Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 17:39

 

CDI à durée déterminée (limitée) : Michel Sapin doit rectifier ses propos ou signer un vrai CDI comme conseiller auprès du MEDEF

En évoquant ce matin au micro d’Europe 1, les 150.000 contrats d’avenir prévus pour la rentrée, Michel Sapin a expliqué que ces contrats proposeront aux jeunes «un vrai boulot en contrat à durée indéterminée pendant une durée suffisante, entre un an et trois ans». Manifestement, le ministre du travail n'a pas du prendre assez de repos pendant ses vacances pour se fourvoyer de la sorte. Un CDI en France est un acquis social important qui protège les salariés du secteur privé contre la précarité en leur donnant une garantie d'emploi.

 

Michel Sapin doit rectifier au plus vite ses propos ou signer un vrai CDI comme conseiller auprès du MEDEF qui doit se pincer pour y croire. L'emploi des jeunes est une affaire sérieuse qui ne mérite pas d'y introduire toujours plus de précarité. La lutte victorieuse contre le CPE n'est pourtant pas si loin pour que cela serve de leçon au gouvernement qui aurait ainsi le bon goût de se souvenir que d'être de gauche ce n'est pas précariser sa jeunesse mais assurer son autonomie et son insertion sociale et professionnelle.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 17:28
 

 

Belkacem Ferchichi, le conseiller à la sécurité du chef du gouvernement provisoire , l’islamiste d’ennahdha Hamadi Jbèli ,a été arrêté à l’aéroport international d’Orly ( France ), en compagnie de deux autres Tunisiens, Noureddine Uwaini et Imad Algamazi. En provenance d’Arabie saoudite avec des sacs remplis d’argent,  

 

La police des frontières d’Orly l’accuse de “blanchiment”. Ce dossier confidentiel que la presse hexagonale ne diffusera certainement pas risque de causer des dégâts dans les relations avec l’Arabie saoudite qui finance le mouvement islamique au pouvoir en Tunisie.

 

Selon une source proche du dossier, Belkacem Ferchichi, après un périple entre le Qatar, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite, faisait escale en France, pour ses petites affaires.

 

Ce très proche du Sheikh Rached Ghannouchi, chef de file du parti Ennhadha, a tout de même en Tunisie, de part ses fonctions, le rang de secrétaire d’Etat.

 

Ancien exilé à Paris, il sera probablement exfiltré vers la Tunisie et les fonds qu’il transportait seront illicitement transférés à Tunis. L’argent fait visiblement ami-ami avec les islamistes…

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
commenter cet article
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 17:26

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 13:36
Repost 0
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 13:32

Société - le 22 Août 2012

Éditorial par Dany Stive

Dans l'Humanité ce mercredi : Roms, sortons de la politique des bulldozers !

En fait, les Roms survivent dans des bidonvilles qui ressemblent étrangement à ceux des années cinquante.

Depuis un mois, les expulsions de bidonvilles sans relogement se sont multipliées dans le Grand Lyon. Résignées, les familles s'installent sur de nouveaux terrains encore plus excentrés. Leur situation n'a jamais aussi précaire. Retrouvez dans l'Humanité notre reportage à Lyon, les expériences tentées à Montreuil, le dossier politique et au sein de l'UE. Et l'éditorial de Dany Stive, Citoyens européens de seconde zone.

Campements de fortune… Fortune ? Campements illicites… Où se trouvent les licites ? Notre vocabulaire trahit les stéréotypes qui collent à la peau des Roms. Là où se regroupent des migrants économiques venus de Roumanie et Bulgarie, poussés par la misère et la dégradation des économies et des politiques sociales, on s’évertue à nous présenter des populations nomades, se déplaçant de campements en campements.

En fait, les Roms survivent dans des bidonvilles qui ressemblent étrangement à ceux des années cinquante à quatre-vingt où s’entassaient alors les travailleurs immigrés du nord de l’Afrique. On tremble en pensant aux décennies qui ont été nécessaires pour éradiquer cet habitat indigne. Pourtant, c’est à cette tâche que le gouvernement doit absolument s’atteler dès aujourd’hui. La réunion interministérielle provoquée par le premier ministre doit impérativement refermer la sinistre période estivale qui a vu le ministre de l’Intérieur agir (et penser ?) comme n’importe quel thuriféraire sarkozyste.

 

Même Jean-Pierre Raffarin n’a « pas vraiment » vu de différences entre l’action de Manuel Valls 
et celle que menait Claude Guéant, son prédécesseur place Beauvau. Et l’ancien premier ministre s’est payé le luxe de prédire : « Je pense que ça va conduire à un certain nombre de difficultés, car les socialistes ne font pas la politique pour laquelle ils ont été élus. » C’est le moins que l’on puisse dire : qu’un ministre de gauche développe, avec des nuances (quand même !), un discours qui rappelle furieusement l’escroquerie intellectuelle du discours de Grenoble est insupportable et dangereux.

 

Il est plus que temps d’en finir avec cette politique d’expulsion qui jette des familles à la rue dans un dénuement total, les éloignant de l’apport solidaire des associations et du travail social mené par les collectivités territoriales engagées dans ce combat. Il est temps d’en finir avec les reconduites à la frontière, aussi onéreuses (20 970 euros d’après une évaluation du Sénat) qu’inefficaces et humainement insupportables. Il est temps d’en finir avec une politique qui bafoue les droits et la dignité des personnes.

 

Comme tout un chacun, Jean-Marc Ayrault a entendu, pendant la campagne électorale, le futur président de la République déclarer : « Lorsque des campements insalubres sont démantelés, des solutions alternatives doivent être proposées… » Les décisions sur lesquelles la réunion interministérielle va s’engager ne peuvent ignorer ce discours. Mais la déception serait grande si elle se contentait de gérer ce problème sans affirmer la volonté de le régler.

 

Rapidement, un moratoire sur les expulsions doit être décidé. Mettre fin aux mesures transitoires qui restreignent l’accès au travail des Roumains et des Bulgares, donc des Roms, en France jusqu’en janvier 2014, donnerait quelque consistance à un discours appelant ces gens à s’intégrer. En fait, il s’agit de donner accès au droit commun à ces 15 000 citoyens européens qui vivent aujourd’hui dans des conditions indignes.

  •  

Dany Stive

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 13:30

Maria Alekhina, Pussy Riot: “Je n’ai pas peur de vous”

22/08/2012 | 09h40
alekhina - Pussy Riot
alekhina - Pussy Riot -

Voici le texte écrit par Maria Alekhina une des Pussy Riot, lu à son procès par son avocate. Avec Nadejda Tolokonnikova et Ekaterina Samoutsevitch, elle a été condamnée à deux ans de prison. Les Inrockuptibles, solidaires des Pussy Riot.

Ce procès est exemplaire. Le pouvoir en rougira, et pas qu’une fois, et il en aura honte. Chacune de ses étapes est la quintessence de l’arbitraire. Comment notre démarche, à l’origine une action modeste et plutôt farfelue, s’est-elle muée en cet immense malheur ? Il est évident que, dans une société saine, ce serait impossible. La Russie, en tant qu’Etat, apparaît depuis longtemps comme un organisme rongé par la maladie. Et cet organisme réagit de manière maladive dès qu’on effleure l’un de ses abcès purulents. D’abord il passe longuement cette maladie sous silence. Ensuite, il trouve une solution en dialoguant. Et voici ce qu’il appelle un dialogue. Ce tribunal n’est pas simplement une mascarade grotesque et cruelle, il est le « visage » du dialogue tel qu’il se pratique dans notre pays. Au niveau social, pour aborder un problème par le dialogue, il faut une situation – une motivation. Ce qui est intéressant, c’est que notre situation a été, dès l’origine, dépersonnalisée.

Parce que, lorsque nous parlons de Poutine, ce n’est pas Vladimir Vladimirovitch Poutine que nous avons en vue ; c’est Poutine en tant que système créé par lui-même, cette verticale du pouvoir où pratiquement toute la gestion s’effectue à la main.

Et cette verticale ne prend pas en compte, ne prend absolument pas en compte, l’opinion des masses. Et, c’est ce qui m’inquiète le plus, l’opinion des jeunes générations. Et cela dans tous les domaines.

Dans ce dernier mot, je veux dire ma propre expérience, ma propre confrontation avec ce système. L’éducation, là où commence la formation de la personne sociale, ignore ce qui constitue cette personne. Mépris de l’individu, mépris de l’éducation culturelle, philosophique, mépris des connaissances élémentaires qui font une société civile. Officiellement, toutes ces matières sont au programme. Mais elles sont enseignées sur le modèle soviétique. Résultat : la marginalisation de la culture dans l’esprit de chaque individu, la marginalisation de la réflexion philosophique, et le sexisme érigé en stéréotype. L’homme-citoyen est un idéal balancé au fond du placard.

Toutes les institutions en charge aujourd’hui de l’éducation s’efforcent avant tout d’inculquer aux enfants les principes d’une existence automatique. Sans tenir compte de leur âge et des questions propres à cet âge. Elles inoculent la cruauté et le rejet de toute idée non conformiste. Dès l’enfance, l’homme doit oublier sa liberté.

J’ai une certaine expérience de l’hôpital de jour psychiatrique pour les mineurs. Je peux affirmer que tout adolescent qui, de manière plus ou moins active, fait preuve d’anticonformisme peut être aussitôt interné. Dans ces établissements échouent nombre d’enfants qui viennent d’orphelinats. Oui, dans notre pays, il est normal de placer en hôpital psychiatrique un enfant qui a voulu fuir l’orphelinat. Et de lui administrer des tranquillisants comme l’aminazine, qui était utilisée dans les années 70 pour mater les dissidents soviétiques.

Dans ces établissements, c’est la répression qui est privilégiée et non l’accompagnement psychologique. Le système est basé exclusivement sur la peur et sur la soumission inconditionnelle. Ces enfants deviennent inévitablement des enfants cruels. Beaucoup d’entre eux sont illettrés. Et personne ne fait quoi que ce soit pour y remédier. Bien au contraire. Tout est fait pour briser, tout est fait pour étouffer la moindre aspiration, le moindre désir de progresser. Ici, l’être humain doit se fermer et perdre toute confiance dans le monde.

Voilà ce que je veux dire : une telle conception de l’homme interdit la prise de conscience des libertés individuelles, y compris religieuses, et cela touche toute la population. La conséquence de ce processus, c’est la résignation ontologique, c’est-à-dire la résignation ontique socialisée. Ce passage, ou plutôt cette fracture, est remarquable en ceci que, si on l’examine dans un contexte chrétien, on s’aperçoit que les significations et les symboles se substituent en significations et en symboles exactement inverses. Ainsi, aujourd’hui, la résignation, qui est l’une des catégories essentielles du christianisme, est entendue ontologiquement non plus comme moyen de purifier, d’affermir et de conduire à la libération définitive de l’homme mais, au contraire, comme moyen de l’asservir. On peut dire, en citant Nikolai Berdiaiev : « L’ontologie de la résignation — c’est l’ontologie des esclaves de Dieu, non des enfants de Dieu. »

En ce qui me concerne, c’est quand je me suis lancée dans la lutte écologique pour la forêt de Krasnodar que j’ai pris conscience de la liberté intérieure comme fondement de l’action. Ainsi que de l’importance, et l’importance immédiate de l’action en tant que telle.

Je ne cesse de m’étonner que dans notre pays il faille rassembler plusieurs milliers de personnes pour faire cesser l’arbitraire d’un ou d’une poignée de fonctionnaires.

La réaction de milliers de gens de par le monde à ce procès est en est la preuve éclatante. Nous sommes toutes trois innocentes. Nous sommes innocentes, le monde entier le dit. Le monde entier le dit pendant les concerts, le monde entier le dit sur Internet, le monde entier le dit dans la presse et dans les parlements.

Les premiers mots que le Premier ministre britannique a adressé à notre président n’ont pas concerné les Jeux olympiques mais il lui a demandé : « Pourquoi trois jeunes femmes innocentes sont-elles en prison ? C’est une honte. »

Mais ce qui m’étonne davantage encore, c’est que les gens ne croient pas qu’ils puissent influencer le pouvoir de quelque manière que ce soit. Alors que nous organisions piquets et meetings pour défendre la forêt de Krasnodar, alors justement que je récoltais les signatures pour les pétitions, beaucoup de gens me demandaient, et avec un étonnement tout à fait sincère, qui ça pouvait intéresser… Oui, peut-être, d’accord, c’était la dernière forêt séculaire de Russie, mais qu’est-ce que ça pouvait bien leur faire, cette forêt dans la région de Krasnodar ? Ce bout de terre paumé. C’est vrai, qu’est-ce que ça pouvait leur faire que la femme de notre Premier ministre Dmitri Medvedev ait l’intention d’y faire construire une résidence ? Et de détruire l’unique réserve de genévriers de Russie ?

Voici comment réagissent les gens… Voici encore une preuve que les gens dans notre pays ont cessé de considérer que le territoire appartenait à ses citoyens. Ils ont cessé de se considérer comme des citoyens. Ils se considèrent tout simplement comme des masses automatisées. Ils ne comprennent pas qu’une forêt leur appartient même si elle ne se trouve pas à proximité immédiate de leur domicile. J’en viens même à douter qu’ils aient conscience que leur propre maison leur appartient. Si une excavatrice s’approche de l’entrée de leur immeuble, que l’on demande aux gens d’évacuer les lieux et qu’on leur dise : « Excusez-nous, nous allons démolir votre maison pour y construire la résidence d’un fonctionnaire », ils ramassent leurs affaires, leurs sacs et ils quittent leur maison. Et ils resteront là, dans la rue, en attendant tranquillement que le pouvoir leur dise ce qu’il faut faire. Ils sont absolument amorphes, c’est très triste.

Après plus de six mois passés dans une cellule, j’ai compris que la prison, c’était la Russie en miniature. C’est la même verticale du pouvoir, où le règlement du moindre problème passe par la décision exclusive et directe du chef.

En l’absence d’une répartition horizontale des fonctions et des attributions qui faciliterait considérablement la vie de chacun. En l’absence également de toute initiative individuelle. Ici, c’est le règne de la délation. De la suspicion mutuelle. En prison, de la même façon que dans le reste du pays, tout est basé sur la dépersonnalisation et sur l’assimilation de l’individu à sa fonction. Qu’il s’agisse d’un employé ou d’un détenu. Le règlement sévère de la prison, auquel on s’habitue rapidement, ressemble au règlement de la vie qu’on impose à chacun dès sa naissance. Dans le cadre de ce règlement, les gens commencent à s’attacher aux choses insignifiantes. En prison, c’est par exemple une nappe ou de la vaisselle en plastique qu’on ne peut se procurer qu’avec la permission du chef. Dehors, l’équivalent, c’est le statut social, auquel les gens sont particulièrement attachés. Ce qui m’a toujours beaucoup étonnée.

Il y a aussi quelque chose d’important, c’est le moment où l’on prend conscience de ce régime en tant que spectacle. Qui, dans la réalité, se traduit par le chaos, mettant à nu la désorganisation et la non-optimisation de la majorité des processus. Cela ne favorise pas le bon fonctionnement politique. Au contraire, les gens sont de plus en plus désorientés, y compris dans le temps et dans l’espace. Le citoyen, où qu’il se trouve, ne sait pas où s’adresser pour régler tel ou tel problème. C’est pour ça qu’il s’adresse au chef de la prison. Hors de prison, ce chef s’appelle Poutine.

Nous sommes contre le chaos poutinien qui n’a de régime que le nom. Nous donnons une image composite de ce système où, d’après nous, presque toutes les institutions subissent une mutation, tout en gardant leur apparence extérieure. De ce système qui détruit cette société civile qui nous est si chère. Nos textes, s’ils recourent au style direct, ne réalisent rien directement. Nous considérons cela comme une forme artistique. Mais la motivation, elle, est identique. Notre motivation reste identique dans une expression directe. Cette motivation est très bien exprimée par ces mots de l’Evangile : « Car quiconque demande, reçoit; et qui cherche, trouve ; et à celui qui frappe à la porte, on ouvrira. » Et moi, et nous tous, nous croyons sincèrement qu’on nous ouvrira. Aujourd’hui, hélas, on nous a enfermées. En prison.

C’est très curieux que les autorités, en réagissant à nos actions, ne tiennent absolument pas compte de l’expérience historique passée des manifestations d’hétérodoxie, d’anticonformisme. “La simple honnêteté est perçue dans le meilleur des cas comme de l’héroïsme. Et dans le pire, comme un trouble psychique », écrivait dans les années 70 le dissident Boukovski. Il ne s’est pas écoulé beaucoup de temps et pourtant tout le monde fait comme si la Grande Terreur n’avait jamais existé, ni les tentatives de s’y opposer. Je considère que nous sommes accusées par des gens sans mémoire. Nombre d’entre eux disaient : « Il est possédé du démon, et Il a perdu le sens; pourquoi l’écoutez-vous? » Ces paroles, ce sont les juifs qui ont accusé Jésus Christ de blasphème qui les ont prononcées. Ils disaient : « Nous vous lapidons pour un blasphème » (Jean 10.33).

Il est remarquable que c’est précisément ce verset auquel fait référence l’église orthodoxe russe pour exprimer son avis sur le blasphème. Cet avis est dûment certifié sur un document versé à notre dossier criminel. En émettant cet avis, l’église orthodoxe russe se réfère à l’Evangile comme à une vérité religieuse immuable. L’Evangile n’est plus considéré comme un livre révélé, ce qu’il fut pourtant dès l’origine. L’Evangile est considéré comme un bloc de citations qu’on peut tirer et fourrer où bon vous semble. Dans n’importe quel document et à toute fin utile. Et l’église orthodoxe russe ne tient même pas compte du contexte dans lequel est employé le mot « blasphème ». En l’occurrence, il était appliqué à Jésus Christ.

Je considère que la vérité religieuse ne doit pas rester immobile. Qu’il est indispensable de saisir les voies immanentes pour l’évolution de l’esprit. Que les expériences de l’homme, ses dédoublements, ses fissurations doivent être pris en compte. Qu’il faut avoir vécu toutes ces choses pour se construire. Que c’est uniquement après avoir vécu tout cela que l’homme peut atteindre quelque chose et continuer à avancer. Que la vérité religieuse est un processus, et non un résultat définitif qu’on peut fourrer où bon vous semble. Et toutes ces choses dont j’ai parlé, ces processus, sont pensés par l’art et la philosophie. Y compris par l’art contemporain.

Une situation artistique peut, et se doit selon moi, comporter un conflit intérieur. Et je suis particulièrement irritée par toute cette « soi-disance » qui émaille les paroles de l’accusation lorsqu’elle mentionne l’art contemporain.

Je tiens à remarquer que les mêmes termes ont été employés lors du procès du poète Brodsky. Ses vers étaient désignés comme des « soi-disant » vers, mais les témoins ne les avaient pas lus. Comme une partie des témoins de notre procès, qui n’étaient pas présents lors de notre action, mais qui ont regardé le clip sur Internet. Il est probable que nos excuses soient également présentées par l’esprit généralisateur de l’accusation comme « soi-disant ». C’est une insulte. C’est un préjudice moral. C’est un traumatisme. Parce que nos excuses étaient sincères. Vous n’imaginez pas à quel point je regrette que tant de paroles aient été prononcées et que vous n’ayez toujours rien compris. Ou alors vous rusez, quand vous dites que nos excuses n’étaient pas sincères. Je ne comprends pas ce que vous voudriez encore entendre. Pour moi, c’est ce procès qui est un soi-disant procès.

Et je n’ai pas peur de vous. Je n’ai pas peur du mensonge, je n’ai pas peur de la fiction, je n’ai pas peur de cette mystification mal fagotée, je n’ai pas peur du verdict de ce soi-disant tribunal. Parce que vous ne pouvez me priver que d’une soi-disant liberté. C’est la seule qui existe sur le territoire de la Fédération de Russie. Ma liberté intérieure, personne ne pourra me l’enlever.

Elle vit dans le verbe, elle continuera à vivre quand elle parlera grâce aux milliers de gens qui l’écouteront. Cette liberté continue dans chaque personne qui n’est pas indifférente et qui nous entendent dans ce pays. Dans tous ceux qui ont trouvé en eux les éclats de ces processus, comme autrefois Franz Kafka et Guy Debord. Je crois, que c’est justement l’honnêteté et la puissance de la parole, et la soif de vérité qui nous rendront tous un peu plus libres. Cela, nous le verrons.

Maria Alekhina, 8 août 2012,
traduction Helmut Brent

Repost 0
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 08:16

 

L’université d’été du Front de gauche se tient le week-end prochain. Chaque jour, nous abordons une des questions auxquelles la construction politique inédite est confrontée.


Emballé par la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, Omar, trente-six ans, technicien commercial au chômage, lâche en toute naïveté : « Je veux adhérer au Front de gauche. » Le jeune intérimaire ne sait pas que cette phrase, anodine en apparence, soulève un débat depuis l’origine du Front de gauche. Né officiellement le 8 mars 2009 du cartel PCF, Parti de gauche et Gauche unitaire, la coalition a vu grossir le nombre de ses militants, qu’ils soient membres des huit organisations qui la composent ou sans étiquettes partidaires. Or, pour l’heure, ces derniers n’y ont aucune existence légale. Et veulent désormais être reconnus comme des adhérents à part entière.

 

La question n’est pas posée comme telle par Omar et tant d’autres nouveaux mordus de la politique, émus par les rassemblements du Front de gauche tout au long de la campagne électorale. Elle émane plutôt de ces nombreux associatifs, syndicalistes, intellectuels et ex-membres d’une formation politique qui ont rejoint l’alliance. « Quelle est notre place ? » interroge 
Josiane, ancienne élue du PCF, lors d’une rencontre du comité local Front de gauche, à 
Arcueil (Val-de-Marne). « Je veux compter, je ne veux déléguer à quiconque ma voix. Je veux que l’on garde cette liberté de débats et d’actions que nous avons entre nous à Arcueil », précise-t-elle.

 

Avoir un poids décisionnel en tant que personne, en tant que structure de proximité, demeure une exigence commune à l’ensemble des comités, souvent désignés sous le générique « assemblée citoyenne », pièces maîtresses du puzzle dessinant le Front de gauche. Ce débat s’exprime également au sein de son conseil national, composé de 40 % de militants non encartés. Dont le syndicaliste Pierre Khalfa : « Personne ne veut que les partis disparaissent, dit-il, mais il faut donner des signes politiques rapides qui montrent les transformations. »

 

Au-delà de son positionnement politique, la coalition se doit de répondre au défi de « passer d’une forme fonctionnant comme un cartel à une force politique marchant au consensus », souligne Pierre Khalfa. Faut-il encourager l’adhésion individuelle au Front de gauche ? Ses représentants y réfléchissent : « Ce sera le signe que l’on s’ouvre, explique Danièle Obono (Convergences et Alternative). C’est un premier pas. » Elle ajoute : « Nous devons faire en sorte que la carte ait un contenu politique et une traduction démocratique. Nous devons proposer un mode d’implication national. » Un consensus semble se profiler pour que les militants non encartés puissent, au moins, adhérer dans les structures locales.

 

En rejetant l’idée de se transformer en une formation unique, le Front de gauche doit innover pour trouver une organisation qui associe l’ensemble de ses membres. Une gageure d’autant que, à l’image du comité d’Arcueil, les militants veulent continuer à décider eux-mêmes des thématiques et des actions à développer. Sans consigne d’en haut ni trop de formalisme. L’université d’été, les 25 et 26 août, à Grenoble (Isère), offrira à la coalition l’occasion d’approfondir ce débat, déjà largement entamé au conseil national.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
commenter cet article
18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 07:45

 

17 août 2012 à 16:37
Francois Hollande recevait Pierre Laurent le 4 juin dernier à l'Elysée.
Francois Hollande recevait Pierre Laurent le 4 juin dernier à l'Elysée. (Photo Philippe Wojazer. Reuters)

Le parti communiste demande la levée immédiate des mesures transitoires et un moratoire sur les expulsions.

Le Parti communiste français (PCF) a prévenu vendredi qu’il attendait de la réunion interministérielle prévue mercredi prochain sur les Roms des «décisions à la hauteur des valeurs que doit porter la gauche».


«Le PCF se félicite de cette initiative et attend de cette réunion des décisions à la hauteur des valeurs que doit porter la gauche», écrit le PCF dans un communiqué, en soulignant que «nous ne pouvons accepter de ce gouvernement ce que nous avons refusé hier de Sarkozy».

 

Le PCF «exige que les mesures transitoires soient immédiatement levées par la France pour enfin permettre l'égal accès au travail» et estime qu'«un moratoire sur les expulsions doit être décidé». Il juge que cette rencontre doit aboutir à «une politique adaptée à la situation, avec des engagements précis et un calendrier de travail, en collaboration avec les associations et les élus».


Le parti s’inquiète toutefois de «l’inexactitude», selon lui, «de l’analyse du ministre de l’Intérieur, pour qui l’exode de Roms de Roumanie et de Bulgarie ne serait due qu’aux discriminations».


«Certes les discriminations qui touchent les populations dans ces pays doivent être combattues fermement, mais les migrations de ces familles sont tout autant dues à la misère et à la dégradation des économies et des politiques sociales», dit-il.

 

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, présidera cette réunion et recevra également les associations concernées.

 

(AFP)

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIETE
commenter cet article
18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 06:14

  data:image/jpeg;base64,/9j/4AAQSkZJRgABAQAAAQABAAD/2wCEAAkGBhQSERUUExQUFBUWGBUYFhQXFBQXFRUXFxcYFRgXGBcXHCYeFxwjGhUUHy8gIycpLCwsFR4xNTAqNSYrLCkBCQoKDgwOFw8PFCkcHBwpKSkpKSksKSkpKSkpKSkpKSkpKSwsKSkpKSwpLCkpLCksKSkpKSkpKSkpLCwpLCkpKf/AABEIAPQAzwMBIgACEQEDEQH/xAAcAAAABwEBAAAAAAAAAAAAAAABAgMEBQYHAAj/xABMEAACAQMCAgcEBQYLBwQDAAABAgMABBESIQUxBgcTIkFRYTJxgZEUI6GxwUJSgtHh8AgVJDNic5OissLSF0NTcqOz8RY0VGMlg5L/xAAaAQADAQEBAQAAAAAAAAAAAAAAAQIDBAUG/8QALREBAQACAAQEAgsBAAAAAAAAAAECEQMhMUEEEhNRkaEVIlJhcYGCkpPR8AX/2gAMAwEAAhEDEQA/AM/lXIqCl2JqwTjAqBujvVMoVi4jINKqeWAoCqTs2pQNichjkeRO1StrLd7gxzciMGBgMHGR7PI4FQ/C/wCfh/rYv8a1dYOse8LsMxYDMB9Wc7Ej86g7CMctz+bJ/Zn/AE0VkuNWoJJqIXcRHJ0kEZ7vhpX5VLf7QLsDnF/Zn/VWjLMex1eOjV6Z05pIY5cJd4GI5dhpGIW2UjGPZ5VC3fDrl2LNBcFjzPYy+783yAq6y9P7vHtR/wBn+2o+36y73to1ZoipdFOI8HDMAd9XkaNnFRThUzAlYZnXcErE7DIO4yBzBG4p4i3uciKfJxlvo7FiVwRk6MnGlflTjh1y68RQK7qDeAFQ7BSDcYIIBwdq3K9tBIhRiVUkZIYodiD7QIxy86eoq2sX4bbX8jBVjkBH58QXAxjPeUfP0q3cJ6vbwjvSom5JGM7swc818SKvsdzBEMbHwG+B823PwFPbXjCE+HpgH7zQhSB1YudOJFOnPLAyTqBO4xydhR5OrNzkSNqVualVwcknw958fH3VdeHyfW88as/PmKmfox8GpGw3jnVHcwZlsyJV0kGIjv6TzA1bMfkdqpUvF7iN2RiVkGnWGRdeVwRq2z4DPnXqcORzHxqp9N+iUV7HkoqyrusmOePBsbkUK83uwSG4niVSAypyV+z7u2vYORg+3J4+NOIeLyqSVYAsdR2XntuM8uQ+Va1xXosktoluDgIVKnnuNifjk1VrzqrfGYnDehGGoLamvdXJUdmsjKGDDTEWVWB1A5CnBB8PWo+WyuHxqimOkYH1L8sk42XzJqVvbK7sp41YzRKzpjS7Krd4AjAOM48+dbJ0hv2gtZ5UxqjjdlyMjKjIyKOh9GF2/CrgY+on23/mJD9hXBpxJbXbEEw3BK8j9HfIxkjfRy7x29anP9qN7jOYf7I/66SPWnfecP8AZH/VQfOo1ra80HVHPoA31QnGFA3JK7YCjf0qMmvZHLFnLFhhiQveXng4HrVrtOsC6uCYZTEUkjnB0oQdoZCMHV5gVU4RuM0FORNVooWl5Y8MfI0ULSUlr6TAqFmNPuIz+FRpNNMFBqX4WNs+tQ5FTfCF7tB1JeFbLGP5OP6v/JWNnetmjH8nH9WP8FCKxVh3R7qi5496lpPZ+FNAmTmkEp0M4cguIpZTuXXQvNmYnmfj41qfSN2Fs5UkN3cEc/bWsg4PPm8t9/8AfRf41rXelmPokmc47nLn7a0xeqA4Zw3JyzMxPkQD8Sd/uq0WXC1G+k/Fs4qj8P49jCqoAHgDj8DmrfwJtfeIfI82yPwoLSVGxzVgs5JMA4VlPkcEfOoiW0IQMCCDjkc49PSnPDL4r3fXI8v2UHEpKwPgR8Ki+KnC+/apNps1ETrrlIHJfv8A/NAR6cx+4qUtbMHlt+/lUdImCaedHb4vqU+0hwfUeBpAPGei8V1GVlXJG4PipByCPiM1VemI/wDx91/Uyf4TWlMux9xqh8e4cZ7WaFSA0kbICeQLDG9MPOuTXCrn/slvv/o/tW/0UI6pr7/6P7Vv9FC9qeu3v86OpqwdKOjTWUdtHJo7Ru3ZyuSCNUYUZIBOBn5moECgFDvQrHRdNKxUgZXD5pHNczUFNWgsKnOFvhBUKi5OKlmOkAAeFCckopyK2iL/ANuP6of4KwOK7reYH/ky/wBUP8FHZDGHbKim5FBFN3R7hR85qRB+jNtqvIT4CWM/3xtWsdO7js7CdgAcBefLd1Gftqq9W3B9UjSkZEfdXPIyMCSf0UB+Jq09Pkzw+YefZ/8AcWq7H3Y5ZyuSDk7n99q1Lq8hk0yu5P5IXJPPcn/LVb6K8JUkZGa1XhMIGkAY8aBad2dkzL3gFY41Y8fPNNT3W32IO/wqxQnBqN49ad4N4Nz94/Z91APZ/q4y2c7bepPL9dF4PZYj1Hm2/wAPD9fxqOgcy9nF4AnJ9P2CrIBikcVvjEOmX3gH8KrdnxH6Pf75CyY3PIhtsfBquHSBPZb3j8ap3Sjh/aRagO8m4xzxz/Cgq0Mv3fnVatl76+8bUHQ/pB9Itu8e+vdf3gbH3EYPzobQ99feKCrDOn9i9vfyIJJQjHWo7R8YbfA32HpVeEz5/nJP7R/11pnXXw4CSKUc91PuO4+5vnWYg4OaFJC7vDJDDG2otEZu8xzkSFWA3320n7KZ6acWKGVlRcZY4Gf38gaTj3APmM0gDFHShIoVFFNDCjAV2mlFWqXS1quN6cTUgrcqcFvWhFDZ8OMuoCSGPA5yyCMHOeWefL7q2S36U2ghVDdQZEYU/WDGdODvWJmjIKqoPp+HtCq5khkzt9XKHxgczgbUZG2pkOdLo2SB54qVSNX6OqttYxMzrGWKsxdsDvsGb46F2+NB0p6SWtxayQx3Vv2jacapAo7rBjk422FVbp3xTMFvGp2BY+/Sugbe5qoobekcndpnRezYSaTJEcAHKuGXc8gfE7VpdmcY8ceW9ZN0JifAwRtzzWqcNLYGr7KaO6wWpyKWvLbXGy+mR7xTS1lqRhehUR/ArIrqZgQTsAR4eP7+lSclKCiPSVpE8UOtdKqxIP5px453qJksGKkFWGRzwas7UAANCdM64Bw5rWcnPcbKkE4z4qft+2p6LIYYGSN8U9vLAZOOW23iDkYNMZm0kN5EqfcdxQnSvdO+FRXMIWeUW4VgdZx8t/jWeSdDOHcjxSP5xfrq9dY8mbWTO4AB5Z5Ebj9frWGXR3oVGh8O4Dw+3cSrxFJGQMVQtENR0soG2/jVQT2R8Kh1bFSNvLkUqej8ptRCtcJdqEtSEiISKl0g2pzMyjlSrp3dqsbMAKU1U37TelqcN1cGoM0U4q9MywbNKK+GB9RTWM0o7VFaRKdILjUE9O0H2ioWLnS885bn++aShxneoXprHV5YgjIbnzUgY8K0OO2K86xXo10nW3I7wHjjz/fetM4f07hdN2HhtmqZWLbG2DT2GaoD+MkKKysDmntrJnegk8hoxFQNzx5IxlmximcPT6Etozk58N/350lbWaQUjikUvgd/A8qUMoNAQl/xpUkCttnb0/Z+ymt2RnH5wOPvFV7rLtmR4pVJwWVTjluefyP2UtHxLtIkOd/A+mogHf4UIqJ6bwlrVx44I+Hh+HzrEZGreOP30SowlIxjJOOQ/VWDTnc45ZOPdnamvEWnFu9N/ClozSWeLNRzNtTMvvShfalRoaU7UsLjCfCmpaiE00zESnCNtTcUqDtRF2ciitXOtEFHzW0YUCClXakhQk1nk0ggNKKoxSQNHU1DUSUjwOaCK+ZeRIqZ4XwEP38jbfBbAON8HxI5belQ3E4NMjA45k7cvhTSsvRnpNO0scSktlsAeef/ABW+9i8cGrf2cn5VgPVRArcSjLYOhWZQfztl+5jXpw4aMAjnQzs5sE470gYlsZ54+Phv4VCSdJLiykUmNBqAYE5Pd8TtWw9MeiAm3WOMN4NyHrtyz6+lM+D9HMKFki3U8zhl28vKgtqzwvrTuVSOS5tSIpM6JEydgSM4xy8j41o/AuJ9sodTlWGV91O7XhqnGpRgcgRkfbUha8LRB3FVfQAAfZQekN0q4eJbdl/fnv8AZmqO1mUUdmc6Vxv4kkE8/IhhWicbk0xP/wAp+6q5BwIjGnfPgeRB3PuoTYyzps0oiBdG7+VxpbbbOd/d7qz4mte664XihgVSyrqOoB2xupwCAeW21Y/TaY9BzRkNBihWhQSaHVRGNBUqLaq4miFq7NMg5pQcqTHOj5oA4NHpMGhZq2jHKA1b12aTzRgazyaYwOaeW1kX5UxU1IcMvNDDPLIqGicsoOxjJYDP7+NVG9l1OTWhXkiSQ6sD2eXwrOLk9402cW3qnz/GKHGRpYZ8q9PZwq+4VhnU7Cojc7ZBBztt7jzrbIZPq1povU5wGGDTU2uk7cqJ9L0MM8m++n6uCPOkYkbCgefFEn2poTSBrxDvAjwwacW0I0j05Co/jHEo7eJpZThFxqOM7ZxyprxXrAtIIDM7kDGw0sGY4yFUEczQTKuurjx+m/R9mRYkEg8dbEuCD4FdiPRiPGsuJp9x7jL3VzLcPs0rliM5AHILnxwAB8KjwaqNJDgUYUmxoVakYc12aTBo+aRwbFcK0nqo6DWl/BcyXQkYxMoXRIV7ujUdhz5U5i6urDiNpLPwqSdZIs5hmwQxxqC7jIJHIgkU07jL6HVUtwfode3URlt7aWWMZ74AAJHMLkjVjltmi9G47cXaJfK4hLGOXDGNoiTp1N4jSeY8s+VI9osPQaq2G86jkHEkCMw4eUMjuXyy6NjHrx+VkMG8tXlVK4v0KmkaSexs7k2QJ7Jz3mdF27QAnUVbBIwOWK0lZ1U80INP/wCIbj6OLrsX+js2lZttBbUVxzz7QI99DxjgNxaOEuInhZhqVXxkjOMjBPjU5VeJhXMa7NEapaHcfFmCFc7VGM2TRmaipET4H5VUm0Jzox0nltJModiMFTyq9R9b12wCxxZO26jPw8efoKzOysicsQxVcaiFJAycDJAwPjV96DdJI7MZkt3cM50SYwu2+kM2xPuNVcMpPNZyhY4+fKY4zdrYeiYuLq1D3Kdix9lM5cf0j5e6pmymYd1+Y29/qKo0fXRGNhbyH9Nfupre9bbPvHZvnzLH8FNcvr4e7vv/ACvFTrhr84012zTeTYVncPWldHlYOfXMn4R0a56w7vGfoEvxWYj/ALdF4+H+lH0X4nW9T92P9pDrAuV7KKFv99Kqj4AsD7sgVSuubi8SW8VquDLlJGHiiEMR7vyajuKdYjvKstxDjsGDLDuMk8i2rcDOPCs84zxeS6nkmlOXkYsT4eQA9AAAPQVvObz7hcctXsaGujrs1yGhY5NcjURjXA0CDE0OuiAUNCujcf4P8Za1vlHMsoHvMZFP+hfBf/T1jczX0kfaSY0xo2S2hSFRc41MxJ9BVS6i7G3uZLq3njVmKK8ZOQwxlHwQfDUhqx8H6rUbg1wZ4hJefynRK+S6mJmVApJ2BMef06KxTfZTXUPB5OGvi3jeM3ARwoWNQodXXx5SLp82+NZX1wXkMvFZmgKsAEWQrgq0qgh9/EgaQfVTVt4z0AlFnZWtlGI52iE15MJDEMacYkbO4LM3gfYqoP1Q8QE8cGiLMiM8cglBiYLjUA2Nj3gcEbg7cjQc0v1txhz0TWWVmPsxOfymgF0ImTPjmLK+dW2WG4l4nZ3NvIDw4W8msq47I5B07Z9UIONtB5VjL9UfFFiJKqqa9BQz7Al9IcryC6iDk74OcVMda/Qr+LoITbF47cqFmj+kSMGlbfPZsxBGxz4b1SVz4/Yrf8GdbAIyfTHcHUqoFW5dnfUTgLuW9x2qqfwhv/e239Q3/cotx1ZlOj/bLtcHM0mLh+yaIZfGgHQz6AoxjORUC/VNxV4hM6ajp1CJp8z6fRDy92amqx5KTXUDDGx28CORB8j5GgzSak/H8fEVMcOlTSpZjBkyg3S63d8rshjDbDluPM1DscGnVrOVcOpCtlvrCAU3ByMEY8T862wy0jKbS9rOEXSfqS8cGIULMl4Q+frTq7mR+4qe4Lxz6LfRsVLSRzTZ4epYwR6omGuN8uCcknkTjx2qrIg7M6MxZjTUj7m4Orfsu7t+zmasHAo7iO4iW3XTIsz9nYuCZEJhbUzMdJI06vEeG1dGVyuF0nhyepjv3nXl82nJ1qTY7vDW+BkP3RUovWRfN7PDH9+mbHz0CmMcvGv/AIqfJfxlp/Hc8eOwihQeoj/1mvEmWXvfg+lvC4Mm/Jwv5KWj6Y8VYd3h4HvD/iwqC41x/i8hEZhijZ2CjAGRnbO8jbDmfdT3iUvG1Qs08MYHPeL8ENLdAOC3LM13dymQsNMK5OAD7UmMAb8htsM+dXhjbedrm8TxOFw8Pq4cPd9vNb8+TCOksjfSp1ZixWR0LctWhiucDbwqKrSet/oYsLi9gH1Uzukq89E4Jyc+T4J9DnzGM2xXW8Xe3Zrq6upANBXV1Mw6q7NBXUj2t/Vjx8WnFLeRnCIzGOQnGNMgK5JPIBtJz6VtNz1jwLxqK37aLsDbPl9a9n2rNrGW5DuoR+niqr/B/s1kt70FFY5QDUoOMo3nQ9N+AHg3A1hgRWeZglzcaQWBZSSF27qnGgHwHqc1TJMniNje8R4g7SW8ksMSQ2yTS4t3UIzMzAbOvauVbngD1qe4fx+2H8X5nswUjkDiGRBAp7JRhATsmQQM+ArLIuo5ybYNe26i4TKBlIfVpD6UTPfOCcnbGn1pnbdTc2q5NzcQ20Fs+hrhlJVyQrAqNtsOvjzON8GkOS0WPGIf4s48pmj1SXV4Y1LrlwQoUqM5YHG2PKm3XksdxFa3kM8MiBBHpVwXJfvBgB4ADeoz/YPcF5FE8R0xiSFghInXfYb9wg6fMd9TnyhY+qm5a2srgEH6ZKkYQKSYg+SsjH83SpPxphd+jF3E/R2AdrDqs5/pEsTOA5WGdp2QLzLMnsjkcjerP9It24ovFxeW30QWhiP1o16tZbGn48ueRyrDn6Gk8SawSeElXKGdiEiBUZfmc5ByuPEipbpJ1XNbWbXkV1BdQo+iQxqQVbUE2zkNhiBSpyK5x+/Wa7uJUGElmlkUcsK7lhseWxpgDRA1Dmk1BMKLHIR6jyPL5UeWkxVQH9lcuAQFD5XSNQ1FN85jJPcOfEVaOjr3/aI0MX1iMX7YhGlBZCmNb5yuk8jmqlbykcqnuFdJpI3Dascqr1MpLjL1TrWUy10aGt5xwj2n/wCgP8tR3EuM8YQHtJpB6B0B/ujNIQdY07jQm5O23hVp4D0fknZZLgknbu/r865fSnvfi68vH8T7GM/TEN0L6G3l9IJr+Sb6ON1iaVz23lqGcaPfz93PYuyAAAGABgAbYA9KLZQgADypW4cKpJ5AZJ9BvWutRxZ53O7yZ70htBdcL4uh5RTSSJ6NEiSbe8hh+ka88zR6SRXoyGJk4BfTuN7lbycD+hJq7PP6GmvPtzHkmnBiZV2KF1xQU1ArsUIrjQAV1DXGkbW+pLpdb2iXUcrsJZSpiRY5JGfSjclRTmpHg/StX4VcWfGjPBJIZOzlmgm7xc9orA6MZSTcDyAxTHqC4naxS3CSukVxIEETvpGVAbUqFts5wSPHbyqf6w+ivF5LFovpUV7EZFZvqUjn06hpAK5UqDgkjB28tqqsjDiPWFYtc8HcTgrbBu3OiTEeYVT83fvDG1OeMdPuHcRivrGW57COSRHhuezYowAjfcbHIdGGDjI5Gma9RUAZbd57v6S8ZftlgBtFYfks2OfpqBIHhkVDWHVNBb2rXHFbiSBe2MKrCAcEO0epmZTlSVJ5DYZ9KR8lkn637WK+sYoHLWkCNFNOUbvAoqKVHPAaNSTjfO1SUXXZZK92pYdnCENmAjYlIjwVUY7p17DONjVQ4R1Q2k0d5IOIBo4G7lwmhogmgPmX1XfIB8PDNK2vVBaOktytzcT2iaRH9HjEk8rYUOVVVOwdiMY20nJ2oHJVOrPi9qvExNxHSyEOwZ11KJmYMHYY/wCbfGxINaH0p6Vw3nCry1huWvZ2kBRY7WRcJ2qOqqEXGlVGNR54NPeg3VpFw/iiP2sjrLCz26vHpbwEqy7d1l1xY5Z1MMbVDcI4vK3E5eG8NlEcck8ks912QW4UqzNKgLHSwBwi93x99FDHJoWRirqyMNirAqw94O4ouavvXL0pgvb4dgu0CmJpsAGVg2/vVdwD45PhVDoaQZxRAtKgU7l4WwRZMEo22rwB8jSBmEpa1g1MB5mjLbnyqT4fwptQIFLY6NO6DdDVUCRgCfWtHtoAMCqf0LkbswGOPhV4gGaGJ3CKj+LwGf8Ak67B9pG8Vj/Kx6kZA9+fCnkkukbbnkB606srXQMndjux+4fCg1L64+ICDhTxrgdqUhA5d0ncD3IrV5xc941rfX5xvVcW9qvKNTK//M+UQfIP8xWRuN6cVBxAGprNaYqQtqPPHkeooNDNERRae6aK8NM4Z0JpUw0mVpGt3Qfj9hAJUv7L6QkuwlU5kiHkoJGPE6lIb3+Ftvuta0tLNrXhMMy6jntJ2YqmcZ0qzE8lAxsBnO9UbozNagMLkJs6MCVJZkcPC4z/AES6S/8A6zUrFwu0lSNGyrByivEApkXVFGsjAxksCvaTc9gG88irGa38Q62rC5MdxMOJRzIulraC4MdvKeeWKsDgEncaT5g4AqLs+sqzurA2XEo7kKspkjeFw76dZdUZ5NyQGKajnI3yDvVY4K9kRKkuAO0KxyMAzlJVMXaZCj+bYLLy5EilyLKS3fvxJIwOgBVQgo8mgatGV1KEJznOQO7nZBYB1p2SWnELaG0eBblWSFUCaRmLs9UmX2Ync6Qdsc/Fv0E6y4YLB+H3f0hIySY7i1fTLHqOsjOQR3hzGQdWCMVEXthYOy/XIqr2+ShjWSQ68xA90IO4DvgDkPGirwex7MoJ1ZiInGGXVqXtu1UP2fdXR2bYI9oYJHMMlm4X1p2lvxCGVFvpII4pInknuHmldnK/W9mzlU9jkunOrltiouz6S8Ki4vNctDPNayI5CuqlxPI4dmA1DC+0B471TeNiJZNEODGmyv8AlSZ7xLkbEgsV22wvjzLEGkrRzxCVGlkaNdMZdyi/moWJUfBcCkVomKURaF6GWtJ6rJI5UuIbhdUOkE/0STgDzyfDH5prNhV74NcG0gto86TNm5kOM7MezhHwVGP6dTSyT9z0DQ5e3btY/A/lL/RceBH21L8I6LKANsEfKkeDW57QTQtnYDKk+/DDYgehq2WFyJUyF0yL7a4wCOWsAfaBypRnbSvDuHBPH4YqYE4UZqClum8qUsY2nfSclRzA5N6ZpklYr1VU3Eh7gyIx+cfzvwHxNF6MdMku3kjxpkTfHmpOAR+NQPTviBiUINzjYeA8NvdVc6u4il68hPsxOX9ckH/KaDZ/1h8QM3FLt85xIYx7owEwPiG+ZqtSDfNOZLjtHeQ85Gdz+mxb8aTaPemuDRbClc0ATY0pEuRmkDXst6AwZp9GuWPpilWUAE4oCHlhxTfRT25P210dttRtaV4Dxa3itmjnQyapwwQIHIxHgNgkDc7c87nnT+TpVZOEV4pykeML2cTKVGvukF9gFY4I3GnnUZwLikyQSJHCZFYtllOGQsmjunGQ2MEcxy2zvT+y6R3QBK27ENNJIdLsFJMyysmAOQ7Fk9zN51pWKPuuMW4eGSKExtECc9mqh3EcfZM2l9wJQ7E+RA38HkvHbBtebeTvmRtQih1KJDnYlj7LNgHlgAYzvTleOXGlUS0dBoWHaVicaJQPUkfSNW/iq0jccauFnlf6OxEpVUBBTB0SDlvs3au+DtnG+1SZ5BHatM8ZtiqqcuzRQqI+zFtry6SY2xKWUcjMAQADhhe8ctYrhGhiUBFm1GOMYYyRyIuD2mGXvqCMDBVsE53NbdJLiORmFu2qWaaRR2jYDTlSyjHPeE4Plq505XpHdnJW1YKyrgBgFUdm8YK4UHcMG7xO6+GcUyMJOMcO0vpgk1N2pUmKIaNXsgd87DA55wC2MbVVAKkONh3leZ4jGJWLY5jLd44Prz+NMVoXiFRSgoAKMDUqKW1m0siRpjVIyxqPDU5Cj7TWw9Kur+Rn1RY0qiRovIaI1CgD5E/Gs+6uWA4na7D22xnlqMbhP72mvS/DAsqEeKnFKoyvNifRxpreQowK5GMHbfwrQrLiJTDMuM+ON/n41bJeAxv7agt54FGl4FGyaSByxmklX5OzlGVPqV/H3VYuA24WEYGNRJ9eeB9gFVvgnRiZZ3Dn6lT3T4vn8n3edXRVxTKIHjXRZZ2DHmOVZzxYGyteKOxwwjWBSOfaS5AwfDaVTWy1ivXpbtHFGAcLLO8sg5F2ChEz6KoA+ApK0yWJfCncUdN7ZakIUpqFa28uR5j9VIxwE90eGcny/bUnGtIfSsOc8iR9tBDQ2mNhRbsYX8KdidPMCmV9cqeRB+NARWjJp3HFSGd9hTyFWxyA95pVe0Jb8QkjXSjlQSCQPMbg/DA+VKW/F5kUKkjKo5AYwKd8MWEQzGZc9oGjRyrYiZUMisGCndmCKQDnTk8qk5JuHoJGibDFJ0CsJ2GGjmVCuV2csYc52GD41rayiD/jufH86w5fmjly8K6TjExwTK2xyCSNjyz9p+dTcU9jGiSKra2jmV1ftjHqa3ZcA/lfWlRtyDg7YzXSmyilhdMhGM5JzIcIO0SM6Tv3sr4baD4HNSvf3IP+OZv+K2245beG223M8vOhPSK4/wCK3lyXGB6YqwSXNkRNG+I45Je1gPZzjSnZMqsowCRqwpGcHBx4GuC8KDbkkd3/AOTg7R6iNgVAPa4HezscjlTib+CrzcQklVVdiyr7IwAB4bYFEUVJcZuYXERiChgJFkKoy6tLkRsQQFyY9J28c5FR9JcFJrq6hFI0jwC67K5gk5aJoX+CyKx+wGvVXD7bsrhwPZk7w9D4/rrySqZyPMY+des+F3Xa29tOPy442/8A6UH76VRl1TeKTD76T8/SlBTCzudc0w8E0r8SNR/Cgj8ChoAKGgANYp/CCusyWsfkHb57VtTGvPnXdda+JBf+HGo+J3pdzikWqZp7GKQgG1OkpmcZphOuc/OnnIUxmNIFeHR55/vt+2huwM8h8qUtl0rTe5NMjcU7iXamyinabUlG/BONLFEUa3M47USewrLkKAB3lODkeHgadLx2MKBFauAVdS/ZRF2DQNCCCE56iG8jg1A2nGJYl0IwAyTyBOSMHf3UracfmjAVWAAAX2VOw5bkep+dWnSUsuL6IY4jayN2QYodGSHkjkR2IYEEamRgMf7qn/8A6qiOGFifbUkiONgyLKzmPATA2YLnBxgZqCbpHOeZU+ugeRX7mI+NBDx+ZB3WA3c50KSS51NnbxOD8B5Uj0mIukKns9drKWTeRljjxNjLAsOz20kqcDwYg8xVYv8ABldghjVmZlQjGlWYlRjyA2222qSXpPcD8seOe4u+eZ5czjemd9fvMwaQgkDSCFA25gbc+Zqk6McUegYUK1LSdAgUIFdQ0ApFzr051X3Il4Rb4/IVo/d2bFR9gFeYlNegOoW/L2U0Z/3c23qHRT94b5Uk5NLhPdFMeGw6Zrj+k6n/AKa09iHMUnD/ADkn6H3H9VJJxRVajUlnve8UAevMfWNc9pxW5OeT6R+iMV6cNeUeNTdreXD+csh/vkfhSnU4JCadRmmyLThaoOm5UyAy3n8afyHamUUeWJx6UjPdgKj7hqeyx+pqPdfSgOtpd/OnjavPSPdk0jbrvS1w+1BqvRlrq6rA2aPXV1I44CuIrq6mIJiuHOurqQg5oBXV1KkEVsf8Hic9rdrnu9nAceuqQZ+VDXUDJtS8zTK1f6+YeQi+411dSQfUk/tD411dSoFu3xG5HMKx+w15NhbJJPiWz8zQV1KKh2nOll5mgrqsCznb5V1uo2Pvoa6kC0q7VFznc11dSihoOdDdV1dTKv/Z

 

Le gouvernement britannique a menacé de retirer son statut diplomatique à l'Ambassade de l'Équateur et d’y pénétrer de force afin de procéder à l'arrestation de Julian Assange. Cette menace consternante traduit un mépris choquant des autorités de Londres pour le droit international, pour les principes les plus établis devant guider les relations internationales et en particulier pour la souveraineté équatorienne.

 

Le Parti communiste français affirme sa pleine solidarité avec l’Equateur et les citoyens de ce pays qui manifestent pour exprimer leur vive préoccupation et leur rejet de cette attitude arrogante et inacceptable de la Grande Bretagne. Celle-ci obéit aux exigences des Etats-Unis dont les aspects troublants et condamnables de la politique internationale et des pratiques hégémoniques ont été précisément mis en lumière par Wikileaks dont le fondateur est Julian Assange.

 

Parti communiste français

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 06:12

 

Dossier : l'Europe des Indignés

Dossier : l'Europe des Indignés

Dossier "Pacte pour l'euro plus"

Dossier

Dossier Libye

Dossier Libye
 
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre