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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 12:22

Pierre Laurent appelle Mélenchon à "se garder de réactions caricaturales, voire insultantes"

Le Monde.fr | 26.06.2012 à 17h35 • Mis à jour le 26.06.2012 à 17h35

Par Eric Nunès


Pierre Laurent, dimanche 18 mars, pendant l'émission "Radio France politique".

Bertrand : Jean-Luc Mélenchon parle de "carence de direction politique" dans votre parti, que répondez vous ?


Pierre Laurent : D'abord, il a parlé de carence de direction politique dans le Front de gauche, à propos des élections législatives. Je pense que chacun devrait faire attention aux déclarations à l'emporte-pièce sur nos résultats dans ces élections.

Nous avons progressé en voix et en pourcentage, et notre recul en nombre de députés est d'abord dû à l'injustice du système électoral et aux effets d'une présidentialisation aggravée des comportements politiques. C'est donc un sujet de réflexion pour toutes les femmes et tous les hommes de gauche.

Nous avons enregistré ce progrès y compris dans la plupart des circonscriptions où nous perdons un député sortant.

 

Je crois moi aussi que nous avons manqué de lisibilité nationale dans ces élections législatives. Mais contrairement à Jean-Luc, je ne pense pas que la campagne menée localement par nos candidats, a fortiori dans les circonscriptions sortantes, soit en cause.

 

Jeanne : Croyez vous comme Mélenchon que les communistes ont tenté individuellement de "sauver leur peau" ?


 C'est contraire à toute la réalité de la campagne, qui a été menée collectivement au nom du Front de gauche.

Si on veut sérieusement s'interroger sur les électeurs qui avaient voté pour nous à la présidentielle et qui ne l'ont pas fait aux législatives, il faut chercher les raisons ailleurs.

 

Une partie d'entre eux ont sans doute considéré, à tort, que l'essentiel avait été fait en votant contre Nicolas Sarkozy. La présidentialisation excessive des comportements électoraux ne nous épargne pas.

Par ailleurs, d'autres électeurs ont sans doute eu du mal à comprendre comment nous entendions être utiles à la réussite d'une politique de gauche dans la nouvelle situation créée par l'élection de François Hollande.

Ils ont du coup estimé que la seule question posée était de lui donner une majorité, en sous-estimant ce que nous voulions mettre en valeur : la qualité de cette majorité parlementaire et l'importance de compter ou non en son sein un groupe Front de gauche.

 

C'est une leçon qu'il faudra retenir pour les batailles à venir.

 

Aline : Comment décryptez vous les attaques de Jean-Luc Mélenchon ?


 A l'issue d'une période électorale aussi intense, il est normal que toutes les formations du Front de gauche tirent les leçons des scrutins et confrontent leurs idées sur la suite à donner.

 

Que s'expriment des opinions différentes au sein même du Front de gauche n'est pas en soi un problème.

En revanche, je pense que chacun devrait se garder de réactions caricaturales, voire insultantes, sur la campagne de nos candidats.

 

L'exigence de confrontation n'exclut pas la solidarité et surtout, impose que nos jugements soient étayés sur des analyses approfondies et non des racontars. Je souhaite, j'espère que cela sera le cas très vite, que ces premières réactions laissent la place à ce nécessaire travail d'analyse dont nous avons besoin pour relancer de plus belle la dynamique conquérante du Front de gauche.

 

Lire aussi : Front de gauche : le bilan des législatives provoque des tiraillements

 

 

Annick : Le parti communiste ne doit-il pas reprendre de l'espace vis à vis de Jean-Luc Mélenchon le soliste ?


  Le Parti communiste ne s'est jamais senti à l'étroit dans le Front de gauche. Depuis le début, cette construction politique est une construction que nous avons voulue collective. Evidemment, l'élection présidentielle l'a personnalisée à l'excès.

Nous le savions, puisque nous réclamons au Front de gauche le dépassement de ce système et une VIe République.

 

L'essentiel est maintenant que le Front de gauche retrouve le visage collectif qui a fait son succès et qui peut permettre le développement de sa démarche de rassemblement. Le Parti communiste utilisera évidemment, comme il l'a toujours fait, sa liberté de parole pour favoriser cette démarche unitaire.

 

Stéphane : Le Front de gauche est-il dans la majorité ou est-il une opposition de gauche au Parlement ?


 Je considère que le Front de gauche est une des composantes de la majorité de gauche que le peuple a formée en permettant les victoires électorales aux élections présidentielle et législatives. Sans la contribution du Front de gauche, ces victoires n'auraient pas été possibles.

 

En même temps, nous ne nous reconnaissons pas dans la vision gouvernementale qui consiste à tirer un trait d'égalité entre cette majorité de gauche dans le pays et la composition du gouvernement. C'est une des raisons pour lesquelles nous avons décidé de ne pas participer à ce gouvernement.

 

La seule feuille de route de ce dernier est le programme du candidat socialiste du premier tour, alors que la majorité qui a permis son élection au deuxième est plus diverse que cela.

Nous sommes donc au Parlement une composante active de la gauche, qui garde sa liberté de parole et de vote.

 

Jaures :  Quelles sont selon vous les raisons de votre échec face au FN ?


 L'échec face au Front national est d'abord celui du système politique actuel. C'est l'enfoncement et le consensus autour de politiques d'austérité et de régression démocratique qui favorisent le désespoir populaire. Le Front national exploite ce désespoir pour promouvoir des solutions de repli xénophobe. Le phénomène n'est pas national, mais il est en ce moment européen.

Le Front de gauche, au contraire, est pour le moment l'une des seules forces qui ait décidé d'engager sur le fond et dans la durée le combat pour faire reculer ces idées.

 

Nous avons commencé à marquer des points en permettant, par exemple, que la contre-offensive sur le terrain des idées se déploie dans le monde du travail. Mais nous ne sommes qu'au début d'une longue bataille, que nous ne prétendons pas avoir aujourd'hui remportée.

 

Yoann Jacquet : Comment jugez-vous la hausse de 2 % du smic par le gouvernement ?


Pierre Laurent : L'annonce d'une augmentation du smic de 2 % est un sévère coup de froid pour tous ceux qui espéraient un tournant dans la politique salariale. Ce n'est pas une bonne nouvelle, non seulement pour toutes celles et tous ceux qui sont privés d'une juste rémunération de leur travail – et je pense singulièrement aux femmes qui représentent l'essentiel des smicards et des bas salaires –, mais aussi pour l'économie nationale, qui ne se redressera pas sans une véritable relance salariale.

 

Le Front de gauche ne lâchera pas sur cette question. Nous serons vigilants sur ce qui sortira de la conférence sociale de la mi-juillet.

 

Et nous sommes déterminés à engager une campagne nationale d'explication et de mobilisation sur les questions des salaires et du pouvoir d'achat, qui restent pour nous une priorité absolue.

 

Henri De Gourges : Quelle est votre position concernant le vote de la confiance au gouvernement, sachant que Jean-Luc Mélenchon s'est prononcé pour l'abstention au nom du Parti de Gauche ?


 Nos deux groupes parlementaires se réuniront dans les jours à venir pour arrêter leur position. C'est d'abord à eux de le faire. Il convient de connaître pour cela le détail des orientations de la déclaration de politique générale qui sera faite par le premier ministre. Il faut apporter à cette question une réponse précise et non une réponse de posture.

A titre personnel, et compte tenu de ce que je connais aujourd'hui de ces orientations, je penche également en faveur d'une abstention.

 

Yoann Jacquet : Que répondez-vous au PS qui explique le manque d'ambition de ses décisions sociales par la nécessité du retour à l'équilibre budgétaire ?


 C'est le cœur du débat que nous avons avec le Parti socialiste depuis des mois. Le prétendu retour à l'équilibre budgétaire qui sert en ce moment à justifier dans toute l'Europe les politiques de réduction des dépenses publiques est un leurre.

En Grèce, en Espagne, en Italie, au Portugal, la mise en œuvre de telles politiques a débouché sur l'aggravation des déficits et non sur leur résorption. Tout simplement parce qu'on ne sortira pas de la spirale actuelle en enfonçant les économies dans la récession. L'investissement public, s'il est correctement contrôlé et orienté, est indispensable à la sortie de crise.

De surcroît, rien n'oblige, à part les exigences drastiques des marchés financiers, à revenir en quelques années sur un rythme d'enfer à l'équilibre zéro, alors que nous vivons dans des situations de déficit depuis des dizaines d'années. Il faudrait étaler le redressement et le construire sur des bases saines de relance de l'activité, et non sur l'austérité.

Nous proposons une logique effectivement inverse à celle qui est mise en œuvre actuellement, en mariant relance sociale et nouveau type de développement.

 

Quentin : Quelle est la position du PCF concernant l'interdiction de la prostitution, sujet que la ministre du droit des femmes a soulevé ?


 Nous sommes favorables à une politique d'abolition de la prostitution, que nous inscrivons plus globalement dans la lutte contre toutes les violences faites aux femmes et contre toutes les marchandisations de leur corps. Cette mesure fait partie de la charte établie par l'ensemble des associations féministes que nous avons signée au nom du Front de gauche et de notre candidat Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle.

Il n'est pas question pour nous de renoncer à cet engagement, que nous portions nous-mêmes depuis longtemps dans des propositions de loi déposées à l'Assemblée nationale. C'est une question éthique fondamentale.

 

Quentin : Les députés communistes vont-ils voter pour le candidat socialiste à la présidence de l'Assemblée,

Claude Bartolone ?


 Ils ont annoncé qu'ils ne présenteraient pas de candidat à ce poste et qu'ils voteraient pour le candidat désigné par le groupe socialiste. Je pense donc qu'ils confirmeront, lors de leur première réunion de groupe, leur vote en faveur de Claude Bartolone.

 

Yoann Jacquet : Comment réagissez-vous à l'entrée de deux candidats soutenus par le FN à l'Assemblée nationale ?

 J'en compte même trois avec Jacques Bompard, élu sous le sigle de la Ligue du Sud dans le Vaucluse. C'est le signe d'une inquiétante banalisation des idées du Front national, à laquelle l'UMP a très ouvertement contribué. Ce n'est pas un hasard si les meilleurs scores et l'élection de députés Front national sont intervenus dans des départements du sud de la France où les dirigeants de l'UMP, sous le label Droite populaire, ont mené campagne sur les mêmes thèmes que le FN.

Maintenant, cela impose aux forces démocratiques de réfléchir aux causes de cette situation et à la nature de la bataille idéologique qui doit être amplifiée auprès des électeurs qui cèdent de plus en plus facilement à ces thèses.

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 07:32

Attentat à Damas : les Américains selon toute probabilité
Des sources très bien informées, notamment les services de renseignements français, il apparaît que l'exécuteur de l'attentat qui a coûté la vie au ministre de la défense, à son vice ministre et à Assef Shawkat et en a blessé plusieurs autres, parmi lesquels se trouve Hicham El Khetiar, le directeur de la sûreté nationale, ne serait que le directeur de cabinet de ce dernier et qui se trouve actuellement dans les locaux de l'ambassade des USA à Damas, distante d'à peine 145 mètres du bâtiment. Tout cela ne serait donc l'œuvre ni de l'ASL, ni d'une quelconque autre organisation mais un téléguidage américain.

On apprend aussi que les mêmes locaux abriteraient pas moins d'une vingtaine de personnes liées à l'opposition en Syrie. L'engin explosif, d'une quarantaine de kilo, aurait été introduit par le directeur de cabinet samedi dernier et caché dans le faux plafond de la salle de réunions. Il a ensuite été actionné à distance. Les mêmes sources parisiennes parlent d'une cellule d'opérations se trouvant dans les locaux même de l'ambassade des USA à Damas.

C'est de cette même cellule d'opérations, à l'intérieur de l'ambassade des USA, que se planifieraient les attentats et les opérations de liquidation, ainsi que les manifestations et sittings.

La même source indique que les locaux de l'ambassade de France fonctionneraient à peu près de la même manière. Les deux ambassades bénéficiant de l'immunité, elles sont devenues le repère de dizaines de figures de l'opposition, y compris armée. On y trouve, entre autres, l'écrivain Yassine Haj Saleh et l'avocate Razan Zaitouneh, qui coordonnent les opérations avec les médias,

Une question demeure : pourquoi les forces de l'ordre n'attaquent pas les deux ambassades alors même que le droit international le leur en donne le droit ? On peut supposer que c'est le grand piège que la Syrie essaye d'éviter, y compris au prix d'énormes sacrifices, savoir éviter un affrontement direct avec les deux puissances.

http://independanceetverite.blog.tdg.ch/tag/syrie http://independanceetverite.blog.tdg.ch/tag/syrie

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 07:28

Le combat des salariés contre les licenciements boursiers à Molex

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  - le 19 Juillet 2012

Le projet de loi contre les licenciements boursiers déposé à l'Assemblée

Le projet de loi interdiant les licenciements boursiers a été déposé ce jeudi par les députés du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR).


Constatant que "notre arsenal juridique permet aux entreprises de licencier en dépit de leur bonne santé économique", les députés du Front de gauche et progressistes ultramarins proposent, dans le premier des deux articles de leur texte, d'exclure du champ légal des licenciements économiques ceux qui sont effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d'au moins un des deux derniers exercices comptables. L'inspection du travail devra mettre en oeuvre cette disposition.

 

L'article 2 prévoit que les entreprises qui bénéficient d'aides publiques s'engagent, en contrepartie, à ne pas réaliser de licenciements boursiers, au risque de devoir restituer les sommes perçues.

 

Economie de casino


Cette proposition de loi, annoncée mardi dernier par le président du groupe André Chassaigne (FG), reprend un texte déposé par les sénateurs du groupe communiste, repoussé le 16 février par une très courte majorité, mais votée par les sénateurs socialistes.

 

Dans l'exposé des motifs, les députés GDR soulignent que "l'ampleur de la crise, la violence des comportements des dirigeants à l'égard des travailleurs qui produisent les richesses (...), la destruction de l'emploi industriel (500.000 emplois détruits depuis 2008) imposent une action rapide du législateur".

 

Citant les multiples cas de réduction d'activité, de fermeture de sites ou de licenciements, notamment chez Air France, Valeo, Carrefour, ArcelorMittal, PSA Peugeot Citroën et Sanofi, les députés notent qu'il s'agit, "dans bien des cas, de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l'augmentation de la part revenant aux actionnaires ou à la constitution de réserves en capital. Les travailleurs sont ainsi relégués au rang de variables d'ajustement d'une économie de casino."

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 07:06

 

- le 19 Juillet 2012

Dans l'Humanité: pétition pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen

Dans son édition de ce vendredi 20 juillet, l'Humanité lance une pétition pour que le peuple décide de l'adoption du Pacte budgétaire européen, derrière lequel se cache la Règle d'or de l'austérité institutionnalisée et la cession de la souveraineté budgétaire à la Commission européenne.


Le gouvernement veut, fin septembre, faire adopter le traité européen de stabilité par le seul Parlement dans un package avec d'autres sujets. les Français doivent être informés.

  • Le texte de la pétition pour un référendum sur le nouveau traité européen:

François Hollande s'était engagé à renégocier pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), appelé aussi pacte budgétaire, signé par Nicolas Sarkozy et Anglea Merkel. Il n'en est rien. Or ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois l'austérité à perpétuité, et le contrôle des budgets par la Commission de Bruxelles.

 

Pourtant, l'expérience montre que cette orientation n'a fait qu'enfoncer les pays européens dans la crise et les peuples dans la souffrance. Nicolas Sarkozy battu, son traité ne doit pas être appliqué. Il faut aujourd'hui un débat public sur les orienations européennes et un référendum sur le nouveau traité.

 

Seul le peuple souverain peut décider de son avenir.


C'est une question de démocratie. Je demande au président de la République de convoquer la tenue d'un référendum sur l'approbation ou non de ce traité (TSCG).

 

  • A lire aussi dans l'Humanité de ce vendredi:

Donnons de la voix, l'édito de Jean-Paul Piérot

"La première bataille à mener: la renégociation", entretien avec la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann

Pacte budgétaire, une rigueur austéritaire

"Nous voulons la voie référendaire", le point de vue d'André Chassaigne, président du groupe GDR à l'Assemblée

"Non à l'austérité dans le droit européen, exigeons un référendum", par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, député au Parlement européen

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 04:05

François Hollande fait volte-face sur la CSG qu'il envisage d'augmenter de 2 à 4 points (entre 25 et 50 milliards selon une révélation du Canard). Ce faisant, le gouvernement contredit les déclarations du candidat Hollande qui disait vouloir fusionner la CSG avec l'impôt sur le revenu pour conserver la taxation sur le patrimoine et les placements permise par la première tout en neutralisant son absence de progressivité (sa ponction sur les salaires est la même -7,5 % - que l'on soit smicard ou PDG). 

 

Explication du Canard : "Le but avoué de cette ponction supplémentaire dans le porte-monnaie des Français ? Permettre de compenser une baisse des charges patronales afin de rendre les entreprises compétitives."


L'idée de la baisse des charges patronales et de son financement par la CSG (et même par la TVA et une hausse de la fiscalité des retraités !) est de Louis Gallois, le commissaire général à l'Investissement, rien moins que l'ancien patron du groupe aéronautique EADS ! Un patron conseiller des socialistes, mais où vont-ils chercher ça ?

 

Le Canard en conclut, fin analyste, que, "A l'arrivée, quel que soit le prélèvement choisi, les ménages paieront un large tribut à la baisse des charges des entreprises" en rappelant comment le gouvernement compte se gagner les syndicats pour faire avaler la potion amère au bon peuple : "A la conférence sociale, raconte un conseiller de Hollande, nous avons fait accepter aux partenaires qu'il n'y avait pas de sujet tabou et que tout devait être négocié : le coût du travail par les syndicats, et les rémunérations des patrons par le Medef". L'épouvantail d'une "maîtrise" des "salaires" des patrons contre la triste réalité d'une baisse du pouvoir d'achat des salariés ! Décidément égaux à eux-mêmes nos sociaux-libéraux ...

 

Eh, camarades du Front de gauche on s'abstient toujours sur la confiance à ce gouvernement pour continuer à faire majorité avec lui (voir ci-dessous)?

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Le gouvernement envisage, tout en gardant la date de mars 2014 pour les prochaines élections municipales, de repousser d'un an les élections territoriales qui devaient se tenir à la même date. La raison, selon le Canard : "Le gouvernement s'attend à prendre une raclée aux municipales de 2014, au coeur de la période de rigueur qui s'annonce. Mais il espère une reprise en 2015. Pile-poil pour sauver les 21 des 22 Régions et 60 des 100 départements que dirige la gauche" Une raclée aux municipales ? Tiens, donc...Dès le début du "changement maintenant", nos gouvernants envisagent donc que les électeurs (et à leur façon les abstentionnistes et votants en blanc) leur fassent subir le "changement-dehors!" dans deux ans ? Et si on leur imposait le changement sans attendre? Par la rue à la rentrée ?

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S'il y en a un qui travaille à son "changement maintenant", c'est bien Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti Communiste. Fidèles à la ligne de conduite du Front de gauche de ne pas se poser en opposition à un gouvernement dont on vient de voir que, sans surprise, il trace sa route vers l'austérité comme il est inscrit dans le logiciel social-libéral, les députés emmenés par le communiste Chassaigne se sont abstenus sur la confiance au gouvernement tout en précisant qu'il ne fallait surtout pas voir là un vilain geste de défiance mais une contribution constructive au succès de "la" gauche ! Il n'y a que Gauche Anticapitaliste pour décoder cette gymnastique politicienne comme un "refus de voter la confiance". Mais passons, laissons nos anticapitalistes fringants membres du Front de gauche faire leur apprentissage des zigzags de cette coalition..

 

Revenons à Pierre Laurent justement en plein zigzag politique puisque le Monde nous informe qu'il va devenir sénateur ...sur la liste PS-EELV-PCF ! Eh, oui, on l'avait oublié avec toutes ces envolées sur la (re)prise révolutionnaire et citoyenne de la Bastille et les tacles sévères sur Hollandréou-capitaine de pédalo pendant la présidentielle : Pierre Laurent était 9e sur la liste sénatoriale PS-EELV de Paris mais non-élu. Et, comme le rappelle le communiste unitaire Roger Martelli, "Il y avait une tradition de réserver aux dirigeants haut placés du parti des circonscriptions bastions, taillées sur mesure. Le problème c’est que ces circonscriptions n’existent plus aujourd’hui. Il a donc fallu bricoler." Que c'est candidement dit : la politique est un art du bricolage! Il aura suffi de faire démissionner une sénatrice PCF, de faire "monter" le secrétaire national du PCF et le tour est joué ! "Lors des sénatoriales, deux places avaient été réservées aux communistes sur la liste d’union PS/Europe Ecologie-Les Verts/PCF à Paris. Une seule était éligible (la sixième) mais réservée à une femme. M. Laurent, lui, était en 9e position sur la liste. Place du Colonel-Fabien, on avait donc imaginé que Mme Borvo Cohen-Seat se représente pour s’effacer en cours de mandat. Les huit premiers de la liste ayant été directement élus, c’est au numéro un communiste que revenait le siège dans un tel cas de figure.

 

Un des principaux dirigeants du Front de gauche aura enfin le mandat électif qui lui faisait défaut, lequel défaut ternissait son punch politique.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 08:07

Non à la casse de l’usine de PSA Aulnay : signez la pétition ! (CGT)

Pour protester contre les projets de fermeture de l’usine Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois, signez la pétition !


Nous tenons par notre signature à protester contre les projets de fermeture de l’usine Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois. Ce ne sont pas moins de 4 000 emplois qui seraient détruits en cas d’abandon par la direction du site de PSA Aulnay ! Une grande partie de ces salariés vivent en Seine Saint-Denis, département aux 121 000 demandeurs d’emploi déjà particulièrement frappé par le chômage !

 

Rien ne peut justifier un tel choix. PSA est une entreprise qui ne rencontre aucune difficulté financière. Ses ventes sont au plus haut niveau avec son record historique de 3,6 millions de véhicules vendus en 2010. La direction de PSA a déclaré disposer de 11 milliards d’euro de réserve. De plus, PSA reçoit en permanence des aides financières de l’Etat : aides à la recherche, dégrèvement des cotisations sociales, prêt de trois milliards d’€, prime à la casse, 

Il est inadmissible que ces subventions aident ce grand groupe industriel à fermer les usines, détruire les emplois, jeter des travailleurs à la rue. Nous exigeons le maintien du site de production d’Aulnay-sous-Bois par engagement écrit et signé de la direction de PSA et du gouvernement.

 

>>> SIGNEZ LA PÉTITION


CGT PSA Aulnay

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 19:39

La BNP les doigts dans le pot de confiture fiscale

Vendredi 13 Juillet 2012 à 12:00 | Lu 19288 fois I 22 commentaire(s)


Xavier Harel - Marianne


En avril, Baudouin Prot, le président de BNP Paribas a été entendu par la commission d’enquête sénatoriale sur les paradis fiscaux qui rendra son rapport le 17 juillet. Ses réponses, sous serment, sont en contradiction des documents dont disposent les sénateurs et que Marianne a pu consulter…


(Une agence BNP Paribas à La Défense - SOLAL/SIPA)
(Une agence BNP Paribas à La Défense - SOLAL/SIPA)
Entendu sous serment le 16 avril dernier par la commission d'enquête du Sénat sur l'évasion des actifs et ses incidences fiscales – commission que préside le sénateur UMP Philippe Dominati -, Baudouin Prot, le président de BNP Paribas, a répondu à toutes les questions mais, bizarrement, il n'a pas convaincu.

Créée début 2012 pour comprendre pourquoi les entreprises du CAC 40 sont deux à trois fois moins imposées que les PME et comment les riches contribuables français dissimulent leur fortune à l'ombre des paradis fiscaux, la commission sénatoriale a auditionné une bonne centaine de personnalités qualifiées, mais la prestation de Baudouin Prot, elle, a suscité davantage de suspicion que d'enthousiasme. En effet, les sénateurs ont mis la main sur un certain nombre de documents internes de BNP Paribas qui semblent contredire le témoignage du premier banquier français. Au point que le rapporteur de la commission, Eric Bocquet (groupe communiste), et les sénateurs Marie Noëlle Lienemann (groupe socialiste) et Corinne Bouchoux (groupe écologiste) ont souhaité obtenir des précisions.

La commission du Sénat a même adressé un courrier à BNP Paribas pour qu'elle s'explique à nouveau. Et la réponse de la banque, signée Jean Clamon, délégué général et responsable de la coordination du contrôle interne de BNP Paribas, ne s’est pas fait attendre : « nous ne pouvons avoir l’assurance que nos clients remplissent leurs obligations de déclarations concernant les avoirs que nous détenons pour eux vis-à-vis des autorités françaises et étrangères ».
Comme les sénateurs, Marianne a comparé les déclarations de Baudoin Prot avec les documents internes de BNP Paribas… 


Le «parapluie luxembourgeois» est refermé

Comme l'avait révélé Marianne dès le 6 novembre 2010, BNP Paribas commercialisait depuis le milieu des années 2000, en Suisse et à Monaco, une Sicav magique, baptisée Luxumbrella (le parapluie luxembourgeois), forte de 980 millions d’euros de dépôts. Son principal intérêt était de contourner la retenue fiscale à la source de 35%, appliquée dans les pays pratiquant le secret bancaire. Pour y parvenir, la banque avait interposé un mandat de gestion, « le Mandat First », entre le client et la sicav. Baudouin Prot affirme que cette sicav a été « présentée à tort en avril 2010 par un responsable de Monaco comme un produit majeur et essentiel du groupe ». A l’entendre,  Luxumbrella n'avait « pas d'autre objet que de mutualiser les coûts ».

Or, cette sicav a fait l'objet de dizaines de présentations depuis son lancement en 2005, comme en attestent de nombreux documents. Une présentation datée de juin 2008, intitulée Short Term Invest, indique même ainsi que le mandat First est « ecofin compliant, donc pas de retenue à la source ». Un document interne sur les mandats de gestion et conventions de conseil en Suisse, daté de mai 2010, précise par ailleurs que, « si vous êtes résident de l'Union européenne, votre mandat n'est pas concerné par l'impôt communautaire prélevé sur les revenus de l'épargne ». La banque a retiré cette sicav du marché en mai dernier, juste après l’audition de Baudouin Prot au Sénat« Le produit n'est plus commercialisé, il n'y a donc plus de débat », explique-t-on chez BNP Paribas.

Le paradis fiscal, ce n'est pas pour les Français

Selon la revue Alternatives Economiques, avec 189 antennes locales, BNP Paribas est la banque française qui dispose du plus grand nombre d'établissements dans les paradis fiscaux. Des chiffres contestés par Baudouin Prot, qui a profité de son audition au Sénat pour apporter « des données précises » : il y aurait quatre entités à Singapour, huit en Suisse et douze à Hong Kong. Dans un rapport à paraître, le Comité catholique contre la Faim dans le monde (CCFD) a épluché le  « document de référence et rapport financier annuel 2011 » et en a décompté respectivement huit, dix et vingt-deux aux mêmes endroits.

Lors de la même audition, le président de BNP s'est vigoureusement défendu de faire la promotion des trusts, ces structures juridiques particulièrement opaques, souvent situées dans les pays anglo-saxons et dont l'identité des bénéficiaires est soigneusement tenue secrète. « Le produit n'est pas promu par le groupe auprès de ses clients français », affirme Baudoin Prot. Or, plusieurs documents internes, faisant l’éloge « d’une confidentialité et une discrétion renforcée » attestent du contraire. Pour les banques, le trust est l’assurance de garder le client. Le patron de l'ingénierie patrimoniale de la banque, Eric Aubin, parle même de « glue effect » ou « effet colle ». Une fois le trust créé, le client devient captif. Un document de BNP Paribas Wealth Management rédigé par Miles Lecornu, directeur de Jersey Trust, et par Lay Bee Loh, directeur du département trust à Singapour, souligne que le trust est le meilleur moyen de gérer toutes les étapes de la fortune.

Comme le rappel un document maison, à Jersey, « une fondation n'est pas autorisée à fournir des informations sur la fondation à qui que ce soit (y compris ses bénéficiaires)». Bon courage au fisc qui voudrait y voir clair. En 2010, BNP Paribas gérait 4207 trusts pour le compte de clients fortunés à Hong Kong et Singapour. Interrogée par Marianne, BNP Paribas répond : « les contribuables français n'ont pas accès à ce type d'instrument. Un Français qui se rendrait à Jersey ou à Singapour pour créer un trust verrait son dossier rejeté par BNP Paribas ». Dont acte : les Français sont exclus, mais le reste du monde peut en revanche s'offrir les services de BNP.

De bons conseils... gratuits

« Le conseil fiscal ne fait pas partie des prestations » offertes par la banque, a indiqué Baudouin Prot aux sénateurs. Un document interne du 23 janvier 2009, intitulé « international tax & estate planning », présente néanmoins sur une cinquantaine de pages une panoplie impressionnante de montages fiscaux passant par les Iles vierges britanniques, le Liechtenstein, les Bahamas, la Suisse ou encore Panama, dont la seule raison d'être est de réduire au strict minimum taxes et impôts. Ce document rappelle que la banque n'a pas le droit d'effectuer ce genre prestation ; « en conséquences, les experts chargés de faire de l'optimisation fiscale ne facturent pas de commission à leurs clients, il s'agit de services de grande valeur offerts gratuitement. Comme les services gratuits sont une denrée rare, utilisez nos spécialistes de l'optimisation fiscale efficacement ! ».

La plaquette, que Marianne s’est procurée, détaille également, schémas à l'appui, comment un investisseur étranger peut contourner la fiscalité française sur l'immobilier en créant une cascade de sociétés au Luxembourg. Elle propose même des solutions clés en main pour les activités d'import-export. La banque recommande ainsi de faire appel à un intermédiaire britannique (UK agent) et de constituer une société dans les îles vierges britanniques (BVI). La commission de 5% de l'agent commercial britannique est certes taxée à 30% mais « 95% du profit généré par l'agent est transféré au principal (la société BVI) sans être taxé au Royaume-Uni ». Pour BNP Paribas, « cette présentation est obsolète. Il ne s'agit pas de conseil, mais d'une information à titre préparatoire et légal ». 

Le mot de la fin revient à Baudouin Prot. Le banquier a reconnu devant la commission d'enquête : « en termes d'évasion fiscale, nous n'avons pas d'activité forte ». Lapsus ? La phrase a certes été supprimée des compte-rendus écrits, mais demeure dans les enregistrements vidéo.
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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 17:34

André Chassaigne, président du groupe Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale

  - le 17 Juillet 2012

Assemblée: le Front de gauche s'attaque aux licenciements boursiers

Les députés du Front de Gauche vont déposer rapidement une proposition de loi sur l'interdiction des licenciements boursiers.


C'est ce qu'a indiqué André Chassaigne ce mardi lors d'un point presse. "Il y a urgence. Il faut des avancées législatives. Immédiatement, il faut que l'on puisse voter une loi pour l'interdiction des licenciements boursiers, a lancé le député du Puy-de-Dôme. Nous allons redéposer la proposition de loi qui avait été discutée au Sénat."

 

Pour le Front de gauche, il y a urgence à faire adopter une telle mesure tant les licenciements pour augmneter la rentabilité des entreprises et satisfaire leurs actionnaires sont en augmentation. "Quand on parle de milliers de licenciements, on parle en fait de dizaines de milliers de licenciements!" affirme André Chassaigne, prenant pour exemple les 8.000 suppressions d'emplois chez PSA qui vont se répercuter chez des sous-traitants.

 

Pour 4 voix


"Je rappelle qu'au Sénat, il a manqué quatre voix", a ajouté le président du groupe Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale. Cette proposition de loi communiste avait été rejetée en février dernier à la suite de l'abstention des radicaux de gauche. "Avec la majorité que nous avons dans cette Assemblée, le vote de cette proposition de loi ne doit pas poser problème."

 

André Chassaigne sera reçu à Matignon ce mercredi, ainsi que Nicole Borvo, présidente du groupe communiste au Sénat.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 02:58

- le 16 Juillet 2012

Des féministes contre le voile aux Jeux Olympiques

 

La Ligue du Droit International des Femmes proteste contre l’autorisation par le Comité International Olympique du port du voile par les athlètes féminines des délégations de pays islamiques. L’association, qui lutte depuis les années 80 contre les discriminations faites aux femmes,  dénonce une pratique qui viole la Charte olympique interdisant toute démonstration politique ou religieuse sur les sites des jeux.


La LDIF, qui lutte depuis sa fondation par Simone de Beauvoir pour les droits universels des femmes, s’indigne du non-respect de l’esprit des jeux par certains pays islamiques. La présidente de la ligue, Anne Sugier, et l’avocate Linda Weil-Curiel s’indignent en effet de l’autorisation par le Comité International Olympique de la participation aux jeux d’athlètes iraniennes ou saoudiennes portant le voile en compétition.

 

 

Le voile, contraire à la charte et au serment olympique


« La charte olympique est la seule règle qui s’applique pendant les jeux dans les stades et tous les sites olympiques », explique Linda Weil-Curiel, or « la règle 50 de la charte interdit d’arborer des signes religieux ou politiques », poursuit sa collègue Anne Sugier. Et d’ajouter : « C’est également contraire au serment olympique prononcé par les membres des fédérations olympiques nationales, qui jurent d’être les "ambassadeurs des valeurs universelles" ».

 

Les deux femmes rejettent toute idée de problème religieux dans leurs revendications. Linda Weil-Curiel assure ainsi que « ce n’est pas une attaque contre les religions, les pratiquants, c’est seulement une demande de respect du droit olympique ». Annie Sugier abonde dans ce sens : « Il ne s’agit pas de donner un jugement sur le voile, qu’il y ait des femmes qui soient heureuses de porter le voile, c’est leur problème. Qu’elles soient heureuses ou pas, forcées ou pas, il y a une règle dans le stade olympique que l’on jure de respecter : elles sont parjures en faisant ça ».


La présidente de la LDIT explique que l’ « On a exclu à vie Tommy Smith et John Carlos des jeux olympiques parce qu’ils avaient affiché un signe politique sur le podium des jeux [de Mexico en 1968], le gant noir en signe de soutien aux Black Panthers. On a aussi interdit à deux français en 2008 de porter un badge contre l’attribution des J.O. à Pékin. Donc on ne peut pas laisser des femmes porter un voile pendant les épreuves ».

 


La puissance de l’argent


L’Iran a été le premier pays à envoyer une athlète voilée, aux Jeux d’Atlanta en 1996. Arguant du fait que le voile est un « symbole culturel » et non religieux ou politique, le régime islamique a obtenu l’aval des autorités olympiques. Derrière tout cela pour les deux représentantes de la LDIT, un marché commercial très important (celui de la vente d’équipements islamo-compatibles avec la pratique du sport dans les pays en question), et la question des élections et de la corruption des membres des instances sportives internationales. « Face à la puissance de l’argent et au pouvoir masculin corrompu, il est très difficile de lutter », déplore Linda Weil-Curiel.

 

 

Le prix à payer pour la présence des femmes ?


Si l’association féministe peut se satisfaire de l’absence pour la première fois, lors des prochains J.O. de Londres, de délégations sans femmes (il y en avait encore trois à Pékin en 2008), elle regrette le « prix payé par le CIO » pour y parvenir et l’acceptation de la venue d’athlètes voilées. Mais Annie Sugier déplore surtout le comportement des autres mouvements féministes qui se sont opposées à sa logique : « Les réseaux Femmes et Sport anglo-saxons ont pris position contre nous, sur le registre compassionnel selon lequel il vaut mieux des femmes voilées que pas de femmes du tout. Quant aux associations féministes, ce sont des intellectuelles qui n’ont pas compris l’importance du sport dans les droits des femmes : il y a 10 000 signatures par jour pour protester contre une lapidation, et là, pour une affaire de sport, on en est à 1 500 ».

 

Un isolement préjudiciable par rapport aux réseaux féministes, que Linda Weil-Curiel raille pour leur manque d’ambition : « les féministes remercient toujours pour les miettes qui leur sont jetées… ».

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 02:54

Le grossier mensonge d'Alain Duhamel

Dans une chronique publiée aujourd'hui par Libération, Alain Duhamel, plaide pour une majorité socialiste absolue à l'Assemblée nationale en utilisant un argument scandaleux. Selon lui, "si l'appoint des députés communistes était obligatoire, cela déboucherait à terme sur un blocage et un bras de fer... peut-être même dans un ou deux ans, sur une dissolution téméraire". Autrement dit, un groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale pour faire une majorité, ce serait le scénario catastrophe. Cet argument est fallacieux et mensonger.

 

D'abord, Alain Duhamel oublie qu'il n'y aurait pas eu d'élection de François Hollande sans les 4 millions de voix du Front de gauche et qu'aucun député de gauche ne sera élu le 17 juin sans les voix du Front de gauche. Ces voix doivent-elles, une fois passées les élections, être réduites au silence? Curieuse conception de la démocratie.

 

Ensuite, rappelons qu'au Sénat,sans la présence de sénateurs communistes, la gauche n'est pas majoritaire. Loin d'être un blocage, cela a déjà permis de voter des lois pour encadrer le travail du dimanche, interdire les coupures de gaz et d'électricité, accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales. Et si notre proposition de loi sur l'interdiction des licenciements boursiers n'a pas été votée, c'est parce que 4 sénateurs radicaux de gauche ont fait défaut. Le blocage d'une politique de gauche n'est donc surement pas le fait des communistes et du Front de gauche.

 

C'est exactement le contraire.

 

Enfin, l'hypothèse d'une dissolution provoquée demain par les communistes ou le Front de gauche est une pure invention d'Alain Duhamel. Il cherche à faire oublier que le véritable défi que doit relever la gauche est celui que vient de rappeler Georges Séguy: "Si la gauche ne va pas dans le sens de ce que veut le peuple, il y a aura une réaction sociale terrible". Voilà la vérité qu'Alain Duhamel cherche à escamoter: si la présence de nombreux députés de gauche n'est pas assurée, c'est là que le cap du changement peut-être perdu.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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