Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 23:10
Notes

La stratégie Diafoirus à la Cour des comptes

Note critique sur le rapport de la Cour des comptes, co-signée par Philippe Légé, Christophe Ramaux et Henri Sterdyniak

Le monde capitaliste connaît sa plus grande crise depuis les années 1930. Le néolibéralisme, le régime de politique économique (finance libéralisée, mondialisation commerciale, austérité salariale, etc..) qui s’est progressivement imposé à partir de la fin des années 1970 et du début des années 1980, est clairement responsable de la déflagration ouverte en 2007. Pourtant, depuis 2010, en Europe tout particulièrement, les néolibéraux réussissent un véritable tour de force : ils prennent prétexte de l’une des conséquences directes de la crise de leur modèle, le gonflement des déficits et dettes publics, pour imposer une fuite en avant vers davantage d'austérité.
Au lieu de prendre les déficits publics pour ce qu’ils sont – une conséquence de la crise – ils les présentent comme la cause de tous les maux. A la façon du funeste médecin de Molière, ils préconisent la saignée : l’austérité généralisée. Cette austérité tant budgétaire que salariale a déjà plongé la zone euro dans la récession et menace d’y entraîner le monde. La récession n’engendre pas seulement contraction du pouvoir d’achat, explosion du chômage et de la pauvreté. Elle entraîne simultanément une chute des recettes fiscales, de sorte que les déficits et la dette publics eux-mêmes ne se réduisent pas, ce qui est « gagné » d’un côté (par la réduction des dépenses) étant perdu de l’autre (par la chute des recettes). Qu’importe : puisqu’ils ne se réduisent pas, il conviendrait d’aller encore plus loin dans la saignée.
Le résultat de cette politique est accablant : après la grande récession de 2008-2009, puis deux années de reprise poussive, l’Europe replonge dans une nouvelle récession. Faut-il donc poursuivre et même durcir cette politique alors que de toute évidence elle ne fonctionne pas, même pour réduire les déficits ? C’est ce que préconise le nouveau rapport de la Cour des comptes paru en juillet 2012.
La présente note se propose de contredire l’argumentation de la Cour en pointant ses impasses néolibérales. En premier lieu, il convient d’insister sur quelques points de méthode.

1. Points de méthode.

Le rôle traditionnel de la Cour est de vérifier la fiabilité et la sincérité des comptes publics – mission qu’elle assume avec rigueur et dont il n’est pas question ici de contester la qualité – en ayant le souci, pour reprendre ses propres termes, de l’indépendance, de la contradiction et de la collégialité des points de vue. La Cour des comptes doit respecter scrupuleusement le Code des juridictions financières, lequel définit précisément ses missions. Dans son article L111-2, ce Code stipule : « La Cour des comptes assiste le Parlement et le Gouvernement dans le contrôle de l'exécution des lois de finances ». La Cour a vocation à contrôler l’usage des deniers publics.
Depuis plusieurs années – l’inflexion en ce sens ayant été donnée avec l’accession de Philippe Seguin à sa Présidence en 2004 – elle a cependant étendu son champ d’intervention : elle ne se contente pas de vérifier les comptes publics, mais entend conseiller le gouvernement dans la conduite de la politique économique. Cette extension de son champ d’intervention a sans aucun doute ses justifications, même si l’on peut s’interroger sur le point de savoir si elle est correctement maitrisée. Quoiqu’il en soit, et c’est le premier point de méthode, une chose devrait aller de soi : dès lors qu’elle entre dans le champ des recommandations de politiques économiques, la Cour se doit de renforcer la contradiction et la collégialité des points de vue.
Le point de vue néolibéral en économie, s’il est dominant, n’est en effet pas le seul. Le débat existe chez les économistes – en France comme ailleurs et notamment aux Etats-Unis – sur l’analyse qu’il convient de faire, par exemple, des racines de la crise, mais aussi du creusement des déficits et de la dette publics et des solutions à y apporter. Pour ne citer que cet exemple, le 27 juin 2012, quelques jours avant la publication du rapport de la Cour des comptes, deux économistes de renom, Paul Krugman et Richard Layard, ont lancé un Manifeste international Pour le retour à la raison économique (cf. annexe), où l’on trouve des arguments totalement opposés à ceux que la Cour retient.
Depuis plusieurs années, les rapports généraux de la Cour – ceux portant sur La situation et l’évolution de la dépense publique en particulier – retiennent une optique théorique unique, sans présenter les autres, pour formuler des préconisations ouvertement néolibérales et cela sur un mode qu’il faut bien qualifier d’autoritaire puisque ces préconisations sont présentées comme ne pouvant souffrir la discussion. A sa décharge – mais est-ce vraiment une excuse ? –, il convient de noter qu’elle n’est pas la seule institution à subir ce type de dérive. La plupart des rapports et documents officiels – en particulier ceux émanant de Bercy – ont exactement le même tropisme néolibéral.
Après la crise historique amorcée en 2007, est-il encore admissible qu’un unique point de vue ait droit de cité dans les rapports publics ?
Le deuxième point de méthode renvoie à la responsabilité du nouveau gouvernement. Le contenu du rapport de la Cour est éminemment critiquable comme on va le voir. La Cour n’est cependant pas, loin s’en faut, seule en cause. Le nouveau gouvernement porte une large part de responsabilité quant au contenu de son rapport. Ce dernier répond en effet à une demande du nouveau gouvernement. Or dans sa lettre de mission, celui-ci orientait considérablement le travail de la Cour : « l’objectif est d’évaluer la situation actuelle des finances publiques et les risques qui pèsent aujourd’hui sur la réalisation des objectifs de finances publiques pour 2012 et 2013 contenus dans les lois de finances et de financement de la sécurité sociale ». En clair, le nouveau gouvernement demandait à la Cour de réaliser son travail en reprenant les objectifs des lois de financement déjà votées sous le précédent gouvernement (dont le fameux 3 % de déficit public en 2013).
On peut ici préciser le propos : depuis de longues années, les gouvernements ont pris l’habitude de confier à d’autres qu’à lui-même (des comités d’experts, des institutions indépendantes, la commission européenne, etc.) le soin de formuler, et partant, d’endosser la responsabilité de sa politique, pour mieux l’imposer à tous et en particulier aux représentants élus du peuple que sont les parlementaires. Le Parlement est ainsi réduit à une chambre d’enregistrement de décisions supposées indiscutables. La lettre de mission du nouveau gouvernement ne déroge malheureusement pas à cette règle.

Le troisième point de méthode porte sur le contexte politique très particulier dans lequel intervient la publication du rapport. Un nouveau Président de la République et un nouveau Parlement viennent d’être élus à la faveur du suffrage universel, autour du mot d’ordre « Le changement, c’est maintenant ». L’espoir est évidemment immense, en France, mais aussi en Europe. La nouvelle majorité, les élections présidentielles et législatives à peine passées, doit-elle immédiatement renier cet espoir en optant pour l’austérité généralisée ? C’est ce que préconise le rapport de la Cour, à la demande même du gouvernement. De nombreux rapports officiels, avant celui-ci, disaient exactement la même chose. Mais ce rapport de la Cour est le premier rapport substantiel à être publié dans le nouveau contexte créé par les élections.
Nous ne nous résignons pas, pour notre part, à ce que les attentes populaires soient déçues. Et c’est pourquoi nous avons décidé de nous attarder, même si à bien des égards les arguments qu’il avance ne sont guère nouveaux, sur ce rapport.


 

FICHIER(S) ATTACHÉ(S): 

application-pdf.pngNote atterrée sur le rapport de la Cour des comptes, juillet 2012.p

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 19:11

Repost 0
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 07:36

 

Foot : Elie Baup, mis en examen pour escroquerie, prêt à rembourser Pôle Emploi

 

L'entraîneur de l'Olympique de Marseille Elie Baup, mis en examen pour escroquerie aux allocations chômage en 2009, a nié toute intention de frauder et s'est dit prêt, le cas échéant, à rembourser Pôle Emploi.

Elie Baup et sa compagne ont été mis en examen récemment dans le cadre d'une enquête pour escroquerie aux allocations chômage, a appris l'AFP lundi de sources proches des investigations.

 

L'entraîneur, qui a confirmé par téléphone avoir été mis en examen avant sa prise de fonctions à l'OM début juillet, a nié toute intention de frauder; il a assuré s'en être remis à cette époque à des spécialistes de ces questions.

"Il n'y a rien eu d'intentionnel. J'ai suivi les conseils de professionnels de ces questions", a-t-il dit. "Bien sûr", a-t-il dit à l'AFP qui lui demandait s'il était prêt, le cas échéant, à rembourser Pôle Emploi, qui s'est constitué partie civile: "Si une erreur a été commise, si un jugement est rendu en ce sens, cela ne posera aucun problème".

 

M. Baup est soupçonné d'avoir perçu une rémunération pour ses interventions en tant que consultant sur la chaîne de télévision cryptée Canal+ en même temps que des allocations chômage considérables après son départ du FC Nantes, en 2009, selon une source proche de l'enquête.

 

C'est Pôle Emploi, s'estimant victime de centaines de milliers d'euros de préjudice, qui a signalé les faits présumés au parquet de Toulouse. Celui-ci était compétent parce que M. Baup résidait alors en Haute-Garonne.

Le 8 février, M. Baup avait été placé en garde à vue à la gendarmerie de Boulogne-sur-Gesse (Haute-Garonne). Il s'était expliqué alors pendant plusieurs heures devant les enquêteurs sur les faits dénoncés par Pôle Emploi.

Il avait été relâché sans autre mesure à son encontre mais une information judiciaire pour escroquerie avait tout de même été ouverte fin février à Toulouse. Elle visait M. Baup ainsi que sa compagne.

 

Les gendarmes de la section de recherches de Midi-Pyrénées, chargés des investigations, ont rendu leur rapport au printemps.

 

"Le parquet (a) requis leur mise en examen et tous les deux ont été mis en examen pour escroquerie", a rapporté une source proche de l'enquête sans préciser exactement les agissements présumés de la compagne de M. Baup.

Le procureur de Toulouse Michel Valet a invoqué le secret de l'instruction et a refusé de d'exprimer sur cette affaire.

Elie Baup, 57 ans, a entraîné l'AS Saint-Etienne, les Girondins de Bordeaux, le Toulouse FC et le FC Nantes. C'est à Bordeaux qu'il a connu son heure de gloire avec le titre de champion de France en 1999.

 

L'entraîneur souvent coiffé d'une casquette a signé en début de saison un contrat de deux ans à Marseille.

 

Copyright © 2012 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DIVERS
commenter cet article
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 00:08

Sports - le 30 Juillet 2012

Bourdes et maladresses : médaille d’or pour les J.O. de Londres

Les erreurs et les accrocs se succèdent pour les organisateurs des Jeux Olympiques dans la capitale anglaise. Du plus visible (intruse lors de la cérémonie d’ouverture, tribunes vides) au plus risible (la perte des clés du stade de Wembley par des policiers) en passant par des affaires plus souterraines (revente au marché noir de billets par des agents officiels), voici un petit florilège des impairs qui ont émaillé le début des olympiades.

  • Une agence de sécurité en déficit d’hommes

Avant même le début des jeux, le premier accroc est survenu lorsque la société privée britannique G4S a dû faire part de son incapacité à fournir assez d’hommes pour assurer la sécurité sur les sites olympiques. Le groupe, qui avait remporté le contrat auprès des organisateurs, a penaudement reconnu avoir « sous-estimé la tâche de fournir du personnel pour les J.O. » et affirme avoir rencontré « quelques difficultés en matière de recrutement de personnel ». À deux semaines de la cérémonie d’ouverture, l’armée a donc été obligée de déployer en urgence 3.500 hommes supplémentaires… au frais de G4S qui encourt également une amende de 10 à 20 millions de livres pour non respect de son contrat.

 

  • Une inconnue dans le défilé

Lors de la cérémonie d’ouverture, une jeune femme attire l’œil en tête de la délégation indienne. Sa chemise rouge vif et son pantalon bleu-vert détonnent par rapport aux saris jaunes et vestes bleues des athlètes, et pour cause : elle ne fait pas partie du contingent de sportifs envoyé par l’Inde. Cette volontaire, « trop enthousiaste » et « légèrement excitée » selon les organisateurs, est en fait l’une des 7.500 figurants qui ont participé à la cérémonie d’ouverture. Son intrusion a attiré sur Londres les foudres de la mission olympique indienne qui a demandé des excuses, obligeant le président du comité organisateur, Sebastian Coe, à donner une conférence de presse pour tenter d’apaiser le climat.

  • Les clés de Wembley « égarées »

Les policiers en charge de la surveillance du stade de Wembley, où se déroulent notamment le tournoi olympique de football, ont avoué ce lundi en avoir perdu les clés lors d’une visite de sécurité précédant le début des jeux. Scotland Yard a été saisie de l’incident et a conclu qu’aucun acte de malveillance n’en était à l’origine, mais les serrures des portes intérieures ont dû être changées pour garantir la sécurité du site. Cette erreur a coûté cher : les clés en question, similaires à celles utilisées dans les prisons, utilisent les dernières technologies laser et ne peuvent pas être copiées. Le prix à payer pour les remplacer dépasserait les 51.000 euros.

  • Agression au stand de tir

La police a annoncé hier dimanche avoir arrêté un homme de 25 ans « soupçonné d’avoir commis une agression » sur le site abritant les épreuves de tir, les Royal Artillery Barracks. Ni l’identité du suspect ni le détail de l’incident n’ont été communiqués, mais après la défaillance de G4S, l’intrusion lors de la cérémonie d’ouverture et la perte des clés de Wembley, cet incident constitue la quatrième alerte quant à la fiabilité du dispositif de sécurité des J.O. londoniens alors que les excès de zèle autour de la protection du logo olympique avaient semblé présager d’une rigueur hors-normes.

 


  • Des tribunes vides

Les organisateurs ont décidé de remettre petit à petit en vente des billets pour les épreuves, en commercialisant 3.000 nouveaux billets dimanche soir, suite au scandale provoqué par les rangées de tribunes vides lors des premières épreuves (notamment à Wimbledon) alors que Sebastian Coe assurait que les sites olympiques étaient « pleins à craquer ». De nouvelles ventes sont prévues « au jour le jour » selon un porte parole de l’organisation, qui a du faire face à la colère des spectateurs ayant dû batailler ferme pour se procurer des places à des montants souvent élevés, voire rentrer bredouilles à cause du système décrié d’attribution par tirage au sort.

  • Extinction de la vasque olympique, désormais seulement visible à l’intérieur d’un stade

Alors que la vasque, symbole des Jeux Olympiques, brûle habituellement sans discontinuer de la cérémonie d’ouverture à celle de clôture, les organisateurs londoniens ont choisi de l’éteindre dans la nuit de dimanche à lundi pour la déplacer dans un virage du Stade Olympique de Londres. Une manœuvre décriée puisque la torche n’est désormais plus visible que depuis l’intérieur de ce stade et non plus du Parc Olympique comme c’est le cas traditionnellement. Les spectateurs et les athlètes dont les épreuves n’ont pas lieu dans l’arène dédiée à l’athlétisme ne verront donc pas la flamme symbolique…

 

  • Bourdes diplomatiques :

Mercredi dernier, lors de la présentation de l’équipe féminine Nord-Coréenne avant son premier match dans le tournoi olympique, c’est le drapeau de Corée du Sud qui a été projeté par la régie sur l’écran géant du stade, provoquant l’ire de la délégation de Pyongyang. Le lendemain, les organisateurs ont dû faire une seconde série d’excuses pour un sacrilège en terre britannique : ils avaient attribué la nationalité anglaise à un joueur gallois de l'équipe de Grande-Bretagne dans le programme officiel du match l’opposant au Sénégal (les J.O. sont la seule grande compétition internationale où la Grande-Bretagne aligne une équipe composée de joueurs anglais et gallois). 

  • Flop dans l’arbitrage des épreuves de judo

Le quart de finale des -66 kg opposant le Japonais Masashi Ebinuma et le Sud-Coréen Cho Jun-ho s’est transformé en farce olympique lorsqu’à l’issue du combat, dont le score était resté nul et vierge entre les deux judokas, la décision est revenue comme le veut la règle aux trois arbitres. Ces derniers ont unanimement attribué la victoire au Sud-Coréen sous les huées du public qui voyait le Japonais vainqueur sans conteste. Le responsable de la commission des arbitres de la Fédération Internationale de Judo (IJF), puis son président, Marius Vizer en personne, sont alors intervenus pour contester cette décision. Les juges sont finalement revenus sur leur verdict, s’attirant une nouvelle volée de sifflets nourris pour ce retournement de situation.

  • Revente de places au marché noir… par des agents officiels

Enfin, et c’est le Sunday Times qui l’annonçait hier dimanche, des responsables des Jeux Olympiques ainsi que trois agents officiels ont « été filmés secrètement en train de vendre des milliers de billets biens placés jusqu’à dix fois leur valeur ». Après avoir visionné plus de 20h de vidéos fournies par le journal, la police britannique a lancé une enquête baptisée Opération Podium, qui soupçonnerait d’actes de corruption des officiels et des agents de plus de 54 pays. 16 personnes ont été arrêtées vendredi et samedi, notamment pour revente frauduleuse de billets.

 

Repost 0
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 00:05

 

Dépenses/Sommet européen : « désarroi provoqué par la brutalité des annonces du gouvernement »

Dans les lettres de cadrage adressées à son gouvernement, le Premier ministre annonce l'austérité budgétaire pour 3 ans. Après l'annonce d'une hausse minimaliste du SMIC, c'est une deuxième mauvaise nouvelle.

 

Comment le gouvernement compte-t-il relancer la croissance s'il éteint tous les moteurs possibles de cette relance ? Sans hausse des salaires, sans investissements publics, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l'emploi industriel, où sont les perspectives?

 

D'autres choix sont possibles : renégocier comme promis, contrairement à ce qui est en train de se passer à Bruxelles, le pacte budgétaire européen, remettre la main sur les leviers du secteur bancaire avec la création d'un pôle public bancaire et financier pour mobiliser l'argent nécessaire, et engager une réforme fiscale très profonde.

 

Je comprends le désarroi provoqué par la brutalité des annonces du gouvernement.

 

Je dis à toutes celles et ceux qui ont voulu le changement : ne renoncez pas. Votre intervention dans les choix politiques est nécessaire, elle est urgente.

 

Avec les propositions du Front de gauche, nous pouvons nous rassembler et agir pour proposer d'autres choix immédiats.

 

Pierre Laurent PCF

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
commenter cet article
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 23:58

 

PSA/Montebourg : « Un moratoire sur les restructurations engagées »

Le CCE de PSA a permis, grâce à la mobilisation des salariés et à l'unanimité des syndicats, de bloquer le déclenchement du plan de licenciements.


Un expert est nommé, du temps est gagné mais les intentions de la direction n'ont pas varié d'un iota. C'est maintenant la mobilisation qui pourra faire reculer la direction. Le point marqué ce matin doit être mis à profit pour faire la clarté sur les mensonges des actionnaires.

 

Malheureusement, dans ce moment décisif, les salariés n'ont pas pu compter sur l'appui du gouvernement.

 

Le plan d'aide d'Arnaud Montebourg aux voitures électriques et hybrides est à côté du problème posé.

 

Il élude la question qui fâche : les garanties d'une pérennisation de la production automobile et de ses investissements en France. Le bavardage de Michel Sapin sur le dialogue social n'était en rien à la mesure de la gravité des décision de PSA.

 

Le PCF renouvelle son soutien aux salariés de PSA et de toute la filière automobile.

 

Il exige un moratoire sur les restructurations engagées et amplifiera son combat pour des mesures anti licenciements réelles, de nouveaux droits pour les salariés et une stratégie industrielle globale.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 18:55

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DETENDEZ-VOUS EN MUSIQUE
commenter cet article
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 07:50

- le 12 Juillet 2012

Mali

"Une intervention militaire au Mali serait une catastrophe"

Jean-Louis Triaud est historien, spécialiste de l’islam dans l’Afrique subsaharienne. Il est professeur émérite à l’université de Provence. Le recours à la force armée au Mali contre les milices islamistes serait, selon lui, une plaie ouverte en Afrique de l’Ouest.


Comment des groupes touareg ont-ils pu s’agglomérer avec des groupes djihadistes ?


Jean-Louis Triaud. Le leader d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghali, est passé par l’Arabie saoudite. Il y a sans doute là une connexion explicative. D’autre part, lui-même a été l’un des principaux dirigeants du mouvement touareg il y a une dizaine d’années. Il est ensuite devenu l’interlocuteur quasi officiel du gouvernement malien. C’est un personnage important qui a voulu reprendre la main. Pour cela, il a créé sa propre organisation qu’il a conçue sous l’influence de ces modèles islamiques qu’il a rencontrés. Par ailleurs, al-Qaida pour le Maghreb islamique (Aqmi) est très présent dans le Sud algérien et n’est donc pas loin. Tout ce monde-là a des relations d’indépendance réciproque et en même temps de connivence. Pour des raisons religieuses, bien sûr. Et puis, il y a tout un tas de trafics qui traversent le Sahara depuis des années et tout le monde essaie d’y prendre sa part. La religion, c’est une antienne commode pour tenir un discours anti-occidental qui correspond certainement à la réaction d’un certain nombre de gens face au décalage qui s’est institué entre l’Occident et l’Afrique, par exemple.

 

Que sait-on des relations qui peuvent exister entre le MNLA, Ansar Dine, le Mujao ?


Jean-Louis Triaud. Entre Mujao et Ansar Dine, il y a une compétition, des divergences. Les bases ethniques et sociales ne sont pas exactement les mêmes. Le MNLA est traversé par des tensions. Il ne sait pas très bien comment faire avec les islamistes. Certains sont partisans du dialogue avec eux, d’autres sont partisans de l’affrontement. Tout cela est très fragile et très mouvant. Et on voit bien la divergence fondamentale entre le MNLA et Ansar Dine, dont l’un des porte-parole rappelait qu’il n’était intéressé que par la loi d’Allah. Ils sont donc en opposition pour le contrôle de ces régions, pour le pouvoir.

 

On parle de plus en plus d’une intervention militaire des États africains de la région. Est-ce une solution ?


Jean-Louis Triaud. Dans l’état actuel des choses, ce serait assez désastreux. Le Nigeria, par exemple, est un pays de forêts et de savanes. Il est difficile d’imaginer des troupes nigérianes dans le désert, et c’est vrai aussi d’autres forces de l’Afrique de l’Ouest. Je ne vois pas très bien comment on peut s’engager dans des guerres sahariennes qui sont par nature des guerres extrêmement longues, parce que les gens qui connaissent leur terrain auront toutes les facilités pour échapper aux raids venus de l’extérieur. Ce ne sera pas l’Afghanistan parce que l’histoire et les conditions sont différentes, mais en même temps c’est la même tentation de régler quelque chose par la force en croyant que ce sera plié en deux semaines, alors que ça va s’enliser. Sous Sarkozy, les services français ont armé le MNLA pour lui permettre d’écraser Ansar Dine et les islamistes. C’est une stratégie extrêmement dangereuse aussi qui risque d’être contre-productive. Il y a trop de liens locaux, sociaux, pour que le MNLA veuille véritablement régler leur compte aux autres. Une telle éventualité serait une plaie ouverte en Afrique de l’Ouest qui attirerait des tas de jeunes avides d’une nouvelle utopie, qui rejoindraient les camps islamistes. Ce serait une catastrophe.

 

Nouvelles destructions à Tombouctou. Les islamistes de l’organisation Ansar Dine, qui contrôlent le nord du Mali, ont détruit deux autres mausolées de Tombouctou, situés dans l’enceinte de la grande mosquée Djingareyber, qui date du XIVe siècle. Une dizaine d’activistes se sont présentés à bord d’un fourgon blindé, armés de pioches. Ils ont tiré en l’air pour chasser les badauds et ont entrepris de détruire les tombes. Ces destructions s’ajoutent à celles qui ont déjà visé d’autres hauts lieux historiques et religieux de Tombouctou. Ansar Dine estime que les sanctuaires soufistes relèvent de l’idolâtrie. Avec ses alliés, il a démoli au moins huit des seize mausolées répertoriés de Tombouctou, ainsi qu’un certain nombre de tombes.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
commenter cet article
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 07:45

  - le 29 Juillet 2012

Sida: les espoirs raisonnés de Françoise Barré-Sinoussi

La nouvelle présidente de l'International AIDS Society a dressé un tableau plein d'espoir sur la lutte contre le Sida, en cloture de la 19e conférence internationale sur le sida, que l'ONG organisait à Washington. La Nobel de médecine 2008 pour la co-découverte du VIH liste les derniers obstacles qui se dressent sur la route d'une victoire sur la pandémie.


Comme Bill Gates pour la fondation du même nom, ou Bill Clinton avant elle, Françoise Barré-Sinoussi a souligné le problème des financements dans un contexte de crise économique et financière. "Mais l'argent n'est pas le seul défi pour mettre fin à l'épidémie du Sida."

 

Systèmes de santé


"Nous devons régler le problème posé par le fossé entre ce que produit la science et son application dans un contexte de ressource limitée, a martelé Françoise Barré-Sinoussi lors de son discours prononcé vendredi. Nous devons mettre en place des systèmes de santé, former du personnel médical et toucher tous les patients" dans les pays en développement, a poursuivi cette virologue. "En tant que Lauréate du Nobel il est de mon devoir de m'engager totalement pour défendre les valeurs que nous partageons tous ici, à savoir l'égalité de l'accès à la prévention, au traitement et aux soins."

 

Discriminations et propriété intellectuelle


La professeure à l'Institut Pasteur a aussi plaidé avec force pour que "cessent partout où elles existent la stigmatisation, la discrimination, la violence et les politiques répressives" contre les homosexuels, les drogués et les prostituées. Chaleureusement applaudie, la professeur Barré-Sinoussi a aussi jugé "inacceptable" que les lois de la propriété intellectuelle protégeant les brevets des laboratoires pharmaceutique entravent les soins.

"Nous avons vu des progrès quant à la mise en oeuvre des outils scientifiques dont nous disposons", a-t-elle ajouté en référence aux plus de huit millions de personnes infectées dans les pays pauvres et à revenus intermédiaires en 2011 qui ont désormais accès à un traitement antirétroviral. Cependant, "nous devons au cours des deux prochaines années poursuivre la mobilisation du plus grand nombre possible de personnes, de nouveaux talents, de scientifiques, de militants et de leaders politiques et gouvernementaux", a prévenu François Barré-Sinoussi.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SANTE
commenter cet article
30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 07:44
Samedi 28 juillet 2012
par André Depouille, à titre personnel
 

Parmi les démissionnaires qui sont G.A., il y a parmi eux des personnes comme Olivier Martin, Samy Joshua, François Coustal ou Guillaume Liégeard que j’estime et qui ont été pour moi des références. J’ignore ce qui restera du NPA et j’ignore à quoi il ressemblera à l’avenir : probablement une organisation avec des déséquilibres ultra-gauches, par rapport à ce que je souhaite. Mais quand on voit un appel de leur part sur le site GA à l'adresse http://www.gauche-anticapitaliste.org/content/pourquoi-nous-allons-rejoindre-le-front-de-gauche-tribune-parue-sur-mediapart qui circule sur Facebook avec un dessin où est écrit "suivez-nous!", il faudra bien un jour dire où ils proposent de nous mener. Concrètement pour moi, le Front de Gauche est une structure de cartel électoral uniquement nationale + un mirage médiatique. Mais localement il n’y a pas de Front de Gauche concret et « aller au Front de Gauche » cela me paraît aller nulle part.

-         

Fédérer les petits groupes du FG qui ne sont ni PCF ni PG?

-         

Quant au souhait de G.A. de fédérer les tous petits groupes du FG extérieurs au PCF et au PG (soit refaire un FASE-bis) cela apparaît comme une répétition du désastre des collectifs unitaires de 2006 (qui ont abouti à la FASE) et qui me rappelle des échecs encore bien plus énormes que le NPA !!! L'ex LCR a eu le courage de prendre des risques en se dissolvant, a essayé et probablement perdu (échec partiel ou échec total ?, je ne sais pas) mais ceux qui ne font que répéter éternellement le coup du rassemblement avec accumulation des structures sans en dissoudre aucune, peuvent créer une FASE bis et ensuite une phase-ter FASE-ter (avec un autre nom), ils ne feraient que recréer une structure aussi petite, aussi inconnue et aussi impuissante que la FASE actuelle. Avec ce genre de méthode, on décourage 99% de ceux qui nous suivent et on ne crée certainement pas l’outil qui nous manque pour peser politiquement.

-         

Prochaine élection les municipales!

-

Dans ma ville le combat pour qui aura les futurs postes d'adjoints au maire PS à l’occasion des municipales est commencé depuis huit mois (tout poste qui serait gagné par le PG serait un poste perdu par le PCF). Ils seront avant tout concurrents et il est inimaginable qu'il y ait une négociation commune de l’ensemble FG vis à vis du PS.

Dans ces conditions parler « d'assemblées citoyennes locales et décisionnelles du Front de Gauche », cela paraît, dans l’immédiat, pas plus facile à atteindre que le socialisme mondial ou les Etats Unis socialistes d’Europe.

En attendant, on fait quoi? Critiquer le NPA ils savent le faire, parfois avec des critiques que je partage. Un certain nombre de membres de G.A. (mais aussi certains NPA) tombent dans l’insulte mais on peut mettre cette bêtise sur le compte d’une séparation amoureuse récente et imaginer et espérer que sera disparaîtra un peu plus tard.

-         

Unité dans la lutte

-

Pour l'unité dans la lutte, être dans un prétendu FG sans existence concrète locale ou hors du FG, cela ne changera rien!

A moins de vouloir limiter l'unité dans la lutte à ceux qui ont soutenu Mélenchon ??? (ce qui voudrait dire exclure de l'unité la gauche du PS, la gauche des Verts, le NPA, Lutte Ouvrière, divers militants associatifs et syndicaux et d'autres). Mais dans ce cas la structure Front de Gauche deviendrait le principal obstacle à une riposte unitaire aux attaques du gouvernement et du MEDEF. Ce serait le sommet du sectarisme. Nous devons tous espérer que cela n'arrivera pas.

Etre acteur plutôt que spectateur ???

-         

Un des slogan de G.A. contre le NPA est "Etre acteur plutôt que spectateur ». Or le FG ne propose que des rôles de spectateurs à ceux qui ne sont ni au PCF ni au PG. Il y a bien eu aux présidentielle et législatives quelques rôles de colleurs d'affiches possibles mais certainement aucune possibilité à participer à une décision politique. Bien sûr G.A. dit souhaiter que cela change mais le Front de Gauche est aussi vieux que le NPA et s'il était possible de faire des assemblées FG locales avec possibilité de décisions politiques qui seraient ensuite appliquées, on s'en serait déjà aperçu depuis longtemps.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre