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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 07:27

LIBEREZ L’INFORMATION ! Un été meurtrier pour le pluralisme

Vous ne vous reconnaissez pas dans les médias ? Vous trouvez que les débats n'y sont pas réellement contradictoires ? C'est toujours les mêmes qui y parlent, souvent les mêmes qui en sont absents ? Pas étonnant !

► Les grands patrons du CAC 40 ont fait main basse sur la plupart des médias

►Contre ce déni démocratique permanent, le Parti communiste lance une campagne « Libérez les médias » à la Fête de l'Humanité

La période estivale 2015 a mis en exergue tous les dangers qui pèsent sur une information pluraliste avec l’accélération des concentrations et son corollaire qu’est le contrôle des médias par une poignée de grands groupes capitalistes nationaux ou à taille mondiale. Le pluralisme de l’information est battu en brèche alors que la démocratie dépend de la transmission des informations aux citoyen-ne-s pour leur permettre de posséder les clés pour comprendre les questions aussi variées et controversées que la crise grecque, l’arrivée de réfugiés en Europe fuyant la guerre et la misère, la crise palestinienne, mais aussi les politiques d’austérité appliquées par les gouvernements successifs en France, comme dans les autres pays. Sans oublier les questions économiques, les problèmes sociaux, les sujets sociétaux, le sport ou la culture.

Les grands patrons du CAC40, de Drahi à Bolloré, de Lagardère à Arnault, du trio Berger-Niels-Pigasse à Dassault, Lagardère ou Bouygues, tous ont mis la main sur les industries des médias et de la culture de ce pays au détriment de liberté de l’information et du savoir. Leur conquête des contenants et contenus a été réalisée avec la complicité des pouvoirs politiques, de la droite décomplexée aux représentants du social-libéralisme.

Le groupe NextRadioTV (RMC/BFM-TV) est passé en juillet sous la coupe de Patrick Drahi, le propriétaire de SFR Numéricâble, 6e fortune de France. Il a acquis auparavant Libération et de nombreux titres du groupe Roularta. L’homme d’affaire, exilé en Suisse, possède la chaîne d’information i24 News. Le groupe du luxe LVMH(Louis Vitton Moët-Hennesy) s’est « payé » Le Parisien Libéré qui est passé du groupe Amaury à celui de Bernard Arnault, qui règne déjà sur Les Echos. Le PDG de LVMH, 3ème fortune de France, a vu l’action de son groupe croître de 34% en 2014. Vincent Bolloré, patron de Canal+ via Vivendi (I-Télé, Unviversal etc), a mis de l’ »ordre » dans la chaîne en censurant « Les Guignols de l’Info » qui seront désormais cryptés. La liberté de ton et les critiques des amis politiques du milliardaire ne plaisaient pas à tout le monde. Toujours prêt à aider son clan, Bolloréaurait joué les censeurs empêchant la diffusion d’un reportage sur Canal accusant une des filiales de son ami banquier Michel Lucas (Crédit Mutuel) de favoriser l’évasion fiscale. Lucas possède le premier groupe de presse quotidienne régionale (toute la zone nord-est de la France).

Qui s’étonnera alors du monopole de la pensée unique qui triomphe au détriment du pluralisme, du débat démocratique, d’une information citoyenne censée donner des clés pour appréhender les questions sur l’état du monde, de la société.

A quand la vérité cryptée ?

Le pouvoir actuel, comme le précédent, acquiesce aux vente-acquisitions des titres par ces capitaines d’industrie, qui s’accompagne du bradage des contenus, des mises au pas des rédactions, de la précarisation des journalistes, de plans de départ…Les promesses du candidat Hollande ont fait pschitt, tant sur les aides à la presse, que sur les droits des journalistes (secret des sources)… Jamais le secteur des industries de l’information n’a été à ce niveau contrôlé par les grands groupes bancaires ou industriels liés, pour certains, aux commandes de l’Etat. Clairement, il n’existe quasiment plus de titres indépendants hormis des titres comme l’Humanité, Politis, La Croix.…

Aujourd’hui, la liberté de la presse, la liberté d’expression, le pluralisme sont en danger. Il y a urgence à ne plus laisser faire. Il y a urgence à réaffirmer les valeurs du CNR pour faire vivre le pluralisme comme élément clé de la démocratie. Il y a urgence à poser tous ensemble la question de la libération de l’information des chaînes de l’argent et de la rentabilité.

Pour en savoir plus

http://www.pcf.fr/701

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 04:52
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Published by bruno fornaciari - dans DIVERS
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 04:47
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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 06:31

ptembre 2015

Les communistes d'Auvergne-Rhône-Alpes choisissent l'Humain d'abord !

Les adhérentes et adhérents du Parti communiste des régions Auvergne et Rhône-Alpes viennent de se prononcer pour les élections régionales des 6 et 13 décembre prochains.

Ils ont massivement participé aux assemblées et au vote. Ils ont ratifié, à 98 %, le choix de Cécile Cukierman et André Chassaigne pour être respectivement leur cheffe de file et leur porte parole.

Immergés dans la société, proches des gens, ils connaissent leurs souffrances et la colère grandissante à l’égard des politiques libérales et d’austérité. A 91 % ils ont décidés de

permettre l’expression de ce mécontentement en travaillant à une alternative de gauche. Fidèles à la démarche et aux objectifs du Front de gauche ils ont décidé de construire une liste du Front de gauche, pour l’Humain d’abord, avec les actrices et acteurs des luttes sociales, associatifs, syndicalistes, défenseurs des services publics, avec les citoyennes et citoyens de gauche en les invitant à construire ensemble le rassemblement le plus large.

C’est un appel à la mobilisation, au rassemblement populaire pour combattre les politiques libérales et d’austérité qui dominent en France et en Europe et alimentent les crises sociale, économique et environnementale. Ce sont ces politiques qui ont inspiré la création des métropoles d’affaire et la constitution de 13 régions regroupées pour les éloigner plus encore des besoins et attentes de leurs habitantes et habitants.

Les communistes proposent de concevoir la construction de la nouvelle région Auvergne – Rhône-Alpes pour résister aux régressions du libéralisme et de l’austérité et conquérir progrès social, démocratique et écologique. Ils invitent à engager l’action pour :

- Une région qui soutient l’emploi et les droits des salariés. Ils proposent de conditionner l’action économique régionale à la participation des salariés, de créer les instruments pour que les initiatives des salariés puissent se réaliser (reprise de leur entreprise, coopératives, innovations). Ils proposent le maintien de l’emploi public.

- Une région qui soutient l’activité productrice, artisanale, industrielle ou agricole par une action sélective visant la réponse aux besoins sociaux, la création d’emplois, la transition écologique. Ils proposent d’intervenir pour que les 3 milliards de CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) et CIR (Crédit Impôt Recherche) versés aux entreprises d’Auvergne et Rhône-Alpes soient mis au service de ces objectifs. Ils proposent une action régionale pour libérer l’activité de la tutelle des banques et de la finance (en huit ans l’endettement des entreprises est passé de 100% à 135% de leur valeur ajoutée annuelle). Ils proposent d’encourager une agriculture produisant des produits de qualité, payés à un prix garantissant le revenu paysan.

- Une région qui généralise ce qui se fait de mieux dans l’une ou l’autre des deux régions actuelles. Les transports scolaires sont gratuits dans l’Allier, faisons de même dans toute la région. Les agents de Rhône-Alpes ont un meilleur salaire que leurs collègues auvergnats, mettons les Auvergnats au même niveau, …

- Une région qui agit pour faire respecter les droits à l’éducation, à la santé, au logement, au déplacement, à l’accessibilité, etc.. Par la présence de services publics (transports, école et université, santé et hôpital, logements sociaux, poste, …) sur tout le territoire régional, dans les zones rurales comme les quartiers populaires et pas seulement les cœurs d’agglomérations. En revenant à la gratuité de l’école (livres, voyages, transports scolaires), le libre accès au TER pour les chômeurs, les précaires, les lycéens et étudiants.

- Une région qui favorise le développement sur l’ensemble de son territoire. Ils proposent que l’action régionale soit renforcée pour les territoires en difficulté, où domine un sentiment d’abandon. Ils proposent de pousser l’Etat à ne pas concentrer ses services à Lyon et à les maintenir en Auvergne.

- Une région qui refuse la casse du ferroviaire. Ils proposent qu’elle se déclare région hors « cars pour pauvres » façon Macron et hors ouverture à la concurrence des TER.

- Une région qui élimine le logement indigne. En lien avec les communes et départements ils proposent de travailler à des conditions de logement dignes pour les femmes, hommes et enfants qui sont contraints de vivre dans la rue ou dans des bidonvilles.

- Une région qui engage la rénovation énergétique des logements sociaux en lien avec les locataires, les offices, les communes. Pour réduire les factures et les émissions de gaz à effet de serre.

- Une région qui suscite et s’appuie sur l’intervention citoyenne. Ils proposent que toute décision majeure soit précédée d’une consultation citoyenne et que le Conseil régional s’engage à reprendre les initiatives citoyennes. Ils proposent la réunion annuelle de conférences territoriales associant les communes, les acteurs locaux et les habitantes et habitants.

Ces propositions, issues des rencontres tenues tout au long de l’été, illustrent le sens d’un projet qui sera précisé et développé avec toutes celles et ceux qui vont s’y associer.

Le rassemblement populaire auquel invitent les communistes, centré sur la réponse aux attentes des populations peut créer les conditions de la dynamique populaire seule à même de mettre en échec la volonté de la droite et de son leader Laurent Wauquiez de faire main basse sur la région pour en faire le laboratoire des politiques les plus anti sociales dont il se veut le champion.

Pour cela c’est sur un contenu sans ambigüité que l’ensemble de la gauche et des écologistes devra se réunir pour le second tour, plus fort se seront exprimées les aspirations de la population au premier tour mieux elles seront intégrées alors.

En Auvergne – Rhône-Alpes si ça n’est pas l’Humain d’abord ce sera le désespoir et la droite.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 06:20

Réfugiés. Pierre Laurent : "la première des urgences est la solidarité et le devoir d'accueil"

PIERRE LAURENT, SECRÉTAIRE NATIONAL DU PCF

DIMANCHE, 6 SEPTEMBRE, 2015

HUMANITE.FR

beziers.jpg

Samedi 5 septembre à Béziers lors de la 31ème édition de la fête des communistes, en résistance à la haine du FN

Photo : Twitter

Le secrétaire national du PCF appelle "tous les communistes français à s'inscrire dans toutes les initiatives citoyennes, locales, départementales, régionales, nationales et internationales de solidarités concrètes" avec les réfugiés et les migrants.

Communiqué du Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du Parti de la Gauche Européenne, samedi, lors de la 31ème édition de la fête des communistes de Béziers, en résistance à la haine du FN :

"Face à ce que l'on appelle le drame des migrants, en réalité le drame de centaines de milliers de réfugié-e-s qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d'accueil.

Tous ces derniers mois, souvent bien seuls parmi les formations politiques, nous avons combattu des discours pleins d’égoïsmes et de haine, en exigeant le changement de politique de la France et de l'Europe. J'avais alerté, après la visite des camps de réfugiés près de Kobané, à l'automne 2014, sur la détresse de ces milliers de réfugiés alors entassés dans ces camps sans aucune aide internationale. Nos appels sont restés lettre morte. Nous dénonçons depuis des mois la construction de murs tout autour de l'Europe forteresse, des murs en durs, et des murs dans les têtes, un dangereux cocktail de haine et de fils barbelés. Et nous avons sans cesse questionné : quel monde inhumain sommes -nous en train de construire ?

Aujourd'hui, enfin, grâce à l'engagement citoyen devant l'insoutenable, grâce aux initiatives de nombreuses forces démocratiques en Europe, grâce à l'engagement du Pape et au changement de posture de certains États Européens, les verrous de l'égoïsme sont en train de sauter. Nous saluons le réveil des consciences, et toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans. Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29000 morts en Méditerranée et aux portes de l'Europe.

Aujourd'hui la France doit s'engager en actes et pas seulement en mots. Nous demandons que notre pays :

  • respecte la convention de Genève sur les réfugiés et mette aux normes du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU des centres d'accueil en doublant leurs capacités.
  • mette en place des dispositifs de soutien médico-social, des parcours d'insertion professionnelle et de scolarisation des enfants dans le respect des droits des enfants tel qu'il est défini par la convention de l'ONU
  • soutienne la mise en place du réseau des villes solidaires lancé par la mairie de Barcelone et les villes françaises qui s'y engagent
  • remette à plat les politiques de visas de l' UE et demande l'abrogation de la directive de Dublin
  • dote de nouveaux moyens Frontex pour assurer un accueil digne des migrants avec la mise en place de parcours plus sûrs.

Les élus communistes, les villes à direction communiste, qui ont une grande tradition d’accueil des réfugiés et migrants et ont déjà pris de nombreuses initiatives ces derniers mois, vont s'engager avec plus de force encore dans ce devoir de solidarité, en faisant partager leurs expériences.

J'appelle tous les communistes français à s'inscrire dans toutes les initiatives citoyennes, locales, départementales, régionales, nationales et internationales de solidarités concrètes. La fête de l'Humanité s'annonce comme un grand moment de mobilisation.

Nous exigeons également de la France qu'elle cesse d'alimenter les logiques de guerre qui sont à l'origine des terribles drames et du chaos que fuient ces réfugiés. La France semble s'engager dans une nouvelle escalade sans aucun mandat de l'ONU, tandis qu'elle reste silencieuse face à la répression du gouvernement Erdogan contre les kurdes. La France doit d'urgence prendre de nouvelles initiatives pour des solutions de paix dans toute la région. La France, dont la responsabilité est engagée dans la déstabilisation de la Libye et les engrenages guerriers de la région, doit changer la nature et les objectifs de son engagement.

Le 21 septembre est la journée mondiale pour la Paix. Cette année, nous appelons à en faire une grande journée d'actions et de mobilisations, pour la Paix, la solidarité avec tous les migrants, dans tout le pays.

Face à la tragédie inhumaine que nous vivons, les communistes se sentent pleinement engagés pour la paix, contre la guerre et la barbarie, pour la solidarité et l'accueil des réfugiés dans notre pays, la France."

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE PCF
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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 08:47

le 5 septembre 2015

Cher camarade Pierre Laurent,

Notre fédération du parti communiste a rendu corps et âmes dans les Deux-Sèvres. Le processus contre lequel je me suis battu et avec d’autres, prévenu et dénoncé, est arrivé à ses fins. Il ne reste plus dans notre département que des individus communistes, sans aucune organisations, cellule ou section. La FD n’est plus qu’un « astre » mort. Le Parti a disparu de tous les radars, laissant quelques « orphelins dont je fais partie.

Je ne t’écrie pas seulement pour te faire part du funeste destin de notre parti dans notre département, où il n’est plus possible à un communiste d’échanger des idées, des expériences, d’élaborer des propositions de suggérer des analyses.

Je me permets de le faire auprès de toi en espérant une écoute introuvable, car il m’est impossible de le faire dans le parti dont je suis membre depuis 1966.

J’en viens au fait. Je me suis ouvert à la politique en 1965 au moment des Présidentielles où François Mitterand « acceptait » sur proposition communiste de devenir le candidat unique de la gauche. Depuis, de nombreux évènements ont marqué les évolutions de la société française.
Le mouvement de 1968 en France, l’ »Eurocommunisme », la période du « Programme commun », la « guerre idéologique », le discrédit du « socialisme » réel et l’écroulement du pays de la « révolution socialiste » , 2005, 2007 et les collectifs anti-libéraux, le Front de gauche. Et nos congrès, notamment le 22e, le 25e, le 34e.

Il nous faut nous l’avouer à nous-mêmes. Bien que la « messe" ne soit pas dite, à ce jour, nous avons échoué dans nos objectifs, et ce n’est pas la santé actuelle de notre Parti Communiste qui viendra contredire la tendance
observée ces dernières années. Notre parti ne semble plus en mesure d’influer suffisamment sur le cours des choses. Il ne fait pas (plus) rêver, il n’offre pas la crédibilité d’une perspective avec lui. La faiblesse des ses effectifs, la marginalisation de ses idées, malgré des efforts louables pour contrecarrer l’ostracisme dont il est victime, les manoeuvres politiques de droite et de gauche, pour l’éliminer, aboutissent à un parti qui, malgré une audience renouvelée, ne parviens pas à émerger, à « emballer » Le parti lui-même devient atone, il est atteint d’anémie. Il n’est qu’à recenser honnêtement les effectifs réels, les « cotisants », les militants pour se rendre compte que de moins en moins de personnes participent à « l’aventure » communiste. Dans le 79 qui compte 380 000 habitants, on ne dénombre, selon les chiffres officiels de la fédération qu’il faut prendre avec prudence, que 130 communistes. soit 0,00035 % ou 3 millièmes. Je t’épargne les commentaires sur l’inactivité d’organisations fantômes. Les récentes consultations nationales du parti qui invitent les adhérents à se prononcer connaissent elles aussi l’érosion du nombre de participants. Un parti en déclin qui semble être dans l’incapacité de renverser la tendance. Quant au « Front de Gauche » il ne doit sa survie qu’au masque à oxygène tendu par le PCF. Le constat est peut-être cruel; mais ni le PCF, ni le Front de gauche, dans l’état actuel ne sont susceptibles d’ouvrir une perspective crédible eu égard à l’expérience historique et récente. N’est-il pas temps de concevoir et de construire autre chose ? EELV qui compte 2000 militants se déchirent et un nombre non négligeable d‘entre eux quittent, sans éclats, le parti. D’autres, partisans d’une alliance pragmatique avec le pouvoir prépare la scission et la recomposition.

Un nouveau parti, démocratique, populaire, abritant tous les courants progressistes qui se fixent l’objectif d’une nouvelle société fondée sur le progrès social, la solidarité, la fraternité la coopération et la paix, le développement des libertés individuelles et collectives, le partage des richesses et l’accès au savoir.
Ce parti qui pourrait se nommer : « les progressistes » doté de statuts alliant liberté individuelle et responsabilité collective, démocratie et l’efficacité, ouverture à la réflexion et à la participation du plus grand nombre, des règles non contraignantes basées sur le volontariat, une « exposition » politique cohérente, une conception horizontale de l’organisation qui donne la priorité à l’action et la réflexion de proximité et de réseau,et une verticalité réduite aux strictes nécessités, etc.. peuvent relancer la mobilisation autour d’un projet partagé avec la construction de ce nouveau parti révolutionnaire populaire et de masse, condition essentielle du « retour » révolutionnaire. Reconquérir les coeurs et les cerveaux, marquer des points visibles face à l’adversaire de classe, imposer des transformations concrètes, laisser des empreintes civilisationnelles indélébiles, irréversibles.
Bref, il est temps selon moi, et la « débandade » de EELV, l’incrédulité des « frondeurs » l’opportunisme réversible du PG, et il faut le dire un certain « effacement » du PCF actuel rendent la question de la transformation du parti révolutionnaire urgente, pour le rester.

Bien à toi fraternellement.

Bruno fornaciari

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Published by bruno fornaciari - dans PCF
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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 14:28
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Published by bruno fornaciari - dans PCF 79
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 19:12
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Published by bruno fornaciari - dans PCF
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 06:56
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 08:44

Pierre Laurent interpelle Laurent Joffrin à propos de son analyse de la crise grecque.

Révisez vos leçons !

En annonçant à la une de Libération du 11 août un grand dossier sur «les leçons de la crise grecque», votre journal a fait une promesse à ses lecteurs qu’il n’a absolument pas tenue. Votre dossier et l’analyse introductive que vous signez ne tirent aucune leçon de l’expérience grecque de ces huit derniers mois. En tout cas aucune de celles que devrait logiquement tirer quiconque se réclame de la gauche. Une fois de plus, vous faites totalement fi de la position réelle et maintes fois exprimée d’Aléxis Tsípras. Cherchant en fait à justifier la politique d’austérité menée en France par François Hollande, vous présentez sa décision de signer l’accord qui lui a été imposé comme un reniement à ses promesses démagogiques, la reconnaissance par lui-même que rester dans l’euro vaut bien «une certaine dose d’austérité» et qu’il aurait mieux valu l’admettre tout de suite plutôt que de «jouer au poker avec l’avenir de la Grèce». Ainsi, selon vous, Aléxis Tsípras pourrait maintenant être soutenu parce qu’il s’est converti au réalisme d’une austérité qu’il combattait hier. Cette position est l’exact contraire de celle qu’a exprimée le Premier ministre grec, le 29 juillet dans une longue interview à la radio hellénique Sto Kokkino, dont seule l’Humanité a publié la traduction intégrale. Je cite : «Nous avons tenté, dans des conditions défavorables, avec un rapport de forces difficile en Europe et dans le monde, de faire valoir la raison d’un peuple et la possibilité d’une voie alternative. Au bout du compte, même si les puissants ont imposé leur volonté, ce qui reste c’est l’absolue confirmation, au niveau international, de l’impasse qu’est l’austérité.»Si réalisme il y a, on le voit, c’est celui de la lucidité face au rapport de forces et aux conditions draconiennes de l’accord qui a été imposé à la Grèce. La transparence avec laquelle Aléxis Tsípras conduit son combat est d’ailleurs une belle leçon de démocratie.

Alors, pourquoi avoir signé, quand vous nous dites, monsieur Joffrin, qu’il ne tenait qu’à Aléxis Tsípras d’écarter ce chantage «en négociant un Grexit temporaire et ordonné que lui proposaient ses interlocuteurs allemands» ? Précisément, parce que le Grexit, souhaité de bout en bout par le gouvernement allemand, aurait signifié une faillite catastrophique pour les couches populaires en Grèce. La décision revancharde de contraindre à la fermeture des banques, prise par l’Eurogroupe à la veille du référendum, préparait le terrain au Grexit et à la liquidation politique du gouvernement Tsípras. Sait-on suffisamment que les Allemands ont été les plus zélés à proposer un Grexit dit «ordonné» de la Grèce, en gros un accompagnement musclé vers la sortie ? Ceci dit, Aléxis Tsípras reconnaît lui-même que la Grèce a dès lors été enfermée dans un «dilemme coercitif». En acceptant, contraint, les conditions draconiennes de l’accord, c’est donc en quelque sorte maintenu dans la prison de l’austérité que Tsípras a décidé de continuer à mener le combat, parce que le choix alternatif du Grexit n’était pas celui de la liberté mais celui du condamné à mort. Reconnaissant le caractère douloureux de ce compromis, il a souligné combien il s’agissait «d’une victoire à la Pyrrhus de nos partenaires européens et de nos créanciers». Nous sommes donc loin, convenez-en, d’un ralliement à l’austérité.

Dans ce combat inégal, la Grèce a également marqué des points. Au plan politique, en élevant le niveau du débat sur la viabilité des politiques d’austérité et la soutenabilité de la dette dans toute l’Europe. Le gouvernement grec a ouvert une voie vers laquelle nous devrions désormais tous pousser. Au plan économique, en obtenant 83 milliards de financement sur trois ans là où le compromis d’avant-référendum avec les mêmes mesures d’austérité n’assurait que 10 milliards sur cinq mois. Il y a quelques jours encore, les Allemands plaidaient plutôt pour un «prêt relais» qu’un accord de financement durable en échange du plan d’austérité.

Dans ces conditions, le devoir d’une gauche digne de ce nom n’est pas de prétendre soutenir Tsípras en vantant son imaginaire ralliement à l’austérité, ce qui reviendrait à le soutenir comme la corde soutient le pendu, mais de le soutenir vraiment en élargissant le front de lutte européen contre l’austérité, pour des financements allant à la création d’emplois et de richesses, aux services publics et non plus à l’enrichissement des créanciers, pour la restructuration européenne de la dette. L’engagement de la France dans ce combat s’avérerait immédiatement décisif, quand on voit ce que celui de la Grèce, seule et isolée, a déjà fait bouger dans les consciences.

C’est là que votre responsabilité, cher Laurent Joffrin, et celle du gouvernement français sont gravement engagées. Jusqu’à quand allez-vous plaider des vieilles lunes qui condamnent chaque jour un peu plus l’idée européenne dans la tête de millions d’Européens plutôt que de regarder vers l’avenir d’une nécessaire refondation démocratique et sociale en Europe ? Le débat sur la fédéralisation accrue de la zone euro est une fausse fenêtre car elle esquive encore une fois le fond du problème : la nature des politiques mises en œuvre. La voie ouverte par les Grecs place la barre plus haut : reconquérir le pouvoir confisqué en Europe par les marchés financiers avec la complicité des gouvernements de la zone euro pour le rendre aux peuples et à leurs choix souverains. Nations et Europe ne s’opposent pas si la règle démocratique d’une Europe à géométrie choisie remplace celle d’une Europe régie par la loi du plus fort. Tout votre dossier est traversé une nouvelle fois par cette fausse opposition qui expliquerait tout : les pro-Européens d’un côté, les souverainistes de l’autre. Votre analyse date, cher Laurent Joffrin. Aujourd’hui, les tenants de l’ordre libéral en Europe et les partisans du retour au choc des nationalismes sont les deux protagonistes d’une même impasse mortifère. L’avenir appartient à ceux qui feront le choix d’une refondation sociale et démocratique de l’Europe. Aléxis Tsípras et les siens, avec les forces de la Gauche européenne que je préside, mènent ce combat. C’est le seul combat d’avenir pour les forces de gauche en Europe.

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BRUNO FORNACIARI

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