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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 23:28

Environnement - le 14 Juin 2012

Geneviève Azam d'Attac : "L’économie verte, c’est la marchandisation de la nature"

Geneviève Azam, économiste et membre du conseil scientifique d’Attac nous explique l'importance du Somment des Peuples, qui se tiendra du 15 au 23 juin à Rio. Cette rencontre se veut une alternative réelle et constructive au Rio+20. Droit des peuples, critique de l’économie verte, ce sommet anti lobby propose une autre voie.

L'Humanité.fr : Comment est né le Sommet des peuples ?


Geneviève Azam : Le Sommet des peuples est un sommet alternatif au Rio+20. Nous connaissons déjà une grande partie des résultats du sommet. Des brouillons des conclusions qui vont être données ont circulé et nous savons qu’il n’y aura pas d’avancée significative. Au sein du Sommet des peuples, nous voulons réfléchir et émettre des déclarations communes, énoncer des positionnements politiques qui nous feront avancer vers la transition énergétique.

 

Qu’est-ce qui ne va pas dans Rio+20 ?


Le sommet de la Terre est parasité par une présence très forte de lobbys industriels, peut-être plus que jamais jamais dans un sommet de l’ONU. Il y a une critique partagée parmi tous les participants au Sommet des peuples (même si l’on observe des nuances) de l’économie verte. L’économie verte, c’est la marchandisation de la nature. Nous refusons que s’exerce un droit de propriété sur la nature, qui ne peut pas être gérée de manière rationnelle. Les services écosystémiques sont rendus gratuitement. C’est l’une des principales critiques que l’on peut faire du Rio+20.

 

Comment se positionne le Sommet des peuples par rapport au Rio+20 ?


Le Sommet des peuples n’est pas contre le Sommet de l’ONU. C’est pour cette raison que de nombreuses associations seront à la fois présente au Sommet de la terre et au Sommet des peuples. Il faut faire le lien entre les deux sommets.

 

Quels sont les thèmes qui seront spécifiquement abordés pendant le Sommet des peuples ?


Les droits humains, les droits de la terre, les droits sociaux ou les droits écologiques seront abordés. Globalement, le Sommet des peuples est là pour réaffirmer des droits et tenter de les protéger. C’est d’ailleurs normalement ce qu’on devrait pouvoir attendre du Sommet de la terre.

 

Au Brésil, en quoi ces problématiques sont plus importantes qu’ailleurs ?


Le Sommet de la terre est né sous l’initiative du gouvernement Lula. Aujourd’hui, le Brésil fait partie des pays qui poussent le plus au développement de cette économie verte. Le lobby agroindustriel brésilien est extrêmement puissant. On le vot à travers la construction du gigantesque barrage de Belo Monte ou de la poursuite de la déforestation. Pour une puissance émergente comme le Brésil, l’économie verte apparaît comme une manne pour satisfaire les besoins sociaux, éradiquer la pauvreté. Mais c’est une erreur. On peut très bien satisfaire les besoins sociaux des peuples sans économie verte.

 

Quelle est la position de l’ONU vis-à-vis du Sommet des peuples ?


Elle ne le reconnaît pas.

 

Depuis combien de temps travaillez-tout à la préparation de ce Sommet ?


Cela fait plusieurs mois, sinon années. A chaque grand rassemblement international nous y travaillons. Que ce soit au Forum socil de Porto Alegre, au G20 de Nice ou au Forum social de Dakar par exemple.

 

Le Sommet des Peuples en chiffres :
200 : c’est le nombre d’associations brésiliennes et internationales à l’initiative de la « Cupula dos Povos ».
15 000 : c’est le nombre de personnes que le Sommet des peuples espère accueillir par jour.
400 : c’est le nombre d’indiens qui vivront dans le village installé à l’occasion du Sommet des peuples à Rio de Janeiro. Provenant de vingt ethnies  brésiliennes comme les Guaranis, Tikunas, Tukanos, Gavioes, Kaiapos, Xavantes, Bororos etc...ils seront rejoints par 1200 indiens venus de toute l’Amérique.
600 : c’est le nombre d’ateliers autogérés qui auront lieu du 15 au 23 juin au sein du Sommet des peuples.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 23:11

Médias - le 13 Juin 2012

l'Humanité

Votre journal face à une nouvelle épreuve

par Patrick 
le Hyaric,
directeur 
de l’humanité.

 

Une nouvelle fois l’Humanité doit, au seuil de l’été, affronter une dure épreuve. Nous venons d’être sommés de quitter les lieux que nous occupons depuis mai 2008.

 

La cause ? La société propriétaire de l’immeuble, dont une partie est louée à l’Humanité, est entraînée dans le mauvais tourbillon de la double crise financière et immobilière, et par l’exigence de rendement financier imposé par les consortiums bancaires et financiers qui la surplombent.

 

Ce sont eux en fait les véritables propriétaires de cet immeuble conçu bien plus comme une usine à rendement financier que comme un bien abritant l’un des grands journaux de la presse écrite française.

 

Le différend existant entre les propriétaires de l’immeuble et leurs créanciers s’est conclu entre eux, par la mise en place d’un montage financier, établi sous la responsabilité des tribunaux. Ce montage exclut de fait le locataire que nous sommes et impose notre départ avant le 30 septembre prochain. Nous subissons ainsi un coup très dur. Depuis des mois, nous n’avons cessé de batailler pour trouver une solution qui préserve l’intérêt du journal, de celles et ceux qui y travaillent, ainsi que celui des lectrices et lecteurs.

 

Aujourd’hui, nous sommes contraints d’organiser un déménagement dans un délai très court, sans interrompre l’activité de nos journaux, l’Humanité, l’Humanité Dimanche, la Terre et la plate-forme numérique, tout en préparant la Fête de l’Humanité dont nous lancerons la diffusion du bon de soutien dans quelques jours.

 

Nous négocions la possibilité de louer des locaux dans un nouvel immeuble à Saint-Denis-Pleyel. Il s’agit d’un bâtiment de qualité, proche du métro, qui pourrait nous permettre de réduire un certain nombre de nos dépenses de loyer et de charges.

 

Notre colère est grande face à la situation qui nous est imposée par des puissances d’argent se souciant comme d’une guigne de nos missions d’information, de passeurs de culture et de contributeurs exigeants au débat démocratique.

 

Pour remplir ces missions, la presse doit être indépendante et ne pas avoir à subir les frasques de la finance.

 

Cela fait des années que nous réclamons un véritable débat national sur les conditions de cette indépendance. Elle passe par l’aide à la reconstitution des fonds propres des journaux, la limitation des hausses des coûts de production et de distribution, la renégociation des emprunts en cours, l’augmentation des aides publiques au nom des missions de service public, de contribution à la vie démocratique et au pluralisme des idées, à la culture, l’éducation populaire que nous assumons.

 

Malgré une augmentation de la diffusion de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche depuis des mois, et un début de rétablissement de nos recettes publicitaires, nos comptes restent en déséquilibre à cause des hausses que nous subissons

.

Nous voulons en débattre avec la nouvelle majorité de gauche.

 

Nous appelons d’ores et déjà à la solidarité pour nous aider à affronter l’injuste situation qui nous est imposée, en diffusant dès les jours à venir le bon de soutien de la Fête de l’Humanité et en participant à la souscription publique que nous lancerons au cours de la Fête.


Nous allons continuer à nous battre de toutes nos forces pour que vive l’Humanité. C’est plus que jamais indispensable dans la nouvelle période qui s’ouvre, afin d’aider nos concitoyens et tous les progressistes à défricher des solutions neuves pour sortir de l’actuelle crise globale qui s’approfondit et pour que réussisse le changement à gauche.

 

Patrick 
le Hyaric

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 10:43

Communiqué de la section Thouarsaise du PCF le 14 juin 2012

 

La forte abstention et la bipolarisation accrue déforment la réalité et la diversité de la vie politique Deux-sévrienne et nationale. La présidentialisation du débat politique et l'inversion du calendrier électoral minorent et dénaturent la portée du scrutin législatif. C'est un grave problème démocratique que les ambitieuses réformes démocratiques institutionnelles proposées par les communistes et le Front de gauche, allant vers une 6e République, peuvent résoudre.

 

Avec seulement 3,18% dans la 3e circonscription contre 10,24 % aux Présidentielles, le Front de gauche subit son premier revers. Sans les communistes, la dynamique citoyenne escomptée n’a pas été créée dans cette campagne, c’est une déception pour tous. La défaite est donc sévère pour les instigateurs de la stratégie d’effacement du PCF qui ont imposé des candidats novices et inexpérimentées issus des «assemblées citoyennes, dont la campagne électorale élitiste n’a pas su populariser les grandes réformes proposées par le Front de Gauche. Cette « expérience  unique en France » selon ses auteurs, avec les assemblées, citoyennes n’auront pas été capables d’assurer une bonne représentativité du Front de gauche en perdant les deux tiers des suffrages qui s’étaient portés sur son candidat à la Présidentielle. Une fois de plus l’expérience démontre que de vouloir écarter les communistes de la bataille est contre-productif. «C’est l’une des seules circonscriptions en France où les candidats ne sont pas issus directement d’un parti » claironnait, pour sa part Thibault Lalu. L’efficacité  selon laquelle des candidats hors parti « pourraient « amplifier la participation populaire et faire vivre mieux encore la parole collective » et faire « place au peuple ». n’a pas été démontrée, bien au contraire. Ils n’ont pas pu « rassembler » ni le « maximum de voix », ni recevoir « la légitimité » des électeurs citoyens.

A titre de comparaison le candidat PCF/Front de gauche au cantonales Ernest Levindré, avait réalisé 8,41 % sur Thouars 1 tandis que Lalu n’obtenait seulement que 4 %.

En revanche, nous relevons l’excellent résultat des candidats PCF/Front de gauche, Nathalie Seguin et de son suppléant, Gérard Epoulet à NIORT de 9,39% en progression sur les cantonales récentes de 2011, au terme d’une campagne dynamique, intelligente, populaire, adaptée, que les militants communistes de la section de Niort ont su définir et impulser.


Contrairement aux déclarations inconséquentes et irresponsables de JP Gay et des assemblées citoyennes qui renvoient dos à dos UMP et PS, les communistes qui inscrivent leur action pour la réussite du changement et battre la droite, appellent les électeurs à confirmer cette volonté en votant au deuxième tour pour Jean Grellier candidat du PS arrivé en tête de la gauche.

 

Pour la section Thouarsaise du PCF

Ernest Levindré, Bruno Fornaciari, Joël Grellier      

 

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PARTI DE GAUCHE

 

Jeudi 14 juin

3ème circonscription des Deux-Sèvres

Election législative des 10 et 17 juin 2012

Trop de désaccords avec Jean Grellier

 

      En votant majoritairement François Hollande le 6 mai, 34500 électeurs de notre circonscription souhaitaient « le changement ». Plus de 6000 d'entre eux, en portant leur voix au tour précédent sur Jean-Luc Mélenchon, demandaient une véritable alternative politique.

      Nous sommes évidemment déçus que Thibaut Lalu et Eric Rousselière qui, sous les couleurs du Front de Gauche, portaient seuls la perspective d'un réel changement, n'aient obtenu que 1600 voix lors du 1er tour de l'élection législative (merci à ces 1600 électeurs de leur soutien). Nous sommes aussi inquiets que 40 % des inscrits (soit 34000 personnes) aient boudé les urnes dimanche et que les autres aient largement porté leurs suffrages sur les deux candidats préalablement plébiscités par les médias. Alors que cette élection avait un enjeu national, Jean Grellier et Philippe Mouiller ont fait principalement une campagne de territoire et ont avancé des propositions très proches sinon identiques sur nombre de dossiers locaux ; à eux deux ils obtiennent 41000 voix sur les 50000 exprimées !

      Devons-nous en déduire qu'une majorité des habitants du nord Deux-Sèvres souhaitent que

leur hôpital soit transféré sur un site unique à Faye-l'Abbesse ou que l'on construise -au nom sans doute de la libre entreprise- une porcherie industrielle à Luzay ? Ou encore qu'ils exigent une 4-voies entre Bressuire et Parthenay sans en mesurer les conséquences écologiques et se

contenteront d'un train touristique au départ de Thouars ? Devons-nous penser qu'ils ne  s'inquiètent guère du probable et rapide dépôt de bilan de Heuliez SAS et Mia-Electric, entreprises que Jean Grellier avait pourtant qualifiées d'« exemple français » dans un ouvrage à la gloire de son action ? Devons-nous imaginer qu'ils ne se préoccupent pas davantage de la mise en oeuvre de la transition écologique de l'agriculture, que nous étions seuls à proposer ?

Nous ne le pensons pas mais force nous est de constater que dimanche soir Jean Grellier a appelé à la mobilisation des abstentionnistes pour assurer sa réélection, se gardant bien de solliciter les voix du Front de Gauche ! En 2008 il a voté avec la droite le traité de Lisbonne, au mépris du vote majoritaire des Français au référendum sur le TCE ; tout récemment il a laissé adopter le mécanisme européen de stabilité. Que fera-t-il lors du prochain traité européen (règle d'or austéritaire) ? Appellera-t-il à un référendum comme nous le souhaitons ? Nous sommes enclins à penser que non. Les propositions du parti socialiste et de son candidat s'opposent pour la plupart aux nôtres ; c'est pourquoi, et parce que la victoire de Jean Grellier est très probable dimanche prochain, le Front de Gauche nord Deux-Sèvres laisse ses électeurs libres de leur vote. Le combat du Front de Gauche pour une véritable alternative politique à gauche se poursuivra dans les semaines et les mois à venir avec la participation de toutes celles et ceux qui le souhaiteront.

Ce texte a été adopté après débat par l'assemblée citoyenne du Front de Gauche nord Deux-Sèvres, réunie à Noirterre le 12 juin 2012. 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:16
Législatives. En Seine-Saint-Denis, le PS veut-il achever les communistes?

LEGISLATIVES - Les communistes supportent mal la "vague rose" qui déferle sur la Seine-Saint-Denis.

AFP/Jacques Demarthon

La Seine-Saint-Denis, ancien fief des communistes, est en train de virer presque complétement au rose socialiste. Le Front de gauche pourrait perdre deux députés sortants dans cet ex-bastion rouge. 

En Seine-Saint-Denis, la gauche doit faire face à des problèmes de riches: il lui faut régler la concurrence entre socialistes, communistes et, dans une moindre mesure écologistes. Exemple dans la 2e circonscription, avec une lutte fratricide entre Patrick Braouezec, député du Front de Gauche, et Mathieu Hanotin, jeune (33 ans) socialiste et vice-président du Conseil Général.  

 

Ce dernier est arrivé en tête au premier tour avec 36,5% des voix, au grand dam du sortant, qui n'a pu recueillir que 31,2% mais a décidé de se maintenir malgré l'accord de désistement réciproque signé au niveau départemental par le PS, le PCF et Europe Ecologie Les Verts (EELV).  

 

"Son attitude a été irresponsable"

 

"A gauche, on a une règle: celui qui arrive second se désiste au profit du candidat en tête. Braouezec me l'a d'ailleurs rabâché depuis des mois, croyant qu'il allait gagner. Son attitude est irresponsable, il menace l'union de la gauche", peste le socialiste. "Le peuple parle, il faut le respecter, ils veulent un député de terrain", commente laconiquement le second, rappelant qu'il n'y a "aucun danger provenant de l'extrême-droite".

 

Entre les deux hommes, le ton est à l'acrimonie. "Braouezec est seulement là pour gérer sa fin de carrière personnelle", dit l'un. "Hanotin n'a jamais travaillé de sa vie, il ne connaît pas les problèmes des gens", répond l'autre.  

 

Isolé, ce cas illustre toutefois les tensions régnant entre le PS et ses alliés communistes, qui apprécient moyennement les velléités hégémoniques de leurs homologues de gauche sur le département. Depuis deux décennies, le PS ne cesse de dépouiller les communistes de leurs bastions. Villes communistes historiques, comme Pantin ravie en 2001, conseil général enlevé en 2008 par Claude Bartolone et maintenant les sièges de député... 

 

"On se fait bouffer"

 

En début de semaine, les candidats Front de gauche du département Hayat Dhalfa, Patrick Le Hyaric et Jean-Pierre Brard - ce dernier malgré son statut de sortant - ont pu mesurer la pression socialiste. Candidats à Saint-Ouen, Pantin et Montreuil, ils ont été fermement priés de se désister au profit de leurs concurrents respectifs - Bruno Le Roux, Elisabeth Guigou et Razzy Hammadi - sous peine de mettre en péril la réélection de François Asensi et Marie-Georges Buffet. Or, pas question de risquer le siège de l'ancienne n°1 du parti! 

 

Du coup, les communistes l'ont mauvaise. "On a effectivement senti un peu d'agressivité de la part du PS, confirme Olivier Dartigolles, porte-parole national du PCF. Et si Martine Aubry a, comme on le dit, menacé de ne pas faire réélire Marie-Georges Buffet, c'est une faute politique de sa part."  


D'autres, comme Patrick Braouezec, ne cachent pas leurs craintes: "On (les communistes) se fait bouffer. Ils ont mis des moyens considérables dans des circonscriptions communistes, par contre dans celles ancrées à droite... C'est clair, ils veulent tuer le Parti communiste". De son côté, un cadre du PCF commente, impuissant: "Dans certaines circonscriptions, on gagne 2000 voix. Mais que voulez-vous, la vague rose nous a emportés." 


Bartolone s'est entretenu avec Buffet dimanche soir

 

Les socialistes, eux, jubilent: "Les résultats du premier tour confirment que le PS a vocation à être le premier parti de Seine-Saint-Denis, se réjouit Claude Bartolone, qui devrait être réélu facilement dans la 9e circonscription. Cela a commencé avec Pantin en 2001. Mais tout s'est accéléré lors de mon arrivée au Conseil général."  

 

L'ancien ministre précise également qu'il s'est entretenu avec Marie-Georges Buffet "dimanche soir, dès 21h30. Mon discours a été clair: les désistements se feront partout, ou nulle part". D'autres propos, rapportés par le Canard Enchaîné, résument encore mieux sa pensée: "En Seine-Saint-Denis, là où les socialistes passent, les communistes trépassent." 

 

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:08

Front de gauche : le PCF relancé

 

Par Rémi Duchemin

Après avoir évolué dans l'ombre de Jean-Luc Mélenchon, le PCF de Pierre Laurent pourrait retrouver le leadership au Front de gauche.

 

Après avoir évolué dans l'ombre de Jean-Luc Mélenchon, le PCF de Pierre Laurent pourrait retrouver le leadership au Front de gauche.


Le mauvais score du Parti de gauche aux législatives replace les communistes au centre du mouvement.


Pour le Front de gauche dans son ensemble, le premier tour des élections législatives a été une cruelle déception. Les 6,9% recueillis au niveau national ont douché les enthousiasmes nés du score de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle (11,1%). Et les 13 à 20 sièges promis par les différentes projections sont loin des chiffres escomptés. Mais au sein même du mouvement d’extrême-gauche, c’est sans doute le Parti de gauche qui ressort le plus déçu du scrutin, puisqu’il ne devrait conserver qu’un seul de ses trois députés sortants. Mécaniquement, cela confère au PCF, l’autre grand parti du mouvement, une position de force qu’il avait un peu perdu au sein du Front de gauche.

Le très encombrant Mélenchon

C’est surtout vrai en ce qui concerne la défaite de Jean-Luc Mélenchon. La nomination de l’ancien sénateur socialiste comme candidat à l’élection présidentielle avait fait grincer quelques dents parmi les communistes. Son revers à Hénin-Beaumont n’a donc pas franchement été vécu comme un traumatisme. "C’est indéniable", confirme le politologue Laurent Dubois, joint par Europe1.fr. "Il ne faut pas oublier que Jean-Luc Mélenchon ne vient pas de chez les communistes. Il est celui qui leur a donné une deuxième vie, mais qui leur rappelait aussi sans cesse par sa seule présence combien ils avaient besoin de lui. Et il était très encombrant médiatiquement", estime l’universitaire.

 

Au Parti de gauche, on se refuse à croire que la défaite de Jean-Luc Mélenchon ait pu en contenter certains. "Aucun communiste ne s’est réjoui de notre défaite à Hénin-Beaumont", jure Denis Coquerel, secrétaire national du PG. "Si Jean-Luc Mélenchon l’avait emporté à Hénin-Beaumont, tout le Front de gauche en aurait profité", juge-t-il.

Le PCF "grand gagnant" du Front de gauche

N’empêche. Si le PCF et le parti de gauche cohabitent au sein du Front de gauche depuis trois ans, ils sont, par leur nature même, très différents. Sinon antagonistes. "Le Parti communiste a des réseaux, il sait faire campagne, a une culture du moment électoral. Le Parti de gauche, lui, a une culture du militantisme alternatif, d’Internet, de la rue, mais sans être très bien organisé", énumère Laurent Dubois. "On se complète, avec le PCF, pour l’instant. Et il n’y pas de raison que ça change", répond Denis Coquerel. "Jean-Luc occupe l’espace médiatique, le PCF occupe le terrain."


Mais au final, "le PCF est le grand gagnant du Front de gauche", estime Laurent Dubois. "Jean-Luc Mélenchon l’a sauvé de la fosse commune, et grâce à la force de son passé, à ses relais, il a mieux figuré aux élections législatives. D’autant que sans Mélenchon, il ne reste au Front de gauche que le PCF", analyse le politologue.

 

Et fort de sa base militante ô combien plus importante, le Parti communiste, qui revendiquait début janvier au JDD.fr 130.000 encartés dont 70.000 à jour de cotisation, pèsera forcément plus lorsque sera venu le moment de décider de l’orientation stratégique du mouvement. Car de son côté, le Parti de gauche revendique lui 11.000 adhérents. "On a presque doublé ce nombre en un an. On est donc loin d’être affaibli au sein du Front de gauche", veut croire Denis Coquerel. "Et puis c’est vrai que nous ne sommes pas dans un rapport d’égalité, mais d’équité", précise le secrétaire national du Parti de gauche.

Le salut pourrait passer par la rue

Malgré cette bonne volonté affichée, beaucoup d’observateurs prédisent un avenir difficile au Front de gauche. "Chacun risque de vouloir vivre sa propre vie", pronostique Laurent Dubois. "Le Front de gauche est face à un moment de vérité extrêmement cru : où il se radicalise et il va très rapidement entrer en conflit ave la social-démocratie à la sauce hollandaise, où il rentre dans le rang et devient une sorte de Parti radical de gauche, plus haut en couleur", résume l’universitaire.

"Il va falloir qu’on reprenne un bon souffle", reconnaît Denis Coquerel. "Les 11% de la présidentielle ne seront pas transformés au niveau parlementaire. Mais on va rebondir. On fait très peur, c’est ce qui explique la campagne de calomnie actuelle de l’UMP. Et certains prennent leur rêve pour des réalités en annonçant notre implosion. Personnellement, je n’y crois pas", assène le leader du FG. Qui avance une raison principale. "Les communistes, tout comme nous, ne peuvent pas se développer sans le Front de gauche."

 

Et pour le mouvement, le salut pourrait passer par la rue. "Pour nous, au Front de gauche, les élus, c’est bien sûr très important, mais nous savons qu’il va y avoir des mobilisations sociales très importantes dans les mois à venir, et nous prendrons toute notre place", assure Eric Coquerel. Laurent Dubois abonde : "La seule chose qui reste au Front de gauche, c’est la rue, la contestation, le troisième tour social", estime le politologue. En la matière, le FG a déjà montré son expertise, lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Mais cette fois, le pouvoir est à gauche. La mobilisation risque de s’en ressentir.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 06:56

Première circonscription: Nathalie SEGUIN y fait  un très bon score avec 9.39 %, et surtout une progression par rapport aux cantonales de 2011.  A Champdeniers-Saint Denis 11,53 % soit + 1 point,  à Coulonges-sur-lautize 6,8 % soit + 2,5 points,   à Niort-est 11,94 % soit + 2 points,  à Niort-ouest  10,23 % soit + 3,7 points,   l'exception se trouve à Prahecq  où elle fait 2,6 points de moins que Patrice LAPLACE qui lui avait fait aux cantonales 10,52 %. 

 

Deuxième circonscription:  Christine ANTOINE réalise 4,25 % un peu moins bien qu'aux  cantonales: -0,2 % à Celles-sur- belle,  - 1,8 % à la Mothe-st-heray, - 1,4 % à Lezay,  + 0,1 % à Saint Maixent-2, - 0,2 % à sauzé vaussais.........

 

Troisième circonscription:Thibeau LALU fait 3,19 %, aux cantonales Morisson avait obtenu 4,44 % à CERIZAY, soit 1,2 point de plus, à ST-VARENT le score passe de 2,97 à 3,28 % bien maigre progression par rapport à BRUNO pour lequel FEDE, FASE  en particulier avaient décidé de faire la peau.....

 

Où cela se complique encore c'est sur le canton de Thouars1. Le score passe de 8, 41 % à seulement 4,00 % (- 4,41 % ) tout en rappelant que la FASE avait fait campagne contre moi avec la complicité de la fédé, et une partie des communistes du thouarsais......

 

JP GAY et E MAUDET, les portes paroles des assembles citoyennes, n'ont même pas su même tirer la moindre auto-critique de cette défaite. C'est pas eux, c'est les autres candidats, se sont les 34000 personnes qui n'ont pas été voter....

 

Tout en rappelant que sur les 3 circonscritions le taux d'abstention est identique. Leur campagne a été particulièrement mauvaise et axées sur T.S.F ( tout sauf FORNACIARI ) comme nous l'ont dit de vive Voix, LE GUET, MORISSON, GELOT.

 

Bien sûr je vais m'efforcer de compléter au fil du temps cette analyse.

 

E LEVINDRE

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 06:35

le 12 Juin 2012

Le Parti socialiste, Europe-Ecologie-Les Verts et le Front de gauche, se sont accordés pour que leurs candidats se retirent au profit du candidat de gauche le mieux placé lors du second tour des législatives, en Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Hauts-de-Seine. Seule exception: la deuxième circonscription de Seine-Saint-denis où Patrick Braouzec se maintient face au socialiste Mathieu Hanotin pour un duel 100% à gauche.

L'état des lieux:

  • Duel Braouzec-Hanotin

Malgré l'accord entre les formations de gauche, Patrick Braouezec, député sortant (Front de gauche) de la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, doit annoncer au cours d'une réunion publique ce mardi soir qu'il maintient sa candidature au deuxième tour. Cette anicroche à l'accord entre formations politiques de gauche en Ile-de-France ne met pas en péril une victoire de la gauche, puisque Patrick Braouezec, candidat de la FASE-Front de gauche a obtenu 31,17%, et Mathieu Hanotin, candidat socialiste (36,51%), sont les deux seuls à pouvoir se maintenir au second tour.

 

Interrogé par l'AFP, le PCF a estimé que c'était "une décision personnelle qui n'engage que" M. Braouezec alors qu'un accord départemental a été signé lundi soir localement entre le PS, EELV et le PCF, membre du Front de gauche. "Le PCF n'a pas d'autre feuille de route ni d'autres objectifs que la mise en oeuvre de cet accord départemental et cet accord stipule que nous appelons à voter pour le candidat de gauche arrivé en tête", donc pour M. Hanotin, a affirmé Olivier Dartigolles, porte-parole national du PCF.

 

  • Les autres circonscriptions de Seine-Saint-Denis: 3 désistements Front de gauche, 1 EELV, 1 PS

La socialiste Najia Amzal, arrivée deuxième dimanche dans la 4e circonscription (30,49%) derrière la sortante et ex-ministre communiste Marie-George Buffet (33,64%), se désiste au profit de celle-ci.

 

Par ailleurs, dans les 1ère, 6e et 7e circonscriptions, Hayat Dhalfa Patrick Le Hyaric et Jean-Pierre Brard, tous quatre du Front de gauche, renoncent à se présenter au second tour, au profit, respectivement, des socialistes Bruno Le Roux, Elizabeth Guigou et Razzy Hammadi. Les trois candidats PS se retrouvent seuls en lice pour le second tour.

Dans la 11e circonscription le maire EELV de Sevran Stéphane Gatignon, soutenu par le PS, se retire, ce qui permet à François Asensi (FG), député depuis 1978, de voir se dégager la route vers un nouveau mandat. Avec 35,64% des voix il a distancé l'écologiste de plus de 10 points au premier tour.

 

"Nos fédérations se félicitent des très bons résultats enregistrés globalement par la gauche dans le département, en net progrès par rapport aux élections législatives de 2007", écrivent les responsables locaux du PS, du Front de gauche et d'EELV dans un communiqué commun.

 

En vertu de l'accord, la Seine-Saint-Denis, composée de 12 circonscriptions, devrait donc compter deux députés FG (Mme Buffet et M. Asensi). Quatre sièges semblent d'ores-et-déjà promis à des socialistes, qui pourrait en conquérir quatre autres détenues jusque-là par des UMP sortants (Eric Raoult (12e), Gérard Gaudron (10e), Patrice Calméjane (8e) ainsi que Bruno Beschizza, également UMP (3e)) et conserver celle détenue par le député PS sortant Claude Bartolone (9e circonscription).

 

  • Hauts-de-Seine: Marie-Hélène Amiable et Roland Muzeau cèdent la place

La députée sortante et maire de Bagneux PCF Marie-Hélène Amiable se désiste au profit de la candidate socialiste. "C'est la démocratie. Je ne suis pas en tête donc je me désiste et appelle au rassemblement de la gauche", a déclaré Marie-Hélène Amiable à l'AFP. Celle-ci est arrivée deuxième dimanche dans la 11ème circonscription des Hauts-de-Seine (29,20%). Elle a été devancée d'une courte tête par la socialiste Julie Sommaruga (29,93%), qui sera donc opposée au second tour au candidat du Nouveau Centre Jean-Loup Metton (24,15%).

Dans la 1ère circonscription, le sortant Roland Muzeau (29,76%) accepte de se désister en faveur du candidat PS Alexis Bachelay (32,51%), du fait de la "réciprocité entre les candidats Front de gauche et PS en Ile-de-France".

 

  • Val-de-Marne: Pierre Gosnat fait de même

Dans la 10ème circonscription du Val-de-Marne, le dernier député communiste du département et maire d'Ivry-sur-Seine, Pierre Gosnat, est arrivé en deuxième position (30,28%), derrière le candidat MRC soutenu par le PS, Jean-Luc Laurent (33,33% des voix), qui est le maire du Kremlin-Bicêtre.

 

Le PS se désiste dans le Cher. Le Parti socialiste a décidé lundi de se désister du second tour des législatives dans la 2e circonscription du Cher, permettant au maire communiste de Vierzon, Nicolas Sansu (Front de gauche), seul autre candidat qualifié, d'être assuré de son élection dimanche prochain. La candidate du PS, Agnès Sinsoulier-Bigot, avait réuni 26,95% des suffrages dimanche, et était devancée par Nicolas Sansu (28,94%), qui sera seul en lice, la candidate UMP Maria Crespel ne pouvant pas se maintenir avec ses 19,95%.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 05:51

- le 13 Juin 2012

MAM assure avoir financé des travaux locaux avec les crédits du ministère de l'Intérieur

L'ancienne ministre de l'Intérieur, députée sortante et candidate à sa succession dans les Pyrénées-Atlantiques, est en difficulté pour le second tour des législatives. Pour convaincre ses électeurs, Michèle Alliot-Marie distribue des tracts où elle affirme avoir pioché dans les caisses de son ministère pour financer des aménagements dans la ville de Saint-Jean-de-Luz.


Dans la 6e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, bien qu'arrivée en tête avec 35,37% des suffrages, MAM perd 13 points par rapport au premier tour de 2007. Elle est talonnée par la candidate PS Sylviane Alaux qui a obtenu 31,55% des voix. Celle qui a dû démissionner en février 2011 de son poste de ministre des Affaires étrangères après avoir séjourné en Tunisie en pleine révolution arabe, craint pour sa réélection dimanche prochain. Dans un tract que s'est procuré le quotidien Libération, distribué par son équipe de campagne dans la circonscription, MAM assure, pour convaincre ses électeurs, avoir aménagé la ville de Saint-Jean-de-Luz "pour un montant total de 1,6 million d’euros sur les crédits du ministre de l’Intérieur". Et ce même après juin 2009, MAM n'était déjà plus place Beauvau...

 

 

Impression d'écran (Source : Libération)


L'attaché de presse de MAM a confirmé à Libération l'authenticité du tract, tout en précisant: "Michèle Alliot-Marie avait dans ses responsabilités les collectivités locales et a disposé de fonds ministériels destinés aux communes".

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 16:59

Valérie Trierweiler

  - le 13 Juin 2012

Affaire du tweet: l'UMP évoque un statut "muselière" pour la première dame

Suite à la controverse autour du tweet de Valérie Trierweiler de mardi soutenant l'adversaire de Ségolène Royal aux législatives de La Rochelle, certains à droite envisagent ce mercredi un statut spéciale pour encadrer le droit d'expression de la première dame. Une nouvelle version de "Sois belle et tais-toi".


Les propositions fusent à l'UMP depuis que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé que la compagne de François Hollande devait apprendre à garder "un rôle discret", ajoutant que chacun devait "être à sa place". Ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy Nathalie Kosciusko-Morizet juge ainsi que "ce qui pose problème, c'est le statut". "On ne sait pas si Valérie Trierweiler s'exprime comme compagne du président de la République, s'exprime comme militante socialiste ou s'exprime comme journaliste engagée". Une clarification s'impose, selon elle.

 

Une loi organisque sur le sujet


Dans son outrance bien à lui, le chef de file de la Droite populaire appelle à prendre des mesures tant, selon lui, "cette affaire ridiculise notre pays, ridiculise le chef de l'Etat".

 

Le député Patrick Ollier a la solution. L'ex-ministre des Relations avec le Parlement suggère une loi organique pour créer un statut, aujourd'hui inexistant, pour la conjointe du chef de l'Etat. Il s'agirait, aux yeux de l'ex-ministre des Relations avec le Parlement, d'encadrer le domaine d'intervention de la première dame - terme jugé désuet par Mme Trierweiler. "Comment pourrions-nous tolérer une prise de position contradictoire de la compagne du président de la République sur un sujet international par exemple?".

 

____________________________________________________________________________________________________

 

Ce qui est surprenant, c'est que des femmes journalistes entendues ce matin 13 juin à 9 heures sur Francce Inter avec Pascale Clarke, recommandent, à la compagne de François Hollande, compte tenu de son "statut" de "femme de Président", purement et simplement de s'effacer, de se taire, de disparaître. Autrement dit une femme de Président aurait encore moins de droit que les autres. Belle conception de la liberté et de la démocratie, du droit d'expression, et de la condition féminine.

Le machisme a encore de beaux jours devant lui avec de telles femmes.

 

L'égalité homme /femme doit encore progresser dans la réalité, et pour cela, dans les têtes de certaines femmes aussi.

Fût-elles journanlistes, bien en cours, à qui l'on offre souvent à elles,la parole sur les ondes publiques, sans compter.

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 16:57

- le 13 Juin 2012

Jean-François Copé ment et met en cause l'Humanité

 x,

Jean-François Copé est prêt à tout pour justifier la stratégie UMP du "ni-gauche ni FN" au second tour et pour couvrir ses collègues qui font des appels du pied à l'électorat frontiste pour conserver leur fauteuil de député. Y compris à mentir éhontément tout en diffamment l'Humanité.


Ainsi sur France 2, mardi soir, le secrétaire général de l'UMP a poursuivi dans son amalgame Front national = Front de gauche = extrêmistes en expliquant,  à propos de l'entretien donné par Nadine Morano au journal d'extrême-droite Minute: "Moi personnellement je ne le ferais pas. Je ne m'exprime pas dans Minute ni dans des journaux de cette nature. Je ne fais d'ailleurs pas non plus dans L'Humanité".

 

Faux. Jean-François Copé est bien intervenu dans nos colonnes. Exactement dans notre édition du 25-26 mars 2000, où le déjà maire de Meaux intervenait dans un débat consacré à la violence dans les cités d'Ile-de-France. 

 

Cet entretien est d'ailleurs savoureux. Jean-François Copé, qui dénonce actuellement la gauche pour son "laxisme en matière de sécurité", explique que "notre credo en la matière de sécurité est d'arriver à un juste équilibre entre prévention et répression". Ses solutions d'alors en guise de lutte contre l'insécurité pourraient lui valoir une bonne place dans le comité de soutien du Front de gauche. "Il faut surtout engager une réflexion de fond sur le rôle du maire en matière de sécurité au moins dans les villes : l'insécurité n'est plus de fait l'affaire exclusive de la police, affirme-t-il. Seul un partenariat hyperstructuré entre le parquet, les élus, les habitants, la police nationale et la police Municipale peut faire régresser la petite délinquance sur laquelle les résultats sont encore mauvais."

 

Passé révisé


En 2000, Jean-François Copé, alors membre du parti gaulliste RPR, trouvait important de participer à un débat dans les colonnes de l'Humanité. Devenu secrétaire général d'un UMP flirtant avec le Front national et en ballottage pour sa réélection à l'Assemblée nationale, l'édile de Meaux révise son passé et l'Histoire en faisant l'amalgame l'Humanité-Minute.

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BRUNO FORNACIARI

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