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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:13

cial-Eco - le 30 Août 2012

Scop : "Etre heureux d'aller travailler, ça change tout !"

Suite de notre série sur la Scop Magnetic. Frédéric, un salarié – associé, nous raconte comment travailler dans une coopérative a changé sa vie. Il nous parle de sa motivation nouvelle à se lever le matin, mais aussi de l’importance du collectif dans la réussite d’une entreprise.


Frédéric revient sur l'importance du collectif dans la réussite d'une entreprise. Ce pourquoi la Scop est justement la bonne solution. L’impression de travailler pour soi en même temps que pour les autres.

 

Suite à un licenciement massif et convaincu que ces suppressions d'emplois étaient dues à des fautes de gestion, un groupe de développeurs-web décide de créer sa propre société. Ils choisissent d'opter pour une Scop, promesse de démocratie et de justice sociale en entreprise. C'est ainsi que Magnetic apparait en 2010, trois mois seulement après que ses fondateurs aient été remerciés par leur ancienne boite.

  • De nouveaux articles et interviews sur les scops, en particulier sur Magnetic, sont à retrouver les jours prochains sur l'humanite.fr, mais aussi dans les pages Travail de votre quotidien de lundi.

 

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 15:43

La France a durablement besoin du nucléaire, dit Batho au Medef

JOUY-EN-JOSAS, Yvelines (Reuters) - La France a durablement besoin du nucléaire pour satisfaire ses besoins énergétiques, maintenir la compétitivité de ses entreprises et soutenir ses exportations, a dit jeudi la ministre de l'Ecologie et de l'Energie.

 

Delphine Batho était interrogée lors de l'université d'été du Medef sur la polémique causée par des propos identiques du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui avaient suscité des tiraillements avec les écologistes.

"La France a durablement besoin du nucléaire" et doit développer massivement en parallèle les énergies renouvelables, a-t-elle déclaré devant un parterre de chefs d'entreprise.

 

Elle a rappelé les engagements de François Hollande pendant la campagne électorale et concrétisés dans un accord entre le PS et les Verts : faire passer de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité en France d'ici 2025.

Maintenir la filière est important "pour des raisons de sécurité d'approvisionnement en électricité, pour des raisons évidemment aussi de coûts et de compétitivité de l'accès à l'énergie" et pour la politique industrielle à l'export, a-t-elle ajouté.

"Nous voyons les choses non pas en opposition mais en complémentarité et nous pensons qu'on peut maintenir les emplois dans le nucléaire et développer l'emploi dans le solaire, dans l'éolien, dans la géothermie, dans les énergies marines", a-t-elle ensuite dit à des journalistes.

 

Arnaud Montebourg avait provoqué en début de semaine la colère des alliés écologistes du Parti socialiste en déclarant que le nucléaire était une "filière d'avenir". Les écologistes ont deux ministres au gouvernement.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 15:33

Traité européen: Hollande maltraite sa gauche

Traité européen: Hollande maltraite sa gauche

TRAITE EUROPEEN - Bernard Cazeneuve, le ministre des Affaires européennes, est en mission: il doit convaincre la gauche de la gauche que l'austérité ne sera pas "la pierre angulaire de l'Europe".

AFP PHOTO LIONEL BONAVENTURE

Tenter d'expliquer qu'il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Encore, toujours. Le 5 septembre, Bernard Cazeneuve recevra au Quai d'Orsay les députés avant d'aller devant le groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Le ministre des Affaires européennes expliquera, à huis clos, à ses interlocuteurs de la majorité présidentielle que "la discipline budgétaire ne sera pas la pierre angulaire de l'Europe" des prochaines années. Comme il l'avait déjà fait auprès des parlementaires de l'aile gauche du Parti socialiste, emmenés par Jérôme Guedj fin juillet. 

 

Dédramatiser la portée du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), aussi surnommé pacte budgétaire européen, voilà l'objectif de l'ancien porte-parole de la campagne présidentielle de François Hollande. Cazeneuve schématise ainsi son argumentation: "Il faut bien que les opposants comprennent une chose: ce n'est pas un énorme traité avec un peu d'Europe autour, mais l'inverse!" 

Les écologistes se sentent trahis

Il a bien du mal à convaincre cette mouvance, à gauche de la social-démocratie, qui se sent grugée. Même les écologistes Jean-Vincent Placé et François de Rugy, généralement peu véhéments envers le pouvoir, se montrent inflexibles, sur l'air de: ce n'était pas le deal. Rugy: "Le TSCG ne fait pas partie du pacte majoritaire initial. Nous n'étions pas pour plus d'austérité, mais pour plus d'Europe." 

Même sentiment de trahison du côté du député socialiste de l'Essonne Jérôme Guedj. Pour lui, "la gauche au gouvernement crèverait de donner le signal du conformisme: le pays doit pouvoir s'éloigner de l'orthodoxie libérale et du fédéralisme autoritaire à la Merkel". Cet élu, dont la présence avait un temps été envisagée aux journées d'été d'EELV par son ami Jean-Vincent Placé, se veut le porte-voix des électeurs de gauche, qui, assure-t-il, "ne veulent pas d'un quinquennat super-matricé par les engagements européens". 

 

Au Front de gauche, pour marquer sa désapprobation, on fait mine d'avoir dépassé le stade de la déception: "Pour nous, c'est juste la confirmation que nous n'avons rien à attendre de ce gouvernement en termes macroéconomiques", lâche Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. Jean-Luc Mélenchon avait tranché dès le 18 août, dans une interview au JDD: "Après une comédie de négociation qui fut une capitulation, il faudrait accepter le traité "Merkozy"?" Le leader du PG faisait référence au sommet européen des 28 et 29 juin, qui a complété le traité par un pacte de croissance. 

La gauche de la gauche attendait plus

Hollande se serait froidement affranchi de la confiance de ses électeurs? Ce refrain commence à échauffer les oreilles du pourtant placide ministre des Affaires européennes. "Oui, c'est vrai, la campagne électorale française a entraîné le formidable espoir qu'en Europe on puisse échapper au directoire de l'austérité et, pendant la campagne, François Hollande a promis de réorienter la politique de l'Union européenne, de ne pas présenter le traité en l'état", analyse Bernard Cazeneuve. Et de poursuivre: "Et nous avons obtenu cette réorientation, grâce à son engagement personnel, j'insiste." 


La gauche de la gauche attendait plus de ce rapport de force et, tant qu'à être cocue, elle entend le faire savoir: Mélenchon appelle à manifester; Eva Joly, à organiser un référendum. La grenade politique de la rentrée? 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 14:45

Thibault somme Ayrault de choisir entre salariés et patrons


PARIS (Reuters) - Bernard Thibault appelle à des manifestations le 9 octobre pour obtenir des mesures d'urgence en faveur de l'industrie et de l'emploi et somme le gouvernement français de choisir entre les revendications du patronat et celles des salariés.

 

Dans une interview à Reuters, le secrétaire général de la CGT estime qu'il "y a une forme d'alarme sur la situation économique et sociale" et déplore que la conférence sociale de juillet dernier n'ait pas débouché sur des mesures d'urgence.

 

Il note que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'est efforcé mercredi à l'université d'été du Medef "de convaincre l'ensemble des acteurs sociaux de trouver un consensus sur les négociations à venir concernant l'emploi".

 

"Mais il faut dire la vérité: entre ce que revendique le Medef, plus de flexibilité sur le marché du travail, un allègement du coût du travail, et ce qu'attendent les salariés qui ont majoritairement contribué à un changement de majorité politique, il y a des attentes contradictoires", dit-il.

 

"De ce point de vue-à, le gouvernement va devoir faire des arbitrages, il ne pourra pas nier des revendications qui s'opposent, celles des employeurs et les nôtres", ajoute-t-il.

 

Le "patron" de la CGT estime que la flexibilité du travail, "est déjà énorme en France" et que le chômage augmente "dans les pays comme l'Espagne, l'Italie ou l'Allemagne qui ont plus encore flexibilisé leur marché du travail".


"Donc, ça n'est vraiment pas un bon exemple. Ça serait plutôt un argument pour résister à toute velléité de déréglementer encore davantage le marché du travail", dit-il.

 

Le nombre de chômeurs en Allemagne a augmenté en juillet pour le quatrième mois de suite, signe que la crise de la zone euro n'épargne plus la première économie européenne même si le chômage y reste à un niveau beaucoup plus bas qu'en France.

 

Face à la multiplication des plans sociaux, Bernard Thibault appelle le gouvernement à prendre des mesures concrètes, comme un "droit suspensif permettant d'examiner des alternatives".


CONTRE LA RATIFICATION DU TRAITÉ EUROPÉEN

 

"On a trop de cas où des directions d'entreprises nous annoncent, ou sont susceptibles d'annoncer dans les prochains jours, d'autres plans de restructuration massifs, sans que les représentants des salariés n'aient la possibilité de proposer jusqu'à présent des plans alternatifs", explique-t-il.

 

Pour le dirigeant de la CGT, qui cite les cas d'ArcelorMittal, d'Unilever et de PSA, "l'urgence est manifeste, singulièrement dans le secteur industriel".


"Des entreprises qui ne sont pas toujours en situation financière justifiant des restructurations se permettent des réorganisations très lourdes, à la fois économiquement et socialement", déplore-t-il.

 

Outre Paris, des manifestations pour défendre l'emploi sont prévues par la CGT le 9 octobre dans une demi-douzaine de grandes villes dans le cadre d'une semaine de mobilisation décidée par la Fédération européenne de l'industrie.

Parallèlement, la CGT prévoit une campagne de pétition contre la ratification du traité budgétaire européen, précise Bernard Thibault.

 

La centrale va relayer en France la position de la Confédération européenne des syndicats (CES), qui rejette le traité européen.

 

"Nous allons militer pour une non-ratification par la France de ce traité, quelle que soit la procédure utilisée", explique le dirigeant syndical.

 

Le gouvernement entend faire ratifier le texte par le Parlement au début du mois d'octobre.

 

Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche, qui réclament pour leur part un référendum, ont prévu le 30 septembre une marche à Paris dont l'ampleur doit être du type de celle de la Bastille en mars dernier, soit plus de 80.000 personnes.

 

Edité par Yves Clarisse

 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 12:02
Juin 1946. En moins de six mois, naissaient 138 caisses de sécurité sociale sous l'égide d'Ambroise Croizat , ministre communiste (ici, signant les termes de la loi).
138 caisses bâties par le peuple de france et la CGT souvent sur le temps de congé ou après le travail. Des caisses gérées par les salariés eux mêmes ( 3/4 des sièges aux travailleurs).
Pour la premiere fois au monde, la sécurité sociale devenait un droit fondamental, universel, solidaire, obligatoire, couvrant l'ensemble des salariés et remplaçait ainsi un simple mécanisme d'assurance couvrant un risque qui n'assurait qu'un français sur 6. Le autres devaient s'en remettre à la charité ou aux qûetes de solidarité des copains.
Croizat en photo l'inaugurait en ces termes: "Desormais, mes amis, nous mettrons fin aux angoisses du lendemain. L'homme sera à l'abri du besoin et la retraite ne sera plus l'antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie".
Photo : Juin 1946. En moins de six mois, naissaient 138 caisses de sécurité sociale sous l'égide d'Ambroise Croizat , ministre communiste (ici, signant les termes de la loi). 138 caisses bâties par le peuple de france et la CGT souvent sur le temps de congé ou après le travail. Des caisses gérées par les salariés eux mêmes ( 3/4 des sièges aux travailleurs). Pour la premiere fois au monde, la sécurité sociale devenait un droit fondamental, universel, solidaire, obligatoire, couvrant l'ensemble des salariés et remplaçait ainsi un simple mécanisme d'assurance couvrant un risque qui n'assurait qu'un français sur 6. Le autres devaient s'en remettre à la charité ou aux qûetes de solidarité des copains.Croizat en photo l'inaugurait en ces termes: "Desormais, mes amis, nous mettrons fin aux angoisses du lendemain. L'homme sera à l'abri du besoin et la retraite ne sera plus l'antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie". Amitiés à tous Michel etievent
Amitiés à tous Michel etievent
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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 07:11

A propos de l’interview de Pierre Laurent dans Libération

mardi 28 août 2012

A propos de l’interview de Pierre Laurent dans Libération

Le 15 août dernier, Libération a publié une interview du camarade Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, dans laquelle il explique sa conception du « communisme ». Autrement dit, Pierre Laurent s’engage sur le terrain – très important, pour le mouvement communiste – de la théorie. Nous allons tenter de montrer ici que le résultat est loin d’être satisfaisant.


« Inventer » de nouvelles « solutions » ?


À la première question des journalistes – « Quel sens cela a-t-il de se dire "communiste" en 2012 ? » –, Pierre Laurent répond que le communisme est « une mise en commun, un partage » et une « maitrise sociale des richesses ». Admettons pour le moment ces définitions très générales. Le camarade souligne ensuite que « la révolte contre l’injustice est toujours autant d’actualité », ce qui est parfaitement clair. Puis il enchaîne : « Pendant une partie du XXe siècle, les idées communistes ont été dogmatisées, jusqu’à être détournées de leur objet dans les pays de l’Est. Mais les idées communistes, au-delà des caricatures et de leurs perversions profondes, restent valables. Cela suppose un effort d’invention extrêmement profond pour penser des solutions dans un monde très différent ».


Ces quelques lignes soulèvent plusieurs problèmes. Tout d’abord, nous aurions voulu savoir précisément à quelle « partie du XXe siècle » le camarade Laurent fait ici référence. À défaut, et pour éclairer ce qui va suivre, voici ce que La Riposte en pense : la monstrueuse « dogmatisation » des idées communistes – c’est-à-dire du marxisme – fut le résultat de la dégénérescence bureaucratique de la révolution russe et de l’émergence du stalinisme. Ce processus, engagé dès le milieu des années 20, après la mort de Lénine (1924), a rapidement gagné l’ensemble des partis de l’Internationale Communiste. Nous avons expliqué ailleurs les causes de cette dégénérescence.


On peut ne pas être d’accord avec ce point de vue et cette chronologie. Mais quelle que soit la « partie du XXe siècle » pendant laquelle Pierre Laurent pense que les idées du communisme étaient « détournées de leur objet », il n’en affirme pas moins qu’avant ce détournement elles étaient « valables » et le demeurent aujourd’hui. Nous sommes tout à fait d’accord ! Le problème, c’est que dans la phrase suivante Pierre Laurent nous appelle à un « effort d’invention extrêmement profond pour penser des solutions dans un monde très différent ».

 

Pourquoi le camarade Laurent veut-il « inventer » des « solutions » alors qu’il vient de dire, dans la phrase précédente, que les idées du communisme (et donc, suppose-t-on, les « solutions » qu’elles proposent) étaient et demeurent valables ? On pourrait nous répondre : Pierre Laurent l’explique noir sur blanc dans la même phrase ; c’est que le monde actuel est « très différent » – très différent donc, du monde de l’époque où les idées du communisme étaient « valables ». Mais on tourne toujours dans la même contradiction. Car si le monde contemporain est « différent » au point qu’il faille « inventer » des « solutions » nouvelles, on ne comprend plus pourquoi le camarade Laurent affirme que les vieilles idées communistes restent « valables » !

 


Que le lecteur nous pardonne ce laborieux exercice de logique formelle : nous voulons comprendre ce que dit notre secrétaire national. Heureusement, la clé du mystère nous est donnée un peu plus loin dans l’interview. Des idées communistes toujours « valables », celles développées d’abord par Marx et Engels, le camarade Laurent ne retient que les formulations très générales (trop générales) citées plus haut – « mise en commun », « partage », « maitrise sociale des richesses » – et leur donne un contenu qui n’a plus rien à voir avec les idées et les « solutions » (c’est-à-dire le programme) du marxisme. Ainsi, à la question : « En tant que communiste, êtes-vous toujours opposé à la propriété privée des moyens de production ? », Pierre Laurent répond : « La vision étatiste, centralisée de la propriété collective est dépassée, mais pas l’appropriation sociale des richesses. Le système de la Sécurité sociale, créé en France à la Libération à l’initiative d’un ministre PCF, est une idée profondément communiste ! Prélever à la source une partie des richesses pour la consacrer au bien-être social des populations, c’est communiste ! Mais cela n’est pas contradictoire avec l’existence d’entreprises privées ! »


La Sécurité sociale est-elle « une idée profondément communiste » ? Oui et non. Oui, dans le sens très étroit où il s’agit d’une conquête sociale que les communistes défendront becs et ongles, tous comme ils se sont battus et se battront encore pour de meilleurs salaires, une éducation gratuite et de qualité, la réduction du temps de travail sans perte de revenus, la construction de logements sociaux, etc. Mais le communisme n’est absolument pas réductible à des acquis sociaux comme la Sécurité sociale – que la classe dirigeante remet constamment en cause. Le communisme, c’est bien davantage : c’est notamment l’idée que la Sécurité sociale et toutes les conquêtes sociales arrachées par les luttes passées seront menacées tant que le capitalisme ne sera pas renversé et remplacé par un système reposant sur la propriété collective – et oui, « centralisée » – des grands moyens de production, sous le contrôle démocratique des salariés. C’est même de l’impossibilité d’aller indéfiniment de conquêtes sociales en conquêtes sociales, sous le capitalisme, que découle la nécessité d’une rupture révolutionnaire avec ce système.


Le monde actuel est-il « très différent » de celui du début du siècle dernier, de ce point de vue ? Pas du tout. Le monde a changé, certes. Il change un peu chaque jour, n’est-ce pas ? Mais ceci ne nous mène pas très loin. Il faut certes prendre soin d’adapter nos mots d’ordre et revendications à l’évolution de la situation concrète des travailleurs et de leur compréhension de cette situation. Mais en comparant le monde actuel à celui du début du XXe siècle, nous ne voyons pas quels sont les changements concrets de l’ordre économique et social qui devraient nous pousser à renoncer à ce qui constituait alors l’axe central d’un programme communiste : l’expropriation des capitalistes et la planification démocratique de la production. Il suffit d’ouvrir le Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels pour constater que les caractéristiques et mécanismes fondamentaux du capitalisme actuel y sont admirablement décrits et anticipés. Concentration du capital, crises de surproduction cycliques, expansion et domination du marché mondial (« mondialisation »), inégalités croissantes entre les deux pôles de la société, développement quantitatif et qualitatif du salariat, permanence d’une large couche de chômeurs, etc. Et à l’époque comme aujourd’hui, il n’y a pas d’issue aux problèmes brûlants des masses en dehors d’une révolution socialiste.

« L’appropriation sociale des richesses » que défend Pierre Laurent se distingue de ce qu’il appelle « la vision étatiste, centralisée de la propriété collective ». En fait, elle s’en distingue tellement que son « appropriation sociale » n’est plus une « propriété collective » du tout (ni centralisée, ni étatiste, ni rien). La Sécurité sociale et autres systèmes de « prélèvement à la source des richesses », auxquels Pierre Laurent réduit ici le communisme, constituent l’alpha et l’oméga d’un programme réformiste, qui ne veut pas toucher à la sacro-sainte propriété capitaliste (ou alors de façon exceptionnelle, temporaire et limitée). Précisons au passage que le marxisme ne propose pas de tout nationaliser, bien évidemment, mais seulement les grands leviers de l’économie : banques, grandes industries, grande distribution, transports, etc.


Pierre Laurent affirme que la Sécurité sociale « n’est pas contradictoire avec l’existence d’entreprises privées ». Vraiment ? N’est-il pas au contraire évident que la Sécurité sociale et tous nos acquis sont, à terme, incompatibles avec la domination de la classe dirigeante qui possède les grandes entreprises privées du CAC 40 et, de ce fait, détient le véritable pouvoir dans le pays ? N’est-ce pas cette classe de grands capitalistes qui, jour après jour, exige des coupes drastiques dans les budgets sociaux et autres « systèmes de prélèvement à la source » ? Du point de vue des capitalistes, nos conquêtes sociales sont précisément incompatibles avec leurs intérêts, leur système, leur domination. Et ils ne se contentent pas de proclamer cette incompatibilité : ils détruisent systématiquement nos acquis sociaux, que ce soit au moyen de gouvernements de droite – ou de gouvernements « socialistes » : on l’a vu en Grèce, en Espagne, au Portugal, et cela s’engage aujourd’hui en France.


Stalinisme ou communisme


En rejetant comme « dépassée » la « vision étatiste, centralisée de la propriété collective », Pierre Laurent se réfère implicitement aux régimes staliniens. C’est devenu un lieu commun au sommet du parti : ce qui aurait échoué en URSS, c’est la « centralisation » et « l’étatisation » des moyens de production. Telle aurait été l’origine de tous les maux. Dans la même veine, Pierre Laurent rejette ici le « communisme par plans quinquennaux ».


En réalité, la propriété collective des moyens de production et la planification qu’elle permettait de mettre en œuvre, dans les régimes en question, étaient énormément progressistes. C’était un immense progrès par rapport à l’anarchie de la production capitaliste. C’est grâce à cela que la Russie est passée en quelques décennies du rang d’économie très arriérée – encore plus arriérée que le Pakistan actuel, par exemple – à celui de deuxième puissance mondiale. Ce qui a provoqué la chute de l’URSS, ce n’est pas la nationalisation et la centralisation des moyens de production : c’est la complète dégénérescence bureaucratique du régime soviétique – ce que Pierre Laurent lui-même appelle ailleurs « l’aveuglement démocratique ».

 

À propos de l’appréciation que porte la direction du parti sur les régimes staliniens, on entend souvent des militants communistes dire : « on a jeté le bébé avec l’eau du bain ». Cette interview de Pierre Laurent en est un exemple.

« Je n’aspire pas à une société idéale », explique Pierre Laurent. Il développe cette idée plus loin : « Je suis animé par le fait de rêver une société, mais ça n’a rien à voir avec définir une société idéale. Je ne crois pas plus au communisme par plans quinquennaux. Le communisme est un mouvement, un chemin de projets partagés, sans cesse remis en discussion. Ce n’est pas une société parfaite à atteindre ».


Il n’est jamais venu à l’idée d’un communiste sérieux de prétendre lutter pour une « société idéale » ou « parfaite ». C’est le « b a ba » du marxisme que le communisme sera d’emblée et sans cesse perfectible. Le communisme ne sera pas une société figée dans on ne sait quel « idéal parfait » – et c’est heureux, car il est probable qu’on s’y ennuierait ferme. Pourquoi donc Pierre Laurent évoque-t-il cette chimère d’une société parfaite et idéale ?

 

Pour pouvoir lui opposer (et tenter de nous refiler en douce) une autre chimère de son cru, qu’il formule ainsi : « Le communisme est un mouvement, un chemin de projets partagés, sans cesse remis en discussion ». On pense immédiatement à la célèbre formule d’Eduard Bernstein (1850-1932), le théoricien allemand du réformisme : « le but final quel qu’il soit ne signifie rien, le mouvement est tout ». Dans sa lutte contre le révisionnisme de Bernstein, Rosa Luxembourg [1] a démontré que cette mise à l’écart du « but final », sous couvert de « mouvement », n’était rien moins qu’un renoncement à la révolution socialiste, au profit d’une lutte pour des réformes et des réformes seulement (le « mouvement »). De même, à travers le rejet d’une « société parfaite » et du « communisme par plans quinquennaux », Pierre Laurent rejette en fait l’idée d’un programme de rupture révolutionnaire avec l’ordre établi, sous couvert de « mouvement » et de « chemin de projets partagés ».


La scission entre « socialisme » et « communisme »


Mis en jambe par ces déclarations de Pierre Laurent, les journalistes de Libération, quotidien archi-réformiste, se font plus audacieux : « Le communisme d’aujourd’hui ne serait-il pas devenu le socialisme d’hier ? » La réponse de Pierre Laurent mérite d’être intégralement citée : « Entre 1830 et 1917, le Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels se décline dans une multitude d’expériences dites socialistes. Mais à partir de 1917, un débat traverse les forces socialistes dans le monde entier, et un très grand nombre d’entre elles choisit la voie communiste. Relisez les textes socialistes de 1936, vous verrez la distance avec ce que dit le PS actuel. Le PCF d’aujourd’hui est l’héritier des traditions socialistes et communistes de la première moitié du XXe siècle, alors que la plupart des sociaux-démocrates ont perdu le fil de cette tradition ».


Le Manifeste du Parti communiste n’a pas pu se « décliner » dans quoi que ce soit entre 1830 et 1848, l’année de sa première parution – mais passons sur ce détail, sans doute une coquille. Quelle est la signification politique de cet étonnant tableau que Pierre Laurent nous brosse, en quelques lignes, de l’histoire du « communisme » et du « socialisme » ? Les idées de Marx et Engels se sont « déclinées » en différentes « expériences » jusqu’en 1917, affirme-t-il. Parmi ces « expériences », il y a donc la dégénérescence réformiste de la IIe Internationale et la complète faillite de la plupart de ses chefs lors de la Première Guerre mondiale. S’ils étaient vivants, nous ne sommes pas sûrs que Marx et Engels jugeraient que les chefs de la IIe Internationale « déclinaient » alors les idées révolutionnaires et internationalistes du Manifeste.


Poursuivons l’histoire de Pierre Laurent : à partir de 1917, année de la révolution russe, un « débat » traverse les forces socialistes et nombre d’entre elles rallient le communisme naissant. Un « débat », oui, mais un débat mené sur fond de trahison encore toute fraiche des chefs socialistes pendant la Première Guerre mondiale, sur fond également de guerre impérialiste contre le régime soviétique avec le soutien plus ou moins actif d’un certain nombre de dirigeants « socialistes » ! Pourquoi Pierre Laurent décrit-il cette scission décisive, inévitable et salutaire entre socio-démocrates et communistes comme la conséquence d’un simple « débat » – là où, en réalité, il y avait deux voies incompatibles, l’une s’orientant vers la révolution, l’autre vers de nouvelles trahisons ? Parce qu’il veut minimiser autant que possible les différences entre ces deux voies, de façon à dissoudre ensuite le marxisme dans le réformisme social-démocrate.


Cela apparait clairement dans les deux phrases suivantes du camarade Laurent : « Relisez les textes socialistes de 1936, vous verrez la distance avec ce que dit le PS actuel. Le PCF d’aujourd’hui est l’héritier des traditions socialistes et communistes de la première moitié du XXe siècle, alors que la plupart des sociaux-démocrates ont perdu le fil de cette tradition ». Autrement dit, malgré le « débat » qui a suivi la révolution russe et débouché sur la création de la IIIe Internationale, les « traditions socialistes et communistes de la première moitié du XXe siècle » (trahisons des chefs socialistes comprises, donc) seraient suffisamment homogènes pour que le PCF se proclame aujourd’hui l’héritier des deux en même temps. D’ailleurs, explique Pierre Laurent aux journalistes de Libération, relisez les textes des dirigeants (réformistes) de la SFIO en 1936 : vous verrez que ça sonne très à gauche et que cela ressemble beaucoup plus à ce que nous proposons aujourd’hui, au PCF, que ce que propose le Parti socialiste de François Hollande.


En effet, ça y ressemble beaucoup plus ! En fait, c’est même encore plus à gauche que le programme officiel du PCF. Mais cela n’a pas suffi. N’oublions pas que le réformisme socio-démocrate de 1936, celui de Léon Blum, s’est au final révélé aussi impuissant que celui des dirigeants « socialistes » actuels. N’oublions pas la rapide débâcle du gouvernement du Front Populaire, auquel ont suivi plusieurs années de calvaire pour la classe ouvrière. Il y avait à cela une raison centrale, qui a été formulée à de nombreuses reprises par les communistes lors du « débat » qui a suivi la révolution russe : le réformisme mène toujours, inévitablement, à la capitulation. Face à la résistance des capitalistes, les réformistes – toutes tendances confondues – ont toujours fini par renoncer à leur programme avant de quitter la scène.


De plus en plus inspirés, les journalistes de Libération se lâchent alors complètement et demandent : « Mais pourquoi garder le nom "communiste" ? Par nostalgie ? » Réponse du camarade Laurent : « Parce que la gauche française s’est structurée en deux grands courants issus de la même matrice. Les communistes et les socialistes. Cela marque les consciences et les cultures ».


Oui, la lutte entre communisme et réformisme, entre marxisme et révisionnisme, entre perspective révolutionnaire et trahisons systématiques – cette lutte a effectivement « marqué les consciences et les cultures » ! On voit mal comment il aurait pu en être autrement. Mais socialistes et communistes se sont de nouveau réunis autour du « programme commun », explique Pierre Laurent : « À partir des années 60, ces deux grands courants ont eu des stratégies communes de conquête du pouvoir à travers un programme commun, la gestion de municipalités, des expériences gouvernementales. C’est une originalité française d’avoir eu en Europe une gauche très à gauche ! »


On ne peut pas partager cet enthousiasme rétrospectif de Pierre Laurent. Le « programme commun » a complètement sombré dans le « tournant de la rigueur » de 1982-83. Il y a eu alors une flambée du chômage, un arrêt de toutes les réformes, une large victoire de la droite aux législatives et le renforcement du Front National. Quant à considérer comme une « originalité française d’avoir eu en Europe une gauche très à gauche », c’est un point de vue qui tranche nettement non seulement avec l’expérience réelle des gouvernements Mitterrand, à partir de 82, mais aussi avec celle du gouvernement Jospin de 1997-2002, qui a massivement privatisé, avec le soutien et la participation directe de dirigeants du PCF.


« On voit aujourd’hui, à rebours de l’histoire, le PS français vouloir faire tardivement une mue sociale-démocrate », conclut Pierre Laurent. « Au moment où toute la gauche française doit repenser ses fondamentaux ! Avec la stratégie du Front de gauche, le PCF est engagé dans une transformation très profonde. En tirant les leçons de son histoire et grâce aux nouvelles générations ». Nous avons là encore une sérieuse divergence avec la version de l’Histoire de Pierre Laurent. La « mue social-démocrate » (au sens de « réformiste ») du Parti socialiste ne date pas d’aujourd’hui, mais plutôt du début du XXe siècle. Nous avons déjà évoqué la Première Guerre mondiale, le gouvernement du Front Populaire, les gouvernements Mitterrand et le gouvernement Jospin : autant de faillites. On pourrait en citer d’autres. Mais ce point de vue de Pierre Laurent sur la « mue social-démocrate » du PS est tout à fait conforme à ce qu’il dit dans le reste de l’interview – et à ce que devrait être, selon lui, la ligne politique du PCF et du Front de Gauche dans la période à venir.

 

On peut le résumer ainsi : malgré la scission qui a suivi la révolution russe de 1917, le « communisme » et le « socialisme » (réformiste) ne forment au fond qu’une seule « matrice » qui, tournant le dos à la vision « caricaturale » et « dépassée » de la propriété collective centralisée, doit s’inspirer du réformisme de gauche que défendait la SFIO de 1936. Lorsque Pierre Laurent écrit que les dirigeants socialistes actuels ont « perdu le fil de cette tradition », c’est pour nous enjoindre à le tenir fermement. Mais au passage, le PCF perd le fil de la tradition révolutionnaire et marxiste qui avait présidé à la scission de 1920 et à la création du parti. Ou plutôt, Pierre Laurent nous confirme que les dirigeants du parti ont lâché ce fil de longue date – et il nous encourage à ne pas le reprendre.


Les idées contenues dans cette interview de Pierre Laurent ne sont pas à la hauteur des défis qui attendent le mouvement communiste et le Front de Gauche. La crise du capitalisme est loin d’être terminée. Toutes les conquêtes sociales du siècle dernier vont être attaquées. Des années d’austérité et de régression sociale sont à l’ordre du jour. Il n’y a pas de base matérielle pour une politique réformiste. Par un effort collectif, en nous appuyant sur les éléments les plus combatifs de la jeunesse et du mouvement ouvrier, nous devons reprendre le fil de la tradition marxiste et révolutionnaire. Il faut dire la vérité aux travailleurs : s’ils veulent en finir avec la descente aux enfers dans laquelle nous pousse la crise du capitalisme, ils doivent prendre le pouvoir et engager la transformation socialiste de la société. Il n’y a pas d’alternative.


Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)


[1] Réforme sociale ou révolution ?, Rosa Luxemburg

 

Pierre Laurent : «Le communisme n’est pas une société parfaite à atteindre»

15 août 2012 à 20:06
Pierre Laurent le 4 juin 2012
Pierre Laurent le 4 juin 2012 (Photo Bertrand Langlois. AFP)

Interview :

De la suite dans les idées (5/5). «Libération» profite de la pause estivale pour sonder le cortex idéologique de cinq responsables politiques. Aujourd’hui : Pierre Laurent (PCF).

Par LILIAN ALEMAGNA, JONATHAN BOUCHET-PETERSEN

Pierre Laurent est secrétaire national du Parti communiste français (PCF).

Quel sens cela a-t-il de se dire «communiste» en 2012 ?

Le communisme, c’est une mise en commun, un partage. Et la révolte contre l’injustice est toujours autant d’actualité. Tous les systèmes d’aliénation doivent être dépassés pour inventer une autre manière de vivre ensemble. Après plusieurs décennies de mondialisation accélérée, on voit aujourd’hui émerger la question des «biens communs» de l’humanité et revenir celle de la maîtrise sociale des richesses. Pendant une partie du XXe siècle, les idées communistes ont été dogmatisées, jusqu’à être détournées de leur objet dans les pays de l’Est. Mais les idées communistes, au-delà des caricatures et de leurs perversions profondes, restent valables. Cela suppose un effort d’invention extrêmement profond pour penser des solutions dans un monde très différent.

Par exemple ?

L’impasse majeure des expériences communistes a été l’aveuglement démocratique. Il a empêché de dépasser les obstacles rencontrés. Aujourd’hui, les modèles représentatifs touchent leurs limites à cause d’un niveau inédit de savoir dans la société. Les démocraties doivent être profondément renouvelées. Le sens de la production doit être repensé. La question du sens des richesses produites, qu’il s’agisse de leur utilité et de leur finalité, devient décisive pour l’avenir écologique de la planète.

En tant que communiste, êtes-vous toujours opposé à la propriété privée des moyens de production ?

La vision étatiste, centralisée de la propriété collective est dépassée, mais pas l’appropriation sociale des richesses. Le système de la Sécurité sociale, créé en France à la Libération à l’initiative d’un ministre PCF, est une idée profondément communiste ! Prélever à la source une partie des richesses pour la consacrer au bien-être social des populations, c’est communiste ! Mais cela n’est pas contradictoire avec l’existence d’entreprises privées ! Le communisme aujourd’hui est tout sauf un égalitarisme qui s’imposerait de manière administrative et qui nierait le travail. Les individus ont besoin de confronter librement leurs envies de création. Mais, je n’aspire pas à une société idéale.

C’est une révolution chez les communistes de ne plus avoir l’idéal comme horizon !

Je suis animé par le fait de rêver une société, mais ça n’a rien à voir avec définir une société idéale. Je ne crois pas plus au communisme par plans quinquennaux. Le communisme est un mouvement, un chemin de projets partagés, sans cesse remis en discussion. Ce n’est pas une société parfaite à atteindre.

Le communisme d’aujourd’hui ne serait-il pas devenu le socialisme d’hier ?

Entre 1830 et 1917, le Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels se décline dans une multitude d’expériences dites socialistes. Mais à partir de 1917, un débat traverse les forces socialistes dans le monde entier, et un très grand nombre d’entre elles choisit la voie communiste. Relisez les textes socialistes de 1936, vous verrez la distance avec ce que dit le PS actuel. Le PCF d’aujourd’hui est l’héritier des traditions socialistes et communistes de la première moitié du XXe siècle, alors que la plupart des sociaux-démocrates ont perdu le fil de cette tradition.

Mais pourquoi garder le nom «communiste» ? Par nostalgie ?

Parce que la gauche française s’est structurée en deux grands courants issus de la même matrice. Les communistes et les socialistes. Cela marque les consciences et les cultures. A partir des années 60, ces deux grands courants ont eu des stratégies communes de conquête du pouvoir à travers un programme commun, la gestion de municipalités, des expériences gouvernementales. C’est une originalité française d’avoir eu en Europe une gauche très à gauche ! Mais on voit aujourd’hui, à rebours de l’histoire, le PS français vouloir faire tardivement une mue sociale-démocrate. Au moment où toute la gauche française doit repenser ses fondamentaux ! Avec la stratégie du Front de gauche, le PCF est engagé dans une transformation très profonde. En tirant les leçons de son histoire et grâce aux nouvelles générations.

Le communisme productiviste et l’écologie sont-ils compatibles ?

Ils sont inséparables. Produire toujours plus sans se poser la question de savoir si on répond à des besoins utiles, cela n’a pas de sens. La réflexion écologique permet de s’interroger sur le sens de l’activité humaine. Mais pour penser la transition écologique, nous aurons besoin d’outils industriels. On peut à la fois défendre notre industrie et défendre le fait qu’elle doit connaître une mutation. Nous sommes bien conscients que si la prévention écologique n’est pas intégrée dans l’activité industrielle, celle-ci va continuer à faire des dégâts environnementaux.

Les déchets nucléaires engagent des générations… Vous êtes toujours pronucléaire ?

Pour certains, le nucléaire est devenu l’alpha et l’oméga de la question écologique. C’est très réducteur. Deux questions se posent : est-ce que la maîtrise de cette technologie dans de bonnes conditions écologiques est possible ? Est-ce que les risques sont supportables et répondent aux enjeux énergétiques ? Si la société répond que le nucléaire ne doit pas être utilisé, les ouvriers du secteur, avec leur haut niveau de qualification, peuvent facilement se reconvertir. Si on considère qu’il reste nécessaire, il faut créer des conditions de sécurité suffisantes pour les salariés comme pour la société.

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 19:28

Pourquoi je rejoins le groupe Communiste au Conseil Régional Nord-Pas de Calais, par Marie-Claude Marchand Conseillère Régionale PS

Comme beaucoup d’élus de gauche, verts et socialistes, je suis pour une renégociation du traité européen Merkel-Sarkozy, comme s’y était engagé le candidat François Hollande, reflétant ainsi la volonté des valenciennois qui avaient affirmés en grande majorité leur opposition à cette règlementation européenne en 2005.

 

Elue du Valenciennois, territoire particulièrement touché par des menaces lourdes de suppressions d’emploi, l’application stricte de ce traité, dans sa rédaction actuelle, amplifierait la concurrence entre tous les salariés d’Europe, comme c’est déjà le cas dans le secteur de l’automobile.

 

Sur le plan budgétaire national et régional, ce traité serait un carcan financier induisant une politique d’austérité généralisée imposée par Bruxelles.

 

Les choix budgétaires et  économiques engageant la Nation doivent demeurer une décision issue du dialogue démocratique. Il appartient aux élus de Gauche d’engager ce dialogue.

 

Aujourd’hui, je ne trouve plus dans le Parti Socialiste cette volonté de permettre à nos concitoyens de débattre et de donner leur avis par référendum sur des sujets aussi cruciaux pour notre démocratie et pour construire notre Europe.

 

C’est pourquoi, forte de mes convictions et toujours fidèle aux valeurs de gauche, j’ai décidé de rejoindre le groupe Communiste, Parti de Gauche Unitaire au Conseil Régional sous l’étiquette Divers Gauche.

Marie-Claude Marchand Conseillère Régionale Nord-Pas de Calais

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 16:25
Juste derrière ma maison , les responsables de la baladya de DAR CHAABANE EL FEHRY ont fait de ce terrain vague une décharge d'ORDURES ordures qu ils sont eux mêmes dns leur tetes et leur comportement et tout ce qui émane d eux!!

Alors que la decharge initiale se trouve un peu plus loin bref!!hier j ai degueulé mon diner !! relents d odeurs insupportables
ce matin je me suis réveillée avec une inflammation a l oeil droit

 Je compte réagir certes parce que toute une population (voisinage femmes enfants adultes vont en patir)

MAIS JE VEUX CRIER HURLER

YAN3L BOU ILLI JAB HAD EL HEM POUR GOUVERNER POUR NOUS INONDER D ORDURES ET CONTINUE ENCORE ET ENCORE CETTE RACE POURRIE DE MERDE NE FAIT QUE PROLIFÉRER LA MERDE LA OU ELLE PASSE

74 · ·
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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 08:27
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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 08:09

Angela Merkel milite pour un nouveau traité européen

Angela Merkel veut de "nouvelles bases juridiques" concernant la politique budgétaire interne des pays membres de la zone euro . Apres Le MES et le pacte budgétaire, pour sa pré-campagne électorale, la chancelière souhaite des sanctions pour les pays qui ne réaliseraient pas les objectifs de réduction de déficits publics . L'instance qui s'occuperait de surveiller les budgets nationaux serait la Cour de Justice européenne. En somme nous allons vers une nouvelle étape . Le pacte budgétaire permettait à la commission européenne et au FMI d'avoir un droit de regard sur les budgets nationaux . Sans sanction "judiciaire" . Avec ce troisième traité, l'objectif principal est de sanctionner les pays membres dont leur politique budgétaire ne serait pas en phase avec celle pronée par Bruxelles ...

 

Après la surveillance, voici la sanction : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/08/26/20002-20120826ARTFIG00148-merkel-milite-pour-un-nouveau-traite-europeen.php


Par David Philippot Mis à jour le 26/08/2012 
«Je suis convaincue qu'au bout du chemin la zone euro et l'UE se trouveront durablement renforcées», a déclaré Angela Merkel (ici à Berlin, vendredi) dans un message vidéo.
«Je suis convaincue qu'au bout du chemin la zone euro et l'UE se trouveront durablement renforcées», a déclaré Angela Merkel (ici à Berlin, vendredi) dans un message vidéo. Crédits photo : Michael Sohn/AP

La chancelière allemande est pour un renforcement des pouvoirs de Bruxelles.

À Berlin

C'est une déclaration d'amour à l'Europe. La campagne «Ich Will Europa» («Je veux l'Europe») a été lancée le jour de la visite de François Hollande à Berlin, jeudi. Parrainée par le président allemand Joachim Gauck, l'initiative rassemble sous la bannière bleue étoilée des anonymes et des personnalités, dont le capitaine de l'équipe de football d'Allemagne Philipp Lahm ou le patron d'EADS Thomas Enders. Cette campagne vise à redorer le blason de l'Union européenne, souvent égratigné depuis le début de la crise: dans un sondage, cet été, seule la moitié des Allemands interrogés se disaient favorables au maintien de l'Allemagne dans la zone euro, en cas de référendum sur le sujet.

Sanctionner les mauvais élèves

Souvent taxée d'égoïste et caricaturée en nationaliste, Angela Merkel s'est chargée elle-même du discours de bienvenue de cette campagne de communication. «Nous vivons une des plus graves crises européennes (…), mais je suis fermement convaincue qu'au bout du chemin la zone euro et l'Union européenne se trouveront durablement renforcées.»

La chancelière ne se contente pas de proclamer son attachement, elle veut aussi faire avancer son projet d'intégration européenne. Selon l'hebdomadaire Der Spiegel à paraître aujourd'hui, la «femme la plus puissante du monde» milite pour un nouveau traité européen. C'est son sherpa pour les affaires européennes, Nikolaus Meyer-Landrut, qui a conduit des discussions autour de ce projet à Bruxelles. «Une date pour une réunion préparatoire à ce nouveau traité doit être fixée lors d'une rencontre au sommet projetée en décembre», affirme encore l'hebdomadaire. Plus précisément, le projet porté par Berlin donnerait à la Cour de justice européenne un droit de surveillance sur le budget des États membres et un droit de sanction sur les mauvais élèves qui créent du déficit.

 

L'idée n'est pas nouvelle: Angela ­Merkel insiste depuis plusieurs mois sur la nécessité de «plus d'Europe» pour répondre aux défis posés par la crise de l'euro. Déjà, en décembre dernier, son idée de «nouvelles bases juridiques pour l'UE» avait suscité la réticence de ses partenaires européens. La proposition défendue en commun avec Nicolas Sarkozy de sanctions automatiques avait provoqué leur colère. Face à la fronde, le duo «Merkozy» avait même proposé un nouveau traité pour les dix-sept pays de l'eurozone.

 

Cette nouvelle mouture, défendue par la seule Allemagne, s'est heurtée aux résistances de plusieurs pays. L'Irlande ne souhaite pas prendre le risque d'un nouveau référendum et la Pologne ne soutiendrait pas le projet, car elle estime «très limitées» les chances de compromis en Europe. Toujours selon l'hebdomadaire, «la proposition n'a pas provoqué l'enthousiasme parmi la plupart des pays membres». Lors d'une réunion informelle de dix ministres des Affaires étrangères, une majorité a repoussé l'idée d'une telle réunion sur le sujet, avancée par le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle.

Réformes statutaires

Lors d'une tournée dans les pays Baltes, Guido Westerwelle a pu en revanche compter sur le soutien de ses homologues letton, estonien et lituanien. Dans une lettre ouverte, les quatre ministres ont voulu alerter le continent: «Deux décennies après la chute du mur de Berlin, un nouveau clivage menace de diviser le continent, cette fois-ci entre le Nord et le Sud. (…) Afin que l'union monétaire puisse s'adapter aux enjeux de l'avenir, il est nécessaire de la compléter par une coopération économique et budgétaire plus étroite.» Durement frappés par la crise mondiale, les Baltes renouent aujourd'hui avec la croissance au prix d'une sévère politique d'austérité.

 

Dans une interview au Tagesspiegel, le ministre des Finances Wolfgang Schäuble s'est également prononcé pour des réformes statutaires de l'Europe: «La politique monétaire se décide au niveau européen, la politique budgétaire au niveau national. Quand cette contradiction sera résolue, la confiance reviendra dans la zone euro.» Un avis sans doute partagé par l'ancien couple franco-allemand Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing. Les deux architectes du Système monétaire européen, précurseur de l'euro, se sont retrouvés samedi à Hambourg pour un débat sur «Le monde et l'Europe». VGE, partisan de l'entrée de la Grèce dans l'euro, a reconnu que son alter ego, sceptique à l'époque, avait été «plus clairvoyant» que lui. D'une seule voix, les deux anciennes gloires ont plaidé pour que les dirigeants actuels «prennent les rênes de l'Europe». Comme un encouragement aux initiatives d'Angela Merkel.

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BRUNO FORNACIARI

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