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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 07:42

Samedi 16 / Dimanche 17 Juin 2012 : Nîmes / Beau temps :229939_309571609133173_1444344390_n.jpg

Toutes mes pensées, mais aussi toutes mes angoisses, en ce jour de second tour des élections législatives sont à Saint-Denis, ma ville natale, celle qui ma construit et où j’ai vécu cinquante cinq ans. Patrick Braouezec, Député sortant, ex PCF, sous les couleurs du Front de Gauche, arrivé dimanche dernier derrière son adversaire socialiste Mathieu Hanotin, à en effet choisi d’aller au bout. Elu depuis 1983, l’ex Maire de Saint-Denis a refusé d’appliquer la règle du désistement à gauche, et je soutiens sa décision. Je connais bien et je respecte Patrick Braouezec, l’instituteur de mes trois enfants à l’école Jules Vallès, qui a quasiment le même âge que moi. Adhérents du PCF, nous avons traversé  quarante ans d’histoire militante et politique de cette ville de luttes, marquée par des élus de tout premier plan : Fernand Grenier, grand résistant, Député de longues années, Auguste Gillot, Maire, membre du Conseil National de la Résistance, Marcelin Bertelot, Maire puis Député-Maire, Patrick Braouezec, Maire puis Député-Maire, Didier Paillard, l’actuel Maire de Saint-Denis. Autant dire que j’ai soutenu et partagé les mandats successifs de ces élus exemplaires. Aussi, l’odieux est à son paroxysme lorsque j’entends le discours récurrent, tant de Copé que de Fillon, se prévalant lâchement du gaullisme, plaçant ce qu’ils appellent « les extrêmes »,  le FN et le Front de Gauche sur un même plan. Fernand Grenier et Auguste Gillot, avec un grand nombre d’autres communistes dionysiens, dont beaucoup ont laissé leurs vies, étaient  totalement engagés dans la Résistance, tandis que l’extrême droite se vautrait dans la collaboration la plus vile. On peut reprocher beaucoup de choses au PCF. Mais pas sa place et son rôle dans la Résistance, dans ce moment lui, extrême, où le courage et l’engagement font émerger les meilleurs, dont naturellement les gaullistes ont fait partie. Alors aujourd’hui, j’angoisse parce qu’un jeune socialiste quasiment inconnu territorialement risque comme çà, d’un doigt, de m’extorquer, même par la voix démocratique du suffrage universel, mon histoire, ce que je me refuse à accepter. L’odieux Bartolone, Sicilien socialiste en chef du 93, achèverait là, dans ma ville, son action obsessionnelle d’éradication  définitive et totale du Front de Gauche de la Seine Saint-Denis. « Dans le 9.3. Où les socialistes passent, les communistes trépassent », ose-t-il glousser, bravache, dans le dernier Canard Enchaîné… « Vous, vous êtes et nous, nous somment / des hommes pareils / Plus ou moins nus, sous le soleil / Mêmes cœurs entre les mêmes épaules / Qu’est-ce qu’on vous apprend à l’école / Si on y oublie l’essentiel ? / On partage le même royaume / Où vous, vous êtes et nous, nous sommes… » (Francis Cabrel). Ne lâchez, rien les dionysiens… Rentré dimanche à minuit. J’écoute Mozart pour me détendre. Et puis, bien obligé de prendre connaissance du résultat : Mathieu Hanotin : 53,50% - Patrick Braouezec : 46,50%.. A Saint-Denis même, Patrick sauve l’honneur : 50,96%. Mozart, quelques larmes, j’ai froid.

Photo : Stéphane Goicoechea

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 07:26

Le PCF perd définitivement sa banlieue rouge

Lundi 18 Juin 2012 à 12:00 | Lu 6823 fois I 34 commentaire(s)


Jack Dion
Directeur adjoint de la rédaction de Marianne et grand amateur de théâtre En savoir plus sur cet auteur

 

A en croire le résultat de l'élection législative, force est de constater que la banlieue parisienne est de moins en moins rouge: sur 8 députés communistes sortants aux alentours du périphérique parisien, seuls trois ont retrouvé leur siège. Retour sur les raisons d'une déroute.


(Pierre Laurent et Marie-George Buffet en congrès, 2010 - SIMON ISABELLE/SIPA)
(Pierre Laurent et Marie-George Buffet en congrès, 2010 - SIMON ISABELLE/SIPA)

Au fil des élections, la banlieue rouge était déjà singulièrement devenue rose. Le grand lavage s’était accéléré en 2007. Cette fois, l’époque des bastions communistes –fussent-ils rebaptisés au nom du Front de Gauche FDG) - est bel et bien révolu, et il ne reste plus que quelque vagues tâches vermillon au-delà du périphérique. Sur huit députés sortants, seuls trois ont retrouvé leur siège: Jacqueline Fraysse dans les Hauts de Seine; Marie-George Buffet, et François Asensi en Seine-Saint-Denis. Sur ces trois, seule Marie George Buffet se revendique de l’étiquette communiste. Patrick Braouzec qui s’était maintenu à Saint-Denis contre le candidat PS arrivé en tête a été battu. Au premier tour avaient déjà été éliminés Jean-Pierre Brard en Seine-Saint-Denis; Roland Muzeaud et Marie Hélène Amiable dans les Hauts de Seine; Pierre Gosnat dans le Val-de-Marne, à Ivry-Vitry, symbole historique qui a basculé.

Le phénomène est d’autant plus intéressant à analyser qu’il prend complètement à contre-pied les prévisions des dirigeants du PCF. Ces derniers, dopés par la percée de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle (avant le scrutin, personne n’aurait parié sur les 11% de l’arrivée),  étaient persuadés de faire encore mieux aux législatives, raisonnant encore comme  à l’époque où la présidentielle était le pire des scrutins pour le PCF. C’était oublier que Mélenchon, avec plus de quatre millions de voix, a réalisé un score que les communistes n’avaient plus atteint depuis les 15% de Georges Marchais en 1981 (époque à laquelle a commencé leur déclin, ininterrompu depuis). Autrement dit, il y a eu un effet Mélenchon qui ne s’est pas reproduit lors des législatives. Pourquoi?

Primo parce que l’inversion du calendrier électoral à l’initiative de Lionel Jospin, en 2000, en renversant le présidentialisme des institutions, a fait des législatives un simple vote de confirmation. Les électeurs de gauche ont voté Hollande deux fois : la première lors de la présidentielle, la seconde à l’occasion des législatives. Sans doute peut-on y voir une anomalie démocratique, et la regretter, mais c’est comme çà. Combiné au scrutin majoritaire, le nouveau calendrier électoral pousse au bipartisme, qui est une forme de parti unique à deux têtes: l’un à gauche et l’autre à droite. La revanche de l’histoire fait que le Pcf, longtemps défenseur du régime du parti unique dans les pays du socialisme réel, est l’une des principales victimes d’un système inique.

Le Waterloo communiste en banlieue tient aussi à des raisons intrinsèques bien plus profondes. Malgré des coups de peinture successifs, le projet politique du PCF est soit rejeté soit incompris, surtout dans les couches moyennes qui commencent à s’implanter de l’autre côté du périphérique. Son lien avec la population s’est d’autant plus distendu que certaines de ses analyses (sur l’immigration ou la sécurité, par exemple) le rendent inaudible dans les milieux populaires Ses forces militantes, si elles demeurent  importantes, ne sont plus que l’ombre de ce qu’elles ont été. Enfin ses élus sont souvent atteints par la limite d’âge faute de renouvellement. En ce domaine, le PCF a le choix entre une mort rapide (quand il présente de nouvelles têtes) ou la mort lente (quand il croit sauver les meubles en présentant des préretraités en puissance).

La déroute du PCF ne doit cependant pas faire oublier les résultats fort encourageants de Jean-Luc Mélenchon en banlieue, lors de la présidentielle. Il y a certes été largement dominé par François Hollande. Mais le candidat du FDG, s’il n’a pas atteint ses objectifs, a réalisé un score qui atteste de l’existence d’un courant plus radical à la gauche du PS dès lors qu’il n’est pas estampillé PC canal historique.

Or la dynamique de la présidentielle s’est éteinte dès lors que l’on est passé au stade de la législative. Chacun des partis composant le Front de Gauche est revenu à son esprit de boutique, et le Pcf se retrouve à la case départ. L’avenir d’un courant politique à la gauche du PS n’est donc pas forcément bouché, mais s’il veut en être le symbole politique, le FDG devra prendre une consistance qu’il n’a pas encore, et nul ne sait s’il l’aura un jour.   

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 07:30

André Chassaigne fait partie des 10 élus Front de gauche à l'Assemblée

  - le 18 Juin 2012

Législatives

Avec dix députés élus sur dix-neuf sortants, le Front de gauche pourra cependant constituer un groupe parlementaire avec le soutien d'élus ultra-marins, pour faire porter les aspirations du mouvement social à l'Assemblée nationale.


Les élus


André Chassaigne est ainsi largement réélu (67%) dans le Puy-de-Dôme.

Dans le Cher, Nicolas Sansu remplace Jean-Claude Sandrier.

Dans l'Oise, Patrice Carvalho sort vainqueur d'une triangulaire Front de gauche-UMP-FN.

Dans les Bouches-du-Rhône, Gaby Charroux remporte son duel face au Front national avec plus de 60% des voix.

Le Nord demeure une place forte du Front de gauche avec trois élus. Les deux députés sortants communistes, Alain Bocquet (20e) et Jean-Jacques Candelier (16e), ainsi que leur collègue Parti de gauche Marc Dolez (17e), conservent leur circonscription.

En Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet et François Asensi passent, de même que Jacqueline Fraysse dans les Hauts-de-Seine.

 

En revanche, Fabien Thiémé (44,17%) ne parvient pas à pousser hors de l'Assemblée Jean-Louis Borloo.

Patrick Braouezec, non-investi pour le deuxième tour par le Front de gauche, mais soutenu par ses composantes locales, ne l'a pas emporté face au socialiste Mathieu Hanotin.

 

Les résultats n'ont rien à voir avec la réalité


Dressant un bilan à chaud tout de suite après les résultats, Pierre Laurent, a estimé ce dimanche auprès de l'AFP que le score du Front de gauche aux législatives n'était "pas un bon résultat".

 

Pour le secrétaire national du PCF, "le mode de scrutin et l'inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l'Assemblée nationale au profit du bipartisme.

 

A gauche, la majorité législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays".

 

Pierre Laurent relève ainsi qu'avec 65% des voix de la gauche à l'élection présidentielle, le PS rafle plus de 90% des députés de gauche. A l'inverse, les 25% des voix de gauche à la présidentielle que représente le Front de gauche ne débouche que sur moins 5% des députés de gauche. "C'est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd'hui 90% des sièges à l'Assemblée nationale."

 

"Porte-parole des attentes du mouvement social"


"Nous avons payé cher notre autonomie", souligne lui aussi Jean-Luc Mélenchon. Pour l'ex-candidat dans la circonscription de Hénin-Beaumont, les voix du Front de gauche à l'Assemblée nationale auront une utilité: "Nous serons les porte-parole des attentes du mouvement social, sans concession ni naïveté, ni impatience."

 

Pour se faire, le mouvement devrait bien disposer d'un groupe parlementaire, grâce au soutien de députés d'Outre-mer qui étaient déjà présent dans le groupe Gauche démocratique et républicaine en 2007, ou l'abaissement à dix du seuil d'élus nécessaires. Relevant que les socialistes l'avaient accordé au Sénat pour les élus d'Europe écologie les Verts, Jean-Luc Mélenchon "pense que les socialistes n'ont pas intérêt à bloquer cela à l'Assemblée".

 

"Autonomes et constructifs"

interrogée sur une éventuelle entrée du PCF dans le gouvernement à l'issue des législatives, Marie-George Buffet a expliqué: "Nous ne pensons pas que ce programme (en 60 propositions de François Hollande) soit apte dans sa totalité à nous sortir de la crise donc nous serons dans la majorité de gauche mais autonomes et constructifs".

 

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 02:09

le 16 juin 2012

 

> Copie à :
> Objet : tr: Fw: Position du Front de Gauche dans la 3ème après le 1er tour de l'élection législative
>
> Ci-joint le compte rendu d'une assemblée citoyenne qui se veut apolitique comme l'a prétendu son candidat  à 3,19%, ( bien que sous la coupe de JP GAY) ce qui porte à rire beaucoup de gens.....

 

.Dans le premier paragraphe ils sont déçu sans se remettre en cause, le choix des candidats, ( seul ERIC a fait un bon score sur son bureau de vote),  la campagne menée ne l'a pas été sur le terrain  laissant  place libre au FN  qui passe de 1,93 % à 7,41 % ( soit + 5,48 points)  pendant que le F.D.G où GAY était candidat en 2007 n'a progressé que de 0,84 %.......

Si MELENCHON a obtenu 10,24 % aux présidentielles sur la circonscription le résultat aux législatives est divisé par plus de 3. Le choix  des candidats y est sans doute pour quelque chose: Thibault LALU qui se présente à des élections politiques et qui se réjouit d'être non encarté, que vient-il faire au F.D.G qui par définition est le rassemblement de partis politiques.....

 

Rien ne lui interdisait de se présenter seul, ou était t- il un leurre, j'ai mon opinion à ce sujet......

 

Eric ROUSSELIERE, lui aussi prône le même apolitisme, bien que encarté à la FASE dont il est le trésorier......La fédé a tout fait pour satisfaire la FASE et son camarade Jp GAY, voila le résultat. Des assemblées citoyennes où ils ont prêché la bonne parole à eux-mêmes en comité restreint de moins de 40 personnes, pas de porte à porte, pas de contact massif avec les salariés à l'entreprise, peu d'action pour convaincre le prolo que le SMIC à 1700€ c'était possible, ainsi que la retraite à 60 ans. et comment on se proposait de financer tout cela, rien pour combattre le FN. ETC........

 

Tout ceci a été cautionné par la fédé, le Conseil  Départemental qui a validé ces choix avec" une expérience unique en FRANCE". On en mesure aujourd'hui la stupidité......puisqu'il n'y pas la moindre autocritique de GAY, au contraire il s'en prend aux autres. Dans le second paragraphe, il s'insurge contre le transfert de l'hopital, pourtant pendant les cantonales nous avions (la section Thouarsaise du PCF) organisé un débat sur ce sujet, personne de la FASE, ni JEANNINE ni ELIE que des membres du comité de défense de l'hôpital, quelques socialistes et personnels hôspitaliers. Il faut noterque Ph COCHARD membre de la FASE et de la  la CGT a opté pour le transfert à Faye l'Abbesse....

 

Idem pour la porcherie, où seul, en tant que Parti les communistes ont tracté au nom du PCF contre ce projet, avec plusieurs articles dans la presse, jamais vu la FASE ni d'autres communistes que nous-mêmes. Bien sûr GRELLIER a voté le traité de Lisbonne, mais ce n'est pas ce type d'argument qui à lui seul peut convaincre le prolo,mais c'est de prendre en compte leurs souffrances au travail dans la vie en respectant leurs contradictions,leurs idées reçues, et c'est sur le terrain qu'il faut être.

En n'appelant pas à voter socialiste au second c'est leur faire une injure. A NIORT NATHALIE SEGUIN dès 11 juin écrivait dans la NR: J'apelle à voter Geneviève GAILLARD sans réserve,  pourtant elle aussi était la candidate communiste du F.D.G...... 

Ici, il faut une assemblée de fantoches pour valider l'amertume du gourou avec bien sûr la bénédiction decertains  communistes. Le candidat ne dit mot...... L'assemblée citoyenne a dû arréter sa marche, le chef  est en vacances jusqu'au 12 septembre, le F.D.G aussi sans doute.....

 

Pour la petite histoire voici la partie principale du communiqué de presse  du porte parole de la FASE  juste après le premier tour des cantonnales en 2011: "Comme on pouvait malheureusement le prévoir, en faisant fi de l'accord départemental unitaire entre PC,PG,NPA et FASE, le refus d'ouverture et d'unité du responsable communiste local n'a pas permis d'atteindre le score à deux chiffres pourtant ouvertement espéré par les candidats du F.D.G du département. Avec des candidats unitaires de la gauche de la gauche, on aurait pu diminuer le nombre des abstentionnistes, dépasser les 10 % sur Thouars 1." Pour compléter je doit préciser  que la FASE et certains communistes les ont suivi, que la candidate J ZEEKAFF en 2004 plafonnait à 3,75 % (avec seulement 31,21 % d'abstention). J'obtiens 8,41 %, et la FASE critique à tour de bras, la Fédé par son silence cautionne....Le rôle  d'une fédération et d'un secrétaire fédéral n'est-il pas de fédérer ses membres avant tout, et non de les marginaliser, voir les exclure ?.

 

Je reste à la disposition de tous, et vous connaissez mon Email.

 

Cordialement E LEVINDRE

 

Voici, ci dessous, le texte signé (indûment) au nom du Front de gauche par Jean-Pierre GAY (FASE) autoproclamé porte-parole du FDG, émanant de la réunion d'une assemblée citoyenne à Noiterre le 12 juin 2012.

 

 

3ème circonscription des Deux-Sèvres


Election législative des 10 et 17 juin 2012


Trop de désaccords avec Jean Grellier


En votant majoritairement François Hollande le 6 mai, 34500 électeurs de notre circonscription souhaitaient « le changement ». Plus de 6000 d'entre eux, en portant leur voix au tour précédent sur Jean-Luc Mélenchon, demandaient une véritable alternative politique.


Nous sommes évidemment déçus que Thibaut Lalu et Eric Rousselière qui, sous les couleurs du Front de Gauche, portaient seuls la perspective d'un réel changement, n'aient obtenu que 1600 voix lors du 1er tour de l'élection législative (merci à ces 1600 électeurs de leur soutien).

Nous sommes aussi inquiets que 40 % des inscrits (soit 34000 personnes) aient boudé les urnes dimanche et que les autres aient largement porté leurs suffrages sur les deux candidats préalablement plébiscités par les médias.

Alors que cette élection avait un enjeu national, Jean Grellier et Philippe Mouiller ont fait principalement une campagne de territoire et ont avancé des propositions très proches sinon identiques sur nombre de dossiers locaux ; à eux deux ils obtiennent 41000 voix sur les 50000 exprimées !


Devons-nous en déduire qu'une majorité des habitants du nord Deux-Sèvres souhaitent que leur hôpital soit transféré sur un site unique à Faye-l'Abbesse ou que l'on construise -au nom sans doute de la libre entreprise- une porcherie industrielle à Luzay ? Ou encore qu'ils exigent une 4- voies entre Bressuire et Parthenay sans en mesurer les conséquences écologiques et se contenteront d'un train touristique au départ de Thouars ? Devons-nous penser qu'ils ne
s'inquiètent guère du probable et rapide dépôt de bilan de Heuliez SAS et Mia-Electric, entreprises que Jean Grellier avait pourtant qualifiées d'« exemple français » dans un ouvrage à la gloire de son action ? Devons-nous imaginer qu'ils ne se préoccupent pas davantage de la mise en oeuvre de la transition écologique de l'agriculture, que nous étions seuls à proposer ?


Nous ne le pensons pas mais force nous est de constater que dimanche soir Jean Grellier a appelé à la mobilisation des abstentionnistes pour assurer sa réélection, se gardant bien de solliciter les voix du Front de Gauche ! En 2008 il a voté avec la droite le traité de Lisbonne, au mépris du vote majoritaire des Français au référendum sur le TCE ; tout récemment il a laissé adopter le mécanisme européen de stabilité. Que fera-t-il lors du prochain traité européen (règle d'or austéritaire) ? Appellera-t-il à un référendum comme nous le souhaitons ? Nous sommes enclins à penser que non.


Les propositions du parti socialiste et de son candidat s'opposent pour la plupart aux nôtres ; c'est pourquoi, et parce que la victoire de Jean Grellier est très probable dimanche prochain, le Front de Gauche nord Deux-Sèvres laisse ses électeurs libres de leur vote.


Le combat du Front de Gauche pour une véritable alternative politique à gauche se poursuivra dans les semaines et les mois à venir avec la participation de toutes celles et ceux qui le souhaiteront.


Ce texte a été adopté après débat par l'assemblée citoyenne du Front de Gauche nord Deux-Sèvres, réunie à Noirterre le 12 juin 2012.

 

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Commentaire de Bruno Fornaciari

Comme le reconnaît l'auteur du texte, les candidats (improprement labellisés Front de gauche) Lalu et Rousselière ont perdu 4400 voix sur le score Mélenchon à la Présidentielle. Et l'on comprend leur déceprtion. L'on aurait pu s'attendre à une première analyse de la campagne électorale, de l'activité, du contenu et de la fréquentation des assemblées citoyennes. Un premier bilan aurait pu aussi intégrer la réflexion selon laquelle les désaccords de fond avec les communistes sur la nature du Front de Gauche, la stratégie déployée par les assemblées citoyennes et leur porte-paroles ou animateur autoproclamés Jean-Pierre Gay et Elie maudet , sur  les désaccords sur les candidatures qui auraient dues être communes et conformes à l'accord national signé par les Partis composant le Front de gauche,  sur le fond et la forme de la campagne électorale qui ont entraîné l'absence de mobilisation des communistes,  ont pesé sur les résultats qui traduisent  un certain désintérêt de l'électorat qui s'était porté sur le candidat du Front de gauche à la présidentielle.

 

Au lieu  d'une réflexion introspective, Jean-Pierre Gay et les assemblées citoyennes "dégainent". Et arrosent de leurs critiques ceux qui se réclament de  François Hollande (celui pour lequel ils n'ont pas appelé à voter pour le 2e tour face à Sarkozy, mais seulement à battre le candidat de droite), et refusent, cette fois-ci, d'appeler à voter pour le candidat de gauche Jean Grellier que le suffrage universel a placé en tête au premier tour dans notre 3e circonscription, et battre la droite..

 

Cette position sectaire de repli de quelques-uns, attribuée frauduleusement au Front de gauche, alors  que ce n'est pas la position du Front de gauche, qui comme on le sait a appelé partout à reporter les suffrages sur le candidat pacé en t^te de la gauche, a été réprouvée par les communistes de la section Thouarsaise. Celle-ci a elle-même remis un communiqué  à "la Nouvelle république" sur sa position,communiqué publié sur ce même blog et Facebook,  appelant sans ambiguïté ni reserve à voter pour le PS et battre la droite. Nous inscrivons cette position dans la volonté d'agir pour réussir le changement espéré majoritairement par notre peuple.

 

Il est navrant de constater que Jean-Pierre Gay, comme à son habitude pourrait-on dire, prend ses désirs pour des réalités et n'hésite pas à usurper le label front de gauche pour faire valoir une politique et une position personnelles, plus proche de celle du NPA que de celle du Front de gauche, dont il vient de disloquer l'organisation et diviser ses membres. Son action et son sens en sont discréditées. Il va falloir reconstruire.

 

Qu'ils parte en vacances, comme il l'annonce, lui fera le plus grand bien pour retrouver ses esprits.

 

Pour ma part, je continuerai, au sein de mon parti (PCF) et dans le cadre d'un Front de gauche reconstitué et réhabilité, à déployer les idées, les propositions et les actions indispensables auxquelles les travailleurs,(euses), les citoyen(ne)s sont invités à participer pour réussir le changement.

 

Chacun le constate, le Parti Communiste, par le sérieux de ses positions, la justesse de ses propositions et de  son action, son expérience et la valeur de ses militants, son ouverture aux autres et la force de ses convictions, s'avère un précieux atout pour  le Front de gauche et la gauche toute entière.  C'est tout le sens que les 10 députés Front de gauche qui viennent d'être élus et qui formeront un groupe à l'assemblée nationale s'efforceront de faire vivre relayé par les forces sociales et intellectuelles intéressées par des progrès sociaux, économiqies et sociétaux, dans cette assemblée dominée par le Parti Socialiste majoritaire à lui seul.

 

Les candidats du Front de Gauche et du PCF en particulier,en progressant de plus de 500 000 voix et  leur poucentage passant de 4,25% à près de 7% perdent, malgré cela, 9 députés. Les institutions, accentuées par  l'inversion du calendrier électoral  qui fait de la seule élection présidentielle la référence politique en renforçant la bi-polarisation et en minorant la représentation démocratique pluraliste des citoyens, révèlent une anomalie que le rétablissement du scrutin à la proportionnelle pourrait corriger.

 

Je lance un appel aux communistes pour qu'ils se mobilisent, pour qu'ils débattent de la politique de leur Parti, pour qu'ils se rassemblent et fasse vivre la démocratie et la fraternité en son sein, pour que la diversité des analyses, des expériences, des positions, participent du patrimoine commun dont nous pouvons être fiers. Et au non communistes, à rejoindre ce Parti, pour lui apporter du sang neuf et le renforcer pour mieux encore être le Parti communiste moderne et révolutionnaire qu'il doit être pour être utile à notre peuple.

 

 

SAINT-VARENT le 18 juin 2012

 

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 22:00

 

Les premières estimations, ce soir, confirment le basculement de l'Assemblée nationale à gauche. La page du pouvoir sarkozyste en France est définitivement tournée mais le parti de l'ancien président sauve un nombre substantiel de sièges. Il ne fait aucun doute que la droite saura s'en servir pour multiplier les obstacles au changement dans notre pays. L'entrée du FN dans l'hémicycle qui reste heureusement circonscrite est un signal d'alarme supplémentaire.

 

A gauche, le Parti socialiste parvient à son objectif et dispose à lui tout seul d'une majorité absolue. Le Front de gauche aura moins de députés malgré un gain en nombre de voix et en pourcentage mais les conditions semblent ce soir réunies pour la constitution d'un groupe à l'Assemblée. Si cela se confirme, c'est une bonne nouvelle pour la démocratie.

 

Force est de constater, cependant, que le mode de scrutin et l'inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l'Assemblée nationale au profit du bipartisme. A gauche, la majorité législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays. Le PS totalise 65% des voix de la gauche à l'élection présidentielle, près de 70% avec ses alliés aux législatives et obtient  plus de 90% des députés de gauche.

 

Le Front de gauche totalise 25% des voix de gauche à la présidentielle, 15% aux législatives et compte moins de 5% des députés de gauche. C'est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd'hui 90% des sièges à l'Assemblée nationale.

 

En dépit de cette injustice, le Front de gauche avec l'influence qui est la sienne dans le pays, avec ses deux groupes au Parlement, ses élus sur le territoire et au Parlement européen, entend être une force d'initiatives et de propositions active et positive pour la réussite du changement dans notre pays.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS
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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 08:52

 

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 06:50
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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 06:15

En 1981 à Caracas

Politique - le 15 Juin 2012

Disparition

Disparition de Roger Garaudy, de Staline à Mahomet

L’intellectuel communiste, au milieu du XXe siècle, a fait office de « philosophe officiel » du PCF, avant de dériver vers la religion catholique puis musulmane, et de s’abîmer dans le négationnisme.


Roger Garaudy, qui vient de disparaître à un mois de sa 99e année, a joué, pour bon nombre d’intellectuels communistes de l’époque stalinienne, le rôle aujourd’hui totalement impensable de « philosophe officiel » du Parti communiste français.

Après s’être revendiqué dans sa prime jeunesse comme « hérétique » (protestant) et « polémique », il adhère au PCF en 1933. Agrégé de philosophie en 1936, mobilisé en 1939, il sera déporté au camp de Djelfa, en Algérie, de 1940 à 1942. Au sortir de la Résistance, il sera élu député communiste du Tarn (1945-1951), puis de la Seine (1956-1958) et enfin sénateur de Paris jusqu’en 1962. Ses thèses sur Hegel, parues la même année sous le titre Dieu est mort, firent impression un temps sur la communauté philosophique des « marxologues » d’alors. Pour la première fois, le rapport entre l’idéalisme dialectique de Hegel et de Marx n’était pas réduit à un simple renversement matérialiste, mais envisagé comme la difficile et longue élaboration de catégories philosophiques universelles.

 

La conception stalinienne selon laquelle les questions de philosophie sont, en fin de compte, du ressort des instances politiques dirigeantes des partis qui se réclamaient du communisme a perduré, dans les faits, en France, au-delà de la célèbre session du Comité central d’Argenteuil de mars 1966, consacré aux « problèmes idéologiques et culturels ». Seuls quelques penseurs, comme Henri Lefebvre ou Louis Althusser ou encore Guy Besse, ont réagi au cadre étroit dans lequel, à l’instar du Pcus, le PCF enfermait ainsi la pensée marxiste. Cependant, les interventions de Jean Kanapa, Lucien Sève, Michel Simon et Michel Verret laissaient présager un humanisme marxiste « découlant de la tâche historique de la classe ouvrière ».

 

On peut dire que l’ouvrage de Garaudy, Marxismes du XXe siècle, paru en 1966, a commencé à souligner le retard dû au monolithisme imposé jusque-là par la peur communiste de « réviser » ou de « dépasser » « l’âme vivante du marxisme ». C’est dans le cadre de cette paralysie théorique que s’est déroulé, entre Garaudy et Althusser soutenu par ses disciples, un débat de plusieurs années sur le caractère humaniste ou non de la philosophie de Marx. Althusser ayant discerné entre la pensée du jeune Marx et celle du même à la maturité un « antihumanisme théorique », Garaudy enrôla sans dialectique l’ensemble de la révolution scientifique et technique au service de sa conception du marxisme et de « l’homme total ». Nul ne s’étonnera, dans ces conditions, qu’il se soit détaché, dès 1968, des théories communistes sur la nécessaire alliance des intellectuels avec la classe ouvrière. Pour lui, un seul bloc suffisait…

 

L’ancien « philosophe officiel » avait ajouté à la pensée de Marx d’autres approximations et des emprunts extérieurs qui ne passaient pas. C’est ainsi que, lorsque l’Algérie et l’Égypte déclarèrent s’engager dans la voie du socialisme, il privilégia le rôle positif de la religion dans les luttes de classe, allant jusqu’à affirmer qu’elle était davantage un « levain » des luttes populaires qu’un « opium du peuple ». C’est sans doute ce qui avait poussé 
Waldeck Rochet, secrétaire général du PCF, à affirmer que le PCF renonçait à « toute conception utilitariste » de l’intellectuel et reconnaissait la « liberté de création entière » pour tous les artistes et les savants, attirant seulement l’attention sur le fait que, pour « les sciences sociales comme la philosophie et l’économie politique, les problèmes se posaient dans des conditions différentes en raison du rapport direct de ces sciences avec la politique ». Roger Garaudy, soucieux d’articuler son dogmatisme passé avec cette avancée, avait publié, un an auparavant, un ouvrage d’esthétique tout à fait abusif puisqu’il étendait le « réalisme » (socialiste ?) à Saint-John Perse, Kafka et même Picasso (D’un réalisme sans rivages, 1965).

 

Peut-être conviendrait-il ici de parler de Garaudy cité par Claude Roy dans les Chercheurs de Dieu : « Le dogmatisme et la foi ont en commun la volonté de miser tout le poids de la vie sur ce que l’on croit. » Pour lui, Marx était déterministe et non un « penseur du possible ».

 

L’humanisme communiste sur la question de l’introduction du point de vue de la pratique dans la théorie s’est exprimé dès 1966 à Argenteuil, dans le combat incessant mené depuis par les communistes pour la réalisation concrète de l’union de la gauche. Et cela, dans le pluralisme et le respect des convictions philosophiques et religieuses des différents courants de pensée, individus et communautés, et non pas dans un « bloc historique ». La prise de parti critique pour une philosophie ou une autre ne relève absolument pas d’une discipline scientifique.

 

Peut-être peut-on attribuer à une compréhension erronée de cette reconnaissance du pluralisme, l’évolution ultime de Roger Garaudy qui, après s’être converti au catholicisme, se tourna en 1982 vers l’islamisme combattant, au nom d’un antisionisme virulent. Il publia, en janvier 1996, les Mythes fondateurs de la politique, aux éditions la Vieille Taupe, où il fit scandaleusement sienne la thèse négationniste d’un complot qui aurait inventé la Shoah pour justifier l’expansionnisme israélien. Il n’était évidemment plus membre du Parti communiste français, et ce depuis un quart de siècle…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans MEMOIRES - HOMMAGES - SOUVENIRS
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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 06:06

 

 « Au premier tour des élections législatives de 2012, le Front de Gauche atteint le score de 9,39 % sur la 1ère circonscription des Deux-Sèvres, dont 11,46 % sur Niort.  Ce résultat (…) est la démonstration de notre progression, élection après élection (…). Il fait du Front de Gauche la 2ème force à gauche et la 3ème force politique de la circonscription.

Nous savons que ce résultat sera pris en compte demain comme nous savons prendre aujourd’hui nos responsabilités en appelant à voter Geneviève Gaillard le 17 juin prochain.


Nous remercions chaleureusement toutes les électrices et tous les électeurs qui ont donné leur voix au Front de Gauche, ainsi que tous les militants et sympathisants qui se sont investis sans compter dans la campagne.  


À l'heure où les nuages du chômage s’amoncellent et où les plans sociaux dissimulés jusqu’à l’élection présidentielle surgissent au grand jour, les propositions du Front de Gauche déclinées dans son programme « L'Humain d'abord » sont plus que jamais d’actualité. Nous comptons les faire entendre aujourd’hui et demain sur notre territoire. »

Nathalie SEGUIN et Gérard EPOULET

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS
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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 23:56
La candidate socialiste de la 4è circonscription devrait concentrer ses forces contre la droite !

Quand elle m’a accusée d’avoir fait le découpage électoral avec la droite, je n’ai pas polémiqué.Quand elle m’a traitée de vieille je n’ai pas polémiqué.
Quand elle a dénigré mon bilan je n’ai pas polémiqué.

Quand elle est restée muette contre la droite et l’extrême droite, je n’ai toujours pas polémiqué !

Car, pour moi, l’essentiel résidait dans le besoin de défendre les intérêts des habitant-e-s de nos quatre villes.

Mais maintenant qu’elle appelle à l’abstention dans une circonscription où elle est déjà très haute au premier tour, je ne peux plus me taire.

On ne peut prendre ainsi les hommes et les femmes de nos quatre villes en otage en ne leur offrant comme seule perspective que de ne plus se mêler de politique. Non content de participer à un affaiblissement de la gauche en la divisant, la candidate socialiste participe maintenant au dénigrement de l’acte politique que constitue le vote à une élection. Il est temps que Madame Amzal et ses amis de la circonscription se reprennent, et retrouvent le chemin du combat politique qui est celui de l’engagement civique et citoyen. Il est temps qu’elle travaille à la réussite de la gauche comme moi je suis décidée à le faire.
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BRUNO FORNACIARI

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