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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 20:59

 

 
mardi 8 mai 2012 15h51
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ATHENES (Reuters) -

 

La Grèce n'est plus liée par ses engagements envers l'Union européenne et le Fonds monétaire international après le rejet par les électeurs des partis favorables aux plans de renflouement, a estimé mardi le chef de file de la Coalition de la gauche radicale, Alexis Tsipras. 

 

Le chef de Syriza, qui va tenter de former un gouvernement de coalition après que les conservateurs arrivés en tête des législatives de dimanche eurent renoncé, a préconisé de placer les banques sous le contrôle de l'Etat et souhaité qu'une commission internationale enquête sur le caractère légal de la dette publique grecque.

 

"Le plan de sauvetage a été clairement annulé par le verdict populaire", a déclaré Tsipras, dont la formation a été propulsée contre toute attente au rand de deuxième force politique du pays.

 

Harry Papachristou; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 16:29

 

Le prix Nobel d'économie Paul Krugman analyse dans un éditorial du New York Times les résultats de ce dimanche électoral en Europe : "Les Français se révoltent. Les Grecs aussi. Et il était temps." L'économiste américain voit en effet dans les votes grecs et français le signe clair que "la stratégie qui consiste à opter pour l'austérité prend fin, et ceci est une bonne chose."


 Paul Krugman revient sur le parcours du nouveau président français, François Hollande, moquant au passage ceux qui le décrivaient comme "une menace" parce qu'il "croyait au besoin de créer une société plus juste". "Quelle horreur !", répond le prix Nobel – en français dans le texte. Pour l'économiste, l'élection de François Hollande est plutôt le signe de la fin de l'alliance "Merkozy" et de l'axe Paris-Berlin, chantre de l'austérité ces deux dernières années. "Une stratégie qui ne fonctionne pas et n'a pas de chance de fonctionner : il est temps de passer à autre chose", résume-t-il, avant d'affirmer que "les électeurs européens, au final, s'avèrent plus sages que les élites du continent".


A l'aune de ces votes, quelle alternative s'ouvre désormais pour sortir l'Europe de ce marasme économique ? L'économiste ne cache pas que l'idée d'une sortie de l'euro - "une solution qui séduit plus que ce que beaucoup d'Européens veulent admettre" - pourrait être "un moyen rapide de restaurer la compétitivité et de relancer les exportations" par le biais d'une "dévaluation". Mais ce choix serait "extrêmement perturbant, et représenterait de plus une énorme défaite pour le projet européen, cet effort pour promouvoir la paix et la démocratie à travers une plus grande collaboration".


"Existe-t-il un autre moyen, alors ?", s'interroge l'économiste dans les colonnes du New York Times, avant de répondre à l'affirmative. Pour lui, l'exemple de la réussite allemande "n'est pas, comme les Allemands l'imaginent, un argument pour imposer l'austérité aux peuples d'Europe du Sud, mais bien un argument pour mener des politiques plus expansionnistes ailleurs, et pour faire abandonner à la Banque centrale européenne cette obsession de l'inflation pour s'intéresser à la croissance". 


Berlin risque de "ne pas aimer cette conclusion", ironise Paul Krugman. "Mais il semble que les Allemands n'ont plus le soutien indéfectible de l'Elysée. Et ça, croyez-le ou non, signifie que l'euro et le projet européen ont désormais de meilleures chances de survie."

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 15:12

Après son refus de payer sa dette, l’Islande fera le triple de la croissance de l’UE en 2012

23 janvier 2012 Posté par benji 


Je ne cesserai jamais de répéter que l’Islande est LE pays à prendre en exemple,même s’il est complètement ignoré des médias, s’il est loin ou quelle qu’en soit la raison pour ne pas en parler, c’est le pays à suivre! Payer pour les banques? Même pas en rêve, là bas ils ont été emprisonnés! Sauver les banques? Elles ont été nationalisées. Quand à la croissance actuelle, elle se porte au mieux.

 

Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l’UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

 

Pendant ce temps dans un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer.

 

Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

 

La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

 

Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars du FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange des mesures « d’ajustement » soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

 

Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

 

Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

 

Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finirait par payer ses dettes illégitimes.

En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, « les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce que le paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.

 

Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette. »

Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans grand succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de ses banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.

* Journaliste.  Www.contralatortura.cl Dispatch

 

Source : Actualutte via leveil2011

 

 

source : http://lesmoutonsenrages.fr/2012/01/23/apres-son-refus-de-payer-sa-dette-l%E2%80%99islande-fera-le-triple-de-la-croissance-de-l%E2%80%99ue-en-2012/#more-20236

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 21:00

Le 7 mai 2012 communiqué de la section du PCF thouarsais

 

 

Enfin !

 

En élisant hier, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Nous voulons dire la joie des communistes et des militants du Front de gauche qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.

 

Sans la campagne mobilisatrice menée par le Front de gauche avec leur candidat commun Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L'Humain d'abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n'aurait pas été possible.

 

Dans notre département, Nicolas Sarkozy est balayé, reculant dans des fiefs traditionnels de la droite. Mais la victoire de François Hollande serait insuffisante si les Français n’élisaient pas une large majorité de gauche à l’Assemblée nationale, une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation.

 

Il faut de très nombreux députésqui n'aient pas une seconde d'hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de politique de droite.

 

Il faut de très nombreux députés,

ayant la volonté de rompre avec les politiques d'austérité en relevant le SMIC, les salaires et les pensions,

décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous,

à interdire les licenciements boursiers,

à relancer l'emploi industriel et les services publics,

à mener véritablement la planification écologique.

 

Même si François Hollande est en tête dans les 3 circonscriptions de notre département, les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent et peuvent être partout battus, et il faut barrer la route à l'entrée du FN et ses députés fantômes à l'Assemblée nationale et réduire son score électoral. Car partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux.

 

Il n'en sera pas ainsi en France, le PCF et ses partenaires du Front de gauche s’y engagent.

 

Nous entrons dans la bataille des législatives avec un esprit conquérant et avec la volonté de faire élire un groupe Front de gauche important à l’Assemblée nationale, en lien étroit avec la nécessaire mobilisation citoyenne.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 20:05

A la Bastille, soir du 6 mai 2012

 

  - le 7 Mai 2012


Par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité, député au Parlement européen. Avec toutes les électrices et électeurs de gauche, progressistes et de l’écologie politique, nous nous réjouissons qu’une majorité nette de nos concitoyens vienne d'élire François Hollande et de mettre fin au sarkozysme.


La page est enfin tournée d'un quinquennat de la régression sociale et démocratique qui a fait tant souffrir notre peuple, tant défiguré et affaibli notre pays, tant stigmatisé, tant divisé, tant opposé les uns aux autres en piétinant les plus belles valeurs de notre République. Comme vous, ce soir, nous sommes soulagés, heureux et nous félicitons chaleureusement François Hollande pour son élection. Une victoire à laquelle nous avons activement participé.

 

Avec lui tout peut commencer

Nous souhaitons ardemment, dans l’intérêt de nos concitoyens, que la gauche réussisse, qu’elle s’attaque à la crise, qu’elle améliore la vie quotidienne de chacune et chacun. Le défi est immense car les puissances d’argent, les institutions européennes, la droite, l’extrême-droite et le grand patronat vont se mobiliser pour dresser des obstacles sur la route des changements que vous espérez depuis si longtemps.

 

Le nouveau pouvoir aura besoin du rassemblement et de l'intervention du plus grand nombre. Il aura besoin de l'union la plus large et pourra compter sur l'apport de la force politique nouvelle qui a si puissamment émergée dans cette élection présidentielle, le Front de Gauche. Unitaire, indépendante et autonome, votre appui, votre soutien lui seront nécessaires pour que soient adoptées par la nouvelle Assemblée Nationale, des lois portant les urgences sociales, écologistes et démocratiques, avec notamment l’augmentation du pouvoir d’achat, le retour à la retraite à 60 ans, la défense de la sécurité sociale, la construction de logements accessibles par  toutes et tous ; des moyens pour l’école et la formation et une dynamique nouvelle de création et de sécurisation des emplois, le changement du secteur bancaire, des droits nouveaux pour les salariés.

 

Beaucoup va donc dépendre du nombre de députés du Front de Gauche qui seront élus en juin prochain. Avec eux, vous pouvez être assurés que vos attentes seront défendues avec la volonté de bousculer les institutions européennes et ne pas appliquer le traité d’austérité Sarkozy-Merkel

Une brèche vient de s’ouvrir qui libère des forces pour une République nouvelle, un pays apaisé, où chacune et chacun peut contribuer au changement.

Ensemble, ce soir partageons l'immense joie de la victoire. Ensemble, demain, partageons notre réussite commune.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 20:02

 

Manifestation du 1er mai 2012 - Joël Lumien DR

  - le 7 Mai 2012

L'antisarkozysme, premier moteur de l'élection de Hollande

Découvrez les premières projections concernant les élections législatives.  Au premier tour on choisit, au second on élimine. Cette règle non écrite des scrutins uninominaux a été appliquée par la moitié des électeurs, qu’ils aient voté pour François Hollande  ou NicolasSarkozy, affirme une étude de TNS-Sofres./Sopra group réalisé le jour de l’élection.


Le refus de l’autre candidat comme objectif premier de vote occupe une place plus importante (50 % contre 47 %) que l’adhésion à l’un des deux candidats.

 

Immigration, 8ème préoccupation des électeurs

Quel qu’ait été l’élément déterminant du choix des électeurs lors de ce deuxième tour de l'élection présidentielle, ceux-ci avaient en tête des thèmes qui pour l’essentiel étaient bien éloignés de ceux mis en avant  dans la campagne du second tour par le candidat de l’UMP. Selon cette étude, la préoccupation première des électeurs sont la lutte contre le chômage (49 %), la réduction de la dette (36 %), l’école (32%), le pouvoir d’achat (29 %)…La lutte contre l’immigration clandestine ne vient qu’à la huitième place (17 %) devant la lutte contre l’insécurité (15%). Dernière des questions soulevées par les électeurs, l’intégration des minorités (6 %).

 

La dette, élément clivant

Toutefois, un clivage apparaît sur plusieurs thèmes selon le vote. Ainsi de la réduction de la dette et des déficits, question centrale pour 23 % des électeurs de François Hollande, mais pour 49 % des votants Sarkozy. A l’inverse, l’école est une préoccupation majeure pour 41 % des électeurs de Hollande, mais seulement pour 9% de ceux qui ont choisi Sarkozy ; la lutte contre les injustices intéressent au premier chef 36 % des électeurs de gauche et 9 % seulement de ceux de droite.

 

Projections pour les législatives

Les instituts  de sondage se projettent dès maintenant dans l’après présidentielle et notamment sur l’échéance des élections législatives. L’état du rapport des forces, tel que le dessine l’institut CSA, présente une quasi égalité entre les candidats du PS (31 %) et ceux de l’UMP(30%). Les candidats du Front de gauche sont crédités d’une moyenne de 10 % et ceux  d’Europe écologie/les verts ne recueilleraient que 4 %. Ce qui fait un total de 45 % pour la gauche dans sa diversité. Le MoDem attirerait 6 % des intentions de vote, tandis que l’extrême droite (Front national) atteindrait 15 %.

De son côté, l’institut BVA publient des chiffres légèrement différents. L’ensemble PS/ EELV/PRG recueillerait 35 %, soit une progression de 4 % sur les législatives de 2007. Avec 10,5 %, le Front de gauche progresserait de 6,5% sur le score du PCF il y a 5 ans. L’UMP serait en net recul avec 33 % d’intentions de votes contre le score de 46 % en 2007. Le MoDem tomberait à 4 %  (contre 8 % en 2007).  Le Front national est crédité à la hausse avec 17 % contre 5% en 2007. Ce score pourrait lui permettre de se maintenir au second tour dans de nombreuses circonscriptions. Toutefois, il serait bien hasardeux d’en anticiper le nombre. La réalisation de la condition pour se maintenir – obtenir au moins 12,5 % des inscrits au premier tour- dépend fortement du taux de participation électorale.

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 07:25

Ainsi, comme le laisse supposer cette article de France Soir JLM compte bien « s’approprier » et dominer personnellement le Front de gauche. Ce n’est pas tant sa position sur la participation ou non de communistes au gouvernement que la prétention de  considérer comme une aventure personnelle ceux qui en prendraient la responsabilité. Et comme ce sont les communistes qui voteront, cela revient à dire ,que si t’es pas d’accord avec Monsieur Mélenchon du Front de gauche, tu n’es plus le Front de gauche, et tu deviens candidat « autoproclamé »

 

France Soir

Mélenchon veut dissuader les communistes d'entrer au gouvernement

Élections législatives 2012

 

Si Jean-Luc Mélenchon a clairement fait savoir qu'aucun membre du Parti de gauche ne ferait son entrée au gouvernement en cas de victoire, dimanche, de François Hollande, les communistes tardent encore à tirer un trait sur d'alléchants maroquins.

 

Jean-Luc Mélenchon et sa garde rapprochée - dont l'un des membres nous a assuré vendredi soir, en marge du meeting anti-Sarkozy organisé Place Stalingrad à Paris, que toute entrée d'un communiste au gouvernement serait considérée comme « une aventure personnelle n'engageant en rien le Front de gauche »

_______________________________

« Le Monde »

PARI RISQUÉ

Dans l'accord national entre les formations, c'est le Parti communiste qui a raflé la mise sur les législatives. Et qui compte bien en profiter. Un cadre du PCF assure même que "ça ne rendrait pas service" à M. Mélenchon de rejoindre les bancs de l'Assemblée. "Il y a des tas de votes sur lesquels cela risque d'être bancal. Il serait obligé de choisir : soit s'aligner, au risque d'en sortir affaibli, soit voter contre, au risque que le groupe apparaisse désuni", ajoute cet élu.

On l'a souvent annoncé dans le Val-de-Marne. "Je n'irai pas, a-t-il répété jeudi. Je n'ai pas quitté l'Essonne pour le Val-de-Marne !" La 6e circonscription de Paris (11e et 20e arrondissements) a longtemps fait figure de favorite. Même s'il y a fait de bons scores à la présidentielle, affronter la patronne des écologistes Cécile Duflot, soutenue par le PS, demeure risqué. Marseille, Aubagne ou Gardanne ont aussi été évoquées. Dans les deux dernières existe un risque FN. Elles pourraient faire l'objet d'un accord avec le PS et les écologistes.

"Si c'est pour aller taper un FN, pourquoi pas", glisse le député européen, avec les précautions d'usage sur son autonomie vis-à-vis du PS. Mais il faudrait que les candidats PCF locaux lui cèdent la place. Finalement, rester député européen pourrait ne pas présenter que des désavantages. "Depuis le début, je dis que le mieux, c'est d'être là où le suffrage universel vous a placé", juge-t-il. Même son bras droit, François Delapierre, estimait cette semaine que M.Mélenchon "n'a pas besoin d'une tribune à Paris. (...) Jean-Luc a changé de stature". Réponse lundi 7mai, où la question devrait être tranchée.p Raphaëlle Besse Desmoulières

 

http://bruno-fornaciari.over-blog.com

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 07:07

Pierre Laurent au meeting du Front de gauche à Lille

  - le 6 Mai 2012

Pierre Laurent: "Une victoire qui ouvre un nouvel espoir en France et en Europe"

Le secrétaire national du Parti communiste français a salué dès 20 heures la victoire de François Hollande au deuxième tour de la présidentielle. Voici sa réaction.


"En élisant aujourd'hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.


Je veux féliciter François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite qu'il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe.

Je veux remercier les millions d'électrices et d'électeurs du Front de gauche qui ont apporté une contribution décisive à ce résultat. Sans la campagne mobilisatrice menée par le Parti communiste français et ses partenaires du Front de gauche avec leur candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L'Humain d'abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n'aurait pas été possible. Elle ouvre un nouveau chapitre pour notre pays.

 

François Hollande est le premier président élu par les électrices et les électeurs de gauche depuis 24 ans.

Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques.

 

Il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d'un traité européen promettant l'austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple.

 

À tous les peuples d'Europe qui attendaient ce signe de la France, je dis : ensemble, il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace tous ; ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique.

 

Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale. Un président de gauche siège à l'Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n'attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises.

 

S'ouvre dans le même temps une nouvelle bataille, celle des élections législatives dont va maintenant dépendre la possibilité de maintenir grande ouverte la porte du changement.

 

Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien.

 

Il faut de très nombreux députés qui n'aient pas une seconde d'hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au pouvoir.

 

Il faut de très nombreux députés pour reprendre le pouvoir sur le secteur bancaire et financier, pour mettre en place un pôle public de la banque et du crédit.

 

Il faut de très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, à interdire les licenciements boursiers, à relancer l'emploi industriel et les services publics.

Il faut de très nombreux députés qui aient le courage de soumettre au vote des droits nouveaux pour les salariés du public comme du privé, pour les travailleurs indépendants à l'avenir précaire, pour les jeunes qui méritent mieux que l'apprentissage à vie, pour les femmes dont les salaires sont toujours largement en deçà de ceux de leurs collègues masculins.

 

Les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent être partout battus, et il faut barrer la route à l'entrée du FN à l'Assemblée nationale. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux. Il n'en sera pas ainsi en France, le PCF et ses partenaires du Front de gauche s'y engagent.

 

Ce soir, j'appelle les candidates et candidats du Front de gauche aux élections législatives à repartir partout au combat pour rassembler autour de ces objectifs l'ensemble des électrices et des électeurs qui ont permis la victoire à l'élection présidentielle.


J'appelle l'ensemble de ces électrices et électeurs, pour garantir le changement, à mettre les candidats du Front de gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 23:33

- le 5 Mai 2012

Twitter, vecteur de dérapages (in)contrôlés pour l’UMP

Depuis les résultats du premier tour des élections présidentielles, le clan de Nicolas Sarkozy a adopté une attitude particulièrement virulente envers ses adversaires issus de la vie politique, des médias et du peuple de gauche. Les joutes verbales des élus de l’UMP se sont multipliés et ont oscillé entre agressivité et amalgames. Au cœur de cette mécanique électorale, le réseau social Twitter est devenu le théâtre de dérapages en cascade.


Dernier en date, celui de Malika Salim. Vendredi matin, la conseillère municipale UMP de Choisy-le-Roi (94) n’a pas hésité à fustiger la politique voulue par François Hollande sur le droit de vote des étrangers. Dans un style tout en finesse, elle donne une nouvelle  démonstration de la diabolisation des communautés issues de l’immigration, à laquelle se livre l’équipe du président sortant. « Si vous voulez que nos villes deviennent Bamako-sur-Seine et Gaza-sur-Marne, votez pour Hollande ».  

 

Feu sur les syndicats et les électeurs de gauche


Face à l’indignation de nombreux internautes, l’élue francilienne a dû supprimer son tweet et présenter ses excuses. Si les mots ont disparu, le message reste et illustre la course aux voix du Front national dans laquelle s'est lancé le parti du président sortant.

 

En la matière, le compte Twitter du candidat n’est pas en reste et tire lui aussi à boulet rouge contre ceux qui ne votent pas pour lui (« La France qui travaille ne se laissera pas faire »), contre les syndicats et les électeurs de gauche («Je dis à ceux qui portent le drapeau rouge: regardez le drapeau tricolore»).


La palme de la morgue revient à la députée UMP Nadine Morano, qui remercie l’une de ses internautes qui la soutient par ses mots: "@pincessesarah merci c'est gentil dans cet océan de vulgarité gauchiste sectaire".

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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 23:17

 

Présidentielle, législatives, même combat - Interview de Roland Muzeau

 

Un fort groupe Front de gauche demain à l’Assemblée est essentiel pour assurer le changement. Entretien avec Roland Muzeau, député communiste des Hauts-de-Seine, porte-parole des députés Front de gauche.

 

COMMENT S’ARTICULENT LES DEUX CAMPAGNES : PRÉSIDENTIELLE ET LÉGISLATIVES ?


ROLAND MUZEAU : Ces deux élections sont indissociables, et plus encore depuis leur inversion sous le gouvernement Jospin, ce qui présidentialise à outrance le débatpolitique. A cet égard, notre exigence pour une VIe République commence à être entendue et partagée. 

 

Notre candidat, le Front de gauche élargi et les communistes sont pleinement dans la bataille. Nous avons « enfoncé les lignes », nous démontrons chaque jour un peu plus qu’il est possible de mettre à bas tous les dogmes libéraux assénés depuis des décennies comme des « vérités » incontournables. Nous faisons la démonstration de ce qui distingue la notion d’alternance de celle d’alternative politique, sociale, économique et environnementale.

C’est à cette alternative que les Français aspirent. 

 

A cet égard, nos propositions et les exigences citoyennes s’imposent dans le débat, nos adversaires et concurrents sont contraints d’évoquer le scandale des richesses qui s’accumulent d’un côté, et de l’autre les inégalités qui progressent.

 

Mais tous s’arrêtent aux discours. Nous, nous formulons des exigences et exposons les moyens pour satisfaire une nouvelle répartition des richesses entre le capital et le travail

 

COMMENT LES CANDIDATS AUX LÉGISLATIVES PEUVENT S’IMPLIQUER DÈS À PRÉSENT DANS LA CAMPAGNE ?


R. M. : Ils doivent, comme ils le font d’ailleurs, porter la question du changement. C’est la même campagne, celle des contenus. Nos candidats doivent poursuivre le travail de « pédagogie politique » que le Front de gauche a imposé dans le débat.

Nos concitoyens apprécient que l’on s’adresse à eux en leur parlant autrement, plutôt que de les considérer comme de simples bulletins de vote. Notre pays a payé cher l’abrutissement et le bourrage de crâne. Du national au local, le fil est le même quand il s’agit d’emploi, de santé, d’éducation, de logement, d’environnement, de discrimination…

 

POURQUOI LA QUESTION D’UN GROUPE FRONT DE GAUCHE RENFORCÉ À L’ASSEMBLÉE NATIONALE EST ESSENTIELLE ?


R. M. : Les députés communistes, républicains, citoyens et Parti de gauche ont fait un énorme travail pendant ce quinquennat. Sur toutes les questions fondamentales, ils ont été les seuls à se positionner clairement.

 

Sur les retraites, notre position a été remarquée tant elle affirmait l’exigence et les moyens d’une retraite à 60 ans, à taux plein, sans rallongement de la durée de cotisation, avec la reconnaissance de la pénibilité.

 

Sur la fiscalité, les salaires, le Smic et tant d’autres sujets, nous étions déjà dans ce qui fonde notre campagne : l’humain d’abord.

 

Toutes ces questions demeurent après la présidentielle. Les salariés et les classes populaires auront besoin que l’on change les lois ; que l’on abroge quantité de textes qui ont brisé notre modèle social et la cohésion nationale.

Sur qui peuvent-ils espérer compter vraiment pendant ces cinq prochaines années ? Un groupe renforcé de députés Front de gauche sera pour eux une garantie de ne pas céder aux marchés financiers et aux agences de notation.

Regardons ce qui s’est passé sur le vote au Parlement concernant le traité MES (mécanisme européen de stabilité). La droite et les centristes ont voté pour et le PS s’est abstenu. Le Front de gauche a voté contre.

 

Une majorité de gauche à l’Assemblée nationale doit comprendre beaucoup de députés Front de gauche. Une hégémonie du PS conduirait à réduire la portée du changement et porterait sans nul doute le risque d’une moindre résistance à la puissance des marchés. Le peuple français a besoin que son avis soit respecté, que sa volonté d’une autre politique prenne réalité. Le Front de gauche et ses députés porteront cette alternative politique et l’humain d’abord.

 

Nous ne lâcherons rien.

 

 

Propos recueillis par Gérard Streiff

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BRUNO FORNACIARI

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