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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 12:43
Lionel Jospin à sa sortie de l'Elysée, lundi 16 juillet 2012, alors qu'il a été nommé président de la commission chargée de la rénovation et de la déontologie de la vie publique par François Hollande.

Lionel Jospin à sa sortie de l'Elysée, lundi 16 juillet 2012, alors qu'il a été nommé président de la commission chargée de la rénovation et de la déontologie de la vie publique par François Hollande.

(PATRICK KOVARIK / AFP)

Annoncée samedi 14 juillet par François Hollande, la commission sur la moralisation de la vie publique prend forme. L'ancien Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, qui la préside, a annoncé lundi 16 juillet que cette commission serait essentiellement composée "d'universitaires (...) de magistrats et de hauts-fonctionnaires".


(Evidemment, seuls les "élites" sont de nature à débattre de la moralisation de la vie politique.

Et pourquoi pas un  ouvrier de PSA, qui demanderait des comptes aux pouvoirs publics et à leur engagement auprès de l'entreprise par un financement public à coup de milliards, ou bien au SMICARD, à qui l'on promet une revalorisation et un coup de pouce du salaire minimum, pour aboutir à une augmentation minimum ?, ou le jeune qui cherche formation et emploi, après maintes et maintes promesses de tous ordres et de toutes origines? La déontologie et la moralisation de la vie publique ont un sens pour ceux-là. Pas sûr que les élites intellectuelles y voient la même chose. Qui vivra verra!  NDLR)

 

 

Après un entretien avec le chef de l'Etat, puis une conférence de presse, il a affirmé à l'AFP que Roselyne Bachelot, ancienne ministre UMP, en ferait partie.

 

 

L'ancienne ministre de la Santé du gouvernement Fillon s'est montrée très critique, ces dernières semaines, envers son propre camp. Dans un essai paru en juin, elle n'hésitait pas à dire que les ministres de Nicolas Sarkozy étaient "malades de la peste que Sarkozy avait inoculée". Elle écrivait aussi : "Tout au long du quinquennat, j'ai pu mesurer l'influence néfaste des communicants qui, dans leur souci obsessionnel de tout maîtriser, ont transformé les visites prétendument de terrain en des simulacres de rencontres aseptisées".




Bachelot au cœur d'une controverse


Roselyne Bachelot avait pourtant été au centre d'une polémique en 2010. Son fils, Pierre Bachelot, avait été nommé à la direction générale de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES), un organisme qui dépend du ministère de la Santé, dirigé alors par... Roselyne Bachelot selon Le Point. Il y était "chargé de développer une stratégie d'influence ou de lobbying, notamment auprès du Parlement, et de veiller à ce que la santé soit intégrée dans toutes les politiques publiques", explique l'hebdomadaire.


Lionel Jospin a par ailleurs indiqué que cette commission, chargée de la rénovation et de la déontologie de la vie publique, qui se réunira pour la première fois mercredi 25 juillet, remettrait ses conclusions "tout début novembre".

L'Elysée indique dans un communiqué que la commission "aura notamment pour mission de définir les conditions d’un meilleur déroulement de l’élection présidentielle et s’interrogera sur le statut juridictionnel du président élu. Elle examinera également les voies d’une réforme des scrutins applicables aux élections législatives et sénatoriales, et formulera des propositions permettant d’assurer le non cumul des mandats. Elle définira des règles déontologiques de nature à garantir la transparence de la vie publique".


Voici la liste complète des membres de cette commission, transmise par l'Elysée :


- Olivier Schrameck, président de section au Conseil d’Etat et ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin
- Chantal Arens, présidente du Tribunal de grande instance de Paris
- Roselyne Bachelot-Narquin, ancienne ministre
- Julie Benetti, professeure à l’université de Reims
- Jean-Claude Casanova, membre de l’Institut, président de la Fondation nationale des sciences politiques
- Jean-Pierre Duport, préfet de région honoraire
- Jean-Louis Gallet, conseiller à la Cour de cassation, vice-président du Tribunal des conflits
- Marie-Christine Lepetit, chef du service de l’Inspection générale des finances
- Wanda Mastor, professeure à l’université de Toulouse I
- Ferdinand Melin-Soucramanien, professeur à l'université de Bordeaux IV
- Agnès Roblot-Troizier, professeure à l’université d’Evry
- Dominique Rousseau, professeur à l’université Paris I
- Hélène Ruiz-Fabri, Professeure à l’université Paris I

 

FTVi avec AFP

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 18:26

La Grèce au JT : de la révolte invisible à la nécessaire austérité

par Ugo Palheta, le 20 juin 2011

 

Une mobilisation sociale de grande ampleur est actuellement en cours en Grèce. Les Grecs protestent contre l’imposition – par la troïka que composent le Fonds monétaire international, l’Union européenne et la Banque centrale européenne, avec la participation du gouvernement grec – d’un nouveau plan de rigueur, impliquant des coupes massives dans les dépenses publiques, une hausse de la TVA, et de nombreuses privatisations, contre l’octroi d’un prêt. Nous avons voulu rendre compte de la manière dont les journaux télévisés de TF1 et de France 2 ont informé sur ce mouvement social. Ont-ils donné les moyens aux téléspectateurs de comprendre les raisons de cette colère et de s’approprier les enjeux de cette mobilisation ? Ont-ils permis d’ouvrir un débat politique sur la dette, son origine et les moyens trouvés (ou imposés) par les États et les institutions supranationales pour y faire face ?

 

Le mouvement social dont il est question ici, où convergent les syndicats traditionnels et les occupants de la place « Syntagma » (sur le modèle des « indignés » espagnols), est parvenu, dès la fin du mois de mai, à rassembler des centaines de milliers de manifestants. C’était notamment le cas le dimanche 5 juin, non seulement à Athènes mais dans des dizaines de villes grecques. Depuis, les manifestations et les occupations se succèdent, posant la question de l’origine de la dette grecque [1] et affichant le refus de laisser détruire, au nom de cette dette, les acquis sociaux et les services publics.

On avait pris la peine de rappeler il y a quelques semaines, à propos du retour de Manuel Zelaya au Honduras, le théorème de Jean-Pierre Pernaut : « Vous voulez des nouvelles sur le Venezuela ? Regardez la chaîne vénézuélienne. Sur le Soudan ? Regardez les chaînes africaines » [2]. Ce retour avait en effet été en bonne partie invisibilisé par les médias français, pressés d’oublier un pays à propos duquel ils ne s’étaient guère honorés quelques mois auparavant. On aurait pourtant tort d’imaginer que la tendance des médias à se désintéresser des conflits sociaux, et plus encore lorsque ceux-ci concernent les pays étrangers [3], se réduirait à la personne de « JPP », aussi symptomatique soit-elle de la sous-estimation de l’information sociale et internationale.

 

Celui-ci n’avait fait qu’exprimer une « loi » qui gouverne les journaux télévisés, renvoyant à la place qu’ils occupent dans le champ médiatique et à la fonction qu’ils exercent, parfaitement décrite par Pierre Bourdieu : « Une part de l’action symbolique de la télévision […] consiste à attirer l’attention sur des faits qui sont de nature à intéresser tout le monde, dont on peut dire qu’ils sont omnibus – c’est-à-dire pour tout le monde. Les faits omnibus sont des faits qui, comme on dit, ne doivent choquer personne, qui sont sans enjeu, qui ne divisent pas, qui font le consensus, qui intéressent tout le monde mais sur un mode tel qu’ils ne touchent à rien d’important » [4].

La révolte grecque ne sera pas télévisée

Entre l’affaire Dominique Strauss-Kahn et l’affaire Ferry, l’accident de Joué-lès-Tours et la bactérie tueuse, en passant par la sécheresse et ses conséquences, la révolte sociale en Grèce a été presque totalement passée sous silence dans les journaux télévisés des deux principales chaînes de télévision française. En tout et pour tout, du lundi 30 mai au dimanche 12 juin, à 13 heures et à 20 heures, TF1 lui a consacré deux sujets, au « 13 heures » du 30 mai et au « 20 heures » du 4 juin, soit 2 min 40 s en deux semaines. France 2 a été plus généreuse dans la pénurie, accordant trois sujets et 5 min d’antenne à la révolte grecque, au « 13 heures » du 4 juin et aux « 20 heures » du 3 et du 4 juin.

 

Si l’on prend la peine de faire l’inventaire de l’ensemble des sujets abordés par les journaux télévisés sur cette même période, la politique éditoriale mise en œuvre apparaît en pleine lumière, et en stricte conformité avec l’argumentation de Bourdieu citée plus haut. On trouve ainsi, tout en haut de la hiérarchie de l’information, la « bactérie tueuse » et la sécheresse, qui apparaissent à chaque journal télévisé durant nos deux semaines d’observation.

 

De manière générale, les phénomènes sanitaires et climatiques occupent une place essentielle dans les journaux télévisés. Epidémies, infections, sécheresse, orages, tornades, etc. : autant de faits qui permettent de construire une information dépolitisée et, presque quotidiennement, d’alimenter les bavardages télévisuels en donnant lieu à une multitude indéfinie de sujets stéréotypés. Ces derniers ne posent généralement aucune question susceptible de faire l’objet d’un débat, qu’il s’agisse par exemple des rapports entre réchauffement climatique et politiques productivistes ou de la marchandisation de la santé, mais invitent au contraire à une commune déploration.

 

Ensuite vient la politique nationale, généralement traitée sous l’angle des « affaires » (DSK, Tron, Ferry, etc.), des petites phrases (celle de Jacques Chirac concernant François Hollande servira ainsi d’ouverture au « 13 heures » et au « 20 heures » de France 2, le dimanche 12 juin), ou enfin en réaction directe aux annonces faites par le gouvernement ou la majorité parlementaire (rapport Ciotti, volonté d’imposer des contreparties contre le rvenu de solidarité active, etc.).

Plus bas dans la hiérarchie : l’information sociale. Un exemple : l’annonce d’une fermeture possible de l’usine de PSA à Aulnay-sous-Bois n’aura bénéficié que d’une ou deux journées d’antenne, selon la chaîne et selon l’horaire du JT. Le « 13 heures » de TF1 a même fait l’impasse sur cette information qui touche pourtant, outre les 3 600 salariés du site, les intérimaires, tous ceux qui travaillent dans les entreprises sous-traitantes et les commerçants de la ville et des alentours.

Enfin, tout en bas de la hiérarchie propre aux journaux télévisés : l’information internationale. Outre la révolte grecque, les élections en Italie, au Portugal ou au Pérou n’ont fait l’objet que de sujets très courts, ne proposant aucune analyse des forces en présence ou des résultats, et ne situant nullement ces derniers dans le contexte politique et électoral propre à chacun de ces pays. Les résultats des élections au Portugal et au Pérou ont ainsi été expédiés en 45 s lors du « 20 heures » de France 2 le lundi 6 juin.

« Cacher en montrant »

Dimanche 5 juin, jour d’une des manifestations grecques les plus imposantes dans l’ensemble du pays, et alors que la chaîne dispose d’un envoyé spécial (Romain Messy), le « 20 heures » de France 2 préfère consacrer un sujet de 11 min à « l’affaire DSK ». Le lendemain, ce sont pas moins de 28 min qui seront consacrées à cette affaire qui agite le microcosme médiatico-politique depuis environ un mois, et ce pour traiter une audience qui aura duré… 7 min. Près de 40 min en deux jours, et rien pour un mouvement social rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes en Grèce, qui signale par ailleurs que l’activité du même DSK à la tête du FMI a fait merveille (point sur lequel les médias français ne sont jamais revenus).

Autre exemple de la futilité des informations télévisées, ces mots par lesquels David Pujadas choisit d’ouvrir son journal, mardi 7 juin : « Hillary Clinton hier, Anne Sinclair aujourd’hui : face à l’infidélité, elles suscitent l’admiration ou les interrogations : pourquoi des épouses pardonnent, s’engagent, et même épaulent leurs maris dans l’épreuve judiciaire ? C’est une autre des questions posées par l’affaire DSK ». Une question cruciale, à l’évidence.

 

À l’opposé, la dépêche de l’Agence France Presse révélant que ce sont les Européens du Sud qui travaillent le plus en Europe n’aura pas trouvé droit de cité au journal télévisé. Elle permettait pourtant, au moins en partie, de comprendre la révolte du peuple grec, qui se voit imposer de nouveaux sacrifices alors qu’il affiche de loin la durée annuelle moyenne du travail la plus forte d’Europe (2 219 heures, contre 1 390 par exemple pour l’Allemagne ou 1 554 pour la France).

« Cacher en montrant », comme l’écrivait Bourdieu, c’est-à-dire mettre en avant une somme innombrable de sujets qui occuperont le devant de la scène médiatique un temps variable pour mieux noyer l’information qui divise, sociale ou internationale. Mais quelle vision du mouvement social en Grèce ont donné TF1 et France 2 quand, en de rares occasions, ils ont daigné lui accorder quelques minutes, ou plutôt quelques secondes, d’attention ?

 

TF1 : « l’humeur est à la résignation »


Le « 13 heures » de TF1 n’a consacré qu’un sujet de 1 min 10 s à la situation en Grèce, mais non pour nous informer du mouvement social ou des difficultés rencontrées par la population mais pour nous apprendre que l’austérité ne fait (malheureusement) « pas forcément l’affaire des touristes qui vont là-bas ». Respectant le théorème énoncé plus haut, Jean-Pierre Pernaut ne s’intéresse à la Grèce que pour éviter aux Français qui souhaiteraient s’y rendre de trouver des prix plus chers que prévus. Charmante attention.

 

Plus intéressant peut-être, le court reportage (1 min 40 s) que le « 20 heures » de TF1 a concédé, samedi 4 juin, à la révolte grecque. L’inamovible Claire Chazal annonce d’emblée la couleur : « aujourd’hui la mobilisation est restée assez limitée ». Technique éprouvée à propos des mouvements sociaux en France, le meilleur moyen de convaincre qu’aucune alternative ne saurait être recherchée et que les mobilisations sociales ne servent à rien consiste, comme on va le voir, à réduire la colère aux seuls syndicats, souvent considérés comme « archaïques », et surtout à dépouiller les acteurs de ces mobilisations de tout espoir de l’emporter.

 

Ainsi le reportage de TF1 commence-t-il en précisant : « Les syndicats vont se battre. Les mots d’ordre parlent de résistance au FMI et à l’Union européenne, mais l’humeur, elle, est à la résignation. Les syndicats ont faiblement mobilisé aujourd’hui à Athènes. Face à un nouveau plan d’austérité, les Grecs semblent perdre espoir ». S’ensuit le témoignage d’un manifestant qui n’affirme pas le moins du monde avoir « perdu espoir » mais accuse : « on n’a plus rien, ils nous ont tout pris, directement dans la poche ». Un autre : « évidemment c’est inacceptable, car les gens ne peuvent pas accepter de nouvelles mesures d’austérité si brutales ».

 

Le journaliste de TF1 poursuit en expliquant les contreparties de l’« aide » européenne [5]. Mais il le fait au futur, laissant entendre que cela se fera de toute façon, quelle que soit l’intensité des mobilisations sociales : « la Grèce va devoir accélérer les privatisations ». Il oublie en outre d’informer les téléspectateurs d’un fait qui aurait pourtant pu permettre de comprendre que la « fatalité » n’avait rien de naturel : lorsqu’il explique qu’il s’agit « d’éponger une dette de 340 milliards d’euros », il omet de préciser que les fonds grecs placés dans les banques suisses représenteraient 280 milliards d’euros (près de 120 % du PIB grec), ce qui signale une vaste fuite des capitaux grecs vers la Suisse. Une information digne d’intérêt ? Pour TF1 et France 2, c’est non...

 

France 2 : « leur colère n’y changera rien »


De même, quand France 2 décide (enfin) d’évoquer la Grèce, c’est pour mieux convaincre les téléspectateurs que, décidément, les mobilisations sociales ne sauraient changer le cours des choses, en Grèce ou ailleurs : « tous les jours les mêmes piquets de grève, les mêmes défilés, et leurs cortèges de tensions. […] Depuis un an, si à intervalle régulier, si Athènes est dans la rue, c’est pour lutter contre les mesures d’austérité qui ont déjà profondément ébranlé la société grecque. Première visée : la fonction publique. Le gouvernement a déjà supprimé 82 000 postes l’an dernier, les salaires des fonctionnaires sont eux gelés jusqu’en 2014. Les pensions des retraités connaissent elles aussi le même sort : leur colère n’y changera rien ».

 

Mais si France 2 se permet de décréter l’utilité (ou plutôt ici l’inutilité) des mobilisations sociales, c’est que – comme l’affirme le journaliste – « le pays n’a pas le choix ». Et à l’appui de cette allégation sans nuance, c’est à l’expert Élie Cohen qu’il est demandé d’ânonner la ritournelle de l’absence d’alternative : « Ou la Grèce applique cet accord, et elle obtiendra les versements qui sont promis tant par le FMI que par la Communauté européenne. Ou elle n’accepte pas et elle est techniquement en faillite ». Ainsi le périmètre de la sortie de crise est-il soigneusement délimité, aussi bien par le journaliste que par l’économiste promu au rang d’expert infaillible. Par ce moyen, c’est le contenu même de l’accord qui est insidieusement placé hors de tout débat, comme si les plans dits « d’ajustement » imposés par le FMI, notamment en Amérique latine, avaient fait la preuve de leur viabilité à court ou long terme et les rendaient indiscutables.

***

Invisible ou inutile d’après les journaux télévisés français, la révolte grecque se poursuit néanmoins et pourrait faire des émules dans d’autres pays européens promis aux mêmes plans d’austérité. Il ne s’agit donc pas d’une information marginale, et chacun devrait pouvoir en saisir les tenants et les aboutissants. Mais qu’a pu en connaître, par l’intermédiaire des JT, la grande majorité de la population, sinon des fragments et quelques idées toutes faites ? Comment comprendre que la question de la dette constitue un enjeu majeur, susceptible de faire l’objet d’analyses et de politiques contradictoires, quand elle n’est jamais présentée comme telle par les grands médias ? Nul doute que c’est pour favoriser ce débat démocratique que les mobilisations sociales contre les mesures imposées au nom de la dette sont systématiquement passées sous silence ou réputées battues d’avance...

Ugo Palheta (avec Frédéric Lemaire et Julien Sergère)

Notes

[1] Sur ce point, voir le livre tout récemment paru de l’économiste François Chesnais : Les dettes illégitimes. Quand les banques font main basse sur les politiques publiques, Paris, Raisons d’agir, juin 2011.

[2] Déclaration dans Télérama, le 9 décembre 1998.

[3] Nous avons récemment consacré un article à cette question, intitulé : « Misère de l’information sur l’Europe des mobilisations sociales ».

[4] P. Bourdieu, Sur la télévision, Paris, Raisons d’agir, 1996, p. 16.

[5] On ne peut que mettre les guillemets autour d’un prêt qui n’est nullement perçu comme une « aide » par une grande partie de la population grecque.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 05:55

 

 

Si l'on en croît la presse, Loinel JOSPIN serait appelé à de hautes fonctions morales. En effet l'Agence Reuters précise que " François Hollande a annoncé samedi lors de son interview télévisée du 14 juillet la création d'une commission sur la moralisation et la rénovation de la vie politique qui sera présidée par l'ex-Premier ministre Lionel Jospin.

 

Cette instance devra faire des propositions sur le non-cumul des mandats, les modes de scrutin, le financement des campagnes électorales et l'éthique.

 

"J'avais dit que je voulais qu'il y ait une exemplarité au sommet de l'Etat", a expliqué le chef de l'Etat lors d'une interview télévisée à l'occasion du 14 juillet.

Il a souligné qu'elle serait présidée par Lionel Jospin, qui est un homme "incontestable pour son intégrité".

"Il doit y avoir des règles qui s'imposent et donc aucun conflit d'intérêt ne doit être toléré", a dit François Hollande, soulignant qu'il y aurait "des personnalités de toutes sensibilités" au sein de la commission.

 

Le chef de l'Etat a précisé qu'il consulterait tous les partis politiques à l'issue des travaux de la commission.

 

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait annoncé le 3 juillet l'introduction d'"une part de proportionnelle" dans le mode de scrutin des élections législatives et la fin du cumul de mandats pour les parlementaires dès 2014, conformément aux engagements de campagne de François Hollande.

 

Gérard Bon, édité par Julien Ponthus

 

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Ainsi Lionel Jospin serait le chantre de l'intégrité. On se souvient pourtant que lors de son échec présidentiel de 2002 ou candidat du PS, il ne parvint pas à passer le premier tour après avoir gouverner la France pendant 5 ans, laissant en lice ce 22 avril Chirac et Le Pen, ce qui constitue encore aujourd'hui un traumatisme, on se souvient donc que Lionel avit déclaré aux français médusés qu'il prenait ses responsabolité dans la défaite et que du coup, consécutivement, normalement comme on dirait aujourd'hui, il quittait la politique. On ne le reverrait plus

 

Depuis, on ne sait si c'est par remors ou par besoins personnels ce dernier, après avoir fait des apparitions télévisualisés dans toutes sortes d'endroits (convention du PS, soutien à candidat, plateaux télé etc..) le voici maintenant "promu" en pleine lumière pour une responsabilité d'Etat de premier exercice : l'exemplarité dans l'éthique.

 

Autrement dit, quelqu'un qui dit une chose et fait le contraire serait, à en croire le Président Hollande, le mieux placé, car celui-ci est "incontestable pour son intégrité" pour diriger une commission d'éthique parcequ' "Il doit y avoir des règles qui s'imposent et donc aucun conflit d'intérêt ne doit être toléré".

 

Certains ironiseront c'est sûr, sur l'inversion du langage et Monsieur Rey linguiste reconnu, sera lui aussi convoquer prochainement avec mission de "revoir" le dictionnaire de la langue française.

 

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 05:49
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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 21:02

 

Ecologistes, UMP, et Socialistes s’accordent sur le principe d’une augmentation du coût de l’électricité

 

Le groupe communiste, républicain et citoyen a voté le 11 juillet 2012 contre le rapport de la commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité présenté par le rapporteur M. Desessard et le Président M. Poniatowski.

 

Ce rapport, dans la même logique que le rapport commandé par Eric Besson, est tout entier consacré à la justification de l’augmentation du coût de l’électricité.

 

Cependant en raison des dissensions sur le nucléaire, les sénateurs des groupes écologiste, socialiste, UMP se sont entendus pour voter ce rapport à la condition d’en retirer les conclusions. Celles-ci mettaient en avant les investissements nécessaires dans les énergies renouvelables sans remettre en cause la libéralisation du secteur.

 

Ce rapport acte complètement l’ouverture à la concurrence du secteur énergétique totalement antinomique dans ses logiques marchandes avec les objectifs de développement durable.

 

Il est indispensable d’investir dans les énergies renouvelables, en investissant dans la recherche publique et dans des filières industrielles de production des matériels et de traitement de déchets.

 

Il appartient à l’Etat de garantir un droit à l’énergie pour tous dans le cadre d’un pôle public de l’énergie seul à même de permettre une transition énergétique écologiquement responsable.

 

Les sénateurs CRC ne manqueront pas de réaffirmer leurs positions dans une contribution au rapport.

 

La planification écologique qui est un enjeu majeur ne doit pas se construire sur la libéralisation et la mise en cause du pouvoir d’achat.

 

Paris le 11 juillet 2012 Cidefil »

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 20:49

La nouvelle vie des opposants cubains en Espagne

Salim LAMRANI

En 2010 et 2011, tous les prisonniers dits « politiques » cubains ont été libérés suite à la médiation de l’Eglise catholique cubaine et du gouvernement espagnol. La majorité d’entre eux ont choisi de s’installer en Espagne avec leurs familles respectives et de commencer une nouvelle vie. Mais l’Eldorado européen tant rêvé n’est pas au rendez-vous dans une Péninsule ibérique frappée par une grave crise économique. Certains souhaitent même retourner à Cuba.



La médiation de l’Eglise catholique cubaine dirigée par le Cardinal Jaime Ortega, à la demande du Vatican, et du gouvernement espagnol de José Luis Rodríguez Zapatero avec les autorités de La Havane a débouché en 2010 et 2011 sur la libération de 127 prisonniers, dont 52 étaient considérés comme « politiques » par Amnistie Internationale [1]. Selon cette organisation de défense des droits de l’homme, il n’y a actuellement aucun prisonnier de conscience à Cuba [2]. Ce point de vue est également partagé par l’Eglise Catholique cubaine [3].

 

Certains secteurs avaient accusé le gouvernement cubain, l’Eglise catholique et le gouvernement Zapatero d’avoir obligé ces personnes à prendre le chemin de l’exil. Cette version avait été reprise par plusieurs médias occidentaux [4]. Le Parti Populaire espagnol (droite) a ainsi dénoncé « l’exil forcé » des opposants cubains [5].

 

Pourtant, cette version résiste difficilement à l’analyse. En effet, sur les 127 personnes libérées dans le cadre de l’accord entre La Havane, le Vatican et Madrid, 12 d’entres elles ont choisi de rester à Cuba. Laura Pollán, alors porte-parole du groupe d’opposition « Les Dames en Blanc » et farouche détractrice du gouvernement cubain, avait été claire à ce sujet : « Personne n’a obligé aucun des prisonniers à quitter le pays. Quiconque affirme le contraire est un menteur ». De la même manière, plusieurs dissidents ont affirmé qu’à aucun moment les autorités cubaines leur avaient demandé de quitter le pays comme condition préalable à leur libération [6].

 

Fernando Ravsberg, correspondant de la BBC à La Havane, a également démenti cette allégation. Plusieurs opposants qui ont choisi de quitter le pays lui ont avoué qu’ils « auraient pu rester dans l’île s’ils l’avaient souhaité. Ils assurent qu’à aucun moment on ne leur a imposé la sortie du territoire comme condition à leur liberté [7] ».

 

La douloureuse réalité espagnole

Loin de trouver une nation prospère, les dissidents cubains ont été frappés de plein fouet par la crise économique qui affecte l’Espagne. La plupart d’entre eux se trouve sans emploi, sans ressources et parfois même sans toit, restant à la charge des centres d’accueil de la Croix Rouge. Selon la presse ibérique, « un an après leur arrivée, les exilés ont peu à peu perdu les aides du Gouvernement et se retrouvent sans ressources, puisque l’immense majorité d’entre eux n’a pas trouvé d’emploi stable [8] ».

 

Le nouveau gouvernement espagnol de droite a décidé de mettre fin à l’aide accordée aux dissidents cubains un an après leur arrivée et a refusé de la prolonger de douze mois supplémentaires comme cela était prévu au départ, pour des raisons économiques [9]. En effet, l’Espagne a dépensé une moyenne de 2 000 euros par mois et par personne, soit plus de 18 millions d’euros pour subvenir aux besoins des 115 dissidents accompagnés de 647 membres de leur famille pendant un an. Le coût a été jugé trop élevé dans un pays qui compte près de 5 millions de chômeurs, c’est-à-dire environ 25% de la population active [10].

 

Pourtant, le Parti Populaire (PP) n’avait pas hésité à les utiliser dans leur guerre politique contre La Havane en emmenant quatre d’entre eux à Bruxelles témoigner et défendre la nécessité de maintenir la Position commune de l’Union européenne vis-à-vis de Cuba – qui limite les relations politiques, diplomatiques et culturelles. Néanmoins, il s’est montré peu reconnaissant en supprimant les aides, laissant aux opposants cubains l’amère sensation d’avoir été instrumentalisés [11]. Dès leur arrivée en Espagne, ces derniers n’avaient eu de cesse d’affirmer leur soutien au PP, et de critiquer le PSOE de Zapatero qui a pourtant contribué à leur libération [12].

 

Les dissidents cubains ont alors décidé d’avoir recours à une grève de la faim pour protester contre cette décision et exprimer leur « désarroi total ». « C’est la seule alternative qu’il nous reste », a déclaré l’un d’eux, installé dans une tente face au Ministère espagnol des Affaires Etrangères à Madrid [13].

 

Loin d’être entendus par les autorités espagnoles, les grévistes ont été « brutalement » délogés par la police qui leur a ordonné de lever le camp [14]. Dawuimis Santana a dénoncé la violence policière dont ils ont été victimes : « On nous a trainés au sol, on nous a frappés au visage, sur les bras et l’un de nous a le nez cassé ». Quatre d’entre eux ont été arrêtés [15]. Les forces de l’ordre se montrent généralement sévères avec les manifestants de tout type, et exception n’a pas été faite avec les opposants cubains. Certains observateurs ont fait remarquer que le Parti Populaire, d’habitude si prompt à venir en aide aux dissidents cubains et à dénoncer « l’oppression » dont ils étaient victimes dans l’île, est cette fois resté discret au sujet des agissements de la police municipale de Madrid à leur encontre [16].

 

José Manuel García Margallo, ministre espagnol des Affaires étrangères, a reconnu que le cas des Cubains n’était « pas simple » et que ces derniers se trouvaient « dans une situation difficile ». Mais il a rejeté toute idée de prolonger les aides financières leur étant destinées, en raison de la crise économique qui frappe le pays. Tout au plus s’est-il engagé à accélérer le processus de validation des diplômes [17].

 

Parfois, le désarroi auquel sont confrontés les opposants cubains en Espagne prend des tournures tragiques. Ainsi, Albert Santiago du Bouchet, installé aux Îles Canaries depuis sa libération, a mis fin à ses jours le 4 avril 2012, ne supportant plus d’être abandonné à lui-même par les autorités espagnoles qui avaient mis un terme à l’aide financière mensuelle accordée [18]. Le gouvernement espagnol a rejeté tout « lien direct » entre le suicide et la décision de mettre un terme au soutien financier. Néanmoins, sa famille ainsi que plusieurs membres de son entourage ont affirmé que sa situation économique précaire était la principale cause du drame [19].

 

Un retour à Cuba ?


Contre toute attente, plusieurs dissidents ont fait part de leur volonté de rentrer à Cuba, à défaut de pouvoir se rendre aux Etats-Unis, accusant l’Espagne d’abandon [20]. « Il vaut mieux être à Cuba qu’ici dans la rue », a déclaré Ismara Sánchez [21]. « Depuis le 31 mars, je suis à la rue », faute de pouvoir se payer un logement, s’est plainte Idalmis Núñez. « La situation est difficile : nous avons emmené nos familles loin de la maison et nous ne pouvons pas leur donner à manger. Pour la première fois de ma vie, j’ai un cas de conscience. J’ai peur », a admis un autre opposant [22]. « Les enfants n’ont plus de nourriture et n’ont plus de lait. Les enfants ne peuvent plus se rendre à l’école parce qu’ils n’ont pas l’argent pour le transport », a exprimé l’opposant Bermúdez [23].

 

De la même manière, Orlando Fundaro et son épouse, ont dû faire face à des conditions de vie tellement difficiles qu’ils en ont regretté leur terre d’origine. Dans une interview à la BBC, Fundora a confessé l’inattendu : « Nous mangions mieux à Cuba [24] ».

 

La décision de rentrer à Cuba n’est en réalité pas si surprenante que cela. Malgré les ressources limitées de la nation caribéenne, les difficultés et vicissitudes quotidiennes engendrées par l’état de siège économique que les Etats-Unis imposent à Cuba depuis 1960, lequel affecte toutes les catégories de la population et constitue le principal obstacle au développement de la nation, le gouvernement de La Havane a mis en place un système de protection sociale relativement performant qui subvient aux nécessités de base de la population. Ainsi, malgré tout, 85% des Cubains sont propriétaires de leur logement. De la même manière, ils bénéficient d’un accès gratuit à l’éducation, à la santé et aux activités culturelles. Le carnet de rationnement leur permet de disposer, chaque mois, en sus du salaire, d’une alimentation de base suffisante pour deux semaines. Ainsi, personne n’est abandonné à son sort à Cuba et les catégories les plus vulnérables sont prises en charge par l’Etat. C’est la raison pour laquelle, malgré les limites en termes de ressources, il n’y a pas à Cuba de sans domicile fixe, ni d’enfants désemparés dans les rues. D’ailleurs, à ce sujet, selon l’UNICEF, Cuba est le seul pays du Tiers-monde où n’existe pas la malnutrition infantile [25].

 

Finalement, l’Europe s’est avérée ne pas être l’Eldorado promis aux opposants cubains. Ces derniers ont été confrontés de manière brutale à la réalité économique de la Péninsule ibérique et ont découvert que les plus vulnérables étaient rapidement abandonnés à leur sort. Ils ont également pu se rendre compte que leur Île n’était finalement pas l’antichambre de l’Enfer, malgré les problèmes quotidiens, et que le système de protection sociale faisait en sorte de protéger les plus faibles.

 

Salim Lamrani

Opera Mundi


http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/23007/a+nova+vida+dos+opositores+cubanos+na+espanha.shtml

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 23:59

 

L'Humanité de ce vendredi 13 juillet 2012

  - le 12 Juillet 2012

Hervé Bramy: "La fermeture de PSA Aulnay n'a pas lieu d'être"

Dans l'Humanité de ce vendredi, Hervé Bramy, conseiller général de Seine-Saint-Denis et secrétaire départemental PCF, appelle à la mobilisation des élus et militants pour le maintien du site PSA d'Aulnay.

En tant qu'élu de Seine-Saint-Denis, comment réagissez-vous à l'annonce de l'arrêt de l'usine PSA d'Aulnay?


Hervé Bramy. Cette décision ers inacceptable car elle provoque une saignée d'emplois dans un département où la souffrance sociale frappe durement la population. PSA est un des plus grands employeurs du département. Il est essentiel qu'il se maintienne. L'avenir de ce territoire doit reposer majoritairement sur l'industrie plutôt que les services. Les groupes tertiaires, comme Orange, qui se sont installés récemment, sont arrivés avec leurs salariés et n'ont pas embauché d'habitants de Seine-Saint-Denis.

 

Quelle est l'action des élus locaux face à cette décision?


Hervé Bramy. Nous appelons à la mobilisation générale de tous les élus et militants. D'abord, nous voulons le maintien de l'usine jusqu'en 2016, date d'arrêt de la fabrication de la C3. Puis, nous montrerons que la construction d'un autre modèle de véhicule est possible. Nous voulons enfin lancer une grande bataille, notamment à travers les débats à la Fête de l'Humanité, pour défendre la place de l'industrie sur notre territoire. Le combat des élus sur cette question ne date pas d'hier. Ils dialoguent depuis des années avec les salariés de PSA, qui sont les premiers experts du fonctionnement de leur entreprise. Or PSA fait des bénéfices, et sa production, entre 2009 et 2010, a dépassé des records. La fermeture du site d'Aulnaie n'a pas  lieu d'être.

 

Comment jugez-vous l'action gouvernementale?


Hervé Bramy. Le gouvernement semble faire deux poids deux mesures. le ministre du Redressement productif se montre très incisif sur la cas Sanofi, son discours doit être identique à propos de PSA. l'Etat doit provoquer l'annulation de cette décision. Nous refusons l'idée d'une reconversion du site d'Aulnaie.

  • A lire aussi dans l'Humanité de ce vendredi:

PSA provoque un séisme social et politique

La bataille d'Aulnay, l'édito de Jean-Paul Piérot

L'Etat n'accepte pas, mais...

Reportage: A l'usine d'Aulnay, les salariés ont "la hargne"

"PSA nous déclare la guerre", le point de vue de Michael Gallais, délégué CGT du site de Rennes-La-Janais

Une stratégie de baisse des coûts qui mène dans le mur

L'inquiétude chez PSA Sevelnord, dans le Nord

A Sochaux, victimes de la "logique du Kleenex"

 

  • A lire aussi sur l'Humanité.fr:

Pierre Laurent demande un moratoire sur les plans de licenciements

PSA: le détail des 8.000 suppressions d'emplois

Tous nos articles consacrés à PSA et PSA Aulnay

 

Entretien réalisé par Alexandre Poussart

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 23:53

 

"La Vie est à nous" - Réal : collective sous la direction de Jean Renoir - 1936

Culture - le 12 Juillet 2012

Films du PCF : des documents inestimables accessibles à tous

Mots clés : pcf, archives du pcf,

Les fonds audiovisuels du Parti Communiste français et du mouvement ouvrier et démocratique sont rassemblés sur le site cinearchives.org. Cette précieuse base de données, ouverte à tous, est aujourd’hui actualisée pour une plus grande clarté et un meilleur accès.

La mission du site est simple : conserver et promouvoir ces archives. Avec plus de 1200 sources audiovisuelles, Ciné-Archives est une mine d’or pour historiens et curieux en tous genres. Intéressés par la Seconde Guerre mondiale ? Des films exceptionnels sur la mobilisation des maquisards ou sur la Libération sont archivés. De même pour les évènements de 1968, l’outil audiovisuel est tout indiqué pour témoigner du bouillonnement étudiant et ouvrier de ce mois de mai, et permettre aux jeunes générations de se rendre compte de l’effervescence de cette situation si unique. 

Depuis 1928, le Parti Communiste a produit ou recueilli de nombreux films ou documentaires audiovisuels. Ceux-ci ont été réalisés pour différentes raisons : appuyer les mouvements sociaux, communiquer des théories et des mesures voulues par le Parti, mais surtout  pour des raisons culturelles et plus largement pour l’histoire. Ces documents constituent en effet des sources historiques essentielles. C’est un véritable voyage dans le temps qui est permis grâce à ces archives. Le plus vieux film témoigne de la Fête de Garches, fête qui remplace celle de l’Humanité entre 1925 et 1932. Le préfet de Paris refusant de laisser à l’usage du PCF les parcs domaniaux, c’est l’union des Syndicats de la Région Parisienne (C.G.T.U) qui organise l’événement. L'Humanité y tient toutefois un stand, qu’on peut apercevoir dès le début de l’extrait proposé. Le film déroule ensuite toutes les activités proposées par la fête et met en évidence le succès de l’événement par l’important nombre de participants.

 

La Fête de Garches en 1928

Le site internet propose donc une multitude de films produits entre 1928 et aujourd’hui. Il en réunit certains par thèmes. Chacun des parcours thématiques, tels que « Front populaire », « Guerre d’Espagne » ou encore « Mai 68 » propose, en plus des films, un retour sur le contexte historique, des repères chronologiques très précis, ou encore un trombinoscope composé de courtes biographies sur les personnalités présentes dans les extraits. L’information y est donc complète, et l’internaute a toutes les cartes en main pour comprendre la vidéo choisie, dans son contexte et sa dimension politique. Le parcours thématique « Fête de l’Humanité » sera consultable dès septembre 2012.

L'homme sportif de Miroslav SEBESTIK (1974)

 

Ces témoignages de valeurs, permettent de s’informer sur les grands événements politiques mais aussi de comprendre quel rôle de « contre-culture » le Parti Communiste français joue lors des grandes mobilisations comme les grèves ou les luttes contre la guerre, celle du Vietnam notamment.

Tout le monde trouvera son compte sur ce nouveau site et pourra y passer des heures, parcourant cette parcelle de notre histoire contemporaine sous un angle longtemps caché au public.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 23:52

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 01:50

 

 

Médias - le 11 Juillet 2012


L'Humanité Comptes 2011

Consolider l’Humanité au service du changement

par Patrick Le Hyaric, 
directeur de l’Humanité.

 

Présentation des comptes 2011 de l'Humanité, par Patrick Le Hyaric, 
directeur de l’Humanité.


Le résultat net comptable 
de l’Humanité pour l’année 2011 fait apparaître une perte nette de 1 953 419 euros. Ce résultat négatif est dû pour l’essentiel à une baisse des recettes de diffusion de plus de 700 000 euros, une perte de 330 000 euros sur la Fête de l’Humanité et une diminution de plus d’un million d’euros des aides publiques. En face, nos coûts de production, de distribution, de transport et de routage augmentent substantiellement.

 

La réussite de la souscription exceptionnelle atteignant 1 397 000 euros a permis d’atténuer les pertes du journal.

 

Les premiers éléments pour l’année 2012 ouvrent la voie à une possible amélioration de nos résultats à condition de réussir la Fête de l’Humanité, de donner une impulsion à la diffusion dans le dernier trimestre et de maintenir un haut niveau de souscription. À ceci s’ajoute la nécessité de contenir nos coûts de production et la hausse des prix de la distribution, de défendre et de sauver la coopérative de distribution Presstalis.

 

Depuis la fin de l’année 2011 jusqu’à ce mois de juin, les résultats des ventes commerciales, des abonnements et de la diffusion militante montrent un progrès de près de 4 %. Nous maintiendrons nos recettes de diffusion des hors-séries. Les recettes publicitaires devraient légèrement augmenter. Nous restons dans l’incertitude sur les sommes qui seront allouées au titre des aides à la presse. De janvier à mi-avril, nous avons installé un fonds de solidarité au développement de l’Humanité qui a permis une recette de 400 000 euros et la réalisation de 2 500 abonnements « week-end » (l’Humanité Dimanche et l’Humanité du vendredi).

 

 

L’un des grands enjeux des jours à venir est l’impulsion de la diffusion-vente du bon de soutien donnant droit à l’entrée de la Fête de l’Humanité. Avec une programmation culturelle et des concerts de grande qualité, la Fête va être à la fois celle de la jeunesse et une fête utile à la construction du changement à gauche.

 

Elle sera un espace et un moment important de rassemblement pour l’emploi, la justice et le progrès social, un lieu de rencontre des forces progressistes européennes pour chercher les moyens de sortir l’Europe des griffes des marchés financiers et de réorienter ses politiques dans le sens des intérêts des travailleurs et des peuples.

Lieu de la rencontre et du débat à gauche, la Fête peut – quatre mois après la défaite de la droite – être activateur d’un processus de changement progressiste. C’est dire à quel point sa préparation durant tout l’été, avec la diffusion du bon de soutien, et sa réussite peuvent être un atout décisif pour les indispensables mobilisations populaires contre les pressions de la droite et des milieux financiers, afin de créer les conditions pour que la gauche s’engage dans des réformes structurelles transformatrices favorables au monde du travail et de la création, et pour dégager les voies d’un nouvel avenir pour les jeunes.

 

Enfin, comme nous l’avons annoncé il y a quelques semaines, l’Humanité est expulsée du bâtiment qu’elle occupe actuellement.

 

Nous faisons face à cette injustice et nous préparons un déménagement dans de nouveaux locaux au Carrefour Pleyel, à Saint-Denis, pour la dernière semaine du mois d’août. Les travaux y ont commencé cette semaine. Nous faisons le maximum pour que les conditions de travail des équipes du journal soient améliorées, dans un environnement plus vivant. Ceci nous cause évidemment des dépenses nouvelles, beaucoup de soucis et de tracas alors que nous serons à quinze jours de l’ouverture de la Fête de l’Humanité.

 

Nous proposons à celles et ceux qui peuvent le faire de participer à une souscription « spéciale déménagement » afin de couvrir une partie des frais engendrés. Comme ont su le faire à plusieurs reprises les équipes de l’Humanité face à des obstacles érigés sur leur route, nous allons une nouvelle fois relever ce défi et nous donner les moyens de développer l’Humanité, l’Humanité Dimanche et la plate-forme numérique.

 

C’est en ce sens que nous relancerons une grande souscription populaire au cours de la Fête, et que nous proposerons dès cet été aux lectrices et lecteurs, aux militants, de participer à une campagne d’abonnement militant pour une offre de fin de semaine, avec un temps fort durant la Fête de l’Humanité.

 

 

Nous ne pouvons malheureusement plus exclure d’augmenter le prix de vente de nos journaux au début de l’automne pour faire face aux augmentations de coûts, comme l’ont fait nos confrères. En même temps, nous entamerons un travail d’amélioration des contenus et de la présentation de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche.

Plus que jamais, dans une période politique nouvelle, nous voulons faire de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche des journaux utiles à tous les progressistes, utiles pour promouvoir le changement à gauche.

 

Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité


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BRUNO FORNACIARI

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