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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 19:24

Scandale monumental autour de Carla Bruni-Sarkozy

Une statue de l’ancienne première dame vient d'être installée discrètement à Nogent-sur-Marne. Ce monument commandé par le maire est devenu le symbole de la décadence de l’ère Sarkozy, estime cette chroniqueuse du Guardian.

09.08.2012 | Nabila Ramdani | The Guardian


 
La statue de Carla Bruni, représentée en plumassière, à Nogent-sur-Marne - AFP PHOTO / HO / Ville de Nogent-sur-Marne

La statue de Carla Bruni, représentée en plumassière, à Nogent-sur-Marne - AFP PHOTO / HO / Ville de Nogent-sur-Marne

Expression éloquente de la vanité et de l’incurie propres à la classe politique française, une statue en bronze de Carla Bruni, mannequin devenu première dame, est au cœur de la controverse. Installée le 31 juillet à Nogent-sur-Marne [elle sera inaugurée officiellement le 21 septembre], en banlieue parisienne, l’œuvre est puissante, non seulement par sa taille et son coût, fort coquet, mais aussi parce qu’elle dépeint l’héritière multimillionnaire en ouvrière. Carla, native de Turin, y est représentée en plumassière, une de ces femmes pour la plupart italiennes jadis exploitées dans les manufactures locales pour fabriquer de belles plumes pour les plus riches. Certains ont visiblement pensé qu’une ancienne reine de la mode forte d’une fortune facilement gagnée et de plusieurs luxueuses demeures à travers la France pouvait idéalement incarner ses compatriotes immigrées d’hier.

Jacques J. P. Martin, le maire de Nogent, est l’artisan de ce monumental scandale, dont l’idée lui est venue alors que le mari de Carla, Nicolas Sarkozy, était encore à la présidence de la France. Ce membre ambitieux de l’UMP entendait même faire payer au contribuable les quelque 80 000 euros qu’allait coûter la statue. Mais son calcul carriériste est finalement tombé à l’eau, d’abord avec la défaite de Sarkozy à la présidentielle de mai dernier, puis avec son implication dans diverses affaires de corruption. A peine avait-il perdu son immunité présidentielle que la police se rendait au domicile parisien des Bruni-Sarkozy, ainsi qu’à deux bureaux liés à l’homme politique déchu.

Le couple a disparu la veille de ces descentes de police et ne s’est pas manifesté pendant plus d’un mois. Selon certaines rumeurs, Carla et Nicolas auraient cherché refuge auprès d’amis milliardaires, notamment le roi du Maroc et un magnat canadien à qui Sarkozy avait décerné la Légion d’honneur. Cette volonté de discrétion [brisée par la déclaration de Nicolas Sarkozy le 8 août à propos de la Syrie] détonne incroyablement quand on se souvient du grand train que menait ce couple amoureux de l’exposition médiatique. Jets privés avec four à pain fabriqué sur mesure, factures de fleuristes dépassant les 750 euros par jour, photos en couverture de Vanity Fair et même CD lancé par la première dame, rockeuse autoproclamée, sont autant d’initiatives prises à la tête de l’Etat qui ont écœure les Français. Au point qu’ils ont fini par chasser Sarkozy au profit du gouvernement le plus à gauche que la France ait connu depuis des dizaines d’années.

Si le nouveau président, le socialiste François Hollande, dispose aujourd’hui d’une large majorité au Parlement français, c’est précisément à cause des fastes à la Marie-Antoinette de Carla et de son époux. Nicolas Sarkozy a beau nier tout méfait dans les trois principaux scandales de corruption et de vente d’armes dans lesquels il est impliqué, les preuves sans cesse plus nombreuses réunies par les juges en charge de ces enquêtes laissent penser qu’on s’achemine vers un procès au pénal, dans la même veine que celui qui, l’année dernière, a fait de Jacques Chirac le premier président de l’histoire de la France moderne à être condamné pour “détournement de fonds publics, abus de confiance et prise illégale d’intérêt”.

Les Français devraient-ils se vanter de cette statue de deux mètres à Nogent-sur-Marne ? Cette folie a finalement été payée par une société privée de spéculation immobilière, ce qui achève d’en faire le parfait symbole de l’ère Sarkozy, marquée par le règne de l’argent et de l’insensibilité. A cause des lois françaises sur la vie privée et de médias hexagonaux scandaleusement inefficaces et révérencieux, peu de choses ont été faites devant les démêlés de l’ancien chef de l’Etat avec la justice. Cette incarnation robuste et durable de ce que les Sarkozy représentent vraiment opère au fond un juste retour des choses : la Carla de bronze n’est peut-être du goût de personne, mais c’est sans doute précisément ce qui fait toute sa pertinence.
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 19:06

Pussy Riot : les punkettes qui bousculent Poutine

Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina, membres du collectif Pussy Riot, sur le banc des accusés (Maxim Shemetov / Reuters)
Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch et Maria Alekhina, membres du collectif Pussy Riot, sur le banc des accusés (Maxim Shemetov / Reuters)

A quelques jours de la journée mondiale de soutien aux Pussy Riot (17 août), retour sur l’histoire de ces trois jeunes femmes qui ébranlent la Russie.

Palais des Sports Loujniki de Moscou, congrès du parti Russie Unie, nous sommes le 24 janvier 2011. Devant une salle chauffée à blanc et près de 11000 spectateurs, le Président russe Dimitri Medvedev prend la parole. Sans trembler, devant les caméras du monde entier, il annonce alors l’extraordinaire jeu de chaises musicales qui va faire de lui le complice d’une manipulation politique inédite. « Je pense qu’il serait bon que le congrès soutienne la candidature du chef du parti, Vladimir Poutine, au poste de président du pays ». Le cauchemar des opposants au régime russe se réalise : Dimitri Medvedev et Vladimir Poutine s’échangent les rênes du pouvoir. Sonnant comme une sentence irrévocable, la petite phrase a scellé le sort du géant russe pour de très longues années. En effet, grâce à l’adoption d’une réforme constitutionnelle prolongeant la durée du mandat présidentiel de quatre à six ans à partir de 2012 (sic), Vladimir Poutine, pourra théoriquement se représenter en 2018 et rester au pouvoir jusqu’en 2024 ! Une éternité…

Des lors, tout ce que la Russie compte d’opposants décide de ne pas se laisser faire. Parmi eux, à force de concerts sauvages, un groupe de punkettes hyper engagées commence à faire progressivement parler de lui : ce sont les Pussy Riot. En bonnes héritières du mouvement riot grrrl, ces féministes revendiquées nourries au sein de L7 et Bikini Kill multiplient les performances à Moscou où leur cote monte logiquement en flèche. Dans une interview accordée au magazine Vice, les Pussy Riot confirment être entrées en résistance au moment du coup d’état légal de Vladimir Poutine.

A ce moment-là nous avons réalisé que ce pays (la Russie, ndlr) avait besoin d’un militantisme punk féministe, de fanfares jouant sauvagement dans les rues de Moscou et sur les places, mobilisant les énergies citoyennes contre les escrocs de la junte Poutiniste et enrichissant l’opposition russe de thèmes qui nous tiennent a cœur : les gender rights et autres droits LGBT, la lutte contre le machisme, l’absence d’un message politique audacieux sur les scènes musicales et artistiques, et la lutte contre la domination des hommes dans tous les domaines du discours public.”

En plus d’être énervées, les Pussy Riot ne perdent jamais de vue l’objectif de leur engagement : faire triompher les libertés dans un pays qui a finalement peu évolué en la matière depuis la fin de l’ère soviétique…

Le véritable coup d’éclat mettra alors peu de temps à intervenir. Le 21 février dernier, plusieurs individus vêtus de cagoules fluorescentes, de robes et de leggings colorés investissent la cathédrale du Christ Saint-Sauveur à Moscou. Leur objectif ? Un nouvel happening, cette fois destiné à dénoncer la collusion du pouvoir politique russe avec l’Eglise orthodoxe. Mimant le geste de croix et autres pieuses simagrées devant des fidèles médusés, les Pussy Riot entament une prière d’un genre étrange intitulée « Sainte Marie Mère de Dieu, chasse Poutine ». Au programme de cette récitation polissonne on trouve une dénonciation sans fard du pouvoir castrateur et des libertés fantômes mais aussi de la menace constante d’un « séjour » en Sibérie pour quiconque critique avec véhémence le manque de libertés dans la Russie de Vladimir Poutine…

Pour le pouvoir en place qui au moment de la révolution Orange, en Ukraine, avait organisé une réunion avec des rockeurs pour prévenir le danger d’une révolte qui pouvait venir du monde de la musique, c’en est trop. Trois membres du collectif Pussy Riot sont emprisonnées à la suite de la performance de la Cathédrale du Christ Saint-Sauveur. Mise sous pression par toute la hiérarchie orthodoxe du pays, la justice russe promet d’être sévère. Accusées de blasphème et d’hooliganisme, Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, les trois membres supposées des Pussy Riot encourent d’abord sept années de camp. Non pas de prison classique (et déjà douloureuse) mais bien une peine de camp. Le cas Pussy Riot divise la Russie ; la vidéo originale et sans montage du happening de la Cathédrale montrera pourtant une performance anodine et inoffensive, loin de mériter une quelconque peine d’emprisonnement…

C’est alors que l’opinion publique mondiale, choquée, commence à prendre fait et cause pour ces icônes russes d’un nouveau genre. De Björk à Madonna en passant par Nina Hagen et Sting, des poids lourds de l’industrie de la musique se mobilisent et font pression sur le pouvoir russe. On peut alors identifier deux phases majeures dans l’historique des poursuites judiciaires exercées contre le groupe punk : la première se caractérise par une injuste et démuselée sévérité qui correspondrait au relatif anonymat des Pussy Riot hors des frontières russes. La seconde phase, très récente, semble quant à elle indiquer une tendance nouvelle poussant bon gré mal gré le pouvoir russe à composer avec la nouvelle aura internationale des punkettes.

C’est en effet depuis que la presse internationale (Libération, Spiegel) se focalise sur les activistes russes que la donne semble légèrement s’inverser. De sept années de camp, la peine maximale encourue est ramenée à trois. Première victoire. Ajouter à cela la mobilisation de stars internationales toujours plus nombreuses et vous obtiendrez un cas domestique plutôt banal devenant une vraie épine dans le pied du géant russe…

En marge d’une visite à Londres à l’occasion des Jeux Olympiques, Vladimir Poutine a ainsi estimé qu’il n’y avait “rien de bon” dans ce que les jeunes femmes avaient fait, mais il s’est toutefois montré indulgent à leur égard.

Je ne pense pas qu’elles doivent être jugées trop sévèrement pour ce qu’elles ont fait”.

Effet d’annonce ou réelle volonté de ne pas inutilement engendrer ses propres martyres ? Vendredi 17 aout en début d’après-midi (date du jour de l’énoncé du jugement pour les trois prévenus), on saura à quoi s’en tenir…

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 19:00

12/08 15:03 CET

 

Âme sensible s’abstenir. En Syrie, des corps ont été jetés hier du haut d’un immeuble d’après une vidéo publiée sur internet.

 

Elle aurait été tournée à al-Bab une ville de la province d’Alep. Les corps appartiendraient à des membres du régime syrien. Il est cependant impossible de confirmer avec certitude ces informations.

 

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, la ville d’Alep, elle, est encore ce dimanche la cible des chars et des avions de combat du régime de Bachar al-Assad. L’armée a aussi pilonné d’autres localités, notamment la ville de Homs, où dix jeunes auraient été exécutés par le régime syrien, d’après l’opposition.

 

Les observateurs de l’Onu, eux, poursuivent leur mission qui n’a aucune influence sur le cours de cette guerre civile qui ne dit pas son nom. Leur mandat s’achève le 19 août.

 

Par ailleurs, le conflit syrien devait être au centre d’une réunion ministérielle de la Ligue arabe ce dimanche en Arabie Saoudite. Elle a été reportée sine die. Les chefs de la diplomatie des six monarchies du Golfe devraient néanmoins se réunir dans la soirée.

 

Avec AFP et Reuters

 

PS : je ne publie pas la vidéo qui accompagne cet article

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 18:52

« L’option diplomatique est morte »

RICHARD LABÉVIÈRE spécialiste du Proche-Orient et du Moyen-Orient

Propos recueillis par B.F. | Publié le 06.08.2012, 08h17

 

Auteur notamment de « Quand la Syrie s’éveillera… » (Perrin), Richard Labévière est un spécialiste du Proche-Orient et du Moyen-Orient qu’il parcourt depuis longtemps.

Comment expliquez-vous l’impuissance de l’ONU dans la syrienne?
RICHARD LABÉVIÈRE.
Que ait jeté l’éponge (jeudi dernier), c’est une catastrophe! Cela veut dire que l’option diplomatique est morte.

Depuis que le plan d’Annan n’est plus sur la table, on s’inscrit désormais dans une logique de guerre. Cet homme remarquable avait parfaitement pris la mesure de cette en considérant que la médiation russe était essentielle, mais qu’il fallait également y associer l’Iran qui est à la fois une partie du problème et de la solution.



Quelles sont les raisons de ce blocage?


Il y a d’abord l’intransigeance du régime syrien qui a géré cette crise de manière militaire depuis le début et a refusé d’ouvrir un débat avec son opposition intérieure. L’opposition syrienne est, elle, écartelée entre un Conseil national syrien, qui est le paravent des Frères musulmans financés par le Qatar, et les comités de coordination sur le terrain. Elle est incapable de susciter une plate-forme commune d’alternative crédible et de dialogue avec le régime. Les démocraties occidentales — à commencer par les Etats-Unis et la France — n’ont pas du tout aidé Kofi Annan, mais ont privilégié dès le départ l’option militaire sans l’avouer ouvertement, mais en laissant faire le Qatar et l’Arabie saoudite.



Que peut faire la France qui préside en août le Conseil de sécurité?


La France ne pourra pas faire bouger les lignes et les veto russe et chinois qui sont structurels et non pas de simple conjoncture. Avec le « service action » de la DGSE, la France mène en revanche des opérations de formation et de soutien à l’Armée syrienne libre et à d’autres groupes armés. Sur le plan des transmissions et de l’artillerie : mortiers, missiles antichars et canons de 105 mm. Plusieurs dizaines de conseillers militaires participent déjà à un état-major commun turc, américain et français à Charnagh (Turquie), qui bénéficie d’une aide britannique à la frontière syrienne.



Les rebelles syriens sont-ils infiltrés par les islamistes?


Il y a un vrai danger islamiste. Plusieurs milliers d’activistes ont passé la frontière en provenance d’Irak, du Liban, de Turquie et de Jordanie. On ne peut plus ignorer que, sur les 10000 à 15000 hommes en armes de l’opposition syrienne engagés contre l’armée gouvernementale, de 2000 à 3000 relèvent directement de groupes jihadistes revendiquant l’idéologie d’Al-Qaïda. C’est un réel problème pour l’après-Assad. L’après, ce seront les Frères musulmans dans le meilleur des cas. Ou les salafistes dans le pire des cas, avec ce slogan que j’ai personnellement entendu à la sortie des mosquées de la ceinture sunnite de Damas au printemps dernier : « Les alaouites dans la tombe, les chrétiens à Beyrouth! »

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 13:50

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 13:44

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 12:18

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 10:33

 


L'association La Voix des Roms a estimé dimanche que la politique du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, concernant les Roms était comparable à celle de ses prédécesseurs UMP Place Beauvau, affirmant que le ministre PS "pourrait porter les couleurs de l'UMP" en 2017. | Mehdi Fedouach

 

Après les démantèlements de campements et les expulsions de Roms, survenus cette semaine dans les banlieues de Lille et de , la polémique est loin de désenfler.

 

 C'est au tour de l'association La Voix des Roms de se manifester en déclarant dimanche que la politique du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, concernant les Roms, était comparable à celle de ses prédécesseurs Place Beauvau. Ironique, elle va même jusqu'à affirmer que le ministre «pourrait porter les couleurs de l'UMP» en 2017.

La politique de M. Valls «ressemble à celle de MM. Hortefeux et Guéant comme deux gouttes d'eau. Il ne lui reste donc qu’à l’assumer pleinement, mais peut-il vraiment le faire ?», proteste l'association sur son site, jugeant que «les soutiens réitérés au sein de la droite de l'UMP ne sont pas des errements». «Après le soutien plein et entier de la branche droitière de l’UMP qui vous est déjà acquis, bientôt vous vous rallierez jusqu'aux ultra-gauchistes de l’UMP, et en 2017 vous serez le candidat UMP à la présidentielle !», ironise l'association.

Le ministère de l'Intérieur s'est défendu samedi de toute «stigmatisation» dans sa façon d'aborder la question des Roms, malgré les critiques émises par plusieurs associations à la suite des démantèlements de campements illicites.

La France sous surveillance dans la gestion de la communauté Rom

La Commission européenne a toutefois remis vendredi dernier la France sous surveillance pour sa gestion de la communauté Rom. Elle veut s’assurer que les autorités ne procèdent pas à des mesures arbitraires. « C’est une mise à l’épreuve des nouvelles autorités françaises », a commenté un responsable européen, sous couvert d’anonymat.

Sur la Toile, des internautes s’amusent à exhumer les vidéos du président alors candidat, demandant que les expulsions soient assorties de solutions de relogement. Ou encore les propos de Martine Aubry et de Manuel Valls, l’actuel ministre de l’Intérieur, tirant à boulets rouges sur « l’abominable chasse aux Roms » menée il y a deux ans par le gouvernement Sarkozy. Sauf que c’est désormais au tour de la nouvelle majorité de subir les foudres .
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 08:12

 

Crise de la zone euro
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Allemagne : de plus en plus de voix pour un référendum sur l'Europe

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Romaric Godin | 11

/08/2012, 17:10 - 384 mots

A droite comme à gauche, les responsables politiques allemands ne rejettent plus l'idée d'un référendum sur l'Europe. Mais la question à poser reste très problématique.

 Les voix en faveur d'un référendum en Allemagne sur de futurs abandons de souveraineté se multiplient. Ce samedi, le président du parti social-démocrate, le SPD, a estimé sur la radio Deutschlandfunk que « si l'on veut vraiment abandonner une partie de la souveraineté nationale à l'Europe, une majorité des deux tiers du Bundestag n'est pas suffisante. » Il faut, selon lui, « interroger le peuple ».

Plusieurs voix dans ce sens

Sigmar Gabriel se joint ainsi à un débat qui monte outre-Rhin. Voici quelques semaines, le ministre fédéral des Finances Wolfgang Schäuble avait émis cette proposition à laquelle s'était ensuite rallier avec enthousiasme la CSU, la sœur bavaroise de la CDU, en particulier son chef, le ministre président bavarois Horst Seehofer, mais aussi le chef du groupe libéral au Bundestag Rainer Brüderle.

Dissension sur la question à poser

Ce samedi, c'est le ministre fédéral des affaires étrangères et ancien président du FDP libéral Guido Westerwelle qui s'est dit favorable au principe du référendum sur l'Europe. Mais si le principe semble gagner du terrain, la question que l'on doit poser au peuple allemand fait encore l'objet de controverse. Horst Seehofer veut un référendum sur la politique européenne actuelle et sur les Eurobonds, Sigmar Gabriel sur de futurs abandons de souveraineté, Guido Westerwelle sur une future « constitution européenne ». Bref, on est encore loin d'un mouvement précis.

Une idée nouvelle en Allemagne

Reste que cette idée de référendum est nouvelle outre-Rhin. La République fédérale s'est toujours méfiée des référendums qui rappellent bien trop les plébiscites par lesquels les nazis ont démantelé la légalité de la République de Weimar. Si les questions au peuple existent au niveau local, notamment dans les municipalités et sont largement utilisées, le référendum n'est pas prévu par la constitution fédérale.

L'Europe fait bouger les lignes

L'Europe a cependant fait bouger les lignes. Les exigences de participation du Bundestag à la politique européenne par la cour constitutionnelle, le refus de cette dernière de sanctionner de nouveaux abandons de souveraineté et le sentiment négatif croissant de nombreux allemands vis-à-vis de la politique de gestion de la crise européenne et de l'euro ont replacé cette demande de démocratie directe au cœur du débat. Depuis plusieurs jours, cette question occupe tous les éditorialistes outre-Rhin. Et comme toujours lorsque surgit un débat gênant et délicat, Angela Merkel garde le silence...

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BRUNO FORNACIARI

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