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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 08:59

- le 5 Septembre 2012

Mireille Mathieu s'en prend aux Pussy Riot

Dans un entretien à une télévision russe, Mireille Mathieu s'en est violemment pris aux chanteuses du groupe Pussy Riot.

La chanteuse de variétés avariées explique que ces jeunes punks ont commis un "sacrilège" en organisant une action anti-Poutine dans une cathédrale. "Une église n'est pas un lieu pour pouvoir manifester, on peut manifester autrement. Une église est un lieu de recueillement, et c'est un sacrilège" de manifester comme l'ont fait les Pussy Riot, a déclaré l'hégérie de Nicolas Sarkozy à la chaîne de télévision moscovite TV tsentr lors d'une visite à Moscou.

 

Rappelons que ces trois jeunes femmes des Pussy Riot ont été condamnées en août à deux ans de camp chacune pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse" après avoir chanté en février une "prière punk" dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de "chasser Poutine" du pouvoir. Deux autres jeunes femmes du groupe, qui avaient participé à cette action contre le président russe Vladimir Poutine, ont fui la Russie afin d'échapper à des poursuites judiciaires.

Festival de musique militaire

Rappelons aussi que Mireille Mathieu n'est pas de la même veine contestatrice. En 2008, Mireille Mathieu avait donné un concert dans l'un des palais du Kremlin, en présence notamment de Vladimir Poutine et du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, en visite à Moscou. Elle était interviewé cette fois à l'occasion de sa venue à Moscou pour participer à une festival international de musique militaire où elle a interprété des chansons en russe.

 

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 04:23

Parade de l’oligarchie à Saint-Germain-des-Prés

par Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, février 2011

Fondée en 1990 par Bernard-Henri Lévy, la revue La Règle du Jeu a fêté à la fin de 2010 ses vingt ans au Flore, le café que fréquentèrent autrefois Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, en face l’église Saint-Germain-des-Prés. Les temps ont bien changé et le quartier aussi. Le grand luxe y a détrôné l’existentialisme. Pour cet anniversaire, le Flore a accueilli de nombreux invités. Une foule disparate où l’on trouvait des intellectuels certifiés, des journalistes établis et quelques hommes politiques importants. Une oligarchie des lettres et des arts, de la presse et des médias bien plus que des affaires et de la politique. Mais une oligarchie non dépourvue de pouvoir en ces temps de communication de masse.

 

Toutefois, dans les murs vénérables du Flore, l’ambiance n’est pas aux affaires ni aux stratégies politiques. La foule qui s’y presse manifeste l’aisance et l’enjouement d’une société mondaine où les retrouvailles ont toujours le goût agréable de complicités anciennes, d’un entre-soi fort engageant, d’une réunion de famille où les nouvelles vont bon train et où les animosités passent au second plan d’une entente affichée, garante de l’avenir. L’excellence des invités est en harmonie avec cette commémoration festive de la naissance d’une revue intellectuelle, littéraire et politique. Les buffets sont somptueux, le champagne coule à flots dans une générosité qui n’a d’égale que la classe dont font preuve les invités. Les pouvoirs ici mis en commun ne couvrent pas le même champ que ceux rassemblés dans les grands cercles parisiens, mais ils les complètent, en particulier dans la maîtrise que ce petit microcosme peut exercer sur les grands moyens d’information et de diffusion culturelle. Le pouvoir est dépendant de ces rassemblements qui, sous leur aspect mondain et futile, concentrent les agents sociaux qui ont la capacité, et même le rôle, de prendre des décisions, de définir des stratégies, d’orienter la vie culturelle et politique.

 

L’anniversaire de la revue de Bernard-Henri Lévy met en évidence un capital culturel de grande ampleur par la présence d’une « intelligentsia » dont les qualités peuvent être éventuellement discutées, mais qui représente un pouvoir considérable dans les structures de production des biens culturels. Les gens de lettres étaient foison, depuis Philippe Sollers jusqu’à Milan Kundera en passant par Christine Angot. Belle brochette pour l’information écrite avec Laurent Joffrin, directeur de Libération, Etienne Mougeotte, qui occupe le même poste au Figaro, Franz-Olivier Giesbert, qui dirige Le Point, ou encore Maurice Szafran, directeur de Marianne, et Nicolas Brimo, administrateur délégué au Canard enchaîné.

Côté ondes hertziennes, un choix de gourmet : Jean-Luc Hees et Philippe Val, respectivement présidents du groupe Radio France et de France Inter. Pour la télévision, on citera Michèle Cotta, ancienne directrice de France 2, Thierry Ardisson et Marc-Olivier Fogiel, sans oublier le principal intéressé de la soirée, Bernard-Henri Lévy, qui, entre autres liens avec les chaînes publiques, a été reconduit en 2009, pour cinq ans, et à la demande de Nicolas Sarkozy, à la présidence du conseil de surveillance d’Arte, où il siège depuis 1993.

 

Mais l’hôte du Flore n’est pas sans contacts avec le monde des affaires. Bernard-Henri Lévy lui-même est, selon le Who’s Who, le fils d’un président de société. L’entreprise de négoce de bois de la famille Lévy, la Becob, a été rachetée en 1997 par M.François Pinault. Les relations entre le philosophe et l’homme d’affaires semblent cordiales. Dans son rôle de mécène, M. Pinault n’oublie pas de soutenir les affaires de Bernard-Henri Lévy, dont la production de films. Celui-ci tient une chronique régulière dans Le Point, propriété de M. Pinault. M. Xavier Niel, actionnaire majoritaire et dirigeant historique du groupe Iliad (Free), douzième fortune professionnelle de France selon Challenges, représentait également le patronat lié aux médias et à la communication. L’un des deux autres propriétaires du Monde, M. Pierre Bergé, ancien président-directeur général d’Yves Saint Laurent, participait également à la soirée.

 

Une telle fête ne pouvait être celle de l’oligarchie sans que le monde de la politique y soit représenté. Les rigueurs de l’hiver n’ont pas empêché Mme Simone Veil, MM. Bruno Lemaire (Union pour un mouvement populaire), Laurent Fabius (Parti socialiste), François Bayrou (Mouvement démocrate) et Hubert Védrine (ancien ministre des affaires étrangères qui avait commandé à Bernard-Henri Lévy un rapport sur l’Afghanistan) de rejoindre leurs amis à Saint-Germain-des-Prés.

 

Au Flore, les invités étaient trop nombreux pour se connaître tous personnellement. Or l’occasion permet d’étoffer son carnet d’adresses, puisque de tels raouts sont là pour conforter le capital social. C’est aussi le moment de renforcer les liens qui unissent les sous-ensembles de l’oligarchie les uns aux autres, celui des affaires avec ceux de la culture et de la politique. L’oligarchie est l’ensemble de tous ces réseaux, de ces partitions de la haute société, touchant aux domaines les plus divers de l’activité sociale. Dans une complicité enjouée qui subsume chacune de ces fractions dans la classe grande bourgeoise. La soirée anniversaire de La Règle du jeu s’est déroulée dans un quartier marqué du sceau d’une activité culturelle et artistique aujourd’hui en déclin, mais dont la mémoire est encore vive en ces lieux.

 

Les soirées de la grande bourgeoisie des affaires et de la politique se déroulent dans les beaux quartiers traditionnels. Dans les cercles, Union interalliée, Automobile ou Jockey Club, ou les salons de tel ou tel palace du 8e arrondissement. La cooptation des invités y est plus stricte que pour la soirée de Lévy au Flore. Mais le principe est le même : regrouper les élites, en faisant varier leurs champs d’activité économique et sociale. Et aussi leurs sensibilités politiques.

 

L’unité idéologique des membres dans les grands cercles parisiens, très majoritairement de droite, contraste avec un certain brouillage des frontières politiques au Flore, où certains invités, tels MM. Jack Lang, Laurent Fabius ou Arnaud Montebourg, se revendiquent d’une gauche diverse et plurielle. Cette hétérogénéité ne doit pas faire illusion. Si la classe dominante présente un large éventail d’opinions, elle fait preuve d’un attachement sans faille au capitalisme, garant de ses revenus confortables.

 

La présence de courants plus ou moins soucieux de social ne remet pas en cause le système financier et la droite conservatrice peut tolérer une gauche modérée qui ne menace pas ses intérêts fondamentaux. S’agit-il bien encore d’une « gauche », ou plutôt d’une alternative à la droite déconsidérée, aujourd’hui, par un président de la République qui n’a pas encore revêtu les habits de sa fonction ? Certaines des personnalités de cette « gauche » modérée sont proches de M. Dominique Strauss-Kahn. M. Védrine est membre du conseil d’administration de Louis Vuitton Moët Hennessy (LVMH), le groupe contrôlé par M. Bernard Arnault.

 

L’oligarchie, de droite comme de gauche, bien que traversée par des inflexions professionnelles et idéologiques, reste solidaire et unie dans la défense de ses intérêts. La fête du Flore fait penser à la société de cour analysée par Norbert Elias. « Par l’étiquette, écrivait-il, la société de cour procède à son autoreprésentation, chacun se distinguant de l’autre, tous ensemble se distinguant des personnes étrangères au groupe, chacun et tous ensemble s’administrant la preuve de la valeur absolue de son existence (1). »


Les mondanités à l’occasion d’anniversaires, de mariages ou tout simplement de dîners, cocktails, vernissages et autres premières d’opéra jouent un rôle dans la mobilisation de la classe dominante dans ses différentes composantes. L’ironie dont les dominés, qu’ils appartiennent aux classes moyennes ou populaires, gratifient fréquemment ces mises en scène de l’oligarchie exprime en réalité leur refus d’une position dominée. Mais cette dénégation par la dérision interdit de prendre la mesure de tout le bénéfice social qu’apporte la participation à ces grand-messes de la bourgeoisie, nécessaires au fonctionnement collectiviste de ceux qui concentrent les richesses et les pouvoirs.

 

Rien de bien neuf dans cette brillante réunion au Flore. Sauf sa visibilité, largement amplifiée par la publication d’un compte rendu détaillé de la soirée dans la revue dont on fêtait l’anniversaire. Publié sur Internet, en accès libre, il comprenait la liste des invités, rendue ainsi accessible à un large public, comme ce fut le cas pour la fête du Fouquet’s le 6 mai 2007, à l’occasion de l’élection de M. Nicolas Sarkozy.

 

L’argent décomplexé affiche ses victoires et sa santé. La classe dominante s’expose avec une ostentation que la vieille richesse prenait soin d’éviter. La visibilité des rouages du pouvoir montre des dominants conquérants et assurés de leur avenir, la guerre des classes dont parle l’un d’entre eux, M. Warren Buffett, leur semblant définitivement gagnée. Mais la crise financière et le rejet de cette société dont les inégalités sont devenues insupportables remettent en cause, une fois de plus, cet exhibitionnisme de la domination et laissent présager une nouvelle phase de discrétion prudente.

 

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

Sociologues. Dernier ouvrage paru : Le Président des riches, Zones, Paris, 2010.
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 03:45

PCF : Pierre Laurent va entrer au Sénat

 

Par Europe1.fr avec AFP


Publié le 5 septembre 2012 

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, fera son entrée le 20 septembre au Sénat où il remplacera Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), qui démissionne de son mandat a annoncé mercredi.

 

Le groupe CRC qui compte 21 membres dont 11 femmes est devenu le groupe clef de la majorité sénatoriale, n'étant pas tenu, contrairement aux écologistes et radicaux de gauche, à une participation au gouvernement Ayrault.

 

Pierre Laurent figurait en 9e position sur la liste commune de la gauche aux élections sénatoriales de septembre 2011. Les huit premiers ayant été élus directement, c'est au numéro un du PCF que revenait le siège.

 

Ce passage de témoin était prévu dès les sénatoriales de 2011. Nicole Borvo Cohen-Seat, élue depuis 1995, ne voulait pas se représenter pour un troisième mandat mais elle avait finalement accepté à condition de laisser sa place à Pierre Laurent en cours de mandat, avait-elle indiqué à l'époque.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 20:33

 

L’hôpital en réanimation. Le sacrifice organisé d’un service public emblématique, Bertrand Mas, Frédéric Pierru, Nicole Smolski, Richard Torrielli (dir.),

Éditions du Croquant, 2011.

Par Igor Martinache

 

Ce n’est pas le moindre des paradoxes de notre époque : le système de santé, et notamment l’hôpital public, est malade et sa situation ne semble guère s’arranger. On en connaît les symptômes – franchises médicales, déremboursements, pénurie de soignants, etc. –, qui compromettent toujours davantage l’accès aux soins pour tous, mais le diagnostic s’arrête trop souvent à ce stade. D’où l’intérêt d’un ouvrage comme celui-ci, issu d’un colloque organisé par le Syndicat national des praticiens hospitalier anesthésistes-réanimateurs élargi (SNPHAR-E).


Les 27 contributions qui le composent émanent de médecins, mais aussi de sociologues, économistes et politistes, qui décortiquent le virus qui ronge aujourd’hui l’organisation de la santé publique. Celui-ci a un nom, la marchandisation rampante, et a été inoculé par une nébuleuse d’agents bien identifiables – patrons d’assurance et de cliniques privées, hauts fonctionnaires et décideurs politiques – qui sont parvenus à réduire les enjeux de santé à une simple question d’efficacité comptable, dont la définition est elle-même largement biaisée. Les auteurs mettent ainsi à jour les soubassements des dernières « réformes » qui ont affecté l’organisation hospitalière, du plan « Hôpital 2007 » à la récente loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » (HPST), dissimulés sous une  novlangue qui prolifère là aussi avec vigueur, qu’il s’agisse des Agences régionales de santé, de la tarification à l’activité ou des groupes homogènes de maladie. Un démontage clair et sans détours qui n’en reste pas moins rigoureux.


L’ouvrage vaut aussi au-delà du sujet dont il traite pour sa trop rare capacité à réunir acteurs et chercheurs, qui plus est de différentes disciplines, ainsi que pour la présentation à la fois fine et pédagogique qu’il fait des principes du  New Public Management, c’est-à-dire cette pénétration croissante des logiques gestionnaires du privé lucratif dans l’ensemble des administrations et services publics, sous couvert de la fausse neutralité d’instruments qui seraient purement « techniques ». Bref, qui dénient la dimension politique de choix qui se présentent sous le masque de la nécessité.

 

La Revue du projet, n° 18, juin 2012

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 20:28

Québec. La nouvelle Première ministre va annuler la hausse des frais de scolarité

Publié le 05/09/2012 | 20:42 , mis à jour le 05/09/2012 | 21:05
Pauline Marois, la nouvelle Première ministre du Québec, lors de son discours à Montréal, le 4 septembre 2012.

Pauline Marois, la nouvelle Première ministre du Québec, lors de son discours à Montréal, le 4 septembre 2012.

(ROGERIO BARBOSA / AFP)
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PRINTEMPS ERABLE - Ce sera l'une de ses premières mesures. La souverainiste Pauline Marois, devenue mardi 4 septembre la première femme chef de gouvernement de la province du Québec (Canada), compte annuler rapidement la hausse des frais de scolarité. Cette mesure, décidée par le gouvernement libéral sortant de Jean Charest, a été à l'origine du printemps érable, le plus long conflit étudiant du pays.

Pauline Marois, dont le premier discours a été entaché par une fusillade mardi à Montréal, compte aussi supprimer la loi spéciale du 18 mai limitant les manifestations. Officiellement censée garantir le libre accès aux cours des étudiants non-grévistes, elle a contribué à retourner une partie de l'opinion publique.

Un gouvernement formé dans les prochains jours

Les Québécois, jusque-là favorables à la hausse des frais de scolarité (+82% sur sept ans) pour financer les université, se sont retournés contre leur gouvernement, jugeant qu'il allait trop loin et empiétait sur les libertés fondamentales. Notamment la liberté d'expression.

Pauline Marois avait pris fait et cause pour les étudiants, arborant leur emblème, le carré rouge, à l'Assemblée nationale. Elle leur promettait d'annuler, en cas de victoire aux législatives, les mesures prises par les libéraux. Jean Charest en avait fait un argument pour l'accuser de se mettre du côté de "gens de la rue" pratiquant "la violence et l'intimidation". Le Parti québécois n'en a pas moins remporté, mardi, les législatives, d'une courte tête. La Première ministre doit former, dans les prochains jours, un gouvernement minoritaire.

FTVi avec AFP

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 12:23
Mercredi 5 septembre 2012

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Cher-e-s collègues,

 

Mon cher Claude Bartolone, puisque tu as évoqué la franchise de nos échanges, je vais vous en faire la démonstration.


Que cette intervention fut difficile à écrire tant la situation est complexe et que l’espoir laisse un peu trop de place au doute.

Il fallait battre Sarkozy, ensemble nous l’avons fait. Vous aviez déclaré qu’il serait incompréhensible qu’aucun ministre ne soit issu de la Seine Saint Denis, vous voilà le quatrième personnage de l’Etat. Enfin vous aviez déclaré que le président de la République dès son élection devrait se pencher sur la situation de notre département, nous le souhaitons parce que nous réclamons justice.

 

Dans une interview au « Petit Parisien », pour faire un clin d’œil à Gilbert Roger, vous affirmez votre fierté d’avoir changé l’image de la Seine Saint Denis, certes vous y avez contribué  mais vous n’êtes ni le premier ni le seul, oui la Seine Saint Denis a des capacités formidables par sa jeunesse, sa culture. Mais  ces derniers jours encore sur des radios, pour parler des banlieues ou du métier à risque des enseignants on citait la Seine Saint Denis. On ne changera pas l’image sans changer la situation sociale des habitants de ce département.

 

Durant ces quatre ans nous avons dénoncé ensemble les transferts non compensés de l’Etat, 1,100 milliard d’Euros aujourd’hui. Les 36 millions d’Euros du ticket modérateur, le gel de la DGF, la contribution du 93 sur les DMTO, les refus de compensation pour la maison du handicap où vous avez été jusqu’au procès contre l’Etat et où nous avons gagné, même si le compte n’y est pas tout à fait. Et puis l’injustice de la charge sur le seul département des mineurs isolés.

Vous avez demandé lors du vote du dernier budget le remboursement de la dette. Les dégâts de la politique des précédents gouvernements seraient trop longs à citer.

 

Pour équilibrer le budget il a fallu augmenter  les impôts de 16% en 4 ans. C'est-à-dire que le Conseil général a été amené  à faire  payer essentiellement aux familles et aux plus modestes les cadeaux qui étaient faits par le gouvernement de droite aux plus riches et à la spéculation financière car telle est l’injustice du recours à l’impôt local à la place de la solidarité nationale. La dette du département a atteint des sommets et pour construire des collèges vous avez décidé d’avoir recours aux PPP, que nous condamnons et nous assumons cette attitude.

 

Mais cela n’a pas suffi, des coupes sombres ont été faites dans les services aux habitants, notamment dans l'aide à la mobilité, suppression de l’aide aux jeunes sur la carte imagin’R et augmentation de la carte améthyste pour les anciens, suppression de l'aide à l’acquisition d’un ordinateur pour les collégiens entrant en 6ème et surtout en 2012 un gel des dotations aux collectivités en matière d’équipements, gel des effectifs dans des secteurs par exemple : la prévention spécialisée etc.

 

Pour 2013 comment allons nous construire le budget ? Comment le gouvernement va-t-il répondre aux exigences que vous formuliez en tant que président du Conseil général ? Bien sûr, il faut du temps, il faut voter des lois, il faut mettre en œuvre.

 

Bien entendu la situation de l’école va se stabiliser mais le compte d’enseignants n’y sera pas et l’attraction pour le métier est négative du fait de la faiblesse des salaires. Les emplois d’avenir vont aider de nombreux jeunes mais pourquoi faut-il considérer qu’être jeune est un handicap pour travailler et que cet emploi doit être financé ? Mais surtout quel avenir pour ce jeune à l'issu des contrats, alors que le chômage explose ?

 

Nous avons bien compris que parmi les solutions que vous proposez, vous souhaitez des péréquations entre collectivités pour financer les allocations de solidarité. Mais si elles sont pour une part nécessaires et justes, elles ne suffiront pas dans une période où le traité budgétaire Européen va appliquer la rigueur aux collectivités locales. Mais surtout parce que la solidarité nationale, c’est le moyen de faire contribuer les plus riches et la finance.

 

Notre inquiétude va surtout au traité Merkel Sarkozy que vous allez demander au parlement de voter, pour lequel il n’y a pas eu le changement d’une virgule, d’ailleurs la droite ne s’y trompe pas elle votera ce traité. Pourquoi avoir peur d’une consultation des Français ?

Sous la férule de la règle d’or, nous ne croyions pas que notre département aura autrement qu’à la marge des réponses à ses besoins. Les décisions budgétaires de la Nation seront sous contrôle de la commission de Bruxelles composée de personnalités non élues.

Grèce, Portugal, Espagne, Italie…. L’Europe qui était un espoir se transforme en cauchemar pour les peuples, il est urgent de refonder cette Europe. Les services publics sont désignés comme responsables, partout on privatise, on licencie des enseignants, des policiers, on détruit les systèmes sociaux.

Mais la crise des sub-primes, les salaires délirants des traders, les spéculations effrénées, ce ne sont pas les services publics qui en sont responsables mais la folie spéculative qui va jusqu’aux denrées alimentaires.

 

Citroën Aulnay  est un exemple parmi beaucoup trop d’autres de ce monde fou où l’homme n’est plus placé au centre de toutes les décisions politiques et économiques car ce sont des pans entiers de l’industrie française qui disparaissent même quand ils sont rentables. C’est  la logique  absurde qui guide l’Europe et la détruit de plus en plus rapidement. Parce que la fermeture annoncée de PSA Aulnay aura des conséquences sur les salaires et les conditions de travail des autres sites. Parce que c’est en plein cœur des villes qui ont connu les révoltes urbaines que des milliers de familles risquent de connaître le chômage. Notre groupe luttera avec les salariés pour la continuité de la production de la C3 et la venue d’un nouveau véhicule propre. C’est bien la question des droits des salariés, de la bataille contre l’appel à la baisse du coût du travail rendu responsable de la crise et contre la flexibilité que nous devons mener. A ce propos, on ne peut qu’être inquiets de la déclaration de Michel Sapin à l’université du MEDEF « les entreprises aussi ont besoin de sécurité ! Aujourd’hui le droit de licenciement et ses conditions d’application ne sont pas sécurisants pour les entreprises, on ne sait pas combien de temps va durer la procédure, combien elle va coûter… » Je vous laisse apprécier !

 

C’est bien parce que vous êtes Président de l’Assemblée Nationale issu de notre département et que la situation est grave que notre groupe s’exprime ainsi, répondant à votre invitation à un débat franc. Si l’on veut répondre aux besoins des habitants de notre département il faut se parler franchement car nous en avons besoin mais dans la cordialité, comme vous l’avez toujours fait.


Aujourd’hui la candidature de Stéphane Troussel à la présidence du Conseil général nous est proposée par le groupe socialiste.


Nous avons rencontré Stéphane Troussel, qui est conscient des difficultés qui l’attendent du fait du contexte économique et social. Il nous a fait part de sa volonté d’un travail plus collectif.


Nous ne connaissons pas sa position sur le traité, peut être nous en dira t-il plus aujourd’hui ?

 

On nous a posé la question : « allez-vous présenter un candidat ? ». Nous ne confondons pas, le changement de président dans ces circonstances n’est pas la conséquence d’une campagne électorale. Nous verrons comment dans la pratique se traduit la volonté de Stéphane Troussel de travailler plus collectivement et nous en tiendrons compte.

 

Pour nous l’évolution du fonctionnement démocratique de la vie du Conseil général sera de donner plus de pouvoir aux citoyens et changer le rôle du conseiller général, nous comptons prendre toute notre part aux Etats généraux des collectivités locales et au projet de loi de Madame Lebranchu.

 

C’est dans cet esprit, celui de réussir l’alternative à une politique qui a fait tant de dégâts, que nous soutiendrons la candidature de Stéphane Troussel.

 

 

Le blog de Elus front de gauche CG 93

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 10:14

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:39

Françoise David rejoint Amir Khadir à l’Assemblée nationale

Rayonnante, Françoise David a remercié hier soir les électeurs de Gouin pour son élection : « Je pense que vous faites plaisir à beaucoup de monde. »
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Rayonnante, Françoise David a remercié hier soir les électeurs de Gouin pour son élection : « Je pense que vous faites plaisir à beaucoup de monde. »
La voix de Québec solidaire (QS) continuera de résonner à l’Assemblée nationale. Et elle sera plus forte, puisque les coporte-parole Françoise David et Amir Khadir y siégeront côte à côte dès l’ouverture de la nouvelle législature.

« Debout ! Debout ! Françoise ! Françoise ! », scandaient les 2000 solidaires rassemblés à l’Olympia, à Montréal, à l’annonce de l’élection de la présidente de la formation politique dans la circonscription de Gouin.


Le fief du Parti québécois (PQ) est tombé mardi soir dans l’escarcelle de Québec solidaire. Françoise David récoltait au moment de rédiger ces lignes 46 % des votes, comparativement à 32,5 % pour le député péquiste sortant, Nicolas Girard. « Quelle joie ! », a déclaré la nouvelle élue après s’être faufilée tout sourire entre ses sympathisants, agglutinés dans le parterre de la grande salle. Mme David a exprimé sa gratitude aux électeurs de Gouin qui « croient en [elle] et en Québec solidaire ». « Ce soir, vous, gens de Gouin, je pense que vous faites plaisir à beaucoup de monde », a-t-elle ajouté.


Pour sa part, Amir Khadir a été réélu avec facilité dans la circonscription de Mercier, arrachée au PQ lors des élections générales de 2008. Jean Poirier, qui briguait les suffrages sous la bannière du PQ, a échoué à ravir au premier élu solidaire la circonscription montréalaise, dont les limites épousent grossièrement celles de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Le coporte-parole de QS jouissait, mardi en fin de soirée, d’une avance confortable d’environ 6800 votes sur l’ancien président du syndicat d’Aveos. En 2008, il s’était emparé de la circonscription, aux mains du PQ depuis plus de cinq ans, avec une majorité de 810 votes sur son principal adversaire, Daniel Turp.


D’autres espoirs


Québec solidaire a toutefois échoué à faire tomber le fief de Sainte-Marie -Saint-Jacques, aux mains du PQ depuis 1989. Récoltant plus du quart des votes, la candidate Manon Massé accusait un retard de près de 2250 voix sur le candidat vedette du PQ, Daniel Breton (35 %), au moment d’écrire ces lignes. « Nous sommes victimes du mode de scrutin… mais ça va changer. Il faut dès maintenant se mettre en marche ! », a déclaré Manon Massé aux militants en fin de soirée.


L’état-major de QS nourrissait d’autres fous espoirs dans la circonscription de Laurier-Dorion, soit celui de faire élire Andrés Fontecilla. Pari perdu. Profitant de la division du vote entre le PQ et QS, Gerry Sklavounos (PLQ) s’est faufilé au premier rang. « C’est pas grave. On bâtit pour l’avenir », a dit Amir Khadir.


Quelque 6 % des électeurs québécois se sont tournés vers QS. « Beaucoup plus de gens que ça nous aiment. On est même leur choix, leur favori, mais ce foutu mode de scrutin les a forcés à voter contre et non pour leurs idées », a affirmé M. Khadir, convaincu que son parti aurait pu récolter bien plus de votes.


« Je vais à l’Assemblée nationale parce que la justice, ce n’est pas qu’un mot, on veut que ça soit la réalité », a conclu Amir Khadir, qui savourait avec Françoise David un « moment de doux espoir pour le Québec et Québec solidaire ».

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 08:27

Emplois d'avenir: une "première réponse" non "durable" pour le Front de gauche

Alors que le projet de loi sur les emplois d'avenir doit être examiné la semaine prochaine par le Parlement, les députés du Front de gauche ont déposé une série d'amendements sur ce dispositif qui "peux apporter une première réponse" pour les jeunes concernés mais "ne permettra pas de leurs assurer un accès durable à l'emploi".


Les députés du Front de gauche "ont déposé des amendements visant à ce que ces contrats ouvrent vraiment un avenir. Ils les défendront âprement, pour que le changement se traduise concrètement et sans attendre, en particulier pour les jeunes", écrit dans un communiqué Marie-George Buffet, qui défendra les positions de son groupe lors du débat sur le projet de loi la semaine prochaine à l'Assemblée.

 

Selon la députée de Seine-Saint-Denis, "il est indispensable d'inclure dans ces contrats une formation qualifiante, un accompagnement sous la forme notamment d'un tutorat et une obligation de pérennisation de ces emplois" "En outre, les acteurs concernés (syndicats, élus, organisations de jeunesses, missions locales) doivent avoir un pouvoir de contrôle du dispositif", ajoute-t-elle.

 

"Les contrats d'avenir professeur, pour leur part, peuvent marquer une démocratisation de l'accès aux professions d'enseignement. Mais, là encore, ce dispositif ne saurait être assimilé à un véritable pré-recrutement par l’Éducation nationale, réclamé par les syndicats, qui préserverait le statut de la fonction publique", souligne Marie-George Buffet.

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 04:10

Traité européen : Le Pen, telle un coucou, veut parasiter le nid de ses adversaires

A l'appel du Front de gauche et d'acteurs du mouvement social, la mobilisation contre le Traité européen, pour une Europe de la solidarité et contre l'austérité, prend de l'ampleur. Cela gêne Marine Le Pen qui a choisi pour sa rentrée, telle un coucou, de parasiter le nid de ses adversaires. La voilà donc qui réclame un réferendum mais pour demander de dissoudre la zone euro, autrement dit de remplacer la catastrophe de l'austérité généralisée par une autre catastrophe plus grande encore.

 

Personne n'est dupe. Les habituels discours de division des salariés européens qui opposent les peuples les uns aux autres ne sont pas les nôtres. Ils servent surtout de repoussoir idéal en faveur du camp qui veut l'adoption du traité Sarkozy/Merkel et ce, sans que les Français puissent donner leur avis.


Le Front de gauche ne tombera pas dans ce piège grossier. Face à la campagne égoïste du FN, nous portons face à l'Europe de l'austérité, le projet d'une Europe solidaire unissant les Italiens, les Grecs, les Espagnols victimes de l'austérité érigée en dogme par les promoteurs de ce traité.


Le Front de gauche, en lançant sa campagne, en mobilisant pour une grande manifestation fin septembre contre ce traité et pour la consultation des Français, veut promouvoir et refonder cette Europe. En somme, tout le contraire du discours du FN.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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BRUNO FORNACIARI

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