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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 07:34

Edgar Morin : «  Nous avançons comme des somnambules vers la catastrophe  »

(Crédit photo : Olivier Roller)
 
Dossier - Que faire dans cette période de crise aiguë ? S’indigner, certes. Mais surtout agir. A 90 ans, le philosophe et sociologue nous invite à résister au diktat de l’urgence. Pour lui, l’espoir est à portée de main. Entretien.
Le Baromètre de cet article

 

Pourquoi la vitesse est-elle à ce point ancrée dans le fonctionnement de notre société ?


La vitesse fait partie du grand mythe du progrès, qui anime la civilisation occidentale depuis le XVIIIe et le XIXe siècle. L’idée sous-jacente, c’est que nous allons grâce à lui vers un avenir toujours meilleur. Plus vite nous allons vers cet avenir meilleur, et mieux c’est, naturellement. C’est dans cette optique que se sont multipliées les communications, aussi bien économiques que sociales, et toutes sortes de techniques qui ont permis de créer des transports rapides. Je pense notamment à la machine à vapeur, qui n’a pas été inventée pour des motivations de vitesse mais pour servir l’industrie des chemins de fer, lesquels sont eux-mêmes devenus de plus en plus rapides. Tout cela est corrélatif par le fait de la multiplication des activités et rend les gens de plus en plus pressés. Nous sommes dans une époque où la chronologie s’est imposée.

Cela est-il donc si nouveau ?

Dans les temps anciens, vous vous donniez rendez-vous quand le soleil se trouvait au zénith. Au Brésil, dans des villes comme Belém, encore aujourd’hui, on se retrouve « après la pluie ». Dans ces schémas, vos relations s’établissent selon un rythme temporel scandé par le soleil. Mais la montre-bracelet, par exemple, a fait qu’un temps abstrait s’est substitué au temps naturel. Et le système de compétition et de concurrence – qui est celui de notre économie marchande et capitaliste – fait que pour la concurrence, la meilleure performance est celle qui permet la plus grande rapidité. La compétition s’est donc transformée en compétitivité, ce qui est une perversion de la concurrence.

Cette quête de vitesse n’est-elle pas une illusion ?

En quelque sorte si. On ne se rend pas compte – alors même que nous pensons faire les choses rapidement – que nous sommes intoxiqués par le moyen de transport lui-même qui se prétend rapide. L’utilisation de moyens de transport toujours plus performants, au lieu d’accélérer notre temps de déplacement, finit – notamment à cause des embouteillages – par nous faire perdre du temps ! Comme le disait déjà Ivan Illich (philosophe autrichien né en 1926 et mort en 2002, ndlr) : « La voiture nous ralentit beaucoup. » Même les gens, immobilisés dans leur automobile, écoutent la radio et ont le sentiment d’utiliser malgré tout le temps de façon utile. Idem pour la compétition de l’information. On se rue désormais sur la radio ou la télé pour ne pas attendre la parution des journaux. Toutes ces multiples vitesses s’inscrivent dans une grande accélération du temps, celui de la mondialisation. Et tout cela nous conduit sans doute vers des catastrophes.

Le progrès et le rythme auquel nous le construisons nous détruit-il nécessairement ?

Le développement techno-économique accélère tous les processus de production de biens et de richesses, qui eux-mêmes accélèrent la dégradation de la biosphère et la pollution généralisée. Les armes nucléaires se multiplient et on demande aux techniciens de faire toujours plus vite. Tout cela, effectivement, ne va pas dans le sens d’un épanouissement individuel et collectif !

Pourquoi cherchons-nous systématiquement une utilité au temps qui passe ?

Prenez l’exemple du déjeuner. Le temps signifie convivialité et qualité. Aujourd’hui, l’idée de vitesse fait que dès qu’on a fini son assiette, on appelle un garçon qui se dépêche pour débarrasser et la remplacer. Si vous vous emmerdez avec votre voisin, vous aurez tendance à vouloir abréger ce temps. C’est le sens du mouvement slow food dont est née l’idée de « slow life », de « slow time » et même de « slow science ». Un mot là-dessus. Je vois que la tendance des jeunes chercheurs, dès qu’ils ont un domaine, même très spécialisé, de travail, consiste pour eux à se dépêcher pour obtenir des résultats et publier un « grand » article dans une « grande » revue scientifique internationale, pour que personne d’autre ne publie avant eux. Cet esprit se développe au détriment de la réflexion et de la pensée. Notre temps rapide est donc un temps antiréflexif. Et ce n’est pas un hasard si fleurissent dans notre pays un certain nombre d’institutions spécialisées qui prônent le temps de méditation. Le yoguisme, par exemple, est une façon d’interrompre le temps rapide et d’obtenir un temps tranquille de méditation. On échappe de la sorte à la chronométrie. Les vacances, elles aussi, permettent de reconquérir son temps naturel et ce temps de la paresse. L’ouvrage de Paul Lafargue Le droit à la paresse (qui date de 1880, ndlr) reste plus actuel que jamais car ne rien faire signifie temps mort, perte de temps, temps non-rentable.

Pourquoi ?

Nous sommes prisonniers de l’idée de rentabilité, de productivité et de compétitivité. Ces idées se sont exaspérées avec la concurrence mondialisée, dans les entreprises, puis répandues ailleurs. Idem dans le monde scolaire et universitaire ! La relation entre le maître et l’élève nécessite un rapport beaucoup plus personnel que les seules notions de rendement et de résultats. En outre, le calcul accélère tout cela. Nous vivons un temps où il est privilégié pour tout. Aussi bien pour tout connaître que pour tout maîtriser. Les sondages qui anticipent d’un an les élections participent du même phénomène. On en arrive à les confondre avec l’annonce du résultat. On tente ainsi de supprimer l’effet de surprise toujours possible.

A qui la faute ? Au capitalisme ? A la science ?

Nous sommes pris dans un processus hallucinant dans lequel le capitalisme, les échanges, la science sont entraînés dans ce rythme. On ne peut rendre coupable un seul homme. Faut-il accuser le seul Newton d’avoir inventé la machine à vapeur ? Non. Le capitalisme est essentiellement responsable, effectivement. Par son fondement qui consiste à rechercher le profit. Par son moteur qui consiste à tenter, par la concurrence, de devancer son adversaire. Par la soif incessante de « nouveau » qu’il promeut grâce à la publicité… Quelle est cette société qui produit des objets de plus en plus vite obsolètes ? Cette société de consommation qui organise la fabrication de frigos ou de machines à laver non pas à la durée de vie infinie, mais qui se détraquent au bout de huit ans ? Le mythe du nouveau, vous le voyez bien – et ce, même pour des lessives – vise à toujours inciter à la consommation. Le capitalisme, par sa loi naturelle – la concurrence –, pousse ainsi à l’accélération permanente, et par sa pression consommationniste, à toujours se procurer de nouveaux produits qui contribuent eux aussi à ce processus.

On le voit à travers de multiples mouvements dans le monde, ce capitalisme est questionné. Notamment dans sa dimension financière…


Nous sommes entrés dans une crise profonde sans savoir ce qui va en sortir. Des forces de résistance se manifestent effectivement. L’économie sociale et solidaire en est une. Elle incarne une façon de lutter contre cette pression. Si on observe une poussée vers l’agriculture biologique avec des petites et moyennes exploitations et un retour à l’agriculture fermière, c’est parce qu’une grande partie de l’opinion commence à comprendre que les poulets et les porcs industrialisés sont frelatés et dénaturent les sols et la nappe phréatique. Une quête vers les produits artisanaux, les Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, ndlr), indique que nous souhaitons échapper aux grandes surfaces qui, elles-mêmes, exercent une pression du prix minimum sur le producteur et tentent de répercuter un prix maximum sur le consommateur. Le commerce équitable tente, lui aussi, de court-circuiter les intermédiaires prédateurs. Certes, le capitalisme triomphe dans certaines parties du monde, mais une autre frange voit naître des réactions qui ne viennent pas seulement des nouvelles formes de production (coopératives, exploitations bio), mais de l’union consciente des consommateurs. C’est à mes yeux une force inemployée et faible car encore dispersée. Si cette force prend conscience des produits de qualité et des produits nuisibles, superficiels, une force de pression incroyable se mettra en place et permettra d’influer sur la production.

Les politiques et leurs partis ne semblent pas prendre conscience de ces forces émergentes. Ils ne manquent pourtant pas d’intelligence d’analyse…

Mais vous partez de l’hypothèse que ces hommes et femmes politiques ont déjà fait cette analyse. Or, vous avez des esprits limités par certaines obsessions, certaines structures.

Par obsession, vous entendez croissance ?

Oui ! Ils ne savent même pas que la croissance – à supposer qu’elle revienne un jour dans les pays que l’on dit développés – ne dépassera pas 2 % ! Ce n’est donc pas cette croissance-là qui parviendra à résoudre la question de l’emploi ! La croissance que l’on souhaite rapide et forte est une croissance dans la compétition. Elle amène les entreprises à mettre des machines à la place des hommes et donc à liquider les gens et à les aliéner encore davantage. Il me semble donc terrifiant de voir que des socialistes puissent défendre et promettre plus de croissance. Ils n’ont pas encore fait l’effort de réfléchir et d’aller vers de nouvelles pensées.

Décélération signifierait décroissance ?

Ce qui est important, c’est de savoir ce qui doit croître et ce qui doit décroître. Il est évident que les villes non polluantes, les énergies renouvelables et les grands travaux collectifs salutaires doivent croître. La pensée binaire, c’est une erreur. C’est la même chose pour mondialiser et démondialiser : il faut poursuivre la mondialisation dans ce qu’elle créé de solidarités entre les peuples et envers la planète, mais il faut la condamner quand elle crée ou apporte non pas des zones de prospérité mais de la corruption ou de l’inégalité. Je milite pour une vision complexe des choses.

La vitesse en soi n’est donc pas à blâmer ?

Voilà. Si je prends mon vélo pour aller à la pharmacie et que je tente d’y parvenir avant que celle-ci ne ferme, je vais pédaler le plus vite possible. La vitesse est quelque chose que nous devons et pouvons utiliser quand le besoin se fait sentir. Le vrai problème, c’est de réussir le ralentissement général de nos activités. Reprendre du temps, naturel, biologique, au temps artificiel, chronologique et réussir à résister. Vous avez raison de dire que ce qui est vitesse et accélération est un processus de civilisation extrêmement complexe, dans lequel techniques, capitalisme, science, économie ont leur part. Toutes ces forces conjuguées nous poussent à accélérer sans que nous n’ayons aucun contrôle sur elles. Car notre grande tragédie, c’est que l’humanité est emportée dans une course accélérée, sans aucun pilote à bord. Il n’y a ni contrôle, ni régulation. L’économie elle-même n’est pas régulée. Le Fonds monétaire international n’est pas en ce sens un véritable système de régulation.

Le politique n’est-il pas tout de même censé « prendre le temps de la réflexion » ?

On a souvent le sentiment que par sa précipitation à agir, à s’exprimer, il en vient à œuvrer sans nos enfants, voire contre eux… Vous savez, les politiques sont embarqués dans cette course à la vitesse. J’ai lu une thèse récemment sur les cabinets ministériels. Parfois, sur les bureaux des conseillers, on trouvait des notes et des dossiers qualifiés de « U » pour « urgent ». Puis sont apparus les « TU » pour « très urgent » puis les « TTU ». Les cabinets ministériels sont désormais envahis, dépassés. Le drame de cette vitesse, c’est qu’elle annule et tue dans l’œuf la pensée politique. La classe politique n’a fait aucun investissement intellectuel pour anticiper, affronter l’avenir. C’est ce que j’ai tenté de faire dans mes livres comme Introduction à une politique de l’homme, La voie, Terre-patrie… L’avenir est incertain, il faut essayer de naviguer, trouver une voie, une perspective. Il y a toujours eu, dans l’Histoire, des ambitions personnelles. Mais elles étaient liées à des idées. De Gaulle avait sans doute une ambition, mais il avait une grande idée. Churchill avait de l’ambition au service d’une grande idée, qui consistait à vouloir sauver l’Angleterre du désastre. Désormais, il n’y a plus de grandes idées, mais de très grandes ambitions avec des petits bonshommes ou des petites bonnes femmes.

Michel Rocard déplorait il y a peu pour « Terra eco » la disparition de la vision à long terme…

Il a raison, mais il a tort. Un vrai politique ne se positionne pas dans l’immédiat mais dans l’essentiel. A force d’oublier l’essentiel pour l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. Ce que Michel Rocard appelle le « long terme », je l’intitule « problème de fond », « question vitale ». Penser qu’il faut une politique planétaire pour la sauvegarde de la biosphère – avec un pouvoir de décision qui répartisse les responsabilités car on ne peut donner les mêmes responsabilités à des pays riches et à des pays pauvres –, c’est une politique essentielle à long terme. Mais ce long terme doit être suffisamment rapide car la menace elle-même se rapproche.

Le président de la République Nicolas Sarkozy n’incarne-t-il pas l’immédiateté et la présence médiatique permanente ?

Il symbolise une agitation dans l’immédiateté. Il passe à des immédiatetés successives. Après l’immédiateté, qui consiste à accueillir le despote libyen Kadhafi car il a du pétrole, succède l’autre immédiateté, où il faut détruire Kadhafi sans pour autant oublier le pétrole… En ce sens, Sarkozy n’est pas différent des autres responsables politiques, mais son caractère versatile et capricieux en font quelqu’un de très singulier pour ne pas dire un peu bizarre.

Edgar Morin, vous avez 90 ans. L’état de perpétuelle urgence de nos sociétés vous rend-il pessimiste ?

Cette absence de vision m’oblige à rester sur la brèche. Il y a une continuité dans la discontinuité. Je suis passé de l’époque de la Résistance où j’étais jeune, où il y avait un ennemi, un occupant et un danger mortel, à d’autres formes de résistances qui ne portaient pas, elles, de danger de mort, mais celui de rester incompris, calomnié ou bafoué. Après avoir été communiste de guerre et après avoir combattu l’Allemagne nazie avec de grands espoirs, j’ai vu que ces espoirs étaient trompeurs et j’ai rompu avec ce totalitarisme-là, devenu ennemi de l’humanité. J’ai combattu cela et résisté. J’ai ensuite – naturellement – défendu l’indépendance du Vietnam ou de l’Algérie, quand il s’agissait de liquider un passé colonial. Cela me semblait si logique après avoir lutté pour la propre indépendance de la France, mise en péril par le nazisme. Au bout du compte, nous sommes toujours pris dans des nécessités de résister.

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je me rends compte que nous sommes sous la menace de deux barbaries associées. Humaine tout d’abord, qui vient du fond de l’histoire et qui n’a jamais été liquidée : le camp américain de Guantánamo ou l’expulsion d’enfants et de parents que l’on sépare, ça se passe aujourd’hui ! Cette barbarie-là est fondée sur le mépris humain. Et puis la seconde, froide et glacée, fondée sur le calcul et le profit. Ces deux barbaries sont alliées et nous sommes contraints de résister sur ces deux fronts. Alors, je continue avec les mêmes aspirations et révoltes que celles de mon adolescence, avec cette conscience d’avoir perdu des illusions qui pouvaient m’animer quand, en 1931, j’avais dix ans.

La combinaison de ces deux barbaries nous mettrait en danger mortel…

Oui, car ces guerres peuvent à tout instant se développer dans le fanatisme. Le pouvoir de destruction des armes nucléaires est immense et celui de la dégradation de la biosphère pour toute l’humanité est vertigineux. Nous allons, par cette combinaison, vers des cataclysmes. Toutefois, le probable, le pire, n’est jamais certain à mes yeux, car il suffit parfois de quelques événements pour que l’évidence se retourne.

Des femmes et des hommes peuvent-ils aussi avoir ce pouvoir ?

Malheureusement, dans notre époque, le système empêche les esprits de percer. Quand l’Angleterre était menacée à mort, un homme marginal a été porté au pouvoir, qui se nommait Churchill. Quand la France était menacée, ce fut De Gaulle. Pendant la Révolution, de très nombreuses personnes, qui n’avaient aucune formation militaire, sont parvenues à devenir des généraux formidables, comme Hoche ou Bonaparte ; des avocaillons comme Robespierre, de grands tribuns. Des grandes époques de crise épouvantable suscitent des hommes capables de porter la résistance. Nous ne sommes pas encore assez conscients du péril. Nous n’avons pas encore compris que nous allons vers la catastrophe et nous avançons à toute allure comme des somnambules.

Le philosophe Jean-Pierre Dupuy estime que de la catastrophe naît la solution. Partagez-vous son analyse ?

Il n’est pas assez dialectique. Il nous dit que la catastrophe est inévitable mais qu’elle constitue la seule façon de savoir qu’on pourrait l’éviter. Moi je dis : la catastrophe est probable, mais il y a l’improbabilité. J’entends par « probable », que pour nous observateurs, dans le temps où nous sommes et dans les lieux où nous sommes, avec les meilleures informations disponibles, nous voyons que le cours des choses nous emmène à toute vitesse vers les catastrophes. Or, nous savons que c’est toujours l’improbable qui a surgi et qui a « fait » la transformation. Bouddha était improbable, Jésus était improbable, Mahomet, la science moderne avec Descartes, Pierre Gassendi, Francis Bacon ou Galilée était improbables, le socialisme avec Marx ou Proudhon était improbable, le capitalisme était improbable au Moyen-Age… Regardez Athènes. Cinq siècles avant notre ère, vous avez une petite cité grecque qui fait face à un empire gigantesque, la Perse. Et à deux reprises – bien que détruite la seconde fois – Athènes parvient à chasser ces Perses grâce au coup de génie du stratège Thémistocle, à Salamine. Grâce à cette improbabilité incroyable est née la démocratie, qui a pu féconder toute l’histoire future, puis la philosophie. Alors, si vous voulez, je peux aller aux mêmes conclusions que Jean-Pierre Dupuy, mais ma façon d’y aller est tout à fait différente. Car aujourd’hui existent des forces de résistance qui sont dispersées, qui sont nichées dans la société civile et qui ne se connaissent pas les unes les autres. Mais je crois au jour où ces forces se rassembleront, en faisceaux. Tout commence par une déviance, qui se transforme en tendance, qui devient une force historique. Nous n’en sommes pas encore là, certes, mais c’est possible.

Il est donc possible de rassembler ces forces, d’engager la grande métamorphose, de l’individu puis de la société ?

Ce que j’appelle la métamorphose, c’est le terme d’un processus dans lequel de multiples réformes, dans tous les domaines, commencent en même temps.

Nous sommes déjà dans un processus de réformes…

Non, non. Pas ces pseudo-réformes. Je parle de réformes profondes de vie, de civilisation, de société, d’économie. Ces réformes-là devront se mettre en marche simultanément et être intersolidaires.

Vous appelez cette démarche « le bien-vivre ». L’expression semble faible au regard de l’ambition que vous lui conférez.

L’idéal de la société occidentale – « bien-être » – s’est dégradé en des choses purement matérielles, de confort et de propriété d’objet. Et bien que ce mot « bien-être » soit très beau, il fallait trouver autre chose. Et quand le président de l’Equateur Rafael Correa a trouvé cette formule de « bien-vivre », reprise ensuite par Evo Morales (le président bolivien, ndlr), elle signifiait un épanouissement humain, non seulement au sein de la société mais aussi de la nature. L’expression « bien vivir » est sans doute plus forte en espagnol qu’en français. Le terme est « actif » dans la langue de Cervantès et passif dans celle de Molière. Mais cette idée est ce qui se rapporte le mieux à la qualité de la vie, à ce que j’appelle la poésie de la vie, l’amour, l’affection, la communion et la joie et donc au qualitatif, que l’on doit opposer au primat du quantitatif et de l’accumulation. Le bien-vivre, la qualité et la poésie de la vie, y compris dans son rythme, sont des choses qui doivent – ensemble – nous guider. C’est pour l’humanité une si belle finalité. Cela implique aussi et simultanément de juguler des choses comme la spéculation internationale… Si l’on ne parvient pas à se sauver de ces pieuvres qui nous menacent et dont la force s’accentue, s’accélère, il n’y aura pas de bien-vivre. —

Edgar Morin en dates

8 juillet 1921 Naissance à Paris

1939 Rejoint la Résistance

1941 Entre au Parti communiste, dont il s’éloigne avant d’en être exclu définitivement en 1951

1977 Publication du premier tome de La Méthode

1993 Ecrit Terre-Patrie et appelle à « une prise de conscience de la communauté du destin terrestre »

2009 Publie Edwige, l’inséparable (Fayard)

Article publié dans le

N° 30 - novembre 2011

Ralentir… vite !
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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 06:53

n 2012-2013

PARIS (Reuters) - François Hollande envisage un effort de 50 milliards d'euros de redressement budgétaire supplémentaire sur 2012 et 2013 pour réduire le déficit public à 3%, a dit à Reuters une conseillère du candidat socialiste à l'élection présidentielle.

 

Deux tiers viendraient de mesures fiscales, dont l'annulation du "paquet fiscal" de 2007, et un tiers d'économies, la répartition définitive pouvant aller jusqu'à moitié-moitié, a précisé l'économiste Karine Berger.

 

"On parle de 50 milliards", a-t-elle déclaré. "On est un peu tôt dans la campagne pour donner des éléments précis mais notre ligne est qu'il faut évidemment continuer un contrôle des dépenses extrêmement strict."


L'accent sera mis sur le redressement des comptes de santé, avec un objectif de progression des dépenses d'assurance maladie nettement inférieur au 2,5% par an désormais prévu par le gouvernement, en mettant notamment les consultations médicales à contribution.


Une fois le déficit ramené à 3% du PIB fin 2013, le PS mènera une politique de croissance et équilibrera les comptes publics d'ici 2017, consolidant la note "triple A" de la France auprès des agences de notation, ou permettant de la retrouver si elle est dégradée, a ajouté Karine Berger.

 

"Notre sujet, c'est : règlement des questions de finances publiques dès 2013 et croissance économique dans les quatre années qui suivent."


La crise des dettes dans la zone euro a plongé plusieurs pays dans une austérité durable et provoqué la chute de certains gouvernements, dont celui de Silvio Berlusconi en Italie.

 

"La France est attendue sur une parole très forte et très claire de rétablissement des finances publiques", a ajouté l'économiste. "Avoir deux plans d'austérité de moins de 10 milliards d'euros à deux mois d'intervalle n'est pas la bonne solution pour faire comprendre ce qu'on veut faire aux marchés financiers."


TOUT POUR CONSERVER LE AAA


"On fera tout pour conserver la note 'triple A' et si, par malheur, on devait la perdre, on s'engage à tout faire pour la rétablir", a-t-elle ajouté.

 

Avoir la note maximale des trois principales agences de notation permet à la France d'emprunter moins cher pour financer son déficit et refinancer sa dette. L'une d'entre elles, Moody's, évalue actuellement la perspective "stable" associée au "triple A" français.

 

"Mais si la France doit sauver son 'triple A' pour 12 mois, ce n'est pas suffisant. Un 'triple A', ça doit être durable", ce qui suppose que la croissance redémarre, a dit Karine Berger.

 

"La Grèce et l'Italie sont en train de s'effondrer macro-économiquement, ce qui fait que tout ce qu'elles peuvent raconter en termes de politique budgétaire se dissout littéralement dans la contraction d'activité."


Pour ramener le déficit à 3%, l'évolution des dépenses sera fortement contrainte. Le nombre de fonctionnaires n'augmentera pas, les 60.000 emplois supplémentaires prévus dans l'Education nationale étant compensés par des départs en retraite ailleurs.


Pour prévenir un emballement des comptes sociaux, "il y a aura des propositions fortes sur la façon de limiter l'évolution des dépenses de santé de manière socialement juste", a dit Karine Berger.

 

Une loi de programmation fixera clairement l'évolution de la fiscalité et des dépenses pour trois ans pour donner un horizon aux partenaires de la France.

 

Michel Sapin, en charge du programme présidentiel de François Hollande, évoquait aussi dans un récent entretien à Reuters ce schéma en deux temps mis en oeuvre si la gauche l'emporte au printemps : retour à 3% de déficit puis soutien à la croissance.

 C"Lorsque la gauche arrivera au pouvoir, ce ne sera pas pour donner pendant deux ans pour ensuite reprendre pendant trois ans", a-t-il dit.  "Cela peut être l'inverse : être extrêmement sérieux pendant deux ans pour pouvoir distribuer un peu plus pendant les trois ans qui suivront."


"Ce qui est sûr, c'est que le déficit diminuera et que l'endettement s'inversera", a ajouté cet ancien ministre des Finances. "Quand François Hollande dit 3% du PIB en 2013 et tendre vers zéro déficit à la fin de son quinquennat, c'est un élément intangible."


Avec Brian Love, édité par Yves Clarisse


  • Coolhand 2 jours écoulés Signaler un abus
    Les 60000 fonctionnaires dans l'éducation nationale font partie des 50 milliards d'économie... en revanche quels secteurs vont voir leurs effectifs diminuer ? mystere et boule de gomme... Armée, Police, Justice, santé ?
    Tout pour conserver la note AAA, il me semble que c'est le même projet que... Plus
        
  • bernard 2 jours écoulés Signaler un abus
    Whaou c'est du pur "madame Soleil" "on ne sait pas comment on va faire mais on va économiser 50 millards......." alors là chapeau c'est vraiment nous prendre pour des couillons à si il y a un truc que j'ai compris c'est que "en mettant notamment les consultations médicales à contribution...." eh... Plus
      
  • quango 2 jours écoulés Signaler un abus
    "Le traité de Maastrich est le premier traité européen qui comporte un grand volet social"Michel Rocard,PS,septembre 1992
        full1 2 jours écoulés Signaler un abus
    et comme les fauchés""""" les pauvres "" sont legions dans notre beau pays qu est la france aujourdhui ,,, les resto du coeur en pètent de joie ,,,,

    le HOLLANDE ,,,, va faire comme LE LEERDAMMER il va faire un malheur aupres des ""... Plus
      
    Luc 2 jours écoulés Signaler un abus
    Les petits, les classes moyennes, préparez votre chéquier...
    Parce que, ne vous faites pas de souci, les vrais riches, eux, ont toujours été ménagés par tous les pouvoirs.

    Élection présidentielle 2012 »

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:37

Médias

L'exemple de PSA est l'illustration flagrante des complicités entre le gouvernement et le patronat des grandes entreprises

À lire  :
 - L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin
- Peugeot doit avoir un avenir en Nord :
Les propos tenus par la direction de PSA et le gouvernement n'apaisent pas les craintes de fermetures de l'usine Sevelnord située à Hordain. Notre reportage. 

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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:32

Politique - le 20 Novembre 2011

Mélenchon: l'accord EELV/PS "une grosse déception"

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche pour la présidentielle, a déclaré dimanche que l'accord entre les écologistes et le PS pour 2012 était "une grosse déception" pour le FG, car, a-t-il dit, "nous espérions" avoir EELV "avec nous".


"Pour nous, c'est une grosse déception (...). On espérait avoir Europe Ecologie-Les Verts plutôt de notre côté", a déclaré M. Mélenchon, qui était l'invité de "12/13 Dimanche" sur France 3.

 

"L'accord, ce n'est pas les circonscriptions, mais le programme qu'on va appliquer", a-t-il dit, estimant qu'en signant le texte de cet accord, les écologistes s'étaient "ralliés à l'austérité de gauche".

 

"On espérait les avoir (EELV) avec nous pour la VIe République, pour peser (...). Terminé, plus de VIe République. On espérait les avoir avec nous sur le social. Ils avaient mis dans leurs conditions incontournables la retraite à 60 ans. Fini, plus de retraite à 60 ans ou seulement pour ceux qui ont le nombre d'années de cotisations, c'est-à-dire pour personne".

A propos du nucléaire, il a fait valoir qu'il était "plus facile" pour un écologiste de voter pour le Front de gauche, qui propose un référendum sur ce sujet, que pour le PS.

 

Jean-Luc Mélenchon a de nouveau dénoncé toute politique d'austérité, qui est "une vis sans fin".

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  Post Scriptum :  dans les années 1980 le mot d'ordre du Parti Communiste Français était: "PRODUISONS FRANCAIS"  avec lequel tous n'étaient pas d'accord. Avions-nous déjà  raison ? sur cette question comme tant d'autres  d'ailleurs, il faut se rendre à l'évidence, même si cela fait grincer quelques dents.

 

En 1982 la France comptait 5,6 millions d'emplois industriels. Il en restait 3,3 millions en 2010. Dans l'automobile, en dix ans, les effectifs ont baissé de 16%, contre 13% dans l'ensemble du secteur industriel qui a perdu un demi-million d'emplois sur lapériode.

Pour clore les Etats Généraux de l'industrie en mars 2010, Nicolas Sarkozy s'est engagé à augmenter la production industrielle en cinq ans, de pérenniser l'emploi et a promis qu'il y aurait davantage d'exportations que d'importations d'ici à 2015.

La région Lorraine a perdu à elle seule 43000 emplois dans l'industrie manaufacturière entre cet engagement et aujourd'hui.

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:26

Justice. Première victoire : la taxe 35 euros recalée au Sénat (CGT)

La mobilisation syndicale contre la taxe de 35 euros instaurée dans la plupart des procédures judiciaires, y compris prud’homales, a marqué un point important hier au Sénat avec le vote d’un amendement de la Commission des finances abrogeant l’article 54 de la loi de finances rectificative 2011 qui avait instauré cette taxe.

 

Certes, la bataille parlementaire ne fait que débuter, mais cette décision du Sénat est un signe fort de la reconnaissance par les élus de gauche du Sénat du poids de la contestation sociale.

 

En effet, depuis plus de deux mois, les actions et initiatives se sont multipliées débouchant sur 30.000 signatures de pétitions, des dizaines d’initiatives publiques devant les tribunaux, des dizaines d’interpellations des parlementaires dans les départements et de nombreuses initiatives prises dans un cadre unitaire.

 

L’intersyndicale nationale a, de son côté, multiplié les déclarations et interventions auprès des pouvoirs publics et des parlementaires.

 

Ainsi, deux rencontres ont eu lieu cette semaine avec les groupes communistes et socialistes du Sénat.

L’addition de ces multiples initiatives a donc eu comme première conséquence une prise en compte, par la majorité de gauche du Sénat, de la revendication quasi unanime des organisations syndicales de salariés et des professionnels de justice qui demandaient l’abrogation de cette taxe.

 

Bien sûr, l’affaire n’est pas entendue. L’Assemblée nationale qui a le dernier mot sur les textes de loi, ne va pas en rester là, lorsque le projet de loi des finances 2012 dans lequel est inséré l’amendement de Sénat, va revenir devant elle.

Raison de plus d’agir d’ici là !

 

Il faut savoir que des « fissures » se sont produites dans la majorité présidentielle sur cette question avec des députés de l’UMP qui ont interpellé le gouvernement pour leur demander de retirer cette taxe.

Nous appelons l’ensemble des organisations CGT des territoires à multiplier les interventions auprès des Députés de leur département pour lui demander de confirmer la décision du Sénat d’abroger les 35 euros.

 

Communiqué de la CGT

Montreuil, le 18 novembre 2011

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 18:16

 

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PETITION CONTRE LES PLANS D’AUSTERITE ET L’ALLONGEMENT DES DELAIS DE CARENCE EN CAS DE MALADIE


Ce 7.novembre.2011, le Premier Ministre, nous annonce une série de mesures que le gouvernement va prendre pour réduire la dette du pays, soit 6.5 milliard d'euros afin d'éviter la « faillite ».

Pour cela une hausse de la TVA à taux réduit de 5.5% à 7% sur les services dont la restauration, le bâtiment (services aux particuliers), gel de la revalorisation des prestations sociales, gel de l’indice fiscal avec augmentation mécanique de l'impôt sur le revenu pour les familles modestes et les classes moyennes, réduction des dépenses de santé et des services publics, avancement de l'âge de la retraite à 62 ans de 2018 à 2017 etc…

 

Les classes populaires et moyennes sont les plus touchées par ce plan de rigueur et ne peuvent continuer à prétendre à une vie décente alors que les classes sociales supérieures sont, pour l’essentiel, épargnées.

 

AVEC LE FRONT DE GAUCHE

REFUSONS L’ALLONGEMENT DU DELAI DE CARENCE EN CAS DE MALADIE
CE N’EST PAS LA SOLUTION, CE N’EST PAS JUSTE


IL FAUT : Reprendre le pouvoir aux banques avec la création d’un pôle financier public - Taxer les transactions financières, - s’émanciper des agences de notation - Augmenter les salaires et les pensions, - Supprimer les exonérations de cotisation des entreprises (30 milliards) refonder une fiscalité juste et efficace économiquement et socialement


NOM                                      PRENOM                        VILLE                    adresse mail                                     TELEPHONE

 

 

Ce samedi 19 novembre au marché d'AIRVAULT les communistes distribuaient tacts du Front de gauche, diffusaient son programme "L'Humain d'abord" (7) et l'invitation à constituer au cours d'une assemblée citoyenne le 30 novembre prochain à AIRVAULT, le collectif FRONT DE GAUCHE.


Deux personnes dont une femmes ont décidé, pour agir utilement, d'adhérer au PCF et renforceront ainsi l'organisation communiste Airvaudaise qui les accueille avec grand plaisir, et beaucoup d'ambition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 16:57

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5 MESURES ANTI-AUSTERITE

DEFENDUES PAR LE FRONT DE GAUCHE


FACE AUX BANQUES ET AUX MARCHES FINANCIERS AGIR TOUT DE SUITE avec une loi de création

d’un pôle public financier qui changera critères et politique du crédit. Réorientation des missions et

du rôle de la BCE, pour lui permettre de prêter directement aux Etats.

Limitation du pouvoir des agences de notation.

 

REINDUSTRIALISER LA France

 

Le Front de gauche engagera une politique d’aménagement industriel et du territoire, fondée sur les

exigences d’emplois, de formation et de qualification, de recherche et d’environnement, moteur

d’une nouvelle croissance.

 

LA RELANCE PAR LES SALAIRES Hausse du SMIC à 1700 € brut ce qui contribuera à augmenter le pouvoir d’achat et faire tourner la machine économique. SALAIRE MAXIMUM à 20 fois le plus bas salaire dans les entreprises. Pensions de retraites et minima sociaux alignés sur le SMIC

 

CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRECARITE


APPLICATION EFFECTIVE DES 35 H avec embauches correspondantes et limitation des Heures

supplémentaires. Pour faire reculer la précarité le Front de Gauche installera une « sécurité

emploi/formation ». Le recours au CDD limité à 5% dans les grandes entreprises et à 10% dans les

PME. L‘autorisation administrative de licenciement sera rétablie, avec interdiction des licenciements

boursiers. 800 000 précaires de la fonction publique seront titularisés.

 

RETRAITE A 60 ANS

 

Le Front de Gauche rétablira la retraite à taux plein à 60 ans avec 37,5 ans de cotisation, avec départ

anticipé selon la pénibilité

 

CREATION DU COLLECTIF CITOYEN DU FRONT DE GAUCHE D’AIRVAULT


MERCREDI 30 NOVEMBRE

salle Jean EMMENEAU à AIRVAULT 20 H 30

ENTREE LIBRE

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 16:54
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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 16:39

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PETITION CONTRE LES PLANS D’AUSTERITE ET L’ALLONGEMENT DES DELAIS DE CARENCE EN CAS DE MALADIE


Ce 7.novembre.2011, le Premier Ministre, nous annonce une série de mesures que le gouvernement va prendre pour réduire la dette du pays, soit 6.5 milliard d'euros afin d'éviter la « faillite ».

Pour cela une hausse de la TVA à taux réduit de 5.5% à 7% sur les services dont la restauration, le bâtiment (services aux particuliers), gel de la revalorisation des prestations sociales, gel de l’indice fiscal avec augmentation mécanique de l'impôt sur le revenu pour les familles modestes et les classes moyennes, réduction des dépenses de santé et des services publics, avancement de l'âge de la retraite à 62 ans de 2018 à 2017 etc…

 

Les classes populaires et moyennes sont les plus touchées par ce plan de rigueur et ne peuvent continuer à prétendre à une vie décente alors que les classes sociales supérieures sont, pour l’essentiel, épargnées.

 

AVEC LE FRONT DE GAUCHE

REFUSONS L’ALLONGEMENT DU DELAI DE CARENCE EN CAS DE MALADIE
CE N’EST PAS LA SOLUTION, CE N’EST PAS JUSTE


IL FAUT : Reprendre le pouvoir aux banques avec la création d’un pôle financier public - Taxer les transactions financières, - s’émanciper des agences de notation - Augmenter les salaires et les pensions, - Supprimer les exonérations de cotisation des entreprises (30 milliards) refonder une fiscalité juste et efficace économiquement et socialement


NOM                                      PRENOM                        VILLE                    adresse mail                                     TELEPHONE

 

 

Ce samedi 19 novembre au marché d'AIRVAULT les communistes distribuaient tacts du Front de gauche, diffusaient son programme "L'Humain d'abord" (7) et l'invitation à constituer au cours d'une assemblée citoyenne le 30 novembre prochain à AIRVAULT, le collectif FRONT DE GAUCHE.


Deux personnes dont une femmes ont décidé, pour agir utilement, d'adhérer au PCF et renforceront ainsi l'organisation communiste Airvaudaise qui les accueille avec grand plaisir, et beaucoup d'ambition.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 16:37

Amendes sur les arrêts maladie Face à un projet scélérat, une riposte collective s’impose (SMG)

Ainsi donc, les projets de diminution du montant des indemnités journalières (en calculant celles-ci sur le salaire net) ou d’allongement du délai de carence ne suffisent pas au gouvernement, il veut aller plus loin dans l'abject. Il s'apprête à demander aux médecins conseils d'endosser encore plus le rôle de policier de l'Assurance maladie et de verbaliser les malades dont l'arrêt maladie serait, à leurs yeux, injustifié. Si le médecin contrôleur de l'Assurance maladie juge, a posteriori, que l'arrêt de travail prescrit par le médecin traitant est injustifié, il infligera une amende au malade.

 

Cette mesure est profondément injuste, arbitraire, ignorante de ce qu'est l'exercice de la médecine.

 

L’indemnisation de l'arrêt de travail est un droit fondamental : c’est le premier droit de l'Assurance maladie. Celle-ci fut d'abord créée pour mettre en place le salaire de remplacement en cas de maladie. Mais l’arrêt de travail est surtout une thérapeutique qui est déterminée en fonction de l'histoire de la maladie et de la situation de la personne malade : si nous n'avons plus ce moyen thérapeutique, entre autres, face à la souffrance au travail, nous aurons une augmentation significative des suicides au travail. Le gouvernement a-t- il décidé que c'était le prix à payer pour la rigueur ?

 

Partout, les droits des malades sont réduits (comme dernièrement l'Allocation Adulte Handicapée).

 

Pour conduire cette politique de destruction de la protection sociale, le gouvernement empoisonne la société en répandant le mensonge : tout bénéficiaire d'un droit social serait un fraudeur en puissance, ce qui est faux, les fraudeurs sont ailleurs !

Ce projet de décret est insupportable pour les malades, pour les médecins, notamment les généralistes, qui sont les premiers prescripteurs de ce droit, et aussi pour les médecins conseils qui deviennent de plus en plus les exécuteurs d'une politique infecte.

 

Nous demandons le retrait immédiat de ce projet scélérat.


Nous demandons aux médecins conseils de refuser de jouer ce rôle : il y a des moments dans l'histoire où la conscience doit s'opposer à la discrimination


Nous demandons aux centrales syndicales qui siègent au conseil d'administration de l'assurance maladie de défendre le droit des assurés sociaux, Nous demandons aux associations de malades et aux associations citoyennes de défendre ce droit fondamental, sans s'opposer aux médecins qui sont, comme eux, les défenseurs des droits des malades.

Nous demandons à tous les généralistes de ce pays de refuser la politique de la peur.

Nous ne pouvons choisir entre l'intérêt du malade et la peur de la sanction.

 

Communiqué du Syndicat de la Médecine Générale

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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