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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 09:24

Peugeot : Aulnay fermera en 2014, Rennes touché par une restructuration

Il y a 2 heures

 

(Boursier.com) -- Comme prévu, Peugeot dévoile ce matin les grandes lignes d'un plan destiné à "restaurer sa compétitivité" et "assurer son avenir". Le constructeur souligne que le résultat opérationnel courant estimé de la division automobile sera en perte de l'ordre de 700 millions d'euros sur le 1er semestre, avec une consommation de trésorerie de l'ordre de 200 millions d'euros par mois depuis mi-2011, hors éléments exceptionnels. Le résultat net du groupe sera négatif sur le premier semestre, prévient-il.

 

Dans ce contexte de "réduction durable d'activité en Europe", PSA présente un projet de réorganisation des activités industrielles et de redéploiement des effectifs. Comme cela était redouté, la production de l'usine d'Aulnay est stoppée, mais un projet de revitalisation du site est prévu "pour maintenir sa vocation industrielle". Le dispositif industriel de Rennes va être en outre "adapté", en préalable à des investissements futurs, tandis que des effectifs seront redéployés.

 

Concrètement, la production sera arrêtée à Aulnay, qui emploie 3000 salariés, en 2014. Les activités en Ile-de-France seront regroupées sur Poissy. Le groupe "s'engage à proposer une solution à son problème d'emploi à chaque salarié d'Aulnay". Le dispositif devrait permettre d'identifier 1.500 postes à l'intérieur du groupe, essentiellement à Poissy. Un nombre comparable de salariés se verrait proposer des postes dans le bassin d'emploi d'Aulnay grâce aux actions de reclassement externe, assure le constructeur.

 

A Rennes, la production dédiée aux Peugeot 508 et Citroën C5 et C6 est affectée par la baisse du marché européen des grandes berlines, "baisse qui s'inscrit dans une tendance durable", selon le groupe, qui prévoit un redéploiement des effectifs de 1.400 emplois sur un total de 5.600 salariés. Là aussi, PSA assure qu'il mettra en oeuvre les moyens d'accompagnement nécessaires, afin de parvenir à une solution de reclassement identifiée pour chacun des salariés concernés, en interne ou dans le bassin d'emploi.

 

Sur les deux sites, un plan de sauvegarde de l'emploi sera soumis pour consultation aux instances représentatives du personnel. Une période de volontariat sera proposée jusqu'à mi-2013. Le groupe prévoit au total une baisse de 3.600 emplois en France, sur l'ensemble des sites. Un plan de départs volontaires de l'entreprise serait proposé aux salariés. Ce projet de réorganisation de la base industrielle française et de redéploiement des effectifs doit contribuer au retour à l'équilibre du cash-flow opérationnel à fin 2014 dans les conditions actuelles du marché automobile, avant que les effets de l'Alliance avec General Motors ne se fassent pleinement sentir. Les mesures seront détaillées le 25 juillet, en marge de la publication des comptes.

 

"Je mesure pleinement la gravité des annonces faites aujourd'hui ainsi que le choc et l'émotion qu'elles provoquent dans l'entreprise et dans son environnement", a assuré Philippe Varin, le président du directoire.

A.B. - ©2012 www.boursier.com

 

_______________________________________________________________________________________________________Cettpetite Cette petite larme du PDT ira droit au coeur des salariés qui voient ainsi validé le projet de disparition de l'outil de                production. Arnaud Montebourg, le Ministre du redressement productif aura, lui, du travail sur la planche. mais pour quoi faire ? Accompagné le projet ou trouver avec les syndicats et tous ceux qui considèrent l'emploi et le pouvoir d'achat, comme l'objectif, une alternative qui remette l'économie et la production à sa place : la satisfaction des besoins des hommes.

Pour l'heure, j'attends avec scepticisme, mais espoirs, les propositions du Président Hollande et de son Ministres Montebourg. En espérant qu'il ne choisiront pas en priorité la compétitivité des profits pour le bien des actionnaires.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 06:00

Politique - le 11 Juillet 2012

La Première Secrétaire et le Premier Ministre ont déposé mardi 10 juillet une contribution générale commune en vue du prochain congrès du Parti Socialiste qui se tiendra à la fin du mois d’octobre à Toulouse. Une « contribution exclusive » considérée par l’aile gauche du parti comme une motion avant l’heure pour faire taire les voix discordantes.


« C’est plus fort qu’eux, il faut qu’ils verrouillent et que pas une tête ne dépasse », peste la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, après l’annonce de la contribution commune par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault en vue du prochain congrès du Parti Socialiste.

 

Le dépôt d’une contribution constitue la première étape avant la présentation d’une motion à un congrès et en temps normal, il est possible de signer plusieurs contributions avant de s’engager pour une motion finale. Mais cette fois-ci, le texte déposé par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault est exclusif : toute personne qui le signera ne pourra plus s’engager ailleurs. Une véritable motion avant l’heure, qui vise selon certains à court-circuiter la phase de débats pour afficher une unité sans faille  au sein du parti.

 

Un texte visant à verrouiller le débat


Le principe des contributions et des motions est bien de permettre un débat au sein du Parti Socialiste avant et pendant le Congrès, mais les membres de l’aile gauche du PS estiment qu’avec ce texte exclusif, Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault cherchent à l’empêcher. En effet, toute motion supplémentaire déposée face à celle du Premier Ministre et de la Première Secrétaire du parti aurait désormais des airs de dissidence.

 

Cette contribution commune est donc reçue par l’aile gauche du PS comme une façon de verrouiller le débat et d’imposer la voie Ayrault-Aubry comme la seule à suivre pour parvenir à l’unité. « Qu’ils aient une volonté de rassembler très largement me paraît assez normal, réagit Marie-Noëlle Lienemann. Néanmoins, si on a un congrès, c’est pour débattre du fond ! » a-t-elle rappelé.


« Comment fermer un débat qui n’est pas encore ouvert »


Le courant « Un monde d’avance », qui propose une contribution portée par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli, a bien l’intention de continuer à faire valoir son point de vue, sans se voir imposer une ligne à suivre par les hauts dirigeants socialistes. Jérôme Guedj, membre du courant, dénonce ainsi sur Twitter « une motion avant l’heure » pour « se priver du débat des contrib’ et du reniflage qui va avec ». « Communiqué Aubry-Ayrault ou comment fermer un débat qui n’est pas encore ouvert » a ironisé pour sa part le sénateur PS de la Nièvre Gaëtan Gorce, toujours sur le site de micro-blogging.

 

D’autres mouvements au sein du parti commençaient à peine à se mettre en ordre de bataille pour le congrès de Toulouse, qui aura lieu dans quatre mois. Le nouveau club « Gauche Durable » venait par exemple d’être lancé par des proches de Martine Aubry et Benoît Hamon (lundi 9 juillet), et globalement les contributions étaient considérées par tous comme le moyen de « prendre le pouls » des militants de diverses sensibilités avant le grand débat.

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 05:53

 


L’extrême droite monte au créneau pour soutenir Lorànt Deutsch et son “Métronome”

11/07/2012 | 17h03
Capture d'écran
Capture d'écran

Voici sans doute un soutien dont Lorànt Deutsh aurait bien pu se passer. Alors que l’auteur du “Métronome” a traversé ces dernières semaines une tempête médiatique, des groupes d’extrême droite comme le Bloc Identitaire ou l’Œuvre française sont venus à sa rescousse.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 09:29

  - le 11 Juillet 2012

Conférence sociale

Substitution de la CSG aux cotisations sociales: gare à l’arnaque!

A lire dans l'Humanité de ce mercredi: l’argument du coût du travail pour justifier un nouvel allègement de cotisations patronales est très contestable. La hausse de la CSG, pour compenser, pèserait sur les ménages.


Imposé dès 1945, lors de la création de la Sécurité sociale, le principe de son financement par une cotisation sociale acquittée par les entreprises n’a jamais été vraiment accepté par le patronat. Lancée de longue date, l’offensive libérale pour réduire la part des cotisations dans le budget de la Sécu au profit de l’impôt connaît un regain depuis quelques années, en ciblant tout spécialement les cotisations affectées à la branche famille. Principale justification avancée : ces cotisations pèsent sur le coût du travail, lequel expliquerait la perte de compétitivité des entreprises françaises, en particulier celles de l’industrie, plus exposées à la concurrence internationale.

 

Coût du travail moindre en France qu'en Allemagne

Or, d’après le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale de juin 2010 (1), la différence de coût du travail annuel par salarié entre la France et l’Allemagne est « substantielle » et… à l’avantage de la France : ce coût est de 52 458 euros outre-Rhin, contre 46 711 dans l’Hexagone, soit 12 % de différence. Publiée récemment, une autre étude européenne révélait un coût horaire de la main-d’œuvre dans l’industrie légèrement inférieur en France : 33,16 euros, contre 33,37 euros. Ce qui n’empêche pas l’industrie allemande de tirer beaucoup mieux son épingle du jeu que la nôtre.

 

Coût du capital ignoré

L’argument de la compétitivité pour décharger les entreprises de leur responsabilité dans le financement de la Sécurité sociale, en transférant les 5,4 points de cotisation famille (soit quelque 30 milliards d’euros) sur l’impôt ou la CSG, est donc pour le moins très contestable. D’autant que l’expérience des multiples exonérations de cotisations concédées au patronat depuis une trentaine d’années au nom de l’emploi n’a pas démontré leur efficacité. Rappelons que les idéologues de la baisse du coût du travail ignorent systématiquement une autre charge pesant sur les entreprises : le coût du capital, donc, les prélèvements financiers, pour l’essentiel les dividendes versés aux actionnaires, eux en pleine croissance, qui représentent en 2010 318 milliards d’euros (davantage que le total des cotisations Sécu, 281 milliards…)

Le « choc de compétitivité », que Louis Gallois, commissaire général à l’investissement, dit espérer d’une telle mesure, risque d’autant moins d’être au rendez-vous qu’une hausse de la CSG de 3 points, nécessaire pour compenser la suppression des cotisations patronales famille, se solderait par un prélèvement sur les ménages du même niveau. Et donc par un choc contre le pouvoir d’achat et la consommation, moteur de la croissance.

 

La CSG pas indolore pour les ménages

Car la CSG n’est pas l’impôt indolore, ni « plus juste » – comparée à la TVA « sociale » instaurée par Sarkozy et que le gouvernement Ayrault va supprimer – que l’on dit. Certes, son assiette est large, et inclut revenus des actifs, des retraités, mais aussi les revenus du capital (patrimoine et placements). Mais les contributions sont très inégales : 12 % seulement du rendement total de la CSG proviennent du capital, le reste, des revenus du travail. Un cheval, une alouette : vous avez dit justice ? Pour répondre au besoin en augmentation de protection sociale tout en visant l’efficacité économique, une autre réforme du financement de la Sécurité sociale serait envisageable, consistant à abaisser la cotisation pour les entreprises ayant une politique d’emploi et de salaire vertueuse (ce qui, au final, engendrerait des recettes accrues), et, inversement, à faire payer plus chez celles qui jouent contre l’emploi et les rémunérations.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 09:12

 

Les bienfaits du vin

Par Claire Frayssinet

 

Consommé avec modération, le vin est un véritable élixir de jouvence. Il aurait des propriétés anticancéreuses et protégeraient des maladies cardiovasculaires. Aujourd’hui, boire un petit coup n’est plus forcément tabou.


Le vin protégerait des maladies cardiovasculaires

De nombreuses enquêtes d’épidémiologie réalisées au cours des 35 dernières années dans les pays industrialisés ont confirmé que les populations consommatrices de vin présentaient des taux bas de mortalité pour les maladies cardiovasculaires. Certaines études suggèrent que le vin pourrait diminuer de 40% les risques d’infarctus du myocarde et de 25% les risques de thromboses vasculaires cérébrales.

Sur la base des données cliniques et expérimentales, l’effet favorable de consommation modérée d’alcool résulte de son action sur le profil lipidique, les paramètres de coagulation et la réduction des marqueurs d’inflammation. Ces composés sont de puissants vasodilatateurs, c’est à dire qu’ils augmentent le diamètre des vaisseaux sanguins par dilatation de leurs fibres musculaires.*

On peut attribuer l’aspect cardio protecteur du vin à sa contenance en resvératrol, un polyphénol que l’on trouve principalement dans le vin rouge issu de l’agriculture biologique.
Les polyphénols sont des antioxydants. Ils sont présents dans la peau de raisin et seraient une solution aux problèmes cardio-vasculaires. Le resvératrol réduirait à lui seul, selon l’Organisation mondiale de la Santé, 40% des risques d’accident 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 09:02
 

GDF Suez

 Le PCF n'a pas tardé à réagir à la décision du Conseil d'Etat de faire appliquer par le gouvernement Ayrault les hausses de tarifs du gaz décidées sous le quiquennat précédent. La place du Colonel Fabien déclare, mardi 10 juillet dans un communiqué, que cette hausse "est un coup de canif dans le pouvoir d'achat des Français".

Pour le Parti communiste français, cela "aggrave la situation déjà alarmante de 3.8 millions de familles en précarité énergétique". Le PCF rappelle dans son communiqué que, depuis 2004, à l'ouverture du capital de Gaz de France,"le prix du gaz a augmenté de 60 % dont 20% entre avril 2010 et avril 2011."

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 06:21
Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF)
Pierre Laurent.
Pierre Laurent.
RFI

« S’il s’agit de retrouver une politique d’assainissement progressif des finances publiques, on peut entendre cet objectif. S’il s’agit de dire, et c’est ça qu’on nous annonce aujourd’hui : “il faut revenir à 0% de déficit dans 5 ans et pour ça, il n'y a qu’un seul chemin, c’est la réduction des dépenses publiques et des dépenses sociales, parce qu’on doit protéger les créances des banques”, cette politique là est une folie ! Elle nous conduira dans la récession et le recul social et économique. Il faut une politique de redressement des dépenses publiques qui soit progressive, nettement plus progressive que celle qu’on envisage. »

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 17:11

Le Front de Gauche se félicite du ralliement de la Gauche Anticapitaliste

Lors de la conférence nationale du NPA dimanche 8 juillet, les membres du courant Gauche Anticapitaliste ont choisi de rejoindre le Front de Gauche. Les dirigeants de celui-ci se réjouissent de l’aboutissement d’un processus engagé depuis plusieurs semaines, alors que ce départ affaiblit un peu plus le parti d’Olivier Besancenot.


Le Front de Gauche s’est félicité lundi 9 juillet de la décision des membres de la Gauche Anticapitaliste de le rejoindre. Ce courant issu du Nouveau Parti Anticapitaliste est la huitième composante à se rattacher à l’alliance constituée en 2009. Une réunion avait eu lieu le 27 juin dernier au cours de laquelle les représentants de G.A. et du Front de Gauche avaient pu acter leurs accords en matière de programme et de stratégie, l’officialisation du ralliement n’était donc qu’une question de jours. La direction du Parti Communiste s’en est réjouie, y voyant une « preuve supplémentaire de la pertinence du Front de Gauche qui s’ancre toujours plus dans la réalité politique de notre pays », selon un communiqué.

 

Double coup dur pour le NPA

Alors que Pierre Laurent se réjouit de la « dynamique [qui] se poursuit » pour le Front de Gauche, la défection de la Gauche Anticapitaliste constitue un nouveau coup dur pour le NPA, dont l’avenir s’obscurcit un peu plus chaque année. Depuis sa création il y a quatre ans, le parti emmené par Olivier Besancenot a vu partir trois groupes de militants : Gauche Unitaire en 2009, Convergence Alternative en 2010 et donc G.A. cette année. Il a également subi un fort recul en termes de suffrages qui le prive des subventions de l’Etat pour les cinq ans à venir : la loi impose qu’un parti dépasse 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions pour recevoir les aides publiques, et aucun candidat NPA n’a dépassé 0.80% aux législatives. Cette absence de financement étatique risque de se faire sentir, puisque les subventions représentaient environ un tiers du budget du parti en 2010.

 

« Sans colère mais avec émotion »

Dans une tribune publiée lundi 9 juillet, les dirigeants de la Gauche Anticapitaliste donnent les raisons de leur départ du NPA, qui se fait « sans colère mais avec émotion » : l’incapacité du parti à tirer des enseignements de ses reculs successifs (élections européennes de 2009, régionales de 2010 et scrutins nationaux du printemps 2012), le refus d’une réorientation politique qui semblait s’imposer, ou encore le rejet des alliances stratégiques qui a conduit à une marginalisation dont la direction ne s’inquiète pas. Les 17 signataires estiment, à l’inverse, qu’ « à l’heure où l’urgence est à la construction d’un bloc politique et social contre l’austérité, le Front de Gauche constitue un point d’appui incontournable ».

Ces anciens membres du bureau exécutif de la Ligue Communiste Révolutionnaire emmenés par Pierre-François Grond, ancien bras droit d’Olivier Besancenot, ont donc choisi d’opérer ce ralliement afin de pouvoir être « acteurs » et non plus « spectateurs » de la vie politique française. Ils pourraient drainer 300 à 500 militants, soit environ 40% des effectifs du NPA.

 

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On peut toutefois remarquer

On peut toutefois remarquer que le ralliement de la gauche Anticapitaliste, après celui de Convergence Alternative récemment et plus loin encore de la Gauche Unitaire très rapidement après la création du Front de Gauche, marque l'entrée quasi majoritaire désormais des "anciens" du NPA, dans le Front de gauche créé par le PCF avec le Parti de gauche. L'adhésion en juin 2011 de la FASE, moins nombreuse encore en terme de militants, mais bien plus en élus (principalement des anciens élus communistes) risquent de "balkaniser" le Front et de permettre à la FASE qui ne le cache pas, de créer un" Front dans le Front" pour "peser" sur les directions du PCF et du PG jugées trop présentes.

Ne risque-t-on pas, si seules les directions des "appareils" sont habilitées à recevoir les adhésions des Partis ou Mouvements au Front, puis des adhésions directes, de transformer le Front en une masse informe aux contours politiques fluctuants, soumis à un rapport de force ou à des coalitions s'opposant éventuellement à d'autres dans ce Front, lui faisant perdre tout caractère unificateur. Il n'y aurait alors qu'un pas, que le temps se chargera de franchir, pour que la "belle union" se transforme en division. Que l'on fera porter, inévitablement au PCF. Faudra-t-il alors créer un "Nouveau Front Populaire" face à un Front de gauche divisé, en raison de désaccords stratégiques que l'on voit poindre déjà ?

Bis repetita de 2007? A surveiller comme un référendum sur le feu

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 12:23

 

CSA casse l’emploi

empêcher la catastrophe


Au moment de la formation 
du gouvernement, le nom donné à ce ministère avait donné lieu 
à ricanements.

«Ça sonne beau 
comme un plan quin­quennal», ont alors grincé bien 
des détracteurs. Vu la situation, le nom n’est peut-être pas si mal choisi. Car il faut bien l’avouer, le ministre du «Redressement productif» a du pain sur la planche.

Mon­tebourg est appelé sur tous les fronts. Il a recruté une «équipe commando» pour partager le travail, suivre de très lourds dossiers comme Arcelor, Fralib, Rio Tinto, Petroplus, Technicolor, Doux…

Son téléphone portable est, paraît-il, saturé de messages de syndicalistes 
qui crient: «Au feu!» Mais si le ministre, connu 
pour son volontarisme politique, se contente d’être 
un pompier des plans sociaux, il n’y aura pas 
de redressement productif.

La situation est déjà plus qu’inquiétante, et pourtant, le plus dur reste à venir. La CGT avait soulevé le lièvre depuis quel­ques mois : PSA sabre 
dur dans ses capa­cités 
de production en France. La direc­tion du premier constructeur automobile de l’Hexagone prépare, depuis plusieurs mois, les esprits à accepter l’inacceptable et se rapproche 
du moment où elle va devoir avouer l’inavouable. «Tous 
les éléments sont maintenant réunis pour l’an­nonce, fin juillet, de la fermeture d’Aul­nay-sous-Bois», a explosé Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT du site.

Près de 3 500salariés travaillent dans cette usine de Seine-Saint-Denis, 
ce qui amène plus de 10000personnes à dépen­dre 
de PSA dans un département où le taux de chômage 
est des plus élevés. C’est une hémorragie économique 
et un désastre social qui se profilent. Les yeux se tournent vers le ministre du Redresse­ment productif. Va-t-il se contenter d’ac­compagner du mieux possible la restruc­turation de PSA (gestion des licencie­ments, reclassements, reconversion du site, etc.) ou va-t-il travailler à empêcher la catastrophe?

Question de logique poli­tique qui permet, ou non, d’élaborer le bon diagnostic. Le marché automobile européen est-il vraiment en surcapacité? Est-il en crise de compétitivité ou dans la course 
à la rentabilité dont le seul but est d’augmenter la marge par véhicule pour satisfaire l’appétit des actionnaires? 


La filière automobile occupe, en France, un emploi 
sur dix. Elle est tout simple­ment vitale pour l’économie. Son excel­lence technologique est mondialement reconnue. Elle est aussi le creuset d’inno­vations et, 
de ce point de vue, beaucoup d’avenirs sont à écrire, 
avec les véhicules propres, notamment. À moins de nationa­liser, l’État n’a pas, il est vrai, tous les pouvoirs. Mais il n’est pas démuni pour tirer sur le frein des délocalisations et du moins-disant social. Les armes sont con­nues. Des mesures fiscales peuvent, par exemple, sanctionner certaines décisions purement spéculatives. Elles peuvent aussi encourager les comportements vertueux en matière d’emploi, de politique sociale ou d’économie verte. L’arsenal législatif pourrait aussi accorder plus grande con­fiance dans la capacité 
des salariés et de leurs représentants à devenir une voix qui compte dans les choix stratégiques, jus­qu’à leur accorder, pourquoi pas, un droit de veto.

Quant à l’interdiction 
des licenciements boursiers, depuis le temps qu’on 
en parle, il serait grand temps de s’en occuper vrai­ment.  


 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 12:22

 

 

Pour le Smic, le changement, ce n’est pas maintenant.


Pour le porte-monnaie des ménages non plus.

Le calcul est vite fait: en dehors de l’in­flation, le coup de pouce sera de 6,58euros par mois, 0,22euro par jour. On comprend que Benoît Roger-Vasselin, président de la commission «sociale» du Medef, après la déploration d’usage, ait jugé que «c’est une hausse raisonnable» et que «le gouvernement a tenu compte de (nos) inquiétudes sur la situation des entreprises».

Le patronat se réjouit, les syndicats font grise mine. La CGT fait part d’une «très forte déception» et d’un «très mauvais signe envoyé aux salariés, qui se sont notamment exprimés en faveur de Fran­çois Hollande». Pour FO, cette décision «va engendrer frustration et mécontente­ment». Les chiffres relativisent, à tout le moins, les hauts cris poussés sur l’avenir des entreprises confrontées à une hausse substantielle du Smic. 5% de «coup de pouce» auraient représenté 53,75euros de plus par mois. C’était à la portée de toutes les situations et pouvait être immédiate­ment décidé.

Une telle mesure, socialement juste, était également économiquement nécessaire face à l’affaissement de la consommation intérieure. Une enquête de Promotourisme réalisée auprès de 2 050 Français repré­sentatifs de la population montre que seuls 53% de nos concitoyens partiront en vacances, qu’elles ne dureront en moyenne pas plus de treize jours et que moins d’argent (une baisse de 2%) y sera consacré. Tandis que les ménages vont être frappés par une nouvelle hausse du gaz – voire à un rattrapage de celles qui avaient été bloquées –, on voit comment la pingrerie d’aujourd’hui risque de se réper­cuter sur bien des branches productives qui seront confrontées à une moindre demande.

L’obsession de la baisse du coût du travail 
– sous ses formes de compression des salaires ou de suppression des cotisations sociales, comme le prône le FN – enferme notre économie dans un cercle vicieux qui étouffe la croissance. Celle-ci ne peut être prônée à Bruxelles et entravée à Paris. Il faudrait au contraire élever la qualité et la valeur du travail, et baisser les frais finan­ciers – les charges d’intérêts bancaires et les dividendes payés par les sociétés ont dépassé 309milliards en 2010 –, le coût du crédit qui ligote les PME, décourage leurs initiatives et plombe leur trésorerie.

De même, le dogme de la baisse de la dépense publique, qui conduirait à réduire sévèrement le nombre de fonctionnaires pour créer des postes d’enseignants ou de policiers, aura des conséquences sévères sur la qualité des services publics – qui profitent d’abord aux familles modestes –, et le gel des dépenses sociales dès 2013 frappera les milieux populaires.

Si le relèvement de la fiscalité des plus riches est indolore pour l’économie natio­nale, la stagnation de l’investissement public plombera l’emploi dans les terri­toires n


 

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BRUNO FORNACIARI

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