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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 06:17

le 20 Juillet 2012

Pacte budgétaire européen: le peuple doit pouvoir décider

L'Humanité lance une pétition pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen. Le gouvernement veut, fin septembre, faire adopter le traité de stabilité par le seul Parlement dans un package avec d’autres sujets. Les Français doivent être informés et consultés. 


La ratification ou non du pacte budgétaire européen, concocté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel et qui demeure tel quel aujourd’hui, sera le premier test de la volonté ou non de la gauche au pouvoir de rompre réellement avec les politiques qui, jusqu’à présent, nous ont amenés, en France comme en Europe, dans le mur de la crise économique, financière et sociale.

La gauche est donc au pied du mur. En effet, François Hollande s’était engagé dans sa campagne électorale à « renégocier ce pacte en privilégiant la croissance, l’emploi et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne ». Or, ce pacte qui met sous la coupe des politiques d’austérité européennes les budgets nationaux reste inchangé. De même que le rôle de la BCE, qui refuse toujours de prêter aux États, mais seulement aux banques privées qui ne manquent pas de faire leur beurre sur leur dos.

 

 

Certes, le président de la République revendique l’ajout d’un volet croissance. Seulement, sur les 120 milliards d’euros annoncés par François Hollande pour la croissance, l’essentiel était déjà budgété en 2011. Seuls 10 milliards d’euros vont servir à recapitaliser la Banque européenne d’investissement pour de nouveaux projets. La faiblesse de cette somme est pourtant inversement proportionnelle à l’importance de la communication gouvernementale à son sujet. À croire que l’on voudrait nous masquer l’essentiel : à savoir que le pacte budgétaire européen demeure. La décision du premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de demander « au Parlement de se prononcer sur l’ensemble des textes issus de cette renégociation : le pacte de croissance, la taxe sur les transactions financières, la supervision bancaire et le traité de stabilité budgétaire » pourrait bien participer de la même démarche.

 

 

Le front de gauche opposé à la ratification


Ce positionnement de la majorité n’est pas sans provoquer des débats et des oppositions à gauche jusqu’au sein même du PS. Si, comme le déclare le député (PCF) André Chassaigne (voir ci-contre), le Front de gauche s’oppose à la ratification du pacte de stabilité par la France, les controverses sur celui-ci existent aussi au PS, comme en témoigne l’interview de Marie-Noëlle Lienemann (voir ci-contre). Cette question sera, à n’en pas douter, une de celles qui pourraient être au cœur de la préparation du prochain congrès du PS à l’automne. Ce qui expliquerait la démarche de Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault de verrouiller le débat en appelant les dirigeants du PS à signer une motion unique.

 

 

Un simple vote au parlement ?


La droite semble se réjouir de ce que le pacte pourrait être ainsi ratifié par la France, et avec lui, de fait, la règle d’or. Certes, le patron des députés UMP, Christian Jacob, veut une modification de la Constitution, « seul moyen de faire respecter la règle d’or », et non une simple loi organique. Mais son collègue centriste, Jean-Christophe Lagarde, déclare, lui : « Si le PS a un problème avec le Front de gauche, qui refuse ce pacte, qu’il fasse appel à nous, nous assurerons. »

Alors, un simple vote au Parlement pour ratifier ce pacte européen avec une droite conciliante, voire soutenant la gauche gouvernementale, ne serait pas acceptable ! Sur une question qui engage l’avenir de la France qui marquera ce que sera ou pas, demain, la politique de changement pour laquelle les Français ont voté en mai dernier, la transparence et la démocratie doivent être les maîtres mots.

 

Ce n’est pas « sous-estimer le rôle du Parlement », comme l’affirmait, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale, le député (PS) Philippe Martin, que d’affirmer que, sur un tel enjeu, le gouvernement a le devoir d’organiser un débat dans tout le pays et de permettre aux Français, par l’organisation d’un référendum, de trancher au nom de la France cette question.

 

 

Modifier la constitution ? 

 

Le gouvernement a déposé devant le Conseil constitutionnel le projet de pacte de stabilité budgétaire pour savoir si celui-ci nécessite, pour sa ratification, de modifier la Constitution. Ce dernier devrait rendre son avis dans les semaines à venir. Si tel était le cas, le gouvernement devrait, soit réunir le Parlement en congrès et rassembler les 3/5 des voix des élus, ce qui suppose un vote positif de la droite, soit recourir au référendum. S’il n’est pas nécessaire de modifier la Constitution, alors une simple loi organique votée par l’Assemblée nationale puis par le Sénat avec, là encore, le soutien de la droite (la gauche présidentielle n’étant pas majoritaire sans le Front de gauche au Sénat) suffirait. Le gouvernement s’engagera-t-il sur l’une ou l’autre de ces solutions parlementaires ou organisera-t-il un référendum ? Tel est l’enjeu.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 05:24

Le 20/07/2012 à 21:48 - Le Monde

 
médecin - carte vitale - sécurité sociale

La fraude détectée par les caisses de sécurité sociale a atteint 479,5 millions d'euros en 2011, soit 22 millions d'euros de plus qu'en 2010, selon le bilan 2011, mis en ligne sur le site du ministère de l'économie, consulté vendredi 20 juillet.

La seule assurance maladie a identifié pour le régime général (salariés du privé) 120 millions d'euros de fraude en 2011, alors qu'en 2010 le montant s'élevait à 156,3 millions d'euros. Cette diminution s'explique par 'la suspension du contrôle externe de la tarification à l'activité (T2A) dans les établissements de santé par le ministère pendant quatre mois', précise le rapport.

 

150 MILLIONS D'EUROS D'ÉCONOMIES

 

Grâce à la détection des resquilleurs, l'assurance maladie a réalisé 150 millions d'euros d'économies en 2011. La fraude aux indemnités journalières (IJ) s'élève à 6,4 millions d'euros, contre 5,4 millions en 2010, et les médecins sont à l'origine de 7 millions d'euros de 'préjudice financier' (5,5 millions en 2010). Pour le régime social des indépendants, elle a atteint en 2011 à 12,21 millions d'euros.

 

Concernant la branche famille, le montant du préjudice financier dû aux fraudes détectées par les CAF (caisses d'allocations familiales) s'établit à 101,5 millions d'euros. Enfin pour la branche vieillesse (retraites), il s'élève à 14 millions d'euros en 2011, contre 10 millions d'euros en 2010.

 

Ce bilan dresse aussi un constat sur le travail illégal : 136 000 contrôles ont eu lieu en 2010-2011 dans les secteurs prioritaires. 'Suite à la mise en place d'une plus grande coopération interservices, le montant des redressements notifiés par les Urssaf et les MSA (mutuelle sociales agricoles) dans les secteurs prioritaires en 2011 s'élève à 115 millions d'euros, soit 30 millions de plus qu'en 2010', précise le rapport.

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 19:20

Une «explosion sociale» menace l'Europe

Par Marine Rabreau Mis à jour le 21/07/2012 à 15:13 | publié le 21/07/2012 à 11:32  

Le président du Parlement européen, Martin Schulz.
Le président du Parlement européen, Martin Schulz. Crédits photo : FRANCOIS LENOIR/REUTERS
  •   

Alors que la contestation sociale se poursuit à Madrid, le président du Parlement européen, Martin Schulz, met en garde contre une contagion de la colère des jeunes, grandes victimes du chômage en Europe.

Il n'y a pas que sur les marchés financiers que les risques de contagion des maux européens existent. Dans les rues aussi. Alors que la contestation sociale en Espagne se poursuit ce samedi - des chômeurs affluent de toutes les régions du pays vers Madrid pour une manifestation dans l'après-midi - le malaise social pourrait contaminer le reste de l'Europe. Selon le président du Parlement européen, une «explosion sociale» menace l'Europe. Dans les colonnes du journal allemand Bild , Martin Schulz estime que «les manifestations en Espagne montrent qu'une explosion sociale menace en raison du fort taux de chômage des jeunes en Europe».

 

Des propos qui font écho aux dernières études menées par l'Organisation internationale du travail (OIT): 3,4 millions des moins de 25 ans, soit 22,6% de la population active de l'Eurozone, sont sans emploi. L'organisation s'inquiète d'une génération «traumatisée» par l'étanchéité du marché du travail et met en garde garde contre un «vrai risque de génération perdue». L'OIT exhorte de «veiller à ce que les jeunes ne restent pas prisonniers d'emplois précaires» et cite comme exemples à suivre les politiques de l'emploi menées en Autriche, en Belgique et aux Pays-Bas. Le gouvernement espagnol, lui, a rappelé vendredi qu'il tablait sur un taux de chômage de 24,6% pour 2012.

 

Pour le directeur exécutif de l'OIT, José Manuel Salazar-Xirinachs, la seule solution est de mettre en place des «mesures comme des allégements fiscaux et autres incitations pour les entreprises qui embauchent des jeunes, des efforts pour réduire le décalage de compétences, des programmes qui intègrent formation qualifiante, tutorat et accès aux capitaux, ainsi que l'amélioration de la protection sociale.»

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 19:04

Franz-Olivier Giesbert géopolitise sur le Venezuela

par Henri Maler, Nicolas Galy, le 18 juillet 2012

 

Franz-Olivier Giesbert est un cumulard omniscient. Cumulard : Le Point, France 2, France 5, La Chaîne parlementaire (LCP), etc. Omniscient : politique politicienne, culture cultureuse et géopolitique planétaire sont ses spécialités. Sur LCP (chaîne d’État s’il en fut), il « anime » une émission mensuelle (seulement…) – « Parlez-moi d’ailleurs » – qui se présente comme « Le rendez-vous géopolitique » et prétend « décrypter » [1]. Le 31 mai 2012, Giesbert « décryptait » « Le phénomène Chavez », en présence de quatre invités. Une confrontation très virulente qui donne l’occasion d’échanger les arguments habituels. Mais il fallait choisir. Et nous avons choisi de ne retenir que les interventions du présentateur, avec juste ce qu’il faut de contexte pour comprendre l’étendue du savoir de l’omniscient en charge d’un interrogatoire à sens unique.

Quatre invités donc. Deux d’entre eux sont chargés de représenter les « pro-Chavez » : Farid Fernandez (conseiller à l’ambassade du Venezuela à Paris) et Maurice Lemoine (ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique). Les deux autres incarnent les « anti-Chavez » : Renée Fregosi (directrice de recherche à la Sorbonne, plus précisément à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine) et François-Xavier Freland (journaliste, correspondant de RFI et TV5 au Venezuela). Le « match » peut commencer et « l’arbitre » déployer son parti-pris et, en guise d’arguments, ressasser quelques slogans.

 


Présentation de l’émission…


- Franz-Olivier Giezbert (FOG) : « […] Pour débattre de ce personnage étrange, à la tête d’un pays de vingt-huit millions d’habitants, un pays assis sur des réserves pétrolières qui sont les plus grandes du monde [on n’a pas fini de l’apprendre]  : deux cents quatre-vingt-seize, peut-être même deux cent quatre-vingt-dix-sept milliards de barils… plus… plus que l’Arabie saoudite… […] »


… Puis vient l’introduction d’un premier reportage (ou de la première séquence d’un même reportage qui semble avoir été fractionné).


- FOG : « Alors, avant de commencer le débat, je vous propose de regarder tout de suite d’un peu plus près “la bête”  ; oui, on va regarder un petit sujet autour de Chavez. »


Le reportage évoque les conditions d’accès au pouvoir de Chavez - de sa tentative de coup d’État de 1992 à son élection en 1998 -, omet le coup d’État et les grèves fomentées par l’opposition, et donne la parole à des témoins. Les uns expriment leur déception et parlent de marche vers la dictature, quand d’autres disent qu’il s’agit d’un régime démocratique, mais « personnifié », « très incarné ». Suit alors l’évocation des apparitions de Hugo Chavez à la télévision : jusqu’à huit heures, parfois quotidiennement. Témoignages d’opposants à l’appui, le reportage, sur la liberté de la presse, invite à distinguer la liberté d’opinion, qui serait totale, et la liberté d’information, qui serait restreinte. Tout cela est discutable, mais comment ?

 

Leçon « experte » du premier reportage.


- FOG : « Alors quand “César” Chavez est arrivé au pouvoir, à la fin du siècle dernier, il faut bien dire que la situation était absolument catastrophique. Ça s’est redressé, d’ailleurs. Il y avait à l’époque, je crois, 30 % de Vénézuéliens qui vivaient au-dessous du seuil de pauvreté. Il y a un peu plus de partage aujourd’hui, mais enfin, c’est quand même pas terrible quoi, non ?  »


Le « débat » s’amorce par la confrontation sur les restrictions dont seraient victimes les médias d’opposition. Puis, alors que Fregosi soutient que la situation économique est revenue à l’état catastrophique de l’avant-Chavez, Giesbert l’interrompt pour préciser sa « pensée ».


- FOG : « En même temps, on a vu l’aspect démocratique : Hugo Chavez c’est César, c’est “César” Chavez, enfin il y a un petit côté césarien ridicule, avec ce petit personnage qui est tout le temps à la télé, qui parle tout le temps, qui chante… »


Fregosi l’interrompt et mentionne un collègue historien qui a « évolué parce que c’est un homme intelligent lui aussi » et qu’il a constaté la « dérive autoritaire ». Enchaînement subtil :


- FOG : « Alors vous, Farid Fernandez, qui êtes un homme intelligent, qui parlez d’ailleurs un français remarquable, est-ce que vous avez évolué sur Hugo “César” Chavez [Fernandez tente de parler] le petit César [nouvelle tentative] le petit César du Venezuela. »


Fernandez répond que Chavez a gagné douze élections sur treize, des élections particulièrement fréquentes, et qu’il n’est pas sérieux, à ses yeux, de parler de dictature, ou d’autoritarisme, ou […] d’une marche vers la dictature… ». Mais « l’arbitre » ne s’en laisse pas conter.


- FOG : « Qui fait quand même un petit peu dictature d’opérette  : par exemple les dernières élections législatives ont été perdues par Chavez. [Fernandez le nie] Non parce qu’effectivement il a eu plus de députés mais il avait moins de voix, donc ça existe pas ce système-là. [Fernandez tente à nouveau de le nier] Non, non, il avait moins de voix puisque l’opposition, alors on peut demander à madame Fregosi, elle fait 52 %, elle perd les élections, c’est le seul pays au monde, enfin c’est un des rares pays au monde…  »


Ce décalage entre le nombre de voix et le nombre de députés (qui, même si on peut le déplorer, existe dans d’autres pays, dont la France), s’explique par les divisions de l’opposition et le découpage des circonscriptions (parfois défavorable aux partisans de Chavez). Mais « l’arbitre » n’en a cure.


- FOG : « Il reste quand même que l’opposition qui a plus de voix que le parti de Chavez a moins de députés : il y a quelque chose qui va pas. »


- Fernandez : « Ce n’est pas exactement le cas… »


- FOG : « C’est tout à fait le cas. »

Quelques échanges plus loin, alors que Freland évoque le fait que Chavez passe quotidiennement plusieurs heures à la télévision, « l’arbitre » surenchérit.


- FOG : « Ben ça ressemble un peu à la Corée du Nord là ? De ce point de vue ? Ben oui, c’est la Corée du Nord. Ben oui, c’est la Corée du Nord…  »

 

Ce coup de main, tout en nuances, aux thèses de l’opposition appelait un retour à l’équilibre que « l’arbitre » introduit ainsi :


- FOG : « Alors, Maurice Lemoine… Maurice Lemoine, qui va donner un petit coup de main à Farid Fernandez…  »

 

Lemoine est immédiatement interrompu par Freland, qui se dit catastrophé par le décalage existant à ses yeux entre les articles du Monde diplomatique et la situation « réelle » au Venezuela.


- Lemoine : « On a affaire à un procureur ? »


- FOG (avouant ainsi qu’il s’agit d’une émission à charge contre Chavez) : « Vous plaidez, vous êtes l’avocat, et il y a le procureur et… C’est un débat télévisé. »


S’ensuit un vigoureux échange entre les participants, notamment autour des chiffres avancés par Lemoine, en particulier sur la réduction de la pauvreté. Giesbert brandit sa fiche.


- FOG : « S’il vous plaît, je voudrais donner quelques chiffres et demander à monsieur Fernandez comment il explique, quand même, ce phénomène, parce que… C’est un pays très riche , le Venezuela, puisque comme je le disais, il a plus de réserves pétrolières que l’Arabie Saoudite . C’est quelque chose qui est assez méconnu, hein ? Deux cents quatre-vingt-dix-sept milliards de barils de réserves c’est un chiffre absolument hallucinant… Et comment se fait-il que, malgré ça, aujourd’hui, le taux de croissance du Venezuela soit si faible, de l’ordre de 3 % ? Alors c’est vrai qu’il était en baisse auparavant, avant l’arrivée de Chavez… Et comment se fait-il, aussi, qu’il y ait un taux d’inflation aussi considérable : plus de 27 % ? Il ne faut pas oublier que c’est au Venezuela que le taux d’inflation est le plus élevé, aujourd’hui, au monde, et que l’inflation… elle ne bénéficie pas aux classes les plus défavorisées, ça c’est clair, hein ? [Fernandez acquiesce] En général, ce sont les premières à payer l’inflation. »


Fernandez montre les chiffres de l’inflation avant et après l’arrivée de Chavez au pouvoir, selon une source – la Cepal – que Freland et Fregosi contestent. Mais FOG l’interrompt.


- FOG : « Ah ben non, mais personne ne nous dit que c’était bien avant Chavez, hein, monsieur [2].

 

Quelques instants plus tard, en guise de transition et de présentation du deuxième reportage (ou de la deuxième séquence du reportage), retour à la Corée du Nord.


- FOG : « Qu’est-ce que c’est que cette démocratie vénézuélienne ? Je vous propose une petite pause, parce que les esprits sont un peu échauffés, on va essayer de calmer tout ça… Une petite pause avec un reportage pour aller voir sur place : qu’est-ce que la démocratie vénézuélienne ? Ben c’est un potage assez bizarre avec un zeste de démocratie participative, et puis avec des images qu’on aurait pu voir effectivement dans des reportages en Corée du Nord, ou autrefois au temps de Staline. On regarde. »


Ce reportage s’efforce d’être ou de paraître équilibré : il donne la parole à des Vénézuéliens qui participent à des conseils communaux et à des opposants qui déplorent d’en être exclus. Selon les premiers, ces conseils permettent à la communauté de définir elle-même ses besoins, pour une meilleure allocation des ressources. Les projets y sont exposés à la communauté et soumis au vote. On voit ceux qui y participent se féliciter du fait que cela donne du pouvoir aux gens directement concernés. Des opposants, quant à eux, reprochent que l’organisation de ces conseils soit interdite à ceux qui ne font pas partie du parti présidentiel, alors qu’un participant à l’un de ces conseils soutient que les opposant sont acceptés quand ils ne cherchent pas à « saboter » le travail des conseils. Le reportage s’achève sur l’évocation des missions bolivariennes (des « programmes sociaux ciblées répondant aux besoins formulés par le peuple lui-même ») ainsi que leurs succès en matière d’alphabétisation et de réduction de la pauvreté. L’expert en démocratie participative, qui a tout compris, conclut.


- FOG : « Voilà : des cartes postales un peu nunuches, qui rappellent les beaux temps du communisme. S’agit-il de démocratie ou d’embrigadement ? Je crois que c’est la question qu’on peut se poser quand on voit ces gens qui répondent un peu avec des phrases stéréotypées, et puis notamment on entend ces mots de “saboteurs”… Il y en a beaucoup, comme chacun sait, en Corée du Nord, ou dans les pays où ça va pas… »


Plus tard, Fernandez reproche aux intervenants de chercher à appliquer des cadres d’analyse « euro-centristes » (jugés « universels » par Fregosi).


- Fernandez : « Vous avez utilisé les termes, monsieur Giesbert, de communisme, de socialisme… »


- FOG : « Ben, c’est un peu rigolo, quoi, c’est tout…  »


- Fernandez : « L’Amérique latine, pendant les années 80, a été le, disons, le terreau d’expérimentation des politiques néolibérales… »


- FOG : « Enfin d’extrême droite, il y a eu beaucoup d’extrême droite, bien entendu, parce que c’est… »


- Fernandez : « Et il y a eu, disons, le démantèlement des États, la privatisation des services publics… Tout ceci a, disons, frappé de plein fouet différents pays, dont… »


- FOG : «  Oui, mais il y a eu beaucoup de dictatures d’opérette qui ressemblent à celle que… Avec des personnages qui ressemblent à Chavez. »

 

C’est ce que l’on appelle avoir de la suite dans les « idées »…

 

Fernandez continue sur l’histoire récente de l’Amérique latine et du Venezuela. Oui, mais…


- FOG : « Oui, mais alors, de ce point de vue, il y a une réussite incroyable en Amérique latine ; tout le monde la reconnaît… C’est la réussite de Lula, hein ? Au Brésil… Chavez c’est quand même plus que discutable, alors qu’il profite de… Alors qu’il a des réserves… Le pays a des réserves pétrolières incroyables.  »

 

Fernandez avance que, pendant trois ans, le Venezuela a eu une croissance parmi les plus élevées du monde. Oui, mais…


- FOG : « Oui, avec, je le rappelle, des réserves pétrolières que beaucoup de pays aimeraient avoir. »


- Fernandez : « Mais les réserves pétrolières sont là depuis le début du XXe siècle, pourquoi est-ce que le Venezuela n’est pas le pays le plus riche du monde, alors ? »


- FOG : « Ben il devrait l’être, oui, bien sûr. »


Le débat se poursuit, quand un nouvel échange éclaire le téléspectateur sur la « pensée » de Giesbert.


- Lemoine : « J’ai quand même vu tout à l’heure dans ce reportage, vous… J’imagine que c’est pour lancer le débat, vous parlez de la Corée du Nord, vous n’êtes pas sérieux quand même, j’espère, Giesbert ? »


- FOG : « Non, mais il y a un petit côté “cucul” , vous voyez bien, dans tout ça. [Lemoine tente de parler] Ces gens qui parlent un langage… On a l’impression qu’ils l’ont appris par cœur, vous voyez ce que je veux dire  ? C’est des reportages qu’on a déjà vus dans tous les pays un petit peu totalitaires , vous voyez ce que je veux dire ? C’est un peu de la propagande, quoi. »


Quelque temps plus tard, alors que le « débat » porte déjà sur l’insécurité qui règne au Venezuela, Giesbert introduit un dernier reportage sur la persistance de ladite insécurité, malgré la présidence de Chavez, en raison, notamment, de la faiblesse de l’État. Il s’achève, sur fond d’une musique déchirante, sur le témoignage d’une mère (en l’occurrence, de l’opposition), inquiète quand son fils sort le soir. Mais l’« arbitre » n’a que le pétrole en tête.


- FOG : « Alors, la question qui se pose après ce reportage édifiant, c’est pourquoi un tel fiasco, alors que le Venezuela dispose, je le répète, on ne le dira jamais assez, des réserves pétrolières les plus importantes du monde, plus importantes encore que celles de l’Arabie saoudite ? »

 

Le bilan négatif, en matière d’insécurité, n’est contesté par personne, bien que son ampleur et ses motifs soient discutés sur le plateau. Mais l’interrogatoire à sens unique conduit par Giesbert n’est pas fini. Ainsi, alors que Fregosi parle de l’espoir, à ses yeux déçu, qu’a suscité pour beaucoup l’arrivée de Chavez, « l’arbitre » dégaine l’un de ses arguments préférés.


- FOG : « Il y avait beaucoup d’espoir sur lui, comme il y avait sur Lula, d’ailleurs. Mais sauf qu’il y en a un qui a réussi, et l’autre pas. »

 

Et ainsi de suite jusqu’à la fin de l’émission. Retenons encore cette tirade de « l’arbitre ».


- FOG : « Alors, après tout ce qu’on a dit. [Il est interrompu par Fernandez, qui ajoute quelques mots.] Alors après tout ce qu’on a dit, moi, c’est une question que… La question qu’on peut se poser, c’est… Et monsieur Lemoine, on aimerait avoir son avis là-dessus, c’est après, disons, ce côté un peu grotesque et ridicule qu’on a abordé  : les discours de huit heures ; sa fille, Rosa Virginia, qu’elle essaye de pousser (sic) pour prendre sa suite ; son gendre qui est ministre des Sciences et des Technologies… Enfin, etc. Ce côté un peu dictature d’opérette, même s’il y a des élections de temps en temps, qui ne correspondent pas tout à fait, d’ailleurs, aux résultats, à l’arrivée, c’est-à-dire que bon… [Fernandez rappelle qu’il y a eu treize élections en treize ans.] Oui, oui, mais qu’il perd et qu’il gagne de toute façon (sic) … Enfin, bref, on a l’impression, de toute façon… Quels que soient les résultats de toute façon, il les emportera toujours… Et est-ce que… Comment on explique cette fascination par (sic) la gauche de la gauche ? C’est ça qui est incroyable : pourquoi a-t-il réussi à fasciner tellement la gauche de la gauche, alors que son “copain” Lula, finalement, a beaucoup mieux réussi ?

* * *

Le processus en cours au Venezuela suscite espérances et inquiétudes. Qu’on lui soit favorable ou hostile, il appelle à la vigilance. Cette vigilance peut-elle s’exercer sans enquête effective ? La réponse est dans la question. Qu’a-t-on appris sur le Venezuela et sur Chavez grâce à Giesbert ? Rien. Qu’a-t-on appris, en revanche, sur Giesbert ? Finalement, pas grand-chose. La propagande est son métier. Suffisance et arrogance, désinvolture et mépris, prétention et vanité : tout cela fait un grand journaliste d’opérette dans un pays, la France, qui n’est pas la Corée du Nord.

 

Nicolas Galy et Henri Maler

Notes

[1] Modeste présentation de l’émission : « Le monde change, évolue, se transforme. Alors, comment comprendre ce monde en perpétuelle évolution et mieux connaître ces pays qui nous entourent ou découvrir ces contrées plus lointaines ? Pour décrypter la géopolitique, et ses répercussions d’un pays à l’autre, “Parlez-moi d’ailleurs” aborde chaque mois un dossier international au cœur de l’actualité. Urgence humanitaire… engagement mondial… crise planétaire… À travers plusieurs reportages, Franz-Olivier Giesbert, entouré de députés et d’experts, revient sur les problématiques qui agitent notre planète. »

[2] À ce moment-là, pour reprendre FOG sur sa remarque à propos des réserves de pétrole, Fernandez développe sur ce que l’on appelle la « maladie hollandaise », bien connue, excepté par notre omniscient.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 13:22

Pierre Laurent appelle Mélenchon à "se garder de réactions caricaturales, voire insultantes"

Le Monde.fr | 26.06.2012 à 17h35 • Mis à jour le 26.06.2012 à 17h35

Par Eric Nunès


Pierre Laurent, dimanche 18 mars, pendant l'émission "Radio France politique".

Bertrand : Jean-Luc Mélenchon parle de "carence de direction politique" dans votre parti, que répondez vous ?


Pierre Laurent : D'abord, il a parlé de carence de direction politique dans le Front de gauche, à propos des élections législatives. Je pense que chacun devrait faire attention aux déclarations à l'emporte-pièce sur nos résultats dans ces élections.

Nous avons progressé en voix et en pourcentage, et notre recul en nombre de députés est d'abord dû à l'injustice du système électoral et aux effets d'une présidentialisation aggravée des comportements politiques. C'est donc un sujet de réflexion pour toutes les femmes et tous les hommes de gauche.

Nous avons enregistré ce progrès y compris dans la plupart des circonscriptions où nous perdons un député sortant.

 

Je crois moi aussi que nous avons manqué de lisibilité nationale dans ces élections législatives. Mais contrairement à Jean-Luc, je ne pense pas que la campagne menée localement par nos candidats, a fortiori dans les circonscriptions sortantes, soit en cause.

 

Jeanne : Croyez vous comme Mélenchon que les communistes ont tenté individuellement de "sauver leur peau" ?


 C'est contraire à toute la réalité de la campagne, qui a été menée collectivement au nom du Front de gauche.

Si on veut sérieusement s'interroger sur les électeurs qui avaient voté pour nous à la présidentielle et qui ne l'ont pas fait aux législatives, il faut chercher les raisons ailleurs.

 

Une partie d'entre eux ont sans doute considéré, à tort, que l'essentiel avait été fait en votant contre Nicolas Sarkozy. La présidentialisation excessive des comportements électoraux ne nous épargne pas.

Par ailleurs, d'autres électeurs ont sans doute eu du mal à comprendre comment nous entendions être utiles à la réussite d'une politique de gauche dans la nouvelle situation créée par l'élection de François Hollande.

Ils ont du coup estimé que la seule question posée était de lui donner une majorité, en sous-estimant ce que nous voulions mettre en valeur : la qualité de cette majorité parlementaire et l'importance de compter ou non en son sein un groupe Front de gauche.

 

C'est une leçon qu'il faudra retenir pour les batailles à venir.

 

Aline : Comment décryptez vous les attaques de Jean-Luc Mélenchon ?


 A l'issue d'une période électorale aussi intense, il est normal que toutes les formations du Front de gauche tirent les leçons des scrutins et confrontent leurs idées sur la suite à donner.

 

Que s'expriment des opinions différentes au sein même du Front de gauche n'est pas en soi un problème.

En revanche, je pense que chacun devrait se garder de réactions caricaturales, voire insultantes, sur la campagne de nos candidats.

 

L'exigence de confrontation n'exclut pas la solidarité et surtout, impose que nos jugements soient étayés sur des analyses approfondies et non des racontars. Je souhaite, j'espère que cela sera le cas très vite, que ces premières réactions laissent la place à ce nécessaire travail d'analyse dont nous avons besoin pour relancer de plus belle la dynamique conquérante du Front de gauche.

 

Lire aussi : Front de gauche : le bilan des législatives provoque des tiraillements

 

 

Annick : Le parti communiste ne doit-il pas reprendre de l'espace vis à vis de Jean-Luc Mélenchon le soliste ?


  Le Parti communiste ne s'est jamais senti à l'étroit dans le Front de gauche. Depuis le début, cette construction politique est une construction que nous avons voulue collective. Evidemment, l'élection présidentielle l'a personnalisée à l'excès.

Nous le savions, puisque nous réclamons au Front de gauche le dépassement de ce système et une VIe République.

 

L'essentiel est maintenant que le Front de gauche retrouve le visage collectif qui a fait son succès et qui peut permettre le développement de sa démarche de rassemblement. Le Parti communiste utilisera évidemment, comme il l'a toujours fait, sa liberté de parole pour favoriser cette démarche unitaire.

 

Stéphane : Le Front de gauche est-il dans la majorité ou est-il une opposition de gauche au Parlement ?


 Je considère que le Front de gauche est une des composantes de la majorité de gauche que le peuple a formée en permettant les victoires électorales aux élections présidentielle et législatives. Sans la contribution du Front de gauche, ces victoires n'auraient pas été possibles.

 

En même temps, nous ne nous reconnaissons pas dans la vision gouvernementale qui consiste à tirer un trait d'égalité entre cette majorité de gauche dans le pays et la composition du gouvernement. C'est une des raisons pour lesquelles nous avons décidé de ne pas participer à ce gouvernement.

 

La seule feuille de route de ce dernier est le programme du candidat socialiste du premier tour, alors que la majorité qui a permis son élection au deuxième est plus diverse que cela.

Nous sommes donc au Parlement une composante active de la gauche, qui garde sa liberté de parole et de vote.

 

Jaures :  Quelles sont selon vous les raisons de votre échec face au FN ?


 L'échec face au Front national est d'abord celui du système politique actuel. C'est l'enfoncement et le consensus autour de politiques d'austérité et de régression démocratique qui favorisent le désespoir populaire. Le Front national exploite ce désespoir pour promouvoir des solutions de repli xénophobe. Le phénomène n'est pas national, mais il est en ce moment européen.

Le Front de gauche, au contraire, est pour le moment l'une des seules forces qui ait décidé d'engager sur le fond et dans la durée le combat pour faire reculer ces idées.

 

Nous avons commencé à marquer des points en permettant, par exemple, que la contre-offensive sur le terrain des idées se déploie dans le monde du travail. Mais nous ne sommes qu'au début d'une longue bataille, que nous ne prétendons pas avoir aujourd'hui remportée.

 

Yoann Jacquet : Comment jugez-vous la hausse de 2 % du smic par le gouvernement ?


Pierre Laurent : L'annonce d'une augmentation du smic de 2 % est un sévère coup de froid pour tous ceux qui espéraient un tournant dans la politique salariale. Ce n'est pas une bonne nouvelle, non seulement pour toutes celles et tous ceux qui sont privés d'une juste rémunération de leur travail – et je pense singulièrement aux femmes qui représentent l'essentiel des smicards et des bas salaires –, mais aussi pour l'économie nationale, qui ne se redressera pas sans une véritable relance salariale.

 

Le Front de gauche ne lâchera pas sur cette question. Nous serons vigilants sur ce qui sortira de la conférence sociale de la mi-juillet.

 

Et nous sommes déterminés à engager une campagne nationale d'explication et de mobilisation sur les questions des salaires et du pouvoir d'achat, qui restent pour nous une priorité absolue.

 

Henri De Gourges : Quelle est votre position concernant le vote de la confiance au gouvernement, sachant que Jean-Luc Mélenchon s'est prononcé pour l'abstention au nom du Parti de Gauche ?


 Nos deux groupes parlementaires se réuniront dans les jours à venir pour arrêter leur position. C'est d'abord à eux de le faire. Il convient de connaître pour cela le détail des orientations de la déclaration de politique générale qui sera faite par le premier ministre. Il faut apporter à cette question une réponse précise et non une réponse de posture.

A titre personnel, et compte tenu de ce que je connais aujourd'hui de ces orientations, je penche également en faveur d'une abstention.

 

Yoann Jacquet : Que répondez-vous au PS qui explique le manque d'ambition de ses décisions sociales par la nécessité du retour à l'équilibre budgétaire ?


 C'est le cœur du débat que nous avons avec le Parti socialiste depuis des mois. Le prétendu retour à l'équilibre budgétaire qui sert en ce moment à justifier dans toute l'Europe les politiques de réduction des dépenses publiques est un leurre.

En Grèce, en Espagne, en Italie, au Portugal, la mise en œuvre de telles politiques a débouché sur l'aggravation des déficits et non sur leur résorption. Tout simplement parce qu'on ne sortira pas de la spirale actuelle en enfonçant les économies dans la récession. L'investissement public, s'il est correctement contrôlé et orienté, est indispensable à la sortie de crise.

De surcroît, rien n'oblige, à part les exigences drastiques des marchés financiers, à revenir en quelques années sur un rythme d'enfer à l'équilibre zéro, alors que nous vivons dans des situations de déficit depuis des dizaines d'années. Il faudrait étaler le redressement et le construire sur des bases saines de relance de l'activité, et non sur l'austérité.

Nous proposons une logique effectivement inverse à celle qui est mise en œuvre actuellement, en mariant relance sociale et nouveau type de développement.

 

Quentin : Quelle est la position du PCF concernant l'interdiction de la prostitution, sujet que la ministre du droit des femmes a soulevé ?


 Nous sommes favorables à une politique d'abolition de la prostitution, que nous inscrivons plus globalement dans la lutte contre toutes les violences faites aux femmes et contre toutes les marchandisations de leur corps. Cette mesure fait partie de la charte établie par l'ensemble des associations féministes que nous avons signée au nom du Front de gauche et de notre candidat Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle.

Il n'est pas question pour nous de renoncer à cet engagement, que nous portions nous-mêmes depuis longtemps dans des propositions de loi déposées à l'Assemblée nationale. C'est une question éthique fondamentale.

 

Quentin : Les députés communistes vont-ils voter pour le candidat socialiste à la présidence de l'Assemblée,

Claude Bartolone ?


 Ils ont annoncé qu'ils ne présenteraient pas de candidat à ce poste et qu'ils voteraient pour le candidat désigné par le groupe socialiste. Je pense donc qu'ils confirmeront, lors de leur première réunion de groupe, leur vote en faveur de Claude Bartolone.

 

Yoann Jacquet : Comment réagissez-vous à l'entrée de deux candidats soutenus par le FN à l'Assemblée nationale ?

 J'en compte même trois avec Jacques Bompard, élu sous le sigle de la Ligue du Sud dans le Vaucluse. C'est le signe d'une inquiétante banalisation des idées du Front national, à laquelle l'UMP a très ouvertement contribué. Ce n'est pas un hasard si les meilleurs scores et l'élection de députés Front national sont intervenus dans des départements du sud de la France où les dirigeants de l'UMP, sous le label Droite populaire, ont mené campagne sur les mêmes thèmes que le FN.

Maintenant, cela impose aux forces démocratiques de réfléchir aux causes de cette situation et à la nature de la bataille idéologique qui doit être amplifiée auprès des électeurs qui cèdent de plus en plus facilement à ces thèses.

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 08:32

Attentat à Damas : les Américains selon toute probabilité
Des sources très bien informées, notamment les services de renseignements français, il apparaît que l'exécuteur de l'attentat qui a coûté la vie au ministre de la défense, à son vice ministre et à Assef Shawkat et en a blessé plusieurs autres, parmi lesquels se trouve Hicham El Khetiar, le directeur de la sûreté nationale, ne serait que le directeur de cabinet de ce dernier et qui se trouve actuellement dans les locaux de l'ambassade des USA à Damas, distante d'à peine 145 mètres du bâtiment. Tout cela ne serait donc l'œuvre ni de l'ASL, ni d'une quelconque autre organisation mais un téléguidage américain.

On apprend aussi que les mêmes locaux abriteraient pas moins d'une vingtaine de personnes liées à l'opposition en Syrie. L'engin explosif, d'une quarantaine de kilo, aurait été introduit par le directeur de cabinet samedi dernier et caché dans le faux plafond de la salle de réunions. Il a ensuite été actionné à distance. Les mêmes sources parisiennes parlent d'une cellule d'opérations se trouvant dans les locaux même de l'ambassade des USA à Damas.

C'est de cette même cellule d'opérations, à l'intérieur de l'ambassade des USA, que se planifieraient les attentats et les opérations de liquidation, ainsi que les manifestations et sittings.

La même source indique que les locaux de l'ambassade de France fonctionneraient à peu près de la même manière. Les deux ambassades bénéficiant de l'immunité, elles sont devenues le repère de dizaines de figures de l'opposition, y compris armée. On y trouve, entre autres, l'écrivain Yassine Haj Saleh et l'avocate Razan Zaitouneh, qui coordonnent les opérations avec les médias,

Une question demeure : pourquoi les forces de l'ordre n'attaquent pas les deux ambassades alors même que le droit international le leur en donne le droit ? On peut supposer que c'est le grand piège que la Syrie essaye d'éviter, y compris au prix d'énormes sacrifices, savoir éviter un affrontement direct avec les deux puissances.

http://independanceetverite.blog.tdg.ch/tag/syrie http://independanceetverite.blog.tdg.ch/tag/syrie

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 08:28

Le combat des salariés contre les licenciements boursiers à Molex

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  - le 19 Juillet 2012

Le projet de loi contre les licenciements boursiers déposé à l'Assemblée

Le projet de loi interdiant les licenciements boursiers a été déposé ce jeudi par les députés du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR).


Constatant que "notre arsenal juridique permet aux entreprises de licencier en dépit de leur bonne santé économique", les députés du Front de gauche et progressistes ultramarins proposent, dans le premier des deux articles de leur texte, d'exclure du champ légal des licenciements économiques ceux qui sont effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d'au moins un des deux derniers exercices comptables. L'inspection du travail devra mettre en oeuvre cette disposition.

 

L'article 2 prévoit que les entreprises qui bénéficient d'aides publiques s'engagent, en contrepartie, à ne pas réaliser de licenciements boursiers, au risque de devoir restituer les sommes perçues.

 

Economie de casino


Cette proposition de loi, annoncée mardi dernier par le président du groupe André Chassaigne (FG), reprend un texte déposé par les sénateurs du groupe communiste, repoussé le 16 février par une très courte majorité, mais votée par les sénateurs socialistes.

 

Dans l'exposé des motifs, les députés GDR soulignent que "l'ampleur de la crise, la violence des comportements des dirigeants à l'égard des travailleurs qui produisent les richesses (...), la destruction de l'emploi industriel (500.000 emplois détruits depuis 2008) imposent une action rapide du législateur".

 

Citant les multiples cas de réduction d'activité, de fermeture de sites ou de licenciements, notamment chez Air France, Valeo, Carrefour, ArcelorMittal, PSA Peugeot Citroën et Sanofi, les députés notent qu'il s'agit, "dans bien des cas, de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l'augmentation de la part revenant aux actionnaires ou à la constitution de réserves en capital. Les travailleurs sont ainsi relégués au rang de variables d'ajustement d'une économie de casino."

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 08:06

 

- le 19 Juillet 2012

Dans l'Humanité: pétition pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen

Dans son édition de ce vendredi 20 juillet, l'Humanité lance une pétition pour que le peuple décide de l'adoption du Pacte budgétaire européen, derrière lequel se cache la Règle d'or de l'austérité institutionnalisée et la cession de la souveraineté budgétaire à la Commission européenne.


Le gouvernement veut, fin septembre, faire adopter le traité européen de stabilité par le seul Parlement dans un package avec d'autres sujets. les Français doivent être informés.

  • Le texte de la pétition pour un référendum sur le nouveau traité européen:

François Hollande s'était engagé à renégocier pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), appelé aussi pacte budgétaire, signé par Nicolas Sarkozy et Anglea Merkel. Il n'en est rien. Or ce texte durcit encore les traités de Maastricht et de Lisbonne et prône à la fois l'austérité à perpétuité, et le contrôle des budgets par la Commission de Bruxelles.

 

Pourtant, l'expérience montre que cette orientation n'a fait qu'enfoncer les pays européens dans la crise et les peuples dans la souffrance. Nicolas Sarkozy battu, son traité ne doit pas être appliqué. Il faut aujourd'hui un débat public sur les orienations européennes et un référendum sur le nouveau traité.

 

Seul le peuple souverain peut décider de son avenir.


C'est une question de démocratie. Je demande au président de la République de convoquer la tenue d'un référendum sur l'approbation ou non de ce traité (TSCG).

 

  • A lire aussi dans l'Humanité de ce vendredi:

Donnons de la voix, l'édito de Jean-Paul Piérot

"La première bataille à mener: la renégociation", entretien avec la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann

Pacte budgétaire, une rigueur austéritaire

"Nous voulons la voie référendaire", le point de vue d'André Chassaigne, président du groupe GDR à l'Assemblée

"Non à l'austérité dans le droit européen, exigeons un référendum", par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, député au Parlement européen

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 05:05

François Hollande fait volte-face sur la CSG qu'il envisage d'augmenter de 2 à 4 points (entre 25 et 50 milliards selon une révélation du Canard). Ce faisant, le gouvernement contredit les déclarations du candidat Hollande qui disait vouloir fusionner la CSG avec l'impôt sur le revenu pour conserver la taxation sur le patrimoine et les placements permise par la première tout en neutralisant son absence de progressivité (sa ponction sur les salaires est la même -7,5 % - que l'on soit smicard ou PDG). 

 

Explication du Canard : "Le but avoué de cette ponction supplémentaire dans le porte-monnaie des Français ? Permettre de compenser une baisse des charges patronales afin de rendre les entreprises compétitives."


L'idée de la baisse des charges patronales et de son financement par la CSG (et même par la TVA et une hausse de la fiscalité des retraités !) est de Louis Gallois, le commissaire général à l'Investissement, rien moins que l'ancien patron du groupe aéronautique EADS ! Un patron conseiller des socialistes, mais où vont-ils chercher ça ?

 

Le Canard en conclut, fin analyste, que, "A l'arrivée, quel que soit le prélèvement choisi, les ménages paieront un large tribut à la baisse des charges des entreprises" en rappelant comment le gouvernement compte se gagner les syndicats pour faire avaler la potion amère au bon peuple : "A la conférence sociale, raconte un conseiller de Hollande, nous avons fait accepter aux partenaires qu'il n'y avait pas de sujet tabou et que tout devait être négocié : le coût du travail par les syndicats, et les rémunérations des patrons par le Medef". L'épouvantail d'une "maîtrise" des "salaires" des patrons contre la triste réalité d'une baisse du pouvoir d'achat des salariés ! Décidément égaux à eux-mêmes nos sociaux-libéraux ...

 

Eh, camarades du Front de gauche on s'abstient toujours sur la confiance à ce gouvernement pour continuer à faire majorité avec lui (voir ci-dessous)?

................................

Le gouvernement envisage, tout en gardant la date de mars 2014 pour les prochaines élections municipales, de repousser d'un an les élections territoriales qui devaient se tenir à la même date. La raison, selon le Canard : "Le gouvernement s'attend à prendre une raclée aux municipales de 2014, au coeur de la période de rigueur qui s'annonce. Mais il espère une reprise en 2015. Pile-poil pour sauver les 21 des 22 Régions et 60 des 100 départements que dirige la gauche" Une raclée aux municipales ? Tiens, donc...Dès le début du "changement maintenant", nos gouvernants envisagent donc que les électeurs (et à leur façon les abstentionnistes et votants en blanc) leur fassent subir le "changement-dehors!" dans deux ans ? Et si on leur imposait le changement sans attendre? Par la rue à la rentrée ?

..........................................

S'il y en a un qui travaille à son "changement maintenant", c'est bien Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti Communiste. Fidèles à la ligne de conduite du Front de gauche de ne pas se poser en opposition à un gouvernement dont on vient de voir que, sans surprise, il trace sa route vers l'austérité comme il est inscrit dans le logiciel social-libéral, les députés emmenés par le communiste Chassaigne se sont abstenus sur la confiance au gouvernement tout en précisant qu'il ne fallait surtout pas voir là un vilain geste de défiance mais une contribution constructive au succès de "la" gauche ! Il n'y a que Gauche Anticapitaliste pour décoder cette gymnastique politicienne comme un "refus de voter la confiance". Mais passons, laissons nos anticapitalistes fringants membres du Front de gauche faire leur apprentissage des zigzags de cette coalition..

 

Revenons à Pierre Laurent justement en plein zigzag politique puisque le Monde nous informe qu'il va devenir sénateur ...sur la liste PS-EELV-PCF ! Eh, oui, on l'avait oublié avec toutes ces envolées sur la (re)prise révolutionnaire et citoyenne de la Bastille et les tacles sévères sur Hollandréou-capitaine de pédalo pendant la présidentielle : Pierre Laurent était 9e sur la liste sénatoriale PS-EELV de Paris mais non-élu. Et, comme le rappelle le communiste unitaire Roger Martelli, "Il y avait une tradition de réserver aux dirigeants haut placés du parti des circonscriptions bastions, taillées sur mesure. Le problème c’est que ces circonscriptions n’existent plus aujourd’hui. Il a donc fallu bricoler." Que c'est candidement dit : la politique est un art du bricolage! Il aura suffi de faire démissionner une sénatrice PCF, de faire "monter" le secrétaire national du PCF et le tour est joué ! "Lors des sénatoriales, deux places avaient été réservées aux communistes sur la liste d’union PS/Europe Ecologie-Les Verts/PCF à Paris. Une seule était éligible (la sixième) mais réservée à une femme. M. Laurent, lui, était en 9e position sur la liste. Place du Colonel-Fabien, on avait donc imaginé que Mme Borvo Cohen-Seat se représente pour s’effacer en cours de mandat. Les huit premiers de la liste ayant été directement élus, c’est au numéro un communiste que revenait le siège dans un tel cas de figure.

 

Un des principaux dirigeants du Front de gauche aura enfin le mandat électif qui lui faisait défaut, lequel défaut ternissait son punch politique.

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 09:07

Non à la casse de l’usine de PSA Aulnay : signez la pétition ! (CGT)

Pour protester contre les projets de fermeture de l’usine Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois, signez la pétition !


Nous tenons par notre signature à protester contre les projets de fermeture de l’usine Peugeot Citroën d’Aulnay-sous-Bois. Ce ne sont pas moins de 4 000 emplois qui seraient détruits en cas d’abandon par la direction du site de PSA Aulnay ! Une grande partie de ces salariés vivent en Seine Saint-Denis, département aux 121 000 demandeurs d’emploi déjà particulièrement frappé par le chômage !

 

Rien ne peut justifier un tel choix. PSA est une entreprise qui ne rencontre aucune difficulté financière. Ses ventes sont au plus haut niveau avec son record historique de 3,6 millions de véhicules vendus en 2010. La direction de PSA a déclaré disposer de 11 milliards d’euro de réserve. De plus, PSA reçoit en permanence des aides financières de l’Etat : aides à la recherche, dégrèvement des cotisations sociales, prêt de trois milliards d’€, prime à la casse, 

Il est inadmissible que ces subventions aident ce grand groupe industriel à fermer les usines, détruire les emplois, jeter des travailleurs à la rue. Nous exigeons le maintien du site de production d’Aulnay-sous-Bois par engagement écrit et signé de la direction de PSA et du gouvernement.

 

>>> SIGNEZ LA PÉTITION


CGT PSA Aulnay

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BRUNO FORNACIARI

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