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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 04:31

23 SEPTEMBRE : LA GRANDE PAIX HUMAINE EST POSSIBLE (PCF)

Ce samedi 23 septembre dans plus de trente villes de France, des milliers de femmes et d’hommes défilent pour affirmer l’exigence de rompre avec les logiques de guerre qui dominent la scène internationale. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur de Paris, se joindra au défilé parisien à 14h30, Place de la République.

Ces manifestations s’inscrivent dans la Vague mondiale pour la paix initiée le 21 septembre par les militants pacifistes du Japon.

L’escalade des tensions en Asie au cours de l’été 2017 a fait renaître le risque d’un conflit nucléaire d’une dimension que l’humanité n’a jamais connue alors que le 7 juillet dernier, 122 pays ont adopté à l’initiative de l’ONU le premier Traité international d’interdiction des armes nucléaires qui prohibe leur utilisation mais aussi l’usage de la menace nucléaire.

La France s’est non seulement tenue à l’écart de cette avancée historique mais le président Macron la passe systématiquement sous silence, et le ministère des Affaires étrangères la dénigre. La « stratégie de dissuasion » est pourtant bel et bien en échec : elle n’a empêché aucune des guerres en cours et elle alimente le conflit latent entre Etats-Unis et Corée du Nord.

Le président américain a tenu, à la tribune des Nations unies le 19 septembre, des propos qui ne laissent plus de doutes sur ses penchants belliqueux.

Les peuples du monde peuvent s’unir pour stopper les faiseurs de guerre, les marchands d’armes dont la France, les trafiquants de matières et composants nucléaires. De nombreuses ONG luttent contre les armes de destruction massive, les mines anti-personnels, les armes de petits calibres et ont besoin du soutien de gouvernements engagés pour la sécurité humaine collective et d’un large mouvement populaire mondial pour la paix. Il y a trop d'armes, beaucoup trop d'armes, beaucoup trop sophistiquées, beaucoup trop d'argent autour de ce commerce pour que nous ne reprenions pas le chemin du combat mondial pour la paix.

A l’appel du collectif POUR LA PAIX, le Parti communiste français participe aux Marches des 23 et 24 septembre pour exiger que la France signe et ratifie le Traité d’interdiction des armes nucléaires, et engage avec les 115 pays déclarés « zones exemptes d’armes nucléaires » un processus mondial de destruction des armes nucléaires. Les communistes marchent pour dire leur opposition à la décision du gouvernement français de porter à 2% du PIB la part du budget de l’Etat consacrée aux armées et au contraire exiger le respect des engagements de porter celle de l’aide publique au développement (APD) à 0,7% du PIB.

Membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU dont elle prendra la présidence en ce mois d’octobre, la France doit initier une politique internationale de coopération et de développement partagé.

Le 23 septembre, le PCF associe ses forces à toutes celles et ceux qui se lèvent pour la paix universelle, le désarmement universel, l’abolition des armes nucléaires, et la signature par la France du Traité International signé à l'ONU par 122 pays le 7 juillet dernier.

PCF - Parti Communiste Français
Paris, le 23 septembre 2017

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES INTERNATIONAL PCF
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 18:51

Intervention faite au nom du PCF Var dans le cadre de la lutte pour la Paix. 
Chers amis, chers(es) camarades,
70 ans après l’appel de Charles Tillon qui contribuera à voir naître un grand mouvement pour la paix en 1951 la terre est toujours traversée par les violences et les atrocités des guerres et leurs lots de tragédies et de drames humains.
Quelques jours après les mobilisations sociales des 12 et 21 septembre contre la loi travail, cette journée s’inscrit dans la continuité des luttes que nous menons car sans solution sociale et humaine il ne peut y de paix et sans paix il ne peut y avoir de progrès social. 
La politique internationale et européenne mise en place par le président Emmanuel Macron, son premier ministre Édouard Philippe et son gouvernement est dans la lignée des choix faits par ses deux prédécesseurs.
La nomination de l’ancien ministre de la Défense, JY le Drian, au ministère de « l’Europe et des Affaires étrangères », et la nouvelle dénomination du ministère de la Défense, rebaptisé « ministère des Armées » dirigé par Sylvie Goulard n’augurent rien de bon pour voir la France prendre l’initiative d’une grande politique extérieure de sécurité humaine mondiale. 
Bien au contraire, ces décisions laissent présager l’accentuation de la dérive militaire et la perte accrue de notre indépendance au profit d’une « défense européenne » complètement intégrée à l’OTAN selon les termes du traité de Maastricht et de Lisbonne.
Alors, des initiatives de lutte communes et unitaires pour le co-développement et contre la main mise des marchés et institutions financières sur les logiques de mondialisation sont plus que jamais à l’ordre du jour. 
L’une des premières décisions du chef de l’État est de porter, suivant les vœux du président Trump pour tous les pays membres de l’OTAN, le budget de la défense nationale de notre pays à 2% du PIB, et ce dès 2022, soit à plus de 50 milliards. 
C’est une parfaite illustration de cette intégration. Cette augmentation, associée à la vente d’armes au plan mondial, nous engage dans une nouvelle course aux armements et dans le même moment Macron ne donne aucun signe pour engager notre pays dans le processus d’élaboration du traité international d’interdiction de l’arme nucléaire initié par l’ONU en décembre 2016.
Neuf Etats, au nom de la dissuasion et en violation du droit international, ont accumulé près de 17000 bombes nucléaires. 
Il n’est pas possible que des Etats « dominants » violent constamment les règles qu’ils entendent voir respectées par tous les autres Etats.
Nous sommes des dizaines de millions de femmes et d’hommes en France, des centaines de millions en Europe et dans le monde à aspirer à la paix.

Alors, OUI plus que jamais : l’heure est à la paix et au désarmement !
La sécurité collective consiste à rompre avec les politiques de la peur, les logiques opportunistes et mercantiles, et la logique de guerre car comme le déclarait Kofi Annan « Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix il n’y a pas de progrès possible. »

Pour le PCF des mesures urgentes doivent être prises.
1. Participer à l’élaboration, ratifier et appliquer le traité de désarmement et d’interdiction des armes nucléaires de la Conférence internationale dont l’ONU a engagé les négociations en mars 2017. 
2. Mettre fin au commerce des armes.
3. Demander une réunion spéciale du Conseil de sécurité de l’ONU pour engager la préparation de la première « cop de la finance mondiale, de l’harmonisation et de la justice fiscale. » adoptée à l’Assemblée nationale en février 2017 sur proposition du député communiste Alain Bocquet.
4. Engager, sous l’égide de l’ONU, la tenue d’une conférence régionale pour la paix et le développement du proche et Moyen Orient.
5. Reconnaître l’État palestinien dans les frontières de 1967 et soutenir les luttes des organisations progressistes et démocratiques engagées pour les droits politiques et culturels des Kurdes partout où ils vivent. 
6. S’engager dans le renforcement démocratique des institutions multilatérales et donner à l’ONU les moyens de ses missions.
7. Promouvoir l’organisation d’une Conférence mondiale pour la paix et le progrès, sortir de l’OTAN et initier sa dissolution pour lui substituer des cadres de coopération et de sécurité collective sous égide de l’onu. 
En Europe : 
1. Prendre une initiative pour faire de l’Europe un espace exempt d’armes nucléaires et tenir une Conférence pour la création d’un large cadre européen commun et inclusif de coopération et de sécurité collective dépassant les limites de l’UE actuelle. 
2. Abandonner les négociations sur les traités de libre- échange Tafta, Ceta et Tisa, et travailler à de nouveaux traités internationaux de maîtrise des échanges pour le développement de biens communs partagés. 
4. Organiser un sommet social européen.
5. Lancer une consultation nationale populaire et citoyenne en vue de la rédaction d’un nouveau traité européen pour une Europe des peuples et nations libres, souveraines et associées qui sera soumis par référendum aux Français.
Au niveau national : 
1. Élaborer de grandes orientations et priorités de la politique internationale et européenne de la France à l’occasion d’une conférence nationale regroupant parlementaires, élus locaux, associations, syndicats et partis politiques avant présentation et débat à l’Assemblée nationale et au Sénat. 
2. réviser le budget de la défense et organiser une consultation nationale pour la rédaction d’un nouveau livre blanc de la défense nationale et de la sécurité humaine collective avec la création d’un pôle public de défense. 
3. refonder les politiques de visa en respect des conventions et du droit international, la levée de l’interdiction de travailler des demandeurs d’asile et la régularisation des sans-papiers. 
Les guerres qui se déroulent sous nos yeux en Syrie, au Yémen ou en Irak, et la violence des organisations fondamentalistes et des mercenaires dont certains sont payés par les Etats-Unis qui sèment la terreur et la mort en Irak, Syrie, Turquie, Afghanistan, Pakistan, Nigeria, en Europe, en Afrique ou en Amérique du Nord, sont le fruit d’échecs politiques, les manifestations d’une guerre économique portée à son comble par le capitalisme et la finance mondialisée. 
Alors, chers amis et chers camarades, 
Construire une sécurité collective appelle des politiques nationales de justice sociale, de progrès et de développement, et des réponses politiques et économiques globales, coopératives, avec pour objectif de s’en prendre aux causes des inégalités et injustices socio-économiques.
Au cœur d’un siècle de violences politiques, de guerres, d’interventions étrangères, d’occupations militaires, d’humiliations au Proche Orient ou en Afrique les dictatures, les théocraties et les occupations étrangères ont spolié les peuples de ces régions, de leurs ressources et richesses, ont bafoué leur dignité.
La France, sous les présidences de Nicolas Sarkozy et François Hollande, a repris place dans le commandement intégré de l’OTAN, enchaîné les interventions militaires en violation du droit international en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Irak, en Syrie. Pour quel bilan : le chaos, la destruction des états,... Pour quel désastre humain ?...Une immense tragédie. 
Au cours de la même période, les réfugiés et migrants ont été traités comme des criminels par de trop nombreux dirigeants européens. C’est révoltant et indigne. 
Le gouvernement français a, dans le même temps, accru ses ventes d’armes, devenant le 2e exportateur mondial dans ce secteur. 
Notre pays doit rompe avec la logique du surarmement et de la guerre et rejoindre le camp de la paix.
Le Parti Communiste Français appelle à continuer cette quête au-delà de cette journée du 23 septembre 2017.
Le président français et son gouvernement sont bien décidés à consolider leurs relations avec l'Administration Trump dont les premiers pas sur la scène internationale ont de quoi inquiéter sérieusement. 
Les violations du droit international par les Etats-Unis en Irak, en Syrie doivent être dénoncées et faire l’objet de sanctions.
Tout dans les derniers agissements ou déclarations de Donald Trump indique que sa politique va contribuer à l'insécurité internationale en activant le surarmement, les interventions étrangères et les menaces de destructions totale comme il vient de le faire à l’égard de la Corée du Nord à la tribune de l’ONU en déni complet de la charte de cette organisation. 
Emmanuel Macron prétend vouloir donner un avenir au projet européen en alignant toujours plus l'UE et ses membres sur l'OTAN. Il contribue à creuser la tombe de l'idée européenne fondée sur l'aspiration à la paix, idée déjà très largement altérée.
En invitant Donald Trump, comme il l’a fait le 14 juillet dernier, sur les Champs Elysées, Emmanuel Macron a transformé notre fête nationale en fête des nationalistes et des marchands d'armes, il a trahi le sens de ces célébrations officielles et populaires de notre fête nationale et républicaine.
Comme chaque année, cette journée internationale de la paix, marque la communion des peuples à vivre en paix, libre en autodétermination.
Elle s’inscrit dans le combat pour les solidarités et contre toutes les formes de dominations, les exclusions, les exploitations.
Cela exige en premier chef de réorienter le budget de la guerre et notamment dans un premier temps celui de l’arme nucléaire vers le développement de tous les services publics et notamment de l’éducation, de la santé ou encore des transports.
En ce sens elle prolonge les mobilisations sociales et leur donne une perspective de transformation radicale du monde, pour un avenir de paix de coopération et de fraternité entre les peuples.
Alors que certains ont lancé un appel unilatéral contre la loi travail ce même jour, à chacun sa responsabilité… En ce 23 septembre, nous affirmons notre aspiration commune à vivre dans un monde de justice, solidarité, de fraternité et de paix..Nous affirmons que notre lutte n’aura de cesse que de promouvoir la culture, la paix et les solidarités pour un monde meilleur où le chaos mondial organisé par le capital aura été éradiqué.
La guerre n'est pas une question de culture ou de civilisation, ni de nature humaine. Elle sert toujours des intérêts qui sont ceux des capitalistes.

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 08:31

Torreton à Mélenchon : "On ne construit pas l'avenir sur un déni de réalité"

Torreton à Mélenchon : "On ne construit pas l'avenir sur un déni de réalité"
Jean-Luc Mélenchon à la tribune en juin 2017 (Claude Paris/AP/SIPA)

Une lettre ouverte du comédien au leader de la France insoumise.

Cher Jean Luc Mélenchon

Vous avez perdu les deux dernières élections majeures de ce pays. Les règles du jeu vous étaient connues : les modes de scrutin, la constitution... Instruit et passionné d'histoire et de politique comme vous l'êtes, je doute qu'un aspect, même mineur, relatif aux procédures électorales ait pu vous échapper. Votre tactique, vos choix stratégiques étaient donc établis et approuvés en parfaite connaissance de cause.

Ceci étant posé, il me paraît alors évident que ces deux échecs sont les vôtres et uniquement les vôtres. Inutile d'invoquer l'altitude, le vent et la nature du terrain, Benoît Hamon ne serait en aucun cas actuellement votre Premier ministre car vous affirmiez, battant campagne, qu'il n'était pas question de marchandages et de tractations comme cela se passe habituellement dans les appareils politiques, appareils que vous n'avez eu de cesse de pourfendre.

Publiquement, aucun message autre que la reddition en rase campagne en chemise blanche et clefs de la ville autour du cou ne nous est parvenu de la France insoumise à nous autres bourgeois conformistes de Calais qui ne pensions pas tout à fait exactement comme vous. Hamon était le bienvenu s’il renonçait à tout. Les phrases sont nombreuses et j'invite tous les insoumis qui s'étrangleraient en lisant ces lignes à retrouver les déclarations et les gestuelles de leur chef qui le prouvent irréfutablement. 

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Il n'y avait pas d'accord possible. Vous nous l'avez suffisamment martelé. Dire aujourd'hui que vous avez perdu l'élection à cause de Benoît Hamon est un déni de réalité et vous le savez. En revanche votre stratégie n'a pas été la bonne : vous vouliez être président et vous n'avez pas passé la barre du premier tour ; vous vouliez imposer la cohabitation en devenant le Premier ministre du Président Macron et pour se faire les Français, les gens donc, vous ont gentiment accordé 15 députés.

Forfaiture

Si je vous dis tout ça c'est que, en accompagnant mes enfants à l'école, je suis tombé sur une affiche nous invitant à vous rejoindre le 23 septembre pour "marcher contre le coup d'État social". Autant votre sortie sur le PS comparé à "un zoo dont les animaux se garderaient tous seuls" m'a fait rire, autant ce slogan écrit et collé sur les murs me paraît grave.

Emmanuel Macron a gagné l'élection sur un programme et une méthode. Devenu président, il applique son programme et sa méthode. Il n'y a donc, ni de près ni de loin, un coup d'État. Cela s'appelle la démocratie. On peut exprimer ses doutes, voire ses craintes et son mécontentement, mais utiliser cette expression de "coup d'État" est indigne. Si ce qui se passe en France est un "coup d’Etat social", je ne sais comment qualifier le régime politique de Maduro.

C’est choquant et, au regard de votre parcours politique, c’est une forfaiture, c'est-à-dire un manquement grave à une parole donnée. Et cette parole n'est autre que votre si longue carrière politique : vous avez été conseiller général, président délégué du conseil général de l'Essonne, ministre, député, sénateur... Vous êtes depuis des décennies un serviteur des institutions de ce pays, dans la majorité comme dans l'opposition et de ce point de vue, c'est-à-dire du point de vue de votre parcours dans les différents institutions de ce pays, vous faites partie de ce système qui autorise des élections et permet des changements de gouvernance.

S’il y a un homme politique en France qui ne peut pas dire ça sans se déjuger immédiatement, c’est bien vous. Assimiler la politique d'Emmanuel Macron légitimement élu à un coup d'État social est une forfaiture... ou alors soyez quitte vis-à-vis de la nation et redonnez aux Français, aux gens, l'intégralité des sommes que vous avez perçues de l'État durant votre longue carrière politique. Redevenu libre et reniant votre passé, vous pourriez alors utiliser les formules les plus percutantes pour attaquer la politique de ce gouvernement et affirmer, pourquoi, pas que les élections étaient truquées comme cela vous a chatouillé un temps le soir des résultats du premier tour de la présidentielle.

Analyser la défaite

A quoi devons-nous nous attendre dans les prochains jours ? Un appel à prendre le maquis ?  À organiser des sabotages ? Les mots ont un sens et, vous qui êtes cultivé, le savez trop bien : l’écho des formules à l’emporte-pièce peut tuer. Des régimes totalitaires, ici comme ailleurs, ne nous l'ont que trop prouvé. Il est un peu désespérant qu'un homme politique se revendiquant des valeurs pacifistes et humanistes en arrive à utiliser ces grosses ficelles de propagande pour exciter les foules, sans doute pour lui faire oublier que le meilleur moyen de lutter contre cette réforme du code du travail eut été de remporter les élections.

Car ce fameux "coup d’Etat social" ne méritait-il pas d’appeler au rassemblement avant les élections ? Et pour cela faire preuve d’un peu moins de morgue et de mépris envers les différentes composantes de la gauche ?

Je vous fais grâce de l’urgence écologique pour laquelle j’étais venu vous rencontrer sur un plateau de France Télévision avant le dépôt des candidatures, urgence écologique qui a elle seule méritait une union sacrée des forces progressistes, beaucoup plus que des ordonnances qui peuvent être annulées dans cinq ans. Mais partagions-nous réellement cette urgence ?

Le meilleur service que vous puissiez rendre au peuple de gauche serait, à mon sens, d'analyser votre défaite car on ne construit pas l'avenir sur un déni de réalité.

Cordialement,

Philippe Torreton

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 04:47

Ni trafiquants, ni délinquants : militants et solidaires !

ÉMILIEN URBACH
LUNDI, 18 SEPTEMBRE, 2017
L'HUMANITÉ
À l’Agora, Cédric Herrou et  Pierre-Alain Mannoni ont témoigné de leurs  actions de solidarité.
À l’Agora, Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni ont témoigné de leurs actions de solidarité.

Temps fort vendredi soir à l’Agora de l’Humanité, dédiée à la solidarité avec les exilés qui, fuyant les guerres et la misère, cherchent refuge autour de notre Méditerranée commune.

Cédric Herrou, Pierre-Alain Mannoni, Laurent Caffier sont tous trois sous le coup de condamnations judiciaires pour avoir tendu la main, à la frontière franco-italienne ou à Calais, à nos semblables venus d’Afrique ou du Moyen-Orient pour fuir les armes, la maltraitance ou la misère. Tous les trois étaient vendredi soir sur la scène de l’Agora de l’Humanité. À leurs côtés, Sophie Rahal, porte-parole de SOS Méditerranée, la seule ONG à continuer de sauver des vies au large des côtes libyennes avec son navire, l’Aquarius. Mireille Damiano, avocate, ex-présidente du Syndicat des avocats de France, menacée de mort pour son acharnement à faire respecter les droits des exilés, est également venue témoigner de son combat. Jean-François Corty, responsable des missions internationales de Médecins du monde, et Marie-Christine Vergiat, eurodéputée du Front de gauche, ont également répondu présent à l’invitation de l’Humanité.

De la Côte d’Opale à la vallée de la Roya, en passant par les eaux capricieuses de la Méditerranée jusqu’aux bancs du Parlement européen, tous font quotidiennement face aux harcèlements de l’extrême droite et aux logiques sécuritaires qui guident les dirigeants européens.

Sur la scène de l’Agora, ils ont témoigné devant une audience nombreuse, enthousiaste et reconnaissante pour leur combat qui, à bien des égards, en plus de sauver des vies, sauve notre commune humanité.

Une stratégie « néocoloniale » de domination des pays riches

Il ressort de ce moment chaleureux et intense en fraternité la nécessité de donner une perspective politique à l’élan de générosité populaire, en France et en Europe, dont tous témoignent. « Il faut cesser de parler de crise migratoire, a martelé Marie-Christine Vergiat. Il y une crise de l’accueil délibérément mise en œuvre par les grandes puissances européennes. » Rejointe par Jean-Francois Corty dans cette analyse, l’eurodéputée a en effet mis en évidence comment la question migratoire, telle qu’elle est posée ces dernières années, est le résultat d’une stratégie « néocoloniale » de domination des pays riches sur le reste du monde. Une logique qui, à Calais, dans la vallée de la Roya ou au large des côtes libyennes, s’appuie sur la répression tous azimuts des militants solidaires qui s’y opposent.

 
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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 03:07

20/09/2017

Le goujat, la tambouille et la plus grande fête populaire de France

fete huma 2017a.jpg

(La chronique de José FORT)

Le mal élu à la présidence de la République française, 8 Français sur 10 n’ont pas voté pour lui, le déjà défraichi  Macron, peut être assuré au moins d’une chose : il figurera au Guinness des records de la muflerie.

Souvenez-vous de quelques-uns de ses bons mots :

« Si j’étais chômeur, j’essaierai de me battre d’abord » ;

«  Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires » ;

Et encore «  femmes illettrées  », « libéralisme valeur de gauche », «  je n’aime pas ce terme de modèle social », «  la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler » et plus récemment « faignants et  cyniques ». Avec une petite dernière sur les «  grincheux ».

J’en arrive à penser qu’en sortant du ventre de sa mère, la première chose que Macron s’est demandé c’est combien de gens il pourrait emmerder au cours de sa vie. Macron est un expert en matière de goujaterie. Pas seulement.

 Il est aussi le produit de ces « gagneurs », ces «  compétiteurs », bref cette génération accouchée par les banques et la grande bourgeoisie qui lui ont confié trois objectifs : casser les conquêtes sociales au nom de la «  réforme » et du « modernisme », installer durablement l’ultra libéralisme, tenter une opération rassemblant les ventres mous du spectre politique français dans une formation « en Marche » qui bat, déjà, sérieusement de l’aile.

 Il est aussi le produit d’une stratégie du spectacle de la communication contrôlée au millimètre près frisant le ridicule comme récemment sur l’ile ravagée de Saint Martin. Son entourage avait laissé croire que le président avait dormi sur un lit de camp et s’était lavé avec un seau d’eau, alors qu’il avait  été hébergé et avait dormi dans la chambre d’ami d’une gendarmette.

  Il y a aussi les copains et les coquins à recaser. Dernier exemple, la nomination de  Stéphane Bern à la défense du patrimoine national. Un bouffon de la télévision venu du « Figaro », comme s’il n’y avait pas des spécialistes notamment les architectes des bâtiments de France pour assurer une telle fonction. Mais peut être existe-t-il un lien entre le lourd endettement contracté par M. Bern après l’achat d’un château en Eure et Loir et sa nouvelle mission.

Au beau milieu de ce marigot, un moment de fraternité : la fête de « l’Humanité ». Un beau succès cette année, malgré le temps incertain et des mesures d’organisation obligatoires par ces temps troublés. Du monde partout à La Courneuve le week-end dernier. La foule devant la scène centrale, la foule dans les avenues  de la fête, la foule aux dizaines et dizaines de débats. Et retenez bien un fait prometteur : une foule jeune, très jeune.

 Comment expliquer le succès de la fête de l’Huma  que certains veulent inscrire au patrimoine national. Il s’agit en fait d’un cocktail mêlant la lutte contre les injustices, pour le progrès social et la solidarité internationaliste ; un cocktail aux multiples ingrédients allant de l’envie de faire la fête aux besoins de se retrouver, de dialoguer, de confronter, de s’aimer. Bref, une folle envie de communisme, au sens plein du terme.

Avez-vous remarqué que dans ce rassemblement à plusieurs centaines de milliers de personnes aucun incident n’est à déplorer ? Avez-vous noté que le succès de cette fête repose sur le bénévolat de milliers de militants communistes ? Avez-vous observé que les sans-grades deviennent harangueurs de foules tandis que les intellos s’agrippent aux fourneaux des cuisines ? Avez-vous aussi regretté que d’une phrase banale de Pierre Laurent  sur le thème « personne n’a le monopole de la vérité », une vague médiatico-politico-mélenchoniste ait voulu réduire la fête à leur sport préféré : la tambouille politicienne ?

  Le succès de la plus grande fête populaire de France donne des couleurs aux communistes et plus généralement à toute la gauche. Ce qui aurait ravi un de ses fidèles, le regretté Jean Ferrat, dont on ne se lasse pas d’écouter la chanson  « Camarade ». Ecoutons.

 José Fort, sur Radio Arts-Mada tous les lundi en direct à 19h et sur Chansons Rouges Mosaik Radio en différé dans le Top Magazine du lundi de 12h, 18h, 23h et mardi à 8h

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 03:05
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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 02:21
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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 09:55
 
Une candidature à la François Ruffin

Les communistes présentaient une contreproposition, toujours dans cette même 5e circonscription, celle de la candidature d’un salarié d’Ecopla, lutte emblématique de la vallée à l’automne 2016 et au printemps 2017 pour la création d’une SCOP. Ce que ce dirigeant de la lutte avait accepté, à la condition que le PCF, la FI et EELV se retrouvent unis autour de sa candidature. Mais la FI est restée sur son exigence de ralliement. Le candidat qui aurait pu représenter toutes les forces de gauche n’a donc pas donné suite.

Ces discussions de la dernière chance se sont déroulées entre le 8 et le 12 mai, à la veille du dépôt des candidatures qui a eu lieu le 19 mai.

Echanges de courriels sur « la candidature Ecopla », dans la 5e, à télécharger ici

Situation ainsi caractérisée par le responsable local des Verts, dans un courriel daté du 12 mai : « Hier soir, la coordination départementale d’EELV a constaté l’échec d’un rassemblement des principales forces de gauche et écologistes sur la 5e. La responsabilité en revient clairement à FI. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, ça laisse un goût bien amer au fond de la gorge. Quand on « pèse » quasi 20%, cela implique de prendre ses responsabilités et rendre les convergences possibles, dans le respect de l’identité et de l’histoire de chacun. C’est un crève-coeur pour nous qui pensions que la candidature de XXX permettrait ici, sur la base de la mobilisation des Ecopla derrière laquelle nous nous sommes tous retrouvés, de dépasser les logiques de repli sur soi ».

Les militants communistes à la porte des entreprises, ici dans la zone industrielle de Jarrie.

Nous ne pouvons pas négocier

Dans les deux circonscriptions du Nord Isère (la 6e et la 10è), les communistes, après s’être réunis le 3 mai, proposaient à la FI une rencontre le samedi 6 mai.

La réponse a été sans ambiguïté :

«  Au niveau local, nous ne pouvons négocier car nous n’avons de mandat pour ce faire. De plus le national nous demande expressément de ne pas négocier au niveau local pour éviter de gêner les négociations nationales. »

Echanges de courriels dans le Nord Isère, à télécharger ici

Dans la 10e circonscription, un communiqué a été envoyé à la presse début mai. Il fait état de la proposition des communistes d’une candidature commune, le titulaire étant membre de la FI. Proposition qui n’a pas reçu de réponse.

Communiqué de presse, 10è, à télécharger ici

Refus également de discuter dans la 4e circonscription, la candidate communiste proposant le rassemblement dès le 24 avril et encore le 10 mai, à la veille du dépôt des candidatures – elles étaient enregistrées à la préfecture entre le 15 et le 19 mai à 18h.

Echanges de textos dans la 4e, à télécharger ici

De l’ensemble de ces prises de contacts se dégage une argumentation constante de la part de la FI partout où des accords pouvaient être trouvés : le ralliement obligatoire et préalable à la bannière de la France insoumise; la signature de la charte de la France insoumise impliquant le renoncement du PCF à une activité parlementaire et un accès au financement public sous le contrôle de la France insoumise; et l’absence de mandat des représentants locaux de la France insoumise pour discuter avec d’autres militants de gauche.

L’ensemble de ces tentatives se concluait par un échange de textos entre Annie David, secrétaire de la fédération communiste de l’Isère et Alain Dontaine, responsable du parti de gauche et de la France insoumise.

« C’est trop tard », indiquait ce dernier à cette ultime proposition de débattre de candidatures communes, notamment dans les trois circonscriptions de l’agglomération grenobloise où le PCF suggérait de discuter d’un accord qui aurait assurément permis la présence au second tour d’un candidat FI, EELV ou communiste dans les trois circonscriptions.

Cet échange a eu lieu le 12 mai.

Le 16 mai, trois jours avant la clôture du dépôt des candidatures, la fédération du PCF publiait une déclaration pour regretter cette situation.

Déclaration du PCF Isère, le 16 mai, à télécharger ici

Le cas El Khomri

Au niveau national, le exemples de refus de candidatures communes par la France insoumise sont légion. Citons celui de la circonscription parisienne dans laquelle se présentait Myriam El Khomri, ancienne ministre de la loi travail, avec le soutien du président de la République, finalement battue au second tour par le député LR qui avait le soutien du Premier ministre.

Caroline de Haas est la militante féministe qui a lancé la pétition contre la loi El Khomri, pétition qui a recueilli un million et demi de signatures l’an dernier. Elle s’est proposée comme candidate de la gauche de transformation et écologiste contre Myriam El Khomri, la ministre de la loi « travail », dans la 18e circonscription de Paris. Tout le monde a dit oui, sauf la FI (voir l’historique des discussions : https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/130517/lunite-est-un-co…) , c’est son droit.

C. de Haas a été la cible d’insoumis qui ont tenter de discréditer sa candidature en faisant courir le bruit qu’elle aurait soutenu B. Hamon à la présidentielle ( témoignage de Caroline de Haas dans cette vidéo : http://www.regards.fr/web/article/caroline-de-haas-le-ps-n-est-plus-un… ), ce qui est faux.

Le secrétaire national d’EELV, après avoir lancé un appel au rassemblement pour les législatives, a reçu de la FI la même réponse que celle faite au PCF. La réaction de David Cormand montre à quel point cette proposition est inacceptable : « Nous avons reçu une fin de non-recevoir de la France Insoumise puisque son exigence, c’est la soumission » (Libération, 5 mai 2017, « Législatives, pas d’accord national trouvé entre la France insoumise et EELV »).

 

Le bilan : 9 + 1

Dans les dix circonscriptions de l’Isère, sur la bases des résultats du premier tour des législatives, l’addition des suffrages obtenus par les communistes et les candidats de la France insoumise, aurait permis à la gauche d’être présente au second tour dans quatre circonscriptions (2e, 3e, 5e, 9e), cinq si l’on tient compte du score des Verts dans la 1ere.

Il ne s’agit là que d’une simple addition : la dynamique de candidatures communes offrant la perspective de l’élection de plusieurs députés aurait sans aucun doute augmenté ces chiffres tout en faisant reculer l’abstention qui a été, pour le département de l’Isère, de 51,09% le 11 juin, lors du premier tour des législatives.

Dans les dix circonscriptions iséroises, la gauche de transformation sociale n’a participé au second tour que dans la troisième. Le 18 juin, neuf députés LREM ont été élus, accompagnés d’une députée socialiste dans la quatrième circonscription.

 

 
Luc Renaud
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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 14:34


 

Je suis intervenu lundi 11 septembre au Parlement européen pour alerter sur la situation de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien placé illégalement en détention administrative par Israël.

Voici le texte de mon intervention :

 

« Je veux vous parler d’un jeune homme de 32 ans. Il est franco-palestinien, il habite Jérusalem, il vient de devenir avocat. Quelques jours après avoir obtenu son diplôme d’avocat, il a été arrêté, le 23 août, chez lui sans raison. Et après beaucoup de tergiversations de la justice israélienne, comme des milliers de Palestiniens, il est placé en détention administrative, paraît-il sur la base d’un dossier secret, parce que totalement vide.

Il s’appelle Salah Hamouri.

Cela révèle l’acharnement et l’absence totale de respect du Droit par un État qui se proclame sans cesse l’un de nos partenaires les plus proches. Notre service d’action extérieure ne peut pas laisser faire et doit réclamer la libération de Salah Hamouri sans condition et sans délai. Il est grand temps que l’Union européenne mette la question des droits fondamentaux et du respect du droit et des conventions internationales comme condition de sa coopération avec l’État d’Israël, comme elle le fait avec tant d’autres États.
Dans l’immédiat, liberté pour Salah Hamouri ! 

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 14:32
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Published by bruno fornaciari
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