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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 07:53

Accueil > Société > Traité européen: 72% des Français favorables à un référendum

Traité européen: 72% des Français favorables à un référendum

Créé le 26-08-2012 à 18h31 - Mis à jour à 18h31

Pour le  Nouvel Observateur
Près des trois quarts des Français (72%) déclarent souhaiter l'organisation d'un référendum sur le traité européen instituant la "règle d'or" d'équilibre budgétaire, selon un sondage CSA pour l'Humanité à paraître lundi.

72% des personnes interrogées répondent "oui" à la question sur le souhait d'un tel référendum, assortie d'une explication sur la règle d'or qui "prévoirait un retour à l'équilibre budgétaire d'ici 2016 et s'imposerait donc au budget de l'Etat voté chaque année au Parlement".

 

23% répondent non, 5% ne se prononcent pas.

C'est parmi les sympathisants du PS que la proportion de personnes favorables à ce mode de ratification est la plus faible (66%) et parmi ceux du Front de Gauche (PCF + Parti de gauche notamment) qu'elle est la plus forte (80%). Les sympathisants de droite sont 75% à dire oui.

 

François Hollande a choisi la voie parlementaire pour l'adoption de ce nouveau traité européen.

 

Sondage réalisé par téléphone les 21 et 22 août auprès d'un échantillon national représentatif de 998 personnes âgées de 18 ans et plus (méthode des quotas).

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 07:31

Commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité : les communistes n’approuvent pas

Le fil rouge du rapport est que le coût réel de l’électricité est sous-estimé et qu’il doit augmenter !

 

Dans le rapport de la commission d'enquête du Sénat, l’augmentation préconisée des coûts est évoquée comme une fatalité sans aucune remise en cause : ni le surcoût induit par la rémunération de l’actionnariat (2,4 milliards de dividendes pour EDF en 2011), ni même les coûts inhérents à la libéralisation du secteur et ses conséquences notamment ceux des déstructurations des entreprises.

 

Ce rapport affirme que le coût de la filière nucléaire est plus élevé qu’on le dit. Or, à aucun moment n’est pris en compte dans ce rapport une évaluation du coût de la loi NOME qui oblige EDF à vendre ¼ de la production nucléaire de ses centrales, lesquelles ont été construites grâce à des emprunts souscrits par EDF, garantis par l’Etat et remboursés par la vente de l’électricité et donc par les usagers. De plus, cette loi va faire disparaître les tarifs réglementés pour les industriels d’ici 2015 risquant d’entraîner de nouvelles délocalisations et pertes d’emplois.

 

Des chiffres différents sont évoqués tant dans le volet nucléaire que dans les autres composantes de la production d’électricité. Pour le seul coût du MWh nucléaire, sont évoqués : 38€ (prix actuel), 42€ (prix loi NOME), 54€ (coût complet donnés par la cour des comptes avec des hypothèses pessimistes) ou encore 75€. Ce rapport part uniquement du prix de l’électricité pour, semble-t-il, justifier les choix énergétiques de demain. Rien d’étonnant lorsqu’on lit les conclusions du rapporteur qui prône un scénario de sobriété énergétique qui consiste à sortir du nucléaire le plus rapidement possible... Un état des prix des autres grandes ressources énergétiques : charbon, pétrole, gaz (85% de la consommation mondiale ; 52% de la consommation française) est nécessaire.

 

Le PCF recommande que soit effectué un bilan, au niveau national et européen, du processus de déréglementation du secteur énergétique, pour toutes les énergies. Ce bilan est nécessaire, dans le débat public et sur l’ensemble de la politique énergétique qui s’ouvrira à l’automne.

 

Le PCF est favorable au développement des diverses énergies renouvelables. Il considère que ce développement doit se faire par la promotion de filières industrielles nationales. Pour la production d’électricité, la subvention du développement des unités utilisant les énergies renouvelables via les tarifs de rachat des MWh produits, a montré ses effets pervers : effets d’aubaines dont profitent des affairistes sans scrupules en important du matériel et hausses incessantes de la facture des usagers via la CSPE (Contribution du service public de l’électricité).

 

La maîtrise de la consommation ne doit pas passer par un rationnement par l’argent. Il est plus qu’urgent et nécessaire en termes d’efficacité énergétique de mettre en place un programme de grande ampleur d’amélioration de l’isolation thermique de tous les logements.


Certes, les besoins d’investissements sont considérables. Cela suppose de s’inscrire dans le développement d’une politique industrielle sur la durée a contrario de celle des marchés financiers qui exigent un retour sur investissement à court terme.


Il faut renouer avec les valeurs du service public par la mise en place d’un pôle public, outil de coopération des acteurs du secteur de l’énergie au service de l’intérêt général.


L’électricité ne peut pas être considérée comme une simple marchandise mais comme un bien de première nécessité.

Enfin, le PCF considère que notre électricité demeure parmi les moins chères d’Europe. Elle constitue un véritable atout industriel permettant un développement économique favorable à l’emploi qu’il faut sauvegarder. Le maintien d’une électricité abordable est un facteur de justice sociale.

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 06:51

Deux Sèvres : " Le Front de Gauche vise un score à deux chiffres " lors des cantonales

dimanche 6 février 2011.
 

Le Front de Gauche présentera des candidats dans treize des seize cantons renouvelables aux élections de mars prochain, avec une ambition affichée pour le premier tour : « Installer le Front de Gauche et ses alliés dans un score à deux chiffres. Il faut 12,5 % pour se maintenir au second tour. C’est ce qu’on vise ».

 

C’est ce qu’ont annoncé hier les représentants des différents partis qui partent sous cette bannière : le PCF, le Parti de Gauche et la Gauche unitaire, avec l’appui de la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique). Le FG revendique une rupture par rapport aux pratiques de la gauche au pouvoir dans les collectivités locales : « Au cours de cette campagne, la droite va nous dire : le département des Deux-Sèvres est mal géré, et les autres : on n’a pas d’argent. Tant que l’élu local reste dans la logique qui lui est proposée, il n’a aucun levier pour agir. Nous, on dit : on peut faire tout autrement, en se positionnant sur une autre logique », déclare Yannick Tardy.

 

Le Front de Gauche prône par exemple une gratuité totale des transports scolaires, dont le surcoût serait selon lui négligeable si on met en rapport l’économie réalisée en supprimant les frais de recouvrement. « Il n’y a pas de crise de la production de richesse dans ce pays, il y a juste une crise de la répartition », estime Jean-Pierre Gelot. Pas question de marquer des buts contre son camp : le Front de Gauche annonce clairement qu’à l’issue du premier tour, il se désistera pour le candidat de gauche « le mieux placé pour battre la droite ». Et ses élus, lors de la première séance du conseil général, « voteront de telle sorte que la présidence de l’assemblée demeure à gauche ».

 

En revanche, pas question de participer à un exécutif départemental de gauche au sein duquel il serait un allié minoritaire. « On ne cherche pas des baronnies à travers ces élections cantonales, mais des leviers d’action politique », prévient Christine Antoine, candidate sur Niort-Est.

 

Signatures: 0
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vu les résultats de la plupart des cantons (seuls 2 atteignent les deux chiffres) les objectifs fixés par le parti de gauche et la FASE auxquels a souscrit JP Gelot pour la FD du PCF, s'avèrent être ce qu'ils sont : un dévouement à la méthode Coué.
Quant à la proclamation du non désistement pour le candidat de gauche arrivé en tête (PS) il n'en a rie été. Trompant ainsi leurs électeurs et passant pour de "beaux parleurs" irresponsables.

 

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 06:30

 

Les amis de Benoît Hamon s'interrogent sur leur stratégie

25 août 2012 à 16:48
Benoît Hamon au ministère des Finances le 17 mai 2012.
Benoît Hamon au ministère des Finances le 17 mai 2012. (Photo Charles Platiau. Reuters)

de notre envoyé spécial Traité européen, motion au prochain congrès de Toulouse : l'aile gauche du PS cherche à exister sans rompre la solidarité gouvernementale à laquelle est tenu son leader.

Par LILIAN ALEMAGNA Envoyé spécial à La Rochelle

Dans le calme qui berce cette année l’université d'été du PS à La Rochelle, les amis de Benoît Hamon ont eu droit vendredi soir à leurs premiers remous. Au sous-sol d’un hôtel proche de l’espace Encan où se réunissent à chaque rentrée les socialistes, les militants de l’aile gauche se rassemblent pour échanger. La salle est bondée. Les journalistes priés de rester à l’extérieur.

 

Vient une question sur les conséquences d’un vote des parlementaires du courant (dont les 22 députés) contre le traité européen sur la présence de Hamon au gouvernement. «Il faut déconnecter cette question de mon enjeu personnel», dit à ses troupes le ministre délégué à l’Economie solidaire, l’air détendu. Mais les proches de Hamon sont énervés. Sur leurs téléphones, ils viennent de découvrir ce que vient de répondre Martine Aubry à la question du traité européen. «Si j'étais au gouvernement et si je ne partageais pas une décision aussi importante, j’en tirerais moi-même les conséquences.»

«C’est stupide»

La première secrétaire répondait à une question sur les écologistes, prêts à voter contre ce texte. Sauf qu’indirectement, ces propos concernent aussi Hamon, opposé à ce traité sans le dire haut et fort - solidarité gouvernementale oblige. «Elle fait comme si elle était Premier ministre alors qu’elle ne l’est pas. C’est stupide, déplore un ténor de l’aile gauche du PS. Martine ne contrôle rien. Personne chez nous ne votera ce traité.» «Virer Benoît pour ça, ce serait contraire à la méthode Hollande», se rassure le député de l’Essonne, Jérôme Guedj.

 

Ce coup de chaud illustre la difficulté supplémentaire que la gauche du PS doit surmonter - et que connaissent aussi les écologistes : comment garder sa capacité critique lorsqu’on est au pouvoir et que son leader est membre du gouvernement? «On ne veut pas que le parti soit seulement la courroie de transmission des projets de lois gouvernementaux, assure Barbara Romagnan, députée du Doubs. Notre aspect critique restera.» Pour celle qui pourrait porter l'éventuelle motion de l’aile gauche au prochain congrès de Toulouse en octobre, le rôle de ses camarades est «d’alimenter le parti, en lien avec la société, participer à la pédagogie de l’action gouvernementale et anticiper, notamment sur les questions européennes, les futurs débats.» Avec un objectif : la réélection de François Hollande en 2017.

«Le parti n’a pas réussi à trouver cette équation dans la période 1997-2002, souligne Guedj. On doit trouver un espace d’existence pour lancer des alertes. Le projet du candidat Hollande ne devra pas être le bilan du président Hollande.»

Poussée

Pour cela, les amis de Hamon réclament un «parti de débat». Et se posent une question: après leur contribution, faut-il aller au congrès de Toulouse fin octobre avec une motion – texte qui définirait leurs propres orientations – ou bien rejoindre leurs camarades sur un texte ultra-majoritaire autour de Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault? Dans leur réunion de vendredi soir, «c'était clair, c'était majoritairement pour», dit un des participants.

 

La direction du courant décidera en fin de semaine prochaine si elle présente, après le conseil national de synthèse du 12 septembre, une motion au vote des militants prévu le 11 octobre. Et prépare le terrain: «Si on le fait, ce doit être dans une poussée collective pour aider François Hollande, défend Pouria Amirshahi, un des responsables du courant. Si c’est pour jouer aux procureurs ou planter le drapeau rouge, ça ne sert à rien.»

«Ils veulent des places, comme tout le monde»

Au congrès de Reims en 2008, les 18% de la motion portée par Hamon avaient permis à la gauche du parti de s’installer dans la direction de Martine Aubry. Mais dans un contexte de victoire post-présidentielle et de prime à l’unité, n’est-ce pas prendre le risque de se planter? «Ils veulent des places, comme tout le monde», dit une ministre.

 

De l’avis d’un socialiste rompu aux congrès PS, «ils ne prendront pas le risque de faire un petit score car ils doivent pouvoir peser sur les prochaines investitures pour avoir plus d'élus.» «Barbara Romagnan contre l’ensemble de la terre, ça ne fait pas 17%!», poursuit un ténor du PS. «Je pense qu’il feront un très bon résultat, rétorque un député, fin connaisseur de la cuisine interne. Dans le contexte, les 15% tu les fais toujours. Et à deux motions, tu ramasses toujours un peu plus.» «On va faire le tour de nos premiers fédéraux, de nos parlementaires, poursuit Amirshahi, dont le choix personnel n’est pas arrêté. Certains disent aussi qu’ils ne se sentent pas prêts à la confrontation et ne veulent pas donner un sentiment de division.»

«Caporalisme»

Car en présentant un texte commun en juillet, Aubry et Ayrault ont appelé au «rassemblement» derrière eux. «La tradition à gauche, ce n’est pas le caporalisme. Ce n’est pas parce que c'était le cas sous Sarkozy que ça doit l'être chez nous», répond Jérôme Guedj, qui ira quoi qu’il arrive à la motion avec la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann. «Si on a des axes stratégiques différents, ce n’est pas un drame! appuie l’ex-ministre du Logement. Il faut montrer aux électeurs socialistes que les débats qui traverse la gauche vivent aussi au PS!» Sinon, disent les deux camarades, «on laisse un boulevard à Mélenchon». «J’ai des doutes sur la pertinence d’une telle motion», défend de son côté Razzy Hammadi, partisan plutôt d’un «amendement» au texte Aubry-Ayrault.

 

Pourtant, plutôt réticents il y a quelques mois à accorder un bon de sortie à l’aile gauche au congrès, les soutiens d’Aubry et Ayrault sont aujourd’hui plus enclins à laisser s’affirmer une zone tampon anti-Mélenchon. «Ça peut avoir une utilité de montrer qu’il y a plusieurs alternatives qui s’expriment, dit un proche du Premier ministre. Après, tout dépend de comment ils l’affichent. C’est sûr que si on a un ministre qui fait de la retape auprès des fédérations, ça posera un problème.» «Autant qu’il y ait une autre motion pour que nous ne soyons pas perçu comme un parti godillot», glisse un proche de Hollande.

 

«Tout le monde est libre», a répondu Martine Aubry vendredi soir aux journalistes, avertissant toutefois que les socialistes ne sont «pas là pour se compter». «J’accepte qu’il y ait d’autres motions, a poursuivit la première secrétaire. Mais cette question est moins importante que le traité européen.» Hamon est prévenu.

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 06:14

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 15:13

Marie-Noelle Leinnemann, députée PS à l'université de La Rochelle, annonce qu'elle ne signera pas le prochain traité européen au motif que c’est « une stratégie débile d’austérité généralisée »... François Hollande avait dit deux choses : modifier et compléter. Il a obtenu un complément qui n'est pas gigantesque mais qui existe, mais il n'a pas obtenu de modification du traité. Je dis à François Hollande qu'il faut renégocier le traité. Je pense qu'il s'est précipité trop tôt pour obtenir un accord avec Merkel. Chaque jour qui passe montre que la politique d'austérité généralisée de ce traité est une catastrophe. Les Français se demandent toujours si Madame Merkel et les Allemands vont accepter. Mais jamais un journal allemand ne se demande si la France va accepter. Les Allemands disent: "Les Français aboient mais ils ne mordent pas."

 

C'est à dire: on crie et on finit par accepter. Il faut faire un rapport de force avec l'Allemagne. Sur cette question européenne, il y a un décalage entre les élites socialistes et l'électorat socialiste. On ne peut pas faire comme si le referendum européen ne s'était pas passé. Lors du referendum, vous avez plus de 65% de l'électorat socialiste qui a voté non et tous les députés qui ont voté oui, sauf quatre pelés et trois tondus. Après il ne faut pas s'étonner qu'il y ait une crise démocratique. En 2002, j'étais ministre et quand les français ont vu le démantèlement des services publics, la rigueur imposée et la concurrence généralisée, les gens ne sont pas venus voter pour Lionel Jospin. On ne paye pas cash sur l'instant T le désaccord entre le peuple et les élites, on le paye à la fin du cycle. »

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 11:57

 

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:21

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 05:27

Duflot : "j'ai une muselière qui permet un peu de l'ouvrir"

Le 24/08/2012 à 06:58 - Le nouvel Observateur

 

Un Vert au gouvernement, à quoi ça sert ? C’est la question à laquelle ont répondu les deux ministres écologistes du gouvernement Ayrault hier devant leurs militants.

 

©Nouvel Observateur

C’est ce qui s’appelle jeter un froid : invité à animer le débat "Des écologistes au gouvernement, pour quoi faire ?" aux journées d’été d’Europe-Ecologie-les- Verts à Poitiers, le journaliste du Monde Hervé Kempf, spécialisé dans l’environnement, a très rapidement fait rire jaune les deux membres du gouvernement Ayrault présents à la tribune : Cécile Duflot et Pascal Canfin.


Le journaliste a en effet entamé la séance en soulignant avec malice que dans aucun autre parti on ne se poserait ce genre de questions. Avant de lister les couleuvres avalées selon lui par les Verts depuis les débuts du gouvernement Ayrault : l’éviction de Nicole Bricq du Ministère de l’Ecologie, la poursuite des mines d’uranium au Niger, le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes ou encore la relance du projet de surgénérateur Astrid… "Vu ce qu’a fait Hollande, on se demande s’il n’a pas mis des Verts au gouvernement pour se débarrasser des écologistes", a-t-il lancé, provocateur.


"Elle a gagné 90% des arbitrages"
Le ministre délégué au Développement et la ministre du Logement et de l’Egalité des territoires ne s’attendaient pas vraiment à une telle entrée en matière. D’autant qu’Isabelle Autissier, présidente de WWF, en a rajouté en exprimant les désillusions des ONG depuis le Grenelle et leurs craintes sur l’avenir, notamment sur la question des gaz de schiste.
Alors des écolos au Conseil des ministres, pour faire quoi ...

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 05:21

Constructeurs du changement

André CHASSAIGNE, président du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale est intervenu après le discours de politique générale du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

André Chassaigne s'est d'abord réjoui : « Lors des scrutins de ce printemps, les Français ont souhaité tourner la page de dix années de politique de droite...Une politique qui a aggravé les effets de la crise par la multiplication de mesures d’austérité.  ».

En soulignant la dégradation de notre pays il a déclaré : « C’est donc bien d’urgence économique et sociale dont il faut parler ! Ce que les Français attendent de nous, ce n’est pas de nous engager dans la spirale de la rigueur, mais d’œuvrer au contraire à la relance de l’activité, de nous émanciper des approches comptables pour bâtir les instruments d’une nouvelle donne économique et sociale (...) Nous ne le dirons jamais assez : nous n’avons pas le droit de décevoir cette espérance de changement. Nous avons une obligation de résultat. ».

Il a précisé l'état d'esprit des député-es de son groupe « constructeurs du changement » : « Nous voulons que la gauche réussisse. Nous le voulons vraiment. Avec des résultats concrets qui puissent changer la vie du plus grand nombre ».

Il a souligné les choix du Premier ministre qui vont dans le bon sens mais aussi les mauvaises nouvelles comme la trop faible augmentation du Smic, le gel de l'emploi public et des salaires, l'absence de vraies contraintes envers les marchés pour partager autrement les richesses.

Il a mis en regard des limites des propositions du gouvernement, les propositions fortes du Front de gauche pour sortir de la crise.

André Chassaigne a abordé « la réorientation promise de la politique européenne et les conclusions guères encourageantes du dernier sommet européen ». Il s'est élevé contre la ratification rapide par le Parlement du Pacte budgétaire européen et a estimé « indispensable que les concitoyens soient consultés par référendum ».

Il a enfin exprimé ses réserves : « nous craignons vraiment que vos orientations, Monsieur le Premier ministre, conduisent à l’opposé du résultat escompté et nous le craignons d’autant plus que vous ne desserrez pas l’étau de la contrainte extérieure ».

C'est la raison pour laquelle il a conclu : « Voilà pourquoi les députés Front de gauche s’abstiendront aujourd’hui sur ce vote de confiance. »

 

 

 

Discours intégral http://www.pcf.fr/26088

 

 

Déclaration de Pierre LAURENT  secrétaire national du PCF

« Nous avons entendu le Premier ministre nous présenter avec beaucoup de conviction les 60 engagements du président Hollande rendus publics au cours de la campagne électorale.

Certaines mesures comme l'annulation de la TVA sociale, le droit de vote des étrangers, le rétablissement du barème de l'ISF ou la fin des exonérations de charges sociales sur les heures supplémentaires sont de bonnes nouvelles.

Jean-Marc Ayrault a cependant manqué de nous convaincre sur les moyens qu'il entend se donner pour réussir une politique de changement à la hauteur des besoins des Français. La rupture plusieurs fois proclamée par le Premier ministre avec l'austérité exige d'autres mesures que celles qu'il a annoncées.

A s'en tenir là et en appelant les députés à ratifier le pacte budgétaire européen, qui sera le principal obstacle à la souveraineté nationale et aux changements voulus par les Françaises et les Français, le Premier ministre sera vite conduit à jeter le gant dans le combat à mener contre les marchés financiers, les institutions bancaires et une Troïka européenne plus éloignés que jamais des intérêts populaires.

Je soutiens les parlementaires du Front de gauche dans leur choix de s'abstenir ; la confiance se fonde sur les actes, et c'est aux actes que ceux qui ont porté la gauche au pouvoir jugeront.

Attentifs à l'appel à mobilisation du Premier ministre, nous jouerons pour notre part tout notre rôle pour que les aspirations au changement formulées par les Français deviennent réalité ».

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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