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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 14:21

« Haine anti flic » faisons plutôt une journée sur nos revendications !

Syndicat Général C.G.T. des Personnels de la Police Nationale du SGAP de Paris et de la Préfecture de Police

JEUDI, 5 MAI, 2016

Les Syndicats de police catégoriels ALLIANCE-CFE/CGC et SGP-FO, appellent les policiers à manifester contre «La haine anti flic » disent-ils. Nous défendons bien sur nos collègues lorsqu'il sont délibérément attaqués par des individus marginaux qui n'ont rien de manifestants, et la Justice doit parler.

Le droit de manifester dans notre pays est fondamental, le rôle de la police est de protéger les citoyens qui manifestent pacifiquement. Lorsqu’ils y a des violences, la police est en capacité de les faire cesser avec mesure, efficacité et discernement. C'est d'ailleurs là sa raison d'être. Il n'est dans l’intérêt de personne d'opposer les policiers aux manifestants, et de faire un amalgame fumeux entre manifestants et casseur.

Lorsqu'il il y a des blessés parmi les policiers, ce qui est inadmissible, c'est le résultat de missions mal maîtrisées, d'objectifs mal définis. Dans ces conditions la responsabilité revient directement aux donneurs d'ordre : le ministre de l'intérieur et son représentant immédiat, le préfet de police! Cette inertie met en danger les manifestants comme les policiers. Le gouvernement est aux abois, son but est clair, c'est celui du pourrissement des contestations sociales en laissant agir des casseurs bien identifiés afin de discréditer le mouvement revendicatif contre les lois antisociales qui prend chaque jour de l'ampleur.

Ce mouvement va encore s’amplifier car il se heurte à la surdité d'élus affaiblis par la finance internationale.

A la démagogie qui consiste à appeler les policiers à manifester contre la « haine anti-flic » qui n’existe que dans l'esprit des pourfendeurs du service public et surtout pas dans l'opinion publique, il serait plus opportun d'attirer l'attention sur les conditions de travail, les salaires et les réductions drastiques d'effectifs qui conduisent nos collègues au burn-out ! Les organisations syndicales catégorielles perdent du crédit au sein de la profession et espèrent ainsi rassembler leurs forces car les jeunes policiers se détournent de ces officines calquées sur le fonctionnement de l'administration.

Il paraît plus judicieux d'accompagner les agents du ministère de l’intérieur vers des revendications, qui portent sur l’amélioration des conditions de travail (45 suicides chez les policiers et 25 chez les gendarmes en 2015), pour plus d’effectifs (17000 suppressions de postes de policiers et gendarmes sous le gouvernement Sarkozy), l’augmentation des salaires, des droits nouveaux et le droit à la retraite à 55 ans à taux plein, Voila ce qui devrait motiver et mobiliser les policiers !

L’histoire démontre que toutes les avancées sociales dans la police nationale, comme ailleurs ont été obtenues grâce aux mouvements revendicatifs, pour lesquels la CGT et la CGT-Police ont pris une part importante et historique. L’action du 18 Mai devrait dénoncer le ras-le-bol des policiers. Il est inconcevable que nos collègues ne soient pas entendus et respectés par ceux qui en ont la charge. Cependant, lancer un mouvement social en proférant que la police subit « la haine » est profondément démagogique. La police ne subit pas la haine de la population ! Bien au contraire elle attire chaque jours de nouveaux candidats désireux d'apporter leur contribution à la lutte contre le trafic de drogue, le crime, le terrorisme... La CGT-Police Paris comme l'ensemble de la CGT défendent sans relâche la fonction publique, les revendications de tous les travailleurs et agents de l’État et ce n’est pas seulement par des discours sur l’autorité, la répression que les policiers seront entendus.

Nous appelons les syndicats du ministères de l’intérieur, les policiers et l'ensemble des agents du ministère le 12 mai à la manifestation Unitaire CGT - FO - FSU - Solidaires - UNEFUNL- FIDL, pour le retrait de la loi travail et dire non à l’austérité grandissante.

Rendez-vous le 12 mai à 14h00, place Denfert-Rochereau vers l’Assemblée Nationale.

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 14:05

"Panama papers": Chassaigne (FG) réclame "la plus grande sévérité"

Le chef de file du Front de gauche à l'Assemblée nationale, André Chassaigne, le 19 novembre 2015 à Paris

afp.com/FRANCOIS GUILLOT

Paris - Le chef de file des députés Front de Gauche, André Chassaigne, a réclamé mardi la "plus grande sévérité" des autorités, au-delà des paroles, pour "s'attaquer aux braqueurs" d'argent public et au "cancer des paradis fiscaux".

S'il a trouvé "réjouissant" les apports de lanceurs d'alerte, "dont le rôle essentiel doit être renforcé", mais aussi des journalistes en l'occurrence, ce député communiste a déploré, lors d'une conférence de presse, "une forme de carence des autorités à agir concrètement sur le cancer des paradis fiscaux".

"On le fait insuffisamment, par manque de courage politique mais aussi, sans doute, en raison de la proximité entre les milieux politiques et financiers", selon lui.

Face à "une spoliation d'argent public et un coup de poignard quotidien contre le pacte républicain", le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine a appelé à "la plus grande sévérité et fermeté" pour "s'attaquer très fort aux braqueurs d'argent public avec la fraude et l'évasion fiscale".

Pour la seule France, les montants estimés de la fraude et l'évasion fiscale vont de 60 à 80 milliards d'euros par an, "quasiment le déficit annuel" du pays.

Il faut notamment, a plaidé M. Chassaigne, "faire sauter ce fameux +verrou de Bercy+", en vertu duquel des poursuites pénales pour fraude fiscale ne peuvent être engagées que par la commission des infractions fiscales.

Actuellement, le gouvernement préfère se contenter de négocier avec certains contribuables pour récupérer une partie de l'argent, a-t-il déploré. "C'est comme si, à l'auteur du plus grand braquage de banque des dernières années, à Cannes en 2013, on disait +sur les 103 millions, tu nous en rends 80 millions et on te laisse tranquille+", a considéré le chef de file des députés Front de Gauche.

A ceux qui, sur ces sujets, "parlent beaucoup aujourd'hui, montrent leurs muscles, je rappellerai ce vieux proverbe auvergnat +ce n'est pas la vache qui meugle le plus fort qui donne le plus de lait", a conclu cet élu du Puy-de-Dôme.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 19:34

1er mai : Appel des 100

LUNDI, 2 MAI, 2016

HUMANITE.FR

nuitdebout.jpg

Photo AFP

Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne pour construire l’alternative. Texte collectif.

Nous vivons une situation inédite : un capitalisme en crise et pourtant présenté dans le discours dominant comme seul système viable ; une Europe basée sur le libéralisme et éloignée des citoyens ; une crise écologique qui ne trouve pas de solutions à la hauteur ; le développement des tensions internationales et de politiques migratoires mortifères ; une crise globale de la vie politique marquée notamment par la forte montée de l’extrême droite… Cette situation appelle des réponses nouvelles, le refus de tout fatalisme. Nous sommes convaincus de la disponibilité de nombreuses forces et énergies citoyennes pour construire d’autres possibles par la mobilisation populaire.

Nous voulons contribuer à la transformation de notre société, par la remise en cause du productivisme et du consumérisme, par la redistribution des richesses mises au service du progrès social, y compris au plan international et européen, à rebours des politiques menées actuellement et sous les quinquennats précédents, sous l’aiguillon des organisations patronales et plus particulièrement du Medef, des marchés financiers et des institutions européennes.

Nous refusons les logiques de « guerre au terrorisme » et du tout sécuritaire, le recul des droits et libertés publiques, la recherche de boucs émissaires qui stigmatise des pans entiers de la population.

Nous considérons que l’indispensable transformation de notre société passe par la mobilisation la plus large aux plans politique et social, par des modes d’intervention politique novateurs qui favorisent l’intervention citoyenne et la participation de toutes et tous aux décisions qui les concernent. La puissante mobilisation contre le projet de loi Travail et la mise en échec de la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité démontrent la profondeur de l’aspiration à une autre politique et les importantes disponibilités pour l’engagement citoyen.

Il y a débat à gauche sur la stratégie à l'orée des présidentielles, certains pensent que la réponse est dans une primaire, d'autres font d'autres choix : candidature déclarée, recherches de modalités nouvelles...Quel que soit le choix de chacun aujourd'hui il faut de toutes façons un démarche qui permette de débattre largement et sans exclusive et de sortir du fonctionnement politique habituel afin de mettre dans le paysage des propositions d'urgence susceptibles de rassembler et de redonner de l'espoir.

Nous pensons que le rassemblement des forces de progrès, dans les domaines politique, syndical, associatif, culturel et intellectuel est indispensable pour créer les conditions de la mobilisation populaire. Nous affirmons donc notre volonté commune d’œuvrer à ce rassemblement, pour l’inscrire dans la durée et favoriser l’irruption citoyenne dans le débat public.

Dans ce sens, nous voulons co-organiser des débats en territoire, ouvert à toutes et à tous sans exclusive, pour construire et adopter un corpus de propositions de mesures d’urgences qui contribueraient à améliorer significativement et rapidement les conditions de vie de toutes et tous.

Ces mesures d’urgences devraient être pleinement intégrées dans les propositions des candidat-e-s aux élections présidentielles et législatives de 2017.

Elles constitueraient notre bien commun pour mener une campagne et construire des candidatures d’unité lors de ces échéances électorales. »

Cet appel "Ensemble, favoriser l’irruption citoyenne pour construire l’alternative" est signé par des universitaires, des artistes, des syndicalistes, des militant-e-s associatif(ve)s et citoyen-ne-s, des élu-e-s et responsables politiques (socialistes, écologistes, communistes, Ensemble, République et socialisme, Front de gauche, ...)".

Si vous voulez nous rejoindre, merci d’envoyer un mel à : 1ermaiappeldes100@gmail.com

Premiers signataires :

Christophe Aguiton, altermondialiste,

Nils Anderson, ancien éditeur,

Marie-Christine Aragon, conseillère générale - PS-64,

Gérard Aschieri, syndicaliste,

Isabelle Attard, députée,

Clémentine Autain, porte-parole – Ensemble !,

Marinette Bache, conseillère de Paris - R&S,

Bertrand Badie, professeur des universités,

Guillaume Balas, député européen - PS,

Francine Bavay, Ecologie sociale,

Julien Bayou, porte-parole – EELV,

Roland Benarous, directeur de recherche scientifique,

Sophie Beroud, politiste,

Antoine Blocier, écrivain,

Jacques Boutault, maire du 2ème arrondissement de Paris - EELV,

Jean-Claude Branchereau, syndicaliste,

Patrick Brody, syndicaliste,

Ian Brossat, adjoint à la maire de Paris - PCF/ FdG,

Eric Cabanis, syndicaliste,

Jean-Marc Canon, syndicaliste,

Fanélie Carrey-Conte, députée - PS,

Françoise Castex, ancienne députée européenne,

Jean-Claude Chailley, secrétaire général - Résistance sociale,

Martine Chantecaille, conseillère municipale - La Roche sur Yon - PS,

Guy Chapouillié, professeur des universités, réalisateur

Tuncay Cilgi, syndicaliste, co-animateur - Collectif Stop 3 CDD,

Sergio Coronado, député - EELV,

Annick Coupé, syndicaliste,

Alexis Cukier, philosophe,

Cécile Cukierman, sénatrice - PCF/FdG, conseillère régionale Rhône-Alpes/Auvergne,

Olivier Dartigolles, porte-parole - PCF,

Caroline de Haas, féministe,

Christophe Delecourt, syndicaliste,

Karima Delli, députée européenne - EELV,

Héléne Derrien, militante santé,

Lina Desanti, syndicaliste,

Pascal Dessaint, écrivain,

Jean Pierre Dubois, militant droits de l'Homme,

Patrick Farbiaz, Ecologie sociale,

Gérard Filoche, bureau national - PS,

Esther Fouchier, militante féministe,

Jean-Pierre Fourré, porte-parole - R&S, ancien vice-président de l’Assemblée nationale,

Nadine Garcia, syndicaliste,

Bertrand Geay, sociologue et militant associatif,

Karl Ghazi, syndicaliste,

Jean Luc Gibelin, vice-président Midi-Pyrénées/Languedoc Roussillon - PCF/FdG,

Magali Giorgetti, syndicaliste,

Roland Gori, psychanalyste,

Pierre-Henri Gouyon, universitaire,

Sylvie Guinand, syndicaliste,

Jean-Marie Harribey, économiste, conseil scientifique - Attac,

Timini Hocine, acteur des quartiers,

Michel Jallamion, responsable - Convergence services publics,

Dominique Jobard, syndicaliste,

Marianne Journiac, secrétaire nationale - R&S,

Pierre Khalfa, Fondation Copernic,

Abdessalam Kleiche, co-responsable de la commission transnationale - EELV,

Daniel Labouret, responsable régional - R&S - Aquitaine-Limousin/Poitou-Charentes,

Annie Lahmer, conseillère régionale - EELV,

Didier Lassauzay, syndicaliste,

Ben Lefetey, militant écologiste et altermondialiste,

Didier Le Reste, maire-adjoint 10ème arrondissement de Paris - PCF/FdG,

Thierry Lescant, syndicaliste,

Isabelle Lorand, chirurgienne, exécutif national - PCF,

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice, bureau national - PS,

Nöel Mamère, député écologiste,

Jean-Claude Mamet, Ensemble !,

Marc Mangenot, Fondation Copernic,

Bénédicte Manville De Cecco, conseillère régionale Ile de France - EELV,

Philippe Marlière, politiste,

Claude Martin, syndicaliste,

Myriam Martin, porte-parole - Ensemble !,

Christiane Marty, féministe,

Gus Massiah, altermondialiste,

Pierre Ménard, responsable - Convergence nationale Rail,

Roland Merieux, Ensemble !,

Claude Michel, syndicaliste.

Btissam Mnari, animatrice collectif Stop 3 CDD,

Ricardo Montserrat, auteur dramatique, scénariste,

René Monzat, journaliste, Espace Marx,

Gérard Mordillat, auteur, cinéaste,

Marie-Thèrése Mutin, éditrice, ancienne députée européenne,

Dominique Noguères, avocate, militante des droits de l’Homme,

Willy Pelletier, Fondation Copernic,

Jean-François Pellissier, porte-parole – Ensemble !,

Loïc Pen, urgentiste, comité de défense de l’hôpital,

Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon,

Jean-Claude Petit, compositeur, chef d’orchestre,

Claire Pessin Garric, militante associative de l'éducation populaire,

Serge Regourd, professeur des universités,

Jean-Michel Sala, syndicaliste,

Nicolas Sansu, député-maire de Vierzon - PCF/FdG,

Pierre Santini, comédien,

Baptiste Talbot, syndicaliste,

Eric Thouzeau, conseiller régional Pays de Loire - PS,

Claude Touchefeu, conseillère municipale Toulouse - PS,

Stéphanie Treillet, Ensemble !

Guy Tresallet, syndicaliste,

Maryse Tripier, sociologue de l’immigration

Aurélie Trouvé, économiste, conseil scientifique - ATTAC,

Raymond Vacheron, syndicaliste,

Marie-Christine Vergiat, députée européenne - Front de Gauche,

Marie Pierre Vieu, éditrice, exécutif national - PCF,

Emmanuel Vire, syndicaliste.

Anne Weber, directrice de recherche émérite – CNRS.

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 03:25

Nous, intermittent-e-s, précaires, étudiant-e-s, salarié-e-s, nuit deboutistes, zadistes, chômeur-se-s, postier-e-s avons investi la salle Richelieu de la Comédie Française

Publié le 27 avril 2016 | Maj le 28 avril

1er arrondissement | violences policières | précaires | intermittence | Unedic | occupation

Communiqué des occupant-es de la Comédie Française le 27 avril 2016 :

Nous, intermittent-e-s, précaires, étudiant-e-s, salarié-e-s, nuit deboutistes, zadistes, chômeur-se-s, postier-e-s avons investi la salle Richelieu de la Comédie Française et fait annuler la représentation d’hier soir.
Cette initiative dénonce les violences policières qui ont eu lieu devant le théâtre de l’Odéon lundi soir et mardi. Il est inacceptable qu’un lieu public et culturel soit assiégé par les forces de l’ordre : nous exigeons l’ouverture de ce théâtre.

Nous, intermittent-e-s, précaires, étudiant-e-s, salarié-e-s, nuit deboutistes, zadistes, chômeur-se-s, postier-e-s avons investi la salle Richelieu de la Comédie Française et fait annuler la représentation d’hier soir.

Cette initiative dénonce les violences policières qui ont eu lieu devant le théâtre de l’Odéon lundi soir et mardi. Il est inacceptable qu’un lieu public et culturel soit assiégé par les forces de l’ordre : nous exigeons l’ouverture de ce théâtre.

Nous nous inscrivons dans la vague coordonnée d’occupations de théâtres en cours : les Théâtres Nationaux de l’Odéon et de Strasbourg, les Centres Dramatiques Nationaux de Bordeaux, Caen, Lille et Montpellier.

Ces occupations ont pour but de dénoncer la négociation en cours de l’assurance chômage du régime des intermittent-e-s. D’une part, le cadrage organisé par le Medef et la Cfdt est inacceptable : nous refusons le chantage du patronat qui voudrait, d’ici 2020, sous prétexte « d’économies », réduire de 25% les allocations des intermittent-e-s qui s’amenuisent déjà d’années en années.
D’autre part, nous exigeons un système d’indemnisation qui serait enfin solidaire, adapté à la discontinuité de l’emploi et pérenne : la Coordination des Intermittent-e-s et Précaires ainsi que la Cgt-Spectacle ont des propositions dans ce sens.
Enfin, nous exigeons l’exclusion du Medef de l’Unedic en attendant une refonte du paritarisme. Toute économie sur le dos des chômeur-se-s et précaires est inadmissible !

Nous luttons contre un système fondé sur l’exploitation et la précarité. Le projet de loi-travail, le décret socle et la nouvelle convention collective des cheminot-e-s, le plan Hirsch des hospitalier-e-s servent en effet les mêmes intérêts, ceux du patronat. Depuis plusieurs semaines, ces différents secteurs organisent la riposte et se mobilisent à travers des journées d’actions et de grèves communes. N’en restons pas là : les intermittent-e-s ont d’ores et déjà voté en faveur de la grève reconductible à partir du 28 ; les cheminot-e-s d’Austerlitz réunis en Assemblée Générale ont voté hier matin la grève reconductible à partir du 26 et jusqu’au 28 au moins. Nous voulons pouvoir nous réunir librement et exigeons la tenue d’une assemblée générale ouverte à tou-te-s au théâtre de l’Odéon mercredi 27 avril.

Cette détermination dont nous avons fait preuve jusqu’ici montre que nous sommes prêt-e-s à nous organiser ensemble pour la journée du 28 et la suite : seule la grève générale reconductible fera plier le gouvernement. C’est à celles et ceux qui luttent de décider de leurs moyens d’action : nous nous joindrons aux rencontres des secteurs en lutte pour la convergence ce jeudi à partir de 18h à République appelé par Nuit Debout, le collectif syndical Bloquons Tout et la Coordination Nationale Etudiante et appelons les autres secteurs à faire de même.

Tous et toutes ensemble en grève et dans la rue jeudi 28 avril et après !

Les occupant-e-s de la Comédie Française

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 03:21

Manifestation, en cas de problème avec les forces de l'ordre appelez Defcol

Projet de loi Travail

DANIEL ROUCOUS

MERCREDI, 27 AVRIL, 2016

AFP/Loic Venance

Vous êtes témoin de violences policières, interpelé(e) lors d’une manif, mis en garde à vue, vous avez des droits que rappellent les juristes et avocats de Defcol (Défense collective)

Des juristes et des avocats ont mis en place une Defcol (Défense collective) de soutien juridique aux manifestants victimes de violence policière et/ou mis en garde à vue.

A l’occasion de chaque manifestation, de rassemblements, ils distribuent un tract intitulé « Groupe de défense soutien juridique ».

Un numéro de téléphone portable 07 53 82 19 10 et un e-maildefcol@riseup.net sont mis à disposition des manifestants témoins ou victimes de violences policières.

Ces coordonnées sont également utiles aux proches d’une personne en garde à vue. Le tract indique en effet que les personnes en garde à vue ne peuvent pas utiliser leur téléphone portable mais ont le droit de prévenir ou de faire prévenir une personne de leur choix.

Le groupe de Défense collective conseille dans leur tract de désigner un(e) avocat(e) et de garder le silence. Il précise « qu’il n’est pas besoin de connaître le numéro de téléphone de l’avocat(e), il suffit de donner son nom aux policiers et contrairement à leur dire, ça ne prolonge pas la garde à vue. Des noms circulent dans les manif, notez-les.A défaut d’en connaître un(e), on peut demander un avocat(e) commis d’office. »

Un livret « Info juridique » rappelle :

- les règles à connaître dans les manifestations (avoir sur soi le numéro d’un(e) avocat(e) ou celui indiqué ci-dessus, ne jamais avoir sur soi un couteau même un canif, un cutter, une bouteille en verre, des cailloux etc., ne pas dissimuler son visage, se disperser si l’attroupement n’est pas autorisé etc.),

- les règles en matière de contrôle d’identité, de fouilles, de garde à vue.

Ce livret peut être consulté ici https://paris-luttes.info

Ces groupes de défenses collectives sont également présents sous d’autres noms sur les ZAD. Par exemple le « Legal Team » sur les lieux du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. On peut le contacter au 06 75 30 95 45. Leur but et fonctionnement est le même.

Profitons-en ici pour rappeler les droits des citoyennes et citoyennes face aux fouilles et gardes à vue.

Fouilles et palpations

En théorie les policiers comme les vigiles etc. doivent observer des règles. En pratique c’est une autre histoire. Toujours est-il que les fouilles et palpations dans les manifestations, les rassemblements, les arrestations comme à l’entrée des lieux accueillant du public sont réglementées, état d’urgence ou pas. Pour connaître ces règles cliquez surhttp://www.humanite.fr/etat-durgence-fouilles-et-palpations-il-y-des-regles

Dans le cadre d’une garde à vue, la fouille est plus prononcée mais réglementée par les articles 63-5 à 63-7 du code de procédure pénale. Les policiers doivent s’assurer que la personne n’a aucun objet dangereux sur elle et lui retirent tout objet qui pourrait la blesser (lacets de chaussures, cordons de vêtement, ceintures, cravates, certains vêtements comme les soutiens-gorges, briquets, allumettes, sacs, bijoux, chaines, médailles etc.). Il est alors établi un procès-verbal que le gardé à vue doit signer après s’être assuré que tous ses objets ont été inventoriés.

Les fouilles corporelles sous les vêtements et internes doivent être faites par un officier de police judiciaire du même sexe, dans une pièce isolée. Quant aux fouilles en profondeur (anus, vagin), elles doivent se faire en présence d’un médecin.

La personne fouillée à droit au respect et à la dignité.

En garde à vue

Une notification des droits doit être immédiatement remise à la personne en garde à vue par un officier de police judiciaire. Cette notification ou déclaration des droits est téléchargeable ici http://www.justice.gouv.fr

Dans le même temps la police ou la gendarmerie doit obligatoirement en aviser le Procureur de la République qui est le seul à même de décider l’abandon des poursuites ou la remise d’une convocation à une audience ultérieure pour répondre des faits pour lesquels le gardé à vue a été arrêté.

Dans ce dernier cas un avocat est indispensable. Ceux qui n’ont pas les moyens peuvent bénéficier de l’aide juridictionnelle comme indiqué icihttp://www.humanite.fr/aide-juridictionnelle

Y penser : le gardé à vue a droit à appeler ou faire prévenir un proche et surtout son employeur. C’est important car ne pas justifier son absence du travail est une faute grave qui peut mettre en route une procédure de licenciement.

Attention la garde à vue n’est pas en soi un motif de licenciement ou de sanction par l’employeur.

La garde à vue est de 24 heures au plus. Elle peut être prolongée de 24 heures soit 48 heures au plus seulement si le Procureur de la République ou le juge d’instruction le décide. Ce n’est pas aux policiers ni aux gendarmes de décider.

Précisions que la garde à vue (GAV) démarre à partir du contrôle et de la vérification d’identité au poste de police ou de gendarmerie.

Les questions qu'on peut se poser

- Peut-on refuser de donner ses empreintes digitales ?

Lors de la garde à vue, un policier ou un gendarme est chargé de contrôler l’identité et de relever les empreintes digitales. Ces empreintes sont enregistrées sur un fichier dans lequel elles sont conservées de 25 à 40 ans selon les cas… même si aucune condamnation n’est prononcée.

Le gardé à vue et donc fiché.

Normalement le policier doit avoir l’accord de la personne mais le fait de refuser la prise d’empreinte est une infraction passible d’une contravention plus ou moins sévère.- article 55-1 du code de procédure pénale ci-jointhttp://www.legifrance.gouv.fr/affichCode

Les policiers peuvent également faire un prélèvement d’ADN (article 706-54 du code de procédure pénale).

- La garde à vue figure-t-elle sur le casier judiciaire ?

Non ! La garde à vue ne figure pas sur le casier judiciaire. Pour que ce soit le cas, il faut un jugement et encore, le juge doit décider si cette mention est portée sur le casier judiciaire.

INFOS +

- les règles de la garde à vue : articles 62-2 à 77 du code de procédure pénale téléchargeable sur http://www.legifrance.gouv.fr

- le CIDJ (Centre d’information de la jeunesse) à propos de la garde à vuehttp://www.cidj.com/controle-ou-convoque-par-la-police-vos-droits

- les consultations juridiques des avocats « Debout » entretien avec son initiateur sur notre site http://www.humanite.fr

- historique, but et conseils du groupe de Défense collective https://paris-luttes.info/communique-du-groupe-de-defense

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 03:03
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 07:33
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 17:36

Fernand Grenier, ce communiste qui a permis le droit de vote des femmes !

Article de Nord Éclair du 21.04.2014

Il y a 70 ans, le Général de Gaulle signait l’ordonnance pour le droit de vote aux femmes. Mais que l’on doit en fait à Fernand Grenier, un Tourquennois.

Dans un vibrant hommage au grand leader socialiste Si l’ordonnance donnant le droit de vote aux femmes a été prise il y a 70 ans jour pour jour par le Général de Gaulle, cette avancée, on la doit à un Tourquennois. Fernand Grenier rédigera l’amendement, un mois plus tôt, lors de l’assemblée constituante provisoire, installée à Alger : « Les femmes seront électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Un texte sans ambiguïté mais qui suscita le débat. Un amendement adopté par 51 voix sur 67 votants.

Dans un vibrant hommage au grand leader socialiste En janvier 1943 pourtant, lorsque se constitue l’assemblée consultative provisoire, « les débats sur l’organisation des pouvoirs publics ne prévoyaient pas le vote des femmes », relate Fernand Grenier dans un article de L’Humanité (18/04/1991). En 1943, le Tourquennois, au nom du parti communiste rejoint à Londres le Général de Gaulle. « C’est ainsi que je fus amené à poser la question du vote des femmes pour la première fois quand le Général de Gaulle me proposa de faire partie d’une commission de réforme de l’État, écrit-il encore. Je pensais qu’il serait injuste de continuer à considérer les femmes comme incapables de se servir du bulletin de vote ».

Dans un vibrant hommage au grand leader socialiste Mais comment ce Tourquennois a-t-il gravi les échelons ? Pour le comprendre, il faut remonter à la jeunesse de Fernand Grenier. Et cette figure du père qui va le marquer profondément. Édouard Grenier, marié à Léontine Ghesquière, tous deux belges, va donner naissance à Fernand le 9 juillet 1901. « Mon père arrivé illettré de sa Wallonie, va apprendre à lire et écrire par les cours du soir », raconte Fernand Grenier dans Ce Bonheur là.* Un père livreur, militant socialiste, organisateur du syndicat des transports de Tourcoing. En raison de son action syndicale, il sera licencié plusieurs fois.

C’est durant cette période que Fernand découvre l’univers socialiste : les lectures du père, l’achat du pain à la coopérative La solidarité ouvrière, les dimanches à la maison du peuple, siège du parti ouvrier, alors qu’il n’a que 11 ans. Cette figure paternelle va disparaître en 1917. Arrêté par les Allemands, il décédera dans une compagnie disciplinaire des travailleurs. « C’est une épreuve qui devait marquer ma jeunesse, j’avais 16 ans ». Et il était orphelin. Fernand Grenier avait perdu sa mère alors qu’il n’avait que 9 ans. « J’étais fier de mon père. À chaque événement marquant de ma propre vie de militant, le souvenir de mon père s’imposera », écrit Fernand Grenier.

Apprenti mouleur à la fonderie, apprenti boulanger où il sera licencié car syndiqué, Fernand est ensuite embauché comme aide comptable à l’école des Mutilés de Tourcoing. Il habite alors Neuville – où il épousera en 1926 Andréa Beulque – et, en février 1922, adhère à la section communiste. « J’avais sans m’en rendre compte découvert le chemin de la vie : la joie de servir le peuple auquel on appartient ».

Après le service militaire, Fernand Grenier intégrera l’école centrale du Parti et en sortira instructeur pour le Roubaisis et le Valenciennois. Élu au comité exécutif régional en 1925, Fernand sera dépêché à Halluin, comme employé de mairie pour « aider la municipalité communiste contre laquelle le puissant patronat de Roubaix Tourcoing concentrait tous ses moyens ».

Au début des années 30, Fernand Grenier est appelé à Paris, non sans hésitation. « À Neuville, en adhérant au parti, j’avais commencé à ouvrir les yeux aux réalités sociales. L’âpreté de la lutte sociale contre la bourgeoisie, Halluin me l’avait apporté », raconte-t-il.

Président des amis de l’URSS, Fernand Grenier bataillera à Saint-Denis où il sera élu conseiller municipal en 1937, puis en deviendra le député jusqu’en 1968. « C’était quelqu’un de très attaché à sa région, raconte Claudie Gillot-Dumoutier, fille d’Auguste Gillot, ancien maire de Saint-Denis. Il chantait tout le temps Le P’tit Quinquin ».

Arrêté en 1940, il s’évadera de Châteaubriant. En1943, il partira à Londres représenter le parti communiste clandestin auprès du Général de Gaulle. Il décédera en 1992 à Saint-Denis.

Ce bonheur Là, de l’horizon d’un homme à l’horizon de tous », Fernand Grenier, Éditions sociales, 1974

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 14:50

Pays-Bas. Résultat du référendum sur l’accord UE/Ukraine: la population rejette la propagande militariste et le libre-échange néolibéral

Communiqué du Nouveau Parti Communiste des Pays-Bas (NCPN), 9 avril 2016,

En 2005, une part importante de la population néerlandaise avait dit non à la Constitution européenne. Ceci malgré une tentative écrasante des élites, du gouvernement d’alors et de leurs laquais dans les médias, pour amener l’opinion publique au oui.

La même chose se produit actuellement à l’occasion de ce référendum consultatif. Les opposants au traité ont à peine eu droit à la parole. Le super-spéculateur et anticommuniste George Soros a même payé le voyage à de jeunes Ukrainiens aux Pays-Bas pour qu’ils soutiennent le camp du oui. Pourtant malgré ce violent déploiement médiatique, ou peut-être en partie grâce à lui, plus de 61% des électeurs ont décidé de voter contre le traité, avec une participation nettement supérieure à 30%. Les représentants du gouvernement et les dirigeants de « l ‘opposition » unifiée sont sous le choc et la surprise.

Le référendum portait officiellement sur l’accord d’association avec l’Ukraine. Cependant, dès le départ, il a été dévié pour renforcer l’image d’ennemi de la Russie. L’action de l’OTAN, qui ne cesse d’accroître les menaces de guerre, a été ainsi justifiée. La nature du coup d’Etat antidémocratique en Ukraine, commis avec le soutien des fascistes, a été, dès le départ, minimisée et excusée. L’UE a été posée en sauveuse de la démocratie. Pas un mot n’a été dit sur les effets néfastes de cet accord et du plan du FMI pour la majorité de la population, pour les travailleurs.

Une grande majorité de l’électorat ne s’est pas laissée tromper par cette propagande de guerre et a compris que l’accord d’association n’était pas une bonne chose.

Le gouvernement a promis de rediscuter avec Bruxelles, mais il le fait avec une réticence évidente. Rien n’indique qu’il prend en compte le rejet clair du contenu politique de l’accord par le peuple. Le résultat du référendum souligne le progrès de la résistance à l’élargissement agressif et manipulateur de l’UE et à ceux qui font la promotion.

Bien que le camp du «oui» et celui du «non» manquaient d’homogénéité politique, il apparaît qu’un nombre croissant de personnes a voulu donner une leçon au gouvernement et aux partis qui soutiennent sa politique. Le résultat du référendum est un signal clair que, dans une partie de plus en plus grande de la population, l’élite politique n’est plus prise au sérieux. Le résultat peut également nourrir de nouvelles formes de résistance chez les adversaires du traité dans les 27 autres pays de l’UE.

Le NCPN a mené, conjointement avec l’organisation de jeunesse CJB, la campagne contre le traité. Ils continueront de le faire. Ils ont produit du matériel de campagne, des brochures, des articles, dans lesquels les implications du traité pour les travailleurs et les classes dirigeantes en Ukraine ont été exposées. Ont été abordées les implications géopolitiques et les ambitions de l’UE et de l’OTAN que l’accord doit faciliter. Dans nos publications, a été posée la nécessité centrale d’agir contre l’UE capitaliste et les politiques de droite du gouvernement. Le NCPN a organisé le samedi 2 avril une manifestation devant l’ambassade d’Ukraine, à laquelle environ 70 personnes – dont beaucoup de jeunes – ont participé.

La lutte contre la liquidation des droits démocratiques, le démantèlement des services publics, l’abaissement des salaires, des prestations sociales et des pensions connaît une forte impulsion avec le résultat du référendum. C’est pour cela que le pouvoir s’efforce, de toutes les manières possibles, de minimiser le résultat et ses conséquences. Il entend que sa politique de casse sociale, de flexibilisation du travail, de privatisation et de remise en cause des droits démocratiques se poursuive sans contrôle démocratique et avec le moins possible de perturbation. Pour cela, les partis néolibéraux aux Pays-Bas et dans l’UE veulent aller dans la même direction.

Toutefois, le résultat de ce référendum montre clairement qu’il existe un potentiel de briser le front néolibéral. Cette brèche peut être utilisée pour gagner de «vrais emplois», plus de pouvoir d’achat pour les salariés, pour les retraités, une amélioration du secteur public, des transports, des services sanitaires et sociaux. Pour cela, l’opposition à la politique de casse néolibérale doit être sortie des mains des populistes de droite. Par conséquent, nous appelons à:

Renforcer le mouvement ouvrier.
Renforcer le mouvement syndical.
Renforcer le Parti communiste.

La direction du NCPN, le 9 Avril 2016

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Published by bruno fornaciari - dans EUROPE INTERNATIONAL
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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 07:24

Indice de confiance : 18 % pour Michel Field (SNJ-CGT)

Nous publions un communiqué du SNJ-CGT France télévisions, qui fait suite au vote, mardi 19 avril, d’une motion de défiance à l’égard de Michel Field par les rédactions de France 2, France 3 et du site FranceTV info (Acrimed).

Moins de 20 % de confiance en 4 mois de fonction, bel exploit pour le directeur de l’information !

Nous n’épiloguerons pas sur ses provocations, ses dérapages et ses mensonges. Tout a été dit et confirmé par les urnes. Plus grave est l’obstination de la présidente Delphine Ernotte à traiter le malaise des rédactions à la légère.

La nomination d’un rapporteur sur « les dysfonctionnements au sein de l’information » n’est qu’une façon de repousser les décisions, voire de ne rien faire.

Sur les dysfonctionnements, il existe déjà deux rapports, cités par la présidente elle-même dans son projet stratégique, il y a un an : « La perte de confiance peut conduire à une crise sociale rampante… qui débouche généralement sur la démobilisation des uns face à la suractivité des autres et donc sur l’exacerbation des conflits internes. Un climat de défiance est source d’inefficacité et d’appauvrissement…. Voilà pourquoi il convient de donner rapidement des signes clairs sur la transformation du management de l’entreprise…. ».

Quels signes a-t-elle donné depuis un an ? A part le changement du directeur de l’info : les mêmes cadres, les mêmes DRH, les mêmes méthodes déloyales, la même brutalité, la taylorisation débridée…. le mensonge en plus !

Les rédactions ont dit non à l’externalisation des magazines, déjà largement sous-traités à des producteurs privés. Il y a suffisamment de compétences en interne : des journalistes, des techniciens, des monteurs qui refusent d’être cantonnés à la couverture de l’actualité pour les JT.

La grève des JRI de France 2 en novembre dernier posait déjà la question. Maintenant, il faut des actes.

Stop au mouvement de privatisation de l’information. Cela concerne France 2 comme France 3 et maintenant aussi, la rédaction des sports.

Non aussi à la fusion et à la disparition de la rédaction nationale de France 3. Pas besoin de médiateur pour comprendre ! Un vote à 80 % et une grève le 7 avril ont clairement demandé l’abandon du projet Thuillier. Ce qui est en cause, ce ne sont pas les conservatismes et la crainte du changement. Non, c’est la pluralité de l’offre d’information qui est en danger avec l’amputation de France 3 de sa rédaction nationale.

A 94% les journalistes ont aussi rejeté le choix du nom "France Info" pour la future chaîne info, négation de 5 années de travail d’une rédaction, pour asseoir le site Francetv info.

Hors micro, beaucoup de CDD nous ont fait part de leurs angoisses : contrats non renouvelés, contrats de grille qui s’arrêtent, chantage à l’emploi, des horaires sans fin. La précarité est aussi une atteinte à l’indépendance des rédactions et à la liberté de l’information.

La liste des griefs envers la présidente commence à s’allonger dramatiquement : Casse des métiers pour s’aligner sur « les médias jeunes » (comprendre BFM et itélé), mensonges sur le fichage des salariés, bévues sur le jeunisme, fusion à marche forcée, externalisation de l’info etc.

A un moment où France Télévisions affiche de grandes ambitions sur le numérique, avec la chaîne info, la présidente de France Télévisions doit mettre fin à la déstabilisation des rédactions.

Paris, le 20 avril 2016

Source : site du SNJ-CGT.

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BRUNO FORNACIARI

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