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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 18:13
Jean-Baptiste Delgenes a partagé la photo de Pcf Thionvilledans le groupe PCF / FDG.
5 min
 
 
 
Photo de Pcf Thionville.
Pcf Thionville
9 min

Comme illustration de notre lettre, un article dans le journal d'hier.

NDLR : Non, ce n'est pas une nouvelle adhérente du PCF qui est en photo : impossible... c...

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 14:08
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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 17:30

Source : http://vivelepcf.over-blog.fr/

Jean-Luc Mélenchon : « Maastricht est un compromis de gauche » blog de Vive le PCF.

Sénat, séance du 9 juin 1992

samedi 20 juin 2015, par Comité Valmy

Intoduction de Vive le PCF :

Nous reproduisons ci-dessous l’intervention de Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l’Essonne, le 9 juin 1992, dans la discussion au Sénat sur le projet de loi constitutionnelle préalable à l’adoption du traité de Maastricht. Le texte est copié du Journal officiel. Les passages soulignés le sont par nous.

Rappelons le contexte dans lequel le débat a lieu. Quelques jours auparavant, le NON à Maastricht vient de l’emporter au référendum au Danemark. En France, Mitterrand annonce juste la tenue d’un référendum. Les sondages prédisent une victoire massive du oui.

L’intervention de Mélenchon a suscité l’indignation des sénateurs communistes. On les comprend. Loin de toute critique de l’Europe capitaliste ou « libérale », il défend en « homme de gauche », le « compromis de gauche » que représente selon lui Maastricht.

Son adhésion à l’intégration européenne est totale. Il célèbre la monnaie unique. Dans la foulée, il se livre à un véritable hymne à l’Europe, au « patriotisme européen », aux « éléments de puissance » que l’UE donne avec Maastricht. C’est du pur nationalisme européen, sinon une invitation au développement d’un impérialisme européen.

Mélenchon a-t-il changé ?

En 1992, il manifeste un mépris outrancier pour le choix démocratique du peuple danois qu’il caricature. En 2008, il prétend qu’il faut respecter le Non irlandais à Lisbonne.

En 2005, il se prononce pour le Non au projet de constitution européenne, comme d’autres chantres de Maastricht tels Fabius. Il faut dire que depuis 1992, l’opinion publique rejette de plus en plus massivement la « construction » européenne.

Mais au-delà des postures politiciennes, ne doit-on pas constater une permanence dans l’engagement ultra pro-européen de Mélenchon, teinté maintenant de la couleur de « l’Europe sociale » ?

En tout cas, le choix du « Front de gauche » et la place accordée dans celui-ci par la direction du PCF à Jean-Luc Mélenchon n’en finit pas de poser question. Sur la forme comme sur le fond ; sur la campagne d’ici le 7 juin comme sur les projets de recomposition politique qui pourraient suivre.

La rédaction de vivelepcf

NOTE du COMITE VALMY :

Mélenchon n’a pas modifié ses analyses supranationales rejetant à court terme la France en tant qu’Etat- nation républicain, pas plus qu’il ne s’est réveillé de son rève dogmatique et illusoire, qui l’amène à attendre de voir surgir du néant, une nation européenne fantasmée autour du mythe d’un peuple européen inexistant.

A noter que les dirigeants du PCF, dans les faits, se sont ralliés à ce type de démarche social-démocrate. Françis Wurtz ayant quant à lui, réalisé un virage à 180° par rapport aux idées hostiles à l’Europe supranationale, qu’il défendait, il n’y a pas si longtemps.

Jean Pierre Chevènement qui appelle au vote blanc ou nul pour ces élections européennes déclare dans un communiqué du 14 mai :" Le Front de Gauche méconnaît le ressort que peux constituer l’exercice de la souveraineté nationale, c’est-à-dire, la démocratie, dans une Europe qui est faite d’une trentaine de nations".

Voir en ligne : Mélenchon : l’Euro et l’outrance

Sénat, séance du 9 juin 1992

Examen du projet de loi constitutionnelle préalable à l’adoption du Traité de Maastricht.

Extrait du Journal officiel.

M. le Président. La parole est à M. Mélenchon. (applaudissements sur les travées socialistes).

M. Jean-Luc Mélenchon. Monsieur le président, monsieur le ministre d’Etat, monsieur le garde des sceaux, mes chers collègues, le vote du Danemark a pesé assez lourd sur le déroulement de nos débats pour que certains de nos collègues aient, à un moment, jugé opportun de faire un tableau justifié et apprécié des vertus de ce « grand petit peuple ».

Tableau justifié et apprécié, certes, mais incomplet : que de leçons seraient encore à tirées des vertus des Danois, clamées ici et portées si haut ? Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?

J’ai pensé, mes chers collègues, que vous apprécierez que l’on complétât ce tableau en rappelant qu’il y aurait peut-être quelque chose à apprendre des Danois en examinant le régime qu’ils appliquent aux étrangers aux élections locales ! (applaudissements sur les travées socialistes.)

M. Guy Allouche. Très bien !

M. Jean-Luc Mélenchon. Sans cette précision, que vaut ce portrait ? Rien, comme bien des prétextes qui ont été avancés dans la discussion.

Le vote des étrangers aux élections locales, qui a occupé tant de place dans la presse, a pris parfois un tour dur, injuste, blessant, lorsque, le prétexte se révélant trop inconsistant, il a fallu ajouter derrière le Belge ou l’Italien, qui ne faisaient peur à personne, l’ombre de l’Africain et du Maghrébin, qui paraît-il, sont ce qu’il y a de pire. Or, pour la majorité d’entre nous, Africains et Maghrébins sont des amis et nous espérons bien voir un jour le suffrage universel étendu à tous.

Certains ont prétendu que nous serions incapables de répliquer à l’argument selon lequel toute la procédure engagée devant notre assemblée résulterait d’un contresens, le traité étant devenu inapplicable et caduc.

L’essentiel a déjà été dit à ce sujet. Mais quoi ? après tant de gargarismes sur la grandeur de la France, sur son rôle dans le monde, on trouverait bon, un des partenaires venant à faire défaut, de renoncer à tout, en particulier à la volonté que nous portons en nous de faire l’Europe ?

N’ayons pas honte de ce traité. Déjà, il va au-delà de la situation actuelle, il constitue une avancée.

En tant qu’homme de gauche, je souhaiterais me tourner un instant vers certains de nos amis (l’orateur se tourne vers les travées communistes) pour leur faire entendre que Maastricht est un compromis de gauche : pour la première fois, dans un traité de cette nature, des mesures d’encadrement du marché sont prévues ; pour la première fois, citoyenneté et nationalité sont dissociées ; pour la première fois, les syndicats vont être associés aux processus décisionnels. (protestations sur les travées communistes. – Applaudissements sur les travées socialistes.)

Mme Marie-Claude Beaudeau. Les chômeurs vont disparaître ?

M. Jean-Luc Mélenchon. Si l’on veut dresser un tableau complet, tout cela doit être dit.

Politique politicienne, paraît-il. Nous gouvernerions ce pays l’œil rivé sur le rétroviseur, nous demandant ce que les uns ou les autres vont penser de ce que nous avons conclu. Vous plaisantez ! Aucune cause franco-française, à plus forte raison aucune cause de lutte politicienne ne parvient au niveau auquel se situent les enjeux de Maastricht. S’il en résulte un peu de désordre parmi vous, nous ferons avec !

Mme Hélène Luc. Pour le désordre, vous pouvez parler, parce que chez vous…

M. Jean-Luc Mélenchon. Le fil noir de l’intégration serait, a-t-on dit, un projet sans flamme ; on vérifie une fois de plus que la flamme ne s’allume pas aux mêmes objets pour tous !

Mais l’intégration représente un plus pour nous ; la construction de la nation européenne est un idéal qui nourrit notre passion. Nous sommes fiers, nous sommes heureux de participer à cette construction.

Nous sommes fiers de savoir qu’il va en résulter des éléments de puissance, qu’un magistère nouveau va être proposé à la France, à ma génération, dans le monde futur, qui est monde en sursis, injuste, violent, dominé pour l’instant pas une seul puissance.

Demain, avec la monnaie unique, cette monnaie unique de premier vendeur, premier acheteur, premier producteur, représentant la première masse monétaire du monde, l’Europe sera aussi porteuse d civilisation, de culture, de réseaux de solidarité, come aujourd’hui le dollar porte la violence dans les rapports simples et brutaux qu’entretiennent les Etats-Unis d’Amérique avec le reste du monde.

M. Emmanuel Hamel. Et la violence du 6 juin 1944 !

M. Jean-Luc Mélenchon. Il ya ici assez d’Européens de longue main pour regretter la décision des Danois sans se laisser pour autant détourner des objectifs qu’ils poursuivent et poursuivront sans relâche.

Il y va, je le répète, d’un enjeu de civilisation. L’alternative au monde violent et injuste, où la chute du mur de Berlin reçoit en écho les émeutes de Los Angeles, c’est l’avènement de la nation européenne porteuse de paix, de civilisation et de solidarité.

M. Félix Leyzour. Cela commence bien !

M. Jean-Luc Mélenchon. Et nous ne serons jamais autant Français qu’en y jetant toutes nos forces.

On a invoqué ici, de nombreuses fois, la tradition républicaine de la France pour argumenter contre le progrès de la citoyenneté européenne que constitue le droit de vote accordé aux étrangers communautaires. C’est à mes yeux commettre un contresens et faire preuve d’un archaïsme totalement contraire à la philosophie politique qui a présidé à la fondation de la République dans notre pays et qui garantit la continuité du principe républicain et sa formidable prégnance.

On a dessiné devant nous une identité de la France quasi métaphysique, dans laquelle la souveraineté nationale est confondue avec ses instruments, dont la pérennité tracerait la frontière entre la vie et la mort de la nation. Contresens !

La nation est un mot nouveau qui est né pendant la Révolution française, par opposition au morcellement féodal des peuples de France sous la monarchie.

La nation est le lieu de la citoyenneté ; elle n’est ni éthique, ni religieuse, ni linguistique. La citoyenneté est dans l’exercice collectif du pouvoir. Là où est le pouvoir réel, là doit s’exercer la citoyenneté. Là où est la citoyenneté, là est la nation.

Tout se tient dans la tradition française entre la démocratie et la nation. Si le pouvoir réel de maîtriser notre destin ne peut prendre toute sa réalité économique et sociale qu’à l’échelle de l’Europe, alors, les vrais démocrates ne peuvent que vouloir l’avènement de la nation européenne et, avec elle, de la citoyenneté européenne.

Mes chers collègues, quand on aime la France – et on peut l’aimer de bien des façons – on sait qu’on ne peut la faire dans un seul pays.

La véritable polarisation du débat politique est là, elle traverse l’histoire de nos deux siècles de République. D’un côté, le conservatisme – ce n’est pas honteux – qui s’oppose à chaque étape au processus qui voit la citoyenneté étendre son rôle. De l’autre, le camp du progrès, qui saisit toutes les occasions de confier le pouvoir réel au plus grand nombre et qui, pour cela, parie toujours sur la dimension universelle de la personne, renvoie les différences les plus essentielles – la fois, la langue, l’attachement aux identités locales dans le domaine privé – pour ne reconnaître comme sujet de l’histoire que le citoyen défini par les droits mutuels universels.

Ces principes, nous les portons avec fierté. A l’heur où nous travaillons à une cause aussi fondamentalement française, il ne peut être question de délibérer sous la pression des mots, des fantasmes et même des leçons de patriotisme.

Si j’adhère aux avancées du Traité de Maastricht en matière de citoyenneté européenne, bien qu’elles soient insuffisantes à nos yeux, vous devez le savoir, c’est parce que le plus grand nombre d’entre nous y voient un pas vers ce qui compte, vers ce que nous voulons et portons sans nous cacher : la volonté de voir naître la nation européenne et, avec elle, le patriotisme nouveau qu’elle appelle. (applaudissements sur les travées socialistes).

Mise en ligne : mai 2009

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Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 16:24
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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 15:00

le 6 janvier 2016

Bonjour Monsieur le journaliste Fréderic Michel

J’ai adressé à la NR à Thouars et à Niort en fin d’année dernière, le 31décembre, copie d’une lettre ouverte à Jean Grellier député PS de notre circonscription pour lui faire part de ma position sur le projet de constitutionnaliser la déchéance de nationalité et l’état d’urgence. Je vous sais à la NR attaché à la pluralité d’opinion. A ce jour cette lettre ouverte n’a pas retenu votre attention en vue d’une publication et je le regrette. Vous le savez, nombre d’interrogations se font jour, y compris parmi les élus et militants socialistes. Il est de notre « curiosité » citoyenne de savoir quel sera la position et le vote du député que nous avons contribué à élire face au candidat de droite à Thouars. A ce jour Jean Grellier se réserve sur sa position. Une sorte de ni-ni en attendant les débat au sein des députés socialistes. Je vous demande de reconsidérer la possibilité d’une publication au sein de vos colonnes, mon interpellation citoyenne de notre député, afin de faire savoir à vos lecteurs, qu’à Thouars aussi il y débat sur cette question, comme sur d’autres.

En vous assurant de notre attachement à la démocratie, au pluralisme de l’information et à la déontologie qui en constitue l’un des fondements,

je vous prie de croire, Monsieur le journaliste Frédéric Michel, avec mes bons voeux pour 2016, à mes sentiments les meilleurs.

Bruno Fornaciari

Militant PCF à Thouars

je vous joins le texte ci-dessous

le 31 décembre 2015

Monsieur le député Jean Grellier,

Après les présidentielles de 2012, j’ai voté pour vous et appelé à le faire pour deuxième tour des législatives contre la droite et pour assurer une majorité de gauche, ce qui a permis votre élection. Depuis, je ne vous cache pas la déception que m’a causée vos votes à l'Assemblée Nationale. De l’ANI pour laquelle je vous avais demandé de ne pas voter, à l'approbation du CICE, je m’interroge aujourd’hui sur le vote que vous allez, en mon nom aussi donc, émettre sur le projet constitutionnel de prolongation de l’état d’urgence, associé à celui de la déchéance de nationalité. De nombreuses voix à gauche, alertent sur l’iniquité et les dangers que recèle ce projet qui divise les français et désigne des bouc-émissaires. Beaucoup a été dit sur son inefficacité et son caractère discriminatoire. L’ensemble des députés et sénateurs communistes et du Front de gauche ont manifesté leur hostilité dès la première heure. Ils ont été rejoins par ceux de EELV, puis de la gauche socialiste (frondeurs) puis maintenant par un nombre de plus en plus grand de députés et de militants socialistes qui manifestent ainsi leur trouble devant un projet que s'apprêtent à soutenir la droite, et l’extrême-droite qui en revendiquent l’inspiration.
Monsieur le Député, vous savez mon attachement à la liberté, l’égalité et la fraternité, maintes fois manifesté dans les actions militantes et publiques de mon organisation le PCF à Thouars. Je vous demande de ne pas vous compromettre dans une attitude infâme dont les cicatrices seront indélébiles. Il est encore temps de prendre la seule décision politique honorable qui convienne, le refus du projet constitutionnel proposé.
J’espère ne pas avoir à constater que j’aie été floué et trahis par un député dit de gauche et socialiste. Ce serait pour moi irrémédiable pour la suite.
En espérant un sursaut citoyen,
Veuillez croire, Monsieur député, avec mes meilleurs voeux pour la nouvelle année 2016 qui s’approche, à mes salutations communistes.

Bruno Fornaciari

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES thouars PCF THOUARSAIS
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 10:00

14 h ·

Personnellement, j'attends beaucoup du discours que prononcera Pierre Laurent à l'occasion des voeux du PCF le 11 janvier prochain à Fabien. Les analyses de la nature des enjeux de la prochaine période, la pertinence des réponses que comptent mettre en débat le PCF, les initiatives que proposera le PCF pour créer un nouvel élan, les méthodes démocratiques et ouvertes sur le monde de la préparation du prochain congrès du PCF en juin 2016, en diront beaucoup sur la capacité du PCF à jouer un rôle dans les transformations progressistes indispensables de la société en étant de plain-pied dans le 21e siècle. L'offre politique qui sera peut-être dévoilée, devra répondre aux déceptions des progressistes, devra être crédible et mobilisatrice, pour installer dans le paysage un avenir optimiste et transformateur

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Denis Krys Oui, j'attends cela aussi avec intérêt. Avec scepticisme aussi, je l'avoue. J'ai la conviction que pour se hisser à la hauteur de son nom, le Pcf est notamment au défi de préparer en effet les décisions qu'il prendra par un débat interne visant authentiquement à faire de ses adhérents, des souverains et qu'au nombre des questions sur lesquelles il doit travailler, celle d'évaluer quelle doit être la façon de fonctionner pour une organisation du parti pris communiste est peut-être la plus décisive, par les questions qu'elle impose de travailler pour répondre et parce que depuis trop longtemps, ce sujet est impensé, interdit. Ce qui est bien peu communiste, non ? Ne le sous-estimons pas une fois de plus au risque de finir de dilapider les moyens que représente le Pcf aujourd'hui trop peu, beaucoup trop peu à la hauteur de ce que le parti pris communiste devrait exprimer, incarner. Je recommande par exemple, pour cela, la lecture du livre de Pierre Zarka : "oser la vraie rupture" paru aux édition "de L'Archipel" en 2011.

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Bruno Fornaciari Oui en effet, la dernière fois où il a été question d'un rapport sur l'organisation, c'est justement dans les années 80 avec un rapport de ...Pierre Zarka : "nous sommes un parti d e militants". Mais il me semble que la question qui nous est posée va plus loin, bcp plus loin. Le parti communiste, le PCF, assume -t-il sa tâche, sa fonction révolutionnaire ? La lutte de classe n'a jamais cessée, plus, elle s'est développée considérablement, notamment sur le plan idéologique. Les conditions subjectives du "dépassement" nécessaire du capitalisme sont devenues le principal enjeu de la lutte des classes, même si la base économique est fondamentale. Je ne reviens pas ici sur l'analyse qu'il faudra faire et refaire du sens historique de régression sociale et idéologique, de l'affaiblissement des forces révolutionnaire après l'échec historique de l'union soviétique et du "socialisme" et aujourd'hui de TOUS les parti communistes. Qu'est-ce être révolutionnaire dans les conditions d'aujourd'hui ? Quelles sont les possibles ? Des réponses nouvelles, repensées, ne doivent-elles pas émerger, peut-on le faire avec les outils politiques actuels ? doit-on, peut-on les améliorer, le revivifier ? Ou bien doit-on peut-on les transgresser, les sublimer ? Le PCF est né en1920 d'une scission, (première négation), pas sûr qu'il passe le siècle. La refondation sera-t-elle la négation de la négation ? Les communistes d'aujourd'hui dans et hors PCF sont convoqués pour construire la réponse. D'où l'importance à mes yeux de la déclaration de P. Laurent aux voeux du PCF le 11 janvier prochain.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF PCF 79
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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 03:50

ÉTRANGES ÉTRANGERS, Jacques Prévert

Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
Hommes de pays loin
Cobayes des colonies
Doux petits musiciens
Soleils adolescents de la porte d’Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d’Aubervilliers
Brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris
Ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied
Au beau milieu des rues
Tunisiens de Grenelle
Embauchés débauchés
Manœuvres désœuvrés
Polacks du Marais du Temple des Rosiers
Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
Pêcheurs des Baléares ou du cap Finistère
Rescapés de Franco
Et déportés de France et de Navarre
Pour avoir défendu en souvenir de la vôtre
La liberté des autres.

Esclaves noirs de Fréjus
Tiraillés et parqués
Au bord d’une petite mer
Où peu vous vous baignez
Esclaves noirs de Fréjus
Qui évoquez chaque soir
Dans les locaux disciplinaires
Avec une vieille boîte à cigares
Et quelques bouts de fil de fer
Tous les échos de vos villages
Tous les oiseaux de vos forêts
Et ne venez dans la capitale
Que pour fêter au pas cadencé
La prise de la Bastille le quatorze juillet.

Enfants du Sénégal
Départriés expatriés et naturalisés.
Enfants indochinois
Jongleurs aux innocents couteaux
Qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés
De jolis dragons d’or faits de papier plié
Enfants trop tôt grandis et si vite en allés
Qui dormez aujourd’hui de retour au pays
Le visage dans la terre
Et des hommes incendiaires labourant vos rizières.
On vous a renvoyé
La monnaie de vos papiers dorés
On vous a retourné
Vos petits couteaux dans le dos.

Étranges étrangers

Vous êtes de la ville
Vous êtes de sa vie
Même si mal en vivez
Même si vous en mourez.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 03:35

Les députés du Front de Gauche


Règles applicables à l'élection présidentielle: "La philosophie de ce texte est d’avantager les partis les mieux installés. Ce verrouillage est très grave sur le plan démocratique" s’indigne Marc Dolez.

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Bruno Fornaciari même la droite n'a pas osé. Empêcher les idées contestataires modernes de s'exprimer. c'est bien le but. Mettre les pensées sous cloche, c'est de toutes façons au-dessus de leurs forces. Mais les électeurs, les militants, les élus socialistes qui n'avaient pas de mots assez dur pour fustiger le centralisme démocratique du PCF, vont-ils accepter, justifier, voter une mesure qui restreint la liberté, d'expression qu'ils défendaient pour "Charly" ? Ce serait avouer une belle hypocrisie. Vont-ils mettre leur toise sur les opinions ? Ce serait une attaque en règle contre le pluralisme. Et cette mesure serait-elle constitutionnelle ? Ce serait un comble...démocratique

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 04:09

Jean Meslier, curé, athée, matérialiste, communiste au XVIIIe siècle

histoire

SERGE DERUETTE

VENDREDI, 20 JUIN, 2014

L'HUMANITÉ

Serge Deruette, professeur à l’université de Mons (Belgique) et conseiller historique de l’Association des Amis de Jean Meslier (www.jeanmeslier.fr).

Avant 1789, ce curé des Ardennes, hors normes, avance des théories révolutionnaires en totale rupture avec son temps. Précurseur du communisme, il prône la guerre des classes et dénonce la propriété privée comme source d’inégalité et de domination. Il est temps de le redécouvrir.

« Unissez-vous donc, peuples, si vous êtes sages ! »

« La matière ne peut avoir été créée. Elle a d’elle-même son être et son mouvement. »

Jean Meslier (1664-1729) sort aujourd’hui de l’ombre. Il étonne et il fascine. Il y a de quoi ! Ce curé de campagne du petit village d’Étrépigny dans les Ardennes françaises est le fondateur de l’athéisme. Et le seul penseur révolutionnaire en France avant la Révolution… La place qu’il occupe dans l’histoire des idées est donc unique : il est d’abord et avant tout le premier penseur à réunir et à articuler en une seule conception du monde et de la vie l’athéisme, le matérialisme, l’égalitarisme communiste et la pensée révolutionnaire. Pas moins !

Avec le volumineux mémoire qu’il laisse à sa mort, le curé Jean Meslier offre une philosophie complète de la nature et de la société humaine en rupture radicale avec la pensée religieuse et philosophique et avec les idées sociales et politiques de son temps. Il s’affirme comme un précurseur des Lumières, qu’il dépasse en profondeur et en radicalité en tant de domaines.

Seul et solitaire pour mener cette gigantesque entreprise, il dénonce à la fois la tyrannie des puissants et l’imposture religieuse qui la bénit. « La religion, écrit-il, soutient le gouvernement politique si méchant qu’il puisse être et, à son tour, le gouvernement politique soutient la religion si vaine et si fausse qu’elle puisse être. »

En le démontrant, Meslier s’affirme comme le premier théoricien systématique de l’athéisme à se lancer dans une attaque exhaustive et radicale de la croyance en un Dieu, le premier à sortir l’athéisme de sa culture élitaire et à le revendiquer pour les masses populaires, le premier athée communiste – et, de même, le premier communiste athée – connu dans l’histoire universelle de la pensée. Le premier philosophe à vouloir « transformer le monde » donc !

Il est également le premier matérialiste systématique et conséquent depuis l’Antiquité. Il expose longuement le point de vue que la matière ne peut avoir été créée, que le mouvement lui est indissolublement lié, que « la matière a d’elle-même son mouvement ».

Prônant l’égalitarisme communiste, il est aussi le premier à vouloir fonder une société sans classes par l’action révolutionnaire qu’il conçoit comme une action populaire de masse : à la différence de tant d’autres auteurs de son temps qui l’envisagent au travers de l’imagination utopique, Meslier décrit peu les formes politiques de la société future, mais il forge en revanche un projet et un programme révolutionnaires pour la réaliser.

Il est de même le premier critique social à considérer la religion comme le produit et la preuve de l’oppression et de l’exploitation sociales, à voir dans la propriété privée la cause de l’inégalité et de la domination, à reconnaître que toutes les richesses viennent du travail, et à avancer l’idée de la grève générale. Le premier à prôner l’idée de la dictature des opprimés (il revendique ouvertement d’« opprimer tous les oppresseurs » !) et à se prononcer pour la transformation de la guerre des nations en guerre des classes.

Précurseur du féminisme, sans être aucunement libertin (le libertinage est un courant élitiste méprisant des masses), il se prononce contre l’indissolubilité des mariages et ses conséquences néfastes pour les hommes comme pour les femmes, et pour leurs enfants. Il défend l’union libre et s’indigne que l’Église condamne ce qu’il appelle si joliment « ce doux et violent penchant de la nature ».

Comme s’il exprimait l’irruption du peuple paysan brandissant sa misère au sein des salons philosophiques, Meslier doit sa radicalité à son expérience pratique de la vie paysanne d’Ancien Régime qu’aucun autre penseur de son temps ne connaît comme lui. Il est, avant la Révolution, le seul penseur à concevoir l’athéisme, non comme un privilège des puissants, mais comme une arme pour libérer les masses asservies.

Pour que la pensée accède à nouveau en un seul mouvement à la conjonction de ces quatre domaines que sont la négation de Dieu, la matière, le communisme et la révolution, il faudra attendre Marx et Engels, c’est-à-dire plus d’un siècle de transformations profondes de la société, parmi lesquelles la Révolution française et la révolution industrielle, le triomphe de la bourgeoisie et la constitution du prolétariat industriel.

Ainsi mesure-t-on l’avance que Jean Meslier avait sur son temps, et ce qui en fait un penseur d’exception, trop injustement méconnu aujourd’hui.

Serge Deruette est l’auteur de Lire Jean Meslier, curé et athée révolutionnaire. Introduction au mesliérisme et extraits de son œuvre. éditions Aden, 2008, 414 pages, 22,40 euros.

repères

15 juin 1664. Naissance de Jean Meslier à Mazerny (Ardennes). Curé d’Étrépigny où il meurt à l’été 1729. 1762. Publication par Voltaire, sous le titre de Testament de J. Meslier, d’un écrit qu’il présentait comme un extrait d’un texte beaucoup plus volumineux, retrouvé chez lui. 1864. Rudolf C. d’Ablaing Van Gissenburg et le milieu librepenseur hollandais publient une première édition complète en trois volumes du Testament.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 19:14
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BRUNO FORNACIARI

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