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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 14:05

 

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L'Assaut: www.lassaut.org)?

Publié le 11/04/2012 à 10h37

Il n’y a pas que des petits patrons iconoclastes à vouloir voter Mélenchon. Figurez-vous que parmi ceux prêts à leur embrayer le pas se trouvent aussi quelques cadres, hauts ou moyennement placés, mais écœurés par le monde du travail tel qu’il est aujourd’hui pratiqué.

Dans le Nouvel Observateur, François Kahn, cadre genre supérieur, qui se présente comme un « ancien libéral » aux revenus plutôt cossus, n’en peut plus. Ancien d’HEC, il votera pour le candidat du Front de Gauche :

« [Ma] radicale conversion à l’antilibéralisme économique n’est pas le fruit d’un endoctrinement idéologique ou d’une recherche d’iconoclasme bobo-isant. C’est la fréquentation du monde du travail à son plus haut niveau, celui des cadres de direction générale, c’est l’expérience intime de ce qui se passe à la tête des entreprises modernes qui explique ma conversion à cet antilibéralisme. »

Dévalorisation et humiliation des esprits

Dévalorisation systématique des capacités intellectuelles dans le travail, destruction et valorisation systématique des tâches les plus formelles et superficielles, les moins approfondies, les moins créatives, la charge de François Kahn est impitoyable.

De cette pression managériale impitoyable à l’hécatombe qu’elle entraîne en terme de stress, arrêts maladie pour surmenage (le fameux « burn out » des cadres), humiliante crise de larmes et dépressions, ou du formatage stérilisant des esprits et de tâches, notre cadre révolté ne veut plus :

« Il s’agit d’abord de retrouver l’ambition, l’envie, et le temps de penser, et pour cela, de s’affranchir de l’hystérie du moment présent, du diktat de l’urgence qui finit par démotiver à force de contraindre au bâclage, et de niveler la pensée par le bas. Redonnons du sens à ce que l’on fait, pour ne plus avoir le sentiment de participer à une vaine fuite en avant, mais plutôt de participer à un véritable projet commun, plus constructif et plus qualitatif. »

Mais alors pourquoi le brûlot Mélenchon plutôt que le prudent Hollande ? François Hollande, juge François Kahn, est un représentant du modèle libéral maquillé sous un vague « souci de protection sociale ».

Mélenchon et son « humain d’abord » lui paraît désormais plus à même de « retrouver la maîtrise de notre avenir plutôt que de le laisser entre les mains des Attila du néo-libéralisme et de la finance spéculative ».

La dictature des contrôleurs de gestion

« Cadres » au pluriel, est-il écrit dans le titre. Ne cherchons pas plus loin un deuxième exemple. C’est moi qui m’y colle. Je suis cadre tendance moyenne dans une grande entreprise d’édition, branche manuels scolaires. La pression y est beaucoup plus bonasse que dans le monde féroce de François Kahn.

Mais aussi de plus en plus débilitante. Peu à peu, les éditeurs ont été remplacés aux postes de commande par ces inspecteurs des travaux finis que sont les contrôleurs de gestion.

Du coup, on y tient plus de réunions sur les budgets (entendez, sur les moyens de dégager des marges à deux chiffres) que sur la conception des ouvrages. On s’y montre plus en quête de réduction de coûts que d’amélioration des qualités éditoriales.

Un contrôle de gestion au service de « l’humain d’abord »

Cela ne va pas sans quelques drolatiques fiascos. Qu’une révolution impromptue survienne – celle du numérique dans les établissements scolaires, par exemple – et l’on voit que nos contrôleurs sourcilleux, mais entrepreneurs d’occasion, ne contrôlent plus rien, allant d’investissements à côté de la plaque en décisions cul-de-sac.

D’ici quelques mois, votre serviteur et quelques collègues feront valoir leur droit à une retraite d’autant plus méritée que ces dépeceurs leur ont déjà signifié qu’ils ne seraient pas remplacés. C’est dire l’utilité de notre travail à leurs yeux. En dix ans, l’effectif de notre service, pourtant hautement rentable, aura fondu de plus de moitié.

Leurs « temps modernes », la crise de la « Grande perdition » est en train de l’emporter par le fond et c’est très bien ainsi ! Qu’ils s’en aillent tous ! Je ne sais si la candidature de Mélenchon créera la surprise aux soirs des 22 avril et des 6 mai. Je ne sais si Mélenchon et son équipe se montreront à la hauteur du programme qu’ils impulsent.

Mais en votant pour ce programme, je veux au moins participer à populariser une vision du monde enfin en rupture avec celle de l’univers émasculant d’aujourd’hui, à enraciner dans les esprits la possibilité d’un avenir où le contrôle de gestion serait exclusivement au service de « l’humain d’abord », et non de leur crétin de tiroir-caisse.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:45

Politique - le 11 Avril 2012


Raymond Aubrac, l'un des derniers cadres de la Résistance, est mort mardi soir à l'âge de 97 ans à l'hôpital militaire du Val de Grâce. Il était l'une des dernières personnalités de la Résistance à avoir connu Jean Moulin.

Co-fondateur du mouvement "Libération Sud", Raymond Aubrac était le dernier survivant des chefs de la Résistance réunis et arrêtés en juin 1943 à Caluire (Rhône) avec le chef du Conseil national de la Résistance (CNR). Sa femme Lucie Aubrac, elle aussi héroïne de la Résistance, est morte en 2007 à l'âge de 92 ans.

 

Lucie et Raymond Aubrac


En 1947 et 1950, il avait été témoin à charge lors des deux procès du résistant René Hardy (décédé en 1987), accusé d'avoir livré Jean Moulin à la Gestapo et acquitté au bénéfice du doute.

 

Né le jour de l'assassinat de Jean Jaurès, le 31 juillet 1914, juste avant le début de la Première Guerre mondiale dans une famille de commerçants juifs de Vesoul, de son vrai nom Raymond Samuel, Raymond Aubrac était resté un citoyen très actif, marqué à gauche, se rendant pendant des années dans les collèges et les lycées en compagnie de sa femme pour témoigner et raconter la Résistance. "Je ne supporte pas la solitude après 67 ans de vie commune. Alors quand je me suis retrouvé seul, j'ai été heureux d'avoir des invitations de scolaires qui me donnaient le sentiment d'être encore un peu dans la vie", expliquait en 2010 Raymond Aubrac à TV Tours lors de l'inauguration d'un établissement portant son nom dans cette ville.

 

Il lui était alors demandé ce qu'était résister : "Surveiller ce qui se passe, essayer de comprendre ce qui se passe dans la société qui nous entoure. Et quand on a le sentiment qu'on est devant une injustice, réagir à l'injustice et ne pas se contenter de la constater mais essayer de faire quelque chose. Pour moi c'est ça la Résistance, ça couvre des petits gestes et aussi quelques aventures."

 

Un temps compagnon de route du parti communiste, il avait été ovationné en février 2008 après un discours défendant la laïcité, lors du meeting de campagne de Bertrand Delanoë (PS) pour les municipales.

 

Grand Croix de la Légion d'honneur, Croix de guerre 39-45, rosette de la Résistance, Raymond Aubrac avait publié en 1996 son autobiographie, "Où la mémoire s'attarde". Cet ingénieur civil des Ponts et Chaussées s'est engagé dès 1940 dans la Résistance avec Lucie, et est devenu attaché à l'état-major de l'Armée secrète. Arrêté le 21 juin 1943 à Caluire, emprisonné à Montluc, Raymond Aubrac et quatorze résistants sont libérés grâce à un intrépide raid de commando monté par Lucie, qui entrera dans la légende de la Résistance.

 

Recherché par la Gestapo, le couple est parti pour Londres, puis Raymond a gagné Alger, où il est devenu délégué à l'Assemblée consultative en juin 1944. A la Libération, il est devenu commissaire régional de la République à Marseille, responsable du déminage du littoral, puis inspecteur général à la Reconstruction. En 1948, alors compagnon de route du PCF, il a renoncé à une carrière de haut fonctionnaire pour fonder le Bureau d'études et de recherches pour l'industrie moderne (BERIM), spécialisé dans le commerce avec les pays communistes, qu'il a dirigé pendant dix ans.

 

>>> Le portrait de Raymond Aubrac par l'artiste plasticien et auteur Pascal Convert : « Il faut être optimiste, c’est cela, l’esprit de la Résistance »

 

>>> Lire l'entretien avec Pascal Convert qui a écrit un livre et réalisé un film, Raymond Aubrac, les années de guerre, à partir de 300 heures d’entretien avec Raymond Aubrac.

 

>>> Entretien avec Raymond Aubrac en 1996 : «Les analyses marxistes restent valables»

 

En vidéo : Raymond Aubrac,commissaire de la République à Marseille à la Libération de la ville, parle de Jean Moulin qu'il a bien connu et du programme du Conseil National de la Résistance

 

Biographie :

 

31 juillet 1914 : naissance de Raymond Samuel.
Décembre 1939 : mariage avec Lucie Bernard.
Juin 1940 : fait prisonnier par les Allemands, s'évade, s'installe à Lyon et entre dans la Résistance.
Juin 1943 : arrêté par la Gestapo à Caluire, avec plusieurs responsables de la Résistance, dont Jean Moulin, et interrogé par Klaus Barbie. Sa femme organise son évasion, la troisième.
Février 1944 : rejoint Londres.
Eté 1944 : commissaire de la République en Provence.
Années 60 : fonctionnaire international de la FAO.
2007: décès de Lucie Aubrac.

 

>>> Lire aussi la biographie de Raymond Aubrac sur le site du mémorial Jean-Moulin

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Published by bruno fornaciari - dans MEMOIRES - HOMMAGES - SOUVENIRS
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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:36

Anne Lauvergeon atomise Nicolas Sarkozy et Henri Proglio

Le Monde.fr | 11.04.2012 à 07h58 • Mis à jour le 11.04.2012 à 09h21

Anne Lauvergeon ,le 16 janvier 2012. Anne Lauvergeon ,le 16 janvier 2012. | REUTERS/Charles Platiau

L'ex-patronne d'Areva, Anne Lauvergeon, dénonce dans un entretien publié par l'hebdomadaire L'Express les méthodes du PDG d'EDF, Henri Proglio, et révèle certaines de ses conversations avec Nicolas Sarkozy, qui lui avait proposé un ministère en 2007. "Henri Proglio est arrivé en se proclamant capitaine [de l'équipe de France nucléaire], en refusant systématiquement de passer le ballon et en taclant ses coéquipiers", déplore Mme Lauvergeon. "A peine nommé, il a critiqué publiquement la filière, qu'il connaissait fort peu, prônant le démantèlement d'Areva", ajoute l'ex-patronne du groupe nucléaire français.

Anne Lauvergeon publie un livre intitulé La femme qui résiste, dans lequel elle revient sur son parcours à la tête du groupe et sur son éviction, en 2011. Elle critique par ailleurs les relations du président de la République avec M. Proglio. "Saura-t-on un jour pourquoi le patron d'EDF a eu ainsi table ouverte à l'Elysée durant tout ce quinquennat ? Regardez encore, la semaine dernière, les résultats de l'appel d'offres de l'Etat pour 10 milliards d'euros dans l'éolien offshore", s'interroge l'ancienne sherpa de François Mitterrand.

 

>> Lire l'entretien avec Anne Lauvergeon : "J'ai dérangé des intérêts et des réseaux"

Evoquant ses propres relations avec Nicolas Sarkozy, elle confie avoir décliné en 2007 une offre du président, alors nouvellement élu, de la nommer au ministère de son choix. "Il ne composait pas un gouvernement, il recrutait pour un casting !" explique-t-elle. "Je crois au volontarisme du temps long, pas au volontarisme de l'instant, prétexte à une agitation médiatique." Selon Anne Lauvergeon, Nicolas Sarkozy, aujourd'hui candidat à un second quinquennat, lui avait confié au début de 2007 "qu'il ne ferait qu'un mandat, puis qu'il irait gagner de l'argent chez Bouygues".

Mme Lauvergeon n'épargne pas non plus Alexandre de Juniac, l'actuel PDG d'Air France et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy. Elle rapporte que Nicolas Sarkozy lui a proposé, lors d'un entretien, la direction d'Air France. "J'ai refusé, en m'étonnant, puisque Alexandre de Juniac, un de ses grands amis, était candidat pour le poste. Il m'a dit : 'Alexandre est un ami, mais il n'a pas le niveau, il ne sera jamais président d'Air France. Il faut être sérieux'", raconte-t-elle.

PROPOSITION D'UN RÉACTEUR NUCLÉAIRE À LA LIBYE

Anne Lauvergeon reproche au président d'avoir "laissé s'organiser un système de clan, de bandes et de prébendes" dans la filière nucléaire française. "Ce système a fait la promotion d'un nucléaire bas de gamme à l'international et proposé de transférer nos droits de propriété intellectuelle mondiaux aux Chinois et de vendre du nucléaire à des pays où ce n'est pas raisonnable", ajoute celle qui avait gagné le surnom d'"Atomic Anne". Elle cite en particulier le cas de la Libye, à laquelle Nicolas Sarkozy avait proposé en juillet 2007 de vendre un réacteur nucléaire, notamment pour désaliniser de l'eau de mer, après la libération d'infirmières bulgares détenues par les autorités libyennes.

 

>> Lire notre enquête : "Comment Areva a enquêté sur Anne Lauvergeon"

Anne Lauvergeon dit qu'elle s'est opposée "vigoureusement" à la vente d'équipements nucléaires à la Libye. "Nous jouions à fronts renversés", explique-t-elle. "L'Etat, censé être plus responsable, soutenait cette folie. Imaginez, si on l'avait fait, de quoi nous aurions l'air maintenant !" "Pourtant, quelle insistance ! A l'été 2010, j'ai encore eu, à l'Elysée, une séance à ce sujet avec Claude Guéant et Henri Proglio", ajoute-t-elle, en citant les noms du secrétaire général de l'Elysée de l'époque et du PDG d'EDF, avec qui ses relations sont notoirement mauvaises.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:26

 

POUR CEUX QUI SERAIENT ALLERGIQUES A SARKOZY CANDIDAT / PRESIDENT

 

 

LA PROCÉDURE de retour de sa lettre est toute simple :

 

1) Ne pas ouvrir le courrier ;

2) Inscrire en toute lettre, RETOUR À L'ENVOYEUR

3) Motiver le renvoi sous un prétexte quelconque, du style : >> >>-- Refusé (sans autre motif) >> >>-- Courrier refusé >> >>(...) >> >>-- Absent pour raison de campagne électorale etc... >> >>

4) Déposer votre lettre, sans affranchissement supplémentaire, à la >>poste qui se chargera de la retourner à l'envoyeur et votre mission est >>ainsi accomplie. >> >>

5) Pour un franc succès, faites passer le message autour de vous, par >>téléphone, e-mail, internet etc... Et votre imagination fertile fera le >>reste !!!" .»

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Published by bruno fornaciari - dans DIVERS
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 21:40

 

Un air de printemps citoyen

De l’engagement du monde du travail et des couches populaires dépen­dront l’issue de l’élection présidentielle des 22avril et 6mai et du scrutin législatif un mois plus tard. Cet engagement ne se mesurera pas seule­ment en termes globaux de participation électorale – en règle générale plus élevée que dans les autres consultations. Toute la question est de savoir si les électeurs qui ont le plus d’aspiration à un changement de cap, le plus besoin d’une amélioration rapide et durable de leurs condi­tions de vie, auront confiance dans la portée d’un bulletin de vote. Trop longtemps, les taux élevés d’abstention dans les quartiers populaires et dans les régions industrielles en crise ont relativement gonflé le pourcen­tage de votes désespérés conduisant à l’impasse, et finalement à la per­pétuation de politiques socialement injustes.

«Place au peuple», ce mot d’ordre que l’on peut lire sur les affiches de Jean-Luc Mélenchon, exprime cette obsession du Front de gauche à inté­grer ou à réintégrer dans le débat politique toute une partie de l’opinion que d’autres voudraient condamner à l’impuissance. Que de thèses fumeuses avons-nous entendues en début de campagne sur ces ouvriers prétendument perdus dans le marigot du Front national, sur ces habitants des «zones sensibles», comme certains commentateurs osent désigner les quartiers populaires des banlieues, qui auraient définitivement abdi­qué de leurs droits de citoyens? Hier, la fondation Terra Nova conseillait à un candidat socialiste d’abandonner les classes populaires et de se recentrer sur les «classes moyennes». Aujourd’hui, l’instrumentalisation honteuse des crimes de Toulouse et de Montauban vise à discréditer la population issue de l’immigration, «des musulmans d’apparence» selon l’expression indigne d’un président de la République. La candidate du FN se livre à un appel au lynchage en désignant parmi les immigrés qui arrivent en France des Mohamed Merah en puissance.

La campagne du Front de gauche a déjà fait reculer un certain nombre de présupposés aussi imbéciles que méprisants. Mélenchon n’est plus traité de «populiste» par des éditorialistes en mal d’inspiration, et est reconnu dans l’opinion comme le candidat qui défend le mieux les ouvriers. Mais dans les quartiers populaires aussi un air de printemps citoyen fait tout doucement reculer un trop long hiver politique. Dans les assemblées citoyennes créées partout dans le pays, des jeunes et moins jeunes habitants des «cités» font l’apprentissage d’un militantisme nou­veau. Cette reprise de confiance dans la politique n’aurait pas été possi­ble sans le travail de fourmi des militants du Front de gauche pour inviter au débat sur leur programme qui place l’humain d’abord. Des électeurs n’auraient pas trouvé dans l’offre politique des autres candidatures l’envie de se bouger et même, pour certains d’entre eux, d’aller voter.

Le vote n’est pas qu’un acte individuel d’un électeur seul face à un sys­tème. Il se structure en prenant conscience qu’on appartient à une caté­gorie, à une classe, qu’ensemble on est plus forts. C’est ce processus de solidarisation qui se joue dans des quartiers où se concentrent les effets de la démolition sociale n

 

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 21:30

 

 

 

Lundi 9 avril 2012

Le rassemblement-meeting du Front de gauche à Toulouse a encore été un énorme succès en réunissant  70 000 personnes. C'est un événement dans cette campagne présidentielle et dans celle du Front de gauche qui poursuit et amplifie sa dynamique. A tel point que Jean-Luc Mélenchon confirme sa progression et sa place de 3° homme dans plusieurs enquêtes d'opinion. Cette irruption dans le trio de tête fait progresser toute la gauche, la mettant à un plus haut niveau encore qu'en 1981 !

 

La progression du Front de gauche bouscule tous les pronostics et surtout tous les scénarii écrits à l'avance. Cela pourrait même bousculer l'ordre d'arrivée au soir du 22 avril.


Et pourquoi ne serait-ce pas le Front de gauche

qui arriverait en tête de la gauche ?


Cette perspective commence à être sérieusement prise en compte dans le camp socialiste qui redouble d'effort pour appeler au vote utile, ce vote qui mutile les convictions. S'appuyant sur le rejet extrêmement fort du président sortant, les ténors socialistes proposent l'éternel choix binaire : eux ou le chaos, Sarkozy ou Hollande. Il n'y aurait pas d'autres choix. Pour virer Sarkozy, seul le choix d'Hollande serait efficace.
Pourtant, les socialistes doivent entendre que si nous ne voulons plus de Sarkozy et de sa politique, nous ne voulons pas plus du projet politique d'Hollande, sans évidemment mettre les 2 candidats sur le même plan. Nous ne confondons pas la droite et la gauche.


photo Mais au programme d'Hollande, nous préférons le programme du Front de gauche "l'Humain d'abord". Nous ne partageons pas la même conception sur l'Europe, nous ne sommes pas d'accord sur le traité de Lisbonne, pas d'accord sur le MES, nous voulons des Etats-Généraux de la refondation européenne pour en finir avec les politiques austéritaires.

 

Nous voulons relancer l'économie par l'augmentation des salaires et passer le SMIC à 1700€. Nous voulons rebâtir les services publics. Nous voulons remettre le droit à la retraite à 60 ans et à taux plein. LA RELANCE PAS LA FINANCE

Bref, nous avons un autre programme, un autre projet que celui du PS et surtout une autre cohérence. Ce n'est pas très difficile à comprendre.


Nous ne nous laisserons pas enfermer dans ce piège (grossier) : Hollande ou Sarkozy. Car face à ce choix binaire (ou à cet absence de choix justement) il existe une 3°possibilité, un autre choix :


faire de Jean-Luc Mélenchon

le représentant de la gauche au second tour.


Et cette possibilité se renforce de jour en jour. Les enquêtes d'opinion montrent que Jean-Luc Mélenchon est en constante progression depuis plusieurs semaines et rien n'indique que cette progression va se ralentir. Elles montrent également que plus de 60% des électrices et électeurs ayant l'intention de voter pour François Hollande le feraient d'abord pour battre Sarkozy mais sans adhérer au projet du candidat. Ils et elles peuvent donc se servir du bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon pour le même objectif, c'est-à-dire virer Sarkozy mais avec l'avantage de voter pour un projet de rupture avec les politiques libérales conduites depuis plus de 10 ans.


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Pour gagner le second tour, la capacité à mobiliser et à rassembler est indispensable. Cette capacité, Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche ont démontré qu'ils l'avaient et le prouveront une nouvelle fois lors de 2 "répliques" du rassemblement de La Bastille à Marseille le 14 avril et l'autre à Paris, porte de Versailles le 19 avril.

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 17:32
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 15:03
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 14:14
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 14:07

Présidentielles 2012

Mardi soir, devant un parterre de patrons, André Chassaigne a confronté les propositions du Front de gauche à celles des autres candidats. Il n’y a pas photo !

 

Mardi soir, à la Maison de la chimie, à Paris, André Chassaigne a su faire entendre une voix différente aux oreilles de patrons, surtout de PME, leur parler du « produire en France » au nom du candidat du Front de gauche qu’il représentait, Jean-Luc Mélenchon.

 

La soirée a été organisée par le député communiste du Puy-de-Dôme, conjointement avec Yves Jego, député UMP, et Renée Nicoux, sénatrice PS, qui ont constitué ensemble une association, le club Produire en France, chargée de promouvoir dans les têtes et dans les faits la réindustrialisation du pays.

 

Étaient conviés à défendre les propositions de leur candidat, des représentants, outre de Jean-Luc Mélenchon, de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jacques Cheminade, François Bayrou, Eva Joly et François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan se représentant lui-même.

 

André Chassaigne est 
intervenu en dernier, mais il est apparu le plus en rupture avec le spectacle d’illusionniste de Christian Estrosi, en charge de défendre ce soir-là le bilan du candidat président. L’ancien ministre de l’Industrie a d’abord tenté de se défausser en fustigeant « les trente années de gouvernement de gauche comme de droite qui ont dans notre pays assuré la promotion de la finance ». Il a essayé de faire croire que, durant son ministère, il a fait surgir de tous côtés des emplois industriels, qu’il a permis des relocalisations massives. La réalité du quinquennat, c’est 350 000 emplois industriels en moins et 1,6 million de personnes de plus inscrites à Pôle emploi.

 

Il n’a pas été cependant le seul représentant de candidat frappé d’amnésie. Celui qui a parlé au nom de Marine Le Pen, Thibaut de La Tocnaye, a ainsi oublié de faire référence à la sortie de l’euro, point clé du programme économique du Front national. Nicolas Dupont-Aignan, lui, n’a pas eu ce genre de distraction, tout au contraire, il a affirmé à propos de l’euro : « Cette monnaie n’est pas viable. » S’il exprime les inquiétudes de certains milieux, notamment parmi les patrons de PME, il n’offre pour toute perspective que la dévaluation, la baisse 
des charges.

 

Ce dernier point est d’ailleurs l’élément de différenciation entre les porte-parole des candidats. La représentante de François Hollande, Renée Nicoux, s’est prononcée contre la « baisse des salaires et des droits sociaux », mais elle a 
aussi soutenu l’idée d’une baisse de charges sociales et fiscales des entreprises.

 

André Chassaigne, pour sa part, s’est prononcé 
pour réduire d’autres coûts que ceux du travail. Parmi les quatre « fondamentaux » qu’il a définis, il a insisté sur la nécessité d’« écarter cette financiarisation sans limite qui s’accompagne notamment de prélèvements financiers du capital sur les richesses créées, avec des conséquences terribles pour notre industrie ». Formation, effort de recherche, politique cohérente de l’énergie, pôle public financier, nouveaux critères de gestion, démocratie économique, notamment au niveau européen : tels sont les axes qu’il a mis en avant pour une nouvelle stratégie de développement industriel.

 

SUCCÈS aux Bus franciliens 


Le conseil régional d’Île-de-France vient de confier 
l’exploitation des lignes de bus Porte de Pantin Livry-Gargan 
et Grande bibliothèque-Choisy-le-Roi à la RATP. 
Les élus socialistes étaient au départ favorables à une mise 
en concurrence de plusieurs opérateurs, avec le risque 
d’ouvrir la voie à une privatisation du réseau de bus francilien. Leurs collègues communistes y étaient opposés. La section 
du PCF de la RATP, qui a mobilisé le personnel en faveur 
du service public, se réjouit de la décision.

 

Pierre Ivorra

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BRUNO FORNACIARI

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