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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 12:45

 

Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat

 


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Appel du Collectif des 39
Contre La Nuit Sécuritaire

Réforme de la Psychiatrie :
Une déraison d’Etat

Trente mille personnes ont signé avec nous l’Appel contre La Nuit Sécuritaire, lancé en réaction au discours du président de la République le 2 décembre 2008 qui assimilait la maladie mentale à une supposée dangerosité. À nouveau, le Collectif des 39* en appelle à l’ensemble des citoyens.

Ce discours promettait un traitement sécuritaire des malades mentaux.

Il a depuis largement pris corps dans la pratique quotidienne : les lieux de soins psychiatriques sont désormais truffés de caméras de surveillance et de chambres d’isolement, des grillages ont été disposés, des protocoles de neutralisation physique des patients ont vu le jour, les préfets empêchent les levées d’internements caducs.

Un projet de loi propose aujourd’hui un cadre juridique à cette dérive sécuritaire.
Adopté le 26 janvier 2011 en Conseil des Ministres, il sera discuté au Parlement le 15 mars après un simulacre de concertation.

·  Dans un vocabulaire relevant du code pénal, il cautionne la défiance à l’égard de citoyens souffrants.

·  Dans ce dispositif, seul le trouble à l’ordre public est pris en compte.

·  Il instaure un changement paradigmatique sans précédent : l’institution des « soins » sans consentement en ambulatoire. En effet, le projet de loi n’identifie plus seulement l'hospitalisation comme contraignante, mais les soins eux-mêmes, à l’hôpital comme à l’extérieur, avec le risque majeur de la mise en place d’une surveillance sociale planifiée.

Ainsi, pour répondre à l’inquiétude légitime des patients et de leurs familles, ce projet de loi, sous couvert de déstigmatisation, va instituer une logique de dérive sécuritaire induisant un contrôle inédit de la population. Il s’appuie sur un principe de précaution inapproprié.
La mystification est totale :
Il ne s’agit pas d’un projet de soins, mais d’un engrenage portant atteinte aux libertés fondamentales dans un état démocratique.
Prétendant améliorer « l’accès aux soins » et leur « continuité », ce projet propose uniquement un accès à la contrainte sans limite de durée.
Il détourne la fonction des soignants vers une orientation de dénonciation, de rétention, de « soins » sous contraintes et de surveillance.
Il impose aux patients d’accepter des « soins » stéréotypés, protocolisés, identiques pour tous. Ils seront sous surveillance, associée à un contrôle de leur dignité : ainsi se met en place une police de l’intime. Il instaure un fichier national, « un casier psychiatrique ? », de toute personne ayant été soumise ne serait-ce qu’une seule fois aux soins sans consentement.
Il institue un mensonge en laissant penser que seuls les médicaments psychotropes administrés sous contrainte suffisent à soigner les patients gravement atteints : enfermés chez eux, malgré eux.

Une partie des citoyens a été désignée à la vindicte médiatique. Le mot schizophrène, jeté à tort et à travers, en bafouant le secret médical, n’est plus un diagnostic mais une menace, qui accable les malades et leurs familles, effraie jusqu’à leur voisinage.

Penser que ce projet de loi va améliorer cette situation est une déraison d’Etat.
Bien plus, il risque de s’opposer frontalement à toute réforme sanitaire digne de ce nom, qui aurait pour principes élémentaires de reposer sur une fonction d’accueil, une logique ouverte et déségrégative, des thérapeutiques diversifiées centrées sur le lien relationnel et la confiance, dans la durée.

Ce projet va à l’encontre d’une politique de soins psychiatriques respectueux des libertés, offrant une hospitalité pour la folie au cœur du lien social, qui allierait sécurité publique et soins à la personne.

Il institue la défiance envers les professionnels dans une démarche politique analogue à celle appliquée récemment aux magistrats et à la Justice, comme à d’autres professions.

·  Nous voulons que les budgets subventionnent des soins et non des aménagements carcéraux, la formation des personnels, des effectifs conséquents, pour une conception humaine de l’accueil de la souffrance.

·  Nous rejetons les réponses démagogiques qui amplifient délibérément l’émotion suscitée par des faits-divers dramatiques. Ces réponses ne font qu’accroître et entretenir la peur de l’autre.

·  Nous voulons résister, nous opposer, avec une élaboration citoyenne de propositions pour une politique de soins psychiatriques au plus proche des réalités de terrain. La psychiatrie est l’affaire de tous.


Nous soignants, patients, familles, citoyens appelons
au retrait immédiat de ce projet de loi.

http://www.collectifpsychiatrie.fr


Version pdf ici

Plus d'explication dans la version longue en cliquant ici


* Le Collectif des 39 s'est constitué le 12 décembre 2008, autour de l'Appel contre La Nuit Sécuritaire signé depuis par près de 30.000 citoyens. Il réunit des professionnels de la psychiatrie tous statuts confondus (en grande majorité), et des personnes du monde de la Culture et des citoyens qui nous ont rejoint.

 


  • Mathieu BELLAHSEN,
  • Selma BENCHELAH,
  • Philippe BICHON,
  • Hervé BOKOBZA,
  • Loriane BRUNESSAUX,
  • Marie CATHELINEAU,
  • Patrice CHARBIT,
  • Franck CHAUMON,
  • Patrick CHEMLA,
  • Guy DANA,
  • Alexandra DE SEGUIN,
  • Roger FERRERI,
  • Sarah GATIGNOL,
  • Yves GIGOU,
  • Michaël GUYADER,
  • Serge KLOPP,
  • Émile LUMBROSO,
  • Antoine MACHTO,
  • Paul MACHTO,
  • Bénédicte MAURIN,
  • Simone MOLINA,
  • Françoise NIELSEN,
  • Sylvie PRIEUR,
  • Pierre SADOUL,
  • Olivier SCHMITT,
  • Pedro SERRA,
  • Bruno TOURNAIRE-BACCHINI,
  • Anne TUFFELLI,
  • Monique VINCENT,
  • Élie WINTER

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Published by bruno fornaciari - dans SANTE
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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:41
 

Le 21 décembre, la Banque centrale européenne (BCE) a accordé le plus gros prêt de son histoire aux banques. Au total, 523 banques ont emprunté à la BCE près de 500 milliards d’euros pour 3 ans à un taux voisin de 1%. Il s’agit là d’un soutien exceptionnel de la BCE, qui est officiellement justifié par la nécessité d’aider les banques à faire face à leurs prochaines échéances de remboursement.

 

Face à la menace d’une grave crise bancaire, de l’ampleur de celle de 2008, la BCE joue a priori son rôle normal de prêteur en dernier ressort en refinançant ainsi les banques. Mais, ce qui est inadmissible, est que – une fois encore – les autorités volent au secours des banques sans exiger aucune contrepartie de ces dernières !

Ainsi lorsque la BCE intervient, avec la Commission européenne et le FMI, en Grèce ou au Portugal, les contreparties sont considérables : pour « expier » un supposé laxisme dans les dépenses publiques, les gouvernements doivent mettre en œuvre de violents plans d’ajustement. Mais lorsqu’il s’agit du « sauvetage » des banques… c’est Noël avant l’heure !

 

Les banques avaient déjà été secourues sans contrepartie par les­­ États et les banques centrales en 2008 – 2009, au début de la crise des subprimes. Résultat : une fois que leur situation s’est améliorée, elles ont recommencé à spéculer contre les dettes publiques (Grèce et Irlande en particulier) et à distribuer des dividendes à leurs actionnaires, et des primes exorbitantes à leurs dirigeants et traders. 

 

Le même scénario va se reproduire en 2012 : l’argent prêté aux banques va être replacé sur les marchés à des taux élevés dans une logique purement financière, et ne va pas servir à desserrer le crédit et financer le secteur productif. Ce qui serait pourtant nécessaire pour sortir de la récession et recréer des emplois.

 

Il est temps de remettre la finance au service de la société et d'une transition écologique et sociale. Ce qui passe nécessairement par une réforme radicale de la BCE et du système bancaire, afin que ceux-ci promeuvent l’intérêt général et ne soient plus dominés par les intérêts particuliers de la haute finance.  Il faut sortir l’Europe du cercle destructeur de l’austérité généralisée, inefficace et injuste. Des propositions qui sont au cœur des campagnes menées par Attac pour un audit citoyen de la dette publique, pour un désarmement de la finance et une transformation du système bancaire.

 

Attac France,
Le 23/12/2011

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 22:26

 

manifestant italien contre l'austérité

 

Monde - le 24 Décembre 2011


Les principaux syndicats italiens ont prévenu ce samedi le gouvernement de Mario Monti que "la partie n'est pas close" après l'adoption du plan de rigueur, avertissant que 2012 risque d'être chaud sur le front social.


Dans une prise de position commune, les leaders des syndicats CGIL, CISL, UIL et UGL ont déploré "ne pas trouver trace dans le plan de rigueur adopté par le Sénat jeudi de la vraie réforme structurelle qui devrait être faite pour la croissance", qui est celle de la fiscalité. "Il faut diminuer les taxes sur le travail", ont-ils dit à l'unisson, demandant de s'attaquer aux grandes fortunes et d'alléger le poix fiscal pesant sur les retraités.

 

Combattre le chômage et la précarité


"Nous suggérons au gouvernement de mieux gérer la phase 2 que la phase 1, en dialoguant avec les partenaires sociaux sur le marché du travail, la précarité, la fiscalité", a suggéré la secrétaire du syndicat CGIL Susanna Camusso, lors d'une réunion de clôture avant Noël des manifestations contre le plan de rigueur à la Chambre des députés italienne.

"La partie n'est en aucune façon close sous prétexte qu'il y a eu un vote de confiance. Si nous ne voulons pas avoir une année 2012 pleine de problèmes et de chômage, le gouvernement doit affronter la réalité (...). S'il pense pouvoir continuer tout droit sur sa route, il trouvera des obstacles contre lesquels il butera", a déclaré la dirigeante de ce syndicat de gauche, le plus critique vis à vis du gouvernement de techniciens de Mario Monti. Mme Camusso a notamment averti que le chapitre des retraités "n'est pas clos".

 

Contrer la flexibilité


Le chef de la CISL (modéré), Raffaele Bonanni, a demandé la conclusion d'"un accord entre gouvernement et forces sociales, soutenu par les partis".

M. Monti veut réformer le marché du travail pour aller vers plus de flexibilité mais les syndicats sont arc-boutés sur la défense d'un article du statut des travailleurs qui réglemente strictement les licenciements.

 

Le Sénat adopte l'austérité. Le Sénat italien avait définitivement adopté jeudi ce programme composé de mesures de réduction du déficit d'environ 20 milliards d'euros, qui durcit le régime des retraites et prévoit de nombreuses hausses d'impôts, en particulier sur les biens immobiliers jusque là peu touchés. M. Monti a annoncé que ces mesures seraient complétées par d'autres destinées à faire repartir l'économie.

 

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 19:30

 

 

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 17:34

Les écologistes se sont entendus le week-end dernier sur les investitures de leurs candidats aux législatives dans le cadre d'un 'accord avec le PS qui lui accorderait de 15 à 30 circoncriptions "gagnables".

De leur côté Daniel Cohn-Bebdit et Eva Joly lancent des oeillades vers François Bayrou et le centre en leur proposant ni plus ni moins une "union sacrée" comprenant même Sarkozy, refusée évidemment par le Front de gauche.

EELV brouille les cartes et enfume la gauche.

 

D'ailleurs,ces popos s'accopagnent d'un éloquent retournement de l’histoire.

 

Curieuse situation en effet en Seine-Saint-Denis où des années durant François Asensi Député PCF du 93 et Maire de Tremblay-en-France, considérait Stéphane Gatignon comme son protégé après l'avoir fait nouveau Maire de Sevran.

Hélas les négociations PS/Vert pour les législatives en Seine-Saint-Denis, et les ambitions politiques du PS et personnelles de Gatignon, feront que François Asensi devra affronter l'édile comme « adversaire unifié » au 1er tour des législatives en 2012 dans sa circonscription.

 

On n’est jamais trahi que par ses amis.

 

Bon courage et solidarité

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 13:22

Editorial | LEMONDE | 23.12.11 | 12h55   •  Mis à jour le 23.12.11 | 12h59

 
 

En cette veille de Noël, le gouvernement a décidé de prendre un conflit social en otage. Depuis huit jours, une grève des agents de sûreté aéroportuaire, employés par des entreprises privées, touche plusieurs aéroports. Le transport aérien est-il, pour autant, "paralysé", selon le mot de François Fillon ? Nullement : aucun vol n'est annulé. Le "droit de partir en vacances", invoqué par Nicolas Sarkozy, est-il mis en cause ? Pas davantage, alors que, selon une étude du Credoc en 2010, 65 % des Français ne prennent pas de vacances d'hiver et seuls 10 % partent tous les ans.

Pourtant, depuis le 22 décembre, des effectifs de la police des frontières - au grand dam de certains syndicats de policiers - et de la gendarmerie ont été requis pour remplacer des grévistes dans deux terminaux de l'aéroport de Roissy. La durée d'attente des passagers aux postes de filtrage et de contrôle a été à peine réduite, les policiers n'ayant pas la formation nécessaire pour inspecter les bagages sur les écrans. "Le gouvernement a fait le choix d'amoindrir les critères de sécurité", a ironisé Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, pour "tenter d'accroître l'opposition entre les usagers et les grévistes".

A quatre mois du premier tour de l'élection présidentielle, M. Sarkozy a choisi de montrer ses muscles avec l'habituelle rengaine de la "prise en otage des usagers". Claude Guéant, le ministre de l'intérieur, est monté en première ligne, faisant le pari que cette fermeté sera douce aux oreilles des franges les plus à droite de l'électorat. Le droit de grève, qui, rappelons-le, est inscrit dans la Constitution comme principe de "valeur supérieure" à la loi, est respecté, affirme M. Sarkozy. "Aucune réquisition n'a été prise ", ajoute M. Guéant, qui se souvient peut-être que lors du conflit sur la réforme des retraites, en 2010, la réquisition de salariés grévistes dans des raffineries avait valu à la France les remontrances de l'Organisation internationale du travail.

 

Il n'empêche : le remplacement inédit de grévistes par des policiers, en l'absence d'atteinte à l'ordre public, est une atteinte au droit de grève. Le code du travail est très clair : l'article L. 1251-10 interdit le recours à des intérimaires ou à des contrats à durée déterminée pour remplacer des grévistes. La jurisprudence de la Cour de cassation va dans le même sens. Et la loi du 21 août 2007 sur le service minimum, adoptée à la va-vite, ne concerne que les transports terrestres. Face à ce type de conflit, le gouvernement, au lieu de céder à une démagogie populiste du plus mauvais aloi, n'a qu'une obligation, dès lors que la continuité du service public reste assurée : celle d'imposer le dialogue social.

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 02:02

A moins de cinq mois de la présidentielle, la politique va s'inviter dans les conversations d'un grand nombre de familles à l'occasion des fêtes de fin d'années. Le Front de gauche et le PCF proposent "un argumentaire sur la crise financière", alors qu'Europe Ecologie - Les Verts publie "un kit de survie" sur le thème du nucléaire. Une manière, selon eux, de répondre à certaines idées reçues.


Qui dit fêtes de fin d'année, dit repas de famille et longues discussions qui peuvent amener sur le terrain politique. Surtout à moins de cinq mois de l'élection présidentielle. Alors certains partis ont décidé de préparer un argumentaire, sur un sujet qui leur tient à cœur, pour aider les Français à débattre avec un parent qui ne serait pas du même avis. C'est le cas du Front du gauche et du PCF notamment qui ont mis en ligne "un argumentaire sur la crise financière". Et le mouvement, emmené par Jean-Luc Mélenchon, précise que ce document pourra "être d'un secours opportun lors d'un dîner de Noël ou d'un repas entre amis lors de la St Sylvestre".

 

En onze fiches, le texte fait un constat de la situation actuelle et dénonce la politique menée par le gouvernement en place. Le Front de gauche et le PCF reviennent également sur la question récurrente de la sortie de l'euro. "Si un pays quitte l'euro, cela implique une dévaluation de sa monnaie, tandis que sa dette libellé en euros explose et que les dépenses publiques et socialiste doivent encore baisser", peut-on lire. Avant de poursuivre sur la réponse : "la transformation de l'euro". Même procédé pour la dette publique ou encore pour une réforme de la fiscalité et des prélèvements obligatoires.

"Pour leur famille qui risque de subir la propagande nucléaire"

De son côté, Europe Ecologie - Les Verts a souhaité revenir sur le nucléaire. Selon une information de Mediapart publiée mardi, les cadres de l'entreprise doivent présenter à leurs équipes, avant le 31 décembre, une note sous la forme d'un Power Point sur le thème : "quel débat sur le nucléaire après Fukushima?". Alors le parti écologiste a décidé de passer à la contre-attaque avec un "kit de survie". Un document de quatre pages "pour les agents désireux d'avoir une analyse critique, mais surtout pour leur famille qui risque de subir la propagande nucléaire pendant les festivités de fin d'année".

Le parti emmené par Eva Joly, candidate à la présidentielle, y explique sa vision des choses et revient sur des "arguments pro-nucléaire", concernant notamment l'indépendance énergétique de la France, le prix de l'électricité, le nombre d'emplois de la filière des énergies renouvelables ou encore le démantèlement des centrales.

Le "guide de survie" de Greenpeace

Pour Noël, Greenpeace a également choisi, sans surprise, le thème du nucléaire. L'organisation propose en effet un "guide de survie à un dîner avec des pro-nucléaires" pour pouvoir répondre à "Roger qui n'y va pas avec le dos de la cuillère". Onze "idées reçues" sont donc passées au crible : "Sortir du nucléaire, c'est le chômage garanti", "Consommer moins d'électricité, c'est vouloir un retour à la bougie" ou "Sortir du nucléaire coûtera extrêmement cher". Le tout illustré. "Et Roger arrêtera de raconter n'importe quoi", écrit Greenpeace à la fin de son argumentaire. De quoi alimenter vos dîners de fin d'année.

 

A-Ch. D. - leJDD.fr

samedi 24 décembre 2011

 
montage argumentaire politique

Le PCF et Greenpeace ont publié des argumentaires politiques. (DR.)

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 19:45

Cher(e)s amis et cher(e) s camarades,

 

En cette fin d’année je vous souhaite un joyeux Noël et une bonne année 2012.

 

Vous le constatez comme moi, notre pays et le  vieux monde capitaliste s’enfonce dans la crise, sans qu’il soit possible aujourd’hui de prédire son issue.

 

Cela dépendra sûrement du niveau de conscience que des transformations fondamentales d’ampleur sont nécessaires pour dépasser le système capitaliste en crise.

 

L’avenir proche semble bouché, et pourtant des prémisses se font jour sur des rassemblements de contestations, partout dans le monde, des peuples arabes qui « dégagent » leur dictateur, aux indignés d’Espagne qui envahissent les places publiques, à ceux des Etats-Unis qui défilent sous les fenêtres de Wall Street.

 

En France même, des luttes de salariés, parfois victorieuses,  s’opposent aux agressions patronales et gouvernementales de tous ordres. Et sur le plan politique, se construit, jour après jour, un réponse de gauche, transformatrice, d’espoir et de progrès.

 

Une gauche, que j’appellerais des 3 airs, Républicaine, Révoltée, Révolutionnaire, se construit sous la bannière du Front de Gauche.

 

Cette initiative stratégique, que l’on doit au Parti Communiste Français,  d’en avoir saisi l’opportunité, la nécessité, la possibilité et l’actualité, a consisté à tenter de rassembler les forces de gauche déterminées à contester le capitalisme pas seulement dans les mots mais dans les propositions et dans les actes quotidiens.

 

C’est ainsi qu’en décembre 2008 à son 34e congrès, les délégués des sections, Marie Georges Buffet et Pierre Laurent élu nouveau secrétaire National, offraient à la gauche cette innovation stratégique : le Front de Gauche. Au Début 2009, après avoir quitté le Parti Socialiste, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez député du Nord, constituèrent le Parti de Gauche, qui accepta la proposition et le Front de Gauche pris son envol. Ce fut au tour de Christian Piquet quelques mois plus tard, constatant le sectarisme du NPA, créa, avec la partie unitaire du NPA, le parti qui s’appelle désormais la Gauche Unitaire.

 

Ainsi, en 2009 le Front de gauche connut son premier baptême électoral lors ds élections Européennes pour contester le traité de Lisbonne. Puis ce fut en 2010 les régionales où sur 22 régions, 17 les affrontaient sous le drapeau du Front de gauche indépendamment du Parti Socialiste, avec un certain succès notamment dans le Nord, en région parisienne et surtout en Auvergne. Pendant ce temps d’autres mouvements ou organisation rejoignaient eux aussi le Front de gauche. « République socialisme », « Convergence et  Alternatives ».

Les cantonales suivirent en mars 2011 et le Front de gauche s’installa dans les urnes avec succès et des élus du front de gauche. Les discussions se poursuivaient avec d’autres mouvements à gauche pour élargir le Front.

 

Il est vrai, certains, sceptiques ou oiseaux de mauvaise augure prédisaient « il est totalement illusoire de penser  que l’ensemble des composantes de la gauche antilibérale et anticapitaliste pourra s’unir sous la bannière du Front de gauche ».

La réalité fut toute autre. La force d’attractivité du Front gagna enfin la FASE qui en juin 2011 décidait de le rejoindre, puis vint le tour en novembre de L’Organisation Femmes Égalité de le renforcer et le Front de gauche reprend sa marche en avant pour un rassemblement plus large encore. Pour ce qui les concernent, les communistes mettront tout en œuvre pour rassembler encore, ces femmes, ces hommes, et les jeunes qui voient leur avenir dégradé.

Tandis que s’amorçaient entre les partenaires les discussions sur les échéances électorales et le Programme populaire partagé un accord global vit le jour. Cet accord englobait simultanément le Programme populaire et partagé, le candidat commun à la Présidentielle (après consultation démocratique de tous les partis Jean-Luc Mélenchon fut désigné), une répartition juste et équitable des circonscriptions législatives dont finalement 74 % reviennent au PCF, 20 % au Parti de Gauche, le reste étant réparti entre les autres formations, plus modestes il est vrai.

 

Ainsi, pour notre département des Deux-Sèvres (79) l’accord signé par tous stipule que les trois circonscriptions sont réparties de la façon suivante pour le Front de Gauche : La 1ère circonscription (NIORT) est attribuée au PCF qui désignera le titulaire et le suppléant communistes, la 2e circonscription (MELLE) est attribuée au Parti de gauche qui désignera ses candidats, et la 3e circonscription (Thouars/Bressuire) est attribuée au PCF qui désignera son titulaire et suppléant communistes.

L’espoir prend forme, des assemblées citoyennes se tiennent et débattent des analyses et des propositions alternatives contenues dans le Programme « l’Humain d’abord’ diffusé à plus de 200 000 exemplaires défendu et promu par le candidat Jean-Luc Mélenchon et les candidats du Front de gauche aux législatives. Des comités Front de gauche se constituent, la mobilisation s’amorce et le prochain meeting de campagne pour l’ouest de la France à Nantes le samedi 14 janvier 2012, s’annonce déjà comme très fréquenté.

Vous le constatez, 2012 peut-être une bonne année. Une année qui chasse Sarkozy et sa bande du pouvoir, et qui instaure un processus de changement avec une majorité de gauche  qui inclut les mesures indispensables pour faire reculer le pouvoir financier, pour réinstaurer une démocratie sociale et économique, une société solidaire qui marche vers le progrès.

Et pour cela vous le savez aussi la force du Front de gauche sera déterminante pour réussir.

Aux Présidentielles un maximum de voix, et aux législatives le plus possible de voix et au parlement de députés du Front de gauche, c’est les vœux que je formule pour cette année nouvelle.

Joyeux Noël et heureuse année 2012.

 

Bruno FORNACIARI

 

http://bruno-fornaciari.over-blog.com

 

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 19:43

 

29.000 manifestants selon les forces de l'ordre, mais plus sûrement 120.000 selon les organisateurs de la manifestation et les journalistes présents. L'opposition au pouvoir et à Vladimir Poutine a démontré ce samedi à Moscou sa capacité à se mobiliser enrassemblant deux fois plus de manifestants qu'il y a quinze jours, après la victoire contestée du parti au pouvoir Russie Unie aux législatives du 4 décembre.


Ce mouvement de contestation sans précédent depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000 a été largement organisé sur l'internet et rassemble des gens d'horizons très divers: partis nationalistes, d'extrême-gauche, libéraux, des associations, des ONG et des célébrités du monde de la culture ou de la télévision.

Samedi, le Conseil consultatif pour les droits de l'Homme auprès du Kremlin a rejoint leur cause, jugeant nécessaire la tenue d'"élections législatives anticipées" en raison notamment "de bourrages d'urnes, de falsifications".

 

 

"Un million la prochaine fois"


La manifestation s'est achevée sans incident avec l'adoption d'une déclaration réclamant notamment "des législatives anticipées" et "la libération des prisonniers politiques".

L'un des leaders du mouvement de contestation, le blogueur Alexeï Navalny, a promis "un million" de manifestants à Moscou contre le régime de Vladimir Poutine, lors du prochain rassemblement, dont la date n'a pas encore été fixée. Les manifestants ont par ailleurs reçu samedi le soutien de l'ex-ministre des Finances, Alexeï Koudrine, que M. Poutine décrivait la semaine dernière comme "un ami". L'ex-ministre a ensuite appelé à un dialogue entre le pouvoir et l'opposition pour éviter une révolution.

 

 

"Le pouvoir au peuple"


Les manifestants brandissaient de nombreuses pancartes dénonçant le régime au pouvoir en Russie, des ballons blancs, couleur du mouvement de protestation, et criaient des slogans comme "le pouvoir au peuple" ou "la Russie sans Poutine".

Des rassemblements moins importants ont aussi eu lieu dans une vingtaine d'autres villes, avec 4.000 personnes à Saint-Petersbourg et de 1.000 à 2.000 à Nijni-Novgorod (Volga), Tcheliabinsk (Oural), Samara (Volga), Tomsk (Sibérie) et Krasnodar (sud).

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 17:16

Les Néerlandais commencent à regretter la légalisation de la prostitution

Constat d'échec pour une loi qui a dérapé et qui apparaît souvent comme un alibi à l'esclavage. Jean-Pierre Stroobants


 

LA SUÈDE ET LA NORVÈGE PUNISSENT, la Belgique tolère, la France débat. Et les Pays-Bas ? Ils regrettent. Onze ans après avoir joué les pionniers en légalisant le travail sexuel - comprenez la prostitution -, ils évoquent un "flop général". C'est l'expression qu'a utilisée récemment Evelien Tonkens, sociologue à l'université d'Amsterdam et chroniqueuse du Volkskrant, le quotidien progressiste d'Amsterdam. Dans un texte très remarqué, cette universitaire ancrée à gauche passait à la moulinette tous ceux qui avaient plaidé pour une légalisation qui n'a rien résolu. A savoir les milieux libéraux, qui espéraient combattre l'emprise de groupes mafieux, et les représentantes du courant féministe, qui prônaient la liberté de choix pour chaque femme.

 

AUJOURD'HUI, DE 50 À 90 % DES "TRAVAILLEUSES" actives derrière les vitrines ou dans les "salons de massage" le feraient sous la contrainte. Et dans le quartier De Wallen, la célèbre "zone rouge" d'Amsterdam, seules 2 % des quelque 6 000 prostituées avouent aimer leur travail, a indiqué une enquête. De nombreuses femmes originaires d'Afrique, d'Europe de l'Est et d'Asie se voient toujours confisquer leur passeport à l'arrivée et sont contraintes de se livrer à de "l'abattage" en échange de quelque 2 000 euros par mois pour les plus chanceuses. Un souteneur gagnerait, lui, en moyenne 500 000 euros par an en maintenant plusieurs femmes sous sa coupe.

 

La bonne conscience des autorités néerlandaises était jusqu'ici confortée par une disposition légale : un client remarquant qu'une femme travaille sous la contrainte peut dénoncer anonymement sa situation auprès de la police. Un autre "flop" : De Wallen voit défiler chaque année 220 000 consommateurs de sexe mais le nombre de signalements ne dépasse pas quelques dizaines, car la plupart des prostituées redoutent de se confier. La nouvelle génération d'élus de gauche, dont fait partie Lodewijk Asscher, le maire d'Amsterdam, estime elle aussi que la politique de légalisation a échoué. Une "erreur nationale" a été commise, dit-il. D'autres responsables dénoncent l'échec d'une politique qui fut inspirée par la peur du moralisme ainsi que les notions de liberté individuelle. "La légalisation montre surtout comment, ici, la liberté a dérapé et n'est qu'un alibi à l'esclavage" explique Evelien Tonkens.

 

Lodewijk Asscher réclame une pénalisation des clients et critique la mollesse d'une proposition de réforme en discussion qui ne vise qu'à un meilleur contrôle du secteur du travail sexuel. Enfin, la politique de la ville d'Amsterdam visant à racheter des immeubles du quartier De Wallen pour compliquer l'activité des groupes criminels est contestée. Le projet rencontre un succès limité et la Cour des comptes a émis des objections.

 
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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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