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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 02:15

 

Le Front de Gauche est un mouvement républicain, contrairement au FN

Le Monde.fr | 29.06.2012 à 09h18 • Mis à jour le 29.06.2012 à 09h18

 

Par Bruno Belliot, professeur d'histoire, membre du cabinet du Maire de Choisy le Roi


A la veille du second tour des législatives, M. Juppé, ancien premier ministre, maire de Bordeaux, voulant justifier le "ni-ni" de l'UMP pour refuser le désistement républicain face au Front national, s'est permis de traiter les membres, les sympathisants et les candidats du Front de Gauche "d'excités mélenchonnistes". Il reprenait ainsi des propos déjà lancés sur France Inter et par l'ensemble des ténors de la droite dite républicaine sur tous les médias français.

Que les leaders de la droite populaire argumentent ainsi, ce n'est guère étonnant, qu'un gaulliste déclaré le fasse, voilà qui en dit long sur l'état de l'ensemble de ce courant de pensée.

 

Je voudrai donc rappeler à M. Juppé un fait historique sans doute enfoui au fond de sa mémoire. Le général de Gaulle, dont il se dit l'héritier, n'a-t-il pas reconnu le Parti communiste français (PCF) comme parti républicain ? N'a-t-il pas confié à des communistes des ministères importants dès 1944 et même, la vice-présidence du Conseil à Maurice Thorez, le secrétaire général du PCF ? Dois-je rappeler à M. Juppé, que le fondateur de la sécurité-sociale, socle de notre modèle social républicain dont il se réclame, est l'œuvre d'Ambroise Croizat, ministre communiste ?

 

Pour De Gaulle, il ne s'agissait pas seulement de choix tactiques, c'était la reconnaissance du rôle éminent joué par les communistes dans la lutte pour l'indépendance nationale, dans la Résistance, alors même que de nombreux hommes politiques de la droite républicaine et de l'extrême droite s'étaient vautrés dans la collaboration la plus abjecte avec l'ennemi.

Monsieur Chaban-Delmas, prédécesseur à Bordeaux d'Alain Juppé et gaulliste "historique", n'a-t-il pas toujours défendu le PCF, lorsque celui-ci était attaqué sur son rôle dans la Résistance ? Ces petits rappels pour signifier que les communistes d'aujourd'hui sont les héritiers de cette histoire. Le PCF et le Front de Gauche, dont il est une des composantes, sont des partis et mouvements républicains, ils ont vocation à gouverner et ils sont légitimes.

 

C'est pourquoi, il m'est intolérable d'entendre, de lire (comme de voir dessiner), qu'un parallèle peut être fait entre Mélenchon, les communistes, les candidats du Front de Gauche et l'extrême droite du FN. Et que par conséquent, la droite n'aurait pas à rougir de ses alliances avec le FN puisque le PS s'allie avec le Front de Gauche.

 

Cet argument est indigne dans la bouche d'un homme comme Alain Juppé et tout aussi ridicule au regard de l'histoire.

Car toute l'histoire de l'extrême droite française, des années 1930 à nos jours, en passant par la collaboration, l'OAS et jusqu'au verbiage lepéniste, prouvent l'anti-républicanisme de ce mouvement. Et ses millions d'électeurs ne lui donnent pas pour autant une légitimité républicaine.

 

Enfin, lorsque M. Juppé refuse le désistement républicain envers un candidat de gauche et notamment du Front de Gauche se souvient-il bien, une nouvelle fois, de l'histoire de notre pays ? C'était en mai 2002, la République en danger, l'extrême droite au second tour de l'élection présidentielle, et l'appel du candidat de la droite républicaine au rassemblement d'un front républicain. Sans aucune hésitation alors, des millions de voix communistes et socialistes se sont portées sur Jacques Chirac pour faire barrage à l'extrême droite et je ne me souviens pas qu'Alain Juppé ait renié ces voix. Il est donc dommageable que la colère et l'amertume de la défaite d'aujourd'hui, n'enlèvent à M. Juppé, sa mémoire, son intelligence et sa dignité.

 

Les communistes, aujourd'hui comme hier, se situent dans la République et à ce titre ils doivent être respectés.

Monsieur Juppé, en reprenant ces arguments éculés de MM. Copé et autres Mariani, salit la mémoire des communistes assassinés, fusillés, déportés, victimes de la barbarie nazie avec la complicité du gouvernement collaborationniste et morts pour que vive la France. Il salit la mémoire d'hommes et de femmes à qui De Gaulle en personne a tant de fois rendu hommage.

 

En conséquence, il n'est plus digne de notre respect et ses électeurs le lui ont bien fait comprendre.

Bruno Belliot, professeur d'histoire, membre du cabinet du Maire de Choisy le Roi

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 16:02

par Denis Duvot

Dans son rapport, au Conseil National du PCF du 18 Juin dernier, Pierre LAURENT indique :

 

«  Aux élections législatives, avec 7% et 1,8 millions de voix, le Front de gauche a confirmé une progression qui l’installe comme la seconde force politique à gauche, certes en deça des espoirs suscités par notre campagne présidentielle.

Ce résultat fait débat, surtout à cause de la perte de députés, et il est en effet paradoxal. En hausse de 2,34% et 550 000 voix sur 2007 avec des scores en progrès dans 90% des circonscriptions, il ouvre de nombreuses perspectives de développement… »


Ces affirmations m’amène quelques remarques :

D’ abord je veux redire ici que c’est la première fois depuis 1981 que nous faisons moins aux législatives qui suivent les présidentielles (11,1 % contre 6,9% chiffres du ministère de l’Intérieur). Cette inversion devrait nous amener à réfléchir sur notre stratégie qui nous a permis certes de faire un bon résultat aux présidentielles autour d’un tribun ( Jean Luc MELENCHON) d’un lien fort avec le mouvement social et d’ une polarisation de l’électorat d’extrême-gauche sur la candidature du Front de Gauche.

 

Mais du fait de notre rejet de toute alliance politique sur le contenu et leurs éventuelles conséquences (Accords électoraux, participation au gouvernement) avec les autres formations de gauche, cela a entrainé notre exclusion du choix des électeurs de gauche quand il a fallu choisir une majorité présidentielle issue du vote majoritaire pour François HOLLANDE du 6 mai 2012.

 

Pour preuve le nombre de députés :

 

La répartition des sièges et leurs évolutions sont les suivantes :

 

FRONT DE GAUCHE : 11 élus en 2012 contre 20 en 2007

PRG : 12 élus contre 9 en 2007

MRC : 3 élus contre 1 en 2007

EELV : 18 élus contre 4 en 2007

PS et apparentés : 279 contre 189 en 2007

PS dissidents : 11 contre 1 en 2007

DVG : 10 contre 9 en 2007

 

Tout le monde progresse sauf nous


Et ce n’est pas la première fois. Rappelons-nous les Européennes 2009 puis les Régionales 2010 et même les cantonales 2011 il en a été ainsi.

 

A force de perdre des élus que va-t-il rester au PCF ?


Je ne parle pas de nos partenaires du FRONT DE GAUCHE car ils n’ont pas d’implantations locales mais pire au travers de ces élections (EUROPEENNES et REGIONALES ils se sont renforcés à notre détriment).

Depuis quand trouvons qu’une stratégie est bonne pour les communistes quand leur parti est le seul à perdre vis-à-vis de l’ensemble de la gauche en général et à l’intérieur du FRONT DE GAUCHE en particulier.

 

A moins d’avoir une stratégie qui est celle des gauchistes. A savoir : cela ne sert à rien d’avoir des élus, l’important c’est les luttes et le parti doit devenir un syndicat bis révolutionnaire. J’espère que cette question sera au centre du prochain congrès prévu en Février 2013 car nous sommes à l’ aube des élections municipales et où il nous reste un réseau local important.

 

D’autre part sur la progression par rapport à 2007.

 

Elle est réelle. Et tant mieux que dans 330 circonscriptions contre 135 en 2007 nous franchissons la barre des 5% cela donnera un peu d’air au plan financier.

 

Mais regardons comment se concrétise ce gain. Il vient uniquement de l’effondrement des gauchistes.

 

En 2007 : PCF : 1 115 663 voix et 4,29%
EXG : 888 250 voix et 3,41%

TOTAL : 2 003 913 voix et 7,70 %

En 2012 : FDG : 1 793 192 voix et 6,91 %
EXG : 253 386 voix et 0,98%
TOTAL : 2 046 578 voix et 7,79%

Différence : plus 42 665 voix et + 0,09%

(Chiffres du Ministère de l’Intérieur)

 

Voilà la réalité et la confirmation que nous avons pris la place de l’extrême-gauche mais nous ne gagnons rien sur l’électorat de gauche.

 

Et dans les circonscriptions où nous étions sortants il est vrai aussi que nous avons progressé du fait entre autres de ce transfert de l’électorat gauchiste mais pas assez pour contenir une poussée ocialiste comme nous avons pu le faire dans ces mêmes endroits les fois dernières en particulier lors de la victoire du PS aux présidentielles en 1981 et en 1988.

Notre positionnement en dehors de la majorité présidentielle n’a pas été compris par l’électorat de gauche qui habituellement se retrouvait lors d’élections locales comme les législatives sur le vote communiste.

 

Bien sûr cela demande vérification circonscription par circonscription et il y a toujours des exceptions à la règle générale mais je persiste à penser que la réalité est là.

 

Voilà quelques remarques que je donne à la réflexion des uns et des autres et bien sûr à la contradiction.

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 12:13

piscine-de-nuit-6.JPG

 

Après le match à la télé un peu d'air sur  la terrasse.  Vers 23 h, vue éclairante.

Comme le  match, lumineux.

 Avantages à l'équipe italienne sans chauvinisme. Le goal n'a pas eu à s'employer outre mesure. Ma$itrise du ballon. Un score logique, un bon spectacle au même titre que le premier Italie - Espagne lors des qualificactions ou Allemagne - Angleterre de bonne facture et Espagne - Portugal où les virtuoses du ballon ont laissé éclater leurs talents. Dommage que les buts ne soient venus qu'après les prolongations. 120 minutes de grand spectacle et de spoprivité. Bravo!

 

Donc pour l'instant au total de cet Eurofoot, 6 ou 7 matchs plaisants. Hélas, la France n'entre pas pas dans les nominés.

Espérons que la finale sera somptueuse, qui fait rencontrer 2 des meilleures équipes d'Europe. Avec une préférence toutefois pour le jeux espagnol tout en feu d'artifice. Toute la péninsule ibérique sera derrière ses onze joueurs, qui pourraient être contraints par la botte iltalienne.

 

A suivre dimanche!

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 09:13

Politique - le 28 Juin 2012

Immigration : Valls accusé de marcher dans les pas de la droite

Plus que jamais à l’aile droite du PS, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, a annoncé une politique ferme de lutte contre l’immigration. A sa gauche, les critiques sont déjà nombreuses, l’accusant de valider des thèses de la droite en liant notamment  immigration et difficultés économiques.


C’est le PCF qui a ouvert le bal des critiques dans un communiqué :

 

"On ne peut accepter que la gauche mette ses pas dans ceux de Claude Guéant en poursuivant la politique du cas par cas. Il faut au contraire définir des critères qui permettent à tous d'être à égalité. Ces critères ne peuvent s'appuyer sur une conception d'un autre temps selon laquelle les immigrés seraient un problème alors même que toutes les études démontrent le contraire. "


C’est que mercredi, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur en charge de la politique de l'immigration, a écarté tout laxisme du gouvernement sur ce sujet comme l'en soupçonnait la droite, excluant toute augmentation du nombre de régularisations par rapport à l'ère Sarkozy. Dans une interview au quotidien Le Monde qui lui demandait s'il envisageait plus de régularisations de sans-papiers que le gouvernement Fillon,  Manuel Valls a répondu : "non, je ne le crois pas. Aujourd'hui la situation économique et sociale ne permet pas d'accueillir et de régulariser autant que certains le voudraient".


Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche, est allé plus loin ce jeudi sur RMC en accusant le ministre PS de l'Intérieur de valider une thèse du Front national liant immigration et problèmes sociaux-économiques. "Il n'y a pas de corrélation entre le nombre des immigrés et le chômage. C'est un mensonge", a-t-il insisté. "Il faut arrêter de croire à ces balivernes". Pour Mélenchon, Manuel Valls "essaye de donner une image de père fouettard, il est en train d'épouser tous les poncifs autoritaires qu'on a connus". "Ce n'est pas être de gauche que de faire la leçon comme ça et continuer les méthodes de Nicolas Sarkozy" a-t-il conclu.


Olivier Besancenot du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), juge également que c’est "la première grande faute politique du gouvernement".

 

Propositions, contre-propositions


La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacemn tente de mettre en avant les aspects positifs, humains de la future politique d’immigration. En premier lieu est exclu tout objectif chiffré. Valls a également promis deux circulaires: une pour mettre fin à la rétention des familles, promise par François Hollande, et une autre pour faciliter les naturalisations qui ont chuté de 40% entre 2010 et 2011. Enfin il a annoncé une loi pour créer un nouveau titre de séjour de trois ans et une autre, "le plus vite possible", interdisant le placement en garde à vue d'un étranger pour le seul motif du séjour irrégulier conformément à un avis de la Cour de cassation.


Le PCF lui propose "le rétablissement de la carte unique de 10 ans et le droit au regroupement familial, conditions d'une vie digne. Un nouveau code de la nationalité, fondé sur le respect intégral et automatique du droit du sol dès la naissance et sur un droit à la naturalisation permettant à tous les étrangers qui le souhaitent d'acquérir la nationalité française au-delà de 5 ans de résidence doit être mis en place. Enfin, pour que ces questions soient correctement prises en compte et traitées avec le respect de l'humain, il est urgent que le sujet de l'immigration soit détaché du ministère de l'Intérieur."

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 13:31

crédits : PCF Dordogne

Lettre ouverte au président de la République, François Hollande


« Ne signez pas pour l'austérité ! »

 

Paris, le 27 juin 2012

 

Monsieur le président de la République,
 
Le sommet européen des 28 et 29 juin auquel vous vous apprêtez à participer est d'une extrême importance. L'Union européenne, toujours dans la tourmente, « doit être réorientée », comme vous l'avez souligné dans votre campagne électorale. L'élaboration de mesures nouvelles, rompant avec les logiques d'austérité qui s'avèrent chaque jour plus injustes et plus désastreuses, demeure un impératif pour sortir durablement de la crise.
 
C'est aussi le premier sommet où vous engagerez la parole et la politique de la France. Il s'agit maintenant de traduire, dans les actes, le changement pour lequel les Français vous ont élu.
 
À l'occasion de votre discours le 22 janvier au Bourget, vous avez pris l'engagement de « renégocier le traité européen, issu de l'accord du 9 décembre », c'est-à-dire le traité élaboré par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Cinq mois plus tard, le respect de cet engagement paraît plus nécessaire que jamais.
 
Les Français ont décidé de tourner la page de la politique de Nicolas Sarkozy. Il serait donc incompréhensible que nos politiques budgétaires continuent à être dictées par ce traité, et pire, qu'elles soient soumises à un contrôle accru de Bruxelles au mépris de la démocratie parlementaire et de la souveraineté populaire.
 
Nos concitoyens ont déjà été floués après leur « non » au TCE en 2005. Aujourd'hui, le maintien en l'état du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) serait un nouveau déni de démocratie.
 
Ensuite, et surtout, les développements de la crise au sein de l'UE montrent qu'aucun assainissement de la situation financière des États membres ne sera obtenu en s'entêtant dans la voie actuelle.
 
Sans une politique de relance construite sur de nouveaux modèles de développement, sans dégager nos grands choix d'investissements de la dépendance et des injonctions de rentabilité des marchés financiers, la sortie de crise fuira comme la ligne d'horizon au fur et à mesure des prétendues avancées de la coordination économique européenne. Celles-ci, au contraire, tendent à transformer l'Europe en champ clos dominé par les grands groupes, comme l'ont souhaité dans une récente tribune les PDG de Telecom Italia, Axa et Siemens.
 
Ce qui se profile à l'ouverture du sommet européen nous inquiète au plus haut point.
 
Le pacte budgétaire, ou TSCG, sortirait intact du Sommet. Il serait le seul texte considéré comme contraignant, et donc, avec les Mécanismes européens de stabilité qui conditionnent l'octroi de fonds au respect des injonctions du traité budgétaire, le seul soumis à ratification des États.
 
À la demande d'Angela Merkel, le « pacte de croissance » que vous avez souhaité lui adjoindre ne figurerait que dans un protocole annexé aux conclusions du Sommet. Il n'aurait aucune valeur de contrainte et sa portée réelle serait en tout point contredite par les mesures imposées par le Pacte budgétaire. Cela ne conduirait probablement qu'à un nouveau gâchis de fonds. Le carcan de l'austérité serait resserré, rien ne serait changé sur les points décisifs, ni la mutualisation de la dette, ni le rôle de la Banque centrale européenne (BCE). L'Union bancaire dont il est question ne changerait rien aux critères actuels du crédit. En France, l'investissement public de l'État, comme celui des collectivités locales, serait étouffé.
 
Si tout cela se confirmait, vous devez la vérité aux Français. Rien ne vous oblige à entériner de telles conclusions.
 
Je comprends parfaitement, monsieur le président, qu'un changement d'orientation des politiques européennes ne se décrète pas. Il se négocie. Et la chancelière Merkel résiste à cette réorientation, et marchande même, en contrepartie de la moindre concession, une part de domination plus grande encore. La France n'est pas obligée de céder.
 
Nous ne sommes pas les seuls, au Parti communiste français, au Front de gauche, à nous inquiéter.
 
Quatre dirigeants d'organisations de jeunes socialistes en Europe (de France, d'Autriche, d'Espagne et d'Allemagne) vous ont demandé solennellement, dans une tribune publiée il y a une semaine, de rejeter ce pacte budgétaire. Pour leur part, Bernadette Ségol et Ignacio Fernandez Toxo, deux principaux responsables de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont à leur tour mis en garde sur « le contenu de la croissance et les moyens de la relancer », sur la dégradation des conditions sociales dans l'Union et sur la mise en péril du cadre démocratique européen, soulignant explicitement : « Nous ne croyons pas que les réformes structurelles du marché de l'emploi créent de l'emploi et encore moins de la croissance. »
 
Je vous le demande par conséquent : ne signez pas les conclusions du sommet si elles devaient en rester là. Rendez publiques ces décisions et ouvrez le débat dans le pays et en Europe sur ses limites. Ne forcez pas le train de la ratification du Pacte budgétaire au Parlement français, comme a décidé de le faire Angela Merkel devant le Bundestag dès le 29 juin.
 
Sinon, vous le savez, nous ne ratifierons pas ce texte. Nous appellerons tous les parlementaires de gauche à en faire de même. Nous inviterons les Français à manifester leur opposition à une ratification contraire à votre propre engagement de renégociation.
 
Une autre voie est possible. Nous proposons que la France prenne l'initiative d'« Etats généraux de la refondation européenne » pour porter, notamment :

  • la réorientation du statut et des missions de la BCE, pour moduler le refinancement des banques privées afin d'encourager les investissements qui programment plus d'emplois et de formation, et de pénaliser les crédits aux spéculateurs,
  • la création d'une banque publique européenne axée sur le développement social, écologique et solidaire, financée par la création monétaire de la BCE, la taxe sur les transactions financières et une part du budget communautaire, et chargée de soutenir l'essor des services publics, d'investissements publics socialement efficaces et de projets industriels novateurs et créateurs d'emplois,
  • la relance par l'élévation des standards sociaux et écologiques en Europe.

 
Je vous prie d'agréer, monsieur le président, l'expression de mes salutations distinguées.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 23:48

La présidente du groupe CRC (communistes) du Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat, a écrit lundi soir au patron de l'UMP, Jean-François Copé, pour dénoncer son "scandaleux amalgame" entre le Front de Gauche et le Front national lundi matin sur France Inter.


"Cet amalgame est évidemment bien commode, en termes de propagande, pour justifier le rapprochement assumé entre la droite et l'extrême droite", écrit la sénatrice dans ce courrier transmis à l'AFP. Les communistes ont apporté une contribution décisive à la victoire sur l'occupant nazi à laquelle une certaine droite française à l'époque s'était alliée au nom de la formule (...) "plutôt Hitler que le Front populaire"", poursuit Nicole Borvo Cohen-Seat.

 

Conseil national de la Résistance et guerre d'Algérie


Elle évoque le souvenir "des dizaines de milliers de résistants communistes déportés ou fusillés", "par la droite extrême au pouvoir entre 1940 et 1944, dont les membres fondateurs et dirigeants actuels du Front national n'ont jamais démenti être les héritiers. Je vous rappelle que les communistes participaient au Conseil national de la Résistance, puis au gouvernement du général de Gaulle en 1944 et 1945", souligne-t-elle.

 

L'élue de Paris "rappelle encore que des militants communistes comme Henri Alleg, auteur de La question, et Maurice Audin, dont l'assassinat n'a pas encore été officiellement reconnu, ont été torturés en Algérie par les amis des dirigeants actuels du Front national". Elle indique également que "les communistes ont voté Jacques Chirac en 2002" contre Jean-Marie Le Pen.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 23:31

Quand un sujet du bac relève de la propagande


Le sujet d'espagnol Langue Vivante 1 pour les candidats au Baccalauréat des sections S et ES, 2012, relève de la basse propagande et non de la pensée critique, du questionnement et de l'analyse ouvertes, nécessaires...


Les impétrants doivent étudier un torchon tellement anti-cubain qu'il en est ridicule pour qui connaît, mais qui bourrera le crâne, lobotomisera, ceux qui doivent prétendument y "réfléchir"... Peut-on réfléchir sur un tract du Front National? Les réalités cubaines sont si complexes, si évolutives, qu'elles peuvent et doivent se prêter à approches plurielles, à confrontations fondées, contextualisées...

 

Bienvenus le doute, la critique, la démarche rigoureuse, sourcée, bienvenue l'approche scientifique, en empathie ou hostile... Mais pas le torchon. Les candidats auraient pu réfléchir sur des auteurs cubains critiques ou "révolutionnaires", talentueux, dont il restera la qualité de l'écriture et souvent du questionnement: Reynaldo Arenas, par exemple, violent, mais grand écrivain, pamphlétaire,  mais "con arte", sans parler du foisonnement passé et actuel de romanciers et poètes cubains de qualité: les maîtres: Alejo Carpentier, Nicolas Guillen, Cabrera Infante, Lezama Lima...et les générations d'aujourd'hui: Miguel Barnet, Leonardo Padura, qui mériterait d'être "nobélisable" un jour, Anton Arrufat, Nancy Morejon, Abilio Estévez, Ena Lucia Portela, Reinaldo Montero, Julio Travieso, Alexis Diaz Pimienta...

Aucun n'avait ni n'a le doigt sur la coûture du pantalon...


Mais aller chercher un médiocre auteur espagnol, en visite touristique dans l'enfer dictatorial cubain, où "Le muchacho de Camagüey" (titre du texte), crèverait de faim et terminerait en prison, cela relève de la crapulerie intellectuelle, de la guerre idéologique, du cliché politicien usé, de la pensée unique...


Cuba n'est ni le "paradis socialiste", ni le "goulag tropical". Mais son peuple, sa révolution, ses acquis, ses erreurs, ses manques, et son histoire,  les luttes pour l'indépendance, la dignité, la souveraineté, la justice sociale, méritent une vraie réflexion, pas du vomi, sassé et ressassé par la plupart des médias-mensonges et malheureusement la plupart des intellectuels et enseignants français, "aux ordres", parfois même sans s'en rendre compte.


Ce n'est pas à Cuba mais en France qu'un peuple a rejeté par référendum un traité constitutionnel qu'on lui a finalement imposé.


Ce n'est pas à Cuba que la liberté médiatique relève de marchands d'armes, de canons, d'avions de combat, de milliardaires du bâtiment et des travaux publics...


Ce n'est pas à Cuba que l'on chasse le Gitan, le sans-papiers, l'immigré, que l'on brime le syndicaliste, l'universitaire trop critique...


C'est l'Espagne de l'auteur du torchon, Luisgé Martin, qui possède le seul parc thématique fasciste au monde: le Valle de los Caídos, où est enterré le dictateur Franco (domaine et mausolée franquistes entretenus aux frais des contribuables). 

 

L'auteur ou les auteurs du choix de ce sujet poubelle, devraient avoir le courage de nous expliquer ce qui a motivé un choix si caricatural, mensonger, dénigrant, si peu conforme à la réalité cubaine, si contraire à notre esprit de la Renaissance, des Lumières, des philosophes, de la Révolution française..., de notre "école laïque et républicaine".

 

Oui au pluralisme, à l'approche critique, plurielle... non à l'embrigadement , à la propagande "libérale" au sein du service public d'Education Nationale. 

 

Jean Ortiz Universitaire Cubaniste


  


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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 20:54

Le coup de pouce du SMIC : « un sévère coup de froid » (O.Dartigolles - PCF)

Le coup de pouce du SMIC qui avait été promis se révèle être un premier et sévère coup de froid pour toutes celles et ceux qui attendaient autre chose qu'une valorisation à peine supérieure à celles des années précédentes.

Face à la crise et aux politiques d'austérité, en réponse aux attentes populaires pour une amélioration concrète des conditions de vie, le gouvernement avait, avec une vraie hausse du salaire minimum, la possibilité d'agir efficacement dans trois directions.

La première porte sur la question salariale. Elle est au cœur, depuis le

6 mai, du changement attendu en terme de justice sociale. La seconde s'inscrit dans l'indispensable rupture avec l'austérité qui nourrit la crise à l'échelle européenne en brisant la croissance que le Président de la république appelle pourtant de ses vœux. La troisième s'inscrit dans la nécessite d'en finir avec les dogmes néo-libéraux qui font du « cout du travail » la cause des déficits commerciaux de la France. En réalité, ce sont les « coûts en capital » qui minent l'efficacité

productive: en 2010, les charges d'intérêts payés aux banques et les dividendes versées aux actionnaires par les sociétés ont atteint 309 milliards d'euros.

 

Augmentation légale déduite, les smicards pourront s'offrir une place de cinéma à tarif réduit pour rêver à une autre vie.

Les calculs les plus savants ne feront en rien disparaitre une réalité :

le salaire minimum est une grande conquête sociale qui, après 5 années de Sarkozysme, méritait bien autre chose que ce 2% qui apparait aujourd'hui comme un renoncement.

Une hausse du SMIC à 1700 euros brut est parfaitement soutenable à condition, comme le proposent le PCF et ses partenaires du Front de gauche, d'instaurer un salaire maximum dans les entreprises publiques et privées et de réduire l'écart entre le plus bas et le plus haut salaire de manière à ne pas dépasser 1 à 20.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 18:34
"Le groupe GDR à l'Assemblée nationale compte quinze député-e-s"
A l'Assemblée nationale, le groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine sera pérennisé. Comme sous la précédente législature, il s’agira d’un groupe technique constitué de deux composantes autonomes : celle du Front de gauche et celle des Ultramarins. Il sera présidé par André Chassaigne.
La composante Front de gauche compte les dix Député-e-s suivants :
François Asensi (Seine-Saint-Denis), Alain Bocquet (Nord), Marie-George Buffet (Seine-Saint-Denis), Jean-Jacques Candelier (Nord), Patrice Carvalho (Oise), Gaby Charroux (Bouches-du-Rhône), André Chassaigne (Puy-de-Dôme), Marc Dolez (Nord), Jacqueline Fraysse (Hauts-de-Seine), Nicolas Sansu (Cher)
La composante des ultramarins compte les cinq député-e-s suivants :
Huguette Bello (La Réunion), Alfred Marie-Jeanne (Martinique), Jean-Philippe Nilor (Martinique), Gabriel Serville (Guyanne), Bruno Nestor Azerot (Martinique)
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 11:50

La réponse de Mikis Theodorakis à ses détracteurs

par Thierry Aury, lundi 25 juin 2012, 22:31 ·

Pour tenter de ternir l'image de Jean- Luc Mélenchon et du Front de gauche, une partie des dirigeants de la droite et de l'extrême-droite avait développé l'idée d'une complaisance avec l'antisémitisme supposé de Mikis Théodorakis, en utilisant un morceau de phrase d'une interview de ce poète et compositeur grec, résistant antifasciste notoire.

Celui-ci répond d'une manière absolument sans ambiguïtés à ses détracteurs dans le texte ci-dessous que je reproduis en intégralité.

Décidément, tous les moyens sont bons pour tenter de démolir le Front de gauche qui de toute évidence, gêne bien des forces dans ce pays et en Europe.

Mais raison de plus pour "ne rien lâcher" !

 

La réponse de Mikis Theodorakis à ses détracteurs

 

Je suis Grec et fier de l’être, car nous sommes le seul peuple en Europe qui, pendant l’occupation allemande (1941-1944), non seulement n’a pas exercé de poursuites contre les Juifs mais, au contraire, les a aidés à vivre et à survivre avec tous les moyens dont nous disposions.

 

À l’époque, J’étais moi-même partisan de l’Armée populaire de Libération et je me souviens que nous avions pris sous notre protection de nombreuses familles de Juifs Grecs, que nous nous sommes souvent battus contre les SS pour les sauver et beaucoup d’entre nous l’ont payé de leur vie.

 

Plus tard, j’ai composé le cycle “Mauthausen” que, notamment en Israël, l’on considère quasiment comme un hymne national. J’ai ressenti une des plus grandes émotions de ma vie quand, dans les années 80, il m’a été accordé de diriger cette œuvre sur le site du camp de concentration de Mauthausen, tout d’abord chantée en grec par sa première interprète, Maria Farantouri, puis en allemand par Gisela May et en hébreu par la chanteuse israélienne, Elinoar Moav. Je l’ai dirigée une fois encore sur ces lieux et, depuis lors, l’œuvre enregistrée est diffusée sans interruption sur le site du camp. 

 

En 1972, j’ai bravé le boycottage européen et j’ai donné des dizaines de concerts en Israël, des moments que je qualifierais d’historiques en raison des liens d’amour mutuel qui nous unissaient. 

 

À cette même époque, Yigal Allon, alors Vice-Premier ministre du gouvernement israélien et Ministre de l’Éducation et de la Culture, m’a confié une première mission, celle de transmettre un message de paix à Arafat au nom de son gouvernement. C’est dans cette intention que je l’ai rencontré à Beyrouth et, à cette occasion, j’ai donné une conférence de presse dans une salle. Un groupe de fanatiques Palestiniens avait décidé de m’abattre, car il me considérait comme un complice des Juifs. C’est Arafat lui-même qui me l’a dit le lendemain avec, à ses côtés… le groupe de mes assassins en puissance. Qu’est-ce qui m’a sauvé ? Mon amour authentique pour les deux peuples martyrs : les Juifs et les Palestiniens. 

 

«Quand on t’a entendu pendant la conférence de presse», m’ont-ils dit, « on a compris que nous nous trompions». Qu’est-ce que j’avais dit au cours de la conférence de presse ? «Le conflit qui vous oppose ne sera pas résolu par les armes, mais par la compréhension mutuelle. De l’autre côté, il y a des hommes ordinaires qui vous ressemblent, simples et travailleurs, capables d’aimer et qui, comme vous, aiment leur famille et leur pays. C’est eux que vous devez trouver, parce que c’est avec eux que vous pourrez vivre dans la paix». 

 

Arafat m’a dit : «Tu as chanté les Juifs et tu as eu raison, car eux aussi c’est un peuple tourmenté. Comme nous. Alors, s’il te plaît, écris une chanson pour nous aussi…». C’est ainsi que j’ai écrit aussi un chant pour le peuple palestinien qui est devenu son Hymne national.

 

Bien plus tard, à l’occasion de la remise du prix Nobel de la Paix à Rabin (Israël) et à Arafat (Palestine), l’orchestre symphonique d’Oslo avec, en soliste, l’interprète finlandaise Arja Saijonmaa a joué “Mauthausen” en hommage à Israël et le chant que j’avais composé, reconnu comme Hymne National, en l’honneur du peuple palestinien. Ce moment symbolique suffit à démontrer la place que j’occupe dans l’esprit et dans les cœurs des deux peuples.

 

Je suis souvent allé en Israël, en Palestine et au Liban et c’était chaque fois la paix, l’amitié, la coexistence et la coopération entre ces deux peuples martyrs qui occupaient mes pensées. En tant que Grec, je me sens proche d’eux, comme si nous appartenions à la même famille. Et pourtant, pour certains fanatiques d’un côté comme de l’autre, je suis la cape rouge agitée devant le taureau.. Pourquoi ? Parce que j’ai la franchise et le courage de dire la vérité et de la dire même dans la gueule du loup. Ainsi, quand je suis en Palestine je m’exprime ouvertement et publiquement contre les fanatiques qui me haïssent et, quand je suis en Israël, je fais de même en critiquant tout aussi ouvertement et publiquement les fanatiques qui, en raison de la diaspora juive présente dans tous les pays du monde, ont la possibilité de transformer leur haine en venin et en mensonges monstrueux.

 

Dans mon opéra «les Métamorphoses de Dionysos» (dont j’ai écrit aussi le livret), il y a une scène où des Juifs sont déportés par des SS dans des camps d’extermination. Il s’agit d’un moment crucial de l’œuvre, d’une condamnation du Nazisme qui dévoile d’une façon très humaine, l’affliction psychique et intellectuelle que je ressens devant les souffrances des Juifs.

 

D’ailleurs, la dénonciation du racisme et la défense de ses victimes ont guidé mes décisions et mes actes tout au long de ma vie. Une vie jalonnée de poursuites qui m’ont souvent poussé jusqu’au seuil de la mort.

 

Donc, me qualifier de raciste et d’antisémite n’est pas une simple calomnie, mais l’expression de la pire bassesse morale, issue le plus souvent de cercles proches d’organisations et d’individus opérant dans la mouvance du Néonazisme et auxquels la crise a permis de relever la tête pour nous menacer et –incroyable, mais vrai– nous accuser, eux, d’….antisémitisme en utilisant un arsenal de mensonges et de déclarations insidieuses!

 

Il suffit de dire, par erreur manifeste, dans une interview de trois heures «antisémite» au lieu de «antiraciste», et on s’empare d’une seule et unique phrase dont on isole un mot, brandi comme un étendard, tout simplement pour servir l’intention de m’incriminer. Combien d’années était-on aux aguets pour une simple erreur ? Le mot «antisémite» correspond-il vraiment à ce qui suit ? «J’aime le peuple juif avec lequel nous avons vécu et souffert en Grèce pendant des années et je hais l’antisémitisme». Je suppose que mes différents ennemis se sont bien gardés de citer ces paroles. Et pourtant, c’est EXACTEMENT la phrase qui suit. Ce n’est pas quelque chose que je viens d’inventer, après-coup, en guise d’alibi. Il en EST ainsi et il est facile de le prouver de façon incontestable en écoutant TOUTE la phrase, exactement comme je l’ai prononcée et non pas en la tronquant comme l’ont voulu mes adversaires.

 

Peut-être va-t-on se demander pourquoi et comment certains persistent à vouloir discréditer un ami si fidèle d’Israël et des Juifs et tentent de me faire passer à tout prix pour un antisémite. (De qui parle-t-on ? De quelqu’un qui a connu les sous-sols de la Gestapo pour les sauver !)…

 

Toutefois, la réponse est finalement simple : beaucoup de mes amis juifs sont d’accord avec moi. Certains sont d’accord avec moi,-même s’ils vivent en Israël, donc dans la tourmente quotidienne des évènements. Alors, si les simples citoyens du peuple d’Israël entendent mes idées, telles qu’elles sont réellement exprimées, ils « risqueraient » (selon mes ennemis, bien sûr) d’être d’accord avec moi, en pensant que la solution du problème ne se trouve pas dans la violence et les armes, mais dans la coexistence et la paix. Ce qui ne plaît pas du tout à mes adversaires car, bien sûr, j’ai –à plusieurs reprises– totalement désapprouvé la politique de l’État d’Israël et j’ai exprimé ce désaccord avec force et de la façon la plus claire et la plus catégorique (comme je fais toujours). Pour ne pas courir le risque que ces citoyens se rangent à mes opinions, ils ne doivent pas les entendre. Et quelle est la meilleure et la plus sûre façon de procéder pour arriver à ses fins ? Et bien, leur tactique habituelle : me coller «l’étiquette» d’antisémite, de sorte qu’aucun Juif, où qu’il se trouve, ne veuille plus entendre non seulement mes idées, mais même mon nom. 

 

Et maintenant, particulièrement en France où brusquement on «s’est souvenu» d’une interview donnée il environ un an et demi, il existe -de toute évidence- une autre raison: porter atteinte à la Gauche. Leur prétendu «argument» (qui est totalement mensonger) est que son leader, M. Mélenchon me connaît et que, par conséquent…il a des amis antisémites ! Toutefois, la vérité –malheureusement pour eux– est évidente et je pense que tout homme animé de bonnes intentions peut s’en rendre compte.

 

Donc, même si après la lecture de ce qui précède, certains persistent encore à me faire passer pour quelqu’un que je n’ai jamais été et que, bien sûr, je ne suis pas, le doute n’est plus permis. Tout est fait sciemment pour servir d’autres finalités, car ma foi inébranlable dans la paix et la coexistence de ces deux peuples martyrs dérange plus d’un. 

 

Athènes, le 15 juin 2012 

Mikis Théodorakis 

mikis@mikistheodorakis.gr 

 

[Traduit du grec par Arlette Manoli]

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Published by bruno fornaciari
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