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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 12:49

 

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 12:43

Social-Eco - le 30 Août 2011

Julien Lauprêtre: « C’est un véritable raz-de-marée de pauvreté qui s’installe sur la France »

Julien Lauprêtre, président du Secours populaire affirme que le taux de pauvreté dévoilé par l'Insee ce mardi est bien "en dessous" de la réalité. Ces chiffres datent en effet de 2009 et ne sont donc plus actuels. Le président du Secours populaire s'inquiète de ce "raz-de-marée de pauvreté" qui s'installe sur la France. Interview pour l’Humanité.fr


Vous avez critiqué ce matin les chiffres de l’Insee de 2009 spécifiant qu’ils sont en dessous de la réalité, quelle est la situation actuelle ?


Julien Lauprêtre. Le secours populaire a pris ce matin les chiffres de l’Insee sur la pauvreté avec grand intérêt et ils sont effectivement révélateurs d’une grande pauvreté de notre pays. Cependant ces chiffres remontent à 2009 et sont en conséquent en dessous de la réalité. Tous les indices montrent que la pauvreté a gagné du terrain. D’autre part ces chiffres sont bien réels mais ne couvrent pas tous les aspects. Il est nécessaire de prendre en compte d’autres facteurs. Un français sur deux n’est pas parti en vacances cet année. Par ailleurs, 39% des français ont renoncé aux soins qui leur étaient prescrits pour des raisons financières. Enfin, il est important de noter que tous les français n’ont pas accès au sport, à la culture. C’est un véritable raz-de-marée de pauvreté qui s’installe sur la France. Aujourd’hui nos bénévoles font tous le même constat. La pauvreté ne cesse d’augmenter. Et ce quelque soit la région. Il n’y a pas une région en France qui ne soit pas sinistrée.

 

Quels sont les moyens mis en œuvre par le Secours populaire ?


Julien Lauprêtre. Aujourd’hui les problèmes de la précarité sont devenus des problèmes de société. Nous alertons les autorités publiques : de plus en plus de jeunes sont touchés. Ces dernières années nous avons observé un afflux de jeunes dans nos centres. En novembre nous organisons à Nancy les « assises nationales de la jeunesse solidaire » le 24, 25 et 26 novembre. Le Secours populaire essaye d’être le plus proche possible des jeunes. Mais seul nous ne pouvons pas régler le problème.

 

Quelles sont les réponses apportées par le gouvernement et l’Union Européenne ?


Julien Lauprêtre. Le Secours populaire aiguille les pouvoirs publics et est l’avocat des pauvres. Ces chiffres sont la confirmation de ce que nous disons depuis des années. Aujourd’hui nous avons la preuve avec ces chiffres que la pauvreté ne cesse d’augmenter. C’est une réalité. Désormais les pouvoirs publics doivent prendre conscience de ces indices. Malheureusement ce taux de pauvreté ne va certainement pas s’améliorer avec la décision en juin de la Commission européenne qui ampute de 400 millions à son programme européen d’aide au plus démunis (PEAD). Cette décision est dramatique le budget va être amputé de 75% avant d'être totalement supprimé. En France ce programme aide près de 4 millions de personnes à se nourrir par le biais de 4 associations (Croix-rouge, Banques alimentaires, Restos du cœur et Secours populaire français). S’agissant de nos services, si cette mesure n’est pas revue à la baisse la moitié des repas ne pourront pas être distribués. Le 18 septembre a lieu une réunion des ministres de l’Agriculture : si l’on ne peut pas revenir sur cette décision c’est un véritable tsunami alimentaire qui va s’abattre sur notre pays.

 

Pour finir, pouvez-vous nous dire un mot de l’objet de votre présence sur la fête de l’Humanité ?

Julien Lauprêtre. L’objectif de la présence du Secours populaire à la Fête de l’Humanité est de présenter au public l’importance du développement de note association dans la société actuelle pour faire toujours plus de solidarité. Nous allons également contribuer à diffuser notre message : notamment en alertant le public sur la gravité de la décision européenne par le biais d’une pétition.

 

Dans son étude l’Insee annonce que le taux de pauvreté a atteint en 2009 13,5% de la population, soit 5% de plus qu’en 2008. Le seuil s’est établi cette année à 954 euros par mois. En 2009 8,2 millions de personnes vivent en dessous. Sur ces 8,2 millions la moitié vivrait avec moins de 773 euros mensuel.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 11:02

 

 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 10:18

En Russie, la contestation du pouvoir Poutine/Medvedev ne faiblit pas. Après les élections législatives des manifestations imposantes témoignent d'une inquiétude et d'un mécontentement grandissant dans une partie de la population. L'ultra-libéralisme et un capitalisme sauvage ont entrainé une terrible dégradation des conditions de vie, une pauvreté massive dans une économie en crise et sans protection sociale digne de ce nom. Le système Poutine et le consensus qu'il a pu permettre en usant du nationalisme et de l'autoritarisme, est en train de perdre sérieusement des forces.

 

La vie chère, la crainte de l'avenir, la corruption, la fraude aux élections… ont suscité des rassemblements populaires très importants, faisant converger des courants politiques très hétéroclites, de l'extrême droite à l'extrême gauche. Déjà, les élections, marquées notamment par un succès des communistes et un recul du parti au pouvoir, furent le signe de cet affaiblissement.

 

Les évolutions en Russie sont d'une grande importance pour toute l'Europe. Les contradictions politiques internes traduisent aussi des rivalités et des conceptions différentes sur la place de la Russie dans le monde, sur son rapport à l'OTAN dont l'élargissement à l'Est est vécu à Moscou comme une cause de tensions et un défi permanent.

 

La PCF accorde une vigilante attention à ce qui se déroule aujourd'hui en Russie tout en soutenant l'ensemble des forces de progrès : de gauche, communistes et progressistes qui veulent que ce grand pays aux richesses considérables puisse répondre aux attentes de son peuple et puisse jouer un rôle international indépendant et positif.

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 12:45

 

Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat

 


Signer la pétition   -   Voir les signataires

 



Appel du Collectif des 39
Contre La Nuit Sécuritaire

Réforme de la Psychiatrie :
Une déraison d’Etat

Trente mille personnes ont signé avec nous l’Appel contre La Nuit Sécuritaire, lancé en réaction au discours du président de la République le 2 décembre 2008 qui assimilait la maladie mentale à une supposée dangerosité. À nouveau, le Collectif des 39* en appelle à l’ensemble des citoyens.

Ce discours promettait un traitement sécuritaire des malades mentaux.

Il a depuis largement pris corps dans la pratique quotidienne : les lieux de soins psychiatriques sont désormais truffés de caméras de surveillance et de chambres d’isolement, des grillages ont été disposés, des protocoles de neutralisation physique des patients ont vu le jour, les préfets empêchent les levées d’internements caducs.

Un projet de loi propose aujourd’hui un cadre juridique à cette dérive sécuritaire.
Adopté le 26 janvier 2011 en Conseil des Ministres, il sera discuté au Parlement le 15 mars après un simulacre de concertation.

·  Dans un vocabulaire relevant du code pénal, il cautionne la défiance à l’égard de citoyens souffrants.

·  Dans ce dispositif, seul le trouble à l’ordre public est pris en compte.

·  Il instaure un changement paradigmatique sans précédent : l’institution des « soins » sans consentement en ambulatoire. En effet, le projet de loi n’identifie plus seulement l'hospitalisation comme contraignante, mais les soins eux-mêmes, à l’hôpital comme à l’extérieur, avec le risque majeur de la mise en place d’une surveillance sociale planifiée.

Ainsi, pour répondre à l’inquiétude légitime des patients et de leurs familles, ce projet de loi, sous couvert de déstigmatisation, va instituer une logique de dérive sécuritaire induisant un contrôle inédit de la population. Il s’appuie sur un principe de précaution inapproprié.
La mystification est totale :
Il ne s’agit pas d’un projet de soins, mais d’un engrenage portant atteinte aux libertés fondamentales dans un état démocratique.
Prétendant améliorer « l’accès aux soins » et leur « continuité », ce projet propose uniquement un accès à la contrainte sans limite de durée.
Il détourne la fonction des soignants vers une orientation de dénonciation, de rétention, de « soins » sous contraintes et de surveillance.
Il impose aux patients d’accepter des « soins » stéréotypés, protocolisés, identiques pour tous. Ils seront sous surveillance, associée à un contrôle de leur dignité : ainsi se met en place une police de l’intime. Il instaure un fichier national, « un casier psychiatrique ? », de toute personne ayant été soumise ne serait-ce qu’une seule fois aux soins sans consentement.
Il institue un mensonge en laissant penser que seuls les médicaments psychotropes administrés sous contrainte suffisent à soigner les patients gravement atteints : enfermés chez eux, malgré eux.

Une partie des citoyens a été désignée à la vindicte médiatique. Le mot schizophrène, jeté à tort et à travers, en bafouant le secret médical, n’est plus un diagnostic mais une menace, qui accable les malades et leurs familles, effraie jusqu’à leur voisinage.

Penser que ce projet de loi va améliorer cette situation est une déraison d’Etat.
Bien plus, il risque de s’opposer frontalement à toute réforme sanitaire digne de ce nom, qui aurait pour principes élémentaires de reposer sur une fonction d’accueil, une logique ouverte et déségrégative, des thérapeutiques diversifiées centrées sur le lien relationnel et la confiance, dans la durée.

Ce projet va à l’encontre d’une politique de soins psychiatriques respectueux des libertés, offrant une hospitalité pour la folie au cœur du lien social, qui allierait sécurité publique et soins à la personne.

Il institue la défiance envers les professionnels dans une démarche politique analogue à celle appliquée récemment aux magistrats et à la Justice, comme à d’autres professions.

·  Nous voulons que les budgets subventionnent des soins et non des aménagements carcéraux, la formation des personnels, des effectifs conséquents, pour une conception humaine de l’accueil de la souffrance.

·  Nous rejetons les réponses démagogiques qui amplifient délibérément l’émotion suscitée par des faits-divers dramatiques. Ces réponses ne font qu’accroître et entretenir la peur de l’autre.

·  Nous voulons résister, nous opposer, avec une élaboration citoyenne de propositions pour une politique de soins psychiatriques au plus proche des réalités de terrain. La psychiatrie est l’affaire de tous.


Nous soignants, patients, familles, citoyens appelons
au retrait immédiat de ce projet de loi.

http://www.collectifpsychiatrie.fr


Version pdf ici

Plus d'explication dans la version longue en cliquant ici


* Le Collectif des 39 s'est constitué le 12 décembre 2008, autour de l'Appel contre La Nuit Sécuritaire signé depuis par près de 30.000 citoyens. Il réunit des professionnels de la psychiatrie tous statuts confondus (en grande majorité), et des personnes du monde de la Culture et des citoyens qui nous ont rejoint.

 


  • Mathieu BELLAHSEN,
  • Selma BENCHELAH,
  • Philippe BICHON,
  • Hervé BOKOBZA,
  • Loriane BRUNESSAUX,
  • Marie CATHELINEAU,
  • Patrice CHARBIT,
  • Franck CHAUMON,
  • Patrick CHEMLA,
  • Guy DANA,
  • Alexandra DE SEGUIN,
  • Roger FERRERI,
  • Sarah GATIGNOL,
  • Yves GIGOU,
  • Michaël GUYADER,
  • Serge KLOPP,
  • Émile LUMBROSO,
  • Antoine MACHTO,
  • Paul MACHTO,
  • Bénédicte MAURIN,
  • Simone MOLINA,
  • Françoise NIELSEN,
  • Sylvie PRIEUR,
  • Pierre SADOUL,
  • Olivier SCHMITT,
  • Pedro SERRA,
  • Bruno TOURNAIRE-BACCHINI,
  • Anne TUFFELLI,
  • Monique VINCENT,
  • Élie WINTER

Signer la pétition - Voir les signataires


Retour au site du Collectif des 39

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:41
 

Le 21 décembre, la Banque centrale européenne (BCE) a accordé le plus gros prêt de son histoire aux banques. Au total, 523 banques ont emprunté à la BCE près de 500 milliards d’euros pour 3 ans à un taux voisin de 1%. Il s’agit là d’un soutien exceptionnel de la BCE, qui est officiellement justifié par la nécessité d’aider les banques à faire face à leurs prochaines échéances de remboursement.

 

Face à la menace d’une grave crise bancaire, de l’ampleur de celle de 2008, la BCE joue a priori son rôle normal de prêteur en dernier ressort en refinançant ainsi les banques. Mais, ce qui est inadmissible, est que – une fois encore – les autorités volent au secours des banques sans exiger aucune contrepartie de ces dernières !

Ainsi lorsque la BCE intervient, avec la Commission européenne et le FMI, en Grèce ou au Portugal, les contreparties sont considérables : pour « expier » un supposé laxisme dans les dépenses publiques, les gouvernements doivent mettre en œuvre de violents plans d’ajustement. Mais lorsqu’il s’agit du « sauvetage » des banques… c’est Noël avant l’heure !

 

Les banques avaient déjà été secourues sans contrepartie par les­­ États et les banques centrales en 2008 – 2009, au début de la crise des subprimes. Résultat : une fois que leur situation s’est améliorée, elles ont recommencé à spéculer contre les dettes publiques (Grèce et Irlande en particulier) et à distribuer des dividendes à leurs actionnaires, et des primes exorbitantes à leurs dirigeants et traders. 

 

Le même scénario va se reproduire en 2012 : l’argent prêté aux banques va être replacé sur les marchés à des taux élevés dans une logique purement financière, et ne va pas servir à desserrer le crédit et financer le secteur productif. Ce qui serait pourtant nécessaire pour sortir de la récession et recréer des emplois.

 

Il est temps de remettre la finance au service de la société et d'une transition écologique et sociale. Ce qui passe nécessairement par une réforme radicale de la BCE et du système bancaire, afin que ceux-ci promeuvent l’intérêt général et ne soient plus dominés par les intérêts particuliers de la haute finance.  Il faut sortir l’Europe du cercle destructeur de l’austérité généralisée, inefficace et injuste. Des propositions qui sont au cœur des campagnes menées par Attac pour un audit citoyen de la dette publique, pour un désarmement de la finance et une transformation du système bancaire.

 

Attac France,
Le 23/12/2011

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 22:26

 

manifestant italien contre l'austérité

 

Monde - le 24 Décembre 2011


Les principaux syndicats italiens ont prévenu ce samedi le gouvernement de Mario Monti que "la partie n'est pas close" après l'adoption du plan de rigueur, avertissant que 2012 risque d'être chaud sur le front social.


Dans une prise de position commune, les leaders des syndicats CGIL, CISL, UIL et UGL ont déploré "ne pas trouver trace dans le plan de rigueur adopté par le Sénat jeudi de la vraie réforme structurelle qui devrait être faite pour la croissance", qui est celle de la fiscalité. "Il faut diminuer les taxes sur le travail", ont-ils dit à l'unisson, demandant de s'attaquer aux grandes fortunes et d'alléger le poix fiscal pesant sur les retraités.

 

Combattre le chômage et la précarité


"Nous suggérons au gouvernement de mieux gérer la phase 2 que la phase 1, en dialoguant avec les partenaires sociaux sur le marché du travail, la précarité, la fiscalité", a suggéré la secrétaire du syndicat CGIL Susanna Camusso, lors d'une réunion de clôture avant Noël des manifestations contre le plan de rigueur à la Chambre des députés italienne.

"La partie n'est en aucune façon close sous prétexte qu'il y a eu un vote de confiance. Si nous ne voulons pas avoir une année 2012 pleine de problèmes et de chômage, le gouvernement doit affronter la réalité (...). S'il pense pouvoir continuer tout droit sur sa route, il trouvera des obstacles contre lesquels il butera", a déclaré la dirigeante de ce syndicat de gauche, le plus critique vis à vis du gouvernement de techniciens de Mario Monti. Mme Camusso a notamment averti que le chapitre des retraités "n'est pas clos".

 

Contrer la flexibilité


Le chef de la CISL (modéré), Raffaele Bonanni, a demandé la conclusion d'"un accord entre gouvernement et forces sociales, soutenu par les partis".

M. Monti veut réformer le marché du travail pour aller vers plus de flexibilité mais les syndicats sont arc-boutés sur la défense d'un article du statut des travailleurs qui réglemente strictement les licenciements.

 

Le Sénat adopte l'austérité. Le Sénat italien avait définitivement adopté jeudi ce programme composé de mesures de réduction du déficit d'environ 20 milliards d'euros, qui durcit le régime des retraites et prévoit de nombreuses hausses d'impôts, en particulier sur les biens immobiliers jusque là peu touchés. M. Monti a annoncé que ces mesures seraient complétées par d'autres destinées à faire repartir l'économie.

 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 19:30

 

 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 17:34

Les écologistes se sont entendus le week-end dernier sur les investitures de leurs candidats aux législatives dans le cadre d'un 'accord avec le PS qui lui accorderait de 15 à 30 circoncriptions "gagnables".

De leur côté Daniel Cohn-Bebdit et Eva Joly lancent des oeillades vers François Bayrou et le centre en leur proposant ni plus ni moins une "union sacrée" comprenant même Sarkozy, refusée évidemment par le Front de gauche.

EELV brouille les cartes et enfume la gauche.

 

D'ailleurs,ces popos s'accopagnent d'un éloquent retournement de l’histoire.

 

Curieuse situation en effet en Seine-Saint-Denis où des années durant François Asensi Député PCF du 93 et Maire de Tremblay-en-France, considérait Stéphane Gatignon comme son protégé après l'avoir fait nouveau Maire de Sevran.

Hélas les négociations PS/Vert pour les législatives en Seine-Saint-Denis, et les ambitions politiques du PS et personnelles de Gatignon, feront que François Asensi devra affronter l'édile comme « adversaire unifié » au 1er tour des législatives en 2012 dans sa circonscription.

 

On n’est jamais trahi que par ses amis.

 

Bon courage et solidarité

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 13:22

Editorial | LEMONDE | 23.12.11 | 12h55   •  Mis à jour le 23.12.11 | 12h59

 
 

En cette veille de Noël, le gouvernement a décidé de prendre un conflit social en otage. Depuis huit jours, une grève des agents de sûreté aéroportuaire, employés par des entreprises privées, touche plusieurs aéroports. Le transport aérien est-il, pour autant, "paralysé", selon le mot de François Fillon ? Nullement : aucun vol n'est annulé. Le "droit de partir en vacances", invoqué par Nicolas Sarkozy, est-il mis en cause ? Pas davantage, alors que, selon une étude du Credoc en 2010, 65 % des Français ne prennent pas de vacances d'hiver et seuls 10 % partent tous les ans.

Pourtant, depuis le 22 décembre, des effectifs de la police des frontières - au grand dam de certains syndicats de policiers - et de la gendarmerie ont été requis pour remplacer des grévistes dans deux terminaux de l'aéroport de Roissy. La durée d'attente des passagers aux postes de filtrage et de contrôle a été à peine réduite, les policiers n'ayant pas la formation nécessaire pour inspecter les bagages sur les écrans. "Le gouvernement a fait le choix d'amoindrir les critères de sécurité", a ironisé Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, pour "tenter d'accroître l'opposition entre les usagers et les grévistes".

A quatre mois du premier tour de l'élection présidentielle, M. Sarkozy a choisi de montrer ses muscles avec l'habituelle rengaine de la "prise en otage des usagers". Claude Guéant, le ministre de l'intérieur, est monté en première ligne, faisant le pari que cette fermeté sera douce aux oreilles des franges les plus à droite de l'électorat. Le droit de grève, qui, rappelons-le, est inscrit dans la Constitution comme principe de "valeur supérieure" à la loi, est respecté, affirme M. Sarkozy. "Aucune réquisition n'a été prise ", ajoute M. Guéant, qui se souvient peut-être que lors du conflit sur la réforme des retraites, en 2010, la réquisition de salariés grévistes dans des raffineries avait valu à la France les remontrances de l'Organisation internationale du travail.

 

Il n'empêche : le remplacement inédit de grévistes par des policiers, en l'absence d'atteinte à l'ordre public, est une atteinte au droit de grève. Le code du travail est très clair : l'article L. 1251-10 interdit le recours à des intérimaires ou à des contrats à durée déterminée pour remplacer des grévistes. La jurisprudence de la Cour de cassation va dans le même sens. Et la loi du 21 août 2007 sur le service minimum, adoptée à la va-vite, ne concerne que les transports terrestres. Face à ce type de conflit, le gouvernement, au lieu de céder à une démagogie populiste du plus mauvais aloi, n'a qu'une obligation, dès lors que la continuité du service public reste assurée : celle d'imposer le dialogue social.

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BRUNO FORNACIARI

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