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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 23:35

Eric Woerth, ex-trésorier de l'UMP

Politique - le 8 Février 2012

Mis en examen pour trafic d'influence, Eric Woerth embarrasse Nicolas Sarkozy

Eric Woerth a vécu sa journée la plus longue ce mercredi. L'ancien trésorier de l'UMP a passé toute la journée au tribunal de Bordeaux pour y être entendu sur de possibles faits de financement illégal de parti politique dénoncés par l'ancienne comptable des Bettencourt. L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy en est ressorti peu avant 22 heures mis en examen pour trafic d'influence passif.


L'ancien ministre du Budget est suspecté d'avoir perçu de la part de la milliardaire héritière de L'Oréal des sommes excédant le plafond légal pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Rappel des faits troublants dans cette affaire qui touche au plus haut sommet de l'Etat, à deux mois du premier tour des présidentielles.

 

50000 euros pour la campagne de Nicolas Sarkozy?


Eric Woerth doit répondre des accusations formulées contre lui par l'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, qui a affirmé avoir remis en janvier 2007 à l'ancien homme de confiance de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, et à la demande de celui-ci, 50.000 euros en liquide dont elle a dit avoir compris qu'ils étaient destinés à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Mme Thibout avait également avancé qu'elle pensait que 100.000 autres euros, également destinés à Eric Woerth pour cette campagne, avaient été retirés par Patrice de Maistre sur des comptes des Bettencourt en Suisse.

 

Recel d'abus de faiblesse?


M. Woerth pourrait, selon une source proche du dossier, être mis en examen aussi pour recel d'abus de faiblesse aux dépens de Liliane Bettencourt. En effet, une expertise médicale réalisée en juin sur l'héritière de l'Oréal, âgée de 89 ans, montre qu'elle souffre de problèmes cérébraux depuis septembre 2006.

 

Trafic d'influence?


Une information judiciaire est également ouverte à Bordeaux pour trafic d'influence actif commis par un particulier, trafic d'influence passif commis par une personne investie d'un mandat électif public. Elle vise les relations entre de Maistre et Woerth, qui se sont connus en 2006, alors, comme l'a expliqué lui-même à la police en juillet 2010 M. Woerth, que M. de Maistre se demandait comment lui et les Bettencourt pouvaient aider l'UMP. Eric Woerth a affirmé lui avoir simplement communiqué le montant légal des dons, 7.500 euros par personne.

 

Légion d'Honneur contre emploi?


Par la suite, alors qu'Eric Woerth était ministre du Budget, les deux hommes avaient poursuivi leurs relations, le premier permettant au second d'obtenir la Légion d'Honneur en 2008, tandis que l'épouse du premier était embauchée chez Clymène, société chargée d'administrer la fortune de Mme Bettencourt, et dirigée par le second.

Patrice de Maistre a été mis en examen le 15 décembre à Bordeaux pour abus de faiblesse, complicité d'abus de confiance et escroquerie aggravés, ainsi que pour blanchiment, des faits distincts du financement politique.

 

Prise illégale d'intérêt?


Une enquête visant M. Woerth, député-maire de Chantilly (Oise), est par ailleurs ouverte devant la Cour de Justice de la République pour prise illégale d'intérêt. Elle vise les conditions dans lesquelles il a autorisé en mars 2010 la vente, à un prix jugé beaucoup trop bas par certains experts, d'une parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne à la Société des courses de Compiègne.

 

  - le 8 Février 2012

Dossier d'actu: comprendre l'affaire Woerth-Bettencourt

La mise en examen d'Eric Woerth de ce mercredi soir pour trafic d'influence passif est le dernier épisode de cette affaire Woerth-Bettencourt au parfum de scandale politique.

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 19:33

 

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 19:30
15H31 Le 08/02/12 News 34 publié par Nicolas Güell

 

Nadine Morano
Nadine Morano

Nadine Morano aurait-elle quelques difficultés avec les nouvelles technologies ? Après sa récente gaffe sur Twitter où elle avait par erreur envoyé un message privé pour Eric Besson à tous ses followers, elle aurait cette fois fait une bourde par SMS. Selon les informations de VSD reprises aujourd'hui par Le Canard Enchaîné, la ministre de l'Apprentissage - qui s'en est prise ce matin au physique d'Eva Joly - se serait trompé de destinataire, en voulant avertir Christian Estrosi que François Fillon lui avait "chié dans les bottes" lors d'une réunion. Mais elle aurait envoyé le SMS en question... au Premier ministre lui même !

 "Tu pourrais parler avec un peu plus de respect du chef du gouvernement"

Hyper-active sur Twitter, celle qui confie "taper plus vite que ses doigts et corriger plus vite que sa pensée" n'a cette fois pas pu rattraper ce "fail" avec son téléphone portable, comme elle le fait dans ces cas là sur le site de micro-blogging. François Fillon lui aurait ensuite répondu par SMS : "Tu pourrais parler avec un peu plus de respect du chef du gouvernement", ce à quoi la ministre de l'Apprentissage, pas perturbée, aurait rétorqué : "Non, je le pense. Je t'ai trouvé très dur." Nadine Morano aurait-elle quelques soucis à maîtriser son téléphone (ou sa "pensée") ? On pourrait le croire. C'est en effet la deuxième gaffe de ce genre en quelques semaines pour la ministre.

 

"Je bulle dans un Spa avec des copines"

Sur Twitter, elle avait récemment envoyé à tous ses followers, un message privé pour Eric Besson : "Je bulle dans un Spa avec des copines et toi tu tweet occupe toi de ta femme un peu :-)". Une bourde qu'elle avait ensuite tenté de rattraper : "Faut pas rêver, le Spa, c'est le bureau. Et les bulles, les notes sur l'interview que je donne dans 5 minutes" se justifiait-elle ainsi. Egalement accro au site de micro-blogging, ce même Eric Besson s'était également rendu coupable d'un célèbre "Direct Message Fail" sur Twitter : "Quand je rentre je me couche. Trop épuisé. Avec toi ?" qui avait fait le tour du web.

 

Une omni-présence de certaines personnalités politiques sur la toile qui a ses avantages mais aussi ses inconvénients pour leur image et leur communication. Nicolas Sarkozy avait ainsi regretté qu'Eric Besson "passe ses journées sur Twitter" et l'Elysée avait même pensé interdire Twitter lors des réunions. Les ministres avaient également été invités à ne pas diffuser de "contenus polémiques" sur les réseaux sociaux, une directive manifestement souvent oubliée par les membres du gouvernement.

 
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:19

 

Meeting du Front de gauche

  - le 7 Février 2012

Comme à Nantes, à Besançon ou à Bordeaux précédemment, le Front de gauche a bien eu du mal à faire entrer tout le public et les militants venus en nombre pour assister au meeting de Villeurbanne. Là où les organisateurs attendaient 7000 personnes, ils étaient plus de 10 000 à participer à ce grand rendez-vous de la campagne collective dans le Rhône.


Tour à tour, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Danielle Obono, de Convergences et Alternative et Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle, ont tour à tour pris la parole.

 

"Ne comptez que sur vous-mêmes"

Aux salariés de Lejaby, d'Arkema ou de Péchiney, comme au reste de son auditoire, ce dernier leur a demandé: "Ne comptez que sur vous-mêmes. Le premier média du peuple, c'est le peuple lui-même." L'orateur Jean-Luc Mélenchon a fait recette lorsqu'il s'est moqué du signe de ralliement de la campagne du Parti socialiste. "Un radio du thorax?", se demande -t-il. Le porteur du programme "L'Humain d'abord" a surtout rappelé que la lutte contre la précarité était au coeur du projet partagé et qu'entre le faible et le fort, "c'est la loi qui protège et la liberté qui opprime".

 

"On est du petit bois pour le capital"

Un peu plus tôt dans la journée, le candidat du Front de gauche avait appelé les salariés du site Arkema de Saint-Fons, dans l'agglomération lyonnaise, à entrer en résistance contre le projet de rachat d'une partie des activités de l'entreprise de pétrochimie par le groupe suisse Klesch. Malgré l'interdiction de la direction de l'entreprise d'entrer sur le site, Jean-Luc Mélenchon a pu leur rappeler qu'"il y a une limite à l'exploitation, c'est la résistance", du haut d'une tribune improvisée dans la cantine de l'entreprise, devant quelque 300 salariés.

 

"Vous avez le droit de dire que vous ne voulez pas de cette cession, ce soi-disant repreneur est un dépeceur, une espèce de vampire, on est perçu comme de la chair à canon, on est du petit bois pour le capital", a-t-il ajouté à propos de l'homme d'affaires suisse Gary Klesch, qui est également intéressé par la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime)."Ce qui se passe ici est une caricature", a insisté le candidat, dénonçant "l'arrivée d'un fonds de pension malfaisant qui ne garantit même pas les retraites des travailleurs".

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 14:12

 

A Lyon, le professeur Mélenchon choisit "les barbares"

Mélenchon entouré d'ouvriers d'Arkéma lors de l'Internationale - Photo LyonMag

Mélenchon entouré d'ouvriers d'Arkéma lors de l'Internationale - Photo LyonMag

 

Le candidat du Front de Gauche a livré mardi dans la salle du Double Mixte une prestation remarquable et remarquée par les militants venus en nombre. "Du jamais vu pour un meeting de la vraie gauche", se réjouit-il.

Jean-Luc Mélenchon - Photo LyonMag Hollande a eu son Bourget, Mélenchon son Double Mixte. Envahie par près de 10 000 militants, partisans ou simples observateurs, l’espace Double Mixte devait effectivement être "le seul endroit de France métropolitaine où il ne fait pas froid", comme l’a fièrement clamé le maître de cérémonie. En effet, la ferveur n’a cessé de s’intensifier au fil des minutes, face à l’imminence de l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon au lutrin. Les drapeaux CGT et Front de Gauche flottent à l’unisson, les Rio Tinto Alcan de Saint Jean de Maurienne sont coiffés de leur casque de chantier, les étudiants claironnent dans des vuvuzelas magentas. Certains ont choisi de déboucher une bouteille et de partager un bout de saucisson pour passer le temps. Les cheminots, les ouvriers d’Arkéma, Lejaby et Véninov ont aussi répondu présent. Chacun est venu ici pour trouver ses réponses. Valérian, étudiant en sciences politiques, "est là en tant qu’électeur, pour observer". "Je n’attends pas de nouveauté, explique Mick, une sexagénaire de la Loire, mais je suis là pour me faire du bien, entendre ce que j’ai envie d’entendre". "On est venu lui apporter notre soutien comme lui nous soutient", rapporte Julien, salarié d’Arkéma à Saint-Fons. La foule s’impatiente pendant que des titres de Manu Chao ou Zebda sont crachés dans les haut-parleurs.


Il est 20h20, le show est lancé. A peine arrivé face aux micros de la scène, Mélenchon souligne le caractère inédit du meeting : "C’est la première fois qu’on en fait un sur deux étages !" En effet, le candidat, victime de son succès, a dû aller saluer les 6 000 personnes installées dans la salle basse du complexe, avant de naviguer dans la foule et monter les marches de la grande scène installée dans la salle du haut et ses 4 000 têtes. Et ceux-là sont remontés. Danielle Obono, représentante du mouvement Convergences et Alternatives, et Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, venus épauler leur candidat, n’ont pu prononcer le nom "Sarkozy" sans déclencher une horde de sifflets et de huées lors de leur intervention. Ici, les "résistances" sont scandées en lieu et place des habituels "Mélenchon Président". Et ce n’est pas pour déplaire au représentant de la gauche unie pour les élections présidentielles, abhorrant le culte du chef. On l’a compris, pour Mélenchon, c’est le collectif qui prime, alors qu’il se contredira quelques minutes plus tard, voulant calmer la foule dans son style si particulier : "Y’en a un qui parle, c’est moi. Maintenant écoutez-moi et prenez des notes". Les belles phrases de façades sont rapidement éclipsées par la personnalité débordante de l’eurodéputé.

 

 Un discours maitrisé et incisif

Le candidat du Front de Gauche est un réel show man, maître dans l’art oratoire et manieur de mots hors pair. Durant près d’une heure et demie, il va enfin pouvoir dérouler son discours, sans obstacle. Il faut dire qu’ici, il prêche dans sa paroisse. Désormais, tous les yeux sont rivés sur la scène ou sur les deux écrans géants. Il commence avec un petit tacle bien senti pour les journalistes, ne laissant que trop peu de temps de parole à son parti : "Ne comptez que sur vous-mêmes. Le premier média, c’est le peuple lui-même". Le logement, l’écologie, la condition des femmes, les relations franco-allemandes, le revenu minimum, la retraite, tout y passe. Alors qu’il est critiqué parce qu’il adopterait un langage trop intellectuel pour les classes populaires, l’ancien professeur utilise constamment des images facilement identifiables. Il se montre très pédagogue lorsqu’il s’agit d’expliquer pourquoi la législation du travail vaut mieux que le contrat, recommandé par les socialistes. C’est d’ailleurs une autre particularité de son discours : taper sur ses adversaires (Sarkozy, Le Pen) et ses concurrents (Hollande). L’ex-ministre socialiste préfère lancer des avertissements et des conseils au candidat du PS. Il oppose par exemple le poing fermé, "un vrai signe de ralliement", au geste créé par l’équipe de communication du PS, rappelant la gestuelle du haka néo-zélandais, qui signifierait "radio du thorax", selon le traducteur en langage des signes qui se tient à ses côtés. Ces déclarations plaisent au public. Cela se vérifie lorsqu’il tape sur Marine Le Pen, qui lui dispute l’électorat ouvrier. Le fin lettré lui a d'ailleurs dédicacé un vers de Victor Hugo : "La haine, c’est l’hiver du cœur". Il sent qu’il arrive à faire passer son message. Par instants, des parallèles s’établissent avec la place Tahrir, lorsque les premiers rangs crient "Dégage" à l’évocation du nom du président sortant, ou avec les Indignés de New York, quand Mélenchon répète "Vous êtes les plus nombreux", si proche du "We are the 99%". Certes, il n’appelle pas au Grand Soir, mais il prend date. Le 18 mars, début officiel des campagnes présidentielles, un grand meeting sera organisé sur la place de la Bastille, pour lancer "la révolution citoyenne qui se fera par les urnes et qui amènera la VIe République". Il conclut en contant au public une page des Misérables de Victor Hugo, comme un père raconterait une histoire à ses enfants avant d’aller au lit : "S’il fallait choisir entre les barbares de la civilisation et les civilisés de la barbarie, nous choisirions les barbares !". A 22h40, à peine l’Internationale et la Marseillaise chantées, Rachid, employé d’Arkéma, ressort du Double Mixte satisfait : "Il nous a dédié le meeting, ça nous fait plaisir. Ceux qui ont de la matière grise et un peu de jugeote ont tout compris ce soir".

M.R.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:40

Monde - le 6 Février 2012

Démission du gouvernement roumain face à la rue

Le gouvernement roumain a présenté ce matin sa démission, après plusieurs semaines de manifestations nationales contre ses mesures d'austérité et avant la tenue d'élections législatives prévues cette année.


Après avoir adopté l’une des pires cures d’austérité de l’Union européenne, le gouvernement roumain a réformé en profondeur le système de santé, avec notamment la privatisation des urgences. C’est était trop pour les Roumains qui manifestent sans relâche, dans des dizaines de villes du pays mais aussi devant les ambassades roumaines de différents pays de l’Union Européenne. Syndicats, Indignés, opposition politique : la contestation à l’austérité était trop forte.


Le Premier ministre roumain Emil Boc a donc annoncé lundi sa démission et celle du gouvernement de centre droit qu'il dirigeait et dont la cote de confiance s'est effondrée. "J'ai pris la décision de présenter la démission du gouvernement", a annoncé le Premier ministre lors d'un conseil des ministres diffusé en direct sur les télévisions, motivant sa décision par la volonté de "détendre la situation politique et sociale du pays".

 

Des consultations entre le président Basescu et les partis politiques représentés au parlement sont prévues en fin de matinée. Cette annonce intervient au lendemain de la fin d'une mission du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne, qui a donné son satisfécit aux réformes menées par le gouvernement Boc ces derniers mois.

 

L'opposition réunie au sein de l'Union social-démocrate (USL) avait entamé la semaine dernière une grève parlementaire, assurant qu'elle ne retournerait dans l'hémicycle que lorsque la coalition au pouvoir accepterait l'organisation d'élections anticipées.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:07

Tout d'abord le grand quotidien allemand Die Welt, a choisi comme titre "Wie Angela Merkel sich in einen Tollpastsch verliebte" (Comment Angela Merkel s'est éprise d'un lourdaud", ce qui donne le ton de cet article.

 

Celui-ci commence par la comparaison déjà faite outre Rhin entre Nicolas Sarkozy et Louis de Funès. Puis il fait remarquer que l'ensemble de la coalition qui forme le gouvernement allemand n'apprécie pas le soutien de la chancelière au président de la République française. Le journal précise que le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle (FPD) a accusé Mme Merkel de n'avoir pas respecté la neutralité requise en tant que chancelière, il a déclaré au journal "Der Spiegel"  : Le gouvernement fédéral n'a pas à prendre partie dans la campagne électorale francaise"


Quant au journal allemand "lDer Spiegel" (centre-gauche) lui, il titre son article : "Dream-Team vom Élysée" (Le dream team de l'Élysée) et ironise sur l'harmonie du couple franco allemand. Voilà comment il décrit la scène : le président français a regardé avec sympathie la chancelière et lui a demandé en anglais : "fatiguée ?", alors Merkel a secoué la tête avec un air amusé et a répondu en anglais séchement, comme à son habitude : "fatiguée ? non".

 

L'hebdomaire allemand fait également remarquer qu'en s'invitant dans la campagne présidentielle française, la chancelière joue à un jeu dangereux. Dans son article, le journal indique que cette position pourrait offenser François Hollande, le candidat socialiste qui selon les derniers sondages pourrait être élu avec une marge importante, et avec qui il devrait alors travailler.

 

Il met également en exergue dans cette article que la chancelière s'accommode du fait que les vieux ressentiments à l'égard de la puissante Allemagne ressurgissent en France et que ce pays se divise en une droite pro-allemande et une gauche anti-allemande. Enfin il souligne que ce soutien de la chancelière à Nicolas Sarkozy ne soit pas suffisant pour la réelection de celui-ci, mais qu'alors le mal serait fait.

 

Le Süddeutsche Zeintung (conservateur) déclare, lui aussi, qu'Angela Merkel aurait tout à perdre à "brusquer" le favori des sondages français François Hollande. Pour ce journal allemand, on ressent une impression dangereuse que l'Allemagne voudrait empêcher la victoire politique du parti socialiste français, et que si François Hollande devenait le président, il serait difficile de lui demander d'oublier cette position et de pardonner.

Toujours selon le Süddeutsche Zeintung, la crise va forcer la chancellerie allemande et le président français à coopérer. Or la position de Merkel qui snobe François Hollande, peut coûter cher à l'Allemagne. Il serait bon que la chancelière accepte de recevoir ce dernier comme il l'a demandé, car bientôt elle peut être tenu a faire appel à sa raison en tant que président.

 

En résumé, la presse allemande ne comprend pas trop cette démarche de leur chancelière de soutenir sans condition Nicolas Sarkozy dans sa campane électorale, malgré sa déclaration précisant que leurs partis étaient amis : " Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans, car nous appartenons à des partis amis".

De toute façon cette interview croisée a fait paraître encore plus Nicolas Sarkozy à la remorque de la chancelière allemande, quoi qu'il en dise. Le quotidien populaire Bild, qui est le journal le plus lu d'Allemagne, confirme ce que j'ai ressenti en regardant à la télévision cette interview, en écrivant ceci : le fier chef de la "grande nation" France se prosterne devant Merkel. Car étant très bas et devancé par le candidat socialiste dans les sondages il a besoin du soutien public de Merkel.

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:25

 

Politique - le 6 Février 2012

Front de gauche

Le tour anti-FN du Front de gauche

L’offensive de Marine Le Pen sur le monde ouvrier fait d’elle une adversaire naturelle du 
Front de gauche, 
qui met en œuvre une série d’initiatives pour faire la lumière sur sa nature.

 

«Front contre Front. » Vendredi soir, aux Lilas (Seine-Saint-Denis), à son quartier général de campagne, le Front de gauche lançait un cycle de réunions publiques et de formations pour combattre le Front national. Traduction d’un besoin chez les militants et dans la population, ce décryptage va s’accélérer : à l’argumentaire édité par le PCF (disponible sur www.placeaupeuple2012.fr) et au livre de Laurent Maffeïs (1), déjà paru, s’ajoutent le deuxième volume des Cahiers du Lieu d’études sur le mouvement des idées et des connaissances (2) et le Parti de l’étrangère, tous deux publiés récemment. Pour parachever le travail, la coalition distribue un tract de campagne sur « l’imposture Le Pen », tiré à 8,5 millions d’exemplaires.

 

« Sortir le combat contre le FN du terrain moral »


« On voudrait assigner les ouvriers à résidence d’un vote xénophobe et propatronal », s’étrangle le secrétaire national du Parti de gauche, Alexis Corbière. Comme lui, Laurent Maffeïs, responsable du pôle argumentaire de Jean-Luc Mélenchon, entend « sortir le combat contre le FN du terrain moral ». « Il faut aller au fond du programme de Marine le Pen pour montrer en quoi elle est un danger pour les travailleurs. » Et de se charger de la besogne en trois points, tous inscrits dans son programme.

 

Pour Marine Le Pen, le logement doit rester « un bien marchand ». Et parce que le premier responsable de la crise, c’est « l’explosion de l’immigration », elle ne veut plus construire de logements sociaux et propose, dans ce qu’elle pense cohérent pour lutter contre l’immigration, la mise en place d’un « plan décennal de destruction des cités construites dans les années 1955 à 1970 ».

 

Les salaires ? Sa proposition de prise en charge par l’État de 200 euros de cotisations sociales n’augmentera pas le salaire brut, donc « les patrons ne donneront pas un centime », explique Laurent Maffeïs : « On augmente les salariés avec ce qui devrait être du salaire différé, creusant le déficit de la Sécu et donc augmentant les impôts. » Quant à la retraite, un jour elle défend « la retraite à la carte », le lendemain la retraite à 60 ans, « deux systèmes incompatibles : l’un est individualiste, l’autre est une garantie collective ».

 

L’ethnologue et élu régional PCF de Provence-Alpes-Côte d’Azur Alain Hayot part lui aussi de l’analyse d’une situation concrète, mais se place sur le terrain politique. « Trop longtemps la gauche est restée l’arme au pied face au FN. On a culpabilisé nos électeurs, en disant qu’ils votaient désormais FN. » En ligne de mire, les sondeurs et politologues qui copient leurs analyses « bidon » les uns sur les autres. Il leur oppose « le meilleur démographe de France », Hervé Le Bras. Dans le Monde du 24 janvier, il estimait, d’une part, que « l’insistance à faire du vote FN un vote ouvrier (n’est) pas justifiée dans les faits », de l’autre, que « le lien entre classe ouvrière et vote communiste était faible » : « La géographie du vote FN n’est en rien comparable à celle du vote PC. »

 

Alain Hayot, comme nombre d’observateurs du phénomène, a quant à lui constaté que « l’électorat PCF s’est avant tout réfugié dans l’abstention ». La solution ? « Donner à voir un autre projet », combattre la division des travailleurs quelle que soit leur origine. Bref, « redonner de la conscience de classe » à ceux qui ont perdu la volonté de se battre.

 

(1) Les Cinq Mensonges du FN. Réplique à Marine Le Pen, 
éditions Bruno Leprince, 5 euros.

(2) Combattre le Front national 
de Marine Le Pen, 1 euro.

 

Grégory Marin

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:23

 

Régionales 2010 - 14 et 21 mars

La campagne en Pays de la Loire

Les élus PC reversent leur indemnité

jeudi 25 mars 2010

Julie Cochin 29 ans, au RSA, n'échappera pas à la règle. Mais ses camarades vont l'épauler par ailleurs.

Dans la nouvelle assemblée régionale, elle sera la porte-parole des plus démunis. La Mayennaise Julie Cochin, 29 ans, élève son fils de 9 ans, touche le RSA, décroche parfois des petits boulots. La galère des fins des mois difficiles avec les notes d'eau et d'électricité en souffrance, elle connaît.

Élue sous la bannière du Parti communiste, on l'imagine tirée d'affaire. Et bien non. Certes, comme tous les élus, elle va toucher une indemnité. Autour de 2 000 € net au titre de conseillère de base, un peu plus si elle se voit confier un rôle à la commission permanente. Mais elle devra reverser intégralement cette indemnité au parti pour le faire vivre. « C'est la règle et je trouve cela très bien », dit la jeune femme. « Tous ses frais seront pris en compte et elle disposera des outils nécessaires pour faire du bon travail », précise de son côté Gilles Bontemps. Lui-même élu PC depuis 1998 reverse son indemnité.

« Chez nous, il n'est pas question d'être élu par intérêt personnel. On vit de son salaire, cette disposition peut surprendre, je le conçois, mais ce n'est pas nouveau. Nous expliquons pourtant le mécanisme régulièrement », assure l'ancien docker, préretraité au titre de l'amiante. Et quand on s'étonne encore de tant d'abnégation, il tient à rassurer. « Il y a une grande solidarité au sein du PC. Nous allons nous démener pour aider Julie à trouver un travail. »

Dans les autres partis ?

Sans aller jusqu'à cet extrême, il existe aussi des règles de contribution dans les autres partis. « Cela oscille entre 10 et 20 % selon les fédérations », explique le socialiste Yannick Vaugrenard. Les nouveaux venus d'Europe Écologie ont adopté la charte de reversement des Verts. « Nous reversons 15 % de l'indemnité », annonce la tête de liste du mouvement, Jean-Philippe Magnen. Avant d'aller plus loin. « Nous souhaitons exposer tout cela très clairement aux citoyens en début de mandat. Que chacun dise combien il touche et ce qu'il reverse, comme l'a fait François de Rugy (député Verts). »

Le centriste Christian Gillet redonne 10 % de son indemnité au Nouveau centre. Même chose avec ce qu'il touche au titre de sa vice-présidence au conseil général du Maine-et-Loire. Médecin, il n'exerce plus depuis dix ans. « Avec la politique, j'ai divisé mes revenus par trois. »

Thierry BALLU.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:20

 

Communiqué :
 
C’est un spectacle lamentable auquel nous avons assisté ce soir. Un geste désespéré d'un candidat probablement perdant qui appelle à la rescousse son homologue allemande – elle-même très en difficulté dans son pays.
 
Il ne s’agissait pas d'un échange franco-allemand entre deux Chefs d'Etat qui cherchent ensemble des solutions à la crise, mais bien du soutien officiel de la CDU à l'UMP, c'est à dire un échange de bons procédés entre les deux partis les plus ultralibéraux que l'Europe n'ait jamais connu.
Ces deux là malmènent comme jamais les peuples français et allemand et tentent d'imposer leurs politiques dangereuses à l'ensemble des peuples européens. La réforme des traités qu'ils proposent vise la centralisation des décisions budgétaires et économiques au niveau européen, à savoir l'austérité automatique et une attaque sans précédent contre les souverainetés populaires.
 
Le PCF appelle les français à envoyer un signal clair de rejet du « traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'union économique et monétaire » par le vote Front de gauche aux élections présidentielles et législatives.
Un gouvernement de gauche devra consulter les français par référendum sur ce traité, leur permettre de le rejeter ou d’en négocier un nouveau, n’en déplaise à Madame Merkel. Si tel est le choix du peuple, il devra formuler des alternatives solidaires et démocratiques à la construction européenne actuelle.
 
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Président du PGE,
 
Paris, le 6 février 2012.
 
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BRUNO FORNACIARI

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