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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 10:17

 

Jean-Luc Mélenchon

  - le 27 Septembre 2012

Traité européen

Jean-Luc Mélenchon: «Nous vivons la fin de l’ancien régime libéral»

Manifestation pour un référendum sur le traité européen, J-3.  Confiant dans la réussite de la manifestation de dimanche contre 
le traité européen, le représentant du Front de gauche estime que les dirigeants actuels «sont incapables de penser un autre futur».


Le processus vers 
la ratification du traité budgétaire européen 
est déjà bien entamé. La manifestation de dimanche n’est-elle pas un baroud d’honneur ?


Jean-Luc Mélenchon. La question se pose pour les personnes qui ne croient pas à la démocratie et pensent que nous avons élu un monarque qui a reçu carte blanche pour cinq ans. Il y a quinze jours, qui aurait dit que le conseil fédéral d’Europe Écologie-les Verts allait voter non au traité européen à une aussi large majorité ? Personne ne peut nier que ce vote a été facilité par l’ampleur de la préparation de la manifestation. On nous disait qu’aucun socialiste ne sortirait du rang, or plus de vingt d’entre eux devraient voter contre le traité. On ne doit jamais renoncer à l’espérance démocratique.

 

En quoi la réussite de la manifestation est-elle «un signal politique d’importance majeur», comme vous l’avez affirmé 
à la Fête de l’Humanité ?


Jean-Luc Mélenchon. Sa réussite montrera aux décideurs en Europe que la France n’est pas soumise, que les logiques libérales rencontrent dans notre pays une résistance à la fois sociale et politique de façon permanente. Ce message concerne aussi bien le nouveau gouvernement que la droite et le Medef. Par ailleurs, le débat européen dessine une alternative de gauche face à la politique que met en place le gouvernement aujourd’hui. Et c’est la raison pour laquelle je ne veux pas que nous soyons classés dans l’opposition mais, au contraire, dans les ayants droit. On voit s’ébaucher un bloc entre le Front de gauche, EELV et une partie des socialistes. Ce bloc pourrait constituer le cœur d’une majorité de gauche alternative en France.

 

Est-ce à dire que la manifestation, pour vous, est une confrontation avec le président de la République ?


Jean-Luc Mélenchon. Non, dans la mesure où son poste n’est pas en jeu, ni celui du premier ministre, à cette étape. Le cœur de la manifestation est un bras de fer avec ceux qui sont les tenants et les bénéficiaires du pacte budgétaire, à savoir le Medef et la droite. Il ne faut jamais perdre de vue que ce sont eux qui ont écrit ce traité et c’est un homme de droite qui l’a signé. Le reproche que je fais au président de la République et au chef du gouvernement est de se comporter comme les exécuteurs testamentaires de Nicolas Sarkozy.

 

Les lois votées ne passent pas dans l’opinion publique, comment expliquez-vous ce paradoxe ?


Jean-Luc Mélenchon. Les sociaux-libéraux sont en panne d’imagination politique, incapables d’imaginer une autre règle du jeu que celle qui a cours. Cette politique échoue depuis vingt ans, mais cela rend la droite et les sociaux-libéraux dogmatiques. C’est pourquoi j’ai parlé de politique austéritaire. Ceux qui l’appliquent estiment qu’ils font le bien des gens malgré eux et leur imposent de force cette politique. Les possédants ont organisé un système qui repose sur la stabilité de la monnaie et le paiement de la rente. Tout est sacrifié à cet impératif. Le paradoxe est celui de toute fin d’ancien régime. Nous sommes en train de vivre la fin de l’ancien régime néolibéral. Les dirigeants sont aveuglés, incapables de penser un autre futur. Le pire de la crise, ce ne sont pas les malheurs qu’elle va répandre, ce serait de ne pas être capables d’inventer un autre monde pour sortir de cette crise. Or, j’estime que le Front de gauche est porteur d’un projet alternatif global, et c’est la chance de la France ! Nous ne sommes pas là pour mettre des rustines sur des pneus crevés.

 

Que répondez-vous au gouvernement qui affirme qu’il n’y a pas lieu d’organiser un

référendum puisque, 
à ses yeux, il n’y a pas d’atteinte 
aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté ?


Jean-Luc Mélenchon. Je le renvoie au discours que Jean-Marc Ayrault avait prononcé à l’Assemblée nationale en faveur d’un référendum sur le traité de Lisbonne au moment même où le Congrès de Versailles votait les modifications constitutionnelles rendant ce traité conforme à la Constitution française. Ce n’est donc pas l’anticonstitutionnalité qui justifiait le référendum. Je n’ai qu’à lui dire : « Va, Jean-Marc, lire ton propre discours pour comprendre pourquoi il faut une consultation du peuple. » On demande aux Français de s’engager à revenir à l’équilibre pour réaliser cette année au minimum 30 milliards d’euros de retrait d’argent public 
de l’économie. La société entière va en subir les conséquences. Ne faut-il pas que le peuple dise s’il consent ou pas à de tels sacrifices ? L’idée européenne est en train de mourir sous les coups de force successifs 
que les pouvoirs nationaux lui infligent. L’Europe mérite que l’on donne son avis sur sa construction.

 

Marine Le Pen appelle, elle aussi, 
au référendum. Ne craignez-vous pas l’amalgame ?


Jean-Luc Mélenchon. Ceux qui font l’amalgame ne sont pas de bonne foi ! N’importe qui est capable de se rendre compte de la différence entre le non nationaliste et xénophobe de Mme Le Pen et le non internationaliste et de l’Europe sociale que défend le Front de gauche. Mais quelle est la différence entre le oui des sociaux-libéraux et celui de l’UMP ? Il n’y en a pas : ils votent le même texte !

 

En quoi la manifestation de dimanche participe-t-elle, comme vous le dites, de la «vocation 
du Front de gauche de faire naître 
un front du peuple» ?


Jean-Luc Mélenchon. Nous ne nous contentons pas de faire de la politique en commentant les événements. Au contraire, nous appelons à une intervention populaire de masse, car nous préparons les conditions de notre propre exercice du pouvoir. Nous nous imaginons que si nous devions gouverner la France, demain, ce serait avec l’implication populaire. Ainsi, à toutes les étapes des grands moments politiques du pays, nous appelons le peuple à se mêler de ses propres affaires. Le Front de gauche est un déclencheur, il n’est pas un parti guide. Nous sommes un mouvement qui a pour vocation de s’effacer derrière l’action populaire. Nous éclairons le chemin, nous ne le monopolisons pas. L’ébullition populaire que nous constatons en faveur de la manifestation participe de ce que j’appelle la « marche vers la révolution citoyenne ». Ce processus est commencé depuis 2005, avec la première insurrection civique. Si le président de la République et le premier ministre n’assouplissent pas leur dispositif, s’ils pensent pouvoir contenir de force la respiration populaire, leur système devenu trop rigide aura des craquements qu’ils ne soupçonnent pas.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 08:37

 

Claude Bartolone engage sa femme à l'Assemblée nationale


Alors qu'il annonçait mardi souhaiter une Assemblée nationale "plus exemplaire, plus ouverte et plus utile", Claude Bartolone, président de l'Assemblée, vient d'engager sa femme au sein de son cabinet.

Les réactions ne se sont pas faites attendre...
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Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, donnait mardi une conférence de presse lors de laquelle il a annoncé quelques mesures visant à réduire les frais des députés, et à "rendre l'Assemblée plus exemplaire, plus ouverte et plus utile". Et pourtant, le même jour, le site de l'Assemblée nationale annonçait que sa femme, Véronique Bartolone, était engagée au poste de "chargée de mission interventions et droit des femmes".

Interrogé par Le Lab,Claude Bartolone a refusé de voir un conflit d'intérêt dans la situation. Il déclare qu'il peut "l'expliquer facilement. Je n'ai pas embaucher ma femme, j'ai épousé ma collaboratrice". Il ajoute : "C'est ma collaboratrice depuis 1998. Avant, elle travaillait avec moi au ministère [Il était ministre de la Ville sous Jospin de 1998 à 2002, ndlr] puis a été mon assistante parlementaire. Ce n'est pas la même chose d'avoir une épouse et de l'embaucher que d'avoir une collaboratrice que l'on épouse".

Avec Valérie Trierweiler le 14 juillet
Claude Bartolone est le quatrième personnage de l'Etat. Etant son épouse, Véronique Bartolone avait donc pu assister au défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées en compagnie de Valérie Trierweiler et de Brigitte Ayrault.

Rapidement, les élus UMP ont relayé l'information de cette nomination sur Twitter. Ainsi, l'un des premiers d'entre eux fut Thierry Solère, député UMP : "Drôle de jour pour annoncer l'embauche de Madame Bartolone au cabinet du Président de l'Assemblée nationale".

"Je ne connais pas son CV"
Mais les autres réactions ne se sont pas faites attendre. Dès mardi soir, interrogé sur la chaîne Public Sénat, François Rebsamen, chef de file des socialistes au Sénat, avouait ne pas être au courant et souhaiter ne pas faire "de commentaire là-dessus".

Quant à Fleur Pellerin, ministre de l'Economie numérique, invitée à La Matinale de Canal Plus, mercredi matin, elle a déclaré : "Je ne connais pas son CV, mais je suppose que si elle a été embauchée par Claude Bartolone, ça doit être normal..."

"Ce n'est pas idéal"
Bruno Le Roux, chef du groupe PS à l'Assemblée nationale, a lui aussi réagi sur Radio Classique ce mercredi matin : "Il faut regarder les choses réellement : Véronique, il travaillait avec elle auparavant. Il travaillait avec elle avant qu'elle ne devienne son épouse".

Enfin, la députée de l'Essonne, Nathalie Kosciusko-Morizet, interrogée sur iTélé, a également apporté son point de vue sur l'affaire : "Il est marié, et il embauche sa femme. Qu'elle ait été par le passé sa collaboratrice ne concerne que leur histoire personnelle [...] Tout le monde le sent bien. Ce n'est pas idéal".

© BENOIT TESSIER / POOL / AFP

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 23:28

Politique - le 25 Septembre 2012

Journée nationale des Harkis

Hollande aux harkis : « II importe que la vérité soit dite et que les leçons soient retenues»

François Hollande a respecté une de ses promesses de campagne en reconnaissant publiquement ce mardi la responsabilité des gouvernements français dans le traitement des harkis dans et après la guerre d’Algérie. Il a également promis une amélioration de leurs conditions sociales.  

 

Lors d'une cérémonie aux Invalides à Paris à l'occasion de la journée d'hommage national consacrée aux Harkis depuis 2001 et cinquante ans après les accords d'Evian, le président Hollande en déplacement à l’ONU à New York s’est adressé aux anciens supplétifs et à leurs descendants dans un message lu par le Ministre délégué aux Anciens Combattants.

 

« La mémoire des harkis est une mémoire vivante et souffrante, elle impose à la France un retour sur elle-même et sur son histoire. [...] Il importe que la vérité soit dite, que les leçons en soient retenues et que les conclusions en soient tirées", a-t-il déclaré. « "Il y a 50 ans la France a abandonné ses propres soldats » a-t-il ajouté, soulignant que « la France se grandit toujours lorsqu'elle reconnaît ses fautes ». « Aux descendants de harkis[...], la République doit toute la transparence », a aussi affirmé le chef de l'Etat, estimant que « les archives doivent être ouvertes et accessibles à tous ». « A l'histoire des harkis, nous donnerons la place qui lui revient [...] dans les programmes scolaires, dans les travaux de recherche", a-t-il affirmé, promettant que « la France marquera aussi davantage de solidarité à travers la mobilisation des dispositifs sociaux et professionnels ».


Pendant la campagne présidentielle, François Hollande avait promis en cas d’élection de « reconnaître publiquement les responsabilités des gouvernements français dans l'abandon des harkis, le massacre de ceux restés en Algérie et les conditions d'accueil des familles » en France. « Assurer aux harkis et à leurs descendants la reconnaissance de la République » faisait partie de ses priorités.

 

Après des années de grèves de la faim et de marches de protestation, la reconnaissance de ce drame par la nation française constituait une des principales attentes en ce début de mandat présidentiel, a confié Bernard Coll, secrétaire général de l’association rapatriée Jeune Pied Noir dans un entretien à DirectMatin.fr. Reconnaissance longtemps promise par l’ancien président mais toujours déniée jusqu’au 14 avril 2012, lors d’un discours dont la sincérité à une semaine de l’élection présidentielle avait été largement mise en doute.

 

 

Vers une nouvelle loi mémorielle ?

Si François Hollande s’était déclaré favorable à une nouvelle loi portant la reconnaissance de la responsabilité volontaire de la France dans l'abandon et le massacre de harkis, rien pour l’instant n’a été avancé si ce n'est l'idée d'une nouvelle fondation. Les différentes mesures mises en place précédemment ont été globalement beaucoup décriées par différentes associations harkies. Selon ces dernières, le plan emploi en faveur des enfants de harkis s’est révélé inefficace, l'attribution de l'allocation de reconnaissance aux enfants d'anciens supplétifs tarde à venir, notamment chez les veuves d’anciens harkis.

 

De son côté, l’association Jeunes Pied Noir préconise une loi double, mémorielle d’une part qui porterait la reconnaissance de la responsabilité de l’état français sur le modèle de la loi sur le génocide arménien, et de l’autre qui assurerait la réparation financière « des préjudices moraux et matériels subit par la communauté rapatriée » au sens large, à savoir Pied noirs et harkis.

 

A l’instar de la loi sur le génocide arménien qui avait suscité bien des contestations et des désaccords chez les historiens, un tel projet ne manquerait surement pas de relancer une nouvelle « guerre des mémoires ».

 

Au lendemain des accords d'Evian du 18 mars 1962 consacrant le retrait français d'Algérie, 55.000 à 75.000 harkis, supplétifs de l'armée française, avaient été abandonnés en Algérie et victimes de sanglantes représailles, notamment par le FLN. Quelques 60.000 avaient ensuite été admis en France, logés dans des camps de fortune dans le sud du pays, dont le plus important à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), dans des conditions de vie déplorables dénoncées à plusieurs reprises par les populations concernées.                              

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 23:26

 

Médias - le 26 Septembre 2012

Ce mercredi dans l'Humanité : Loi de finances 2013, ne touchez pas au grisbi

Vendredi, le gouvernement présentera, dans le cadre de son projet de loi de finances pour l'année 2013, ses objectifs de recettes. Déjà, le grand patronat pousse des cris d'orfraie devant le remise en cause partielle du lot de privilèges consentis par la droite pendant dix ans aux plus riches. Pour Jean-Paul Piérot, qui signe l'édito du jour : "Faire contribuer davantage les plus riches est une nécessité morale et économique".


La préparation du budget 2013 est l’occasion, pour le tout petit monde de la finance et pour l’opposition de droite, de pousser des cris d’orfraie contre les moindres mesures susceptibles de réparer, même partiellement, les immenses injustices fiscales commises sous le règne de Nicolas Sarkozy. Encore un effort et la chorale des milliardaires entonnerait le Chœur des esclaves… pourchassés par les inspecteurs des impôts ! En réalité, la caste des grandes fortunes s’était tellement gavée de cadeaux en tout genre entre 2007 et 2012, que les projets de l’actuel gouvernement qui rétablissent un peu d’équité et de morale publique sont accueillis comme un affront, comme une entreprise de spoliation. Bouclier fiscal, allégement de l’ISF, baisse des droits de succession, allégements de charges, si ces décisions ont ajouté 
de la richesse à la richesse privée, elles ont aussi coûté cher aux finances publiques.

 

La moindre des décisions que l’on peut attendre d’une majorité de gauche est l’abolition de ces dispositions  ; ce n’est pas encore la fin des privilèges, mais c’est déjà trop pour le lobby du grand patronat, qui s’inquiète, dans un communiqué du Medef, de la proposition contenue dans le projet de loi de finances de soumettre les revenus du capital au barème de l’impôt sur le revenu. Avec une bonne dose d’hypocrisie, le syndicat patronal fait mine de se lamenter sur le sort des petites et moyennes entreprises, alors précisément que la Confédération générale des PME est loin d’être hostile aux mesures fiscales.

 

Denis Kessler, ex-numéro deux du MEDEF 
et une voix qui compte dans le monde patronal, conseille à François Hollande, dans une tribune publiée cette semaine par l’Express, une réduction drastique des dépenses publiques, qui devrait, selon lui, être deux fois plus importante que les hausses d’impôts ou de cotisations. Moins de prestations sociales, moins d’enseignants, mais surtout ne touchez pas au grisbi, telle est la philosophie de cette figure du monde des affaires qui, déjà en 2007, à l’aube d’un autre quinquennat, avait réclamé qu’on en finisse avec l’héritage du Conseil national de la Résistance. Au passage, on croit savoir que le même Denis Kessler, patron de la Scor, a touché en 2011 quelque 2 100 000 euros au titre de ses rémunérations… Et que pense de tout cela Ernest-Antoine Seillière, chez qui une perquisition a eu lieu hier dans le cadre d’une enquête de fraude fiscale de plusieurs dizaines de millions d’euros ?…

 

Faire contribuer plus fortement les riches contribuables et le capital au fonctionnement de la société répond à la fois à des impératifs de morale publique et à des nécessités économiques et sociales. L’enjeu est tel que l’on ne peut se contenter de mesures homéopathiques. Comme dans d’autres pays européens – et l’Allemagne n’est pas, sur ce point, différente de la France –, la polarisation de la répartition de la richesse n’a cessé de se déséquilibrer au profit des plus riches. 
Les politiques fiscales qui favorisent l’accumulation 
de richesse appauvrissent d’autant plus la société. 
Il faut inverser résolument la tendance, ce qui ne semble pas à l’ordre du jour à l’Élysée et à Matignon. Même moins injustement réparti, un budget de rigueur vissé à la réduction des déficits à 3 % ne sera pas le budget du changement qu’attend le monde du travail. Ce verrouillage serait renforcé avec la mise en œuvre du traité « euraustéritaire », qui suscite plus d’enthousiasme auprès de M. Kessler que dans le peuple de gauche.

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 23:24

 

- le 26 Septembre 2012

"Pour les 150.000 logements sociaux, il va falloir 2 milliards"

Mots clés : hlm, logement social,

Rennes, envoyé spécial. Papiers, crayons et calculette ont été sortis dans les coulisses du congrès de l’Union sociale de l’Habitat (USH), où les dirigeants du mouvement HLM tentent de calculer comment ils pourront construire 150000 logements sociaux par an.

Lors de la présentation de loi de finance, vendredi prochain, le gouvernement doit mettre sur la table 2 milliards d’euros supplémentaires pour tenir cet objectif, explique Marie-Noelle Lienemann, présidente par interim de l’Union sociale pour l’habitat.

Le mouvement HLM aura financé 97000 logements sociaux à la fin de l’année, loin des 120000 nécessaires qu'il devra construire a lui seul pour atteindre l’objectif réaffirmé par le Premier ministre devant les représentants des offices HLM, des communes ou des locataires. Pour y parvenir, plusieurs pistes sont avancées:

  • le doublement des aides à la pierre permettrait de dégager entre 400 et 500 millions supplémentaires, en parallèle d’une baisse du taux des prêts bonifiés accordés par la Caisse des dépôts et des consignation,
  • une diminution de 0,2 points du taux, en réduisant la rémunération des banques collectant l’épargne populaire- proposé la semaine dernière par un rapport remis au ministre de l’Economie-,permettrait d’apporter 400 millions,
  • autant que le montant escompté de la contribution supplémentaire du 1 % logement.
  • Pour compléter, il faudrait surtout « maintenir l’exonération sur la taxe foncière prévue pour les constructions effectuées dans les zones urbaines sensibles qui doit être supprimée en 2013 », plaide l’USH. 

Par cette simulation, diffusée à la presse, les représentants du monde HLM souhaitent mettre la pression sur le gouvernement avant la présentation vendredi du projet de budget. On saura, ce jour-là, si le gouvernement a réellement fait du logement une « hyper-priorité ».

Réglementer les marchés

L'ampleur des sommes à trouver, 2 milliards sur les 3,6 milliards nécessaires pour augmenter le rythme de construction, doit permettre de rééquilibrer le financement actuel des organismes HLM « qui font appel de manière trop importante à leurs fonds propres», explique Dominique Hoorens, économiste de l’USH. Un tel effort financier souligne aussi, en creux, la nécessité d’intervenir sur le prix actuel de la construction, plombés par les prix du foncier. Autrement dit : l’Etat ne devrait-il pas aussi réglementer les marchés, en particulier du foncier, plutôt que de dépenser beaucoup d’argent pour acheter des terrains et bâtir des HLM?

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 23:23

- le 26 Septembre 2012

Traité européen

La politique austéritaire en pilotage automatique

Manifestation pour un référendum sur le traité européen, J-4.  

 

Décryptage du paquet européen", ces trois textes adoptés en Conseil des ministres qui seront soumis aux parlementaires dans le cadre de la ratification du pacte budgétaire, dont le projet organique qui le traduit dans le droit français.


Trois textes, présentés sous le nom de «paquet européen», ont été adoptés par le Conseil des ministres, dans l’optique de la ratification du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), ou pacte budgétaire:

  1. un projet de loi autorisant la ratification
  2. le pacte de croissance
  3. enfin, la loi organique, qui traduit dans la législation française les dispositions budgétaires du TSCG.

Cette dernière répond à l’exigence, contenue dans le TSCG, de transcrire ses orientations dans les droits nationaux de chacun des États « au moyen de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence constitutionnelles ». En août, le Conseil constitutionnel avait estimé qu’une telle loi organique suffisait et que rien ne nécessitait le lourd processus d’une modification constitutionnelle. Ainsi, l’exécutif a pu s’épargner une procédure d’adoption périlleuse, tout en satisfaisant les exigences du traité.

 

Strict encadrement des finances publiques


Ce texte, qui met en œuvre la règle d’or, contient trois dispositions principales, présentées comme étant de nature à « perfectionner les outils dont disposent le gouvernement et le Parlement pour la programmation et la gouvernance des finances publiques ». En fait de perfectionnement, c’est un strict encadrement qui est organisé au moyen de trois dispositions : la fixation d’« objectifs à moyen terme », la création d’un haut conseil des finances publiques, et celle d’un mécanisme de correction.

 

L’objectif à moyen terme, c’est celui gravé dans le marbre du traité : au maximum, 0,5 % du PIB de déficit public structurel. Un objectif irréaliste : le pacte de stabilité, qui visait au maximum 3 % de déficit, n’a jamais pu être tenu. Pour parvenir à 0,5 %, les lois de programmation des finances publiques, fixant des orientations sur plusieurs années, traceront une trajectoire d’ajustement, avec des « cibles de solde structurel » à atteindre. La trajectoire sera définie et évaluée avec la Commission européenne. C’est dans un véritable carcan que les budgets devront être tenus.

 

 


Deuxième mesure : la création d’un haut conseil des finances publiques, composé pour moitié de personnalités désignées par le Parlement et pour moitié de magistrats de la Cour des comptes (traditionnellement d’orientation austéritaire), le tout sous la présidence du premier d’entre eux. Cette nouvelle institution devra « éclairer le gouvernement et le Parlement » sur la « cohérence » des projets de budgets.

 

Troisième disposition : ce haut conseil sera chargé d’« alerter publiquement le Parlement et le gouvernement » sur la nécessité de déclencher un «mécanisme de correction», si des écarts importants avec la trajectoire programmée sont constatés. Le gouvernement aura alors l’obligation de justifier ces écarts et de présenter « au plus tard lors de l’élaboration du prochain projet de loi de finances », des dispositions pour se remettre dans les clous. En clair : un véritable pilote automatique pour une politique budgétaire mettant le cap sur l’austérité.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 23:14

Une de Charlie Hebdo

Société - le 26 Septembre 2012

Caricature l'analyse

La satire, une preuve de démocratie (analyse)

Jean-Emmanuel Ducoin, rédacteur en chef de l’Humanité

 

"La liberté d’expression n’est pas une exception mais une règle non négociable. Accepter la satire, c’est accepter le plein exercice de la démocratie. La satire est même l’une des preuves de la démocratie", affirme Jean-Emmanuel Ducoin, après la publication des caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo.


«Il y a des caricatures plus ressemblantes que des portraits, des caricatures où l’exagération est à peine sensible et, inversement, on peut exagérer à outrance sans obtenir un véritable effet de caricature. » Au moins sur ce point, nous nous accorderons aisément avec Bergson pour accepter tout relativisme individuel. Notre maître Larousse lui-même, dans la définition qu’il donne du mot caricature, ne cache pas notre part de subjectivité : « Représentation grotesque, en dessin, en peinture, etc., obtenue par l’exagération et la déformation des traits caractéristiques du visage ou des proportions du corps, dans une intention satirique. »

 

Ce fut donc la loi du genre : Charlie Hebdo ne pouvait pas manquer de participer au « débat » sur l’islam qui agite le monde depuis qu’aux États-Unis, un obscur et détestable film d’un provocateur américano-égyptien sert de prétexte à une vague de manifestations antiaméricaines et, souvent, antioccidentales… Seulement, depuis quelques jours, des personnalités ont dénoncé le parti pris des dessinateurs de Charlie Hebdo, qui, en caricaturant Mahomet, « se retrouveraient aux côtés de fanatiques islamophobes » et transformeraient les islamistes « en premiers défenseurs de l’islam ». Donc, au prétexte qu’il y aurait une limite à la provocation et qu’il convient de « réfléchir avant de craquer une allumette sur une poudrière », il ne serait pas interdit d’interdire, afin de tenir compte du contexte dans lequel se pratique l’art de la caricature ou de la satire.

 

Que les choses soient claires. Nous savons parfaitement bien que nous vivons dans une société où le racisme anti-Arabes et anti-musulmans est en progression, où se développent les thèses assimilant grossièrement l’islam et l’islamisme… Voilà pourquoi la liberté d’expression ne sera jamais, pour nous, l’apanage de l’irresponsabilité ou de l’inconscience. Mais, en l’espèce, l’alibi de « la provocation », qui vise à regretter à demi-mots les « excès de la liberté d’expression », nous transporte sournoisement sur un terrain glissant. En effet, si la liberté d’expression n’est pas absolue, la démocratie ne devient-elle pas précaire ? Que devient la République si le peuple ne peut plus discuter de tout, de la manière dont il le souhaite, comme l’affirmation de vouloir prendre son destin en main ? En somme, que deviendrait à terme une liberté que l’on s’interdirait d’exercer ?

 

Dans le respect de la loi, le droit de caricaturer est sacré, comme est sacré le droit de manifester. D’ailleurs, que dire d’un pays qui ne parviendrait pas à faire la part des choses, et que dire de ses citoyens qui verraient dans cette histoire un drame là où il n’y en a pas ? Oui, Charlie Hebdo a le droit de se moquer de la religion musulmane et de ses symboles, comme de toutes les religions. Oui, les fidèles de l’islam, sur notre territoire ou ailleurs, doivent s’habituer à cette forme d’anticléricalisme français qui se manifeste depuis au moins deux siècles. La liberté d’expression n’est pas une exception mais une règle non négociable. Accepter la satire, c’est accepter le plein exercice de la démocratie. La satire est même l’une des preuves de la démocratie !

 

Nous sommes conscients, bien sûr, que le débat va se poursuivre dans les jours qui viennent et qu’il ne brillera pas toujours par la sagesse et l’apaisement. Mais, qu’on le veuille ou non, nous sommes tous les héritiers du « bal tragique à Colombey ». La laïcité empêche heureusement tout retour au blasphème. Le rire est aussi une affaire d’intelligence.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 19:04

 

Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique

  - le 26 Septembre 2012

La Révision générale des politiques publiques a de beaux jours à vivre devant elle. Marylise Lebranchu s'est appuyée ce mardi sur un rapport très critique sur la méthode de la réforme mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy, mais pas sur le fond, pour annoncer que le gouvernement allait poursuivre la refédinition des missions de l'Etat. Les services publics n'ont pas fini de proendre des coups.


C'est un rapport qui arrive à point nommé pour le gouvernement. Un texte qui offre un sacré coup de main à l'heure où l'Etat doit trouver au moins 30 milliards d'euros afin de coller au dogme des 3% de déficits publics pour 2013. Réalisé par les trois inspections générales (IGF, IGA, Igas) à la demande du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, cette étude critique vigoureusement la méthode de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) de l'ère Sarkozy, qui a conduit à la suppression de 150.000 postes de fonctionnaires en cinq ans. Mais elle insiste sur la nécessité de continuer à rénover l'action publique. Donc de poursuivre dans la voie de la réduction du champ d'intervention de l'Etat, avec des économies à la clé.

 

 

"Brutalité de la méthode employée"


La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a salué un "excellent rapport". "Personne n'a jamais contesté la nécessité de réviser les missions de l'Etat" mais le gouvernement précédent "a inutilement gâché cette réforme par la brutalité de la méthode employée", estime-t-elle. Si le rapport relève que la RGPP a "été mal vécue par de nombreux agents", c'est selon lui, parce que l'approche a été limitée à l'Etat, sans toucher les autres versants de la fonction publique (Territoriale et Hospitalière), et parce qu'elle s'est "assez vite concentrée sur la recherche d'économies" et a été "perçue comme imposée aux administrations".

 

 

"Achever les mesures RGPP en cours"


Aucune critique sur le bienfondé même de ces coupes claires dans les rangs des fonctionnaires, ni sur la logique de réduction de l'intervention de l'Etat. A lire ce texte des inspections générales, cette politique de casse des services publics est nécessaire et doit même être élargie aux collectivités territoriales et à l'hôpital public. Ainsi, les rapporteurs préconisent "d'achever les mesures RGPP en cours, sauf exception", puis de rénover l'action publique selon trois orientations: donner la parole aux agents de l'Etat pour identifier les économies à réaliser, lancer une revue des politiques impliquant tous les acteurs (avec la Territoriale et l'Hospitalière) et "faire de l'amélioration des ressources humaines un chantier prioritaire".

 

Pour ce faire, ils proposent de créer un comité interministériel de rénovation de l'action publique (CIRAP) présidé par le Premier ministre. Alors qu'un séminaire gouvernemental se penchera le 1er octobre sur le sujet, le projet de modernisation "sera étroitement articulé avec la nouvelle étape de décentralisation", promet Matignon.

 

Les missions de l'Etat à la diète. Les rapporteurs relèvent également que la réforme s'est traduite par des réorganisations sans précédents mais n'a pas permis de réduire les missions de l'Etat. La RGPP a eu "un impact financier réel mais difficile à évaluer", estiment les auteurs. Selon eux, l'objectif était de réaliser 15 milliards d'euros d'économies entre 2009 et 2013 et la somme devrait être de 11,9 milliards fin 2012. En ce qui concerne les effectifs, 5,4% ont été supprimés entre 2009 et 2012, dont 3% imputables à la RGPP (environ 65.000).

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 19:01

- le 26 Septembre 2012

Distancé par François Fillon dans la course à la présidence de l'UMP, Jean-François Copé tente de se refaire en reprenant ses armes favorites déjà déployées lors des dernières élections présidentielles législatives: la reprise des arguments du Front national et les attaques contre le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon.


Avec Jean-François Copé, c'est toujours la même chose. Quand il sent la situation lui échapper, le secrétaire général de l'UMP (extrême) droitise son discours. Il l'avait fait lors de la campagne des législatives, en flirtant avec les clichés sécuritaires de Marine Le Pen pour tenter de sauver les meubles de l'ancienne majorité. Rebelotte aujourd'hui alors qu'il est surclassé par François Fillon dans la course à la présidence de l'UMP.

 

Sonné depuis les 47.000 parainages de militants UMP déposés par François Fillon, il y a quatre jours, alors que lui n'en comptait que 12.000, le député-maire de Meaux tente aujourd'hui de reprendre la main avec son Manifeste pour une droite décomplexée. Dans son livre sorti ce mercredi en librairie, il essaie d'acculer son adversaire dans les cordes du "ni-FN, ni-PS" des dernières législatives, quand l'UMP n'est pas présente au second tour.

 

Le retour du "ni-ni"


"Pas d'alliance avec le FN mais aucun tabou sur les sujets qui préoccupent les Français. Pas d'appel au vote pour le PS allié avec l'extrême gauche. Cette ligne, que j'avais proposée au bureau politique lors des élections cantonales et législatives, a toujours été approuvée, même si certains ont pu dire qu'elle ne leur convenait pas", écrit le secrétaire général de l'UMP alors que l'ex-Premier ministre a, à plusieurs reprises, exprimé ses réticences face à cette ligne. "Moi, je l'assume et j'espère que chacun des candidats qui se présente à la présidence de l'UMP le fera avec la même clarté", défie-t-il.

 

Les "Gaulois" de Marine Le Pen


Ce ni-ni s'accompagne de la reprise d'argumentaires du Front national. C'est encore le cas dans ce livre où son auteur entend "briser un tabou" en dénonçant l'existence d'un "racisme anti-blanc" dans certains quartiers difficiles. Jean-François Copé récupère là un vieil argument de Marine Le Pen, qui parle régulièrement aussi de racisme anti-français.

"Un racisme anti-blanc se développe dans les quartiers de nos villes où des individus -dont certains ont la nationalité française- méprisent des Français qualifiés de "gaulois" au prétexte qu'ils n'ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu'eux", écrit le secrétaire général de l'UMP, qui développe par une histoire de son cru concernant une mère de famille seule vivant avec son fils. "Son garçon jouait avec sa console de jeux vidéos portable en bas de l'immeuble. Il s'est fait bousculer par un adolescent qui lui a pris sa machine. La mère connaît l'adolescent. Elle va voir les parents, des voisins, pour réclamer l'objet qu'elle a acheté au prix de plusieurs mois d'économies. Et voilà qu'on lui répond: si t'es pas contente, casse-toi, la Gauloise…"

 

Mélenchon et les manifestations contre la guerre de Gaza


Autre rengaine préfére de Jean-François Copé accolée à celle du "ni-ni", l'assimilation suivante: Front de gauche = extrêmistes = Front national. Il l'avait utilisée à de multiples reprises lors des législatives. La revoilà de sortie pour tenter de mettre en porte-à-faux un François Fillon plus proche du front républicain contre le FN au second tour de scrutin que de la stratégie du "ni PS, ni FN" de Copé. Aux yeux de ce dernier, il est impossible de s'allier avec un PS faisant "alliance sans vergogne avec l'extrême gauche", qui bénéficie de "l'insupportable complaisance de l'intelligentsia française", "comme on a pu le voir avec l'écho donné à Jean-Luc Mélenchon" à la présidentielle.

 

Toujours à sa tâche de "briser l'omerta", il en désigne une autre supposée. Celle "qui domine sur les propos et les comportements douteux de cette extrême gauche qui n'a rien à envier à l'extrême-droite". Visés: Jean-Luc Mélenchon, encore une fois, qui "ose aujourd'hui affirmer que Cuba n'est pas une dictature", et le Front de gauche, qui "a participé à une manifestation, le 10 janvier 2009, où se trouvaient des pancartes assimilant l'étoile de David et la croix gammée, sans les désavouer publiquement".

 

Sous-entendus d'antisémitisme


Jean-François Copé reprend ainsi ses sous-entendus d'antisémitisme au Front de gauche, une accusation qu'il avait déjà relayée en avril et mai derniers avec les liens supposés entre Jean-Luc Mélenchon et le cinéaste grec Mikis Theodorakis. Là encore, il s'agit d'un argumentaire d'extrême-droite qui a subitement refait surface ces derniers jours, comme en témoigne ce blog.

 

Le secrétaire général de l'UMP omet de préciser la nature de la manifestation qu'il cite. Ce 10 janvier 2009, 100.000 personnes défilaient à Paris contre la guerre à Gaza.

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 18:54

Politique - le 26 Septembre 2012

Gilbert Collard avait promis pendant la campagne des élections législatives d’être le « casse-couilles » (sic) de l’Assemblée nationale. Il se révèle, et sa comparse Marion Maréchal-Le Pen avec lui, d'un amateurisme crasse, à entendre la description qu'ils ont fait eux-mêmes de leurs nouvelles fonctions.


« Les députés FN-Bleu Marine à l’Assemblée : servir les intérêts du peuple français d’abord. » Réunies sous ce titre, les interventions de l’avocat marseillais Gilbert Collard, élu dans le Gard, et de la plus jeune députée, Marion Maréchal-Le Pen, élue dans le Vaucluse, auraient pu permettre aux militants présents à l’université d’été du Front national, le week-end dernier à La Baule (Loire-Atlantique), d’appréhender le travail à l’Assemblée nationale et l’utilité pour leur mouvement d’une tribune nationale. Il n’en a rien été : l’amateurisme des deux élus a éclaté au grand jour.

 

>>> Lire : Le Front national fait son retour au Palais Bourbon


Premier à prendre la parole, Gilbert Collard s’est livré à un one man-show qui, tout distrayant qu’il était, flirtait souvent avec le mauvais goût. Sans compter ce qu’il laissait transparaître de l’antiparlementarisme inhérent à l’extrême droite. « La dure vie des députés commence à 15 heures », entamait-il. « Ils finissent tard dans la nuit, et au moment des votes, se trompent de bouton », raille-t-il. « Nous on a que deux voix, on fait vachement attention ! » Les parlementaires, forcément « mous », avec « les mâchoires qui se crispent » et « les mollets qui se tendent » dès que l’un des élus FN parle, l’avocat aimerait bien les réveiller à sa façon. Dès son entrée au Palais Bourbon, il a repéré la cour d’honneur de l’Assemblée, « le Pré aux Clercs, où D’Artagnan livrait ses duels ». Et rêve tout haut de règlements de comptes : « Et si on en giflait un avant d’aller s’expliquer dehors » ?

 

Revenant sur son installation, il dresse un portrait peu flatteur de ses voisins de bureau. Nicolas Dupont-Aignan, le souverainiste « qui préfère être général d’une armée de 2% plutôt que lieutenant de Marine Le Pen ». Les Verts, qui « ne prennent pas l’ascenseur de peur de nous y croiser. Remarquez, ils prennent l’escalier, pour un étage, ça leur fait leur sport quotidien… » Puis, plus ordurier : « Ils ne vont pas aux toilettes non plus… Ils ont du réinventer le pot de chambre révolutionnaire. Ils font caca en catimini (sic). » Pour le reste, l’accueil des députés est plutôt « bon », sauf  « qu’ils nous sourient, mais dès que s’approche un appareil photo, ils se crispent. Incroyable à quel point ils sont faux-culs ! »

 

Préférence nationale à toutes les sauces


Plus décevant est le rapport au travail dans l’Hémicycle, où « ils m’ont mis à la droite de l’extrême droite - je ne peux pas être plus loin ». Les deux députés, qui siègent parmi les non-inscrits, se sont bornés à proposer la « préférence nationale » dans l’attribution des emplois d’avenir comme dans celle des logements sociaux. « Et quand on a proposé la suppression de l’Aide médicale d’Etat, ils ont tous hurlé », fait mine de s’étonner Collard.

 

La nièce de Marine Le Pen, intervenant à la suite de son aîné, commençait de façon très scolaire, lisant consciencieusement ses notes définissant le rôle de député. Puis l’étudiante en droit découvre le fossé qui la sépare des autres formations politiques: « Nos amendements sont rejetés par principe, nos propositions de loi aussi. » Embêtant… « Mais ils doivent répondre à nos questions au gouvernement », se venge-t-elle. Au passage, elle tente de se calquer sur son « humoristique » partenaire pour évoquer le débat sur le mariage homosexuel. « Savez-vous qu’on ne dit plus homosexuel, on dit LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans, NDLR) ? J’ai envie de dire : ONPVC, on nous prend vraiment pour des cons… » On n’oserait pas…

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BRUNO FORNACIARI

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