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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 07:30

Politique - le 29 Février 2012

Les sénateurs socialistes laissent ratifier le MES

En s’abstenant, les socialistes, qui ont pourtant la majorité au Sénat, ont laissé le champ libre à la droite et à Sarkozy qui ont pu ratifier en paix leur Mécanisme Européen de Stabilité.

Seuls Pierre-Yves Collombat, Marie-Noëlle Lienemann (PS) et Jean-Pierre Chevènement (RDSE) se sont prononcés contre. C’est encore pire qu’à l’Assemblée Nationale, où une quinzaine de députés avaient pris position contre. Les socialistes ont clairement laissé le pouvoir à la droite, qui a pu valider les deux textes, celui autorisant la création du MES et celui qui en précise les détails. Le Mécanisme Européen de Stabilité remplacera le FESF, certainement à partir de juillet, et se voit doté d’une capacité d’action de 500 milliards d’euros. Pour l’utiliser, il faudra que les pays se plient au nouveau traité Merkel-Sarkozy, c'est-à-dire qu’ils acceptent la Règle d’or et l’austérité imposée.

  • Les sénateurs socialistes ont ignoré les appels de la gauche et des Verts. Comme celui de Michelle Demessine (PCF) :

"A nos yeux, le grand danger de ce traité  que le chef de l’Etat signera au nom de la France, est d’être un nouvel instrument antidémocratique pour imposer, sous couvert de discipline budgétaire, la loi des marchés financiers aux Etats et aux peuples d’Europe.

Ce traité, concocté entre la Chancelière et le Président de la République, aggrave encore les quelques dispositions sur la gouvernance économique et le semblant de solidarité européenne, contenues dans son prédécesseur de 2005. Le peuple français l’avait rejeté par référendum, le Chef de l’Etat le lui avait alors imposé par la voie parlementaire. Aujourd’hui nous refuserons le nouveau scénario qui s’annonce.

C’est dès maintenant que nous dénonçons le danger d’une signature du Chef de l’Etat. Nous refusons ce traité car il est profondément antidémocratique et contraire à l’intérêt national puisqu’il s’agit de limiter la souveraineté budgétaire des Etats et de leur dicter leurs politiques économique et sociale.

De surcroît c’est de lui que procèdent tous les plans d’austérité qui sont imposés aux pays en difficulté en échange de financements pour tenter de payer leurs dettes."

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 07:22

 

LA CASSE DE L’INDUSTRIE FRANCAISE N’EST PAS FATALE

Guy POUSSY

Le 28 février 2012

Avec la question sociale la défense de l’industrie Française est devenue un thème majeur de la campagne présidentielle. Les états majors politiques découvrent que les ouvriers existent encore. Il s’agit donc de conquérir leur vote. Pour les visites d’entreprises les deux candidats qui font la course en tête se marquent à la culotte. Chacun à sa mise en scène, il faut être vu et filmé dans une cantine d’entreprise, ou debout sur une estrade haranguant  des travailleurs. Le « produire français », le patriotisme industriel sont devenus des slogans à la mode

Dans ce domaine les promesses électorales ne manquent pas. Pour être crédibles, et pris au sérieux, les candidats des partis institutionnels devraient d’abord procéder à l’autocritique de leur comportement et choix politiques passés. Actuellement ce n’est pas la voie suivie. De 5,3 millions de postes en 1980, l’emploi industriel est tombé à 3 millions fin 2010. Il y a saccage de l’outil industriel .Sous le règne de Sarkozy, le président des riches l’industrie a perdu 300000 emplois, des centaines d’entreprises ont mis la clé sous la porte. Pour expliquer cette situation, pouvoir, Medef, certains économistes et experts distingués ressassent toujours les mêmes mensonges. Le coût du travail trop élevé, les 35 heures, le code du travail trop rigide seraient à l’origine de la liquidation d’une grande partie de notre industrie, à l’exception de l’industrie militaire.. La caste politico médiatique reste silencieuse lorsqu’il s’agit de montrer des faits irréfutables. En Europe les investissements productifs des entreprises françaises sont parmi les plus faibles. Le montant des dividendes versés aux actionnaires sont parmi les plus élevés. L’intérim, la précarisation, servent à garantir le niveau des profits en ajustant la masse salariale dès que l’activité se réduit. Silence aussi concernant les politiques pratiquées par les gouvernements de droite et de gauche

Les plans quinquennaux  mis en œuvre au lendemain de la libération, jusqu’en 1981, et les investissements productifs permirent la création de filières d’excellence, TGV, Airbus, Arianespace, nucléaire, Mines, Pétrole, Pharmacie, Automobile. Une puissante industrie de la chimie fut crée en fusionnant Rhône Poulenc, Progil, Ugine Kulman. Elle avait la même taille que les géants Allemands. De 1945 à 1973 la France connait la plus forte expansion économique de son histoire l’une des plus élevées du monde industriel. Les entreprises se sont concentrées et modernisées. Avec Giscard D’Estaing, la situation change. Certes la cité des sciences et de l’industrie est crée. Elle doit diffuser à un large public, jeunes en particulier, les connaissances scientifiques et techniques, les enjeux de société liés à la recherche, et à l’industrie. Dans le même temps, avec Barre son premier ministre, commence la casse de l’industrie Française. Avec Chirac, premier ministre en 1987, et deux fois président de la République, on vend les bijoux de famille les privatisations vont bon train, Régie Renault, Péchiney, CGM

En 1988 réélu président de la République François Mitterrand  adopte le principe du « Ni –Ni » (Ni nationalisation, ni privatisation) Il est dans l’air du temps de proclamer que l’industrie c’est ringard. La France doit être le pays des services et de la matière grise .Les Schkoumpf  remplacent la sidérurgie. De 1997 à 2002 le gouvernement Jospin poursuivra les privatisations, et les fermetures d’entreprises. Jean Luc Mélanchon alors ministre de l’enseignement professionnel, ne fut pas en mesure de faire bouger les choses. L’enseignement technique et professionnel qui concerne en priorité la jeunesse ne connu pas de changement. La droite cassa la sidérurgie. Le PS ferma Creusot Loire, l’Ile Seguin à Billancourt.

En 1983 Mitterrand déclara » Je m’occupe personnellement de Renault » Dix militants de la CGT sont licenciés. Il faut casser la résistance de ceux qui luttent contre la privatisation, et la fermeture annoncée de l’Ile Seguin. Elle s’inscrit dans un vaste plan visant la disparition de secteurs industriels en région parisienne. Ils seront remplacés par des sièges de banque, de sociétés, des grandes surfaces. Le 21 novembre 1989 Rocard, premier ministre annonce la fermeture définitive de l’ile Seguin pour mars 1992. Pourtant celle-ci a été considérablement modernisée. En 1994 la nationalisation de Renault a vécu ; la régie connait l’ouverture du capital aux actionnaires privés, dominé par les fonds de pension. L’état ne détient plus que 15% du capital. En 1976 le vicomte Davignon , membre de la commission Européenne avait prévu la suppression de milliers d’emplois dans l’automobile Européenne

Les militants communistes connaissent bien la bataille pour la défense de l’industrie. Ils peuvent être fiers de l’action qu’ils menèrent dès 1980, les affiches tricolores qu’ils collèrent » Face à la crise et au diktat de Bruxelles, Produisons Français » Avec le recul du temps on peut dire qu’en 1981, alors candidat à l’élection présidentielle le discours de Georges Marchais était visionnaire La politique ouverte par R HUE et sa mutation poursuivie en 2012 par les dirigeants de la place du colonel Fabien a conduit à l’effacement du PCF. Ce sont les faits et non un faux procès. Le discours de 1981 n’a pas pris une ride. Le Produisons Français est de retour, il est repris par tous les candidats Qui mieux qu’un communiste pouvait porter une telle politique, et aller à la rencontre du monde du travail, répondre à une situation de détresse installée dans nombre d’entreprises et de territoires. Il y a une perspective car les conditions existent en France et en Europe pour construire un ample mouvement populaire, et intergénérationnel capable d’inverser cette priorité accordée au capital et aux actionnaires. Le système Capitaliste est discrédité.

L’expérience atteste que même s’il y a alternance politique ça ne produira pas un effet magique. La priorité des priorités est l’union, avec la notion des luttes collectives, avec l’élaboration de cahiers d’exigences, et de revendications. D’abord là ou les salariés subissent les bas salaires, l’exploitation, la précarité, le mépris. Quelque soit le président de la République le peuple devra lutter .Il est assez fort pour résister, et vaincre. Faire prévaloir ses droits, hors et dans les entreprises afin de décider de son avenir, construire une société nouvelle. L’émancipation du monde du travail et de la création ne peut être que l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. L’espoir est de ce coté.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 20:35

Jean-Luc Mélenchon peut atteindre le second tour, certains indices ne trompent pas

Modifié le 27-02-2012 à 16h45

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Temps de lecture Temps de lecture : 5 minutes

LE PLUS. Le Front de gauche, au second tour ? Qui aurait pu y croire il y a quelques mois ? Pas même Simon Ulrich, militant auprès de Jean-Luc Mélenchon, qui voit aujourd'hui poindre un espoir. Des salles remplies, un électorat solide, une Marine Le Pen affaiblie... Voilà des faits encourageants.

Jour après jour, nous nous approchons de la date fatidique. Le 1er tour arrivant, l’espoir et les craintes s’entremêlent dans un suspens sans nom. Tout est possible. J’en ai la conviction depuis des mois. Je ne le cache pas. Mon assurance affichée depuis le début était peut être surjouée et le fruit d’un petit subterfuge. Par celui-ci, je cherchais à me rassurer et me convaincre que je ne me battais pas chaque jour pour rien. Puis, mois après mois, le subterfuge semble s’effacer pour devenir une réalité. Comme si, à chaque lever de soleil, une nouvelle lumière plus en plus forte venait éclairer le jour.

 

Ce subterfuge, cette réalité qui semble naitre, c’est la "surprise" Mélenchon.

 

Jean-Luc Mélenchon à Marseille le 24 février (SANNIER/SIPA)

Jean-Luc Mélenchon à Marseille le 24 février (SANNIER/SIPA)

 

Depuis plusieurs mois, quand j’affirmais qu’il était possible que Mélenchon soit au second tour et devant Marine Le Pen, j’avais droit à un rire dédaigneux ou à un humble aveu qu’un "score à deux chiffres serait déjà bien". Pourtant, rêveur que je suis, cela me paraissait insuffisant. Quand on se bat et que l’on croit dans la justesse de ses gestes, on en veut toujours plus. Avec quelques camarades, autrement dit, c’était tout ou rien. Affamé et jamais rassasié, le risque, j’en suis conscient, c’était d’exploser.

 

C’est un risque accepté. D’autant, qu’à mesure que l’élection approche, il me semble de plus en plus s’éloigner. J’ai le sentiment que le Front de Gauche "prend" et réussit. La sauce monte. Et elle paraît, à vue de nez, suffisamment épaisse pour remplir, pour un temps, mon estomac d’ogre.

 

Pour vous montrer que je sors du "subterfuge" et que mes propos ne décrivent qu’une réalité qui naît, je vais vous exposer quelques faits convaincants.

 

Des salles remplies, des foules enthousiastes

 

Depuis quelques semaines, à chaque meeting du Front de Gauche, des milliers de personnes se réunissent autour du candidat de "L’humain d’abord". Partout, les locaux sont unanimes. Les salles sont remplies comme jamais depuis le programme commun. Nous nous retrouvons avec des foules comparables à celles de l'époque où PS, PCF et le peuple étaient certains de pouvoir "changer la vie".

 

Meeting du Front de gauche le 7 février 2012 (FAYOLLE PASCAL/SIPA)

Meeting du Front de gauche à Villeurbanne, le 7 février 2012 (P. FAYOLLE/SIPA)

 

Pourtant, cela vient en contraste avec ce qu’affirment en permanence les éditocrates. La chose publique, selon eux, n’intéressait plus. Le peuple serait ainsi devenu raisonnable, lassé des échecs et des ambitions collectives. Pour certains auteurs, l’histoire serait même finie. « Consommer » la vie, c’est tout ce qu’ils nous laissaient.

 

Pourtant, j’y reviens, les salles sont pleines à craquer. Cela ne peut être que la traduction d’une prise de conscience générale. Face aux catastrophes de la gestion libérale, le peuple se dit qu’il est surement possible de faire autrement. De ce fait, il s’approprie le "Yes, we can" qui a tant fait rêver en 2008 outre-Atlantique. À la différence que, dans les meetings du Front de gauche, aucun nom n’est acclamé. Seuls des mots d’ordre sont criés, résonnent et font vibrer les foules.

 

"Résistantes", "présidons", "l’humain d’abord", voila ce qui semble réunir et unir une foule de plus en plus nombreuse. En y réfléchissant, ce que la France a vécu en 2005 avec le Non, ne serait ainsi que la rupture de faille qui précède le tremblement de terre.

 

Marine Le Pen baisse les yeux

 

Autre preuve qui me fait croire qu’il y a des chances que la surprise se concrétise, c’est l’enchainement des évènements de cette semaine. Pour la première fois depuis 30 ans, jeudi soir,le Front national a baissé les yeux devant la République. Je ne veux pas particulièrement revenir sur ce "débat" étrange. Je veux juste en faire une interprétation rapide et subjective. Pour moi, Marine Le Pen a paniqué. Plus clairement, elle s’est pris notre réalité en pleine face. Et elle semble avoir eu mal.

 

Marine Le Pen à

Marine Le Pen à "Des paroles et des actes", le 23 juin 2011 (CHAMUSSY/SIPA)

 

En effet, les médias, surement lassés d’avance d’un duel ennuyant des deux "grands", avaient prévu de le perturber depuis un an avec un nouveau cheval. Prenant le premier canasson qui venait, ils ont voulu nous convaincre que nous avions à faire face à un char mécanique. La bête y a elle-même cru. Confondant les bruits des sondages avec celui des chenilles, elle s’y est vue.

 

Malheureusement pour elle, nous étions là pour la rappeler à sa réalité. Meeting après meeting, usine après usine, tract après tract, nous avons expliqué. Marine Le Pen n’est que la candidate d’une extrême droite classique. Elle n’est que la représentante des perdants du progrès humain. Elle n’est qu’une défenseure de l’ordre établi. Par héritage, elle a reçu la fortune et le parti de son père rempli de perdants : ceux de la décolonisation, de la collaboration, des ligues, des antidreyfusards, des royalistes. En faisant émerger la réalité, le peuple a pu voir le déguisement. Du char, nous nous sommes souvenus qu’elle n’était qu’un simple cheval. Avec un peu d’effort, nous allons peut-être, un jour, réussir à la piquer pour assainir le débat politique.

 

D’ailleurs, la réussite de notre entreprise n’a pas attendu le débat de jeudi.

 

Contrairement à mon habitude, je vais venir citer un sondage. Je ne crois pas du tout à leur véracité. Ils sont trop soumis à des lobbies et aux puissances de l’argent pour être sincères. Pourtant, parfois, pour continuer à mentir, ils sont obligés de laisser transparaître la réalité. Sur "Canal Plus", pour l’émission "Dimanche plus", un sondage réalisé avant l’émission de jeudi sur "France 2", a confirmé que, pour 35 % des Français, Jean Luc Mélenchon était le candidat qui défendait le mieux les ouvriers. En dehors du chiffre, ce que nous devons retenir, c’est la première place pour notre candidat et la dernière pour Le Pen.

 

Jean-Luc Mélenchon, défenseur du peuple

 

Grâce à ce dernier sondage, elle ne pourra plus venir sur un plateau et mentir en disant qu’elle est "la meilleure représente des invisibles". Le peuple sait aujourd’hui qui les défend. Perdant cet argument, elle se retrouve piégée. Si elle n’est plus la défenseure des ouvriers, qui est-elle ? On retombe sur ce que j’ai dit plus haut. Sans son déguisement, elle apparaît pour ce qu’elle est, une néo-fasciste. En quelque sorte, pour elle, avec la disparition du brouillard médiatique longtemps entretenu activement, elle entreprend irrésistiblement le début de sa "chute finale".

 

Autre élément qui me rassure sur notre dynamique et la possible réussite de notre candidature, ce sont justement le changement des mots des éditocrates. N’oublions pas qu’ils ne sont que des feuilles, parfois accrochées à l’arbre, parfois mortes. Ils n’ont que l’ambition de se laisser porter par le vent. Ces éditocrates se mettent à frémir par notre souffle comme les feuilles dans le vent.

 

Ainsi, FOG, sur "le Grand Journal", a fait un pronostic personnel. Il plaça Mélenchon devant Bayrou à 20% des voix. Cet exercice de politique-fiction semble surtout traduire une réalité. Imaginer seulement, il y a quelques semaines, celui-ci. Je ne sais même pas si nous aurions seulement été cités. Autre éditocrate reconnu, Nicolas Domenach, ce dimanche sur "Itele", a affirmé qu’il était possible que Mélenchon soit devant Le Pen le soir du 22 avril.

 

Ah, dire qu’il y a un an, les mêmes venaient nous souler en affirmant qu’elle pourrait se retrouver en tête du premier tour. Les mots changent. Les ruines restent…

 

Ce bref rappel des faits, je l’écris pour vous convaincre. Nous devons nous mobiliser et accepter l’idée que nous pouvons réussir. Nous sommes à un moment où l’histoire s’écrit. Il semble que nous tenions peut-être la plume qui va venir se confronter aux feuilles. D’autant que l’élément qui empêchait le Front de gauche de devenir la première force de gauche s’efface. Il s’efface politiquement avec "l’implosion" de Le Pen. Il s’efface mathématiquement. Mon camarade Manuel Bompard en a apporté une preuve superbement intelligente.

 

Attention, Jean-Luc mélenchon, au second tour, ceci n’est peut être plus de la politique-fiction.

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 20:32
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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 19:57

Mélenchon à la Bastille ? Delanoë voit rouge

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MeetingVillepinte.JPG"Je ne suis pas du tout certain, pas du tout, que Jean-Luc Mélenchon puisse organiser son meeting place de la Bastille le 18 mars ! Il ne faudrait tout de même pas que chaque candidat, en particulier les petits, le réclament après pour ne pas avoir à payer la location d'une salle..." Visiblement, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë n'est pas très chaud pour que le candidat du Front de gauche prenne la Bastille un dimanche après-midi à un mois du premier tour, avec quelques milliers de sympathisants. Quelques dizaines de milliers espère la gauche radicale qui veut faire de ce rassemblement l'acmé de sa campagne. Le jour anniversaire de la Commune de Paris en 1871.

Depuis quelques semaines déjà, on s'active sur le site du Front de gauche pour organiser le transport, diffuser des tracts et coller des affiches, construire des chars, convier les artistes... La "Marche pour la 6e République" partira de la place de la Nation à 14h pour arriver à la Bastille moins d'une heure plus tard par la rue du Faubourg Saint-Antoine. "Nous pourrions être jusqu'à 50 000", s'enthousiasme François Delapierre, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

Imaginer que tout puisse être mis à terre par un refus de la préfecture de police de Paris ?

Contactés, les services de la "PP" se montrent précis : "François Delapierre a déposé une déclaration de manifestation le 10 février. On ne peut qu'en prendre acte. D'autant qu'il y a des précédants, à droite comme à gauche." En 1988, sur la place de la Concorde, à 48h du deuxième tour de la présidentielle, plus de 40 000 personnes s'étaient rassemblées en soutien de Jacques Chirac.  

Le Front de gauche s'est montré malin en déclarant une manifestation et non en sollicitant une autorisation de rassemblement. L'an dernier, sur quelque 3800 déclarations de manifestations, seules trois ou quatre ont été refusées.  

La préfecture de police a cependant demandé au Front de gauche d'assurer le 18 mars "un important dispositif de sécurité". Et aussi d'assurmer "les coûts" éventuels comme la pose de barrières de protection. "Nous souhaitons que les nuisances soient les plus faibles possible pour les usagers." Une partie de la place pourrait être maintenue à la circulation. En fonction du nombre.

Secrétaire national du Parti communiste Français, Pierre laurent s'amuse des réticences de Bertrand Delanoë. "Nous voulons donner à ce rassemblement, qui sera un sommet de notre campagne, une forme originale, populaire et festive. Il est normal que cette initiative suscite un peu de fébrilité chez certains de nos concurents." 

Photo : meeting de Jean-Luc Mélenchon à Villepinte. (SdeRavinel)

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:19
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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:14

Traité européen : La gauche devra consulter les Français

Le Président de la République refuse de consulter les Français par voie référendaire sur le nouveau traité européen qu'il a co-rédigé en tête à tête avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Les masques tombent sur la question européenne ! Quand il s'agit de choses sérieuses qui engagent la constitution nationale, Nicolas Sarkozy exclut de consulter les Français. En déclarant qu'il n'y aurait pas de bonne question à poser aux Français, il se moque du monde. La question est simple et tient en peu de mots : « Approuvez-vous le nouveau traité européen ? ».

Il serait invraisemblable, si Nicolas Sarkozy était battu lors de l'élection présidentielle, qu'il puisse engager la signature de la France sans que le peuple n'ait son mot à dire. La gauche doit prendre un engagement en cas de victoire : celui de consulter les Français sur la question européenne. C'est ce que fera le Front de gauche. Pour donner de la force à cette exigence, votons pour le Front de gauche et son candidat Jean-Luc Mélenchon.

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 16:13

La chronique politique

Marine Le Pen bien en peine

Par Patrick Apel-Muller

 

La technique Jivaros ou l’effet réducteur de tête. Le regard fuyant, ne parvenant pas à lire les journaux comme elle 
se l’était promis avant l’émission, répétant en boucle qu’elle avait été insultée… Marine Le Pen, qui avait promis un éclat sur le plateau de France 2 jeudi soir, ne semblait plus dans le coup. Le réquisitoire de Jean-Luc Mélenchon sur le mauvais sort que l’extrême droite destine aux femmes n’en était pas affaibli. Son adversaire était à la peine, remplaçant l’affrontement par des lamentations. La candidate d’extrême droite craignait à ce point la confrontation qu’elle avait choisi la posture de la victime. Quelque chose est en train de se dégonfler dans la baudruche FN. Les derniers meetings du père à Lille et de la fille à Strasbourg étaient loin de remplir des salles modestes. Il a fallu pour faire nombre, lors de la dernière prestation de la bénéficiaire de l’héritage des ciments Lambert, faire venir des militants d’Avignon jusque dans le Nord, relate Paris-Match. Afin 
de mieux mobiliser les troupes traditionnelles de l’extrême droite, Jean-Marie Le Pen fait appel aux provocations symboliques. Il est revenu une nouvelle fois sur son exaltation de Brasillach, ce collaborateur antisémite, en le décrivant comme un « jeune journaliste de trente-quatre ans, fusillé à la Libération pour ses articles. Ce qui devrait lui valoir une certaine compréhension de la part de ses collègues. Après tout, “Pauvre de moi qui pourrait être à sa place”, pourraient-ils se dire ». Comme si la provocation ne suffisait pas, il a conclu par une citation de Mussolini. Un dérapage ? Pas du tout. Il s’agit d’un signal à resserrer les rangs lancé vers le noyau des partisans frontistes qui, ajouté à la posture de victime adoptée par son héritière, témoigne d’une inquiétude. Le danger que représente l’extrême droite n’est pas jugulé, mais elle a perdu son élan. Lors de l’émission Des paroles 
et des actes, Marine Le Pen a cependant bénéficié de deux lots de consolation : 
un échange avec le conseiller du président candidat, Henri Guaino, qui, empêtré dans ses contradictions et la stratégie sarkozyste de séduction des ultra-droite, s’est montré bien falot ; la complaisance de Franz-Olivier Giesbert à l’égard du bidonnage frontiste sur la viande halal. Ce dernier, qui dirige le Point, était le lendemain matin l’invité de France Inter dans l’émission Comme on nous parle, en compagnie de Natacha Polony (le Figaro) et Bruno Jeudi (le Journal du dimanche). Choisir trois représentants de la presse de droite pour commenter la campagne présidentielle illustre la place dévolue au pluralisme sur une antenne publique.

Le retour d’un refoulé. Les mots sont les mêmes 
et les mines affichées identiques. En parlant de la révolte des pauvres contre la vie chère à La Réunion, des envoyés spéciaux réactivent le vocabulaire de 2005, celui qui stigmatisait les « émeutiers » des banlieues. Les uns après les autres – la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Mayotte et maintenant La Réunion –, les départements d’outre-mer se soulèvent contre l’aggravation insupportable des conditions de vie, 
mais le pouvoir continue à ne parler que maintien 
de l’ordre et à ne lâcher que des miettes. Il faut avoir 
le courage de dire que les incendiaires habitent l’Élysée.

D’ici au 8 mars… Rachida Dati est devenue plus 
discrète depuis qu’elle a retrouvé une place tout 
près de Nicolas Sarkozy dans son dispositif de campagne. Sans doute lui a-t-on garanti une monnaie d’échange suffisamment scintillante pour qu’elle abandonne sa guérilla contre le parachute en or que François Fillon a capté à Paris. Mais, désormais, 
c’est Nora Berra, assez médiocre secrétaire d’État à la Santé, qui s’indigne des discriminations dont elle fait l’objet à Lyon alors qu’elle convoite la 4e circonscription abandonnée par l’ancien ministre Dominique Perben : « On m’a fait comprendre que mes origines pouvaient poser un certain problème à certains électeurs. » Pas facile d’être une femme, d’origine immigrée, dans 
la galaxie Sarkozy-Guéant-Copé.

Patrick Apel-Muller

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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 21:19

LEMONDE | 27.02.12 | 12h20   •  Mis à jour le 27.02.12 | 15h37

 

François Hollande, le 6 février 2012 à Dijon.

François Hollande, le 6 février 2012 à Dijon.REUTERS/REGIS DUVIGNAU

 

"Que conserveront-ils de Nicolas Sarkozy? Du quinquennat qui s'achève, les socialistes n'entendent pas forcément faire table rase. Loin de se préparer à un effacement systématique des réformes de son prédécesseur, le candidat socialiste, si d'aventure il lui succédait, a opté pour leur remplacement, voire par un accommodement.

Une philosophie dont Michel Sapin, responsable de son projet, résume les grandes lignes : "A quoi servirait-il de se lancer dans une bataille d'abrogation?", indique le député PS de l'Indre, qui précise qu'"il y a quelques lois emblématiques sur lesquelles il faudra revenir". Ainsi la "circulaire Guéant" sur les étudiants étrangers, les peines planchers ou la réforme territoriale.

Cliquez-ici !

Mais nombre de mesures symboliques, comme la création de Pôle emploi ou l'entrée dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, ne semblent pas devoirêtre remises en cause.

L'IMMIGRATION ET LA SÉCURITÉ

L'interdiction du port du voile intégral. Loi emblématique adoptée en septembre 2010, cette mesure fut érigée au rang de symbole par l'UMP. François Hollande, qui à l'époque avait fait part de son opposition au texte du gouvernement, ne l'a pas évoquée depuis.

L'Organisation de la sécurité. La création de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), qui résulte de la fusion de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) et la Direction de la surveillance du territoire (DST), ne devrait pas être remise en cause.

Au-delà, concernant la multitude de lois de sécurité intérieure adoptées depuis l'installation de M. Sarkozy Place Beauvau, "l'idée n'est pas de supprimer tout ce qui a été fait, indique François Rebsamen, maire PS de Dijon et chargé du pôle sécurité dans l'équipe de M. Hollande. Sur les 28 lois prises depuis 2002, il faudraévaluer celles qui n'ont aucun impact, aucune efficacité et celles qui marchent".

LA JUSTICE

Les peines planchers. Introduites par la loi Dati de 2007, les "peines planchers" fixent le minimum que doit infliger un juge en cas de récidive d'un accusé ou pour certains crimes et délits. "Il faudra les supprimer", tranche M. Rebsamen.

La rétention de sûreté. Le PS se montre plus prudent quant à la rétention de sûreté, votée en 2008, qui permet de placer, à l'issue de leur peine, des prisonniers jugés dangereux dans des centres socio-judiciaires fermés. André Vallini, responsable du pôle justice dans l'équipe de campagne du candidat socialiste, estime que "si la rétention de sûreté consiste à maintenir en prison quelqu'un qui a purgé sa peine, c'est contraire au droit. Mais on ne peut relâcher dans la nature sans surveillance des gens considérés comme des malades".

Les jurés citoyens en correctionnelle. Mis en place par M. Sarkozy, les premiers ont siégé au printemps. C'est "une idée intéressante mais gâchée par excès de précipitation", indique M. Vallini, qui lui préfère le concept d'"échevinage, avec des citoyens volontaires associés au travail des magistrats".

La réforme de la carte judiciaire. La suppression de 17 tribunaux de grande instance avait déclenché une fronde dans le monde judiciaire. Interrogé sur une réinstallation de ces tribunaux, alors que les crédits manquent, M. Vallini préfèreannoncer une "grande réforme de l'organisation judiciaire, qui remettrait notamment à plat la distinction entre tribunaux d'instance et de grande instance".

La réforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et de la garde à vue. Le CSM, qui a désormais le pouvoir de nommer les procureurs, sera à nouveau réformé ; les procureurs seront nommés sur le modèle des juges du siège. Autre grande réforme, imposée par l'Europe, la présence d'un avocat lors des garde à vue. Il s'agit pour M. Vallini d'une "réforme minimale qu'il faudrapoursuivre pour mettre [la France] au standard des pays européens".

La justice des mineurs. M. Sarkozy a en grande partie détricoté celle-ci en revisitant de nombreuses fois l'ordonnance de 1945. "Cela fait partie des réformes à abroger", assure M. Vallini, qui annonce un "retour au principe de l'ordonnance de 1945, la spécialisation des juridictions, l'atténuation de responsabilité et le primat de l'éducatif sur le répressif".

L'EDUCATION

La Loi LRU. Tantôt critiquée, tantôt saluée comme une réussite, la réforme des universités que M. Sarkozy ne cesse de mettre en avant semble embarrasser le PS. "Ce n'est pas pour nous le sujet majeur, même s'il est emblématique", estimeVincent Peillon, chargé du pôle éducation, qui voit dans la question de son abrogation "un faux débat". "Ce qui est important, c'est ce par quoi on remplace, en l'occurrence une loi-cadre qui interviendra assez rapidement après une courte consultation", plaide-t-il.

La suppression de la carte scolaire. Cette réforme fut combattue par la gauche. Elle n'a pourtant pas entraîné de révolution sur le terrain. Pas sûr que le PS revienne sur ce dispositif, M. Peillon estimant lui-même que "les modèles précédents n'étaient pas formidables".

La formation des enseignants. Le gouvernement de François Fillon a ouvert la voie à une suppression des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), au profit d'une formation en master des enseignants. Le PS annonce qu'il"reviendra entièrement sur la réforme de laformation des enseignants, qui a été détruite", selon M. Peillon.

LES INSTITUTIONS

La réforme constitutionnelle. Adoptée en 2008, elle limite à deux le nombre de mandats du chef de l'Etat, lui permet d'intervenir en Congrès, renforce le pouvoir du Parlement et instaure la possibilité d'une saisine du Conseil constitutionnel par les justiciables avec la question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Le PS évoque certes de nouveaux aménagements institutionnels (une part de proportionnelle, la parité homme-femme), mais ne parle pas d'un retour en arrière.

La réforme territoriale. Votée en 2010, elle instaure le conseiller territorial, destiné à siéger à la fois au conseil régional et au conseil général. Le PS a promis derevenir sur cette réforme. Selon le président PS du Sénat, Jean-Pierre Bel"tout ou presque sera abrogé, à part peut être la partie intercommunalité". M. Bel se dit"favorable au maintien de tous les niveaux : commune, intercommmunalité, départements et régions". Quant à la suppression de la taxe professionnelle (TP), elle sera "plus difficile à défaire", concède M. Bel.

LA FONCTION PUBLIQUE

La Révision générale des politiques publiques (RGPP). Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux a permis de réduire de plus de 100 000 personnes les effectifs de l'Etat. Le PS et François Hollande promettent aujourd'hui "d'en finir avec la RGPP aveugle", mais demeurent flous sur les chiffres. Le candidat socialiste a promis des créations de postes, mais sans augmenter l'effectif de fonctionnaires. Cet effort devrait donc nécessiter la poursuite du non-remplacement.

La création de Pôle emploi. Issu de la fusion de l'ANPE et des Assedic, Pôle emploi a été créé en février 2008 afin de simplifier les démarches et le suivi des demandeurs d'emploi, tout en diminuant les coûts. Son bilan est mitigé. Le PS ne compte pourtant pas revenir sur cette création.

Le service minimum. Instaurée en 2007, la loi sur le service minimum ne sera pas modifiée, a déjà annoncé François Hollande, qui juge qu'elle est "entrée dans les mœurs".

LA SANTÉ ET LES RETRAITES

La carte hospitalière. Le gouvernement de François Fillon l'a réformée en fermant des établissements jugés non rentables ou trop petits. François Hollande s'est engagé à permettre un accès de chacun à un établissement d'urgence accessible en trente minutes, sans préciser toutefois quels seraient les centres hospitaliers ainsi rouverts ou créés.

La réforme des retraites. Votée en 2010, elle a fait passer l'âge minimum de départ à 62 ans et l'âge de départ à taux plein à 67 ans, et le nombre d'années de cotisation à 41 ans. M. Hollande a promis de permettre aux personnes à jour de cotisation de partir à la retraite avant l'âge légal, sans changer celui-ci.

LA CULTURE

La loi Hadopi. Ce texte réprimant le téléchargement illégal sur Internet, voté en 2008, fait l'objet d'une valse-hésitation du PS. M. Hollande promet désormais un"acte II de l'exception culturelle". Aurélie Filipetti, chargée de la culture dans l'équipe de campagne du candidat socialiste, évoque une offre légale, la lutte contre la contrefaçon commerciale et l'élargissement des sources de financement, mais sans licence globale, jugée trop incertaine.

L'INTERNATIONAL

L'Europe. Concernant le traité européen voulu par M. Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel, M. Hollande, s'engage à le renégocier. Pour Pierre Moscovici"la ratification, qui aura été interrompue par la période électorale, ne sera pas engagée s'il n'y a pas une réorientation de la construction européenne".

L'OTAN. M. Sarkozy avait choisi, dès 2007, le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l'OTAN, qu'elle avait quitté en 1966. La décision du chef de l'Etat avait alors été critiquée par la gauche. Mais selon M. Moscovici, le départ de la France n'est plus envisagé."

Samuel Laurent et David Revault d'Allonnes
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 18:43

MONDE -  le 27 Février 2012

 

C’est ainsi que les Grecs vivent…

Mots clés : grècechômageaustéritésalaires,

 

 

Depuis deux ans, le peuple grec est soumis à une austérité sans faille : coupe dans les retraites, les salaires, casse des conventions collectives, hausse de la TVA, destruction des services publics… Comment les Grecs vivent-ils ? Quelques citoyens témoignent de leur quotidien.

Envoyé spécial. Stelios Sandalakis a 87 ans. Il fait la queue dans le quartier Psiri avec une bonne centaine d’autres personnes. Ils sont à la soupe populaire. Avant, il était marchand ambulant de fruits. A la retraite, il touche 600 euros. Une somme dérisoire avec laquelle il ne peut assurer le quotidien.«Depuis deux ans, je suis obligé de venir chercher à manger ici», explique-t-il. Et de poursuivre : «tout ce que j’avais, je l’ai donné à mes enfants ; eux non plus ne peuvent pas m’aider».

A Aspropyrgos, en banlieue d’Athènes, les salariés de «Helleniki Halivourgia», la métallurgie grecque, sont en grève depuis le 1er novembre contre le licenciement de 16 salariés le 31 octobre, et de 18 autres le 1ernovembre, puis d’autres ensuite. Parmi  les grévistes se trouve Dimitris Papadikolao. Il a 29 ans. Il a été licencié le 2 décembre. Avant il touchait«1200 euros bruts ; maintenant, j’ai le chômage pour 6 mois», explique-t-il. Le montant des indemnités ? 359 euros dès que le nouveau mémorandum sera appliqué. «Je n’ai pas d’enfant, ne suis pas marié. Il ne me reste plus qu’à aller en Arabie Saoudite ou au Qatar», déclare, sombre, le jeune homme.

Andreas Makris est brancardier à l’hôpital populaire d’Athènes. En octobre 2009, il touchait 1100 euros nets par mois, sur douze mois, et deux primes d’environ 900 euros nets. «Je m’en sortais tout juste avec mon salaire ; mais maintenant, je n’ai plus que 739 euros nets par mois, sur douze mois et de primes de 380 euros chacune. A Noël et à Pâques. En Grèce, il faut débourser au minimum 300 euros pour un loyer», explique-t-il. Quant à sa durée de travail hebdomadaire, elle a pas augmenté. En 2009 et 2010, il travaillait 7,5 heures par jours, 5 jours par semaine. Depuis 2011, c’est 8 heures par jour.

Cette politique n’épargne pas les haut-fonctionnaires. Barbara, la quarantaine, est une d’entre eux. Avant la crise, elle gagnait 3200 euros nets. Maintenant, elle n’a plus que 200 euros. De surcroît, elle n’est pas sure que la structure dans laquelle elle travaille soit maintenue en place. Ce qui se profile, alors ? «Le chômage ! Que vais-je devenir ?» s’interroge-t-elle. Avant d’enchaîner, comme pour se donner du courage : «avec cette crise, j’ai laissé mon appartement et me suis mise en colocation avec ma meilleure amie».

Par tous les moyens, en Grèce, la majorité de la population cherche à économiser. Dans les restaurants de moins en moins fréquentés, il n’est plus rare de voir les clients repartir avec un petit sac. Il contient ce qu’ils n’ont pas mangé sur place.

 

Fabien Perrier


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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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