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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 05:09
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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 04:31

Le député communiste Chassaigne critique "la politique de rigueur" d'Ayrault

PARIS — Le président de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), André Chassaigne (PCF), a justifié mardi l'abstention de son groupe sur la déclaration de politique générale de Jean-Marc Ayrault en disant ne pas croire à "la politique de rigueur" qu'il s'apprête selon lui à "mettre en oeuvre".

 

"Je le dis tranquillement: nous ne croyons pas en la politique de rigueur que vous vous apprêtez à mettre en oeuvre", a déclaré à la tribune le député du Puy-de-Dôme en s'adressant au Premier ministre.

 

Selon M. Chassaigne, "après l'annonce d'une hausse minimaliste du Smic", l'annonce la semaine dernière par l'hôtel Matignon d'une stabilisation des dépenses de personnel de l'Etat est "une seconde très mauvaise nouvelle".


"Comment en effet prétendre relancer la croissance en éteignant tous les moteurs possibles de cette relance ? Où sont les perspectives sans hausse des salaires, sans investissements publics, sans mobilisation du crédit bancaire, sans relance de l'emploi industriel ?", a-t-il interpellé.

 

Le chef de file de GDR a aussi critiqué la décision du président François Hollande de faire ratifier par le parlement le traité sur la stabilité financière dans l'Union européenne.

 

"Destiné avant tout à rassurer les marchés financiers, ce traité ne s'attaque à aucune des causes de la crise actuelle. Il en aggrave au contraire les conséquences en durcissant les politiques d'austérité et en consacrant la mise sous tutelle européenne des politiques économiques et budgétaires nationales", a déclaré M. Chassaigne.

 

Selon lui, le pacte de croissance assortissant ce traité est "trop modeste", avec une dotation limitée à 120 milliards d'euros.

Comme Jean-Luc Mélenchon l'avait fait pendant sa campagne présidentielle, M. Chassaigne a demandé que "les Français soient consultés par référendum" sur le traité européen.

 

Le député communiste a réclamé "une réforme plus profonde et globale de la fiscalité".

 

Toutefois, a-t-il précisé, le groupe GDR ne votera pas contre la confiance au gouvernement car il entend être "constructeur du changement tant attendu". "Nous voulons que la gauche réussisse. Nous le voulons vraiment", a conclu le député.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 04:13

AFP 03/07/2012 à 21:09  

Municipales: Robert Ménard, qui veut être candidat à Béziers, n'exclut pas le FN

Le journaliste et ex-patron de Reporters sans Frontières (RSF), Robert Ménard, a déclaré mardi à l'AFP qu'il envisageait de se présenter en 2014 aux municipales à Béziers (Hérault) en réunissant autour de lui toutes les sensibilités, dont le Front national.


Photographe : Franck Fife :: L'ancien secrétaire général de Reporters sans Frontières (RSF), Robert Ménard, le 8 avril 2011 à Paris photo : Franck Fife, AFP

"Je veux réunir un certain nombre de gens autour d'un projet municipal (...) J'ai rencontré des gens du PS, de l'UMP et des gens du FN", a affirmé M. Ménard, qui assure ne pas vouloir d'un "cartel" mais souhaite réunir aussi "des gens qui ne se retrouvent pas dans les partis politiques".

 

"J'y ai passé toute mon adolescence (à Béziers), j'y ai une maison, toute ma famille y habite", a-t-il ajouté, parlant d'une ville qui "va mal".

 

Interrogé par l'AFP, le secrétaire départemental du FN dans l'Hérault, Guillaume Vouzellaud, a confirmé des "contacts", en précisant qu'il démarchait lui aussi "beaucoup de monde".

 

"L'intérêt c'est d'aller au-delà des clivages partisans", a déclaré M. Vouzellaud, expliquant que le FN serait présent aux municipales de Béziers, mais que "ça peut être une liste municipale d'intérêt local".

Interrogé sur ses chances de faire cohabiter UMP, PS et FN sur la même liste, Robert Ménard, qui dit avoir rencontré aussi Elie Aboud, 1er adjoint au maire UMP de Béziers Raymond Couderc, et le conseiller municipal PS Pierre Callamand, a répondu que "les choses sont en train de bouger et de changer".

 

"Il y a 20% de gens qui votent FN à Béziers. Je n'ai pas l'intention de faire sans eux, ni sans les gens de gauche", "communistes" inclus, a-t-il ajouté.

 

Contacté par l'AFP, M. Callamand a confirmé avoir discuté des prochaines élections avec M. Ménard, avec lequel il a "des amis communs" et qu'il a rencontré "plusieurs fois".

 

"Pour les municipales de 2014, on souhaite proposer une alternative crédible, qui ne soit pas centrée sur le PS mais ouverte, large", a déclaré l'élu socialiste. "Il n'y aura pas d'encarté FN sur la liste, ni d'UMP. Et la tête de liste sera socialiste.

 

Mais je n'ai pas de problème avec les électeurs, il ne faut pas les diaboliser, quels qu'ils soient", a-t-il ajouté.

 

Quant à M. Ménard, "c'est quelqu'un qui a une grande notoriété, qui aime Béziers, qui peut être utile. Travailler avec lui, ça ne pose aucun problème. On ne sera pas toujours d'accord avec lui, mais ça mettra du peps", a souligné M. Callamand.

 

Journaliste à I-Télé et Sud Radio, Robert Ménard a été au centre de plusieurs polémiques depuis qu'il a quitté RSF, en publiant notamment un ouvrage, "Vive Le Pen!", qui visait selon lui à défendre la liberté d'expression. Sur I-Télé, il avait également regretté, à l'évocation d'un fait divers, "qu'il n'y ait pas la peine de mort".

 

"Et si la droite, ou du moins ses têtes d'affiches, cessait de tergiverser quand on s'interroge à haute voix sur les +bienfaits+ de l'immigration, +l'exemplarité+ du droit de vote aux étrangers ou la nécessaire +compréhension+ à l'égard des voyous de France et de ses cités", écrivait-il le 20 juin sur son blog, dans un billet intitulé "S'allier avec le Front national ?".

 


 

 

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 04:01

Retour partiel de la retraite à 60 ans : les hausses des cotisations sont fixées

Publié le 3 juillet 2012

Le décret visant à étendre le dispositif « carrières longues » aux personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans vient de paraître. Il fixe également les hausses des cotisations destinées à financer cette mesure, hausses qui touchent aussi bien les gérants minoritaires que les Gérants majoritaires, ainsi bien sûr que leurs salariés.

Ce qui change

Jusqu'ici, le dispositif « carrières longues » prévu par la loi sur la réforme des retraites de novembre 2010, permettait déjà aux personnes ayant commencé à travailler au plus tard à 17 ans de prendre une retraite anticipée à 60 ans (ou avant).

Le nouveau décret élargit ce dispositif en l'étendant aux personnes qui ont commencé à travailler à 18 ou à 19 ans, mais sous réserve qu'elles aient cotisé cinq trimestres à la fin de l’année de leurs 20 ans (ou 4 trimestres pour celles nées au quatrième trimestre) et qu'elles aient cotisé au moins 41 annuités à 60 ans (la condition d’une durée validée supérieure de deux ans à la durée d’assurance requise est supprimée).

 

Il en résulte les gains potentiels suivant pour les personnes concernées :

 

Personnes nées en 1952 : départ possible le 1er novembre 2012 au lieu du 1er août 2013, soit 9 mois de retraite en plus


Personnes nées en 1953 : départ possible le 1er janvier 2013 au lieu du 1er mars 2014, soit 14 mois de retraite en plus


Personnes nées en 1954 : départ possible le 1er janvier 2014 au lieu du 1er août 2015, soit 19 mois de retraite en plus ;


Personnes nées en 1955 : départ possible le 1er janvier 2015 au lieu du 1er janvier 2017, soit 2 ans  de retraite en plus.


Personnes nées en 1956 : départ possible le 1er janvier 2016 au lieu du 1er janvier 2018, soit 2 ans de retraite en plus.

Autres améliorations du dispositif

Comme dans le dispositif actuel, la durée de cotisations prise en compte comprendra les périodes de maladie, maternité et accident du travail d’une part, et de service militaire de l’autre, dans la limite de quatre trimestres pour chacune d'entre elles sur l'ensemble de la carrière.

 

Toutefois, alors que jusqu'ici les mères de famille bénéficiaient de 4 trimestres additionnels considérés comme cotisés pour tenir compte de leurs congés de maternité, le décret augmente ce nombre de deux trimestres supplémentaires, afin que les mères ayant eu trois enfants et plus ne soient pas pénalisées.

 

Par ailleurs, alors qu'elles ne bénéficiaient jusqu'ici d'aucun avantage spécifique au sein de ce dispositif, les personnes qui ont connu le chômage seront désormais gratifiées de deux trimestres considérés comme "cotisés", le but étant de donner un coup de pouce aux seniors en situation de chômage de longue durée, proches de la retraite mais n'ayant pas encore atteint l'âge légal de départ.

Augmentation des cotisations retraite des salariés et des non salariés

Le financement de cette mesure sera assuré par une augmentation de la cotisation de retraite plafonnée des salariés, tant de la part salariale que de la part patronale,.ainsi que de la cotisation d'assurance-vieillesse des non salariés, qui sont également concernés.

 

Pour la période du 1er novembre 2012 au 31 décembre 2013, le montant de cette augmentation sera de 0,10 point  pour les salariés, 0,10 point pour leurs employeurs, et 0,20 point pour les non salariés.

 

Ensuite, les hausses seront chaque année de 0,05 point pour les salariés, 0,05 point pour les employeurs, 0,10 point pour les non salariés. Elles prendront effet le 1er janvier 2014, le 1er janvier 2015 et le 1er janvier 2016.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 18:29

 

Les chefs d'État de nos pays reviennent du sommet européen en déclarant bien fort qu'ils ont arraché des victoires pour leurs peuples, des inflexions de la part de la Chancelière Merkel, de Mario Draghi ou de Jean-Claude Junker. Ils auraient, pour la 19ème fois depuis le début de la crise, « sauvé l'Europe ». François Hollande déclare même que l'Europe est « réorientée » dans le bon sens. C'est de la publicité mensongère.

 

Le projet de pacte budgétaire sort intact de ce qui devait être une « renégociation » et le volet croissance de François Hollande n'a aucune valeur juridique. Qu'elles soient directes ou indirectes, financées par le MES ou non, toutes les soi-disantes « aides financières » seront une nouvelle fois payées par les citoyens européens, via les coupes budgétaires et les attaques aux droits des travailleurs. Toutes les dispositions adoptées au nom de la solidarité avec l'Italie et l'Espagne ne sont que des mesures de socialisation massive des pertes. S'ajoutent la perte de la souveraineté des peuples et le recul de la démocratie parlementaire.

 

La vérité est la suivante : les négociations dans l'UE libérale se jouent à 27, mais c'est toujours les banques qui gagnent. Nous appelons toutes les femmes et les hommes de gauche, tous les élu-e-s qui sont dans les parlements, à se mobiliser pour empêcher la ratification de ce pacte funeste dans nos pays.

 

Seule une refondation de l'UE peut permettre une sortie de crise. Nous le répéterons tant qu'il faudra : l'austérité amène la récession. Il ne peut y avoir de croissance dans ce cadre. Nous proposons une alternative :


- une solution européenne pour les insoutenables dettes publiques existantes, qui prévoie une réduction importante de leur volume,
- changer le rôle et les missions de la BCE pour encourager la création d'emplois et la formation, pas les spéculateurs,
- créer une nouvelle institution : une banque publique européenne, financée par la BCE et la taxation des transactions financières, dont les fonds serviraient exclusivement a favoriser l'investissement public dans les services publics et le développement industriel durable,

- harmoniser par le haut les droits des travailleurs et tous les droits sociaux.

 

Pierre Laurent, Secrétaire National du PCF, Président du PGE (France),
Alexis Tsipras, Président de Syriza, Vi-Président du PGE (Grèce),
Paolo Ferrero, Secrétaire national de Rifondazione communista (Italie),
Cayo Lara, Porte parole d'Izquierda Unida (Espagne),
Jose-Luis Centella, Secrétaire général du PCE (Espagne),
Katia Kipping & Bernd Riexinger, Coprésidents de Die-Linke (Allemagne)

Bruxelles, le 2 juillet 2012.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 13:29

le 2 Juillet 2012

Claude Bartolone met la pression sur les communistes

Le nouveau président de l'Assemblée nationale a jugé "toujours grave" que le groupe Gauche démocrate et républicaine s'abstienne lors du vote de confiance au gouvernement de mardi.


"Il faut discuter", a dit sur RTL l'élu de Seine-Saint-Denis, "c'est toujours grave" s'ils ne votaient pas, "car quand un pays est dans la situation qui est celle de la France actuellement, plus nous serons rassemblés et mieux ce serait".

 

Claude Bartolone a cependant relevé qu'il y avait "énormément de différences" pendant la campagne présidentielle entre les discours de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche dont le PCF est partie prenante et celui de François Hollande. "Il faut essayer de donner ce sens à la fois économique, social et environnemental pour que l'ensemble des composantes de la majorité puissent s'y retrouver", a-t-il recommandé.

 

C'est bien mal partie à l'Assemblée. Claude Bartolone omet d'expliquer que le groupe composé des élus Front de gauche et ultramarins s'est vu refuser une présidence et  une vice-présidence de commissions, à la hauteur des quatre millions d'électeurs du Front de gauche soit représentés au Palais-Bourbon. Mais face au refus des socialistes, André Chassaigne a indiqué que le groupe GDR qu'il préside ne voterait pas la confiance au gouvernement.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 13:23


Le piège peut paraître grossier, mais il faudra bien que
le gouvernement apporte
des réponses convaincantes, oppose des répliques sans appel pour le déjouer.

L’organe militant de la droite et de la finance que ne cesse d’être le Figaro con­sacre sa une à un «plan secret du gouver­nement» de baisse des dépenses de l’État. Et le journal, qui déclare avoir pris con­naissance d’une note de Matignon, d’affi­cher des pourcentages de réductions im­portantes, sur trois ans, des dépenses de fonctionnement, d’interventions et du nombre de fonctionnaires, en dehors de l’éducation, de la justice et de la police.

Le message est clair: en affirmant que pour compenser les 65000 postes dans les secteurs jugés prioritaires, le gouverne­ment ne remplacerait pas deux fonction­naires sur trois ailleurs, la droite tente de légitimer les réductions d’effectifs déci­dées précédemment par Nicolas Sarkozy ce serait, dixit le Figaro, «le changement dans la continuité». Un début de réponse à ces «révélations» a été apporté sous forme de démenti par François Hollande qui les a jugées «invraisemblables». Mais, à quelques semaines de la confé­rence sociale, le gouvernement devra faire toute la clarté sur ses véritables intentions et ne plus se contenter d’affirmer, comme l’a fait le ministre du Travail, Michel Sapin, qu’il n’y aura pas de diminution globale du nombre des fonctionnaires ni d’augmentation.

L’angle d’attaque choisi par la droite par­ticipe des pressions visant en fait à amener le nouveau gouvernement à ne pas sortir du sillage imprimé par la politique ante­rieure de saignée dans les dépenses publi­ques et de politique fiscale favorisant le capital. Faisant assaut de démagogie, Valérie Pécresse, qui il y a quelques mois présidait encore comme ministre du Bud­get à toutes les coupes dans les dépenses sociales et les services publics, annonce «une politique d’une brutalité inouïe et un mois de juillet qui va être le mois de la facture pour les Français».

Mais ce qui fait sortir hors de ses gonds cette Sarkozyenne impénitente, ce n’est pas la hausse du prix du gaz et de l’élec­tricité acceptée par Nicolas Sarkozy et reportée par lui après les élections, qui va peser sur le budget des familles modestes, mais les 75% de taux d’imposition sur les revenus annuels supérieurs à 1million d’euros! Accordons à MmePécresse la qualité d’être fidèle à sa caste.

La veille, c’était Laurence Parisot qui ten­tait de nous arracher des larmes à propos du projet de taxe de 3% sur les dividen­des distribués aux actionnaires et sur la bien modeste augmentation annoncée du Smic. Et de s’alarmer de la perspective d’une loi contre les licenciements abusifs et contre les fermetures de sites industriels en cas de possibilité de reprise par une autre société.

Le gouvernement, qui est porté par une forte aspiration populaire au changement et observé aussi par le monde du travail qui a chassé Nicolas Sarkozy, aura-t-il la volonté de résister aux pressions conser­vatrices à l’échelle nationale et euro­péenne? Pour une large part la réponse est entre les mains du mouvement social, de la gauche qui fait front, qui ne cède pas aux sirènes n 


 

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par Bruno fornaciari le 2 juillet 2012 14 h

 

 

La cour des comptes présidée par Didier Migaut socialiste, promu par N. Sarkozy vient de rendre un rapport qui préconise réduction des dépenses publiques, gel ou réduction des emplois publics, augmentation d la fiscalité ou chacun devra faire un effort dans un esprit de justice, comme l’augmentation de la TVA ou de la CSG. Par ailleurs Michel Sapin prévoit une persistance ou l’aggravation du chômage. Il vient d’annoncer le recrutement de 2000 poste à pôle emploi, pour faire face à la recrudescence de travail pour 2012 et 2013.

Bien entendu les communistes qui ont appelé à voter pour François Hollande et à se désister pour le candidat de gauche arrivé en tête aux législatives qui a permis au PS d’avoir la majorité seul et au FG de perdre la moitié de ses députés peuvent s’interroger.

Si nous souhaitons faire réussir la gauche, est-ce que les mesures qui s’annoncent, qui ne sont que celles préconisées par le gouvernement Fillon, dont les protagonistes crient à la tromperie,  vont dans le bon sens ? Est-ce que la logique, la philosophie ne ressemble pas à celle de la droite et du Patronat qui plaide pour cette politique par  silence assourdissant ?

Et nos parlementaires, pleins de bonnes intentions pour participer à faire réussir le changement, qui, au vu des premières mesures insatisfaisantes envisageaient de s’abstenir sur le vote de politique générale le pourront-ils encore Pour ma part, je dis NON. Si la déclaration gouvernementale confirme, les informations diffusées allègrement comme autant de ballons d’essai, il faut refuser de soutenir des mesures d’austérité que nous aurions combattues sous la droite. Il faut donc nous y opposer et voter CONTRE la déclaration austéritaire. Chacun doit prendre ses responsabilités.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 08:18

Social-Eco - le 29 Juin 2012

A compter d'aujourd'hui, le Smic est revalorisé de 2%, soit 1.425,67 euros bruts mensuels. Le gain net mensuel est de 21,50 euros pour un temps plein. Un sondage CSA pour l’Humanité, réalisé au lendemain de l’annonce de la hausse concédée pour le salaire minimum, révèle une déception massive de l’opinion publique, y compris chez les électeurs de François Hollande.

C’est un résultat sans appel, qui sonne comme un premier avertissement pour la nouvelle équipe dirigeante. Réalisé dans les vingt-quatre heures suivant l’annonce de la revalorisation du Smic (une hausse de 2 %, dont un gain net, une fois l’inflation prise en compte, de 0,6 %), le sondage CSA-l’Humanité montre que, pour une écrasante majorité de Français, le compte n’y est pas.

 

Sondage

 

Une mesure «insuffisante »


Ils sont plus de 8 sur 10 (82 %) à estimer la mesure « insuffisante », et, fait notable, ce jugement est partagé dans l’ensemble des catégories professionnelles – y inclus celle des artisans, commerçants et chefs d’entreprise qui trouvent à 62 % que la mesure n’est pas suffisante. « Replacés dans le contexte économique et social que nous connaissons, de nombreux éléments peuvent expliquer » un tel jugement, observe Yves-Marie Cann, directeur d’études chez CSA. Et d’évoquer la forte baisse prévue du pouvoir d’achat en 2012, l’impact des hausses d’impôts du précédent gouvernement, mais aussi la stagnation générale des salaires, les hausses du coût de l’énergie et l’augmentation du chômage. « Tout cela créé un contexte très propice pour faire du pouvoir d’achat un enjeu de préoccupation fort au sein de la population, souligne Yves-Marie Cann. Et c’est vrai que la promesse de campagne de François Hollande d’un coup de pouce pour le Smic pouvait être perçue comme un bon moyen, pour les revenus les plus modestes, de faire face à ce contexte d’inflation et de contraction du pouvoir d’achat. » La déception que révèle le sondage découle de la faiblesse de la revalorisation finalement décidée.

 

Notant qu’avec ce mini-coup de pouce le gouvernement Ayrault « risque d’être perdant sur tous les fronts », celui des salariés payés au Smic comme celui des milieux économiques, l’analyste de l’institut CSA tire de cette enquête un enseignement plus général. Certes, « les Français peuvent comprendre qu’il est nécessaire d’arbitrer entre des intérêts contradictoires, mais ils attendent aussi qu’il y ait, dans les actions menées, des résultats qui se fassent jour. Bien sûr il est trop tôt pour le gouvernement et le président Hollande pour avoir de premiers résultats sur le front économique. Mais le sondage atteste des attentes fortes existant en la matière. Le gouvernement et le président sont attendus au tournant sur la question du pouvoir d’achat ».

 

Une remarque qui prend d’autant plus de poids que, à en croire le sondage, ces attentes ne sont pas moins fortes chez les sympathisants PS et les électeurs de François Hollande au premier tour de la présidentielle : ils sont, respectivement, 80 % et 79 % à juger eux aussi « insuffisante » la hausse du Smic.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 07:02

La redevance bientôt étendue aux écrans d'ordinateurs ?

 

La ministre de la culture, Aurélie Filippetti, a annoncé samedi 30 juin que le gouvernement examinerait en 2013 une possible extension de la redevance audiovisuelle aux écrans d'ordinateur afin de sécuriser les moyens alloués à l'audiovisuel public.

 

Cette taxe ne s'appliquerait qu'aux foyers n'ayant pas de télévision et ne viendrait pas s'ajouter à la redevance déjà existante, a précisé sur RTL la nouvelle ministre de la culture.

 

'Est-ce qu'il faut étendre la redevance à des écrans (d'ordinateur) quand on n'a pas de télévision ? C'est une question qui se pose, mais ça serait une redevance évidemment par habitation, on ne paiera pas une redevance (en plus) si on a un ordinateur et une télé', a-t-elle ajouté.

 

La redevance audiovisuelle, désormais appelée 'Contribution à l'audiovisuel public', finance les organismes publics de télévision et de radio parmi lesquels France Télévisions ou encore Radio France.

 

Chaque foyer fiscal propriétaire d'une ou plusieurs télévision en paye une, quel que soit le nombre d'appareils. Elle est aujourd'hui de 125 euros en France métropolitaine, et de 80 euros dans les départements d'outre-mer.

 

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Décidemment, le PS et Aurélie Filipetti, ministre de la culture et e la communication, ne manquent pas d'dées pour rétablir les finances publiques dans la justice. Ainsi, ceux d'entre nous (je n'en suis pas) qui ont décidé, par choix ou tout autre motif, l'abstinence des "bienfaits" de la télévisions et de ses programmes, en n'introduisant pas les appareils de reception, se verraient taxer quand même, parce qu'ils possèderaient, pour leur usage personnel ou professionnel, un ordinateur, dont la fonction principale n'est pas la réception télévisuelle. Est-ce la nouvelle trouvaille de "Terra Nova", ou bien cette idée sonnante et trébuchante est-elle le fruit de mûre réflexion des "simples et justes" du Parti Socialiste?

Et pourquoi pas aussi les téléphones portables, les ipad et autrescadres de photos numériques etc...

En revanche, Aurélie Filipetti, devrait se pencher sur le pluralisme à la télévision publique et privée, au sein desquelles les idées et les dirigeants du PCF n'ont pas d'espace. Le débat, plus nécessaire que jamais, sur les mesures gouvernementales prises en France, sur celles qui se profilent mériterait que toutes les idées et propositions soient sur la table audiovisuelle.

Nous n'allons pas faire , de ce point de vue, moins bien que la Chine, la Russie, ou la Syrie? N'est-ce pas?

 

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 02:49

Politique - le 29 Juin 2012

Le gouvernement Ayrault part à la chasse aux dépenses publiques

Le gouvernement Ayrault vient effectivement d’annoncer une baisse drastique des dépenses publiques. Dans certains ministères, 60% des départs pourraient ne pas être remplacés. Pourtant, lorsque le Figaro avait révélé l’information la semaine dernière, François Hollande avait fermement démenti.


C’est l’heure des lendemains qui déchantent pour le gouvernement Ayrault. Bye-bye les promesses, et bienvenue à la rigueur, donc. Un mot qui ne plait pas au président de la république, lui préférant le terme d’« effort ».


A l’issue du séminaire concernant le projet budgétaire pour l’année 2013, lundi 25 juin, les premières mesures commencent à tomber. Jeudi 28 juin, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a envoyé aux 38 ministres et délégués la liste du programme. Et il s’avère peu réjouissant : le nombre de fonctionnaires doit diminuer de 2,5% par an entre 2013 et 2015, hors secteurs prioritaires (Education, Justice, police et gendarmerie), qui verront leurs effectifs augmenter de 65 000 postes durant le quinquennat. Car Matignon poursuit un double objectif : stabiliser les effectifs publics d’ici 2017 tout en renforçant ces trois ministères.


Or, François Hollande avait promis durant sa campagne de ne pas revenir sur les engagements du précédent gouvernement. En effet, Nicolas Sarkozy s’était engagé auprès de Bruxelles à ramener d’ici 2013 le déficit budgétaire à 3% du PIB -en 2012 il était de 4,5%- ; Il faut donc bien piocher dans certains ministères pour redistribuer aux autres. Une logique implacable que le ministre du travail Michel Sapin a résumée  prosaïquement : « Quand on a une priorité quelque part, ça veut dire que dans les autres secteurs, on diminue les effectifs. C'est quand même simple à comprendre et je crois que les Français le comprennent très bien ».

 

Non-remplacement de trois fonctionnaires sur cinq dans certains secteurs


Le gouvernement Fillon a supprimé 150 000 postes de fonctionnaires en cinq ans, grâce à la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, y compris dans l’Education et la police. En accordant un régime de faveur aux trois ministères, celui d’Ayrault risque de voir cette règle passer à trois sur cinq dans certains secteurs.


Interrogé ce vendredi matin sur France Info, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, pense que : « Ce sont des orientations très négatives. Malheureusement, il semblerait que par anticipation, on donne des gages aux orientations du pacte budgétaire européen ». A l’heure même où se tient le sommet européen, Pierre Laurent déplore la décision du gouvernement Ayrault : « Ca veut dire qu'on accepte par avance de s'inscrire dans le pacte d'austérité budgétaire alors que François Hollande avait annoncé sa renégociation. C'est décidément très mal parti » a-t-il ajouté.


En dehors de ces coupes drastiques, c’est l’ensemble des ministères, prioritaires compris, qui devront désormais se serrer la ceinture. Au menu : baisse des achats de fournitures, des dépenses consacrées à l’entretien des locaux, et des flottes automobiles. Actuellement, elles sont chiffrées à 12% du budget de l’Etat. L’objectif est de les ramener à 7% en 2013, et à 4% en 2014 et 2015. Idem pour les aides et subventions, qui atteignent à ce jour 40% du budget.

 

Première étape du projet de loi de finances


Voilà pour les mesures annoncées par lettres de cadrage jeudi. Matignon engage désormais les ministres à présenter leurs propositions lors d’une réunion prévue courant juillet. Le chef du gouvernement allouera ensuite à chaque ministère un budget pour les trois prochaines années. Mais ces coupes dans les dépenses publiques ne représentent qu’un premier pas.

 

En effet, le gouvernement travaille sur un projet de loi de finances (PLF) pour 2013, qui sera présenté au Parlement à la rentrée. Quant à la Cour des comptes, elle doit remettre son rapport sur les finances publiques lundi 2 juillet au matin à Jean-Marc Ayrault. Le premier ministre ajustera ensuite les politiques budgétaires et fiscales d’après ses conclusions.

 

Voilà qui devrait plaire à la Commission européenne et à la chancelière allemande Angela Merkel, qui exigent de la France des réformes structurelles au plus vite. En plein milieu du sommet européen, cette annonce tombe vraiment bien…

 

Charlotte Helias

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BRUNO FORNACIARI

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