Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 18:32
Repost 0
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 16:03
Repost 0
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 15:14
Repost 0
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 15:07

Présidentielles 2012

Mardi soir, devant un parterre de patrons, André Chassaigne a confronté les propositions du Front de gauche à celles des autres candidats. Il n’y a pas photo !

 

Mardi soir, à la Maison de la chimie, à Paris, André Chassaigne a su faire entendre une voix différente aux oreilles de patrons, surtout de PME, leur parler du « produire en France » au nom du candidat du Front de gauche qu’il représentait, Jean-Luc Mélenchon.

 

La soirée a été organisée par le député communiste du Puy-de-Dôme, conjointement avec Yves Jego, député UMP, et Renée Nicoux, sénatrice PS, qui ont constitué ensemble une association, le club Produire en France, chargée de promouvoir dans les têtes et dans les faits la réindustrialisation du pays.

 

Étaient conviés à défendre les propositions de leur candidat, des représentants, outre de Jean-Luc Mélenchon, de Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jacques Cheminade, François Bayrou, Eva Joly et François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan se représentant lui-même.

 

André Chassaigne est 
intervenu en dernier, mais il est apparu le plus en rupture avec le spectacle d’illusionniste de Christian Estrosi, en charge de défendre ce soir-là le bilan du candidat président. L’ancien ministre de l’Industrie a d’abord tenté de se défausser en fustigeant « les trente années de gouvernement de gauche comme de droite qui ont dans notre pays assuré la promotion de la finance ». Il a essayé de faire croire que, durant son ministère, il a fait surgir de tous côtés des emplois industriels, qu’il a permis des relocalisations massives. La réalité du quinquennat, c’est 350 000 emplois industriels en moins et 1,6 million de personnes de plus inscrites à Pôle emploi.

 

Il n’a pas été cependant le seul représentant de candidat frappé d’amnésie. Celui qui a parlé au nom de Marine Le Pen, Thibaut de La Tocnaye, a ainsi oublié de faire référence à la sortie de l’euro, point clé du programme économique du Front national. Nicolas Dupont-Aignan, lui, n’a pas eu ce genre de distraction, tout au contraire, il a affirmé à propos de l’euro : « Cette monnaie n’est pas viable. » S’il exprime les inquiétudes de certains milieux, notamment parmi les patrons de PME, il n’offre pour toute perspective que la dévaluation, la baisse 
des charges.

 

Ce dernier point est d’ailleurs l’élément de différenciation entre les porte-parole des candidats. La représentante de François Hollande, Renée Nicoux, s’est prononcée contre la « baisse des salaires et des droits sociaux », mais elle a 
aussi soutenu l’idée d’une baisse de charges sociales et fiscales des entreprises.

 

André Chassaigne, pour sa part, s’est prononcé 
pour réduire d’autres coûts que ceux du travail. Parmi les quatre « fondamentaux » qu’il a définis, il a insisté sur la nécessité d’« écarter cette financiarisation sans limite qui s’accompagne notamment de prélèvements financiers du capital sur les richesses créées, avec des conséquences terribles pour notre industrie ». Formation, effort de recherche, politique cohérente de l’énergie, pôle public financier, nouveaux critères de gestion, démocratie économique, notamment au niveau européen : tels sont les axes qu’il a mis en avant pour une nouvelle stratégie de développement industriel.

 

SUCCÈS aux Bus franciliens 


Le conseil régional d’Île-de-France vient de confier 
l’exploitation des lignes de bus Porte de Pantin Livry-Gargan 
et Grande bibliothèque-Choisy-le-Roi à la RATP. 
Les élus socialistes étaient au départ favorables à une mise 
en concurrence de plusieurs opérateurs, avec le risque 
d’ouvrir la voie à une privatisation du réseau de bus francilien. Leurs collègues communistes y étaient opposés. La section 
du PCF de la RATP, qui a mobilisé le personnel en faveur 
du service public, se réjouit de la décision.

 

Pierre Ivorra

Repost 0
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 15:02

 

 Point de la situation en vue des candidatures aux élections législativesdans la 3e circonscription des Deux-Sèvres

______________________________________________________________________________ 

Aux communistes du 79 et à la direction nationale du parti

 

Le 9 avril 2012


Cher-e-s camarades,

 

Tu as reçu récemment un courrier de Jean-Pierre Gelot concernant la désignation des candidatures PCF/Front de Gauche dans la 3e circonscription le 7 avril dernier*.

 

Tu le sais sans doute, soit pour avoir été informé, soit pour y avoir participé, les communistes de la 3e après y avoir été invités se sont réunis et ont désigné à l’unanimité des présents et à la majorité des communistes organisés et électeurs, les candidats communistes Bruno FORNACIARI et Ernest LEVINDRE. Le  «processus des désignation des candidats» d’où résulte une proposition «après des mois de débats» a déjà eu lieu et a choisi ses représentants. Mais les candidats élus ne plaisent pas à JP Gelot et quelques autres de la fédération qui ne les reconnaît pas. Le GUET, MORISSON et JP GELOT avaient déclaré et agit pour faire « tout ce qui sera possible pour que Bruno Fornaciari ne soit pas candidat ». Beau programme en effet !

 

Depuis tout a été fait en ce sens. Les mensonges éhontés généralisés, la duplicité, les attaques personnelles, la stigmatisation, le dénigrement, les insinuations calomnieuses, les accusations mensongères des pressions sur les communistes etc…, tout cela se substituant au nécessaire débat politique, à l’instigation du secrétaire fédéral Jean-Pierre Gelot. Et enfin, cerise sur le gâteau du despotisme ambiant il écrit lui-même, dans un courrier « approuvé » par le comité fédéral ?l’exclusion de Bruno Fornaciari adhérent et militant depuis 1966 sans qu’il en soit lui-même prévenu. Quelle lâcheté ! Nous sommes en plein cauchemar. Pol Pot et Pinochet sont de retour ! La haine et la folie guiderait-elle maintenant la destinée des communistes des Deux-Sèvres et particulièrement celle des camarades du Thouarsais par une clique d’irresponsables?

Nous sommes fondés à le croire. Et nous devons témoigner au passage de l’étonnement et du trouble que provoquent ces attaques indignes auprès des nouveaux adhérents.

Au cours de ces derniers mois nous avons été contraints d’alerter la direction du Parti  et nous avons sollicité à la fois la responsable nationale aux élections (déjà pour les cantonales), le secteur de la « vie militante » et la commission des conflits, lesquels ont  livré des observations qu’il convient de prendre en compte, ce que nous faisons pour notre part.

 

Le Président de la commission Marc Brynhole insiste notamment« sur le mode d’organisation de la consultation des communistes pour la désignation des candidats tels que le décrivent nos statuts » (…) (1) ou bien encore la lettre que nous a adressée Lydie Benoist responsable nationale aux élections (2). Ou même le contenu de la conversation téléphonique de jeudi 6 avril avec Jacques Chabalier secrétaire du Parti à la Vie militante (organisation) dont nous vous communiquons le résumé du contenu dans la suite de notre propos..

 

Malgré ces recommandations, cela continue de plus belle. Aucun de nous n’a été convié ou sollicité a participer à un tel « processus » proclamé, ni à un tel « débat » qui nous d’ailleurs été refusé tout au long de ces derniers mois. JPG évoque des réunions qui concourent au processus de désignation mais qui n’ont pas concerné les thouarsais. Qui sont donc les camarades ou les personnes qui ont eu l’honneur de discuter et de décider pour nous ?. Les têtes pensantes de la fédé triées sur le volet ? de la FASE ? de l’assemblée citoyenne ?  Qui sont donc ceux qui après avoir bien discuté entre eux, nous font part de leurs décisions et nous demandent de les valider individuellement comme des sujets à leur vassal. Et avec quelle méthode ?. Sans faire appel à d’éventuelles candidatures, sans contact entre nous sur cette désignation qui fait débat, en misant sur une réflexion individuelle déconnectée des réalités et des manœuvres en cours, sans discussion et sans confrontation, en ne proposant qu’un bulletin de vote unique et un vote par correspondance, en nous maintenant isolés les uns des autres. Nous sommes un collectif de citoyens qui a décidé sciemment et librement d’adhérer au PCF, que nous considérons comme un moyen, un outil, pour donner un prolongement efficace à notre volonté de transformation de la société pour laquelle nous militons en donnant un sens à notre combat.

 

Quant à nous, nous avons réclamé ce débat car de l’analyse sérieuse et de la réflexion politique approfondie dépend souvent, la position la plus juste et l’adhésion la plus large. Nous avions nous-mêmes fait des propositions de candidats lors du premier vote : Bruno FORNACIARI ouvrier typographe puis cadre commercial retraité maintenant et Ernest LEVINDRE ouvrier mécanicien, syndicaliste CGT, défenseur des travailleurs aux prud’hommes. Ils sont des communistes actifs, connus et appréciés.  Ils sont à l’origine du renouveau du Parti dans le Thouarsais de son renforcement et de son installation dans le paysage politique local, et personne ne le conteste. Les communistes de la 3e circonscription qui avaient été invités statutairement à en débattre ont émis un vote majoritaire en faveur de ces candidats, ils les ont choisis et ils confirment ce choix. Et l’on voudrait le remettre en cause ? Belle démocratie !

 

Nous sommes à nouveaux désolés, et furieux de constater que contrairement à ses engagements Jean-Pierre Gelot continue de refuser de faire valoir les droits des communistes à décider ainsi que la mise en œuvre des conditions de leur souveraineté. C’est lui qui, de ce fait, se met en retrait des responsabilités de notre Parti. Désormais nous ne pouvons plus, nous refusons de  le reconnaître comme un secrétaire fédéral ou même un responsable du Parti dont il transgresse les règles et les objectifs ; et qu’il discrédite. Il refuse nos modes d’organisation et l’expression démocratique des communistes. Il exacerbe les divisions au lieu d’œuvrer au rassemblement des communistes. Nous exigeons sa démission.

 

Au prétexte fallacieux, selon nous infondé, que l’un des candidats pressentis, Bruno FORNACIARI aurait des défauts personnels et un caractère qui ne lui plaisent pas, il se permet en dépit de nos règles communes d’interdire sa candidature. Il s’oppose tout autant à celle d’Ernest LEVINDRE comme suppléant, candidature pourtant unanime elle aussi, pourquoi ? Mais de quel droit, et en vertu de quels principes statutaires du Parti se le permet-il ? Le fait du prince ? qu’il entraîne avec lui quelques personnes, qui, pour la plupart sont extérieures au Thouarsais ne nous surprend pas. Elles ignorent les difficultés réelles auxquelles nous sommes confrontées bien sûr. Et elles décideraient pour nous ? Et puis, le secrétaire fédéral disposerait à lui seul de la légitimité ? Aurait-il des droits politiques particuliers que lui confèrerait sa situation de salarié de la fédération, appointé à mi-temps pour un salaire brut de 1400 € environ, soit 2800 € pour un temps plein.

Il agit comme si le PCF 79 était sa propriété personnelle, ce qui lui donnerait des droits supérieurs aux autres communistes ? Un véritable pouvoir personnel ?

 

Au contraire, cela lui donne d’abord des devoirs. Et en premier de rendre compte de son activité, ce qu’il ne fait pas. Et au vu la situation et des résultats de la FD à tous les points de vue, l’on peut dire qu’il a échoué dans sa tâche. Nous sommes une des plus petites fédérations de notre pays avec 130 communistes cotisants, alors que notre département compte 380 000 personnes parmi lesquels des dizaines de milliers d’ouvriers, de fonctionnaires, de personnels de santé, d’employés de commerce etc…Et en fonction des « résultats » de l’implantation du parti et de ses scores électoraux, sa responsabilité première est engagée et le débat resurgit naturellement sur la nécessité ou non de la présence d’un permanent politique.

 

Et si nous faisons encore une fois référence aux statuts, c’est pour souligner qu’ils recommandent de ne pas faire perdurer à plus de huit ans la fonction de permanent. Or cela fait 15 ans maintenant qu’il « officie » pour des résultats que l’on peut qualifier de médiocre.

Et que dire des « libertés » qu’il s’octroie. Juge et partie sur tous les sujets. Il se permet de se verser la somme de 2000 € après un semblant de consultation condamnée par l’ensemble du comité fédéral, ce qui fera dire à l’un des camarades : « j’appelle ça taper dans la caisse ». Et que dire de son refus de répondre à la convocation d’une délégation du comité fédéral pour l’entendre sur cette question ? (Nous tenons le compte rendu de la réunion du comité fédéral d’août 2010 à ce sujet, à la disposition des communistes). Et lorsque l’on veut faire tirer un tract on nous répond qu’il n’y a pas d’argent. Tout n’est pas acceptable. Trop c’est trop!  Ça suffit !

 

Et cela ne lui ne donne en rien, ni le droit, ni le pouvoir d’évincer ou d’exclure un communiste quel qu’il soit, ni de décider, tel Dieu, de l’appartenance ou non à notre Parti et de rayer de ses effectifs, d’un trait de plume, un camarade qui en est membre depuis 46 ans à jour de ses cotisations. Allons ! Jean-Pierre Gelot est gagné par la haine ce qui lui fait perdre tout sens de la raison, quelle mégalomanie. Les dénis démocratiques dont il est coutumier, la tromperie permanente des communistes thouarsais sont pour eux aussi inacceptables et insupportables.

 

Bien entendu, nous reconnaissons  le droit et le devoir de la Fédération de proposer les candidats qui lui semble le mieux correspondre à la politique qu’elle entend soutenir. Mais elle l’a déjà fait et le candidat s’est rétracté arguant du fait que sa « candidature apparaît comme un déni démocratique » aux yeux des assemblées citoyennes(…) et que lui « colle à la peau, à l’intérieur et à l’extérieur du parti, l’image d’un candidat qui se serait laissé instrumentaliser dans l’unique but de faire barrage à Bruno Fornaciari ». Voilà qui éclaire bien des choses.

Mais c’est aussi son devoir de faire appel aux candidatures. Celles-ci peuvent émaner d’un collectif de communistes ou même à titre personnel. Et cela pour tout type d’élections et pour prétendre à des responsabilités dans le Parti lui-même. C’est au cours de débats dans l’assemblée concernée, en l’occurrence, l’assemblée des communistes de la 3e circonscription qui s’est pourtant déjà tenue, que les communistes présents, échangent leurs arguments et tentent de trouver une  position commune. Et si cela s’avère impossible malgré tous les efforts, c’est le vote majoritaire des communistes qui emporte la décision, qui devient celle du Parti d’où l’importance de la participation réelle de chaque communiste.

 

Nous nous permettons d’ailleurs de rappeler à nouveau aux camarades l’article des statuts que nous avons déjà mis en avant lors de précédents courriers à la Fédération et aux communistes de la 3e circonscription,  que vous trouverez en note à la fin de ce courrier.

 

Vous le savez, nous avons saisi la commission des conflits au sujet du scrutin précédent où les représentants de la fédération et notamment Jean-Claude MORISSON avaient refusé d’inscrire  les deux autres candidatures exprimées encore le jour même et connus de la fédération depuis longtemps. La commission des conflits en avait pourtant relevé l’obligation. Nous sommes étonnés cependant que la procédure démocratique ne s’applique toujours pas encore cette fois-ci malgré les rappels statutaires. Et voilà que cela recommence en en aggravant le caractère anti-démocratique et autoritaire, puisque non seulement il est exprimé un refus total des candidatures, mais qu’en plus Jean-Pierre Gelot décrète l’exclusion du Parti du camarade Bruno Fornaciari adhérent depuis 1966.

 

Nous vous rappelons que la procédure d’exclusion est rarissime, elle peut être demandée à une commission « ad hoc »  qui doit se réunir et statuer après examen. L’exclusion n’est requise que dans des cas particulier extrêmement graves. Comme par exemple l’appartenance à un autre Parti, bien que cela ne se pratique guère, ou en terme de malhonnêteté avérée portant préjudice au Parti.. Ou bien pour des motifs ayant trait à des faits particulièrement graves. Mais en aucune manière pour divergence politique ou incompatibilité d’humeur.

 

 Rappel des statuts :   Article 24. L'exclusion

« Les seuls motifs d'exclusion du Parti communiste français sont la mise en cause délibérée des valeurs fondamentales d'intégrité et de dignité humaine, la corruption, ainsi que l'appartenance à un autre parti politique. Cette mesure exceptionnelle d'exclusion est proposée par l'instance à laquelle appartient l'adhérent-e. Celle-ci doit saisir la commission nationale des conflits qui infirme ou confirme la proposition d'exclusion. » 

 

Nous vous confirmons en outre que nous avons eu une conversation téléphonique le 6 avril avec Jacques Chabalier qui est le responsable national à la Vie du Parti. Il ressort, que pour tenter de trouver une issue raisonnable et démocratique à nos désaccords sur la question des candidatures, il nous propose ainsi qu’à la fédération (JP Gelot) la création d’une commission composée de 3 camarades de la Fédération et de 3 camarades du Thouarsais (ceux avec qui portent les désaccords) chargée de  déterminer la liste des électeurs et les critères de l’élection. Il est convenu de se soumettre à nos statuts et de faire appel aux candidatures qui seront toutes examinées. De définir les conditions d’exercice du vote, expression de la souveraineté des communistes. Nous avons approuvé chaleureusement cette proposition qu’il doit communiquer à JP Gelot.

 

J’en viens maintenant au fondamental qui concerne les désaccords politiques, qui sont présentés, c’est plus facile, comme une question comportementale et personnelle, alors qu’ils sont le fondement de notre conflit. Ce qui évite commodément le débat politique que nous réclamons depuis toujours et que nous n’avons pas eu, ni pour les régionales, ni pour les cantonales et pas non plus bien sûr pour les législatives.

 

 Au fond, Jean-Pierre Gelot et quelques autres communistes, n’ont pas abandonné la conception de l’organisation, de la politique et du rassemblement qui avaient prévalus lors de feu les collectifs anti-libéraux qui ont donné naissance à la FASE fin 2008. Il est à noter que JP Gelot a tenu à participer personnellement à sa première réunion constitutive à NIORT, tandis qu’Elie Maudet était élu Vice-Président de la FASE présidée par Jean-Pierre Gay. En sachant cela, on y voit plus clair maintenant. C’est sur les bases des analyses politiques et des objectifs de la FASE, et parfois du NPA, que se fondent la politique de rassemblement de la fédération du PCF 79 et de ses prolongements électoraux.

 

Ainsi, la FASE considère « que le Front de gauche ne peut à lui seul rassembler la gauche radicale » (déclaration de JP GAY aux régionales)et JP Gelot considère lui aussi que « le PCF peut-il à lui seul rassembler un maximum de voix. A-t-il lui seul la légitimité, Pouvons-nous, au nom de principes périmé pour la plupart des gens, prendre le risque de laisser passer, voir à faire échouer cette possibilité nouvelle d’aider au rassemblement le plus large sur des objectifs politiques clairs, comme ce fut le cas lors du débat sur le traité européen de 2005 » (lettre du 30 mars 2012 aux communistes de la 3e circonscription.) Nous n’inventons donc rien.

 

Pour ceux qui se souviennent, c’est le même type d’arguments qui avait prévalu pour faire échouer la candidature commune de Marie-Georges BUFFET aux présidentielles de 2007. Car, selon les partisans des collectifs anti-libéraux (aujourd’hui la FASE), le Parti communiste ne peut rassembler, et donc, pour rendre le rassemblement pérenne, il faut obligatoirement que ce ne soit pas un communiste. Du moins c’est l’argument avancé pour promouvoir la FASE et mettre en cause la capacité de rassemblement du Parti, et tendre à le diluer dans les assemblées citoyennes rassemblement sympathique mais hétérogène. Ce n’est pas le choix  de nos congrès qui réaffirment l’utilité de l’existence du Parti communiste Français.

 

C’est ce qui le conduit JP Gelot à tenter d’imposer aux adhérents du PCF une candidature non communiste inspirée par la FASE, issue d’une assemblée citoyenne et d’un membre de la FASE comme suppléant. De la sorte JP Gay fait carton plein. Au passage, il est à noter aussi que nous ne connaissons pas le candidat proposé, que nous ne savons rien de lui si ce n’est qu’il n’est pas communiste et qu’il est gérant d’une SARL. Ce n’est sans doute pas l’affichage professionnel le plus adapté lorsque l’on prétend représenter les forces du travail et de la création.

 

A nos deux derniers congrès nous avons réaffirmé la nécessité d’un Parti Communiste dynamique et transformé. La stratégie de Front de gauche adoptée en décembre 2008 et la progression de l’influence électorale et de l’enracinement populaire ainsi que de l’élargissement du Front de Gauche, montre bien que la stratégie du Parti est la bonne, qu’il convient de la poursuivre et pour cela renforcer encore notre Parti. Car, pour beaucoup de personnes, de travailleurs manuels et intellectuels, de femmes, de jeunes, de démocrates, le parti a su se renouveler et proposer une stratégie gagnante. Le nombre et la qualité des adhésions récentes à notre Parti  de l’ordre de 2500 depuis le début de l’année, confirme que contrairement à ce qui est colporté ici ou là, non seulement le Parti Communiste n’est pas un obstacle au rassemblement mais il en est le cœur et l’ardent artisan, la garantie et la condition. Tout le monde connaît le Parti Communiste son histoire et son rôle actuel, ses militants ses dirigeants.

 

Parce que sur le terrain les communistes interviennent, ici à Thouars pour la formation du collectif retraite dont l’initiateur Bruno fornaciari en fut l’animateur et le porte-parole incontesté, ou bien les positions et intervention du Parti contre la maternité porcine industrielle à Luzay, ou la participation aux actions pour l’hôpital public et le débat organisé pendant les cantonales à Thouars, ou bien encore l’intervention du Parti sur les collectivités locales et l’intercommunalité dans la presse, l’organisation du vote citoyen contre la privatisation de la Poste, ou la solidarité avec la lutte des cheminots à Thouars contre la privatisation du Fret, ou le soutien à la luttes du personnel de Loeul Piriot pour de meilleurs salaires et conditions de travail, à la solidarité avec les gréviste lors du mouvement des retraite qui a permis la remise d’une somme de 4000 € aux syndicats, ou encore la mobilisation et la participation visible du PCF aux manifestations, sa participation à la création du Front de gauche comme l’atteste la presse, en passant par la constitution de la première assemble du Front de gauche dans le département à Airvault, par le renforcement du parti communiste avec près de 10 adhésions en 2 ans ses très bons résultats électoraux aux cantonales à Thouars et sa progression à St Varent etc.. Comment, peut-on prétendre que le Parti communiste n’est pas rassembleur ? Il conviendrait selon ses détracteurs de ne point trop se montrer, se mettre en avant ? Il faudrait se cacher, minimiser notre présence pour avoir une chance de réussir et travailler pour d’autres ? Mais si nous, la gauche transformatrice sommes aujourd’hui dans une période de progrès, si l’espoir et les mobilisations renaissent, notre Parti y est pour beaucoup. Pourquoi donc éliminer des candidats qui ont fait leurs preuves, des camarades convaincus, expérimentés, aguerris à la lutte politique et syndicale, connus et appréciés quoiqu’en disent (ou souhaitent) certains malintentionnés. Et pourquoi se soustraire aux accords nationaux qui stipulent que pour la 3e le candidat sera communiste, et que la FD est maintenant d’accord ? Pourquoi, puisque le candidat proposé sera parait-il « estampillé » communiste. Alors pourquoi pas un communiste véritable, « pur jus » ?

 

Les communistes qui font revivre le parti seraient-ils des obstacles au rassemblement et auraient-ils démérité? Non certainement pas. Mais il est vrai que ceux qui rêve d’un Parti Communiste amorphe et inaudible, y voient eux matière à rechigner, quand ce n’est pas militer ouvertement contre les candidats PCF/Front de gauche comme ce fut le cas hélas aux cantonales, car ils rêvent de l’affaiblir pour le supplanter.

Non, les raisons personnelles et caractérielles émises par Jean-Pierre Gelot pour s’opposer à nos candidatures ne résistent pas l’analyse. Elles apparaissent pour ce qu’elles sont. Une stratégie d’effacement du PCF dans le nord Deux-Sèvres, prisonnier qu’il est du pacte conclu avec la FASE sur la répartition des influences dans notre département. Les militants du Parti ont leur mot à dire. Nous les invitons à exiger les débats nécessaires et à exprimer leur opinion sur toutes les questions.

 

Nombre d’entre vous, sont des communistes sincères mais déçus, parfois trompés. L’on vous ignore souvent et l’on vous méprise parfois aussi. Avec ce courrier nous tentons de rétablir la vérité sur la situation dans le thouarsais, et nous voulons vous encourager à ne pas perdre confiance dans notre Parti Communiste, et vous dire que vous y avez toute votre place et qu’il faut l’occuper.

 

Bon courage et bon travail à tous. Nous ne lâcherons rien !

 

« Je reste exaspéré et violent. Je crie et je m’indigne et je pleure. Malheur à qui fait du mal à la France. Je ne m’apaiserai pas. Je déclare que je mourrai fanatique de ma patrie » Victor Hugo.

 

Fraternellement

 

Bruno Fornaciari, Ernest Levindré et Joël Grellier.

Membres du bureau provisoire de la section thouarsaise

 

 

(1) Article 4.1. Décisions et votes

Tous, toutes les adhérent-e-s reçoivent les informations et les éléments matériels pour chaque consultation. Seule-e-s les adhérent-e-s détenant la carte du Parti Communiste Français depuis plus de 3 mois avant la date du scrutin, à jour de leur cotisation, c’est-à-dire pour les 3 derniers mois au moins, qui précèdent le scrutin et validée par une commission par le ou les exécutifs des territoires concernés. Cette commission organise la consultation et assure le bon déroulement des opérations de vote. Elle prend toutes les dispositions pour faciliter la participation du plus grand nombre d’adhérent-e-s(…)

Article 4.2.

Dans toutes les instances du Parti, les décisions se prennent à la majorité. Le vote est individuel. Il est toujours secret pour l’élection à toutes les fonctions ou responsabilité (…) A chaque niveau, seules les décisions prises à la majorité engagent le Parti (…)

Article 18.1.

Les propositions de candidatures, après appel à candidature, peuvent émaner des assemblées générales et des instances départementales et nationales, comme être présentées dans le parti à titre individuel. Tous, toutes les adhérent-e-s habitant sur le territoire concerné par l’élection sont informé-e-s de toutes les candidatures (…)

Article 18.2.

Les communistes élaborent les projets de candidature dans l’instance correspondant à la circonscription électorale concernée en liaison avec les instances qu’elles regroupent : (…) conseil départemental pour (…) les élections (…) législatives (…)

Article 18.3.

(…) Tous les efforts sont faits pour aboutir à un projet de candidature ou se retrouve la très grande majorité des adhérent-e-s ou de leur délégué-e-s. Malgré cela, si d’autres candidatures sont maintenues, elles sont également soumises au vote. Celles qui reçoivent le plus de voix sont retenues. Les adhérents-e-s de la circonscription électorale concernée se prononcent alors individuellement, directement, à bulletin secret, sur le projet de candidature. Il est définitivement adopté s’il recueille une majorité des suffrages exprimés

Au bout de ce processus, seules les candidatures ainsi désignées sont celles qui peuvent se prévaloir de l’investiture du Parti(…)

 

(2) Cher Camarade, >

Suite à tes questions, je  t'informe que lors de l'accord national signé entre les partenaires du Front de Gauche il a été acté pour le département des Deux Sèvres la répartition suivante : la 1ère et 3ème circonscription avec un titulaire du PCF, la 2ème circonscription avec un titulaire du P.G. En ce qui concerne les suppléant(e)s, nous sommes convenus avec le Parti de Gauche et la Gauche Unitaire (seuls signataires avec le PCF de l'accord national)  qu'il revenait aux  fédérations d'en discuter et d'en décider avec les partenaires locaux. Bien entendu tous ces éléments s'inscrivent dans le respect de nos statuts qui comme tu le sais, accordent aux adhérents de la circonscription,  en lien avec leur fédération, d'être les décideurs (voir article des Statuts). Il convient donc que les communistes adhérents, a jour de leurs cotisations, puissent désigner le ou la titulaire ainsi que son ou sa suppléant(e).  Dans le cas présent, avec plusieurs candidats a la candidature, il est de la responsabilité fédérale d'organiser le scrutin, quel que soit le choix énoncé par le Conseil départemental> Bien fraternellement.   Lydie Benoist 

Repost 0
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 14:36

jeudi 23 février 2012 

à JP Gelot secrétaire fédéral du PCF

aux membres du conseil fédéral

 

Chers camarades,

Au retour d'une réunion éprouvante. Après une nuit blanche.

 

Je renonce à toute candidature de titulaire ou de suppléant dans la 3e circonscription du département lors des prochaines élections législatives. Cette décision est personnelle, réfléchie. et irrévocable.

 

Trois raisons me conduisent à la prendre :

 

1) Maigré moi, aux yeux des participants à la dizaine d'assemblées citoyennes qui se sont tenues dans le Bocage et le Thouarsais, ma candidature apparaît comme un déni de démocratie à la base dans la mesure où elle s'inscrit dans un cadre préétabli par l'accord national qui prévoit d'en haut la répartition des sièges entre les organisations composant le Front de gauche.

Dans le même temps, il faut se rendre à l'évidence que cette même circonscription demeure un point de fixation, et donc un enjeu, dans le rapport des forces  interne au Front de gauche entre les trois partis fondateurs et les formations associées dont la FASE.

En demeurant candidat je me retrouverais au coeur de conradictions qui me dépassent, que je n'ai pas les moyens d'assumer, ni la peétention de vouloir porter.

2) Comment se lancer dans une bataille qui se veut unitaire sans avoir localement, un large soutien militant de la part des memebres de son propre Parti. Je rappelle que sur les 18 adhérents officiellement encartés dans la circonscription, seulement 10 d'entre eux m'ont accordé leur sufrage lors d'un scrutin contesté, avec l'histilité affichée de quelques-uns parmi les autres. Me colle à la peau, à l'intérieur comme à l'extérieur du parti, l'image d'un candidat qui se serait laisser instrumentaliser dans l'unique but de faire barrage à Bruno FORNACIARI... Il m'est insupportable de me retrouver ainsi en porte-à-faux avec la conception plus honorable que je me fais du militantisme.

Et concrètement, sur le terrain, pour mener la campagne, je ne peux compte que sur l'aide effectibve de Gilles M..... et de Jeannine Z.... quand il leur rest un pau de temps en dehors de  leurs responsabilités syndicales ou sociales qu'ils assument par ailleurs.

3) Des obigations familiales accrues  par..... m'imposent un ordre de priorité difficilement compatible avec un engagement électoral del'importance des législatives.

Je vous remercie de prendre en considération ma décision.

 

Très fraternellement.

 

Elie MAUDET

 

 

lettre-de-retractation-d-elie-maudet.jpg

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF 79
commenter cet article
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 14:32

 

Nous recevons de Robert Injet (PCF) cette lettre que nous publions dans le souci de pluralisme. Dossier à suivre.

 

Robert Injey (PCF) : Le Front de Gauche interdit de meeting à Nice ! Après GAUDIN à Marseille, Christian ESTROSI aurait-il aussi la tentation d’interdire le Front de Gauche de tenir meeting à Nice ?

La question se pose au lendemain du refus de mise à disposition du CUM , là même où le candidat président est venu faire campagne. Refus notifié par Mme Martine GASQUET-DAUGREILH, DGA à la culture de la ville de Nice, qui fut par le passé ( 88-93) députée RPR….

Ci-dessous la lettre envoyée ce matin à Mr Christian Estrosi. Sans réponse à cette heure.

Robert Injey

 

 

 

 

 

 

Je viens d’apprendre par un mail de Mme Martine GASQUET-DAUGREILH, que la ville de Nice refuse de mettre a ma disposition le CUM au prétexte que « La dernière manifestation organisée par Nice Matin et le Point a suscité des débordements avec une manifestation sur la voie publique. Compte tenu de ces évènements, la Ville de Nice a décidé de refuser dorénavant toute nouvelle tenue de réunion publique à caractère politique ».

Outre que le prétexte invoqué par Mme Martine GASQUET-DAUGREILH est d’un grotesque sans nom, la décision de la Ville de Nice (de Mme Martine GASQUET-DAUGREILH avec ou sans votre accord ?), relève d’une sérieuse mise en cause de l’expression politique dans la 5e ville de France.

J’ose espérer qu’il s’agit que d’une initiative malheureuse et personnelle de Mme Martine GASQUET-DAUGREILH, aussi je vous renouvelle ma demande de mise a disposition du CUM pour le 19 avril 2012.

Dans l’attente de vous lire et sachant pouvoir compter sur votre esprit Républicain, je vous prie de croire, Monsieur le Député Maire, à l’assurance de mes salutations distinguées.

 

Robert Injey

Repost 0
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 07:49

Le 93, nouveau laboratoire du FN

Mardi 10 avril 2012 | Posté par Marina Bellot Alexandre Devecchio 


Le Front national recrute de plus en plus en Seine-Saint-Denis. Sa cible : les « petits fonctionnaires blancs », que le parti compte séduire en jouant sur une double peur : celle du déclassement et de la délinquance. Un réservoir important en vue de la présidentielle.

«Vous voyez le charmant troquet ? C’est pas compliqué, c’est le seul de la ville ! On va vous payer un café, on est comme ça à la Fédération ! » En ce samedi matin glacial, Cyril Bozonnet nous attend à la brasserie Le Murat, à deux pas de la gare de Bondy.

 

Encarté au Front national depuis plus de 20 ans, le bonhomme, béret sur la tête et voix tonitruante, est chargé de l’action militante du parti dans le 93. Lors des élections cantonales de 2011, l’extrême droite a réalisé une percée dans le département avec des scores de 17% en moyenne. Tête de liste dans le canton d’Aubervilliers-Est, Bozonnet a lui-même recueilli 21,54% des suffrages exprimés au premier tour, loin devant l’UMP qui a chuté à 6,64%. « On ne sera jamais majoritaire dans le 93, c’est techniquement impossible. C’est un département tiers-mondisé, juge-t-il. Mais les 600.000 personnes d’origine européenne qui vivent encore ici sont plus sensibles à notre discours qu’ailleurs. C’est donc un gros réservoir de voix, surtout lors des élections présidentielles. »


Direction le terrain. Enfin, le terrain, c’est un grand mot. Dans le 93, le FN la joue profil bas : tracter sur les marchés ? « Pourquoi aller se faire chier ? Y’a qu’à regarder ! Y’a pas d’électeurs du FN ici ! Marine Le Pen oui, c’est une marque, serrer des paluches elle sait faire, mais nous on est des petit militants de l’ombre », s’exclame Cyril Bozonnet.

A défaut de tracts : Cyril Bozonnet et Laurent Gervais, président des jeunes du FN du 93, feront équipe. On ira donc… « boîter » (traduisez mettre des tracts dans les boîtes aux lettres). A peine le temps d’avaler le café, deux groupes sont formés, suivra Rémi, un Antillais « de 2 mètres, comme ça vous serez protégés », rassure Cyril. Qui nous glisse un plan de la ville « parce qu’on peut facilement se paumer au milieu de tous ces pavillons ».


France des pavillons contre France des cités

Nous voilà donc partis direction Bondy sud et ses petites maisons paisibles, loin des barres du nord de la ville. « Les cités ? Les blancs qui y habitent et qui ne votent pas déjà pour nous, ce sont des imbéciles heureux !, nous confie Bozonnet. Je les laisse dans leur coin, je vais pas me faire chier avec eux ! Je suis pas un curé moi, je suis un pragmatique. »

La stratégie du parti en Seine-Saint-Denis est claire : jouer la carte de « la France des pavillons » contre celle des tours, la France des blancs contre celle des « immigrés non européens ».

 

C’est précisément dans les coins pavillonnaires que le FN a fait ses meilleurs scores dans le 93 : à Gagny et Pavillons-sous-Bois, lors des dernières cantonales, les candidats frontistes ont atteint la barre symbolique des 20%. « Ce sont des villes souvent dirigées par l’UMP car il y a un vote de conservation pour préserver un mode de vie à l’ancienne avec des commerces. Il n’y a plus que huit communes de ce type en Seine-Saint-Denis (Coubron, Gagny, Gournay-sur-Marne, Le Raincy, Les Pavillons-sous-Bois, Livry-Gargan, Neuilly-Plaisance, Villemomble), huit îlots dans un océan de tiers-monde, huit paradis suisses », analyse Cyril Bozonnet.

 

Sous le soleil d’hiver ce samedi matin, on ratisse donc ce quartier prometteur de Bondy avec Rémi, une trentaine d’années dont 10 passées à militer au FN. Il débite au fil des boîtes aux lettres un propos où il est question, en vrac, de « syndicats vendus », de « monde de dégueulasses » et de « fierté d’être Français ». Après plusieurs rangées de pavillons, on entame la tournée des halls d’immeubles de standing, où l’on pénètre grâce à une « clé des PTT » que dégaine Rémi à chaque porte d’entrée fermée.

 

Un de ses amis, adhérent au Front, passe lui dire bonjour pendant l’opération et nous interpelle : « Je connais un Congolais, eh ben il va voter FN, c’est qu’il y a un malaise, non ? Moi je vous le dis, il va se passer un truc ». En attendant, aujourd’hui, c’est une bonne centaine de tracts qui ont atterri au fond des boîtes aux lettres.

Retour au Murat, le point de ralliement, où l’on retrouve Laurent Gervais, le responsable des jeunes FN du 93. Bozonnet nous a prévenus : le parti rajeunit depuis l’accession de Marine Le Pen à sa tête. « Les gens trop marqués à droite, notamment ceux qui suivaient Carl Lang et qui étaient nombreux dans le 93, sont partis. On a fait voter les adhérents et on a dégagé la vieille France bien réac. Moi j’ai quarante ans et je commence à me faire vieux. Il y a beaucoup de trentenaires désormais. »

Un phénomène nouveau : les petits fonctionnaires

Laurent Gervais est un des leaders de cette nouvelle génération. Habitant de Neuilly-sur-Marne depuis toujours, il a placé ses espoirs dans la Seine-Saint-Denis : « Le 93 est un laboratoire pour le FN. Il y a tous les terreaux qui peuvent être favorables à notre électorat : forte délinquance, islamisme, misère sociale… Depuis un an, on s’est mis au travail dans le département, il peut donner des résultats importants. Avec une équipe solide, je pense même que le 93 peut devenir la première fédération. » Dans ce département de l’ex-banlieue rouge, le FN cible une « clientèle » bien particulière : les ouvriers retraités. « C’est une population coincée au niveau financier et qui ne peut donc pas échapper à la banlieue : elle ne peut pas partir à la campagne, se protéger en allant dans une bergerie en Normandie, analyse Bozonnet. Contrairement à ce qu’on imagine, ces gens-là étaient pourtant plutôt réticents au vote FN car il s’agit d’un électorat qui a peur des grands changements. Mais ces dernières années, il y a eu un basculement notamment grâce à la crédibilisation de notre discours économique. »


Mais la particularité du FN dans le 93, c’est qu’il recrute… dans la fonction publique (lire le témoignage ci-contre). Le profil type de cet adhérent nouvelle génération ? « Le mâle blanc d’une trentaine d’années, petit fonctionnaire de catégorie C », dégaine Bozonnet. Depuis les élections régionales de mars 2010, ils représentent selon lui désormais 40% des nouveaux adhérents dans le département. Impensable il y a 20 ans. « Si les fonctionnaires sont de plus en plus nombreux à nous rejoindre, c’est à cause de la peur du déclassement, estime Laurent Gervais. La perte de souveraineté de la France n’est pas leur principale préoccupation. Le coeur de leur préoccupation c’est l’insécurité et la paupérisation. »


Le 93, une terre prometteuse pour le FN. Marine Le Pen elle-même semble croire que le parti y est voué à un grand avenir. Le 8 janvier dernier, la patronne du parti avait choisi Saint-Denis pour fêter les rois autour d’une « grande galette ». Elle avait été accueillie par les insultes de militants d’extrême gauche. Mais aussi par les applaudissements d’une foule fervente d’admirateurs.

 

Marina Bellot et Alexandre Devecchio

Repost 0
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 22:32
Repost 0
8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 18:05

Hugo Chavez augmente le salaire minimum de 30 %

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 08.04.2012 à 08h55 • Mis à jour le 08.04.2012 à 08h55

 

o Chavez lors d'une messe à Barinas, au Venezuela, jeudi 5 avril.

Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui entend briguer un nouveau mandat le 7 octobre malgré son état de santé, a relevé samedi le salaire minimum de près d'un tiers. Le chef de l'Etat, atteint d'un cancer, s'absente régulièrement pour suivre des soins à Cuba, alors qu'Henrique Capriles, chef de file de l'opposition, mène campagne sans discontinuer.

 

 

Malgré ce handicap, le promoteur de la "révolution bolivarienne", qui reste très apprécié des plus démunis, conserve un net avantage dans les intentions de vote. "Dans les années 80 et 90, le salaire minimum a été pratiquement gelé, puis l'inflation a explosé (...) Nous y travaillons depuis plusieurs semaines", a-t-il déclaré, annonçant une hausse de 32,25 % du salaire minimum lors d'un Conseil des ministres retransmis à la télévision. La hausse, qui portera le salaire minimum à 362 euros, aura lieu en deux temps, le 1er mai et le 1er septembre.

 

Quatre millions de salariés seront concernés, a précisé le président, qui s'exprimait d'un voix forte et semblait en bonne forme.

 

 DEUX VOYAGES MÉDICAUX À CUBA EN QUELQUES JOURS


Hugo Chavez s'est de nouveau envolé pour Cuba, samedi, pour y subir un troisième cycle de radiothérapie. Sur sur compte twitter, le chef de file de la gauche radicale latino-américaine, 57 ans, a lancé :" Cap sur La Havane, avec la foi dans le Christ résuscité ! Nous vivrons et nous vaincrons !"

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre