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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 15:38
03 août

voici ce que me dit ma fille adoptive Djaouida qui est non seulement algérienne (double nationalité) mais diplômée animatrice de colonies de vacances et a travaillé comme telle pendant des années en Algérie avant de venir en France. je prends sous sa dictée:

en Algérie, pendant le mois de carême, il n’y a pas de colonies de vacances puisque dans une colonie on doit nager, courir, chanter toute la journée avec les petits,faire des activités, comment pourrait-on expliquer aux enfants qu’on est trop fatigué pour s’amuser avec eux ? Donc on respecte le mois et il n’y a pas de colonies.

 

- Est-ce que le ramadam vous fatigue ? -

- Oui surtout quand c’est l’été, on prive notre corps de manger, de boire, est-ce que quelqu’un résiste quand il fait aussi chaud ? On le fait par respect et pour notre religion, on a grandi comme ça et c’est nous.

- Donc qu’est ce que tu penses de cette histoire dans la colonie de vacances en France.

- je pense que l’on fait soit le ramadam soit la colonie , il faut être vigilant, les yeux ouverts, partout, c’est pas nos enfants il faut faire encore plus attention que quand c’est les notre, et moi quand je fais le ramadam je prive mes enfants de toute activité, Maya (6 ans) pleure pour aller à la plage, je ne peux pas l’y emmener je n’ai pas la force pour la surveiller réellement en plus subir le soleil sans boire toute la journée…

En conclusion, respect pour tout le monde, pour l’opinion de chacun, que celui qui veut faire le ramadam le fasse mais pas en responsabilité surtout des petits.

 

danielle Bleitrach

 

comme Djaouida est une mère je crois qu’elle dit ce qu’elle pense et que partage sans doute une majorité de mères dont les enfants sont en colonie de vacances… Donc loin d’être une manifestation spontanée de la population, ce truc est opération téléguidée politicienne… Djaouida qui lit par dessus mon épaule ajoute “Ils veulent faire la zizanie comme si cela ne suffisait pas ce qui se passe au monde”…

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 12:58

 

La laïcité dans les centres de vacances


"L'affaire "de Gennevilliers devrait nous inviter à réfléchir sérieusement à la question laïque et à ne pas s'enfermer dans des amalgames ou des faux procès....


Voici ce que le lecteur peut lire dans le Parisien

 

"Marche arrière toute à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). La ville n’obligera plus ses animateurs à déjeuner pendant le ramadan. Exit donc l’article 6 qui imposait de se nourrir et de s’hydrater « convenablement en particulier durant les repas », et d’être « en pleine possession de ses moyens physiques ». Cette clause du contrat de travail de tous les moniteurs de la ville avait été à l’origine de la suspension de quatre animateurs, l’un domicilié dans la commune, les trois autres à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), d’une colonie de vacances de Port-d’Albret (Landes) qui jeûnaient pour le ramadan (voir notre édition d’hier), et qui envisagent aujourd’hui de porter plainte"


Les esprits s'échauffent , les noms d'oiseaux fusent :

 

d'un côté, il y a les "islamophobes" patentés, nouveaux "racistes" qui s'ignorent et de l'autre des islamistes....

 

Gardons la raison et essayons d'aborder la question sérieusement.

Les animateurs employés par une association laïque ou une municipalité sont tenus d'avoir une attitude laïque, c'est à dire de ne porter pas de signes religieux ou politiques visibles et de ne pas faire directement ou indirectement du prosélytisme.

Le problème qui se pose à Gennevilliers comme ailleurs c'est l'absence de réflexion ou de formation sur ces questions essentielles et principielles.

J'ai très souvent encadré des stages BAFA en période de Ramadan et je me rappelle très bien ce qu'avait expliqué un formateur avec qui j'intervenais et avec qui nous avions préparé le stage :

"Certains vont jeûner, vous êtes des adultes et c'est votre choix mais attention, vous devez participer à tous les temps de formation et être disponibles physiquement et psychologiquement. Dans les critères de validation du stage il y a comme indicateur : la disponibilité"

Nous n'avons jamais eu de problème.

Comme directeur de centre de vacances j'aurais tenu le même discours.

La clause du contrat de travail des animateurs de Gennevilliers était à mon avis mal libellé, les animateurs sont des adultes qui sont responsables, leur obligation c'est de garder une attitude laïque et d'être en pleine possession de leurs capacités

 

...C'est ainsi que j'aurais formulé la question....Il est important que chaque animateur ait les capacités d'animer un groupe d'enfants et d'ailleurs, en centre de vacances, les plus grandes difficultés résultent d'un manque de sommeil des encadrants.

 

Voici donc mon avis sur la question. Je suis intervenu souvent sur la laïcité et sur la nécessité d'être fermes sur les principes :

  • les enfants ne doivent pas être séparés lors de la restauration collective en fonction des choix alimentaires

  • aucune pression ne doit être exercée sur un enfant pour qu'il mange ou ne mange pas tel plat

  • aucun signe religieux visible ne doit être porté par un encadrant....

 

Jean-François Chalot
 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 12:01

 

La ministre du Logement vient de décerner deux croix d'officier et vingt-huit croix de chevalier. Beaucoup pour un tout nouveau ministre !

Cécile Duflot, ministre du Logement, Verte.

Cécile Duflot, ministre du Logement, Verte. © Bertrand Langlois / AFP

 

On trouve un concentré de militants verts, d'élus et de responsables d'office HLM de la région parisienne, comme l'a révélé le 14 juillet dernier le blogueur se présentant sous le pseudonyme d'Authueil. Bien entendu, ce qui saute tout de suite aux yeux, c'est le nom de Dominique Voynet. Mais on trouve aussi Catherine Calmet-Rebérioux, secrétaire générale du groupe Vert au conseil régional d'Ile-de-France ; Jean-François Caron, maire Vert de Loos-en-Gohelle dans le Nord ; Jean Malet, conseiller régional Vert et maire de Mezy-sur-Seine ; Maryse Oudjaoudi, militante et candidate Verte dans l'Isère aux dernières législatives ; Michèle Rivet, vice-présidente Verte du conseil régional du Centre, détaille d'Authueil qui a pris le soin de parcourir dès le 14 juillet la première promotion de la Légion d'honneur du gouvernement Ayrault.

À côté d'eux, des élus de gauche d'Ile-de-France : l'adjoint au logement de la Ville de Paris, la maire de Saint-Ouen, le maire d'Arcueil, un adjoint au maire de Saint-Denis. Et puis quelques personnalités du monde du logement "social", dont la directrice générale de la SIEMP, la Société d'économie mixte immobilière de la Ville de Paris, mais aussi le directeur général de l'établissement foncier d'Ile-de-France (et ancien directeur de cabinet d'un ministre socialiste du Logement).

Bizarrerie statistique

Dans le lot, principalement des Parisiens, et bizarrerie statistique, deux personnalités de Châteauroux : une conseillère générale socialiste et la présidente de la Ligue des droits de l'homme. On se demande qui, dans le cabinet de Cécile Duflot, vient de l'Indre. C'est Manuel Flam, secrétaire fédéral du PS dans l'Indre et qui vient d'être nommé directeur de cabinet de Cécile Duflot, selon La Nouvelle République. Proche de Michel Sapin, Manuel Flam est un ancien haut fonctionnaire de Bercy, expert de la fiscalité verte et "hollandiste" de la première heure. Inutile de vous dire qu'il n'y a pas la moindre trace de gens de droite dans l'ensemble des médaillés du quota de Cécile Duflot.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 08:49

 

NON, Monsieur le Président de la République, NON ! VICHY, CE N’ETAIT PAS LA FRANCE !

 

Mettant vos pas dans ceux de Jacques Chirac en 2005, vous venez au nom de la France de faire « repentance » au cours de la cérémonie qui a eu lieu le 22 juillet dernier, commémorant la rafle du Vel d’Hiv.

 

« Repentance » effectuée à propos des atrocités antisémites, commises par la police dite « française » du gouvernement de Vichy. Anciens résistants, mes camarades et moi-même, nous refusons ce type de « repentance » qui n’a d’autre objet que d’inscrire Vichy dans la continuité des gouvernements de la République et de banaliser le régime criminel de Pétain, Laval, Pucheu et Bousquet.

 

Parfaitement, Monsieur le Président !

 


LA FRANCE: C’était celle de ces hommes et de ces femmes qui, au risque de leur propre vie, avaient caché un grand nombre d’illégaux, ce qui avait permis à 75 % de juifs d’échapper à la mort certaine que leur réservaient le « gouvernement » de Vichy et les nazis.

 

Ces gens là qui ont été l’honneur de notre pays durant cette période, pensez-vous sérieusement qu’ils souhaitent, qu’en leur nom, vous fassiez « repentance » ? De quelle repentance devait-il s’agir pour eux ? A ce propos, je vous rappelle que, jusqu’à ce jour, pour tous ceux qui risquèrent leur vie pour en sauver d’autres, pas un seul geste de reconnaissance pour les honorer n’a été effectué par nos gouvernants et cela est impardonnable.

 

LA FRANCE: C’était celle qui, de Londres, sous la direction du Général de Gaulle, organisait hors de notre pays occupé, la deuxième division blindée du Général Leclerc. Les Forces Françaises Libres commandées par le Général de Lattre, ou encore l’escadrille Normandie-Niemen qui faisait briller les couleurs françaises sous les cieux de l’Union Soviétique, le pays qui, à Stalingrad, en accomplissant des sacrifices énormes, nous a donné la certitude que la bête immonde était écrasée et que la victoire définitive serait pour bientôt.

 

LA FRANCE: C’était, celle de Jean Moulin et des Résistants qui, grâce à leur engagement et à leur sacrifice, permirent à notre pays (seule Nation occupée en Europe à avoir cet honneur) d’être présent à Berlin, le 8 mai 1945 aux côtés des Alliés, pour recevoir la capitulation sans condition des armées nazies.

 

LA FRANCE: C’était celle du Conseil National de la Résistance et de son programme dont la lecture démontre qu’il est toujours d’une brûlante actualité, mais qu’il est, également, totalement antinomique de cette Europe que vous nous imposez.

Oui ! Imposer est bien le mot qui convient, car malgré le refus par le peuple français de cette Constitution lors du référendum du 29 mai 2005, vous avez, pour nous la faire accepter, mis en place une importante intoxication médiatique.

Malgré cette intoxication, 25 500 000 Français avaient dit NON à une Constitution qui devait nous soumettre et nous enchaîner à cette Europe.

 

LA FRANCE: C’était, également, celle de ces hommes et de ces femmes, français ou étrangers, qui luttèrent jusqu’à la mort contre l’occupant et ses valets de Vichy.

 

Ces hommes et ces femmes qui, arrêtés et effroyablement torturés, supportèrent l’insupportable et eurent encore le courage, devant le peloton d’exécution, de crier : VIVE LA FRANCE !


Et, pour un certain nombre de mes proches amis, d’ajouter : VIVE LE PARTI COMMUNISTE !


LA FRANCE: C’était la Résistance qui, dès 1940, malgré les arrestations et les internements des meilleurs fils de notre pays, voyait Charles Tillon, dirigeant national du Parti Communiste, lancer, le 17 juin 1940 depuis Bordeaux, un appel à la Résistance en déclarant : « Mais le peuple français ne veut pas de l’esclavage, de la misère du fascisme……mais un gouvernement populaire s’appuyant sur les masses, libérant les travailleurs…… luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes.

Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes Unissez-vous dans l’action ».

 

Le lendemain, c’était le Général Charles de Gaulle qui, à son tour, déclarait sur Radio Londres : « La flamme de la Résistance ne doit pas s’éteindre et elle ne s’éteindra pas ! ».

 

LA FRANCE: C’était l’insurrection victorieuse du peuple parisien. Insurrection placée sous les ordres du Colonel Henri Rol-Tanguy, militant communiste qui, aux côtés du Général Leclerc, reçut la capitulation de la garnison allemande occupant Paris.

 

Ceci fit dire au Général de Gaulle : « Paris libéré, mais libéré par lui-même ! ».

 

LA FRANCE: C’était celle des organisations de Résistance qui, dès 1940 et début 1941, furent officiellement homologuées « Unités combattantes » par le ministère des Armées.

 

Parmi les toutes premières organisations « homologuées » qui avaient pris les armes contre l’occupant, il y avait l’Organisation Spéciale du PCF (l’O.S.), officiellement reconnue « Unité combattante » dès octobre 1940. Puis, ce sont ensuite les Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) et les Francs-Tireurs et Partisans de la Main d’Œuvre Immigrée (FTP-MOI) qui furent homologués le premier mai 1941, bien avant l’attaque de l’armée nazie contre l’Union Soviétique.

Les unités FTP-MOI qui se battaient sous la direction du PCF sont, aujourd’hui, désignées par des historiens  comme le « Fer de lance de la Résistance armée française ».

 

Pour la mise en évidence du rôle primordial joué par les communistes au sein de la résistance française, c’est Henri Noguères, le résistant et écrivain, non communiste, de la Résistance qui écrivit : « Je pense que c’est faire un injuste procès à un grand nombre de résistants et faire insulte à de nombreux communistes que de propager cette idée reçue selon laquelle la résistance n’aurait commencé pour le Parti communiste qu’au lendemain de l’agression contre l’URSS.

Tillon à Bordeaux, Marcel Paul en Bretagne, Romagon en Champagne, Ouzoulias à Paris, Lecoeur dans le Nord et ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres qui ont regroupé, dès 1940, tant de militants communistes dans la résistance active. Notamment, en créant l’Organisation spéciale (O.S.) qu’il n’est pas convenable, ni même simplement décent, de prétendre, comme l’ont fait tant de mémorialistes à mémoire courte et sélective et tant d’historiens à vue basse, plus soucieux d’atteindre leur objectif que de faire preuve d’objectivité, que seuls des communistes agissant à titre individuel ont participé aux combat de la résistance pendant toute la première année.

 

Et il ajoute : « il est toute fois une supériorité que nul ne peut contester aux communistes : c’est la part dominante, déterminante, prise par la résistance communiste dans le domaine de l’action directe … Ils ont été, pendant très longtemps, pratiquement les seuls à frapper l’occupant, en multipliant les attentats individuels, les embuscades, les sabotages ferroviaires, les attaques des locaux.

 

L’ensemble de la Résistance, en reconnaissant, par la suite, la nécessité de donner la priorité à l’action immédiate, rendra hommage à la tactique de guérilla à outrance, préconisée par les FTP ».

Pour faire une comparaison, il est utile de rappeler que ce n’est que le 15 mars 1944 que le Conseil National de la Résistance préconisa : « La lutte armée à outrance ! »

 

Cela dit, NON ! VICHY, CE N’ETAIT PAS LA FRANCE ! VICHY C’ETAIT L’ANTI-FRANCE !


VICHY: Ce n’était plus la République, c’était « l’Etat Français » (qui de français n’avait plus que le nom) qui ordonna à sa police d’organiser et de participer à la rafle des juifs le 16 juillet 1942.

 

VICHY: C’était le gouvernement des « deux cents familles » qui, depuis 1930, œuvraient à la défaite de notre pays, en déclarant « plutôt Hitler que le Front Populaire ». Pendant l’occupation, ils s’enrichirent en collaborant à outrance.

 

VICHY: C’était le coup d’Etat du 10 juillet 1940 où une majorité de députés félons remirent notre Nation entre les mains d’un maréchal vendu à l’occupant, afin que celui-ci puisse étrangler la République dans un semblant de démocratie.

 

VICHY: C’était Pétain, l’homme de l’extrême droite, qui en accord avec les nazis ordonna la déportation des enfants juifs, traitre à son pays, abusant du nom de soi-disant vainqueur de Verdun, qui chercha à tromper le peuple de France avec son titre de Maréchal. C’est Pétain qui décora François Mitterrand de la Francisque. En remerciement, Mitterrand fit, pendant ses deux législatures, fleurir la tombe du vieux maréchal renégat.

 

VICHY: C’était Laval, Pucheu, Bousquet.

 

Laval, président du Conseil : sous la pression des Allemands, en avril 1942, il accentua la politique de collaboration avec l’Allemagne ; condamné à mort pour haute trahison, il fut exécuté en 1945.

 

Pucheu se rendit, en octobre 1942, à Châteaubriant pour désigner 27 internés, pour l’essentiel des communistes, parmi lesquels se trouvait Guy Môquet, afin que tous soient fusillés par l’armée allemande.

 

Et puis, il y eut le sinistre Bousquet, grand responsable de la déportation des juifs, fidèle serviteur des nazis, qui sut, après la libération, grâce à ses relations, échapper à l’épuration.

 

C’est ce répugnant personnage que le président Mitterrand invita à déjeuner à l’Elysée.

Pourquoi ? Avaient-ils, l’un et l’autre, des choses à cacher ?

 

Si tel était le cas, je pense que vous n’auriez plus à vous vanter d’être l’héritier politique de Mitterrand, car cela ne pourrait vous honorer.

 

A l’heure actuelle, avec l’histoire de France enseignée dans nos collèges ou lycées, sous le nom de programmes officiels dénués d’objectivité, on construit une « Histoire européenne » imaginaire, en détruisant les repères chronologiques et factuels, les plus élémentaires, en matière d’histoire nationale.

 

Pour conclure, je dirai que cette entreprise systématique d’oblitération et de négation du passé national progressiste, nous oblige, nous les Anciens résistants, à inviter les citoyens épris de justice et respectueux de la vérité historique, à exiger un enseignement qui permette aux jeunes citoyens de connaître la véritable histoire de la résistance française, afin qu’il devienne impossible, pour qui que ce soit, de falsifier l’histoire et d’imposer une « repentance » à l’ensemble de la population française, ainsi que les crimes épouvantables commis par les traîtres, les criminels et les tortionnaires des forces mises au service de la collaboration par l’Etat pétainiste.

 

En espérant que vous tiendrez compte des appréciations portées ci-dessus, afin que l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants puisse ressembler à celui, pour lequel 50 % de mes camarades combattants de Carmagnole et Liberté ont donné leur vie, convaincus que les survivants sauraient bâtir ce monde idéal auquel ils aspiraient tant, je vous remercie, par avance, pour l’attention que vous voudrez bien porter à la présente, et  vous prie de bien vouloir agréer les salutations d’un vieil homme, viscéralement attaché au respect de la vérité historique.

 

Léon Landini, Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI des bataillons Carmagnole et Liberté, Président du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF), Officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, Grand Mutilé de Guerre, suite aux tortures endurées au cours de mon internement au Fort-Montluc à Lyon.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 05:51

Sports - le 2 Août 2012

Jeux olympiques 2012 : les dessous de Londres

JO de Londres : Les déplorables conditions de vie des agents d’entretien

Envoyé spécial. Les nettoyeurs et les femmes de ménage du site olympique, le plus souvent venus de l’étranger, ont été installés sur un terrain vague, dans des baraquements que leurs occupants comparent à 
des taudis. 


Les athlètes du monde entier ont maintenant pris possession du village olympique. Malgré les petits désagréments quotidiens de la circulation à Londres, voire la nourriture ou des lits trop petits, ils bénéficient du confort et de toutes sortes de facilités pour concourir au plus haut niveau. Cependant, les jeux Olympiques ont leur part d’ombre crasse. Un événement d’une telle dimension mobilise en effet des milliers de travailleurs temporaires et, parmi eux, les agents d’entretien, le plus souvent des femmes, les « cleaners ». Leur camp a été posé sur un terrain laissé à l’abandon de l’est de Londres à proximité du village olympique. Entre canal et rocades, il est difficile d’accès, soigneusement gardé, à l’abri du regard du public. Une brève 
incursion y est carrément impossible. Pourtant, on peut voir une centaine de préfabriqués alignés et serrés les uns contre les autres. Ils accueillent une dizaine de personnes chacun.

Les conditions de vie imposées aux nettoyeurs et aux femmes d’entretien y sont déplorables. Telle est la bombe lâchée par le Daily Mail quelques jours avant l’ouverture des JO, suscitant indignation et vague mea culpa. Jugez plutôt. Il y a une cabine de toilette pour 25 personnes et une douche pour 75 ! La pluie qui ne manque pas de tomber sur Londres provoque des inondations dans une partie des baraquements et rend le terrain boueux. Les occupants de ces cabines métalliques, ils sont des centaines la plupart venus de l’étranger pour travailler, doivent acquitter à la société de nettoyage qui les a embauchés 18 livres par jour à titre de loyer, soit 550 livres par mois (700 euros). Un vrai racket.

« Je ne pouvais pas le croire quand j’ai vu l’endroit où les gens dormaient, explique ainsi Andrea Munoz, un étudiant venu de 
Madrid. Quand j’ai vu aussi les portes en métal et la grande tour au milieu, ça m’a fait penser à une prison. C’est horrible. » Il estimait pouvoir obtenir là un petit job, mais aussitôt, il a préféré faire demi-tour. Ses deux copains sont restés, mais il se dit persuadé qu’ils vont le regretter. Un jeune Hongrois de vingt-quatre ans a également témoigné des « très mauvaises conditions » régnant dans ce camp, le comparant à un taudis, sale et avec peu d’espace. Plusieurs jeunes femmes auraient déjà quitté les lieux, parce qu’elles ne supportaient pas l’idée de devoir dormir dans une chambre avec des hommes.

Le Locog, le Comité d’organisation des Jeux, avait obtenu l’agrément du conseil de Newham, quartier où est situé le campement, malgré les réticences des autorités sanitaires. Toutefois, leurs mises en garde n’ont pas été jugées suffisantes pour empêcher l’occupation du site parce qu’elle était temporaire, et l’accord a été finalement donné.

Dans le collimateur également, Spotless International Services. Cette société en charge du camp a prétendu que le nombre de toilettes et de douches dépassait les exigences légales, et comble du bien-être, qu’une connexion à Internet avait été prévue. « Ce n’est pas une prison. On ne force personne à rester. Beaucoup de nos employés viennent de régions où le chômage est très élevé et sont très contents de travailler lors des jeux Olympiques. Il y aura toujours des mécontents sur le site, mais c’est une honte qu’ils ne soient pas venus en discuter avec nous parce qu’il y a des procédures en place pour résoudre ces problèmes », a déclaré furieux le patron, Craig Lovett. L’un de ces protocoles consiste à enfermer les secrets à double tour. Les travailleurs ont dû signer un contrat comportant une clause de confidentialité et de silence avec la société afin de ne pas parler à la presse, et ils sont interdits de visites familiales pour des « raisons de sécurité ». Mais trop tard, Andrea Munoz et quelques autres ont déjà parlé.

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:49

Médias - le 1 Août 2012

Dans l'Humanité ce mercredi : la fin des injustices fiscales

La majorité de gauche a adopté un collectif budgétaire qui rogne les avantages consentis aux plus riches sous Nicolas Sarkozy. À lire : notre décryptage des mesures de la loi de finance rectificative.

 

Dans un entretien avec l'Humanité, Nicolas Sansu, député PCF-Front de gauche du Cher qui a voté avec son groupe le budget rectificatif affirme que "ce collectif permet de revenir sur de grandes injustices en refiscalisant les patrimoines et les hauts revenus".


Quel est, selon vous, le sens de cette loi de finances rectificative ?


Nicolas Sansu. Ce collectif budgétaire permet de revenir sur de grandes injustices en refiscalisant les patrimoines et les hauts revenus. Il a contribué à éviter la TVA dite sociale, mais que j’appellerais antisociale, prévue par l’ancienne majorité.

 

Elle représente l’impôt le plus injuste car elle frappe les couches les plus modestes : les 10 % les plus riches consacrent seulement 3 % de leurs revenus à la TVA alors que les 10 % les plus pauvres sacrifient 8 % de leur budget. La mesure la plus juste, selon moi, est la contribution exceptionnelle sur la fortune qui permet d’annuler le cadeau inadmissible fait aux riches sous Sarkozy, c’est-à-dire l’allégement de l’impôt sur la fortune voté en 2011.

 

D’autre part, cette loi souligne un problème majeur, la lutte contre l’évasion fiscale. Le sénateur PCF Éric Bocquet (rapporteur de la commission d’enquête sur l’évasion des capitaux – NDLR) a raison de proposer un haut-commissariat chargé de lutter contre ce phénomène qui représente près de 50 milliards de pertes pour l’État. La suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires est aussi très importante, car il est normal que toute heure travaillée soit cotisée.

 

Le « travailler plus pour gagner plus » a empêché la création de 90 000 emplois.

 

Mais la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires représente une perte de pouvoir d’achat pour certains salariés…


Nicolas Sansu. C’est une réalité indéniable : de nombreux salariés, et notamment les plus modestes, vont perdre quelques dizaines d’euros sur leurs fiches de paie. C’est pourquoi, en contrepartie, nous demandons d’augmenter le pouvoir d’achat des Français par une hausse du Smic, bien supérieure au faible coup de pouce de 0,6 % décidé pour l’instant, et par le dégel du point d’indice des fonctionnaires. L’idée est d’améliorer le pouvoir d’achat en augmentant directement le salaire de base, et non par des petits artifices comme l’a fait la droite jusqu’à présent. Si la gauche ne mène pas une politique de revalorisation des salaires, la droite s’autoproclamera championne du pouvoir d’achat : ce serait un comble.

 

Ce collectif budgétaire porte bien son nom : il ne fait que rectifier la politique menée par Nicolas Sarkozy et n’engage pas de réformes structurelles...


Nicolas Sansu. Dès l’automne, nous allons mener un grand débat pour réformer l’architecture fiscale de l’État. Nous devons poser la question des moyens pour empêcher l’accumulation des revenus du capital au détriment du travail. Il s’agira aussi de trouver des financements de l’économie afin de dégager des marges de manœuvre.

 

La gauche ne doit pas être la championne de la diminution des dépenses publiques. Nous ne pouvons pas nous en tenir seulement au rapport de la Cour des comptes qui fixe la nécessité de trouver 33 milliards d’euros l’année prochaine, dont la moitié de cette somme correspondrait à une diminution des dépenses publiques.

 

Le débat sur la réforme de l’impôt sur le revenu sera une étape cruciale. Cet impôt ne représente aujourd’hui que 8 % des recettes de l’État. Nous devons augmenter la part dans les recettes publiques des impôts progressifs. Nous avons perdu la progressivité de notre fiscalité. Je conseille à certains de relire l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : « La contribution commune (…) doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. » Dans le débat budgétaire pour 2013 sur le financement de la protection sociale, nous refuserons une hausse éventuelle de la CSG qui affaiblirait les ménages. Nous proposerons par exemple d’inclure les actifs financiers et les profits d’exploitation des entreprises dans l’assiette de financement de la Sécurité sociale, ce qui correspondrait à une CSG entreprise.

 

Peut-on réaliser une politique de gauche en ratifiant le traité européen de stabilité budgétaire ?


Nicolas Sansu. Sur ce point nous avons un clivage avec le PS qui n’a pas réellement renégocié ce pacte. Nous devons transformer l’Europe actuelle dont les mécanismes favorisent les marchés financiers au détriment du crédit. La Banque centrale européenne doit permettre le financement de la dette des États souverains et de véritables projets de croissance. Le traité européen est austéritaire : il allie l’austérité et l’autoritarisme en niant les souverainetés nationales.

 

Entretien réalisé par 
Alexandre Poussart

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:35

Un drone français abattu au Nord-Mali

 

Un drone de l’armée française a été abattu dans la nuit du 28 au 29 juillet 2012 par un groupe armé au Nord du Mali quelque part entre Anéfis et Kidal. Très peu de temps après cet incident, un avion non identifié en provenance d’un pays voisin du Mali a bombardé les débris du drone abattu et le périmètre dans lequel il se trouvait pour empêcher les membres du groupe de s’en approcher, causant la mort de quatre personnes. Mais les survivants sont parvenus à emmener avec eux des pièces.

 

Certaines informations précisent que le drone français a été abattu dans la région d’Essouk, non loin d’une caserne désaffectée de la gendarmerie malienne servant actuellement de centre de commandement d’AQMI (Al-Qaida au Maghreb Islamique) et que des voyageurs locaux empruntant l’itinéraire Anéfis-Tessalit en direction de la localité algérienne de Bordj Badji Mokhtar ont rapporté des témoignages concordants faisant état d’une énorme explosion près de l’ancienne caserne.

 

 

Les combattants d’AQMI et du MUJAO n’ont pu jusqu’ici utiliser les missiles Sol-Air portatifs de type Igla S issus des arsenaux de l’armée libyenne pour faire face à la multiplication des vols de reconnaissance effectués par des drones et des avions occidentaux au dessus du Nord-Mali. .

 

D’après des estimations non actualisées, la France disposerait de 81 drones militaires de renseignement et poursuit des projets visant à armer des drones en suivant l’exemple des drones américains armés de missiles Air-Sol.

 

Il demeure peu probable qu’un drone armé ait pu effectuer le raid suivant la chute du premier drone. Des observateurs penchent pour un avion d’attaque au sol en provenance de Niamey ou de Ouagadougou.

 

Il est à remarquer que les radars de l’armée algérienne installés à l’extrême-sud de l’Algérie ont détecté et suivi le crash du drone au Nord-Mali ainsi que le raid aérien sur les éléments du groupe armé qui ont tenté de récupérer les débris.

 

Ce n’est pas la première fois que des membres du MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest) ouvrent le feu sur des drones occidentaux survolant le Nord-Mali. Le 15 juin 2012, une frappe aérienne non-identifiée visait un convoi armé près de Taoudenni. Il y a quelques semaines, des hommes armés ont tenté d’en abattre un qui survolait Tombouctou à une altitude assez basse. Plus récemment, un drone survolant la périphérie de la ville de Gao a essuyé des tirs en provenance du sol.

 

Des informations distillées confirment la présence de drones américains à Ouagadougou et le renforcement du dispositif militaire et informationnel français à Niamey, Nouakchott et N’Djaména.

 

La France a affirmé par la voix de son ministre des Affaires étrangères qu’elle n’enverra aucun soldat au sol en cas d’intervention au Mali. Cependant, le retrait des unités militaires françaises d’Afghanistan et leur possible redéploiement dans des pays du Sahel laisse entendre que pour Paris, l’affaire est réglée. Cette recrudescence des activités aériennes de pays occidentaux au dessus du Nord Mali augure d’intenses préparatifs en vue d’une intervention militaire internationale sous supervision française et américaine au Nord-Mali.

 

Il ressort également que la crise malienne est une crise préparée et fabriquée de toutes pièces. A quelle fin? Les jours et les semaines qui viennent nous ont diront plus.

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 12:59

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 10:51

Politique - le 1 Août 2012

parlement

Budget 2012. Les principales mesures

  • 1. Heures sup : la fin du miroir aux alouettes, 
mais la question du pouvoir d’achat demeure

La mesure emblématique du sarkozysme, déclinaison du « travailler plus pour gagner plus », n’est plus. Les députés ayant mis fin au dispositif d’allégement fiscal des heures supplémentaires. À compter du 1er septembre, les réductions de cotisations sociales sur les heures supplémentaires et complémentaires seront supprimées pour les entreprises de 20 salariés et plus. Les entreprises de moins de 
20 salariés conservent une réduction de cotisation sur la part patronale uniquement. Selon Éric Heyer, économiste à l’OFCE, la réforme permettra de créer ou de sauvegarder 17 900 emplois jusqu’en 2014. De même qu’elle entraînera une économie de 2,6 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales et un surplus de recettes fiscales de 1,3 milliard d’euros au travers de l’impôt sur le revenu. La droite s’insurge, accusant le gouvernement de d’entamer le pouvoir d’achat des ménages, en s’appuyant sur une étude publiée en mars, qui estime qu’en moyenne, l’État privera 9 millions de salariés d’une manne. Or, pour une majorité d’entre eux, le gain pour 2009 s’est situé à moins de 350 euros, soit 29 euros par mois. Et en moyenne, le revenu disponible des ménages a progressé de 0,3 %. De plus, le dispositif n’intéresse que les seuls foyers imposables et accroît les inégalités, note l’étude. Les entreprises, elles, bénéficiaient d’un cadeau de plusieurs milliards d’euros ! Cela étant, la hausse du pouvoir d’achat est un véritable défi pour la gauche et ce n’est pas le minimaliste coup de pouce de 0,6 % sur le Smic qui ouvre la voie au changement.

  • 2. La TVA antisociale qui devait ponctionner les ménages de 13,2 milliards d’euros annulée

Exit la TVA dite sociale décidée par l’ancienne majorité à l’initiative de Nicolas Sarkozy ! Le Parlement l’a annulée. 13,2 milliards d’euros devaient ainsi passer chaque année du budget des familles aux comptes d’exploitation des entreprises. À partir du 1er octobre prochain, les cotisations familiales payées par les employeurs devaient être supprimées pour les salaires entre 1,6 et 2,1 fois le Smic, et allégées, de manière dégressive, entre 2,1 et 2,4 fois le Smic. En compensation, le taux normal de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) devait passer de 19,6 % à 21,2 %. Sous le prétexte de faire contribuer les importations au financement de la protection sociale et de permettre aux entreprises françaises d’être plus compétitives vis-à-vis de la concurrence en baissant les charges patronales, cette hausse de la TVA aurait certes permis de relever les marges de certains groupes mais elle aurait surtout contribué à casser la consommation des ménages et la croissance. Les prélèvements publics sur les entreprises, dès lors qu’ils visent à financer des dépenses utiles telles que l’éducation, la santé, la formation, la recherche... qui assurent le développement humain, loin de handicaper l’économie, contribuent à la rendre plus efficace. Mieux vaut réduire le poids des prélèvements ­financiers (intérêts, dividendes).

  • 3. Moins d’avantages à l’héritage, pour moins de persistance des inégalités de richesse

Le rétablissement à 100 000 euros par enfant de l’abattement sur les droits de succession, contre 159 000 auparavant, est destiné, selon les mots du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, à « instaurer une fiscalité du patrimoine plus équitable. (...) Il ne serait pas raisonnable de maintenir des avantages fiscaux qui favorisent la transmission intergénérationnelle des inégalités de richesse ». Cette mesure destinée à « favoriser le mérite et non la rente », selon le député PS Pierre-Alain Muet, doit rapporter 140 millions d’euros. « 150 000 euros, c’est le prix d’un petit deux-pièces », a évoqué lors du débat le député Francis Delattre (UMP). « Dans la vraie vie, les personnes en capacité de faire de telles donations ne font pas partie des plus démunies », a rétorqué au Sénat le président du groupe écologiste, Jean-Vincent Placé. La majorité sénatoriale a par ailleurs renoncé, à la demande du gouvernement, à étendre ce durcissement de taxation aux successions indirectes (frères et sœurs, neveux et nièces). Entrée en vigueur pour les successions ouvertes et les donations consenties après la promulgation du budget rectificatif, en août.

  • 4. Des mécanismes pour dissuader les parachutes dorés et les retraites chapeaux

« La boîte a coulé, mais pouce, on va se la couler douce. La pilule, on va… se la dorer. J’ai le parachute... chut ! doré. » C’était en 2008, Alain Souchon s’insurgeait à sa manière contre la crise financière qui frappait fort avec, à la clé, fermetures d’usines, licenciements en masse... et à l’autre bout, les incapables aux manettes à qui l’on faisait des ponts d’or. Une injustice que le Parlement vient de corriger, sans toutefois la supprimer, en relevant les taxes. Dorénavant, les contribuables bénéficiant de parachutes dorés et autres retraites chapeaux devront s’acquitter de la CSG, de la CRDS et des cotisations de Sécurité sociale si leur montant dépasse 363 720 euros, contre 1,09 million d’euros actuellement. Retenu aussi l’amendement déposé par la sénatrice communiste Annie David qui vise à relever les « taux de contribution des employeurs au financement de solidarité sur les retraites dites chapeau » afin de créer des mécanismes « déincitatifs ». Dans le détail, la contribution des employeurs sur les rentes liquidées après le 1er janvier 2001 passera de 16 % à 32 %, puis celles liquidées à l’avenir passera de 12 % à 24 % et de 24 % à 48 %. Enfin, la contribution additionnelle des employeurs sur les retraites chapeaux les plus élevées, de plus de 291 000 euros par an s’élèvera à 50 % contre 30 %.   

  • 5. La contribution exceptionnelle sur les fortunes, un impôt au rendement historique

« Un effort rude demandé à ceux qui le peuvent. » Voilà comment Jérôme ­Cahuzac, ­ministre délégué chargé du Budget, a présenté la « contribution exceptionnelle » que les redevables de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) devront acquitter avant l’automne. Un prélude à la vraie réforme de l’ISF, annoncée par le chef de l’État pour 2013, dont le seuil d’entrée est passé de 800 000 euros à 1,3 million d’euros sous Sarkozy. Un peu moins de 300 000 contribuables sont concernés par cette nouvelle contribution, dont le coût est progressif et se calcule à partir du montant du patrimoine visé : celle-ci touchera ainsi surtout les 30 000 foyers possédant plus de 4 millions d’euros. La contribution s’échelonne sur six tranches d’impôt successives, à partir d’un barème qui va de 0,55 % d’imposition sur le patrimoine à 1,80 % pour les plus grosses fortunes. Une nouvelle contribution qui devrait rapporter gros à l’État, puisqu’elle devrait financer 2,3 milliards d’euros sur les 7,2 milliards de hausses d’impôts supplémentaires attendues de la loi de finances rectificative. Au final, l’imposition sur la fortune (ISF et contribution confondus) devrait rapporter 4,8 milliards d’euros en 2012, ce qui aura « des conséquences historiques », selon le rapporteur général du ­Budget à ­l’Assemblée nationale, Christian ­Eckert (PS) : jamais cet impôt n’aura rapporté autant. L’UMP a déjà prévenu qu’elle intenterait un recours devant le Conseil constitutionnel, contestant le caractère « provisoire » de cette contribution. Selon la droite, celle-ci vient en effet « en préfiguration de ce que sera l’ISF à l’avenir ».     

  • 6. La hausse de la taxe sur les logements vides, une mesure à visée budgétaire et sociale

L’augmentation de la taxe sur les logements vacants (TLV) est le fruit d’un amendement ­proposé par le groupe des sénateurs du Rassemblement ­démocratique et social européen (RDSE), et avalisé, lundi, en commission mixte paritaire (CMP). La TLV, instaurée en 1995, vise les propriétaires de logements inoccupés depuis au moins deux ans et situés dans des communes intégrées dans des zones d’urbanisation de plus de 200 000 habitants. Ces communes doivent être marquées par une forte demande de logements, au détriment des personnes à revenu modeste ou défavorisées. Huit agglomérations sont ainsi concernées par cette taxe : Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Nice et Cannes-Grasse-Antibes. Le taux de celle-ci, constituée par la valeur locative du logement mentionné, est désormais fixé à « 12,5 % la première année d’imposition, 15 % la deuxième année et 20 % à compter de la troisième année », selon l’amendement. Auparavant, les différents taux étaient respectivement de 10 %, 12,5 % et 15 %. Selon les auteurs du texte, cette majoration « répond à un double objectif de rendement fiscal et de lutte contre la pénurie de logements qui frappe ­durement notre pays ». En effet, pour la sénatrice PS Frédérique Massat, « en France, sont recensés 2,2 millions de logements vacants. Parfois insalubres, ils sont quasiment abandonnés par leurs propriétaires pour des raisons diverses, mais ­manquent cruellement sur le marché du logement locatif ou en accession à la propriété ».

Pierre Ivorra, Clotilde Mathieu, Sébastien Reynaud 
et Lionel Venturini

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 10:49

 

Bruno Le Roux, président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale

  - le 31 Juillet 2012

Le PS veut serrer les rangs derrière le Pacte budgétaire européen

Le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, Bruno Le Roux, a exhorté ce mardi toute la majorité à se rassembler pour approuver fin septembre le "paquet européen", dont le traité de stabilité budgétaire qui continue à la diviser.


Lors d'une conférence de presse, Bruno Le Roux s'en est pris au Front de gauche qui réclame un référendum parce qu'il estime que François Hollande n'a pas tenu sa promesse de renégocier ce traité, même s'il a obtenu un "pacte de croissance" européen (à lire: l'Humanité lance une pétition pour un référendum sur le Pacte budgétaire européen). Une position qu'une partie des troupes du PS partage aussi. "Il y a toujours des discussions au sein de la gauche sur ces questions. Il y aura des discussions aussi au sein du Parti socialiste", a précisé le patron des députés socialistes, qui promet des réunions internes dès le 11 septembre pour trouver un consensus.

 

Réorientation politique de l'Europe

Bruno Le Roux pousse clairement ses collègues à adopter le Pacte budgétaire européen. Selon lui, il s'agit par cette ratification de "montrer que le Parlement, que la majorité est en soutien total de la réorientation politique de l'Europe, de la réorientation de la politique européenne qu'a entraîné l'action du président de la République". Pour lui, grâce à François Hollande, "personne ne peut penser que le débat européen aujourd'hui se pose au Parlement de la même façon qu'il y a quelques mois lorsque c'était Angela Merkel qui faisait les textes".

Les chefs de file socialistes donnent de la voix pour obtenir un maximum de suffrage à gauche. Car un vote favorable au nouveau traité européen acquis gra^ce au renfort des voix centristes et probablement aussi de l'UMP, ferait vraiment désordre pour François Hollande et son gouvernement.

 

Vote au Parlement fin septembre? François Hollande a saisi le 13 juillet le Conseil constitutionnel pour déterminer si la ratification du traité budgétaire, qui prévoit l'inscription d'une règle d'or interdisant les déficits publics, nécessite au préalable une révision de la Constitution. Le "paquet européen" devrait être soumis au Parlement durant la dernière semaine de septembre au cours d'une nouvelle session extraordinaire du Parlement.

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BRUNO FORNACIARI

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