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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 08:38

Le 1 er juin 2012

Communiqué adressé à « la Nouvelle République » de Thouars

 

Il est de notoriété publique que « l’investiture » de « candidats » novices,  fraîchement émoulus, autoproclamés Front de gauche dans la 3e circonscription des Deux-Sèvres dont l’objectif est d’atteindre si possible 5 % est contestée par de nombreux communistes et ne correspond pas à leurs ambition de peser fortement à gauche .  En effet, comme le dit fort justement Jean-Luc Mélenchon au meeting de Courrières (Pas-de-Calais) : « Une chose qu’on acquière pas en 15 jours, c’est d’avoir du courage, du coffre et de tenir tête à tout le monde »

Il faut se rappeler qu’après plusieurs consultations, les communistes du Nord-deux Sèvres,  avaient choisi majoritairement (10 voix sur 18 possibles) les candidatures de Bruno Fornaciari et de Ernest Levindré, militants communistes aguerris plus légitimes. Elie Maudet qui avouait avoir participé à une manœuvre d’éviction et accepté la candidature pour leur faire obstacle à dû y renoncer. L’accord national signé entre le PCF, le Parti de gauche et la Gauche unitaire, spécifiait, en effet, que la circonscription serait représentée par un communiste. Le passage en force anti démocratique de la direction départementale du PCF 79 pour imposer un non communiste a été fortement critiquée jusqu’à demander la démission de son premier responsable.

En raison du déni démocratique de la Fédération et du laxisme de la direction nationale du PCF, parce que nous voulions  respecter la démocratie interne de notre parti, il ne nous est pas apparu souhaitable de maintenir nos candidatures.Les communistes réunis le 23 mai dernier ont décidé qu’ils ne soutiendront pas ces candidats «  divers gauche » de témoignage,  hostiles à l’application des accords et par conséquent à un Front de gauche dans le nord Deux-Sèvres. Ils se refusent à  voter pour des personnes  qui ne les représentent pas nine représentent le Parti Communiste quelles combattent.  

Chacun le comprend, il ne peut y avoir de Front de gauche sans le Parti Communiste dans le Nord Deux-Sèvres et encore moins contre lui.

 

Les responsables de la section Thouars/Airvault/st Varent du PCF.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 05:22

 

- le 31 Mai 2012

 

L'Humanité.fr vous dévoile la version originale du clip du Front de gauche censuré par le CSA.

 

 

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a imposé une retouche au comité de campagne du Front de gauche, sous peine de ne pas laisser passer du tout le clip dans les spots de la campagne officielle des législatives à la télévisions.

 

La représentation de Carla Bruni-Sarkozy porte atteinte à la dignité d'une personne, et le "j'me casse, pôv'cons" de Nicolas Sarkozy est un non respect à la fonction présidentielle, selon le CSA.

 

En revanche, le Front de gauche a obtenu de pouvoir conserver son dragon à deux têtes Merkozy.

  • A lire notre "scandale" sur cette censure dans l'Humanité de vendredi 1er juin
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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 06:29

 

Élections 2012

Le Front national pris en faux par Mélenchon

30 mai 2012 à 21:46
Jean-Luc Mélenchon le 12 mai à Hénin-Beaumont.
Jean-Luc Mélenchon le 12 mai à Hénin-Beaumont. (Photo Jean-Michel Sicot pour Libération)

Récit Hénin-Beaumont. Le candidat du Front de gauche porte plainte contre un tract du Front national.

Par Christophe Forcari

Contre le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, la candidate du Front national, Marine Le Pen, a choisi de sortir les armes lourdes. Un tract a été distribué, il y a trois jours, dans toutes les boîtes aux lettres d’Hénin-Beaumont, où l’on voit le visage de l’ancien candidat à la présidence de la République sur un fond vert et blanc, couleurs de l’islam et du drapeau algérien, à la place du traditionnel fond rouge de sa formation politique.

 

Ce tract reproduit une citation exacte d’un discours prononcé en avril à Marseille, mais totalement sortie de son contexte. «Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb», avait alors déclaré Mélenchon. Sous cette phrase, un appel à voter pour lui avec sa traduction en arabe… mais écrite à l’envers. Un tract non signé et qui ne porte aucune mention de l’imprimeur. En clair, le patron du front de gauche est le candidat des étrangers…

 

«Ennemi». Devant l’ampleur de la polémique suscitée par ce tract, le Front national en a endossé, sans barguigner, la responsabilité. «Ce sont effectivement des gens proches du FN qui sont venus nous le proposer et nous avons accepté», reconnaît Bruno Bilde, directeur de cabinet de la présidente du FN et candidate dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. «Il faut que Mélenchon assume ses prises de position en matière de droit de vote des immigrés, de régularisation des sans-papiers et d’accueil des Roms», martèle Steeve Briois, le secrétaire général du FN et prétendant à la mairie d’Hénin-Beaumont. «La vérité, c’est que Mélenchon, par ses positions ouvertement immigrationnistes et antifrançaises, est l’ennemi du peuple ouvrier», ajoute-t-il.

 

Dans un communiqué, Marine Le Pen déclare «soutenir pleinement» la distribution de ce tract anonyme. Derrière cette manœuvre, le FN voudrait surtout faire éclater les divergences entre les tenants d’un PCF à l’ancienne, style Georges Marchais, et les supporteurs réputés plus bobo du président du Front de gauche. Un PCF qui, dans l’esprit des responsables frontistes locaux, ne partagerait pas les mêmes options en faveur du droit de vote des immigrés que les mélenchonistes pur jus.

 

Jean-Luc Mélenchon, lui, ne décolère pas. «Ce tract est un grossier faux destiné à exciter les gens les uns contre les autres. Cela va coûter très cher à Mme Le Pen parce qu’elle a reconnu les faits. Cela peut [lui] coûter l’inéligibilité dans tous ses mandats», a-t-il déclaré. Le Front de gauche a décidé de porter plainte contre la diffusion de ce document. «Nous les obligeons à mordre. On ne peut attaquer un tract anonyme que s’il comporte des injures, des propos diffamatoires ou si les propos qu’il rapporte sont faux. Ce qui n’est absolument pas le cas. Nous sommes donc très tranquilles», rétorque Bruno Bilde.

 

«N’importe quoi». En riposte, le FN a décidé également de porter plainte contre le Front de gauche, dont des militants auraient pris à partie ceux du Front national, surpris en pleine distribution de ce tract. Pour éviter tout souci avec la justice, Marine Le Pen a annoncé que les frais liés à ce tract seraient intégrés à son compte de campagne. Pour en rajouter encore dans la polémique, l’équipe de campagne de Marine Le Pen assure que le leader du Front de gauche «a explosé son compte de campagne et dépassé le montant légal autorisé». «Le FN est tellement en difficulté aujourd’hui qu’il est obligé de raconter n’importe quoi», a répliqué Hervé Poly (PCF), suppléant de Jean-Luc Mélenchon.

 

___________________________________________________________________________________________________

 

"Libération" aussi, au passage, affuble Jean-Luc Mélenchon d'un nouveau titre : celui de Président du Front de gauche.

Il est vrai que la direction du PCF, qui s'efface progressivement devant Mélenchon et le Front de gauche dont le PCF est pourtant la principale composante, favorise ces "prétentions" qui ne sont aucunement démenties par elle.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 10:18

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 03:54

jeu, 21/10/2010 - 00:13

Les petites affaires de Monsieur Lagarde

En 1998, Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, faisait un beau cadeau à Xavier Giocanti, le Marseillais qui partage la vie de Christine Lagarde, ministre de l’Économie : les « zones franches urbaines » de la ville. Depuis douze ans, le beau Xavier, sous couvert d’une bienfaisance officiellement destinée à donner du travail à ceux qu’on ne peut kärchériser, implante de s immeubles et quelques entreprises dans ces «  zones ».

 

Cet entrepreneur, qui, selon ses propres termes, s’occupe du « PIB de Christine Lagarde » (« plaisir intérieur brut »), manifeste hélas une vraie détestation pour le fisc, dont la représentante dort dans son lit. Ainsi, c’est dans la partie néerlandaise de l’île de Saint-Martin qu’il a installé sa boîte de gestion hôtelière. Puis il a créé une société de conseil en patrimoine dont l’objectif est d’éviter la guillotine de l’impôt… De la défiscalisation tout ce qu’il y a de plus légal, mais qui la fiche mal quand on partage la vie de celle qui squatte Bercy…

Dessin de Large - JPG - 54.3 ko
Dessin de Large

Mais il y a mieux. Selon Paris- Match, Xavier Giocanti a un frère caché, un certain Renaud Muselier. Un garçon connu puisque, sans y laisser de traces, il a occupé la fonction de secrétaire d’État aux Affaires étrangères sous le pontificat de Jean-Pierre Raffarin. Il est bien sûr député et même viceprésident d’un monstre créé par Sarkozy, l’Union pour la Méditerranée. Dans un entretien avec Match, Muselier a ouvert son vaste cœur : « Xavier ? C’est mon frère. »

 

Avec son « frère » Muselier, Giocanti est en affaires. Renaud, ami de Paul Bérenger, ancien Premier ministre de l’île Maurice, participe là-bas à un projet immobilier qui exige un investissement de 30 millions d’euros pour la construction de 33 villas qui doivent rapporter 80 millions d’euros. Grâce à Joe Lesjongard, ancien ministre du Logement, Muselier et ses potes ont obtenu le label Integrated Resort Scheme, un dispositif qui vous fait échapper à l’impôt. Visitez le site Web de Belle Rivière (du nom d’une rue de Saint-Pierre-et-Miquelon libérée en 1941 par un vrai héros, l’amiral Muselier, grand-père de Renaud), il vous promet tous les arrangements avec le fisc, et même d’y échapper complètement en devenant résident fiscal de l’île Maurice.

 

L’autre aubaine, c’est l’intervention à Maurice de l’Onudi, l’organisme de coopération internationale de l’ONU avec les pays en voie de développement. Ce perspicace et astucieux machin a participé à la mise en valeur du domaine de Belle Rivière.

Et c’est sans aucun doute un pur hasard si, alors qu’il était secrétaire d’État, Muselier a obtenu la création à Marseille du bureau français de cet Onudi. Et un bonheur de plus, possible pour son frère Xavier, puisque l’Onudi se charge aussi de créer des zones franches à Maurice. Elle est pas belle, la vie ?

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 12:07

- le 29 Mai 2012

Le gouvernement doit "sortir du flou assez vite, on ne pourra pas durer très longtemps avec quelques annonces symboliques" en matière d'emploi, a déclaré mardi sur France Info le secrétaire national du Parti communiste français (PCF).


Pierre Laurent réagissait à l'ouverture ce mardi matin des consultations engagées par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avec les organisations syndicales et patronales représentatives. Revenant sur son échange avec le chef du gouvernement en fin de semaine dernière, le leader du PCF a indiqué qu'il avait formulé deux propositions pour l'emploi à Jean-Marc Ayrault, auxquelles le Premier ministre n'avait répondu que de façon "très vague". Il s'agit:

  • "d'un moratoire sur les licenciements jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle Assemblée nationale"
  • de l'inscription "en priorité à l'ordre du jour de la session parlementaire des mesures anti-licenciement et des mesures de relance industrielle".

Sur la relance industrielle, le PCF veut "des mesures fortes tout de suite" et sur les salaires, "nous ne voulons pas un petit coup de pouce. Nous voulons une augmentation sensible", a souligné Pierre Laurent. "Nous ne rentrerons pas dans un gouvernement qui ne prendra pas en compte (nos) propositions. Nous voulons des inflexions par rapport au projet de François Hollande. Si c'est pour aller se rallier à la politique de François Hollande, point final, sans prise en compte de nos propositions, ça n'est pas possible".

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 06:35

Smic : Michel Sapin promet un coup de pouce, mais pas plus

Publié le 24/05/2012 | 14:01 , mis à jour le 24/05/2012 | 14:21
Le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, le 17 mai 2012 à l'Elysée, à Paris.
Le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, le 17 mai 2012 à l'Elysée, à Paris.
(LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Il n'y aura pas de forte hausse. Le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, Michel Sapin, a estimé, jeudi 24 mai sur Canal+, qu'il fallait donner un coup de pouce au smic, mais sans promettre la forte hausse réclamée par certains syndicats.

 

"Quand vous êtes une caissière à 70% du smic, vous n'arrivez pas à vivre, il est légitime de donner un coup de pouce au smic", a déclaré Michel Sapin, reprenant une expression utilisée par François Hollande pendant la campagne. "Mais quand vous êtes une petite entreprise avec des carnets de commandes difficiles, vous vous posez la question de l'équilibre de votre compte, et là on ne peut pas non plus faire des sauts sur le smic, a-t-il poursuivi. C'est cela qu'il faut concilier et une décision sera prise", a promis le ministre, tout en prônant la concertation avec les partenaires sociaux.

 

La CGT réclame une hausse de 300 euros brut (pour atteindre 1 700 euros brut par mois), tandis que FO demande une augmentation progressive à 1 340 euros nets contre environ 1 100 euros nets aujourd'hui. Le sujet sera par ailleurs au cœur de la conférence sociale, qui se tiendra avant mi-juillet. Invité à dire si le gouvernement accéderait à la revendication de Jean-Claude Mailly, numéro 1 de FO, le ministre a répondu : "Il le sait lui-même".


FTVi avec AFP

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 06:28

Christine Lagarde non plus ne paie pas d'impôt sur les revenus

Le Monde.fr | 28.05.2012 à 21h00 • Mis à jour le 28.05.2012 à 21h00

Par Alexandre Pouchard

Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, le 12 avril à Washington.

Voilà qui ne devrait pas arranger les affaires de Christine Lagarde. Quelques jours après qu'elle a provoqué un véritable tollé en conseillant aux Grecs, dans un entretien au quotidien britannique The Guardian, vendredi 25 mai, de "s'entraider mutuellement" en "payant tous leurs impôts" - l'obligeant à s'expliquer sur sa page Facebook -, plusieurs internautes ont rappelé, lundi 28 mai, que la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) ne paie elle-même pas d'impôt sur le revenu, malgré un salaire annuel de 380 939 euros. 

 

Comme l'indiquait le site Tout sur les impôts en juillet 2011, la directrice générale du FMI bénéficie en effet d'un statut fiscal spécifique en qualité de fonctionnaire internationale. Tous ses revenus et traitements issus du Fonds ne sont pas imposables.

 

Cette situation est définie par les articles 34 et 38 de la convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques (voir le traité en PDF), qui affirment que "l'agent diplomatique est exempt de tous impôts et taxes, personnels ou réels nationaux, régionaux ou communaux".

 

Il est toutefois redevable de certains impôts sur "les biens immeubles privés situés sur le territoire de l'Etat accréditaire" ou encore sur les "services particuliers" (la liste complète est disponible sur le site de France diplomatie).

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 01:47

A l’attention de Jean-Pierre GELOT

 

 

Sur proposition de Paul CAYEZ, 6 communistes se sont réunis le mercredi 25 mai 2012 face à ce qu'il convient d'appeler l'exclusion  du Parti  Communiste du camarade Bruno FORNACIARI par le Conseil Fédéral qui n'a aucun pouvoir en la matière.

 

RAPPEL DES FAITS:

 

1°) Lors de la désignation des candidats le 27/01/2012, sa candidature à été écartée d'office par la Fédération qui a imposé le candidat Elie MAUDET, or il avait été convenu avec Jean Claude, le jour même que tous pouvaient voter, même  les camarades qui n'étaient pas à jour de leur cotisation : ainsi la candidature de Bruno FORNACIARI était recevable, n'en déplaise à la Commission nationale des conflits.

 

2°) Depuis la fin janvier 2012, ce camarade ne reçoit plus aucune documentation de la fédé, c'est aussi une forme d'exclusion.

 

3°) Le secrétaire fédéral a utilisé des moyens fallacieux pour discréditer Bruno FORNACIARI auprès des membres du conseil départemental le faisant passer pour ce qu'il n'est pas. Ces méthodes n'ont pas échappé à Jean-Pierre PAPOT auquel l'ensemble du dossier à été envoyé.

 

4°) Alors  qu'un chèque de 120€ correspondant aux cotisations de Bruno a été envoyé à la trésorière de la section de THOUARS, celle-ci après, avoir consulté la fédé, a renvoyé le chèque à son expéditeur.

 

Tout ceci est totalement inacceptable et nous demandons solennellement  au secrétaire fédéral ainsi qu'au conseil départemental, par la présente, de reconsidérer cette position, visant à ignorer le  camarade Bruno FORNACIARI, de rétablir ses droits et son image.

 

 

Les signataires: Paul  CAYEZ, Joël GRELLIER, Ernest LEVINDRE, Michel MARTIN, Christian PLANCHET, Bruno FORNACIARI.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 01:37

La langue automatique du journalisme officiel est une langue de bois officielle.

I. Consensus sous surveillance


- « Réforme » : Quand une réforme proposée est imposée, cela s’appelle « LA réforme ». Et s’opposer à cette réforme devient : le « refus de la réforme ». Ne plus dire : « les travailleurs combattent les politiques libérales qui favorisent chaque jour davantage les revenus du capital et dissolvent l’Etat social ». Ecrire : « Une autre chose dont on peut être sûr - et qui nourrit l’antienne d’un pays impossible à réformer -, c’est la nature difficile des rapports sociaux en France. La conflictualité l’emporte sur le consensus. Vieil héritage de la culture ouvrière revendicative du XIXe siècle du côté des organisations syndicales, crispées sur la défense des droits acquis [...]. » (Le Monde Economie, mardi 7 juin 2005, page I). Le terme peut désigner spécialement les attaques successives du système des retraites par répartition. En 2003, « Sur France 2, Arlette Chabot réforme la France » : une émission "Mots croisés" benoîtement intitulée : « Pourquoi est-il impossible de réformer la France ? ». En 2007, au sujet des régimes spéciaux, grand « retour des gardiens du consensus » et de LA réforme.

 

- « Réformistes » : Désigne ou qualifie les personnes ou les syndicats qui soutiennent ouvertement les réformes gouvernementales ou se bornent à proposer de les aménager. Les partisans d’autres réformes constituent un « front du refus ».

 

- « Modernisation » : synonyme de « réforme » ou de l’effet attendu de « LA réforme ». « LA modernisation » est, par principe, aussi excellente que « LA réforme »... puisque, comme l’avait fort bien compris, M. de La Palisse, fondateur du journalisme moderne, la modernisation permet d’être moderne. Et pour être moderne, il suffit de moderniser. Le modernisme s’oppose à l’archaïsme. Seuls des esprits archaïques peuvent s’opposer à la modernisation. Et seuls des esprits tout à la fois archaïques, réactionnaires et séditieux peuvent avoir l’audace et le mauvais goût de proposer de subordonner "LA modernisation" au progrès social. D’ailleurs, « LA modernisation » est indifférente à la justice sociale, que la modernité a remplacée par l’« équité ». Voir ce mot.

 

- « Ouverture » : Se dit des opérations de communication du gouvernement. L’ « ouverture » se traduit par des « signes ». Les « signes d’ouverture » traduisent une « volonté d’apaisement ». Ne pas confondre avec cette autre ouverture : « l’ouverture de négociations », qui pourrait manifester un dommageable « recul ».

- « Apaisement » : Se dit de la volonté que l’on prête au gouvernement. Par opposition au « durcissement » de la mobilisation. Voir « ouverture ».

 

- « Concertation » : Se dit des réunions convoquées par un ministre pour exposer aux organisations syndicales ce qu’il va faire et pour écouter leurs doléances, de préférence sans en tenir aucun compte. Selon les besoins, la « concertation » sera présentée comme un équivalent de la « négociation » ou comme son substitut. Le gouvernement est toujours « ouvert » à la « concertation ». Voir « ouverture ».

 

- « Négociation » : Selon les besoins, tantôt synonyme, tantôt antonyme de « concertation ». On est prié de ne pas indiquer que, à la différence de la « concertation », la « négociation » est généralement terminée avant d’avoir commencé. Inutile aussi de souligner ce miracle : au printemps 2003, dix heures de « négociation » ont suffi au gouvernement pour ne céder que sur les quelques points qu’il avait déjà prévu de concéder.

 

- « Dialogue social » : Se dit des rencontres où un ministre parle aux syndicats, par opposition au « conflit social », comme si le « dialogue » n’était pas généralement de pure forme : destiné à dissimuler ou à désamorcer le « conflit ».

 

- « Pédagogie » : Devoir qui, pour les journalistes communicants, s’impose au gouvernement (plus encore qu’aux enseignants...). Ainsi, le gouvernement fait preuve (ou doit faire preuve...) de « pédagogie ». Tant il est vrai qu’il s’adresse, comme nos grands éditorialistes, à un peuple d’enfants qu’il faut instruire patiemment. Et si « la réforme » passe, c’est que la pédagogie (et non la force) a triomphé, comme s’en félicitait par avance Challenges (13 septembre 2007) à propos de la « réforme des régimes spéciaux » : « Si (…) cette réforme passait sans coup férir, ce serait le signal que la pédagogie finit toujours par triompher ».

 

II. Déraison des foules


- « Crispation » : Un mot parmi d’autres pour désigner l’attitude des salariés qui se battent contre les délocalisations, le chômage, le dumping social, la destruction du droit de travail, du système de santé et des retraites par répartition. La France « crispée » est rigide et s’oppose à la France moderne et flexible. Un exemple ici.

 

- « Égoïsme » : Frappe les chômeurs, les travailleurs précaires, les classes populaires en général. Exemple : le refus du dumping social est un symptôme évident d’égoïsme. Vice dont sont dépourvus les bénéficiaires de stock-options.

 

- « Individualisme » : Peut être vice ou vertu. Vice quand il entame la solidarité des dominés avec les dominants, vertu quand il détruit les défenses immunitaires des mouvements sociaux. En parler beaucoup, pour ne rien dire des conditions collectives de l’émancipation des individus.

 

- « Corporatisme » : Mal qui menace n’importe quelle catégorie de salariés qui défend ses droits, à l’exclusion des tenanciers des médias. Dans ce dernier cas, s’exclamer, comme Jean-Michel Aphatie : « Trouvez un argument de meilleure qualité que le corporatisme , s’il vous plaît, s’il vous plaît ! ». L’accusation de « corporatisme » est en effet un argument de bonne qualité, sauf quand elle vise des éditorialistes de qualité supérieure. (Voir ici pour un exemple récent de non-corporatisme)

 

- « Malaise » : Se dit du « trouble », plus ou moins profond, qui peut aller jusqu’au « mal-être », vécu ou ressenti par une profession. Depuis le printemps 2003, le « malaise » affecte particulièrement les enseignants. Le « malaise » peut se traduire par des « revendications » qui ne sont alors que des « symptômes ». Le « malaise » et ses « symptômes », diagnostiqués par les éditorialistes et les experts, réclament un « traitement » approprié.

 

- « Grogne » : Un des symptômes les plus graves du « malaise », un signe de l’animalité privée de mots des « grognons ». Voir ce mot, son analyse et un exemple récent opposant les « grognons » universitaires aux « diplomates » gouvernementaux.

 

III. Paroles, paroles


- « Grognements » : Ne se dit pas mais tient lieu de parole des « grognons.

 

- « Témoins » : Exemplaires de la foule des grévistes et manifestants, interrogés en quelques secondes à la télé ou en quelques lignes dans les journaux. Le « témoin » témoigne de ses affects, jamais de ses motifs ou du sens de son action. Seuls les gouvernants, les « experts » et l’élite du journalisme argumentent, connaissent les motifs, et maîtrisent le sens. L’élite pense, le témoin « grogne ». Voir ce mot.

 

- « Expert » : Invité par les médias pour expliquer aux grévistes et manifestants que le gouvernement a pris les seules mesures possibles, dans l’intérêt général. Déplore que les « grognements » des « jusqu’auboutistes » et des « ultras » (voir ce mot), ces privilégiés égoïstes et irresponsables (voir « corporatisme »), empêchent d’entendre le « discours de raison » des artisans du « dialogue social ». Un exemple de service public, daté de 2005.

 

- « Éditorialiste » : Journaliste en charge des éditoriaux. Pour ne pas se laisser enfermer dans cette lapalissade sortie du dictionnaire, l’éditorialiste est condamné à changer de titre pour se répandre simultanément dans plusieurs médias. Dans certains d’entre eux, il devient « chroniqueur ». Dans d’autres, il est « interviewer ». Dans tous, il est « invité ». Exemple : Alain Duhamel. Exemple de « chroniqueur » : Pierre-Luc Séguillon, particulièrement performant, en 2003.

 

- « Interviewer » : Journaliste en charge des entretiens. Les meilleurs d’entre eux sont des éditorialistes modestes puisqu’ils ne livrent leurs précieuses opinions que dans la formulation des questions qu’ils posent. L’interviewer est un éditorialiste condamné aux points d’interrogation. Ou presque : Christine Ockrent est une intervieweuse, Jean-Pierre Elkabbach aussi. Aphatie l’est indiscutablement, comme on peut le vérifier ici même, face à un représentant de Sud-Rail.

 

- « Débat » : Se dit notamment des sessions de papotage qui réunissent autour d’une table l’élite pensante des « experts » et « éditorialistes ». Certains d’entre eux peuvent même « refaire le monde », comme on a pu le constater en 2005.

 

- « Tribunes libres » : Souvent invoquées pour répondre à ceux qui s’inquiètent de l’état du pluralisme dans les médias. Ces espaces réservés à l’expression des « experts » dominants, peuvent être occasionnellement décorés par la présence de contestataires, pour peu qu’ils se rendent respectables en s’abstenant de toute critique des médias.

 

- « Courrier des lecteurs » : Dans la presse écrite, se dit de la sous-rubrique où sont relégués les propos, soigneusement triés, des non-experts.

 

- « Micro-trottoir » : Equivalent audiovisuel du courrier des lecteurs, cette forme avancée de la démocratie directe, concurrencée par les SMS, permet de connaître et de faire connaître l’opinion des « gens ». Technique recommandée pour faire dire en quinze secondes à chaque exemplaire d’un échantillon soigneusement sélectionné ce que l’on attend qu’il dise. Ne pas confondre avec « entretien » : trop long. Quelques cas d’école, ici, là, ou là.

 

- « Opinion publique » : S’exprime dans les sondages et/ou par l’intermédiaire des « grands journalistes » qui lui donnent la parole en parlant à sa place. Quelques exemplaires de l’opinion publique sont appelés à « témoigner » dans les journaux télévisés. Les grévistes et les manifestants ne font pas partie de « l’opinion publique », qui risque de (ou devrait...) se retourner contre eux.

 

- « Contribuables » : Nom que porte l’opinion publique quand elle paie des impôts qui servent au service public. Quand l’argent public est dépensé pour consentir des avantages fiscaux aux entreprises, cet argent n’a plus d’origine identifiée. On dira : « les régimes de retraites du secteur public sont payées par les contribuables ». On ne dira pas : « les exonérations de charges consenties aux entreprises sont payées par les contribuables.

 

IV. Mouvements des troupes


- « Troupes » : Mode d’existence collective des grévistes et des manifestants, quand ils répondent (ou se dérobent) aux appels et aux consignes des syndicats. Parler de « troupes de manifestants », de « troupes syndicales », de syndicats qui « mobilisent » ou « ne contrôlent pas » leurs « troupes ». (Re)voir Pierre-Luc Séguillon en 2003.

 

- « Troubles sociaux » : Se dit des effets de la mobilisation des « troupes ». Un journaliste rigoureux se garde généralement de les désigner comme des « soubresauts » (ainsi que le fit au cours du journal télévisé de 20 h sur TF1 le mercredi 28 mai 2003, le bon M. Raffarin).

 

- « Concernés » : Se dit des secteurs ou des personnes qui sont immédiatement visés par « LA réforme ». Sinon, dire : « les cheminots ne sont pas concernés par la réforme des retraites » ou « les enseignants ne sont pas concernés par la décentralisation ». Vous pouvez pousser le souci de la rigueur jusqu’à affirmer que « les cheminots ne sont pas directement concernés ». Dans les deux cas, vous pouvez même ajouter qu’ils « se sentent menacés ». D’où l’on peut déduire ceci : se sentir menacé, ce n’est pas être menacé, et en tout cas être ou se sentir menacé, ce n’est pas être concerné. (« La CGT de la SNCF qui n’est pourtant pas du tout concernée par le CPE a déposé un préavis de grève nationale pour le mardi 28 »,

décrète Jean-Pierre Pernaut, qui déplore ainsi, le 21 mars 2006, que les cheminots ne soient pas assez corporatistes.)

 

- « Usagers » : Se dit de l’adversaire potentiel des grévistes. Peut également se nommer « élèves qui préparent le bac » et « parents d’élèves inquiets ». « La grève […] s’annonce massive et dure. Dure surtout pour les usagers », précise David Pujadas, compatissant et soucieux de l’avenir des cheminots le 13 novembre 2007.

 

- « Otages » : Synonyme d’« usagers ». Terme particulièrement approprié pour attribuer les désagréments qu’ils subissent non à l’intransigeance du gouvernement, mais à l’obstination des grévistes. « Victimes » des grèves, les « otages » sont d’excellents « clients » pour les micros-trottoirs : tout reportage se doit de les présenter comme excédés ou résignés et, occasionnellement, solidaires. Parmi les « otages », certains méritent une compassion particulière. Nous vous laissons découvrir deux d’entre eux : un premier et un second.

 

- « Pagaille » : Se dit des encombrements un jour de grève des transports. Par opposition, sans doute, à l’harmonie qui règne en l’absence de grèves.

 

- « Galère » : se disait (et peut se dire encore...) des conditions d’existence des salariés privés d’emploi et des jeunes privés d’avenir, vivotant avec des revenus misérables, de boulots précaires en stages de réinsertion, assignés à résidence dans des quartiers désertés par les services publics, sans loisirs, et subissant des temps de transports en commun démesurés. Phénomène presque invisible à la télévision, ses responsables ne sont pas identifiables. « Galère » se dit désormais des difficultés de transports les jours de grève : on peut aisément les mettre en images et les imputer à un coupable désigné, le gréviste. Un seul exemple (en fin d’article) : quelques titres de la PQR en 2007.

 

- « Noir » : Qualifie un jour de grève. En 2005, c’était un mardi. En 2009, un jeudi – un « jeudi noir » finalement « plutôt gris clair », d’ailleurs, selon le contemplatif Jean Pierre Pernaut [1]. Peut également se dire des autres jours de la semaine. « Rouge » ou « orange » sont des couleurs intermédiaires réservées aux embouteillages des week-ends, des départs ou des retours de vacances. Le jour de grève, lui, est toujours « noir », couleur du « chaos » (toujours en 2009).

 

- « Chaos » : Se dit sobrement des conséquences des journées « noires ». Pour désigner les conséquences d’un tsunami ou d’un tremblement de terre… chercher un autre mot ?

 

- « Surenchère » : Se dit, particulièrement au Figaro, de tout refus des mesures imposées par le gouvernement, dont l’attitude au contraire se caractérise par la « fermeté ».

 

- « Durcissement » : Se dit de la résistance des grévistes et des manifestants quand elle répond à la « fermeté » du gouvernement, une « fermeté » qui n’est pas exempte, parfois d’ « ouverture ». Voit ce mot.

 

- « Essoufflement » : Se dit de la mobilisation quand on souhaite qu’elle ressemble à ce que l’on en dit.

 

- « Ultras » : Désigne, notamment au Figaro, les grévistes et les manifestants qui ne se conforment pas au diagnostic d’« essoufflement ». Vaguement synonyme d’ « extrême gauche », lui-même synonyme de... au choix ! Autre synonyme : Jusqu’auboutistes.

 

- « Violence » : Impropre à qualifier l’exploitation quotidienne, les techniques modernes de « management » ou les licenciements, le terme s’applique plus volontiers aux gens qui les dénoncent, et aux mots qu’ils emploient pour le faire. Par exemple quand les patrons de Caterpillar sont qualifiés de « chiens ». A condition de respecter cette règle d’usage, la « violence » est presque toujours « condamnable ». Et condamnée.

 

Henri Maler et Yves Rebours

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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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BRUNO FORNACIARI

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