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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 23:25

Débat Jean-Luc Mélenchon-Marine Le Pen en février 2011 sur BFM TV

  le 22 Février 2012

 

"Marine la pétoche" fuit encore le débat

 

 

Le Front de Gauche a ironisé ce mercredi sur "Marine la pétoche", après le refus réaffirmé par la candidate du Front national à la présidentielle de débattre avec Jean-Luc Mélenchon dans l'émission Des paroles et des actes, sur France 2, demain soir. Ce qui n'empêchera pas trois de ses représentants de croiser le fer avec trois représentants frontistes ce mercredi soir et demain. 

"Disparue Marine Le Pen, voici maintenant Marine la pétoche !", écrit dans un communiqué Ian Brossat, l'un des animateurs du Front de gauche (PCF et Parti de gauche). Selon lui, Mme Le Pen "veut être présidente de la République, mais à la moindre contradiction, elle se défile". "La méthode du Front de gauche, qui consiste à ne plus céder un pouce de terrain face aux idées de la haine, a porté ses fruits", poursuit-il.

Mme Le Pen, invitée principale jeudi de l'émission de France 2 "Des paroles et des actes", s'y rendra effectivement, mais refuse de débattre avec le candidat du FG à la présidentielle qui y a également été convié.

Dans un autre communiqué, le Front de gauche souligne: pendant que "la candidate du FN se cache sous sa tente et refuse obstinément de débattre avec Jean-Luc Mélenchon, elle envoie ses lieutenants au combat. A suivre donc trois débats dans les médias:

  1. ce mercredi 22 février à 19h15 sur France Inter, le Téléphone sonne:Alexis Corbière, animateur du Front de gauche, face à Bertrand Dutheil de la Rochère 
  2. ce mercredi à 22h sur Public Sénat, le 22h: François Delapierre, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, face à Florian Philippot, directeur stratégique de Marine Le Pen
  3. Jeudi 23 février à 8h30 sur LCP, Politique matinMartine Billard, députée et co-présidente du Parti de gauche face à Louis Alliot, directeur de campagne de Front National

 

  • A lire les épisodes précédents:

Marine Le Pen fuit à nouveau le débat avec Mélenchon sur France2

Marine Le Pen décline un débat avec Jean-Luc Mélenchon

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 23:23

 

Yann Barthès, présentateur du petit Journal

  le 22 Février 2012

 

Le Petit Journal dérape en réglant ses comptes avec Mélenchon

 

 

Les équipes du Petit journal de Canal Plus en font-elles trop dans leur croisade contre le Front de gauche et son candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon? La question se pose à nouveau après l'utilisation de témoignages vidéos et audios volés pour en faire des pièces à charge contre les équipes de campagne du Front de gauche.

Ce rebondissement est dévoilé par Arrêt sur image ce mercredi. En résumé, Le Petit journal n'a pas apprécié qu'Eric Coquerel s'en prenne aux méthodes du Petit journal, dimanche dernier sur Europe 1. Le conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon avait expliqué que des journalistes de France 3 Metz et France 3 Lorraine s'étaient plaints des façons de travailler des reporters de l'émission de Canal Plus, qui n'hésitent pas à enregistrer en caméra cachée leurs confrères, pour étayer leurs sujets. "C'est honteux et à mon sens doublement contraire aux règles déontologiques de notre profession. A mon sens, ils ne méritent pas leur carte de presse", avait estimé dans un mail à Arrêt sur image un journaliste reporter d'image de France 3 Lorraine pris par le Petit Journal.

"Je comprends pourquoi ils sont interdits de meeting"

Pour contre-attaquer, Yann Barthès a diffusé lundi le témoignage audio du rédacteur en chef de France 3 Lorraine qui récuse toute plainte émanant de ses services. Sauf que ce son a lui aussi été enregistré à son insu par ce journaliste, alors même que ce dernier demandait à ne pas être enregistré. "Si les gens du Petit Journal sont aussi malhonnêtes avec JL Mélenchon qu'avec moi, je comprends pourquoi ils sont interdits de meeting!" a-t-il réagi sur Twitter.

Eric Coquerel a dénoncé ce mercredi une "fixation tenace" du Petit Journal. Dans un communiqué, il demande un droit de réponse dans l'émission car, "en introduisant cette séquence par un “ça nous gave donc on imagine que ça vous gave aussi”, Yann Barthès indique bien le message qu’il entend porter auprès de ses téléspectateurs. En pleine campagne électorale, le préjudice politique est évident pour le Front de Gauche." La production du Petit journal n'a pour l'heure pas réagi.

  • A lire:

Pourquoi je demande un droit de réponse au Petit journal (Eric Coquerel)

L'article d'Arrêt sur image qui décortique l'affaire

Médias: la Bataille de l'autre 20 heures fait rage

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 22:46
il y a 3 heures

Le Front de gauche voudrait saisir le Conseil constitutionnel sur le mécanisme européen de stabilité

 

Les sénateurs du Front de gauche en ont appelé mercredi à leurs collègues des autres formations de gauche pour saisir le Conseil Constitutionnel de la conformité du traité instituant le mécanisme européen de stabilité (MES).

La présidente du groupe CRC, Nicole Borvo Cohen-Seat, a écrit à ces sénateurs pour leur demander de signer ensemble un courrier de saisine du Conseil afin de "vérifier la conformité de ce traité instituant un mécanisme européen de stabilité avec les principes républicains en vigueur" en France.
Soixante sénateurs ou soixante députés sont nécessaires pour saisir le Conseil Constitutionnel.

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 20:30

 le 22 Février 2012

 

MES- Les Député-e-s Front de Gauche ont voté contre - Explication de Roland Muzeau

 

 

Explication de vote

 Nous voterons contre le projet de loi vous autorisant à ratifier le mécanisme européen de stabilité.

Si ce texte visait à mettre en place un fonds d'assistance aux Etats en difficulté au nom d'une véritable solidarité européenne, nous aurions pu y être favorables, mais le mécanisme que vous nous proposez n'est pas un simple organe de « coopération intergouvernementale », c'est une machine de guerre contre les peuples.

Ce mécanisme a en effet pour objectif premier d'instaurer des  normes renforcées de discipline budgétaire. Il ne s'agit pas de fournir une aide aux Etats qui en ont besoin mais de préserver les intérêts financiers des banques et des créanciers, de mettre en place des plans d'assistance au système bancaire en sacrifiant les populations sur l'autel du profit.

Nous en avons l'exemple dramatique en Grèce.

Vous vous félicitez du nouveau plan de sauvetage intervenu la nuit dernière alors que ce plan ne règle rien et n'ouvre aucune perspective nouvelle pour l'avenir du pays. Vous vous félicitez que le gouvernement grec ait accepté les contreparties fixées par la BCE, la Commission et le FMI. Ces contreparties sont pourtant scandaleuses. Le plan adopté par le gouvernement grec, samedi dernier, va se traduire par de nouvelles coupes dans les pensions, une nouvelle baisse de 22% du salaire minimum à 580 euros mensuels et moins encore pour les jeunes, le blocage total des salaires pour une durée indéterminée et à la suppression de milliers d'emplois publics et privés. En échange d'aides qui bénéficient exclusivement au secteur bancaire, le peuple grec va devoir faire face à des programmes d'austérité implacables aux effets dramatiques et qui annihilent toute perspective de croissance.

Avec le mécanisme européen de stabilité, vous ne proposez rien   d'autre que ce que nous voyons aujourd'hui à l'œuvre en Grèce. 

Ce mécanisme sera soumis au contrôle technocratique d'un collège de gouverneurs et imposera aussi, vous le savez, le secret sur les mécanismes de décision. Aucun compte ne pourra être demandé par le gouvernement ou le Parlement. Quel parlementaire est prêt à ce renoncement ?

Ce mécanisme européen est en outre intimement lié à l'adoption programmée du futur traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance  dans l'Union européenne. Traité qui doit être approuvé par le Conseil européen, la semaine prochaine. Au terme de ce texte, un Etat ne pourra  en effet  recevoir d'aide au titre du MES sans avoir préalablement ratifié le traité  Sarkozy Merkel.

Or que prévoit ce texte ?  La systématisation des contrôles budgétaires exercés sur les Etats, au mépris de leur souveraineté budgétaire, la sanction des Etats qui ne se conformeront pas à la règle d'or et au diktat des marchés, via la saisine de la Cour de Justice.

Ce texte franchit un pas de plus dans l'inacceptable, dans le dessaisissement démocratique des citoyens et des peuples, en violation manifeste et délibérée des principes de souveraineté budgétaire et de  séparation des pouvoirs. Nous considérons qu'il est inconstitutionnel et saisirons le Conseil constitutionnel.

Il demande aux parlementaires d'abdiquer leur rôle d'élus du peuple pour confier les clefs de la politique économique à Bruxelles qui veut imposer partout en Europe, sous la pression des marchés, le règne de l'austérité.

Nous ne pouvons accepter cette mise sous tutelle, cette abdication, et de voir ainsi piétinés les principes démocratiques les plus élémentaires.

Avec ces traités, vous voulez asphyxier l'Europe. Nous voulons au contraire lui redonner du souffle.

Les peuples européens ne veulent pas de la purge sociale que vous tentez de leur imposer ni sacrifier leur avenir pour le seul bénéfice des détenteurs de capitaux. Aucune fatalité ne pèse sur l'austérité. L'Europe des peuples n'a pas besoin d'un pacte de stabilité mais d'un pacte de solidarité et de croissance fondé sur la relance de la consommation intérieure, l'investissement, le soutien aux filières industrielles, des protections ciblées pour contrecarrer les délocalisations et le dumping social.

Cela ne peut se faire sans reconsidérer l'architecture des institutions européennes et reconsidérer le rôle de la BCE, dont l'indépendance et la politique monétariste ont eu et continuent d'avoir des conséquences ruineuses sur la croissance du continent.

En voulant imposer aujourd'hui le mécanisme européen de stabilité, vous bafouez une fois de plus le « non » des français au traité constitutionnel de 2005. Nous refusons ce nouveau coup de force comme nous nous opposons aux logiques qui sont en train de broyer le peuple grec et qui broieront demain peut-être l'ensemble des européens.

Les députés du Front de gauche, communistes, républicains, citoyens, Parti de Gauche lancent un appel à tous les parlementaires et particulièrement à ceux de gauche.

N'acceptez pas ce coup de force contre notre démocratie. Un seul vote s'impose pour rendre possible, demain, une autre politique et rendre crédible l'idée même d'une renégociation européenne: c'est le rejet de ce traité.

Roland MUZEAU

Porte parole Député-e-s Front deGauche

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 18:47

 

Villejuif, gymnase Daniel-Féry, hier. C’est devant le gymnase qui porte le nom du jeune apprenti décédé au cours de la répression que le rassemblement a eu lieu.

Villejuif, gymnase Daniel-Féry, hier. C’est devant le gymnase qui porte le nom du jeune apprenti décédé au cours de la répression que le rassemblement a eu lieu. | (LP/C.N.)

Zoom

 

 

« Charonne, n’oublions jamais! » Répondant au vœu de l’Association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre (Arac), la municipalité de Villejuif a rendu hommage aux victimes du 8 février 1962. Une cérémonie a eu lieu hier matin devant le gymnase qui porte le nom de la plus jeune de ces victimes, Daniel Féry.

 

« Il y a cinquante ans, rappelle Philippe Le Bris, premier adjoint au maire (PC), à l’issue de lamanifestation contre l’OAS et la guerre d’Algérie, neuf travailleurs syndiqués de la CGT, dont huit étaient membres du Parti communiste, ont été sauvagement assassinés par des brigades spéciales de la police sur l’ordre de Maurice Papon, alors préfet de police de Paris. Ils manifestaient pour que soit mis fin au plus vite à cette guerre qui durait depuis déjà sept ans. » En effet, parmi les manifestants qui essayèrent de fuir la répression par les forces de l’ordre en se réfugiant dans la bouche de métro de la station Charonne, huit personnes ont trouvé la mort, ainsi qu’une neuvième à l’hôpital, des suites de ses blessures.

 

Une plaque devant le gymnase

La cérémonie a donné lieu a un dépôt de gerbes au pied de la plaque apposée à l’entrée du gymnase, en mémoire au jeune apprenti Daniel Féry. A l’issue de celle-ci, Philippe Le Bris a signalé que la ville « prenait l’engagement de venir saluer cette plaque tous les ans ». Il a également annoncé que la ville réfléchissait à ériger « un lieu de mémoire aux victimes du 17 octobre 1961 (NDLR : répression policière sanglante d’une manifestation pacifique organisée par la Fédération de France du FLN en réaction au couvre-feu institué pour les seuls Nord-Africains) ».

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 18:02


avec Slate.fr

VIDEO. Mécanisme de stabilité: Mélenchon met la pression sur "Chef Hollande"

Gaétan Supertino, publié le 21/02/2012 à 19:33, mis à jour à 20:44

Des milliards qui disparaissent des "radars démocratiques", un risque de mise sous tutelle européenne ou du FMI... Jean-Luc Mélenchon ne cesse de mitrailler le Mécanisme européen de stabilité, débattu ce mardi à l'Assemblée. Le candidat du Front de gauche peste contre le PS qui refuse de voter contre.

 

Jean-Luc Mélenchon a "adjuré" mardi ses "camarades" socialistes de voter contre le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui, selon lui, ne fait que mettre en oeuvre "le modèle austéritaire". Mais les députés PS ont décidé de s'abstenir lors de ce vote qui s'est tenu dans l'après-midi à l'Assemblée nationale. "Comment un parlementaire de gauche peut s'abstenir" sur le MES qui donne "le médicament qui va tuer la Grèce" et impose à tous "le modèle austéritaire?", a demandé l'ancien sénateur socialiste. 

"J'adjure mes camarades de s'y opposer", a-t-il dit, citant entre autres les députés Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Arnaud Montebourg, partisans du "non" au traité constitutionnel de 2005. Pour l'eurodéputé, il en va "de l'unité de la gauche elle-même", "il n'y a aucune raison pour les socialistes de se singulariser sinon depréparer une capitulation" face aux traités européens

Jean-Luc Mélenchon s'est d'ailleurs félicité du vote solennel nominal par scrutin public, en fin de journée à l'Assemblée, obtenu par les députés du FG. "M. Hollande, il va voter tout à l'heure?", "quel est son avis?", c'est important qu'on sache alors qu'"on lit qu'il sera peut-être le prochain président de la République!", a-t-il dit. Il a également une nouvelle fois appelé à une "consultation populaire" sur la question du MES, parlant d'un "véritable déni de démocratie". 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 13:07

Analyse du scrutin n° 861 - Première séance du 21/02/2012

Scrutin public sur 
l'ensemble du projet de loi autorisant la ratification du traité instituant le mécanisme européen de stabilité.

Nombre de votants : 438

Nombre de suffrages exprimés : 305

Majorité absolue : 153

Pour l'adoption : 261

Contre : 44

L'Assemblée nationale a adopté.

Groupe Union pour un Mouvement Populaire (305)

Pour: 250

MM. Yves Albarello, Alfred Almont, Jean-Paul Anciaux, Mme Edwige Antier, M. Jean Auclair, Mme Martine Aurillac, MM. Pierre-Christophe Baguet, Patrick Balkany, Jean Bardet, Mmes Brigitte Barèges, Sylvia Bassot, MM. Patrick Beaudouin, Jacques Alain Bénisti, Éric Berdoati, Jean-Louis Bernard, Jean-Yves Besselat, Jérôme Bignon, Jean-Marie Binetruy, Claude Birraux, Etienne Blanc, Émile Blessig, Roland Blum, Claude Bodin, Joseph Bossé, Jean-Claude Bouchet, Gilles Bourdouleix, Bruno Bourg-Broc, Mme Chantal Bourragué, M. Michel Bouvard, Mmes Valérie Boyer, Françoise Branget, M. Xavier Breton, Mme Françoise Briand, MM. Philippe Briand, Yves Bur, Dominique Bussereau, Dominique Caillaud, Patrice Calméjane, Bernard Carayon, Olivier Carré, Gilles Carrez, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud, MM. Yves Censi, Gérard Cherpion, Jean-Louis Christ, Dino Cinieri, Éric Ciotti, Pascal Clément, Philippe Cochet, Georges Colombier, Mme Geneviève Colot, MM. Jean-François Copé, Alain Cousin, Jean-Yves Cousin, Jean-Michel Couve, Mme Marie-Christine Dalloz, MM. Olivier Dassault, Bernard Debré, Jean-Pierre Decool, Bernard Deflesselles, Rémi Delatte, Richard Dell'Agnola, Mme Sophie Delong, MM. Yves Deniaud, Bernard Depierre, Vincent Descoeur, Patrick Devedjian, Nicolas Dhuicq, Éric Diard, Michel Diefenbacher, Jacques Domergue, Mme Cécile Dumoulin, MM. Jean-Pierre Dupont, Paul Durieu, Christian Estrosi, Gilles d' Ettore, Daniel Fasquelle, Yannick Favennec, Jean-Michel Ferrand, Alain Ferry, Daniel Fidelin, André Flajolet, Jean-Claude Flory, Nicolas Forissier, Mme Marie-Louise Fort, MM. Jean-Michel Fourgous, Marc Francina, Yves Fromion, Sauveur Gandolfi-Scheit, Jean-Paul Garraud, Gérard Gaudron, Jean-Jacques Gaultier, Hervé Gaymard, Guy Geoffroy, Bernard Gérard, Alain Gest, Franck Gilard, Georges Ginesta, Jean-Pierre Giran, Didier Gonzales, Jean-Pierre Gorges, François Goulard, Michel Grall, Jean Grenet, Mme Anne Grommerch, M. Jacques Grosperrin, Mme Arlette Grosskost, M. Serge Grouard, Mme Pascale Gruny, M. Louis Guédon, Mme Françoise Guégot, MM. Jean-Claude Guibal, Jean-Jacques Guillet, Christophe Guilloteau, Gérard Hamel, Michel Havard, Michel Heinrich, Michel Herbillon, Antoine Herth, Mme Françoise Hostalier, MM. Philippe Houillon, Guénhaël Huet, Sébastien Huyghe, Mme Jacqueline Irles, MM. Christian Jacob, Denis Jacquat, Yves Jego, Mme Maryse Joissains-Masini, MM. Marc Joulaud, Alain Joyandet, Didier Julia, Christian Kert, Jacques Kossowski, Patrick Labaune, Mme Fabienne Labrette-Ménager, M. Jacques Lamblin, Mme Marguerite Lamour, MM. Jean-François Lamour, Raymond Lancelin, Pierre Lang, Mme Laure de La Raudière, MM. Pierre Lasbordes, Charles de La Verpillière, Thierry Lazaro, Robert Lecou, Jean-Marc Lefranc, Marc Le Fur, Jacques Le Guen, Dominique Le Mèner, Jacques Le Nay, Jean-Louis Léonard, Pierre Lequiller, Céleste Lett, Mme Geneviève Levy, M. Gérard Lorgeoux, Mme Gabrielle Louis-Carabin, MM. Daniel Mach, Guy Malherbe, Richard Mallié, Jean-François Mancel, Mme Christine Marin, MM. Hervé Mariton, Alain Marleix, Mme Henriette Martinez, MM. Patrice Martin-Lalande, Alain Marty, Jean-Philippe Maurer, Pierre Méhaignerie, Christian Ménard, Gérard Menuel, Damien Meslot, Philippe Meunier, Jean-Claude Mignon, Pierre Morange, Pierre Morel-A-L'Huissier, Philippe Morenvillier, Jean-Marie Morisset, Georges Mothron, Etienne Mourrut, Alain Moyne-Bressand, Renaud Muselier, Jean-Marc Nesme, Jean-Pierre Nicolas, Yves Nicolin, Hervé Novelli, Mme Françoise de Panafieu, MM. Bertrand Pancher, Yanick Paternotte, Mme Béatrice Pavy, MM. Jacques Pélissard, Dominique Perben, Bernard Perrut, Michel Piron, Henri Plagnol, Serge Poignant, Axel Poniatowski, Mme Josette Pons, MM. Jean Proriol, Didier Quentin, Michel Raison, Frédéric Reiss, Jean-Luc Reitzer, Jacques Remiller, Bernard Reynès, Franck Riester, Arnaud Robinet, Camille de Rocca Serra, Marie-Josée Roig, Jean-Marie Rolland, Michel Rossi, Mme Valérie Rosso-Debord, MM. Jean-Marc Roubaud, Max Roustan, Martial Saddier, Francis Saint-Léger, Paul Salen, Bruno Sandras, François Scellier, André Schneider, Jean-Pierre Schosteck, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Jean-Pierre Soisson, Michel Sordi, Daniel Spagnou, Eric Straumann, Alain Suguenot, Mme Michèle Tabarot, MM. Jean-Charles Taugourdeau, Guy Teissier, Michel Terrot, Jean-Claude Thomas, Dominique Tian, Jean Tiberi, Alfred Trassy-Paillogues, Georges Tron, Jean Ueberschlag, Yves Vandewalle, François Vannson, Mmes Isabelle Vasseur, Catherine Vautrin, MM. Patrice Verchère, Jean-Sébastien Vialatte, René-Paul Victoria, Philippe Vitel, Gérard Voisin, Michel Voisin, Eric Woerth, Gaël Yanno et Michel Zumkeller.

Abstention: 2

MM. Jacques Myard et Lionel Tardy.

Non-votants: 2

MM. Bernard Accoyer (Président de l'Assemblée nationale) et Louis Giscard d'Estaing (Président de séance).

Groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers Gauche (197)

Contre: 20

Mme Gisèle Biémouret, MM. Christophe Bouillon, Julien Dray, Olivier Dussopt, Henri Emmanuelli, Mme Martine Faure, MM. Hervé Feron, Pierre Forgues, Mmes Pascale Got, Sandrine Hurel, MM. Régis Juanico, Gilbert Le Bris, Kléber Mesquida, Mmes Catherine Quéré, Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo, Odile Saugues, MM. Pascal Terrasse, Philippe Tourtelier et Jacques Valax.

Abstention: 130

MM. Jean-Marc Ayrault, Gérard Bapt, Claude Bartolone, Jacques Bascou, Mmes Delphine Batho, Marie-Noelle Battistel, Chantal Berthelot, MM. Jean-Louis Bianco, Serge Blisko, Patrick Bloche, Daniel Boisserie, Jean-Michel Boucheron, Marie-Odile Bouillé, Mme Monique Boulestin, M. Pierre Bourguignon, Mme Danielle Bousquet, MM. François Brottes, Alain Cacheux, Jérôme Cahuzac, Jean-Christophe Cambadélis, Thierry Carcenac, Christophe Caresche, Mme Martine Carrillon-Couvreur, MM. Jean-Paul Chanteguet, Gérard Charasse, Alain Claeys, Mme Marie-Françoise Clergeau, MM. Pierre Cohen, Catherine Coutelle, Mme Pascale Crozon, M. Frédéric Cuvillier, Mme Claude Darciaux, M. Pascal Deguilhem, Mme Michèle Delaunay, MM. Guy Delcourt, Bernard Derosier, Michel Destot, René Dosière, Tony Dreyfus, Jean-Pierre Dufau, William Dumas, Mme Laurence Dumont, MM. Jean-Paul Dupré, Yves Durand, Philippe Duron, Christian Eckert, Mme Corinne Erhel, MM. Laurent Fabius, Albert Facon, Mmes Aurélie Filippetti, Geneviève Fioraso, M. Jean-Louis Gagnaire, Mme Geneviève Gaillard, MM. Jean Gaubert, Paul Giacobbi, Jean-Patrick Gille, Jean Glavany, Daniel Goldberg, Marc Goua, Jean Grellier, Mmes Elisabeth Guigou, Danièle Hoffman-Rispal, M. François Hollande, Mmes Monique Iborra, Françoise Imbert, MM. Michel Issindou, Serge Janquin, Henri Jibrayel, Armand Jung, Mme Marietta Karamanli, MM. Jean-Pierre Kucheida, Jérôme Lambert, Mme Colette Langlade, MM. Jean Launay, Jean-Yves Le Bouillonnec, Mme Marylise Lebranchu, MM. Patrick Lebreton, Jean-Yves Le Déaut, Michel Lefait, Jean-Marie Le Guen, Mme Annick Le Loch, M. Patrick Lemasle, Mmes Catherine Lemorton, Annick Lepetit, MM. Bruno Le Roux, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Michel Liebgott, Apeleto Albert Likuvalu, François Loncle, Victorin Lurel, Jean Mallot, Louis-Joseph Manscour, Mmes Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, Marie-Claude Marchand, MM. Jean-René Marsac, Philippe Martin, Mme Frédérique Massat, M. Gilbert Mathon, Mme Sandrine Mazetier, MM. Michel Ménard, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Henri Nayrou, Mmes Marie-Renée Oget, Dominique Orliac, MM. Michel Pajon, Christian Paul, Germinal Peiro, Jean-Luc Perat, Mmes Marie-Françoise Pérol-Dumont, Sylvia Pinel, Martine Pinville, MM. Philippe Plisson, Dominique Raimbourg, Simon Renucci, Marcel Rogemont, Bernard Roman, Gwendal Rouillard, René Rouquet, Michel Sapin, Mme Marisol Touraine, MM. Jean Jacques Urvoas, Daniel Vaillant, Manuel Valls, Michel Vauzelle, André Vézinhet, Alain Vidalies et Philippe Vuilque.

Groupe Nouveau Centre (24)

Pour: 11

MM. Jean-Pierre Abelin, Thierry Benoit, Christian Blanc, Charles de Courson, Jean Dionis du Séjour, Francis Hillmeyer, Olivier Jardé, Yvan Lachaud, Jean-Luc Préel, André Santini et Francis Vercamer.

Groupe Gauche Démocrate et Républicaine (20)

Contre: 18

Mme Marie-Hélène Amiable, M. François Asensi, Mme Martine Billard, MM. Alain Bocquet, Patrick Braouezec, Jean-Pierre Brard, Mme Marie-George Buffet, MM. Jean-Jacques Candelier, André Chassaigne, Marc Dolez, Mme Jacqueline Fraysse, MM. André Gerin, Pierre Gosnat, Jean-Paul Lecoq, Roland Muzeau, Daniel Paul, Jean-Claude Sandrier et Michel Vaxès.

Non inscrits (13)

Contre: 6

Mme Véronique Besse, MM. Nicolas Dupont-Aignan, Noël Mamère, Anny Poursinoff, François de Rugy et Dominique Souchet.

Abstention: 1

M. Daniel Garrigue.

MISES AU POINT AU SUJET DU PRÉSENT SCRUTIN (N° 861)

(Sous réserve des dispositions de l'article 68, alinéa 4, du Règlement de l'Assemblée nationale)

Mme Gisèle Biémouret, M. Hervé Feron, Mme Odile Saugues, M. Philippe Tourtelier qui étaient présents au moment du scrutin ou qui avaient délégué leur droit de vote ont fait savoir qu'ils avaient voulu "s'abstenir volontairement".

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:48

 le 22 Février 2012

 

Les socialistes qui ont dit non au mécanisme européen de stabilité

 

 

Une vingtaine de députés socialistes, dont Henri Emmanuelli, partisan du "non" au référendum de 2005 sur le projet de Constitution européenne, ont voté contre les traités instaurant un mécanisme européen de stabilité, ce mardi soir, à l'Assemblée nationale, suivant ainsi les 18 élus du Front de gauche qui ont rejeté ce mécanisme européen lié au futur traité fiscal "Merkozy".

Avant le vote, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, avait "adjuré" mardi ses "camarades" socialistes de voter contre le MES, citant entre autres Henri Emmanuelli, Laurent Fabius et Arnaud Montebourg. Mais ces deuyx derniers, pourtant partisans du "non" en 2005, ont suivi les consignes du groupe PS et se sont abstenus, au côté de quelque 130 autres députés socialistes.

Outre Henri Emmanuelli, les députés du groupe socialiste et radical de gauche, qui ont voté contre l'un ou l'autre des deux textes instaurant le MES sont Julien Dray, Olivier Dussopt, Pascal Terrasse, Christophe Bouillon, Guy Delcourt, Martine Faure, Pierre Forgues, Pascale Got, Sandrine Hurel, Régis Juanico, Gilbert Le Bris, Kléber Mesquida, Philippe Plisson, Catherine Quéré, Marie-Line Reynaud, Chantal Robin-Rodrigo et Jacques Valax.

6 erreurs chez les socialistes

Deux autres députés, Philippe Duron et Geneviève Fioraso, ont été enregistrés comme ayant voté contre, mais ont fait savoir aux services de l'Assemblée s'être trompés lors du scrutin électronique et avoir voulu s'abstenir. Et selon le groupe socialiste, il en est de même pour quatre autres, Gisèle Biémouret, Hervé Féron, Odile Saugues et Philippe Tourtelier.

A droite, le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et les députés du Mouvement pour la France (fondé par Philippe de Villiers) Véronique Besse et Dominique Souchet ont voté contre. L'accord permettant la création d'un Mécanisme européen de stabilité (MES) a été approuvé par 256 voix pour, 44 contre et 131 abstentions, et le traité fixant les modalités de fonctionnement du MES par 261 pour, 44 contre et 133 abstentions.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:42

La Seine-Saint-Denis a encore de beaux jours devant elle !

 

Une contribution de Robert Clément, Président Honoraire du Conseil général de Seine-Saint-Denis, en écho à la proposition de Claude Bartolone de faire disparaître la Seine-Saint-Denis....

« Ainsi, celui qui en 2008, voulait faire entrer la Seine Saint Denis dans le 21ème siècle propose de lui faire faire un bond en arrière d’un demi-siècle. Pour combattre les inégalités sociales et procéder à une autre répartition des richesses, Claude Bartolone propose en effet la fusion de notre département avec Paris, les Hauts de Seine et le Val de Marne. Rien de très innovant.

C’est ce que propose le maire UMP des Pavillons sous bois, le maire de Sevran et dernièrement le Médef.

C’est un fait indiscutable, l’agglomération parisienne, qui constitue l’espace le plus riche de notre pays, est aussi un lieu d’inégalités dans tous les domaines (salaires, emploi, logement, éducation, transports…) Ces fractures se sont accrues ces cinq dernières années sous les coups de boutoir de la politique destructrice du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Elle a conduit à une explosion des dépenses sociales touchant davantage la Seine Saint Denis que les autres départements de la petite couronne. Elle s’est accompagnée d’une attaque en règle contre les finances des collectivités locales. Certaines se trouvent au bord de l’asphyxie. Si je partage le constat de Claude Bartolone, sa réponse ne me paraît pas être à la hauteur des enjeux. Elle est marquée, à mon sens, par deux défauts majeurs. L’illusion qu’un grand soir institutionnel serait susceptible de répondre aux défis qui sont à relever et surtout une vision ne dépassant pas le cadre de la politique actuelle, d’où l’absence de toute proposition portée par une nouvelle majorité de gauche.

L’acte de naissance de la Seine Saint Denis et des autres départements appartenant aujourd’hui à l’Île de France, résultait à l’évidence d’un choix politique. Avec le recul, et tout en prenant en considération les conditions de l’époque, il nous faut aujourd’hui répondre à une question : Fallait-il conduire cette décentralisation ? Pour ma part je réponds oui.

Et faut-il revenir 50 ans en arrière ? Sans plus d’hésitation, je dis non, et je m’en explique.

D’abord, parce que je ne souhaite pas que disparaisse notre département, sage de son passé, impatient de la jeunesse de ses habitants, où au fil du temps se sont élaborées des solidarités, des savoir-faire, des liens qui unissent les femmes et les hommes au réel. Je ne veux pas que disparaisse l’unité profonde de notre département, sa cohérence. Je ne veux pas que disparaisse une terre où plongent de multiples racines, une terre qui réunit le monde, une terre qui a souffert de la souffrance des hommes, une terre parfois violentée, qui a connu les bidonvilles, les cités de transit, une terre qui souffre encore du chômage, de la mal vie, de l’incertitude du lendemain, mais aussi une terre, de culture, de création, de coopération où se fabrique l’avenir.

Je connais bien cette terre de Seine Saint Denis, j’ai vu les mutations profondes qui l’ont labouré durant ces trente dernières années. Je connais bien ses habitants, ses femmes, ses hommes, pour m’être souvent trouvé à leurs côtés lorsqu’il fallait s’insurger contre l’injustice, le mépris et l’intolérance.

Je ne fais pas partie de celles ou de ceux qui s’offusquent lorsque les jeunes de nos quartiers nous disent qu’ils sont du « neuf-trois » ou du « neuf-cube ». J’y vois au contraire une marque de fierté et d’attachement à notre département et à son histoire. À leur manière, ils nous disent qu’ils veulent être reconnus et respectés, qu’ils ne sont pas des « moins que rien ».

Je le dis avec gravité, j’ai ressenti dans les propos du Président du Conseil général comme un sentiment d’impuissance, une sorte de renoncement, d’autant plus incompréhensibles que nous nous trouvons à la veille d’importantes échéances électorales.

 


21 février 2012

La gauche devrait les aborder avec la volonté de faire renaître l’espoir, de créer une vraie dynamique de changement. Au lieu de cela, Claude Bartolone donne l’impression, comme François HOLLANDE d’ailleurs, de baisser les bras face à la finance, répétant à chaque passage dans les médias que « l’argent public sera rare » et appelant nos concitoyens à faire preuve de modération et de réalisme. Une formule de l’interview accordée au journal le « Monde » illustre à merveille cet état d’esprit, je la cite : « Les élus franciliens ne doivent pas aller demander à François Hollande, s’il est élu, de régler les contradictions de cette région ».

Cela veut-il dire que rien ne changerait avec la victoire de la gauche et que les inégalités sociales et territoriales dont souffre notre région ne trouveraient de solution que dans un partage, certes nécessaire, entre Paris et les trois départements de la petite couronne ? Nous retrouvons là, la contradiction qui travaille en profondeur le Parti socialiste.

Alors que la mise en œuvre d’un vrai changement exige de s’émanciper de la tutelle des marchés financiers et de faire des choix répondant aux besoins humains, alors que s’impose une maîtrise publique des banques, une autre utilisation de l’argent et du crédit au niveau national et européen pour financer des projets économiquement et socialement utiles, alors que le pays a besoin d’une fiscalité nouvelle, alors que tout appelle à des pouvoirs nouveaux pour les salariés et les citoyens, alors que doit s’affirmer un rôle nouveau des collectivités territoriales disposant des moyens nécessaires pour assumer leurs missions, force est de constater que le candidat socialiste, comme Claude Bartolone, continuent de s’inscrire dans le cadre de l’actuelle politique européenne, pourtant rejetée par une majorité de nos concitoyens. La priorité étant accordée à la réduction des déficits, renvoyant à plus tard la réponse aux attentes sociales de millions de français-e-s.

En prenant connaissance de cette proposition, je me suis demandé s’il était question de répondre aux difficultés financières du Département ou de s’attaquer réellement aux inégalités sociales et territoriales. S’il s’agit de la première hypothèse, ce que je crois, pourquoi revenir au « département de la Seine » ? Il est parfaitement possible de répartir les richesses en mutualisant les droits de mutation et grâce à une péréquation intégrant les revenus des habitants et les dépenses sociales.

Claude Bartolone nous dit dans son entretien à « Libération », je le cite : « En 2008, quand Philippe Dallier a préconisé la fusion des quatre départements dans son rapport, j’étais réservé. Je pensais que la péréquation financière suffirait à corriger les inégalités. Force est de constater que ce n’est pas le cas ». Mais à quel système de péréquation fait-il référence ? Celui inventé par le gouvernement a consisté à faire payer davantage la Seine Saint Denis.

Que s’est-il passé depuis 2008, sinon le vote de la réforme Sarkozy-Fillon, véritable machine de guerre contre la République, que la gauche au pouvoir devrait s’empresser d’abroger dans sa totalité. Une majorité bien ancrée à gauche ne pourrait-elle pas mettre en chantier une véritable réforme des finances locales prévoyant un calcul de la taxe d’habitation qui prenne en compte les revenus des habitants ? À un moment où les dividendes des actionnaires explosent, n’est-il pas temps d’envisager la taxation des actifs financiers ? Par ailleurs, l’asphyxie financière des départements, et particulièrement du nôtre, est due pour l’essentiel aux dépenses liées à l’APA et au RSA et non compensées par l’État. Sa dette, à l’égard de la Seine Saint Denis s’élève à 900 millions d’euros. Il est justifié de demander son remboursement. Pour ma part, parce que j’estime que l’État doit assurer la cohésion sociale sur tout le territoire et permettre l’égalité des droits fondamentaux pour tous je suggère que le versement du RSA soit, à nouveau, assumé par l’État. Quant à l’autonomie des personnes âgées dépendantes, son inscription comme un droit, au même titre que le droit à la santé ou à la retraite s’impose. Il implique la création d’une 5ème branche de la sécurité sociale.

Mettre ses espoirs dans « un grand soir institutionnel » pour réparer les forts déséquilibres et les profondes inégalités sociales et territoriales dont souffre notre région est tout aussi mortifère que le statu quo. Mieux vaut prendre les choses à l’endroit et mettre au cœur de la réflexion, ce qui fait la vie quotidienne des habitants : salaires, emploi, formation, logement, transports, services publics. Et comment imaginer que nous pourrions y répondre sans que soient portés d’autres choix, d’autres logiques économiques, sociales, écologiques et démocratiques. L’agglomération parisienne est une mégapole internationale. Elle ne peut se passer de l’intervention de l’État en tant que garant de la solidarité nationale.

Pour justifier la « voie technocratique » qu’il préconise, Claude Bartolone écrit (toujours dans Libération) : « La création d’un département comme la Seine Saint Denis pouvait se comprendre à un moment où les usines étaient là et où les gens vivaient et travaillaient au même endroit. Aujourd’hui, ils bougent…Il faut une gouvernance qui corresponde à la vie réelle des habitants ».

Loin de moi l’idée de nier les mutations intervenues ces trente dernières années dans notre département et notre région. Mais pourquoi ce raisonnement ne s’appliquerait-il pas à d’autres départements de l’Île de France ? L’immense majorité des salariés du Val d’Oise ou de la Seine et Marne travaillent hors de leurs murs. Faudrait-il donc supprimer aussi ces deux départements ?

Ce « département unique » présente, par ailleurs, deux autres inconvénients. Il éloignerait nos concitoyens des pouvoirs de décision et aurait le fâcheux désavantage de réduire le fait métropolitain à Paris et aux trois départements qui l’entourent en ignorant les autres territoires. Cela conduirait inévitablement à un affaiblissement du rôle de la Région, à un moment où celui-ci devrait être affirmé.

Ce département, nous dit-on, serait « spécialisé dans le social ». Ainsi il y aurait, d’un côté, Claude Bartolone, le dirigeant du Parti socialiste, qui milite contre la suppression de la clause de compétence générale des départements que comporte la réforme des collectivités territoriales de Sarkozy et, de l’autre, le Président du Conseil général de la Seine Saint Denis qui se prononce pour un département avec une spécialisation des compétences. Comprenne qui pourra.

Le fait métropolitain dans l’agglomération parisienne est une réalité, mais il ne saurait se réduire à paris et aux trois départements qui l’entourent. La réflexion engagée par Paris Métropole et qui n’en ait qu’à ses débuts m’apparaît en tous cas plus prometteuse et plus innovante que ce retour au 20ème siècle. »

Robert Clément


Je contribue

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:36

 

Photo Twitter @jjbertolus

POLITIQUE -  le 21 Février 2012

 

Ségolène Royal désarçonnée par l’Humanité

 

 

La Rochelle (Charente-Maritime), envoyée spéciale. L'ex-candidate à la primaire socialiste s'est montrée embarassée ce mardi matin sur l'attitude des députés PS lors du vote du mécanisme européen de stabilité de ce soir

Ségolène Royal avait décidé d'organiser sa riposte à la venue de Nicolas Sarkozy dans la région qu'elle dirige. L'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007 organisait, hier, une conférence de presse au moment où le candidat de droite effectuait sa visite à l'usine Alstom d'Aytré. Dans le train pour La Rochelle, au milieu des journalistes, Ségolène Royal a tenu à « rappeler les promesses non tenues du candidat Sarkozy » dans la région, en citant en matière d'emploi, les exemples de New-Fabris ou des Fonderies du Poitou. Critiquant « la mise en scène » qui entoure le déplacement du président de la République « dans un endroit où ça va bien », elle a également invité Nicolas Sarkozy à se rendre plutôt à Florange, où les sidérurgistes occupent le bâtiment de la direction depuis lundi.

"Je crois qu'ils vont s'abstenir"

Mais la dirigeante socialiste s'est montrée beaucoup moins prolixe lorsque notre journal l'a interrogée sur le positionnement de ses camarades à l'Assemblée nationale, qui devaient examiner le même jour la modification du traité sur l'Union européenne et la création du mécanisme européen de stabilité (MES). «Je crois qu'ils vont s'abstenir» a-t-elle bredouillé, ostensiblement gênée par la question. Invitée à justifier ce choix, Ségolène Royal a botté en touche, nous renvoyant vers ses collègues parlementaires, «plus à même de s'expliquer sur ce sujet».

Cette réaction embarrassée est révélatrice des contradictions du PS aujourd'hui, qui se prétend premier opposant du président sortant, dans ses discours, tout en permettant l'adoption d'un texte qui ouvre la voie à la ratification du traité Sarkozy-Merkel.

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Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
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BRUNO FORNACIARI

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