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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 00:42

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans DETENDEZ-VOUS EN MUSIQUE
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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 00:34

Publié le 05.04.2012, 20h41

Place du Capitole à Toulouse, la foule immense venue écouter Jean-Luc Mélenchon mesure sa force dans un moment de ferveur militante. Mais préviennent certains, l'envie de défaire Nicolas Sarkozy ne signifie pas un blanc-seing pour François Hollande au second tour comme au-delà

Place du Capitole à Toulouse, la foule immense venue écouter Jean-Luc Mélenchon mesure sa force dans un moment de ferveur militante. Mais préviennent certains, l'envie de défaire Nicolas Sarkozy ne signifie pas un blanc-seing pour François Hollande au second tour comme au-delà | Pascal Pavani

 

Place du Capitole à Toulouse, la foule immense venue écouter Jean-Luc Mélenchon mesure sa force dans un moment de ferveur militante. Mais préviennent certains, l'envie de défaire Nicolas Sarkozy ne signifie pas un blanc-seing pour François Hollande au second tour comme au-delà.

La place emblématique de la ville rose, dernière en date des hauts lieux de la République que le candidat du Front de gauche a voulu prendre d'assaut, affiche complet sous la pluie et dans une forêt de drapeaux rouges.
Les rues et places avoisinantes sont bondées.

Une grande tribune, flanquée d'écrans géants, a été installée devant le Capitole, siège depuis la fin du XIIè siècle du pouvoir municipal à Toulouse et dont les actuels occupants, l'équipe socialiste de Pierre Cohen, ont donné leur assentiment à ce meeting, le premier du genre en ce lieu.

La formation toulousaine "Les grandes bouches", émanation des groupes Zebda et 100% Collègues, ouvre les festivités par un concert. De l'autre côté de l'immense place rectangulaire, une banderole accrochée en haut d'une façade rose résume le sentiment général de militants parfois venus de loin: "Prenons le pouvoir, votons Mélenchon".

Car l'étape de Toulouse ne constitue qu'un moment de plus dans une ascension qu'ils jugent inéluctable, disent les partisans du FG, alors que ses responsables annoncent une affluence totale de 70.000 personnes. Environ 110 autobus ont été mobilisés.
Pour la police, plus de 20.000 personnes étaient rassemblées sur la place du Capitole elle-même, et il était difficile de décompter les partisans dans les rues avoisinantes, remplies par la foule.
A un peu plus de deux semaines du premier tour de la présidentielle, certains se prennent même à rêver de représenter la gauche au second tour.

"Notre campagne est meilleure, y'a pas photo", dit ainsi Cyril Inion, 32 ans, venu des Alpes de Haute-Provence, qui milite pour la première fois de sa vie dans un parti, en l'occurence le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. "Sur les réseaux sociaux on les éclate tous, on est cyberactifs et hyperactifs sur le terrain".

Au moment où les sondages créditent Jean-Luc Mélenchon de 13 à 15% des intentions de vote, "il ne faut pas s'interdire de penser à la victoire", renchérit Nadine Verdier, institutrice retraitée de 60 ans venue du Tarn. Même si, reconnaît-elle, "peut-être que pour cette échéance-ci ce sera trop juste".

Alors que feront ces militants au second tour si le FG n'est pas en tête?

Guido Poncelet, 26 ans, dit qu'il votera pour le candidat socialiste "en serrant les dents", faisant écho à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF qui assure que le FG ne "reculera pas devant ses responsabilités", battre le président sortant.
Mais d'autres, à l'instar de Jo Salla, qui a abandonné le PS pour le FG après 40 ans de militantisme, attendront de François Hollande qu'il "gauchise son programme" avant de lui donner leur voix.

"Personnellement, j'en ai assez de voter par défaut", poursuit Nadine Verdier. "Il faudra que le candidat du second tour me convainque qu'il est décidé à régler les problèmes. Si Hollande n'annonce pas de mesures dans ce sens, j'aurai du mal à voter pour lui".
Mais quel que soit le résultat de la présidentielle, les militants sont sûrs d'une chose: la "dynamique de retour à la vraie gauche est engagée", qui devra d'abord se traduire par la conquête de sièges de députés lors des législatives puis, sur le terrain, par "la poursuite de la révolution citoyenne", explique Guido Poncelet.

"Le paysage politique ne sera plus jamais le même, c'est une vraie vague", dit François Lemaréchal, ingénieur en environnement de la région de Montpellier.
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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 00:31

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, commente pour Humanite.fr le meeting du Front de gauche de ce jeudi, à Toulouse, et les 70.000 personnes présentes sur et autour de la place du Capitole.

 

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 00:30

70 000 au Capitol à Toulouse

L'événement

Ô Toulouse : 70 000 personnes au Capitol

  • L’ambiance était à la fête et la combativité au rendez-vous. 70 000 personnes sont venues, hier, sur la place du Capitole, à Toulouse, pour entendre Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle.
  • A lire aussi : « Aidez-nous à placer Le Pen derrière nous ! ». À Limoges, mercredi, avec Jean-Luc Mélenchon, le meeting du Front de gauche a rassemblé 9 000 personnes. Une foule de plus en plus convaincue que le candidat fera un score à deux chiffres.
  • François Hollande « entend » le message de Jean-Luc Mélenchon : Face à la poussée du Front de gauche, le candidat PS admet qu’« il y a une colère qui s’exprime et (qu’il) peut le comprendre », mais n’est pas prêt « à modifier son projet.»
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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 00:28

 

Présidentielle 2012

Pour Mélenchon, le vote utile, c'est lui

Jean-Luc Mélenchon, en meeting à Limoges mercredi soir, a brandi la une de Charlie Hebdo: "Hollande peut-il faire perdre Mélenchon?"
Jean-Luc Mélenchon, en meeting à Limoges mercredi soir, a brandi la une de Charlie Hebdo: "Hollande peut-il faire perdre Mélenchon?" (Photo Thierry Zoccolan. AFP)

 En meeting dans le Limousin, le candidat du Front de gauche a plaidé pour une politique ambitieuse à destination des jeunes et de l'enfance.

Par LILIAN ALEMAGNA envoyé spécial à Limoges

«Non! Ne criez pas mon nom! On dit Résistance!» Ah que c'est dur d'échapper à la personnalisation dans une élection présidentielle... Jean-Luc Mélenchon rectifie les acclamations du Zénith de Limoges dès son entrée par le fond de la salle. Mercredi soir en Limousin, à la veille de son grand rassemblement place du Capitole à Toulouse, le candidat a réuni 9000 personnes. Salle bondée et parking rempli.

 

Dans cette région rurale où le Front de gauche pèse autour de 20%, Mélenchon attaque avec sa «planification écologique». Il réitère sa proposition faite lors d'un déplacement à la Réunion puis en meeting à Lille, de protéger les fonds marins. «Nous allons protéger la mer au destin d'égout auquel le capitalisme la condamne», insiste-t-il. Les médias ne reprennent pas? «Je pourrais dire Hollande a peur de l'eau...» plaisante-t-il.

 

Mélenchon enchaîne par une riposte fougueuse contre le Front national. Un responsable local a été arrêté pour avoir, avec batte de base-ball et couteau dans la poche, frappé des jeunes dans un bar. Un autre, à Marseille, s'en est pris physiquement, annonce-t-il, à une candidate du Front de gauche. «Ce sont des sauvages, des brutes, des bons à rien», envoie-t-il sous les applaudissements.

«Il faut foutre une tannée à Sarkozy!»

Puis vient le silence lorsque Mélenchon évoque «une plaie». Celle qui concerne l'état de la jeunesse et de l'enfance en France. «Leur plus grand échec [c'est] que nous soyons le pays record des suicides de jeunes par an: 600!». Grave, parlant avec ses tripes, il dénonce les mineurs sans-papiers mis en centre de rétention et ceux enfermés dans les prisons. «Quel est la brute qui croit que c'est avec ce genre de méthode qu'on va aider celui qui est tombé à se relever?» interroge-t-il. Il revendique une augmentation «autant que de besoin» de la «capacité d'accueil des jeunes enfants» et s'en prend à Nicolas Sarkozy qui a changé en 2006 l'ordonnance de 1958 qui déclarait: «La meilleure prévention de la délinquance, c'est la protection de l'enfance».

 

L'ancien ministre de l'Enseignement professionnel de Lionel Jospin poursuit en dénonçant «toute cette bienpensance» qui «regarde de haut tous ces jeunes qui vont en bac professionnel». «Comment allons-nous faire tourner le pays? Comment allons-nous réindustrialiser le pays?» questionne-t-il. Se moquant de Marine Le Pen, résidente «du château de Montretout»«personne ne s'est beaucoup intéressé à l'électro-maintenance, excepté peut-être le domestique», Mélenchon dénonce les propositions de la droite et de l'extrême-droite de permettre l'apprentissage dès 14 ans. Avec le Front de gauche, «il y aura une centralité des enseignements professionnels, technologiques», dit-il.

 

Soucieux de couper l'herbe à toutes critiques de division de la gauche, Mélenchon prévient «Nous ne sommes pas là pour régler des comptes dans la famille de gauche. Nous sommes en train de faire l'histoire». Et pour cela, «il faut foutre une tannée à Sarkozy». Avant de répéter, comme la veille à Vierzon, que la «capacité de rassemblement du Front de gauche» est «plus forte» que celle des socialistes, il se plaît à montrer au public la Une de Charlie Hebdo: «Hollande peut-il faire perdre Mélenchon?» «C'est à vous de savoir quel genre de représentant vous voulez» «Votre bulletin de vote c'est pour ou contre l'austérité et si c'est contre l'austérité: c'est moi.» A plus de deux semaines du premier tour, donné à 15% dans un sondage CSA pour BFMTV-RMC à paraître ce jeudi, Mélenchon n'a jamais autant rêvé de s'inviter en surprise au second tour.

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 21:00

La Place du Capitole, rouge de plaisir et de révolution s'inscrit, en bonne place dans cette immixion  citoyenne, insurrection fraternelle,. A 70 000 âmes, cette ambition d'humanité offre une résonnance que l'on asait espérer. Désormais, Marseille, puis Paris vont, à leur tour apporter force et ambition décuplées à tous ces citoyens-travailleurs qui espèrent, et ils sont plus nombreux et plus divers que l'on croit. Que l'on soit Picard, Occitant, Parisien  ou Marseillais, la vague d'optimisme, d'espoir et de réalisme nous emporte. Nos rêves commencent à prendre forme, l'improbable se profile. Encore 15 jours pour placer Le Front de gauche et son candidat commun Jean-Luc Mélenchon en position de faire basculer le scénario écrit il y a plusieurs mois par ceux qui ne veulent "tout changer pour que rien ne change" (le Guépard- Visconti)

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 12:54

 

La progression de Jean-Luc Mélenchon n'est pas une surprise. La dynamique électorale du Front de gauche s'est transformée en un mouvement populaire et citoyen d'une telle ampleur, avec une énergie et une force si remarquables, que les indicateurs traditionnels du suivi des campagnes électorales semblent dépassés.

 

Comment fait-on pour mesurer un espoir en marche, un basculement vers quelque chose de totalement neuf pour la politique et pour la gauche ? Avec la poussée du Front de gauche c’est toute la gauche qui progresse et l'argument du vote utile est lui aussi à ranger dans l'armoire des souvenirs.

 

Dès demain matin, la direction de campagne va fixer le cap et la feuille de route des prochains jours : poursuivre le travail de fond et le travail de rassemblement. Cette semaine à Vierzon, Limoges puis Jeudi 5 sur la place du Capitole à Toulouse,  c’est un nouveau coup de tonnerre auquel nous allons assister, car désormais, quand le Front de gauche donne à voir sa force, la présidentielle 2012 devient celle du peuple. Un peuple qui entend dégager Sarkozy en assurant les conditions de la réussite d'une politique de changement à gauche.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 12:46

Les voleurs de débat ( 2 ) : Yves Calvi

Par Adrien Levrat, Franck Dépretz, François Ruffin, 4/04/2012 , N°54 (03-04 2012)

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Le journal Fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

 

Nouvel extrait du dossier de notre dernier numéro : « Journalistes, économistes, sondeurs : les Voleurs de débat ».
Yves Calvi, ancien de Sciences-po Paris, s’est bâti une solide réputation de journaliste sérieux et impartial, tout en se targuant d’une approche accessible au plus grand nombre.


Mais lorsqu’il défend l’ordre libéral en compagnie d’invités triés sur le volet ou s’ébahit du choix de la couleur de fond du meeting de tel candidat aux présidentielles, il apparaît au final comme un énième avatar de la caste de journalistes politiques qui veillent à ce que le débat ne déborde pas.

 

Si l’on en croit les sondages, 84 % des Français jugent que « l’ouverture des frontières » a des « conséquences négatives » sur l’emploi. 45 % considèrent l’euro comme « un handicap » pour notre pays, contre 34 % comme un atout – tandis que 65 % des ouvriers souhaitent un retour au franc. Une immense majorité, 88 %, juge que « le capitalisme fonctionne plutôt mal » et un tiers veut carrément « l’abandonner ».


Mais de tout cela, on n’aperçoit, et avec grand peine, que quelques traces sur les écrans…

La machine est bien huilée. Solidement tenue. Entre de bonnes mains. Ils sont des centaines – journalistes, politologues, économistes, sondeurs, candidats aussi – à surveiller le débat comme des vigies du haut de leurs miradors. À encadrer la campagne, pour qu’elle ne dérape pas, pour qu’elle se déroule dans un mouchoir de poche. Certains le font consciemment, pour défendre l’ordre libéral. D’autres, et ce sont les nombreux, et ce sont les plus redoutables, s’y livrent en toute inconscience – par réflexe professionnel, par conformisme social, par adhésion à l’air du temps.

 

Et pourtant, sous les coups de boutoir du réel, ces cadres de pensée – et d’impensée – pourraient bien voler en éclats. Ils bougent déjà…

C dans l’air, 13/09/2011

Samedi 28 janvier.
Ils sont venus, ils sont tous là : à Davos, dans la station de luxe suisse. Et tous pour entonner le même refrain : « L’Europe a besoin de réformes structurelles, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel… Une avancée sur le problème de la dette nécessite une discipline budgétaire ainsi qu’une déréglementation du marché du travail… il faudra s’habituer au fait que la Commission européenne, qui a déjà beaucoup de compétences, s’apparentera de plus en plus à un gouvernement. »
« Angela Merkel et moi avons discuté ensemble sur le sujet de la déréglementation, poursuit le Premier ministre britannique David Cameron, et nous ferons des propositions lors des prochains sommets européens. Il y a trop de bureaucratie superflue en Europe, comme par exemple cette directive sur le temps de travail. »
Et Mario Draghi, le président de la Banque Centrale européenne, de se féliciter des « réformes structurelles engagées » et de réclamer « davantage de réformes structurelles » : sur « le marché du travail », « les retraites », « la discipline budgétaire »

Dimanche 29 janvier.
À midi, le journaliste Stéphane Paoli lance cette tirade sur France Inter : « La question, elle est très intéressante et très complexe, avons-nous d’autre choix ? Je veux dire, avons-nous d’autre choix qu’une certaine forme de rigueur ? Une certaine forme de retour, 1, au réel, arrêter de croire à des choses qui n’existent pas, et 2, de rigueur dans la gestion au quotidien ? Est-ce qu’on peut encore échapper à ça ? Comme si la croissance ne passait pas aussi par une certaine forme de rigueur, comme si on ne pouvait pas concilier les deux ? »
Le soir même, sur huit chaînes, le chef de l’État allait citer en exemple, à trente reprises, « l’Allemagne », « le modèle allemand », etc.

Lundi 30 janvier.
Les dirigeants de 26 pays européens – tous sauf le Royaume-Uni – se réunissent à Bruxelles pour adopter le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire ». On l’a lu, ce texte, que du banal : la réaffirmation – et le renforcement – des critères de Maastricht, avec des « parties contractantes CONSCIENTES de la nécessité de s’assurer que leur déficit reste inférieur à 3% », optant pour « une politique économique favorisant la croissance grâce à la convergence et à la compétitivité », etc.
Du neuf avec du très vieux.

C’est marrant, ce paradoxe.
On s’en va aux urnes, supposément, pour se tracer un destin commun, et en même temps ils s’appliquent à resserrer l’étau des possibles. Mille bouches nous répètent qu’ « il n’y a pas le choix », avec les mêmes mots, partagés par les dirigeants européens, les journalistes politiques, les économistes de marché, les candidats « crédibles » à la présidentielle – et qui deviennent, à force, comme un ciment d’évidence dans les esprits. « Le grand problème français, c’est celui de la compétitivité. »
C’est Jean-Marie Colombani, diplômé de Sciences-Po Paris, qui lâche ce poncif, ce dimanche matin, sur France Inter. Et l’ancien directeur du Monde, qui s’octroyait plus de trois millions de francs par an en salaires, ménages, piges multicartes, détient la solution : « Quiconque a jamais dirigé une entreprise sait que le niveau des charges sociales est un obstacle à l’emploi, et cet obstacle, il faut le déverrouiller, sinon on va être à la fin de l’année 2012 dans une situation de chômage beaucoup plus grave… »
À ses côtés, Dominique Reynié, politologue, diplômé de Science-Po Paris et enseignant à Science-Po Paris, approuve : « La TVA sociale est possiblement une voie plus juste. – C’est objectivement une arme pour restaurer la compétitivité, confirme Jean-Marie Colombani. L’Allemagne, qui l’a fait, qui l’a augmentée de trois points, en a tiré un bénéfice de compétitivité… »
Caroline Fourest – chroniqueuse au Monde, diplômé de Science-Po Aix et enseignante à Science-Po Paris, nuance : « Moi je suis d’accord pour dire que comme on doit trouver des formes de financement absolument partout, la TVA fera forcément partie du lot. Mais à un moment donné, dans la compétitivité par rapport à l’Allemagne, y a aussi la question de la souplesse, de passer en temps partiel, de revenir en temps plein avec une forme de souplesse et là y a aussi d’autres pistes à trouver que simplement l’allègement des charges sociales… » (France Inter, 8/01/12).
Comme dans les traités européens, la quête de « compétitivité » est posée comme un préalable, un dogme que partagent tous les intervenants. Et la ligne qui sépare le centre-gauche (incarnée ici par Caroline Fourest) et le centre-droit (en gros, les deux autres), c’est que la progressiste suggère d’ajouter de la flexibilité – rebaptisée « souplesse » – aux hausses de TVA.

 

Là encore, trop de pluralisme tue le pluralisme…
« Il est des réformes incontournables sur lesquelles il ne devrait pas y avoir de débat ».
Le Cercle des économistes – dont les membres, Jean-Hervé Lorenzi (Rotschild), Patrick Artus (Natixis), Olivier Pastré (ImBank), etc. squattent les plateaux de LCI, les studios de Radio France, les colonnes de Libération, voire conseillent François Hollande – affiche avec franchise son ambition : « Nous voudrions, au terme d’une réflexion de plusieurs mois, faire quelques recommandations à tous les candidats… » Par exemple ? « Augmenter l’âge de la retraite » : « la droite doit dans ce domaine continuer sur sa lancée de 2010 », « la gauche devrait, quant à elle, se rallier à la nécessité d’augmenter l’âge de la retraite »

Mais encore ? Plutôt que la « démondialisation », mieux vaut un « accompagnement de la mondialisation »« La rigueur n’est pas un choix »« La priorité, c’est de réduire la dépense, et ce de manière enfin radicale »« Les difficultés économiques de la France » sont dues « aux rigidités introduites par le poids d’un État omniprésent »
La crise est « l’occasion de renoncer aux illusions sur l’État protecteur et de faire enfin le pari audacieux en faveur du marché »… Dans notre pays, « il y a un problème d’offre (coûts salariaux excessifs, profitabilité insuffisante, pertes de parts de marché) ». Et sur tous ces points, donc, « il ne devrait pas y avoir de débat ».

En voilà, au moins, que la campagne en cours ravit. Car sur ces orientations décisives, sur les traités européens, sur la compétitivité, sur le règlement de la dette, etc., Nicolas Sarkozy (ancien maire de Neuilly et passé par Science-Po) et François Hollande (lycéen à Neuilly et diplômé de Sciences-Po) ne se déchirent pas...
Le « débat » est ainsi bétonné par une petite classe, qui monopolise la parole publique. Et qui grave dans le marbre la régression sociale pour les autres…

La bande de com’

Mots croisés, lundi 23 janvier 2012

« Y a une première question, quand même, Manuel Valls, à vous poser, moi ça m’a quand même beaucoup frappé : à quoi ça rime de ne pas citer une seule fois le nom de Nicolas Sarkozy dans un moment de cette importance pour la campagne de François Hollande ? »
Le candidat du Parti Socialiste vient de lancer sa « bataille » contre la Finance, il prétend sortir l’ « économie », la « société », nos « vies » de son « emprise », mais peu importe pour pour Yves Calvi les armes dont userait – ou non – le futur Président, l’animateur de Mots Croisés se fait linguiste : « À partir du moment où il voulait donner une certain hauteur à ce débat, était-il utile de ne pas citer le président de la République ? Je veux dire, en une heure et demie, c’est à la limite du méprisant », « la vraie cible du discours, c’était bien Nicolas Sarkozy ? », « Vous pensez que c’est efficace ? »

Avant de devenir carrément sémiologue :
Yves Calvi : Manuel Valls, ça a l’air formel, mais je vous pose la question car ça m’a intrigué : est-ce que le fond bleu, pour un candidat de gauche, c’est une idée à vous ?
Serge July : Ah c’est frappant.
Yves Calvi : Eh oui, moi ça m’a beaucoup frappé. Manuel Valls : François Hollande a voulu au fond renouer avec l’espérance [...] »
La question du fond est enfin abordée…

Sondages en surface

C dans l’air, 9/01/2012

Nicolas Sarkozy vient, ce lundi 9 janvier, de reprendre à son compte la taxe Tobin.
Dans l’émission C dans l’air, ce soir-là, Laurent Bazin – remplaçant d’Yves Calvi – présente ainsi ses invités :
« Le combat est maintenant engagé. Le Président peut-il encore le gagner ?
Pour en parler avec nous, Pascal Perrineau, politologue. Bonjour. Avec nous également, Bruno Jeudy, rédacteur en chef au Journal du Dimanche :
"Ça se resserre", c’est le titre de Une dans le sondage Ifop, hier, que vous publiez. Nicolas Sarkozy est revenu à deux points de François Hollande au premier tour de la présidentielle. _ François Miquet-Marty, vous êtes sociologue et directeur de l’institut ViaVoice. Votre dernière enquête publiée par Libération montre que 41% des Français souhaitent la victoire de François Hollande contre 31 % à Nicolas Sarkozy, qui est en progression alors que François Hollande est en baisse.
Enfin, Jérôme Sainte-Marie, de l’institut CSA. Votre dernière étude publiée hier par Les Echos fait de François Bayrou l’homme politique préféré des Français, devant François Hollande et loin devant François Sarkozy. »

Cette idée, sur la taxation des flux financiers, pose des tas de questions : économiques évidemment, mais sociales aussi, juridiques, historiques même. _ Comment, dans le passé, on imposait les mouvements monétaires ? Avec quels instruments les rétablir ? Est-ce possible à l’échelle de la France ? En s’appuyant sur quels corps – la police, les douanes, etc. ?
Mais rien de tout cela ne sera évoqué. Le présentateur cite trois sondages en moins de deux minutes. Une heure durant, ses invités vont se chicaner sur « François Hollande ne cesse de décliner, et le Président a sans doute besoin de pousser son avantage au moment où son adversaire ressent quelques faiblesses, etc. »
Du vide.

Des clones partageant les mêmes obsessions

On a transcrit ces extraits en longueur.
D’abord, parce qu’on s’est habitués à cette vacuité. Elle se respire avec l’air du temps. Elle nous file en douceur entre les oreilles. Et il faut la fixer là, à l’écrit, sur le papier, la tenir sous les yeux, pour qu’on la remarque à nouveau – et que contre elle, éventuellement, on se révolte à nouveau.

On a consigné ces passages,
également, parce qu’ils nous disent beaucoup. Sur ce microcosme qui se regarde le nombril, élite recroquevillée sur des enjeux dérisoires. Sur ces journalistes qui jouent aux plus malins, aux tacticiens, croyant pousser les candidats dans leurs retranchements, « C’est tout ? », quand ils ne font que se pousser du col. Sur cet extrême conformisme, des clones partageant les mêmes obsessions et qui prétendent, néanmoins, à l’impertinence, au ton décalé. Sur leur paresse, enfin, car pour questionner, vraiment, le « produire en France », il faudrait bosser, relire des anciens rapports du Ministère de l’Industrie, étudier précisément le cas d’une filière, etc. – tandis que pour leurs bavardages, c’est dix minutes de boulot : consulter un vague sondage et trois bouts de ragots.

On a relevé tout ça, finalement,
parce que, contre « les chiens de garde » libéraux, qui aboient dès qu’on ébrèche l’un de leurs dogmes (voir page suivante), on proteste volontiers. Mais c’est qu’on a déjà gagné, alors, un peu, s’ils sont contraints de se déplacer sur notre terrain, leurs réflexes contre notre réflexion. C’est au contraire par ce vide, le plus souvent, le plus discrètement, le plus efficacement, qu’ils nous volent le débat. De l’habitat, du transport, de l’agriculture, bref, de tous nos choix collectifs, on ne dit rien ici – ou si peu, comme un prétexte qui affleure à peine. La chose publique s’éloigne de ce réel, et c’est la démocratie qui est quotidiennement confisquée par une caste.

Qu’on les liquide donc,
ces journalistes politiques – qui font, en vérité, écran à la politique. Qu’on les envoie aux champs – ce qu’il en reste –, dans les usines – idem –, dans les quartiers, comme concierges de HLM, comme ramasseurs d’endives, comme agents d’entretien sur les ferries, et qu’ils en reviennent nourris d’autres expériences que leur bien-être indolore, porteurs d’autres paroles que leur branlette d’éternels étudiants en sciences-po. La république en sortirait revigorée.

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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 11:54


 
http://politikopotinsgrfr.blogspot.fr/2012/04/letat-de-choc.html

Le gouvernement Tsolakoglou a anéanti toutes mes possibilités de survie, qui étaient basées sur une pension très honorable que j’ai payé seul pendant 35 ans sans aucune aide de l’Etat. Et comme mon âge avancé ne me permet pas de réagir d’une façon dynamique (quoique si un compatriote grec devait se saisir d’une Kalashnikov, je m’empresserais de le suivre), je ne vois pas d’autre solution que de mettre fin à ma vie dignement, ce qui m’épargne d’avoir à fouiller les poubelles pour assurer ma survie. Je crois que les jeunes sans avenir vont prendre les armes un jour et ils pendront les traitres de ce pays sur la Place Syntagma, exactement comme les Italiens l’ont fait pour Mussolini en 1945.

____________________________________________________________________________________________

 

Oh rage, Oh désespoir!


REVOLTONS-NOUS devant l'intolérable

 

REVOLUTIONNER CETTE SOCIETE CAPITALISTE, CE MONDE ANTIQUE,

C'EST LA TÂCHE URGENTE DE NOS GENERATIONS ACTUELLES

 

L'état de choc

Après les près de 2 000 suicides constatés depuis le début de la "crise" en 2009 dû à la détresse financière, voici le premier suicide public.
Un lieu précis choisi: la place Syndagma, la place du Parlement, ce Parlement où les décisions trahissant le peuple grec se votent une à une. Le plus imposant endroit d'Athènes après le Parthénon.
Une personne précise: un homme âgé de 77 ans, retraité, fatigué, en détresse financière, voulant "mourir dans la dignité".
Une date: peu avant la semaine sainte annonçant Pâques, la période la plus importante dans le calendrier grec, on a enterré le Christ et il va ré-susciter.
Un heure: quelques minutes avant 9h, l'heure de pointe du trafic routier et pédestre, les personnes se rendent sur leur lieu de travail.

Il s'appelait Dimitris Christoulas, il avait 77 ans, il était pharmacien à la retraite, il avait cotisé pendant 35 ans pour sa propre retraite "tout seul" comme il le développe dans une lettre présente dans sa poche, il était endetté, il ne voulait pas se retrouver à "pêcher" dans les poubelles pour survivre.
Peu avant 9h ce matin, il s'est rendu sur la place Syndagma, s'est mis à l'ombre d'un arbre, a pris son arme et s'est tiré une balle dans la tête.
Voilà ce qu'il aura fallu pour choquer réellement la population grecque. Ce rassemblement dans l'après midi, ces visages accablés pétrifiés, ces larmes aussi.
Combien de temps vont-ils continuer à tolérer l'intolérable?
Il le dit dans sa lettre, il souhaite que les jeunes sans avenir prennent les armes et amènent les dirigeants politiques sur la place du Parlement pour les exécuter en public, comme "les italiens ont fait avec Mussolini en 1945".

La pression monte, l'heure est à la tristesse, mais devrait vite arriver la rage, la rébellion aussi.
Les élections sont attendues début Mai. Cette rébellion sera-t-elle dans les urnes? Ou à défaut des urnes, dans les rues?





Je me suis rendue sur la place Syndagma, sur les lieux où M. Christoulas s'est donné la mort, je n'ai pas pu prendre de photo (photo www.athensnews.gr)
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 07:35

 

Il est clair que le phénomène Mélenchon revitalise le Parti communiste. Cela, de plusieurs manières : crédibilité  retrouvée, fort rajeunissement, féminisation, et peut-être surtout acceptabilité. Les communistes sont  fiers de l'être, conscients de leur utilité ,confiants et visibles, c'est tout à fait nouveau.

Ainsi, lorsqu'un permanent indique à Libération un chiffre de 2 500 nouvelles adhésions depuis janvier dernier, cela confirme le regain d'intérêt pour un Parti disait-on, ici ou là moribond. Par expérience personnelle,  rencontres sur le marché, ou des discussions au hasard, des anciens comminites reviennent et de nouveaux arrivent. Il faut dire que le PCF "représente" dans la mémoire collective. Ainsi des références de mes interlocuteurs sont exprimées sans fard ni craintes. "Je connais" un tel me dit-on, "qui est communiste", d'ailleurs, "mon frère...", "un cousin,..." un collègue... sont communistes". "des gens biens". Les raisons  d'adhérer  s'entendent comme :"moi aussi je veux en être, je veux participer"  Et cela, je  le constate au moins localement, les communistes enregistrent vraiment un taux d'adhésions largement plus fort qu'avant la constitution du Front de Gauche.

Il y aurait donc officiellement quelque 1 200 ou 1 300 nouveaux adhérents de moins de 30 ans au PCF, et sans doute pas mal de « filles » – lycéennes ou étudiantes de premier cycle, jeunes ouvrières et employées – et de jeunes femmes. "Ce qui serait aussi intéressant de savoir, c'est s'il se produit des reprises de cartes, soit d'anciens adhérents lassés ou carrément en rupture avec certaines pratiques du passé visant à instaurer que la ligne dominante soit dictée par l'appareil et que toute divergence pouvait entraîner l'exclusion" ? demande un commentateur de ce fait sur son blog.

La réponse est variable. Oui, d'anciens communistes reprennent leur carte. Pour les raisons citées plus haut, mais aussi, rassénérés qu'ils sont que le Parti Comminste ait écarté à la fois le sectarisme et l'opportunisme représenté par la parenthèse HUE. Mais des survivances sectaires demeurent parfois. Ainsi dans la FD 79, le premier secrétaire exclut un communiste pour désaccord politique. La direction nationale est saisie. On attend sa position.


Ces adhésions sont souvent vécue comme une participation à une sorte de nouveau Front populaire, thème que reprend de plus en plus Mélenchon.

 

Et notre commentateur/blogueur poursuit : "Nombre de ces nouveaux jeunes adhérents auraient tout aussi bien pu rallier le Parti de Gauche si leur entourage ou leur relationnel les y avaient incités. Mais ils ont dû plutôt « tomber » sur des militantes ou militants du PCF qui se dépensent pour aller « au contact ».

 

Mais le phénomène des rassemblements lors des déplacements des candidats doit aussi fortement jouer. Le Front de Gauche a dû emprunter un million d'euros supplémentaires pour louer des salles qui deviennent toutes trop petites (sauf à imaginer pouvoir s'offrir de très grands stades). Récemment, pour faire converger 5 000 personnes ou plus sur Vierzon, il faut la logistique de l'UMP (car gratuits, billets de train à prix vraiment cassés par la Sncf), ce qui d'ailleurs n"a pas été le cas. Notre blogueur commentateur s'étonne : "Cette fois, la BBC s'était déplacée : je ne sais si c'était pour engranger des images d'archives ou en vue d'un sujet transversal ou pour un « focus » sur le candidat, et sa "reputation for brusqueness".  En tout cas, le Guardian l'a qualifié voici deux jours de maverick (rebelle, autonome, dissident, franc-tireur, mais aussi phénomène), et il retient désormais l'attention de la presse internationale (au-delà de l'espagnole et de l'italienne, qui furent assez tôt réceptives). Je ne sais s'il devancera de justesse François Hollande mais, est-ce vraiment un présage ?, il a sa page en finlandais sur Wikipedia tandis que le chef de file du PS l'attend encore".

 

vote utile


"Tant que, dans les sondages, F. Hollande dépassera l'actuel locataire de l'Élysée au second tour, la perception du vote « utile » peut sensiblement évoluer. Un électorat de gauche, voire d'un centre-gauche social, peut estimer qu'il serait plus utile de voter Mélenchon au premier tour".

 

Pour calmer les supputations de journalistes ou hommes politiques malintentionnés d'une même voix Jean-Luc Mélenchon et Marie-Georges Buffet réfutent la possibilité de négociations pour les nominations et soutiens aux législatives. Dans son langage imagé, Mélenchon, à Vierzon, a désigné son cou : « il n'y a pas de trace de laisse et pas de place pour la faire passer. ».Et pourtant l'idée que Mélenchon pourrait devancer Hollande construit sa crédibilité.

 

Pour les militants du Front de Gauche, le vote utile  se conçoit pour que le changement soit au bout du vote. Et là Mélenchon est plus crédible qu'Hollande, qui tergiverse.

 

Plus Mélenchon arrive au premier tour en position de force, plus l'UMP croit que ce serait pain béni pour elle. Mais ce n'est pas si sûr. Les Françaises et Français sont parfois imprévisibles. Ils peuvent croire que Mélenchon pourrait leur épargner un sort comparable à celui des Espagnols ou des Italiens.

 

Quand l'UMP prône des prêts aux étudiants comparables à ce qui se fait au Royaume-Uni où les « bénéficiaires » ne peuvent plus rembourser pour beaucoup et chaque mois davantage, les parents d'élèves des classes moyennes, surtout basses, traduisent : « suppression des bourses, des loyers bas en cités universitaires, des tarifs aménagés. ». Leur détestation du sortant aidant, même des centristes mal rassurés par les perspectives d'avenir de leurs enfants peuvent être sensibles au discours de Mélenchon.

 

En sus, le sortant passe pour être le candidat du Medef et du très grand patronat. Mélenchon a attaqué Laurence Parisot sur le mode émotionnel. « La Terreur, c'est vous qui faites que des milliers de gens se lèvent le matin la peur au ventre avant d'aller au travail, » lui a-t-il rétorqué. C'est une allusion directe aux conditions de travail dégradées ressenties par désormais une majorité de salariés mais aussi une évocation de la peur du chômage, de la précarité durable. Tout dans le discours UMP contribue à faire croître diverses appréhensions, notamment celle que la flexibilité, les licenciements de convenance (pour l'employeur), seront la règle. Sur ces questions du travail et des contrats, Mélenchon interpelle Hollande. Mais il dénonce aussi le candidat UMP.

 

L'idée qu'un second mandat du même, sans contrepouvoir à l'Assemblée, le conduirait à faire passer des solutions ultralibérales effrénées (il n'est pas vraiment réputé pour sa modération) fait son chemin. Qui, dans ce cas, serait le plus pugnace pour le contrer ?

 

Le blog de Mélenchon est chaque semaine plus massivement consulté. Certes par la presse, très certainement par des gens s'étant rendus à des réunions ou des rassemblements, mais sans doute aussi par un électorat flottant.

 

C'en est au point que selon un sondage, 43 % des interrogés souhaiteraient, sans y croire (sauf pour certains militants du FdG, pour environ 20 % des sondés se déclarant sympathisants de cette formation), que Mélenchon passe devant Hollande.   Ce qui doit interpeller le PS c'est que 23 % des sympathisants du Parti socialiste ne seraient pas déçus de voir Mélenchon devancer leur candidat.

 

De son côté, visant Hollande, le candidat UMP a récemment lancé : « la politique sans sentiment, sans passion (...) est une politique condamnée. ». Dans l'atmosphère émotionnelle entretenue par les médias, ce n'est pas si faux. Mais de ce point de vue, Mélenchon montre qu'il est plus passionné par les gens que par lui-même. Soutenu par la logistique PCF requinquée grâce à lui en grande partie, et face à celle, plutôt molle, du PS, il pourrait encore, en moins de deux semaines, progresser encore. Et alors ?

 

BF

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