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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 09:05

Pierre Laurent, Alexis Tsipras et Jean-Luc Mélenchon lors de la conférence de presse à l'Assemblée nationale ce lundi

Alexis Tsipras a été reçu par les députés du PCF et du Front de gauche à l'Assemblée nationale ce lundi après-midi. Le leader de Syriza, coalition la mieux placée dans les intentions de vote des Grecs avant les législatives du 17 juin, appelle les Européens à rompre avec l'austérité et à changer de stratégie pour l'Union européenne.

Le chef de la coalition de gauche s'est exprimé aux côtés de Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne, et Jean-Luc Mélenchon, candidat Front de gauche à la dernière présidentielle française. Il a affirmé que le sort de la Grèce devait se décider dans les urnes grecques et non à Berlin chez la chancellière allemande Angela Merkel, à Francfort, siège de la Banque centrale européenne, ni à Washington, au FMI.

"La Grèce est un pays souverain"

"La Grèce est un pays souverain. Ce n'est pas à Mme Merkel de décider si nous allons avancer vers un référendum ou non. Mme Merkel doit comprendre qu'elle est un partenaire comme les autres (...) dans une eurozone sans locataire ni propriétaire", affirme-t-il avantd e rendre à Berlin demain mardi.

Vidéo l'Humanité.fr: "Mme Merkel n'est pas la propriétaire de l'Europe"

Les législatives devront sanctionner le plan d'austérité imposé à la Grèce par l'Union européenne, le FMI et la BCE. "Il n'y a rien à négocier dans le mémorandum. On ne négocie pas avec l'enfer. Ce qu'il s'agit de rediscuter, ce n'est pas le mémorandum, mais la dette publique.", a-t-il fait valoir.

Quant à François Hollande, qu'Alexis Tsipras souhaitait rencontrer, le leader de Syriza explique "comprendre qu'il ne veuille rencontrer que des chefs de gouvernement". Mais, prévient-il, "François Hollande ne pourra renier facilement ses promesses, sinon il deviendra Hollandreou", reprenant ainsi le jeu de mot de Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle. "François Hollande doit comprendre qu'il lui faudra répondre à des questions cruciales. Si le peuple français a envoyé Nicolas Sarkozy en vacances au Maroc, c'est pour faire une autre politique que celle de Nicolas Sarkozy?"

Vidéo de l'Humanité.fr: Alexis Tsipras et les promesses de François Hollande

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 07:42

Après plusieurs mois de bataille concernant le respect de la démocratie dans le Parti et celui des militantseux-mêmes dans les Deux-Sèvres, et  après avoir, en vain, alerté et sollicité jusqu'à la direction nationale du Parti pour faire valoir leurs droits de communistes, pour protester aussi contre des décisions adoptées, contraires à la majorité des communistes concernés, après une "exclusion" arbitraire et illicite du parti d'un camarade adhérent depuis 1966, et tout ceci sans réaction de la direction nationale qui a été interpelée à de nombreuse reprises, Pierre Laurent compris, des communistes du Nord Deux-Sèvres, dégoûtés, s'insurgent et protestent en résiliant leur abonnement à l'Humanité et en interrompant leur cotisation mensuelle, comme je l'avais fait moi-même il y a plusieurs mois. La mise à jour m'a été interdite par le refus d'accepter le chèque de 120 € en possession de J. Zeefaff qui l'a retourné à l'envoyeur.

Des communistes de la fédérartion de laquelle nous demandons la démission du secrétaire fédéral incapable de fédérer les communistes utilisant des pratiques indignes, commencent à comprendre et à découvrir la vérité et les enjeux pour l'existenxce même du parti, et pas seulement dans le Nord-Deux-Sèvres.



> Message du 16/05/12 14:45
> De : "Levindre Ernest"
> A : relationlecteur@humanite.fr
> Copie à :
> Objet : résiliation abonnement
>
Par la présente je résilie mes abonnements à l'Huma quotidienne et l'Huma dimanche.  Cette décision est motivée  par le désaccord entre une majorité de communistes de la troisième circonscription des DEUX SEVRES et sa fédération. Ce qui me reste en travers de la gorge, c'est qu'après avoir adressé bon nombre de mail à M BRYNHOLE, D RONDEPIERRE, L BENOIST, ,J CHABALIER aucune de ses personnes citée n'ait daigné m'adresser le moindre mail, le moindre coup de téléphone. Recevez les regrets d'un camarade qui avait récolté  8,41 % aux dernières cantonales, sans le soutien de la fédé, ni des autres composantes du FDG.    

E LEVINDRE

 

l’Humanité


Bonjour,

Nous avons pris en compte votre demande et nous transmettons votre mail à la rédaction en chef.

Bien cordialement.

relationlecteur@humanite.fr 

01 55 84 40 30


> Message du 21/05/12 16:29
> De : "Patrick Apel-Muller"
> A : "ernest.levindre@orange.fr"
> Copie à :
> Objet : Résiliation

Monsieur,

 Je suis surpris des motifs de votre désabonnement qui ne concerne en rienl’Humanité.

Nous ne manquerons pas cependant de l’enregistrer puisque vous en faites l’expression de votre mécontentement à l’égard de responsables du PCF.

Recevez, je vous prie, mes salutations.
Patrick Apel-Muller

Directeur de la rédaction de l’Humanité

 

 

 


> Message du 22/05/12 11:40
> De : "Levindre Ernest"
> A : "PatrickApel-Muller"
> Copie à :
> Objet : re: Résiliation
>
> Cher CAMARADE:

Moi aussi, j'ai été surpris.......Par le PARTI, par le manque de démocratie, par ce que j'ai ressenti comme un mépris de dirigeants nationaux qui ne donnent aucune explication, un camarade à été exclu par la fédé et personne ne dit mot....... Tu comprendras que  dans ces conditions, si  dans l'âme je reste  communiste je ne ne puis cautionner par ma participation financière à la vie du PARTI sous quelque forme que ce soit, et je suis bien le premier à le regretter  Je ne sui pas un cas isolé à NIORT " le torchon brûle aussi. Cordialement;  E LEVINDRE

 

Et puis encore...

 

le 19 mai 2012  


Lettre à Jean-Pierre Gelot secrétaire fédéral et aux autres responsables du PCF 

 

"Je t'ai dit ce que je ferai concernant ma cotisation, et donc, je m'y tiens. Je bloque par opposition sur mon compte le prélèvement qui m'était fait jusqu'à présent par la fédé et ceci jusqu'au rétablissement d'une situation que je jugerai normale. Je reste membre du parti, mais je prends d'autres dispositions dans la répartition du timbre comme el droit m'autorise d'en disposer. Des désaccord profonds d'ordres démocratiques que j'ai déjà dénoncés avec d'autres camarades, sur le fond comme sur la forme m'amènent à adopter une telle disposition.

Veuillez en prendre acte sans chercher à interférer sur ma décision. Je suis naïf de croire que cela vous interpelle, vu le peu de considération que vous nous accordez; vous pouvez tout de même si vous le souhaitez m'écrire pour me dire ce que vous en pen,sez, mais là encore je suis certainement naïf."


Joël GRELLIER

31 rue des sablières

79660 AIRAVAULT

 


 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 07:01

Jean-Luc Mélenchon à Hénin-Beaumont ou la pédagogie de l'effacement du PCF en France et en Europe. La candidature de Jean-Luc Mélenchon en remplacement d'Hervé Poly, secrétaire départemental du PCF 62, est riche d'enseignements.

 

 

 

Ainsi, dans la lutte contre le FN, Hervé Poly, sur proposition de Pierre Laurent cède la responsabinilté de la lutte contre le FN représenté par Marine Le Pen dans cete circonscription du Pas-de-calais, offrant ainsi une tribune médiatique à Mélenchon que s'empresse d'entretenir les médias, friands de combats qualifiés de "titanesques". Hervé Poly et les communistes ne seront que suppléants, aux yeux du monde politique. Sur le terrain, ce sont pourtant les communistes qui feront le tracvail, le nombre de militants du Parti de gauche étant fort modeste.

 

Mais l'on peut constater que Jean-Luc "la grande gueule" est un cumulard. Député européen, il convoite un fait d'arme en escomptant une victoire  et une revanche victorieuse cette fois sur Marine le Pen, l'intronisant comme le "héros" terrassant le monstre fasciste. N'oublions cependant pas que la circonscription est détenue actuellement pas le PS. Il est vrai que celui-ci, embourbé dans des affaires plus ou moins louche est déconsidéré et qu'il n'est sans doute pas le mieux placé aujourd'hui pour promouvoir une politique nouvelle. Et cet "honneur" aurait très bien pu être celui d'Hervé Poly" secrétaire fédéral du PCF et candidat titulaire du Front de Gauche avant ce céder sa place à Jean-Luc. Cumulard, donc. Député européen, Président du Parti de gauche, "leader du Front de Gauche" selon la presse, y compris le journal communiste "l'Humanité", "Président du Front de gauche" selon France Info et quelques autres médias, négociateur avec le PS sur les circonscriptions à risque FN et décideur d'un éventuel accord (en l'occurence pas d'accord au final, laissant entier le risque FN et l'absence de la gauche au 2e tour dans certaines circonscriptions),  interlocuteur principal du groupe Front de gauche à l'assemblée nationale, bien que le groupe soit composé de 16 députés communistes et apparenté et de 3 députés parti de gauche, où l'on prête à Jean-Luc Mémenchon le "souhait" de devenir en cas d'élection à l'assemblée Nationale le "Président" du groupe parlementaire Front de Gauche. Et, accessoirement il fait aussi office de porte-parole du PCF, Pierre laurent et les dirigeants communistesétant placés sous l'éteignoir.

Ainsi, l'effacement du PCF est en marche contredisant les stratégies politiques validées au 34e et 35e congrès, réaffirmant l'utilité d'un fort Parti Communiste.

Il est fort probable que ces questions stratégiques, avec celles des statuts du Parti,  soient au centre du 36e congrès qui devrait se dérouler en fin d'année ou au début 2013.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 06:59

Sénat : « Les masques tombent »

Quelques voix de sénateurs de gauche ont manqué pour adopter la proposition de loi du PCF contre les licenciements boursiers. La droite n’a pas hésité à jouer la caricature.

 

Quatre voix ont fait défaut, hier matin, à la proposition de loi communiste contre les licenciements boursiers. Du fait de l’abstention massive des radicaux de gauche, elle a donc été rejetée. Dans un contexte où le chômage atteint des records – « Il y a 1 000 inscriptions supplémentaires à Pôle emploi chaque jour », a rappelé Annie David, sénatrice du groupe communiste républicain et citoyen (CRC) et présidente de la commission des Affaires sociale – le texte aurait permis « que les salariés soient enfin protégés face à une logique financière qui, systématiquement, fait primer les actionnaires sur l’emploi et le droit des travailleurs ».

 

Au Sénat, la majorité de gauche est courte et doit compter sur toutes ses composantes. À l’exception de Jean-Pierre Bel (PS) – le président du Sénat n’ayant pas pris part au vote –, du côté du Parti socialiste (PS) et du groupe écologiste, le soutien à cette loi a été unanime tant pendant le débat qu’au moment du vote.

 

Par contre, les sénateurs du Parti radical de gauche (PRG), soutien du candidat socialiste pour la présidentielle, n’ont pas pris ce parti. « Nous craignons que cette proposition de loi ne soit contournée », a justifié Jean-Claude Requier. Comme Jean-Michel Baylet et 10 autres membres de son groupe, il s’est abstenu tandis que 3 de ses collègues votaient contre. Pourtant « il n’est guère probable qu’un actionnaire se prive de dividendes une année pour contourner une loi. Ils sont trop avides pour cela ! », leur a rappelé Dominique Watrin (CRC). Les sénateurs de droite n’auront finalement pas eu recours à un artifice constitutionnel (voir l’Humanité d’hier) et se sont tous, sans surprise, prononcés contre chacun des articles, n’hésitant pas à caricaturer au besoin. « Ce texte veut interdire les licenciements et supprimer les subventions », a lancé l’un d’entre eux. Isabelle Debré (UMP) allant jusqu’à proposer de faire « confiance à ceux qui assument la lourde responsabilité de présider leur entreprise ». Et le ministre Xavier Bertrand de défendre avec hargne le bilan de Nicolas Sarkozy. Mais les résultats de sa politique sont connus : 10 % de chômeurs mis en parallèle, lors des débats, avec les 40 milliards de dividendes distribués l’an dernier par les entreprises du CAC 40. « Les masques tombent. On ne peut pas d’un côté dans les circonscriptions électorales apporter son soutien aux salariés licenciés, et de l’autre, ne pas voter une proposition de loi qui leur aurait permis de conserver leur emploi », a tranché en séance Nicole Borvo Cohen-Seat, la présidente du groupe CRC.

 

Julia Hamlaoui

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 06:51

21 mai 2012

Pierre Laurent et Tsipras, la photo de famille de la gauche radicale

Jean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras (leader du parti grec Syriza) et Pierre Laurent, le 21 mai à Paris. (AFP/Joël Saget)

 

C'était l'affluence des grands jours, lundi 21 mai, pour la conférence de presse conjointe entre Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et président du Parti de la gauche européenne (PGE), Jean-Luc Mélenchon, l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, et l'invité du jour, Alexis Tsipras, le leader grec de la gauche radicale et vice-président du PGE.

 

Plus de 70 journalistes avaient fait le déplacement à l'Assemblée nationale, où se tenait la conférence de presse, pour écouter celui dont la coalition, Syriza, est donnée favorite aux élections du 17 juin. Sous les crépitements des flashs, Pierre Laurent a d'emblée dénoncé "les politiques d'austérité injustes qui conduisent dans l'impasse l'Europe" et appelé à "s'émanciper de la tutelle des marchés financiers" avec un rôle nouveau de la Banque centrale européenne qui prêterait directement aux Etats au même taux qu'aux banques. "Il n'y a pas de solution en Europe qui continue à s'exonérer du vote démocratique de ses peuples", a-t-il ajouté, en référence au choix des Grecs de faire de Syriza la deuxième force politique du pays avec 17,8 % des voix aux législatives du 6 mai, juste derrière Nouvelle Démocratie (centre-droit), et devant les socialistes.

 

"Faire preuve de réalisme"


Avec Syriza, "nous ne sommes pas identiques mais nous sommes comparables", a poursuivi Jean-Luc Mélenchon, un sourire jusqu'aux oreilles. Dénonçant les menaces de sortir la Grèce de l'euro, il a appelé les dirigeants européens à "faire preuve de réalisme", les traités ne permettant pas selon lui une telle éventualité. "Il faut accepter l'idée et se préparer à comprendre que si les Grecs votent pour Syriza, c'est pour rompre avec le mémorandum, pas pour l'appliquer", a-t-il déclaré tout en soulignant "l'ostracisation" dont est victime, selon lui, M. Tsipras. "Au moins la solidarité à gauche devrait prévaloir", a-t-il conclu.

Lors de sa courte visite française, M. Tsipras n'a en effet été reçu ni par le PS ni par François Hollande. Mais il n'a pas semblé s'en offusquer, évoquant le "protocole" pour excuser le nouveau président français. "Un de nos objectifs est de forcer les dirigeants européens à regarder la réalité en face", a-t-il lancé, expliquant "qu'aucun peuple ne peut être conduit à une sorte de suicide volontaire".

 

"Expérimentation européenne de solution néo-libérale de choc"


M. Tsipras n'a pas mâché ses mots pour dénoncer les conséquences des plans d'austérité dans son pays. "On a l'habitude de parler des programmes d'austérité mais en Grèce, ce n'est pas un simple programme d'austérité, a-t-il expliqué. Il s'agit d'une expérimentation européenne de solution néo-libérale de choc qui a conduit mon pays à une crise sans précédent d'allure humanitaire." "Si cette expérimentation continue en Grèce, elle sera exportée dans les autres pays européens", a-t-il estimé, en dénonçant "la guerre entre les forces du travail et les forces invisibles que sont la finance et les banques". "Il est difficile d'affronter victorieusement notre ennemi car notre ennemi n'a pas de visage, pas de programme, pas de parti et pourtant, c'est lui qui gouverne", a-t-il ajouté.

 

Des mots qui rappellent ceux de François Hollande, le 23 janvier au Bourget, qui avait déclaré, à propos du monde de la finance : "Dans cette bataille qui s'engage, mon véritable adversaire n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti mais il gouverne, cet adversaire c'est le monde de la finance."


Interrogé sur l'idée d'un référendum sur la sortie de la Grèce de l'euro, qui aurait été proposé par Angela Merkel, ce que Berlin a démenti, M. Tsipras a expliqué que "la Grèce est un pays souverain". "Ce n'est pas à Mme Merkel de décider si nous allons vers un référendum ou non", a-t-il ajouté. Voulant adresser "un grand message d'espoir" aux Européens, il a souhaité envoyer "aux oubliettes de l'Histoire" le mémorandum sur l'austérité pour aller vers une "refondation" de l'Europe. "Il n'y a rien à négocier dans le mémorandum car on ne négocie pas l'enfer", a-t-il conclu.

 

Les leaders de gauche radicale se sont ensuite retrouvés pour une courte réunion publique à côté de l'Assemblée nationale, devant 200 à 300 personnes.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 06:49

Législatives : bataille fratricide en Seine-Saint-Denis

Publié le 21/05/2012 Par Jennifer Declémy

Le député sortant de la 11e circonscription de Seine-Saint-Denis, François Asensi, retrouve sur sa route un ancien compagnon de route du PCF, le maire de Sevran, Stéphane Gatignon. Une bataille entre les deux hommes qui ravive les rancoeurs.



C'est une véritable bataille fratricide qui est sur le point de débuter dans la onzième circonscription de Seine-Saint-Denis, où le député sortant apparenté PCF, François Asensi, devra affronter le candidat investi par le PS et Europe Ecologie, Stéphane Gatignon, maire de Sevran et ancien proche d'Asensi qui voit d'un mauvais oeil son ancien poulain venir tenter de lui ravir sa place.

"Je le prends mal, évidemment (...) Je vois ça comme quelque chose qui est un peu dégueulasse. C'est une bonne petite trahison" n'avait pas hésité à déclarer l'élu communiste en novembre dernier, quand il a appris la nouvelle. Stéphane Gatignon ne fut en effet pas seulement un compagnon de route au PCF, il fut aussi l'ancien assistant parlementaire de François Asensi, et ce fut ce dernier qui l'introduisit dans la ville de Sevran que la gauche voulait à l'époque ravir à la droite.

C'est en 2010 que leurs chemins se séparèrent, quand le maire de Sevran adhéra à Europe Ecologie, alors que le député du 93 lui rejoignait le FASE, une composante du Front de Gauche. Depuis, la détestation est de vigueur entre les deux hommes qui vont donc s'affronter jusqu'au 17 juin, dans une circonscription ancrée à gauche. Si Stéphane Gatignon réfute le terme même de trahison, expliquant simplement être "allé au bout de sa démarche politique", chez les communistes en revanche ça ne passe pas et Pierre Laurent parla même de "faute politique" quant cette candidature commune de PS-EELV contre un communiste. Et dans un contexte où le Front de Gauche et les socialistes n'ont pas réussi à s'accorder électoralement dans une cinquantaine de circonscriptions dans toute la France, l'atmosphère risque d'être encore plus tendue à gauche dans la circonscription.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 20:06
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 19:56
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:39

La rupture entre les partis de gauche sur la marche à suivre dans la cinquantaine de circonscriptions les plus à droite augure mal de la suite

 

Une réelle menace que l'Assemblée nationale reste ancrée à droite le 17 juin prochain ? À gauche, nul ne le clame aujourd'hui.

 

Seul David Corman, l'un des négociateurs d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), a évoqué cette hypothèse vendredi soir. Il venait d'admettre l'échec des partis de gauche à s'entendre sur des candidatures uniques dans la cinquantaine de circonscriptions les plus marquées à droite, celles où la gauche risque l'élimination au premier tour si elle part à la bataille en ordre dispersé.

 

Élu au Conseil municipal de Pau et porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles ne se montre pas particulièrement inquiet. Mais il réagit assez vivement à « l'attitude hégémonique du PS » qui aurait fait capoter les discussions. « Les socialistes ont une stratégie qui consiste manifestement à obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le PS souhaitait conduire la bataille dans les trois quarts des cas, le compte n'y était pas », regrette-t-il.

 

Olivier Dartigolles reconnaît qu'il y a eu sur ce dossier « des tiraillements en milieu de semaine » entre le PCF et le Parti de gauche, les deux composantes du Front de gauche. « Mais nous avons présenté une proposition commune », ajoute-t-il.

 

Les écologistes restent zen

Ce n'est pas l'analyse de Noël Mamère, qui ne faisait pas partie de la délégation d'EELV. Selon le député-maire de Bègles (Gironde), « le Front de gauche essaie de faire porter la responsabilité de l'échec au PS, mais les problèmes les plus criants sont entre le PCF et le Parti de gauche. On ne peut que regretter ce désaccord, mais nous nous sentons assez étrangers à ce conflit », analyse-t-il.

 

Si Noël Mamère redoute un retour aux crises de nerfs permanentes de la gauche plurielle époque Jospin, il veut toutefois croire à la « cohérence » des Français, qui « échaudés par les cohabitations, donneront une majorité à François Hollande ».

Le paysage électoral tel qu'il résulte du vote du premier tour de la présidentielle l'autorise à l'optimisme. Avec une abstention semblable à celle des législatives de 2002 et de 2007, le FN pourrait se maintenir dans quelque 200 circonscriptions au soir du premier tour. Ce qui occasionnerait une ribambelle de triangulaires potentiellement mortelles pour l'UMP et pour certains de ses cadors.

 

Jean-François Copé, le patron du parti, pourrait ainsi se retrouver très menacé en Seine-et-Marne. De même que Christian Jacob (Seine-et-Marne), Éric Ciotti et Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Bruno Le Maire (Eure), François Baroin (Aube), Luc Chatel (Haute-Marne) ou encore Nadine Morano (Meurthe-et-Moselle).

 

 

 

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La gauche dispersée pour les législatives

Le Parti socialiste, les écologistes et le Front de gauche n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur des candidatures uniques dès le premier tour.


Chacun pour soi. La gauche n’ira pas aux législatives unie dès le premier tour. Le Parti socialiste et ses alliés (Europe écologie-Les Verts, Radicaux de gauche) ont échoué, vendredi 18 mai, à trouver un accord national dans cette perspective avec le Front de gauche (Parti de gauche, Parti communiste) sur des candidatures uniques dans des circonscriptions où la gauche risque d’être éliminée du second tour en raison de la force du Font national ou de l’Union pour un mouvement populaire.

 

Depuis 1967, la règle à gauche veut que, dans chaque circonscription, il y ait désistement pour le second tour au profit du candidat le mieux placé. Autrement plus ambitieux est de présenter un seul candidat dès le premier tour dans les circonscriptions jugées difficiles ou très difficiles, ce qui était l’objet de ces discussions engagées après le second tour de l’élection présidentielle du 6 mai. 

 

L’entreprise était hardie, compte tenu des divergences importantes existant entre le Parti socialiste et le Front de gauche en matière de programme et de stratégie.

 

Pour se maintenir au second tour des législatives, il faut avoir obtenu 12,5 % des inscrits ou être arrivé deuxième. Dans des circonscriptions très à droite, il pourrait s’avérer que la gauche soit incapable d’atteindre ce niveau. 

 

Oeuvrer à « une cohérence » au plan national

Pour cette dernière, une entente préalable était une façon d’œuvrer à « une cohérence » au plan national des résultats entre présidentielle et législatives.

 

Le dialogue a été tendu et, de part et d’autre, on se renvoie la responsabilité de l’échec. Martine Aubry, première secrétaire du PS, l’impute aux « désaccords au sein du Front de gauche » entre PCF et Parti de gauche, qui ont préféré mener des discussions séparées. 

 

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche et ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, reproche au PS d’avoir cherché à obtenir « une prime invraisemblable d’élus supplémentaires ».


Les discussions ont porté au total sur une cinquantaine de circonscriptions. Le Front de gauche estimait pouvoir obtenir une candidature unique pour six circonscriptions : quatre pour le PCF et deux pour le Parti de gauche. 

 

Mais les différentes formations ne sont finalement pas parvenues à s’entendre sur ce compromis. Le PCF a dénoncé un « très mauvais signe pour le rassemblement à gauche ». Les partenaires sont toutefois convenu de laisser la porte ouverte à des « accords locaux ».


"La Croix" ANTOINE FOUCHET
 

 


 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 09:24

Le porte-parole des députés du Front de gauche, Roland Muzeau (PCF), assure le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de leur "implication résolue" pour "la réussite de la gauche", et réclame plusieurs mesures sociales immédiates, dans une lettre rendue publique dimanche.

 

Le porte-parole des députés du Front de gauche, Roland Muzeau (PCF), assure le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de leur "implication résolue" pour "la réussite de la gauche", et réclame plusieurs mesures sociales immédiates, dans une lettre rendue publique dimanche.

 

Il cite "une augmentation significative du SMIC et des minima sociaux, l'application du droit de réquisition des logements vacants et la suspension de tout plan de licenciements dans les grandes entreprises jusqu'à la tenue d'une conférence avec les partenaires sociaux".

 

"Je veux vous assurer, avec la plus grande sincérité, de l'implication résolue du Front de gauche et de ses parlementaires pour la réussite de la gauche", écrit M. Muzeau, dans cette missive datée de vendredi, et qui ne fait pas référence à l'échec des négociations entre le PS et le FG sur les élections législatives.

 

"Dans cet esprit, nous soutiendrons chaque mesure qui ira dans le sens d'une plus grande solidarité et du progrès social et, fidèles aux engagements que nous avons pris devant les citoyennes et les citoyens, nous serons tout aussi déterminés quand tel ne sera pas le cas", ajoute le député des Hauts-de-Seine.

 

"Vous pourrez compter sur nous, ainsi, pour faire barrage efficace aux oppositions et pressions conservatrices qui ne manqueront pas à droite", conclut-il.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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