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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 06:35

La liberté dans l’histoire du PCF

Deux anciens dirigeants communistes proposent leur vision des rapports historiques entre PCF et liberté.

Francette Lazard*

C’est toute une histoire ! L’histoire d’une ambition pour la libération humaine qui, à travers le temps, motive et mobilise l’engagement communiste. L’histoire des structures qui la porte, de leurs contradictions et de leurs errements, de leurs conquêtes, de leurs effets dans la vie des individus et des peuples.

Le milieu des années 70 est un bon observatoire de cette histoire. Après 1968, deux ondes de choc vont cumuler leurs effets. En mai/juin 68 à Paris, l’espérance d’une société émancipée se manifeste avec une force inattendue dans la diversité de ses expressions. En août à Prague, les tanks soviétiques brisent l’espoir d’un « socialisme à visage humain ». Le PCF condamne Moscou et prend conscience de l’impératif d’une réflexion nouvelle sur la question des libertés.

Son système de référence est ébranlé. Ni le modèle fondateur de la IIIe Internationale ni l’évocation du « Front populaire » ne vont lui donner les clés de la période qui s’ouvre.

1920, 1936

Le retour sur ces deux moments essentiels du parcours du PCF permet de saisir la complexité de son rapport à la question des libertés. Son élan d’adhésion à l’Internationale proposée par Lénine trouve sa « force propulsive » dans la révolution d’Octobre. Tous les partis communistes vont ensuite devoir se structurer dans le moule unique des « principes du léninisme » codifiés dès 1924 par Staline. L’efficacité révolutionnaire prime, les droits et libertés devront s’y subordonner. Tragédie de l’histoire… Le jeune PCF va rapidement subir les effets de la dérive stalinienne. Ce sera l’autoritarisme, l’esprit de secte, la stratégie « classe contre classe » qui va renvoyer dos à dos le fascisme et la social-démocratie. Après la dramatique arrivée de Hitler en 1933, l’Internationale communiste va chercher une stratégie d’alliances antifascistes. La toute jeune direction du PCF, avec Maurice Thorez, va y contribuer avec audace et créativité. Sa conception du « Front populaire » plonge ses racines dans le riche terreau national des Lumières, de la Révolution française, de la Commune, de la République. La réunion du drapeau rouge et du drapeau tricolore va donner ses couleurs originales à la Résistance antinazie.

Devenu en 1944/45 le premier parti de France, le PCF va promouvoir une conception innovante des libertés politiques en les conjuguant avec la conquête de solidarités sociales et de droits nouveaux dans les entreprises. Il va, en même temps, continuer à se référer au modèle soviétique qui fixe son identité, son projet et son mode de fonctionnement. L’esquisse de réflexions nouvelles à la Libération demeure sans lendemain. La guerre froide va tout figer. Le PCF se ferme aux changements de société qui s’accélèrent. Certes, son influence se maintient élevée à travers l’engagement militant, les luttes sociales ou anticoloniales. Mais il va être pris au dépourvu par le renouveau des aspirations libératrices des années 60.

Le choc de 1968 d’autant plus rude

Dans la jeune génération étudiante, comme dans un monde du travail en pleine mutation, les débats d’idées se passionnent sur le type de société à construire. Le PCF définit et soutient les « justes » revendications, contribue à nombre d’avancées sociales. Il trace la voie du seul débouché politique à ses yeux possible : la signature d’un programme commun de gouvernement avec le PS. Son projet de parti « communiste » est intemporel, déconnecté de la « perspective démocratique ». Il se résume dans l’énoncé des étapes et de leurs « lois », démocratie avancée, socialisme. Mais le modèle soviétique est défiguré à Prague et va bientôt, se glacer puis se décomposer. L’affrontement politique sur la question des libertés devient crucial, au cœur d’une intense bataille d’idées que cristallise la publication de L’Archipel du goulag.

Après la signature du programme commun, le PCF s’attend à un grand élan populaire. Surprise : c’est l’attentisme qui prévaut. Le PCF stagne aux législatives de 1973. Georges Marchais propose de faire sauter « les butoirs » et lance de grands débats politiques avec Le Défi démocratique, son livre-manifeste. Cela ne va pas de soi. Nombre de communistes considèrent encore le modèle soviétique comme la carte d’identité de l’avenir. La direction communiste décide de marquer les esprits en affirmant une conception novatrice : la « charte des libertés » en 1975. Le PCF se distancie – enfin ! – des atteintes persistantes aux libertés en URSS et condamne de façon claire et nette le stalinisme. En 1976, à la veille du XXIIe congrès, Georges Marchais crée le choc qu’il recherche. Il annonce en direct au journal télévisé l’abandon de la notion de « dictature du prolétariat ». À relire les textes d’alors, leur souffle nous parvient encore. La vision proposée met en relation les grands acquis des droits et libertés existants et les nouvelles conquêtes qu’appelle le combat contre l’exploitation et la domination.

L’opposition stérile entre démocratie « formelle » et démocratie « réelle » semble bien dépassée. Le PCF se veut à l’offensive et ses initiatives sont perçues comme telles. Déception : leurs effets politiques sont demeurés très limités. En une période de bouleversements historiques majeurs, il serait bien simpliste d’opposer les novations des années 70 et les crispations des années 80 sur la pente du déclin. Il va falloir encore près de 20 ans, de 1979 à 1994, pour abandonner, une à une, les pierres angulaires du modèle « marxiste-léniniste » : socialisme scientifique, rôle d’avant-garde de la classe ouvrière, centralisme démocratique. Il ne suffit pas de se dégager d’un système doctrinaire pour disposer d’une visée révolutionnaire ancrée dans la créativité démocratique du peuple… Le chantier est encore devant nous !

Hors des chemins balisés

Dans ces décennies de turbulences et d’échecs, le PCF réussit à éviter un piège fatal à tant d’autres forces révolutionnaires : le repli de secte ou le renoncement social-démocrate. Il perçoit les nouveaux défis de l’époque sans cesser de contester la prétention hégémonique du capitalisme. Il tente, en tâtonnant, à bas bruit, de poursuivre la recherche d’une alternative. L’enjeu est existentiel. La question des libertés se pose désormais comme jamais. Les civilisations ont basculé dans l’ère de toutes les fragilités. L’humanité risque d’y sombrer si de nouvelles frontières d’émancipation ne parviennent pas à s’ouvrir. Aucun groupe humain, aucun cercle d’experts, aucun parti ni aucun prophète n’ont les clés de l’avenir. L’idée qu’il faut, dans l’urgence de la conjoncture politique, construire de nouveaux rapports des hommes entre eux et avec la nature commence à prendre vie partout. Nous le savons, aucun grand mouvement historique n’a jamais été préconçu. Des pratiques politiques et sociales sont à inventer, s’inventent.

À l’évidence vient le temps de la conquête de libertés et de pouvoirs inédits dans toutes les sphères de l’activité humaine. La politique saura-t-elle se ressourcer en contribuant à façonner les nouveaux leviers de l’émancipation humaine ? Belle raison de s’y engager ! n*Francette Lazard a été membre

du Comité central, à partir de 1969,

puis du Bureau politique du PCF jusqu’en 1997.

Henri Malberg*

Historiquement, le communisme semble avoir un problème avec les libertés, la démocratie, les droits de l’Homme. En convenez-vous ? Et comment l’expliquez-vous ?

Oui, j’en conviens. L’histoire est pleine de contradictions. Nous aussi. Il y a dans ces reproches une part de procès d’intention. C’est injuste et cela relève d’une guerre idéologique obsessionnelle. Mais il y a aussi dans ce questionnement une part légitime qui correspond à une contradiction de l’histoire au XXe siècle. Et elle ne concerne pas uniquement les communistes.

C’est-à-dire ?

Nous combattions pour les libertés et un socialisme démocratique et avions du mal à répondre à la question « Pourquoi pas en Russie et à l’Est ? » Nous le pensions aussi, et l’avons parfois dit. Notre espoir était que ces sociétés débouchent sur un socialisme démocratique. Cela n’a pas été le cas. C’est malheureux pour l’avenir du monde.

Mais qui peut nier que le communisme a été tout au long du XXe siècle un formidable levier des peuples dans leur lutte pour la liberté ?

Il suffit de citer l’antifascisme, les luttes de libération nationale et en général les luttes progressistes dans le monde. Sans l’apport direct des idées communistes, sans la révolution d’Octobre, sans la puissance de l’Union soviétique, qu’on l’aime ou non, et sans le militantisme de millions de personnes encouragées par le communisme, rien de ce qui a bougé dans le monde n’aurait été possible. Pour les dirigeants des pays capitalistes dominants, c’était clair. L’ennemi était là. Pour la France, ce que je dis est indiscutable. Le Parti communiste, en rapport avec ce qu’il y a de meilleur dans la tradition ouvrière et socialiste – je n’oublie pas Jaurès –, a tenu un très grand rôle dans toutes les luttes pour la liberté. Un rôle souvent moteur. Je pense à 1934, au Front populaire, à la Résistance, à la solidarité avec les peuples coloniaux. Et souvent au prix du sang des militants, de la guerre d’Espagne à la Résistance et au massacre de Charonne. À Charonne, où je me trouvais en février 1962 lors du martyre des personnes assassinées par la police de Papon, le sort de la guerre d’Algérie a été scellé. Charonne fut pour le général de Gaulle le signal qu’il fallait arrêter la guerre, signer avec le FLN et affronter définitivement les ultras d’Alger. J’ai le souvenir brûlant de cette manif, de l’entrée du métro et de mes sept camarades assassinés par la police, tous membres de la CGT et presque tous militants du Parti communiste.

Si je regarde ma vie, de dix-sept ans à plus de trente, une bonne partie de mon activité militante a été consacrée à soutenir les combats des peuples vietnamiens et algériens. Et me reviennent des noms qui résonnent, comme Nelson Mandela, les Rosenberg exécutés sur une chaise électrique aux États-Unis, Angela Davis… mais aussi Sacco et Vanzetti, Gabriel Péri, Henri Alleg, Maurice Audin, Henri Martin, Georges Séguy et Henri Krasucki, qui m’a honoré de son amitié, jeunes résistants à seize ans, déportés, dirigeants du Parti communiste et de la CGT. Et les milliers de militantes et militants dont les noms figurent sur les plaques des rues dans les villes de France. Et les femmes héroïques, comme Marie-Claude Vaillant-Coutu­rier, Danielle Casanova, Olga Bancic, décapitée à Hambourg par les nazis. Et tant d’autres. […] Quelles vies, quels destins !

Des générations de jeunes sont venues au communisme dans ces luttes pour la liberté.

On peut ajouter les rudes combats quo­ti­­diens dans les entreprises, les grèves étouffées, les militants syndicaux sanctionnés. Et les manifestations, les tracts, les affiches. Chaque fois qu’un risque pour la liberté s’est présenté pour le pays, pour le monde du travail, pour les libertés intellectuelles, le Parti communiste a répondu présent. Est-ce que cela a été linéaire, sans contradiction ? Non, j’y viendrai. […]

Des événements fondateurs de la pensée communiste sur les libertés et la démocratie se sont produits au sortir de la guerre froide dans les années 1960 et 1970. […] Ce furent les événements de Mai-Juin 1968 en France et les aspirations qu’ils traduisaient chez les étudiants et au sein de la classe ouvrière. Vint ensuite l’écrasement par l’Union soviétique du Printemps de Prague en Tchécoslovaquie en août de la même année. Le Parti communiste français entreprit dès lors un profond mouvement de remise à jour théorique. Ce fut une bouffée de créativité. Ainsi, le Manifeste de Champigny de 1968 confirma le tournant idéologique du Parti communiste. En 1973 parut un livre de Georges Marchais, Le Défi démocratique. En 1976, le XXIIe congrès du Parti communiste se tint sous le titre « Pour un socialisme aux couleurs de la France », et un petit livre exceptionnel fut publié, Vivre libres, qui anticipait de plus de vingt ans les positions progressistes de la gauche en France. Par exemple, la revendication de l’abolition de la peine de mort y figurait bien avant son abolition par Mitterrand et Badinter. […] Avec un minimum d’objectivité politique, il convient de noter que ces vingt années ont défriché un nouveau projet communiste pour la gauche et la France. Je me rappelle en février 1966 une une de l’Humanité. Elle publiait un texte de Louis Aragon qui fit événement. Il déclarait : « Je ne puis imaginer qu’un communiste considère avec indifférence le verdict rendu à Moscou dans l’affaire Siniavski et Daniel. » […] Lorsque je balaie ainsi l’histoire et le mouvement des idées, je me dis qu’une terrible injustice frappe les communistes. Est-ce que ce mouvement est linéaire, sans hésitation, débats internes ou errements divers ? Bien sûr que non. Nous avons tâtonné, parfois renoncé, puis nous sommes repartis. […] Aucun parti politique, à gauche, n’a autant poussé la réflexion historique critique sur l’histoire, son histoire, et sur l’avenir, que le Parti communiste. J’accepte ce débat avec des camarades socialistes comme avec des personnes de droite. Chiche.

Mais si votre regard sur l’histoire est exact, pourquoi ce doute sur le rapport du Parti communiste avec la liberté ? Pourquoi cette méfiance qui vous poursuit ?

D’abord, réponse facile, on ne nous fait pas de cadeau, et peu de regards objectifs sont portés sur nous. […] Mais ma réponse est insuffisante. Le rapport des communistes à la liberté, à la démocratie et aux droits de l’Homme a été traversé pendant des dizaines d’années par la contradiction entre notre combat déterminé pour la liberté dans le monde capitaliste et ce qui se passait à Moscou et en Europe de l’Est. […]

Le monde impérialiste, oppresseur et agressif, se prévalait de défendre les libertés, d’être « le monde libre ». En face, le monde socialiste, historiquement porteur de libération humaine, ne parvenait pas à relever le défi d’un socialisme démocratique.

Nous tentions de résoudre cette contradiction en distinguant entre les libertés formelles de la démocratie sous le capitalisme et les libertés réelles économiques et sociales sous le socialisme. Cela nous a fait perdre de vue que les libertés dites « formelles » et les libertés dites « réelles », libertés économiques et sociales, forment la même question. En vérité, cette séparation était artificielle et sans portée réelle. […]

L’histoire a tranché. Il n’y a pas de société nouvelle sans avancée de la liberté et de la démocratie. D’ailleurs, la conquête de nouvelles libertés et d’une démocratie plus réelle est au cœur de la construction d’une nouvelle société. […] Les communistes comprennent cela et savent également combien les libertés, la démocratie, les droits de la personne, le pluralisme, l’indépendance des médias, la liberté de la presse, le droit à l’information et à la culture, les droits des travailleurs dans les entreprises sont un combat vital et un objectif pour l’épanouissement humain. Il n’y a pas d’exception possible qui tienne durablement au nom d’un avenir heureux qui, de fait, ne vient jamais. La force d’une société nouvelle tient, dans la durée, à une vie politique libre, aux débats contradictoires, à la recherche de l’intervention permanente des citoyens dans la ville et des travailleurs dans les entreprises. Il reste beaucoup à faire et à inventer. C’est le sens du combat pour une VIe République.

*Henri Malberg a été membre du Comité central à partir de 1972 et secrétaire de la fédération de Paris jusqu’en 1995.

Le PCF et les libertés à travers quelques publications

• Charles Rappoport, « Le socialisme et la liberté »,

La brochure populaire, septembre 1934

• Charles Rappoport, Liberté capitaliste et liberté ouvrière, La brochure populaire, octobre 1934.

• René Maublanc, Le marxisme et la liberté, Paris, Éditions sociales, 1945.

• Vivre libres ! Projet de déclaration des libertés soumis à la discussion des Français, L ’Humanité, 1975.

• Georges Marchais, Le défi démocratique, Grasset, 1973.

• Pierre Juquin, Liberté, Grasset, 1975.

• Georges Marchais, Le parti de la liberté pour les femmes, PCF, 1975 (Discours à l’occasion de l’année internationale des femmes).

• Étienne Fajon, Les communistes et la liberté, PCF, 1976.

• Georges Marchais, La liberté guide nos pas, PCF, 1977.

• André Lajoinie, Liberté, justice, paix, Conférence nationale, 1987.

• Déclaration des libertés, Paris, PCF, 1987.

La Revue du projet n°43, janvier 2015.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 06:15

Ouverture de la COP21 : "Dire dans quelle civilisation voulons-nous vivre" (PCF)

MARDI, 1 DÉCEMBRE, 2015

HUMANITE.FR

Les négociations de la COP 21 sont d'ors et déjà bien engagées. L'accord global et universel, pour être un succès, devrait comporter un volet réduction des émissions de gaz à effet de serre afin de ne pas dépasser les 2°C et un volet financier de 100 milliards de dollars destinés à l'aide pour l'adaptation des pays en développement et les plus vulnérables.


La présence, dès l'ouverture, de 150 chefs d’États et de gouvernements, a t-elle permis de franchir un cap décisif afin de maintenir une planète vivable et permettre un développement humain durable de l'humanité ? Une fois la photo symbolique prise, les déclarations se sont succédées avec plus de questions que de réponses. Plusieurs chefs d’États Africains ont appelé à la solidarité en demandant que les « pays pollueurs payent ». L'enjeu de la transparence des engagements a également été abordé. En effet, le caractère juridiquement contraignant de l'accord semble quasiment mort-né après la confirmation de Barak Obama pour les USA d'en refuser le principe. Or les promesses ne suffisent pas. On ne peut envisager sereinement l'avenir sans un contrôle sur les avancées réelles et sans sanctions envers les pays récalcitrants. La revendication portée par les peuples et les États latino-américains de la création d'un Tribunal international de justice environnementale sous l'égide de l'ONU mérite d'être sérieusement examinée. Comme l'est tout aussi cruciale la discussion nécessaire sur l'engagement financier des pays riches qui devront pourtant bien payer leur dette historique auprès des pays pauvres.


Au fond il s'agit de dire dans quelle civilisation nous voulons vivre : celle de la poursuite de l'accaparement de 50% des richesses patrimoniales par 1% de la population mondiale ou bien celle d'un développement responsable ouvrant la voie à l'émancipation humaine en réduisant les inégalités, tant sociales qu'environnementales, partout dans le monde. Pour nous, pas question de laisser les seuls chefs d’États décider. Les citoyens veulent être, avec la société civile, dans la rue mais aussi et surtout autour de la table car ce n'est pas à eux de payer les hérésies du système consumériste et productiviste du capitalisme.


Parti communiste français

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Published by bruno fornaciari - dans PCF ECOLOGIE
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 06:12

22ÈME CONGRÈS DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

SOCIALISME ET LIBERTÉ

  • Le film retrace le déroulement du 22ème congrès du PCF qui s'est tenu à Saint-Ouen du 4 au 8 février 1976. Des extraits des principales allocations sont proposés pour rendre compte du virage idéologique que représente ce congrès puisque c'est à cette occasion qu'est abandonné le concept de « dictature du prolétariat ». Quelques séquences montrant la vie du congrès sont intercalées entre les interventions.
    Georges Marchais remet en cause le fonctionnement du système capitaliste et dénonce la « domination toute puissante d'une mince caste de milliardaires sur l'économie et sur l'État, autrement dit, le capitalisme monopoliste d'État ».
    Georges Fraison (délégué de la Saône-et-Loire) explique que la notion de « Dictature du Prolétariat » est désormais en inadéquation avec la situation française, c'est-à-dire avec le développement d'« un socialisme aux couleurs de la France ».
    Henri Malberg (délégué de la Fédération de Paris), quant à lui, déclare que le PCF est ouvert à une critique des erreurs du Socialisme.
    Janine Jambu (déléguée des Hauts de Seine) s'interroge sur le meilleur chemin pour aller vers le Socialisme. La réponse est celle d'une « démocratie poussée jusqu'au bout » dans laquelle le peuple serait le principal moteur.
    Francette Lazard (déléguée de Paris) rappelle que le « socialisme est à l'ordre du jour en France » et que « la liberté, le combat pour toutes les libertés sont au cœur de notre combat révolutionnaire ».
    Georges Marchais, reprenant la parole, insiste sur l'idée que « socialisme et liberté sont inséparables » et présente le PCF comme « le Parti de la Liberté ». Il déclare : « nous luttons pour le bonheur » et rend hommage à Jacques Duclos.
    Henri Krasucki (membre du Bureau Politique) s'attarde sur la nécessaire union entre la classe ouvrière et le PCF.
    Pour Aimé Halbeher (délégué des Hauts de Seine), « le PCF, c'est la force motrice du changement en France».
    Georges Marchais rappelle encore qu'il faut emprunter « une voie démocratique vers le socialisme » dont le but est « le bien-être pour tous ».
    Fernand Grenier, au nom des vétérans du Parti, fait l'éloge du Parti.
    Jean Kanapa dresse un bilan final où il évoque l'Union de la Gauche avant que le texte du congrès soit adopté par les délégués à l'unanimité. Celui-ci s'intitule La voie démocratique aux couleurs de la France.
    Le film s'achève sur les applaudissements de la salle.

    Le XXIIe congrès marque un tournant idéologique très important pour le PCF avec l'abandon du concept de « dictature du prolétariat ». Cette décision a été annoncée publiquement quelques mois plus tôt à la télévision par Georges Marchais. Bien qu'elle ait été désapprouvée par la Pravda, elle est entérinée par le XXIIe congrès, ce qui ne va pas sans susciter quelques remous en interne. En effet, toute une frange du PCF, notamment les intellectuels, comprend mal ce renoncement à l'un des piliers du marxisme. Cette attitude s'explique par la volonté d'aggiornamento du PCF dans la première moitié des années 1970. Elle se traduit par de nouvelles orientations politiques comme la mise en place d'une Union de la Gauche avec la signature d'un Programme Commun en 1972. La Déclaration des Libertés de 1975 en est une autre manifestation. En proclamant « Vive le socialisme aux couleurs de la France » pendant le XXIIe congrès, Georges Marchais repositionne aussi le PCF dans le mouvement communiste au niveau international. L'idée d'une voie unique vers le socialisme est alors rejetée au profit de la recherche de solutions diverses ; c'est le temps de « l'Eurocommunisme ». Concrètement, le PCF prend ses distances avec l'URSS et les Démocraties Populaires. De nombreux désaccords sont exprimés en 1976 et 1977 ; l'intervention d'Henri Malberg va dans ce sens en incitant à la critique des erreurs du Socialisme au sein du PCF. Le XXIIe congrès fait donc preuve d'une volonté d'ouverture. À noter que celle-ci sera de courte durée puisqu'en 1977 le PCF rompt l'Union de la Gauche et qu'à la fin des années 1970, il se ré aligne sur les positions soviétiques. Si le XXIIe congrès est novateur du point de vue idéologique, il ne l'est pas cinématographiquement parlant. La seule innovation réside dans l'emploi de la couleur.

    Contrairement à Nous sommes communistes, film du XXIe congrès de 1974, la réalisation est extrêmement classique. Elle s'inscrit dans la droite lignée des « films de congrès » du Parti. La narration est construite autour des interventions des participants qui sont entrecoupées de courtes scènes axées sur le congrès. L'ensemble est assez didactique : il s'agit de présenter un discours officiel, qui est celui du XXIIe congrès, images à l'appui. Le film du XXIIe congrès a été conçu pour être utilisé dans les réunions de cellules consacrées au bilan du congrès. Il se veut un support à la discussion dans un esprit fidèle aux décisions prises.

    Production : Unicité
    Réalisation : Jean-Patrick Lebel
    Opérateur : Christian Guillouet
    Son : Jean-Claude Brisson
    Montage : Christiane Lack
    Atelier de production : Martine Loubet
    Personnalités : Georges Marchais, Georges Fraison (délégué de la Saône et Loire), Henri Malberg (délégué de la Fédération de Paris), Janine Jambu ( déléguée des Hauts de Seine), Francette Lazard (déléguée de Paris), Henri Krasucki (membre du Bureau Politique), Aimé Halbeher (délégué des Hauts de Seine), Fernand Grenier, Jean Kanapa
    Lieux : St Ouen

    Mots Clé : France, St Ouen, PCF, communiste, militant, vie du Parti, congrès
    Dictature du prolétariat, Discours, rassemblement, applaudissement, Délégué

    Générique : image, Christian GUILLOUET / son, Jean-Claude BRISSON / montage, Christianne LACK / atelier de production Unicité, Martine LOUBET.

    Note: Résumé du 22° Congrès qui s'est tenu à Saint-Ouen du 4 au 8 février 1976.
    Présences de René Piquet, Georges Marchais, Georges Fraison (Saône et Loire), Henri Mlberg (Paris), Janine Jambu, Francette Lazard, Jean CARLIER (Radio-Télé Luxembourg, Journal inattendu), Henri KRASUCKI, Aimé HALBEHER (Hauts de Seine), Fernand Grenier, les Jeunesses Communistes, Jean KANAPA.
    Georges MARCHAIS: « Ce matin, il y a un journal qui dit "Le Parti Communiste ne change pas". Il le pense, il le dit, c'est son affaire, c'est pas la mienne. Ce sont les lecteurs qui jugeront... Bien. Ce que je pense honnête, c'est que la critique de notre politique, de notre activité, elle se fasse à partir des réalités de notre politique et de nos positions. Voilà, c'est tout...La crise que connaît la France, ce qui est en cause, ce n'est pas seulement le fonctionnement du système, c'est le système lui-même, c'est le capitalisme arrivé à son stade actuel caractérisé par la domination toute puissante d'une mince caste de milliardaires et sur l'économie et sur l'Etat, autrement dit le capitalisme monopoliste d'État. »
    Georges FRAISON, délégué de Saône-et-Loire : « Le concept de dictature du prolétariat ne correspond plus aux conditions et aux possibilités d'actions qui sont les nôtres pour construire le socialisme en France par la voie démocratique. Il n'exprime pas, dans toute sa richesse, notre conception du socialisme aux couleurs de la France et les moyens pour y parvenir. Pour être mobilisatrice, nos idées doivent être clairement et simplement exprimées, liées en permanence à la réalité. Aussi l'expression "dictature" est le plus souvent dans la réalité comprise comme se rapportant aux régimes fascistes, ou utilisés par nos adversaires en référence aux fautes, aux erreurs qui ont pu être commises et qui pourraient l'être encore dans la construction et le développement du socialisme. »
    Henri MALBERG, délégué de la Fédération de Paris : « C'est justement pourquoi - au nom du socialisme que nous voulons construire - comme au nom du socialisme dont nous sommes solidaires, que nous critiquons comme nous l'avons fait les manquements à la démocratie socialiste lorsqu'ils se produisent. Ce n'est pas seulement l'intérêt de la marche au socialisme en France qui nous guide, mais aussi le fait que nous sommes communistes, internationalistes et partie prenante du mouvement vers le socialisme. »
    Henri KRASUCKI, membre du Bureau politique : « Elle (la classe ouvrière) a besoin d'un Parti assuré sur les positions de classe, étranger à toute idée de collaboration de classes, résolu à combattre pour la transformation de la société. Avec la Parti communiste, elle a la certitude que ses intérêts seront défendus, la certitude que les sirènes de la bourgeoisie n'auront jamais aucune audience, la certitude que le contenu du Programme commun ne restera pas lettre morte. De même que rien ne sera fait sans la classe ouvrière, rien ne se fera si le Parti communiste n'est pas assez fort, assez organisé, assez influent, assez présent dans tous les combats. »


    Lieux de consultation : Ciné-Archives, Archives départementales de la Seine-Saint-Denis, Forum des images

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Published by bruno fornaciari - dans PCF
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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 05:14
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 14:36

2 h ·

115 PARLEMENTAIRES FRANÇAIS ET EUROPÉENS INTERPELLENT LE GOUVERNEUR DE PENNSYLVANIE

A l'initiative de Patrick Le Hyaric, député au parlement européen, 115 parlementaires français et européens ont décidé d'interpeller le Gouverneur de Pennsylvanie à propos de la gravité de l'état de santé de Mumia et du refus de l'administration pénitentaire de l'autoriser à bénéficier d'un traitement lui pemettant de se soigner.

Cette initiative, sans précédent par son ampleur, a recueilli l'accord de très nombreux parlementaires issues de plus d'une quinzaine de pays et de toutes opinions.

Vous trouverez en cliquant sur le lien ci-dessous la lettre au Gouverneur et la liste des parlementaires signataires :

http://mumiabujamal.com/…/Lettre-parlementaires-au-Gouverne…

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous accéderez à la vidéo où Patrick Le Hyaric et Jacky Hortaut rendent compte de leur visite récente à Mumia : "Une mobilisation politique et diplomatique pour sauver Mumia"

https://youtu.be/eRXAHTBXY6Q

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 11:18

1 h ·

http://www.humanite.fr/et-maintenant-comment-reconstruire-g…

Des millions d’ouvriers, d’employés, de cadres et de techni-ciens, de chômeurs ulcérés par la politique du gouvernement ont choisi de ne pas voter pour le Front national voire, pour certains d’entre eux, de lui faire barrage au deuxième tour ; mais ils ont aussi choisi de cesser de voter à gauche et de ne pas soutenir le Front de gauche.
C’est pourtant dans ces classes sociales que résident les forces capables d’empêcher notre civilisation de basculer dans la violence, le racisme et le déchaînement des nationa-lismes. Mais pour que ces forces prennent conscience d’elles-mêmes, il faudra autre chose que des mots, des symboles et du rêve. Il faudra leur témoigner assez de respect pour leur dire la vérité : seules des luttes persévérantes pour des solu-tions précises aux problèmes posés par la crise du capita-lisme financiarisé permettront de réaliser les larges rassem-blements capables d’imposer une alternative face au chan-tage permanent des marchés financiers.
Depuis une vingtaine d’années, l’opinion a prévalu qu’être à gauche de la gauche ou se réclamer de l’antilibéralisme serait une base de rassemblement suffisante pour constituer une alternative politique. La nature exacte des mesures proposées pour s’opposer aux politiques d’austérité était considérée comme secondaire, ou plutôt, tout débat à leur sujet était esquivé de peur de créer des divisions. Les derniers événe-ments soulignent combien cette conception du rassemble-ment est inopérante.
Il faut donc un débat à gauche sur les objectifs que le mou-vement populaire devrait viser, les moyens nécessaires pour les atteindre et les pouvoirs à conquérir pour mobiliser ces moyens.
Pour le gouvernement actuel, la cause est entendue : il serait inutile de chercher à résister aux marchés financiers, et il n’y aurait donc qu’à aller au-devant de toutes leurs exigences ! Ce faisant, François Hollande renie chaque jour davantage tout ce pourquoi la gauche s’est identifiée à la liberté, au progrès et à la justice sociale. Il mène la société française à la catastrophe et la droite la plus dure au pouvoir.
Selon une autre conception, qui a pignon sur rue à la « gauche de la gauche », il suffirait de « refermer la paren-thèse libérale » et de revenir aux compromis sociaux de l’après-guerre, appuyés sur l’intervention de l’État dans l’économie, bref de revenir aux sources d’une authentique social-démocratie. Résultent de ce parti pris la croyance en la possibilité de changer la répartition des richesses par l’impôt (Piketty) sans changer la façon de produire les richesses, ou la foi dans des solutions imaginaires magiques, comme la sortie de l’euro, pour échapper au pouvoir des marchés fi-nanciers sans luttes concrètes pour changer l’orientation du crédit en Europe. Mais c’est précisément la crise de ce mode de régulation de l’économie, dans les années soixante-dix, qui a rendu irrésistibles la vague néolibérale et ses méfaits !
Être réaliste, c’est reconnaître que pour répondre à la vio-lence qui accompagne les bouleversements de notre civilisa-tion, corriger les dégâts du marché par l’action par l’État ne suffit plus. C’est aux ressorts les plus profonds du pouvoir de l’argent que nous sommes désormais condamnés à nous attaquer si nous voulons que la civilisation survive. Cela ne peut être réalisé que par la conquête par les citoyens eux-mêmes, « du local au mondial », de pouvoirs aujourd’hui confisqués par la finance ou délégués à l’État, au moyen de luttes sociales et politiques pour des objectifs à la fois con-crets, immédiats et radicaux, en ayant comme boussole la lutte contre la tyrannie des marchés financiers afin de faire baisser le coût du capital.
En effet, à la cohérence perverse de la rentabilisation du ca-pital qui conduit à l’effondrement social, écologique, poli-tique et moral, on peut opposer une autre cohérence répon-dant aux dangers mais aussi aux potentialités des révolutions qui affectent de nos jours l’environnement, les technologies, la démographie, la monnaie.
Réduire les prélèvements financiers et les prélèvements sur les ressources naturelles avec de nouveaux critères de gestion pour dégager les moyens de sécuriser l’emploi et la forma-tion. Développer de nouveaux services publics pour partager les potentialités de la révolution technologique information-nelle aujourd’hui accaparées par le capital multinational. De-puis le financement de projets industriels dans les entreprises et les territoires jusqu’à la construction avec les pays émer-gents d’un nouvel ordre monétaire international, se saisir du formidable pouvoir des banques et des banques centrales afin de financer les investissements nécessaires pour changer la façon de produire les richesses et réussir la transition éco-logique. Refonder la construction européenne jusque dans son cœur, en mettant l’euro au service de l’emploi et des ser-vices publics, à partir de luttes pour le financement de pro-jets concrets. Coopérer entre Nord et Sud, entre Orient et Occident, pour permettre l’émergence de cette nouvelle civi-lisation où l’émancipation de chacun serait la condition de l’émancipation de tous.
Il y a là bien autre chose que des recettes économiques des-tinées à meubler des programmes électoraux. Il y a une co-hérence politique dont le Parti communiste doit devenir le porteur car c’est seulement ainsi que des forces, nombreuses et diverses, pourront se rassembler en y reconnaissant leurs propres objectifs. Nous ne pouvons plus nous permettre de refouler nos idées communistes et de repousser à plus tard les confrontations de points de vue à gauche.

Et maintenant, comment reconstruire à gauche ? (3)

Denis Durand Membre du conseil national du PCF

HUMANITE.FR

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 09:50

Constitution du groupe Front de gauche au Conseil régional d’Île-de-France

Publié le dimanche 20 décembre 2015 14:39 | Écrit par Republique et Socialisme | | | Affichages : 184

Constitution du groupe Front de gauche

au Conseil régional d’Île-de-France

A l’issue d’une réunion des nouveaux et des nouvelles élu-e-s issu-e-s de la liste Nos vies d’abord – Front de Gauche menée par Pierre Laurent, Eric Coquerel et Clémentine Autain il a aujourd’hui été décidé de créer un groupe politique FRONT DE GAUCHE qui réunira les différentes forces politiques qui le compose à savoir le Parti Communiste français (8 élus), Parti de Gauche (1 élu), Ensemble (1 élue) et République & socialisme (1 élu).

Ce groupe sera constitué de 11 membres : Clémentine AUTAIN (Ensemble), Lamine CAMARA (PCF), Eric COQUEREL (PG), Taylan COSKUN (PCF), Sylvie FUCHS (PCF), Vanessa GHIATI (PCF), Fabien GUILLAUD-BATAILLE (PCF), Michel JALLAMION (R&S), Céline MALAISÉ (PCF), Didier MIGNOT (PCF), Jean-Michel RUIZ (PCF).

Le groupe FRONT DE GAUCHE Parti Communiste français, Parti de Gauche, Ensemble et République & socialisme sera présidé par Céline MALAISÉ.

Notre groupe sera une opposition combattive, intransigeante, en portant haut les valeurs de la gauche face aux politiques régionales que voudra mettre en place la nouvelle majorité régionale. Pied à pied, projet contre projet, nous combattrons les politiques régressives de Valérie Pécresse et de la droite qui seront constamment sous pression du FN qui fait son retour au sein de l’hémicycle régional.

Que ce soient pour les compétences obligatoires de la région (transports, lycées, formation professionnelle, développement économique) ou pour les politiques volontaristes garantissant l’égalité entre tous les citoyens et les territoires, nous n’aurons de cesse de prôner que des politiques alternatives à celles de la droite sont possibles pour réduire les inégalités dans la Région la plus riche d’Europe.

C’est la vie quotidienne des Francilien-ne-s qui va être dégradée par les politiques de la droite régionale : coupes sévères pour les associations ; détérioration des services publics notamment d’éducation ; diminution voir arrêt pour l’aide à la construction de logements sociaux alors que les besoins sont criants ; mise à mal du monde de la culture ; choix désastreux cassant les politiques répondant à l’urgence sociale, à l’urgence environnementale et à l’urgence démocratique.

Nous continuerons à porter le besoin d’une Région solidaire, écologique et citoyenne.

Nous soutiendrons toutes celles et tous ceux qui se mobilisent contre les conséquences néfastes des politiques régionales d’austérité. Nous travaillerons à renforcer les liens avec le monde associatif, culturel, syndical… Nous entendons travailler avec toutes celles et tous ceux qui dans la gauche francilienne agiront pour reconstruire un projet qui renouera avec le progrès social et écologique. Telle est notre feuille de route pour ce mandat.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 07:10

19 décembre, 08:49 ·

Et Vous qu'en pensez vous?
Candidature commune...c'est une question d'actualité qui revient souvent depuis dimanche soir.... invité sur LCP vendredi dans Politique matin, le secrétaire national du Parti communiste français a annoncé vouloir un rassemblement avec "le plus de personnalités de gauche possible pour dire que nous voulons construire une candidature commune".

A charge ensuite pour ce rassemblement de personnalités de gauche de définir un projet, et la personnalité pour le porter à l’élection présidentielle de 2017. "C’est la condition pour que cette candidature soit efficace, a défendu Pierre Laurent. Et moi, je n’ai pas de préalable sur la candidature. Je l’ai toujours dit."

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Mireille Mackowiak J'avoue que ma réflexion progresse surtout à la lecture de tous les commentaires que je vois ici et là. Je suis de plus en plus convaincue qu'une VRAIE analyse collective débouchant sur des propositions et pourquoi pas sur un ou des noms s'impose. Sinon on se dirige droit sur une politique d'anathèmes tout à fait stérile

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Mathieu Grancher Je pense que Pierre Laurent a une strategie desastreuse et qu'il ne peut reunir qui ce soit il en va de meme pour le PCF et le clan des gens qui suivent betement le naufrage de nos "experts nationaux" en defaite... ont ils seulement pris la mesure du desamour entre la gauche et le PS... le simple fait d'y penser nous discredite de plus en plus.
Tout ca c'est de la clownerie et ca participe a notre defaite. Pierre Laurent devrait montrer sa demission et afin d'aider a reconstruire le front de gauche qu'il a participe a detruire par ses ultimatums politiciens.
On veut un front de gauche, un vrai, un podemos a la francaise et ca se fera pas en protegeant des appareils qui sont depasse par le temps.

J’aime · Répondre · 1 · 17 h

Gilbert Saunier quand on voit qu'a gonfreville et harfleur ça vote autant FN aux nationales que pour le parti aux municipales...cherchez le malaise

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Chantal Lepiller puree

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Bruno Fornaciari Michel, à quelle question doit-on répondre ? Compte tenu de la situation crée par les résultats électoraux successifs (qui ne tombent donc pas du ciel) faut-il avoir comme but de "refonder la gauche" au risque de sa disparition, ou (et) refonder un parti révolutionnaire du 21 siècle qui participerait à redonner des couleurs à la gauche ? Deuxième question : Pierre Laurent, envisage de rassembler "le plus de personnalités de gauche possible pour dire que nous voulons construire une candidature commune", et il ajoute, que plusieurs personnalités sont possibles, sans s'écarter ni lui-même, ni JL Mélenchon. On peut, naturellement parler de la Présidentielle, sans tenir compte des tendances de fond et du message des urnes, pour tenter d'inverser la tendance et d'éviter le scénario catastrophe écrit et entretenu par ceux qui ont le pouvoir politique et économique. Peut-on imaginer réussir sans battre l'idéologie dominante aujourd'hui ? Un homme (ou une femme) providentiel pourrait-il rayer d'un discours, la fatalité de la crise, l'absence de conscience des solutions, la nécessité de battre "l'argent roi" alors que chacun essaie de s'enrichir, souvent sur le dos des autres ? Et puis, le rôle des communistes serait de soutenir un candidat que ses "dirigeants" et les personnalités de gauche auraient désignées ? Sur quel programme et quels objectifs ? Si je perçois le danger du délitement de la gauche y compris celle dite "radicale" ou "alternative" dont il faut bien remarquer qu'elle n'est, concrètement, ni l'une, ni l'autre, la voie, choisie précipitamment et solitairement par Pierre Laurent est une impasse. Rien ne remplacera l'analyse concrète de la réalité concrète. . Et il y a du grain à moudre. Ne demandons pas aux communistes de suivre la vois tracée pour eux par quelques-uns. Créons les conditions d'une réflexion en grand, sur tous les aspects de notre société et du monde. Que les bouches s'ouvrent disaient en son temps Maurice Thorez. On ne peut faire moins aujourd'hui.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 19:59

Évasion fiscale. Eckert couvre les fraudeurs

ADRIEN ROUCHALEOU

JEUDI, 17 DÉCEMBRE, 2015

L'HUMANITÉ

AFP

Le 14 décembre, le gouvernement a fait retirer dans la plus grande discrétion une mesure adoptée par les députés pour lutter contre l’évasion fiscale des grandes entreprises.

Il est déjà bien tard ce mardi soir, et dans l’Hémicycle l’étude du texte que les députés connaissent déjà bien pour l’avoir voté en première lecture le 8 décembre touche à sa fin. La petite cinquantaine de députés présents sur les bancs en arrive à l’article 35 undecies, selon le pompeux jargon parlementaire (tout simplement le 11e article rangé sous le numéro 35 dans le texte). Il s’agit d’un article que les députés avaient ajouté au projet gouvernemental en première lecture, qui prévoyait l’obligation pour les grandes entreprises de rendre publics les impôts payés dans chacun des pays hors de France où elles ont une activité. Le but de cet article, explique Éric Alauzet (EELV), auteur de l’un des amendements examinés mardi : s’attaquer « à un trou noir fiscal de 50 à 80 milliards d’euros, pas moins, lesquels s’évanouissent dans la nature – mais pas pour tout le monde – via la technique dite du transfert de bénéfices consistant, pour des entreprises, à faire du bénéfice dans un pays comme la France, par exemple, et à les transférer dans des pays où les impôts sont très faibles, voire nuls ».

Qui pourrait croire qu’un gouvernement dit de gauche, même sur son aile la plus à droite, puisse s’opposer à une telle mesure ? A fortiori, un secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert, qui s’était retrouvé en première ligne lors de l’affaire SwissLeaks alors qu’il était rapporteur général de la commission des Finances. Et pourtant l’avis tombe : défavorable.

« J’ai un peu de mal à comprendre la frilosité du gouvernement français, regrette la députée socialiste Chantal Guittet. Alors qu’il fait de la lutte contre l’évasion fiscale son cheval de bataille et qu’il a obtenu 1,91 milliard d’euros de recettes supplémentaires en 2014 en allant les chercher chez les particuliers, je ne comprends pas pourquoi il ne mène pas la même action en direction des entreprises. »

Le texte est adopté contre l’avis du gouvernement... qui fait revoter

Les entreprises, justement : par la voix de Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef, elles avaient mené la charge dès le vote de l’amendement en première lecture : « Exiger unilatéralement la divulgation d’informations importantes – voire stratégiques – sur leurs activités sans que leurs concurrents étrangers aient ces mêmes obligations de transparence serait mettre nos entreprises en situation de véritable distorsion de concurrence et créerait pour elles de réelles difficultés. » Drôle d’argument, où un montage fiscal devient une information protégée par le secret économique.

Argument pourtant abondé dans l’Hémicycle par le président de la commission des Finances, Gilles Carrez (LR), mais aussi par le secrétaire d’État lui-même : « Nous ne mesurons pas tous les effets que pourraient avoir ces échanges d’informations. » « Il ne s’agit pas de publier des brevets, des process industriels, ni des stratégies d’organisation », s’étrangle le socialiste Pascal Cherki. Si vous pensez que rendre ces informations publiques dans une démocratie au XXIe siècle, c’est nuire à la compétitivité des entreprises, alors c’est que nous n’avons pas la même conception de l’équilibre à respecter entre la compétitivité des entreprises et le minimum d’informations dont on doit disposer dans une démocratie. »

Il ne le sait pas encore, mais la question de la démocratie va se poser d’une manière particulière dans les minutes qui vont suivre. Mis aux voix, l’amendement est adopté, contre l’avis du gouvernement, par 28 voix contre 24. Immédiatement, le secrétaire d’État annonce qu’il y aura une seconde délibération, arguant que « c’est un droit du gouvernement » et qu’« a priori, c’est (lui) qui décide ». Il demande une interruption de séance « de cinq à dix minutes, Madame la présidente ». « Cinq minutes suffisent ? » demande dubitative la présidente de séance. « Il faudra quand même une dizaine de minutes, le temps d’imprimer », reconnaît Eckert. La séance est donc suspendue… pour une bonne quarantaine de minutes, le temps pour le gouvernement de réveiller quelques députés et les faire venir en renfort.

Le reporting public était pourtant une promesse de François Hollande

L’amendement est une deuxième fois mis aux voix. « Le gouvernement ne souhaite pas appliquer immédiatement en avance par rapport aux autres pays de l’Union les dispositions que l’Assemblée a adoptées, rappelle Eckert. En conséquence, nous proposons par un amendement de supprimer l’article 35 undecies afin d’être cohérents avec les engagements que nous avons pris… euh… au niveau européen et dans la loi de finances. » En parlant d’engagement, le reporting public était une promesse de François Hollande. « Je voudrais vous rappeler ce qu’a dit le président de la République, au moment du vote de la loi bancaire », déclare Éric Alauzet. Il a indiqué que les banques françaises devraient rendre publiques, chaque année, la liste de toutes leurs filiales partout dans le monde, pays par pays ; qu’elles devraient indiquer la nature de leur activité et que l’ensemble de ces informations seraient publiques et à la disposition de tous. « Je veux, a-t-il ajouté, que cette obligation soit également appliquée au niveau de l’Union européenne et demain étendue aux grandes entreprises. »

Ironiquement, c’est sans doute une députée LR qui aura le mieux défini l’état d’esprit du gouvernement lors de cette séance : « Dans un pays aussi fracturé, entendre parler de contrôle citoyen me fait très peur. »

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 14:20

FO le syndicat scissionniste à l'instigation de la CIA et financé par elle.

Décidément les médias manipulent.. Par exemple à propos d'André Bergeron, un des fondateurs de FO, L’occasion leur était donnée de raconter avec objectivité la naissance de FO et ses conséquences sur le mouvement ouvrier et la première casse de nos acquis.
Qu'ai-je entendu: « Bergeron, un des créateurs de FO était partisan d'un « syndicalisme indépendant », « indépendant des patrons et de de toute politique ». Voilà comment ils résument l'histoire.... aucun mot sur la naissance de FO. Alors racontons: Nous sommes en 1947, nous venons de vivre (45-47) une période de conquis sociaux extraordinaires dans le sillage du CNR avec les ministres communistes. Il fallait évidemment briser cette formidable invention sociale, D’autant plus que la guerre froide pointe son nez. Comment? Et bien en divisant le mouvement ouvrier. Et d'où va venir cette inspiration à la scission... des USA évidemment. Inspirée de Bruxelles par Irving Brown, le 18 décembre 1947, décision est prise par Jouhaux, Bothereau, Delamarre…de démissionner du bureau confédéral de la CGT.Le 13 avril 1948, ils organisent le Congrès d’une nouvelle Confédération. La « CGT-Force ouvrière » est née. La scission est consommée…La responsabilité directe des syndicats américains dans la scission sera plus tard attestée par Georges Meany, nouveau secrétaire de l’AFL (American Federation of Labour). En 1953, lors d’un « Club de la Presse » à Washington, l’homme déclarera en substance aux journalistes ébahis : « Il n’y a pas de forces plus importantes aux USA que les Fédérations syndicales américaines. Oui, nous avons un grand rôle à jouer à l’étranger. Tout aussi important, sinon plus, parce que nous pouvons nous permettre de le révéler maintenant, c’est avec l’argent des ouvriers de Détroit et d’ailleurs qu’il m’a été possible d’opérer la scission, très importante pour nous, de la CGT, en créant le syndicat FO » .Dans une interview au « Los Angeles Times » en 1964, Thomas Braden confirmera, quant à lui, que la CIA, dont il fut l’un des dirigeants, avait largement contribué au financement de FO.

Les conséquences seront terribles pour le mouvement social: division ouvrière, obstacles aux nouvelles conquêtes sociales, affaiblissement de la CGT, reprise en main des patrons après leur période noire de libération, facilitation de toute la casse des conquis. Juste un exemple: la sécu.En 1967 par ses ordonnances, De Gaulle casse le principal acquis de la Libération en instaurant dans les CA des caisses de sécu le paritarisme. Sous Ambroise Croizat : 3/4 des sièges étaient aux ouvriers, 1/4 aux patrons; Avec de Gaulle ce sera, outre la suppression des élections, le rapport 50-50, Il suffira désormais d'un syndicat minoritaire (FO par exemple...) pour faire pencher la balance vers une gestion patronale et commencer le détricotage de l’œuvre du CNR et notre sécu....Voilà, c'était juste pour rétablir un peu de vérité historique.
Michel ETIEVENT

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BRUNO FORNACIARI

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