant que le Parlement soit « la chambre d'enregistrement des directives européennes ».

 

« Après les cours magistraux, les travaux pratiques ! Sitôt le Traité budgétaire européen et son corollaire, la règle d'or, approuvés par l'Assemblée Nationale, les Député-e-s sont conviés à accueillir les technocrates de la Commission européenne flanqués de quelques présidents de commissions, tous diligentés pour passer à la loupe le prochain budget de la France », s'indignent ces Députés dans un communiqué publié hier.

 

« Encore faut-il préciser que de débat il n'y aura point, puisque chaque Député disposera de deux minutes pour poser une question aux "personnalités conviées" de Bruxelles », ajoutent-ils.

 

« Cette parodie de dialogue en dit long sur le respect de la souveraineté budgétaire dont les membres du Gouvernement, Premier Ministre en tête, ont répété en boucle qu'elle n'était en rien écornée par le Traité Sarkozy-Merkel désormais ratifié par la France », poursuit le communiqué.

 

Les Députés du Front de Gauche « n'acceptent pas que le Parlement soit ainsi relégué au rang de chambre d'enregistrement de directives européennes aussi néfastes pour les peuples que dangereuses pour les économies des pays de la zone euro ».

« Poursuivant leur action pour une autre construction européenne, ils ne participeront pas à la farce qui leur est proposée et boycotteront ce faux débat lundi », conclut le texte.

 

Cette séance de l'Assemblée aura lieu en présence de la Vice-Présidente de la Commission européenne, Viviane Reding, de présidents de commissions du Parlement européen.

 

Section Thouarsaise du PCF

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 06:40

le 14 Octobre 2012

Fleur Pellerin prend la défense des Pigeons contre le PCF

En première ligne pour donner des gages aux Pigeons et au Medef, la ministre déléguée aux PME répond au PCF qui lui avait conseiller "un stage d'immersion dans les PME, où les salariés sont en lutte aujourd'hui, pour y découvrir certaines réalités."


"Dans les PME, je ne crois pas à la lutte des classes", indique la ministre de Bercy au Parisien ce dimanche. "Tous les patrons de PME que je rencontre sont en osmose avec leurs salariés", observe Fleur Pellerin, qui veut distinguer les chefs des petites entreprises et un patron du CAC 40 "qui après un an de mauvais services part avec des millions d'euros".


Cette déclaration intervient alors que le gouvernement a reculé face à la fronde des "Pigeons", créateurs d'entreprises ou de start-up téléguidés par l'UMP et le Medef, idéologiquement contre l'alignement de la fiscalité des revenus du capital sur celle du travail.

Ceux-ci ont obtenu l'abandon de la hausse de l'imposition sur les plus-values de revente d'entreprise.

 

Après la capitulation gouvernementale, le PCF, par la plume de son porte-parole d'Olivier Dartigolles, avait réagi vivement:

 

"Alors que le patronat, déguisé en "pigeons" comme la semaine dernière ou à visage découvert dans les négociations en cours sur la compétitivité, mène sans frilosité aucune le combat de classe, nous conseillons à la ministre un stage d'immersion dans les PME où les salariés sont en lutte aujourd'hui pour y découvrir certaines réalités."

 

S'enrichir beaucoup


Fleur Pellerin, qui a dû gérer la reculade gouvernementale, continue donc d'en faire le service après-vente et répond au PCF: "Il est normal que des gens puissent s'enrichir beaucoup s'ils ont pris le risque de créer une entreprise, s'ils ont eu une super bonne idée, s'ils ont su la faire fructifier et s'ils ont créé des emplois. En France, il y a toujours eu un petit problème avec l'argent, qui est peut-être lié à la culture judéo-chrétienne. Il y a sans doute aussi un problème avec la réussite."

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