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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 07:51

 

La taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance

Selon la presse, la proposition phare de la campagne de François Hollande pour taxer les richesses subirait un sérieux coup de grisou. Le taux de 75% devrait comprendre la CSG et la CRDS (soit 8%) ce qui équivaut à un taux à 67%. Un couple devra gagner plus de 2 millions d'euros par an pour être concerné. Les revenus du travail seraient les seuls concernés et la taxe ne vaudrait a priori que pour deux ans. Ce renoncement s'il était vérifié, serait une très mauvaise surprise. Non content que cette taxe ainsi transformée ne rapporte plus grand-chose aux recettes de l'État, elle envoie un signe désastreux à l’électorat de gauche qui se retrouverait « Gros-Jean comme devant ».

Non seulement la taxe à 75% ne doit pas être vidée de sa substance mais de nouvelles tranches d'impôts entre 45% et 75% doivent être créée comme l'a proposé le Front de gauche. Pour être juste, l'impôt sur le revenu doit redevenir progressif et faire contribuer les hauts revenus comme les revenus financiers. Une réforme fiscale d'ampleur doit être votée des cet automne.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:48

Le Monde.fr avec AFP | 06.09.2012

 

La taxe à 75 % promise par François Hollande ne concernera que les revenus du travail, et non ceux du capital, affirme Le Figaro sur son site Web, jeudi 6 septembre, qui explique que le dispositif sera moins ample qu'initialement prévu. L'Elysée a précisé jeudi "qu'aucune décision [n'était] prise".

 

"Il y a plusieurs scénarios sur la table sur l'assiette, les modalités. La question devrait être tranchée en début de semaine prochaine", a-t-on indiqué à l'Elysée, à la suite de la publication de ces informations. Une source dans l'entourage du président Hollande a ensuite affirmé que "les 75 % seront appliqués", même si les modalités de la taxation sont encore "à l'étude". "Tant que les arbitrages ne seront pas rendus – au plus tard dans quinze jours –, les hypothèses circulant avant n'ont pas de valeur", a ajouté cette source.

 

Selon Le Figaro, "Un célibataire sera taxé s'il gagne plus de un million d'euros par an", conformément à la promesse présidentielle d'imposer à 75 % la part des revenus excédant ce seuil, mais pour les couples, la taxe ne s'appliquera qu'à partir de deux millions d'euros annuels. "En revanche, les enfants ne donneraient droit à aucun avantage", ajoute le quotidien. "En outre, la taxe à 75% ne s'appliquerait qu'aux revenus du travail" et pas à ceux du capital, ajoute le quotidien.
 

Les services de Bercy n'ont pas commenté ces informations. A la fin de juillet, le ministre du budget, Jérôme Cahuzac, avait déjà annoncé vouloir différencier entre les salaires dépassant un million d'euros par an et les revenus plus aléatoires des "artistes, écrivains, cinéastes ou chefs d'entreprise voulant par exemple vendre leur entreprise", et qui pourraient échapper à cet impôt. "La prise de risque ne doit pas être dissuadée", avait-il affirmé, "il ne faut pas encadrer la création, il ne faut pas encadrer l'activité économique".

 

 UNE TAXE À DURÉE DÉTERMINÉE


De leur côté, Les Echos précisent que pour éviter une censure du Conseil constitutionnel, "la taxe à 75 % s'entendra comme la somme de la taxe exceptionnelle, de la CSG (7,5 %) et de la CRDS (0,5 %)". "En d'autres termes, la nouvelle taxe sur les très hauts revenus ne serait 'que' de 67 %", ajoutent-ils. Le mesure pourrait ne durer que deux ans et toucher un millier de ménages.

En juillet, M. Cahuzac avait déclaré que cet impôt ne durerait que "le temps du désendettement". Les arbitrages fiscaux sont en cours à l'Elysée et à Matignon, en vue du projet de loi de finances qui doit être présenté à la fin de septembre en conseil des ministres.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:21
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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:15

La Banque européenne sort "l’artillerie lourde" contre la "crise"

 

Publié le 07/09/2012 à 06:00


 

Dettes.L’institution monétaire se dit prête à racheter la dette des pays fragiles de manière illimitée.

Photo AFP
Photo AFP


Nouvel épisode du feuilleton européen contre la crise qui menace la monnaie unique et la zone euro. Répondant aux attentes des marchés, la Banque centrale européenne a annoncé, hier, sa volonté de racheter, de manière illimitée, de la dette des pays les plus fragiles comme l’Espagne ou l’Italie.

 

Ce rachat se fera sur le marché secondaire, là où s’échange la dette déjà émise par les Etats, et concernera des obligations souveraines de court et moyen termes allant de 1 à 3 ans.

 

L’annonce de ce nouveau programme sonne logiquement la fin du précédent lancé en mai 2010 à l’époque de la première crise de la dette grecque. Un programme, dont il a toujours été dit qu’il était limité en temps et en valeur, qui s’est révélé impuissant : c’était comme « marcher sur une jambe », a expliqué Mario Draghi. Justifiant cet échec, le président de la BCE a mis en avant « des perturbations graves observées sur le marché des obligations publiques qui proviennent de craintes infondées de la part des investisseurs sur la réversibilité de l’euro ». A ce jour, le montant de ses rachats de dette s’élève à 209 milliards d’euros.

 

Autre bonne nouvelle pour les pays endettés : la BCE ne demandera à être remboursée en priorité (principe de « séniorité ») par rapport aux créanciers privés en cas d’insolvabilité, contrairement à ce qu’elle avait fait lors de l’effacement de dette partiel de la Grèce en début d’année. Pour autant, la générosité de l’institution de Francfort a ses limites : ses achats se feront à la condition stricte que les pays qui souhaiteront en bénéficier formulent une demande d’aide au Fonds européen de secours et se conforment strictement à leurs exigences en matière d’assainissement de leurs finances publiques.

 

Le président de la BCE a d’ailleurs bien prévenu que les actions de son institution ne seront pas efficaces « sans actions politiques de la part des gouvernements ».

 

Autrement dit, les plans de rigueur et la lutte contre les déficits publics restent plus que jamais d’actualité.

 

Petit lexique à l'usage des non-initiés à la BCE (source AFP) :

COLLATÉRAUX : titres et créances qui servent de garanties en échange des prêts accordés par la BCE aux banques de la zone euro.

 

CONDITIONNALITÉ : condition stricte à laquelle doivent se soumettre les États qui souhaitent bénéficier du nouveau programme de rachat de dette de la BCE, à savoir avoir demandé auparavant l'aide des fonds de secours européens, le FESF (provisoire) et le MES, son futur successeur. Leur aide s'accompagne d'une exigence d'efforts accrus d'assainissement des finances publiques.

 

CONTREPARTIES : institutions financières présentant les critères exigés par la BCE pour venir emprunter à son guichet.

 

MARCHÉ SECONDAIRE : marché sur lequel s'échangent des titres de dette (obligations) déjà émis, contrairement au marché primaire, qui est celui des titres lors de leur émission. L'intervention de la BCE concerne exclusivement le marché secondaire, l'achat d'obligations sur le marché primaire étant assimilé à du financement des États, ce que lui interdisent ses statuts.

 

OBLIGATION : créance ou fraction de la dette d'un pays, d'une entreprise ou d'un organisme public. L'obligation s'échange comme une action sur un marché dit marché obligataire et produit des intérêts dont le taux est appelé "coupon".

 

SPREAD ou PRIME DE RISQUE : écart entre le taux d'une obligation et celle qui sert de référence sur le marché, soit le Bund allemand à 10 ans en ce qui concerne la dette d'un État. Cet écart est très surveillé par les analystes, car il évalue la surprime que doit payer un pays pour emprunter sur les marchés.

 

SÉNIORITÉ : rang de remboursement de la dette (les obligations) en cas de faillite de l'émetteur. Auparavant, les obligations détenues par la BCE étaient considérées comme "seniors" : elles devaient être remboursées en priorité par rapport aux créanciers privés, ce qui les décourageait d'acheter des actifs risqués. Ce ne sera plus le cas avec son nouveau programme de rachat de titres, l'OMT.

 

STÉRILISATION : pour limiter la quantité de monnaie en circulation et ne pas générer d'inflation lorsqu'elle rachète des titres de dette publique, la BCE retire de la monnaie de la circulation en acceptant des dépôts bancaires. Elle le faisait pour le programme SMP et le fera également pour le nouveau programme OMT.

 

TAUX DIRECTEUR : le principal taux directeur de la BCE est l'outil central dont elle dispose pour influer sur l'octroi de crédits et contrôler l'évolution des prix en zone euro. Il s'agit du taux auquel les banques de la zone euro viennent se refinancer auprès d'elle.

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 06:06

Le 06/09/2012

Charlotte Soula, ex-candidate FN aux législatives dans le Pas-de-Calais et marraine d'un des enfants d'Henri Guaino, a été nommée mercredi 5 septembre directrice de cabinet de Marine Le Pen.



 

"À compter de ce jour, le cabinet de Marine Le Pen, Présidente du Front National, est composé de la manière suivante :
Charlotte Soula, Directrice de cabinet,
Bruno Bilde, Chef de cabinet,
Eric Domard, Conseiller spécial,
Catherine Griset, Chef du secrétariat particulier"

Annonce le FN dans un communiqué.

Candidate FN aux législatives dans le Pas-de-Calais (12e circonscription), où elle était arrivée en tête au premier tour avant d'être battue au second, Charlotte Soula, 43 ans, remplace à son poste Eric Domard, lui-même nommé "conseiller spécial". Le Canard enchainé révélait fin juillet que cette proche d'Henri Guaino (la plume de Nicolas Sarkozy), et aussi la marine de son fils.

 

Assumant cette amitié, Henri Guaino avait sitôt déclaré : "Ce n'est pas le Front national qui est la marraine de mon fils. C'est quelqu'un qui d'ailleurs, à l'époque, n'était pas au Front national, n'avait pas été candidate du Front national et qui est une amie de longue date"(...)

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 05:52

  - le 10 Juillet 2012

Fête de l'Humanité 2012

Patti Smith, la religion du rock déboule sur la Grande Scène de la Fête de l'Humanité

Portrait avec lacunes d’une artiste qui  navigue d’éclats  en retraits et viendra, emblématique de  son ardeur contenue  de silences, illuminer  la Grande Scène.

 

Débordante de littérature et d’inventivité musicale, Patti Smith livre un nouvel album au terme de huit ans d’attente de son public. Elle convoque dans Banga lunes noires et chers fantômes, oiseaux de saint François et fresques du rêve debout que son imaginaire d’artiste relie au monde. Voix douce parfois, ailleurs assourdie comme les tambours sacrés qui soutiennent la révélation du mystère de la communion des arts. Ainsi du morceau titre intitulé d’après le nom du chien inventé par Boulgakov dans le Maître et Marguerite.

 

Patti Smith depuis toujours édifie cette sorte de passerelle, arpente le blues du ciel et s’éblouit des illuminations de l’asphalte. Celles de Rimbaud avaient bouleversé l’adolescence de cette fille d’une serveuse chanteuse de jazz et d’un ouvrier, née en 1946, élevée dans le New Jersey. De son propre passage à l’usine elle produira une pice parlée, Piss Factory, qui deviendra en 1974 l’un de ses premiers titres chantés, enregistré en compagnie du pianiste Richard Sohl et du guitariste Tom Verlaine. Patti avait travaillé à la chaîne pour rompre les siennes et rejoindre la scène artistique d’avant-garde dont l’effervescence se jouait à New York dans les années 1960. Elle y parvient battante des pulsions primitives du rock de Little Richard, de ses admirations pour Hendrix, James Brown, Bob Dylan ou Jim Morrison, des contributions au rythme que s’accordent musique et poésie. Incandescence de William Burroughs et d’Allen Ginsberg, phrasé racinaire de William Blake, spleen de Charles Baudelaire dont elle remerciera les étoiles du ciel de Paris lors du séjour qu’elle y accomplira en 1969 avec son ami d’amour, le photographe Robert Mapplethorpe, rencontré lors de son arrivée à Manhattan.

 

Dès ce moment, Patti Smith transmute la vie en art, écrit des articles pour des revues de rock, des pièces parlées qui la font connaître sur la scène underground. Elle écrit également des poèmes dont elle donne lecture, parés en 1971 de l’accompagnement musical du guitariste Lenny Kaye. Jours de libres expérimentations, nuits de concerts et de performances au CBGB, frissons brûlants de Janis Joplin, orages de velours noirs et pourpres du Velvet.

 

 

 

Depuis lors, le rock est à Patti Smith le courant originel de la création, éclairage divin au prisme des clignotements d’une enseigne dans une chambre du Chelsea Hotel. Elle y a séjourné avec Mapplethorpe. De lui, la photo de l’album Horses qui en 1975 cristallise les talents de Patti Smith et lui ouvre la reconnaissance au plus fort. L’image de grâce androgyne à peine posée sur l’armature fine du corps, une seule prunelle haute et sombre sous la crinière emmêlée qui réfute les séductions ordinaires, ne la résume pas. Elle demeure emblématique de son ardeur contenue de silences, d’une présence dont la sensualité sourd dans les réserves ainsi que l’on nomme les parties invisibles d’un tableau, d’une aptitude à la limpidité à condition d’en faire le choix. La route s’est poursuivie jusqu’à l’actuel croisement céleste.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 23:21

Société - le 5 Septembre 2012

Logement

Duflot veut faire gagner du terrain au logement social

 ,

Ambitieux, le premier projet de loi de la ministre du Logement l’est assurément. Avec ce texte intitulé « Mobilisation générale pour la construction de logements », Cécile Duflot entend bâtir 110 000 logements supplémentaires d’ici à 2016, privés comme publics. Et ce, en agissant sur deux leviers : la cession de terrains publics par l’État et le renforcement de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU).


Le seuil minimal de logements sociaux devrait être porté de 20 à 25 % pour les communes de plus de 3 500 habitants, d’ici à 2025. Cette mesure, limitée uniquement « aux zones tendues », précède une disposition visant à multiplier par cinq « les pénalités dues par les communes qui ne respectent pas leurs objectifs triennaux », précise le ministère. Spectaculaire à première vue, ce durcissement des sanctions ne sera en réalité qu’une simple « possibilité » offerte aux autorités.

 

C’est principalement en agissant sur le foncier que la ministre espère faire avancer la construction de logements, souvent bloqués par le prix des terrains (14 à 24 % du coût des opérations de logement social). Comment ? En permettant à l’État de céder aux collectivités locales, établissements publics de coopération communale ou aux organismes HLM, des terrains publics « avec une décote pouvant atteindre 100 % de la valeur vénale ». Près de 903 sites ont déjà été identifiés par le gouvernement, comme la caserne de Reuilly, à Paris, ou l’école de gendarmerie de Libourne.

 

Impossible néanmoins de dire quels seront les terrains cédés gratuitement, en l’absence de précisions sur les critères visant à fixer le montant de la décote ou sur les contreparties exigées.

 

Cette zone d’ombre fera sans nul doute l’objet d’importants débats parlementaires. Sénatrice PCF de l’Allier, Mireille Schurch « salue les avancées contenues dans ce texte ». Mais déplore néanmoins que ce texte ne cherche pas à « faire baisser le prix des terrains ». Pour lutter contre la spéculation foncière, elle propose, avec les élus communistes, la création d’une agence nationale foncière afin de constituer un domaine public d’État. Il suffirait, pour cela, de reprendre la proposition de loi élaborée en juillet par les sénateurs, qui la mettent à la disposition de la ministre pour un examen commun au Parlement.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 23:13

- le 6 Septembre 2012

BCE : vers le rachat illimité d’obligations, sous condition

Mario Draghi, patron de la Banque Centrale Européenne, a clos ce jeudi une conférence très attendue. Il a présenté un troisième plan de rachat d’obligations, tout en insistant sur les conditions dans le but de « rassurer » les Allemands et marchés. Un fragile numéro d’équilibriste, bien en deçà des besoins des peuples.


C’est à Frankfort, sous l’œil hostile des journalistes financiers allemands, que Mario Draghi a présenté son nouvel outil : les OMT, pour "Outright monetary transactions". Un programme qui fait suite à deux autres au nom aussi barbare, qui signifie concrètement que la BCE va pouvoir racheter des obligations, c'est-à-dire des titres de créance, d’états de la zone euro. La nouveauté c’est que le montant sera illimité en quantité, et valable pour créances de durée de 1 à 3 ans. Y compris les emprunts à long terme, mais qui arrivent à échéance. Le but, selon les mots de Draghi, de créer une garantie, pour rassurer les marchés.  

 

Eclatement de la zone euro, « une crainte irrationnelle »


Des marchés qui sont victimes de craintes irrationnelles, affirme le président de la BCE, lorsqu’ils redoutent la fin de l’intégrité de la zone euro. Draghi veut au contraire raffermir la zone en fluidifiant les flux monétaires et permettre de relancer le crédit. Quant au taux de rachat de la dette, "nous n'avons pas d'objectif d'écart de taux spécifique". C’est là le message voulu rassurant que la BCE veut envoyer aux Etats en difficulté.

 

Lorsqu’il s’adresse aux banques, Mario Draghi est un peu plus concret. La BCE va de nouveau alléger ses critères pour les garanties qu'elle exige des banques de la zone euro en contrepartie des prêts, à moins de 1 %, qu'elle leur accorde via ses opérations de refinancement. Pour le reste, elle ne bougera pas ses taux directeurs, pour tenter de maintenir l’inflation sous la barre des 2 % en 2012.


Et devant les Allemands en panique qui n’avaient que le mot «conditionnalité » à la bouche, Draghi a également assuré que le programme des OMT s’arrêterait si les états ne respectaient pas les conditions. Conditions qui ne sont autre que la ratification et le respect du pacte d’austérité Merkozy.

 

Concrètement, en affirmant son indépendance toutes les 3 phrases, Mario Draghi fait le minimum nécessaire pour éviter l’implosion, d’une situation devenue ingérable (voir L’euro poussé au bord du gouffre par le modèle austéritaire). Ce faisant, il mécontente tout le monde, mais suffisamment doucement pour espérer ne pas mettre toute l’Europe dans la rue. Il faudra tâcher de le détromper le 30 septembre !

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 09:11

Politique - le 5 Septembre 2012

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a invité le président François Hollande à reporter la ratification du traité européen de stabilité budgétaire, qu'elle-même confirme ne pas vouloir voter. Elle déplore dans le même temps l'absence de débat au sein du PS.

 

Sur France Info, la sénatrice de Paris a lancé: "mais quelle urgence avons-nous à ratifier ce traité ?" Elle appelle François Hollande : '"au lieu d'aller dans le mur avec sa majorité", il faut "reporter cette ratification". "Tous les jours qui passent montrent que les préconisations qui étaient celles de Mme Merkel, celles de la droite allemande, vont nous amener dans l'impasse". Et selon elle, les socialistes sont "nombreux à ne pas vouloir l'approuver", une bonne trentaine.

Contre le traité, Marie-Noëlle Lienemann refuse cependant de se joindre à la manifestation organisée le 30 septembre. "Je ne crois pas qu'il faille tendre les deux pôles de la gauche, une qui gère et une qui proteste". "A tirer trop cela, on s'affaiblit", selon elle. Elle rappelle qu’elle est dans la majorité, souhaite "être efficace dans son parti".

 

"La cohésion d'une majorité, ça se construit, ça ne s'impose pas à la discipline"


Marie-Noëlle Lienemann a en outre déploré un "raidissement" qu'elle ne trouve pas "normal" à la tête du PS. Ce qui se retrouve au sujet du refus de débattre autour du traité européen, aussi bien qu’à à propos de la désignation du prochain Premier secrétaire du parti.  "Quand vous avez le Premier ministre et la Première secrétaire qui font une contribution, qui appellent les gens largement à la rejoindre, c'est normal", a dit la sénatrice de Paris. "Mais quand ils vous disent: c'est exclusif, vous avez le droit de signer ça, mais rien d'autre, alors qu'on est au début d'un processus de débats sur le fond, ça commence déjà à faire très verrouillage". "Nous avons besoin de faire vivre une démocratie active, de vrais débats, ne pas faire des psychodrames de tout désaccord".


Marie-Noëlle Lienemann dénonce le «... par FranceInfo

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 09:10

Politique - le 6 Septembre 2012

L'éditorial par Maurice Ulrich. Avec le traité européen et forts 
de l’expérience douloureuse pour la pensée unique du référendum de 2005, voici l’entrée en scène des contorsionnistes. Prix spécial de l’auditeur médusé pour Bernard Guetta et sa chronique Géopolitique sur France Inter.


On se souvient peut-être que ce dernier dans les semaines qui précédaient ledit référendum de 2005 pourfendit en les vouant aux gémonies non seulement 
les opposants à la constitution instituant la concurrence libre et non faussée mais encore les tièdes et les indécis.

 

Changement de pied hier matin, puisque, passant en revue les arguments de ceux qui au sein même du PS ou à sa gauche sont opposés à une ratification par le Parlement sans autre forme de procès, il conclut par ces mots : « Ils n’ont pas tort. » En résumé donc, reconnut-il, ceux qui pensent que l’austérité généralisée en Europe ne fera que nous mener à la récession et augmenter la dette des États voient juste et, appuya-t-il, les économistes du FMI le pensent aussi, qui estiment que le traité ne doit pas être ratifié. Mais voilà, de l’autre côté, les tenants du traité, accompagné de son déni de démocratie, n’ont pas tort non plus. Car il s’agit, en résumé, d’une étape dans une dynamique. On aimerait tant que Bernard Guetta nous explique comment deux points de vue opposés ont raison l’un et l’autre, surtout l’autre, et comment ce qui est mauvais dans sa logique peut devenir bon dans une dynamique. Le fera-t-il ?

 

En réalité, ce numéro assez exceptionnel pour être largementévoqué traduit à sa façon les interrogations qui montent dans l’opinion. La question du référendum, telle qu’elle est posée par le Front de gauche mais aussi par certains au PS, tout comme par une partie des écologistes, n’est pas sans échos. Comment expliquer que l’on puisse prendre des décisions aussi graves, aussi profondes et touchant à la souveraineté nationale, sans consultation du peuple souverain ? Il faudrait remettre 
les clés des destins nationaux, de leurs budgets et 
de leurs politiques sociales ou de leurs services publics à des aréopages non élus et dont l’objectif avoué sera de répondre avant toute chose aux attentes des marchés financiers. Si ce n’est aux attentes des géants bancaires qui spéculent à tout va sur la dette des États après l’avoir largement provoquée. Avec les contorsionnistes arrivent donc les joueurs de bonneteau de la démocratie. Elle est là, elle n’y est plus, on ne la voit pas mais on la verra demain et le vote du peuple c’est du populisme.

 

Bien évidemment, les partisans du référendum sont soumis à la question et sommés de se ranger 
au « réalisme » économique. Lequel réalisme, depuis 
que le traité retoqué de 2005 a été reconduit tel quel avec 
le traité de Lisbonne, n’a fait qu’entraîner l’Europe dans 
la crise profonde que nous connaissons. Mais il n’empêche, il faut aussi des réponses alternatives pour une autre Europe. Le PCF, le Front de gauche, nombre d’économistes avancent des propositions, participent à l’élaboration de nouvelles perspectives. Dernier en date, l’économiste Daniel Cohen, très présent dans les médias ces jours-ci et pour qui la Banque centrale européenne devrait pouvoir prêter directement aux États, ce qu’au reste nous ne cessons de dire ici. Tout cela ne mériterait pas un débat national comme le réclament les collectifs réunis avant-hier ? Et l’on comprend assez mal que le PS, qui vantait, il y a peu, son attachement 
à la démocratie avec ses primaires, s’y refuse. D’autant 
qu’il y va de la réussite du changement. Car on ne peut tenir deux caps à la fois. Celui de l’austérité menant à la récession et celui d’une vraie relance par la croissance réelle.

 

Maurice Ulrich

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BRUNO FORNACIARI

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