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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 16:24
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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 15:00

le 6 janvier 2016

Bonjour Monsieur le journaliste Fréderic Michel

J’ai adressé à la NR à Thouars et à Niort en fin d’année dernière, le 31décembre, copie d’une lettre ouverte à Jean Grellier député PS de notre circonscription pour lui faire part de ma position sur le projet de constitutionnaliser la déchéance de nationalité et l’état d’urgence. Je vous sais à la NR attaché à la pluralité d’opinion. A ce jour cette lettre ouverte n’a pas retenu votre attention en vue d’une publication et je le regrette. Vous le savez, nombre d’interrogations se font jour, y compris parmi les élus et militants socialistes. Il est de notre « curiosité » citoyenne de savoir quel sera la position et le vote du député que nous avons contribué à élire face au candidat de droite à Thouars. A ce jour Jean Grellier se réserve sur sa position. Une sorte de ni-ni en attendant les débat au sein des députés socialistes. Je vous demande de reconsidérer la possibilité d’une publication au sein de vos colonnes, mon interpellation citoyenne de notre député, afin de faire savoir à vos lecteurs, qu’à Thouars aussi il y débat sur cette question, comme sur d’autres.

En vous assurant de notre attachement à la démocratie, au pluralisme de l’information et à la déontologie qui en constitue l’un des fondements,

je vous prie de croire, Monsieur le journaliste Frédéric Michel, avec mes bons voeux pour 2016, à mes sentiments les meilleurs.

Bruno Fornaciari

Militant PCF à Thouars

je vous joins le texte ci-dessous

le 31 décembre 2015

Monsieur le député Jean Grellier,

Après les présidentielles de 2012, j’ai voté pour vous et appelé à le faire pour deuxième tour des législatives contre la droite et pour assurer une majorité de gauche, ce qui a permis votre élection. Depuis, je ne vous cache pas la déception que m’a causée vos votes à l'Assemblée Nationale. De l’ANI pour laquelle je vous avais demandé de ne pas voter, à l'approbation du CICE, je m’interroge aujourd’hui sur le vote que vous allez, en mon nom aussi donc, émettre sur le projet constitutionnel de prolongation de l’état d’urgence, associé à celui de la déchéance de nationalité. De nombreuses voix à gauche, alertent sur l’iniquité et les dangers que recèle ce projet qui divise les français et désigne des bouc-émissaires. Beaucoup a été dit sur son inefficacité et son caractère discriminatoire. L’ensemble des députés et sénateurs communistes et du Front de gauche ont manifesté leur hostilité dès la première heure. Ils ont été rejoins par ceux de EELV, puis de la gauche socialiste (frondeurs) puis maintenant par un nombre de plus en plus grand de députés et de militants socialistes qui manifestent ainsi leur trouble devant un projet que s'apprêtent à soutenir la droite, et l’extrême-droite qui en revendiquent l’inspiration.
Monsieur le Député, vous savez mon attachement à la liberté, l’égalité et la fraternité, maintes fois manifesté dans les actions militantes et publiques de mon organisation le PCF à Thouars. Je vous demande de ne pas vous compromettre dans une attitude infâme dont les cicatrices seront indélébiles. Il est encore temps de prendre la seule décision politique honorable qui convienne, le refus du projet constitutionnel proposé.
J’espère ne pas avoir à constater que j’aie été floué et trahis par un député dit de gauche et socialiste. Ce serait pour moi irrémédiable pour la suite.
En espérant un sursaut citoyen,
Veuillez croire, Monsieur député, avec mes meilleurs voeux pour la nouvelle année 2016 qui s’approche, à mes salutations communistes.

Bruno Fornaciari

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 10:00

14 h ·

Personnellement, j'attends beaucoup du discours que prononcera Pierre Laurent à l'occasion des voeux du PCF le 11 janvier prochain à Fabien. Les analyses de la nature des enjeux de la prochaine période, la pertinence des réponses que comptent mettre en débat le PCF, les initiatives que proposera le PCF pour créer un nouvel élan, les méthodes démocratiques et ouvertes sur le monde de la préparation du prochain congrès du PCF en juin 2016, en diront beaucoup sur la capacité du PCF à jouer un rôle dans les transformations progressistes indispensables de la société en étant de plain-pied dans le 21e siècle. L'offre politique qui sera peut-être dévoilée, devra répondre aux déceptions des progressistes, devra être crédible et mobilisatrice, pour installer dans le paysage un avenir optimiste et transformateur

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Denis Krys Oui, j'attends cela aussi avec intérêt. Avec scepticisme aussi, je l'avoue. J'ai la conviction que pour se hisser à la hauteur de son nom, le Pcf est notamment au défi de préparer en effet les décisions qu'il prendra par un débat interne visant authentiquement à faire de ses adhérents, des souverains et qu'au nombre des questions sur lesquelles il doit travailler, celle d'évaluer quelle doit être la façon de fonctionner pour une organisation du parti pris communiste est peut-être la plus décisive, par les questions qu'elle impose de travailler pour répondre et parce que depuis trop longtemps, ce sujet est impensé, interdit. Ce qui est bien peu communiste, non ? Ne le sous-estimons pas une fois de plus au risque de finir de dilapider les moyens que représente le Pcf aujourd'hui trop peu, beaucoup trop peu à la hauteur de ce que le parti pris communiste devrait exprimer, incarner. Je recommande par exemple, pour cela, la lecture du livre de Pierre Zarka : "oser la vraie rupture" paru aux édition "de L'Archipel" en 2011.

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Bruno Fornaciari Oui en effet, la dernière fois où il a été question d'un rapport sur l'organisation, c'est justement dans les années 80 avec un rapport de ...Pierre Zarka : "nous sommes un parti d e militants". Mais il me semble que la question qui nous est posée va plus loin, bcp plus loin. Le parti communiste, le PCF, assume -t-il sa tâche, sa fonction révolutionnaire ? La lutte de classe n'a jamais cessée, plus, elle s'est développée considérablement, notamment sur le plan idéologique. Les conditions subjectives du "dépassement" nécessaire du capitalisme sont devenues le principal enjeu de la lutte des classes, même si la base économique est fondamentale. Je ne reviens pas ici sur l'analyse qu'il faudra faire et refaire du sens historique de régression sociale et idéologique, de l'affaiblissement des forces révolutionnaire après l'échec historique de l'union soviétique et du "socialisme" et aujourd'hui de TOUS les parti communistes. Qu'est-ce être révolutionnaire dans les conditions d'aujourd'hui ? Quelles sont les possibles ? Des réponses nouvelles, repensées, ne doivent-elles pas émerger, peut-on le faire avec les outils politiques actuels ? doit-on, peut-on les améliorer, le revivifier ? Ou bien doit-on peut-on les transgresser, les sublimer ? Le PCF est né en1920 d'une scission, (première négation), pas sûr qu'il passe le siècle. La refondation sera-t-elle la négation de la négation ? Les communistes d'aujourd'hui dans et hors PCF sont convoqués pour construire la réponse. D'où l'importance à mes yeux de la déclaration de P. Laurent aux voeux du PCF le 11 janvier prochain.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 03:50

ÉTRANGES ÉTRANGERS, Jacques Prévert

Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
Hommes de pays loin
Cobayes des colonies
Doux petits musiciens
Soleils adolescents de la porte d’Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d’Aubervilliers
Brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris
Ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied
Au beau milieu des rues
Tunisiens de Grenelle
Embauchés débauchés
Manœuvres désœuvrés
Polacks du Marais du Temple des Rosiers
Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
Pêcheurs des Baléares ou du cap Finistère
Rescapés de Franco
Et déportés de France et de Navarre
Pour avoir défendu en souvenir de la vôtre
La liberté des autres.

Esclaves noirs de Fréjus
Tiraillés et parqués
Au bord d’une petite mer
Où peu vous vous baignez
Esclaves noirs de Fréjus
Qui évoquez chaque soir
Dans les locaux disciplinaires
Avec une vieille boîte à cigares
Et quelques bouts de fil de fer
Tous les échos de vos villages
Tous les oiseaux de vos forêts
Et ne venez dans la capitale
Que pour fêter au pas cadencé
La prise de la Bastille le quatorze juillet.

Enfants du Sénégal
Départriés expatriés et naturalisés.
Enfants indochinois
Jongleurs aux innocents couteaux
Qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés
De jolis dragons d’or faits de papier plié
Enfants trop tôt grandis et si vite en allés
Qui dormez aujourd’hui de retour au pays
Le visage dans la terre
Et des hommes incendiaires labourant vos rizières.
On vous a renvoyé
La monnaie de vos papiers dorés
On vous a retourné
Vos petits couteaux dans le dos.

Étranges étrangers

Vous êtes de la ville
Vous êtes de sa vie
Même si mal en vivez
Même si vous en mourez.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 03:35

Les députés du Front de Gauche


Règles applicables à l'élection présidentielle: "La philosophie de ce texte est d’avantager les partis les mieux installés. Ce verrouillage est très grave sur le plan démocratique" s’indigne Marc Dolez.

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8 commentaires

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Votre commentaire...

Bruno Fornaciari même la droite n'a pas osé. Empêcher les idées contestataires modernes de s'exprimer. c'est bien le but. Mettre les pensées sous cloche, c'est de toutes façons au-dessus de leurs forces. Mais les électeurs, les militants, les élus socialistes qui n'avaient pas de mots assez dur pour fustiger le centralisme démocratique du PCF, vont-ils accepter, justifier, voter une mesure qui restreint la liberté, d'expression qu'ils défendaient pour "Charly" ? Ce serait avouer une belle hypocrisie. Vont-ils mettre leur toise sur les opinions ? Ce serait une attaque en règle contre le pluralisme. Et cette mesure serait-elle constitutionnelle ? Ce serait un comble...démocratique

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 04:09

Jean Meslier, curé, athée, matérialiste, communiste au XVIIIe siècle

histoire

SERGE DERUETTE

VENDREDI, 20 JUIN, 2014

L'HUMANITÉ

Serge Deruette, professeur à l’université de Mons (Belgique) et conseiller historique de l’Association des Amis de Jean Meslier (www.jeanmeslier.fr).

Avant 1789, ce curé des Ardennes, hors normes, avance des théories révolutionnaires en totale rupture avec son temps. Précurseur du communisme, il prône la guerre des classes et dénonce la propriété privée comme source d’inégalité et de domination. Il est temps de le redécouvrir.

« Unissez-vous donc, peuples, si vous êtes sages ! »

« La matière ne peut avoir été créée. Elle a d’elle-même son être et son mouvement. »

Jean Meslier (1664-1729) sort aujourd’hui de l’ombre. Il étonne et il fascine. Il y a de quoi ! Ce curé de campagne du petit village d’Étrépigny dans les Ardennes françaises est le fondateur de l’athéisme. Et le seul penseur révolutionnaire en France avant la Révolution… La place qu’il occupe dans l’histoire des idées est donc unique : il est d’abord et avant tout le premier penseur à réunir et à articuler en une seule conception du monde et de la vie l’athéisme, le matérialisme, l’égalitarisme communiste et la pensée révolutionnaire. Pas moins !

Avec le volumineux mémoire qu’il laisse à sa mort, le curé Jean Meslier offre une philosophie complète de la nature et de la société humaine en rupture radicale avec la pensée religieuse et philosophique et avec les idées sociales et politiques de son temps. Il s’affirme comme un précurseur des Lumières, qu’il dépasse en profondeur et en radicalité en tant de domaines.

Seul et solitaire pour mener cette gigantesque entreprise, il dénonce à la fois la tyrannie des puissants et l’imposture religieuse qui la bénit. « La religion, écrit-il, soutient le gouvernement politique si méchant qu’il puisse être et, à son tour, le gouvernement politique soutient la religion si vaine et si fausse qu’elle puisse être. »

En le démontrant, Meslier s’affirme comme le premier théoricien systématique de l’athéisme à se lancer dans une attaque exhaustive et radicale de la croyance en un Dieu, le premier à sortir l’athéisme de sa culture élitaire et à le revendiquer pour les masses populaires, le premier athée communiste – et, de même, le premier communiste athée – connu dans l’histoire universelle de la pensée. Le premier philosophe à vouloir « transformer le monde » donc !

Il est également le premier matérialiste systématique et conséquent depuis l’Antiquité. Il expose longuement le point de vue que la matière ne peut avoir été créée, que le mouvement lui est indissolublement lié, que « la matière a d’elle-même son mouvement ».

Prônant l’égalitarisme communiste, il est aussi le premier à vouloir fonder une société sans classes par l’action révolutionnaire qu’il conçoit comme une action populaire de masse : à la différence de tant d’autres auteurs de son temps qui l’envisagent au travers de l’imagination utopique, Meslier décrit peu les formes politiques de la société future, mais il forge en revanche un projet et un programme révolutionnaires pour la réaliser.

Il est de même le premier critique social à considérer la religion comme le produit et la preuve de l’oppression et de l’exploitation sociales, à voir dans la propriété privée la cause de l’inégalité et de la domination, à reconnaître que toutes les richesses viennent du travail, et à avancer l’idée de la grève générale. Le premier à prôner l’idée de la dictature des opprimés (il revendique ouvertement d’« opprimer tous les oppresseurs » !) et à se prononcer pour la transformation de la guerre des nations en guerre des classes.

Précurseur du féminisme, sans être aucunement libertin (le libertinage est un courant élitiste méprisant des masses), il se prononce contre l’indissolubilité des mariages et ses conséquences néfastes pour les hommes comme pour les femmes, et pour leurs enfants. Il défend l’union libre et s’indigne que l’Église condamne ce qu’il appelle si joliment « ce doux et violent penchant de la nature ».

Comme s’il exprimait l’irruption du peuple paysan brandissant sa misère au sein des salons philosophiques, Meslier doit sa radicalité à son expérience pratique de la vie paysanne d’Ancien Régime qu’aucun autre penseur de son temps ne connaît comme lui. Il est, avant la Révolution, le seul penseur à concevoir l’athéisme, non comme un privilège des puissants, mais comme une arme pour libérer les masses asservies.

Pour que la pensée accède à nouveau en un seul mouvement à la conjonction de ces quatre domaines que sont la négation de Dieu, la matière, le communisme et la révolution, il faudra attendre Marx et Engels, c’est-à-dire plus d’un siècle de transformations profondes de la société, parmi lesquelles la Révolution française et la révolution industrielle, le triomphe de la bourgeoisie et la constitution du prolétariat industriel.

Ainsi mesure-t-on l’avance que Jean Meslier avait sur son temps, et ce qui en fait un penseur d’exception, trop injustement méconnu aujourd’hui.

Serge Deruette est l’auteur de Lire Jean Meslier, curé et athée révolutionnaire. Introduction au mesliérisme et extraits de son œuvre. éditions Aden, 2008, 414 pages, 22,40 euros.

repères

15 juin 1664. Naissance de Jean Meslier à Mazerny (Ardennes). Curé d’Étrépigny où il meurt à l’été 1729. 1762. Publication par Voltaire, sous le titre de Testament de J. Meslier, d’un écrit qu’il présentait comme un extrait d’un texte beaucoup plus volumineux, retrouvé chez lui. 1864. Rudolf C. d’Ablaing Van Gissenburg et le milieu librepenseur hollandais publient une première édition complète en trois volumes du Testament.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 19:14
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 22:41
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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 17:48

Deux-Sèvres - La Nouvelle République

La déchéance de nationalité fait s'étrangler au PS

29/12/2015 05:46

Delphine Batho. « Je ne veux pas participer à la confusion ambiante. »

Geneviève Gaillard annonce qu’elle ne votera pas la réforme. Jean Grellier se montre critique. Chez les députés, seule Delphine Batho reste sur la réserve.

Sa décision est irrévocable : la députée socialiste Geneviève Gaillard refusera de voter le projet de réforme constitutionnelle si y figure la déchéance de nationalité. « Cette mesure me choque, elle me heurte, ma conscience en prend un coup », a réagi hier matin l'élue qui n'attendra pas le débat au sein du groupe PS à l'Assemblée pour déterminer son vote : « Autant sur certains textes, j'ai préféré attendre le débat, autant sur ce sujet je suis sans état d'âme : le débat n'apportera rien de plus. »

" Je n'oublie pas que j'ai été le maire de Cerizay "

Jean Grellier, député PS du nord du département, ne va pas aussi loin : « J'attends de voir comment le texte sera rédigé et je me prononcerai à l'issue du débat au sein du groupe PS puis en hémicycle ». Mais sur le fond, il est tout aussi peu convaincu du bien-fondé de la mesure. Geneviève Gaillard, tout comme lui, l'estiment inefficace et criticable pour le symbole. « Je n'oublie pas que j'ai été maire de Cerizay où 20 % de la population avait la double nationalité », rappelle Jean Grellier qui par ailleurs, considère « qu'il y a des mesures moins médiatiques mais plus efficaces à prendre pour éviter la radicalisation, notamment sur la politique de la ville : travailler avec les familles, les enseignants, les associations. »
« On nous reproche de nous battre pour des choses uniquement symboliques, conteste Geneviève Gaillard, mais cette mesure elle-même n'est que symbolique, elle n'a pas d'utilité pratique. » La députée dit craindre l'engrenage : « On commence comme ça, par voter des choses petit bout par petit bout, et on ne sait pas comment ça finit. »

nr.niort@nrco.fr

à chaud

Delphine Batho attend pour se prononcer

Julien Dray, qui fut il y a bien longtemps son mentor en politique, a confié ce week-end au JDD « ne pas comprendre la décision du Président ». Pour sa part, la députée socialiste Delphine Batho réserve sa position : « Je ne veux pas participer à la confusion ambiante. J'attends que le président de la République s'exprime le 31 décembre. Ensuite, je me prononcerai clairement. Ce qui compte, c'est l'efficacité de la lutte contre le terrorisme. Il faut faire attention à ne pas perdre de vue l'essentiel. »
Le 3 décembre, l'élue avait exprimé une position nuancée dans les colonnes du « Monde » : « Etre Français, c'est adhérer à des valeurs et à un pacte, et je partage l'idée selon laquelle quelqu'un qui s'engage dans le djihadisme, rompt son lien avec la Nation. » Elle s'interrogeait toutefois sur « la rupture d'égalité » entre citoyens français qu'implique la mesure, seuls les binationaux pouvant être déchus de leur nationalité.

repères

La déchéance de nationalité n'est pas une nouveauté en soi. Elle est déjà possible pour des personnes naturalisées depuis moins de 15 ans. Quoi de neuf dans le projet de réforme de la Constitution présenté mercredi dernier en conseil des ministres ? Il rend possible cette déchéance pour des personnes nées françaises, condamnées définitivement par la justice pour « crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation. »
Or, une convention internationale datant de 1961, interdit de créer des apatrides. Un terroriste qui n'a que la seule nationalité française ne pourra donc pas s'en voir privé. La déchéance ne pourra frapper que des personnes ayant deux nationalités. C'est cette inégalité de traitement qui est critiquée puisqu'elle introduit deux catégories de Français. Pour être adoptée, la réforme devra être approuvée par les 3/5e du parlement, Assemblée nationale et Sénat.

le billet

Le point de non-retour

C'est une fronde ? Non, c'est un schisme, Monsieur le Président, pourrait se voir répondre François Hollande considérant les événements depuis sa fenêtre élyséenne. Un schisme, on n'y est pas encore mais ce que n'avait pas réussi l'iconoclaste Emmanuel Macron, la réforme de la déchéance de la nationalité l'aura fait : entre les socialistes deux-sévriens – pourtant historiquement légitimistes – et le pouvoir, le point de non-retour n'est plus si éloigné qu'il devrait. Au point que le patron du parti dans le département parle de décision « désastreuse ». Manuel Valls a raillé ce week-end les positions prises au nom des « grandes valeurs ». Au PS, elles semblent encore être ce qui reste quand on a tout oublié.

la phrase

« Je considère que face à des attentats ou événements graves qui touchent la France, cette mesure est symbolique et elle a de l'importance dans le contexte actuel. »

Philippe Mouiller, sénateur des Deux-Sèvres et secrétaire départemental du parti Les Républicains, approuve clairement le principe d'élargir la déchéance de nationalité : « Je suis favorable à ce projet de déchéance de la nationalité, même s'il faut prendre le temps d'analyser les motivations et les conditions d'application. »
Interrogé sur le même sujet par la NR, le sénateur Les Républicains Jean-Marie Morisset se montre pour sa part plus prudent. « Nous sommes sollicités de toute part pour prendre position mais nous n'avons pas encore eu connaissance du texte proposé, il ne nous a pas été communiqué. » L'élu attend la rentrée sénatoriale de janvier, et plus précisément la réunion du groupe LR le 12 janvier, pour décider de sa position.

Yves Revert

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J'ai adressé cette lettre aussi à la NR, qui n'a pas jugé utile, à ce jour, d'informer ses lecteurs de la démarche d'un militant communiste auprès du député de la circonscription de Thouars, sur une question en débat. L'opinion des communistes serait-elle superflue pour la NR ?

31 décembre 2015

LETTRE (E-MAIL) ADRESSÉ À JEAN GRELLIER DÉPUTÉ PS DE THOUARS SUR LA DÉCHÉANCE DE NATIONALITÉ

Monsieur le député Jean Grellier,

Après les présidentielles de 2012, j’ai voté pour vous et appelé à le faire pour deuxième tour des législatives contre la droite et pour assurer une majorité de gauche, ce qui a permis votre élection. Depuis, je ne vous cache pas la déception que m’a causée vos votes à l'Assemblée Nationale. De l’ANI pour laquelle je vous avais demandé de ne pas voter, à l'approbation du CICE, je m’interroge aujourd’hui sur le vote que vous allez, en mon nom aussi donc, émettre sur le projet constitutionnel de prolongation de l’état d’urgence, associé à celui de la déchéance de nationalité. De nombreuses voix à gauche, alertent sur l’iniquité et les dangers que recèle ce projet qui divise les français et désigne des bouc-émissaires. Beaucoup a été dit sur son inefficacité et son caractère discriminatoire. L’ensemble des députés et sénateurs communistes et du Front de gauche ont manifesté leur hostilité dès la première heure. Ils ont été rejoins par ceux de EELV, puis de la gauche socialiste (frondeurs) puis maintenant par un nombre de plus en plus grand de députés et de militants socialistes qui manifestent ainsi leur trouble devant un projet que s'apprêtent à soutenir la droite, et l’extrême-droite qui en revendiquent l’inspiration.
Monsieur le Député, vous savez mon attachement à la liberté, l’égalité et la fraternité, maintes fois manifesté dans les actions militantes et publiques de mon organisation le PCF à Thouars. Je vous demande de ne pas vous compromettre dans une attitude infâme dont les cicatrices seront indélébiles. Il est encore temps de prendre la seule décision politique honorable qui convienne, le refus du projet constitutionnel proposé.
J’espère ne pas avoir à constater que j’aie été floué et trahis par un député dit de gauche et socialiste. Ce serait pour moi irrémédiable pour la suite.
En espérant un sursaut citoyen,
Veuillez croire, Monsieur député, avec mes meilleurs voeux pour la nouvelle année 2016 qui s’approche, à mes salutations communistes.

Bruno Fornaciari

PCF THOUARS

  • Jean Grellier (Deux-Sèvres) ...Il ne donne pas encore sa voix, mais ne la retire pas non plus. "Je m'interroge sur l'utilité de cette mesure, qui existe déjà" confie-t-il. "Il vaut mieux renforcer le renseignement et la politique préventive dans les quartiers contre la radicalisation" selon Jean Grellier, qui attend les débats au sein du groupe PS pour décider de son vote.

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 10:11
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BRUNO FORNACIARI

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