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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:58

Culture

 

Culture - le 27 Janvier 2012

Pas d'affiche de Guillon dans le métro!

La régie publicitaire de la RATP a refusé jeudi d'apposer dans le métro les affiches du prochain spectacle de Stéphane Guillon en raison de leur "caractère politique". L'humoriste a immédiatement crié à "la censure".


Sur ces affiches où l'humoriste fait la révérence, on peut lire, en lettres rouge sur fond noir : "En mai 2012, Stéphane Guillon s'en va aussi". Allusion transparente au départ supposé du président de la République Nicolas Sarkozy à l'issue de l'élection présidentielle.

 

Sur le site de micro-blogging Twitter Stéphane Guillon se plaint de "censure"


"Mon affiche a été censurée dans le métro sans explication", a lancé le chroniqueur sur Twitter. "Nous n’avons aucune explication. Des affiches ont été posées puis arrachées" et d'ajouter sur le plateau du Petit Journal "Ce n'est pas normal, on est dans une démocratie".

 

L'humoriste, qui avait été évincé de France Inter après plusieurs chroniques grinçantes, a dit espérer que ses affiches soient recollées, estimant qu'il y avait de nombreuses autres affiches à caractère politique dans le métro.

 

Pour la direction de la communication de Metrobus, la régie publicitaire de la RATP (groupe Publicis) "Cette campagne a été retoquée au niveau de l'accroche. Notre direction juridique a estimé que cela n'entrait pas le cadre de notre convention avec la RATP. Nous devons nous abstenir de toute communication à caractère politique ou religieux, surtout en période électorale".

 

 

Pour être tenu(e) informé(e) des prochains évenements Mediapart 2012 :

Stéphane Guillon «trop politique» est viré de la RATP

| Par rachida el azzouzi

Métrobus, la régie pub de la RATP, a, toutes affaires cessantes, stoppé, ce mercredi 26 janvier, la campagne de promotion de Stéphane Guillon dans le métro parisien, jugeant le titre de son spectacle – « En mai 2012, Stéphane Guillon s'en va aussi »  trop politique.

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:56

Politique

 

Politique - le 27 Janvier 2012

ACTA : un accord qui ne respecte pas le droit européen, signé par l’UE

A peine nommé rapporteur, l’euro député socialiste Kader Arif a démissionné, dénonçant cet accord scandaleux sur la forme comme sur le fond. L’absence de transparence est totale et au nom de la lutte contre la contrefaçon, l’ACTA menace l’accès au soin des démunis comme les libertés sur Internet.


Kader Arif s’est fendu d’un communiqué très clair pour justifier sa démission « En tant que rapporteur sur ce texte, j'ai également fait face à des manœuvres inédites de la droite de ce Parlement pour imposer un calendrier accéléré visant à faire passer l'accord au plus vite avant que l'opinion publique ne soit alertée, privant de fait le Parlement européen de son droit d'expression et des outils à sa disposition pour porter les revendications légitimes des citoyens. »


Le Calendrier a été imposé par le PPE, le parti des droites européennes (de l’UMP à la CDU en passant par le parti d’Orban). Le parlement ne sera saisi qu’en février, alors que l’Union européenne a signé le texte jeudi, et que les négociations entre les Etats ont commencé en 2007… Le rapporteur dénonce la pression interne, le déni de démocratie : commencer à travailler en février pour terminer au mois de mai, le PPE veut qu’il y ait le moins de débat public possible.

Déjà que les négociations sont restées complètement opaques depuis 2007. Les députés européens s’en sont plaints à plusieurs reprises : aucune information, aucun accès au texte, aucun échange sur le contenu. « non association de la société civile, manque de transparence depuis le début des négociations, reports successifs de la signature du texte sans qu'aucune explication ne soit donnée, mise à l'écart des revendications du Parlement Européen pourtant exprimées dans plusieurs résolutions de notre assemblée. » précise le rapporteur.

  • Un accord qui prime sur le droit européen

L’ACTA  ne respecte pas le droit européen, comme certaines décisions déjà prises par la Cour de justice européenne. Mais cet accord international, s’il est adopté, primera sur le droit européen. L’ACTA concerne la mise en œuvre de la lutte contre la contrefaçon et les sanctions imposées. Le texte prétend compléter des résolutions de l’OMC, comme celle disant que dans certains cas, des Etats peuvent outrepasser des brevets si pour résoudre des problèmes de santé public, permettant de fait la création de génériques à bas coût. L’ACTA, en faisant l’amalgame entre générique et contrefaçon va l’annuler. Lire à ce propos ACTA : signature de l'accord sur la privatisation des savoirs

L’Eurodéputé Kader Arif conclut : « Cet accord peut avoir des conséquences majeures sur la vie de nos concitoyens, et pourtant tout est fait pour que le Parlement européen n'ait pas voix au chapitre. Ainsi aujourd'hui, en remettant ce rapport dont j'avais la charge, je souhaite envoyer un signal fort et alerter l'opinion publique sur cette situation inacceptable. Je ne participerai pas à cette mascarade. »


Une pétition en ligne à destination des députés européens a été lancée, et atteint bientôt les 500 000 signatures.

  • Au passage signalons une nouvelle campagne d’Anonymous qui prouve à nouveau que le collectif ne fait pas que des « attaques ». Ils ont lancé l’opération : « appelle ton député » (#OpPhoneYourMEP), incitant les citoyens du monde entier à appeler leurs représentants pour les informer et les avertir de ce grave déni de démocratie.

Des parlementaires de gauche polonais s’en sont saisis et ont siégé au parlement avec les fameux masques de Guy Fawkes, devenus signature d’Anonymous (Via Telecomix).

Pi. M.

Déclaration du pôle santé du PCF :

NON, au médicament marchandise,OUI à un pôle public du médicament en france, en Europe et dans le monde !

L’affaire du Médiator, hier, celle des Prothèses implants mammaires, aujourd’hui, et quoi encore demain, ont révélé à quel point pouvoir politique, pouvoir médicale et économique pouvaient être liés, créant une exigence de plus de démocratie sanitaire dans ce domaine comme dans d’autres.

Sortir le médicament du marché est une des exigences des communistes, tant la place du médicament dans l’économie sanitaire et sociale est importante. Avec plus de 21 milliards d’euros en 2009, les remboursements de médicaments représentent le premier poste de dépense des soins de ville. Des dépenses qui ont explosé en12 ans et dont le taux de remboursement moyen, devenu le plus faible depuis la création de la Sécu, amène nombre de Français à renoncer à des soins mettant en danger leur propre santé.

Pour les communistes, un médicament est soit considéré comme un médicalement utile, et il doit être remboursé à 100%, soit cela n’est pas le cas, il ne peut donc pas s’agir d’un médicament et ne doit pas être pris en charge par l’assurance maladie.

En vérité, ce qui guide le Gouvernement de Sarkozy et du MEDEF, ce sont Les critères de rentabilité financière pour les actionnaires. Derrière chaque scandale sanitaire, on trouve avant tout cette recherche obsessionnelle de la rentabilité financière. Nous voulons mettre un terme à ce système de collusions et de conflits d’intérêts manifestes. Nous sommes pour la transparence mais également pour la mise en place d’une réelle démocratie médicale, et nous en sommes loin avec la proposition de Loi du Ministre de la santé. Si un certain nombre de ses propositions semble guidé par une volonté d’assainissement, nous butons une fois de plus sur une absence de visibilité des mesures concrètes nécessaires pour réformer de fond en comble ce système vicié.

C’est une toute autre politique du Médicament qu’il faut en France et en Europe, une politique qui ne profite pas aux actionnaires des laboratoires et des compagnies d’assurances, au dépend des malades. Ainsi on trouve, à la 3ème place du CAC 40, la SANOFI-AVENTIS versant 3,48 milliards d’Euros à ses actionnaires pour 2011.


24 janvier 2012

La santé est un bien universel, le médicament fait partie intégrante de l’offre de soins, l’ensemble du processus conduisant de la recherche, la production, à la mise à disposition des médicaments et vaccins aux malades doit répondre à cette exigence.

C’est pourquoi nous devons exiger la nécessaire transparence notamment concernant la fixation des prix des médicaments, affirmer le besoin d’une production nationale publique, obtenir la démocratie sanitaire, travailler sur le financement d’une autre politique du médicament.

Il faut mettre un terme aux regroupements, restructurations, concentrations, licenciements boursiers voulus par les politiques libérales mondialisées, depuis 20 ans. C’est pourquoi nous disons qu’une autre politique du médicament est indispensable en France, en Europe et dans le monde.

C’est le sens de notre proposition de création d’un Pôle public du médicament qui reconnaît sa finalité de service public et le détache de la sphère financière ; un service public de la recherche et du médicament, afin de faire de celui-ci à terme, un bien commun universel !

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:54

Monde

 

Monde - le 27 Janvier 2012

États Unis. La défaite des ultras libéraux au Wisconsin ouvre un débat national

Il fallait légalement 540 208 signatures, ils en ont recueilli plus de 1 900 000 (46% de l'électorat) pour obtenir la remise en cause de l'élection du gouverneur ultra libéral du Wisconsin, Scott Walker. Les syndicats, les associations, le mouvement "Occupy Wall Street" y voient une première victoire contre les lois qui ont provoqué un énorme colère contre le gouverneur élu en novembre 2010.


Ce représentant des intégristes du "Tea Party", un groupement d'extrême droite du parti Républicain, récusait notamment toute intervention de l'État pour éradiquer les dettes publiques. Ce qui se traduisit par le vote d'une loi mettant fin à toutes négociations sur les conditions de travail, les salaires et les débats sur l'emploi. 27 000 licenciements suivirent dans les écoles, les hôpitaux, les pompiers, la police. Aucun service publique ne fut épargné, le secteur privé glissant bientôt sur le même pente. Tandis que les exonérations et les cadeaux étaient étendus pour le patronat.

 

Des milliers de manifestants se regroupèrent au Capitole de Madison, la capitale, occupant le parlement jour et nuit pendant plusieurs semaines.

 

La collecte de signatures pour obtenir de nouvelles élections a mobilisé selon le rassemblement créé depuis, United Wisconsin, plus de 30 000 militants allant de porte en porte, organisant des débats par immeubles, par quartiers, des barbecues recueillant les signatures sur internet, des signatures qu'un bureau officiel va maintenant s'efforcer de vérifier une par une.

 

De nouvelles élections pourraient ne pas intervenir avant juin, mais les lois mutilant le service public sont déjà récusées et sont centre du débat pour les prochaines élections présidentielles et législatives. Et dans les deux partis, car l'un des candidats démocrates au scrutin de novembre prochain avance un programme peu éloigné de la version de l'austérité républicaine. Une stratégie qui a du plomb dans l'aile après la défaite d'un autre gouverneur "Tea Party", dans l'Ohio, où une pétition a  obtenu en novembre le retrait d'une loi semblable sacrifiant les services publics.

Un débat est ouvert, auquel n'échappera pas Obama et son programme d'austérité.

 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:51
Vendredi 27 janvier 2012

 

La médecine cubaine vient d’enregistrer un progrès considérable dans un domaine affectant des millions d’hommes et de femmes victimes du plus ravageur des crabes, le cancer du poumon. L’équipe médicale au travail depuis plus de vingt ans annonce avoir mis au point un vaccin thérapeutique (et non préventif) favorisant la génération d’anticorps contre les protéines déclenchant la prolifération des cellules cancérigènes. Des tests sont en cours dans 18 hôpitaux cubains auprès de 579 malades et aussi en Argentine, au Pérou, au Venezuela, en Chine…

 

Voici un petit pays du Tiers monde (un peu plus de 11 millions d’habitants), soumis à un scandaleux blocus économique et à des agressions terroristes depuis 50 ans, sans grandes richesses naturelles sinon ses intelligences, accouchant de savants, d’universitaires et d’ingénieurs à la pelle, de sportifs raflant les médailles d’or et doté d’une armée de médecins dont on reconnaît les compétences et l’abnégation dans toute l’Amérique latine et en Afrique. Cuba n’exporte pas la révolution. En revanche, la patrie de José Marti et de Fidel Castro n’hésite pas à faire partager sa matière grise et ses résultats spectaculaires en ophtalmologie, en orthopédie, en de nombreuses autres thérapies au point de devenir une destination médicale choisie par de plus en plus d’Américains du nord comme du sud. Qui pourrait lui reprocher de tirer profit de ses performances scientifiques ? Pas le peuple haïtien, par exemple, qui dispose d’une aide médicale cubaine solidaire.

 

Aux Etats-Unis et en Europe, les bonnes nouvelles en provenance de la Grande Ile sont passées sous silence. Folles de rage, les multinationales pharmaceutiques accrochées à leurs profits n’apprécient guère l’arrivée des Cubains sur le marché de la santé. En France, les hôpitaux spécialisés dans le traitement  des cancers comme Gustave Roussy ou Paul Brousse ne devraient-ils pas établir avec leurs collègues cubains une coopération pour le plus grand bénéfice des patients ?

 

 José Fort

L’Humanité Cactus 26 janvier 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 16:50
Vendredi 27 janvier 2012

 

 

L’implacable  austérité mise en place Outre-Rhin serait  l’exemple à suivre, selon le Medef et ses représentants encore au pouvoir. Un modèle français reste à construire prenant en compte la réalité du monde, le bien être des salariés et des retraités, une véritable justice sociale.

 

 

Ce n’est pas nouveau. Depuis des lustres, le patronat et les gouvernants français vantent les « modèles» étrangers face au « modèle » français prétendument inefficace et dépassé pour tenter de mieux faire passer la pilule de l’austérité, de la casse des acquis sociaux et des services publics.

Souvenez-vous. On nous a vendu le « modèle » japonais et la flexibilité. On nous a soufflé l’exemple anglais en cachant l’explosion de la misère dans ce pays sinistré. Plus récemment, on nous a repassé le plat danois et sa semi-flexibilité. C’est une manie de la droite française. Il faut chercher des modèles ailleurs. Dans les années 1930 déjà, le modèle allemand faisait fureur face au Front populaire. La situation actuelle n’a rien  de commun avec la montée du nazisme, mais force est de constater qu’on nous affiche une fois encore l’exemple allemand. Il y a dans cette attitude, écrit le site « Agora Vox » « une filiation historique, pour certains, d’une forme de détestation nationale, pour d’autres d’un rejet de l’héritage révolutionnaire ou pour d’autres encore une simple volonté de normalisation de la France. »

C’est quoi ce modèle allemand made 2012 ? Comme l’écrivait récemment Bruno Odent dans « l’Humanité », « ce modèle souffre d’un défaut majeur : il est détesté par l’immense majorité des citoyens allemands ». Ce journaliste, spécialiste de l’Allemagne, prenait appui dans sa démonstration sur une enquête d’opinion réalisée par l’IFOP. Des résultats étrangement passés sous silence en France. Selon l’IFOP, une majorité écrasante de citoyens allemands (73%) affirme qu’elle vit dans une société injuste. 53% d’entre eux  considèrent que leur niveau de protection sociale (assurance chômage, retraite et maladie) n’est pas satisfaisant. 64% déclarent que le système d’éducation et de santé ne fonctionne pas bien et 67% estiment que « le versement des retraites n’est pas assuré pour les vingt prochaines années ». 86% des Allemands indiquent qu’ils effectuent les achats de produits alimentaires dans les magasins hard discount de type Lidl (contre 43% des Français).

La part des salaires dans la valeur ajoutée (l’ensemble des richesses nouvelles produites par le pays) est passée de 78% en 1994 à moins de 60% en 2010. Un salarié sur trois n’a plus de contrat à durée  indéterminée, la TVA est passée de 16% à 19%, la croissance est annoncée en baisse tout comme les exportations, la demande intérieure étant dans l’incapacité de prendre le relais. Dans le même mouvement, les allocations parentales et de chômage ont subi une réduction sans précédent tandis que près de 20.000 postes de fonctionnaires ont été supprimés pour la seule année 2010. C’est ce modèle  que l’on nous présente comme l’exemple à suivre.

Le modèle français reste à construire prenant appui sur notre héritage social, culturel et économique. Bien entendu, il serait ridicule de refuser par principe tout exemple venu de l’étranger.  Mais, souligne « Agora Vox », « il y a une différence essentielle entre s’ouvrir intelligemment aux expériences extérieures et prétendre reproduire un modèle étranger par définition propre à un contexte national ». Surtout que, contrairement aux idées répandues, le « modèle » en question commence à prendre l’eau.

 

José Fort

« Vie Nouvelle » février 2012

 

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 23:47
 

4 500 personnes ont répondu présents ce 24 janvier dans le Doubs pour écouter les discours de Pierre Laurent, Jean Luc Mélenchon et Clémentine Autain.

Retrouver leurs interventions en vidéo ci-dessous.

Ils en parlent

Sur Médiapart (réservé aux abonnés) : A Besançon, le Front de gauche enflamme la campagne

Sur place aux peuple au peuple 2012 : Le Front de gauche fait (encore) salle comble, à Besançon cette fois

  • 2012 Place au peuple - Meeting de Besançon du 24 janvier - Discours de Pierre Laurent

  • 2012 Place au peuple - Meeting de Besançon du 24 janvier - Discours de Jean-Luc Mélenchon

 

4 500 personnes ont répondu présents ce 24 janvier dans le Doubs pour écouter les discours de Pierre Laurent, Jean Luc Mélenchon et Clémentine Autain.

Retrouver leurs interventions en vidéo ci-dessous.

Ils en parlent

Sur Médiapart (réservé aux abonnés) : A Besançon, le Front de gauche enflamme la campagne

Sur place aux peuple au peuple 2012 : Le Front de gauche fait (encore) salle comble, à Besançon cette fois

  • 2012 Place au peuple - Meeting de Besançon du 24 janvier - Discours de Pierre Laurent

  • 2012 Place au peuple - Meeting de Besançon du 24 janvier - Discours de Jean-Luc Mélenchon

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 10:09


Standard and Poor’s avait déjà annoncé lors du sommet européen du 8 et 9 décembre dernier qu’elle évaluerait les effets des mesures prises à ce moment-là pour revoir ou non la note de la France. La décision d’aujourd’hui ne veut pas dire que ces mesures sont insuffisantes, mais que leurs effets ne sont peut-être pas assez immédiats.

 

À cela plusieurs raisons :


La zone euro s’enfonce un peu plus dans la récession.

 

En Espagne, le déficit public se dégrade avec les mesures d’austérité qui contractent la dépense publique et instaure un peu plus la crise. Idem en Grèce. Même des pays comme la Finlande sont touchés.

 

L’Allemagne n’est pas non plus dans une situation brillante.

 

Par ailleurs, les politiques de récession prônées par le duo Sarkozy-Merkel engendrent du chômage. Les dépen¬ses sociales vont s’accroître. Dans le même temps, la crise implique moins de rentrées fiscales, donc moins de cotisations. La dette publique augmente donc. Enfin, malgré la baisse de son taux directeur et l’injection massive de liquidités dans les banques, celles-ci ne jouent pas le jeu et ne financent ni la dette publique, ni l’économie réelle. Les conditions de crédit se resserrent, particulièrement pour les PME.


Il est probable que la charge de la dette va s’alourdir, que les taux d’intérêt vont s’accroître et que le différentiel entre les taux d’emprunts de l’Allemagne et ceux de la France vont augmenter.

 

Ces répercussions techniques vont produire des effets en cascade pour l’économie réelle.

 

En première ligne se trouvent les banques. Celles-ci ont déjà annoncé qu’elles n’avaient pas vocation à acheter de la dette publique, donc à soutenir les États, comme le PDG de la Société Générale.

 

Les compa¬gnies d’assurance sont en deuxième ligne. Celles-ci contrôlent une bonne part de la dette française via leurs contrats d’assurance vie. Mais les Français se détournent de ces produits et préfèrent des produits d’épar¬gne comme le Livret A. La France va avoir plus de mal à financer sa dette sur les marchés. Va-t-on vers un nouveau plan de rigueur pour contracter la dépense publique? Le cercle vicieux s’accélère.


Doit-on rester sous la coupe des marchés, laisser notre sécurité sociale, nos emplois, nos salaires sous la contrainte du jugement des marchés?

 

La question se pose un peu plus chaque jour.

 

La dégradation de la note française est un coup porté contre la politique du gouvernement. La droite porte une énorme responsabilité dans la situation actuelle car elle a placé le financement de la dette publique sous la coupe des marchés financiers et de fonds étrangers.

 

La solution passe par un changement de politique du crédit, avec la création d’un pôle public du crédit comme le propose la Front de gauche. Elle passe aussi  par un changement d’orientation de la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci finance les banques. Pour¬quoi privilégier le sort des banques plutôt que celui des États? Il vaudrait mieux qu’elle finance directement un fonds de développement social et écologique, comme le propose encore le Front de gauche, afin de soutenir l’emploi dans le domaine public ou l’industrie 
 
 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 01:59
Francis Wurtz a décliné les propositions du Front de gauche en matière de crise économique à Mulhouse.Archives J.-M. L.

Francis Wurtz a décliné les propositions du Front de gauche en matière de crise économique à Mulhouse.Archives J.-M. L.

Francis Wurtz, ancien député européen et membre du conseil national de campagne du Front de gauche était à Mulhouse pour exposer ses idées sur l’Europe et la gestion de la crise.

Le Front de gauche (FG) organise dans toute la France des « assemblées citoyennes » thématiques, en prélude aux échéances électorales de la présidentielle et des législatives. Le député européen honoraire et membre du Parti communiste français (PCF) Francis Wurtz était à Mulhouse pour présenter les idées du FG et du candidat Jean-Luc Mélenchon. En bon professeur, Francis Wurtz a livré un exposé clair, en trois chapitres avec sous-chapitres, pour donner les solutions du FG à la crise.

 

Non sans expliquer pourquoi les réponses actuelles des gouvernements « ne font qu’aggraver la situation ». « Nous sommes passés de l’austérité à la récession, de la gouvernance économique à la violation de la démocratie et de la souveraineté, le nouveau traité en gestation en était une illustration éclatante… Les mesures prises sont une nouvelle allégeance aux marchés financiers alors qu’il est impératif de s’émanciper. » Et de citer en Grèce « une société écrasée, déstructuré eengendrant une vague de suicides et de dépressions », au Portugal une dégradation similaire et en Espagne, « 3 e puissance économique de la zone euro, un chômage à 24 %, jusqu’à 45 % chez les jeunes ». Francis Wurtz prédit le même sort à la France avec « l’éclatement du système social » et à l’Allemagne avec ses « Ein Euro Job », ses travailleurs à 1 € l’heure…

Une BCE au service des États

La situation exige « une rupture profonde » et le FG juge qu’au- jourd’hui, l’Europe est prête. « Les dogmes économiques officiels jusqu’à présent intouchables sont décrédibilisés partout, y compris dans les pays qui les appliquent. »


Première mesure préconisée : le changement de mission de la Banque centrale européenne (BCE). « Aujourd’hui, la BCE prête aux banques privées 500 milliards d’euros à 1 %, avec un accès illimité, et les traités lui interdisent de prêter aux États membres de l’UE au même taux ! C’est absurde et indéfendable ! »


Pour financer le développement social et économique, la gauche européenne préconise l’instauration de la taxe Tobin, la lutte intensive contre les paradis fiscaux et l’interdiction des instruments financiers purement spéculatifs. Au niveau des États, le FG défend la constitution d’un « pôle public financier » pour insuffler une nouvelle politique d’aide à la croissance et au développement social, une réforme fiscale d’envergure visant à « faire payer les riches », toucher les revenus financiers des entreprises et alléger les cotisations sociales de celles qui privilégient l’emploi, la formation, la recherche.

Sur la question du succès des idées du Front national et du risque réel d’un nouveau 21 avril 2002, avec la gauche exclue du 2 e tour de la présidentielle, Francis Wurtz indique : « C’est un défi de civilisation. Nous voulons, avec le Front de gauche, reconquérir les forces populaires sur la base de leurs intérêts et sur une vision solidaire de la société, plutôt que sur le schéma ‘‘Comment s’en tirer mieux les uns que les autres’’… »


le 22/01/2012 à 05:00 par Frédérique Meichler

 

 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 01:57

Politique - le 22 Janvier 2012

François Hollande, le "réalisme" pour seule ambition

 

Analyse, compte-rendu, reportage et réactions, l'Humanité de ce lundi décortique le meeting national du candidat socialiste au Bourget, dimanche, et donne la voix aux militants. 

 


Découvrez l'Humanité du 23/01/2012 en version numérique

  • A lire:

Analyse: Le candidat socialiste s’est évertué, dimanche au Bourget, à donner du sens et du contenu à sa candidature pour mobiliser ses troupes et répondre aux inquiétudes qui montent, jusque dans son camp, sur sa volonté de dépasser le simple rassemblement anti-Sarkozy pour gagner. Il se place résolument à gauche, mais son premier discours programme relève des impasses qui relancent le débat.

Reportage: Le candidat PS sort les militants de la brume pour les envoyer au charbon. Le PS a profité du rassemblement pour revigorer une base militante en attente de mesures identifiables. Même s'il faut en rabatre sur le projet adopté.

Edito: C'est comment le changement?

Réactions: Pierre Laurent, Pierre Moscovici, Jean-Pierre Chevènement, Benoist Apparu et Marc-Philippe Daubresse donnent leur avis sur le discours.

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 01:49

- le 23 Janvier 2012

Quand la "cellule riposte" de l'UMP flingue le candidat... Sarkozy

La cellule riposte de l'UMP a encore frappé et s'est encore plantée. Chargée de mettre au point les argumentaires pour contrer les autres candidats à la présidentielle, ce regroupement de caciques et d'étoiles filantes du parti présidentiel, autour de Brice Hortefeux et Jean-François Copé, a distribué les munitions aux tontons flingueurs sarkozystes pour allumer la prestation de dimanche de François Hollande au Bourget. Mais leur feu nourri dessine en creux un portrait peu flatteur de leur candidat de président sortant.

  • Sarkozy, l'ami de la finance

Avec "mon véritable adversaire n'a pas de nom… c'est le monde de la finance" prononcé par François Hollande, la cellule riposte croyait tenir là sa première critique qui fait mouche. Premier porte-flingue à dégainer à ce sujet, François Baroin assénait dès dimanche soir: "C'est aussi idiot que dire je suis contre la pluie, je suis contre le froid ou je suis contre le brouillard."

A entendre le ministre de l'Économie, il est interdit de critiquer les marchés financiers, encore plus de lutter contre eux.

 

Patron de l'UMP, Jean-François Copé va plus loin: "Être l'adversaire de la finance dans un pays ouvert au monde, en 2012, c'est se tromper de registre." Nicolas Sarkozy, lui, ne se trompe sûrement pas de registre. Le probable et futur candidat UMP, champion des marchés? A entendre Copé et Baroin, c'est le cas.

 

Surtout pas!, tentait de corriger ce lundi matin sur France Inter Henri Guaino. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy a flairé l'argument de campagne vicié en pleine crise économique due à la crise des subprimes et autres produits spéculatifs pourris. Pour ce dernier donc, le "créneau" du contrôle de la finance "est occupé depuis longtemps par Nicolas Sarkozy, avec une énergie sans pareille. Est-ce qu'on a progressé ? Oui. Pas assez ? Certainement ! A qui doit-on les progrès qu'on a faits ? A Nicolas Sarkozy exclusivement. Il se bat avec une énergie féroce sur ces sujets-là".

Mais ni Baroin ni Copé ont l'air d'être très au courant.

  • Sarkozy, candidat soupe à la grimace

Autre prise glissante saisie par la cellule riposte, les nombreuses promesses électorales de Hollande. "Hier, tout l'après-midi, on a entendu l'annonce qu'on aurait, avec François Hollande, Noël toute l'année. Sur tous les registres de la vie humaine, il nous fait le cadeau de Noël", se gaussait François Copé ce lundi matin, tenant là un bon mot.

 

Valérie Pécresse enchaîne. "François Hollande, c'est zéro économie et zéro réforme" assure-t-elle. Il est vrai que la ministre des Finances est bien placée pour faire le bilan de l'économie française, avec ses "1.700 milliards de dettes et une croissance flageolante". Mince, ne serait-ce pas là le bilan du quinquennat de son patron Nicolas Sarkozy?

 

Pécresse s'enfonce encore: "Et tout candidat (...) qui ne viendrait pas avec un plan d'économies et avec un plan de réformes qui nous permettent de dépenser mieux l'argent et d'augmenter la compétitivité de nos entreprises dans la concurrence mondiale, ne dit pas la vérité aux Français." Avec Nicolas Sarkozy, vous aurez donc des plans d'austérité à la pelle et encore plus de cadeaux fiscaux pour les entreprises. Citoyens, serrez-vous la ceinture!

  • Avec Sarkozy, noir c'est vraiment noir

Avec les parlementaires UMP, c'est chaque fois la même chose. Pour se faire bien voir de leur patron, ils dégainent leur petit communiqué assassin dès que l'argumentaire de la cellule riposte tombe. Certains ajoutent à l'art du fayot des traits d'esprit douteux. Dimanche, Christian Vanneste s'est senti poète: "Le pédalo du candidat socialiste a accosté l'île de ses rêves, où les méchants financiers sont terrassés, la vie des jeunes enchantée, les usines multipliées, les logements plus que doublés, et tout cela sans bourse délier. Laissez rêver le candidat, le réveil s'appelle compétitivité ! Sur son île, il l'avait oubliée !"


François Hollande vit donc dans ses rêves, "parce qu'il ne veut déplaire à personne, il a peur de froisser les uns et les autres", parce qu'il "refuse de dire la vérité", pense Xavier Bertrand, ministre du Travail. A contrario, son président est les deux pieds dans la réalité. Celle décrite précédemment, de l'austérité parce qu'on ne peut pas faire autrement face à des marchés qu'il faut bien combler. Pas grand-chose à voir avec le probable slogan de futur candidat de l'UMP qui clame "La France de l'espérance".

 

Sentant la sinistrose coller au costume de Sarkozy candidat, Bernard Debré s'est ressaisi. Sur RFI, le député a souhaité que Nicolas Sarkozy préconise du "rêve réalisable". Un joli oxymore qui ne veut rien dire. Là encore, il faudra mettre sa cellule de communication au courant.

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BRUNO FORNACIARI

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