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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 01:46

Malgré l'affaire du Médiator, Jacques Servier et sa famille grimpe de la 17e à la 15e place du classement des plus riches

 

  - le 11 Juillet 2012

Les 500 plus grandes fortunes de France ont toujours les poches bien pleines

Le classement 2012 de Challenges montre que les 500 plus riches français ont cumulé 267 milliards d'euros de gain. Soit autant que les recettes de l'Etat. Voilà une bonne source de taxation à étudier pour réduire les déficits et la dette publique.

Moins d'une semaine avant l'étude par l'Assemblée nationale du collectif budgétaire 2012, Challenges relance sans le vouloir le débat sur la taxation des plus riches et sur une autre répartition des richesses en France. Citant Jean-Philippe Delsol, auteur de A quoi servent les riches (Editions JC Lattès), le magazine a fait le calcul: "S’il fallait les redistribuer aux 8,1 millions de pauvres (en France) recensés par l’Insee, cela représenterait 33.000 euros pour chacun d’eux".

Quant à résorber le déficit public de la France avec les sous des plus riches, c'est tout à fait possible. Si l'on prenait à ces 500 plus grandes fortunes les 69,6 milliards d'euros nécessaires pour combler le déficit public actuel, cela leur laisserait tout de même aux alentours de 200 milliards pour subvenir à leurs besoins cette année.

 

Les autres scandales mis en lumière par ce classement:

 

  • Des riches un peu moins riches mais toujours très riches. Les 500 plus grandes fortunes françaises souffrent de la crise, mais elles sont tellement riches qu'elles ne s'en sont sans doute pas rendu compte. Leur revenus ont baissé de 3% par rapport au classement précédent. La faute, selon le magazine, aux "difficultés de l’économie française", à "la chute des cours de bourse et l’assèchement du marché des fusions acquisitions, dont l’activité poussait jusqu’alors la valeur des entreprises à la hausse".
  • Les plus fortunés sont toujours les mêmes. Neuf des dix plus grandes fortunes 2011 restent dans le Top 10 2012. Bernard Arnault demeure le plus riche de tous. Les 21 milliards d'euros en poche du patron de LVMH représentent à eux seuls 8% du total du classement. La famille Mulliez et ses Auchans demeurent deuxièmes et ne connaissent pas la crise.
  • Les Servier plus riches, malgré le Médiator. Jacques Servier se bat comme un beau diable dans les prétoires pour ne pas indemniser les victimes de son Médiator. Sa famille lui en sait gré en remontant de la 17e à la 15e place.

  • Bettencourt rétrogradée. Liliane Bettencourt et sa famille sont poussés hors du podium par Bertrand Puech et les familles actionnaires de Hermès.Lactalis dans le gotha. Lactalis n'est pas Doux et la hausse des produits alimentaires va bien quelque part. La famille Besnier, fondatrice du premier laitier mondial, grimpe à la dixième place du classement
  • Niel a Free, il a tout compris. A l'heure où les opérateurs mobiles prennent prétexte de l'arrivée de Free pour dégraisser en France et délocaliser à tout va, le propriétaire du groupe télécom Iliad, Xavier Niel, arrive à la douzième place du classement.

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 01:44

- le 12 Juillet 2012

Des sanctions contre les dépassements d'honoraires abusifs

La ministre de la Santé Marisol Touraine a souhaité ce jeudi la mise en place d'une procédure "plus dissuasive" pour sanctionner et "interdire" les dépassements d'honoraires abusifs des médecins.


"Il y a des abus. Ces abus, ils concernent une minorité de médecins mais ils doivent être très clairement interdits et sanctionnés", a expliqué la ministre interviewée sur BFM Business. "Aujourd'hui, les abus ne sont pas sanctionnés, l'Ordre des médecins pourrait le faire, il ne le fait pas. Ce sera l'un des premiers enjeux de la négociation que de définir les conditions dans lesquelles on va pouvoir sanctionner les abus et donc je souhaite qu'il y ait une procédure plus directe, plus rapide et plus dissuasive qui se mette en place", a poursuivi la ministre.

 

L'assurance maladie, les syndicats de médecins et les complémentaires vont entamer le 25 juillet de vastes négociations pour limiter les dépassements d'honoraires qui concernent environ un quart des médecins, selon le voeu du gouvernement.

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 01:42
Première cargaison humanitaire des Etats-Unis vers Cuba depuis 50 ans

Première cargaison humanitaire des Etats-Unis vers Cuba depuis 50 ans

Créé le 11-07-2012 à 20h40 - Mis à jour à 20h40

 

Un navire transportant du matériel humanitaire est parti mercredi de Miami pour rejoindre Cuba, la première expédition à emprunter cette route maritime depuis 50 ans.

 

"Ce premier bateau, l'Ana Cecilia, est parti avec des livraisons de type humanitaire et nous nous assurons qu'il n'y ait rien à vendre à Cuba", a indiqué à l'AFP Leonardo Sanchez-Adega, porte-parole de la société chargée de la livraison en provenance du port de Miami vers Cuba, International Port Corp.

 

Cette société est autorisée à assurer des cargaisons venant de groupes caritatifs, humanitaires ou religieux, mais aussi "des membres de la famille de personnes à Cuba", a précisé le porte-parole.

 

Le navire, parti avec un équipage de 10 membres à son bord, a une capacité de cargaison de 16 containers. Le transport est facturé 5.99 dollars la livre, soit environ 13 dollars le kilo.

 

Désormais, un bateau partira tous les mercredi pour ce voyage de 16 heures jusqu'à La Havane. "De là, l'équipage décharge tout sans débarquer et le bateau repart vide vers Miami", a détaillé M. Sanchez-Adega.

 

La société, qui doit se plier à l'embargo total décrété contre Cuba en février 1962 par le président américain John F. Kennedy et sévèrement renforcé par la suite, a précise avoir obtenu un permis spécial des autorités américaines.

 

Depuis 1992, l'embargo américain contre Cuba est condamné chaque année par l'Assemblée générale des Nations unies à une majorité écrasante: en septembre 2011, 186 pays ont condamné le blocus, contre deux (Etats-Unis et Israël) et trois abstentions (Iles Marshall, Micronésie et Palau).

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 01:39

 

Pierre Laurent, Martine Billard et Christian Picquet en compagnie de Didier Le Reste, en octobre 2011

Politique - le 12 Juillet 2012

Le Front de Gauche exige un référendum sur le Pacte Budgétaire européen

Alors que François Hollande a mis à l’ordre du jour la ratification par la France du Pacte Budgétaire européen, le Front de Gauche s’élève ce mercredi contre la volonté du président de la République de faire passer un texte aux conséquences économiques négatives. Ses dirigeants demandent l’organisation d’un grand débat public débouchant sur un référendum, afin d’informer le peuple et de lui laisser le dernier mot.


Pour le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, ainsi que Martine Billard (Parti de Gauche) et Christian Picquet (Gauche Unitaire), le débat public, l’information du peuple et sa décision finale sur un sujet qui touche à la souveraineté nationale sont indispensables. Les dirigeants du Front de Gauche souhaitent que cela permette d’éviter la ratification en l’état d’un traité qui aurait des conséquences néfastes sur l’économie française, tuant notamment l’investissement public en imposant une austérité drastique.

 

Pour Pierre Laurent, le Pacte Budgétaire est en effet porteur de mesures très dures, qui risquent de plonger la France dans l’austérité à l’instar d’autres pays l’ayant ratifié, comme la Grèce qui multiplie actuellement les privatisations pour entrer dans les clous européens, ou l’Espagne qui poursuit ses coupes dans les dépenses publiques en échange de l’aide européenne à son secteur bancaire.

 


Christian Picquet, de Gauche Unitaire, explique que le gouvernement français serait lié par des contraintes budgétaires encore plus strictes, et ne se donnerait donc aucun moyen de mettre en œuvre les changements politiques pour lesquels il a été élu : « Signer le Pacte de Stabilité donnerait une trajectoire à la politique gouvernementale pour le quinquennat, qui serait totalement contraire à ce pourquoi les Français ont voté au printemps. Cela orienterait vers une austérité généralisée avec une baisse des dépenses publiques, une diminution du coût du travail pour alléger les cotisations patronales, au moment où les grands groupes affichent des dividendes insolents. Cette trajectoire là, rien ne la justifie ».

 

Pas de ratification sans référendum


« Il est donc fondamental d’alerter les citoyens sur la situation et les conséquences concrètes de la ratification d’un tel traité », estime Martine Billard, du Parti de Gauche. « Il y a urgence, et on va mener cette bataille dès maintenant », poursuit-elle. Le Front de Gauche lance donc la mobilisation en faveur de l’organisation d’un référendum, estimant qu’il ne peut pas y avoir de ratification parlementaire sans que les dispositions du traité aient été portées à connaissance des citoyens. Cette thématique sera placée au cœur des Estivales du parti les 25 et 26 août prochain, et le Front de Gauche promet une mobilisation en masse à la rentrée si le gouvernement refuse le référendum.

 

Dans tous les cas, Pierre Laurent a annoncé que ses députés voteraient contre la ratification du traité au Parlement. Christian Picquet espère que les députés socialistes et écologistes suivront : « C’est un cri d’alarme en direction de l’ensemble de la gauche : on doit redresser quelque chose qui peut être une trajectoire mortifère plongeant des pays dans une catastrophe sociale ».

 

En conclusion, il lance sur un air de défi à François Hollande : « Allez-vous faire passer ça alors que le peuple ne vous en a pas donné mandat, comme Nicolas Sarkozy avait fait passer le traité de Lisbonne "en fraude" après l’échec du référendum de 2005 ? Ce serait un suicide politique ».

 

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 01:33

Cuba: nombre record de médecins diplômés en 2012

Créé le 11-07-2012 à 22h15 - Mis à jour à 22h15

 

Avec plus de 11.000 diplômés en médecine - dont la moitié d'étrangers -, Cuba a enregistré en 2012 la plus importante promotion de nouveaux médecins de son histoire, a annoncé mercredi le ministère cubain de la Santé.

Des 11.009 étudiants qui vont recevoir en juillet leur diplôme de docteur en médecine, "5.315 sont Cubains et 5.694 proviennent de 59 pays étrangers", notamment d'Amérique latine, d'Asie et d'Afrique, a indiqué une haute responsable du ministère citée par le quotidien officiel Granma.

 

Ces chiffres constituent "la plus importante promotion médicale de toute l'histoire" de Cuba et "une preuve éloquente de la solidarité internationaliste", souligne le quotidien du Parti communiste cubain.

 

La grande majorité des nouveaux diplômés étrangers sont d'Amérique latine, avec "plus de 2.400" originaires de Bolivie, 453 du Pérou, 429 du Nicaragua, 308 d'Equateur, 175 de Colombie et 170 du Guatemala, selon le ministère.

 

Outre les facultés de médecine existant dans 13 des 15 provinces de l'île, l'enseignement est dispensé pour les étrangers à l'Ecole latino-américaine de Médecine (Elam) de La Havane.

 

Avec un médecin pour 148 habitants, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Cuba est le pays au monde le mieux pourvu dans ce secteur.

 

__________________________________________________________________________________________________

 

Tandis que la France peine à touver des médecins et à pourvoir les postes dans les hôpitaux fautes de professionnels de s anté, medecins compris, en laissant ainsi des lits vides et les patients attendre les oins aux délais incertains, "la dictature communiste de Castro" quand à elle, "s'équipe" pour la santé de ses concitoyens, et des touristes qui viennent s'y faire soigner.

CUBA champion du monde de la santé.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 01:23

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 19:16

 

  - le 12 Juillet 2012

PSA Aulnay: "La décision de fermer le site a été prise en 2010"

Depuis deux ans, PSA savait qu'il allait fermer son usine d'Aulnay. C'est ce que révèle Philippe Julien, secrétaire du syndicat CGT de PSA Aulnay, dans l'Humanité Dimanche de cette semaine. L'entretien a été réalisé avant les annonces du constructeur automobile française de ce jeudi matin.

HD. Dans une grande partie des médias, la fermeture de l’usine d’Aulnay est présentée comme inéluctable ? Est-ce votre avis ?

Philippe Julien. Une partie de la presse nous a effectivement déjà enterrés vivants. Pourtant il n’y a aucun argument valable pour justifier la fermeture. On évoque la baisse des ventes. Mais PSA ne peut décider de fermer une des cinq usines de montage qu’il a en France sous prétexte d’une baisse du marché depuis le début de l’année, alors que cette chute intervient après deux années exceptionnelles, 2010 et 2011. En une dizaine d’années, PSA a augmenté son chiffre d’affaires en proportion de ses ventes de 41 à 61 milliards d’euros en 2011. Les effectifs ont baissé et la productivité a augmenté. Et ça ne serait pas rentable ? L’autre argument avancé, c’est une prétendue surcapacité, mot repris en boucle par les « experts » sans que rien ne soit jamais démontré. La direction a même affirmé qu’Aulnay ne marchait qu’à 50 % de ses capacités, alors que l’on fabrique 700 véhicules par jour, c’est-à-dire 100 % de la capacité d’une ligne de montage.

 

HD. Si l’on en croit le document envoyé anonymement à la CGT en juin 2011, la décision de fermeture aurait de toute façon été prise en 2010, une excellente année pour PSA.

Philippe Julien. Oui, effectivement, selon ce document la décision a été prise en janvier 2010. Elle est peut-être même antérieure. C’est donc sans rapport avec l’évolution du marché. Le calcul de la direction, c’est qu’en « saturant » les autres usines de montage – je n’emploie pas ce mot par hasard, c’est celui qui était utilisé dans le document – on peut augmenter la productivité de manière très importante. En vérité, les voitures continueront à être fabriquées, mais au lieu de l’être dans cinq usines elles le seront dans quatre.

 

HD. La direction du groupe invoque la nécessité de baisser les coûts de fabrication des modèles du segment B, dont la C3, fabriquée à Aulnay. Mais quels sont ces coûts de fabrication ?

Philippe Julien. C’était le premier argument de la direction pour fermer Aulnay : une marge insuffisante sur les petites voitures. Argument qu’elle a laissé tomber quand on lui a demandé le niveau de ses marges par modèle, sur l’ensemble des gammes fabriquées. L’un des problèmes, c’est le manque de transparence de la direction. D’où la nécessité de dispositifs permettant aux salariés de pouvoir contrôler réellement les comptes de l’entreprise, les coûts, les prix de revient.

 

HD. Depuis quelques années, la menace de fermeture semble passer d’un site à l’autre. Après Rennes, Aulnay…

Philippe Julien. C’est une technique de management. Depuis une dizaine d’années, il y a mise en concurrence des sites entre eux. On crée le doute. Chaque site est ainsi déstabilisé. Auparavant, chaque site savait à l’avance quel type de voiture lui serait attribué. La direction dit : « Aujourd’hui vous fabriquez tel modèle, mais après on ne sait pas. On réfléchit, on verra si vous êtes performants. » C’est une manière d’accroître l’exploitation des salariés.

 

HD. La CGT alerte depuis plus d’un an sur les plans de la direction. Qu’ont fait les pouvoirs publics ?

Philippe Julien. Dès qu’on a eu le document, on a alerté l’État. Puisque l’État, contrairement à ce qu’on entend un peu partout, a les moyens d’intervenir. Le code du travail lui permet de nommer des médiateurs pour intervenir dans un conflit du travail. Surtout, l’État a versé des centaines de millions d’euros d’aides au groupe PSA et même, il y a 2 ans, un prêt de 3 milliards à taux préférentiel. Par exemple, à travers les conventions APLD (activité partielle de longue durée – NDLR), qui en théorie sont là pour éviter les licenciements, l’État augmente sa participation au financement du chômage partiel, et l’employeur s’engage en contrepartie au maintien de l’emploi. PSA a signé des dizaines de conventions de ce type. Qu’attend l’État pour les faire respecter ? Au lieu de cela, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, se contente de demander au groupe de clarifier ses intentions. Il n’y aurait que le ministre qui ne les connaisse pas ! Et s’il lui manquait quelque chose dans son arsenal juridique, le gouvernement a aujourd’hui tous les moyens pour faire voter des lois qui soient favorables aux salariés. Entre autres d’interdiction des licenciements.

 

HD. Peut-on chiffrer le total des aides reçues par PSA ?

Philippe Julien. Nous n’obtenons que des données partielles, au compte-gouttes. Mais l’État peut connaître ce montant : aides à l’APLD, prime à la casse, aides pour des études sur la voiture électrique et la voiture hybride, argent versé au titre de la formation, exonérations de cotisations sociales, défiscalisation des heures supplémentaires, aides à la recherche et au développement, etc. On serait curieux de connaître le total. On accuse souvent les salariés d’être des assistés, on voit que de grands groupes le sont complètement !

 

HD. Il y a un CCE extraordinaire le 12 juillet. Un autre programmé le 25, juste avant les congés, qui démarrent le 27 juillet. Va-t-on vers un plan de sauvegarde (PSE) de l’emploi à Aulnay ?

Philippe Julien. Pour la première réunion aucun document n’a été remis à l’avance, contrairement à ce que prévoit la loi. Ils seront transmis en séance aux représentants du personnel. Ce qui, outre le choix des dates, juste avant les congés, montre que la direction craint la réaction des salariés. Les décisions prises seront-elles soumises au vote du CCE le 25 juillet ? On n’en connaît pas encore l’ordre du jour. Tout le monde a compris maintenant que la direction préparait la fermeture de l’usine. Elle se cale d’ailleurs sur le calendrier prévu dans le document que nous avons rendu public. C’est la fin d’un an de mensonges, au moins sur ce terrain. Mais l’objectif, c’est de fermer Aulnay, comme Melun (Seine-et-Marne) et Asnières (Hauts-de-Seine), sans PSE. Pour la direction, c’est encore trop cher ! Et cela l’obligerait à négocier avec les syndicats. La direction compte fermer Aulnay dans le cadre de la GEPEC, la gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences, qui normalement n’est pas prévue pour fermer des entreprises mais au contraire pour éviter les licenciements.

 

HD. Quel est l’état d’esprit des salariés ?

Philippe Julien. Plusieurs centaines d’entre eux sont prêts à se mobiliser pour sauver leur emploi, même si d’autres hésitent encore à entrer dans une lutte collective. Les 4 et 5 juillet par exemple, les salariés de la peinture – un secteur qui fait rarement grève – ont arrêté le travail. Le journal « les Échos » a titré récemment « Comment désamorcer la bombe d’Aulnay ? » (le 29 juin – NDLR). Comme si c’était la seule préoccupation, et pas de préserver l’emploi ! Effectivement, 3 000 salariés unis pour mener une lutte collective, qui peuvent s’adresser aux autres salariés dans la même situation, mais aussi à ceux qui restent au travail soumis à des efforts croissants de productivité, des baisses de salaire… c’est une bombe. Nous avons bien conscience que nous ne sommes pas les seuls salariés menacés. Dans le groupe PSA, il y a de nombreux licenciements, des suppressions de poste dans tous les sites. C’est la même chose pour toute la filière automobile, pour les équipementiers. Le fait que nous soyons une grosse usine en région parisienne nous donne la responsabilité de porter haut et fort la revendication du maintien de l’emploi, de l’interdiction des licenciements, de la répartition du travail entre toutes les usines.

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 19:11
Accueil > La crise financière > L'Etat prête 6,5 milliards à Renault et à PSA

L'Etat prête 6,5 milliards à Renault et à PSA

Créé le 09-02-2009 à 06h54 - Mis à jour le 12-02-2009 à 08h05
Par 

Nicolas Sarkozy annonce une batterie de mesures pour un total de 7,8 milliards d'euros, afin de pour soutenir les deux groupes automobiles et leurs sous-traitants. En contrepartie, Renault et Peugeot Citroën s'engagent à ne pas mettre en œuvre de plan social.

Nicolas Sarkozy a annoncé lundi 9 février une série de mesures pour soutenir la filière automobile française, pour un total de 7,8 milliards d'euros, en échange de garanties en matière d'emploi:
- L'Etat prête 6,5 milliards d'euros à Renault, PSA et Renault Trucks.
- L'aide de l'Etat aux établissements financiers Renault et PSA est doublée, à 2 milliards
- L'aide aux sous-traitant est doublée, à 600 millions.

Prêts participatifs


L'aide de l'Etat prend la forme de deux prêts participatifs de 3 milliards d'euros chacun à Renault et PSA Peugeot Citroën, et environ 0,5 milliard à Renault Trucks, une filiale de Volvo.
"Pour permettre (aux constructeurs) de préparer sereinement l'avenir, l'Etat va accorder à chacun de nos grands constructeurs (...) un prêt de 3 milliards d'euros d'une durée de 5 ans", a déclaré Nicolas Sarkozy à l'issue d'une rencontre avec les responsables de la filière automobile. Et selon le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel, Renault Trucks, filiale de Volvo, recevra un prêt d'"environ 500 millions d'euros".
"Ce n'est pas un don, ce n'est pas une subvention, c'est un prêt assorti d'un taux d'intérêt à 6%", a précisé Nicolas Sarkozy. En échange de ces prêts, "Renault et PSA ont pris un engagement, je dis aux Français très important, de ne fermer aucun de leurs sites pendant la durée de ces prêts et de tout faire pour éviter les licenciements", a insisté le président de la République.

Contreparties


Aussitôt après l'annonce de Nicolas Sarkozy, PSA Peugeot Citroën a indiqué dans un communiqué qu'il "ne fermera pas d'usine en France (...) Dans les circonstances actuelles, le groupe ne mettra pas en oeuvre de plans de licenciements en France". Le groupe a ajouté qu'il lancerait "dans les deux ans à venir, dans chacune de ses cinq usines de montage françaises, un à plusieurs nouveaux modèles de véhicules". Le prêt de l'Etat "permettra au groupe de soutenir en particulier son programme de développement de véhicules plus propres, plus économes en énergie et abordables pour ses clients", s'est félicité PSA.
De son côté, Renault s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas de plan social en 2009 dans ses usines en France.
Selon le quotidien économique Les Echos, PSA Peugeot Citroën et Renault auraient en outre accepté de modérer la distribution des dividendes et de réduire les bonus.
L'argent des contribuables devrait aussi permettre d'éviter de nouveaux plans sociaux chez les sous-traitants et fournisseurs des constructeurs français.

Le chômage partiel mieux indemnisé


Le "pacte automobile" comporte en outre une convention augmentant l'indemnisation du chômage partiel, en contrepartie du maintien de l'emploi, selon le texte de l'accord. L'heure chômée sera payée 1,75 euro au lieu de 1,50 euro, selon le dossier de presse exposant les termes de cette convention conclue entre l'Etat et les constructeurs pour une durée de trois mois renouvelables une fois.
La convention augmente la prise en charge par l'Etat en contrepartie du maintien de l'emploi et de la mise à disposition d'une formation pendant la période chômée.
Quant au milliard d'euros supplémentaires consenti aux établissements financiers des deux constructeurs sera financé par la SFEF (Société de financement de l'économie française), selon les termes de l'accord rendu public par l'Elysée. Le fonds sectoriel pour aider les sous-traitants est alimenté à la fois par l'Etat et par les deux constucteurs. Chacune des parties rajoutera 100 millions d'euros dans l'enveloppe, selon la présidence de la République.

Baisse des immatriculations


Les constructeurs automobiles subissent de plein fouet la crise économique et multiplient les mesures de chômage partiel depuis plusieurs semaines, malgré la mise en place de la "prime à la casse" et de premières aides dans le cadre du plan de relance de l'économie.
Les immatriculations de voitures particulières ont baissé de 7,9% en janvier en France sur un an.
La tendance a été particulièrement marquée chez les constructeurs français, avec une chute de 11,2% pour PSA Peugeot Citroën et de 20,9% pour Renault. (Reuters)
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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 19:07
Jeudi 12 juillet 2012

 

MG-Buffet.jpg

Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre du redressement productif.

Hier, sur une chaîne publique, le Premier Ministre a déclaré ne pas se résigner à la casse de notre industrie. Nous serons de ce combat ici, aux côtés des salariés et dans l’urgence.

Demain, en effet, PSA-Peugeot-Citroën convoque un CCE extraordinaire portant sur «  : la situation économique du groupe et sur les mesures contribuant à son redressement ». On se doute hélas, du contenu de ces mesures. Il y a plus d’un an, la CGT révélait un document interne annonçant des suppressions de postes et la fermeture d’un site. A l’époque, la direction et le ministre avaient, en cœur, démenti ! Mais, les mois passant, les menaces sur l’emploi se sont précisées.

Le 18 juin dernier, lors de la table ronde tenue à votre initiative, le représentant de PSA s’en est tenu à cette même antienne : « je n’ai pas de solution ».


11 juillet 2012

 

Si les syndicats n’obtenaient pas d’autres réponses, les fuites par contre se multipliaient dans la presse : 8000 à 10 000 postes supprimés, l’usine d’Aulnay fermée, soit 3300 emplois directs et 7000 induits qui seraient supprimés.

Monsieur le Ministre, vous connaissez les propositions de l’intersyndicale pour sauver ce site : aller au bout de la production de la C3, et préparer l’arrivée d’un nouveau véhicule.

Qu’a répondu le PDG de PSA que vous avez saisi à ces propositions ? Vous avez annoncé un plan d’action pour la filière automobile. Quelles sont les grandes mesures prévues dans ce plan : inclue-t-il notamment des mesures de relance du pouvoir d’achat, et donc des immatriculations ? PSA a versé 200 millions d’euros de dividendes en 2011. Face à l’avalanche des plans de licenciements, et suite à la conférence sociale, allez-vous proposer d’interdire les licenciements pour les entreprises ayant distribué des dividendes et réalisé des bénéfices ? Allez-vous reconnaître aux délégués du personnel un droit suspensif ?

Monsieur le Ministre, les salariés de PSA attendent de votre gouvernement ces mesures pour l’emploi et l’industrie.

 

Marie-George BUFFET, Députée de Seine-Saint –Denis.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 09:43

  - le 11 Juillet 2012

PSA Aulnay: pour Sapin, Nicolas Sarkozy n’aurait fait que retarder le plan social

Le Ministre du Travail Michel Sapin déclare ce mercredi 11 juillet s’attendre à de « mauvaises nouvelles » pour le site PSA d’Aulnay-sous-Bois. Il pense que le plan social a simplement été repoussé à l’après présidentielles par Nicolas Sarkozy, une attitude qu'il qualifie de « criminelle ».


Michel Sapin est pessimiste. Alors que le comité central d’entreprise du groupe PSA Peugeot-Citroën, qui doit annoncer d’importantes mesures d’économies pour les années à venir, s’ouvre demain, le Ministre du Travail fait part de ses inquiétudes et dénonce également le comportement du précédant gouvernement concernant la gestion des plans sociaux : « Il y a des mauvaises nouvelles qui vont être annoncées, pourquoi n’ont-elles pas été annoncées il y a quatre mois, ou cinq mois, ou six mois d’ailleurs ? ». La fermeture redoutée du site d’Aulnay-sous-Bois est, selon lui, « typiquement un de ces plans dont Nicolas Sarkozy a demandé de le retarder plutôt que de trouver des solutions ».

 

« Tu verras ça plus tard »


Michel Sapin note ainsi que le Président du directoire de PSA, Philippe Varin, avait été  « plusieurs fois convoqué dans le bureau de Nicolas Sarkozy » à la fin du mandat de ce dernier. Il fait alors mine de s’interroger : « Vous pensez que c’était pour parler du prochain modèle qui allait sortir chez Citroën ou chez Peugeot ? Non, c’était pour parler de ces sujets là, en lui disant "tu verras ça plus tard" ». Le Ministre du Travail dénonce une attitude visant à repousser l’occurrence de plans sociaux au lendemain des élections sans chercher de solution, un comportement qui mérite selon lui le terme de « criminel ». 


8 à 10 000 suppressions de postes en 2012


Le gouvernement socialiste presse en tout cas PSA de faire connaitre ses intentions concernant le site d’Aulnay. Sa fermeture est redoutée depuis un an, et les mesures dévoilées demain à l’occasion du comité central d’entreprise – on parle de 8 000 à 10 000 suppressions de postes pour l’année en cours – pourraient sceller son sort. Mais en cas d’arrêt de la production en Seine-Saint-Denis, Michel Sapin a prévenu que son collègue du Redressement productif Arnaud Montebourg étudierait « la réalité de ce que dit la direction de PSA quant aux difficultés » du groupe. Il estime aussi que si PSA ferme son usine, le groupe devra garantir la réindustrialisation du site en faisant « des propositions en matière de reclassement » pour permettre un maintien de l’activité. C’est « une responsabilité qui incombe à l’entreprise », explique-t-il.

 

Concernant le site de Sevelnord, co-géré par Fiat et PSA, un accord est intervenu mais la situation des salariés n’est pas assurée à long terme. Alors que le constructeur italien devait produire sur le site spécialisé dans la fabrication de véhicules utilitaires jusqu’en 2019, il s’est mis d’accord avec son partenaire français pour lui transférer sa participation dans la coentreprise. Sevelnord continuera donc bien à produire pour les deux groupes jusque fin 2016, mais l’accord ne mentionne pas le projet futur de véhicule utilitaire que les syndicats espèrent obtenir pour garantir l’avenir de l'usine à plus long terme, et pérenniser les 2 700 emplois.  La décision sur cette attribution arrivera le 20 juillet. 

 

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BRUNO FORNACIARI

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