Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 08:50

Constitution du groupe Front de gauche au Conseil régional d’Île-de-France

Publié le dimanche 20 décembre 2015 14:39 | Écrit par Republique et Socialisme | | | Affichages : 184

Constitution du groupe Front de gauche

au Conseil régional d’Île-de-France

A l’issue d’une réunion des nouveaux et des nouvelles élu-e-s issu-e-s de la liste Nos vies d’abord – Front de Gauche menée par Pierre Laurent, Eric Coquerel et Clémentine Autain il a aujourd’hui été décidé de créer un groupe politique FRONT DE GAUCHE qui réunira les différentes forces politiques qui le compose à savoir le Parti Communiste français (8 élus), Parti de Gauche (1 élu), Ensemble (1 élue) et République & socialisme (1 élu).

Ce groupe sera constitué de 11 membres : Clémentine AUTAIN (Ensemble), Lamine CAMARA (PCF), Eric COQUEREL (PG), Taylan COSKUN (PCF), Sylvie FUCHS (PCF), Vanessa GHIATI (PCF), Fabien GUILLAUD-BATAILLE (PCF), Michel JALLAMION (R&S), Céline MALAISÉ (PCF), Didier MIGNOT (PCF), Jean-Michel RUIZ (PCF).

Le groupe FRONT DE GAUCHE Parti Communiste français, Parti de Gauche, Ensemble et République & socialisme sera présidé par Céline MALAISÉ.

Notre groupe sera une opposition combattive, intransigeante, en portant haut les valeurs de la gauche face aux politiques régionales que voudra mettre en place la nouvelle majorité régionale. Pied à pied, projet contre projet, nous combattrons les politiques régressives de Valérie Pécresse et de la droite qui seront constamment sous pression du FN qui fait son retour au sein de l’hémicycle régional.

Que ce soient pour les compétences obligatoires de la région (transports, lycées, formation professionnelle, développement économique) ou pour les politiques volontaristes garantissant l’égalité entre tous les citoyens et les territoires, nous n’aurons de cesse de prôner que des politiques alternatives à celles de la droite sont possibles pour réduire les inégalités dans la Région la plus riche d’Europe.

C’est la vie quotidienne des Francilien-ne-s qui va être dégradée par les politiques de la droite régionale : coupes sévères pour les associations ; détérioration des services publics notamment d’éducation ; diminution voir arrêt pour l’aide à la construction de logements sociaux alors que les besoins sont criants ; mise à mal du monde de la culture ; choix désastreux cassant les politiques répondant à l’urgence sociale, à l’urgence environnementale et à l’urgence démocratique.

Nous continuerons à porter le besoin d’une Région solidaire, écologique et citoyenne.

Nous soutiendrons toutes celles et tous ceux qui se mobilisent contre les conséquences néfastes des politiques régionales d’austérité. Nous travaillerons à renforcer les liens avec le monde associatif, culturel, syndical… Nous entendons travailler avec toutes celles et tous ceux qui dans la gauche francilienne agiront pour reconstruire un projet qui renouera avec le progrès social et écologique. Telle est notre feuille de route pour ce mandat.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans front de gauche PCF
commenter cet article
21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 06:10

19 décembre, 08:49 ·

Et Vous qu'en pensez vous?
Candidature commune...c'est une question d'actualité qui revient souvent depuis dimanche soir.... invité sur LCP vendredi dans Politique matin, le secrétaire national du Parti communiste français a annoncé vouloir un rassemblement avec "le plus de personnalités de gauche possible pour dire que nous voulons construire une candidature commune".

A charge ensuite pour ce rassemblement de personnalités de gauche de définir un projet, et la personnalité pour le porter à l’élection présidentielle de 2017. "C’est la condition pour que cette candidature soit efficace, a défendu Pierre Laurent. Et moi, je n’ai pas de préalable sur la candidature. Je l’ai toujours dit."

9 personnes aiment ça.

1 partage

Mireille Mackowiak J'avoue que ma réflexion progresse surtout à la lecture de tous les commentaires que je vois ici et là. Je suis de plus en plus convaincue qu'une VRAIE analyse collective débouchant sur des propositions et pourquoi pas sur un ou des noms s'impose. Sinon on se dirige droit sur une politique d'anathèmes tout à fait stérile

J’aime · Répondre · 22 h

Mathieu Grancher Je pense que Pierre Laurent a une strategie desastreuse et qu'il ne peut reunir qui ce soit il en va de meme pour le PCF et le clan des gens qui suivent betement le naufrage de nos "experts nationaux" en defaite... ont ils seulement pris la mesure du desamour entre la gauche et le PS... le simple fait d'y penser nous discredite de plus en plus.
Tout ca c'est de la clownerie et ca participe a notre defaite. Pierre Laurent devrait montrer sa demission et afin d'aider a reconstruire le front de gauche qu'il a participe a detruire par ses ultimatums politiciens.
On veut un front de gauche, un vrai, un podemos a la francaise et ca se fera pas en protegeant des appareils qui sont depasse par le temps.

J’aime · Répondre · 1 · 17 h

Gilbert Saunier quand on voit qu'a gonfreville et harfleur ça vote autant FN aux nationales que pour le parti aux municipales...cherchez le malaise

J’aime · Répondre · 13 h · Modifié

Chantal Lepiller puree

J’aime · Répondre · 13 h

Bruno Fornaciari Michel, à quelle question doit-on répondre ? Compte tenu de la situation crée par les résultats électoraux successifs (qui ne tombent donc pas du ciel) faut-il avoir comme but de "refonder la gauche" au risque de sa disparition, ou (et) refonder un parti révolutionnaire du 21 siècle qui participerait à redonner des couleurs à la gauche ? Deuxième question : Pierre Laurent, envisage de rassembler "le plus de personnalités de gauche possible pour dire que nous voulons construire une candidature commune", et il ajoute, que plusieurs personnalités sont possibles, sans s'écarter ni lui-même, ni JL Mélenchon. On peut, naturellement parler de la Présidentielle, sans tenir compte des tendances de fond et du message des urnes, pour tenter d'inverser la tendance et d'éviter le scénario catastrophe écrit et entretenu par ceux qui ont le pouvoir politique et économique. Peut-on imaginer réussir sans battre l'idéologie dominante aujourd'hui ? Un homme (ou une femme) providentiel pourrait-il rayer d'un discours, la fatalité de la crise, l'absence de conscience des solutions, la nécessité de battre "l'argent roi" alors que chacun essaie de s'enrichir, souvent sur le dos des autres ? Et puis, le rôle des communistes serait de soutenir un candidat que ses "dirigeants" et les personnalités de gauche auraient désignées ? Sur quel programme et quels objectifs ? Si je perçois le danger du délitement de la gauche y compris celle dite "radicale" ou "alternative" dont il faut bien remarquer qu'elle n'est, concrètement, ni l'une, ni l'autre, la voie, choisie précipitamment et solitairement par Pierre Laurent est une impasse. Rien ne remplacera l'analyse concrète de la réalité concrète. . Et il y a du grain à moudre. Ne demandons pas aux communistes de suivre la vois tracée pour eux par quelques-uns. Créons les conditions d'une réflexion en grand, sur tous les aspects de notre société et du monde. Que les bouches s'ouvrent disaient en son temps Maurice Thorez. On ne peut faire moins aujourd'hui.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article
18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:59

Évasion fiscale. Eckert couvre les fraudeurs

ADRIEN ROUCHALEOU

JEUDI, 17 DÉCEMBRE, 2015

L'HUMANITÉ

AFP

Le 14 décembre, le gouvernement a fait retirer dans la plus grande discrétion une mesure adoptée par les députés pour lutter contre l’évasion fiscale des grandes entreprises.

Il est déjà bien tard ce mardi soir, et dans l’Hémicycle l’étude du texte que les députés connaissent déjà bien pour l’avoir voté en première lecture le 8 décembre touche à sa fin. La petite cinquantaine de députés présents sur les bancs en arrive à l’article 35 undecies, selon le pompeux jargon parlementaire (tout simplement le 11e article rangé sous le numéro 35 dans le texte). Il s’agit d’un article que les députés avaient ajouté au projet gouvernemental en première lecture, qui prévoyait l’obligation pour les grandes entreprises de rendre publics les impôts payés dans chacun des pays hors de France où elles ont une activité. Le but de cet article, explique Éric Alauzet (EELV), auteur de l’un des amendements examinés mardi : s’attaquer « à un trou noir fiscal de 50 à 80 milliards d’euros, pas moins, lesquels s’évanouissent dans la nature – mais pas pour tout le monde – via la technique dite du transfert de bénéfices consistant, pour des entreprises, à faire du bénéfice dans un pays comme la France, par exemple, et à les transférer dans des pays où les impôts sont très faibles, voire nuls ».

Qui pourrait croire qu’un gouvernement dit de gauche, même sur son aile la plus à droite, puisse s’opposer à une telle mesure ? A fortiori, un secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, qui s’était retrouvé en première ligne lors de l’affaire SwissLeaks alors qu’il était rapporteur général de la commission des Finances. Et pourtant l’avis tombe : défavorable.

« J’ai un peu de mal à comprendre la frilosité du gouvernement français, regrette la députée socialiste Chantal Guittet. Alors qu’il fait de la lutte contre l’évasion fiscale son cheval de bataille et qu’il a obtenu 1,91 milliard d’euros de recettes supplémentaires en 2014 en allant les chercher chez les particuliers, je ne comprends pas pourquoi il ne mène pas la même action en direction des entreprises. »

Le texte est adopté contre l’avis du gouvernement... qui fait revoter

Les entreprises, justement : par la voix de Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef, elles avaient mené la charge dès le vote de l’amendement en première lecture : « Exiger unilatéralement la divulgation d’informations importantes – voire stratégiques – sur leurs activités sans que leurs concurrents étrangers aient ces mêmes obligations de transparence serait mettre nos entreprises en situation de véritable distorsion de concurrence et créerait pour elles de réelles difficultés. » Drôle d’argument, où un montage fiscal devient une information protégée par le secret économique.

Argument pourtant abondé dans l’Hémicycle par le président de la commission des Finances, Gilles Carrez (LR), mais aussi par le secrétaire d’État lui-même : « Nous ne mesurons pas tous les effets que pourraient avoir ces échanges d’informations. » « Il ne s’agit pas de publier des brevets, des process industriels, ni des stratégies d’organisation », s’étrangle le socialiste Pascal Cherki. Si vous pensez que rendre ces informations publiques dans une démocratie au XXIe siècle, c’est nuire à la compétitivité des entreprises, alors c’est que nous n’avons pas la même conception de l’équilibre à respecter entre la compétitivité des entreprises et le minimum d’informations dont on doit disposer dans une démocratie. »

Il ne le sait pas encore, mais la question de la démocratie va se poser d’une manière particulière dans les minutes qui vont suivre. Mis aux voix, l’amendement est adopté, contre l’avis du gouvernement, par 28 voix contre 24. Immédiatement, le secrétaire d’État annonce qu’il y aura une seconde délibération, arguant que « c’est un droit du gouvernement » et qu’« a priori, c’est (lui) qui décide ». Il demande une interruption de séance « de cinq à dix minutes, Madame la présidente ». « Cinq minutes suffisent ? » demande dubitative la présidente de séance. « Il faudra quand même une dizaine de minutes, le temps d’imprimer », reconnaît Eckert. La séance est donc suspendue… pour une bonne quarantaine de minutes, le temps pour le gouvernement de réveiller quelques députés et les faire venir en renfort.

Le reporting public était pourtant une promesse de François Hollande

L’amendement est une deuxième fois mis aux voix. « Le gouvernement ne souhaite pas appliquer immédiatement en avance par rapport aux autres pays de l’Union les dispositions que l’Assemblée a adoptées, rappelle Eckert. En conséquence, nous proposons par un amendement de supprimer l’article 35 undecies afin d’être cohérents avec les engagements que nous avons pris… euh… au niveau européen et dans la loi de finances. » En parlant d’engagement, le reporting public était une promesse de François Hollande. « Je voudrais vous rappeler ce qu’a dit le président de la République, au moment du vote de la loi bancaire », déclare Éric Alauzet. Il a indiqué que les banques françaises devraient rendre publiques, chaque année, la liste de toutes leurs filiales partout dans le monde, pays par pays ; qu’elles devraient indiquer la nature de leur activité et que l’ensemble de ces informations seraient publiques et à la disposition de tous. « Je veux, a-t-il ajouté, que cette obligation soit également appliquée au niveau de l’Union européenne et demain étendue aux grandes entreprises. »

Ironiquement, c’est sans doute une députée LR qui aura le mieux défini l’état d’esprit du gouvernement lors de cette séance : « Dans un pays aussi fracturé, entendre parler de contrôle citoyen me fait très peur. »

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans economie finance
commenter cet article
18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 13:20

FO le syndicat scissionniste à l'instigation de la CIA et financé par elle.

Décidément les médias manipulent.. Par exemple à propos d'André Bergeron, un des fondateurs de FO, L’occasion leur était donnée de raconter avec objectivité la naissance de FO et ses conséquences sur le mouvement ouvrier et la première casse de nos acquis.
Qu'ai-je entendu: « Bergeron, un des créateurs de FO était partisan d'un « syndicalisme indépendant », « indépendant des patrons et de de toute politique ». Voilà comment ils résument l'histoire.... aucun mot sur la naissance de FO. Alors racontons: Nous sommes en 1947, nous venons de vivre (45-47) une période de conquis sociaux extraordinaires dans le sillage du CNR avec les ministres communistes. Il fallait évidemment briser cette formidable invention sociale, D’autant plus que la guerre froide pointe son nez. Comment? Et bien en divisant le mouvement ouvrier. Et d'où va venir cette inspiration à la scission... des USA évidemment. Inspirée de Bruxelles par Irving Brown, le 18 décembre 1947, décision est prise par Jouhaux, Bothereau, Delamarre…de démissionner du bureau confédéral de la CGT.Le 13 avril 1948, ils organisent le Congrès d’une nouvelle Confédération. La « CGT-Force ouvrière » est née. La scission est consommée…La responsabilité directe des syndicats américains dans la scission sera plus tard attestée par Georges Meany, nouveau secrétaire de l’AFL (American Federation of Labour). En 1953, lors d’un « Club de la Presse » à Washington, l’homme déclarera en substance aux journalistes ébahis : « Il n’y a pas de forces plus importantes aux USA que les Fédérations syndicales américaines. Oui, nous avons un grand rôle à jouer à l’étranger. Tout aussi important, sinon plus, parce que nous pouvons nous permettre de le révéler maintenant, c’est avec l’argent des ouvriers de Détroit et d’ailleurs qu’il m’a été possible d’opérer la scission, très importante pour nous, de la CGT, en créant le syndicat FO » .Dans une interview au « Los Angeles Times » en 1964, Thomas Braden confirmera, quant à lui, que la CIA, dont il fut l’un des dirigeants, avait largement contribué au financement de FO.

Les conséquences seront terribles pour le mouvement social: division ouvrière, obstacles aux nouvelles conquêtes sociales, affaiblissement de la CGT, reprise en main des patrons après leur période noire de libération, facilitation de toute la casse des conquis. Juste un exemple: la sécu.En 1967 par ses ordonnances, De Gaulle casse le principal acquis de la Libération en instaurant dans les CA des caisses de sécu le paritarisme. Sous Ambroise Croizat : 3/4 des sièges étaient aux ouvriers, 1/4 aux patrons; Avec de Gaulle ce sera, outre la suppression des élections, le rapport 50-50, Il suffira désormais d'un syndicat minoritaire (FO par exemple...) pour faire pencher la balance vers une gestion patronale et commencer le détricotage de l’œuvre du CNR et notre sécu....Voilà, c'était juste pour rétablir un peu de vérité historique.
Michel ETIEVENT

Repost 0
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 16:43

Mépris gouvernemental pour les smicards : ça « ne peut plus continuer comme cela » (Olivier Dartigolles - PCF)

Le soir du second tour des élections régionales, le 1er secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a réclamé une inflexion de la politique gouvernementale, notamment en faveur des précaires, car, selon lui, ça "ne peut plus continuer comme cela". Peu de jour avant, la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC demandaient au gouvernement "un coup de pouce" à la hausse du SMIC permettant de dépasser l'augmentation automatique. Deux demandes faisant échos à l'appel du PCF et du Front de gauche pour une sortie des politiques d'austérité salariale et sociale et pour des dépenses nouvelles.

Le chef du gouvernement a choisi d'ignorer ces appels. Dans son allocution au soir du second tour, M. Valls a confirmé qu'il accélérerait le train des réformes libérales que son gouvernement a engagé. Il confirme ainsi qu'il n'augmentera pas le SMIC au-delà du minimum légal.
En réalité, c'est le mépris gouvernemental pour les smicards qui « ne peut plus continuer comme cela". Cette décision va à l'encontre des attentes populaires et de l'électorat de gauche autant que des besoins du pays. L'électorat de gauche s'est effectivement largement abstenu au premier tour de ces élections régionales en protestation de la politique menée par le gouvernement. Une sanction en forme de désaveu qui refuse d'entériner une politique économique et sociale inefficace, incapable de permettre à la France de reprendre le train de la croissance malgré un activisme forcené en faveur des entreprises sans la moindre contre partie pour l'emploi et les salaires.

Pourtant, chacun sait les raisons du marasme. Bien plus que d'un coût du travail élevé, l'économie française souffre d'un manque de débouchés et de financements émancipés des marchés financiers. Remplir les carnets de commandes des entreprises ne peut donc faire l'économie d'une relance de l'emploi et des salaires. Après les résultats désastreux sur le terrain de l'emploi (+ 42 000 demandeurs d'emploi de catégorie A en octobre), un coup de pouce au SMIC aurait été un signe fort.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF,
Paris, le 14 décembre 2015.

Repost 0
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 14:42
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS sport
commenter cet article
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 08:19

Régionales : Déclaration de Pierre Laurent

Les résultats du second tour des élections régionales sont marqués par le sursaut de mobilisation des électrices et des électeurs, avec près de 9 % de participation supplémentaire. Manifestement, les votants ont ressenti comme un grave danger pour la démocratie, l'élection du Front national à la présidence de régions. Ils ont empêché cette menace de se concrétiser. Le Parti communiste, qui avait appelé à battre le FN dès dimanche soir, pousse un ouf de soulagement. Ce sera un atout dans la bataille à venir pour faire reculer les idées du Front national dans le pays. Car le danger persiste et rien ne doit faire oublier la gravité de ce qui vient de se passer : les scores atteints par le FN sont dramatiques et alarmants, un très grand nombre de conseillers régionaux du Front national sont élus, et dans deux grandes régions, PACA et Nord-Pas de Calais-Picardie, il n'y a plus de conseillers régionaux de gauche pour les combattre et soutenir les politiques publiques en faveur des besoins des gens.

La droite remporterait ce soir sept des treize grandes régions, soit un peu moins que ne le laissaient craindre les résultats du premier tour, mais toutes sont des conquêtes puisque la gauche gérait toutes ces régions à l'exception de l'Alsace dans le Grand Est. Dans ces régions s'annoncent des reculs pour les services publics, les politiques sociales, d'éducation et de culture, la vie des associations. Le Medef et la finance ont ce soir de nouveaux alliés dans ces régions, alors que c'est là qu'il faudrait mobiliser les richesses et les moyens publics pour lutter contre le chômage et la précarité. De nombreux combats s'annoncent dans lesquels les communistes entendent se mettre au service des populations et d'une République solidaire et fraternelle.

La gauche remporterait cinq régions.

Compte tenu des résultats du premier tour et du retrait des listes socialistes de deux régions, les communistes et le Front de gauche n'obtiennent ce soir des élus que dans cinq régions, : Ile de France, Normandie, Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, Corse et Auvergne-Rhône-Alpes. Pour le Front de Gauche, pour le PCF il s'agit d'un revers électoral important.

Les nationalistes remportent pour leur part la région Corse.

Ces deux tours d'élections régionales vont devoir être analysés en profondeur. Mais il est clair que la situation nouvelle n'est pas favorable au monde du travail. La responsabilité des politiques menées par François Hollande et Manuel Valls et leurs gouvernements est très lourde dans ce désastre. L'impasse économique, sociale, politique et démocratique dans laquelle ils ont enfoncé le pays se paie très cher. Poursuivre dans cette voie serait aller vers de nouveaux désastres et marquerait un grave mépris pour le message adressé par les électeurs. Il est urgent de sortir de l'austérité et dogmes du libéralisme.

Ces résultats ouvrent une nouvelle période politique. Les communistes entendent mener de front le combat contre la droite et l'extrême-droite et la construction d'un nouveau projet progressiste nourrit d'actions prioritaires et de mesures urgentes, pour sortir la gauche et le pays du piège du tripartisme dans lequel ils nous enferment.

En remerciant les communistes de leur engagement, je les appelle à se réunir pour tirer les leçons de cette bataille très difficile, à aller à la rencontre de nos concitoyens dans les quartiers, les entreprises... Nous n'oublions pas nos résultats insuffisants au premier tour. Nous allons devoir mettre beaucoup de choses à plat pour relancer notre combat. La direction nationale du PCF prendra toutes les initiatives pour favoriser ce débat. Se tiendront plusieurs réunions importantes dès la semaine prochaine. En janvier, le PCF lancera la préparation de notre Congrès. Trop de pauvreté, trop d'inégalités, trop de concurrence …. aux femmes et aux hommes qui convaincus que la société doit évoluer autrement, je les appelle à rejoindre notre parti pour agir ensemble. Sans attendre prenons et préparons ensemble toutes les initiatives de débats, d'actions, de rencontres avec toutes les forces citoyennes, sociales et politiques disponibles pour réinventer la gauche et un nouveau pacte d'espoir pour le pays.

Repost 0
Published by bruno fornaciari
commenter cet article
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 14:55
Repost 0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 14:53
Repost 0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:04

POLITIQUE - le 17 Octobre 2013

Comment interpréter la volonté affirmée de réformisme du ministre de l’intérieur ?

Le «réformisme» prôné par Manuel Valls est un contre-réformisme

Mots clés : parti socialiste, manuel valls, réformisme, yves quiniou,

Une tribune du philosophe Yvon Quiniou. J’apprends par l’Humanitédu 1er septembre que Manuel Valls se réclame d’un « réformisme assumé et d’une République intransigeante ». Laissons de côté la République, qu’il met à mal, et contentons-nous de parler de son «réformisme». Car c’est là une imposture sémantique, comme on dit, laquelle ne le caractérise pas lui seulement, mais caractérise la majeure partie de la classe politique et les médias dominants, auxquels l’Humanité fait heureusement exception. Car il faut préciser une chose essentielle, dont la méconnaissance contribue à la confusion des débats à ce sujet : il y a en réalité trois réformismes.

Le premier est un réformisme de la méthode : on maintient la fin, celle d’une transformation révolutionnaire, c’est-à-dire complète, du système capitaliste, mais on décide de la faire par des réformes successives, accompagnées en permanence par la sanction du suffrage universel, donc sous une forme démocratique : c’était la position de Jaurès, partisan du communisme, il faut le rappeler, mais partisan aussi d’un « évolutionnisme révolutionnaire » dont l’idée lui a été inspirée, on ne le sait pas assez, par Marx lui-même préconisant, en matérialiste conséquent hostile à l’utopie, dès 1852, des « évolutions révolutionnaires » pour aller au communisme, et dont Engels, à la fin de sa vie, était le ferme et lucide soutien. Il peut donc y avoir, et je le dis, il doit y avoir un réformisme révolutionnaire, dont les partis communistes occidentaux ont été objectivement partie prenante, comme le PCF en 1936, en 1946 ou en 1981, même si leur objectif réel n’a pas été atteint, loin de là.

Mais il y a aussi un réformisme de la fin : on refuse de changer le système social, capitaliste en l’occurrence, mais on entend malgré tout l’améliorer de l’intérieur, par des réformes progressistes (j’y insiste) visant à apporter un « mieux » au monde du travail dans toute une série de domaines : niveau de vie, droits sociaux, libertés politiques (comme le droit de vote accordé aux femmes), réduction des inégalités de richesse par l’impôt, etc.

Les syndicats ont apporté leur soutien à tout cela, qui aura caractérisé la social-démocratie au XXe siècle dans ce qu’elle a eu de positif. C’est ce réformisme qu’ont adopté, progressivement et inégalement selon les pays (Mitterrand et Olof Palme demeuraient, eux, disaient-ils, des socialistes), les partis sociaux-démocrates membres de la IIe Internationale, au point de s’être transformés aujourd’hui en partis sociaux-libéraux, ce qui n’est pas du tout la même chose et constitue une rupture fondamentale dans la doctrine de ces partis et donc dans leur identité politique effective.

D’où une troisième définition du réformisme, qui constitue l’imposture sémantique fondamentale qu’incarne Manuel Valls mais, plus largement, le PS actuel, laquelle consiste à faire passer pour des réformes, avec le sens positif qui est normalement attaché à ce terme et peut le rendre attractif, ce qui n’est que des contre-réformes : des réformes, si l’on y tient, mais au sens de transformations régressives (et non progressistes comme ce terme le suggère normalement), qui n’ont d’autre effet, sinon pour but, que de détériorer la condition des salariés dans leur ensemble, qu’ils soient du public ou du privé, au profit du capital. Baisse du niveau de vie, recul de l’âge de la retraite à taux plein, précarisation du statut des travailleurs, diminution effective du droit à une santé gratuite, etc., on n’en finirait pas d’égrener tous les reculs sociaux qui caractérisent le système économique dans lequel nous vivons et auxquels le PS au pouvoir consent activement, faute de vouloir ou de pouvoir penser une alternative courageuse, audacieuse et intelligente (mais le PS n’a pas de penseurs, il n’a que des technocrates de la politique !) face au capitalisme mondialisé d’aujourd’hui.

Ce dernier n’a donc plus de « réformistes », socialistes ou sociaux-démocrates, peu importe le nom ici, contre lui, pour lui résister ou l’améliorer socialement. Le PS lui-même a fait sienne, définitivement, non seulement l’idée que le capitalisme est indépassable, mais qu’il faut accepter ses régressions et simplement éviter le pire.

Le réformisme « assumé » de Manuel Valls n’est donc pas un réformisme (aux sens un et deux du terme) : c’est, bien au-delà de sa politique sécuritaire, un contre-réformisme d’ensemble, c’est-à-dire une politique réactionnaire favorable au grand patronat, qui cède devant ses exigences les plus cruelles pour le monde du travail.

Ne restent, en face de lui, que les communistes et leurs alliés, minoritaires certes, mais dont l’influence est incontestablement en train de remonter un peu partout en Europe. C’est de ce côté-là que se trouve la chance d’un authentique « réformisme révolutionnaire » qu’il nous faut, nous, assumer comme tel, à savoir comme le moyen réaliste, patient et démocratique, de faire une vraie révolution communiste.

Dernier ouvrage paru : Retour à Marx. Pour une société post-capitaliste, Éditions Buchet-Chastel, 2013.

Yvon Quiniou

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans IDEES
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre