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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 06:51

Médias

Médias - le 24 Novembre 2011

Dans l'Humanité, ce vendredi: Education: la fin de l'histoire dans les lycées?

Mots clés : L'Humanité,

Deux ans après le lancement de la réforme des programmes voulue par Luc Châtel, ministre de l'Education nationale, la suppression de l'histoire dans les programmes des terminales scientifiques conduit à un appauvrissement généralisé des connaissances enseignées dans toutes les filières du lycée

 

. A lire sur le sujet:

 

--> Les lycéens vivent une sale histoire: état des lieux de cette catastrophe pédagogique

 

--> "Zapping, survol et simplification", entretien avec Laurence De Cock, professeur d'histoire géographie et membre du bureau du Comité de vigilance contre les usages publics de l'Histoire

 

--> Les impasses colossales auxquels sont contraints les professeurs

 

  • Retrouvez aussi l'Humanité des débats:

--> A l'occasion de l'ouverture de la conférence de Durban, faut-il sauver le Protocole de Kyoto?


--> Le football a-t-il perdu ses valeurs? Notre face-à-face consacré à la chute du nombre de licenciés à la Fédération française de football après les affaires des quotas, d'Afrique du Sud…

 

--> La démocratie peut-elle mâter les marchés financiers?


--> L'entretien: "Il y a dans l'universalisme bourgeois un problème insoluble", le philosophe Etienne Balibar

Nos tribunes libres et le Bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin

 

  • A lire aussi:

-->Politique: Sarkozy se renie sur le droit de vote des étrangers

-->Maroc: les islamistes donnés favoris des législatives

-->Planète: réchauffement climatique, prends ça dans ton globe!

-->Culture: entretien avec la chanteuse Izia

 

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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 06:38

Nicolas Sarkozy n'était pas le seul à parler du nucléaire dans la Drôme vendredi 25 novembre.

 

Le Parti communiste et son allié du Front de gauche, le Parti de gauche (PG), étaient également présents. Mais pas pour les mêmes raisons :

 

le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, est allé à la rencontre de salariés de la filière quand la secrétaire nationale du PG à l'écologie, Corinne Morel-Darleux, est venue réclamer la fermeture de la centrale du Tricastin. "Ça ne brouille pas notre image, assure Corinne Morel-Darleux. C'est clair depuis le début et on n'a jamais caché nos divergences. On les assume en partant avec des propositions communes." Les deux partenaires ne sont en effet pas d'accord sur le sujet : le PCF est favorable à un mix énergétique comprenant du nucléaire tandis que le PG de Jean-Luc Mélenchon est pour sortir du nucléaire. La question a été tranchée à l'occasion de l'élaboration de leur programme commun, L'Humain d'abord : un débat national sur la politique énergétique de la France suivi d'un référendum sur le sujet sera organisé s'ils arrivent au pouvoir. "UN NUCLÉAIRE SÉCURISÉ, 100 % PUBLIC" Dans la matinée, Pierre Laurent a rencontré des salariés de l'entreprise FBFC, filiale d'Areva qui fabrique des combustibles nucléaires à Romans-sur-Isère, "les grands oubliés du débat". "Ils sont inquiets pour leur emploi mais ce sont aussi des gens responsables et ils sont preneurs d'un débat de fond sur la question afin de cesser d'être les otages muets de cette situation", estime le numéro un des communistes. M. Laurent en a profité pour rendre public ses "10 principes pour une transition énergétique réussie" dont le "premier impératif" reste "la sortie des énergies carbonées" avec "un nucléaire sécurisé, 100 % public, dans un mix énergétique rééquilibré". M. Laurent a également dénoncé les propos de Nicolas Sarkozy à l'usine d'enrichissement d'uranium d'Areva à Pierrelatte. M.Sarkozy a estimé que l'accord signé entre le PS et les écologistes revenait à "prendre le risque d'un mouvement massif de délocalisation". "Le président-candidat sert, en 2011 aux salariés du Tricastin, la même démagogie qu'aux salariés de Gandrange en 2008 avant de les trahir, laissant 575 salarié-e-s sur le carreau", a jugé M. Laurent. SCÉNARIO NÉGAWATT A quelques kilomètres de là, au sud du département, Mme Morel-Darleux manifestait son opposition au nucléaire, près de la centrale du Tricastin, aux côtés de militants d'Europe Ecologie-Les Verts et du Nouveau Parti anticapitaliste. Si le Parti de gauche partage les ambitions du PCF sur la réduction des énergies carbonées, il est lui pour une sortie du nucléaire sur 20 ans et s'appuie pour cela sur le scénario de l'association négaWatt qui prévoit la fermeture de la dernière centrale en 2033 et le basculement presque total vers les énergies renouvelables en 2050. Si les deux alliés ne sont pas d'accord sur le fond, ils se retrouvent sur la forme : "On a tous les deux porté, Pierre Laurent à Romans, moi au Tricastin, les mêmes choses : la nécessité d'un référendum", sourit Corinne Morel-Darleux. Preuve qu'ils ne sont pas fâchés, ils se retrouvent sur la même tribune dans la soirée pour animer un meeting du Front de gauche à Porte-les-Valence.

 

Raphaëlle Besse Desmoulières

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:22
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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:01

Candidats PS-EELV présents face aux sortants communistes : « Une faute politique ! » Alors que Martine Aubry a déclaré, lors de sa conférence de presse de présentation de l'accord législatif EELV-PS, qu'aucun candidat commun de ces deux formations ne serait présenté contre les sortants communistes, le détail de cet accord indique qu'il n'en serait pas ainsi dans la circonscription où est élu François Asensi en Seine-Saint-Denis. Comme l'a déclaré le porte parole des députés communistes à l'Assemblée nationale, Roland Muzeau, le PCF ne saurait accepter d'exception à la règle, ni celle-ci, ni aucune autre concernant tout autre député(e) sortant(e) présent(e) par le Front de gauche. Ce choix est pour nous inacceptable ! C'est une faute politique car c'est contre la droite qu'il faut gagner des sièges. Or, malgré les leçons des élections cantonales dans lesquelles les électeurs ont rejeté ces pratiques, EELV continue ainsi avec l'appui du PS de chercher a gagner des sièges au détriment du Front de gauche. Le PCF ne se résignera pas a cette situation. Il fera tout pour permettre le rassemblement autour de la candidature de François Asensi et sa réélection dans un groupe du Front de gauche, renforcé, au sein de la nouvelle majorité politique à laquelle nous travaillons.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 13:04

Il y a quinze jours, elle se confiait au JDD

 

Morte dans la nuit de lundi à mardi, Danielle Mitterrand a mené dans sa vie de nombreux combats. Dans son avant-dernière interview, donnée au JDD le dimanche 30 octobre, l'ex-première dame, avec Mélanie Laurent, marraine de son association, elle évoquait ses combats contre les dérives du capitalisme. Toujours indignée.


Danielle Mitterrand Paru dans leJDD

Danielle Mitterrand continuait à se battre contre les dérives du capitalisme. (MaxPPP)

 

Comment vous êtes-vous rencontrées?


Danielle Mitterrand : C’est une belle histoire… d’eau. La charte des porteurs d’eau de France Libertés, qui est un plaidoyer pour une gestion plus juste de cette ressource, a inspiré plusieurs écrivains. Le grand-père de Mélanie, qui a édité l’un de ces textes, me parlait sans cesse de sa petite-fille !
Mélanie Laurent : Le jour de mes 28 ans, mon grand-père est arrivé à mon anniversaire avec, en cadeau, la jolie gourde urbaine, la Feuille d’eau, créée par Philippe Starck pour la fondation. J’ai compris son message : "Engage-toi!" Trois mois plus tard, je prêtais ma voix à un documentaire consacré à Danielle. On a commencé à travailler ensemble avant même de prendre le temps de déjeuner!

 

Votre rencontre tourne autour de la transmission…


DM : à mon âge, je ne peux que chercher à présenter à toute cette jeunesse qui est à la recherche d’un objectif dans la vie un idéal non pas utopiste mais réaliste. Les vrais réalistes, c’est nous. Nous chérissons la vie alors que ceux qui courent après l’argent ne poursuivent qu’une ombre.

"Je me suis souvent retrouvée en contradiction avec la diplomatie officielle"

Quand vous avez créé votre fondation il y a vingt-cinq ans, à quoi pensiez-vous?


DM : Ça s’est fait progressivement. Lorsque François a été élu président, moi qui avais toujours été une militante dans les ONG issues du PS, je me suis investie dans une fondation non partisane d’utilité publique. J’ai donc créé trois associations différentes [consacrées aux droits de l’homme, au droit à entreprendre, à l’aide aux pays en voie de développement] que j’ai ensuite réunies dans une fondation, au statut plus pérenne. Mon entourage doutait de mes capacités à prendre la parole en public. Le grand gag de mes enfants consistait à me mettre un micro devant la bouche, et je commençais à bafouiller. Un beau matin, j’ai dit : ce projet va prendre vie et s’appellera France Libertés. La Liberté avec un grand L, c’est un concept, mais la vie, ce sont des libertés au pluriel.

 

Avez-vous dû affronter des obstacles?


DM : Je me suis souvent retrouvée en contradiction avec la diplomatie officielle. à ceux qui venaient se plaindre, François répondait : "Ses causes sont justes, je ne peux pas l’empêcher de les défendre." Les vrais ennuis sont arrivés par la suite. Quand, sous la présidence de Jacques Chirac, on nous a enlevé une partie de nos subventions, puis lorsque M. Sarkozy a supprimé l’ensemble. Mais c’est un mal pour un bien : sans argent, il a fallu inventer.

 

Avez-vous réussi?


DM : On s’est serré la ceinture et on a trouvé de nouveaux donateurs.

 

Comment en êtes-vous venue à vous battre pour l’eau?


DM : Par les Droits de l’homme. La crainte de manquer d’eau potable est au cœur des forums sociaux mondiaux et du combat de centaines d’associations. Malheureusement, les politiques ne sont pas prêts à en faire un bien commun de l’humanité. Pour cela, il faudrait rompre avec le capitalisme : on ne peut pas prétendre défendre cette ressource et tolérer les multinationales de l’eau.


ML : Un milliard et demi d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable. C’est difficile de dire "cela ne m’intéresse pas".

"Personne ne m’écoutait quand je fusillais le capitalisme"

Vous qui êtes très critique à l’égard du capitalisme, comment analysez-vous la crise financière actuelle?


DM : Nous assistons à la fin d’un système. Il y a quinze ans, personne ne m’écoutait quand je fusillais le capitalisme. J’ai encore en mémoire l’incrédulité de Václav Havel, Ronald Reagan et Margaret Thatcher lorsque j’ai prononcé un discours très critique pour les dix ans de la chute du mur de Berlin. En 2009, lors d’une manifestation similaire, on avait semblé beaucoup plus réceptif à mes arguments. Ce qui était inaudible en 1999 prend tout son sens aujourd’hui.

 

Soutenez-vous le mouvement mondial des Indignés?


DM : Cela dépend pour quoi ils s’indignent. Pour avoir leur part du gâteau, ou pour changer le monde? En France, la mobilisation est très timide. Peut-être à cause de ce vieux fond de soumission?
ML : En ce moment, on a du mal à descendre dans la rue en France, mais je sens que ça bouillonne en coulisses.
DM : Les jeunes révoltés d’aujourd’hui travaillent déjà au changement : ils œuvrent dans l’économie sociale et solidaire. Ils fabriquent entre eux des réseaux, en dehors des partis politiques.

 

L’élection présidentielle de 2012 peut-elle changer les choses?


DM : [silence] On peut espérer.
ML : On croise les doigts, j’ai plein d’espoir.

 

 

Cécile Amar et Anne-Laure Barret - Le Journal du Dimanche

samedi 29 octobre 2011

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 09:07
Article paru dans l'édition du
Dimanche 20 Novembre 2011

 

Région
Paris La semaine parlementaire

La bataille du conseiller territorial

Les sénateurs ont adopté la proposition de loi du PCF supprimant le conseiller territorial, contre l'avis du gouvernement.

André Reichardt André Reichardt, sénateur UMP du Bas-Rhin, a bataillé toute la nuit au Palais du Luxembourg aux côtés de Philippe Richert, ministre des Collectivités territoriales et président UMP de la Région Alsace, et des élus de droite pour s'opposer au texte déposé par la nouvelle majorité de gauche. Le parlementaire alsacien a participé à la stratégie visant à faire flèche de tout bois, exception d'irrecevabilité, question préalable, renvoi en commission, vérification du quorum..., pour éviter ...
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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 08:44

Justice pour la Palestine, liberté pour les Palestiniens !

Dans les dernières semaines, de manière inédite et furtive, nous aurons pu entendre dans nos grands médias quelques mots sur les prisonniers palestiniens. Rien bien sûr qui n’en dise beaucoup sur leur situation, rien à propos de l’indicible souffrance de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants parfois, enlevés, coupés de leurs familles et de leur terre, mal nourris et mal soignés, rien qui ne dise le désespoir de leurs proches laissés sans nouvelles. Ils n’étaient que la monnaie d’échange pour la libération du soldat israélien Gilad Shalit dont la double nationalité franco-israélienne lui a valu un soutien et une exposition médiatique dont n’a jamais bénéficié notre ami Salah Hamouri, jeune franco-palestinien détenu depuis près de sept ans et dont la Haute Représentante de l’Union Européenne, Catherine Ashton a reconnu dans une réponse à une question que je lui posais, qu’il avait été placé en détention  « sans avoir été formellement accusé ou reconnu coupable ».

Le scandale de la détention par Israël de palestiniens contre le droit international sur le territoire de la puissance occupante n’est pourtant pas nouveau. J’ai moi-même à plusieurs reprises interrogé les dirigeants européens sur ce problème qui concerne l’Union européenne puisque celle-ci est liée à l’État d’Israël par un accord d’association dont l’article deux fait pourtant du respect des Droits de l’Homme une condition indépassable (voir les questions : sur la situation des prisonniers en grève de la faim, sur les conditions de détention, sur le cas de Salah Hamouri, et sur les Droits de l’Homme).

Délégation palestinienne au Parlement européen, 16 nov. 2011 (Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo)

J’ai invité des responsables palestiniens, concernés de très près par la question des prisonniers palestiniens de venir la porter eux même devant le Parlement européen. Mercredi, Issa Shawqi, avocat et militant des Droits de l’Homme et Ahmed Alissa, responsable du centre d’information Badil sont donc venus parler à la vingtaine de députés européens présents du sort de leurs concitoyens emprisonnés et victimes d’exactions, et leur demander de faire pression sur le Gouvernement israélien à l’occasion de la prochaine réunion de la commission UE-Israël, afin que celui-ci cesse de mépriser la vie des palestiniens et se comporte enfin avec humanité.

Devant les parlementaires, Ahmed Alissa a au passage annoncé une grande nouvelle pour l’avenir de la Palestine, celle de la formation le 23 novembre prochain d’un gouvernement d’union entre le Hamas et l’OLP et la convocation de nouvelles élections, scellant ainsi la réconciliation du peuple palestinien divisé depuis les élections de 2006.

Le lendemain à Aubervilliers, avec Pascal Beaudet, Conseiller Général, j’ai organisé une rencontre autour du même thème et de l’actualité du Proche-Orient de manière plus large.

« Il n’y a pas de conflit israélo-palestinien, il y a un État puissant occupant et un pays occupé ». Les mots d’Hael Al Fahoum, Ambassadeur de Palestine en France ont ainsi posé les bases du débat devant la soixantaine de citoyens, journalistes de médias arabes, responsables d’associations de solidarité réunis.

Face au constat de l’impossibilité de trouver un partenaire pour négocier, le diplomate a détaillé la stratégie de l’Autorité palestinienne, basée sur quatre piliers : la demande de reconnaissance par l’ONU, le renforcement de la crédibilité de l’autorité publique palestinienne, la résistance pacifique pour ne pas tomber dans les pièges de la provocation israélienne et le point sensible de la réconciliation entre les palestiniens.

A ses côtés, Fadwa Barghouti, avocate et compagne de Marwan, député palestinien prisonnier de l’État d’Israël, prévient avec fougue : « Nous avons joué le jeu jusqu’au bout, nous avons fait toutes les concessions. C’est maintenant à la communauté internationale de prendre ses responsabilités. Nous ne reviendrons pas aux anciennes négociations ». Puis elle est revenue sur le problème des prisonniers palestiniens sur les deux plans, politique et humain, rappelant que 131 prisonniers de très longue durée continuent de survivre dans les geôles israéliennes, avec parmi eux 23 députés, dont son époux, Marwan Barghouti ne fut que le premier. Elle a fini son intervention avec la promesse de revenir bientôt, accompagnée de son mari dont nous espérons tous la libération très rapide.

Issa Shawqi, avocat a lui insisté sur le rôle des institutions internationales et particulièrement de l’Union Européenne,  qui a travers un accord d’association avec l’État d’Israël subventionne et valide de manière scandaleuse et destructrice les orientations guerrières du gouvernement israélien. Rappelant que de nombreuses institutions ont a maintes reprises confirmé l’applicabilité des Conventions de Genève aux territoires palestiniens, il attend la possibilité d’en demander une confirmation définitive à la Cour Pénale Internationale, afin que les droits que l’on reconnait volontiers pour tous les autres peuples s’appliquent aussi aux palestiniens.

Rappelons l’importance de la voix de la France à l’ONU, capable d’emporter la décision sur la reconnaissance de l’État palestinien, et amplifions la pression sur le gouvernement français pour qu’il agisse en ce sens.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 08:44

Justice pour la Palestine, liberté pour les Palestiniens !

Dans les dernières semaines, de manière inédite et furtive, nous aurons pu entendre dans nos grands médias quelques mots sur les prisonniers palestiniens. Rien bien sûr qui n’en dise beaucoup sur leur situation, rien à propos de l’indicible souffrance de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants parfois, enlevés, coupés de leurs familles et de leur terre, mal nourris et mal soignés, rien qui ne dise le désespoir de leurs proches laissés sans nouvelles. Ils n’étaient que la monnaie d’échange pour la libération du soldat israélien Gilad Shalit dont la double nationalité franco-israélienne lui a valu un soutien et une exposition médiatique dont n’a jamais bénéficié notre ami Salah Hamouri, jeune franco-palestinien détenu depuis près de sept ans et dont la Haute Représentante de l’Union Européenne, Catherine Ashton a reconnu dans une réponse à une question que je lui posais, qu’il avait été placé en détention  « sans avoir été formellement accusé ou reconnu coupable ».

Le scandale de la détention par Israël de palestiniens contre le droit international sur le territoire de la puissance occupante n’est pourtant pas nouveau. J’ai moi-même à plusieurs reprises interrogé les dirigeants européens sur ce problème qui concerne l’Union européenne puisque celle-ci est liée à l’État d’Israël par un accord d’association dont l’article deux fait pourtant du respect des Droits de l’Homme une condition indépassable (voir les questions : sur la situation des prisonniers en grève de la faim, sur les conditions de détention, sur le cas de Salah Hamouri, et sur les Droits de l’Homme).

Délégation palestinienne au Parlement européen, 16 nov. 2011 (Cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo)

J’ai invité des responsables palestiniens, concernés de très près par la question des prisonniers palestiniens de venir la porter eux même devant le Parlement européen. Mercredi, Issa Shawqi, avocat et militant des Droits de l’Homme et Ahmed Alissa, responsable du centre d’information Badil sont donc venus parler à la vingtaine de députés européens présents du sort de leurs concitoyens emprisonnés et victimes d’exactions, et leur demander de faire pression sur le Gouvernement israélien à l’occasion de la prochaine réunion de la commission UE-Israël, afin que celui-ci cesse de mépriser la vie des palestiniens et se comporte enfin avec humanité.

Devant les parlementaires, Ahmed Alissa a au passage annoncé une grande nouvelle pour l’avenir de la Palestine, celle de la formation le 23 novembre prochain d’un gouvernement d’union entre le Hamas et l’OLP et la convocation de nouvelles élections, scellant ainsi la réconciliation du peuple palestinien divisé depuis les élections de 2006.

Le lendemain à Aubervilliers, avec Pascal Beaudet, Conseiller Général, j’ai organisé une rencontre autour du même thème et de l’actualité du Proche-Orient de manière plus large.

« Il n’y a pas de conflit israélo-palestinien, il y a un État puissant occupant et un pays occupé ». Les mots d’Hael Al Fahoum, Ambassadeur de Palestine en France ont ainsi posé les bases du débat devant la soixantaine de citoyens, journalistes de médias arabes, responsables d’associations de solidarité réunis.

Face au constat de l’impossibilité de trouver un partenaire pour négocier, le diplomate a détaillé la stratégie de l’Autorité palestinienne, basée sur quatre piliers : la demande de reconnaissance par l’ONU, le renforcement de la crédibilité de l’autorité publique palestinienne, la résistance pacifique pour ne pas tomber dans les pièges de la provocation israélienne et le point sensible de la réconciliation entre les palestiniens.

A ses côtés, Fadwa Barghouti, avocate et compagne de Marwan, député palestinien prisonnier de l’État d’Israël, prévient avec fougue : « Nous avons joué le jeu jusqu’au bout, nous avons fait toutes les concessions. C’est maintenant à la communauté internationale de prendre ses responsabilités. Nous ne reviendrons pas aux anciennes négociations ». Puis elle est revenue sur le problème des prisonniers palestiniens sur les deux plans, politique et humain, rappelant que 131 prisonniers de très longue durée continuent de survivre dans les geôles israéliennes, avec parmi eux 23 députés, dont son époux, Marwan Barghouti ne fut que le premier. Elle a fini son intervention avec la promesse de revenir bientôt, accompagnée de son mari dont nous espérons tous la libération très rapide.

Issa Shawqi, avocat a lui insisté sur le rôle des institutions internationales et particulièrement de l’Union Européenne,  qui a travers un accord d’association avec l’État d’Israël subventionne et valide de manière scandaleuse et destructrice les orientations guerrières du gouvernement israélien. Rappelant que de nombreuses institutions ont a maintes reprises confirmé l’applicabilité des Conventions de Genève aux territoires palestiniens, il attend la possibilité d’en demander une confirmation définitive à la Cour Pénale Internationale, afin que les droits que l’on reconnait volontiers pour tous les autres peuples s’appliquent aussi aux palestiniens.

Rappelons l’importance de la voix de la France à l’ONU, capable d’emporter la décision sur la reconnaissance de l’État palestinien, et amplifions la pression sur le gouvernement français pour qu’il agisse en ce sens.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 07:58

PARIS (Reuters) - Un mois après sa victoire à la primaire socialiste, François Hollande baisse de sept points dans les intentions de vote en vue du premier tour de la présidentielle et de six points au second, même s'il reste nettement en tête devant Nicolas Sarkozy, selon un sondage BVA diffusé mardi.

 

Selon cette enquête pour RTL-Orange et la presse régionale, le candidat socialiste arrive en tête au premier tour avec 32% des intentions de vote, contre 27% à l'actuel chef de l'Etat.

 

Son avance serait plus nette au second tour avec 58% contre 42% à Nicolas Sarkozy.

 

Ce sondage tend à rejoindre une précédente enquête - LH2 pour Yahoo publiée dimanche - pour qui le candidat socialiste recueille 30% d'intentions de vote au premier tour et ne devance plus que d'un petit point le président sortant (29%).

 

Au second tour, François Hollande reste favori (58% contre 42% à Nicolas Sarkozy).

 

L'institut BVA estime qu'une part de la baisse est mécanique, François Hollande partant de trop haut. Il retrouve ainsi des niveaux plus "normaux" auprès des sympathisants de l'extrême-gauche et du MoDem.

 

Mais, pour une autre part, sa baisse s'explique vraisemblablement par la mauvaise séquence que vient de vivre le candidat: il chute lourdement auprès des ouvriers, des catégories populaires, et des quadragénaire

 

Ce sondage a été effectué les 18 et 19 novembre auprès d'un échantillon de 957 personnes, représentatif de la population française.

 

Gérard Bon

 

 

commentaires

         Sun S Il y a environ une heure
Les sondages ne font qu'influencer l'opinion ! Arrêtez !!!
 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 19:39

Monde - le 21 Novembre 2011


Malgré un système électoral qui privilégie les partis nationalistes régionaux face aux petites formations nationales, les écolos-communistes d’Izquierda Unida occuperont onze sièges contre deux auparavant, au Congrès, la puissante chambre basse du Parlement où elle va constituer un groupe parlementaire.


"Nous n'allons pas devenir une institution. Nous allons continuer dans la rue", assurait dimanche Cayo Lara, candidat d’IU à la présidence du gouvernement. Avec 700 000 voix en plus par rapport aux législatives de 2008, Izquierda Unida qui comptait deux députés jusqu'à présent, a ainsi réussi à se frayer un chemin et occupera onze sièges au Congrès. "Vous ne pouvez pas imaginer comme cela fait plaisir que la joie entre, de temps en temps, dans la maison des pauvres", a ajouté Coyo Lara. Une percée qui fait écho au mouvement des Indignados, né il y a six mois en Espagne et sonne comme un avertissement aux grands partis dont la crédibilité s'effrite sous l'effet de la crise.

 

Et ce en dépit d'un système électoral complexe, résultant de la forte décentralisation de l'Etat espagnol, qui privilégie les partis nationalistes régionaux face aux petites formations nationales. En nombre de voix, Izquierda Unida est la troisième formation espagnole, derrière les socialistes.

 

Sous l'effet des nouvelles mesures d'austérité qui se profilent, la mobilisation sociale pourrait gagner en ampleur, alors que le chômage reste à un niveau record (21,52%). "L'axe central du discours de campagne d'IU passait par une opposition frontale aux politiques du gouvernement et aux coupes budgétaires à venir", souligne le politologue Anton Losada. "La période qui s'ouvre va voir les syndicats et les partis politiques de gauche jouer un rôle très actif", ajoute-t-il.

"Après le 20 novembre, la lutte se poursuit dans la rue", annonçait, comme en écho, une grande affiche placardée dimanche soir sur la Puerta del Sol, la place au centre de Madrid qui a vu naître les "indignés" au printemps. "Nous pouvons nous attendre à un grand mouvement social", assure Manolo Nolla, 64 ans, l'une des têtes les plus visibles de la commission économique des "indignés" madrilènes.

 

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BRUNO FORNACIARI

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