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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 08:50

Les immigrés rapportent plus qu'ils ne coûtent à l'économie française

ÉCONOMIE - Un audit parlementaire sur la politique d'immigration de la France le rappelle...

Tordre le coup aux idées reçues qui polluent le débat sur l’immigration. C’est l’objectif de la trentaine de parlementaires français qui ont rendu leur audit sur la politique d'immigration française mercredi. Les économistes interrogés dans ce cadre sont formels: les immigrés rapportent plus qu’ils ne coûtent à l’économie française. Décryptage à partir de quatre idées reçues.

1) La France accueille «la misère du monde» :

FAUX - Pour démonter cette idée reçue, l’économiste Mouhoub El Mouhoub s’appuie sur le taux d’expatriation, qui mesure la part des expatriés d’un pays par rapport à sa population. Et il montre que plus un pays est pauvre, plus son taux d’expatriation est bas, c’est à dire que peu de ses citoyens migrent vers l’étranger. Lle coût d’une migration est en fait si élevé que seuls les plus aisés peuvent se le permettre.

De même, à l'échelle d’un pays, ce sont les plus qualifiés qui émigrent. Et la part de migrants qualifiés est même croissante note le rapport, qui révèle par exemple que les migrants d’origine subsaharienne ont en moyenne un niveau d’instruction supérieur aux personnes vivant en France métropolitaine. Ce qui peut par contre avoir des conséquences dramatiques dans les pays d’origine, comme la fuite des cerveaux. Ainsi, plus de 80% des personnes qualifiées d'Haïti quittent leur pays d'origine.

2) Les immigrés coûtent cher parce qu’ils reçoivent plus d’aides sociales :

FAUX - Il est vrai que les immigrés ont un taux de chômage plus élevé que la moyenne. Et ceux qui travaillent ont un salaire moins élevé que celui des natifs. Les allocations chômage versées aux immigrés sont donc plus importantes que les sommes cotisées par ces derniers. Mais l’économiste Lionel Ragot rappelle les immigrés sont majoritairement des actifs, entre 25 et 50 ans. Ils sont donc très nombreux à cotiser pour la retraite, alors qu'ils sont très peu à percevoir une pension. Par ailleurs, ils font peu valoir leur droit en matière de santé alors qu'ils y cotisent également. Or les dépenses sociales pour la santé et les retraites représentent des montants bien plus importants que les prestations liées au chômage en France. Au final, «la contribution aux budgets publics des immigrés est donc positive» et s’élève à 12 milliards d’euros. Soit 2.250 euros par personne immigrée, contre 1.500 euros pour les natifs.

3) Les immigrés prennent les emplois des natifs :

FAUX – Même s’ils sont actifs pour la plupart, les immigrés ne privent pas les natifs en occupant un emploi. En effet le volume d’emploi n’est pas figé et toute arrivée de population immigrée, qui sont de nouveaux consommateurs, créé automatiquement de nouveaux emplois. Par ailleurs, les migrants sont plus nombreux à accepter des professions délaissées par les natifs. L’arrivée d'immigrés peut par contre tirer les salaires vers le bas à court terme, de l’ordre de 0,04 à 0,18% par tranche de 50.000 personnes arrivées.

4) L’immigration choisie est meilleure pour l’économie que l'immigration non sélective :

VRAI ET FAUX – A cause du vieillissement de la population, il y aura de moins en moins d’actifs par rapport aux nombre de retraités en France. A l’horizon 2050, le financement des retraites devrait coûter 3% de PIB supplémentaire par raport aux dépenses actuelles, comme l'a calculé le COR (Conseil d’orientation des retraites) avec une immigration similaire à celle d’aujourd’hui.

Lionel Ragot a calculé l’influence de différentes stratégies d’immigration sur ce ratio.Sans plus aucune immigration, il faudrait 4,3% de PIB supplémentaire par rapport à aujourd’hui pour financer la protection sociale, soit 1,3% de plus qu'en maintenant la même politique migraotire. A l’inverse, il faudrait 0,6% de PIB de moins qu’aujourd’hui si l’on choisit d'autoriser une immigration plus importante (de l’ordre de 100.000 personnes par an). Et même 1,2% de PIB en moins si ces 100.000 personnes sont «choisies» pour leur haut niveau de formation: elles cotiseraient en effet davantage grâce à leurs hauts salaires. L’immigration choisie est donc positive à court terme.

Mais, à long terme, l’immigration choisie est plus coûteuse que l’immigration non sélective. En effet, les immigrés formés «ont une espérance de vie plus élevée et vont toucher une retraite et bénéficier de prestations maladie plus importantes», précise le rapport.

Thibaut Schepman

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 06:12

Ambroise Croizat, le bâtisseur de la sécurité sociale

  • La Sécurité sociale a 70 ans. Cet anniversaire sera célébré mardi à la Mutualité à Paris en présence du chef de l'Etat alors que le projet de loi santé fera l'objet d'un vote solennel.

Une cérémonie à laquelle l'historien Michel Etiévent a refusé de participer dénonçant « une manipulation de l'Histoire ». Pour le biographe du fondateur de la Sécurité sociale, le ministre communiste Ambroise Croizat est une nouvelle fois le grand oublié.

Michel Etiévent que pensez-vous des commémorations du 70e anniversaire du modèle social français ?

Le problème est qu'il est médiatisé par ceux qui s'inscrivent dans le sillage de 70 ans de démantèlement de la Sécurité sociale. Et qu'une fois encore, la gauche au pouvoir comme l'a fait la droite par le passé d'ailleurs, utilise la figure de Pierre Laroque. Or, faut-il le rappeler, et malgré tout le travail qui a été fait, Pierre Laroque n'était qu'un fonctionnaire d'Ambroise Croizat, le bâtisseur. Cette utilisation relève de la manipulation. Cela permet d'une part de ne pas évoquer les actions des communistes dont celles d'Ambroise Croizat et de François Billoux, ministre de la Santé de l'époque. Et d'autre part d'effacer la notion même de construction collective de la Sécurité sociale. Car celle-ci est une fabrication du peuple de France. De tous ses ouvriers, essentiellement cégétistes qui ont bâti les caisses dans un enthousiasme absolument indescriptible.

Quelle est la genèse de la Sécurité sociale ?

C' est une longue bataille qui nous vient du fond des siècles. Depuis le moment où le peuple a voulu en finir avec la charité pour aller vers la solidarité. Elle se nourrit de la Révolution française. Dans l'un des articles de la Déclaration des Droits de l'Homme de 1793, il est cité la nécessité du droit à la santé en ces termes :
« les secours publics sont une dette sacrée ». Puis, il y a eu le combat des mutuelles au 19e siècle, des syndicats et enfin des assurances sociales. Mais le socle fondateur est le programme du Conseil national de la Résistance qui en 1944 stipule que devra naître une Sécurité sociale. A cette époque Ambroise Croizat est à Alger avec le général De Gaulle. Il va alors s'emparer de cette phrase du CNR : « nous combattants de l'ombre exigeons une véritable démocratie sociale impliquant un plan de sécurité sociale qui permettra de donner des moyens d'existence à tous ceux qui ne peuvent se les procurer par le travail avec gestion par les intéressés ». Entouré de résistants et de parlementaires, il va entamer une réflexion. Puis, l'ordonnance 4 octobre 1945 va définir l'existence de la Sécurité sociale. Une ordonnance qui ne comportera que quatre pages. Restera donc à construire le système. Et ce sera l'œuvre principale du peuple de France qui se fera en huit mois seulement. 138 caisses et 113 centres d'allocations familiales sont bâties bénévolement par ce petit peuple qui va désormais gérer son nouveau droit à la santé.

Pourquoi s'être intéressé à l'homme auquel vous avez consacré une biographie ?

Je suis attaché au personnage pour des raisons qui tiennent notamment à mon enfance. J'ai été élevé dans la maison où il est né à Notre-Dame-de-Briançon (Savoie). Et très tôt j'ai entendu parler de cet homme. Ceux qui m'en parlaient avaient les yeux qui pétillaient. Tout simplement parce qu'il avait fait renaître un sentiment de dignité dans le quartier en créant la Sécurité sociale mais pas seulement. Les Comités d'entreprise vont aussi voir le jour et avec eux, l'opportunité de partir en vacances, la possibilité de lire ou encore d'obtenir des bourses scolaires par exemple...

Pour Ambroise Croizat, la création de la Sécurité sociale s'inscrit dans la suite logique de son engagement pris très jeune...

En 1906, son père lance la première grande grève en France justement pour la protection sociale. Il est licencié non sans avoir obtenu malgré tout la création de la première caisse de secours, les prémices de la Sécurité sociale. Sa famille s'installe alors dans la région de Lyon. Le jeune Ambroise adhère à la CGT à 13 ans puis au Parti communiste français. Il va ainsi poursuivre le combat de son père. Il sera élu député de Paris, puis déporté par Pétain, avant de devenir ministre du Travail à la Libération.

Un ministre du Travail qui en deux ans seulement va laisser un héritage social considérable…

Effectivement. Mais s'il est au gouvernement à la Libération et qu'il crée la Sécurité sociale, c'est parce qu'il existe à cette époque un vrai rapport de force.
Et celui-ci est simple : 29% des voix au PCF, 5 millions d'adhérents à la CGT, une classe ouvrière grandie par sa résistance et un patronat mouillé par sa collaboration. Mais l’œuvre d’ Ambroise Croizat ne s’arrête pas à la Sécurité sociale. Il est à l’origine de bien d’autres conquêtes comme la mise en place de la médecine du travail, la prévention dans l'entreprise, mais aussi les statuts différents de la fonction publique avec Maurice Thorez, ou encore ceux des électriciens gaziers avec Marcel Paul...

Alors pour quelles raisons Ambroise Croizat est-il le grand oublié de l'Histoire ?

Tout d'abord parce qu'il est communiste. Et qu'on ne veut pas attribuer une conquête aussi énorme que celle-ci à un communiste. D'ailleurs, il répétait souvent : « ne dites jamais acquis social, dîtes conquis social pour bien montrer que les choses ne sont jamais acquises mais qu'elles sont conquises ». Et puis à partir du moment où les Etats-Unis créent le syndicat FO en France pour casser l'unité ouvrière, on voit bien dès la fin de 1947, dès l'éviction des ministres communistes, que les attaques commencent. On exclut alors complètement Croizat de la mémoire. Il disparaît des manuels scolaires en pleine Guerre froide. Il a fallu des années de bataille pour qu'enfin hommage lui soit rendu.

Pour aller plus loin

Autobiographie. « Ambroise Croizat ou l'invention sociale » de Michel Etiévent. Disponible auprès de l'auteur :
Michel Etiévent 520 avenue des thermes 73600 Salins les Thermes. Règlement 25 euros+5 euros de port à son ordre.
Documentaire. Diffusion courant octobre sur France 3 du documentaire de 52m « La sociale » de Michel Etiévent et Gilles Perret avant la sortie en salles d'une version longue.
Conférence. Le 2 décembre, l'historien animera une rencontre sur Ambroise Croizat à la Médiathèque de l'Alcazar (Marseille 1er) 58 cours Belsunce. 04 91 55 90 00

Et pourtant, il est toujours d'une très grande modernité...

Ambroise Croizat fait partie de ces hommes issus de la Libération qui ont su mettre l'Homme au centre de leurs choix politiques. Il disait « ce n'est pas les banques qu'on veut sauver, c'est l'Homme ». Sa force est d’avoir su faire le lien entre le social et le politique. « Si on veut une économie de qualité à la hauteur des besoins d'une nation il faut un véritable statut social à la hauteur des besoins des hommes » repétait-il. L'idée était de protéger l'individu de sa naissance à la mort. Ce qu’il a d’ailleurs fait avec le triplement des allocations familiales par exemple. Puis en lançant les lois sur la formation professionnelle, puis les conventions collectives, les statuts, la prévention dans l'entreprise... Et pour finir, la généralisation des retraites. Tout cela reste d'une actualité extrêmement brûlante.

Et pourtant la casse du système a commencé il y des décennies…

En effet, elle débute à partir des années 1958, essentiellement avec le général De Gaulle. Au départ, les caisses de Sécurité sociale selon les vœux du CNR, étaient gérées par les ouvriers. Trois quarts des sièges dans les Conseils d'administration étaient attribués aux salariés, un quart aux patrons. De Gaulle commence par supprimer l'élection du directeur par le Conseil d'administration. Celui-ci sera désormais nommé par l'Etat. Deuxième chose, il établit un contrôle préalable des budgets. Et l'Etat commence à s'en emparer. Avec les ordonnances de 1967, le général De Gaulle coupe la sécurité sociale en tranches. Alors que tous les risques sociaux sont dans la même caisse, ce qu'on appelait l'unicité, il organise trois grandes caisses différentes. Il supprime les élections et surtout établit le paritarisme. Après, c'est une avalanche de plans successifs : les plans Barre, Dufoix, Juppé, Raffarin... On établit les franchises, on dérembourse les médicaments, on instaure le forfait hospitalier et on arrive aujourd'hui à une situation où près de 30% des Français ne peuvent pas, renoncent ou hésitent à se soigner pour des raisons financières. C'est 70 ans de casse du système de protection sociale. Et au fond, ces commémorations sont une vaste fumisterie, d'une hypocrisie terrible.

Alors dans un tel contexte, comment saluer le travail d’Ambroise Croizat ?

Le meilleur hommage qu'on puisse lui rendre, c'est dans la rue le 8 octobre pour défendre cette immense conquête. Et de garder en tête ses paroles : « Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la Sécurité sociale soit mis en péril. Nous défendrons à en perdre la vie et avec la plus grande énergie cette loi humaine et de progrès ». Afin que la Sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais qu'elle reste ce que ces femmes et ces hommes de la Libération ont voulu qu'elle soit : un vrai lieu de solidarité, un rempart contre la souffrance, le rejet et l'exclusion.

Mais comment résister en 2015 ?

Il existe aujourd'hui près de deux mille points de lutte en France. Alors comment les fédérer au sein d’un grand mouvement qui pourrait ressembler à celui du Front populaire par exemple ou à celui de la Libération ? Il est évident que rien ne sera possible sans rapports de force. Rapports de force, qui dans l'Histoire, ont permis de faire plier le patronat. Il n 'existe aucun conquis social qui n'ait été précédé d’une intervention populaire.

Entretien réalisé par Sandrine Guidon pour "la Marseillaise"

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Published by bruno fornaciari - dans SANTE PCF
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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 17:58

Sur le site de France télévision on peut trouver une charte qui organiserait le pluralisme dans le cadre du respect de la démocratie politique.

Nous sommes tous à même de constater qu'il n'en est rien et que france télévision, notamment France é se comporte en instrument de propagande du libéralisme et de la promotion de l'extrême-droite et des ses idées, racistes et xénophobes, de repli sur soi et d'isolement, de division des français, d'anti-syndicalisme.

Des émissions comme "des paroles et des actes" se livrent le plus souvent à l'exclusion des forces progressistes et à là quasi censure des communistes notamment.

Pujadas se comporte comme un publicitaire qui veut mettre en avant Marine le Pen, coûte que coûte. Pujadas pris en flagrant délit de favoritisme doit démissionner. Il n'a plus sa place dans un service public de télévision.

Des valeurs partagées ?

La Charte des antennes de France Télévisions précise et organise l’espace de liberté de notre groupe.

La télévision publique joue un rôle essentiel dans la qualité du processus démocratique, comme dans la vie sociale et culturelle du pays. C’est pourquoi France Télévisions a défini dans une Charte (ci-dessous) les principes fondamentaux qui doivent fixer le cours de son action et celui de ses collaborateurs.

Établie en 2011, la Charte des antennes constitue un texte de référence sur des thématiques liées au droit à l'image, à l'utilisation des réseaux sociaux ou encore aux missions du service public.

Elle formalise ces principes et traduit la responsabilité et l’adhésion des collaborateurs de toutes les antennes de France Télévisions à des valeurs partagées : l’honnêteté, la transparence, l’indépendance et le pluralisme de l’information ; l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion ; la représentation de la diversité de la population française, centrées sur le respect des personnes, des libertés fondamentales, du pluralisme démocratique.

Son ambition : contribuer à l’instauration d’une relation de confiance avec les téléspectateurs, en respectant un certain nombre de valeurs liées à la diversité et l'universalité, au respect de l'autre, à l'ouverture au monde et à l'innovation.

Elle rappelle également que les chaînes de France Télévisions exercent leur responsabilité éditoriale sur toutes les émissions qu’elles diffusent. À ce titre, ce sont elles qui répondent du contenu de ces émissions. Lorsque France Télévisions s’engage dans des coproductions ou acquiert des émissions auprès de producteurs privés, les contrats sont donc assujettis aux conditions prévues par cette même Charte.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 08:12

Liberons les medias (2)

22 OCTOBRE 2015

Pluralisme et campagne électorale

Ça bouge dans le PAF, et dans le paysage médiatique en général. Et ça bouge vite. Une espèce de révolution à la mode libérale s’y déploie.

Et des argentiers se constituent des magots pour acheter à tour de bras tout ce qui passe dans le secteur (Libération ou L’Express vendus à prix bradés, NextRadioTv, Canal+, sociétés de production, salles de spectacles, sociétés de contenus numériques, etc).

Il y a là des vieux crocodiles genre Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Martin Bouygues, Serge Dassault, Arnaud Lagardère et puis des nouveaux aventuriers qui viennent bousculer la donne. Comme Patrick Drahi ou Xavier Niel, « des nouveaux entrants, venus de l’industrie de la finance, et qui appliquent des mesures radicales de restructuration » note Le Figaro Economie.

Est à l’oeuvre une concentration capitalistique intense, remarquée avec la formation d’agrégats d’un nouveau genre.

Désormais, en effet, les propriétaires des tuyaux veulent aussi être propriétaires des médias. Ils mélangent allègrement business et idéologie.

Comme Drahi qui possède Numéricable d’un côté, Libération et l’Express de l’autre. Désormais, si vous vous abonnez à SFR, on vous offre un abonnement à L’Express. Elle est pas belle, la vie ?

Ils mettent de l’idéologie dans les télécoms pour vendre plus de télécoms, qui assurera demain une plus grande couverture idéologique, etc. La déontologie journalistique de ces messieurs, c’est « qu’il faut être rentable ! ».

Concentration capitaliste accélérée, donc, et on peut penser que les crocodiles n’ont pas fini de s’entre-dévorer. L’été dernier, Drahi envisageait d’absorber Bouygues. Et ce Drahi, pourtant endetté à la hauteur de 30 milliards d’euros, obtint immédiatement, sur un « claquement de doigts » (dixit la presse économique), une avance de 10 milliards de Paribas ! L’opération n’a pas eu lieu. Sans doute partie remise.

Formatage

Uniformisation du propos d’autre part, avec un formatage idéologique haute dose ( c’est comme si chaque chaîne, chaque média voulait son petit « débat » Finkielkraut/Onfray, arbitré par F.O. Gisbert...), une propagande libérale sans retenue qui marginalise de plus en plus la parole critique, qui banalise, valorise, encourage le discours de Marine Le Pen.Cette créature est aussi un produit du PAF recomposé.

Le dernier numéro du Journal du Dimanche (11 octobre) faisait toute la Une sur ce personnage, et consacrait à sa formation les pages 2, 3 et 4, soit la totalité de la vie politique, alors que rien dans l’actualité ne le justifiait !

Bref, c’est toujours les mêmes qui servent la même soupe. Jusqu’à la nausée. Canal+ est mis au pas. La création est bafouée. Face aux tycoons dominants, le secteur public, paupérisé, se défend mal. Les rédactions et journalistes de France 3 sont malmenés. Et puis, côté contenu, on observe dans ce secteur public, une même volonté d’alignement. Voir Daniel Mermet et « Là-bas si j’y suis » qui a du émigrer sur Internet.

On peut légitimement penser que derrière cette fébrilité ambiante se mettent en place aussi des dispositifs propagandistes des futurs candidats à la présidentielle. Les Bolloré- Arnault-Bouygues louchent à droite, côté libéraux/Républicains, c’est connu. Les Niel-Pigasse-Bergé ( avec le Monde et Le Nouvel Obs entre autres) seraient plutôt tendance libéraux-sociaux à la sauce Macron : « Ils lèvent 500 millions pour racheter des médias et rivaliser avec Vivndi » dit la presse (6 octobre).

Evidemment ce double mouvement de concentration et de normalisation s’accompagnent d’un recul sensible du pluralisme. Ce phénomène est d’autant plus notable dans la période électorale où nous entrons.

Rappelons par exemple les chiffres du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, qui a d’ailleurs l’air largué par cette bourrasque libérale) concernant le temps de parole des partis politiques lors des dernières municipales.

BFM (groupe Drahi) a accordé 43 % du temps d’antenne au FN ( !), 17 % au PS, 15 % à l’UMP, 3 % au PCF. Sur iTélé, l’UMP a eu droit à 41 % de temps d’antenne, le PS 20 %, le FN 15 % et le PC 2 %. LCI a donné 38 % du temps au PS, 27 % à l’UMP, 19% au FN ; le score du PCF n’apparaît même pas au compteur.

Or il existe tout de même une loi (du 30 septembre 1986, article 6) sur l’organisation du pluralisme en période électorale.

Autant de bonnes raisons, donc, à quelques semaines des régionales, qui ont poussé le PCF à lancer sa campagne « Libérons les médias ! ».

Il va s’agir de demander aux rédactions de respecter la loi. Et la démocratie. Ajoutons que dans sa contribution « La France en commun », le PCF propose « une réappropriation populaire des médias » et demande « d’attribuer le droit de veto des rédactions sur la nomination des cadres éditoriaux et des sièges pour les salariés des médias dans les conseils d’administration ».

Gérard Streiff

Pour information, quelques (premiers) numéros de téléphone des pôles régionaux de France 3 : Pôle Nord Ouest (Normandie, Bretagne, Pays de Loire, Centre, Paris) : 0299017909 Pôle Sud Est : 0491234545

http://www.gerardstreiff.fr/spip.php?article1659

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lire ou relire : descente aux enfers de l’information (SNJ-CGT)

les médias détenus à 95 % par 7 personnes !

la liste des maîtres de la presse parisienne épouse aujourd’hui plus étroitement qu’il y a quinze ans le classement des milliardaires français.
Les Échos de Bernard Arnault (1re fortune française),
Le Point de François Pinault (3e),
Le Figaro de Serge Dassault (4e),
Libération et L’Express de Patrick Drahi (6e),
Le Monde et Le Nouvel Observateur de Xavier Niel (7e),
Direct Matin et Canal Plus de Vincent Bolloré (10e).
Et je vous ai épargné Bouygues, Tapie, quelques autres.

http://www.acrimed.org/article4566.html

http://blogs.mediapart.fr/blog/morvan56/201015/descente-aux-enfers-de-l-information-snj-cgt

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 20:40

Il y a les postures et la réalité, triste parfois. Les écologistes dont certains s'opposent en paroles à la politique gouvernementale, se comportent comme les frondeurs socialistes : des paroles; "attention je vais faire un malheur" semblent-ils promettre puis pchit!! La terre redevient ronde.

Les grands donneurs de leçons que sont les écolo français (EELV) se montrent une fois de plus très docile vis à vis du pouvoir (auquel ils ont participé pendant deux ans). EELV (et sa scission de droite UDE) se montre fidèle au gouvernement, le Groupe écologiste, part 9 voix POUR et 8 ABSTENTIONS, vote en faveur du budget 2016

Pour: 9
Éric Alauzet, Brigitte Allain, Denis Baupin, Christophe Cavard (ex-EELV), François-Michel Lambert, Véronique Massonneau (ex-EELV), Paul Molac, Barbara Pompili (ex-EELV), François de Rugy (ex-EELV)
Abstention: 8
Laurence Abeille, Danielle Auroi, Michèle Bonneton, Sergio Coronado, Cécile Duflot, Noël Mamère (ex-EELV), Jean-Louis Roumégas, Eva Sas
Contre: 1
Isabelle Attard, (ex-EELV)

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 20:22
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Published by bruno fornaciari - dans DETENDEZ-VOUS EN MUSIQUE
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 13:51

Après avoir participé à plusieurs réunions du front de gauche élargi et du PCF sur les élections régionales, y avoir donné mon avis et émis des propositions, rendez-vous a été donné pour quelques jours plus tard. Les jours passent sans que nous soyons à nouveau réunis.

Puis nous apprenons par la presse que les choses sont décidées, à notre grande surprise, sans que en soyons informés, ni consultés.

Ce n'est sûrement pas, d'ignorer les communistes, la bonne façon de diriger et de choisir. Ceux-ci, méprisés, se sentiront étrangers aux décisions prises. Ni la conviction, ni la démocratie ne sont au rendez-vous. Avec l'écoeurement en corollaire, et le retrait comme conséquence. Je ne me sens nullement engagé par des choix surprenants auxquels nous n'avons pas été associés, ni même informés. La conclusion s'impose ,: les militants ne comptent pour rien au parti communiste et au front de gauche. Ce n'est pas seulement de l'amertume, mais une grande déception. Trop, c'est trop. Je ne puis poursuivre ce simulâcre de démocratie participative. Je m'éloigne avec regret mais avec détermination. Je pars en vacances, que grand bien me fasse.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF 79
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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 06:07

Le massacre oublié des communistes indonésiens

ROSA MOUSSAOUI

VENDREDI, 10 AOÛT, 2012

L'HUMANITÉ

Le massacre oublié des communistes indonésiens

Une commission nationale des droits de l’homme a présenté, fin juillet, à Djakarta, un rapport qualifiant de « crimes contre l’humanité » la sanglante répression anticommuniste de 1965.

Pour la première fois, en Indonésie, un pas a été franchi vers la reconnaissance officielle des massacres anticommunistes de 1965-1966, qui coûtèrent la vie à un million d’hommes et de femmes, probablement davantage, membres et sympathisants réels ou supposés du Parti communiste indonésien (PKI). Une commission nationale des droits de l’homme a présenté, fin juillet, un rapport évoquant, à propos de cette sombre séquence historique, des « violations flagrantes des droits humains » et des « crimes contre l’humanité ». Le document revient longuement sur ces crimes de masse, supervisés par le « commandement pour la restauration de la sécurité et de l’ordre » du général Suharto. Avant d’exhumer d’autres aspects de la répression : esclavage, disparitions forcées, déportations dans des camps de concentration, torture, viols, prostitution forcée.

Force politique de premier plan dans l’archipel avant cette mise à mort, le PKI comptait 3,5 millions de membres et une quinzaine de millions de sympathisants. Alliés au nationaliste Sukarno, les communistes devinrent la cible d’un déchaînement de violence inouïe lorsqu’en septembre 1965 des généraux réputés proches du PKI furent accusés d’avoir ­fomenté une tentative de putsch. Suharto, appuyé par les États-Unis, prit alors la tête de cette sanglante répression, en mobilisant le camp réactionnaire et la droite religieuse. En 1966, Suharto écartait Sukarno du pouvoir, mettant un terme définitif à l’expérience politique originale initiée par cette figure du tiers-mondisme et des non-alignés. Le pays sombra alors dans une longue nuit, jusqu’à la chute du dictateur, chassé par la rue en 1998, avant de mourir de sa belle mort en 2008, sans répondre de ses crimes. Pour les rescapés des massacres de 1965 comme pour les familles des victimes, la mise au ban et les discriminations se ­perpétuent, jusqu’à nos jours. « Comme ex-détenus politiques, il nous est difficile d’obtenir un crédit bancaire, une aide au logement. Les emplois de fonctionnaires nous sont interdits (…), nous ne pouvons pas enseigner, ni être médecin », témoigne Bedjo Untung, survivant d’un camp de concentration, interrogé par la chaîne anglophone Channel News Asia. Nur Kholis, le ­président de la commission ­nationale des droits de l’homme, a enjoint le gouvernement indonésien à présenter aux victimes des excuses officielles, assorties de réparations. Mais dans un pays où la culture de l’impunité et l’amnésie collective ­prévalent encore, les défenseurs des droits de l’homme doutent des suites qui seront données à ces recommandations. ­Certains survivants, eux, ­n’excluent pas de recourir à la justice internationale.

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Published by bruno fornaciari - dans hommage - souvenir
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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 12:24

À l’instant ·

Les officines de propagande (radios et télés publiues et privées) gouvernementales et du libéralisme sont à l'oeuvre pour nous faire accepter tous les reculs sociaux, et combattre toutes véllités à promouvoir les valeurs humaines et de progrès, l'intérêt général.
`Ce matin ,ils saluent l'accord de principe que le MEDEF a obtenu de trois centrales syndicales (mais peut-on encore les appeler comme cela) qui ont abdiquer leur rôle et collaborer au recul sociétal que constitue, de fait, un allongement d ela vie au tyravail et un recul de l'âge ouvrant droit à la retraite. Collaborer, à la façon, dont le gouvernemnt de Vichy et les milices, collaboraient jadis avec les nazis, activement. C'est une honte pour ceux de ces syndiqués qui ont cru qu eles syndicats devaient défendre les travailleurs. Parmi elle, la CFDT a la palme, si je puis dire. Autant que je me souvienne, à de rares exceptions près, elle a toujours oeuvré pour des compromis en recul. Petit à petit elle est devenu le petit télégraphiste du MEDEF, que Valls s'empresse de valider.
Décidement, la lutte, de classe, est à l'ordre du jour, plus que jamais. Nous sommes entré dans une nouvelle ère de la lutte dont l'issue n'est pas encore écrite. Il est de notre intérêt et de notre devoir de tout faire pour que "demain nos matins chanterons"

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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 07:37

On l'a vu, Monsieur Cambadélis, coopté récemment, à la tête du parti Socialiste, ne peut (ne veut) empêcher gouvernement de poursuivre une politique plus proche de celle de la droite que des engagements du Bourget. Pour tenter d'éviter une calamité aux élections régionales (le PS détient et dirige 22 région sur 23) tente un pare-feu des responsabilités d'une défaite annoncée. En effet, chacun sait que c'est la politique gouvernementale qui suscite l'opposition populaire et celle des partis composant le front de gauche et des mouvements écologiques de gauche et alternatifs. Ce contre-feu allumé pour détourner, sur ces derniers, la responsabilité de la défaite.

Mais ce matin vendredi 16 octobre, au marché de Thouars (ville PS 10 000 habitants) vers 11 H 45, deux militants socialistes rangeaient table et bulletins de vote. Ils avouent 41 votants et s'en estiment satisfaits. Visiblement, plusieurs personnes sont venus leur dire des choses peu agréables à entendre. Mais qu'importe, mission accomplie.

La campagne électorale peine à démarrer dans notre département des Deux-Sèvres, notamment dans le Nord.

Ni la droite locale, ni le PS, ni le Front de Gauche, ni le Parti communiste ne se manifeste, pour l'instant.

Dans la nouvelle grande région, dénommée Aquitaine-Poitou-Charente-Limousin, 12 département et près de 6 millions de personnes, longue de 500 km du nord au Sud, la bataille devrait être rude. Pour garder la région à gauche, et pour lui insufflée une politique tournée vers la satisfaction des besoins économiques, sociaux, écologiques et écologiques de cette nouvelle région, il n'est d'autre solution, que de hisser la liste du Front de gauche, des écologistes, des citoyens, des démocrates, à un niveau tel, que la liste conduite par Olivier Dartigolles devienne incontournable pour le deuxième tour.

Nous avons l'ambition de nos désirs, il nous faut maintenant en dégager les moyens.

Et ça, c'est pas gagner dans les Deux-Sèvres.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
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BRUNO FORNACIARI

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