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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 19:16

Ce qui vaut... et ce qui ne vaut rien

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF répond à l'annonce «en solo» par Jean-Luc Mélenchon de sa candidature pour la prochaine présidentielle. « Si ce n'est pas la primaire qui peut donner lieu à ce processus, quelle autre solution ? Et pourquoi Jean-Luc ne choisit-il pas d'inscrire sa candidature dans un processus collectif ? »

Hier, suite à l'annonce par Jean-Luc Mélenchon, en solo, de sa proposition de candidature pour la prochaine présidentielle, j'ai exprimé, comme porte-parole du Parti communiste, ce que j'en pensais. Depuis, j'ai reçu quelques réactions. Je veux y répondre.

Ce qui me frappe de toutes les réflexions et critiques qui me parviennent, comme d'ailleurs de la déclaration de Jean-Luc lui-même, c'est qu'à aucun moment elles ne s'appuient sur l'analyse de la situation réelle. Comme si cela était relégué en second plan, dans une arrière-cour, je ne sais où. Comme si de rien n'était et que la catastrophe annoncée pour 2017 n'était qu'une comptine.

Dans le match à trois qui s'installe pour 2017, nous avons tout à perdre. Le danger de Le Pen n'est pas écarté. Et dès le premier tour, du fait de la mécanique du vote utile, la gauche sera absente, le représentant du clan Hollande-Valls ne pouvant la représenter. En vérité, ce qui s'annonce, est une défaite des aspirations populaires et l'enjeu, l'enjeu réel si l'on tient compte des dernières mesures prônées par le gouvernement et des projet de la droite, ce n'est ni plus ni moins que la continuation ou non de notre Histoire de France, du modèle social et du modèle républicain. Cela mérite un peu de hauteur de vue, d'esprit de responsabilité, c'est pourquoi les propos désagréables - parfois même les insultes - qui me sont notifiés par Twitter, ou envoyés sur mon blog, ne pèsent rien.

Nous avons le devoir de tenter de bousculer ce scénario et cela fait partie des fondamentaux communistes : dans des périodes où tout se joue, le Parti communiste a su, par de grandes initiatives politiques rassembleuses, changer le cours des choses. Nous y voilà de nouveau.

Est-il possible, en quelques mois, de bousculer le paysage ? J'affirme que des millions d'hommes et de femmes sont disponibles pour relever le drapeau des combats démocratiques et émancipateurs, pour donner un avenir à la gauche et au peuple. Au deux, jamais ne n'opposerai l'un à l'autre.

Ils sont la gauche, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, la majorité des électeurs écologistes, et une très grande partie des électeurs de Hollande et des militants et élus PS qui disent maintenant, aujourd'hui, « ça ne peut plus continuer ». Ce sont les syndicalistes, les militants associatifs, les salariés en lutte.

Ils sont la gauche et ils sont le peuple : les chômeurs, les ouvriers, les employés, les enseignants, les soignants, les chercheurs, les étudiants, les artistes, les créateurs, etc. humiliés par le manque de considération pour leur travail, leur expérience, leur vie.

Ce que nous voulons, c'est ouvrir la voie de leur rassemblement. Qu'ils et elles prennent conscience de leur force rassemblée. Qu'ils et elles discutent et décident de ce qu'il faut faire et jusqu'où aller.

C'est ce que nous avons voulu faire avec le Front de gauche et nous devons rester fidèles à cette idée pour la revivifier dans un mouvement plus large, plus populaire et plus citoyen. Par ce oui cette force innombrable est disponible. Mais les femmes et les hommes qui la composent refusent qu'on parle en leur nom et à leur place. Ils veulent décider, choisir par eux-mêmes. Pour retrouver de l'autorité, la politique doit absolument prendre ce chemin.

Cette démarche collective peut réellement avoir comme ambition de constituer un nouveau front populaire et citoyen, social et politique pour un nouveau destin de la France, de l'Europe et du monde. Et pour 2017, nous devons travailler pour que les propositions politiques (primaires ou autres) donnent lieu à ce processus collectif et citoyen pour aboutir à un mouvement, un projet, une candidature, une majorité qui tourne le dos à l'austérité et nous engage sur un autre chemin. Si ce n'est pas la primaire qui peut donner lieu à ce processus, quelle autre solution ? Et pourquoi Jean-Luc ne choisit-il pas d'inscrire sa candidature dans un processus collectif ?

L'enjeu est considérable comme le sont les bouleversements auxquels nous sommes confrontés. Saurons-nous affronter ces défis ? Allons-nous passer à côté des potentialités du moment alors qu'elles sont là, à portée de main! Qui aurait dit Jeremy Corbyn ? Qui aurait dit l'Espagne et le Portugal après la Grèce? Qui aurait dit que Bernie Sanders réveillerait la jeunesse et la classe ouvrière américaine ?

Affrontons ces défis, débattons, prenons l'initiative, et le reste, les petites polémiques, les cabales, les procès, au regard des enjeux, ça ne vaut rien !

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Published by bruno fornaciari - dans front de gauche PCF
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 13:50

Saint-Varent le 19 janvier 2016

RÉAGIR face à l'ostracisme dont est victime le PCF

Nous sommes tous intéressés à trouver les réponses à la crise du système politique et économique dans lequel évoluent nos sociétés. Pour cela, nous avons besoin des éléments d'analyses et statistiques les plus divers, par ses sources, et contradictoires par les analyses et les réponses proposées. Or il faut bien le constater, le dispositif public de l'information des citoyens, notamment télés et radios ne remplit pas le rôle qu'il devrait jouer pour favoriser la réflexion de tous. L'iniquité flagrante eu égard aux idées et propositions du Parti Communiste, confère à ce sytème le caractère obscurantiste, ostracisant, censitaire, que ne devrait pas tolérer, une société fondée sur les "droits de l'homme" et ceux, constitutionnels, de la liberté d'expression. Après et en réponse aux attentats de "Charlie Hebdo" des millions de personnes se sont levées pour défendre ce droit. Il est bafoué aujourd'hui. Les idées développées par les communistes notamment, tout comme leur dirigeants, leurs élus, leurs militants sont victimes et avec eux tous ceux qui seraient intéressés à les connaître pour les approuver ou les critiquer dans un débat serein, ce cette pratique d'uniformisation des esprits. Il n'est qu'à recenser les accès aux médias pour confirmer cette appréciation. Les analyses, la présence permanente des laudateurs du libéralisme étouffent les quelques apparitions brèves et rares des contradicteurs. Chaque jour, chaque semaine, nous sommes bercés, "éduqués", sommés même de donner quitus à ce que l'on nous présente comme le seul horizon, imparfait bien sûr, inégal sûrement, mais moderne et universel. Le seul qui doit avoir voix au chapitre. Si nous considérons que l'accès aux médias est importante, voire décisive, dans la capacité à influer sur les idées et les comportements, si nous considérons que cette question de l'information est une des dimensions de la luttes des classes aujourd'hui, ne devons-nous pas de nous emparer de celle-ci comme une dimension de notre lutte et de notre politique. Nos différentes tentatives, anciennes, nous ont laissé d'amers souvenir jusqu'à faire un syndrome (intervention musclée à TF1 dans les années 70/80). Depuis longtemps nous sommes muets sur cette question pourtant essentielle. Les prises de position récentes de nos dirigeants et de notre presse confirment la volonté et la nécessité de prononcer pour une information véritablement pluraliste. Le traitement de l'ensemble des médias lors des régionales, en faisant du FN le référent à déplacé les enjeux de cette élection et favoriser le résultat de droitisation de la société déjà à l'oeuvre. Bref, beaucoup de choses à dire. Surtout beaucoup de choses à faire. Des campagnes, nationales, locales, pour la liberté d'expression et le pluralisme de l'information, des interventions des députés et sénateurs communistes et du FDG, une question d'actualité à l'Assemblée Nationale, la demande d'une commission d'enquête parlementaire par exemple, pourrait être de nature à engager ce débat indispensable jusqu'à obtenir de sensibles amélioration dans ce domaine favorisant ainsi une émergence démocratique. Parmi d'autre questions soulevées par les communistes, elle devra être traitée en vue d'une réponse appropriée, lors du 37e congrès du PCF qui se prépare dès maintenant.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 09:33

Jacky Bourdon

Monsieur Dartigolle ne pensez -vous pas que vous nous refaite le coup du programme commun, celui qui est en parti responsable de la perte du PCF .....mais il est vrai que vous allez me dire que non, que vous avez décidé de faire une primaire, état de fait à la mode comme il s'est fait a l'UMP et au PS......vous voulez donc nous faire un rassemblement de la gôche bobo voulu par qui, si ce n'est les Etats Unis et l'UE pour en fait être la bouée de sauvetage du PS au second tour.....je souhaiterai donc comprendre à quoi va donc servir le premier tour des présidentielles si nous n'y sommes pas représenté en tant que communistes.....il s'agit donc que pour la deuxième fois consécutive vous n'allez donc pas présenter un candidat de notre parti.....comme cela va surement être le cas, vous devriez tout simplement zapper le premier tour et passer directement au second....Alors je souhaiterai donc comprendre par des explications pour qui Monsieur le porte parole du PCF vous et vos pareils vous vous battez contre qui ? A savoir si ce n'est pas pour une gauche capitaliste aux multiples visages qui ne sème que misère ou désespoir ? Il va donc de soi que nous sommes amenés à constater que vous avez baissé les bras....alors que nous à la base, nous sommes une multitude de communistes à vouloir se retrousser les manches pour que notre parti le PCF soit présent à la présidentielle de 2017 afin de représenter nos valeurs qui ont été mises en place lors du congrès de Tours en 1920, ce dont nous exigeons de vouloir continuer à représenter.....même si nous ne faisons que 1%, au moins nous aurons le sentiment de ce réjouir de ce que nous avons fait, dans un premier temps pour faire revivre notre parti, près de tous ceux qui nous ont quittés et près de notre électorat que nous avons copieusement délaissé.... surtout ne
pas oublié que nous sommes le seul parti politique qui a toujours lutté contre le fascisme......Vive le PCF....

Pourquoi la tenue d’une primaire à gauche peut-elle s’avérer dangereuse ?

En pleine crise de représentation. Olivier Dartigolles Porte-parole du PCF et Rémi Lefebvre Professeur de sciences politiques

HUMANITE.FR

Bruno Fornaciari Monsieur Jacky Bourbon il ne faut pas faire dire à Olivier Dartigolles ce que vous souhaitez entendre pour développer votre argumentation. Reportez-vous au texte de la contribution de ce dernier parue dans l'humanité. Deuxième observation, vous vous prétendez communiste mais vous utilisez le vouvoiement pour mieux vous éloigner de la ,fraternité entre nous. Troisièmement la question de la présentation ou non d'un candidat PCF à la présidentielle ne peut plus se poser comme jadis. Vous le dîtes vous-même en constatant "tous ceux qui nous ont quittés". En effet, l'influence du PCF n'est plus ce qu'elle était. Et, faut-il en réponse à la crise que nous connaissons formuler les mêmes réponses ? A vous lire le parti communiste dit se suffire à exister lui-même, comme un témoignage de la fidélité au temps passé. L'histoire révolutionnaire est jalonnée de bonnes intentions.La naissance du PCF au début du 20e siècle intervient dans une période historique du développement de la lutte des classes à l'échelle internationale marquée par l'émergence de partis révolutionnaire. Tout au long du siècle dernier, en France notamment , de 36 à 45 en passant 68 et 81 le PCF a joué un rôle de premier plan dans le mouvement social. Les forces de la réaction n'ont jamais abdiqué. A la, fin du siècle dernier elles ont repris l'ascendant, ce que nous avions cru impossible après les horreurs des deux grandes guerres criminelles. C'était, sans compter sur la résurrection des forces du passés qui fomentent aujourd'hui leur retour. Les questions qui sont posées aux communistes et à toutes les forces progressistes aujourd'hui, est bien celle de trouver les formes et les moyens d'enrayer cette évolution réactionnaire qui semble inexorable. Le PCF est-il à lui seul la solution ? Peu le pense. Nous luttons depuis toujours pour rassembler un maximum de forces pour un monde meilleur pour les classes travailleuses. Comment faire et avec qui et avec quels outils politiques ? La réponse ne va pas de soi. L'intelligence, l'expérience accumulée au cours de ces décennies ne doivent pas être passées par pertes et profits. Création, audace, invention, contributions et débats seront nécessaires à l'émergence d'un en-commun transformateur progressiste. Le PCF tel qu'il est, tel qu'il est devenu pourra-t-il à nouveau jouer un rôle positif dans la nouvelle marche en avant indispensable aux couches populaires ? Faut-il réfléchir à une nouvelle organisation de type révolutionnaire du 21e siècle correspondant au moment historique que nous vivons ? Naturellement les débats préparatoires au 37e congrès aborderont sans doutes ces questions latentes depuis plusieurs années. Les responsabilités des communistes sont grandes, il ne faudra pas les prendre à la légère ou avec des oeillères.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF PCF THOUARSAIS PCF 79
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 15:02
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 14:17
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 09:31

Goodyear : Le PCF exige l'annulation de ce jugement inique et l'amnistie pour les militants syndicaux

La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l'intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands Groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l'intérêt général.

Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité en criminalisant l'action syndicale, en interdisant aux salariés d'intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d'autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ?

Nous ne l'acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n'acceptons pas que la dérive sécuritaire dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer s'accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l'Homme.

Le Parti communiste français, ses parlementaires, ses élus, ses militants expriment avec une immense fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear. Ils exigent l'annulation de ce jugement inique et, au-delà, l'amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l'exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat. Ils portent l'exigence de moratoires immédiats dès l'annonce de licenciements ou suppressions d'emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour toute action, tout débat en ce sens, pour que se lève dans ce pays l'espoir d'une alternative aux politiques d'austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays. Disponibles et mobilisés pour une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d'étouffement des contestations.

Pour une République dont il est désormais urgent de redonner sens, celui de la démocratie et des droits pour tous.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 22:06

Prison ferme contre 8 syndicalistes

Le gouvernement devra rendre compte !

Communiqué de presse commun CGT, FNIC CGT, UD 80, UL AMIENS Z.I., SYNDICAT CGT Goodyear

Les 7 longues années de lutte des salariés de Goodyear, face à la multinationale, ont été marquées de conflits durs et âpres avec un patronat violent ayant recours à des vigiles, des hommes de main omniprésents dans les ateliers, l’entreprise, pour faire peur, faire taire les salariés et leur faire accepter la fermeture de leur usine.

Toutes les plaintes des militants CGT Goodyear pour que le droit du travail, la santé des salariés soient respectés, ont été déposées au commissariat, transmises au Procureur de la République ; mais mises au panier et classées sans suite.

Après 7 années de combat, un accord est signé entre la direction et la CGT, avec des dimensions sociales et l’abandon de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des militants CGT.

Le Procureur de la République, sans doute soutenu par sa hiérarchie, voire le 1er Ministre, décide seul de poursuivre l’action devant les tribunaux contre 8 militants CGT. Il demande au juge de condamner ces 8 militants à 24 mois de prison dont la moitié ferme. Le juge vient de prendre la décision de suivre le pro- cureur en condamnant 8 représentants des salariés de Goodyear à 24 mois de prison dont 9 mois fermes avec 5 années de mise à l’épreuve.

Défendre les intérêts des salariés devient ainsi un délit aux yeux de ce pouvoir qui prétend rendre justice dans le pays ! Justice à soi-même, puisqu’il n’y a plus aucune plainte de la société Goodyear, ni de quelconque !

POURQUOI TANT DE HARGNE CONTRE LA CGT ?

C’est la première fois dans l’histoire de la République que, sous un gouvernement dit « de gauche », de telles peines sont infligées à des syndicalistes. Le gouvernement devra rendre des comptes aux salariés, à la population, aux électeurs le moment venu.

Le gouvernement est responsable de la justice de son pays ! Une justice qui place le militant syndical au rang de délinquant est une justice de classe.

Le contexte actuel qu’utilise le gouvernement de « l’état d’urgence » ne justifie pas la mise en cause de l’activité et de l’action syndicales. Cette décision est un choix politique répressif contre les droits et liber- tés des citoyens à se défendre dans leur travail avec les syndicats, ce que dénonce la CGT depuis l’instauration de « l’état d’urgence ».

LA CGT, TOUTE LA CGT, NE LAISSERA PAS EMPRISONNER SES MILITANTS !

Si le gouvernement veut déclarer la guerre au syndicalisme CGT, il devra en assumer les conséquences.

Toute la CGT, tous ses militants avec les salariés et tous ceux, pour qui la justice n’est pas un instrument politicien, sont appelés à organiser la riposte.

L’APPEL CONTRE CETTE DÉCISION EST ENGAGÉ ET DÈS MAINTENANT, PARTOUT, DES COMITÉS DE DÉFENSE POUR LES DROITS ET LIBERTÉS DOIVENT ORGANISER, RASSEMBLER, MOBILISER L’ENSEMBLE DES SALARIÉS, DE LA POPULATION CIVILE POUR LE RESPECT DES DROITS ET LIBERTÉS INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES.

Montreuil, le 12 janvier 2016

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 21:51

Indignation et colère après la condamnation de ces salariés

Goodyear -

Suite à la décision du tribunal correctionnel d’Amiens de sanctionner les salariés mobilisés contre la fermeture de leur entreprise à 9 mois de prison ferme, les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain et Citoyen font part de leur colère face à cette condamnation et expriment à nouveau avec force leur engagement en faveur de l’action collective et de la défense des salariés victimes de la répression, alors que les sanctions à l’encontre des représentants du personnel se multiplient.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC rappellent l’adoption par la majorité du Sénat de leur proposition de loi d’amnistie sur les faits commis à l’occasion de mouvements sociaux le 27 février 2013. Ils affirment vouloir continuer à défendre l’amnistie des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux, mais aussi d’activités syndicales ou revendicatives ainsi que l’amnistie des sanctions disciplinaires actuellement en instance de débat à l’Assemblée nationale.

Aussi, les sénatrices et sénateurs du groupe CRC demandent l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale dans les plus brefs délais de l’examen de leur proposition de loi d’amnistie pour les militantes et militants syndicaux.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:41

PRISON FERME POUR DES EX GOODYEAR

Deux poids, deux mesures innaceptables

Huit anciens salariés de Goodyear Amiens jugés pour avoir séquestré deux cadres de l’entreprise en 2014 viennent d’être condamnés à deux ans de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal correctionnel d’Amiens.

Je suis totalement indigné d’apprendre que la « justice » vient de condamner huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens en lutte pour sauvegarder leur entreprise, leur outil de travail et leur emploi, à 9 mois de prison ferme (et 15 mois avec sursis).

C’est une décision inique qui montre une nouvelle fois que s’applique en France une justice de classe selon que l’on est ouvrier ou dirigeant, citoyen ou ministre, justiciable ou évadé fiscal. Ex-ministres, grands patrons et autres fraudeurs à grande échelle, eux, s’en sortent toujours à bon compte. Deux poids, deux mesures !

Les salariés de Goodyear se sont battus pour vivre dignement et empêcher l’usine de mettre la clé sous la porte. L’histoire récente a pourtant donné raison à leur combat alors que le pays connaît un certain regain de l’industrie automobile, particulièrement dans la région Nord Pas de Calais Picardie où les carnets de commande reprennent de la vigueur et qu’il y aura besoin ici de ces ouvriers qualifiés dans leur domaine.

Ce jugement vise purement et simplement à servir d’exemple pour étouffer dans l’œuf toute tentative de relever la tête contre les décisions les plus inacceptables. Nous refusons cette justice à deux vitesses et sommes solidaires des salariés condamnés injustement.

Fabien Roussel

Secrétaire départemental du PCF Nord

PRISON FERME POUR DES EX GOODYEAR

 
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Deux poids, deux mesures innaceptables

Publié le 12 janvier 2016

Huit anciens salariés de Goodyear Amiens jugés pour avoir séquestré deux cadres de l’entreprise en 2014 viennent d’être condamnés à deux ans de prison, dont neuf mois fermes, par le tribunal correctionnel d’Amiens.

 

Je suis totalement indigné d’apprendre que la « justice » vient de condamner huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens en lutte pour sauvegarder leur entreprise, leur outil de travail et leur emploi, à 9 mois de prison ferme (et 15 mois avec sursis).

C’est une décision inique qui montre une nouvelle fois que s’applique en France une justice de classe selon que l’on est ouvrier ou dirigeant, citoyen ou ministre, justiciable ou évadé fiscal. Ex-ministres, grands patrons et autres fraudeurs à grande échelle, eux, s’en sortent toujours à bon compte. Deux poids, deux mesures !

Les salariés de Goodyear se sont battus pour vivre dignement et empêcher l’usine de mettre la clé sous la porte. L’histoire récente a pourtant donné raison à leur combat alors que le pays connaît un certain regain de l’industrie automobile, particulièrement dans la région Nord Pas de Calais Picardie où les carnets de commande reprennent de la vigueur et qu’il y aura besoin ici de ces ouvriers qualifiés dans leur domaine.

Ce jugement vise purement et simplement à servir d’exemple pour étouffer dans l’œuf toute tentative de relever la tête contre les décisions les plus inacceptables. Nous refusons cette justice à deux vitesses et sommes solidaires des salariés condamnés injustement.

Fabien Roussel

Secrétaire départemental du PCF Nord

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 16:31

L'hommage à "Charlie" jauni par Hallydays

 

10 janvier, 21:48

 

'' Etrange dimanche d'hiver''
(Parole et musique Laffitte M)
Sur la grande place je cherchais le chêne
J'y ai surtout trouvé un gland. 
Difficilement, le vieil évadé fiscal 
a quitté les bords du lac Léman
voûté sous le poids de son hernie fiscale.
De la place de la République
Virés, les sans papiers 
pour célébrer la fraternité.
Commune de Paris et Victor Hugo cité
par ces misérables qui nous livrent au Medef et banquiers.
Qu'il est étrange ce dimanche d'hiver.

 
 
Photo de LM Laffitte.
 
 
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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES hommage - souvenir
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BRUNO FORNACIARI

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