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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 10:33

Le Front de Gauche en tête du 1er tour dans les 4ème et 7ème circonscriptions de Marseille, selon un sondage

par Pirrottina Michel, dimanche 20 mai 2012,  

Marie-Jo Cermolacce arriverait en tête au 1er tour avec 24% dans la 4e circonscription de Marseille et des Bouches du Rhône, devant Patrick Mennucci, elle est créditée de 24%, selon un sondage de la Tnc Sofres-Paca pour le journal La Provence (édition Marseille du 19 mai 2012) . 

Dans cette circonscription qui correspond au centre ville de Marseille et où la gauche avait recueilli 69% des suffrages au 2ème tour des présidentielles, le candidat socialiste Patrick Mennucci obtiendrait 21,8% seulement, celui de la Guériniste dissidente socialiste Lisette Narducci 15,2%, le candidat d'Europe Ecologie- Les Verts 7,5%.

 

Ce sondage a été réalisé par téléphone du 15 au 17 mai auprès d'un échantillon de 805 personnes, représentatif de la population de la circonscription âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas.

 

Dans la 7ème circonscription de Marseille qui correspond aux quartiers de Nord de Marseille, le député socialiste sortant Henri Jibrayel serait largement devancé au 1er tour par le candidat communiste Jean-Marc Coppolla.

 

Toujours d’après un sondage de la Tnc Sofres-Paca pour le journal régional La Provence, le communiste Jean-Marc Coppolla obtiendrait 23,2% au 1er tour des législatives et devancerait ainsi le Front National qui obtiendrait 19,9%, le candidat socialiste Henri Jibrayel obtiendrait seulement 18,7%, Karim Zeribi le candidat d'Europe Ecologie- Les Verts soutenu par Jean-Noël Guérini obtiendrait quand à lui 17,3%.

En cas de duel Front de Gauche contre Front National au second tour, Jean-Marc Coppolla, le candidat du Front de gauche obtiendrait 66% des voix et son adversaire d'extrême droite 34%. 

Sondage réalisé par téléphone du 15 au 17 mai auprès d'un échantillon de 869 personnes, représentatif de la population de la circonscription âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales. Méthode des quotas.

 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 05:13

Communiqué de Pierre Dharéville, secrétaire général de la fédération des Bouches-du-Rhône du Parti Communiste Français, suite à l'intervention du ministre Arnaud Montebourg dans le dossier concernant la reprise du site d'Unilever à Gémenos :

"Avec Michel Vaxès et Isabelle Paquet, ainsi que de nombreux élus communistes, avec Pierre Mingaud, candidat du Front de Gauche aux élections législatives dans cette circonscription, nous étions présents ce matin lors de la rencontre des salariés de Fralib avec le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Cette visite est le résultat de plus de 600 jours de lutte exemplaire des salariés, avec la population
Les annonces qui ont été faites ouvrent une porte pour une issue positive.

La gauche est fermement attendue et personne ne comprendrait qu’elle échoue face à la multinationale florissante qu’est Unilever. Toutes les conditions sont réunies pour la faire plier.

Parmi les projets qui seront étudiés et il n’y en a qu’un seul qui vaille, c’est celui des salariés, car c’est lui et lui seul qui permet la poursuite de la production de thé et d’infusion dans les Bouches-du-Rhône.

Mais il faudra que la gauche agisse en profondeur, il faudra qu’elle transforme la loi afin de rendre impossible les fermetures, les délocalisations et les licenciements boursiers pour les entreprises qui distribuent des dividendes.

Il faudra s’attaquer à la libre concurrence, au dumping social et fiscal, aux logiques d’austérité qui sont à l’œuvre à Bruxelles et qui sont l’expression de la volonté des marchés financiers.

Voilà les combats auxquels le Front de Gauche et le Parti Communiste Français entendent prendre part au côté de toutes celles et de tous ceux qui sont disponibles.

A Fralib, il faut gagner. La mobilisation de l’Etat, la mobilisation des salariés, la mobilisation des élus, la mobilisation populaire doivent se poursuivre de plus belle jusqu’à la victoire."
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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 00:09

Le Monde.fr | 25.05.2012 

Jean-Marc Ayrault sur le plateau de France 2, le 16 mai 2012.

Le gouvernement va "mettre en œuvre la politique de redressement productif dont notre pays a le plus urgent besoin".

 

C'est la réponse qu'a faite, vendredi 25 mai, Jean-Marc Ayrault au Parti communiste français (PCF), qui réclamait des "décisions d'urgence" pour éviter les plans sociaux dans les entreprises en difficulté.

 

Dans un courrier au secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, le premier ministre explique qu'Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, "s'est saisi dès son installation de l'ensemble des dossiers en cours" et que "chaque situation fait l'objet d'un examen et d'un suivi particulier".

 

Le numéro un du PCF avait écrit, jeudi, une lettre ouverte au premier ministre, cosignée par Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe Communiste républicain et citoyen (CRC) au Sénat, et Roland Muzeau, président du groupe CRC-PG à l'Assemblée nationale, dans laquelle il demandait un "moratoire immédiat sur les plans sociaux" jusqu'à la rentrée parlementaire et "un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session".

 

 LICENCIEMENTS BOURSIERS


Rappelant les engagements pris pendant la campagne de François Hollande, M. Ayrault souligne, dans son courrier de réponse, que la mise en œuvre d'"une politique d'ensemble permettant le renouveau industriel de la France" est "une priorité" qui "se traduira notamment par la mise en place de nouveaux outils de financement de l'économie et de la Banque publique d'investissement".

 

Le premier ministre assure aussi qu'il présentera au Parlement "un certain nombre de mesures précises sur les licenciements boursiers et sur l'obligation, pour un groupe, de céder à un repreneur un site industriel rentable qu'il envisagerait de fermer". Enfin, il rappelle que ces thèmes seront traités lors de la conférence nationale sociale, prévue avant le 14 juillet, qui sera préparée début juin par une "conférence de méthode" 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 00:07

Jean-Marc Ayrault

 

  - le 25 Mai 2012


Le Premier ministre a répondu ce vendredi à la lettre ouverte de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, qui l'interpellait sur la multiplication des plans sociaux. Jean-Marc Ayrault indique ses actions à venir et parlent de mesure contre les licenciements boursiers.


Dans sa réponse à la lettre cosignée par Pierre Laurent, Nicolas Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau, le nouveau locataire de Matignon indique deux nouvelles possibilités de recours des salariés contre les plans de licenciements et les cessation d'activité. Le Parlement sera saisi "pour adopter rapidement un certain nombre de mesures précises sur les licenciements boursiers et sur l'obligation pour un groupe, de céder à un repreneur un site industriel rentable qu'il envisagerait de fermer".

 

Dossiers suivis par Arnaud Montebourg


Par ailleurs, Jean-Marc Ayrault souligne l'action du "Ministre du redressement productif" qui "s'est saisi dès son installation de l'ensemble des dossiers en cours". Ce vendredi, Arnaud Montebourg s'est rendu à Gémenos auprès des Fralib et a annoncé le retour d'Unilever à la table des négocations, qui voulait pourtant cesser toute activité sur ce site de production du thé l'Eléphant, ainsi que la nomination d'un médiateur.

 

"Chaque situation fait l'objet d'un examen et d'un suivi particuliers. Il est mobilisé avec le Ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social sur les plans sociaux en cours afin de trouver les meilleures solutions pour sauvegarder les emplois et préserver notre tissu industriel et notamment nos PME", assure le Premier ministre

 

Financement de l'économie


Celui-ci reprend les promesses de campagne de François Hollande concernant la mise en place "de nouveaux outils de financement de l'économie et de la Banque publique d'investissement. Il rappelle enfin aux élus communistes qui l'ont interpelé la tenue de la "conférence sociale qui se réunira d'ici le 14 juillet et dont j'engagerai mardi 29 mai prochain la préparation en recevant les organisations syndicales de salariés et les organisations d'employeurs".  

2012

La réponse du Premier Ministre au courrier de Pierre Laurent sur les licenciements boursiers

 

La lettre ouvert de Pierre Laurent, Nicole Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau à Jean-Marc Ayrault

 

 

Licenciements boursiers : Pierre Laurent, Nicole Borvo Cohen-Seat et Roland Muzeau écrivent à Jean-Marc Ayrault

Monsieur le Premier ministre,

Passées sous silence au cours des dernières semaines de campagne de l'élection présidentielle, les menaces de plans sociaux drastiques se précisent et se multiplient aux quatre coins du pays.
 
3 000 emplois en ligne de mire à Air France, 3 000 également à PSA-Aulnay, 3 000 encore à Carrefour, 10 000 dans toute la filière de la grande distribution, des milliers encore à Fralib, Nouvelles Frontières, ArcelorMittal, Petroplus, SeaFrance, H2M ex-Québécor, Meryl Fiber, c'est une hécatombe annoncée.

Il nous paraît inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis et que votre gouvernement a affiché dans l'intitulé de son ministère l'ambition d'engager le redressement productif du pays.

C'est pourquoi, nous vous demandons instamment de prendre ce jour les deux décisions d'urgence qui s'imposent.

Premièrement, l'adoption d'un moratoire à effet immédiat sur les plans sociaux et licenciements jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale.

Secondement, l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session. Nous vous proposons d'inscrire dans ce débat la discussion sur la proposition de loi contre les licenciements boursiers débattue au Sénat le 16 février dernier.

Dans l'attente de votre réponse, veuillez croire, monsieur le Premier ministre, en l'expression de notre considération.

 

Pierre Laurent secrétaire national du PCF

Nicole Borvo Cohen-Seat sénatrice de Paris et présidente du groupe CRC

Roland Muzeau député des Hauts-de-Seine et président du groupe CRC-PG
 

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 00:03

René Dourou, députée Syriza, adresse une lettre ouverte au député allemande au Parlement européen

 

  - le 25 Mai 2012


Exclusivité l'Humanité.fr.  Dans une lettre que nous révélons ce vendredi, Syriza, par la plume de sa députée Rena Dourou, répond aux attaques répétées à son encontre du député Vert allemand au Parlement européen Daniel Cohn-Bendit.

 

Syriza a décidé de ne plus rien laisser passer des jugements de Daniel Cohn Bendit à son encontre. Ce vendredi,  la députée grecque Rena Dourou a démonté les arguments de l'euro-député qui amalgame les propositions du parti de la gauche radicale avec celui d'Aube dorée, parti néo-nazi grecque, et qui déforme et dénigre les propositions du mouvement mené par Alexis Tsipras ("C’est un programme de mensonge. C’est complètement idiot. Et c’est de la folie").

 

Pour des raisons électoralistes


"Vous, une icône de la révolte de mai 68, vous avez choisi comme cible, au cours de votre conférence de presse aux côtés du représentant des Verts grecs, M. Chrysogelos, la gauche, SYRIZA, et non pas les socialistes ou les conservateurs qui, pourtant, sont responsables de la faillite actuelle de notre pays! Pour des raisons électoralistes, c’est-à-dire rejeter une coalition des Verts avec la gauche, vous avez choisi de vous tourner contre SYRIZA, en ridiculisant et en déformant son programme et ses propositions", écrit Rena Dourou.

 

Cohn-Bendit fait le jeu des deux partis au pouvoir depuis 38 ans


Cette dernière réfute dans le programme de Syriza la proposition d'«un salaire minimum à 1.300 euros», comme l'assure Daniel Cohn Bendit. Elle s'érige ensuite contre le "peu de respect pour le peuple grec et ses institutions démocratiques" du député européen qui prédit le pire, en cas de victoire de Syriza le 17 juin lors des législatives: "Les gens, à qui elle aura fait des promesses non tenues, descendront dans la rue. Avec le risque de chaos social et de recours à l’armée. Il existe des précédents en Grèce!"

 

Elle dénonce enfin ces attaques répétées de Daniel Cohn-Bendit à l'encontre de Syriza, reprises "en boucle par tous les médias, surtout ceux qui soutiennent les deux partis au pouvoir depuis 38 ans. Ce sont les mêmes médias qui ont passé sous silence vos positions sur le coût de l’armement militaire sur les finances publiques de la Grèce... Un détail certes révélateur qu’aurait dû vous inquiéter..."

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 23:58

« Affiches lacérées ou taguées, insultes, menaces physiques, les militants du Front de Gauche qui m’apportent leur soutien sont l’objet d’agressions constantes de la part de nervis opérant lors de la campagne électorale pour l’élection législative dans la 5ème circonscription de Seine St Denis (Bobigny/Drancy/Le Bourget)

 

Jeudi soir ce climat de violence a franchi un nouveau seuil.


A Drancy, 4 militants bénévoles qui apposaient mon affiche officielle sur les panneaux électoraux ont été harcelés toute la soirée par des bandes organisées qui les attendaient dans les quartiers et empêchés au mépris du droit électoral de coller l’emplacement qui m’est réservé. C’est un déni total de démocratie que je condamne avec la plus grande fermeté !!!

 

Mais pire encore, alors qu’ils avaient mis fin au collage pour leur propre sécurité,  les militants ont vu leur véhicule saccagé : pneus crevés, capot forcé avec arrivée d’essence coupée, un sac personnel dérobé, affiches et matériel d’affichage volés…

 

L’agression ne s’est pas arrêtée là puisqu’ils  ont été encore menacés par un de ces nervis armé d’une bombe lacrymogène, alors qu’ils attendaient l’arrivée de la Police. Ces derniers faits  se sont déroulés à proximité du domicile de la responsable du Parti communiste, elle-même suivie par de grosses berlines allemandes à plusieurs reprises.

 

Cette affaire fait suite à d’autres incidents qui émaillent la campagne à un niveau jamais vu. Il y a deux semaines déjà un militant présent au Marché de la Ferme pour me soutenir s’était vu entouré, bousculé puis frappé, ses affiches arrachées et du matériel électoral volé par des individus appartenant à un groupe de soutiens au député sortant Jean Christophe LAGARDE.

 

L’affaire fait l’objet de deux plaintes dont j’attends le résultat afin d’identifier le ou les coupables.

Plusieurs plaintes sont donc déposées. Il est urgent de faire cesser ce climat  de violence et exiger le respect de la démocratie.


Si je comprends les raisons de la fébrilité de mes adversaires, je dénonce très fermement le climat délétère de cette campagne qui l’accompagne

 

Les idées que je défends avec le Front de Gauche sont plus fortes que ces intimidations et chaque jour, au fil de ma campagne, se confirme l’intérêt grandissant des citoyens en faveur de ma candidature face à un député sortant qui ne trouve assez de subterfuges pour masquer son soutien sans faille à Nicolas Sarkozy.

Parce que la coupe est pleine, j’appelle tous les habitants qui ont à cœur les valeurs de démocratie, de respect du droit d’expression, et qui veulent assurer la sérénité de la campagne des législatives dans nos villes de Bobigny, Drancy, Le Bourget,  à se rassembler Samedi 26 mai à 11h30 devant le 50 rue Marcellin Berthelot à Drancy.


Abdel Sadi, Conseiller général, Premier adjoint à la Maire de Bobigny, Candidat présenté par le Front de Gauche

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 17:23

Patrick Besson confond Matignon et maison close 

 

Rédaction par La rédaction inShare8

 

Décidément, certains ont du mal à digérer l'air d'égalité des sexes qui se dégage de la nouvelle donne politique. Mercredi 23 mai, sur RTL, Eric Zemmour se livrait à un grand numéro de sexisme et racisme mélangés. Le lendemain, Patrick Besson n'est pas en reste dans sa dernière chronique du Point.

 

S'il se contente, lui, de sexisme, il place la barre très haut. Ce qu'il retient du nouveau gouvernement paritaire, c'est que la plupart des femmes qu'il comporte sont des « canons ». Verbatim : « La parité, ça fait un peu partouze straight (...) Avant, les épouses de ministres étaient tranquilles : il n'y avait presque que des hommes dans le gouvernement. Maintenant, elles ont du souci à se faire, surtout avec les canons dont s'est entouré Jean-Marc Ayrault ». Et d'accoler à chacune des ministres un qualificatif.

 

Des ministres qu'il imagine, du moins le suggère-t-il fortement, comme des prostituées. Najat Vallaud-Belkacem est une « ingénue libertaire », Aurélie Filippetti une «séductrice culturelle », Fleur Pellerin une « geisha intellectuelle », Christiane Taubira un « tanagra guyanais » (un tanagra est une statuette antique, NDLR), et on en passe. Et de conclure sur Cécile Duflot dont le port du jean en Conseil des ministres, la semaine précédente, avait fait les choux gras des commentateurs réactionnaires. Pour Patrick Besson aussi, c'est là une faute de goût qui fait que la ministre du Logement n'entre pas dans ses critères du « canon ». Attention, humour : « Ce n'est pas le tout de traiter les ordures, il faut faire pareil avec les vêtements ». Patrick Besson s'était déjà fait remarquer dans une de ses chroniques du Point lors de la campagne présidentielle, dans laquelle il moquait l'accent de la candidate Eva Joly. Une chronique perçue alors par beaucoup comme raciste.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 08:53

  - le 24 Mai 2012


Au lendemain d'une manifestation monstre qui avait attiré 250 000 personnes à Montréal, quelques 700 personnes, selon un nouveau bilan, ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi suite à des débordements lors de rassemblements nocturnes qui se voulaient festifs, mais qui avait été déclarés d'emblée illégaux par la police.

Réunis dans un square du centre-ville, les quelques milliers de manifestants avaient été prévenus par la police avant le début de la manifestation qu'elle était illégale, puisqu'ils n'avaient pas fourni à l'avance le parcours qu'ils emprunteraient, conformément à de nouvelles règles municipale et provinciale. La police de Montréal avait cependant indiqué que la manifestation serait tolérée tant qu'aucun méfait ne serait commis.

 

Les étudiants québécois sont engagés depuis plus de trois mois dans une vive contestation de la hausse des frais d'inscription universitaires. En conséquence, le gouvernement du Premier ministre Jean Charest a fait adopter une loi réduisant la liberté de manifester, qualifiée de "loi matraque" par ses détracteurs. La police de Montréal a cependant précisé que ces interpellations ont été faites en vertu d'un nouveau réglement municipal adopté la semaine dernière par la mairie de Montréal, et non pas conformément à la loi québécoise.

 

Après avoir serpenté pacifiquement sur une dizaine de kilomètres dans les rues de la ville en tapant sur des casseroles, la tête de la manifestation a été prise massivement en souricière par la police alors qu'elle se dirigeait vers un secteur trépidant de la vie nocturne à Montréal. Juste auparavant, quelques pierres avaient été lancées en direction des policiers, et des feux de bengale allumés, ce qui a "mis en jeu l'intégrité des policiers", a dit à la presse un porte-parole de la police de Montréal, Daniel Lacoursière. Une intervention de la police anti-émeute contre d'autres groupes de manifestants qui voulaient venir en aide à celui qui était encerclé se poursuivait au milieu de la nuit. Des dizaines d'arrestations ont eu également lieu à Québec et des incidents ont aussi été signalés ailleurs en province, à Sherbrooke notamment, à 140 km à l'est de Montréal, selon Radio Canada.

 

C'était la trentième manifestation nocturne d'affilée organisée à Montréal au 101e jour de la grève étudiante.

>>> Voir notre diaporama sur la manifestation géante qui a marqué le centième jour du conflit


La grogne contre la loi 78 du Québec restreignant le droit de manifester, un droit fondamental au Canada, n'a cessé de s'amplifier depuis son adoption vendredi dernier, éclipsant le débat sur la hausse des frais de scolarité, à l'origine du conflit étudiant. Dans plusieurs villes du Québec, dont Montréal, des milliers de personnes ont répondu spontanément à un appel lancé sur le réseau social Facebook. L'idée est de frapper sur des casseroles en guise de protestation contre cette loi, produisant ainsi un joyeux tintamarre. Paradoxalement, ces arrestations massives interviennent au moment où une lueur d'espoir semblait, mercredi, pointer en vue d'une véritable négociation entre le gouvernement et les syndicats étudiants pour régler cette crise avant le lancement des grands festivals de l'été à Montréal et le Grand Prix de Formule 1.

 

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les défenseurs des libertés et des droits de l'homme et la presse "bien pensante" sont étrangement silencieux sur

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 06:05
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:05

Comment s'explique l'échec des négociations à gauche sur un accord national aux législatives ?

  • Propos recueillis par Adrian Buffel
François Lamy, Martine Aubry, Jean-Luc mélenchon et Pierre Laurent

François Lamy, Martine Aubry, Jean-Luc mélenchon et Pierre Laurent

 

Le Parti socialiste, Europe écologie-Les Verts et le Front de gauche rassemblant le Parti de gauche et le Parti communiste, ne sont pas parvenus à signer un accord électoral la semaine dernière pour les législatives. Décryptage avec un spécialiste.

Vendredi dernier, le Parti socialiste (PS), Europe écologie-Les Verts (EELV) et le Front de gauche (FG) se renvoyaient encore la faute de l’échec des négociations, lancées depuis l’après-6 mai et visant à présenter un candidat unique de la gauche dès le premier tour, dans les circonscriptions où la gauche risque d’être éliminée aux législatives par le FN ou par l’UMP.

 

Francetv 2012 s’est entretenu avec Romain Ducoulombier, professeur d’histoire, spécialiste du PCF et auteur de "De Lénine à Castro. Idées reçues sur un siècle de communisme".

 

Comment interprétez-vous l’échec des négociations de la gauche pour trouver un accord national aux législatives ?


Romain Ducoulombier. Il faut voir les motivations des partenaires. Dans les négociations, l’objectif du Parti socialiste (PS) est d’obtenir la majorité à l’Assemblée nationale, afin de disposer d’une marge de manœuvre très large, ce qui serait un évènement historique. L’enjeu est énorme pour les socialistes. Le PS ne veut donc rien lâcher.

Pour le Front de gauche (FG), la question tient à la nature même de sa structure avec un Parti de gauche (PG) allié au Parti communiste (PCF). Ce dernier a de beaux restes ancrés localement, mais n’a aucune personnalité charismatique.

Le Parti de gauche (PG), lui, veut renforcer sa présence vis-à-vis du PS, alors que Jean-Luc Mélenchon se considère comme le bénéficiaire de son score à la présidentielle (11,1% des voix au premier tour). Mais convertir un score électoral à la présidentielle en un score élevé aux législatives n’est pas évident.

 

Le PS a accusé le PG, qui a négocié indépendamment du PCF, d’être responsable de l’échec des négociations. Selon vous, le PG a-t-il fait une erreur politique ?

Oui, en un sens, mais c’est la rançon du succès. Aux sénatoriales, on avait eu le même psychodrame. L’inconvénient de cette stratégie, c’est que cela interdit le réflexe de bloc de gauche face à la droite.

C’est un échec moral, mais ça peut se comprendre pour tous les partenaires. Et puis, le PCF est plus sensible à la pression du PS, alors que le PG a fait de son indépendance son image de marque.

 

Le PCF peut-il survivre sans le PG ?

Oui, mais c’est la participation au gouvernement qui va lui poser problème. Le PCF est tiraillé entre une attraction vers le PS et, inversement, son attraction historique vers l’opposition gouvernementale. Sa participation dépend du résultat des législatives.

Le PCF n’est plus un parti de masse depuis les années 1990. Il a survécu grâce à la résilience de ses élus et à leur bonne implantation locale.

Dans la négociation, le PCF est dans une situation délicate. Le PS fait pression sur lui pour le séparer du PG. En même temps, le PCF ne peut pas laisser le PG se développer, et il espère avoir un groupe parlementaire à lui tout seul.

Pour le PG, l’enjeu est inverse. Si le PS manque la majorité au Parlement, les députés du PG seraient à la charniere des votes de toutes les lois du quinquennat. Tout dépend si le PCF arrive à créer un groupe indépendant à l’Assemblée. Dans ce cas, le PG serait affaibli car il n’aurait plus besoin de lui.

 

 

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BRUNO FORNACIARI

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