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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:04

Le Front de gauche en difficulté, le PCF en "déclin"

L'échec de Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen à Hénin-Beaumont a cristallisé l'attention. Mais le co-président du Front de gauche n'est pas le seul membre du Parti de gauche à avoir été éliminé dès le premier tour des législatives. Au final, seul Marc Dolez devrait être élu pour le PG. Quant aux députés communistes, leur nombre pourrait également diminuer.


Jean-Luc Mélenchon, Martine Billard ou encore François Delapierre. Aucune de ces trois figures du Parti de gauche ne sera présente, dimanche prochain, au second tour des élections législatives. De manière plus ou moins inattendue, à l'image de l'issue du scrutin dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais qui a tourné à l'avantage de Marine Le Pen, ils ont été éliminés dès le premier tour. Jean-Luc Mélenchon a perdu son combat, initié dès la présidentielle, face au Front national.

La députée sortante et co-présidente du Parti de gauche, Martine Billard - dont la circonscription a été redécoupée - n'est pas parvenue, sans réelle surprise, à se maintenir à Paris.

Même scénario pour l'ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon qui a pris la troisième place dans l'Essonne, loin derrière son rival socialiste Malek Boutih.

 

De son côté, le secrétaire national du PG, Eric Coquerel, termine quatrième en Corrèze. Tout comme la candidate Corinne Morel-Darleux dans la Drôme. A Paris, dans la circonscription de l'écologiste Cécile Duflot, Danielle Simmonet a pris la troisième place avec 16,29% des voix. "Le Parti de gauche obtient quand même des bons scores" dans certaines circonscriptions, affirme Eric Coquerel au JDD.fr, qui rappelle que ce parti "n'a jamais concouru sous ses couleurs".

 

Mais, au final, le Parti de gauche devrait ne compter qu'un seul député le 17 juin prochain. En la personne du député sortant Marc Dolez dans la 17e circonscription du Nord. Le député sortant a en effet pris la tête du scrutin dimanche avec 30,84% des voix. Arrivée deuxième, la candidate socialiste Monique Amghar a d'ores et déjà annoncé qu'elle se retirait. "En vertu de la tradition républicaine en vigueur à gauche, j’annonce ce soir mon désistement au profit du candidat de la gauche arrivé en tête, Marc Dolez", a-t-elle indiqué dimanche soir dans un communiqué, appelant ses électeurs à se reporter sur la candidature du membre du PG. "Je voterai dimanche prochain pour Marc Dolez et les invite à faire la même chose", conclut Monique Amghar.

"Le PC a 100 ans d'histoire, nous trois ans"

Malgré tout, le Parti de gauche ne devrait pas atteindre le nombre de députés actuellement sortants. Dans la législature précédente, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon possédait trois élus au palais Bourbon, contre 16 pour le PCF : Marc Dolez (qualifié), Martine Billard (éliminée) et Jacques Desallangre. Victime de problèmes de santé, ce dernier - qui était élu depuis 1997 - ne se représentait pas cette année dans la quatrième circonscription de l'Aisne. Membre du PG, Frédéric Alliot, qui avait le soutien du sortant, n'a pas reçu l'investiture du Front de gauche, qui lui a préféré le communiste Jean-Luc Lanouilh. Aucun des deux ne sera au second tour, où seront opposées la candidate de l'UMP et une étiquetée Divers gauche. Ils obtiennent respectivement 9,5% (5e place) et 17,31% (4e place). "Nous sommes déçus de n'avoir qu'un député (...) Pour autant, le PG sort renforcé, avec plus de 11.000 militants. Une période s'ouvre", précise Eric Coquerel.

Contacté par leJDD.fr, le directeur général adjoint de l'Ifop, Frédéric Dabi, estime que ce n'est pas un "bon score" pour le Parti de gauche, mais relativise ce résultat par rapport au "déclin" du Parti communiste. "C'est un jeune parti qui n'attendait pas des gains substantiels. Même si le score de Jean-Luc Mélenchon (à la présidentielle) a fait beaucoup rêvé. Cela a été une sorte de miroir aux alouettes et là, c'est le retour à la dure réalité", explique le sondeur. "Le PC a 100 ans d'histoire, nous trois ans. Nous n'avons jamais prétendu être son égal", confirme Eric Coquerel. Sans parler de difficile rapport de force entre les deux formations du Front de gauche, ce dernier reconnaît toutefois que "ce n'est pas quelque chose de positif". "Il vaut mieux de la diversité (...) Mais cela ne remet pas en question l'existence du Front de gauche", poursuit le secrétaire national.

Moins de députés pour le Front de gauche

Mais les projections en sièges - même s'il faut attendre le second tour - ne sont pas très optimistes pour le Front de gauche, qui obtiendrait de 13 à 20 élus selon les instituts de sondage. Contre 19 actuellement. "Ce sont de mauvais résultats. Le PCF n'est pas en mesure de remporter de nouvelles circonscriptions et est en difficulté dans beaucoup de circonscriptions", assure Frédéric Dabi, qui cite notamment l'Ile-de-France et les candidatures de Jean-Pierre Brard (Seine-Saint-Denis), Patrick Braouezec (Seine-Saint-Denis) ou encore Roland Muzeau (Hauts-de-Seine), le porte-parole des députés du Front de gauche. "Le PCF recule surtout face au PS (…) C'est un peu le même phénomène qu'en 1981 où il y avait eu un vote utile en faveur du PS aux législatives, au détriment du PC. Sauf que ce n'est plus la même situation, car à l'époque le PC sortait avec 70 ou 80 sièges", ajoute le sondeur.

 

Pour ce dernier, deux facteurs ont joué dans cette élection : "l'amplification et l'accélération de la tendance présidentielle" et "la très forte focalisation sur Hénin-Beaumont qui a peut-être entravé la campagne des communistes locaux". Les résultats viennent, selon Frédéric Dabi, confirmer le "déclin historique" du PCF, qui "pensait l'avoir enrayé avec le bon score de la présidentielle". "Le phénomène de rééquilibrage en faveur du PS se poursuit", conclut-il. "Nous sommes un peu déçus par rapport à la présidentielle. C'est toujours le cas quand on ne progresse pas d'une élection à l'autre. Mais nous ne sommes pas non plus totalement étonnés", assure au JDD.fr Eric Coquerel, qui évoque le "vote utile" et "la très forte abstention, notamment chez les jeunes et les classes populaires".

 

De son côté, Pierre Laurent, a déclaré que le résultat global "confirme l'ancrage national" du Front de gauche, "qui est à nouveau la seconde force de la gauche" devant les écologistes. Mais le numéro 1 du PCF a jugé "impensable" que le Front de gauche n'ait pas de groupe à l'Assemblée nationale, demandant au PS d'envisager de "modifier le règlement" sur le nombre minimal d'élus nécessaires à la constitution d'un groupe. Ce chiffre était de 30 jusqu'en 1988, il est passé à 20, puis à 15 en 2009. "La survie du groupe communiste se joue", confirme Frédéric Dabi.

 

Anne-Charlotte Dusseaulx - leJDD.fr

lundi 11 juin 2012

 
Pierre Laurent Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent lors d'un meeting à Lille en mars dernier. (Maxppp)

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 23:56
Mélenchon perdant, le PCF poursuit sa chute

A l'image de Jean-Luc Mélenchon, devancé par Philippe Kemel (PS) à Hénin-Beaumont, bon nombre de députés sortants communistes ont été battus par des socialistes, rendant difficile un groupe FG à l'Assemblée, un choc pour le PCF après des années de chute inexorable.

 

Lundi, après une "brève" réunion du FG, le numéro un du PCF, Pierre Laurent, a dit à l'AFP que "de toute façon, il n'y aura(it) pas 15 députés", nécessaires à la constitution d'un groupe. La direction du FG imaginait pourtant dépasser ses 19 sortants (16 PCF et apparentés, 3 Parti de gauche).

 

Désormais, M. Laurent compte sur un abaissement du seuil, comme EELV l'avait obtenu au Sénat en décembre avec ses 10 élus, alors que sous la Ve République, le PCF, qui a compté jusqu'à 86 députés en 1978, a toujours disposé d'un groupe à l'Assemblée (sauf de 1958 à 1962).

 

Selon lui, "11 sièges sont jouables" en métropole dont "neuf sont certains, si les désistements réciproques se font normalement", ce que Martine Aubry, la première secrétaire du PS, lui a assuré par téléphone.

 

Le Parti de gauche a aussi critiqué le mode de scrutin, soulignant qu'à la proportionnelle, le FG, qui progresse avec 6,91%, aurait "40 députés". Problème, dans un scrutin majoritaire, les socialistes ont quasiment partout devancé leurs candidats.

Symbole de la défaite, Jean-Luc Mélenchon retournera donc au Parlement européen après son cuisant échec à Hénin-Beaumont. François Delapierre, son directeur de campagne à la présidentielle, a été éliminé par Malek Boutih (PS) dans l'Essonne, tout comme la sortante Martine Billard à Paris.

 

De nombreux élus ont subi le même sort dans la "banlieue rouge", du porte-parole des députés FG Roland Muzeau à Marie-Hélène Amiable (Hauts-de-Seine) qui vont se désister.

 

En Seine-Saint-Denis, un accord de désistement réciproque a été signé localement entre les formations de gauche : Marie-George Buffet se retrouve seule au second tour, Stéphane Gatignon (ex-PCF, devenu EELV soutenu par le PS) se retire pour le sortant communiste François Asensi. En échange, quatre candidats FG , dont Patrick Braouezec (FASE), Patrick Le Hyaric (PCF) et Jean-Pierre Brard (apparenté PCF), laissent la voie libre aux quatre PS qui les ont devancés au premier tour.

 

Dans le Val-de-Marne, Pierre Gosnat, le dernier député PCF du dernier département dirigé par les communistes en France, s'est aussi désisté pour Jean-Luc Laurent (MRC-PS). A l'inverse, le PS laisse le champ libre au maire communiste de Vierzon (Cher), Nicolas Sansu.

 

Seul le bastion du Nord a vraiment résisté avec trois élus quasi-assurés : Alain Bocquet, Jean-Jacques Candelier et le seul élu PG, Marc Dolez.

 

Pour le politologue Vincent Tiberj, après la présidentielle, "il arrive à Mélenchon qui va désormais traîner sa défaite, ce qui est déjà arrivé à Bayrou: un bon score en avril ne présume pas du même score en juin".

 

En somme, le FG "est redevenu le PCF habituel" et "sur la tendance historique, on aurait pu s'attendre à encore pire" avec un PCF "qui continue à péricliter", "victime d'un besoin de renouvellement", poursuit l'expert. Globalement, il y a "une transformation du vote de gauche" avec un "basculement progressif du vote PCF vers le PS et les Verts".

 

Désormais, le FG est "dans un entre-deux": "pas assez fort pour peser comme il l'aurait voulu" et devant "survivre aux législatives" pour pouvoir se présenter comme une "alternative" en cas d'échec de François Hollande.

 

Alors, selon M. Tiberj qui ne croit pas à une explosion du FG, une participation au gouvernement semble d'autant plus exclue que le PCF a "le souvenir d'un traumatisme en 2002", quand Marie-George Buffet et Jean-Claude Gayssot se sont retrouvés "embringués dans la chute de la gauche plurielle".

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 23:13

Le Front de gauche obtient 6,91% au premier tour des élections législatives. Ce résultat marque une nette progression par rapport au score du seul PCF en 2007 (4,29 %). L'enjeu consiste avant tout, pour le Front de gauche, à maintenir son groupe. Le combat politique à mener s'annonce âpre.

 

Dans l'Assemblée sortante, le Front de gauche était représenté par un groupe sortant comptant 13 communistes et apparentés, 2 membres du Parti de gauche et 3 de la Fase qui siégeaient aux côtés du Martiniquais Alfred Marie-Jeanne et de la Réunionnaise Huguette Bello (réélue au 1er tour). Au soir du premier tour, malgré une progression de son score, ses candidats sont arrivés en deuxième position de la gauche dans un certain nombre de circonscriptions que la formation espérait conquérir.

 

Un certain nombre de mauvaises surprises


C'est le cas pour Jean-Luc Mélenchon, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, de Serge de Carli, en Meurthe-et-Moselle, ou de Christophe Faverjon dans la Loire. Dans les circonscriptions des députés sortants ou de leur remplaçant, un certains nombre de mauvaises nouvelles: en Seine-Maritime pour Jean-Paul Lecoq, dans l'Aisne pour Jean-Luc Lanouilh, dans le Val-de-Marne pour Pierre Gosnat, dans le Rhône pour Michèle Picard, à Paris pour Martine Billard, et pour Sébastien Jumel, le maire de Dieppe. De même, la candidature unique du PS et d'EELV contre le député apparenté communiste sortant, Jean-Pierre Brard, n'a pas permis à ce dernier de se qualifier pour le second tour, malgré un socre au-dessus des 30%. Même situation pour Patrick Braouezec, sortant de Seine-Saint-Denis, pour Roland Muzeau et Marie-Hélène Amiable (à 0,7% de la candidate socialiste) dans les Hauts-de-Seine.

 

Les candidats au second tour


En revanche, François Asensi est parvenu à passer devant Stéphane Gatignon, candidat unique EELV-PS. Dans le Nord, Alain Bocquet, Marc Dolez et Jean-Jacques Candelier passent le premier tour, tout comme Jacqueline Fraysse dans les Hauts-de-Seine ou encore André Chassaigne dans le Puy-de-Dôme et Marie-George Buffet en Seine-Saint-Denis. Deux remplaçants, Nicolas Sansu qui a pris la place de Jean-Claude Sandrier dans le Cher, et Gaby Charroux, dont la candidature succède à celle de Michel Vaxès dans les Bouches-du-Rhône, ont relevé le défi avec succès. Autres bonnes nouvelles, Patrice Carvalho s'est qualifié dans l'Oise et Fabien Thiémé a mis Jean-Louis Borloo en ballottage dans le Nord.

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 09:50

Bonjour,

 

Je reçois ce dimanche 10 juin une info destinée à tous les adhérents, pour prendre connaissance des premières analyses de deux dirigeants du PCF, Marie-Georges Buffet et Pierre Laurent dans les médias, qui ne leur accordent toutefois que la portion congrue des temps de parole dont ils se satisfont apparemment.

Je vous remercie donc, mais vous informe aussi, qu’à l’occasion de la bataille des élections présidentielles et législatives, une exclusion a été prononcé contre moi qui suis adhérent et militant depuis 1966, par le 1er secrétaire de la fédération des Deux-Sèvres, sans que la direction du Parti, ni la commission des conflits re-re sollicitée n’aient eu à redire.

Ce courrier est donc sans doute une erreur de vos services administratifs qui adresse des courriers aux exclus.

 

Salutations cordiales et attristées.

 

Bruno Fornaciari

SAINT-VARENT (79)

 

 

De :adherents-listes.pcf.fr-bounces@listes.pcf.fr [mailto:adherents-listes.pcf.fr-bounces@listes.pcf.fr] De la part de Vie militante du PCF
Envoyé : dimanche 10 juin 2012 18:27
À : adherents@listes.pcf.fr
Objet : [Adhérent PCF - Conseil National]Intervention PCF dans les m�dias

 

Bonjour

Tu trouveras ci-dessous les horaires et les médias sur lesquels interviendront Pierre Laurent et Mairie George Buffet ce soir :

  • 20h30 : en direct sur Europe 1 avec Pierre Laurent
  • 20h45 sur France 2 avec Marie George Buffet
  • 22h15 : en direct sur I>Télé avec Pierre Laurent
  • 23h15 : En direct par téléphone sur France Info avec Pierre Laurent
  • Entre 21h et 22h : en direct sur RTL avec Pierre Laurent

En te souhaitant bonne réception

Fraternellement
Jacques Chabalier
Responsable Vie du Parti

 

 

 
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 04:11
Législatives: Mélenchon éliminé face à Le Pen, le FG pas assuré de conserver son groupe

PARIS — Après la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a donc une nouvelle fois perdu son combat face à Marine Le Pen aux législatives alors que le Front de gauche, avec 7,5 à 8% des voix selon les estimations, n'est pas assuré de conserver son groupe à l'Assemblée.

 

Tous les yeux étaient tournés vers Hénin-Beaumont où l'ex-candidat à la présidentielle se confrontait à la présidente du FN et au PS Philippe Kemel.

 

Le coprésident du Parti de gauche qui avait déjà raté son duel face à Mme Le Pen à la présidentielle (11,1% contre 17,9%) faisait grise mine en reconnaissant sa défaite.

 

L'eurodéputé, qui ne pouvait pas se maintenir au 2e tour, a, entre les lignes, souhaité la victoire de la gauche, "même si Martine Aubry" a dit n'avoir "besoin de personne" pour l'emporter ici, a taclé l'ex-sénateur PS. Et de prévenir que "la partie est très sevère" au second tour, Mme Le Pen dépassant les 40%.

 

"le coeur paisible"


Accusant visiblement le coup, il a appelé ses troupes à "ne pas se laisser abattre", tout en disant avoir "le coeur paisible".

 

Marie-George Buffet (PCF) lui a dit "merci" pour avoir mené "un combat sur les valeurs".

 

"On rate à très peu, c'est infime", a déploré Eric Coquerel (PG) qui accuse le PS de "continuer à considérer qu'il est plus utile de nous affaiblir que tout autre chose", après les visites sur place de Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault.

 

Globalement, avec 7,5 à 8%, le FG (16 sortants PCF et apparentés, 3 Parti de gauche) fait moins bien qu'à la présidentielle. Pour Stéphane Rozès (Cap conseil), c'est un "score en demi-teinte" : "décevant par rapport à la présidentielle mais en progression par rapport aux législatives 2007".

 

A la présidentielle, explique le politologue à l'AFP, "M. Mélenchon avait récupéré l'électorat d'extrême gauche" (NPA et LO). En 2007, les communistes et l'extrême gauche avaient obtenu presque 8% dont 4,3% pour le seul PCF. Et contrairement à 2012, leur score avait progressé de la présidentielle (1,93% pour Marie-George Buffet) aux législatives "par l'effet bastions communistes", note M. Rozès.

 

"On a une érosion" mais "il faut attendre" de voir le nombre de députés FG au soir du 17 juin, souligne M. Coquerel dont le PG devrait voir réélu Marc Dolez (Nord) alors que Martine Billard a perdu son siège à Paris.

ancrage national du FG

 

Pour Pierre Laurent, numéro un du PCF, le résultat global "confirme l'ancrage national" du FG "qui est à nouveau la seconde force de la gauche", devant EELV, comme aux régionales.

 

En projection de sièges, le FG, qui se veut en "autonomie conquérante" vis-à-vis du PS à l'Assemblée, obtient de 13 à 20 élus selon les sondeurs (15 élus nécessaires pour un groupe). Une réunion de coordination du FG doit se tenir lundi.

André Chassaigne (41,2%) devrait sans problème être réélu dans le Puy-de-Dôme au 2e tour, à l'image d'Alain Bocquet et Jean-Jacques Candelier dans le Nord (46,6% et 35,1%).

 

En Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet (33,6%) est légèrement devant Najia Amzal (PS, 30,5%) et François Asensi dépasse largement Stéphane Gatignon (ex-PCF, devenu EELV soutenu par le PS). A Martigues, Gaby Charroux devrait aussi l'emporter face au FN Béatrix Espallardo si le PS se retire.

 

Mais dans le Rhône et l'Aisne, Michèle Picard et Jean-Luc Lanouilh, qui remplaçaient respectivement les sortants André Gerin (PCF) et Jacques Dessalangre (PG), sont hors jeu, tout comme Jean-Claude Renaux dans la Somme qui succédait à Maxime Gremetz après sa démission.

 

Défaite aussi pour Jean-Pierre Brard (Seine-Saint-Denis) face à Razzy Hammadi (PS), soutenu par Dominique Voynet (EELV). Egalement sortant, Patrick Braouezec (31,2%) se retrouve derrière le PS Mathieu Hanotin (36,5%).

 

Enfin, comme un symbole de cette chute, Roland Muzeau, porte-parole des députés FG, est devancé dans les Hauts-de-Seine par le socialiste Alexis Bachelay.

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 09:13

Social-Eco - le 9 Juin 2012

Entretien

Henri Sterdyniak est directeur du Département économie de la mondialisation de l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE), et professeur à l’Université Paris-Dauphine et membre du collectif des économistes atterrés. Il nous livre ses explications et analyses sur la crise dans laquelle s'enfonce l'Espagne.

Les banques espagnoles ont été capitalisées à plusieurs reprises et sont de nouveau en difficulté. Quelles sont les raisons de leurs difficultés ?


Henri Sterdyniak. Elles sont claires. L’Espagne a vécu sur une bulle immobilière qui s’est effondrée et donc naturellement, les banques espagnoles enregistrent beaucoup de créances non recouvrables. Elles ont fait des prêts à des promoteurs qui eux-mêmes ont fait faillite, ce qui se traduit par des faillites au niveau des banques.
L’autre élément est que l’Espagne est en récession, sa croissance est extrêmement médiocre. Elle a un taux de chômage vraiment élevé. Un certain nombre de ménages ont donc des difficultés à rembourser leurs prêts, et les entreprises ont des difficultés financières, donc on a un cercle vicieux dans lequel l’Espagne est entraînée : les banques sont en difficulté, elles font moins de crédit et du coup, ça aggrave encore la situation des banques et tout cela contribue à plonger l’Espagne vers le bas.

 

Vous évoquez la spirale infernale dans laquelle est l’économie du pays. Pourtant, le gouvernement s’apprête à verser de nouveau des milliards aux banques espagnoles. Comment expliquer cette ambiguïté entre l’austérité appliquée depuis longtemps en Espagne et cette recherche permanente d’argent pour les banques ?


Cela reflète le déséquilibre profond des banques en 2007. Elles avaient massivement prêté au secteur immobilier et donc tout à fait naturellement, l’effondrement de ce secteur devient extrêmement coûteux. En plus, il faut voir que tous les crédits qu’ont pu faire les banques espagnoles, en particulier les dettes publiques qu’elles détiennent sont devenus des crédits risqués puisque les marchés les considèrent comme tels. Et donc les banques sont obligées d’avoir des fonds propres en face de ces crédits risqués. Ce qui génère des besoins de liquidités extrêmement importants dans la mesure où le gouvernement espagnol s’est refusé à faire défaut sur une partie de la dette bancaire. C’est extrêmement coûteux car il faut rembourser les créanciers des banques.

 

Le gouvernement Rajoy a annoncé à plusieurs reprises des chiffres de déficit public revus à la hausse, comme l’avait fait, en Grèce, Georges Papandreou entre octobre 2009 et mai 2010. Un scénario à la grecque est-il à craindre pour l’Espagne ?


Le problème de l’Espagne est un problème général en Europe. En 2010, son déficit public est important : 9,3% du PIB et on lui demande de faire des efforts extrêmement lourds pour réduire ce déficit. Le gouvernement espagnol prend cet engagement. Le problème est que du coup, la croissance économique est très mauvaise en Espagne, il n’y a pas de reprise économique. Et à ce moment là, lorsque l’on augmente les impôts, ça pèse sur la croissance, ça freine les recettes fiscales, et du coup, le gouvernement n’est pas capable de tenir ses engagements. En plus se pose la question régionale en Espagne : une grande partie des efforts doit être fournie par les régions. Elles doivent plutôt « faire faire » ces efforts par les ménages, en réduisant les dépenses de santé, d’éducation, ce qui n’est pas populaire en Espagne. On est dans une histoire où l’on demande à l’Espagne de prendre des mesures très lourdes sur le plan social et inefficace sur le plan économique. L’Espagne a été incapable de tenir cet engagement. Elle s’était engagée à fournir un effort budgétaire représentant 4 points du PIB, ce qui est énorme. En fait, elle n’a fait que 2 points, ce qui est déjà beaucoup. Le problème est qu’elle s’est engagée à faire autant d'efforts en 2013. Là encore, cet engagement est impossible à tenir. On a une contradiction entre ce qu’un pays peut supporter et les exigences de la Commission. Le pays ne va pas atteindre ces objectifs et se retrouvera soumis à la spéculation ou aux craintes des marchés financiers sans que l’on voit d’issue à la crise. En plus, cela se passe dans un contexte où l’ensemble de la zone euro est en croissance quasi-négative (-0,1% à -0,2% du PIB pour l’ensemble de la zone euro), ce qui n’est pas porteur pour l’Espagne.


Elle ne pourra pas tenir ses engagements ce qui génère des craintes de crise financière et politique. La zone euro ne fonctionne pas : c’est le problème. L’Espagne n’a pas un déficit supérieur à celui des Etats-Unis qui, eux, ne sont pas attaqués par les marchés financiers, ne prennent pas d’engagements démesurés de déficits publics que l’on impose à l’Espagne.

 

L’Espagne a pourtant une dette inférieure à celle de l’Allemagne ou de la France. Avoir le regard fixé sur la dette n’est-il pas une erreur ?


La Commission européenne regarde le déficit, relativement important pour l’Espagne. Les marchés regardent la dette publique mais aussi tout le problème lié aux banques. C’est pourquoi les marchés spéculent, sont craintifs vis-à-vis du cas espagnol. Le problème de la zone euro est qu’il y a des pays en difficulté qui n’ont pas les moyens de sortir de ces difficultés. Ils sont englués dans les règles de la zone euro, ne peuvent dévaluer comme ont pu le faire les pays scandinaves. Ils n’osent pas prendre des grandes mesures où ils s’en prendraient aux créanciers des banques. Ces pays sont donc condamnés à des politiques d’austérité qui ne rassurent pas les marchés financiers, ne permettent pas de réduire les dettes et déficits publics, qui aggravent la situation des banques et des entreprises. Et donc, on ne sort pas de ce cercle. La solution consistant à dire « les pays ne peuvent pas dévaluer car ils sont dans la zone euro mais en échange, ils bénéficient d’une forte solidarité de la zone euro » ne s’applique pas en l’espère car pour avoir une forte solidarité de la zone euro, il faudrait que l’Espagne accepte de demander l’aide du FESF, d’être soumise elle-aussi comme l’Irlande, la Grèce, le Portugal, à la troïka, ce qu’elle veut éviter.


On a une situation où l’Espagne est complètement coincée entre les contraintes de la zone euro qui l’empêche d’avoir une politique forte et l’absence de réelles solidarités à l’intérieur de la zone euro. Et par ailleurs, les marchés sont extrêmement attentifs ; ils se disent que l’Espagne va craquer, la zone euro ne va pas pouvoir venir à son secours, donc l’Espagne est un maillon faible, et donc ça renforce les difficultés de l’Espagne. Comme dans tous les pays du sud, ils sont coincés. On a une zone euro qui ne fonctionne pas et des marchés à l’affût de l’éclatement de la zone euro. La situation n’est donc pas gérable.

 

Pour vous, l’hypothèse de l’implosion de la zone euro est-elle à prendre réellement au sérieux ?


C’est une menace sérieuse. La zone ne fonctionne pas. Tous les 15 jours, il y a des mouvements spéculatifs contre la Grèce, contre l’Espagne… Les pays sont en permanence soumis au chantage : soit pratiquer l’austérité qui amène à la récession, soit être victime de la spéculation des marchés financiers. Et l’Europe est incapable d’avoir la solidarité nécessaire qui devrait être un conditionnel pour sauver la situation. L 'Europe est également incapable d’avoir un programme de croissance puisque l’on voit des divergences profondes entre ceux qui disent que pour faire de la croissance, il faut arrêter l’austérité et faire de l’investissement productif et ceux qui disent que pour faire de la croissance, il faut faire plus d’austérité et flexibiliser les marchés des biens et du travail – c’est la position allemande. Dans le cas de l’Espagne, on a déjà un taux de chômage de 24% : flexibiliser le marché du travail, on ne voit pas en quoi ça pourrait aider.


Le problème de l’Europe est que l’on n’a pas de stratégie de croissance, pas de stratégie claire vis-à-vis des marchés. Il y a un risque évident d’implosion. Avec l’Allemagne qui dit qu’il n’y aura pas de solidarité si le pacte budgétaire n’est pas mis en œuvre, et en même temps un pacte budgétaire qui   contraint tout le monde à faire des politiques d’austérité qui brisent la croissance, on voit pourquoi  la zone euro est  extrêmement fragile et elle n’a pas trouvé un mode de fonctionnement satisfaisant.


Il faut changer la zone euro et il y a deux manières de la changer : la manière française et la manière allemande qui sont incompatibles.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 08:52

A quelques heures du premier tour des élections, les sondages se disputent sur la question d'une éventuelle majorité absolue en faveur du PS. Malgré sa prédominance, la gauche parlementaire accuse un léger recul des intentions de vote, alors que l'opposition grappille un demi-point.


Dans cette dernière ligne droite avant le premier tour des législatives françaises dimanche, les instituts de sondage mettent un terme à leurs ultimes prédictions. Malgré quelques divergences, la tendance générale est au rose, mais plutôt pâlotte. Deux sondages s'opposent sur une éventuelle majorité absolue en faveur du Parti socialiste. 

 

Selon la dernière enquête Ipsos-Logica Consulting parue ce vendredi matin, l'ensemble de la gauche obtiendrait bien la majorité, dépassant la barre fatidique des 289 sièges à l'Assemblée Nationale. Mieux, d'après l'institut, elle comptabiliserait entre 292 et 346 places en tout, avec 44,5% des intentions de vote. Mais le bloc accuse là un recul d'un point par rapport à l'enquête de la semaine précédente.


Dans le détail, le PS et ses alliés divers gauche emporteraient entre 243 et 285 sièges, ce qui éclipse pour le parti au pouvoir les chances de remporter à lui seul la majorité.


Le découpage offre une fourchette de 23 à 26 sièges pour le Front de gauche, entre 12 et 15 sièges aux Radicaux de gauche, de 12 à 16 pour Europe écologie-les Verts, et entre 2 et 4 pour le MRC de Jean-Pierre Chevènement.

L'opposition enregistre, elle, une légère hausse de 0,5 point, recueillant 34,5% des voix. L'UMP obtiendrait entre 214 et 262 sièges, le nouveau centre de 16 à 13, le Parti Radical de 7 à 4. Le Front National remporte la troisième place en terme d'intentions de vote avec 15,5%, et obtiendrait entre 0 et 5 places à l'Assemblée. Quant au MoDem de François Bayrou, il est crédité de 2% d'intentions, avec 0 à 3 sièges.


Une autre étude d'Opinion Way-Fiducial publiée jeudi 7 juin, le PS a de bonnes raisons d'espérer la majorité absolue. En comptabilisant les voix des radicaux de gauche, il décrocherait de 326 à 368 sièges. Une progression considérable depuis leur étude précédente, qui leur en prêtait alors entre 310 et 347. Toujours selon Opinion Way, le Front de gauche remporterait, à lui seul, 8% des intentions de vote, lui offrant entre 18 et 22 représentants.

 

Pourtant, ces chiffres détonnent avec une étude d'Harris Interactive pour la chaîne LCP-Assemblée Nationale parue le vendredi 8 juin. Selon cette enquête, 43% des Français souhaiteraient une alliance entre le PS et le parti de François Bayrou. 30% espèrent que le parti au pouvoir s'unisse au Front de gauche et à Europe écologie- les Verts, et seuls 26% sont pour un majorité absolue du Parti socialiste.

 

L'abstention, grande inconnue et vrai risque


A 48h du premier tour, les représentants des partis y vont chacun de leur couplet pour tenter de mobiliser leurs électeurs. François Hollande a rappelé hier l'importance du scrutin de ces législatives, demandant une nouvelle fois à l'électorat de lui accorder "une majorité large, solide et cohérente". En face, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Coppé préfère jouer la carte de l'alarmisme: "Si la gauche gagne, pendant cinq ans, nous ne pourrons rien faire pour empêcher leur folie" a-t'il prévenu, avant d'ajouter qu'il fallait "élire dès maintenant une majorité de députés de droite à l'Assemblée nationale pour empêcher l'irréparable, pour ne pas anéantir ce qui a été fait".


Marine Le Pen, qui veut assurer la place du FN -arrivé en troisième position des présidentielles- a souligné que le nombre de députés frontistes au second tour "dépend(rait) de la participation". Le score obtenu par le parti d'extrême droite reste l'une des inconnues et des clés du scrutin, et déterminera une éventuelle triangulaire. Un tel scénario risquant d'infliger un revers considérable à la droite, certains de ses représentants cèdent à la tentation d'un rapprochement avec le parti frontiste.

 

Pour être présent au second tour, un candidat a deux alternatives. Soit faire partie des deux finalistes du premier tour, soit obtenir un nombre de voix égal ou supérieur à 12,5% du nombre d'inscrits. L'abstention risque de jouer aussi un rôle clé dans les résultats du scrutin de dimanche prochain. Selon Ipsos, la participation tournerait entre 57 et 60%. Un taux guère meilleur qu'en 2007. Le 10 et le 17 juin prochains, 46 millions d'électeurs de métropole sont appelés à aller voter.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 08:46

 

  Amiens : le fils spirituel de Maxime Gremetz

le 09/06/2012 à 05:00 par Marine Laouchez

 

Mickaël Wamen en campagne à Amiens. Photo AFP/François Nascimbeni

Mickaël Wamen en campagne à Amiens. Photo AFP/François Nascimbeni

Consacré par le député sortant Maxime Gremetz, Mickaël Wamen, connu pour son combat de syndicaliste à l’usine Goodyear d’Amiens, s’est lancé dans la course aux législatives dans la 1 re circonscription de la Somme, historiquement communiste, pour succéder à son mentor.

Il a troqué le tee-shirt contre une chemise blanche, mais ne conçoit pas d’autres compromis dans sa campagne. Tous les matins à 7 h 30, Mickaël Wamen travaille à l’usine Goodyear d’Amiens-Nord, où il est ouvrier. C’est dans son combat contre le plan social du groupe américain qu’il s’est fait un nom dans le monde syndicaliste. C’est là aussi que Maxime Gremetz le repère. « Moi j’étais à Valéo, lui en face. Je l’ai vu grandir, se développer », explique le député démissionnaire haut en couleurs, qui n’hésite pas à qualifier Mickaël Wamen de « fils spirituel ».

 

Le tout juste quarantenaire, depuis le mois d’avril, est né à Amiens de parents originaires d’Abbeville. Il a grandi à Flixecourt. Trois villes qui se trouvent dans le giron de la première circonscription de la Somme.

 

Il peut revendiquer d’avoir fait plier la direction de Goodyear, qui a renoncé, au bout de cinq ans de bras de fer avec les salariés, à tout licenciement contraint, au profit d’un plan de départ volontaire.

 

Même s’il ne veut pas être un « candidat syndicaliste » mais bien un « candidat politique », il ne peut oublier son combat. « Mon engagement politique, c’est le prolongement de l’action qu’on a menée chez Goodyear. Je me suis dit que ce combat était beau, mais qu’il n’aurait aucun sens s’il s’arrêtait aux portes de l’usine », explique Mickaël Wamen.

Dans un premier temps, il était annoncé comme suppléant de Fiodor Rilov, avocat des Goodyear, mais qui s’est retiré faute d’avoir reçu à temps sa naturalisation française.

 

Sa double casquette prête le flanc aux critiques, en particulier à gauche, puisqu’il se revendique comme candidat « communiste » mais n’appartient pas au PCF : il porte officiellement l’étiquette divers gauche et il a contre lui un candidat PCF-Front de gauche, qui ne le ménage pas : « Pendant des années il a dit qu’il ne fallait pas mélanger politique et syndicat. Les élections législatives, ce n’est pas élire un délégué syndical, si bon qu’il soit par ailleurs », note Jean-Claude Renaux, le communiste « officiel », qui avait obtenu en 2007 deux fois moins de voix que Maxime Gremetz. Pour lui, la candidature Wamen « est le dernier soubresaut de Maxime Gremetz qui règle ses comptes ».

 

En 2007, en congé du PCF, Maxime Gremetz avait été élu avec plus de 59 % des voix au second tour. Mais il avait fini par claquer la porte de l’Assemblée nationale, il y a un an, à la suite d’un dernier coup de sang.

 

Mickaël Wamen revendique un vrai programme, avec, en mesure phare, la tenue d’une promesse faite par le candidat Hollande lors d’une visite à Goodyear au mois d’octobre dernier. Il s’était alors engagé à faire voter une loi pour interdire les licenciements boursiers.

 

« Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi un problème de formation chez les jeunes, on est dans une circonscription énormément touchée par le chômage. Le manque de perspective d’avenir, tout cela crée d’autres problèmes : logement, statut social des gens. Il y a énormément de choses à faire », affirme Mickaël Wamen.

 

Dans une circonscription de gauche, où la candidate socialiste Pascale Boistard a été parachutée au dernier moment, Mickaël Wamen croit en ses chances tout en soulignant sa « plus grosse crainte » du candidat FN Yvon Flahaut.

le 09/06/2012 à 05:00 par Marine Laouchez

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 08:37

 

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Published by bruno fornaciari - dans DETENDEZ-VOUS EN MUSIQUE
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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 05:44
Samedi 19 Mai 2012


Journaliste économique à Marianne 


Il manquerait 20 milliards dans les caisses pour atteindre l'objectif des 3% de deficit de PIB en 2013. Cette petite ardoise de Nicolas Sarkozy est la plus importante des bombes laissées en héritage. François Hollande devra choisir. Soit se conformer a cet objectif et augmenter les impôts d'autant. Soit renoncer à la parole de la France, en pointant du doigt son prédécesseur. L'audit de la Cour des comptes devrait l'y aider.


(Nicolas Sarkozy - WITT/SIPA)
(Nicolas Sarkozy - WITT/SIPA)

La Commission européenne n’aura pas attendu la passation de pouvoir pour saluer, à sa manière, le nouveau locataire de l’Elysée. Dès le 11 mai, Olli Rehn, son vice-président chargé des Affaires économiques, menace : les comptes publics français seront déficitaires à hauteur de 4,2 % du PIB en 2013, au lieu des 3 % imposés par le nouveau traité, et promis par la France. Bien sûr, cette sortie des clous, c’est un peu à cause de la croissance : en 2013, la hausse du PIB français devrait atteindre 1,3 %, contre 1,7 % anticipé. Mais ce différentiel de croissance n’explique que 5 milliards d’euros. Outre les bombes des plans sociaux gelés avec l’élection, celle de la nationalisation de Dexia, cette petite ardoise de 20 milliards constitue sans doute le plus important des cadeaux empoisonnés laissés par Nicolas Sarkozy au nouveau pouvoir.


Car si il tient à se conformer à la promesse faite à Bruxelles par Nicolas Sarkozy, promesse reprise par le nouveau chef de l’Etat, François Hollande sera obligé de trouver l’équivalent soit en recettes soit en moindres dépenses… A moins que la Cour des Compte, qui doit être prochainement saisie d’un audit sur l’état des finances publiques ne vienne sauver la mise à François Hollande…

« En vérité, le gros de l’ardoise, c’est la vingtaine de milliards d’euros de nouveaux impôts que le gouvernement a prétendu avoir votés, alors qu’il n’en était rien », décrypte Michel Sapin, le monsieur économie du candidat PS et aujourd’hui ministre du travail. Revoilà donc la polémique qui avait opposé les deux camps durant toute la campagne. Les socialistes, au premier rang desquels Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée, ont sommé le gouvernement Fillon de détailler ces 20 milliards d’euros d’augmentations d’impôts pour 2012-2013. Car pour être bien inscrits dans le cadrage budgétaire envoyé à Bruxelles, ils n’en étaient pas moins virtuels selon eux puisque non votés durant l’un des multiples plans de rigueur de la fin du quinquennat. Il ne s’agissait pas d’un simple argument électoral. Pour respecter les clous bruxellois, l’objectif de 3% de déficit en 2013, Hollande a naturellement –naïvement ?- fait figurer ces 20 milliards dans son programme. A ce premier étage, il prévoyait d’en ajouter un second de 29 milliards d’€ « purement socialistes ». Sauf que Nicolas Sarkozy a laissé l’ascenseur des prélèvements obligatoires au rez-de-chaussée, avec François Hollande devant. 

Le président choisira-t-il dès lors d’appuyer sur le bouton du second étage et d’augmenter les impôts non pas des 29 milliards d’euros prévus mais de 49 milliards ? Ou profitera-t-il de cette dernière malhonnêteté sarkozyste pour s’affranchir de la trajectoire budgétaire drastique (synonyme de croissance atone) dans laquelle la France s’est engagée ?

C’est la question, cruciale, que François Hollande devra trancher dans les prochaines semaines. Le nouveau Président dispose pour ce faire d’un atout dans sa manche : l’audit de la situation du pays qu’il s’apprete à commander à la Cour des Comptes. Tout dépendra de la lettre de mission que les magistrats devraient recevoir en début de semaine. Il y a peu de chance que celle-ci se limite à la simple analyse de l’exécution du budget 2012. On sait par exemple que les enveloppes allouées à la politique de l’emploi ont été consommées par anticipation, laissant un trou pour la fin 2012.

Didier Migaud, le premier Président de la Cour, devrait également être amené à juger de la virtualité des fameux 20 milliards d’€….ouvrant du même coup une opportunité salutaire à François Hollande pour se dégager de la promesse bruxelloise de la France.

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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BRUNO FORNACIARI

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