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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 11:07

Tout d'abord le grand quotidien allemand Die Welt, a choisi comme titre "Wie Angela Merkel sich in einen Tollpastsch verliebte" (Comment Angela Merkel s'est éprise d'un lourdaud", ce qui donne le ton de cet article.

 

Celui-ci commence par la comparaison déjà faite outre Rhin entre Nicolas Sarkozy et Louis de Funès. Puis il fait remarquer que l'ensemble de la coalition qui forme le gouvernement allemand n'apprécie pas le soutien de la chancelière au président de la République française. Le journal précise que le ministre des Affaires étrangères allemand, Guido Westerwelle (FPD) a accusé Mme Merkel de n'avoir pas respecté la neutralité requise en tant que chancelière, il a déclaré au journal "Der Spiegel"  : Le gouvernement fédéral n'a pas à prendre partie dans la campagne électorale francaise"


Quant au journal allemand "lDer Spiegel" (centre-gauche) lui, il titre son article : "Dream-Team vom Élysée" (Le dream team de l'Élysée) et ironise sur l'harmonie du couple franco allemand. Voilà comment il décrit la scène : le président français a regardé avec sympathie la chancelière et lui a demandé en anglais : "fatiguée ?", alors Merkel a secoué la tête avec un air amusé et a répondu en anglais séchement, comme à son habitude : "fatiguée ? non".

 

L'hebdomaire allemand fait également remarquer qu'en s'invitant dans la campagne présidentielle française, la chancelière joue à un jeu dangereux. Dans son article, le journal indique que cette position pourrait offenser François Hollande, le candidat socialiste qui selon les derniers sondages pourrait être élu avec une marge importante, et avec qui il devrait alors travailler.

 

Il met également en exergue dans cette article que la chancelière s'accommode du fait que les vieux ressentiments à l'égard de la puissante Allemagne ressurgissent en France et que ce pays se divise en une droite pro-allemande et une gauche anti-allemande. Enfin il souligne que ce soutien de la chancelière à Nicolas Sarkozy ne soit pas suffisant pour la réelection de celui-ci, mais qu'alors le mal serait fait.

 

Le Süddeutsche Zeintung (conservateur) déclare, lui aussi, qu'Angela Merkel aurait tout à perdre à "brusquer" le favori des sondages français François Hollande. Pour ce journal allemand, on ressent une impression dangereuse que l'Allemagne voudrait empêcher la victoire politique du parti socialiste français, et que si François Hollande devenait le président, il serait difficile de lui demander d'oublier cette position et de pardonner.

Toujours selon le Süddeutsche Zeintung, la crise va forcer la chancellerie allemande et le président français à coopérer. Or la position de Merkel qui snobe François Hollande, peut coûter cher à l'Allemagne. Il serait bon que la chancelière accepte de recevoir ce dernier comme il l'a demandé, car bientôt elle peut être tenu a faire appel à sa raison en tant que président.

 

En résumé, la presse allemande ne comprend pas trop cette démarche de leur chancelière de soutenir sans condition Nicolas Sarkozy dans sa campane électorale, malgré sa déclaration précisant que leurs partis étaient amis : " Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans, car nous appartenons à des partis amis".

De toute façon cette interview croisée a fait paraître encore plus Nicolas Sarkozy à la remorque de la chancelière allemande, quoi qu'il en dise. Le quotidien populaire Bild, qui est le journal le plus lu d'Allemagne, confirme ce que j'ai ressenti en regardant à la télévision cette interview, en écrivant ceci : le fier chef de la "grande nation" France se prosterne devant Merkel. Car étant très bas et devancé par le candidat socialiste dans les sondages il a besoin du soutien public de Merkel.

 

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:25

 

Politique - le 6 Février 2012

Front de gauche

Le tour anti-FN du Front de gauche

L’offensive de Marine Le Pen sur le monde ouvrier fait d’elle une adversaire naturelle du 
Front de gauche, 
qui met en œuvre une série d’initiatives pour faire la lumière sur sa nature.

 

«Front contre Front. » Vendredi soir, aux Lilas (Seine-Saint-Denis), à son quartier général de campagne, le Front de gauche lançait un cycle de réunions publiques et de formations pour combattre le Front national. Traduction d’un besoin chez les militants et dans la population, ce décryptage va s’accélérer : à l’argumentaire édité par le PCF (disponible sur www.placeaupeuple2012.fr) et au livre de Laurent Maffeïs (1), déjà paru, s’ajoutent le deuxième volume des Cahiers du Lieu d’études sur le mouvement des idées et des connaissances (2) et le Parti de l’étrangère, tous deux publiés récemment. Pour parachever le travail, la coalition distribue un tract de campagne sur « l’imposture Le Pen », tiré à 8,5 millions d’exemplaires.

 

« Sortir le combat contre le FN du terrain moral »


« On voudrait assigner les ouvriers à résidence d’un vote xénophobe et propatronal », s’étrangle le secrétaire national du Parti de gauche, Alexis Corbière. Comme lui, Laurent Maffeïs, responsable du pôle argumentaire de Jean-Luc Mélenchon, entend « sortir le combat contre le FN du terrain moral ». « Il faut aller au fond du programme de Marine le Pen pour montrer en quoi elle est un danger pour les travailleurs. » Et de se charger de la besogne en trois points, tous inscrits dans son programme.

 

Pour Marine Le Pen, le logement doit rester « un bien marchand ». Et parce que le premier responsable de la crise, c’est « l’explosion de l’immigration », elle ne veut plus construire de logements sociaux et propose, dans ce qu’elle pense cohérent pour lutter contre l’immigration, la mise en place d’un « plan décennal de destruction des cités construites dans les années 1955 à 1970 ».

 

Les salaires ? Sa proposition de prise en charge par l’État de 200 euros de cotisations sociales n’augmentera pas le salaire brut, donc « les patrons ne donneront pas un centime », explique Laurent Maffeïs : « On augmente les salariés avec ce qui devrait être du salaire différé, creusant le déficit de la Sécu et donc augmentant les impôts. » Quant à la retraite, un jour elle défend « la retraite à la carte », le lendemain la retraite à 60 ans, « deux systèmes incompatibles : l’un est individualiste, l’autre est une garantie collective ».

 

L’ethnologue et élu régional PCF de Provence-Alpes-Côte d’Azur Alain Hayot part lui aussi de l’analyse d’une situation concrète, mais se place sur le terrain politique. « Trop longtemps la gauche est restée l’arme au pied face au FN. On a culpabilisé nos électeurs, en disant qu’ils votaient désormais FN. » En ligne de mire, les sondeurs et politologues qui copient leurs analyses « bidon » les uns sur les autres. Il leur oppose « le meilleur démographe de France », Hervé Le Bras. Dans le Monde du 24 janvier, il estimait, d’une part, que « l’insistance à faire du vote FN un vote ouvrier (n’est) pas justifiée dans les faits », de l’autre, que « le lien entre classe ouvrière et vote communiste était faible » : « La géographie du vote FN n’est en rien comparable à celle du vote PC. »

 

Alain Hayot, comme nombre d’observateurs du phénomène, a quant à lui constaté que « l’électorat PCF s’est avant tout réfugié dans l’abstention ». La solution ? « Donner à voir un autre projet », combattre la division des travailleurs quelle que soit leur origine. Bref, « redonner de la conscience de classe » à ceux qui ont perdu la volonté de se battre.

 

(1) Les Cinq Mensonges du FN. Réplique à Marine Le Pen, 
éditions Bruno Leprince, 5 euros.

(2) Combattre le Front national 
de Marine Le Pen, 1 euro.

 

Grégory Marin

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:23

 

Régionales 2010 - 14 et 21 mars

La campagne en Pays de la Loire

Les élus PC reversent leur indemnité

jeudi 25 mars 2010

Julie Cochin 29 ans, au RSA, n'échappera pas à la règle. Mais ses camarades vont l'épauler par ailleurs.

Dans la nouvelle assemblée régionale, elle sera la porte-parole des plus démunis. La Mayennaise Julie Cochin, 29 ans, élève son fils de 9 ans, touche le RSA, décroche parfois des petits boulots. La galère des fins des mois difficiles avec les notes d'eau et d'électricité en souffrance, elle connaît.

Élue sous la bannière du Parti communiste, on l'imagine tirée d'affaire. Et bien non. Certes, comme tous les élus, elle va toucher une indemnité. Autour de 2 000 € net au titre de conseillère de base, un peu plus si elle se voit confier un rôle à la commission permanente. Mais elle devra reverser intégralement cette indemnité au parti pour le faire vivre. « C'est la règle et je trouve cela très bien », dit la jeune femme. « Tous ses frais seront pris en compte et elle disposera des outils nécessaires pour faire du bon travail », précise de son côté Gilles Bontemps. Lui-même élu PC depuis 1998 reverse son indemnité.

« Chez nous, il n'est pas question d'être élu par intérêt personnel. On vit de son salaire, cette disposition peut surprendre, je le conçois, mais ce n'est pas nouveau. Nous expliquons pourtant le mécanisme régulièrement », assure l'ancien docker, préretraité au titre de l'amiante. Et quand on s'étonne encore de tant d'abnégation, il tient à rassurer. « Il y a une grande solidarité au sein du PC. Nous allons nous démener pour aider Julie à trouver un travail. »

Dans les autres partis ?

Sans aller jusqu'à cet extrême, il existe aussi des règles de contribution dans les autres partis. « Cela oscille entre 10 et 20 % selon les fédérations », explique le socialiste Yannick Vaugrenard. Les nouveaux venus d'Europe Écologie ont adopté la charte de reversement des Verts. « Nous reversons 15 % de l'indemnité », annonce la tête de liste du mouvement, Jean-Philippe Magnen. Avant d'aller plus loin. « Nous souhaitons exposer tout cela très clairement aux citoyens en début de mandat. Que chacun dise combien il touche et ce qu'il reverse, comme l'a fait François de Rugy (député Verts). »

Le centriste Christian Gillet redonne 10 % de son indemnité au Nouveau centre. Même chose avec ce qu'il touche au titre de sa vice-présidence au conseil général du Maine-et-Loire. Médecin, il n'exerce plus depuis dix ans. « Avec la politique, j'ai divisé mes revenus par trois. »

Thierry BALLU.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 09:20

 

Communiqué :
 
C’est un spectacle lamentable auquel nous avons assisté ce soir. Un geste désespéré d'un candidat probablement perdant qui appelle à la rescousse son homologue allemande – elle-même très en difficulté dans son pays.
 
Il ne s’agissait pas d'un échange franco-allemand entre deux Chefs d'Etat qui cherchent ensemble des solutions à la crise, mais bien du soutien officiel de la CDU à l'UMP, c'est à dire un échange de bons procédés entre les deux partis les plus ultralibéraux que l'Europe n'ait jamais connu.
Ces deux là malmènent comme jamais les peuples français et allemand et tentent d'imposer leurs politiques dangereuses à l'ensemble des peuples européens. La réforme des traités qu'ils proposent vise la centralisation des décisions budgétaires et économiques au niveau européen, à savoir l'austérité automatique et une attaque sans précédent contre les souverainetés populaires.
 
Le PCF appelle les français à envoyer un signal clair de rejet du « traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l'union économique et monétaire » par le vote Front de gauche aux élections présidentielles et législatives.
Un gouvernement de gauche devra consulter les français par référendum sur ce traité, leur permettre de le rejeter ou d’en négocier un nouveau, n’en déplaise à Madame Merkel. Si tel est le choix du peuple, il devra formuler des alternatives solidaires et démocratiques à la construction européenne actuelle.
 
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Président du PGE,
 
Paris, le 6 février 2012.
 
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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 23:19

Monde - le 6 Février 2012


C’est par cette injonction que le président turc tente de rappeller ce lundi les différentes parties à la raison à l’ONU. Entre le CNS qui crie au "génocide" et la Russie qui condamne la réaction "hystérique" de l’occident, la diplomatie s’égare.

Les bombardements de Homs, qui se poursuivent encore ce lundi, ont créé une nette fracture au Conseil de sécurité de l’ONU. Les tièdes, comme l’Inde et l’Afrique du Sud, ont du prendre clairement parti pour la résolution portée par la ligue arabe. Laissant la Russie et la Chine, seuls, s’opposer fermement à la condamnation. La Russie a indiqué qu’elle maintiendrait sa position tant que le projet appelle au changement de régime et donc crée un déséquilibre tel entre pouvoir en place et opposition, que toute discussion est impossible.

 

Face au bilan qui s’alourdit de jour en jour, les déclarations occidentales se font solennelles, presque des sentences : "Nous, les Etats-Unis, nous tenons du côté du peuple syrien. La Russie et la Chine sont manifestement avec Assad" a ainsi déclaré avec emphase l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Mme Susan Rice. Dans la foulée, l’ambassade américaine à Damas a été fermée. L’ambassadeur britannique a été rappelé également.


Le CNS, qui rassemble plusieurs groupes d’oppositions à al-Assad, s’affranchit des bornes sémantiques et dénonce "un génocide" à Homs, face auquel "le monde ne peut rester silencieux". "Ce qui se passe depuis des jours à Homs est un génocide, avec des maisons détruites qui s'écroulent sur leurs habitants, des femmes, des enfants et des vieillards tués".

Ce qui permet à l’ambassadeur russe à l’ONU de dénoncer une réaction "indécente et hystérique" de la part de l’Occident. Le président turc tente toutefois d’appeler au calme : "nous sommes tristes au sujet du vote à l'ONU", mais "tout le monde doit se rappeler que la guerre froide est finie".

 

Le bilan humain en Syrie continue à s’alourdir. Il y aurait eu des dizaines de morts aujourd’hui en Syrie, dont 24 victimes et de nombreux blessés dans les bombardements à Homs.

 

Tandis que les diplomates s’invectivent à l’ONU, l’opposition à Assad continue de s’organise militairements. Un "Conseil militaire révolutionnaire supérieur" a été formé, rassemblant des officiers déserteurs sous l’égide du général Moustapha al-Cheikh. Il annonce "l'embrigadement des rebelles (...) dans toutes les provinces syriennes". L’Armée Syrienne Libre avoue qui revendique  40 000 hommes, avoue ne pas être au courant.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 23:17

Monde - le 7 Février 2012

Georges Wolinski: "Le courage du peuple cubain"

L'Humanité de ce mardi 7 février fait le bilan de cinquante ans de blocus total imposé par les Etats-Unis à Cuba, depuis le 7 février 1962. Nous publions ici le point de vue de George Wolinski, dessinateur et président d'honneur de Cuba Si France.


"En 1970, je suis allé à Cuba pour la première fois. Je représentais la France à une exposition de dessins politiques. Ceux que j’exposais avaient été publiés, pendant les évènements de 1968, dans Action,  L’Enragé et Charlie Hebdo. Ensuite, invité par le festival de l’humour de San Antonio de Los Banos, j’ai fait de nombreux séjours à Cuba. J’ai pu côtoyer des dessinateurs roumains, coréens du Nord, polonais, tchèques. Place de la Révolution, trois heures durant, j’ai écouté le discours de Fidel Castro. Plus tard, en 1992, j’ai été le président d’honneur de la biennale de l’humour.

Pour rejoindre Cuba, il fallait partir de Madrid ou de Prague et voyager quelques vingt deux heures. A l’époque, étant donné le blocus américain, 80% de l’économie cubaine, dépendait de Moscou et des pays de l’Est. Puis, il y eut l’effondrement du bloc soviétique et ce fut un coup dur pour Cuba. Le peuple manquait de tout pour vivre comme pour travailler. Charly Bouhana, membre du syndicat de Livre, m’a demandé de le rejoindre pour aider les artistes et les écoliers cubains. Ainsi, est née l’association de solidarité : Cuba Si France. Première initiative : le bateau de la solidarité. Un cargo chargé de cahiers et autres feuilles de papier, de fournitures scolaires, destinés aux écoles.

Ensuite, l’association a accompagné différents projets d’aide à l’enfance. Il y eut encore un envoi de matériel destiné aux artistes qui ne disposaient plus de rien pour créer. Des artistes liés au gouvernement en place mais qui, malgré tout, ne pouvaient plus travailler.

Depuis cette époque, Cuba Si France n’a pas cessé de manifester son indignation contre le blocus américain. Il y a deux ans, quand je suis retourné à Cuba, j’ai pu observer le courage du peuple pour résister aux conditions de vie provoquées par l’embargo. J’ai vu défiler un million et demi de jeunes cubains, visiblement en pleine santé, devant un Raul Castro souverain. Pas un n’a crié : « Dégage Raul ! » en passant devant la tribune.

Le 8 mars, lors de la journée internationale de la femme, j’ai écouté les propos de Mayda Alvarez Suarez, militante du Centre d’Etude de la Femmes, organisme sous tutelle du gouvernement. Elle était l’invitée en France de notre association. Après cinquante-deux ans de révolution, Mayda résume la philosophie des Cubaines. A la surprise générale et malgré le peu d’enthousiasme des hommes, elles ont, dit-elle, conquis leur autonomie. L’égalité des salaires est instaurée par la loi et elles peuvent exercer des postes décisionnaires. Et cela, malgré la vie difficile, le manque de denrées alimentaires, les crèches introuvables et la violence en hausse.

Quant à la natalité, elle décroit. 1,6 enfant par couple. Avant la révolution Mayda explique que de nombre de jeunes filles de 14 ans se retrouvaient enceintes, aujourd’hui, l’âge moyen la natalité est de 24 ans. Qu’en est-il des rapports hommes-femmes ? La formule est envoyée par Mayda : les hommes que veulent les femmes n’existent pas encore. Les femmes que les hommes veulent n’existent plus !   Dans un avenir proche, d’importantes réformes se préparent, comme la perte de 500.000 fonctionnaires. Mayda sourit : « On en a vu d’autres ».

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 23:13

"Pour nous, c'est Mélenchon". Ce mardi matin, 64 auteurs de romans policiers se sont ralliés à l'appel à soutenir le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle prochaine. Nous publions ici leur proclamation et la liste des cinquante premiers signataires.


"Pour nous, c’est Jean-Luc Mélenchon"


 "Renvoyer l’actuel président de la République et la majorité qui le soutient à l’occasion des élections de 2012 est une urgence absolue. Cependant, l’expérience vécue dans le passé dans notre propre pays et d’autres en cours dans divers pays européens, montrent qu’il ne suffit pas de chasser la droite du pouvoir pour que soit menée une politique réellement alternative, visant à une transformation sociale profonde pour davantage d’égalité, de justice et de liberté.

Il faut pour cela partager les richesses sur une base nouvelle, en finir avec la précarité et l’insécurité sociale, reprendre le pouvoir indûment confisqué par la finance et les banques, aller vers une planification écologique et des choix énergétiques contrôlés par les citoyens, redonner du sens au travail et produire autrement en mettant l’accent sur ce qui est durable en redonnant toute sa place à l’Humain avec sa part de rêve, construire une autre Europe dans le cadre d’une mondialisation tournée vers la coopération et la paix, faire vivre une République où le peuple exerce le pouvoir pour de bon.

 

"Société fondée sur la solidarité et la coopération"


On ne pourra y parvenir qu’en mobilisant l’ensemble des forces vives  de la société, sur les lieux de travail, dans les espaces publics, en se nourrissant de l’expérience que chacun-e s’est forgée des manières de résister à l'injustice. Le programme et la pratique politiques du Front de gauche et de son candidat commun Jean-Luc Mélenchon ont d’ores et déjà créé une dynamique nouvelle. Elle redonne corps à l’espoir d’une société et de rapports humains fondés sur la solidarité et la coopération.

 

Notre domaine c’est celui du genre policier, du roman noir. Dans nos livres, à notre façon, nous témoignons de l’état du monde, d’une société malade du fric et du profit, de l’asservissement des petits au credo des chantres du libéralisme. C’est bien parce que le roman noir a toujours été une littérature de dénonciation et de combat, que nos maîtres s’appellent Jack London, Dashiell Hammett ou B.Traven,  que nous nous engageons aujourd’hui  résolument en disant haut et fort:

 

Pour nous c’est le Front de Gauche. Pour nous c’est Jean-Luc Mélenchon

 

  • Premiers signataires: Roger Martin, Gérard Streiff, Maxime Vivas, Pierre Lemaitre, Antoine Blocier, Jose Noce, Max Obione, Jeanne Desaubry, Michel Embareck, Cedric Fabre, Frédéric Bertin-Denis, Christian Rauth, Francis Mizio, Jacques Mondoloni, Jérôme Zolma, Claude Soloy, Philippe Masselot, Christian Robin, Maclo, Jean pierre Orsi, Jean Paul Ceccaldi, Claudine Aubrun, Jean Pierre Petit, Ricardo Montserrat, Patrick Amand, Francis Pornon, Jerome Leroy, Serguei Dounovetz, Margot D. Marguerite, Yves Bulteau, Roland Sadaune, Jean Paul Jody, Jean Jacques Reboux, Nadine Monfils, Gilles del Pappas, Pierre d’Ovidio, Alain Vince, Hervé Le Corre, Jan Thirion, Pierre Filoche, Jacques Bullot, Hugo Buan, Laurent Martin, René Merle, Fraçois Guilbert, Frédéric Prilleux, Xavier-Marie Bonnot, Sophie Loubière, Michel Maisonneuve, Maxime Gillio, Marcus Malte, Jack Chaboud, Baru, Genevieve Dumaine, Christian Roux, Mario Absentès-Morisi, Pierre Mikaïloff, Sebastien Gendron, Nicole Barromé, Marie Vindry, Harold J.Benjamin, John Marcus, Eric Neirynck, Patrick Raynal.

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 23:07

Note de conjoncture 20 - 3 février 2012

Alain Vermeersch : L'actualité des sondages,

 

Présidentielles

 

L’institut Sofres confirme trois constats importants : le score d’ensemble à gauche pour le premier tour 2012 restait faible depuis un an. Il progresse. Jean-Luc Mélenchon atteint à présent 8 à 9% des intentions de vote. Le potentiel électoral de Marine Le Pen paraît stagner et même régresser. Hollande 31,5%, Sarkozy 26%, Le Pen 16%, Bayrou 12%, Mélenchon 9%, Joly 3%, Villepin 1,5%, Dupont-Aignan 0,5%, Lepage 0,5%, Arthaud, 0%, Chevènement 0%, Nihous 0%, Poutou 0%, Boutin 0%

 

Sondage TNS-Sofres pour Canal + (01/02) : 56% des personnes interrogées déclarent "normal", vu le contexte de crise, que le président continue à prendre des décisions de poids. 40% sont d'un avis inverse (4% sans opinion), selon cette enquête d'opinion. Les mesures annoncées aideront-elles à soutenir la croissance ? 64% répondent non, 29% oui. 7% sont sans opinion.

 

François Hollande (31,5%) devancerait de 5,5 points Nicolas Sarkozy (26%) au premier tour de la présidentielle, tandis que Marine Le Pen (16%) et François Bayrou (12%) seraient nettement derrière, selon un sondage TNS Sofres pour le Nouvel Observateur et i-TELE -01/02) et réalisé après l'intervention télévisée du chef de l'Etat.

Mme Le Pen cède 0,5 point, tandis que François Bayrou, qui n'avait que 7% des intentions de vote, en gagne 5.

Jean-Luc Mélenchon serait 5ème, avec 9% des intentions de vote (+1 point).

Eva Joly n'en recueillerait que 3% (-2 points),

suivie de Dominique de Villepin, 1,5% (+0,5%).

Nicolas Dupont-Aignan (-0,5 point) et

Corinne Lepage (inchangée) feraient jeu égal: 0,5%.

 

Dans un sondage BVA (01/02) publié dans la presse régionale, RTL et Orange

 F. Hollande (34% des intentions de vote au premier tour, +4) renforce son avance sur Nicolas Sarkozy (25%, +2),

tandis que François Bayrou (12%) perd un point et Marine Le Pen (15%) 3 points.

A la question "si le premier tour de l'élection présidentielle avait lieu dimanche prochain",

8% des interrogés choisiraient aussi le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon (+1 par rapport au sondage des 18-19 janvier derniers)

et 3% Eva Joly (-1).

Dominique de Villepin (2%) gagne 0,5 point, tandis que

Nathalie Arthaud (0,5%), Philippe Poutou (0%),

Frédéric Nihous (0%) et

Christine Boutin (0,5%) stagnent.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 22:57

Une non-censurée de la première édition de l'Humanité du 9 février 1962

- le 7 Février 2012

Dans l'Humanité: Il y a 50 ans, le massacre de Charonne

Mots clés : l'humanité, histoire, charonne,

Le 8 février 1962, neuf personnes tombaient au métro Charonne sous les coups de la répression policière d'une rare férocité, alors que 60 000 manifestants défilaient contre les attentats de l'OAS.

Cinquante ans plus tard, l'Humanité de ce mercredi 8 février 2012 rappelle cette sanglante page de l'histoire française à travers un cahier de quatre pages de témoignages d'une rescapée, de témoins et d'un journaliste de l'Humanité présent. A lire:

  • "Après le massacre, la situation a basculé": militant communiste du XXe arrondissement de Paris, Henri Malberg, alors âgé de 32 ans, se trouvait au métro Charonne
  • "La liste des victimes s'allongeait, c'était vraiment affreux. Nous étions en rage": entretien avec Jean Le Lagadec, journaliste de la rubrique politique de l'Humanité
  • "Je pensais juste à respirer": en février 1962, la sociologue Maryse Triper a 16 ans. Rescapée de la manifestation, elle a toujours tu son histoire, jusqu'à ce que deux auteurs en fasse une bande dessinée
  • "J'étais un jeune étudiant communiste du lycée Buffon": témoignage de Nicolas Devers-Dreyfus, qui avait quinze ans à l'époque.
  • __________________________________________________________________________________
  • Participation de Pierre Laurent aux cérémonies du 50ème anniversaire de la répression de la manifestation de Charonne

    Dans le cadre du 50ème anniversaire de la répression de la manifestation de Charonne contre la guerre d’Algérie, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF se rendra, metro Charonne pour leur rendre hommage ce mercredi 8 février.12h00 : Pierre Laurent prononcera une allocution lors du rassemblement organisé par le comité Charonne sur les lieux du massacre.Métro Charonne – Paris XI.La cérémonie sera suivie d’une manifestation jusqu’au cimetière du Père Lachaise.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 11:10

Social-Eco


Social-Eco - le 3 Février 2012

droit du travail

Pour l’UMP, c’est la flexibilité ou la porte

Dans la nuit de mardi à mercredi, dans un Hémicycle quasi désert, la majorité de droite à l’Assemblée nationale a adopté un article de loi qui permet de modifier le temps de travail dans les entreprises sans l’accord du salarié.

 

Un article qui « fait tache », pour le député PS Alain Vidalies. Une disposition « très grave » qui va « à l’encontre des propos du président de la République » tenus dimanche dernier, selon le communiste André Chassaigne. L’UMP ne s’est pas embarrassée des promesses de concertation du chef de l’État pour toute réforme du droit social. Dans la nuit de mardi à mercredi, dans un Hémicycle quasi désert, la majorité de droite à l’Assemblée a adopté un article dissimulé au milieu d’un texte fleuve d’apparence technique qui en compte 135. Celui-ci avait pour objet, selon son auteur, le député Warsmann (UMP), la « simplification du droit » en vue de « rendre la loi plus intelligible » et « plus efficace ». En réalité, son article 40 « ne se contente pas de simplifier le droit, mais il le modifie dans un sens extrêmement défavorable au salarié », a dénoncé André Chassaigne.

 

un renversement de la réglementation


Si la proposition est adoptée définitivement en l’état comme prévu dans les prochaines semaines, « la mise en place d’une répartition des horaires sur une période supérieure à la semaine et au plus égale à l’année prévue par un accord collectif » ne constituera plus « une modification du contrat de travail » dit le texte. Et donc ne demandera plus d’obtenir l’accord du salarié, comme le veut la jurisprudence du droit du travail, mais s’imposera à lui. Un renversement majeur de la réglementation qui veut qu’aujourd’hui, une modulation du temps de travail, même réduite, est appréciée comme un changement du contrat de travail et demande donc l’accord des deux parties.

 

Concrètement, ce texte laisse comme seule alternative au salarié la flexibilité ou la porte, sans indemnité de licenciement, cela va de soi, à laquelle le refus du salarié donnait droit jusqu’à présent. Pour justifier cette régression, la droite se retranche derrière la nécessité de faire prévaloir l’accord collectif sur les demandes individuelles, au nom du renforcement de la démocratie sociale prévu dans la loi du 20 août 2008. Mais, dans les faits, cela va se traduire par une remise en cause de la liberté du salarié de pouvoir refuser une modification unilatérale de son contrat de travail. Cas d’école, celui, pris par Alain Vidalies, de cette « femme qui vit seule et met deux heures pour rentrer chez elle », et à qui son entreprise demande « si elle veut bien moduler son temps de travail alors que cette modulation l’empêchera de rentrer chez elle ». « Que faire ? interroge le député des Landes. Une décision collective de modulation du temps de travail a été prise mais certaines personnes, souvent des femmes seules, ne pourront s’y plier – le train n’arrive pas à l’heure, elle ne peut pas relever la nounou. » Cette salariée « n’aura d’autre choix que de démissionner, ce qui la privera de toute indemnité, y compris les Assedic », conclut l’élu socialiste.

 

Mais la droite n’en a pas tenu compte, car l’objectif poursuivi n’est pas le respect du dialogue social, mais le passage en force de la proposition du président de la République, de mettre en place des accords « compétitivité-emploi ».

 

L’Élysée avait connaissance du texte


Un obstacle se dressait contre la volonté du chef de l’État : l’existence de cette fameuse jurisprudence sur le temps de travail. Le secrétaire d’État, Frédéric Lefebvre, ne s’en est pas caché : « Je fais bien entendu le lien avec l’intervention du président de la République, dimanche soir. Il est évident que l’esprit est le même. » Or, comme l’ont observé André Chassaigne et Alain Vidalies, cela change la « portée politique » de l’article. « Si l’on entre dans la négociation collective (…) en ayant d’emblée affirmé que cette négociation devra s’inscrire dans ce cadre nouveau », cela signifie « une autre logique que celle formulée par le président de la République », a souligné l’élu PS.

 

Dès dimanche soir, Sarkozy avait prévenu, en termes très allusifs, que le législateur prendrait ses « responsabilités » si les négociations achoppaient entre syndicats et patronat, pour permettre, de manière « transitoire », la conclusion d’accords « compétitivité-emploi » dans les entreprises. Cet article est-il la traduction de cette menace ? L’Élysée ne pouvait ignorer, dimanche, qu’un texte déposé depuis juillet par un législateur expert de l’UMP, Jean-Luc Warsmann, qui n’est autre que le président de la commission des Lois du Palais-Bourbon, était en instance d’adoption.

 

le vote qu’attendait sarkozy Nicolas Sarkozy a demandé dimanche aux syndicats et au patronat d’entamer des négociations pour aboutir à des accords compétitivité-emploi « dans les deux mois » sur le temps de travail. Ceux-ci s’imposeront « à la loi et aux contrats individuels » et s’appliqueront « si une majorité de salariés se met d’accord dans une entreprise, pas une branche », le chef de l’État précisant que le Parlement adopterait « une disposition pour gérer la période transitoire en attendant l’accord », ce qu’a fait l’Assemblée, mardi.

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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