Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 17:04
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 17:02

le 21 Juin 2012

A la mairie d'extrême-droite de Bollène (Vaucluse), on révise les chants. Lundi dernier, le Chant des Partisans a été interdit lors de la cérémonie de commémoration du 18 juin. Et la force a été employée pour faire taire les anciens combattants récalcitrants.


Officiellement, la décision de la mairie dirigée par Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud), dissidente du Front national comme son mari Jacques Bompard à Orange, est d'éviter les redondances. "A chaque cérémonie, nous choisissons un hymne qui colle. Pour l'appel du 18 juin, le Chant des Partisans n'est pas au programme. Il sera en revanche joué le jour de la libération de la ville" le 26 août, a déclaré André-Yves Beck, adjoint délégué aux finances et à la communication à l'AFP.

 

Intervention de la police municipale


L'adjoint en profite pour renvoyer la responsabilité des incidents à "nos "amis" communistes (qui) le savent pertinemment. Pourtant, ils avaient apporté une sono pour diffuser (le Chant des partisans) et nous n'étions pas d'accord. Ils ont provoqué sciemment un incident." Non content d'interdire ce chant de résistance, la mairie a fait intervenir la police municipale pour arrêter la diffusion, tandis que des élus entonnaient la Marseillaise.

 

Le mépris de la Résistance


Jean Roudil, ancien combattant présent à ce moment, réfute la manipulation politique. "Je chantais le Chant des Partisans à 17 ans, je vois pas pourquoi à 85 ans on voudrait m'interdire de le chanter et me déclarer hors-la-loi !", fulmine ce fervent gaulliste.

De son côté, la fédération PCF du Vaucluse, qui a fait connaître le scandale, "assure de son soutien les citoyens médaillés militaires pris à partie" et fustige, dans un communiqué, "l'extrême droite (qui) montre une fois de plus son vrai visage, celui du révisionnisme, du mépris des Résistants et de leurs familles et de sa haine anti-communiste."

 

Repost 0
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 16:01

la-NR-desistement-Jean-Gellier.jpg

 

Dans son édition du 21 juin, 4 jours après le 2e tour, la Nouvelle République consent enfin à "informer" ses lectieurs de la position du PCF lthouarsais concernant le 2e tour des législatives.. Depuis plusieurs mois la NR avait choisi. Silence sur les positions de la section PCF et des candidats qu'elle avait élu pour représenter le Front de Gauche, en tentant de jeter le discrédit sur elles, et promotion des assemblées citoyennes et de Jean-Pierre Gay, qui avaient réussi à évincer Bruno fornaciari et Ernest levindré, avec la complicité de Jean-Pierre Gelot de la fédération du PCF, en opposition avec eux, pourtant normalement et statutairement désignés.

 

Quand je dis informer c'est un bien grand mot. Car le communiqué de la section du PCF a été censuré. Il n'est fait état dans cet article que de la position sur le désistement favorable à Jean Grellier, en réference à celui de ceux qui se présentent comme le Front de Gauche (ce qu'ils ne sont pas) en oubliant volontairement la pemière analyse critique de cette campagne des législatives et des candidats de l'assemblée citoyenne. Et encore, de quelle manière. Le galimatias incompréhensible offert  aura  sans doute déconcerté lecteurs, incrédules.

 

D'autre part, une information importante aura encore "échappé" à la journaliste de la NR qui signe le papier.

En effet, les communistes de la section thouarsaise déplore le schisme qu'a provoqué au sein de Front de gauche, et les candidatures, et la campagne électorale et le communiqué des Présidentielles et celui de ni-ni pour le 2e tour des législatives.il réaffirme que sans les communistes il ne peut y avoir de Front...de gauche et que celui-ci, après son revers dû notamment à une campagne illisible a perdu son crédit en raison de positions opportunistes, et qu'il est désormais à reconstruire sur les bases  desquelles il n'aurait jamis dû s'écarter.

 

Mais ça la Nouvelle république... Le pluralisme et la liberté d'expression sont à concquérir.

 

 

 

Ci desous le communiqué

censuré,

adressé à la Nouvelle République,

 

 

Communiqué de la section Thouarsaise du PCF le 14 juin 2012

 

La forte abstention et la bipolarisation accrue déforment la réalité et la diversité de la vie politique Deux-sévrienne et nationale. La présidentialisation du débat politique et l'inversion du calendrier électoral minorent et dénaturent la portée du scrutin législatif. C'est un grave problème démocratique que les ambitieuses réformes démocratiques institutionnelles proposées par les communistes et le Front de gauche, allant vers une 6e République, peuvent résoudre.

 

Avec seulement 3,18% dans la 3e circonscription contre 10,24 % aux Présidentielles, le Front de gauche subit son premier revers. Sans les communistes, la dynamique citoyenne escomptée n’a pas été créée dans cette campagne, c’est une déception pour tous. La défaite est donc sévère pour les instigateurs de la stratégie d’effacement du PCF qui ont imposé des candidats novices et inexpérimentées issus des «assemblées citoyennes, dont la campagne électorale élitiste n’a pas su populariser les grandes réformes proposées par le Front de Gauche. Cette « expérience  unique en France » selon ses auteurs, avec les assemblées, citoyennes n’auront pas été capables d’assurer une bonne représentativité du Front de gauche en perdant les deux tiers des suffrages qui s’étaient portés sur son candidat à la Présidentielle. Une fois de plus l’expérience démontre que de vouloir écarter les communistes de la bataille est contre-productif. «C’est l’une des seules circonscriptions en France où les candidats ne sont pas issus directement d’un parti » claironnait, pour sa part Thibault Lalu. L’efficacité  selon laquelle des candidats hors parti « pourraient « amplifier la participation populaire et faire vivre mieux encore la parole collective » et faire « place au peuple ». n’a pas été démontrée, bien au contraire. Ils n’ont pas pu « rassembler » ni le « maximum de voix », ni recevoir « la légitimité » des électeurs citoyens.

A titre de comparaison le candidat PCF/Front de gauche au cantonales Ernest Levindré, avait réalisé 8,41 % sur Thouars 1 tandis que Lalu n’obtenait seulement que 4 %.

En revanche, nous relevons l’excellent résultat des candidats PCF/Front de gauche, Nathalie Seguin et de son suppléant, Gérard Epoulet à NIORT de 9,39% en progression sur les cantonales récentes de 2011, au terme d’une campagne dynamique, intelligente, populaire, adaptée, que les militants communistes de la section de Niort ont su définir et impulser.


Contrairement aux déclarations inconséquentes et irresponsables de JP Gay et des assemblées citoyennes qui renvoient dos à dos UMP et PS, les communistes qui inscrivent leur action pour la réussite du changement et battre la droite, appellent les électeurs à confirmer cette volonté en votant au deuxième tour pour Jean Grellier candidat du PS arrivé en tête de la gauche.

 

Pour la section Thouarsaise du PCF

Ernest Levindré, Bruno Fornaciari, Joël Grellier

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
commenter cet article
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 08:47

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 05:35

Roselyne Bachelot met Sarkozy "à feu et à sang"

Le 20/06/2012 -


L'ex-ministre UMP Roselyne Bachelot sort, mercredi 20 juin, "A feu et à sang.

Carnets secrets d'une présidentielle de tous les dangers". Une critique acerbe de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, à charge contre l'ex-président déchu… Extraits.
Publicité


Les communicants

" Tout au long du quinquennat, j'ai pu mesurer l'influence néfaste des communicants qui, dans leur souci obsessionnel de tout maîtriser, ont transformé les visites prétendument de terrain en des simulacres de rencontres aseptisées dont toute spontanéité est évacuée, toute aspérité gommée.Alors que les militants UMP font la claque à la sortie de la réunion, les habitants du lieu sont maintenus à distance, bloqués dans leur voiture pendant des heures par des cordons de gardes mobiles: de l'art et de la manière de transformer un citoyen bienveillant en antisarkozyste prêt à mordre.

 

Les ministres
"En imposant un turnover gouvernemental excessif, [Nicolas Sarkozy] s'est tiré une balle dans le pied, mettant ses fidèles - et ses infidèles - en position d'échouer, faute de temps pour prendre la mesure des dossiers, créer des liens de confiance avec les acteurs de la société civile, et se faire obéir par leur administration. Je trouve donc injuste cette façon que notre candidat a, depuis le début de la campagne, d'écarter ses ministres comme s'ils étaient malades d'une peste qu'il a lui-même inoculée..."

"Je trouve injuste cette façon que notre candidat a, depuis le début de la campagne, d'écarter ses ministres."

 

Les conseillers
"Les proches conseillers de Sarkozy durant la campagne, Claude Guéant, Patrick Buisson, Emmanuelle Mignon sont qualifiés d' "âmes noires" par Roselyne Bachelot.
Pour l'ex-ministre, leur droitisation de la campagne est un échec, du à des "stratégies désespérées et désespérantes".

 

La défaite


" Dans la quiétude de mon appartement, je peux réécouter le discours de Nicolas Sarkozy [le soir se sa défaite ndlr] dont je n'ai pas saisi tout le sens dans le brouhaha ambiant. J'étais émue par la beauté de ses phrases, leur justesse et leur sincérité. 

 

A présent, je comprends mieux ce qui me touchait tant. Il a montré ce soir son vrai visage, celui qui s'était progressivement estompé depuis 2007. Il a enfin renoué avec le Nicolas Sarkozy de la porte de Versailles, celui auprès duquel je me suis engagée. A l'époque, il plaidait pour une France ouverte, libre, diverse, pour l'islam de France et la discrimination positive. Il n'excluait pas, il dialoguait. Il n'opposait pas, il rassemblait. Il prônait l'acceptation de l'autre et la France métisse qui respecte les droits de chacun. Il rêvait de l'ouverture de la France sur le monde et se présentait comme étant de "sang-mêlé". Cet homme-là, je le connais, c'est Nicolas Sarkozy dans toute son authenticité ! 

L'autre, celui de la campagne, sous l'influence obscure et incompréhensible d'un trio aux stratégies minées [Henri Guaino, Patrick Buisson, Emmanuelle Mignon], m'est trop souvent apparu pendant tous ces mois de bataille électorale comme un étranger. Pourquoi diable Sarkozy a-t-il renié Sarkozy ? "

 

A feu et à sang. Carnets secrets d'une présidentielle de tous les dangers

De Roselyne Bachelot, Ed. Flammarion

Repost 0
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 18:00

Introduction :


Quatre tours de scrutins nationaux viennent de se tenir sur fond de crises profondes et multiples, qui font vaciller l’Europe, qui dégradent rapidement la situation économique et sociale du plus grand nombre, qui s’accompagnent d’une montée inquiétante des populismes. A l’issue de presque un an de débats, les Français ont renvoyé Sarkozy et sa majorité de droite, manifestant à la fois le rejet des politiques menées (profondément antisociales et antirépublicaines), et le rejet des manières de faire, des méthodes, d’une droite décomplexées qui ne cachait plus qu’elle était du côté des riches.

Ils ont élu François Hollande président de la République et lui ont donné une majorité pour gouverner.

La gauche a gagné. Même si la confiance à son égard reste faible, les attentes sont fortes. Des espoirs sont nés qu’elle ne doit pas décevoir.

 

Sans être fossoyeur de ces espérances et, au contraire, pour que la gauche réussisse, on peut légitimement se demander si cette victoire est celle de toute la gauche ou celle de François Hollande. Si derrière cette victoire il n’y a pas des défaites : défaite pour la démocratie avec l’abstention record des législatives, défaite des Verts à la présidentielle et confirmée aux législatives, défaite du Front de Gauche et du PCF aux législatives après avoir obtenu un résultat positif à l’élection Présidentielle? Et si tel est le cas, après avoir étudié les raisons de cette situation, n’est-il pas urgent de penser les grandes lignes d’une action constructive en faveur de la transformation sociale?

 

Une victoire du Président François Hollande

 

La gauche et plus particulièrement le nouveau Président de la République ont remporté le premier tour des élections législatives. Avec 34,4% des voix selon les résultats définitifs, le PS renoue avec un score historiquement élevé qu’il n’avait pas pu réaliser depuis 1988 (25% des voix en 1997 puis en 2002 et 26% en 2007).C’est donc un cycle de presque 25 ans qui s’achève et qui a été marqué par une forte domination de la droite classique sur le pays.

En s’assurant de fait une majorité absolue, François Hollande renoue donc avec un résultat qui n’avait été atteint jusque là que par François Mitterrand en 1981.

 

En toute hypothèse, les écologistes viendront conforter cette majorité, EELV obtenant 5,46% des voix et 17 sièges à l’Assemblée Nationale. Aujourd’hui déjà alliés au gouvernement, les deux formations (PS+EELV) n’auront ainsi pas besoin du soutien du Front de Gauche, qui obtient 6,91% des voix et 10(ou 12 avec des personnalités élu-e-s OM) sièges à l’Assemblée Nationale.

 

Une réelle dynamique du Front de gauche à l’élection Présidentielle…un message qui a du sens et qui peut porter loin si…

 

La candidature du Front de Gauche à l’élection présidentielle, représentée par JL Mélenchon, avait pourtant créé une dynamique de premier tour, contrastant avec le résultat obtenu par la candidature PCF de 2007 qui n’avait obtenu que 1,9% des suffrages.

 

Il convient de mesurer à leur juste valeur les plus de 11% recueillis par la candidature de JL Mélenchon à la Présidentielle et de rapporter ce résultat à la dynamique inédite qui a vu converger dans des dizaines de meetings une foule immense de jeunes, de militant-e-s associatifs, de syndicalistes, de personnalités du monde des arts et de la création.

 

Cette dynamique a un sens et peut porter loin. Elle donne raison à la démarche d’ouverture et de rassemblement représentée ici par une personnalité connue mais réputée ne pas appartenir au PCF. Si la tentation est grande de comparer le résultat électoral de JL Mélenchon avec les 1,9% obtenus en 2007 par MG Buffet, il reste que ce résultat n’est pas le résultat du PCF et il est évident qu’une éventuelle candidature à la présidentielle qui aurait été issue des rangs du PCF n’aurait pas enregistré un tel résultat.

 

S’il est vrai que la présidentielle et les législatives livrent sans doute des messages différents,  ils ne sont pas pour autant contradictoires.

 

La présidentielle a révélé un triple phénomène : l’intensité croissante de la mobilisation militante illustrée notamment par ces grands rassemblements politiques de plein air, et la capacité à peser au coeur des représentations et de la dynamique politiques. Tout cela, a donné de l’élan en déjouant en quelque sorte la lourde tendance au bipartisme que comporte par nature cette élection.

 

L’accord électoral, au sein du Front de gauche, pour une candidature de rassemblement au premier tour de la Présidentielle, toujours difficile pour le PCF, était assortie d’un accord pour les élections législatives confiant au PCF la responsabilité de désigner les candidatures dans 80% des circonscriptions. Il y a ici une première contradiction apparente entre le fait de vouloir s’appeler Front de Gauche et le fait de présenter essentiellement des candidat-e-s du PCF à ces élections. Par delà le fait que cette représentation dominante du PCF pouvait donner l’impression d’une ambition limitée d’ouverture, avec cet accord,  l’objectif escompté était de tabler sur une amélioration des résultats à la présidentielle pour conforter, voire renforcer, le groupe des élu-e-s du Front de Gauche à l’assemblée nationale.

 

Si le premier objectif a été atteint, force est de constater que celui-ci n’a pas produit le résultat escompté aux élections législatives car celles-ci ne se sont pas situées dans le sillage du score de Mélenchon à la présidentielle, mais dans le sillage de l’élection de François Hollande à la Présidence de la République.

 

Le positionnement des candidatures du Front de gauche aux élections législatives, dans le sillage de JL Mélenchon, a produit un résultat en recul par rapport à la présidentielle. Le résultat escompté n’est donc pas au rendez-vous, y compris pour l’intéressé lui même, qui réussit relativement moins bien son exercice de candidat à Hénin-Beaumont qu’il l’avait réussi à la présidentielle.

 

Enfin, la prééminence de la Présidentielle a également conduit à une forme de désintérèt de l’électorat, une partie de celui-ci considérant que l’essentiel du travail avait été fait dès l’instant que Sarkozy avait été chassé du pouvoir.

 

La question de la participation aux élections législatives ou la première défaite électorale : défaite de la démocratie

 

La démocratie parlementaire sort affaiblie de ce premier tour de scrutin avec une abstention qui atteint un record historique : près de 43% des électeurs n’ont pas voté.

C’est un des paradoxes de la victoire de F. Hollande qui a assuré vouloir en finir avec l’hyper-présidence et rétablir le Parlement dans la plénitude de ses pouvoirs or, jamais une Assemblée Nationale n’aura été aussi mal élue.

 

Une conséquence de la réforme institutionnelle instaurant l’inversion du calendrier électoral

 

La disposition votée sous Lionel Jospin (à laquelle les député-e-s communistes s’étaient opposés) combinant la réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans à l’inversion du calendrier électoral plaçant les législatives dans le mois qui suit le scrutin présidentiel, a pour effet de faire dépendre les législatives de la seule Présidentielle. Depuis cette réforme, l’abstention n’a cessé de progresser; de 34,3% en 1988, elle est passée à 35,6% en 2002, à 39,6% en 2007 pour atteindre 42,77% aujourd’hui.

 

Transformées en élection de ratification du choix présidentiel, les législatives ont été vidées de leurs enjeux institutionnels et politiques. En réalité, comme l’ont reconnu de nombreux observateurs politiques, l’élection présidentielle écrase et surdétermine les suivantes. Or, cette élection présidentielle se joue elle même essentiellement au premier tour et plus sur le choix d’une personne que sur un projet et un programme politique. L’abstention massive et la bipolarisation qui lui est liée ne tient pas seulement à une lassitude voire à un ras le bol des électeurs après des mois de campagne focalisée sur deux noms.

 

Cette abstention découle aussi du choix qui a été fait par les socialistes et les écologistes de ne pas réanimer une campagne sur les contenus politiques à mettre en œuvre. La mise en place du nouveau gouvernement, avec la découverte de nouveaux ministres et l’annonce des premières mesures du gouvernement Ayrault ont tenu lieu d’argumentaire électoral. Ceci a eu pour effet de «rétrécir» le champ des questionnements sur les contenus des mesures politiques à mettre en œuvre.

 

Dans le même temps, l’argument asséné a été d’appeler à voter «en cohérence» et de donner à François Hollande les moyens de sa politique en poussant à voter pour les candidat-e-s virtuellement les plus proches de sa sensibilité politique.

Cette démarche portée par la force irrésistible du scrutin présidentiel ne crée ni enthousiasme ni dynamique mais s’avère un outil d’une redoutable efficacité pour assurer les victoires (et défaites) électorales.

 

La deuxième défaite électorale ou celle des écologistes

 

La deuxième défaite est celle des écologistes; avec seulement 5,56% des voix, les écologistes se trouvent très loin des scores réalisés lors des élections européennes et régionales. Avec l’accord électoral convenu avec le PS,  les écologistes espéraient entre vingt et trente député-e-s. A l’heure où ces lignes sont écrites, ils sont crédités d’une quinzaine.

 

De fait, dans ces conditions, les écologistes tendent à devenir de plus en plus un «satellite» environnemental du PS. L’accord passé avec le PS à l’automne, convenu sur fond de primaires socialistes et mis un temps de côté par François Hollande, peut se révéler aussi être un redoutable piège.

 

En effet, dès l’instant que le PS parvient à faire accepter les limites du contour qu’il a fixé lui même à l’accord aboutit de fait à ranger les écologistes au rang d’une force d’appoint dont il lui est aisé de disposer à sa guise.

 

La troisième défaite électorale ou celle de JL Mélenchon et du Front de Gauche

 

JL Mélenchon devra laisser la place au candidat socialiste arrivé en tête au premier tour, pour affronter Mme Le Pen qui a rassemblé 42% des voix dans ce premier tour.

 

Dans le même temps, il n’a pas réussi à stopper la progression du FN dans cette circonscription.

 

Enfin, les déclarations hasardeuses qui ont suivi les résultats du premier tour pour stigmatiser le parti socialiste ne peut pas avoir été comprise dans la mesure où elle aboutit à donner des arguments à l’adversaire du FN.

 

En réalité, le positionnement de Mélenchon comme candidat aux législatives à Hénin-Beaumont n’a pas été une bonne chose. Il y a un lien immédiat en effet entre le le fait que Mélenchon soit allé se présenter à Hénin-Beaumont et le fait que le Front de gauche n’a pas mené de campagne nationale. La seule ambition nationalement visible du Front de gauche à l’occasion des législatives a été circonscrite au duel entre Mme Le Pen et JL Mélenchon.

 

En outre, au moment de la désignation du Candidat du front de gauche à la Présidentielle, la majorité des militant-e-s communistes de ce département ne s’était pas prononcée en faveur de Mélenchon tandis que pour la législative, le chef départemental du PCF, désigné pour être candidat titulaire aux législatives a accepté, certes de plein gré, de devenir le suppléant du grand leader tribunicien venu de Paris porter le glaive contre la candidate FN!

 

Cette situation a assurément eu pour effet de dénaturer le sens politique du combat en faisant du leader du Front de Gauche, un candidat totalement extérieur et étranger aux préoccupations des gens. De fait, cette situation n’a pas favorisé l’appropriation populaire et crédible du combat contre le FN.

 

Cet échec personnel et politique de Mélenchon vient souligner les difficultés objectives auxquelles est confronté le Front de Gauche. En réalité, l’alliance Parti de gauche/Parti Communiste (6,9% des voix) va diviser par deux le nombre de sièges détenu jusque là par le Front de gauche. Plusieurs députés communistes ou apparentés sont battus (JP Brard à Montreuil, P Braouezec à Saint-Denis, Roland Muzeau à Genevilliers, MH Amiable dans les Hauts de Seine, P Gosnat dans le val de Marne) tandis que le Parti de gauche est lui même en mauvaise posture pour obtenir des élu-e-s, Martine Billard, sa Vice-présidente, étant éliminée à Paris.

 

Cette situation ne découle pas du fait que les résultats obtenus en 2012 seraient plus mauvais que ceux obtenus en 2007, ils découlent simplement du fait que les candidat-e-s du Parti Socialiste enregistrent une progression inédite de leurs résultats dans toutes les circonscriptions et dépassent souvent les députés sortants plus ou moins affiliés au PCF et/ou au Front de Gauche.

En réalité dans le cadre d’un progrès général et inédit de la gauche, nous assistons à un recul communiste.

 

Le PCF?

 

A l’heure où ces lignes sont écrites,  le Front de gauche obtiendrait 10 sièges  en France métropolitaine.

En somme, le Front de Gauche est redevenu le PCF classique et reste sur la pente historique de son déclin. La dynamique plutôt favorable à la gauche ne bénéficie que très peu au PCF (ou au FG) et nous assistons à la persistance du glissement progressif du vote PCF vers le PS et les verts.

 

Dans ces conditions, le FG est dans un entre deux : pas assez fort pour peser dans le cadre actuel et pas assez fort pour prétendre porter une alternative crédible à gauche.

 

Enfermé dans l’étau de sa stratégie, d’une part, et dans celui de son échec électoral, d’autre part, le PCF en est réduit a essayer de passer très vite cette phase importante de la vie politique, en se dispensant de poser la globalité du problème auquel la gauche et lui même sont confrontés.

 

Dans la semaine qui suivra le second tour des élections législatives, le PCF réunira donc ses instances et décidera démocratiquement s’il doit ou non participer au gouvernement? Mais avec une telle procédure, décidée indépendemment du contexte,  le PCF s’engage dans une opération à double risque.

 

Le premier risque est de répondre à une question que personne ne lui pose, le deuxième est de prendre une décision contraire à celle que son électorat le plus fidèle attend de lui !

 

En focalisant le débat d’après le second tour des législatives sur une espèce de consultation de ses adhérent-e-s, organisée en toute hâte et appelelée à déboucher sur un appel au peuple qui sera présenté au cours d’un meeting de cloture, le PCF renoue avec la pratique du scénario écrit à l’avance, la consultion des adhérent-e-s ne constituant que l’alibi aux apparences démocratiques pour légitimer une prise de position circonstanciée par une pratique qui ne constitue en fait qu’une validation et dispense de pousser plus avant la réflexion.

 

Le scénario du débat au sein des instances du PCF est écrit d’avance; on y trouvera celles et ceux qui considèrent que nous avons à nouveau progressé et  qui conclueront à la nécessité de poursuivre dans la même voie en «ne lachant rien» et celles et ceux qui diront que ça ne marche pas, qu’ils l’avaient prévu et qu’il faut revenir en arrière. C’est la chronique de l’impossible débat qui se poursuit.

 

Dans la mesure où depuis 2005 on tend à expliquer que la cause des difficultés rencontrées par le PCF tiendraient à ses participations aux gestions dans les institutions avec le PS, et dans la mesure où il a été dit à de multiples reprises qu’il ne fallait pas participer au gouvernement, le résultat est connu d’avance mais le PCF dira que l’on peut compter sur lui pour être dans les luttes et pour aider la gauche à réussir.

 

Mais la véritable question que le PCF devrait se poser, bien au delà de celle de sa participation ou non à un gouvernement, devrait être celle de la place et du rôle qu’il peut jouer pour impulser le mouvement de la société dans le bon sens en se plaçant résolument au coeur de la gauche.

 

Désormais, le véritable problème du PCF dépasse très largement ces considérations il réside dans fait que l’on peut se passer de lui et qu’un gouvernement peut aisément se constituer sans lui,  sans
que cela émeuve la population!

 

Le problème de fond posé au  PCF à ce stade est donc bien celui de son utilité.

 

La défaite du peuple de gauche?

 

Tout seul, sans le peuple, avec près de 43% d’abstentions qui n’émeuvent plus personne au PS, et sans alliés politiques, ou alors juste à une place marginale, sans aucune critique du Front National qui affaiblit la confrontation avec la droite, la vie politique semble simple pour le PS.

 

En outre, on peut déjà prendre les paris que les futurs députés contestataires dissidents, finalement élu-e-s n’auront guère de mal à s’apparenter dans le groupe socialiste.

 

Grand gagnant des élections, le PS n’en est pas moins seul, tandis que porosité du mur de séparation entre la droite républicaine et l’extrème droite se confirme chaque jour un peu plus.

 

Quelques premières questions et réflexions

 

Les arguments et discours ne manquent pas pour expliquer que le Front de Gauche enregistre une progression , comme cela a été dit également au moment des élections régionales et cantonales.

 

La perte du nombre d’élu-e-s, présentée parfois comme «un mal nécessaire» pour s’affranchir a priori de toute alliance avec le PS et sensée produire un effet dynamisant salutaire se fait et se fera longtemps attendre!

 

En réalité, d’élection en élection, il se dit que le Front de gauche enregistre une progression alors que celui-ci perd à chaque fois un nombre important d’élu-e-s.

 

Il faut donc se demander pourquoi, quand la gauche progresse, cette progression ne profite ni au Front de Gauche ni au PCF? Cette question renvoie à plusieurs autres questionnements.

 

Les candidat-e-s du Front de Gauche ont ils été perçus comme «disponibles» et déterminés pour porter une ambition gouvernementale conduisant à changer la vie des gens, pour participer à une majorité utile, pour  engager de manière constructive à la réussite du changement?

 

Les électrices et les électeurs ont ils perçu le Front de Gauche comme porteur d’une volonté de construire et éventuellement disponible pour aller jusque la construction d’une majorité de gauche?

 

Les candidat-e-s du Front de Gauche ont ils été perçus comme des candidat-e-s déterminés à construire une majorité conforme aux attentes populaires et sociales?

 

Le programme du Front de Gauche a-til été perçu comme crédible pour réussir le changement maintenant?

 

La réponse à ces questions est non ! Les raisons qui ont conduit à ce repli et à cette frilosité sont diverses et essentiellement circonstanciées par l’appréciation hâtivement portée sur les participations passées aux gouvernements de gauche (pourtant, les déclarations constantes de JL Mélenchon sur ce sujet tendent toujours a valoriser ce qu’ont été ses engagements au sein même de ces ouvernements).

 

Dans le même temps, Jean-Luc Mélenchon a déclaré que «jamais il ne voterait une motion de censure contre le PS et sa politique». Ceci revient à dire que dans une même campagne, on laisse dire qu’il n’y aura pas de participation au gouvernement, et en même temps que les députés du Front de Gauche ne sanctionneront pas la majorité PS : cette stratégie n’est ni lisible ni probante.

 

Enfin, si on dit aux gens que l’on veut convaincre de voter pour soi en affirmant qu’on ne veut pas gouverner, cela revient à dire que le vote se limite à un vote de témoignage ou d’adhésion à de vagues principes et c’est peut être ce que les électrices et électeurs ont fait.

 

Sans attendre l’avènement d’une 6ème République, que faire?

 

Tout d’abord, l’avènement d’une 6ème république, démocratique et moderne, ne se fera pas par enchantement; elle ne se décrètera pas, pas plus que les Républiques qui ont précédé n’ont été décrétées!

 

Elle ne peut être que la résultante d’un processus et ce processus sera d’autant plus aisé et efficace que la gauche de la transformation sociale disposera de parlementaires et, d’une manière plus générale, d’élu-e-s intervenant à tous les niveaux de nos institutions pour porter les attentes populaires et les exigences sociales.

 

Il n’est pas possible de se contenter de constater une légère progression moyenne de l’influence électorale du Front de Gauche entre deux élections pour conclure à chaque fois qu’il s’agit d’un succès. Toute appréciation se doit toujours d’être relative, de tenir compte des tendances globales et générales, et de la place relative occupée au sein des processus en cours. Ainsi, se satisfaire d’être la deuxième force politique de gauche en France en perdant la moitié des élu-e-s peut conduire aisément à considérer qu’il suffit de continuer ainsi en pariant sur le fait que face à l’éternité, l’histoire finira bien par nous donner raison un jour!

 

La perte de la moitié des sièges de députés, après la perte de la moitié des conseillers régionaux aux dernières élections régionales, tendent à réduire considérablement la portée de l’intervention politique d’une gauche de transformation sociale et du sens de son engagement. Cette situation tend aussi à ranger la sensibilité politique porteuse de cette transformation sociale dans un rôle de protestation et à éviter qu’elles prennent toute leur responsabilité dans les institutions et jusqu’au pouvoir. Elle tend à conforter l’option selon laquelle les forces de la transformation sociale seraient réduites à occuper «la rue» et à manifester, pendant que les autres forces politiques s’occuperaient du pouvoir !

 

La question de la contrainte du cadre qui nous est fixé par les institutions s’impose donc à tout le monde ainsi que celles du mode électoral tel qu’il existe aujourd’hui.

 

Mais il est évident aussi qu’il sera plus aisé de changer les institutions avec des élu-e-s capables de soutenir des lois et de conforter les actions de transformation.

 

Dans le contexte actuel, tel que rappelé ci dessus, il n’y a pas d’autre alternative que de travailler en toute transparence et en toute exigence à des alliances électorales. S’il est vrai que celles-ci ne sont pas la condition suffisante du processus transformateur, elles ne constituent pas moins une condition nécessaire.

 

Cette question des alliances se posera dès les prochaines élections municipales, dans le cadre d’un rapport de forces à gauche qui s’est considérablement modifié à la faveur du PS. Mais l’hypothèse d’accords électoraux possibles se posait dès ces dernières élections législatives.

 

Ainsi, l’accord électoral qui a échoué à quelques jours du premier tour des élections législatives prévoyait de conforter les députés du PCF sortants dans leur rôle de rassemblement permettant de faire gagner la gauche et envisageait même de positionner en rassembleurs de la gauche des candidatures du PCF dans 4 ou 5 autres circonscriptions. Cet accord, s’il avait abouti, aurait permis, d’une part, de positionner le PCF comme partenaire déterminé à faire gagner la gauche et, d’autre part, d’assurer et de renforcer le groupe à l’Assemblée Nationale. Le PCF était en situation de pouvoir accepter un tel accord alors il faut se demander pourquoi cet accord n’a pas abouti?

 

Cet accord a échoué parce que Martine Aubry, pour le PS, a exigé qu’il soit accepté par toutes les composantes du Front de Gauche, ce que le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon a refusé !

 

Comme nous pouvons le constater aujourd’hui, les conséquences sont lourdes pour le Front de Gauche en le privant, pour des raisons de «pureté révolutionnaire à l’égard du PS» de l’élection d’une quinzaine de députés.

 

Le paradoxe du second tour des législatives de 2012 aujourd’hui est que pour sauver une dizaine de députés, le Front de Gauche est contraint d’appeler à voter socialiste ou vert dans plus de 500 circonscriptions.

 

Mais, plus fondamentalement,  le PCF se trouve désormais en situation de dépendance et ne peut plus assumer en toute souveraineté, ses propres choix !

 

Les contorsions qui ont caractérisé les attitudes du Front de Gauche entre les deux tours de la Présidentielle et entre les deux tours des législatives, avec en toile de fond une grande timidité, pour ne pas dire une grande réserve pour appeler clairement à voter pour le candidat de gauche arrivé en tête au premier tour, constitue une autre illustration du caractère difficilement lisible des objectifs poursuivis par le Front de Gauche.

 

Les discussions, disputes et autres tergivcersations autour de l’usage des logos pour les seconds tours, le refus de candidats du premier tour à être clairs pour le second, sont autant d’illustration d’une gauchisation sectaire et sans avenir.

Les refus de désistement en faveur de candidat-e-s de gauche arrivés en tête au premier tour, les ambiguïtés entretenues ici ou là, le champ de ruines qui se prépare dans certains départements de la Région Parisienne dans ces zones où jusque là le PCF résistait encore, illustrent bien qu’avec la candidature de JL Mélenchon le PCF a renforcé son sectarisme, ce dont il n’avait vraiment pas besoin!

 

Dans de telles conditions, le PCF est désormais quasiment en situation de «non retour», contraint et soumis à des processus et à des décisions qui lui échappent, dans le cadre d’un Front de Gauche dont les objectifs politiques n’ont jamais été clarifiés.

 

Si le Front de Gauche est fait pour favoriser le rassemblement des forces et personnalités de la transformation sociale, en restant ouvert et disponible pour travailler avec toute la gauche, il convient de la qualifier et de le dire.

Si le Front de Gauche est le plus grand dénominateur commun pour porter un combat par opposition au PS, il convient aussi de le dire et alors, selon moi, de combattre cette orientation. Si l’idée est de miser sur un échec du Parti Socialiste pour pouvoir apparaitre comme la force politique incontournable, il faut le dire clairement; mais l’histoire a démontré que ce ne sont pas les forces progressistes qui en bénéficient. Il faut donc oeuvrer clairement et concrètement pour que la gauche réussisse.

En réalité le Front de Gauche est un objet protéiforme non identifié!

Le type de débat inutile qu’il faut absolument éviter ce sont ces semblants de dialogues impossibles entre, d’une part, celles et ceux qui diront, vous voyez bien, ça marche bien, on ne lache rien et on continue, et celles et ceux qui, d’autre part ne manqueront pas de dire, vous voyez bien que ça ne marche pas et on vous l’avait bien dit!

Ce débat interne, sur fond d’un déterminisme d’un autre temps n’est pas la réponse attendue par nos concitoyennes et concitoyens.

 

ll importe de de travailler avec humilité et en s’ouvrant largement à toutes les forces vives, les contenus politiques et transformateurs à mettre en oeuvre. Il faut y travailler sérieusement en transcendant les apparences et autres attitudes superficielles; il ne suffit pas de rencontrer épisodiquement et utilement des syndicalistes de la réparation et de la construction navale pour que cela suffise pour définir une politique industrielle; il ne suffit pas de réunir les acteurs des industries de l’armement pour définir une politique de défense. Il ne suffit pas de réfléchir à une rencontre avec les salariés d’une entreprise en difficulté pour être utiles et porter des options répondant à leurs attentes et à celles de la société.

Plus fondamentalement, ce dont nous avons besoin, c’est d’une pensée théorisée du Monde et du processus de transformation sociale qu’appelle la situation. Cette pensée théorisée nécessite une grande ambition, une grande modestie et beaucoup de travail.

 

Les forces de la transformation sociale, en France et dans le monde, auraient besoin d’engager un vaste travail de construction et de déconstruction pour éclairer le chemin du mouvement qu’il convient d’imprimer afin de construire, à tous les niveaux et dans les conditions de notre temps, le processus de l’émancipation humaine.

 

Le résultat de JL Mélenchon à la Présidentielle, les 3 millions de participant-e-s aux primaires du Parti Socialiste, le score enregistré par Arnaud Montebourg à ces primaires, la dynamique qui a permis à F Hollande de l’emporter au second tour, sont autant de signes tangibles et non exhaustifs d’une envie  de politique et d’un besoin de rassemblement pour la transformation sociale.

Loin des calculs d’appareils dont la propension est trop souvent de veiller à leur reproduction par une autoprotection conservatrice,  un décalage tend à s’instaurer entre la vie réelle et la réponse politique.

 

Pourtant, nous avons besoin de réflexions et d’actions politiques et ceci ne peut résulter que d’une auto construction des forces vives et actives de la société.

 

Rien n’est donc plus urgent que d’ouvrir en grand les portes et les fenêtres aux intelligences et à la créativité pour se tourner résolument vers l’avenir et ne plus décevoir. C’est à mes yeux la condition pour réussir ;   il faudrait s’y mettre tout  de suite et sans a priori car ce qui manque le plus au Front de Gauche aujourd’hui, c’est sa dimension unitaire à gauche.


La demandesociale chaque jour plus pressante, les impatiences découlant de la vie, les luttes à construire pour continuer aux forces de l’argent  et les exigences qui frappent à la porte nous commandent de nous ouvrir largement à des constructions nouvelles et sans a priori . N’est ce pas de cette métamorphose dont nous avons besoin a gauche pour faire front tous ensemble?

 

N’est-ce pas de cette métamorphose dont a besoin le Front de Gauche?

 

 

Conclusion


La victoire de François Hollande et de la gauche ne doit pas céder le pas à l’euphorie ni à la paresse. Cette victoire, de par la nature de nos institutions, est plus celle d’un homme soutenu dans sa stratégie par un parti, que celle d’un parti. Le PS a certes la majorité absolue à l’assemblée, mais il est traversé par des contradictions et sans alliés forts. Ceux si sont affaiblis (Verts, PCF) et pour certains hostiles à l’exercice majoritaire des responsabilités politiques nationales. Par ailleurs les attentes sont fortes et la situation très grave. L’espoir côtoie le scepticisme.

 

Le PCF peut il jouer encore un rôle et trouver en lui même les ressources de sa rénovation? Quel rôle pourrait il encore jouer dans cette situation ? N’est il pas prisonnier lui même de sa culture déterministe consistant à rechercher des stratagèmes pour se sortir de l’impasse structurelle dans laquelle il se trouve en se contentant de rechercher des stratagèmes un peu à l’image du réflexe de survie pour préserver l’existant?

 

Notons tout d’abord que son déclin se poursuit. Il s’avère qu’il s’est engagé dans une stratégie « Front de Gauche » peu lisible et dominé par une orientation peu unitaire qui a pour effet d’aggraver le repli gauchiste et le sectarisme. Il n’a pas tiré les enseignements des causes qui ont permis un meilleur résultat à la Présidentielle et considéré que ceci allait suffir pour lui assurer un bon résaultat aux élections législatives.

 

Mais cette approche, tantôt d’ouverture, tantôt partisane a rendue plus floue encore la perception du Front de gauche: on ne sait plus si c’est un parti de gauche, unitaire et exigeant, disponible pour exercer des responsabilités, à tous les niveaux, au service de l’intérêt général, ou un parti qui considère que « la vraie gauche », c’est l’extrême gauche. La conséquence directe de ce flou, et de sa non compréhension des modes de scrutin (il ne suffit pas de progresser un peu pour être en tête de la gauche dans des circonscriptions, surtout quand d’autres à gauche progressent beaucoup), est la perte de près de la moitié de ses députés.

 

Que doit-il faire aujourd’hui ? Espérer profiter de la critique de l’action gouvernementale qui d’une façon ou d’un autre se présentera ? Non, ce serait contre productif pour les gens, et pour lui-même. Il doit au contraire sortir des ambiguïtés et être disponible pour faire réussir la gauche.  Il doit oeuvrer dans le sens d’une  métamorphose permettant de travailler ouvertement avec d’autres composantes, avec diverses associations et personnalités et prendre sa place dans un processus intrinsèquement favorable au rassemblement de la gauche et porteur d’exigence quant au niveau des réponses politiques aux attentes et aux souffrances de notre peuple. Pour cela, il est urgent d’entreprendre avec humilité le travail de fond qui le dotera du projet et du programme, crédibles, qui l’identifieront comme une force de gauche porteuse de la transformation sociale, mais d’une transformation crédible, possible, à partir d’objectifs de court, moyen et longs termes accessibles.

 

Gérard Lahellec

Le 15/06/2012

Repost 0
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 06:41
Repost 0
Published by bruno fornaciari
commenter cet article
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 05:52

En 2012, le Parti communiste retrouve le même nombre de députés qu'en 1958 après les législatives

  • Pierre Magnan
  • Publié le 19/06/2012 à 12H05, mis à jour le 19/06/2012 à 17H56
Pierre Laurent, Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon

Pierre Laurent, Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon

Avec dix députés élus sur dix-neuf sortants pour le Front de gauche, qui rassemble les élus du PC et du Parti de gauche, les législatives de 2012 marquent un nouveau recul du Parti communiste. Retour sur les scores du Parti communiste depuis 1958.

Le Parti communiste n'a pas profité du poids médiatique de Jean-Luc Mélenchon, son allié dans le Front de gauche. Dans un contexte de forte poussée de la gauche, le PC et son allié, le Parti de gauche, perd près de la moitié de ses élus lors des législatives de 2012.

Malgré leur 11,1 % à la présidentielle, le Parti communiste et le Parti de gauche, qui espéraient bien élargir leur assise à l'Assemblée (19 députés dont 16 communistes ou apparentés et trois PG en 2007), devront se contenter de 10 députés dans la prochaine mandature (9 PC et un PG, Marc Dolez).

Pas de groupe parlementaire en 1958

Un score qui lramène le Parti communiste à 1958, lors des débuts de la Ve République, quand il ne put former de groupe car il ne comptait que 10 élus. En 1958, premières législatives après le retour du Général De Gaulle, le PCF avait réuni 18,9 % des voix, mais n'avait obtenu, à cause du scrutin majoritaire, que 10 députés, un chiffre insuffisant pour former un groupe parlementaire. Les députés communistes faisaient donc parti des non-inscrits à l'Assemblée nationale.

Lors des législatives suivantes, en 1962, le PC obtient plus de 21% des voix  (beaucoup plus que le PS d'alors, la SFIO) et 41 députés. Il peut reformer un groupe à l'Assemblée.

86 députés dans le groupe PCF en 1978

Après les législatives de 1967 -qui faillit voir une victoire de la gauche- le PCF forme un groupe de 71 députés (22,5 % des voix). Le groupe compte même 73 membres grâce à deux personnalités extérieures au PCF. Après les événements de 1968 et la dissolution de l'Assemblée voulue par le président De Gaulle, les élections de juin 68 marquent un fort recul de la gauche:  le PCF perd plus de la moitié de ses élus. Le groupe ne compte plus que 34 élus.

Les législatives de 1973 et de 1978 confirment le poids du PCF dans ses bastions historiques, dans la banlieue parisienne notamment. En 1973, le groupe PCF compte de nouveau 73 membres et en 1978 le groupe communiste atteint 86 membres (avec plus de 20% des voix).

La vague rose fait reculer le PCF en 1981

En 1981, la première vague rose, dans les pas de la victoire de François Mitterrand, marque le grand recul du PCF qui n'obtient que 16,1% des voix. Le triomphe des socialistes aux législatives se fait en partie sur le dos du PC qui perd la moitié de ses sièges. Le groupe communiste - alors que le parti est au gouvernement pour la première fois depuis le début de la Ve République - est réduit à 44 membres (dont un apparenté).

La proportionnelle de 1986 n'est guère plus favorable au PCF, qui passe sous les 10% dans un contexte de recul de la gauche. Son groupe passe à 35.

Dès lors, le poids du PC, en chute constante depuis 1981, ne sera plus jamais le même. Doté encore d'un groupe de 25 membres en 1988 (au lendemain de la réélection de François Mitterrand), il arrive à se maintenir malgré la chute du mur de Berlin en 1989.

Après la vague bleue de 1993, son groupe se maintient à 23 élus (grâce à sa bonne implantation locale) avant de progresser (36 membres) avec la victoire de la gauche plurielle en 1997.

2012 : comme en 1981, la gauche fait reculer le PC

Les législatives gagnés par la droite en 2002 et en 2007 marquent un nouveau recul du groupe communiste qui ne porte plus ce nom et compte sur des alliés pour exister. Le groupe "communiste et républicain" compte 21 membres en 2002 et la "gauche démocrate et républicaine" en 2007 en compte 24 (dont 19 PC ou apparentés).

Avec 10 membres, lors de cette nouvelle législature, le PCF - et son allié du Parti de gauche - est revenu aux basses eaux de 1958. Pour former un groupe parlementaire (15 membres, selon les dernières règles que s'est fixée l'Assemblée), il va s'allier avec des députés d'outre-mer.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS
commenter cet article
20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 05:01
Accueil > Laurent Joffrin > Pourquoi Mélenchon a échoué

Pourquoi Mélenchon a échoué

Créé le 10-06-2012 à 23h40 - Mis à jour le 11-06-2012 à 15h09

La défaite du leader du Front de gauche à Hénin-Beaumont confirme la leçon du scrutin présidentiel : la gauche de la gauche n’est pas parvenue à convaincre les classes populaires.

 

Jean-Luc Mélenchon, candidat déçu du Front de gauche aux législatives, le 10 juin 2012. (SIPA)

Jean-Luc Mélenchon, candidat déçu du Front de gauche aux législatives, le 10 juin 2012. (SIPA)

Il y avait beaucoup de panache dans le défi lancé par Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont. Sa décision d’affronter Marine Le Pen dans une de ses terres de conquête était à la fois la marque du courage et de la cohérence. Le Front de Gauche avait fait du combat contre le FN son cheval de bataille ; il était à la fois logique et audacieux de chercher à traduire sur le terrain des législatives cet engagement national. L’entreprise a échoué, comme l’a reconnu avec émotion le leader du Front de Gauche. Ce résultat doit faire réfléchir.

 

Autant Jean-Luc Mélenchon a fait preuve depuis un an d’un grand talent, d’un abattage exceptionnel et d’une réussite certaine en donnant à la gauche de la gauche une visibilité inédite, autant il paie le prix d’une grave confusion idéologique.

 

Son aventure reposait sur un postulat : pour ramener à gauche les classes populaires détournées par le vote FN ou l’abstention, il fallait radicaliser le langage, la tactique et le programme. Un discours agressif et dénonciateur, le refus de toute perspective gouvernementale avec les socialistes honnis, des propositions de rupture en matière économique ou d’immigration : il fallait en tout point déclarer la guerre au réformisme. Pour séduire les ouvriers déçus par la gauche, il fallait être beaucoup plus à gauche.

 

C’est ce raisonnement, plus que le candidat Mélenchon, qui a échoué à Hénin-Beaumont.

Les classes populaires, contrairement au postulat mélenchoniste, ont les pieds sur terre. Elles se méfient de la radicalité verbale qui recouvre avant tout l’irréalisme. Aussi bien, un candidat qui proclame à tous vents que l’immigration ne pose aucun problème ne saurait remporter un grand succès auprès des ouvriers et des employés, qui craignent la concurrence d’une main d’œuvre sous-payée et corvéable à merci.

 

Cette réalité désagréable aux oreilles de la gauche de la gauche s’était déjà manifestée lors du scrutin présidentiel, qui a vu la grande majorité des classes populaires se diviser entre gauche et extrême-droite au premier tour, et plébisciter François Hollande au deuxième tour, préférant finalement un gouvernement social-démocrate à toute autre solution.

 

Elle s’est confirmée de manière cruelle à Hénin-Beaumont, où Marine Le Pen remporte un score impressionnant et où le candidat socialiste, quoique lié à un appareil socialiste local très contesté, se qualifie néanmoins pour le second tour. La gauche de la gauche joue un rôle utile d’aiguillon et de pourvoyeuse d’idées neuves ; elle ne fournit en revanche aucune alternative crédible à la droite ou à l’extrême-droite auprès des classes populaires.

 

Cette leçon peut être généralisée à l’ensemble du scrutin législatif. Pour l’essentiel, François Hollande peut voir dans ce vote la confirmation de son mandat et l’assurance de disposer au Parlement d’une majorité solide. Certes, rien ne dit que le PS puisse obtenir la majorité à lui seul. En revanche, les projections en sièges des résultats de dimanche lui donnent l’espoir de dominer l’Assemblée avec l’appui de ses alliés écologistes, c’est-à-dire sans avoir besoin des députés Front de Gauche.

 

A la différence des députés mélenchonistes, qui refusent toute participation ministérielle, les Verts sont associés au gouvernement et seront donc tenus par la discipline gouvernementale. Si le second tour prolonge le premier, François Hollande s’achemine ainsi vers un succès complet dans les quatre scrutins de 2012. Il peut en tirer une légitime satisfaction ; mais il doit aussi se dire qu’il n’aura plus aucune excuse pour ne pas réussir.

_________________________________________________________________________________________________

 

 

commentaire de Bruno Fornaciari

 

l'analyse de Joffrin présente quelques intérêts qui'ol convient de pointer.

 

D'abord il relève le panache de JLM dans son combat contre marine Le Pen.

 

En effet, mais, me semble-t-il, le "défi" du  combat personnel contre Marine Le Pen, a occulté le combat de fond contre les idées du FN, lesquelles sont partagées par nombre de nos concitoyens, trompés à mon avis, mais incarnés par la candidate. Aussi, s'en prendre à elle, personnellement, comme l'a fait JLM, a peut-être contribué à faire resserré les rangs de cautour de celle qui se présentait comme victimisée et attaquée par tous, et le "système".

Joffrin relève ensuite que depuis 30 ans les gouvernements et les majorités successives ont "imprégné"le "rélismeé et la "pédagogie du renoncement".

 

Mais devant l'échec de ces politiques à répondre aux exigences de "vivre mieux" du plus gand nombre, dans la confusion idéologique, le candidat Hollande et le PS apparaissent les mieux à même de concilier la crise "internationale" sur laquelle on ne peut pas grand chose, et le besoin de justice qui permettrait, d'abord, "une meilleure (illusoire)" répartition des richesses" prônée pourtant par JLM et le Front de Gauche (dont je rappelle tout de même, que le programme et les militants sont généralement issus du PCF).Ainsi, les 30 dernières années, d'aggravation de la crise, ont produit tout à la fois une "normalité" économique et idéologique et un affaiblissemnt idéologique et organisationnel du PCF.

 

En outre comme l'a rappelé à juste raison Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, les institutions et l'inversion du calendrier électoral minorent les législatives et accroissent le bi-partisme, par nature anti-démocratique.

 

Dan sla nouvelle assemblée il y aura 1 seul député "Mélanchoniste" 8 députés communistes, 3 FASE et 3 dvg dont les députés ultra-marins.

 

Les communistes devront analyser les résultats de cette bataille politique et électorale intenses, leurs significations, tant sur le plan politique que sur le plan idéologique, et corriger ce qui doit l'être pour repartir de l'avant. Car hélas, la politique dans laquelle se fige les 60 propositions de Hollande, ne permettront pas de sortir de la crise et créeront de nouvelles illusions favarable à un retour de la droite recomposée avec une présence duFN plus forte et normalisée, si des inflexions majeures proposées par le Front de gauche ne sont pas enetendues.

 

Le 36e congrès du PCF prévu début février 2013, aura la lourde tâche, de définir, dans les conditions nouvelles qui résultent des élections, la politique du Parti Communiste suceptible de rassembler les communistes et avec eux, toutes celles et tous ceux qui pourraient se tourner vers lui pour de nouveux progrès.

 

 

Repost 0
19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 22:05

 

Nous sortons d’un quinquennat où nos dirigeants politiques ont laissé dériver les honoraires modulables que certains qualifient de libres.


Sur le plan quantitatif nous atteignons un volume très important : les dépassements représentent plus de 12% de l’ensemble des honoraires, accentuant les difficultés d’accès aux soins et augmentant le renoncement aux soins pour raisons financières (29% en 2010 contre 11% en 2009).


Sur le plan qualitatif, nous découvrons quotidiennement des pratiques caricaturales ( cf les deux exemples rapportées en annexe dans le domaine de l’urologie en gironde en 2011, où « le tact et la mesure » sont abandonnés ).

 

Le nouveau président de la République nous a parlé, dans ses soixante propositions de candidature, « d’une limitation et d’un encadrement de ce phénomène »…Cette proposition nous semble insuffisante, néanmoins nous nous fixons de stimuler cette ndynamique promise.

 

Nous invitons nos concitoyens à rejoindre notre mobilisation et à intervenir publiquement :
Le vendredi 22 juin 2012 devant la Clinique St Augustin à Bordeaux ( 112 avenue d’Ares ) de 12h à 13h30 pour dire que l’accès aux soins pour tous est une composante indispensable pour notre système de santé qui se veut efficace et juste.

 

Nous espérons :
- que le gouvernement actuel va faire évoluer ce dossier dans le bon sens ;
- que les médecins « dépasseurs » vont situer leurs revendications dans le cadre de la
cohésion nationale et cesser de piocher dans les poches de nos concitoyens… !

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SANTE
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre