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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 07:30


Mardi politique- Christian Estrosi par rfi


Pour Estrosi, le Fouquet's est une "brasserie populaire"

Dans la série nous n'avons pas les mêmes valeurs, on demande Christian Estrosi. Le député-maire de Nice et ami historique de Nicolas Sarkozy a affirmé mardi soir que le Fouquet's était "une brasserie populaire des Champs-Elysées". Ce mercredi matin, il s'est enfoncé un peu plus en précisant sa pensée sur Twitter: "Pour tous ceux qui ne le savent pas encore, “populaire” est synonyme de célèbre."


Invité de l'émission Mardi politique de RFI, France 24, le Point et RFI, ce cadre de l'UMP si proche du peuple répondait ainsi à une question sur la soirée du Fouquet's du nouvellement élu Nicolas Sarkozy il y a cinq ans, qui demeure toujours un symbole du quinquennat. "Ecoutez, pour parler du Fouquet's, je préfère ne pas être obligé de m'égarer moi-même sur les frasques d'un certain nombre de personnalités du parti socialiste qui, permettez-moi de vous le dire, ont été beaucoup plus indignes que ce que l'on pourrait reprocher à... une soirée en tout et pour tout de victoire..." Estrosi faisait là mention de l'affaire Strauss-Kahn. La grande classe.

 

"Lequel d'entre vous n'y est pas allé"


Il poursuit: "Moi j'étais sur la place de la Condorde quelques minutes plus tard avec le président de la République. Je n'étais pas au Fouquet's . Je n'y étais pas invité et c'était très bien ainsi. Mais pour autant, c'est indigne de reprocher au Président de la République d'être allé dans une brasserie populaire des Champs-Elysées ce soir-là."


S'en suit les rires des journalistes. "Je vous pose la question : lequel d'entre vous n'y est pas allé ? » conclut-il

 

Et le silence embarrassé des journalistes interviewer emplit le studio.

 

 

 

Renseignements pris sur le site du restaurant des Champs-Elysées, le menu de cette brasserie populaire est à 78 euros.

 

Grâce à cette fulgurance, Christian Estrosi se hisse à la hauteur d'un Jacques Séguela, autre ami du président, qui se demandait: "Comment peut-on reprocher au président d'avoir une Rolex. Tout le monde a une Rolex. Enfin, si à 50 ans, on n'a pas une Rolex, on a raté sa vie".

 

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Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 18:58

le 10 Janvier 2012

Présidentielles

L’addition des choux et des carottes

En amalgamant les réponses, Libération grossit le trait et alimente la crainte d’un 21 avril.

 

En titrant «30 % n’excluraient pas de voter Le Pen », le journal Libération a additionné, pour parvenir à ce résultat, les 18 % d’électeurs affirmant « Oui, probablement et certainement » aux 12 % de « Non, probablement pas ». En considérant que ces 12 %-là n’ont pas arrêté leur décision et que, par conséquent, ils n’excluent pas… Une assertion correcte en français, beaucoup moins en morale. Sans cette addition de choux et de carottes, Marine Le Pen est créditée de 18 % d’intentions de vote, son score depuis des mois. Élevé, certes, mais dans son étiage. Pas de quoi titrer en une.

 

Ce bricolage arithmétique, que ne reprend pas à son compte dans l’analyse qu’il livre sur le site de ViaVoice, François Miquet-Marty, son directeur associé, est vivement dénoncé par Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, qui parle de « grossière manipulation ». Quand, en mars dernier, un sondage Louis Harris plaçait Marine Le Pen en tête du premier tour, François Miquet-Marty soulignait alors combien, en raison de la marge d’erreur (autour de 2,5 %), « on génère du bruit médiatique considérable alors que, statistiquement, les données sont sujettes à caution ». Ainsi, 34 % lui font confiance, selon l’étude, « pour bien exprimer les problèmes des gens » (43 % chez les sympathisants Modem, 39 % à l’UMP, 25 % chez les sympathisants du Front de gauche). À trop grossir le trait, « il s’agit ici de faire peur à tout prix à l’électorat de gauche pour le forcer à un vote refuge pour le candidat socialiste », dénonce Olivier Dartigolles. Benoît Hamon, porte-parole du PS, embraye sur le sondage et déclare, dimanche, que l’hypothèse de voir Marine Le Pen accéder au second tour de la présidentielle n’est « pas du tout farfelue ». Il revient à Hollande, écrit l’éditorialiste de Libération, « de contrer pied à pied les propositions économiques et sociales démagogiques de l’extrême droite ». Pas besoin pour ça d’un chiffon rouge.

 

Lionel Venturini

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 18:56

le 10 Janvier 2012

Présidentielles

 

La candidate du Front national à l’élection présidentielle, pour qui les intentions de vote restent hautes mais stables, veut élargir sa base électorale. Grâce à une certaine complaisance médiatique, elle séduit au-delà de son vivier traditionnel.

 

«Vous ne trouvez pas qu’on m’entend assez ? » Marine Le Pen se heurtait hier, sur BFMTV, aux limites de sa propre mise en scène du présumé black-out médiatique à son encontre. La presse, loin de jouer son rôle de « défense immunitaire de la démocratie » (lire l’entretien, page 6), tend souvent le micro sans porter la contradiction. Cette omniprésence se traduit dans les cotes de popularité (31 % de bonnes opinions pour l’Ifop, 28 % pour OpinionWay) et les sondages (lire ci-dessous).

 

 Rassurer l’électorat traditionnel


La candidate ne ménage pas ses efforts pour bétonner sa base électorale. D’abord en rassurant l’électorat traditionnel avec d’anciennes propositions, comme l’instauration d’un « salaire parental » pour les femmes « qui font le choix d’élever leurs enfants » ou la baisse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers, pour « faire baisser les prix de l’essence à la pompe ». Quant à l’immigration, dont Jean-Marie Le Pen, conforté par les prises de position de l’UMP, aimerait qu’elle irrigue plus le discours de sa fille, « je crois en parler souvent par le biais de l’économie, par le biais du logement », confesse cette dernière.

 

Les catégories populaires trouvent dans son discours, grâce à son offensive sur le monde du travail, des résonances aux thématiques sociales et européennes, sur lesquelles la gauche perd en crédibilité, selon les sondages. Marine Le Pen aurait déjà séduit 27 % des ouvriers, selon le dernier sondage ViaVoice paru dans Libération. Une position qu’elle veut ancrer : hier, elle a promis « la prise en charge par l’État de 200 euros de cotisations salariales sur tous les salaires jusqu’à 1,4 fois le Smic ». Crise oblige, l’argument pourrait porter, même si la hausse salariale n’est qu’une conséquence mécanique de la baisse des cotisations. Marine Le Pen veut « baisser le coût du travail », selon François Delapierre, directeur de campagne du candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon : « Il s’agit de contraindre les salariés à choisir entre leur pouvoir d’achat d’aujourd’hui ou leur protection sociale de demain. »


 Elargir son audience aux classes moyennes


« Marine Le Pen est la candidate qui a le mieux calé son discours sur son électorat », juge le géographe Christophe Guilluy, interrogé par Mediapart. À Metz, le 11 décembre, elle ne visait, dans son discours aux « oubliés » et « invisibles », que le seul électorat populaire. Depuis, elle veut élargir son audience aux classes moyennes « qui descendent génération après génération ». « Le système français est devenu un implacable descenseur social », déclarait-elle dimanche à Saint-Denis. « Ils ont peur que leurs enfants aient une moins bonne vie qu’eux », estime Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop dans Libération. D’où l’exceptionnelle percée réalisée par la candidate chez les sympathisants du Modem, majoritairement issus des classes moyennes et pour qui « elle exprime bien les problèmes des gens » ?


La prochaine cible de l’offensive de Marine Le Pen : les jeunes. Selon un sondage de l’Ifop de mi-décembre, 28 % des jeunes de 18-24 ans s’apprêteraient à voter Le Pen, contre 20 % pour la moyenne des Français. L’analyse géographique de ce vote par Christophe Guilluy recoupe les données sur un électorat ouvrier abusé : la jeunesse populaire, concentrée « dans l’ensemble des espaces périurbains, ruraux et industriels », soit les territoires « les plus touchés par les plans sociaux », « vit concrètement les effets négatifs des choix économiques et sociétaux des grands partis depuis vingt ans ». Une injustice que, lors de son discours, dimanche, Jean-Marie Le Pen a voulu capter au profit de sa fille : « La jeunesse doit réagir (...), en particulier aux élections, en sanctionnant ceux qui, de droite et de gauche, sont responsables. »


Elle court après la galette


La guerre de Marine Le Pen contre « le système absurde » des parrainages pour la présidentielle n’a pas que la préoccupation démocratique qu’elle avoue publiquement. Dans une lettre aux cadres du FN, Marine Le Pen s’inquiète des « conséquences financières ». Elle a renforcé l’équipe chargée de coordonner la collecte, « priorité absolue ». En attendant, elle menace de « sanction » dans les urnes le candidat putatif de l’UMP : « Il y a de grands risques pour que Nicolas Sarkozy, si je suis présente à cette élection présidentielle, soit battu, mais il y a une certitude qu’il soit battu si je ne suis pas présente à cette élection présidentielle », a-t-elle déclaré hier sur BFMTV.

 

Grégory Marin

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 18:51

 

Politique - le 10 Janvier 2012

Extrème-droite

Dans Derrière les lignes du Front (Éditions Golias), le journaliste Jean-Baptiste Malet met en perspective plusieurs mois d’enquête au cœur de la nébuleuse FN. Un travail 
de terrain minutieux qui éclaire 
les zones d’ombre 
de la trop médiatique Marine Le Pen.

 

Entretien.


Marine Le Pen peut-elle camoufler son appartenance réelle à l’extrême droite en la « drapant de concepts développés par la gauche » ?


Jean-Baptiste Malet. Quand elle emprunte des thèmes à la gauche, il s’agit d’une imposture. J’ai interrogé Marine Le Pen au sujet des Fralib en lutte (usine de thé et d’infusion des Bouches-du-Rhône – NDLR). Le FN colle sur les affiches de la CGT Fralib, et lorsqu’une aide de 28 000 euros a été votée par la région Paca, un seul groupe a voté contre, le Front national. Et Marine Le Pen n’est pas capable de dire pourquoi. Le ton ouvriériste de ce parti est une chimère : il n’y a aucun ouvrier dans son encadrement. Ce n’est pas seulement un parti raciste d’un point de vue racial, c’est un parti raciste d’un point de vue social. Il y a clairement une volonté de défendre un ordre naturel, où les pauvres sont à leur place quand ils sont en bas de l’échelle.

 

Pourquoi dites-vous que le FN 
n’est « pas fasciste au sens traditionnel du terme » ?


Jean-Baptiste Malet. Le fascisme était seulement une des formes incarnées par l’extrême droite. Marine Le Pen est « hédoniste et sécuritaire ». La grande différence entre elle et son père, c’est qu’elle n’est pas là pour interdire aux gens de jouir. Marine Le Pen promet à tous ceux qui sont floués par la crise qu’ils vont pouvoir continuer à remplir leurs chariots, à consommer, à garder le peu qu’ils ont peur de perdre. Elle s’adresse à ceux qui ont peur du déclassement.

Votre livre privilégie le reportage, mais s’intéresse également à la stratégie de Marine Le Pen, qui « consiste à camoufler l’héritage culturel 
et idéologique étatiste de l’extrême droite »…


Jean-Baptiste Malet. L’extrême droite a toujours prôné un État fort, a toujours été productiviste, et le FN le redevient. On dit de Marine Le Pen qu’elle incarne le renouveau, mais en fait c’est Jean-Marie Le Pen, dont on dit qu’il était reaganien, qui était une parenthèse de l’extrême droite française. Marine Le Pen revient aux fondamentaux de ce qu’était l’extrême droite du début du XXe siècle : celle des anti-Lumières, qui combat les droits de l’homme.

 

Pourtant, le FN cherche à se débarrasser du vocable « extrême droite » pour « droite nationale » 
ou « droite populiste européenne »…


Jean-Baptiste Malet. George Orwell a montré que le combat politique est avant tout sémantique. Ils sont sur ce champ de bataille, qui a pour enjeu l’hégémonie culturelle. 
Les cadres d’extrême droite aussi ont lu Gramsci : ils savent que pour gagner les élections, il faut une hégémonie culturelle.

 

Ce qui nous amène à la critique 
des médias. Car la dédiabolisation 
tient aussi à la candeur, voire 
à la complicité médiatique…


Jean-Baptiste Malet. Je ne suis pas hostile au fait qu’on interroge le FN, qu’on débatte avec lui. Moi-même je l’ai fait, mais pas n’importe comment, je ne me suis pas contenté de tendre le micro. En revanche, je supporte mal les gens qui me félicitent en me disant : « C’est super-dangereux, l’infiltration ! » Je n’ai jamais vu personne féliciter un grutier en lui disant : « Bravo d’être monté si haut, c’est dangereux. » J’ai juste fait mon métier. Que les confrères fassent le leur : quand Marine Le Pen parle de laïcité, on décrète qu’elle est laïque, même si elle a fait baptiser ses enfants à Saint-Nicolas du Chardonnet et qu’elle est toujours entourée d’intégristes catholiques. Les médias devraient être les défenses immunitaires de la démocratie, or ce sont les médias de masse qui propagent le virus. Ils sont obnubilés par la « nouveauté » et ne veulent pas voir que rien n’a changé, parce qu’inviter Marine Le Pen, c’est faire un carton d’audience. Mais si l’on gratte un peu, le vernis s’écaille.

 

 Par exemple ?


Jean-Baptiste Malet. Il suffit de demander à Louis Aliot ce qu’il pense 
de l’OAS. Pour lui, ce sont des héros, et la torture peut être légitime. Dans 
les rassemblements de « nostalgériques » ou de pétainistes, qui ne sont pas que des illuminés, certains militent aussi au FN.

 

Finalement, quelles idées de son discours prévalent ? Celles de gauche, perverties, ou celles de droite, déguisées ?


Jean-Baptiste Malet. La vérité, c’est que les idées, le FN n’en a rien à faire. En fouillant dans les archives, on s’aperçoit que Marine Le Pen conseillère régionale d’Île-de-France est pour les OGM, alors que Le Pen Marine conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais est contre. Avant la catastrophe de Fukushima, elle est pour le nucléaire, après, elle est contre. C’est incroyable : aucun parti ne prend des virages à 180 degrés sur des sujets aussi importants.

 

C'est de l’opportunisme, comme quand elle débarque à Hénin-Beaumont, pour s’implanter grâce au«tous pourris" ?


Jean-Baptiste Malet. Le FN n’est fort que des faiblesses de la gauche. Ce que 
j’ai vu à Lille m’a profondément choqué : une ville riche, avec des quartiers « nettoyés » des pauvres, des restaurants bio présentant les livres d’Alain Badiou en vitrine… Bref, on sent une certaine bourgeoisie consciente politiquement. Par contraste, à vingt minutes de TER, dans le bassin minier, le militantisme de gauche est mal en point. Il y a une déconnexion totale entre la gauche mondaine, pétitionnaire, de centre-ville, et le chaos social laissé à l’abandon et au FN.

 

Vous écrivez que ce n’est pas votre rôle de donner des recettes pour lutter contre le FN. Mais les politiques 
en donnent…


Jean-Baptiste Malet. Oui. J’ai rencontré Jean-Luc Mélenchon, qui m’explique comment il s’est préparé à un face-à-face avec elle (sur BFMTV, le 14 février 2011 – NDLR), qui montre ce que pourrait être une gauche combative face au FN, et Jean-François Caron, maire écologiste de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Dans sa commune, il fait de l’éducation populaire, relégitime le rôle du politique, responsabilise ses concitoyens et ça marche : Loos-en-Gohelle fait partie des villes du bassin minier où le FN fait les scores les plus faibles.

 

Entretien réalisé par Grégory Marin

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 18:49

Iliad a présenté ce mardi matin ses forfaits mobiles, signant l’entrée de Free comme quatrième opérateur téléphonique. Comme promis, les tarifs sont intéressants, mais on est loin de la révolution annoncée.


Avec un forfait à 2 euros, gratuit pour les abonnés Freebox, proposant 1 heure d’appel et 60 SMS par mois, Free vient de violemment secouer l’ensemble de l’économie du secteur. Les mobicartes n’ont plus grand intérêt et l'offre discrédite le forfait social du gouvernement (voir encadré). Effectivement, Free secoue quelque peu le confort savamment entretenu par les 3 opérateurs historiques. Rappelons que SFR, Bouygues et Orange avaient été condamnés par l'Union Européenne pour cette raison...


L’autre prétendue « bombe » est un forfait présenté comme simple et efficace : illimité en téléphonie (en France et sur 40 destinations), en SMS et MMS, avec 3 Go de Data Internet tout usage (VoiP notamment), pour 19,99 euros par mois. Forfait qui passe à 15,99 € pour les abonnés Freebox. Mais il faut savoir que Free ne subventionne pas de mobile, c'est ce qui permet à l’opérateur de couper aussi violemment les prix. Si vous voulez le dernier iPhone proposé par Free, il faudra ainsi débourser 720 euros (20 euros par mois sur 36 mois). A noter qu'il est proposé à 629 € chez Apple. Du coup même s'il n’y a pas d’engagement, le client qui décide de payer son smartphone hors de prix sur 12, 24 voire 36 mois se retrouve à devoir payer entre 40 et 50 euros par mois avec un mobile. Ce qui est tout de suite bien moins "révolutionnaire", même si l'offre reste avantageuse pour les gros consommateurs de téléphonie, avec un "coût" à la minute plus faible. Précisons également que le détail des contrats n'a pas été dévoilé et que chez Free comme ailleurs, les offres "illimitées" sont bien souvent restreintes (durée d'appel, nombre maximum de correspondants, limitation de la vitesse 3G...).

 

Le coup de communication de Free a en tout cas fonctionné, l’emballement est impressionnant. Les Fans le comparent à feu Steve Jobs, le succès est tel que le site de Free est saturé et ne parlons pas de la hotline. Les pages des autres opérateurs les plus consultés sont celles permettant le calcul des frais de résiliation… Les réseaux sociaux sont d’ailleurs en ébullition, on note d’ailleurs quelques blagues : "ils sont verts chez orange et bientôt ils seront marrons !", "Ils ne vont pas se l'SFR" ou encore  "Bouygues va bétonner son offre".

 

L'offre mobile sociale, réservée aux allocataires du RSA est moins fournie que celle de Free pour… 5 fois plus cher : 40 minutes et 40 SMS pour 10 euros, contre 2 euros pour 1 euros et 60 SMS. A croire que Besson veut ménager une solide marge aux opérateurs historiques, comme la municipalité de Montataire l’a déjà démontré pour Internet (voir : Montataire prend en main la fracture numérique).

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 15:09

Le film documentaire « Les nouveaux chiens de garde » ne plaît pas aux toutous des médias

les-nouveaux-chiens-de-garde-les-grandes-oreilles

Marre de toujours voir les mêmes tronches dans votre télé ? Marre de toujours lire les mêmes plumes ? Ce doc vous explique enfin pourquoi la presse va si mal.

 Arlette Chabot, Laurence Ferrari, David Pujadas, Alain Duhamel, Jean-Pierre Pernaut, Christine Ockrent, Franz-Olivier Giesbert, Laurent Joffrin, Alain Minc, Bernard-Henri Lévy, Christophe Barbier, Michel Field… Toujours les mêmes, toujours là, à squatter nos postes de télévisions, nos journaux et nos radios. Ils nous bassinent depuis plus de vingt ans que la crise va se résorber d’elle même, qu’elle n’existe pas et que ce n’est qu’une question d’équilibre des marchés. Ce sont encore ces mêmes zombis qui appuient tel ou tel candidat aux élections, tel ou tel politique dans sa course suprême. « Ils » ce sont les journalistes, éditorialistes et pseudos-experts, sans aucune morale, sans aucune indépendance et sans aucune objectivité. Ces « nouveaux » chiens de garde sont tels des Pasdaran, les « gardiens de la révolution médiatico-numérique » qui n’est qu’un vaste jeu de chaises musicales où les uns et les autres se refilent des postes de présentateurs, directeurs de la rédaction ou de rédacteurs en chef. Ils sont les garants d’une continuité absurde imposée par les propriétaires des « grands » médias, les patrons amis eux-mêmes des politiques, qu’ils soient aux affaires ou dans l’opposition.

 

Copinages


Si l’on voit Arlette Chabot claquer les bises à droite et à gauche on rit jaune quand on entend un fin analyste résumer en une phrase ce petit monde médiatico-politique: « C’est un peu comme si dans une famille certains avaient décidé de faire politique d’autre faire économie et le troisième journalisme, c’est un seul et même monde, c’est un monde unique ». De quoi faire froid dans le dos tant la réalité dépasse la fiction. Pour ce film documentaire, les deux réalisateurs sont allé exhumer des séquences qui se passent de commentaires, à l’exemple d’Arnaud Lagardère dans l’émission de Michel Drucker « Vivement Dimanche » où ce dernier invite un Jean-Pierre Elkabbach chantant les louanges de son jeune patron, fils de Lagardère. Nous vous laissons découvrir qui fait quoi dans ce trio (l’un embauche l’autre qui rembauche l’autre, puis le boss fait entrer à la radio Drucker, radio dont le patron était Elkabbach et dont le proprio était Lagardère, fils du papa ami intime des deux animateurs), pas facile à suivre ? Ces trois là s’invitent à la téloche tels de vieux potes pour faire sautiller et trémousser la ménagère de 50 ans. Si ce n’était que ces trois…

 

Don d’ubiquité


Combien de fois ne vous êtes vous pas demandé « mais comment il fait ce Minc pour être toujours dans ma télé ? » En effet, comment il fait pour écrire tant de livres, être sur tous les fronts en même temps ? Alain Minc, avec sa tête de jeune vieux, c’est le parfait sujet de labo qu’il faut disséquer sans anesthésie. Nos deux confrères, Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, s’en sont chargés en toute objectivité. La séquence est plus que choquante, c’est l’autopsie d’une insulte, d’une manipulation, d’un mensonge, d’une comédie :  Alors en pleine crise financière, en 2008, Alain Minc, sur le plateau de son émission « Face à Alain Minc » (sur la chaine de son pote Vincent Bolloré, Direct8) s’égosille à nous rappeler que la crise financière est passée… et que l’économie mondiale est plutôt bien gérée ! Mais la suite est plus délirante, plus lourde.

 

Vous avez dit indépendance ?


Constance dans l’erreur et dans l’indulgence, nos médias sont entrés en phase terminale d’un cancer dont les deux réalisateurs ont fait la radiographie. En sortant de la projection soit on réagit soit on baisse les bras en se disant qu’après tout c’est comme ça depuis des lustres et que rien ne changera. Au moins, Gilles Balbastre et Yannick Kergoat ont le mérite d’avoir réussi un pari simple mais difficile à mettre sur pied tant il y a de choses à dire, tant il faudrait plus de douze épisodes à la saison 1 des nouveaux chiens de garde. La première heure est une véritable claque à grands coups d’archives qui ne peuvent tromper, point de manipulation ou de théorie du complot: c’est un travail méticuleux et fouillé que Balbastre et Kergoat ont réalisé. Empruntant la technique aux plus grands journalistes d’investigation, ils ont remonté le temps pour mieux comprendre le mécanisme des médias d’aujourd’hui qui se proclament publiquement « contre-pouvoir ». Un film documentaire qu’il faut voir, ne serais-ce que pour se dire qu’il y a encore des gens honnêtes pour faire le job.

Si nous avons pu débattre du film avec quelques « toutous » des médias. Il ne plaît pas à certains, qui n’ont pas répondu à nos coups de fils, même sur leurs téléphones portables, c’est clair, nous sommes blacklistés à présent. Au pied ! Couché !

Voir la bande annonce du film

Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat
Documentaire – France – 2011 – 104 min – 35 mm et numérique -
-Stereo Dolby SRD – Couleur – No de visa 119 070 Sortie le 11/01/2012

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 08:59
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 19:55

    

A voir: la bande-annonce du film:

 


Médias

 

Médias - le 10 Janvier 2012

Les réalisateurs des Nouveaux chiens de garde attaquent dans l'Humanité de ce mercredi 11 janvier. Retrouvez dans notre édition l'intégralité de notre entretien avec Gilles Balbastre, l'un des deux auteurs du documentaire qui sort en salle ce mercredi. Extrait:


Gilles Balbastre. "A la sortie de nos projections, la majorité des gens ont la pêche. L'envie de dire: "Ce sont des bouffons". "Finalement, ils nous ont volé l'espace public", a dit une magistrate après avoir vu le film. C'est exactement ça. Nous aussi, citoyens, nous avons des choses à dire, nous aussi nous sommes des experts. Ca donne envie de se révolter. C'est un phénomène qui, à des degrés divers, existe ou a existé aussi en Tunisie, en Egypte ou en Russie. Il faut repolitiser le débat sur les médais, c'est la seule solution. Il faut que les cadres soient mis en place, que des lois soient votées. Il faut se réunir."

 

  • A lire aussi dans notre édition:

Des informations si bien gardées. Critique radicale des médias, le film Les Nouveaux chiens de garde relance la question du pluralisme de l'information. Qui nous informe et sur quoi? Selon quels critères l'information est-elle ou non diffusée?

L'éditorial de Patrick Apel-Muller

  • A voir: la bande-annonce du film:

Ou cliquez ici

Pierre Laurent écrit à Yves Calvi et dénonce une discrimination du PCF

L'avenir n'est pas si net pour la presse écrite française

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:32

Médias

Médias - le 9 Janvier 2012

C'est un scandale!

Vendre l’Humanité, un trouble à l’ordre public ?

Sept militants communistes ont subi dimanche 8 janvier un contrôle de police, à Paris. La raison : ils proposaient « le journal que l’on vend le matin d’un dimanche »…


«Du journal que l'on vend le matin d’un dimanche à l'affiche qu’on colle au mur du lendemain », chantait déjà Jean Ferrat en 1969. Le refrain de Ma France est connu, tout comme ces postes fixes de militants qui, semaine après semaine, vendent l’Humanité Dimanche. La maréchaussée ne l'entend pas de cette oreille: hier, sept militants communistes ont été sommés de décliner leur identité, rue Rambuteau, dans le 3e arrondissement de Paris. Au prétexte qu'ils diffusaient l'Humanité Dimanche. Leurs affiches ont été arrachées. Motif : leur rassemblement constituait, selon les trois agents qui sont intervenus, un « trouble à l’ordre public ».

 

Pourtant, ledit poste existe depuis fort longtemps: il a été mis en place par Erwin Ronaï, le père de la conseillère régionale communiste de Seine-Saint-Denis Henriette Zoughebi, il y a près de cinquante ans, témoigne Évelyne Zarka, adjointe au maire du 4e arrondissement, présente hier matin au moment de l'incident. «Nous n'avons jamais été inquiétés", s’étonne encore l’élue, choquée par la scène. «Une voiture de police s’est approchée [...]. Ils nous ont d’emblée dit “contrôle d’identité”.» Évelyne Zarka explique qu’elle ne comprend pas ce brusque contrôle d’identité. «Ils nous ont expliqué que notre “attroupement” leur avait été signalé par une vidéosurveillance», reprend-elle. Les policiers embarquent les papiers d’identité – et la carte d’élue – d’Évelyne Zarka. «Ils sont revenus sans rien avoir à se mettre sous la dent et ont arraché nos affiches, au motif qu’il s’agissait, selon eux, d’affichage illégal», explique-t-elle. Aux militants qui leur demandent depuis quel commissariat de quartier ils les ont envoyés, les policiers rétorquent qu'ils sont «dépêchés par la préfecture»…

 

Ce qui fait bondir Ian Brossat, président du groupe communiste et élus de gauche au Conseil de Paris. Il se souvient des promesses du préfet de Paris, après l'arrestation de Lounis Ibadioune, ce diffuseur de l'Humanité Dimanche, dans le 18e arrondissement de la capitale, qui est passé en procès en 2007 pour avoir vendu l'Humanité Dimanche sans autorisation. «Le préfet de Paris, Michel Gaudin, s’était alors engagé à ce que cela ne se reproduise plus», s'agace l'élu qui a l'intention d'interpeller le Conseil de Paris, lors de la prochaine séance, le 6  février prochain. Dans un communiqué (lire le communiqué), Ian Brossat s’indigne «de cette négation patente du droit à la liberté d’expression». Et il ajoute : «Il est scandaleux que des militants politiques soient inquiétés alors qu’ils contribuent au débat politique, à quelques mois d’échéances majeures. Cet événement confirme les dérives auxquelles la vidéosurveillance est susceptible de conduire.» Point positif: l’intervention de la police a créé une vive émotion dans le quartier, toutes sensibilités politiques confondues.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 09:22

 

Les médias excluent le Parti Communiste et ses représentants.


Il n'est qu'à regarder toutes les chaînes de télé publiques et privées, radios du service public ou radios commerciales, tous s'entendent pour ne pas donner la parole au Parti communiste. Chaque jour sur le PAF on peut y voir tous les autres et notamment Présidents et Ministres, responsables de l'UMP et du groupe parlementaire, le candidat socialiste dont les médias suivent la campagne jusque dans les cabinets, mais aussi les porte-parole de François Hollande, des dirigeants socialiste, des élus socialistes, la candidate de EELV Eva Joly, mais aussi Cécole Duflot et au moins un des trois députés verts, François Bayrou à toutes les sauces bien qu'il ne représente que peu de monde, hormiscelui des virtuels sondages, et puis Madame LE PEN la fille du père qui se pavanne de radios en télés en propageant haine, repli et démagogie avec la collaboration des médias friands. Jean-Luc Mélenchon fait quelques apparitions tandis que le candidat du NPA est totalement absent.

Concernant el Parti Communiste, la méthode des médias le concernant est totalitaire. Il a même disparu du vocabulaire. Il n'exoste plius. Un peu comme si l'on voulaiit effacer des mémoires son existence.Que le parti Communiste compte près de 10 000 élus, dirige un milliers de municipalités, qu'il déploie son activité parlementaire à l'assemblée nationale avec ses 15 députés ou au sénat avec les 23 sénateurs, que les 130 000 militants communistes qui agissent sur le terrain, tout cela les médias n'en ont cure. Ils censurent.

Et le plus étonnant c'est que la direction du Parti Communiste proteste...mollement.

Quel autre Parti ou mouvement accepterait une telle discrimination, un tel ostracisme ?

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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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BRUNO FORNACIARI

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