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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 09:27

AU RAPPORT

Selon un rapport censuré de l'Igas, les 35 heures ont bien créé 350 000 emplois

Par LIBERATION — 18 juillet 2016 à 18:28

L'Inspection générale des affaires sociales a produit une analyse, enterrée en interne le mois dernier et qui a finalement fuité, pointant les vertus du partage du temps de travail.

Fin juin, le Syndicat des membres de l’inspection générale des affaires sociales s’émouvait de la censure en interne d’un rapport sur les 35 heures. Si les productions de l’Igas sont censées être transmises aux ministères concernés, il existe en effet la possibilité pour son directeur de décider de ne pas en faire connaître les conclusions. Ce que Pierre Boissier, le directeur actuel, n’avait jamais fait jusqu’ici, rappelleMediapart, alors qu’il a tranché en ce sens début juin. Au Monde, les services de l’Igas ont rappelé que «des travaux insuffisamment achevés ou présentant des faiblesses méthodologiques ne sont pas transmis par le chef de l’Igas». Une grosse quinzaine de jours plus tard, le rapport a finalement fuité (il est lisible ici). En voici les principaux enseignements:

• Premier constat : les 35 heures, ce n’est pas l’horrible ralentisseur de croissance et empêcheur d’embaucher (en rond) qu’on nous dépeint depuis quelques années. «Les politiques de réduction de la durée légale du travail permettent de créer, au moins à court terme, de l’emploi à condition de respecter des conditions strictes», peut-on lire. Plusieurs recommandations des inspecteurs, qui n’ont pas signé nommément leur rapport en raison de son caractère «polémique», laissent penser que l’emploi se porterait mieux si l’on favorisait les temps partiels (au minimum 80% payés 90%, afin que cela ne se traduise pas par une paupérisation des travailleurs), voire si on plafonnait le temps de travail des cadres à 44 heures hebdomadaires.

D’ailleurs, les inspecteurs tranchent (enfin) le débat sur le nombre d’emplois créés par les lois Aubry à 350 000 en quatre ans (1998-2002) et commentent : «Les arguments avancés pour contester ces créations d’emploi apparaissent fragiles. […] S’agissant de l’effet négatif des lois Aubry sur la compétitivité, aucun élément ne permet de confirmer cette affirmation.»

• Deuxième constat : la France ne fait pas figure d’exception en matière de temps de travail. «La durée effective du travail en France n’est pas particulièrement basse par rapport à celles des autres membres de l’Union européenne si l’on considère le temps de travail de tous les salariés, et pas seulement ceux à temps complet», écrivent les inspecteurs, qui rappellent que le temps de travail diminue partout en Europe.

• Troisième constat : la flexibilité, c’est bien, mais quand c’est correctement utilisé, c’est mieux. Ainsi, alors que les travailleurs en France sont assez ouverts à une individualisation de leur temps de travail, et prêts à adapter leur emploi du temps, les entreprises rechignent à appliquer de la «flexibilité interne», lui préférant une«flexibilité externe», c’est-à-dire le recours à des contrats de courte durée. Autre élément : il faut prendre en compte la durée du travail à l’échelle d’une carrière, pas de quelques mois. Aussi, favoriser les formations professionnelles de quelques mois, ou les congés de soutien à des membres de sa famille en difficulté, pourrait permettre de mieux répartir le travail.

• Quatrième constat : augmenter le nombre d’heures supplémentaires, lorsque la croissance n’est pas au rendez-vous, «pèse négativement sur l’emploi».

Pour rappel, le chômage a augmenté en mai, s’établissant à 5,72 millions de demandeurs d’emploi dans toute la France.

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 09:17

ENQUÊTE

Mairies FN : le pauvre ne vaut pas le coût

Par Charlotte Rotman et Laure Equy — 1 août 2014 à 19:46

Centres sociaux étranglés, fin de la cantine gratuite... dans nombre de villes passées au Front national, les déshérités trinquent.

  • Mairies FN : le pauvre ne vaut pas le coût

Ici, c’est la gratuité de la cantine pour les ménages les plus pauvres qui saute. Là, des heures de garderie sont refusées aux enfants de parents chômeurs. Là encore, on coupe les subventions aux centres sociaux des quartiers les plus défavorisés. Les maires du Front national élus en mars se sont voulus discrets pendant leurs premiers mois de mandat, veillant à ne pas commettre d’impair, même si l’œuvre d’art-fontaine repeinte en bleu à Hayange (lire ci-contre) ou le drapeau européen retiré du fronton de la mairie de Fréjus ont été très commentés.

Lors de leurs quatre ou cinq premiers conseils municipaux, ces élus FN ont néanmoins pris des décisions qui égratignent sérieusement les politiques d’aide aux plus pauvres. Sous couvert de redresser les finances de villes souvent très endettées ou de tenir leur promesse de campagne de ne pas augmenter les impôts, ils fragilisent l’accompagnement social réalisé par les associations ou les services municipaux eux-mêmes. En ces temps de disette budgétaire, ils ne sont certes pas les seuls à tailler dans ces politiques bénéficiant aux précaires. «On fait une fixation sur nos villes, mais ça se passe ainsi dans bien d’autres communes et vous n’en parlez pas», rétorque Franck Briffaut, le maire FN de Villers-Cotterêts (Aisne). A Fréjus (Var), trois centres sociaux ont vu leurs subventions fondre jusqu’à 67%. La structure la plus touchée se trouve à la Gabelle, quartier qui concentre les difficultés et où vit une importante population immigrée. Le maire, David Rachline, justifie ces coupes mais aussi le budget de rigueur qu’il a fait voter au printemps par la «situation financière catastrophique» de Fréjus. «Toute la ville est mobilisée pour faire des efforts financiers, et je n’ai pas de tabou»,explique-t-il.

«Fainéants».Au Pontet (Vaucluse), Joris Hebrard a mis fin à la gratuité totale des repas à la cantine dont bénéficiaient les ménages les plus démunis. Là aussi, la mairie invoque «l’endettement dramatique de la ville et la nécessité absolue de détecter les abus». «Cette mesure représente 29 000 euros d’économies sur un budget de 50 millions, ce n’est pas ça qui va résorber la dette ! réplique Miliani Makhechouche, l’ancien candidat PS. Et ces soi-disant économies sont faites sur le dos des pauvres.» Au-delà de son intention de réduire les dépenses, la mairie du Pontet ne se cache pas de vouloir «responsabiliser les parents» en les obligeant à payer pour les repas «une somme même modique» :«Avignon et les mairies d’à côté ne font pas ce service gratuitement. Une ville n’est pas un centre social géant, on ne doit pas tout faire gratis. S’acquitter de 1,58 euro pour un repas complet, c’est une question de principe», argumente le directeur de cabinet, Xavier Magnin. L’opposant UMP Claude Toutain rappelle que le maire n’a, de son côté, pas hésité à relever son indemnité, et juge «la leçon de morale déplacée et démagogique» : «Ces familles sont souvent en attente d’allocations ou d’une pension parce que le mari ou la femme s’est barré. On est dans la mesure idéologique, le maire part du principe que les chômeurs sont des fainéants.»

Ce refrain antigratuité, ils sont plusieurs élus FN à l’entonner. A Villers-Cotterêts, Frank Briffaut, qui a aussi remodelé la grille des tarifs de cantine, assume : «Rien n’est gratuit dans ce monde, arrêtons la démagogie. Expliquons aux gens que tout a un prix. Il n’y a que vingt familles concernées et les parents ne travaillaient pas.» Ce discours ciblant les chômeurs considérés comme des «assistés» est raccord avec les sorties de Marine Le Pen, qui se pose en grande défenseure des«travailleurs pauvres».

A Béziers (Hérault), la politique menée par Robert Ménard (soutenu par le FN) s’apparente «plus à une guerre aux pauvres qu’à une guerre à la pauvreté», accuse son opposant socialiste Jean-Michel Du Plaa. L’ancien président de Reporters sans frontières a choisi de réserver la garderie municipale du matin aux enfants dont les deux parents travaillent. Alors que la ville est classée parmi les dix communes les plus pauvres de France (1), le centre communal d’action sociale (CCAS) a subi, lui, une baisse de subventions de 365 000 euros. L’épicerie sociale qui dépend du CCAS et propose des services de banque alimentaire exige dorénavant«un an de séjour minimum à Béziers». La mairie a également décidé de se retirer d’un partenariat avec le conseil général destiné à accompagner les décrocheurs et les adolescents fugueurs, grâce au travail d’éducateurs de rue.

«Péril».Sandrine Montagard, directrice d’un des centres sociaux de Fréjus, celui de Villeneuve, est obligée de se séparer de trois salariés sur douze et de renoncer à un projet éducatif complet d’accueil des préadolescents. Comme si les élus FN sous-estimaient l’utilité sociale, notamment en matière de prévention, de ce genre de programme qui œuvre en outre à l’égalité des chances. «Cette baisse des subventions a des conséquences dramatiques, cela peut mettre en péril l’existence des centres sociaux. Une partie de l’électorat FN est là aussi, dans ces quartiers», rappelle-t-elle. S’il reconnaît que le «bilan des centres sociaux n’est pas mauvais»,David Rachline compte leur proposer une convention pluriannuelle pour «pérenniser» leurs budgets mais sur des actions précises… choisies par l’équipe municipale frontiste. Les élus du parti d’extrême droite se défendent de cibler les plus pauvres et assurent qu’ils mèneront une politique sociale à leur sauce. «J’ai plein d’idées», claironne Rachline.«Faire du social, ce n’est pas rendre tout gratuit, ce n’est pas forcément aider ceux dont on attend le suffrage en retour, prévient le maire de Mantes-la-Ville (Yvelines), Cyril Nauth. Je veux bien faire du social, pas du socialisme.»

(1) Selon une étude de janvier 2014, du Centre d’observation et de mesure des politiques d’action sociale (Compas), près de 33 % des habitants de Béziers vivent sous le seuil de pauvreté.

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 09:02

Cher camarade,

Nous serions disposer à faire remplir autour de nous les questionnaires de « la grande consultation »par notre famille et nos amis, et davantage encore si, nous étions en possession de notre carte que refuse de nous délivrer le secrétaire fédéral des Deux-Sèvres qui a engagé la fédération dans le soutien à la candidature de Mélenchon. Depuis plusieurs années, le déni démocratique se poursuit, et l’organisation du PCF que nous faisions vivre sur notre territoire du Nord Deux-Sèvres a disparu maintenant et avec elle, les 12 communistes de l’époque.
Je dois dire que nous avons effectué plusieurs démarches, restées vaines, auprès de tous les échelons du parti.
Aussi, je te demande, afin de ne pas poursuivre inutilement nos démarches et nos illusions, de me faire savoir une bonne fois pour toutes, si vous avons notre place dans le parti auquel j’ai adhéré en 1966 et assumé des responsabilité de section de longues années en seine-saint-denis, et même dirigé une école fédérale comme adjoint, aux côté de ...Guy Lecroq.
Je t’ai envoyé récemment plusieurs documents mail sur notre situation, et appelé au téléphone. Là encore pas de réponse.Le respect des camarades ne serait-il que des mots ? Le parti aurait trop changé alors.
Le parti aurait-il abandonné la démocratie et la solidarité qui existait alors ? Il n'aurait pas assez changé alors.

Bien fraternellement

Bruno Fornaciari
077 184 06 77
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 20:29

Attentat de Nice : "Ensemble nous ferons reculer les violences aveugles, les haines, la peur" (Pierre Laurent)

Notre pays tout entier vit des heures douloureuses après le massacre de 84 femmes, hommes et enfants perpétré à Nice par un homme au volant d'un semi-remorque lancé en trombe sur la Promenade des Anglais alors que tant de familles, de jeunes, d'enfants des quartiers populaires et de toute la ville, des touristes, étaient venus fêter ensemble la Fête de la Fraternité, notre fête nationale. Notre nation endeuillée, profondément choquée, est saisie d'effroi et de chagrin. La solidarité des habitant-e-s de Nice et des environs, la réactivité des forces de l'ordre et des services de secours sont remarquables : aucun d'entre nous n'est prêt à céder à la peur ni à la haine.

Je veux m'incliner devant la mémoire des disparu-e-s, présenter à leurs familles et amis les condoléances du Parti communiste français, et les assurer de notre soutien, de celui de nos élus et de nos militants. Mes pensées se tournent vers les 18 blessés qui sont encore dans un état d'extrême gravité et les dizaines de blessés qui ont été atteints en souhaitant que leur vie soit sauvée, et leur dire que nous sommes tous à leurs côtés dans cette épreuve aussi tragique que profondément injuste. Comme tous nos concitoyens et tou-te-s celles et ceux qui ont choisi la France pour y vivre, j'ai le coeur brisé par cette abomination. Il n'y a aucune justification, et encore moins de fatalité, aux meurtres de masse quels qu'en soient les motivations et mobiles.

L'heure n'est pas aux polémiques politiciennes stériles mais à l'enquête et à l'aide aux victimes, à la solidarité et la fraternité.

Le Parti communiste français et ses militants seront vigilants et mobilisés pour qu'à Nice comme partout en France, la solidarité avec les victimes et leurs familles et le soutien dont les habitant-e-s de Nice et des Alpes Maritimes ont besoin soient sans faille.

C'est dans le rassemblement des femmes et hommes de paix de notre pays qu'ensemble nous ferons reculer les violences aveugles, les haines, la peur.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 11:00

Que sont devenus les syndicalistes de la CFDT ?

Les gouvernements savent récompenser les « gentils » dirigeants syndicaux !!!

  • Nicole Notat : secrétaire de la CFDT de 1992 à 2002.

Nicole Notat refuse de se joindre aux grandes grèves en décembre 1995 et apporte son soutien au plan Juppé de réforme de la Sécu et des retraites des fonctionnaires. Cette position ravive la contestation interne et des militants quittent la CFDT cheminots pour créer SUD Rail. Elle noue aussi des relations avec le MEDEF et accepte ainsi le plan d’aide au retour à l’emploi en 2000. Nicole Notat décide de quitter la direction de la CFDT en 2002 et prend la présidence de l’UNEDIC. La même année, elle devient PDG d’une entreprise de conseil et d’évaluation, Vigéo financé par des multinationales. Depuis le 1er janvier 2011 Nicole Notat est à la tête de l’association « Le Siècle », le club le plus célèbre et influent des élites politiques, économiques et médiatiques de France. Nicole Notat a été désignée par le Conseil européen membre du Groupe de Réflexion sur l’avenir de l’Europe et a été nommé membre des conseil d’administration de la Coface et du journal Le Monde. Depuis novembre 2011, elle est médiatrice dans le cadre de la mise en place des nouveaux horaires par la SNCF et RFF. En janvier 2013, elle devient la chef de file du groupe de travail « Promouvoir et valoriser l’entrepreneuriat responsable » des futures assises de l’entrepreneuriat, sous l’égide de la ministre Fleur Pellerin.

  • François Cherèque : Secrétaire général de la CFDT de 2002 à 2012.

Fils de Jacques Chérèque, un ancien secrétaire général adjoint de la CFDT dans les années 80, nommé préfet et ministre de Roccard. Jacques Chérèque entérina la fermeture de nombreux sites sidérurgiques français. Il fut l’auteur de la phrase tristement célèbre : « Il faut retirer les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains. » En pleine mobilisation contre le plan Fillon, François Chérèque signa la “ réforme ” (casse) des retraites en 2003. il fut surnomméle traître, collabo ou complice par ses opposants. Le 3 janvier 2013, il est nommé inspecteur général des affaires sociales au statut de haut fonctionnaire. Le 12 janvier 2013 il est élu président du laboratoire d’idées Terra Nova, proche du parti socialiste.

  • Edouard Martin : délégué CFDT d’Arcelor Mital.

En 1989, Édouard Martin est élu délégué du personnel CFDT de l’usine ArcelorMittal. Il prend la tête de la lutte contre la fermeture des hauts-fourneaux de Florange en 2009. Malgré les promesse de François Hollande, Florange ferme en 2013, sur la base d’un accord signé par la CFDT. Après avoir reconnu que François Hollande lui avait menti et que le gouvernement l’avait trahi…. il est désigné tête de la liste PS aux élections européenne de 2014 à la place de Catherine Trautman.

  • Anousheh KARVAR : Ancienne trésorière de la CFDT.

Pratiquement inconnue, il y a là pourtant du lourd. En 2012, elle est nommée inspectrice générale des affaires sociales (comme Chérèque). Elle est devenue en 2016 Directrice de cabinet adjointe, chargée de l’emploi et du plan d’urgence pour l’emploi … de Myriam El Khomri ! Responsable, donc de la Loi dite “ Travail ”. Amusant ? (non, pas trop…)

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 10:00

Je vais dire la légende
De celui qui s'est enfui
Et fait les oiseaux des Andes
Se taire au cœur de la nuit

Le ciel était de velours
Incompréhensiblement
Le soir tombe et les beaux jours
Meurent on ne sait comment

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Lorsque la musique est belle
Tous les hommes sont égaux
Et l'injustice rebelle
Paris ou Santiago

Nous parlons même langage
Et le même chant nous lie
Une cage est une cage
En France comme au Chili

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Sous le fouet de la famine
Terre terre des volcans
Le gendarme te domine
Mon vieux pays araucan

Pays double où peuvent vivre
Des lièvres et des pumas
Triste et beau comme le cuivre
Au désert d'Atacama

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Avec tes forêts de hêtres
Tes myrtes méridionaux
O mon pays de salpêtre
D'arsenic et de guano

Mon pays contradictoire
Jamais libre ni conquis
Verras-tu sur ton histoire
Planer l'aigle des Yankees

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

Absent et présent ensemble
Invisible mais trahi
Neruda que tu ressembles
À ton malheureux pays

Ta résidence est la terre
Et le ciel en même temps
Silencieux solitaire
Et dans la foule chantant

Comment croire comment croire
Au pas pesant des soldats
Quand j'entends la chanson noire
De Don Pablo Neruda

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Published by bruno fornaciari - dans DETENDEZ-VOUS EN MUSIQUE
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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 14:43

Attentats sanglants, poussée des forces nationalistes et xénophobes d’un bout à l’autre de l’Union européenne, particulièrement en France, et bientôt une nouvelle crise financière… Le sentiment qui se fait jour est celui d’une montée des périls, dans un monde de plus en plus violent. La brutalité gouvernementale contre le mouvement de contestation de la « loi travail » en fait partie. À travers la persistance et la ténacité de ce mouvement, ce qui a fait éruption depuis le mois de mars, c’est la colère accumulée après des années d’attaques contre le monde du travail et contre les services publics. C’est aussi l’exigence d’un autre avenir pour les jeunes générations, libéré de la précarité et de la subordination qui caractérisent le salariat capitaliste. Le congrès du Parti communiste ne s’est pas contenté d’analyser la situation ; il a fait des choix, décidés par une nette majorité, dans des domaines aussi déterminants que l’Europe, la lutte contre le réchauffement climatique, les échéances présidentielle et législatives de 2017. Il a proposé une feuille de route : une grande consultation citoyenne pour établir avec toutes les forces disponibles un pacte d’engagements partagés pour 2017 et au-delà. Le PCF se dispose à engager un-e candidat-e dans ce processus pour y mettre en débat ses idées et y porter sa conception du rassemblement. Il propose cinq leviers pour exprimer la cohérence d’une alternative aux politiques d’austérité et de baisse du coût du travail. Zéro chômage, une société de partage : la proposition du PCF pour une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation montre qu’on peut commencer tout de suite à en créer les conditions. Un nouveau mode de développement dans lequel les gestions d’entreprises et les politiques publiques cesseraient de donner la priorité à la rentabilisation des capitaux financiers mais se fonderaient sur le développement de nouveaux services publics et sur de nouveaux critères d’efficacité économique (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociale (emploi, salaires, formation, protection sociale) et écologique (économies d’énergie et de matières premières pour pouvoir dépenser davantage pour le développement des êtres humains). Mobiliser les moyens financiers nécessaires à la réalisation de ces objectifs, avec de nouveaux pouvoirs des salariés, des citoyens, des élus pour que les banques cessent de nourrir la spéculation, l’évasion fiscale, les délocalisations et que leurs crédits servent à l’économie réelle et à l’emploi. Une nouvelle République où l’on ne cesse pas d’être citoyen à l’instant où on entre dans l’entreprise mais où la démocratie pénètre jusque dans les principaux lieux de pouvoir, y compris les entreprises, les banques et la Banque centrale européenne. Et par conséquent un combat résolu pour rassembler toutes les forces disponibles sur le continent pour refonder radicalement la construction européenne. Tant il est vrai qu’il ne sera possible de répondre aux attentes sociales que par la conquête de pouvoirs sur l’utilisation de l’argent des banques, de l’argent des entreprises et de l’argent public. Fort bien, nous dira-t-on, mais aujourd’hui aucun des candidats mis en avant par les médias n’est porteur de cette cohérence. C’est vrai, et tout l’enjeu est donc de mettre ces propositions à la disposition des millions d’ouvriers, d’employés, de techniciens, de chercheurs, d’ingénieurs, de cadres, d’agents des services publics, d’étudiants, de chômeurs, de travailleurs indépendants qui s’apprêtent à s’abstenir par dégoût de la politique alors que beaucoup d’entre eux ont voté Hollande ou Mélenchon en 2012. Beaucoup de forces de la gauche réformiste peuvent s’engager en faveur de l’exercice, par les citoyens, de nouveaux pouvoirs démocratiques sur l’utilisation de l’argent : c’est cette exigence qui rendra aux politiques de gauche la crédibilité perdue par les programmes sociaux-démocrates traditionnels qui se contentent d’annoncer une redistribution des richesses par la fiscalité. Beaucoup de courants écologistes convergent déjà avec l’idée que pour mettre fin aux émissions de gaz à effet de serre, développer les énergies renouvelables, renforcer la sécurité de la filière nucléaire, il faudra d’énormes investissements que seule la création monétaire des banques et des banques centrales est en mesure de financer. Beaucoup de citoyens angoissés devant la montée de l’extrême droite en France et ailleurs en Europe peuvent s’engager pour que la construction européenne cesse d’être un terreau pour l’austérité, le rejet des étrangers, l’explosion des nationalismes et des égoïsmes nationaux, et pour construire le cadre d’une solidarité entre tous les peuples européens. Le Parti communiste, seule force debout à gauche après les vicissitudes des dernières décennies, peut jouer un rôle moteur pour que ce rassemblement devienne majoritaire. Au travail ! zzz

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 11:30

Une refondation de l’Union europénne pour une souveraineté populaire sur l’argent

MARDI, 28 JUIN, 2016

L'HUMANITÉ

Une tribune de Frédéric Boccara, Yves Dimicoli et Denis Durand Économistes, membres de la commission PCF

Le vote d’une majorité de Britanniques pour sortir de l’UE souligne le besoin urgent d’une refondation de la construction européenne. Il résulte pour une large part de la souffrance de ce peuple face aux politiques de baisse du coût du travail et de privatisations. Ce nouveau choc révèle l’ampleur du désaveu populaire vis-à-vis de l’Union européenne (UE) néolibérale et des dirigeants nationaux qui, au mépris de plusieurs alertes, ont persisté dans leur soumission aux injonctions des marchés financiers.

Ce sont ces politiques qu’il faut maintenant vraiment rejeter et changer ! Les peuples ont été dépossédés de toute maîtrise de leur devenir. Leur argent, celui des banques et de la Banque centrale européenne (BCE), alimente les « panzers » de l’austérité, avec un seul mot d’ordre : accroître les profits. La perspective immédiate au Royaume-Uni, c’est : encore plus d’austérité avec le danger d’une nouvelle récession, plus de soumission aux marchés, plus de tensions et de racisme dans la société. Une nouvelle crise financière couve dans toute l’Europe.

Ces catastrophes économiques nourrissent la catastrophe politique, avec le rejet des étrangers, la montée de l’extrême droite en Autriche, en Hongrie, en Pologne, en Allemagne et en France, selon les mêmes mécanismes qui ont permis aux forces les plus réactionnaires de gagner une majorité de Britanniques au vote pour le Brexit. On sait où peut mener un déchaînement de la xénophobie et des nationalismes.

Lutter sans attendre pour une refondation radicale de la construction européenne est donc indispensable.

Les objectifs tant vantés de paix et de prospérité sur le continent doivent cesser d’être contredits par les moyens avec lesquels les gouvernements prétendent les atteindre : concurrence libre et non faussée, monnaie unique monopolisée par les marchés financiers via une BCE à leur service, fuite en avant fédéraliste éloignant sans cesse davantage les décisions des citoyens. C’est la BCE qui, sur l’injonction du grand capital allemand et du fait de la lâcheté de dirigeants politiques comme François Hollande, a foulé aux pieds la volonté démocratiquement exprimée du peuple grec et de son gouvernement.

De l’autre côté, les nationalistes de tout poil occultent le cœur du sujet – la dictature de la finance – et proposent une véritable union sacrée de chaque nation derrière sa bourgeoisie prétendument nationale. Ce serait une folie. Cela lancerait les différents peuples européens dans un nouveau stade de guerre économique intra-européenne.

Nous souffrons du même ennemi : cette finance, qui n’a de cesse d’attaquer l’emploi, de délocaliser et de soumettre les services publics.

Nous savons donc où il faut frapper en priorité. En France, cela commence par le retrait immédiat de la loi El Khomri et le choix d’un budget de soutien à l’activité, à l’investissement efficace, ainsi qu’aux services publics. En Europe, il faut un programme de soutien des dépenses – pour les services publics, la protection sociale – et de l’emploi. Cela exige de mettre en cause le pacte de stabilité budgétaire, verrou des politiques d’austérité. Tout de suite, l’action de la BCE doit changer.

Le pouvoir de la BCE est immense car il porte sur l’utilisation de l’argent des Européens ; il est dans les mains des marchés financiers. La BCE a réduit ses taux d’intérêt à zéro, mais sans changer les critères de distribution du crédit ; elle déverse 80 milliards d’euros chaque mois sur les marchés financiers en les laissant décider où va cet argent ! De là, la faiblesse et la précarité de la reprise de la zone euro, à laquelle le Brexit peut donner le coup de grâce.

Ce ne sont pas les marchés, ce sont les peuples qui doivent décider de l’utilisation de ces euros. Cette exigence s’exprime dans toute l’Europe, par exemple avec la campagne Money for people. Quatre mesures immédiates peuvent être prises.

Tout de suite, avec une partie de ces 80 milliards d’euros mensuels, la BCE doit donner un ballon d’oxygène aux services publics (santé, enseignement, logement, recherche…) dans toute l’Union européenne au lieu de soutenir à bout de bras les cours de Bourse ! C’est possible en créant un fonds de développement européen qui financerait aussi bien les États que les collectivités territoriales lorsqu’ils développent les services publics.

Tout de suite, une autre partie des milliards de la BCE doit servir à refinancer des crédits bancaires, mais seulement si ces crédits financent des projets répondant à des critères économiques (création de valeur ajoutée), sociaux (emploi) et écologiques.

Tout de suite, la BCE doit refuser toute liquidité aux banques si elles nourrissent la financiarisation, les délocalisations, l’évasion fiscale.

Cela demande de mettre en place dans l’urgence un suivi démocratique de l’action de la BCE et des banques centrales nationales qui, avec elle, forment l’eurosystème. Ce serait une pièce centrale de la refondation d’une Union de type confédéral entre peuples et nations libres, souverains et associés. C’est ce que la France devrait réclamer à la table des négociations européennes.

Il s’agit au total d’organiser le combat pour une souveraineté populaire sur l’argent et pour un tout autre modèle social et écologique en Europe.

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 10:46

POLITIQUE

LOI TRAVAIL EL KHOMRI

#NUITDEBOUT

NUIT DEBOUT

Ce mouvement naissant qui dit beaucoup !

PATRICK LE HYARIC

JEUDI, 7 AVRIL, 2016

HUMANITÉ DIMANCHE

L'éditorial de Patrick Le Hyaric. "Quelle force, quel souffle nouveau apporterait la rencontre de catégories sociales ou de groupes poussés au séparatisme social et aux revendications catégorielles, redécouvrant tout ce qu'ils ont en commun dans la vie qui leur est faite et dans les espoirs qu'ils partagent !"

Le projet de loi affublé du mot « travail », mais qui entend en réalité le débarrasser des règles de droit, est-il le projet de trop qui fait déborder le vase de la régression sociale ? Dans toutes les enquêtes, une large majorité de nos concitoyens se prononce contre lui. Les manifestations de la semaine dernière ont connu une forte participation, des millions de personnes se renseignent, cherchent à comprendre, comme en témoignent, parmi tant d'autres exemples, les ventes de l'édition spéciale de « l'Humanité » décryptant les conséquences du texte de loi. Le mouvement en germe mêle l'activité syndicale de la CGT, de FO, de la FSU, de Solidaires, de l'UNEF mais aussi des syndicalistes d'autres organisations qui ne partagent pas les orientations de leur direction, l'utilisation des réseaux sociaux et des plateformes d'information sur la loi, des prises de parole dans l'entreprise, à l'usine comme au lycée ou à l'université. Phénomène nouveau en France, des places publiques sont occupées derrière le mot d'ordre « Nuit debout ». Travailleurs, privés d'emploi, précaires, lycéens et étudiants mais aussi retraités s'y croisent. Quelle force, quel souffle nouveau apporterait la rencontre de catégories sociales ou de groupes poussés au séparatisme social et aux revendications catégorielles, redécouvrant tout ce qu'ils ont en commun dans la vie qui leur est faite et dans les espoirs qu'ils partagent !

En vérité, une partie de la jeunesse qui se considérait jusque-là épargnée par les incertitudes du lendemain se sent désormais menacée par l'insécurité de vie. En ce sens, les vieilles thèses giscardiennes actualisées par la fondation Terra Nova sur une société dite de « classes moyennes » volent en éclats sous les effets prédateurs du capitalisme financier mondialisé. Quant à la société d'entrepreneurs, à peine sortie des cerveaux d'idéologues patentés, elle vient de prendre un sérieux coup de vieux !

Désormais personne n'est assuré contre cette insécurité, devenue la règle se substituant au droit. Ce mouvement naissant est aussi celui d'une recherche de convergences de différentes causes. Celle des « sans » ne supportant plus les injustices et les inégalités de toutes sortes : migrants rejetés, sans-papiers, sans-emploi, sans-logement et sans-travail stable, précaires ou déclassés par le système, auxquels il faudrait ajouter les paysans, les travailleurs surexploités, les petits artisans, et aussi ces petites, voire moyennes entreprises qui ne peuvent survivre à un système qui les spolie, les pille, les écrase et travaille à leur ingestion par le capitalisme monopolistique qui se déploie sous couvert des dogmes néolibéraux de « la concurrence » ou de la « compétitivité ».

Que se rassemblent toutes celles et tous ceux qui refusent un monde de l'exclusion ­ si ce n'est de l'expulsion sociale ­ alors que chaque jour s'exhibent les orgies financières dont bénéficient les grands patrons, s'étalent les profits pharaoniques des multinationales et les dividendes en or des actionnaires, se dévoilent la danse des magots de l'évasion fiscale et la fiesta oligarchique dans les paradis fiscaux. Et que le club des éditorialistes attitrés du média-business cesse de nous seriner que ce n'est pas grave parce que ce ne serait pas de « l'argent public » ! Précisément si ! C'est la valeur issue d'abord du travail des ouvriers, des techniciens, des cadres dans les entreprises qui est accaparée par une minorité au détriment de leurs rémunérations et du bien public. Chacun peut constater que le montant colossal de l'argent versé aux grandes entreprises roule pour satisfaire dirigeants et actionnaires. Une chose est sûre, il n'aura servi ni à l'emploi ni à redresser le pays. Le succès populaire de films comme « Merci patron ! » ou « la Loi du marché », avec Vincent Lindon, donne une indication précieuse sur la possibilité de faire face au rouleau compresseur de ceux qui n'ont à la bouche que la régression, dans tous les domaines.

Cette aspiration à relever la tête trouve un écho dans ce beau slogan scandé par les lycéens et étudiants : « Nos rêves contre vos privilèges ! » Contre la propagande droitière qui a envahi les discours gouvernementaux et les grands journaux, l'idée grandit que le responsable du chômage ce n'est pas le Code du travail mais les marchés financiers. Dans ces conditions, qu'une majorité de nos compatriotes réclame le retrait du projet de loi n'est pas un hasard. Le problème n'est plus seulement « le barème des indemnités prud'homales » ni même le « référendum » par entreprise mais une philosophie générale que voudrait imposer un pouvoir se réclamant encore de la gauche, mais qui cherche son inspiration dans les doléances et injonctions du MEDEF et des forces de droite. Cela fait tant d'années que les travailleurs sont floués par des choix politiques et économiques qui vont toujours dans le sens du moins-disant, quelle que soit la couleur du gouvernement, des choix qui ont poussé le monde du travail et de la création dans l'âpreté du présent et l'incertitude de l'avenir. L'idée même de « négocier » est terriblement dévaluée dès lors que depuis longtemps les négociations ne portent plus sur des progrès démocratiques et sociaux mais sur le niveau d'acceptation des reculs. On s'étrangle d'ailleurs de la franchise du président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, M. Bruno Le Roux, avouant « qu'il faut que le contrat à durée déterminée ne soit pas une prison pour les chefs d'entreprise ». Tout s'éclaire donc ! La loi dite travail apparaît bien comme l'apothéose régressive d'un quinquennat qui, loin d'avoir fait de la « finance son ennemi », a renié son mandat en se mettant à son service.

Le mouvement actuel n'est donc pas un combat pour des codicilles à une loi, ni pour une nouvelle cosmétique politique de gauche, mais il peut devenir un rassemblement à vocation majoritaire du peuple pour que revive un nouveau progressisme à la française. Certes, il n'en est pas là, mais n'est-ce pas ce qui, à tâtons, se cherche en son sein ? La très bonne nouvelle du renoncement du pouvoir à changer la Constitution pour y inscrire la déchéance de nationalité et l'état d'urgence l'encourage à persévérer. La droite et l'extrême droite enragent. Tant mieux ! Rien de tel pour revigorer les débats pour une gauche d'alternative à un an des élections présidentielles et législatives.

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 07:57

Mediatisation/Audiovisuel : Pierre Laurent interpelle le Président du CSA

Vous trouverez ci-dessous un courrier de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Président du Parti de la gauche européenne, adressé à Olivier Schrameck, Président du CSA.

"Monsieur le Président,

Ce week-end à Paris, place de la République, le PCF, le Front de gauche et le Parti de la gauche européenne ont organisé un événement politique d'une très grande portée pour la vie politique française et pour l'avenir de l'Europe, aujourd'hui à la croisée des chemins.

Cinq mille personnes, dont 200 invités venus de 20 pays, 42 organisations politiques, 18 organisations syndicales et 80 associations ont débattu pendant 2 jours, dans 3 plénières et 30 ateliers, des alternatives à l'austérité. Toutes les forces de la gauche française était présentes dans une ambiance de travail et d'écoute. Le samedi soir, un concert a donné un caractère populaire et festif à cette initiative et a rassemblé beaucoup de jeunes et de parisiens en solidarité avec les migrants.

Nous avons accueilli Giorgos Katrougalos, Ministre grec de la fonction publique et de la réforme de l’État, Zoe Konstantopoulou, Présidente du Parlement grec, ainsi que plusieurs membres de la direction de Syriza et des personnalités emblématiques de la lutte du peuple grec. Tous étaient à la disposition des citoyens pour expliquer la politique du gouvernement d'Alexis Tsipras, et débattre d'une alternative européenne commune.

Je ne peux m'expliquer l'absence totale des grands médias de l'audiovisuel de notre pays. Comment un tel événement a-t-il pu être passé sous silence ? Et je me permets la remarque suivante issue de mon expérience de Président du Parti de la gauche européenne : cette situation de blackout médiatique n'existe dans aucune autre démocratie européenne.

Un traitement, fut-il critique de l’événement, aurait été normal. Compte tenu de l'actualité européenne, de l'enjeu des négociations en cours entre la Grèce et ses partenaires, le Forum européen des alternatives et ses participants étaient un espace d'explications et de décryptages indispensables à l'information de nos concitoyens. Quel manque à gagner pour le pluralisme, la démocratie et le droit à l'information de nos concitoyens. Il y avait samedi deux actualités politiques. La première porte de Villette avec le congrès d'une UMP relookée; la seconde, place de la République, avec un rassemblement très large des forces progressistes françaises et européennes. Médiatiquement, il ne fut question que de la première alors qu'il y avait la possibilité de faire vivre le pluralisme. 10 ans près la victoire du "Non" au référendum sur le Traité constitutionnel européen, et alors que les grands médias avaient tous fait leur mea culpa, les leçons ne sont toujours pas tirées.

Monsieur le Président, je souhaite vous rencontrer pour échanger avec vous et réfléchir aux moyens d'empêcher qu'une telle situation ne se reproduise."

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BRUNO FORNACIARI

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