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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:44

 

 

Hier, dans ces colonnes ("Libération"), Jean-Claude Gayssot a cru pertinent de publier une tribune ayant pour titre: «Le Front de gauche ne doit pas alimenter la machine à perdre». Dans la mesure où elle s'inscrit dans une campagne menée depuis quarante-huit heures par l'entourage de François Hollande contre Jean-Luc Mélenchon, elle mérite une réponse.

Après les outrances de MM. Moscovici, Montebourg et Lang, Jean-Claude Gayssot rejoint donc cette petite équipe.

J'irai à l'essentiel. Cette tribune est très décevante, car de quoi parle-t-elle au juste ? D'abord, qui est responsable des défaites précédentes ? Qui était donc aux commandes de «la machine à perdre» en 2002 et en 2007, quand le PS a perdu lourdement par deux fois contre la droite ? Jean-Luc Mélenchon? Non, perdu. C'était François Hollande. Le même qui, cette fois ci, selon Gayssot, va faire gagner la gauche. Comment? Sur quelle ligne? Par quelle action magique rompant avec les erreurs passées? Mystère. Il n'y a pas le début d'une réponse à ces questions. M. Gayssot se contente de répéter des affirmations sans démonstrations, comme pour s'en convaincre lui même, assénant que seul François Hollande a «la stature d'un présidentiable», mieux placé pour «rassembler», etc. C'est son droit de le croire. Il reste à le prouver. Lui, écrit cela car il l'a lu dans les sondages. Ces mêmes instituts de sondages qui donnaient Jospin et Royal vainqueurs il y a quelques années. C'est un peu maigre.

On se pince!

Selon M. Gayssot, Jean-Luc Mélenchon serait aussi coupable «d'affaiblir les arguments en faveur des changements nécessaires». On se pince ! Mais où sont «les ruptures» jugées comme indispensables par M. Jean-Claude Gayssot, dans le discours actuel de François Hollande? Nulle part. Et, le problème précisément, est que le candidat socialiste refuse d'en avancer une seule.

A la lecture de cette tribune, on cherchera en vain un argument efficace pour convaincre le peuple de gauche et les abstentionnistes de voter Hollande. Il n'y est pas. On cherchera une idée efficace, prenant la mesure de la crise, pour lutter contre les dégâts de la crise financière qui pourraient avoir une influence sur le candidat socialiste. Aucune.

Résignez-vous! Résignez-vous! N'attendez rien de significatif de la victoire de la gauche en 2012! Voilà comment ce type de contribution nous propose de battre Sarkozy dans quelques mois. Qui y croit ?

Une triste résignation pour la gauche

Cette ligne politique et stratégique, c'est le visage d'une triste résignation pour toute la gauche. Son seul horizon intellectuellement envisageable, c'est un impuissant social libéralisme, voulant «donner du sens à la rigueur» tel que prévient François Hollande. Tout le reste? Les propositions du Front de gauche? Impossible à obtenir pour la gauche. N'y pensez pas. Résignez-vous, vous dis-je. Il ne faut même pas essayer de faire entendre une autre voix, sinon, vous vous verrez accuser de déclencher «la machine à perdre». Parole d'expert pourrait-on dire. En matière de défaite électorale cinglante, Jean-Claude Gayssot en connaît aussi un rayon depuis une dizaine d'années.

Car, en quoi son expérience, son action politique nous aide et nous éclaire? Depuis des années, son bilan politique est aux antipodes de ce que nous proposons. Dans le Languedoc-Roussillon, M. Gayssot où il est encore Vice-Président de la Région, est devenu progressivement la triste caution de tous les renoncements des potentats socialistes, préférant soutenir jusqu'au bout le système pourrissant de Georges Frêche, aujourd'hui disparu, même quand ce dernier mélangeait publiquement provocations vulgaires et saillies xénophobes. En 2009, M. Gayssot a soutenu Frêche contre la liste du Front de Gauche en Languedoc-Roussillon, qui obtint pourtant près de 9% des voix. Il soutint Frêche même contre la liste officielle du PS, qui n'en pouvait plus des délires de l'autocrate.

Faire du ski nautique derrière le pédalo

Ainsi, cette tribune repose sur une imposture. A la lire, on pourrait avoir l'impression que la critique qu'elle porte vient de l'intérieur du Front de gauche. Ce n'est pas le cas. Depuis deux ans, M. Gayssot est hostile au Front de gauche et soutient publiquement François Hollande depuis un an.

Cette résignation caricaturale à accepter la dégénérescence de la gauche, telle que l'a incarnée le «frêchisme», pour quelques sièges de conseillers régionaux est radicalement à l'inverse de ce que propose depuis trois ans le Front de gauche. Elle est la pire ennemie de la gauche car elle créera en 2012 les conditions d'une nouvelle victoire de Sarkozy et la progression du FN.

En définitive, la ligne politique de Jean-Claude Gayssot, c'est se résigner à faire du ski nautique derrière le pédalo d'une gauche en crise. Non merci. Dan la tempête et face à la droite, c'est le risque assuré de la noyade. Ne lui en déplaise, nous voulons mieux pour la gauche, car nous voulons vraiment chasser Sarkozy en 2012. Et si nous sommes nombreux à le vouloir, nous l'obtiendrons.

Contre la résignation, le Front de gauche !

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 23:25

 le fanatisme à l’œuvre 


Autodafé. Mot sinistre qui,
sous le paravent d’un acte de foi, masque le fanatisme pourvoyeur de bûchers.

Ce spectre vient d’être ranimé par les incendiaires des locaux 
de Charlie Hebdo. Sont-ils des illuminés, une organi­sation structurée, des provocateurs dési­reux de souffler sur 
les braises de la haine avant les élections? L’enquête doit le dire. Reste une débâcle intellectuelle, celle où l’on brûle des mots et des dessins, parce qu’on est incapable de s’y confron­ter et, au fond, de leur résister.

Ici, des islamistes bornés sont soupçonnés d’avoir jeté les cocktails Molotov et d’avoir piraté le site de l’hebdomadaire satirique pour y jeter une page proclamant «No God but Allah» (pas d’autre dieu qu’Allah). Il y a une dizaine de jours, c’étaient des catholiques intégristes qui interrompaient une représentation théâ­trale «blasphématoire», Sur 
le concept du visage du fils de Dieu, de Romeo Castellucci, où d’autres encore qui, huit mois plus tôt, vandalisaient l’œuvre d’Andres Serrano exposée en Avignon.

Ils prétendent respecter le sacré sans respecter ce qu’il 
y a de plus sacré, l’infi­nie diversité de la pensée humaine et ce qu’elle a 
de plus émancipé, 
la création artistique. 
Et le droit de chacun de ne pas manifester déférence ou dévotion à l’égard du culte d’un autre.

Avec un numéro spécial baptisé Charia Hebdo, ce journal dénonçait l’instauration de la charia par le CNT 
en Libye, dans le sillage des bombardiers de l’Otan. À leur manière, provocatrice et grinçante, ils mettent le doigt là où 
ça fait mal, comme dans 
ce pays où l’invocation de la liberté aboutit à la mettre 
au ban. C’est en faisant cela que la presse gagne 
ses lettres de noblesse. C’est aussi pourquoi les puis­sants du monde, en turban ou en costume trois pièces, 
la préfèrent domestiquée et uniforme, ou bien étouffée par manque de moyens. Et il faut dire le courage de l’équipe de Charlie pour propager leur saine insolence, malgré les vents mauvais de l’économie de la presse et 
les tentati­ves de l’apprivoiser.

Ces territoires d’intolérance que recon­quièrent les fanatismes religieux et les partis racistes 
qui s’en nourrissent sont une menace pour tous, 
en ces temps de crise. Les uns brandissent l’anathème, d’autres agitent des apéros-saucisson comme des armes d’exclusion massive. Lansquenets de la guerre 
des civilisa­tions, ils rêvent d’un retour vers un passé obscur.

Derrière eux, à mots prudents puis caril­lonnants, des responsables politiques vont tenter de faire leur profit de ces secousses. Ils s’attachent, selon le mot de Jaurès, 
à «exploiter contre la démocratie, toutes les émotions 
de la conscience publique»…n 


 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 23:22

Nicolas Sarkozy termine son quinquennat comme il l’a commencé.

À peine élu, au printemps 2007, le prési­dent de la République s’était fait le porte-voix 
des dirigeants de l’Union euro­péenne pour effacer le vote des Français qui avaient rejeté le projet de constitution européenne, en mai 2005. Aujourd’hui, c’est le peuple grec qui fait l’objet d’un chantage éhonté et d’une ingérence inad­missible de la part du duo Sarkozy-Merkel. à la proposition de Papandréou d’organiser un référendum sur le nouveau plan d’austérité conditionnant l’aide de l’UE 
à son pays, le président français et la chancelière allemande ont opposé leur prétention commune à en formuler les ter­mes de la question et la date de la consul­tation.

Au mépris et à l’humiliation, s’ajoute une grossière tentative d’enfermer la Grèce dans un faux dilemme: ce n’est pas le plan européen du 27octobre qui serait soumis au suffrage des citoyens, mais le maintien ou non de la Grèce dans la zone euro! En d’autres termes : « Acceptez de nouvelles souffrances ou partez ! » La « résistance » de Papandréou aura été de courte durée. C’est le temps des diktats et des menaces. « Nous ne verserons plus un centime », a déclaré Nicolas Sarkozy au Premier ministre grec. Nous sommes désormais bien loin des professions de foi enflammées en faveur d’une construction européenne facteur de progrès social, de solidarité et de paix. Évanoui le progrès social, quand on pousse des pans entiers de la population grecque dans la pauvreté, quand on coupe dans les retraites et quand on réduit l’accès aux médicaments… Pié­tinée la solidarité, quand le ministre fran­çais des Affaires européennes, Jean Leonetti, déclare 
qu’« on peut se passer de la Grèce ». La paix cède la place aux conflits économiques et aux plans drasti­ques, dignes d’un régime de guerre.

Les destructeurs de l’idée européenne sont au pouvoir, à Bruxelles, Paris et Berlin. Une fois de plus, les eurolibéraux sont pris la main dans le sac. Ils ne supportent rien moins que la démocratie. Que les peuples réclament d’être consultés sur leur propre avenir, et voilà que, d’une seule voix, Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde, directrice générale du FMI, parmi d’au­tres, frémissent devant cette outrecui­dance. De son côté, Papandréou découvre bien tard les vertus de la démocratie pour que l’on ne voie pas dans son annonce éphémère de référendum une manœuvre visant à s’extraire de la nasse où il est emmêlé et de son isolement vis-à-vis de ses concitoyens, qui lui reprochent fort justement d’avoir jusqu’à présent accepté tous les plans d’austérité.

Et le monde du travail, les retraités, les jeunes, les familles modestes n’en peuvent plus. On parle d’un cabinet d’union natio­nale en Grèce, 
qui serait plus fort pour tenter de serrer d’un nouveau cran le car­can qui étouffe le peuple grec.

Mais la limite du supportable a peut-être déjà été franchie, et les responsables poli­tiques auront sans doute du mal à éviter de nouvelles élections générales, qui permet­tront d’établir un débat public et l’émer­gence –pourquoi pas ?– d’idées alterna­tives autres que le garrot ou la porte.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 23:21

 

Le Secours catholique demande plus de moyens pour soutenir
la «
génération précaire».
Selon l’association caritative,
les 18-25 ans sont surreprésentés dans les lieux d’accueil. 

« La jeunesse sera-t-elle présente dans la campagne électorale? » Le ton du prési­dent national du Secours catholique, Fran­çois Soulage, se fait très militant.

Habituée à faire « rayonner la charité chrétienne », son association met l’accent sur la « génération précaire » dans ses sta­tistiques annuelles d’accueil. « Le risque de pauvreté des jeunes est plus élevé que pour le reste de la population. » Bien qu’ils ne représentent que 12% des per­sonnes reçues par le Secours catholique, la proportion de 18-25 ans y est supérieure à celle de jeunes dans la société française. Pis, leur situation est bien plus dramatique que celles des bénéficiaires de plus de 25 ans, alors même qu’ils sont en moyenne plus diplômés qu’il y a une dizaine d’années.

Un tiers des jeunes aidés en 2010 sont sans ressource et profitent peu du parc social: 36% d’entre eux vivent dans des hôtels, campings, ou autres logements de substitution. De plus, 40% sont au chô­mage, soit une hausse de sept points en dix ans. Mal-logement, chômage, préca­rité… « Ils sont les plus durement mar­qués par la pauvreté, souligne Bernard Schricke, directeur adjoint  du Secours catholique. Et ils sont aussi ceux qui, paradoxalement, profitent le moins des aides sociales. » Raison pour laquelle le Secours catholique défend l’extension du RSA activité à tous les jeunes en situation de travail dès 18 ans.

Parmi les 17 autres propositions avancées par cette association figurent la construc­tion de logements sociaux supplémentai­res pour cette catégorie d’âge, un renfor­cement des moyens des missions locales et la création « d’une allocation de soutien à l’autonomie des jeunes ». Une piste d’autant plus nécessaire que la pauvreté des jeunes est aussi celle de leurs familles, note le rapport: « Autant que les autres, les familles en difficulté gardent leurs enfants avec elles tant qu’ils ne sont pas en mesure d’être indépendants. » Une charge qui pèse encore plus lourdement sur les foyers modestes, qui ne bénéficient plus des allocations familiales dès les 18 ans de leurs progénitures n 


 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 23:20

 

Provocation sociale

Gel des dépenses de l’État, diminution des prestations sociales et avan­cée d’un an du passage à 62 ans de l’âge légal de départ en retraite, augmentation de la TVA... Le plan annoncé par François Fillon est une véritable provocation sociale, une accélération fracassante et catastrophi­que dans l’austérité généralisée. C’est le début d’un scénario à la grecque et on connaît la fin du film. La saignée sociale n’assainira pas les finances publiques mais tuera le malade. Au terme de cette politique, il n’y aura pas de déficit 0 en 2016, mais bien tout à la fois une catastrophe sociale, une catastrophe économique et une catastrophe pour les finan­ces publiques. 

Le Premier ministre François Fillon vient en fait de confirmer aux institu­tions financières la soumission du gouvernement français aux plans d’ajustement structurels, qu’avec la BCE, la Commission européenne et le FMI, les marchés imposent à tous les peuples d’Europe, un par un et en les dressant les uns contre les autres. Faut-il rappeler à Monsieur Fillon qu’en 1945, c’est la mise en œuvre du programme du Conseil national de la résistance (CNR) fondée sur une politique de progrès social et de solidarité qui a reconstruit le pays. Est-ce alors aujourd’hui le retour au ticket de rationnement ?

Reprendre le contrôle public des institutions financières et bancaires, taxer réellement les revenus du capital et la spéculation financière sont aujourd’hui des préalables pour qui veut sortir le pays et l’Europe de la crise.

Le Front de gauche propose de construire une politique de sortie de crise qui s’appuie sur la réévaluation des salaires, le rétablissement du droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous et la relance de l’investissement public n

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 23:03

"Palestine, yes we can": la banderole des jeunes communistes bannie du Stade de France

14/11/2011 | 16H36
Crédits photo:  Capture d'écran

Une cinquantaine de militants jeunes communistes souhaitaient attirer l’attention sur la situation palestinienne au Stade de France vendredi 11 novembre dernier en brandissant une banderole "Palestine, yes we can", lors du match France-Etats-Unis. Une action qui ne fut pas du goût du service d'ordre du stade. 

"Palestine, yes we can." La banderole est déployée sur les hauteurs du stade de France à l’occasion du dernier match de l’équipe de France vendredi dernier face aux Etats-Unis.

Une cinquantaine de militants jeunes communistes souhaitent attirer l’attention sur la situation palestinienne après son adhésion surprise à l’Unesco et la condamnation de l’administration Obama. Cette manifestation n’est pas du goût de tout le monde. Et surtout pas du service d’ordre du stade : "Pour commencer, ils sont venus nous la retirer violemment des mains. Ils n’ont pas hésité à marcher sur certains spectateurs", témoigne Fabien Gay, coordinateur du mouvement des jeunes communistes.

Après s’être vu retirer leur banderole, les activistes ne désarment pas. Ils sortent leurs drapeaux palestiniens soigneusement dissimulés. "On a pu aller jusqu’à la mi-temps en les agitant", raconte un participant. Lorsque les deux équipes reviennent sur la pelouse, changement d’ambiance. Une dizaine de stadiers interviennent en tapant dans le tas.

"Ils ont poussé des gens dans les escaliers, ils ont frappé des filles et certains militants mineurs. Des appareils photos ont été cassés ou volés", énumère Fabien Gay.

Guénolé, jeune militant, s’est vu arracher ses chaussures. "Pour m’écraser les pieds", raconte le jeune homme. Un certificat médical, établi par un médecin des hôpitaux de Paris, vient attester de la véracité de ses blessures. L’opération Palestine tourne au casse-pipe. Tout cela, sous l’œil – bienveillant ? – de la police. Les militants sont donc expulsés manu militari du stade. Dans les coursives, les forces de l’ordre prennent le relais : les fauteurs de trouble sont rassemblés, interpellés et ramenés un par un dans un car de police.

Direction le commissariat du 18ème arrondissement. Les défenseurs de la cause palestinienne sont juste en rétention pour un contrôle d’identité. "Ils nous ont fait signer un procès verbal pour attroupement illicite sur la voie publique", rapporte un militant.

"Le déploiement de banderole politique dans l’enceinte d’un stade est illégal", explique-t-on à la préfecture de police.

L’autorité policière dit ne pas avoir été témoin d’éventuelles violences commises par les vigiles du stade de France. "Faux, ils ont même filmé la scène", rétorque Guillaume Bulcourt, conseiller municipal PCF à Villejuif, présent ce soir là. Les militants avaient eux aussi leur propre caméra. "La personne a arrêté de filmer lorsque l’intervention violente a commencé de peur de se voir confisquer l’objet", rapporte Guénolé.

 

 

"C’est incompréhensible, s’insurge Fabien Gay. Nous sommes venus avec un message de paix, sans aucune violence et voilà qu’on vient nous casser la gueule."

Au passage, le coordinateur national n’oublie pas de rappeler que les supporters parisiens, auteurs de la banderole anti-Ch'tis, avaient pu suivre la finale de la coupe de France jusqu’à son terme. "C’est un poids deux mesures", estiment les militants. Les jeunes communistes réfléchissent à un éventuel dépôt de plainte contre le service d’ordre du stade de France.

Manuel Sanson

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 22:47

Ce samedi au marché d'Airvault, les communistes distribuaient tracts du Front de gauche et Programme Populaire :" l'Humain d'abord".  Bon contacts, discussions intéressantes, et engagements de certains à participer aux prochaines initiatives, notamment pour la constitution  d'une assemblée citoyenne pour  enrichir le programme et débatte  des mesures que la gauche devra entreprendre en 2012.  Cela ne fait que commencer. A suivre...

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 05:40

Monde - le 11 Novembre 2011

Le Sénat italien a voté vendredi le train de mesures que Berlusconi avait promises à l'Union européenne. Au programme : une réforme des retraites, des privatisations à tout va et une mise à mal du droit du travail.


La Chambre haute a très largement adopté ces mesures par 156 voix pour, 12 contre et 1 abstention. Elles pourront ainsi être définitivement validées à l'Assemblée dès samedi. Berlusconi devrait ensuite démissionner.


Ces mesures, censées relancer la croissance, ne sont qu'une vague de libéralisation de l'économie et de destruction des services publics italiens. Et c'est d'une violence rare.

 

L'âge de départ en retraite dans le cadre des "pensions de vieillesse" augmentera à 67 ans, contre 65 ans actuellement.
On privatise à tout va et les services publics devront accepter la concurrence du privé. Les collectivités locales devront ainsi ouvrir les services publics locaux comme l'énergie, les transports, l'eau, et le traitement des déchets déchets à la concurrence et réduire leur participation dans les sociétés gérant ces services. L’État de son côté devra vendre une grande partie de ses possessions immobilières. Les fonctionnaires en prennent pour leur grade aussi. Ils pourront être mutés ou mis en disponibilité durant deux ans avec une indemnité d'environ 80% de leur salaire, et ce dans les administrations dont les effectifs sont en excédent.

 

Le droit du travail est également attaqué. L'apprentissage, le temps partiel et le télétravail sont favorisés par incitation fiscale. Les ordres professionnels seront réformés et les tarifs minimums abolis. Et cerise sur le gâteau, mais qui ne devrait arriver que dans un second temps, le gouvernement promet aux Italiens des mesures visant à faciliter les licenciements.

 

Lire aussi
Berlusconi remercié par les marchés
Berlusconi, c’est fini, enfin presque
Bilan du G20: la Grèce au pas, l’Italie sous tutelle

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Europe

Puisque nous sommes un 11 Novembre,rappelons que des gens qui ont ,comme Papandréou ou Berlusconi aliéné volontairement l'indépendance de leurs pays auraient été jugés il y a peu de temps pour haute trahison.......Et il y aurait d'autres candidats à la sentence ,leurs pays étant abandonnés aux diktats allemands.....

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 05:33

On prend les mêmes pour la même politique : Evangelos Venizelos reste ministre des Finances et vice-premier ministre

Monde - le 11 Novembre 2011

Le nouveau gouvernement grec prête serment

La coalition des socialistes, conservateurs et de l’extrême droite, en Grèce, autour du nouveau Premier ministre Lucas Papademos vient d'accoucher d'un nouveau gouvernement.


Evangélos Vénizélos demeure vice-Premier ministre et en charge des finances. Il occupait ces mêmes fonctions lors du précédent gouvernement Papandréou, qu'il avait contribué à faire tomber, s'opposant à l'idée du référendum. C'est le monsieur austérité de la Grèce, la caution à apporter aux banquiers et à l'UE.

 

Le gros des portefeuilles ministériels restent dans l'escarcelle du Pasok, le « socialistes ». Deux importants fauteuils néanmoins passent à droite, au parti conservateur Nouvelle-Démocratie, à savoir les Affaires étrangères et la Défense. L'extrême droite greque du parti Laos reçoit le ministère des Infrastructures, transports et réseaux.

 

Les chefs d'Etat européens se félicitent et congratulent Lucas Papademos. La politique va rester la même, droit dans le mur de l'austérité. Et sans la surprise d'un référendum. Les Grecs ne s'y trompent pas, 10000 d'entre eux manifestaient hier soir pour réclamer la fin de l'austérité et appeler à la résistance.

 

A ce sujet, lire de notre envoyé spécial à Athènes : Grèce : un nouveau Premier ministre pour la même politique


Entretien avec Savas Robolis : en Grèce, les politiques économiques doivent être fondamentalement revues


La Grèce abandonne son référendum sur la zone Euro

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Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:11

Hommage aux Brigades internationales

 

Dévoilement de la stèle du 8 avenue Mathurin-Moreau

Paris, 10 novembre 2011

 

 

Chers amis, chers camarades,


Mesdames et messieurs,


Vous me voyez particulièrement ému de prendre part cet après-midi à cette cérémonie.


Nous voici réunis pour rendre hommage, sur le lieu même de leur engagement pour la République espagnole, aux 60 000 femmes et aux hommes, venus du monde entier, pour défendre leurs sœurs et frères d'Espagne attaqués par le général Franco et ses hordes fascistes.


C'est en effet à l'angle de cette avenue et de la place, qui portait alors le nom de place du Combat, que fut installé le point de ralliement, d'accueil et de transit des volontaires, ouvriers, intellectuels, paysans, employés, médecins instituteurs, venus d'Allemagne, de Grèce, de Cuba, du Canada, de l'Union soviétique et de la Tchécoslovaquie d'alors, de Pologne et de Suède qui constituèrent les Brigades internationales.


C’est un immense honneur pour le Parti communiste français, qui joua un rôle de premier plan dans la constitution de ces Brigades, d’avoir érigé son siège en ce lieu historique.


Au-delà des nombreux militants qui le fréquentent, des milliers de personnes visitent chaque année cette œuvre de l’architecte brésilien Oscar-Niemeyer.


Ils viennent à « Fabien », comme on dit, puisque l’une des appellations familières de ce lieu est désormais celle du brigadiste et résistant qui a donné son nom à la place depuis la Libération. Ces visiteurs peuvent lire dans le hall de notre siège la plaque qui rappelle cet épisode glorieux des Brigades.


Mais l’inauguration, aujourd'hui, d’une stèle donne une nouvelle dimension à ce nécessaire hommage.


Je veux saluer ce geste, hautement symbolique, de la Mairie de Paris, et permettez-moi de saluer le travail mené par les militants de l'Association des anciens combattants de l'Espagne républicaine, des enfants de ces anciens combattants et brigadistes, et de notre camarade, mon amie Catherine Vieu-Charier, adjointe au maire, pour faire vivre cette mémoire, cette mémoire populaire, cette mémoire de combat.

 

Sans eux, rien de tout cela n'aurait été possible.


Oui, ils furent des milliers à s’engager dans les Brigades dès les premiers jours qui suivirent le coup d’Etat de 1936 et à transiter, pour un très grand nombre d’entre eux, par ces « baraquements ». Des communistes, les plus nombreux, mais aussi des syndicalistes, des anarchistes, tous, d'où qu'ils viennent, des antifacistes.


Les Français ont représenté à eux seuls le plus gros contingent de volontaires, des femmes et des hommes auxquels quelques années plus tard notre nation doit sa libération et le retour de la démocratie.


Les Français n'en tiraient point de gloire ; la cause était juste, le danger présent, le courage était du côté de la solidarité active ; la France, si proche géographiquement de l'Espagne, l'était aussi de cœur et d'idéal avec le peuple et les Républicains espagnols – dans ses faubourgs, dans ses usines et dans ses campagnes mais bien insuffisamment dans les allées ministérielles et parlementaires.


Puisque que les gouvernements européens abandonnaient la jeune République aux griffes des fascistes et des nazis alliés à Franco, ces volontaires, l’histoire allait le montrer dramatiquement, représentaient l’honneur de l’Europe et du monde face à la barbarie. Ils le demeurent. Et le demeureront à jamais.


L'engagement des brigadistes, des civils, je le rappelle, se portant volontaires au combat pour défendre la liberté d'un peuple frère, plonge ses racines dans les luttes et combats du mouvement ouvrier pour son émancipation, pour la République, pour la liberté et contre le déchaînement d'horreurs que les puissances de l'argent, les financiers, les « grands de ce monde » provoquaient.


Ces derniers avaient réussi à entraîner l'Europe et le monde dans la boucherie de 1914-1918.

 

En Allemagne, on préférait laisser le terrain aux Nazis, en Italie aux fascistes de Mussolini ; le Front populaire en France fut combattu par ceux qui, pour sauvegarder leurs intérêts, on ne le sait que trop bien, préférèrent l'alliance avec l'extrême droite.


Partout on cultivait la peur, la haine, l'antisémitisme, les fascismes.


En Espagne, pour les mêmes raisons, les puissants, se sentant menacés par la République trouvèrent Franco ( qui s'était particulièrement, et tragiquement pour les populations qui en payèrent le prix, distingué dans la guerre coloniale du Rif, au nord du Maroc de 1921 à 1926. Une guerre coloniale dans laquelle la France était engagée malgré l'opposition, isolée mais combative, des communistes français, pour cela insultés, et qualifiés de traîtres par leurs adversaires).


Les brigadistes en défendant la République espagnole avaient en mémoire la Commune de Paris comme en témoigne le nom du IIe bataillon de la XIe brigade franco-belge ; ils avaient tiré la leçon du courage des Parisiens, pour que les travailleurs – qui ne devront leur émancipation qu'à eux-mêmes – triomphent, il est besoin de fraternité et solidarité internationales, en un mot l'internationalisme.


Prendre les armes pour sauver la République espagnole signifiait défendre, au péril de sa vie, le droit des peuples à se libérer du joug de l'oppression, de l'exploitation, le droit à disposer d'eux-mêmes – à notre époque, et parce qu'elle est durement attaquée, nous dirions tout simplement, défendre la démocratie.


L’internationalisme n’était pas un vain mot mais la conscience que les peuples par-delà les frontières forment des coalitions suffisamment puissantes pour imposer justice et liberté.


Il est trop facile de ricaner de nos jours à cette évocation, et de balayer d’un jugement péremptoire l'action de ces femmes et hommes, modestes (de condition comme de tempérament), de taxer « d’illusions » leur idéal, au nom de ce que furent les contradictions bien réelles du Komintern et du mouvement communiste international à cette période.


Il est inutile en falsifiant les faits, en s'attribuant des amnisties illégitimes, en piétinant la mémoire des combattants et en les insultant, il est inutile, disais-je, d'espérer réécrire l'histoire.


Oui, ces femmes, car il y eut dans ce combat des femmes dont ne parle pas assez, et ces hommes voyaient juste, voyaient clair. Leur combat n'était pas vain. La République espagnole pouvait être sauvée, et le fascisme battu en Espagne avant qu’il ne soit trop tard, si la politique de non-intervention ne l’avait pas lâchement abandonnée.


Que sont ces contradictions et ce mouvement d’engagement, au regard de la décision d’un gouvernement, le gouvernement Blum, de priver le camp républicain du légitime accès à l’or espagnol qui était en réserve à la Banque de France à Mont-de-Marsan, réserve qui sera plus tard mise à la disposition du régime franquiste ?


Que sont ces contradictions au moment où la bourgeoisie française se prépare au choix de la défaite, « plutôt Hitler que le Front populaire », plutôt la défaite contre Hitler ! que supporter une année de plus les « salopards en casquette » ?


Dans ce monde européen de l’entre-deux guerre où s’installe sur le fond de crise mondiale du capitalisme, les bases de la grande barbarie nazie et l'horreur de la Deuxième Guerre mondiale, retenons de cette histoire qu’à trois reprises, – la guerre du Rif, la guerre d’Espagne et Munich en 1938 – la guerre aurait pu être évitée, la soumission et l'asservissement auraient pu nous être épargnés, car des femmes et hommes lucides se sont levés, mais qu’à trois reprises ! la grande bourgeoisie fit le choix de la compromission, le choix de la guerre.


Les brigadistes vécurent une dure et tragique expérience. Celles et ceux qui en revinrent saufs, en France notamment, devinrent les dirigeants de la Résistance à l'Occupant et au Régime de Vichy. C'est à la République espagnole – par-delà sa chute – que notre pays et les Résistants doivent la force, le courage et la ténacité du combat poursuivi pendant la Deuxième Guerre mondiale pour la liberté, pour la vie.


Dans des régions entières, je pense au sud-ouest de la France, les Républicains espagnols, réfugiés dans notre pays après leur internement, s'engagèrent aux côtés des Français dans la Résistance. Et tous les brigadistes internationaux revenus d'Espagne apportèrent leur expérience à la Résistance partout où, avec les dangers de la clandestinité, elle commençait de s'organiser. Henri Rol Tanguy mena les troupes de FFI qui libérèrent Paris, Célestino Alfonso (fusillé au Mont-Valérien en 1943) dirigea avec Manouchian les FTP-MOI de la région parisienne, mais il faut citer aussi Arthur London, André Marty, Marcel Langer (guillotiné à Toulouse en 1943)... – j'aimerais pouvoir les nommer toutes et tous, les 60 000.


Nous sommes fiers d’être aujourd’hui les héritiers de ces combattants de la liberté, qui avant même d'avoir totalement vaincu la Bête immonde travaillaient à l'avenir, aux jours nouveaux de notre peuple.


Tous ceux qui en ce moment, au cœur de la tempête, cherchent, pour sauver les intérêts de la haute finance, à nouveau à faire taire les résistances des peuples européens prennent une grave responsabilité. Ils commettent une grave erreur.


Oui, ce qui s'est déroulé en Grèce est grave : les Grecs qui avaient élu une majorité de gauche (socialiste) se retrouvent, sans passer par les urnes, avec un gouvernement de droite dont les membres sont sélectionnés par les institutions financières et la « Troïka ».


Oui, ce qui se produire en Italie est grave: Le successeur de Berlusconi, qui a jeté son pays dans le gouffre, sera choisi de la même manière.


Les agences de notation – (qui appartiennent aux banques, institutions financières et grandes multinationales) – les institutions non-élues de l'Union européenne placent à présent à la tête des États leurs valets, sans se soucier de l'avis des citoyens qui, eux seuls, ont le pouvoir de choisir leurs représentants et dirigeants nationaux.


L'humanité se trouve sous le joug de la dictature des marchés.


Nous vivons une époque où les dirigeants des grandes démocraties, les principaux éditorialistes, les responsables économiques ont peur des peuples. Et, à nouveau, le risque est réel qu’à cet aveuglement réponde un autre aveuglement, celui du repli nationaliste et de l’extrême-droite.


Mais les évènements de l’entre-deux guerre ont un autre écho dans notre présent.


Les peuples se remettent à espérer un regain internationaliste.


Qu'à la mondialisation capitaliste succède une fraternité mondiale, une humanité réconciliée avec elle-même car débarrassée de la dictature des marchés et de la finance.


Les communistes que nous sommes partagent la volonté d'être dignes de leur action. Notre militantisme quotidien, notre engagement sont animés de la même soif de liberté, du même désir d'émancipation, de la même générosité et du même rejet de l'injustice.


Les femmes et hommes que nous honorons ce jour ne voulaient pas devenir des héros, leurs préoccupations n'étaient pas d'inscrire leur nom dans les livres d'histoire – et pourtant, ce sont bien leurs noms qui s'y trouvent car ce sont bien eux qui ont fait l'histoire.


Nous sommes fiers aujourd'hui de les honorer.


Merci.

Par Pierre Laurent, le 10 novembre

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Published by bruno fornaciari - dans MEMOIRES - HOMMAGES - SOUVENIRS
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