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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 00:53

Nicolas Dupont-Aignan nommerait Marine Le Pen premier ministre.

S'il arrivait au pouvoir en mai prochain, le gaulliste-souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ne serait pas contre l'idée de nommer Marine Le Pen comme premier ministre, a-t-il indiqué dans une interview au Figaro.
Si le candidat désapprouve la sortie sur le halal, il est cependant en accord avec l'extrême-droite pour sortir de l'euro.


publié le  10 Mar 2012 20:03
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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 00:39

PARIS - Déception après la présidentielle

La vague rouge n'aura pas déferlé sur les législatives.

 

A Paris, le Front de gauche récolte en moyenne 7,9 % des voix contre 11 % pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle.

 

Ce tassement est encore plus flagrant dans les fiefs communistes de banlieue. Le Val-de-Marne risque de perdre son unique député PCF : Pierre Gosnat est devancé par Jean-Luc Laurent (MRC) à Ivry. En Seine-Saint-Denis, qui comptait quatre députés communistes et apparentés sur les dix-neuf du groupe parlementaire, seuls deux sortants arrivent en tête au premier tour. Patrick Braouezec, député sortant de Saint-Denis, se retrouve derrière le socialiste Mathieu Hanotin. Jean-Pierre Brard (DVG) se fait devancer à Montreuil par Razzy Hammadi (PS). Quant à Roland Muzeau, président du groupe à l'Assemblée, il est en ballottage défavorable dans les Hauts-de-Seine.

 

H. C.

 

 

___________________________________________________________________________________________________

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, composante du Front de gauche, a jugé mardi qu'il y aurait une "déformation de la vie politique" à l'issue des législatives, tout en affirmant que le FG est "indispensable" à la réussite de la gauche.

 

En termes de voix, le Front de gauche, dont le PCF est une composante, est passé par rapport à 2007 de "4,5% à 7% et gagne plus de 500.000 voix", a dit le numéro un communiste sur Canal +. Mais "nous sommes touchés comme toutes les forces par l'abstention" car "les élections législatives sont considérées comme élection mineure aujourd'hui, à tort". "On vit dans un système qui présidentialise toute la vie politique", et "c'est regrettable"


"En termes d'élus, ce n'est pas un bon résultat", a cependant relevé Pierre Laurent. "Il y a une prime aux partis présidentiels et les législatives ont été mises après les présidentielles pour cela". "Ça dénature un peu la portée du scrutin et c'est un problème".

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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS
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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 00:35

Les raccourcis mènent à l’impasse

 

(Le point de vue de Jea-François Chalot ex-adhérent du Partri de gauche)

 

Après le premier tour des législatives il nous faut réfléchir sérieusement afin de redonner l'espoir à tous ceux et à toutes celles qui se sont abstenus...

 

Je ne détiens pas la vérité, je n'exprime ici qu'une modeste contribution tirée de mon expérience de terrain.

Si l'on veut que les "grands ensembles" ne soient plus des ghettos et que la République avec ses contraintes mais aussi avec les droits qu'elle doit procurer, y règne, il faut que les militants socialistes et communistes y investissent leurs forces pour mener de l'intérieur une campagne d'éducation populaire.

 

 

« Bonjour Jean François, tu fais quoi ? »

« Je vais assurer la présidence d'un bureau de vote »

« Comment ? il y a des élections ? »....


Cet échange n'est pas fictif...

 

Quand j'ai rapporté ces propos à un mandataire de candidat, présent à un bureau de la ville, il m'a dit que ce n'était pas possible...Tout le monde est au courant, il y a télé, les journaux.... !

 

Eh bien non, tout le monde ne s'intéresse pas à ces questions ou du moins ces échéances semblent coupées de leur quotidien...

 

D'ailleurs ces hommes politiques, mêmes de gauche, on ne les voit parfois que tous les cinq ans sur le marché.

Suis je populiste quand je tire cette conclusion provisoire ? Je ne le pense pas.

 

Lors des élections du dimanche 10 juin l'abstention a été importante partout et massive dans les quartiers populaires .

Les militants du Front de Gauche semblent s'étonner du recul conséquent de leur score par rapport aux présidentielles...Mais il se suffit pas de faire une belle campagne en collant des affiches et en distribuant des textes souvent longs dans les cages d'escalier...Ces textes sont pris et peu lus.

 

Rien ne remplace la proximité réelle, le contact...Tous les raccourcis mènent à l'impasse. Je le dis et le redis pour la nième fois, il faut rompre avec la politique spectacle, avec la présence occasionnelle.

 

Seul un travail de terrain, une présence dans les associations locales, dans les centres sociaux peut contribuer à tisser du lien social.

 

Comme je l'ai dit et réaffirmé dimanche soir à des camarades très proches : oui il faut mener une campagne contre la ratification par la France du traité européen mais en s'appuyant sur du concret, en montrant, preuves à l'appui les conséquences de l'application de la « règle d'or. »

 

Le PCF risque de ne plus avoir de député dans le Val de Marne ...C'est une première...Un jour sombre pour ce parti mais aussi pour toute la classe ouvrière.

 

L'effet du vote « utile » en faveur du candidat du PS- majorité présidentielle est une réalité mais le délitement des liens entre le PCF et le peuple en est aussi une autre.

 

Le PCF s'en sort mieux que le PG, certes mais il connaît le plus grand recul de son histoire.

 

J'ai adhéré en Parti de Gauche dès sa création, en espérant que ce parti allait rompre avec l'habitude de la social démocratie pour enfin se lier à la population.

 

Rien n'y a fait, ni mes appels, ni les témoignages de militants expliquant le décalage entre les discours et la perception qu'en ont les gens ordinaires.

 

Aujourd'hui je ne suis plus au PG et si j'ai choisi de continuer mon action politique au Parti ouvrier indépendant, c'est parce que celui ci mène une bataille politique claire contre l'Union Européenne, une action de proximité et ne se contente pas des campagnes électorales.

 

Le Parti de Gauche est un espace d'engagement politique pour des milliers de militants et de militantes qui, je l'espère sauront tirer les leçons de l'échec de juin 2012 pour changer de cap .

 

Jean-François Chalot

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 21:26

12 juin 2012

Braouezec se maintient en Seine-Saint-Denis et perd le soutien du PCF

Patrick Braouezec, en campagne le 8 juin à Saint-Denis.

 

Arrivé en deuxième position avec 31,17 % des voix, derrière le socialiste Mathieu Hanotin (36,51 %), Patrick Braouezec, député sortant et candidat du Front de gauche apparenté communiste, a décidé de se maintenir, mardi 12 juin, dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis. Une décision qui intervient malgré un accord départemental de retrait réciproque signé entre le Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts et Le Parti communiste. L'accord veut ainsi que le candidat de gauche arrivé en seconde position se retire au profit du premier.

 

"Je vais gagner, explique M. Braouezec, qui compte sur l'aide des abstentionnistes qui ont représenté 56,52 % au premier tour. Saint-Denis a toujours été une terre de résistance. Elle va continuer de l'être." Il appelle ses partisans à une "réunion de mobilisation", mardi soir, soit après le dépôt des candidatures à la préfecture.

 

Près de 1 200 voix d'écart


La partie ne sera cependant pas facile pour le député sortant, qui doit rattraper un retard de près de 1 200 voix. Mais surtout, celui qui est aujourd'hui à la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), membre du Front de gauche, perd le soutien de son ancien parti, le PCF. "C'est une décision personnelle de Patrick Braouezec, explique Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Nous n'avons pas d'autre feuille de route que le respect de l'accord départemental et nous soutiendrons l'ensemble des candidats de gauche arrivés en tête." En clair, la place du Colonel-Fabien se démarque du candidat. Localement, M. Braouezec a cependant reçu le soutien du Front de gauche de Saint-Denis, Pierrefitte et Villetaneuse, qui appellent à voter pour lui pour "faire entendre cette gauche exigeante" incarnée selon eux par le député sortant.

 

Les autres candidats communistes du département peuvent se rassurer. La décision de M. Braouezec ne devrait pas entraîner de représailles côté socialiste. "On essaie d'être responsable pour deux, souligne Christophe Borgel, chargé des élections au PS. On considère que le PCF a fait son travail. Il y a une différence entre ce que dit le candidat et ce que fait le PCF." En l'état, en Seine-Saint-Denis, Najia Amzal (PS) se retire en faveur de Marie-George Buffet (PCF), tout comme Stéphane Gatignon (EELV) en faveur de François Asensi (FASE). Jean-Pierre Brard (app. PCF), lui, cède la place à Razzy Hammadi (PS), arrivé en tête.

 

Raphaëlle Besse Desmoulières et Sylvia Zappi

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 21:18

capture d'écran du Tweet de Valérie Trierweller

- le 12 Juin 2012

Les bisbilles du PS à La Rochelle, parfait paravent pour la cuisine UMP-FN

La droite s'est vite emparée du tweet de soutien de Valérie Trierweiler au socialiste dissident adversaire de Ségolène Royal à La Rochelle. Pendant ce temps, on ne parle plus des ralliements locaux de l'UMP aux candidatures Front national.

Depuis ce mardi midi et la publication de ce message de soutien sur le compte Twitter de la compagne du président François Hollande, les bons mots fusent à droite. "Le vaudeville entre à l'Elysée", a commenté le député UMP Eric Ciotti. "La "République exemplaire" cède le pas à la mauvaise chronique people. Ce matin, la présidence "normale" est définitivement morte. Désormais, c'est "Dallas" à l'Elysée!", a renchéri Geoffroy Didier (UMP).

Royal, Aubry et Hollande dans l'embarras

L'UMP fait son miel de ce petit message qui place en position délicate Ségolène Royal à La Rochelle, mais aussi la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, justement en visite de soutien à son ancienne adversaire aux primaires PS à la présidentielle, et jusqu'à François Hollande. Dans un document électoral dévoilé ce mardi, le chef de l'Etat apporte son soutien à son ancienne compagne, soulignant: "Ségolène Royal est l'unique candidate de la majorité présidentielle qui peut se prévaloir de mon soutien et de mon appui".

Les arrangements UMP-FN se multiplient

Pour la droite, c'est une aubaine. Localement d'abord, puisque l'UMP a appelé à faire perdre Ségolène Royal dimanche prochain, soit voter pour le dissident socialiste Olivier Falorni qui a obtenu 28,91% des voix dimanche dernier, contre 32,03% à la présidente du conseil général de Poitou-Charentes. Nationalement ensuite, puisque les feux de l'actualité se sont déplacés des petits arrangements électoraux de l'ancien parti de Nicolas Sarkozy avec le Front national, vers la controverse de La Rochelle.

Ainsi, oubliés:

  • l'entretien donné par Nadine Morano au journal d'extrême-droite Minute, dans lequel la candidate UMP en ballottage défavorable en Meurthe-et-Moselle "appelle tous les électeurs - dont ceux du FN - à se reporter sur ma candidature et sans état d'âme, car il en va de l'avenir de la France. Pour moi, les électeurs du Front national n'ont pas à être rejetés de la République. À ce que je sache, le Front national n'est pas interdit par la République."
  • le désistement du candidat du Front national Louis Aliot au second tour dans la 2e circonscription des Pyrénées-Orientales, en faveur du candidat UMP sortant, pour éviter une triangulaire et une probable victoire du PS.
  • le retrait de l'UMP Roland Chassain au profit du FN dans les Bouches-du-Rhône, pour faire battre le socialiste Michel Vauzelle
  • les appels du pied du député sortant UMP Hervé Novelli, en ballottage défavorable dans sa circonscription d'Indre-et-Loire, qui a prévenu mardi les 11,36 % d'électeurs du FN que son rival socialiste voterait "des mesures auxquelles ils sont foncièrement opposés" s'il était élu: "le vote des étrangers aux élections locales, le retour de l'assistanat, le laxisme en matière d'immigration, de sécurité et de justice"...

Tous ces arrangements étayent la position de Pierre Moscovoci. le ministre de l'Economie affirmait ce mardi matin, sur Europe 1: "Cette droite républicaine, qui aujourd'hui n'existe plus, n'a plus de clarté idéologique, n'a plus de principes, n'a plus d'ordre, qui est dans la confusion absolue, et qui est en train de tomber dans le piège que lui tend Marine Le Pen, d'un côté on ne condamne pas le Front national, et de l'autre coté on subit les listes noires."

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 21:08

aumont

  - le 12 Juin 2012

A Hénin-Beaumont, Front républicain contre Marine Le Pen

Le Front de gauche comme le candidat MoDem soutenu par l'UMP ont appelé les électeurs de la onzième circonscription du Pas-de-Calais à voter pour le candidat socialiste Philippe Kermel et à battre Marine Le Pen au second tour, dimanche prochain.


Ce mardi, le candidat de la droite, Jean Urbaniak, a appelé à "empêcher l'entrée à l'Assemblée nationale" de Marine Le Pen et implicitement à voter pour son rival, le candidat du PS Philippe Kemel. Estimant que sa candidature, qui a recueilli 7,86% des suffrages au premier tour, a "permis de barrer la route au vote de Mme Le Pen", le candidat Modem soutenu par l'UMP affirme qu'il s'agira au second tour de "poursuivre le combat engagé et très clairement d'empêcher l'entrée à l'Assemblée nationale de Mme Le Pen. Tous les républicains devront se rassembler pour cet objectif".

 

"Pas une voix ne doit manquer"


Lundi soir, Jean-Luc Mélenchon, arrivé au premier tour troisième (21,48%) derrière Philippe Kemel (23,50%) et Marine Le Pen (42,36%) a clairement indiqué sur France 2: "J'exprime mon soutien à la candidature de M. Kermel pour le deuxième tour et je lui souhaite bonne chance face à Madame Le Pen."

 

En parallèle, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a souligné dans un communiqué cosigné avec plusieurs élus communistes du Pas-de-Calais, que "pas une voix ne doit manquer pour battre l'extrême droite". Affirmant que le candidat FG a recueilli dimanche "plus de 900 voix supplémentaires par rapport à la présidentielle de 2012", Pierre Laurent a appelé "l'ensemble des électrices et des électeurs attachés aux valeurs de la République à se rassembler le 17 juin autour de la candidature de Philippe Kemel".

 

Cet appel est co-signé par Hervé Poly, premier secrétaire de la fédération PCF du Pas-de-Calais, qui était le suppléant de Jean-Luc Mélenchon, et par Bernard Baude, Bernard Czerwinski, Bernard Staszewski et Jean Haja, maires respectivement de Méricourt, Drocourt, Evin Malmaison et Rouvroy.

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 13:57

Jean-Luc Mélenchon : « Cette campagne poisseuse est pour moi une vraie rupture affective avec le PS ! »

Publié le 12/06/2012 à 05h03

Un rêve passe... mais pas un ange. La fureur de ces quatre semaines de campagne, Jean-Luc Mélenchon l'a toujours au creux de l'oreille. Mais pas que... Car, au-delà des chausse-trappes lui ayant miné le terrain et des non-relations avec le candidat PS qu'il déplore, le patron du Front de gauche ne regrette rien de cette expérience. À telle enseigne qu'il envisagede prolonger l'aventure en se cartant désormais dans ce coin de bassin minier afin d'y faire proliférer les graines fraîchement semées. Entretien.

Jean-Luc Mélenchon ne regrette rien... À telle enseigne qu'il annonce s'implanter dans le secteur! PHOTO DELPHINE PINEAU

- Cela avait tout du saut dans l'inconnu que ce parachutage décidé de manière impromptue voici quatre semaines ?

 

« Ça a été une très belle expérience humaine pour moi, j'ai découvert un visage de ce pays que je ne soupçonnais pas et c'était très fort ! Les gens m'ont vraiment impressionné et il y a ici une réalité populaire extrêmement attachante... Ce qu'a déclaré Mme Le Pen au sujet de l'immigration a solidarisé beaucoup de monde autour de moi qui m'ont vécu comme un point d'appui, un rempart, une digue. Et ça a été très émouvant à vivre, ça ! »

 

- Vous avez vécu en quelques jours ce que vous n'aviez jamais rencontré ailleurs..

 

. « Le deuxième rideau de cette campagne a été pour moi une nouveauté avec tous ces tracts anonymes diffusés à une cadence infernale. J'avais déjà vécu des trucs bizarres dans le passé avec, souvent, en fin de campagne, une boule puante balancée, mais là ça a été à un rythme incroyable ! J'ai retrouvé le pire de ce que j'avais déjà vécu lors de la dernière semaine de la présidentielle. Et puis j'ai souffert du manque absolu de solidarité des socialistes ; je m'attendais à un minimum de gestes au moins fraternels face à ce déluge de choses répugnantes. Mais, au contraire, j'ai lu dans la presse que, pour eux, le réel adversaire, c'était moi ! Cette campagne poisseuse est pour moi une vraie rupture affective avec eux. Je n'ai jamais caché mes divergences avec le PS mais je m'étais imaginé, après le second tour de la présidentielle notamment, que se maintenait entre nous un certain nombre de liens de camaraderie en dépit des désaccords. Il n'en est rien mais il fallait que je l'éprouve de manière violente pour qu'en quelque sorte se termine le divorce amorcé en 2008... »

- Il faut tout de même rappeler que, lorsque vous êtes arrivé, l'un de vos premiers mots concernant les socialistes du Pas-de-Calais a été "Je n'ai pas besoin de ces bras cassés..."

 

« Je ne voulais pas que l'on mélange les genres parce que moi je n'ai rien demandé au PS, après le deuxième tour de la présidentielle. Alors, en arrivant ici, j'étais parti de l'idée que chacun ferait sa campagne avec son propre contenu politique. Et en ça je me suis trompé puisque la campagne de M. Kemel a été "Je connais personnellement M. Hollande, votez pour moi". C'est-à-dire quelque chose qui, politiquement, n'est pas loin du néant... »

 

- Vous regrettez cette absence de débat d'idées entre vous ?

 

« Non, je crois finalement que c'est dans l'ordre des choses. C'est peut-être moi qui ai fait preuve de naïveté à cet égard... Vous savez, pour moi, c'était un devoir de me comporter comme si nous avions affaire à un débat rationnel, c'est ma manière à moi de mener le combat et je n'en changerai pas parce que je pense que c'est comme ça qu'il faut faire ! Est arrivé ce qui est arrivé, mais je ne me sentirai jamais humilié par le vote de mes concitoyens : on arrive ou pas à convaincre, c'est tout, surtout lorsqu'on est dans la peau d'un challenger, ne l'oubliez pas... S'il y avait eu une campagne de gauche moins nombriliste, je suis persuadé que la digue de gauche aurait été plus puissante aujourd'hui. Mais quand on n'espère que récolter les dividendes de la notoriété du président de la République... Et puis je resterai à jamais choqué que Mme Aubry ait pu dire qu'en menant ma campagne je permettais à Mme Le Pen d'exister ! »

 

- Cette campagne, si elle était aujourd'hui à refaire, vous y changeriez quoi ?

 

« Je n'ai pas de regrets, je pense que j'ai bien fait de venir ici, j'ai dynamisé mon camp et redonné de la fierté à ce que nous représentons qui est une force ascendante... Moi j'ai gagné 1 000 voix et 8 points pendant que M. Kemel en perdait 8 000, se retrouvant même derrière moi à Hénin, tout en donnant la surprenante impression de se satisfaire de ce résultat...  »

 

- Serez-vous au service de M. Kemel pendant cette campagne de second tour ?

 

« C'est aux socialistes de désormais créer une dynamique et de convaincre. Mme Aubry a dit qu'ils n'avaient besoin de personne pour gagner alors... D'un autre côté, Kemel ne m'a rien demandé, on n'a d'ailleurs eu, à ma grande surprise, aucun contact dimanche soir. Et puis je ne sais pas à quoi je pourrais leur servir, je crois plutôt qu'il ne faut pas que je les gêne lors de ce second tour au vu de tout ce qu'ils ont pu dire de moi... Ce dimanche, il faut savoir que M. Kemel n'a même pas eu un geste de courtoisie à mon égard lorsque je suis passé à Carvin, ce qui n'a pas été le cas avec les autres maires de la circonscription... » •

 

PAR PASCAL WALLART

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 13:20
Le tweet de Valérie Trierweiler en soutien à Olivier Falorni, le 12 juin 2012.
Le tweet de Valérie Trierweiler en soutien à Olivier Falorni, le 12 juin 2012. (DR)

Récit La compagne du chef de l'Etat a tweeté ses encouragements à Falorni, dissident PS qui met en difficulté Ségolène Royal aux législatives à La Rochelle. François Hollande avait ce matin apporté son soutien officiel à son ex-compagne.

Par MATTHIEU ECOIFFIER, LAURE BRETTON

Scène de ménage au sommet de l’Etat sur fond d'élections législatives. En 140 signes, la longueur d’un tweet, Valérie Trierweiler, la compagne du président de la République, a déclenché une tempête médiatico-politique. Ce matin, François Hollande a apporté son soutien officiel à Ségolène Royal, mise en ballottage sévère par Olivier Falorni, dissident PS dans la 1re circonscription de Charente-Maritime. Sur son compte Twitter, Valérie Trierweiler a envoyé de son côté un message de soutien à ...Olivier Falorni: «Courage à Olivier Falorni qui n’a pas démérité, qui se bat aux côtés des Rochelais depuis tant d' années dans un engagement désintéressé.»


Valérie Trierweiler a confirmé à l’AFP être l’auteure de ce message. A l’Elysée et à Matignon, plusieurs sources avaient d’abord crié au piratage. Ou essayaient de voir une ironie dans son énoncé. «On partirait vraiment dans autre chose si ce n'était pas un faux», réagissait-on en triple off à Matignon.

 

Dans le camp Falorni, on rappelait que Valérie Trierweiler avait déjà assuré le dissident de son soutien cet été. «Il est très touché de ce soutien amical», a déclaré sa compagne qui a répondu à son téléphone. Olivier Falorni s'est dit un peu plus tard «très touché»: «C'est un message d'amitié personnel.»

«François me fait totalement confiance. Sauf sur mes tweets !»

Voilà donc François Hollande au milieu d’un imbroglio politico-personnel. La dernière apparition publique de Valérie Trierweiler date de samedi dernier à Tulle lors de la cérémonie d’hommage aux 99 pendus. Le lendemain, elle n'était pas présente lors du vote du président de la République aux législatives. Cet hiver, Trierweiler confiait à Libération avoir le sang chaud sur Twitter et répliquer parfois trop vertement dans ses messages. «François me fait totalement confiance. Sauf sur mes tweets! Certains aimeraient que je réagisse moins sur ce réseau social, mais tout le monde respecte ma liberté. J’ai du caractère, on ne peut pas me brider», avait-elle aussi confié, le 28 avril, à Femme actuelle. Jeudi dernier, elle avait démenti tout inverventionnisme politique dans son unique interview radiodiffusée sur France Inter: «C’est juste faux.»

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 07:06

Objet : CANTON DE THOUARS1

 

Le premier constat est la cuisante défaite pour les candidats Lalu et Rousselière dans le Nord Deux-Sèvres, estampillés  « Front de gauche ». En effet, l’on nous avait dit que le rassemblement devait se faire, dans des conditions nouvelles  attendues par les gens, sans que les partis politiques soient nécessairement impliqués par la désignation des  candidats. Et les conditions anti démocratiques avec lesquelles ont été désignés ces candidats contre l’avis majoritaire des communistes de la 3e circonscription qui en avaient choisi d’autres, n’a pas permis que soit réalisé sur le terrain et sur le plan politique le « Front de gauche ». Vous connaissez les raisons sur lesquelles nous reviendrons au cours de semaine. J'ai juste pointé une comparaison  rapide sur le canton de THOUARS 1 où j'étais candidat aux cantonales en 2011.

 

1°) j'avais obtenu 8, 41% des votants, LALU a pour sa part obtenu 4,00 %, soit moins de la moitié......

 

Autre remarque: il y a eu 3343 bulletins exprimés pour les cantonales de 2011 soit une abstention supérieure à 2012 , contre 4696 hier (avec  1153 bulletins supplémentaires exprimés le candidat de l’assemblée citoyenne,  LALU fait 93 voix de moins (188 voix contre 281) si l’on se réfère au canton pour cette première analyse des résultats.

 

Enfin les autres formations politiques qui n'étaient pas présentes aux cantonales ont obtenu un total  de 756 voix soit 65% des  1153 électeurs supplémentaires entre les deux  consultations........

 

La défaite est donc sévère pour les candidats de « l’assemblée citoyenne » que  la fédération du PCF à imposer aux communistes.

 

En revanche, nous relevons l’excellent résultat de la candidate Nathalie Seguin et de son suppléant, communistes,à NIORT, au terme d’une campagne dynamique, intelligente, populaire, adaptée que les militants communistes de la section de Niort ont su définir et impulser.

 

Cela n’a malheureusement pas été le cas dans la 3e  circonscription où, les illusions et la campagne élitiste déconnectées des électeurs et de leurs  aspirations et conduite par des candidats novices et inexpérimentés, et des « conseillers » « en dehors des clous » ont produit ce piètre résultat.

 

Une fois de plus l’expérience démontre que de vouloir écarter les communistes de la bataille politique (car « l’accord » national « n’était pas sans défaut » et qu’il « peut se présenter comme une entrave à la vie démocratique » ) est illusoire. «C’est l’une des seules circonscriptions en France où les candidats ne sont pas issus directement d’un parti » claironnait, pour sa part Thibault Lalu. Car la démocratie nouvelle escomptée n’a pas fait « place au peuple ». L’efficacité  selon laquelle des candidats hors parti « pourraient « amplifier la participation populaire et faire vivre mieux encore la parole collective… » et qu’il ne suffit pas d’être « soucieux n’est pas démontrée. Et les assemblées citoyennes n’ont pas pu « rassembler ni le maximum de voix », ni recevoir « la légitimité » des électeurs citoyens. La dynamique ne s’est réalisée que dans un cercle restreint de militants des assemblées citoyennes sans effet sur les  classes populaires. La direction fédérale et tout particulièrement son premier secrétaire Jean-Pierre Gelot, sont les premiers responsables de cet échec patent. Ils devront en tirer toutes les conséquences lors de la prochaine conférence fédérale.

 

Cordialement. Nénesse

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:33

 

Val-de-Marne: le PS fait reculer l'UMP... et le PCF

Le Monde.fr | 11.06.2012 à 03h23 • Mis à jour le 11.06.2012 à 03h23

Par Francis Gouge

 

L'énorme surprise de ce premier tour vient de la 10e circonscription : Pierre Gosnat, député et maire d'Ivry (PCF), est devancé par Jean-Luc Laurent (MRC-PS-PRG), maire du Kremlin-Bicêtre. L'ancien fief électoral de Maurice Thorez n'a jamais connu d'autres élus que communistes depuis la création du parti en 1920.

Le PCF devrait respecter la discipline républicaine et se retirer. Si tel était le cas, le département perdrait alors son dernier député communiste.


L'autre leçon de la soirée, c'est le recul des candidats UMP qui sont tous, à des degrés divers, menacés. C'est particulièrement le cas de Didier Gonzales (3e), Jacques-Alain Bénisti (4e) et Richard dell'Agnola (7e). Patrick Beaudouin (6e) se trouve lui aussi en difficulté dans ce qui était une des places fortes de la droite départementale.

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BRUNO FORNACIARI

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