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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 09:53

  - le 24 Mai 2012


Au lendemain d'une manifestation monstre qui avait attiré 250 000 personnes à Montréal, quelques 700 personnes, selon un nouveau bilan, ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi suite à des débordements lors de rassemblements nocturnes qui se voulaient festifs, mais qui avait été déclarés d'emblée illégaux par la police.

Réunis dans un square du centre-ville, les quelques milliers de manifestants avaient été prévenus par la police avant le début de la manifestation qu'elle était illégale, puisqu'ils n'avaient pas fourni à l'avance le parcours qu'ils emprunteraient, conformément à de nouvelles règles municipale et provinciale. La police de Montréal avait cependant indiqué que la manifestation serait tolérée tant qu'aucun méfait ne serait commis.

 

Les étudiants québécois sont engagés depuis plus de trois mois dans une vive contestation de la hausse des frais d'inscription universitaires. En conséquence, le gouvernement du Premier ministre Jean Charest a fait adopter une loi réduisant la liberté de manifester, qualifiée de "loi matraque" par ses détracteurs. La police de Montréal a cependant précisé que ces interpellations ont été faites en vertu d'un nouveau réglement municipal adopté la semaine dernière par la mairie de Montréal, et non pas conformément à la loi québécoise.

 

Après avoir serpenté pacifiquement sur une dizaine de kilomètres dans les rues de la ville en tapant sur des casseroles, la tête de la manifestation a été prise massivement en souricière par la police alors qu'elle se dirigeait vers un secteur trépidant de la vie nocturne à Montréal. Juste auparavant, quelques pierres avaient été lancées en direction des policiers, et des feux de bengale allumés, ce qui a "mis en jeu l'intégrité des policiers", a dit à la presse un porte-parole de la police de Montréal, Daniel Lacoursière. Une intervention de la police anti-émeute contre d'autres groupes de manifestants qui voulaient venir en aide à celui qui était encerclé se poursuivait au milieu de la nuit. Des dizaines d'arrestations ont eu également lieu à Québec et des incidents ont aussi été signalés ailleurs en province, à Sherbrooke notamment, à 140 km à l'est de Montréal, selon Radio Canada.

 

C'était la trentième manifestation nocturne d'affilée organisée à Montréal au 101e jour de la grève étudiante.

>>> Voir notre diaporama sur la manifestation géante qui a marqué le centième jour du conflit


La grogne contre la loi 78 du Québec restreignant le droit de manifester, un droit fondamental au Canada, n'a cessé de s'amplifier depuis son adoption vendredi dernier, éclipsant le débat sur la hausse des frais de scolarité, à l'origine du conflit étudiant. Dans plusieurs villes du Québec, dont Montréal, des milliers de personnes ont répondu spontanément à un appel lancé sur le réseau social Facebook. L'idée est de frapper sur des casseroles en guise de protestation contre cette loi, produisant ainsi un joyeux tintamarre. Paradoxalement, ces arrestations massives interviennent au moment où une lueur d'espoir semblait, mercredi, pointer en vue d'une véritable négociation entre le gouvernement et les syndicats étudiants pour régler cette crise avant le lancement des grands festivals de l'été à Montréal et le Grand Prix de Formule 1.

 

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les défenseurs des libertés et des droits de l'homme et la presse "bien pensante" sont étrangement silencieux sur

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 07:05
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 02:05

Comment s'explique l'échec des négociations à gauche sur un accord national aux législatives ?

  • Propos recueillis par Adrian Buffel
François Lamy, Martine Aubry, Jean-Luc mélenchon et Pierre Laurent

François Lamy, Martine Aubry, Jean-Luc mélenchon et Pierre Laurent

 

Le Parti socialiste, Europe écologie-Les Verts et le Front de gauche rassemblant le Parti de gauche et le Parti communiste, ne sont pas parvenus à signer un accord électoral la semaine dernière pour les législatives. Décryptage avec un spécialiste.

Vendredi dernier, le Parti socialiste (PS), Europe écologie-Les Verts (EELV) et le Front de gauche (FG) se renvoyaient encore la faute de l’échec des négociations, lancées depuis l’après-6 mai et visant à présenter un candidat unique de la gauche dès le premier tour, dans les circonscriptions où la gauche risque d’être éliminée aux législatives par le FN ou par l’UMP.

 

Francetv 2012 s’est entretenu avec Romain Ducoulombier, professeur d’histoire, spécialiste du PCF et auteur de "De Lénine à Castro. Idées reçues sur un siècle de communisme".

 

Comment interprétez-vous l’échec des négociations de la gauche pour trouver un accord national aux législatives ?


Romain Ducoulombier. Il faut voir les motivations des partenaires. Dans les négociations, l’objectif du Parti socialiste (PS) est d’obtenir la majorité à l’Assemblée nationale, afin de disposer d’une marge de manœuvre très large, ce qui serait un évènement historique. L’enjeu est énorme pour les socialistes. Le PS ne veut donc rien lâcher.

Pour le Front de gauche (FG), la question tient à la nature même de sa structure avec un Parti de gauche (PG) allié au Parti communiste (PCF). Ce dernier a de beaux restes ancrés localement, mais n’a aucune personnalité charismatique.

Le Parti de gauche (PG), lui, veut renforcer sa présence vis-à-vis du PS, alors que Jean-Luc Mélenchon se considère comme le bénéficiaire de son score à la présidentielle (11,1% des voix au premier tour). Mais convertir un score électoral à la présidentielle en un score élevé aux législatives n’est pas évident.

 

Le PS a accusé le PG, qui a négocié indépendamment du PCF, d’être responsable de l’échec des négociations. Selon vous, le PG a-t-il fait une erreur politique ?

Oui, en un sens, mais c’est la rançon du succès. Aux sénatoriales, on avait eu le même psychodrame. L’inconvénient de cette stratégie, c’est que cela interdit le réflexe de bloc de gauche face à la droite.

C’est un échec moral, mais ça peut se comprendre pour tous les partenaires. Et puis, le PCF est plus sensible à la pression du PS, alors que le PG a fait de son indépendance son image de marque.

 

Le PCF peut-il survivre sans le PG ?

Oui, mais c’est la participation au gouvernement qui va lui poser problème. Le PCF est tiraillé entre une attraction vers le PS et, inversement, son attraction historique vers l’opposition gouvernementale. Sa participation dépend du résultat des législatives.

Le PCF n’est plus un parti de masse depuis les années 1990. Il a survécu grâce à la résilience de ses élus et à leur bonne implantation locale.

Dans la négociation, le PCF est dans une situation délicate. Le PS fait pression sur lui pour le séparer du PG. En même temps, le PCF ne peut pas laisser le PG se développer, et il espère avoir un groupe parlementaire à lui tout seul.

Pour le PG, l’enjeu est inverse. Si le PS manque la majorité au Parlement, les députés du PG seraient à la charniere des votes de toutes les lois du quinquennat. Tout dépend si le PCF arrive à créer un groupe indépendant à l’Assemblée. Dans ce cas, le PG serait affaibli car il n’aurait plus besoin de lui.

 

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:48

LE MONDE | 24.05.2012 à 11h31 • Mis à jour le 24.05.2012 à 11h31

Par Raphaëlle Besse Desmoulières

 

 

 

 

Au Front de gauche, on voit grand pour les législatives. Certains parlent d'une trentaine de députés, d'autres de doubler le groupe. Actuellement, ils sont 16 députés du Parti communiste et 3 du Parti de gauche. Le groupe parlementaire compte aussi 2 députés d'outre-mer.

 

Chez les communistes sortants, certains sont en difficulté. En Seine-Saint-Denis, Jean-Pierre Brard (apparenté PCF) doit affronter le socialiste Razzy Hammadi, soutenu par la maire de Montreuil, l'écologiste Dominique Voynet. François Asensi (apparenté PCF) doit, lui, faire face à la candidature de son ex-dauphin, Stéphane Gatignon, passé chez Europe-Ecologie et soutenu par le PS.

 

 SITUATION COMPLIQUÉE POUR LE PARTI DE GAUCHE


Dans le Rhône, Michèle Picard, qui prend la relève d'André Gerin, a vu la circonscription modifiée au profit du PS. L'échec des négociations avec les autres partis de gauche n'a pas non plus arrangé les affaires du Front de gauche ; le PCF a dû renoncer à quatre circonscriptions jugées gagnables.

 

Du côté du Parti de gauche, la situation s'avère encore plus compliquée, les trois députés sortants ayant été élus avec d'autres étiquettes politiques. Si Marc Dolez, député du Nord (ex-PS), a de bonnes chances d'être réélu, la situation est plus compliquée pour Martine Billard (ex-Verts) dont la circonscription parisienne a été fortement remodelée.

 

Dans celle de Jacques Desallangre, député de l'Aisne qui ne se représente pas, c'est un communiste qui reprend le flambeau. C'est donc sur les épaules de Jean-Luc Mélenchon, qui se présente face à Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais, que reposent les espoirs.

 

Des législatives dépendront le rapport de force avec le PS. Si ce dernier obtient seul, ou avec ses alliés écologistes, la majorité absolue, il pourra se passer du Front de gauche. Si ce n'est pas le cas, se posera alors la question de la participation gouvernementale.

 

"UNE VRAIE POLITIQUE DE GAUCHE"


Le PCF a longtemps été le partenaire privilégié du PS. Les communistes ont participé au gouvernement dirigé par Lionel Jospin de 1997 à 2002. Une expérience dont ils ne gardent pas forcément un bon souvenir. "Les gens ont cru à la gauche au pouvoir pour avoir une politique de gauche, mais cette dernière n'a pas été au rendez-vous et ça a donné le 21 avril 2002, estime Michel Laurent, membre de la direction du PCF et frère de Pierre Laurent, le secrétaire national du parti. On aspire à pouvoir exercer nos responsabilités au plus haut niveau mais pour une vraie politique de gauche."

Un conseil national du PCF se tiendra à l'issue des législatives, le 18 juin, suivi d'un vote des militants et d'une conférence nationale extraordinaire deux jours plus tard, pour trancher la question. Le sujet est délicat car s'ils choisissent d'envoyer des ministres au gouvernement, les communistes prendront le risque de faire exploser le Front de gauche, qui les a fait passer de 1,93 % des voix en 2007 à 11,10 % cinq ans plus tard.

 

Les noms du député André Chassaigne ou de la sénatrice Nicole Borvo Cohen-Seat, évoqués pour participer au gouvernement, ne sont pas confirmés au PCF. "On ne cherche pas la place pour la place, comme Cécile Duflot qui a fait fi de son identité politique", assure Lydie Benoist, chargée des élections au PCF.

 

"AUTONOMIE CONQUÉRANTE"


Pour Michel Laurent, sans infléchissement de la politique des socialistes, les communistes ne participeront pas au gouvernement. Un avis partagé par Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Il précise que son parti sera très attentif à la question du traité européen.

 

"Par-delà les belles déclarations sur le thème de la croissance, tout se fait sans qu'un millimètre ne soit touché au traité, estime-t-il. L'austérité, conjuguée à une souveraineté limitée, ferait que tout gouvernement de gauche qui l'appliquerait aurait les pieds et les poings liés." "Nous ne participerons pas à un gouvernement, fusse-t-il de gauche, qui lierait son destin à ce traité", affirme-t-il.

 

Resterait alors à trouver la bonne formule. "On soutiendrait les textes qui vont dans le bon sens tout en se battant contre les autres", explique M. Dartigolles. Pour M. Mélenchon, cela s'appelle "l'autonomie conquérante". Pour un cadre PCF, cette expression "ne veut rien dire".

Actuellement, ils sont 16 députés du Parti communiste et 3 du Parti de gauche. Le groupe parlementaire compte aussi 2 députés d'outre-mer. Chez les communistes sortants, certains sont en difficulté. En Seine-Saint-Denis, Jean-Pierre Brard (apparenté communiste) et François Asensi (Fase) constesté dans sa circonscription par son ex-ami Maire de Sevran passé avec armes et bagages à EELV...


 
 


Le Monde
 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 01:44

Plans sociaux: le PCF alerte Ayrault

AFP Mis à jour le 24/05/2012 à 21:07 |

Le PCF a demandé jeudi à Jean-Marc Ayrault de prendre "instamment" les "décisions d'urgence qui s'imposent" face aux plans sociaux qui s'annoncent dans le pays, jugeant "inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel".

Dans une lettre au Premier ministre, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Nicole Borvo Cohen-Seat, présidente du groupe CRC au Sénat et Roland Muzeau, président du groupe CRC-PG à l'Assemblée nationale, écrivent : "passées sous silence au cours des dernières semaines de campagne de l'élection présidentielle, les menaces de plans sociaux drastiques se précisent et se multiplient aux quatre coins du pays", citant notamment Air France, Carrefour ou la grande distribution.

"Il nous paraît inacceptable que le gouvernement assiste impuissant à ces destructions massives de l'emploi industriel français alors que les Français ont exprimé avec force leur volonté de mettre un coup d'arrêt à ce gâchis et que votre gouvernement a affiché dans l'intitulé de son ministère l'ambition d'engager le redressement productif du pays", poursuivent-ils.

Les responsables communistes demandent "instamment" au Premier ministre de prendre "les deux décisions d'urgence qui s'imposent" : "l'adoption d'un moratoire à effet immédiat sur les plans sociaux et licenciements jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale" et "l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session".

"Nous vous proposons d'inscrire dans ce débat la discussion sur la proposition de loi contre les licenciements boursiers débattue au Sénat le 16 février dernier", concluent-ils. Le Sénat avait rejeté cette PPL communiste visant à interdire les licenciements boursiers à la suite de l'abstention des radicaux de gauche, témoignant de l'étroitesse de la majorité de gauche au Sénat.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 20:56

Législatives : Voynet soutient le candidat PS à Montreuil

Il n'y aura pas de candidat écologiste pour la législative sur la circonscription de Montreuil-Bagnolet. L'écologiste Dominique Voynet a annoncé, dimanche 20 mai, que Europe Ecologie-Les Verts n'avait pas déposé de candidature et soutenait désormais Razzy Hammadi, le candidat du Parti socialiste. 'Nous souhaitons donner une majorité au président de la République et pour Montreuil, nous ne voulons pas ajouter de la division à la division déjà existante à gauche', explique la maire de Montreuil.

 

Voilà des mois que le suspense durait. Après avoir renoncé à se représenter lors de la sénatoriale au profit de l'écologiste Aline Archimbaud, l'ancienne ministre laissait croire qu'elle pourrait briguer le siège de Jean-Pierre Brard député (apparenté PCF) sortant et candidat du Front de gauche. Elle en avait envie mais n'était pas sûre de l'emporter. Les instances nationales d'EELV avaient gelé la circonscription en attendant sa décision, au grand dam de Mireille Ferri, conseillère régionale d'Ile-de-France,elle aussi candidate. Mais 2008 et sa victoire surprise sur le vieux communiste lors de la municipale semble loin...

 

À DEUX ANS DES MUNICIPALES

 

Dominique Voynet traverse en effet une mauvaise séquence électorale à Montreuil : lors des cantonales de 2010, sa candidate, Catherine Pilon, s'est faite battre par celui du Front de gauche  et, pour la présidentielle, Eva Joly n'a obtenu que 4 % des voix dans ce fief écolo. Présenter un candidat dans ce contexte risquait fort de se solder à nouveau par un petit score. Or Mme Voynet, contestée à gauche pour sa gestion de la ville, ne pouvait se permettre de se montrer affaiblie à deux ans de l'élection municipale.

Mme Voynet espère ainsi que l'alliance qu'elle dessine avec le PS réussira à faire barrage à Jean-Pierre Brard. Le député n'a jamais fait mystère de son envie de prendre sa revanche. 'Je ne veux plus qu'à Montreuil, on ait comme seul (...)

 

Malgré tout le let'motiv' des verts c'est de battre ou de faire battre les candidats Front de Gauche et singulièrement les candidats communistes.. Hélas pour la gauche.

 

 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:54

Avec quatre députés sortants PCF et apparentés, la Seine-Saint-Denis devrait rester un des derniers grands bastions communistes de ces législatives même si les attaques venues des partenaires de gauche s'intensifient.

Seuls à rivaliser avec cette "banlieue rouge" du "93", le Nord et les Hauts-de-Seine avec chacun trois députés Front de gauche (FG) sur un total de 19 à l'Assemblée.

 

En Seine-Saint-Denis, les sortants ont de très bonnes chances d'être réélus dans un département "où Jean-Luc Mélenchon a fait son meilleur score à la présidentielle" (17% contre 11,1% au niveau national), "où la droite se casse la figure et où le FN a perdu cinq points depuis 2002", explique à l'AFP Lydie Benoît, chargée des élections au PCF.

Ce scrutin doit normalement être une formalité pour Marie-George Buffet (PCF) et Patrick Braouezec (Fédération pour une alternative sociale et écologique), dans la 4e et la 2e circonscription. Pour François Asensi (Fase) dans la 11e et l'apparenté PCF Jean-Pierre Brard (7e), la bataille sera plus difficile.

 

Rattaché au FG, M. Asensi dont la suppléante est Clémentine Autain a, comme M. Braouezec, quitté le PCF en 2010, dénonçant l'impossibilité de changement dans le parti. Et dans sa circonscription, on assiste à une véritable affaire de famille.

 

Le maire communiste de Tremblay, 66 ans, se retrouve face à son ancien collaborateur parlementaire, Stéphane Gatignon, un ex-PCF de 42 ans, passé fin 2009 à Europe Ecologie-Les Verts (EELV), aujourd'hui soutenu par le PS via l'accord national de novembre.

 

Ce quadragénaire, maire de Sevran, chez qui Nicolas Hulot avait déclaré sa candidature à la primaire d'EELV, a obtenu le renfort de Daniel Cohn-Bendit lors d'un meeting lundi auquel participait aussi Robert Hue, l'ex-numéro un du PCF.

Le FG reste confiant car "Asensi est très populaire". Mais "à notre âge, il faut savoir terminer ses mandats!", a lancé "Dany" au député élu depuis 1981.

 

De son côté, Jean-Pierre Brard compte aussi garder son siège face à Razzy Hammadi, même si le socialiste est désormais soutenu par la maire EELV de Montreuil Dominique Voynet, qui ne pouvait se permettre un faible score d'un candidat "écolo" après les 4% d'Eva Joly à la présidentielle sur ce secteur.

 

Ce renfort de Mme Voynet fait grincer des dents à Montreuil. Certains à la section PS pensent que l'ex-sénatrice verte, décriée dans sa ville, veut "créer les conditions pour revendiquer en 2014 une tête de liste" aux municipales avec le soutien du PS.

 

M. Hammadi, qui "ne compte pas se mêler des conflits qui minent la gauche" ici, s'en défend : "Elle m'a apporté son soutien et tout ce qui va dans le sens du rassemblement est à féliciter, mais il n'y a aucune discussion" sur 2014.

Au FG en tout cas, pas d'inquiétude pour M. Brard, affirme Mme Benoît qui juge "pas très réglo" que socialistes et écologistes "s'unissent pour essayer de dégommer un partenaire à gauche". Mais à EELV, "nationalement on ne soutient personne" dans cette affaire, assure David Cormand, délégué aux élections, car "on souhaitait un candidat écologiste" mais "le groupe local n'a pas voulu".

 

Ailleurs en Seine-Saint-Denis, le PCF, en progrès aux dernières cantonales, affiche également de "grandes ambitions" pour Abdel Sadi, jugeant "quasi sûr" que le candidat FG sera en tête de la gauche sur cette 5e circonscription détenue par Jean-Christophe Lagarde (Nouveau centre) où François Hollande l'a emporté largement.

Dans la 6e circonscription, le PCF espère aussi un "bon score" avec Patrick Le Hyaric, directeur de L'Humanité, et qui sait, "peut-être une surprise" face à Elisabeth Guigou (PS).

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:48

  - le 23 Mai 2012

L’UMP s’en donne à cœur joie et attaque la nouvelle garde des Sceaux. Christiane Taubira cristallise sur elle les rancœurs de la défaite et les débordements de l’extrême-droitisation d’une partie de l’UMP avant les législatives. Les attaques se succèdent ad nauseam. 


À peine était-elle nommée ministre, le 16 mai, que le député Jean-Paul Garraud, membre de la Droite populaire, déclarait que la composition du gouvernement lui donnait "mal à la France", en ciblant l'élue guyanaise. Se défendant de toute attaque "par rapport à la couleur de peau", il avait dénoncé sa position sur "l'esclavagisme", l'accusant de "faire à chaque fois le procès de la France" et d'avoir une "vision très communautariste de l'Histoire de France".

Le patron de l’UMP a validé le lynchage mardi en faisant une pirouette réthorique qui a fait rire jusqu’aux élus FN : "Je dis aux Français qui ont envie de voter Front national qu'en votant Front national, on a la gauche qui passe. Donc, quand on vote Front national, on a Taubira et l'annulation des tribunaux correctionnels pour mineurs." Des députés UMP ont, du coup, repris à leur compte des rumeurs glanées sur Internet, sans rien vérifier. Ce que résume un élu de droite à l’AFP : "C'est comme Eva Joly, qui était un punching-ball idéal pour la droite. Taubira est une cible parfaite. On va bien se marrer..."

 

Après les juges pour enfants, c’est le syndicat de la Magistrature qui soutient Taubira

La ministre reçoit néanmoins quelques soutiens. Ce mercredi, c’est le Syndicat de la magistrature qui déplore la violence de ces attaques, et notamment les "sous-entendus racistes et sexistes", lancées contre la ministre de la Justice depuis qu'elle a confirmé son intention de supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs.


L'offensive en dit long sur le niveau d'automatisme affligeant atteint par les maîtres autoproclamés du "réalisme", qui crient au "retour de l'angélisme", au "laxisme", à l'"irresponsabilité". Et le Syndicat de la magistrature décerne une "palme" à l'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati et rappelle quelle "ministre catastrophique elle fut".

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 11:41

Michel Sapin rejette l'idée d'une forte hausse du smic

Le Monde.fr avec AFP | 24.05.2012 à 10h55 • Mis à jour le 24.05.2012 à 10h55

 

Michel Sapin, le 9 mai.


 Le ministre du travail, de l'emploi et du dialogue social Michel Sapin a estimé jeudi 24 mai "légitime" de donner un coup de pouce au Smic mais il a rejeté l'idée d'une forte hausse comme le demandent certains syndicats.

"Quand vous êtes une caissière à 70 % du Smic, vous n'arrivez pas à vivre, il est légitime que de donner un coup de pouce au Smic", a déclaré Michel Sapin sur Canal+.

 

Avant de nuancer : "Mais quand vous êtes une petite entreprise avec des carnets de commandes difficiles, vous vous posez la question de l'équilibre de votre compte, et là on ne peut pas non plus faire des sauts sur le Smic, c'est cela qu'il faut concilier et une décision sera prise", a ajouté le ministre, en insistant sur la concertation avec les partenaires sociaux. "Il n'y a pas de bonne décision s'il n'y a pas le dialogue qui précède cette décision", a-t-il martelé.

 

  Le coup de pouce au smic est un des engagements de campagne de François Hollande. Lors du débat d'entre-deux tours, ce dernier avait promis : "Le Smic sera indexé non seulement sur les prix, mais sur une part de la croissance. Chaque fois que la croissance s'élèvera, le SMIC sera réajusté. Le coup de pouce sur le Smic sera donc fonction de la croissance."


DEUX SYNDICATS RÉCLAMENT UNE FORTE HAUSSE 


Ce coup de pouce du smic est un des sujets de la conférence sociale qui se tiendra avant mi-juillet, deux syndicats revendiquent un effort conséquent : une hausse de 300 euros bruts pour la CGT à 1 700 euros bruts mensuels, tandis que FO réclame une augmentation progressive à 1 340 euros nets contre environ 1 100 euros nets aujourd'hui.

 

Invité à dire si le gouvernement accéderait à la revendication de Jean-Claude Mailly, numéro 1 de FO, le ministre a répondu: "Il le sait lui-même".

 

Sur le chômage, autre thème clé de la conférence sociale, Michel Sapin a mis en garde contre "les plans sociaux qui sont encore devant nous". "Ils étaient sous le tapis et ressortent de dessous le tapis", en mettant en cause "l'Etat actionnaire précédent" dans la situation d'Air France, qui pourrait selon la presse supprimer 5 000 emplois d'ici trois ans.

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 21:33

 

 

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BRUNO FORNACIARI

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