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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 08:08

2012

A l’appel de Sud Nettoyage, 10 des 12 salariés de la société de nettoyage Arc en ciel travaillant sur le site de l’ ESPCI (École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris) 10 rue Vauquelin dans la 5ème sont en grève depuis ce matin, vendredi 1er juin 2012.

Depuis de nombreux mois, notre syndicat alertait l’entreprise sur les dégradations des conditions de travail que subissent ces salariés, en vain.

 

Alors que rien ne l’y obligeait, notre syndicat a déposé un préavis de grève il y a une semaine, en faisant connaître les revendications des salariés afin de décider la société Arc en ciel à entrer en négociation aussi bien sur les conditions de travail, que le maintien de l’emploi et la rémunération.

 

Devant le silence assourdissant de leur direction, les salariés se sont donc mis en grève.

 

La DRH de l’ESPCI, au mépris du droit de grève exige des salariées en grève de quitter l’établissement et de laisser travailler d’autres personnes à leur place, menaçant de faire recourir à la force publique
De son côté, la société Arc en Ciel fait toujours la sourde oreille.

 

Nous ne pouvons croire que la Marie de Paris se fasse complice de patrons méprisant autant ses salariés et le dialogue social.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 08:05

- le 3 Juin 2012

 

Un justiciable comme les autres qui "se conformera" à son nouveau statut. C'est ainsi que Brice Hortefeux parle de Nicolas Sarkozy, de retour à Paris samedi après trois semaines passées au Maroc en tant qu'invité du roi.


Plusieurs juges d'instruction pourraient être tentés par une audition du candidat UMP malheureux au second tour de la présidentielle. Celui-ci pourrait être inquiété dans plusieurs affaires de malversations financières présumées : dossiers Bettencourt, Karachi et Kadhafi.

 

"Ni aigreur, ni amertume"


Depuis son retour à Paris, Nicolas Sarkozy conserve le silence. Mais ses proches parlent pour lui. Au premier rang desquels Brice Hortefeux, qui s''est exprimé sur France 3 ce dimanche. L'ancien ministre de l'Intérieur indique que l'ex-président "s'inscrit dans une volonté de discrétion durable"; "Il est naturellement préoccupé de la situation de l'Europe (...), mais il se tient éloigné, volontairement et durablement, de toute préoccupation politique. (...) Il n'y a chez lui ni aigreur, ni amertume, et ce qu'il souhaite, c'est le succès de la France."

 

Claude Guéant, lui aussi ancien proche conseiller à l'Elysée puis ministre de l'Intérieur, a dit quant à lui que Nicolas Sarkozy "n'est pas actif dans la vie politique et il est clair à mes yeux qu'il ne le sera pas dans les semaines à venir". Mais en tant qu'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy devrait siéger au Conseil constitutionnel dès septembre. A plus long terme, une fonction au niveau européen pourrait l'intéresser, croit savoir le Journal du dimanche qui précise que l'ancien président sera en mesure de prendre possession de ses nouveaux bureaux, rue de Miromesnil dans le VIIIe arrondissement de Paris, non loin de l'Elysée, à la fin de la semaine.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 08:02

 

2012

Conformément au souhait de Christian JACOB, Président actuel du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, Pierre MEHAIGNERIE, Président sortant et bientôt sorti de la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale, a convoqué, mardi 5 juin à 12h, les membres de la commission pour une audition du Gouvernement au sujet du projet de décret ouvrant droit à la retraite à 60 ans pour les salariés qui ont commencé à travailler jeunes et qui ont leurs annuités de cotisations.

Ce débat est une manœuvre politicienne de la part de l’UMP pour maintenir une des nombreuses inégalités créées sous la mandature de Nicolas SARKOZY.

 

La gauche tiendra l’engagement pris par François HOLLANDE de rendre leurs droits aux Français. Le projet de décret du Gouvernement de Jean-Marc AYRAULT permettra de revenir sur cette mesure injuste. C’est une question fondamentale de justice sociale, que François Hollande tient à rétablir. Sa décision est en totale adéquation avec le mandat que lui ont accordé les Français en l’élisant Président de la République le 6 mai dernier.

 

Face à cette manipulation visant à perturber le calendrier électoral sur la base d'arguments fallacieux, Catherine LEMORTON, Vice-présidente de la commission des Affaires Sociales, avec l'ensemble de ses collègues socialistes, ne participera pas à cette réunion.

 

Catherine LEMORTON, Députée de Haute-Garonne (PS)

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 07:32

3ème circonscription - Le Front de gauche se divise autour de la candidature d'Elodie Delion

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Scrutin.?Craignant un duel UMP-FN dans la troisième circonscription le 17 juin prochain, les membres historiques du Parti communiste réclament le retrait de la candidate du Front de gauche, et soutiennent Nicolas Soret.?photo d’archives florian salesse

Scrutin.?Craignant un duel UMP-FN dans la troisième circonscription le 17 juin prochain, les membres historiques du Parti communiste réclament le retrait de la candidate du Front de gauche, et soutiennent Nicolas Soret.?photo d’archives florian salesse

Alors que le Parti de gauche et une partie du PCF militent pour le maintien de la candidature d’Élodie Delion, les historiques du parti communiste montent au créneau pour soutenir le PS Nicolas Soret.

Les luttes d’influence se poursuivent dans la troisième circonscription. Et l’avantage semble tourner en faveur du candidat socialiste. Après le bureau national d’Europe Écologie-Les Verts, ce sont des membres historiques du Parti communiste icaunais qui se rangent derrière Nicolas Soret.

 

« Pour le succès du candidat le mieux placé »

Dans un communiqué, signé entre autres (*) par l’ancien maire de Sens, Jean Cordillot, le directeur de campagne d’Élodie Delion, Claude Marache, et le conseiller général de Sens, Alain Ladrange, une quinzaine de représentants du PC appelle au retrait de la candidate du Front de gauche. Et milite pour le succès du « mieux placé, à savoir le représentant du PS, Nicolas Soret. »

 

Ils en profitent pour dénoncer les « méthodes du Parti de gauche et de certains dirigeants du PCF ». « Quand le vote ne correspond pas à la volonté du secrétaire départemental, on recommence », ironise Jean Cordillot. Le 23 mai, le conseil départemental du PCF proposait « d’utiliser le bulletin de vote Nicolas Soret ». Le samedi suivant, un nouveau conseil votait le maintien du Front de gauche. « Les stratégies sénonaises pour négocier les municipales de 2014 ne m’intéressent pas », répond le secrétaire départemental du PCF, Alain Raymont.

 

« Rien à voir, rectifie Jean Cordillot. S’il y a une petite chance pour que le retrait d’Élodie Delion permette une triangulaire, je préfère la saisir. Nous avons le courage d’affronter le risque FN. Daniel Paris est-il lui aussi capable?de se retirer?? C’est un défi à lui lancer. »

 

Parce qu’à trop durer, la lutte fratricide entre Soret (PS) et Paris (PRG), qui se disputent une légitimité depuis des mois, pourrait conduire à un duel UMP-FN le 17 juin. Lors des présidentielles, le FN s’était placé en deuxième position avec 25,37 % des voix. L’UMP avait pris la tête avec 28,16 % des suffrages le 22 avril.

 

« Le risque de ce duel existait avant notre candidature, rappelle donc Élodie Delion. Nous sommes les seuls sur le terrain à combattre les idées du Front national. Preuve que nous avons raison de nous maintenir. »

 

En attendant, Nicolas Soret se contente de se « réjouir du soutien de ces personnalités qui font autorité sur notre territoire. » Et Daniel Paris semble de plus en plus isolé.

Willem van de Kraats



(*) Ont signé le communiqué : Éric Bizot, Patrick Blin (conseiller régional), Hélène Brun, Jean Cordillot, Claude Josselin (premier adjoint à Joigny), Jean-Pierre Hanryon, Alain Ladrange, Chantal (mandataire d’Élodie Delion) et Jean-Claude Le Goff, Claude Marache, Brigitte Picq-Debelle, Daniel Picq, Pierre Vigreux.

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 07:27

- le 1 Juin 2012

Allemagne

Le parti, qui doit renouveler sa direction à l’occasion de son 3e congrès ce week-end, peine à surmonter des antagonismes personnels illustrant une lourde crise d’orientation. 


Die Linke est aux urgences. Et les délégués, qui se réunissent pour son 3e congrès ce week-end à Göttingen, auront la lourde tâche de sauver l’avenir d’un parti miné par des mois de querelles intestines. La formation issue de la fusion, en 2007, du Parti du socialisme démocratique (PDS), implanté surtout à l’Est, et de l’Alternative électorale (Wasg), constituée de syndicalistes et de dissidents du SPD de l’ex-Allemagne de l’Ouest, vient d’enregistrer deux sévères défaites électorales qui l’ont fait disparaître des Parlements de deux Länder occidentaux.

 

Dans les sondages nationaux,Die Linke se rapproche dangereusement de la barre des 5 %, qualificative pour l’entrée au Bundestag (contre 11,9 % aux législatives de 2009). Et les débats se sont envenimés autour du principal point à l’ordre du jour du congrès : la succession du binôme dirigeant Klaus Ernst-Gesine Lötzsch.

 

Dietmar Bartsch candidat


Pour remplacer le duo largement discrédité pour son manque de charisme, un courant dit « socialiste de gauche », plutôt représenté à l’Ouest, misait sur un retour d’Oskar Lafontaine, qui a effectivement annoncé sa candidature à la mi-mai. Avant de la retirer quelques jours plus tard, sous la pression d’un courant dit « pragmatique », plutôt installé à l’Est, qui avance, lui, la candidature de Dietmar Bartsch, figure populaire parmi les cadres de l’ex-PDS.

 

Problème d'orientations de fond


Le contentieux repose bien entendu moins sur un conflit d’ego que sur des orientations de fond. Les « pragmatiques » cultivent une ligne favorable à un accord de gouvernement avec le SPD. Quitte à souhaiter une orientation « moins radicale, plus proches des gens », selon les termes de Lothar Bisky, ex-coprésident du parti de 2007 à 2010, qui affiche son soutien à Bartsch. Les « socialistes de gauche » insistent sur le risque d’un « rapprochement sans principe » qui gommerait l’utilité de Die Linke « jusqu’à la rendre obsolète ».

 

Dans ce climat lourd d’incertitudes, deux jeunes femmes jouent la carte d’un recours. Katja Kipping et Katharina Schwabedissen, issues d’un courant tiers dit « émancipateur », invoquent « une 3e voix ». Elles pourraient, semble-t-il, rassembler une majorité de délégués en bénéficiant d’appuis parmi les « pragmatiques ». Mais rien n'est écrit.

 

Quoi qu’il en soit, l’esprit de responsabilité des délégués sera mis à rude épreuve pour éviter les scénarios noirs d’un éclatement ou d’un strict repli du parti sur ses terres d’influence à l’Est.

 

Noir, pas seulement pour Die Linke, mais assurément aussi pour ses partenaires de toute la gauche européenne de transformation.

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 07:25

- le 1 Juin 2012

 

Une "cellule en forme de commando" au ministère du Redressement productif et des personnes "très compétentes" "dans chaque territoire". Le gouvernement a annoncé ce vendredi avoir mis en place un dispositif d'urgence afin d'intervenir auprès des "entreprises les plus en danger", au nombre de 36 selon le Premier ministre.


Le gouvernement espère ainsi répondre à la multiplication des plans sociaux et des suppressions d'emplois qui va en fait bien au-delà de ce nombre de 36 entreprises en difficulté. Mardi, la CGT en a dénombré 46 dans une liste rendue publique, équivalent à 45.000 emplois bientôt détruits.

 

"Pour suivre chaque situation", une "cellule" a été mise en place au ministère du Redressement productif d'Arnaud Montebourg, en liaison avec celui de l'Economie de Pierre Moscovici, a expliqué Jean-Marc Ayrault. "Dans chaque territoire, chaque préfet va désigner une personne, très compétente (...) qui sera chargée sur le terrain d'aider à trouver des solutions, en mettant autour de la table" l'ensemble des acteurs locaux, a expliqué M. Ayrault.

 

Le ministère d'Arnaud Montebourg - au sein duquel se trouve une "cellule en forme de commando" de quatre personnes "qui parent à l'urgence", selon ses propres termes. Les identités des 36 entreprises en difficulté n'ont pas été communiquées, par souci de protection explique-t-on au ministère du Redressement productif. Mais rien que ce vendredi, les mauvaises nouvelles se sont succédé: l'usine Technicolor d'Angers (351 salariés) a été placée en redressement judiciaire, le groupe Doux, leader européen de la volaille (3.400 salariés), s'est déclaré en cessation de paiement, tandis que le groupe indien ArcelorMittal a annoncé la prolongation pour les six prochains mois de l'arrêt des deux hauts fourneaux de Florange (Moselle).

 

La saignée des défaillances d'entreprises


Mais le cas de ces entreprises n'est que la partie émergée de l'iceberg. En 2011, il y a eu ainsi 50.354 défaillances d'entreprises (procédures de sauvegarde, redressement judiciaire ou liquidation judiciaire), et près de 550.000 créations, selon l'Insee. Au premier trimestre 2012, le cabinet Altares a fixé le nombre de ces défaillances à 16.206. Cela représente 65.200 emplois contre 56.200 sur le même trimestre 2011, soit une augmentation de 16%, précise le cabinet. Plus de neuf défaillances sur dix ont concerné des micro-entreprises (moins de 10 salariés).

 

Les grands groupes touchés aussi


Les grandes entreprises ne sont toutefois pas en reste. De l'automobile aux télécoms en passant par les banques, les transports ou la distribution, bon nombre d'entre elles devraient être touchées par des réductions d'effectifs, pas nécessairement sous la forme d'un plan social avec licenciements économiques. Parmi les dossiers les plus en vue figurent Air France, PSA ou encore Carrefour.

La compagnie aérienne a évoqué un "sureffectif" qui devrait être résorbé par un plan de départs volontaires. Le groupe automobile est déjà engagé pour sa part dans un plan de suppressions de 1.900 postes en 2012 et des inquiétudes pèsent sur plusieurs sites, en particulier celui d'Aulnay (3.100 salariés). Quant à Carrefour, premier employeur privé de France (115.000 salariés), certains syndicats redoutent au moins 3.000 suppressions de postes.

 

Le gouvernement n'a pas exclu l'idée de légiférer contre les "licenciements boursiers", lorsqu'une entreprise réduit ses effectifs alors qu'elle n'est pas en difficulté.

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 07:17

  - le 1 Juin 2012

Après cinq années sans revalorisation, le gouvernement s’apprête à relever le pouvoir d’achat des 10 % de salariés payés au minimum. Entre les fortes 
attentes populaires en la matière et le pressing hostile du Medef et de Bruxelles, le gouvernement doit faire un choix conforme à la justice et à l’efficacité.

 

1. Une nécessité pour 
la justice et la croissance


Un salarié sur dix, environ, bénéficierait directement du « coup de pouce » annoncé pour le Smic, un quart des salariés à temps partiel et 7 % de ceux à temps plein. Mais la portée et l’efficacité de la mesure va dépendre de l’importance du « coup de pouce » en faveur d’un Smic mensuel brut, actuellement de 1 393,82 euros, sur la base de 35 heures.

 

La France est devenue un pays à bas revenus pour un pôle de la société, notamment en raison de l’importance de la précarité de l’emploi. En 2009, un quart des salariés ont perçu sur l’année un revenu salarial net inférieur à 9 414 euros (0,75 Smic sur l’année), soit moins de 784,50 euros en moyenne par mois. Cela tient pour une bonne part au fait qu’ils occupent des emplois à temps partiel. Un petit « coup de pouce » apparaîtrait bien dérisoire à ces salariés qui, souvent, ne touchent qu’un demi-Smic.

 

Il y va donc de la justice que cette hausse soit conséquente. Il en va aussi de son efficacité économique. La hausse du salaire minimum a un effet sur l’ensemble de la grille des salaires. Elle peut ainsi contribuer à doper la demande. Le rebond de la consommation des ménages français en avril dernier (+ 0,6 %), annoncé hier par l’Insee, est dû pour l’essentiel aux dépenses d’énergie. Les achats de textile ont chuté de 8,2 %, après – 0,3 % en mars, pour tomber à leur plus bas niveau depuis dix ans. Les dépenses en biens durables ont fléchi (– 0,6 %, après + 1,9 % en mars). Dans l’alimentaire, après un début d’année dynamique, suivi d’un repli en mars (– 2,1 %), la consommation a de nouveau reculé en avril (– 0,5 %).

 

Une véritable hausse du Smic et de l’ensemble des salaires permettrait de relancer la consommation des milieux populaires et offrirait un regain d’activité aux entreprises en mal de chiffre d’affaires. Elle favoriserait ainsi la création d’emploi. Certes, pour que cette hausse des bas salaires soit sécurisée et la plus efficace possible, elle doit être complétée par une action contre la précarité et pour une meilleure efficacité productive, ce qui appelle d’autres transformations au niveau du crédit et des gestions d’entreprise.

 

2. Non, ce ne serait 
pas forcément la mort des PME !


Une augmentation de ce type tuerait instantanément une grande partie des PME qui sont déjà en difficulté, martèle le patronat. La proposition du Front de gauche est de passer le Smic à 1 700 euros brut en début de mandat présidentiel puis de l’augmenter progressivement pour arriver à 1 700 euros net. La première augmentation revient donc à 21 % par rapport au Smic actuel d’environ 1 500 euros brut (9,19 euros brut horaire).

 

Jusqu’ici, la modération salariale n’a pas sauvé les PME de la crise, bien au contraire. Avec le gel des salaires et la baisse du pouvoir d’achat, ces entreprises sont confrontées à un manque de débouchés. D’autant que la répartition par secteurs d’activité des salariés au Smic montre que la grande majorité d’entre eux le sont dans des secteurs non délocalisables et non concernés par le commerce extérieur, selon l’étude de la Dares de septembre. Ainsi, près de 75 % des travailleurs au Smic sont salariés du bâtiment, de la restauration et de l’hôtellerie, des services à la personne, ou encore des salariés de la distribution ou des commerces. Une hausse du Smic des salariés de ces secteurs n’aura pas de conséquences sur la compétitivité de leurs produits ou services, ne provoquant aucune délocalisation.

 

 

Par ailleurs, il ne faut pas nier les contraintes qui pèsent sur ces entreprises. Nombreuses sont celles qui sont liées à un donneur d’ordres. Pour obtenir le marché et rester dans la course, elles se retrouvent à devoir accepter des productions ou des services à des prix insoutenables, ne leur permettant pas de rentrer dans leurs coûts.

 

La CGT propose d’inscrire dans la loi l’interdiction d’imposer des prix en dessous de ceux du marché. Le financement de ces entreprises et les charges financières qui y sont associées sont aussi prépondérants pour leur survie ou leur développement. Le Front de gauche propose la création d’un pôle financier public appliquant des taux d’intérêt bas, voire même négatifs, suivant les projets des entreprises et notamment en fonction de leur politique salariale.

 

 

3. L’effet d’entraînement de la hausse du Smic

L’augmentation du Smic à 1 700 euros pourrait entraîner un tassement des salaires… C’est le risque que pointe notamment François Chérèque. Une étude de la Dares montre au contraire qu’entre 2000 et 2005 « l’effet à l’horizon d’un trimestre, d’une augmentation de 1 % de la valeur du Smic se répercuterait à hauteur de 0,4 % sur les salaires de base situés entre 1 et 1,1 Smic, et à hauteur de 0,1 % pour ceux situés entre 1,4 et 1,5 Smic. À l’horizon d’une année, la répercussion d’une hausse du Smic est plus importante. Une augmentation de 1 % du Smic se répercuterait quasi intégralement sur les salaires de base entre 1 et 1,1 Smic et à hauteur de 0,5 % pour ceux situés entre 1,4 et 1,5 Smic ». Même si « la diffusion des hausses du Smic devient quasi nulle au-delà de 2 fois le Smic ».

 

En appui des luttes sur les revendications salariales, qui ont permis aux ouvriers allemands de la métallurgie une hausse de leurs salaires de 4,3 %, la politique fiscale peut pleinement jouer son rôle. Jusqu’à présent, les entreprises pouvant bénéficier d’allégements de cotisations ou autres niches sociales et fiscales devaient embaucher des salariés au Smic ou à 1,6 fois le Smic, ce qui touchait près de 10 millions de salariés. Cette « trappe à bas salaires », en quinze années de mise en œuvre, a représenté plus de 200 milliards d’euros de perte de recettes dans les caisses de l’État et pas moins de 27,3 milliards d’euros en 2011.

 

Tous les économistes pointent l’effet d’aubaine de cette mesure sans en démontrer son efficacité pour l’emploi. À l’opposé, le Front de gauche propose une modulation de la politique fiscale et sociale des entreprises. Finis les allégements ou autres niches, les cotisations sociales tout comme l’impôt sur les sociétés (IS) seront modulés en fonction de la politique salariale de l’entreprise. Si celle-ci s’avère déplorable, l’entreprise se verra appliquer, par exemple, un taux d’imposition beaucoup plus élevé pour l’IS, tout comme celui appliqué aux cotisations sociales. La conférence sociale de la mi-juillet pourra rendre compte du rapport de forces politique et syndical sur cette problématique des salaires.

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 07:13

Les Irlandais ont approuvé à 60,3% des suffrages exprimés le pacte budgétaire européen, texte qui généralise le principe de "règle d'or" dans les 25 Etats de l'Union signataires, soumis à référendum jeudi, selon les premiers réusultats officiels publiés ce vendredi.

 

Le "oui" a remporté 955.091 suffrages, contre 629.088 pour le "non", lors de ce scrutin où le Premier ministre Enda Kenny avait appelé à voter en faveur du pacte, a-t-elle précisé. L'Irlande est le seul pays de l'Union européenne à avoir soumis à référendum le pacte bugdétaire européen, qui prévoit des règles strictes en matière de déficit, sous peine de sanctions.

 

Une victoire du "non" n'aurait pas empêché l'application du texte, qui doit être ratifié par 12 pays pour entrer en vigueur, mais aurait envoyé un signe très négatif alors que la zone euro s'enfonce dans la crise. Les pays qui ratifient ce texte pourront obtenir des fonds de l'UE en cas de difficulté financière, via le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui entrera en vigueur en juillet.

 

L'Irlande bénéficie déjà d'un plan de sauvetage du Fonds monétaire européen (FMI) et de l'UE de 85 milliards d'euros depuis fin 2010.

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 07:50

 

Législatives : Martine Aubry fait campagne contre Jean-Luc Mélenchon

Le Monde.fr | 01.06.2012 à 11h21 • Mis à jour le 01.06.2012 à 11h21

 

Par Geoffroy Deffrennes


Martine Aubry lors d'un meeting en soutien à Philippe Kemel, candidat socialiste dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, le 31 mai 2012, à Courrieres.

Martine Aubry l'avait expliqué vendredi 1er juin à un petit cercle de journalistes lillois : "Je vais visiter beaucoup de circonscriptions nordistes, car la présidentielle m'a écartée de la région."

Parmi les dix circonscriptions du Nord-Pas-de-Calais à son carnet de route figure la 11e du Pas-de-Calais, celle d'Hénin-Beaumont, où elle est allée, jeudi 31 mai, sous le signe de la "vérité du terrain". Sans mentionner Jean-Luc Mélenchon, mais en évoquant souvent Marine Le Pen, la première secrétaire du PS a fustigé "ceux qui donnent des coups de menton à la télé".

 

Dès son point presse à Hénin, dans la permanence exiguë de Philippe Kemel, le candidat investi par le PS, elle a sermonné micros et caméras : "Quand j'écoute la presse, j'ai l'impression qu'il n'y a que deux candidats ! On me dit qu'à Paris personne ne connaît Kemel. Mais pourquoi ne pas vous intéresser aux vrais acteurs ? C'est le président de Delta 3, la plateforme multimodale la plus importante au Nord de Paris, 1 000 salariés dans 40 entreprises ! Comme maire de Carvin, son engagement a toujours été l'emploi. Il se passionne à la région pour le dossier de l'apprentissage, après avoir été vice-président chargé des lycées et de la formation !"


"MATCH DES LOSERS DE LA PRÉSIDENTIELLE"


L'instant d'après, la maire de Lille rejoignait Courrières, pour un meeting devant 300 personnes. Philippe Kemel, un économiste, professeur de logistique à l'université de Lille 3, renchérissait : "La circonscription la plus médiatisée de France offre un mauvais feuilleton télé, le match des losers de la présidentielle".

 

C'est le meeting de la réconciliation, tour de force signé Aubry, dans la ville d'Albert Façon, le député qui avait écarté Marine Le Pen en 2007, mais qui avait déposé un recours contre l'investiture de Kemel. Et M. Facon chauffe la salle pour passer le relais à M. Kemel ! Le tout en présence de Jean-Pierre Corbisez, le maire de Oignies, qui lui a ravi avant l'heure la présidence de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin. Mais ils sont tous là, unis derrière la première secrétaire, accompagnée des deux responsables des fédérations départementales, Catherine Génisson et Gilles Pargneaux.

Comme pour mieux ressouder ces anciennes communes minières, Martine Aubry joue l'affectif, rappelle sa première visite : "C'était en 1975. Je venais de débuter au ministère du travail et je suis descendue dans un puits de la compagnie de Courrières, à Oignies !" 

 

"MARRE D'ÊTRE MONTRÉ DU DOIGT"


La salle est calme, applaudit sobrement. A la sortie, un jeune Liévinois garde l'anonymat, car il est le... chauffeur d'une des personnalités ici à l'unisson de Martine Aubry. Mais son émotion transparait, quand il évoque la mise à l'écart de "son" député, Jean-Pierre Kucheida, maire de Liévin, exclu du PS pour s'être porté candidat aux élections législatives contre la décision de la direction du parti.

 

Un homme mûr, militant du Parti radical de gauche (PRG), tait aussi son nom car il a "eu des problèmes avec Dallongeville". Il dit "aimer le discours clair et non agressif de Mme Aubry. Hénin en a marre d'être montré du doigt, marre de la présence de tous ces journalistes !"


Non loin, Pierre Gauthiez avance ses cinquante années au PS : " Ce qui nous gonfle, c'est d'entendre les médias parler du 'fief de Marine Le Pen'. Faut-il rappeler ce qu'est un fief ? Elle n'est jamais qu'une conseillère municipale !"

 

 COLÈRE EN PRIVÉ


Nordine Bella, 42 ans, est venu en curieux et simple électeur depuis Noyelles-Godault. "Je voulais découvrir Kemel que je ne connais pas. J'ai ressenti du positif en l'écoutant." Une jeune femme, Emilie Sarabata, s'est déplacée de Liévin, "surtout pour voir Aubry".

 

Sa camarade, Amandine Fluet, 25 ans, plus jeune conseillère municipale socialiste de Courrières, sourit : "Ces discours nous donnent de l'espoir. On sent des élus connaissant les problèmes du territoire."


Martine Aubry n'a jamais parlé de Jean-Luc Mélenchon. Ce n'est qu'en privé, vendredi, devant les journalistes lillois, qu'elle avait avoué sa colère. "Il donne à Marine Le Pen une occasion d'exister. Et à lui-même aussi. Et la presse ne vérifie rien : on ne peut pas dire que l'on vient sauver Hénin alors qu'un sondage montrait que Kemel pouvait gagner avec six points de plus que Mélenchon. Et qui a fait tout le travail à Hénin si ce n'est le maire Eugène Binaisse qui s'est penché sur les dossiers, aidé par mon directeur de cabinet Jean-Marc Germain depuis deux ans !"


Geoffroy Deffrennes

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 07:29

 

Droit de réponse 01/06/2012 à 16h45

René Balme

J’ai milité à la CGT, au PCF puis au Parti de gauche, dans des associations de défense des locataires, fidèle à mes engagements de toujours, depuis 44 ans. J’honore des mandats électifs locaux, fidèle à mes orientations politiques, depuis 29 ans. Le site Oulala.net existe, dans la même ligne éditoriale, depuis onze ans. Je suis co-fondateur du Réseau national des élus et collectivités hors AGCS depuis huit ans, co-fondateur du Réseau national de la démocratie participative depuis 2011.

 

J’ai toujours affirmé mon combat pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et mon combat contre la désinformation. Pourquoi Rue89 me découvre aujourd’hui, à dix jours du premier tour des législatives ? Pourquoi Rue89 prend le risque d’aussi peu de professionnalisme, de piétiner la liberté d’expression si chère à la presse, de venir sur le terrain de la diffamation, de l’injure et du mensonge ?

 

Plutôt que de me juger sur des actes, sur ma gestion municipale et politique, sur les valeurs qui fondent mon action politique vous avez choisi un terrain mouvant, subjectif et particulièrement nauséabond.

 

Vous utilisez une quinzaine d’articles sortis de leur contexte et sans préciser l’année de leur publication pour en conclure que le site Oulala.net serait antisioniste, homophobe, ferait l’éloge des dictatures, ferait l’ode à l’Iran et aurait publié un entretien avec Thierry Meyssan.

 

Qu’il me soit permis de préciser que l’antisionisme n’est pas un délit mais une opinion fort répandue et défendue, y compris par la communauté juive de France.

 

L’article de Camille Loty Malebranche, intellectuel résident aux Caraïbes, à qui vous attribuez une connotation homophobe est loin de refléter cette opinion et je vous invite à le relire avec attention.

 

Pour ce qui est de l’éloge des dictatures, permettez-moi de préciser qu’informer à travers la publication d’écrits qui ne reflètent pas la pensée dominante sur tel pays ou tel dirigeant constitue un moyen critique d’informer le lecteur et pas une éloge ou sens où vous l’entendez.

 

Pour ce qui est de l’article concernant le film de Dieudonné, vous avez pu remarquer qu’il avait été retiré par le comité de lecture, qui est intervenu à posteriori comme c’est souvent le cas (nous ne sommes que des bénévoles). Il est bien évident que l’on peut retrouver en mémoire sur un moteur de recherche les articles qui ont été publiés ne serait-ce que quelques heures.

 

La publication de la traduction, en 2006, d’un discours de Nasrallah a été décidé collectivement, à cette époque, dans le seul but d’informer le lecteur et ne se veut pas être ni une éloge, ni une adhésion aux thèses développées par le Hezbollah.

Pour ce qui est des textes de Chems Eddine Chitour, il n’y a pas, non plus, dans leur contenu quelque éloge que ce soit mais des données informatives permettant de mieux comprendre les enjeux du Moyen-Orient.

 

Vous me refusez le droit de publier un entretien avec Thierry Meyssan, qui a l’époque vivait en France et avait des responsabilités politiques, alors que vous recevez en grande pompe Marine Le Pen le 23 janvier 2012 pour échanger avec vos lecteurs. Vous remarquerez que nous n’avons jamais donné la parole au Front national sur notre site.

 

J’oubliais une précision, et de taille : le site Oulala.net, créé en 2001 a conservé tous les articles publiés depuis, de telle sorte que certains font effectivement référence à des personnages qui étaient respectables à l’époque, mais qui, depuis ont emprunté une voie plus que condamnable et desquels Oulala s’est détaché depuis longtemps.

 

La syndication de sites est un exercice difficile car il est fastidieux de contrôler tout ce qui est publié et relayé, et, certains articles peuvent échapper à notre vigilance. Ils sont retirés dès que le lecteur nous interpelle à ce propos.

 

Vous le constatez, les accusations à charge contre Oulala.net et l’un des animateurs que je suis sont particulièrement infondées et la minceur des arguments que vous développez n’aurait pas dû suffire à afficher un titre particulièrement insultant : « Législatives, une tâche rouge-brune dans la campagne du Front de Gauche », pour lequel j’envisage de saisir la justice.

 

Enfin et pour finir avec l’origine de cet article, notons que la journaliste qui l’a rédigée est connue pour ses méthodes. Elle emploie un pseudonyme pour faire amie-ami et contribuer sur des sites internet indépendants ; elle emploie son nom réel pour les détracter. Ainsi, ces derniers mois, plusieurs personnalités et médias – sa cible se limitant aux plus fervents critiques de la politique impérialiste des puissances alliées à l’Otan ou de l’Etat israélien – ont reçu « ce baiser de Judas », avant de s’apercevoir que l’une et l’autre ne faisait qu’une. Une infiltrée, dont on peut se demander valablement pour le compte de qui elle œuvre.

 

Ceci étant dit, oui, je suis antisioniste : je combats celles et ceux qui militent et œuvrent pour l’occupation de la Palestine et l’asservissement des Palestiniens. Je combats celles et ceux des Israéliens qui s’y prêtent, comme je désapprouve fermement la communauté internationale qui a œuvré pour cela, entre autres le gouvernement britannique, la Société des nations puis l’ONU.

 

Non, je ne suis pas homophobe : avant-même les attaques de Rue89, je me suis déclaré à Lyon-Capitale, favorable au mariage des homosexuels et à leur accès à l’adoption. Je considère, en effet, que les préférences sexuelles relèvent des libertés individuelles. Et n’allez pas faire encore des amalgames malheureux avec les dérives sexuelles.

 

Non, je ne fais pas l’éloge des dictatures : j’alerte l’opinion sur les grands démocrates et les grandes démocraties de ce monde qui fabriquent et alimentent des dictatures et des pseudo-démocraties. Les plus grandes dictatures, à mon sens, aujourd’hui sont les Etats-Unis, via le Bureau du représentant au commerce des Etats-Unis (USTR), lequel supplante même aujourd’hui une autre grande dictature, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ; le Fonds monétaire international (FMI), l’Union européenne, via son Conseil et sa Commission. A son niveau, le gouvernement français s’est aussi comporté pendant toutes les années où la droite était au pouvoir de manière particulièrement antidémocratique, puisque composé de ministres et autres secrétaire d’Etat dont l’autorité et le champ d’intervention dépassent largement ceux des parlementaires, députés et sénateurs.

 

L’expérience de démocratie participative que j’ai initiée à Grigny, ville que j’ai l’honneur de diriger depuis vingt ans prouve si besoin était que ma personnalité et ma façon d’appréhender la démocratie se situent à des lieues de l’image que vous vous efforcez de donner de moi.

 

Les messages de sympathie, tant sur votre site, que par e-mail ou téléphoniques reçus depuis ce jeudi matin démontrent que personne n’est dupe sur l’enjeu électoral dans lequel s’inscrit la publication de cet article particulièrement malhonnête.

L’objectif est bien évidemment de me nuire au moment où il n’est pas impossible que je sois au deuxième tour sur la onzième circonscription du Rhône. Mais au delà, c’est le Parti de Gauche, le Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon qui porte le fer contre Marine Le Pen qui est également visé par l’analyse partisane que vous faites de mes activités et les conclusions hâtives et pour le moins diffamatoires à mon égard que vous en tirez.

 

Le journalisme n’en sort pas grandi car la méthode s’apparente fort à une sorte d’assassinat politique qui ne veut pas dire son nom.

 

Ce comportement donne raison à la presse alternative qui ne se laisse pas et ne se laissera pas intimider par les purificateurs de la Toile.

 

Nous sommes dans une République où le mot liberté, surtout quand il est suivi de celui d’expression reste encore à défendre au risque de se mettre à dos tout ce que la presse bien-pensante compte de journalistes ou de supposés tels.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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