Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 21:16

Salah Hamouri libéré dimanche (officiel) AFP

Mis à jour le 14/12/2011 à 20:52 | publié le 14/12/2011 à 19:45

 

Le Franco-Palestinien Salah Hamouri sera libéré dimanche par Israël dans le cadre d'un échange de prisonniers palestiniens, a-t-on appris ce soir de sources officielles israéliennes.

 

Selon la deuxième chaîne de télévision israélienne, aucun membre du Hamas ne figure sur la liste de ce second contingent de 550 détenus palestiniens libérables dimanche, publiée par les services pénitentiaires israéliens.

 

Salah Hamouri, 26 ans, apparaît sous le numéro 524 sur la liste de 550 libérables dans le cadre d'un accord d'échange qui a permis la libération le 18 octobre du soldat israélien Gilad Shalit, également titulaire de la nationalité française.

 

Le rabbin Ovadia Yossef, dirigeant spirituel du parti orthodoxe israélien Shass, visé selon la justice israélienne par le projet d'assassinat pour lequel Salah Hamouri a été condamné, s'était dit favorable à sa libération, lors d'une rencontre dimanche avec l'ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot.

 

La France réclamait que le jeune homme, qui selon l'administration pénitentiaire israélienne devait retrouver la liberté en mars, soit relâché dans le cadre de cet échange. "On a eu un coup de fil de Paris on nous a dit 'voilà il est sur la liste'", a déclaré la mère du détenu, Denise Hamouri. "C'est un conseiller du président (Nicolas Sarkozy) qui nous a prévenus", a-t-elle précisé, ajoutant: "M. le consul (de France à Jérusalem) aussi nous a appelés". "On est un peu dans l'euphorie", a confié Mme Hamouri. "Ces trois jours vont peut-être être plus longs que tous les moments qu'on a passés", a-t-elle dit. "Ce qui est important aussi à dire, c'est qu'il rentre à Jérusalem, à la maison", a-t-elle souligné.

 

Arrêté en mars 2005 Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri a été arrêté le 13 mars 2005 et reconnu coupable en 2008 par un tribunal militaire israélien de projet d'assassinat du rabbin Yossef. Condamné à sept ans de prison, il a toujours clamé son innocence. Gilad Shalit a été libéré le 18 octobre après plus de cinq ans de détention dans la bande de Gaza dans le cadre d'un échange de prisonniers entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.

 

Selon l'accord conclu avec le Hamas grâce à une médiation égyptienne, Israël a relâché un premier contingent de 477 détenus palestiniens et doit en libérer 550 autres dimanche. "Je me réjouis de la libération de Salah Hamouri, c'est le fruit de longues démarches depuis plusieurs semaines", a affirmé Bigot. Le diplomate a précisé qu'il s'était entretenu à deux reprises avec le jeune homme alors qu'il était en prison. "Le rabbin Ovadia Yossef a donné son accord écrit au président Nicolas Sarkozy par amitié pour la France. Il s'agit d'un geste de bienveillance et généreux qui n'allait pas de soi", a-t-il estimé.

 

Par ailleurs, un responsable israélien qui a requis l'anonymat a précisé qu'aucun des détenus qui seront libérés dimanche n'avait "de sang sur le mains", autrement dit pris part à des attentats anti-israéliens ayant fait des victimes. "Le choix des noms a été le fait d'Israël seul, il n'y avait pas de nécessité de négocier, car ces libérations faisaient partie de l'accord qui a été conclu avec l'Egypte", a ajouté ce responsable. Selon lui, cet accord prévoit qu'il s'agisse de prisonniers de sécurité et non pas de détenus de droit commun et "que la priorité soit accordée aux détenus du Fatah", le mouvement du président palestinien Mahmoud Abbas.

 

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 13:33

"Je voterais bien pour le Front de gauche, mais je ne suis pas inscrit sur les listes électorales"

 

C'est ce que me disais un leune récemment.

 

Il ^pourra donc voter s'il s'iscrit sur les listes électorales. Il a juqu'au 31 décembre 2011 pour le faire. Autant le faire avant car les fêtes...

 

Comment faire, et où le faire ?

 

A la mairie de votre domicile en remplissant le formulaire d'inscription disponible sur place, avec

un justificatif de domicile (facture d'eau ou d'électricité, quittance de loyer de gaz ou de téléphone,)

un certificat d'imposition ou de non imposition, où une quittance d'assurance (incendie, risques locatifs ou responsabilité civie) pour le logement un titre de propriété ou une quittance de loyer.

Si l'on habite chez quelqu'un il faut produire les 3documents suivants : la pièce d'identitéde la personne qui vous héberge, une lettre qui certifie que vous habitez chez elle depuis plus de 3 mois signée par elle, et un justificatif de domicile à son nom

 

ou s'inscrie sur le site web du Ministère de l'intérieur(les copies de factures électroniques sont acceptées)

 

Il ne vous reste plus qu'à vous rendre, muni de ces documents le plus tôt possible à votre mairie.

 

TOUS AUX URNES !!

 

Repost 0
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 12:18

Monde - le 13 Décembre 2011

Europe

Le traité de Lisbonne était bien néfaste

Concurrence, pacte de stabilité, indépendance de la Banque centrale européenne, dumping social… tous ces principes inscrits dans le traité de Lisbonne alimentent la crise et privent 
les États de moyens d’action. Comme nous n’avons cessé 
de le dénoncer. Décryptage.


Il y a deux ans, les soutiens de l’Union européenne (UE) libérale exultaient. Le 1er décembre 2009, le traité de Lisbonne entrait en vigueur et dotait l’UE de nouvelles institutions. « Nous nous donnons ainsi les moyens de relever ensemble plus efficacement les défis de la crise économique et financière, de construire un nouveau modèle économique et social de croissance verte et de jouer notre rôle pour la paix et la sécurité dans le monde », s’envolait l’eurodéputé UMP Michel Barnier, maintenant commissaire. Il réagissait ainsi au vote positif des Irlandais, à l’automne 2009, au second référendum sur le traité de Lisbonne, après un vote négatif l’année précédente. Dans la même veine, des élus Verts saluaient comme « un grand pas vers la construction d’une Europe plus politique, plus juste, plus citoyenne», le fait que les Irlandais cèdent lors du second vote ».

 

En France, seuls le PCF et ses alliés du futur Front de gauche étaient vent debout contre ce traité, dans lequel ils voyaient une pâle copie du traité constitutionnel européen, refusé par référendum, en 2005, par les Français et les Néerlandais.

 

Nicolas Sarkozy est parvenu à faire adopter le traité de Lisbonne grâce à la direction du Parti socialiste, qui avait appelé ses parlementaires à s’abstenir lors du Congrès de Versailles. Une consigne suivie partiellement, puisque 121 parlementaires PS votèrent contre, pour signifier leur exigence d’un référendum. « Il faut adopter ces nouvelles règles pour pouvoir fonctionner à 27 », justifiait alors Ségolène Royal.

 

À deux ans de là, il est légitime de poser la question : qui avait raison ?

 

L’Humanité était alors le seul quotidien à informer les citoyens sur les régressions incluses dans les traités européens.

 

Ces derniers gravaient dans le marbre une construction européenne qui ne vise qu’à attirer les capitaux, au moyen d’une monnaie forte et de la concurrence libre et non faussée. Le traité de Lisbonne érigeait en dogme la concurrence, attaquant de front les services publics. De plus, il interdit toute politique industrielle, ce qui n’est pas pour rien dans la stagnation économique actuelle. En outre, en refusant d’intégrer la dimension sociale, en luttant contre toute harmonisation fiscale, le traité mettait en concurrence les peuples et salariés entre eux, institutionnalisant le dumping et favorisant l’essor de l’extrême droite.

 

L’impuissance organisée


Décembre 2011, c’est aussi le vingtième anniversaire de la signature du traité de Maastricht.

 

Ce dernier ouvrait la voie à l’instauration de la monnaie unique, mais à la sauce de Francfort. À l’époque,"l’Humanité" critiquait ce qui allait devenir une monnaie forte, mais aussi l’indépendance de la Banque centrale européenne (BCE). Cette indépendance, maintenant critiquée au-delà des seuls rangs communistes, est aujourd’hui signe d’impuissance. La BCE ne peut venir en aide aux États victimes de la spéculation. C’est toute une construction européenne fauteuse de crise qui est à revoir.

C’est justement ce qu’entendent éviter les dirigeants européens. Le 30 octobre 2009, à l’issue du Conseil européen qui entérinait l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy déclarait : « On peut tourner la page de dix ans de débats constitutionnels stériles. » C’est le même Sarkozy qui, avec Angela Merkel, a lancé la rédaction d’un éventuel nouveau traité, vendredi dernier. Un texte fertile en surenchères autoritaires pour imposer l’austérité.

 

Décryptage


1. Une BCE à contre-emploi dans une Europe menacée par la récession et le chômage


L’échec des plans de réponse à la crise élaborés par les dirigeants européens a conduit des responsables à remettre en cause le rôle de la Banque centrale européenne (BCE). Le traité constitutionnel reprenait les dispositions de celui de Maastricht établissant la BCE comme une banque « indépendante » des pouvoirs politiques, dont la fonction essentielle est la lutte contre l’inflation. Le soutien de l’activité et de l’emploi reste un objectif secondaire. Un positionnement difficilement acceptable dans une Europe menacée par la récession et où le taux de chômage dépasse les 10 %.

 

Pourquoi les politiques lui ont-ils ainsi bandé les yeux ? Parce qu’ils ont cédé aux exigences de la finance et ne craignent rien de plus qu’une hausse des prix faisant perdre de la valeur à leurs portefeuilles. De fait, la BCE a dû sortir de son rôle.

 

Elle est intervenue massivement pour éviter l’effondrement des banques. Elle a racheté une masse considérable de titres de dette publique sur le marché secondaire afin d’éviter la débâcle des finances de plusieurs États. Face au désastre que serait un éclatement de la zone euro, elle pourra difficilement rester l’arme au pied. Il faudrait qu’elle acquière des titres de dette publique à leur émission, plutôt que de les racheter aux banques, mais à condition qu’ils visent à soutenir l’action des services publics.

 

2. Un pacte d’austérité perpétuelle en échec complet, mais qui ravage les services publics


C’était l’un des dogmes de la construction européenne, et l’une des pierres angulaires du traité de Lisbonne. Une pierre angulaire, car le pacte de stabilité, adopté en 1996 à Dublin, dont l’objectif était de durcir les critères de Maastricht (limitation du déficit public des États à 3 % du PIB et de leur dette publique cumulée à 60 % du PIB), a été intégré au traité de Lisbonne.

 

Dogme, car la croyance établie, dans les milieux libéraux, en la possibilité de restreindre sans limite les dépenses publiques au nom de la réduction de la dette, a été démentie dans les faits, les États s’avérant incapables, avec la crise, de juguler le creusement de leurs déficits (7,1 % pour la France en 2010). Mais l’objectif des 3 % et, au-delà, du « retour à l’équilibre des comptes », reste l’horizon indépassable des traités et de leurs soutiens, de droite comme de gauche, comme on le voit du côté du PS qui prétend y parvenir dès… 2013. Au détriment des services publics ravagés par les coupes budgétaires. Le résultat de ces politiques est pourtant connu, dénoncé par des voix de plus en plus nombreuses. Celles-ci craignent que les plans d’austérité s’ajoutant aux plans d’austérité n’étouffent définitivement toute possibilité de relance et de reprise, plombant en retour les recettes publiques… Et donc entraînant de nouveaux déficits, comme cela se produit aujourd’hui en Grèce.

 

3. Une concurrence libre et non faussée génératrice de sous-développement


La concurrence libre et non faussée est devenue l’alpha et l’oméga de la construction européenne. C’est en son nom que les services publics sont attaqués, avec une Commission européenne qui veut privatiser à tout va, au nom de la libre circulation des capitaux. Ces services sont pourtant nécessaires pour faire baisser les prix de l’énergie, de l’eau, et pour permettre au territoire européen de basculer dans l’économie de demain, en investissant dans la recherche, les infrastructures, et surtout les qualifications des salariés.

 

Plutôt que de stimuler la productivité des pays du sud de l’Europe, la libre concurrence a détruit leur tissu de petites entreprises. Elle a également empêché que l’État ne mène une politique industrielle en développant des productions que le secteur privé était incapable de lancer. C’est aussi vrai pour les pays plus riches. La traque aux aides et à l’abus de position dominante rendrait aujourd’hui impossible la création d’un champion européen tel qu’Airbus. Ce dogme de la concurrence a fait que l’UE a été l’organisatrice de l’ouverture des frontières aux produits venant de dehors, laissant les salariés européens victimes de dumping social. C’est cette libre concurrence qu’impose l’UE dans ses relations avec l’Afrique, y détruisant les productions agricoles locales au profit de ses propres exportations.

 

4. L’obsession de la mise en concurrence 
des salariés conduit au dumping social


Les promoteurs de la construction libérale de l’Union européenne (UE), dont le traité constitutionnel (TCE) devait être le couronnement, sont obsédés par la diminution des « coûts salariaux », invoquée comme seul moyen de renforcer la compétitivité des produits européens. Pour y parvenir, ils n’auront de cesse de faire jouer tout ce qui pourra favoriser la mise en concurrence des travailleurs et impulser le moins-disant salarial. On se souvient de l’offensive lancée en décembre 2006 par le fameux commissaire européen néerlandais Frits Bolkestein. Et des résistances qu’elle suscita.

 

Avec l’adoption du traité de Lisbonne, le principe allait pouvoir s’imposer en dépit du hiatus du « non » au TCE. La Cour européenne de Luxembourg allait même enfoncer le clou en rendant plusieurs verdicts favorables à des entreprises qui avaient fait travailler des salariés sur des chantiers pour des rémunérations deux ou trois fois inférieures aux conventions collectives locales. Seulement ce forcing a provoqué un nivellement par le bas des acquis sociaux et des rémunérations. Et celui-là a, in fine, étouffé la demande intérieure et conduit les partenaires concurrents de la zone euro à tout miser sur leurs exportations comme l’a fait l’Allemagne. Laquelle a joué à fond, elle-même, la carte du dumping social avec les réformes Harz IV. Résultat : la consommation continue de chuter, les plans de relance échouent et l’ensemble de la zone se trouve maintenant au bord de la récession.

 

5. « L’Europe puissance » promise est dans 
les choux et dans les pattes du FMI


Ils nous avaient promis la gloire et la puissance. On a la crise, l’abaissement social et démocratique, et l’impuissance des chefs d’État et de gouvernement de la zone euro à trouver des solutions, prisonniers de leurs conceptions libérales de la gestion publique et privée.

 

L’euro devait permettre de contrer la domination du dollar. Nicolas Sarkozy, après avoir manifesté de timides velléités de remise en cause du rôle du billet vert dans les relations internationales, est rentré dans le rang. À l’occasion de la crise, les dirigeants de la zone euro ont dû faire appel au FMI, bras armé de Washington, pour élaborer des plans prétendument destinés à venir au secours de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande. Le ridicule a été atteint ces derniers mois, lorsque le secrétaire d’État américain au Trésor, Timothy Geithner, s’est invité à la réunion en Pologne des ministres des Finances de l’Union européenne afin de leur expliquer ce qu’il fallait faire.

 

L’Europe, et la France en fin de compte, perd du terrain dans nombre de domaines. Ainsi, si la dépense de recherche & développement des États-Unis a augmenté de plus de 60 % entre 1991 et 2008, et si celle de l’Europe s’est accrue de 50 %, celle de la France n’a progressé que de 25 % seulement. La dépense en recherche & développement des pays émergents représentait, en 2008, environ 120 milliards de dollars, dont 80 milliards pour la Chine seule, soit 27 fois plus qu’en 1999, contre seulement 0,25 fois plus pour la France.

 

6. La démocratie citoyenne n’a jamais été jugée utile dans la construction de l’Europe libérale

La démocratie citoyenne, celle qui permettrait aux peuples d’être les constructeurs de l’Europe, n’est pas plus, aujourd’hui qu’hier, constitutive de la construction européenne. Là est le problème. Se faisant sans les peuples, l’Europe se construit le plus souvent contre leurs intérêts. Ainsi du traité de Lisbonne en France. Ratifié de justesse – grâce à une partie des voix PS associées à la droite – par le Parlement en 2008, le texte souhaité et imposé par Nicolas Sarkozy, copie conforme du traité constitutionnel européen, faisait fi du « non » majoritaire du peuple français au référendum de 2005.

 

Le traité de Lisbonne concentre tous les pouvoirs entre les mains de l’instance garante des traités libéraux, la Commission de Bruxelles. Celle-ci a non seulement le monopole de l’initiative législative mais est indépendante de toute autorité politique. Le Parlement européen, élu par les peuples, est cantonné à des fonctions de contrôle et consultatives pour l’essentiel. Avec la crise et en son nom, le conseil des chefs d’État, sous la pression du couple Sarkozy-Merkel, a pris un poids démesuré plaçant les peuples et les instances élues, le Parlement européen comme les parlements nationaux, en demeure de mettre en œuvre des « recommandations » sur des politiques d’austérité économiques et budgétaires à suivre. Jusqu’à annoncer de manière autoritaire, l’élaboration imminente d’un nouveau traité qui, à l’instar de celui de Lisbonne, risque fort d’être adopté sans que les citoyens aient le droit à la parole.

 

Gaël De Santis, Sébastien Crépel, Bruno Odent, Pierre Ivorra et Max Staat

 

 

Recevez chez vous nos 3 titres (Cliquez sur la photo)

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 09:33

Où est passé l'engagement du PS de rétablir la retraite à 60 ans ?


Lundi 14 décembre sur RTL, François Hollande a précisé la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre s’il était élu Président de la République.

 

Ceux qui ont commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" pourront partir en retraite à 60 ans.

 

C’est un peu court. Où est passé l'engagement du projet socialiste de rétablir l'âge légal de départ en retraite à 60 ans ?

 

François Hollande recule aussi sur la pénibilité. Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux.

 

Quelle audace !

 

Pour rassembler, pour répondre aux enjeux de la période, la gauche a besoin d'une orientation différente, en rupture avec les politiques régressives des dernières années. Il s'agit donc de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions donnant droit à des départs anticipés. Aucun salarié ne devra toucher de retraite inférieur au Smic. Le financement des retraites peut et doit être assuré, notamment par un cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.

 

Olivier Dartigolles
directeur adjoint de campagne de Jean-Luc Mélenchon

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:19

Éditorial par Patrick Le Hyaric

 

Il y a un peu plus de trois ans, le 25 septembre 2008, dans un grand discours à Toulon, le Président de la République avait emprunté aux accents d’une certaine gauche pour fustiger le capitalisme financier, affirmant qu’il allait le moraliser, le ramener à la raison, dompter les marchés et empêcher l’austérité. C’était une opération d’enfumage !

 

Revenu trois ans après sur les lieux de ces belles et fortes paroles, jeudi dernier,  et surtout dix ans après avoir occupé le pouvoir comme ministre, puis Président de la République, il a produit un nouveau discours, cette fois pour, sans cesse, utiliser la peur et appeler à « l’effort ».

 

Autrement dit à accepter une austérité renforcée dont les classes populaires et moyennes font déjà douloureusement les frais. Il n’a pas eu un mot pour contester le rôle de prédateur des marchés financiers, libres d’écraser les peuples. Pas un mot pour stigmatiser   leurs armes factices que sont leurs agences de notations, celles qui maintenant se permettent, sans contre expertise, de dégrader les pays ; ni la violente frénésie des marchés de capitaux libres qu’il a

 

Pas un mot non plus sur la catastrophe que produit l’abandon d’une politique industrielle et agricole ambitieuses. Pas un mot sur l’affaiblissement des services publics et sur les souffrances qui y vivent les agents.

 

Tous ces silences chez un Président-candidat d’habitude plus disert visent à masquer  que la cause   fondamentale de la dette est la conséquence de la  baisse des recettes fiscales, due à la combinaison de l’abaissement des impôts sur le capital des plus fortunés, des cadeaux dont ils ont bénéficié  et d’une réduction régulière de la croissance provoquée par la baisse tendancielle de la rémunération du travail et des retraites.

 

C’est à dire, plus fondamentalement, tous les ingrédients à l’origine de la crise du système que N. Sarkozy continue de décrire comme une épidémie du même type que la grippe A pour dégager sa responsabilité et se  présenter en protecteur, en jouant sur la division et la peur. En vérité, N Sarkozy et ses semblables de par le monde, leurs politiques sont responsables d’une crise qu’ils utilisent pour protéger la minorité des privilégiés de la fortune.

 

Accepter, comme ils le souhaitent, de nouvelles mises en causes des droits sociaux, des services publics et la destruction de la protection sociale par répartition -sous couvert que « commence un nouveau cycle économique »- reviendrait à inoculer à un malade de nouveaux virus à l’origine de son infection!

 

Leur  « cycle de désendettement (qui) va s’accompagner d’un ajustement auquel toutes les politiques économiques des pays développés vont se trouver confrontées ». Il porte un nom: la super-austérité. Cette dernière suppose l’alignement de nos choix politiques sur ceux de la droite allemande qui fait tant souffrir le peuple allemand, à tel point qu’élection après élection, il sanctionne Mme Merkel et son parti. Nous sommes solidaires des travailleurs et du peuple allemand.

 

Nous partageons avec eux, la même détermination à chasser M. Sarkozy, qu’ils ont à se débarrasser de leur chancelière. Là-bas, pas de SMIC, baisse des salaires, diminution drastique des droits sociaux, hausse de la TVA ; mais baisse des contributions patronales, diminution de l’assurance chômage, flexibilité et précarité du travail. La part des emplois à bas salaire est passée de 15% au début des années 2000 à 22% et le nombre de pauvres explose.

 

« Tout mon travail est de mettre les pas de la France dans ceux de l’Allemagne » a déjà dit M. Sarkozy il y a quelques mois. Tel est son projet : constituer avec Mme Merkel, le petit directoire de l’Europe qui dominerait les 25 autres pays de l’Union  pour servir, dans une compétition mortifère, le grand capital national de chacun des deux Etats dans le cadre de l’actuelle guerre monétaire, économique et sociale. Dans ce sens, c’est toujours les thèses de Mme Merkel qui s’imposent.

 

Sa théorie est devenue la « discipline ». Ce qui le conduit à réclamer une modification des traités européens. Quel aveu d’impuissance et d’échec pour celui qui s’était vanté d’avoir imposé ce texte ultralibéral ! Mais la modification du duo Merkel-Sarkozy constitue un changement négatif pour imposer l’austérité à perpétuité aux populations, afin de favoriser encore et toujours la rentabilité et l’accumulation du capital entre quelques mains. Pour y parvenir est envisagé, comme cela figure noir sur blanc dans le « Pacte Euro plus » (Le Pacte des rapaces), de court-circuiter les Parlements nationaux et de traduire  les pays contrevenants aux règles budgétaires, décidées, contrôlées par la Commission de Bruxelles, devant la Cour de justice européenne. Ainsi, l’austérité serait constitutionnalisée. C’est donc une forme de dictature qui s’installerait si M. Sarkozy était réélu. Il faut briser le corset, le carcan à venir. Nous appelons à refuser cette police politique et économique européenne contre la souveraineté populaire et le droit des peuples à maîtriser leur vie.

 

Voilà pourquoi chasser M. Sarkozy du pouvoir est une œuvre d’intérêt général, un acte de salubrité publique.


Mais quels changements si nécessaires dans la vie quotidienne de nos concitoyens pourrait-on espérer s’il s’agissait de poursuivre avec l’austérité? La Grèce, l’Espagne, l’Italie  apportent la réponse, terrible pour les gens, terrible pour la gauche tout entière. Les électeurs et les électrices de gauche et de l’écologie politique, ne peuvent se résigner à ce qu’’un pouvoir qu’ils auront contribué à mettre en place, applique, à sa façon, une autre version de l’austérité, sous la pression des marchés financiers et des institutions européennes.

 

Or, le risque existe si F. Hollande laisse enfermer les choix à opérer dans la logique du traité de Lisbonne dont on voit mieux aujourd’hui qu’il se révèle être une machine de guerre contre les travailleurs, contre nos atouts industriels et agricoles, les services publics, la protection sociale. Les marchés financiers s’appuient sur ce traité pour que continue d’être interdit à la Banque centrale européenne de racheter tout ou partie de la dette directement aux Etats ou d’octroyer des crédits progressifs en fonction de la création d’emplois.

 

Ils s’engraissent et spéculent grâce à cette interdiction. Pour la gauche, faire sauter ce verrou devrait-être une priorité, qu’on ait ou non rejeté le traité de Lisbonne.  Pour la gauche, la priorité ne peut pas être la seule « responsabilité dans la gestion »… ou de « donner du sens à la rigueur », comme le répète le candidat socialiste. Face aux rapaces de la finance internationale, une gauche conséquente doit choisir les travailleurs, le peuple. Celui des usines et des champs. Celui des écoles et des laboratoires. Celui de la production et de la création. Celui de celles et ceux qui n’en peuvent plus de la pauvreté, de la précarité et du chômage. Celles et ceux qui ne supportent plus cet avenir incertain. Cet avenir menacé pendant que les détenteurs de capitaux sont sécurisés.

 

L’enjeu est de taille. Parce que les réponses ne sont pas simples dans cette crise.

 

Il est indispensable que nos concitoyens  se saisissent de toutes ces questions qui conditionnent leur avenir, dans une démarche ouverte, unitaire et rassembleuse. Il s’agit pour la gauche de transformation sociale et écologique, de gagner en juin et de réussir ensuite face à des marchés financiers, un MEDEF, une droite, une extrême-droite qui seront toujours là et que seule la mobilisation populaire pourra contraindre à respecter un verdict des urnes d’autant plus efficace qu’il sera clair.

 

Le Front de gauche, avec son candidat Jean-Luc Mélenchon,  ne souhaite pas rester la seule force anti-austérité qui propose une répartition nouvelle des richesses et une nouvelle manière de les produire, respectueuse des hommes et de la nature. Il se met à la disposition de la majorité de nos concitoyens, qui, aujourd’hui ; sont déterminés à chasser M. Sarkozy du pouvoir pour construire avec eux un rassemblement majoritaire pour faire reculer l’austérité, le chômage, la pauvreté, sortir de la crise et changer l’Europe.

 

La montée entamée du score de Jean-Luc Mélenchon est déjà un élément du rapport de forces qui commence à se constituer. Il convient de l’amplifier partout désormais, sans se laisser détourner ni d’un hypothétique vote utile, ni de l’unité nécessaire à construire pour changer vraiment.

 

Tout cela se joue sans attendre dans des débats ouverts, dans l’action et le vote.


Patrick Le Hyaric

Repost 0
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:09

La chronique politique

Par Patrick Apel-Muller

 

La table médiatique était servie sur France 2, mais le menu était maigre.

 

François Bayrou, qui présentait ses axes de campagne, a promis aux Français « une thérapie de choc » encore plus sévère que celle annoncée par « Merkozy » : 50 milliards d’impôts supplémentaires au détriment des ménages et surtout pas sur les entreprises et 50 milliards de réduction des dépenses, essentiellement sociales. Ce Béarnais-là ne prévoit plus la poule au pot qu’une fois par an pour le menu peuple tandis que le CAC 40 roulera carrosse. « Ce n’est pas sur les entreprises qu’il faut frapper », a-t-il martelé, elles « tiennent entre leurs mains le destin du pays ». Il s’engage d’ailleurs à « faciliter et simplifier la vie des entrepreneurs », à liquider les 35 heures et même à « changer le climat dans l’entreprise ».


Syndicalistes, méfiez-vous. Son mot d’ordre, en quelque sorte « patronat, nous voilà », lui vaut le ralliement de libéraux certifiés comme Jean Arthuis et Alain Lambert qui ont longtemps sévi aux Finances, ou Jean Peyrelevade, ancien PDG du Crédit lyonnais. Ils sont l’ossature de son « pôle économique ».

 

De la même famille que Claude Guéant


Le ministre de l’Intérieur, en guerre contre l’immigration, n’a que mots doux pour François Bayrou. « Il appartient à la famille », affirme-t-il en constatant que « François Bayrou, depuis plusieurs mois déjà, dit des convictions qui sont très proches des nôtres ». Et de marteler : « Il a sa place dans la majorité. »

 

Le secrétaire général adjoint de l’UMP, Marc-Philippe Daubresse, a estimé que le candidat Modem exprimait « à bien des égards le même diagnostic que l’UMP : nécessité d’avoir des entreprises plus compétitives, de produire plus en France, de refonder notre modèle social et de maîtriser notre dépense publique ». Avant de conclure : « Nous n’en doutons pas qu’il en tirera les conclusions qui s’imposent » et qu’il ralliera Nicolas Sarkozy au second tour.

 

François Bayrou présente le parfait profil du rabatteur : il s’est suffisamment distingué pour rallier des dégoûtés du sarkozysme ; il va renchérir sur l’austérité maximale, justifiant ainsi la politique du pouvoir ; son parcours et ses appuis le rattachent à la droite comme l’arapède à son rocher. Son profil est bien plus utile au favori de la droite que celui d’un Borloo qui mordait sur l’électorat traditionnel de l’UMP et qui a rapidement vidé les étriers.

 

Le charme vénéneux de la droite


Elle lui a tressé une couronne de lauriers. Eva Joly a salué en François Bayrou un « homme de constance et de courage » : « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves, et réunir nos forces à la fin, c’est une nécessité. » La candidate, hâtivement classée à la gauche d’EELV, a ajouté : « Nous partageons une même vision de l’Europe. » Pour la première fois, Daniel Cohn-Bendit a jugé « pas mal du tout » des déclarations d’Eva Joly.

 

Un autre représentant du courant droitier des écolos, François de Rugy, a vanté l’alliance des « François », Bayrou et Hollande, auxquels il s’ajoute lui-même, toute honte bue. Le candidat socialiste n’avait-il pas ouvert la porte deux semaines plus tôt au président du Modem ? Sans doute faut-il rapprocher cette faiblesse et l’attention qu’a manifestée François Hollande sur France Inter la semaine dernière, à ne pas froisser les agences de notation et à annoncer qu’il ferait encore plus que Nicolas Sarkozy en matière d’austérité. C’est là succomber davantage au poison des idées de droite qu’au charme vénéneux de celui qui proclame « à chaque âne son picotin » mais réserve l’avoine aux pur-sang qu’il élève pour les plus grandes fortunes.

 

Repost 0
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:05

EELV

 

La main tendue d’Eva Joly au candidat du Modem révèle l’ambivalence du projet politique d’EELV. Le Front de gauche dénonce « l’union sacrée autour de l’austérité ».


François Bayrou doit se frotter les mains. Alors qu’Eva Joly s’est évertuée, ces dernières semaines, à fustiger François Hollande, au moment même où son parti signait un accord électoral avec le PS, l’écologiste a qualifié le candidat centriste d’« homme de constance et de courage ». « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves et réunir nos forces à la fin, c’est une nécessité », a ajouté l’ex-magistrate sur Canal Plus.

 

Depuis, les écologistes patinent et se divisent, d’autant que Sergio Coronado, porte-parole de la candidate, a justifié ses propos : « Si Bayrou a fait 18 % en 2007, c’est qu’une bonne partie de la gauche ne le trouve pas infréquentable. »


De son côté, Yann Wehrling, transfuge des Verts, aujourd’hui porte-parole du Modem, savoure : « Eva Joly dit sans doute ce que beaucoup d’écolos pensent, l’écologie a plus à gagner en travaillant avec Bayrou. »

 

« On est loin d’un simple dérapage », nous confirme Martine Billard, du Parti de gauche, qui a quitté les Verts en 2009, précisément parce qu’elle reprochait à la direction écologiste son « ambiguïté très forte » sur la possibilité d’une alliance avec le Modem. « Sa déclaration ne m’a pas étonnée. Il ne faut pas oublier qu’Eva Joly avait longuement hésité à rejoindre Bayrou, participant à l’une de ses conventions en 2008 », précise la députée parisienne.

 

L’idée que le centre serait au cœur des préoccupations d’une partie de la gauche ravit François Bayrou, par ailleurs crédité de 13 % dans un sondage LH2-Yahoo.

 

Invité à l’émission""Des paroles et des actes", le candidat centriste n’a pas manqué d’y faire référence face au socialiste Arnaud Montebourg, tout en multipliant les attaques à l’encontre des mesures de gauche.

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, « le terrain est donc prêt pour qu’entre gens ‘‘raisonnables et respectables’’, dixit Bayrou, l’union sacrée autour de l’austérité puisse se faire. Ce sera sans le Front de gauche ».

 

 

Maud Vergnol

Repost 0
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:40

Le Point.fr - Publié le 12/12/2011 à 20:54 - Modifié le 12/12/2011 à 20:55

La mère du militant franco-palestinien réagit à l'intervention de Nicolas Sarkozy en faveur de son fils.

L'étudiant franco-palestinien Salah Hamouri est emprisonné en Israël depuis le 13 mars 2005.

L'étudiant franco-palestinien Salah Hamouri est emprisonné en Israël depuis le 13 mars 2005. © François Mori / Sipa

 Ajouter l'article à mes archives

Après sept ans de silence, Nicolas Sarkozy est intervenu en faveur de Salah Hamouri. Incarcéré en Israël depuis le 13 mars 2005 car soupçonné d'avoir participé à un complot visant à assassiner le rabbin Ovadia Yossef, le militant franco-palestinien pourrait bientôt recouvrer la liberté, après que le religieux a annoncé ne pas s'opposer à la libération anticipée du jeune homme de 26 ans.

 

D'après le Point.fr, le président français serait discrètement intervenu la semaine dernière en transmettant à Ovadia Yossef une lettre via l'ambassadeur de France en Israël. Dans une interview exclusive au Point.fr, Denise Hamouri réagit au geste de Nicolas Sarkozy.

 

Le Point.fr : Votre fils a-t-il été libéré ?


Denise Hamouri : Je ne dispose que d'informations partielles que j'ai obtenues par le biais de sites internet. Il y a effectivement eu dimanche une intervention de l'ambassadeur de France auprès du rabbin Ovadia Yossef. Mais pour être sûr que mon fils sera libéré, il faut attendre de voir si son nom figurera dans la seconde vague de prisonniers palestiniens libérables. Celle-ci doit être publiée lundi soir ou demain. Nous ne disposons pas d'autres informations.

 

Êtes-vous satisfaite de la tournure des événements ?


Je suis très heureuse, mais je n'en reste pas moins prudente. Et je le resterai jusqu'à ce que j'aperçoive le nom de mon fils sur la liste. Ce n'est pas encore fini. Maintenant, je suis satisfaite car mon fils devait être libéré le 28 novembre dernier. Or il ne l'a pas été. Et vous savez que pour un prisonnier, toute journée supplémentaire à sa peine équivaut à une année.

Comment expliquez-vous qu'il n'ait pas été libéré à cette date ?


Selon le document que nous a transmis le Comité international de la Croix-Rouge, Salah devait être libéré au terme de sa peine, c'est-à-dire après six ans, huit mois et quinze jours. Or après la prise d'otage de Gilad Shalit, une ancienne loi israélienne a été remise à jour, offrant la possibilité à la justice militaire israélienne de convertir, au cours d'une même peine, les années administratives (345 jours) en années civiles (365 jours). Ainsi, mon fils ne devait plus être libéré qu'en mars 2012. D'autre part, après la libération de Gilad Shalit, que je salue, et de la première vague de libération de prisonniers palestiniens, la justice israélienne en a profité pour annoncer que le pays ne souffrait plus de surpopulation carcérale. Ainsi, pour remplir les quotas, tous les prisonniers palestiniens devaient finir leur peine civile. Et il n'y a pas que mon fils, ils sont une centaine dans ce cas.

En octobre dernier, vous aviez qualifié de "contre-productif" le fait que Nicolas Sarkozy se prononce en faveur d'une libération de votre fils le 28 novembre. Avez-vous changé d'avis aujourd'hui ?


À l'époque, j'estimais que mon fils n'avait pas à attendre le 18 décembre et la seconde vague de libération de prisonniers palestiniens, étant donné qu'il avait purgé la totalité de sa peine. Cela a changé dès le moment où il n'a pas été libéré. Nous nous sommes alors dit que l'on pouvait penser à cette seconde option.

 

D'après le Point.fr, le rabbin Ovadia Yossef aurait notamment consulté le président du Consistoire israélite de Marseille, Zvi Ammar, qui lui a conseillé d'accéder à la requête du président français.


J'ai lu cela et dois vous avouer que j'ai été un peu surprise.

 

Zvi Ammar n'a d'ailleurs pas manqué de donner un ton politique à ce geste, estimant qu'il irait dans le sens du "rapprochement entre la France et Israël, relation "quelque peu troublée depuis quelques mois"...

 

Ce genre de déclaration ne me fait ni chaud ni froid. Mais je ne vais pas en dire davantage.

 

Estimez-vous, aujourd'hui, que le soldat franco-israélien Gilad Shalit et votre fils ont bénéficié du même traitement par les autorités françaises ?

 

Disons que, finalement, il y a eu un geste. Certes un peu tard, mais un geste quand même.

Click here to find out more!

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:21

FH.jpgOn avance, on avance... Invité ce matin de Jean-Michel Aphatie sur RTL, François Hollande a précisé les contours des changements à la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre si jamais il était élu président de la République dans cinq mois. Le candidat socialiste a promis de permettre aux salariés ayant commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" de partir en retraite à 60 ans. Soit, ni plus ni moins, que de rajouter une étape au dispositif des "carrières longues", institué en 2003 pour les salariés aux carrières complètes ayant commencé à travailler à 14 ans et étendu en 2007 à ceux ayant débuté à 17 ans. Dans la réforme Fillon de l'année dernière, tous ceux qui ont commencé à travailler avant 17 ans (inclus) peuvent prétendre à partir à 60 ans s'ils ont une carrière complète.

 

Outre le flou sur la durée de cotisations nécessaires (41 ou 42 ans), on est donc très loin de la promesse socialiste de revenir sur la réforme Fillon de report à 62 ans de l'âge de départ, d'autant que les effectifs concernés se font de plus en plus rares : pas évident, en effet, d'avoir pu se constituer une carrière complète quand on a commencé à 18 ans. Le chômage et la crise ont morcelé les carrières ces dernières décennies et l'extension du dispositif des carrières longues aux 18 ans devrait donc concerner peu de monde...

Pis, François Hollande recule surtout sur la pénibilité. Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles. Gêné aux entournures, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux. Vu la difficulté qu'ont eu syndicats et patronat à s'entendre sur la question de 2003 à 2008, on peut craindre le pire... De là à dire que le candidat socialiste renvoie aux calendes grecques la prise en compte de la pénibilité au travail en matière de retraite, il n'y a qu'un pas que l'on peut aisément franchir.

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
commenter cet article
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:15
Repost 0

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre