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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 17:22

Article paru dans "l'Humanité" le 16 novembre 2011

La BNP et la Société générale en France viennent d'annoncer des suppressions d'emplois en France. Le Crédit agricole devrait faire de même les jours prochains. Dans l'hexagone et partout dans le monde, les banques ont décidé de trancher dans leurs effectifs afin d'augmenter leurs fonds propres (8,8 milliards d'euros pour les françaises) pour faire face à leurs pertes liées à la crise de la zone euro. Et le décompte des futurs chômeurs est sanglant: plus de 110 000 salariés resteront sur le carreau.

  • BNP Paribas: 373 postes supprimés en France

La banque a annoncé ce mercredi qu'elle allait tailler dans 6,5% de ses effectifs dans la banque de financement et d'investissement (BFI). Soit 1.396 postes dans la BFI, qui emploie au total environ 21.400 personnes dans le monde. Sur ces 1.396 suppressions de postes, annoncées aux organisations syndicales dans la matinée, 373 toucheront la France et 1.023 les filiales à l'étranger. "Il n'y a pas de départs contraints en France. Dans les autres pays, cela dépendra des législations et des réglementations que nous respecterons", précise-t-on à la BNP.

"Les salariés de la BFI vivent ce plan comme une profonde injustice", commente Joël Debeausse, délégué national adjoint du SNB de BNP Paribas. "On leur demande aujourd'hui de réduire leurs activités alors que leurs activités étaient d'une importance extrême jusqu'à fin juin." "Les salariés acteurs des résultats passés vont récolter les fruits de la folie spéculative, d'un système devenu volontairement opaque et de plus en plus complexe, mais aussi incontrôlable", réagit de son côté le syndicat CFDT dans un communiqué. "Il s'agit d'un nouveau pas afin de rassurer les marchés et agences de notation."

 

  • Société Générale: "Des centaines d'emplois en France"

Le groupe expliquait mardi vouloir supprimer des "centaines d'emplois en France" et prendre des mesures d'austérité salariale, évoquant des "efforts collectifs nécessaires". Là aussi, les coupes claires visent la Banque de financement et d'investissement (BFI), dont les activités, traditionnellement très juteuses, ont été fortement touchées par la crise de la dette.
Lors d'une réunion avec les organisations syndicales mardi matin, le PDG de la Société Générale, Frédéric Oudéa, a dressé un "exposé assez pessimiste de la situation générale et des perspectives pour 2012" et a annoncé "une politique d'austérité et des centaines de suppressions d'emplois dans la BFI", a indiqué à l'AFP, Michel Marchet, délégué central CGT.

  • L'Europe, les Etats-Unis et l'Asie touchés

La banque italienne Unicredit, qui a accusé une perte de plus de 10 milliards d'euros au troisième trimestre, va supprimer plus de 6.000 postes, soit plus d'un dixième de ses effectifs. La britannique HSBC et l'américaine Bank of America Merrill Lynch ont chacune annoncé 30.000 suppressions de postes. La japonaise Nomura, qui cherche à économiser 1,2 milliard de dollars par an, aurait également commencé à supprimer des postes en Europe...

 

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 17:13

 

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 16:55
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 12:57

Eva Joly souhaite un accord de désistement pour le second tour

05/01/2012 à 11h39

 

PARIS (Reuters) - La candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly a souhaité jeudi que soit passé un accord de désistement réciproque avec le socialiste François Hollande, le centriste François Bayrou et le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon en vue du second tour.

 

"Battre Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain est un objectif prioritaire pour la candidate écologiste que je suis. J'invite donc aujourd'hui François Hollande, François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon à préparer dès à présent une dynamique de second tour et à s'engager à un désistement réciproque pour celui ou celle d'entre nous qui sera qualifié à l'issue du premier tour", a-t-elle dit lors de ses voeux à la presse à Paris.

La candidate écologiste avait été critiquée fin 2011 pour ses attaques contre François Hollande et le Parti socialiste, avec lequel le parti écologiste a pourtant conclu un accord électoral.

 

Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

 

Mais à quoi joue Eva Joly, où se situe-t-elle? La question vaut dêtre posée eu égard au placement politique de François Bayrou et d'elle-même.

 

Car la vérite de F. Bayrou c'est que la France "est en état de choc" et qu'il convient de dire la vérit. celle-implique des efforts de tous. Car il entend «Partir de la vérité pour arriver à la volonté politique, c’est notre maxime, c’est notre choix. » Et de définir le Modem comme seul ayant la «capacité» de «penser différemment» l’avenir. Et « que ce soit la continuité ou l’alternance du PS, (les solutions proposées) ne correspondent pas à la situation ».

 

Alors au nom de l'anti Sarkosysme, Eva Joly fait l'impasse ou pier cache la politique de Bayrou avec laquelle elle trouverit des convergences?

 

Qu'on en juge :

 

Le 22 août 2011, sur BFM TV : 
« Je soutiens l’idée que la France se dote 
d’une règle constitutionnelle qui empêche 
que l’on continue sur la voie des déficits… 
C’est une idée que je propose depuis 2002. »


 Le 12 octobre 2011, sur LCP : « Il faut une majorité centrale 
pour faire ce qu’ont fait les Allemands avec l’agenda 2010 
ou les Espagnols avec la règle d’or. »


Le 20 octobre 2011, dans le Monde : « On ne fera pas 
le retour à la retraite à 60 ans. » « Le projet du PS est insoutenable. On ne fera pas des recrutements de dizaines 
de milliers de fonctionnaires. C’est une illusion meurtrière 
pour le pays, c’est un mensonge public. »


 Le 24 novembre 2011, sur TF1 : « Il faut un plan 
(de réduction de la dette publique) de 100 milliards d’euros. 50 milliards de recettes et 50 milliards d’économies 
sur les dépenses. »


 Le 28 novembre 2011, dans la revue Acteurs publics : 
« Il faudrait relever le taux normal de la TVA de deux points. »


 Le 30 novembre 2011, dans la Tribune : « Je souhaite 
aller vers un régime (de retraite) par points, individualisé. »


Le 4 décembre 2011, sur RTL : « La crise n’est pas la crise 
de l’endettement privé. La crise est la crise des États, de la dette des États. » « Les États laxistes du sud de l’Europe sont ensevelis sous une montagne de dettes qu’ils ont contractées parce qu’ils n’ont pas eu le courage de faire ce qu’un certain nombre 
d’entre nous recommandaient. » « Je soutiens la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. » « L’assouplissement du droit du travail (est) absolument nécessaire. »


François Bayrou, président et candidat du Modem.

 

Est-cela l'union sacrée proposée par Eva Joly ?

 

Que François Bayrou tente de faire oublier son passage aux gouvernements Balladur (aux côtés d’un certain Nicolas Sarkozy) et Juppé, entre 1993 et 1997, cela se conçoit, mais qu'il reçoive le renfort de Eva Joly interroge.

Le Front de gauche entend alerter les électeurs en éditant un document sur le programme du candidat du Modem qui ne laisse aucune ambiguïté sur son appartenance à la droite.

 

Montrer « le loup dans son déguisement d’agneau ».

 

C’est la démonstration que le Front de gauche entend faire avec la brochure argumentée, détaillée, sur le programme de François Bayrou éditée le lendemain de l’officialisation de la candidature à l’Élysée du président du Modem. Lequel préconise « un plan d’économies de 100 milliards d’euros, soit cinq fois plus que ce que veut M. Sarkozy », a dénoncé Jean-Luc Mélenchon, jeudi, en conférence de presse, entouré des députées Martine Billard (PG) et Marie-George Buffet (PCF), ainsi que d’Olivier Dartigolles, élu communiste de Pau. Ce dernier propose « un stage en immersion dans les Pyrénées-Atlantiques à ceux qui doutent que François Bayrou est de droite ».


Les uns et les autres mettent en gardent les électeurs « désorientés », qui peuvent être tentés par la « fausse alternative » que constituerait le Béarnais. « Quand il est dans le Béarn, il n’y a pas photo, il est de droite. Quand il arrive à Paris, il doit changer de costume dans le train et le voilà qui apparaît en ni droite ni gauche », ironise Jean-Luc Mélenchon. « C’est un homme de droite qui veut que l’on applique une super-austérité », renchérit Marie-George Buffet.

 

La preuve, selon Martine Billard, « il a toujours défendu la TVA sociale et la retraite par points à l’Assemblée nationale ».


Dévoiler le programme, dénoncer la duperie.

 

Et alerter les millions d’électeurs, notamment de gauche, contre les appels du pied de François Hollande et d’Eva Joly en direction du « politicien roublard », selon l’eurodéputé.

 

Eva Joly « lui décerne des récompenses par anticipation, M. Hollande laisse entendre qu’il pourrait l’avoir dans son gouvernement », critique le candidat du Front de gauche. Jean-Luc Mélenchon affirme que ce positionnement « augmente les difficultés et complique tout. Cela laisse penser qu’il faut être anti-Sarkozy pour avoir tout dit. Nous, nous ne sommes pas anti-Sarkozy à cause de l’homme mais de sa politique. Et M. Bayrou propose de faire pire que le chef de l’État en matière d’économie et d’austérité ». Il reproche ainsi aux autres candidats de gauche de brouiller les pistes en mettant le président du Modem au centre de leurs préoccupations.

 

Eva Joly apprécie l’« estimable » François Bayrou


Parlant de François Bayrou, mercredi sur Canal Plus. Eva Joly, candidate d’EELV, a déclaré : « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves et réunir nos efforts à la fin, c’est une nécessité. » À la question sur une éventuelle participation dans un même gouvernement, elle a répondu : « La question ne se pose pas là », ajoutant : « C’est un Européen convaincu », un « homme politique tout à fait estimable ».

Est-il un homme de droite, l’interroge-t-on ? « C’est un homme du centre », dit-elle avant de dire : « Avec ses différentes positions, il est plutôt de droite. »



Nous voilà prévenus.

 

La table médiatique était servie sur France 2, mais le menu était maigre.

 

François Bayrou, qui présentait ses axes de campagne, a promis aux Français « une thérapie de choc » encore plus sévère que celle annoncée par « Merkozy » : 50 milliards d’impôts supplémentaires au détriment des ménages et surtout pas sur les entreprises et 50 milliards de réduction des dépenses, essentiellement sociales. Ce Béarnais-là ne prévoit plus la poule au pot qu’une fois par an pour le menu peuple tandis que le CAC 40 roulera carrosse. « Ce n’est pas sur les entreprises qu’il faut frapper », a-t-il martelé, elles « tiennent entre leurs mains le destin du pays ». Il s’engage d’ailleurs à « faciliter et simplifier la vie des entrepreneurs », à liquider les 35 heures et même à « changer le climat dans l’entreprise ».


Syndicalistes, méfiez-vous. Son mot d’ordre, en quelque sorte « patronat, nous voilà », lui vaut le ralliement de libéraux certifiés comme Jean Arthuis et Alain Lambert qui ont longtemps sévi aux Finances, ou Jean Peyrelevade, ancien PDG du Crédit lyonnais. Ils sont l’ossature de son « pôle économique ».

 

De la même famille que Claude Guéant


Le ministre de l’Intérieur, en guerre contre l’immigration, n’a que mots doux pour François Bayrou. « Il appartient à la famille », affirme-t-il en constatant que « François Bayrou, depuis plusieurs mois déjà, dit des convictions qui sont très proches des nôtres ». Et de marteler : « Il a sa place dans la majorité. »

 

Le secrétaire général adjoint de l’UMP, Marc-Philippe Daubresse, a estimé que le candidat Modem exprimait « à bien des égards le même diagnostic que l’UMP : nécessité d’avoir des entreprises plus compétitives, de produire plus en France, de refonder notre modèle social et de maîtriser notre dépense publique ». Avant de conclure : « Nous n’en doutons pas qu’il en tirera les conclusions qui s’imposent » et qu’il ralliera Nicolas Sarkozy au second tour.

 

François Bayrou présente le parfait profil du rabatteur : il s’est suffisamment distingué pour rallier des dégoûtés du sarkozysme ; il va renchérir sur l’austérité maximale, justifiant ainsi la politique du pouvoir ; son parcours et ses appuis le rattachent à la droite comme l’arapède à son rocher. Son profil est bien plus utile au favori de la droite que celui d’un Borloo qui mordait sur l’électorat traditionnel de l’UMP et qui a rapidement vidé les étriers.

 

Le charme vénéneux de la droite


Elle lui a tressé une couronne de lauriers. Eva Joly a salué en François Bayrou un « homme de constance et de courage » : « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves, et réunir nos forces à la fin, c’est une nécessité. » La candidate, hâtivement classée à la gauche d’EELV, a ajouté : « Nous partageons une même vision de l’Europe. » Pour la première fois, Daniel Cohn-Bendit a jugé « pas mal du tout » des déclarations d’Eva Joly.

 

Un autre représentant du courant droitier des écolos, François de Rugy, a vanté l’alliance des « François », Bayrou et Hollande, auxquels il s’ajoute lui-même, toute honte bue. Le candidat socialiste n’avait-il pas ouvert la porte deux semaines plus tôt au président du Modem ? Sans doute faut-il rapprocher cette faiblesse et l’attention qu’a manifestée François Hollande sur France Inter la semaine dernière, à ne pas froisser les agences de notation et à annoncer qu’il ferait encore plus que Nicolas Sarkozy en matière d’austérité. C’est là succomber davantage au poison des idées de droite qu’au charme vénéneux de celui qui proclame « à chaque âne son picotin » mais réserve l’avoine aux pur-sang qu’il élève pour les plus grandes fortunes.

La table médiatique était servie sur France 2, mais le menu était maigre.

 

François Bayrou, qui présentait ses axes de campagne, a promis aux Français « une thérapie de choc » encore plus sévère que celle annoncée par « Merkozy » : 50 milliards d’impôts supplémentaires au détriment des ménages et surtout pas sur les entreprises et 50 milliards de réduction des dépenses, essentiellement sociales. Ce Béarnais-là ne prévoit plus la poule au pot qu’une fois par an pour le menu peuple tandis que le CAC 40 roulera carrosse. « Ce n’est pas sur les entreprises qu’il faut frapper », a-t-il martelé, elles « tiennent entre leurs mains le destin du pays ». Il s’engage d’ailleurs à « faciliter et simplifier la vie des entrepreneurs », à liquider les 35 heures et même à « changer le climat dans l’entreprise ».


Syndicalistes, méfiez-vous. Son mot d’ordre, en quelque sorte « patronat, nous voilà », lui vaut le ralliement de libéraux certifiés comme Jean Arthuis et Alain Lambert qui ont longtemps sévi aux Finances, ou Jean Peyrelevade, ancien PDG du Crédit lyonnais. Ils sont l’ossature de son « pôle économique ».

 

De la même famille que Claude Guéant


Le ministre de l’Intérieur, en guerre contre l’immigration, n’a que mots doux pour François Bayrou. « Il appartient à la famille », affirme-t-il en constatant que « François Bayrou, depuis plusieurs mois déjà, dit des convictions qui sont très proches des nôtres ». Et de marteler : « Il a sa place dans la majorité. »

 

Le secrétaire général adjoint de l’UMP, Marc-Philippe Daubresse, a estimé que le candidat Modem exprimait « à bien des égards le même diagnostic que l’UMP : nécessité d’avoir des entreprises plus compétitives, de produire plus en France, de refonder notre modèle social et de maîtriser notre dépense publique ». Avant de conclure : « Nous n’en doutons pas qu’il en tirera les conclusions qui s’imposent » et qu’il ralliera Nicolas Sarkozy au second tour.

 

François Bayrou présente le parfait profil du rabatteur : il s’est suffisamment distingué pour rallier des dégoûtés du sarkozysme ; il va renchérir sur l’austérité maximale, justifiant ainsi la politique du pouvoir ; son parcours et ses appuis le rattachent à la droite comme l’arapède à son rocher. Son profil est bien plus utile au favori de la droite que celui d’un Borloo qui mordait sur l’électorat traditionnel de l’UMP et qui a rapidement vidé les étriers.

 

Le charme vénéneux de la droite


Elle lui a tressé une couronne de lauriers. Eva Joly a salué en François Bayrou un « homme de constance et de courage » : « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves, et réunir nos forces à la fin, c’est une nécessité. » La candidate, hâtivement classée à la gauche d’EELV, a ajouté : « Nous partageons une même vision de l’Europe. » Pour la première fois, Daniel Cohn-Bendit a jugé « pas mal du tout » des déclarations d’Eva Joly.

 

Un autre représentant du courant droitier des écolos, François de Rugy, a vanté l’alliance des « François », Bayrou et Hollande, auxquels il s’ajoute lui-même, toute honte bue. Le candidat socialiste n’avait-il pas ouvert la porte deux semaines plus tôt au président du Modem ? Sans doute faut-il rapprocher cette faiblesse et l’attention qu’a manifestée François Hollande sur France Inter la semaine dernière, à ne pas froisser les agences de notation et à annoncer qu’il ferait encore plus que Nicolas Sarkozy en matière d’austérité. C’est là succomber davantage au poison des idées de droite qu’au charme vénéneux de celui qui proclame « à chaque âne son picotin » mais réserve l’avoine aux pur-sang qu’il élève pour les plus grandes fortunes.

 

 

 

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 10:56

Qui sème la social-démocratie récolte la droite réactionnaire


Est-ce suffisant ?

 

Combien de “leçons” de l’Histoire faudra-t-il encore subir pour que les électeurs socialistes ou centre-gauche ou écologistes se rende à l’évidence:

La social-démocratie assassine la gauche

En Espagne, quelques années de gouvernement socialiste Zapatero ont permis cet événement majeur: la majorité absolue pour Mariano Rajoy, un fervent défenseur du Dogme néolibéral, qui préconise dans cette situation de crise … “un assouplissement du marché du travail plus grand que celui décidé par le gouvernement précédent, une baisse de la fiscalité sur les entreprises, un plus grand nombre de privatisations et une forte baisse de la dépense publique”.  Tiens, comme c’est original.  Toujours la bonne vieille recette qui ne marche pas. Mais cette fois administrée, non plus par un prétendu homme de gauche mais par un assumé homme de droite. Quelle sera la différence pour le peuple ? aucune.  L’austérité quelle que soit sa provenance a toujours le même goût amer.

 

La social-démocratie, vous connaissez, bien sûr.  Mon esprit chafouin la définit comme une mouvance politique idéologiquement à droite mais qui s’auto-proclame “De Gôôche” (bien aidée en cela il est vrai par les médias).  La social-démocratie  efface la ligne de démarcation historique entre la gauche et la droite puisqu’elle “fait de la droite” en se disant de gauche. Et du coup, elle décrédibilise aux yeux du peuple les idées de progrès humain, de progrès social, les idées de gauche tout simplement.

 

Depuis plus de 20 ans, TOUS les socialistes européens (Blair, Brown, Schröder, Jospin, Papandreaou, Zapatero, Strauss-Kahn, Lamy, pour ne parler que des plus connus) ont appliqué des politiques économiques de droite, et je pèse mes mots.  Il s’agit de politiques basées principalement sur des réductions d’impôts pour les plus riches et les grandes entreprises suivant en cela le crédo selon lequel ces montants récupérés sont alors ré-investis favorisant l’activité économique et donc la réduction du chômage.  Cela s’appelle la politique de l’offre.  Basée sur la “théorie du ruissellement” (ou trickle-down en anglais), mythe de l’argent qui redescend en pluie fine du haut des hautes sphères possédantes jusqu’au bas peuple.  Ce mythe est bien entendu totalement démenti par la théorie économique et les faits historiques, puisque l’on sait que la plus grande partie du surplus d’argent ainsi amassé par les plus riches n’est absolument pas ré-investi et encore moins consommé dans l’économie mais est utilisé comme capital spéculatif ou est tout simplement sorti du circuit dans des paradis fiscaux.  Mais, ce mythe fait office d’axiome.  Il fait partie de la pensée unique, de la seule politique possible. (outre l’austérité imposée au plus grand nombre, comme vous le savez, cette politique a pour autre conséquence immédiate de réduire les recettes de l’État, et donc, lorsqu’une crise survient, comme en 2008, et puisque les états européens ont abandonné leur droit de créer leur propre argent au profit d’emprunts auprès de banques privées (article 123 du Traité de Lisbonne), et donc finalement d’augmenter encore l’endettement public.  Ceci est LA raison structurelle qui explique que TOUS les pays européens sont dans le souffle de cette crise AU MÊME MOMENT.)

 

Merci donc aux Partis Socialistes européens ! Franchement, c’est du grand art.  Grâce à eux, non seulement leurs pays (Angleterre, Allemagne, France, Espagne, Grèce) ont régressé socialement et leurs populations ont périclité dans la misère et la précarité, mais les peuples (tenus dans l’ignorance il est vrai par des médias inféodés au système) croyant imposer une alternance ne pouvant leur être que bénéfique ont porté au pouvoir, par mesure de rétorsion,  des réactionnaires de droite (Cameron, Merkel, Sarkozy, Papademos allié avec l’extrême droite du LAOS, Rajoy) qui vont continuer et accentuer l’œuvre régressive entamée par les traites à la Gauche.

 

Ça suffit !  Basta ya !

 

Un vote futile pour Hollande en 2012 ne ferait que poursuivre en France cette pente mortifère. Lorsqu’on est de gauche, le but n’est pas de faire de l’anti-Sarkozisme. Il est tout simplement question d’anti-libéralisme.  Point, barre.  Qu’il soit Sarkozyste ou Hollandiste, le libéralisme est du libéralisme. La rigueur est la rigueur.  Pour un homme de gauche, ou une femme de gauche, le seul vote utile est un vote pour des idées de gauche et pour un programme de transformation radicale et concrète à gauche.  Et pis, c’est tout.

 

Sinon, la contre-révolution réactionnaire néolibérale a de beaux jours devant elle.

Reconversions de socialistes

D’ailleurs, il est révélateur de voir commet la plupart des soi-disant hommes de gauche, membres du PS européen, se reconvertit après leur “carrière politique”.  On savait par exemple que Tony Blair était devenu conseiller des sociétés financières JP Morgan et Zurich Financial.

 

Mais, je ne sais pas si vous avez suivi qu’il y a quelques jours le gazoduc Nord Stream, qui approvisionne l’Europe de l’Ouest en gaz russe via la mer Baltique, a été inauguré. Or, l’ancien chancelier social-démocrate Schroeder est un des architectes de ce projet qui lui rapportent un bon million d’euros chaque année.  Schröder a en effet signé en septembre 2005 en tant que chancelier allemand l’accord portant création du gazoduc.  Ceci 2 mois avant son départ du gouvernement.  Schröder est aujourd’hui Directeur du Conseil des Actionnaires de cette société, Nord Stream.  Pas de soucis.  Il y aura toujours une “revolving-door” pour les membres de l’oligarchie.

Complément à mon billet sur les fraudes

Juste un petit mot à ajouter à mon billet sur les fraudes de la semaine dernière.  Selon une dépêche AFP de ce jour, “Liliane Bettencourt dissimulait près de 100 millions d’euros sur une douzaine de comptes en Suisse et à Singapour en 2010, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.”

Mais bon, mieux vaut s’attaquer aux malades et aux gens aux RSA.  C’est plus juste.  Et plus efficace !

 

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Published by bruno fornaciari - dans DOCUMENTS
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 09:34

Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à l'Élysée, a de nouveau préconisé, mercredi, au lendemain de la publication du rapport sur la sûreté des centrales nucléaires françaises, l'organisation d'un référendum pour aboutir à "une décision collective". "Je suis partisan d'un référendum sur la question", a déclaré le coprésident du Parti de gauche sur Radio Classique-Public Sénat. 

 

"Nous ne pourrons pas passer à côté du fait que tout le monde doit s'y mettre pour réfléchir et prendre une décision collective, parce que, ou bien c'est très dangereux et on y laissera tous notre peau, ou bien ça ne l'est pas et ce serait un gâchis de tout arrêter", a ajouté Jean-Luc Mélenchon.

 

"Il faut pouvoir en débattre sans esprit dogmatique et sans invective", a assuré l'eurodéputé. Le Front de gauche (PCF-Parti de gauche), dont Jean-Luc Mélenchon comme Pierre Laurent ( PCF) propose "un grand débat public sur les enjeux énergétiques", Jean-Luc Mélenchon,rappelant qu'il est plutôt  favorable à la sortie du nucléaire.

 

Dans un communiqué, le Parti de gauche estime que le rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire "fait froid dans le dos : aucune centrale ne mérite d'être arrêtée immédiatement..., mais la poursuite de leur fonctionnement nécessite des dizaines de milliards d'euros d'investissement dans les meilleurs délais". "Au lieu de continuer à s'obstiner à défendre une source d'énergie aussi dangereuse et aussi coûteuse", le Parti de gauche "propose d'investir ces milliards d'euros dans la mise en oeuvre de la sobriété énergétique et des énergies renouvelables".

 

 

Pour sa part, le PCF et en 2007, Marie-Georges BUFFET, candidate pour rassembler la gauche populaire et antilibérale aux Présidentielle avançait déjà une pollitique ambitieuse de l'énergie.

 

Elle y proposait "un programme d'économie et d'efficacité énergétique, notamment dans les transports et l'habitat. Il favorisera les transports collectifs, le train, le ferroutage, le transport fluvial et le cabotage maritime. Les nouvelles construction seront sous la norme Haute Qualité Environnementale"

 

"Le nucléaire et la politique énergétique font débat. Ce débat doit être mené de manière transparente et soumis à réferendum". "Je propose d'engager un grand effort de recherche en deux directions

 

Premièrement en direction de toutes les énergies renouvelables,

Deuxièmement, pour un nucléaire sécurisé et durable. L'EPR et les générateurs de 4e génération ainsi que l'ITER pour la fusion devront contribuer à l'effort de recherche.

 

La constitution d'un pôle public autour d'EDF et GDF unifiés et renationalisés travaillant sous le contrôle d'une Haute Autorité pluraliste et Citoyenne.

 

La création d'une Agence eurpéenne de l'énergie"

 

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Le Programme populaire partagé du Front de gauche que jean-Luc Mélenchon porte comme candidat commun stipule quant à lui de la page 37 à 42 :

                 La planification écologique

Des choix énergétiques sous contrôle citoyen

 
Agir tout de suite
  • Moratoire sur toutes les politiques de déréglementation de l'énergie, abrogation de la loi NOME
  • Mise en place d'un plan de transition écologique réintroduisant la maîtrise publique de l'énergie et promouvant des investissements publics conditionnés aux critères écologiques, sociaux et démocratiques
  • Mise en place d’un plan de financement pour la sobriété et l’efficacité énergétique et pour la diversification des sources d’énergie

et page 38 et 39 sur la question du NUCLEAIRE

 

"Nous proposerons un débat public national immédiat sur la politique énergétique de la France.

Ce grand débat devra êrmettre la remise à plat des choix énergétiques et du nucléaire et préparer le remplacement des énergies fossiles. il se déroulera sous contrôle citoyen, de l'information jusqu'à la prise de décision et se terminera par un référendum.

Dans le domaine du nucléaire civil, l'ensemble des possibilités-dont la sortie du nucléaire ou le maintien d'un nucléaire sécurisé et public- sera alors tranché.

Aucun choix définitif en matière de politique énergétique ne sera effectué avant la conclusion de ce grand débat public. Sans attendre, la réinternalisation de toutes les opérations de maintenance et de sûreté nuclaire sera  engagéé.

Nous mettrons en place une tarification sociale et progressive qui assure l'accès à l'énergie de toutes et de tous. Nous mettrons fin aux coupures d'électricité qu se multi^lient aux dépend des plusd pauvres.

 

Nous proposerons les invetissements publics, les emplois et les formations nécessaires à la sobriété, à l'efficacuté énergétique et à la diversification des sources d'énergie, notamment en faveur des énergies renouvelables. Nous mettrons en place les procédures nécessaires aux diagnostics de sécurité, de présezrvation de la planète et de notre envoronnement. La nécesaire réduction des consommations ne peut conduire à réduire le niveau de vie des classes populaires....

 

Et aussi...Nous lancerons un réseau de géothermie,... un plan national de remise aux normes énergétiques des logements et bâtiements publics..."

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                               Agir pour un changement durable

  • Maitrise publique de la gestion de l’eau et de l’assainissement
  • La crise environnementale et son aggravation sont liées au système capitaliste lui-même, au productivisme qu’il porte et à ses choix au service d’intérêts privés contre l’intérêt général.
  • La planification écologique est le moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité et de l’impact de l’activité économique sur l’écosystème qui rend possible la vie humaine. Elle permettra de préciser les orientations et les investissements publics nécessaires à ces objectifs.
  • Nous enclencherons ainsi une transition écologique pour combattre la crise environnementale et promouvoir un développement humain durable créateur d’emploi et facteur d’égalité sociale.
  • Un plan écologique sera débattu et votée au parlement, assortie d’une loi de programmation financière.
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 09:19
Mardi 3 janvier 2012

Les trois pays viennent de signer un important accord historique, c’est un véritable camouflet pour la domination du dollar dans le monde et un camouflet pour l’administration et le trésor américain.

 

http://vroum52.com/capitalesdasie.img/Asie-carte-de-Asie-Russie-Chine-Japon-Inde-Iran-Pakistan-Indonesie-Afganistan-Malaysie-Philipines-Thailand-Vietnam-Cambodge-Kazazstan-Uzbekistan-Mongolie-Turkmenistan-Cor%C3%A9e-du-Sud-Coree-du-Nord.jpg

La Chine a analysé la chute de l’empire soviétique

Les erreurs du régime soviétique et du parti communiste soviétique ont été finement analysé par les économistes Chinois, la course aux armements et à l’espace a ruiné l’empire soviétique et a favorisé son éclatement. La Chine a compris cela, les soviétiques ont continué cette course folle ou les américains financer sont en recherches, leur armement par une monnaie de singe : la planche à billet, il suffisait à l’administration américaine de claquer des doigts et la machine à imprimer des dollars que les occidentaux et les japonais s’empressaient d’acheter et de là à financer l’économie américaine.

Les chinois ont compris que pour détruire la suprématie Américaine, il faut d’abord détruire le dollar

Après avoir signé des accords avec l’ensemble des pays d’Amériques latines, puis la Russie, ils viennent de signer le même accord avec le Japon, alliée des Américains, qui ne croit plus au dollar, ni en la protection des Etats-Unis en cas de conflit avec ses voisins.

L’accord prévoit que les entreprises de ces pays pourront payer en monnaie chinoise et recevoir des prêts de la banque de Chine.

Les Japonais et les Russes anticipe l’explosion du dollar


Cet accord et sans précédent dans l’histoire du dollar comme monnaie international d’échange. Ce qui sous entends que les pays qui ont signés cet accord pourront protéger des devises par le bouclier de la monnaie chinoise.

A l’heure qui l’est, l’administration américaine doit être furieuse contre le Japon qui in facto se tournera vers la Chine comme le fait déjà l’ensemble du continent Asiatique.

Cela fragilise encore plus le dollar et l’euro.

La Chine en ayant réussit cette pirouette économique et financière va chercher à acculer les USA dans le mur, elle fera ce que les Soviétiques n'ont pas réussit à faire : détruire le dollar, pour ensuite gagner la guerre froide que les Soviétiques ont perdu.

C’est un accord sans précédent, qui fait du dollar une véritable monnaie secondaire, sauf pour les pays arabes à l’exception de l’Iran qui la soutienne encore.


Les Japonais ont compris que la fin du dollar est proche comme celle de la fin de l'hégémonie Américaine dans le monde et que le centre du Monde sera Pékin, comme pendant 1000 ans il fut d'abord en Europe, puis au USA pour se déplacer vers l'Asie.

Source: Lafrancelibre
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 09:16
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 09:08

                              Crise de la dette: 

 

Ce mercredi, les banques de la zone euro ont prouvé leur peu d'envie de participer à la lutte contre la crise de la dette. Elles ont déposé plus de 450 millions d'euros auprès de la Banque centrale européenne, à 0,25% de rendement, des sous que la BCE leur avait elle-même fournis à un taux défiant toute concurrence afin qu'elles les prêtent à leur tour à petit prix aux Etats européens touchés par la crise de la dette publique. Ce record de placement de bas de laine qui en dit long sur le sens du bien public de ces banques forcément respectables.


Leur frilosité pousse ces instituts de crédit à toujours parquer leurs surplus de liquidités dans des placements de père de famille auprès de la BCE plutôt que de se prêter entre eux afin de faciliter la vie à l'économie réelle. Elles avaient déjà fait de même entre les 27 et 28 décembre dernier, en plaçant 452 milliards auprès de la Banque centrale européenne.

 

La crise persistante de la dette publique, la menace d'un abaissement général des notes souveraines en zone euro par les agences de notation financière, l'augmentation des besoins réglementaires des banques européennes en fonds propres et les inquiétudes sur la conjoncture en zone euro sont les principales causes de ce phénomène.

 

Le fait que les instituts de crédit retiennent leurs liquidités illustre toutefois également leur manque d'appétit pour les obligations souveraines de la zone euro. Or les Européens avaient espéré que cet appétit allait renaître grâce aux opérations de prêts massives de la BCE.

 

Encore un échec pour le couple Merkozy.

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 09:06

 

L'ancien ministre communiste Jack Ralite refuse la Légion d'Honneur

le Mercredi 4 Janvier 2012 à 18:57

 

Son nom figurait sur la liste de la promotion du Nouvel An de la Légion d'Honneur : Jack Ralite, ministre de la Santé entre 1981 et 1983, déclare dans un communiqué refuser la rosette. "Je n'ai pas refusé trois fois la Légion d'Honneur sous la gauche pour l'accepter une fois sous la droite", écrit le sénateur de Seine-Saint-Denis.

Un autre ancien ministre, Henri Torre, 78 ans, ex-sénateur UMP, a refusé lundi sa promotion au grade de Chevalier de la Légion d'Honneur, bafouée selon lui par "la nomination de n'importe qui".

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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BRUNO FORNACIARI

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