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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 14:37

Messieurs,

 

Dans la NR, vous avez instauré un débat sur la santé et dernièrement sur les 35 h.

Je me permet de vous adresser ma modeste contribution au débat d’un sujet qui intéresse tout un chacun.

Je vous remercie de publier cette contribution dans vos colonnes

 

Très cordialement

 

Bruno FORNACIARI

SAINT-VARENT

 

PS : En fin de compte, la contribution n'a pas été publiée par "la Nouvelle République" ni a Niort, ni à Thouars. Dommage pour ses lecteurs sans doute. Ce sera peut-être pour la prochaine fois.

 

 

« Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade » Cet adage pourrait être complété par : « il est surtout plus facile d’être en bonne santé lorsqu’on est riche »

 

Car en effet, si  aujourd’hui 30% des français renoncent à se soigner ou retardent les soins faute de moyens, le taux de renoncement s’est élevé en 2008 à10% pour les soins dentaires, 4,1% pour l’optique, et 3,4% pour la consultation de médecins généralistes et spécialistes ».

 

Les mesures gouvernementales s’attaquent à la santé des Français.


Déremboursement de médicaments, refus de prise en charge à 100% des maladies chroniques, baisse du montant maximum des indemnités journalières. Mise en péril de l’accessibilité aux soins pour tous.

Pourtant des sources de financement existent du côté des niches fiscales, de l’impôt sur la fortune, sur les profit de CAC 40, en recouvrant les dettes des entreprises à la sécu, en pénalisant les patrons qui recourent au travail non déclaré etc..

Pour le gouvernement les dépenses publiques seraient trop importantes dans la santé et il faudrait les réduire .Pour cela il veut remettre en cause notre système socialisé, solidaire et universel, pour le livrer progressivement au secteur marchand, aggravant encore l’inégalité de l’accès aux soins. La part des dépenses remboursées se réduit, et laisse cette charge aux mutuelles, de laquelle résulte une augmentation de leurs tarifs qui oblige les plus modestes à renoncer aux soins pourtant nécessaires.

 

Dans un contexte économique de crise, de situation financière et sociale dégradée, la précarité sanitaire, qui n’est pas réservée à un petit groupe, tend à se généraliser.

 

Les professionnels quant à eux redoutent la politique de réduction des coûts, qui laissent de côté la résolution des 2 millions d’heures supplémentaires, celle des 35 h, des embauches nécessaires, de l’augmentation du « numerus clausus » et celle des salaires, de l’amélioration des conditions de travail et de la formation, qui fait la chasse aux arrêts maladies injustifiés généralisés qui fait des malades des tricheurs potentiels.

 

Dans notre pays moderne et développé, dès lors que nous décidions d’y consacrer les moyens,  il est possible d’obtenir un bien-être physique, mental et social satisfaisant de notre population.

Mais pour cela il faut mettre fin aux fermetures et au démantèlement des hôpitaux de maternités, de centre de soins et au contraire les doter des budgets publics nécessaires. Abroger la loi Bachelot et celle de 2003 instituant la tarification à l’activité et développer un service public de santé de proximité et la qualité des soins. La mise en réseau des hôpitaux entre eux, le maintien de la médecine ambulatoire et le travail en partenariat avec la médecine libérale contribueraient grandement à l’amélioration indispensable de l’offre de soins dans notre département dignes du 21e siècle..

 

http://bruno-fornaciari.over-blog.com

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 12:10

 

Médias - le 2 Décembre 2011


La chronique médiatique par Claude Baudry

Télévision: les hommes du président en fin de règne

Retrouvez chaque vendredi dans l'Humanité la chronique médiatique de Claude Baudry


 

Même en directeur des programmes, Sarkozy, ça le fait pas. Ses poulains sont en disgrâce. Pierre Sled, nommé directeur des programmes de France 3 en octobre 2010 sur recommandation de l’Élysée et sous la tutelle depuis l’été dernier de Thierry Langlois, nommé directeur de l’antenne et des programmes de France 3, négocie son départ.

 

 

Il n’a pas trop le choix, son échec est consommé. L’Étoffe des champions, cet été, avec Raymond Domenech, a été arrêtée avec trois semaines d’avance en raison d’audiences catastrophiques. France 3 n’a jamais eu une aussi faible audience (moins de 10 %). Sled pourra reprendre ses footings avec le locataire de l’Élysée.

 

Sur la même chaîne, Cyril Viguier, autre recommandé du président, dont l’émission Vendredi sur un plateau, n’intéressait personne ou presque, passera Noël en famille. Son émission s’arrêtera le 16 décembre. Il guettera un lot de consolation sous le sapin.

 

 

 

 

À France Télévisions, les grands ménages de printemps se font en décembre.

 

Qui à la place ? Défense de rire : mis sur la touche par le tout-puissant président de la République et de l’audiovisuel public, réunis depuis qu’il s’est offert le privilège d’en nommer les PDG, Patrick de Carolis va revenir à l’antenne. L’ex-patron de France Télévisions, père Des racines et des ailes, magazine désormais présenté par Louis Laforge, fera ses « débuts » probablement à la fin du premier trimestre 2012 avec une émission culturelle annoncée comme « haut de gamme ».

 

Avant lui, un autre ancien va reprendre du service. Patrick Poivre d’Arvor, dont la Traversée du miroir, l’émission d’entretiens en tête à tête, les yeux dans les yeux, sur France 5, ne séduit guère, va présenter un nouveau magazine de société en première partie de soirée. Place publique, en direct et en public, débutera le 5 décembre sur France 3 avec comme premier thème « La pauvreté ». Il y sera question de pouvoir d’achat. On nous promet « des débats pour mieux comprendre le monde qui nous entoure ». On jugera donc sur pièces. Attention, risques d’impertinences !

 

Sur France 2, Jean-Luc Delarue, mais c’est une autre histoire, ne présentera plus Réunion de famille (pathétique émission 
au demeurant) pour cause de convalescence prolongée. L’animateur-producteur va travailler à de nouveaux projets 
pour la chaîne.

Pas sûr en tout cas qu’on le revoie comme animateur. Mais là, Sarko, n’y est pour rien.

 

Claude Baudry

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 12:05

 

Monde - le 5 Décembre 2011

Russie: le Parti communiste profite de la baisse du parti de Poutine

Le Parti Communiste est le principal bénéficiaire de la baisse de Russie unie enregistrée lors des élections législatives, dimanche.

Selon des résultats provisoires même quasi définitifs, avec 19,1% des voix, il obtiendrait 92 sièges.


Le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, garde certes la majorité absolue à la Douma, grâce à une mécanique institutionnelle. Mais il enregistre une nette baisse de popularité. Avec 49,5% des voix, il devrait obtenir 238 des 450 sièges, selon le responsable de la Commission électorale Vladimir Chourov. Ce qui lui conférerait une majorité de 13 sièges à la chambre basse du parlement russe. Lors de la précédente élection, Russie unie avait obtenu 315 sièges.

 

"Résultat optimal" pour Poutine


Le mouvement, qui domine la vie politique russe depuis une décennie, a perdu près de 15 points en quatre ans. Il s'agit du plus mauvais résultat électoral de Poutine depuis son arrivée au pouvoir en 1999. "C'est un résultat optimal qui reflète la véritable situation dans le pays. En se fondant sur ce résultat, nous pouvons garantir un développement stable de notre pays", a toutefois dit Poutine.

 

Le Parti Communiste arrive deuxième de ce scrutin, devant Russie juste (13,2%, 64 sièges) et des nationalistes du LDPR (11,7%, 56 sièges). Le taux de participation atteint 60,2%, en baisse de 3% par rapport à 2007 et de 5% en comparaison avec 2003.

 

"La Russie présente une nouvelle réalité politique même s'ils réécrivent tout", a commenté Sergueï Oboukhov, élu du Parti communiste qui double presque son score. Aux yeux de Guennadi Ziouganov, leader du Parti communiste, "les électeurs ont refusé de faire confiance aux autorités", en conséquence de quoi le Kremlin va devoir composer avec l'opposition au Parlement, a-t-il estimé.

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 08:45
Samedi 19 novembre 2011

 

20111112-221043.jpg

Traduction :


8 avions, 61 voitures de fonction, 1000 employés.
Toute la France est touchée par les mesures de récession.
Toute la France ? Une personne ne joue pas le jeu : le président Nicolas Sarkozy ( 54 ans)

Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy.

- Dans les 300 mètres carrés de l’appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280.000 euros par an
- Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion
gouvernemental vide l’accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d’urgence.
- Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier avion en date (60 millions d’euros) a été baptisé « Carla » du prénom de madame Sarkozy numéro 3 (c’est mimi… NdT)
- Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne etc.) : 1 million d’euros
- Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d’Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers ? !!
- Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l’Elysée, le repas de midi leur est servi par des laquais.
- Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.

Indignation Protestations ? Pas du tout. En France il semble être une affaire d’honneur que le Chef de l’Etat incarne la « Gloire de la nation ».
Il est le successeur du Roi Soleil. Et c’est exactement comme tel qu’il vit.

Jacques BECKER

 

Source

 

Rigueur ? Chasse aux fraudeurs ?

Sarkozy gagne presque 50.000 euros par mois,

et il ne paie pas d'impôts !

(à relayer)

note d'eva

 

.

Paul Sarközyus, Paul le vainqueur de Sarközy, ou Paul le Grand, c'est au choix !
 
Celui qui sauve le monde au moins une fois par semaine a changé la graphie et la prononciation de son nom, Sarkozy à la place de Sarközy, sans procédure légale. Son véritable nom, Sarközy, se prononce Sarkeuzy, le ö se prononçant eu et non o. Il n’y a jamais eu de Sarko mais uniquement un Sarkeu. Légalement, il  n’est pas Président de la République Française, il n’est rien du tout, il est juste un faussaire.
 
Reconnaissez que la situation n’est pas banale. Le bonhomme non plus, d’ailleurs.
 
 

Paul de Maisonneuve (van Nieuwen Huyze).

 

 

M. le Juge Renaud Van Ruymbeke                     Mgr Paul de Maisonneuve

Palais de Justice de Paris                                   (van Nieuwen Huyze)

4, boulevard du Palais                                       14, rue des Radars

75001 Paris                                                       91 350 Grigny

Tel. : 01 44 32 52 52                                          Tél. : 01 69 21 85 20

           

                  

                                                                                     Grigny, le 2011/09/26.

 

 

Objet : fausses déclarations d’identité

de l’actuel Président de la République.

 

 

 

Monsieur le Juge,

 

Veuillez trouver en copies jointes des informations concernant les fausses déclarations d’identité de l’actuel Président de la République.

 

Je pense que, tout à fait légalement, le sieur Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa n’est couvert par aucune immunité d’aucune sorte, et donc que vous pouvez le convoquer immédiatement dans votre bureau, voire le mettre très rapidement en détention préventive. Je ne vous cacherai pas que c’est ce que je souhaite ardemment.

 

Je suis, Monsieur le Juge, à votre plus qu’entière disposition.

 

 

                                                          Monseigneur Paul de Maisonneuve

                                                          (van Nieuwen Huyze).

 

"Malheureusement, nos politiciens sont soit incompétents, soit corrompus. Quelquefois les deux en même temps, le même jour."
Woody Allen

 

.

A lire aussi,

 

Multiplication des plaintes contre Sarkozy pour crimes contre l'humanité (04/11/2011 )
Multiplication des plaintes en justice contre Sarkozy Des Français demandent l’ouverture d’une procédure devant la Haute Cour contre Sarkozy, lequel, après voir défendu, sans état d’âme, les ...

 

 

 

Par ailleurs,

http://a10.idata.over-blog.com/500x182/2/03/04/63/NEOCONSERVATISME/Dossier-administration-bush-criminelle-de-guerre.png

http://a10.idata.over-blog.com/500x182/2/03/04/63/NEOCONSERVATISME/Dossier-administration-bush-criminelle-de-guerre.png

 

Un haut magistrat italien va dénoncer

l’administration Bush et la CIA devant la CPI


http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/un-haut-magistrat-italien-va-32528


Le haut magistrat italien Ferdinando Imposimato explique dans cette interview accordée à l'ancien député européen Giuleto Chiesa pourquoi et comment il va dénoncer l'administration Bush et la CIA devant la Cour pénale international de La Haye : « Ils savaient pour le 11-Septembre »

 

Lors d’une interview effectuée par le journaliste et ex-député européen Giulietto Chiesa sur PandoraTV.it, le Président honoraire de la Cour de Cassation Ferdinando Imposimato confirme son intention de présenter une plainte devant la Cour pénale internationale de La Haye afin de pouvoir lancer un procès à charge contre les institutions qui ont contribué à la tragédie du 11 septembre 2001.

 

M. Imposimato avait déjà annoncé ce projet retentissant. Mais pratiquement aucun média ne s’en est fait l’écho jusqu’ici. Il en [a de nouveau] parlé à l’occasion de la conférence de presse [qui a réuni ZERO journalistes et ZERO parlementaires, hormis les 3 qui l’organisaient – NdT] le 3 novembre dernier, en compagnie de l’ex-sénateur US Mike Gravel, celui qui révéla devant le Congrès américain les Pentagon Papers, sorte de Wikileaks des années 60 concernant les secrets de la guerre du Vietnam.

 

La suite ici :

Un magistrat italien va dénoncer l’administration Bush et la CIA devant la CPI

 

http://www.assmp.org/local/cache-vignettes/L200xH196/arton552-e3e31.jpg

http://www.assmp.org/local/cache-vignettes/L200xH196/arton552-e3e31.jpg

 

http://regardsurlarealite.r.e.pic.centerblog.net/d4dd5a94.jpg

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Par Eva R-sistons - Publié dans : Emprise de Sarkozy
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Eva R-sistons

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01/04/2009

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Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.

 
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 13:30

Faute d'une explication politique limpide sur la problématique de la dette, le blogueur SuperNo nous en propose une toute particulière. Simplifiée, certes, mais dramatiquement drôle...



Dette : comment les financiers nous baladent
Je précise que j’ai écrit ce billet sans avoir entendu le « discours de Toulon ». Mais c’est drôle, en écoutant ce matin les comptes rendus de « journalistes » qui persistent à prendre le cirque sarkozyste au sérieux, j’ai l’impression que j’ai mis dans le mille : apprêtez-vous à faire des trous supplémentaires dans la ceinture…

C’est vrai, quoi, un mec qui a fait exploser la dette de 600 milliards d’euros en 5 ans (plus de 33%) est forcément le mieux placé pour vanter la rigueur budgétaire…

Un des problèmes récurrents qui font que « Les Français » continuent à voter pour des zouaves comme Sarkozy ou Hollande, c’est le traitement médiatique ridicule des sujets d’actu. On passe allègrement de la dette à un violeur récidiviste, de DSK à la prison pour les gamins de 12 ans, et du foot à la météo. Entre deux pages de pub. Jamais d’approfondissement, jamais d’explication.

Le téléspectateur qui voudrait s’intéresser au sujet n’a aucune chance de comprendre quoi que ce soit. Il sait qu’il y a une crise, que la dette de la Grèce, de l’Italie et de la France sont trop importantes, que Sarkozy rencontre Merkel tous les 15 jours en jouant les importants, que Hollande dit qu’il fera mieux mais ne dit pas comment. Alors qu’ils feront tous la même chose. Ce qu’«on» leur dira de faire.

Je vous ai déjà parlé d’Etienne Chouard. Vous qui n’avez pas forcément le temps ou l’envie de l’écouter pendant plusieurs heures, regardez cette vidéo : elle dure à peine plus de 22 minutes, et c’est de l’explication claire et concentrée de la « félonie » qui nous a amenés dans ce merdier, et dont nous n’imaginons sans doute pas encore jusqu’où elle va nous emmener.

 

Complétons la démonstration, par l’absurde.

Une obligation, c’est un peu comme un crédit, mais plus subtil. Au lieu de rembourser tous les mois un bout du total (capital et intérêt confondus), l’émetteur de l’obligation (ici l’État Français par l’intermédiaire de « Bons » du « Trésor ») ne paie que les intérêts (mettons 4%) une fois l’an à son prêteur (un bankster, la plupart du temps étranger), et s’engage à rembourser le capital au terme du contrat. Comme nous sommes dans un système de boursicotage généralisé, les obligations peuvent bien sûr être refourguées de bankster à bankster, et une émission de un milliard peut se retrouver éparpillée en de multiples endroits.

Le bankster peut aussi utiliser l’argent des « épargnants », et notamment celui des gros malins qui cherchent toujours les « bons placements », pour souscrire ces obligations. Derrière la « dette », il peut donc y avoir des « produits » genre « assurance vie », ce que la plupart de leurs titulaires seraient sans doute étonnés d’apprendre.

Quand l’État français a besoin d’argent (quand il doit rembourser des bons du Trésor à échéance, par exemple), il émet de nouveaux bons du Trésor. D’aucuns parleraient de « cavalerie », mais ce sont des mauvaises langues…

Puisque Sarkozy, ce grand gestionnaire, a réussi l’exploit d’augmenter la dette française de 600 milliards d’euros en moins de 5 ans (soit environ 10000 euros par personne, enfants compris…), on comprend bien que la situation ne risque pas de s’arranger.

Et comme les banksters ne sont pas stupides et comprennent bien qu’ils risquent de ne jamais revoir leur flouze, ils en profitent pour augmenter les taux d’intérêts qu’ils réclament aux États. Pour l’Italie, ça dépasse les 7%, pour la Grèce, c’est plus de 25…

Nous sommes donc dans un cyclone infernal d’où nous ne pouvons sortir que lessivés.

Rappelons encore une fois que le montant de la dette française, c’est à peu près exactement le montant des intérêts payés aux banksters, et que nous aurions fort bien pu nous passer de cette félonie (pour reprendre le vocabulaire ciselé d’Etienne Chouard). Désormais, c’est trop tard, puisque la félonie a été gravée dans le marbre du « traité de Lisbonne » (celui qui nous a été refilé en sens inverse du sphincter, avec un mépris total de la démocratie qui avait dit « Non ! », par Sarkozy bien sûr, mais aussi par Hollande et la plupart des « socialistes » sans lesquels cette saloperie n’aurait jamais été possible), et qu’il n’y aura jamais d’unanimité des 27 pays pour la défaire.

Le dernier sujet de discussion à la mode, celui dont se gargarisent tous les téléconomistes (qui sont les premiers à répéter partout qu’il faudra payer cette dette alors qu’un enfant de 5 ans comprendrait que ce n’est pas possible et que ça le sera de moins en moins…), ce sont les « Eurobonds ». En français, « Euro-obligations ».

Le principe est simple : au lieu que ce soient les États qui émettent des obligations, à des taux prohibitifs, ce serait directement la Banque Centrale Européenne qui garantirait et mutualiserait la dette de tous les États européens et empêcherait donc l’envolée des taux. L’Allemagne s’y oppose, ne voulant pas payer pour les pays comme la Grèce ou l’Italie (alors que sa dette est officiellement de 2000 milliards d’euros, et même de 7000 selon certaines sources… ). Mais apparemment cela finira par se faire.

Comme ceci est contraire aux fameux principes du Traité de Lisbonne et à son dogme d’indépendance de la Banque Centrale, il faudrait le tripatouiller. Bien évidemment, tout cela se jouera entre eurocrates dans des salons feutrés, le peuple sera soigneusement tenu à l’écart, et on comprend pourquoi…

Car les médias feront croire que c’est une bonne nouvelle. La preuve, c’est que « les marchés » seront rassurés, et la bourse s’envolera. On les comprend : c’est l’assurance pour eux de récupérer tout leur pognon, y compris les intérêts parfaitement indus.

Mais il y aura des contreparties :

- Tout d’abord un nouveau recul de la démocratie. Les États abdiqueront une prérogative de plus : la politique budgétaire de la France sera désormais officiellement décidée par les eurocrates, c’est la contrepartie du sauvetage. Sarkozy ou Hollande pourront bomber le torse, ils ne seront plus que les exécuteurs des basses œuvres décidées à Bruxelles ou à Francfort (ou à Wall Street puisque nombre de ces eurocrates sont leurs valets et obligés).

- Ces eurocrates, à l’exemple de ce que fait le FMI quand il prête de l’argent à un pays pauvre, vont exiger des États une réduction immédiate et drastique des déficits budgétaires. Et cela ne se traduira pas, ou alors à la marge, par des hausses d’impôts pour les riches ou les multinationales, ou par un rattrapage du taux des cotisations sociales, siphonnées depuis des décennies sur ordre du Medef, sous prétexte de « compétitivité ». Il ne s’agira pas non plus de mesures folkloriques comme la hausse des taxes sur le coca, ni même d’un jour de carence supplémentaire pour les salariés malades.

Non, il s’agira d’un assaut final contre toute forme de Service Public ou d’aide sociale. Tout ce qui aura résisté tant bien que mal aux coups de boutoir (alias « réformes ») des différents gouvernements qui se sont succédé depuis 30 ans sera fracassé. La concrétisation du rêve libéral, des fantasmes de Milton Friedman.

Suppression rapide de toute forme de fonctionnaire. Privatisation de la sécu, des retraites. C’est à dire suppression pour les pauvres, qui ne pourraient évidemment pas payer.

Vous aviez envisagé la retraite à 70 ans ? A 80 ans ? Eh bien c’est pour bientôt…

Le traumatisme sera terrible, et pour cause : imaginez que des hommes en armes frappent à votre porte et exigent le règlement de 100 000 euros de dettes qui incombent à votre famille de 4 personnes. C’est le vrai chiffre… Les communicants de Hollande vont avoir du boulot pour faire avaler ça…

« There Is No Alternative ? »

Si, justement. L’alternative, c’est de refuser ce système et ceux qui nous l’imposent, les Sarkozy, les Hollande, les Bayrou… Ceux que les médias présentent pourtant comme étant les seuls compétents… Ceux qui nous y ont mis… Sortir de l’Union Européenne, ce ratage démentiel. Redonner à la Banque de France le pouvoir de prêter à 0%. Faire auditer cette dette pour voir ce que l’ont doit rembourser. Refuser de payer le reste.

Puis mettre en place un système, qui peut passer par le tirage au sort de nos représentants, et qui devra en premier lieu écrire une nouvelle constitution, qui nous préservera des erreurs passées.

Pour en arriver là, il faudra sensibiliser le maximum de personnes. Expliquer. Faire comprendre. Faites donc passer le message : le paiement de la dette, le racket libéral, ne sont pas des fatalités. Démasquons les menteurs !

Ensuite, on pourra peut-être s’attaquer à la nécessaire révolution écologique et énergétique…

 

Dette : comment les financiers nous baladent
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 13:07

 

 

 


Meeting de Bordeaux, discours de Pierre Laurent 

 

Bordeaux, 1er décembre

 

Seul le prononcé fait foi

 

Amis, Camarades,

 

Au moment précis où nous sommes, à l’heure où nous nous avançons dans une bataille dont nous sentons bien qu’elle n’est pas une simple bataille électorale, mais un combat décisif contre le pouvoir des marchés financiers, il nous faut dire clairement ce qui menace le pays.

 

N’ayons pas peur des mots. Notre démocratie est en danger. La souveraineté des peuples européens est en danger. Les principales libertés constitutionnelles des peuples européens sont en passe d’être abolis par une armée de commis politiques qui ne reconnait qu’un seul maître, les marchés financiers. Des commis à la solde, comme le sont de vulgaires mercenaires.

 

La France, à l’instar de la plupart des pays européens, est attaquée. Incapables depuis maintenant trois ans de juguler la crise provoquée par leur système capitaliste financier devenu fou, les grands groupes de la banque, de la finance et de l’industrie, ceux qui en détiennent le capital et les privilèges, ont décidé de sacrifier le niveau de vie de tous les peuples européens pour sauver leurs fortunes, leurs rentes, leurs dividendes. Vous m'entendez bien. Ils ont fait leurs comptes, et pour eux la solution est là: faire régresser le niveau social de tous les Européens. Trop de CDI, trop de salaires, trop de conventions collectives, trop de protection sociale... L'Europe sera compétitive à leur prix ou elle ne sera pas. Voilà leur verdict. Soyons clairs, le projet européen, la perspective d'une Europe sociale et solidaire, une Europe des droits et des libertés, ca ne les intéresse plus. Ils ont bazardé tout cela. Pour sauver leurs profits, leur système, leur privilèges. Sauve qui peut la finance, c'est désormais leur seul cap.

 

Alors, il faut se le dire: si nous ne les arrêtons pas, rien ne les arrêtera. Tout y passera, nos emplois, nos salaires, nos retraites, nos services publics, nos vies tout simplement. C’est une guerre qu’ils ont décidée, contre nous, contre la France, contre les peuples européens.

 

Regardez-les : un jour de carence supplémentaire pour les travailleurs malades, des mois de retraite volés plus vite encore que prévu, un système public hospitalier mis en pièces, des pressions accrues au travail jusqu’à pousser au suicide… C’est la vie des travailleurs qu’ils ont dans le collimateur, pendant qu'eux ils se gavent. Savez-vous que la France est au deuxième rang européen pour les versements de dividendes ? 210 milliards d’euros en 2010 ! Derrière qui ? Le Luxembourg, vous savez le pays de Clearstream. Pour les capitalistes de la grande fortune , nous sommes devenus sous le régime de Sarkozy un vrai paradis fiscal.

 

Et tout ca pour quel résultat ? Le triple zéro : zero croissance ; zero emploi (le chômage bat tous les records, 4.193.000 salariés en recherche d’emploi, durée moyenne de chômage 458 jours) ; zero salaire. Que Sarkozy arrête de nous dire qu’il est train de sauver la France. C’est insupportable.

 

Dans cette guerre que livre le capital au travail, aux nations, aux démocraties, les dirigeants actuels, tel le Président de la République, choisissent la défaite du peuple pour assurer leur victoire personnelle.

 

Car oui, il y a de la perfidie à abuser le peuple et à présenter comme victoire ce qui est en réalité un reniement de la capacité de la France et de l’Union européenne à résister et à imposer aux marchés et aux banques la loi supérieure de l’intérêt général.

 

Il aura suffi d’à peine un demi-siècle pour que la droite française trahisse définitivement celui qui lui avait redonné sa dignité, je parle du Général De Gaulle, et pour que ses chefs redeviennent une armée d’impuissants aux médiocres ambitions, incapables de se rappeler la dignité et la hauteur de vue qu’exigent les temps troublés qu’affronte notre continent, notre pays et notre peuple.

 

Le temps est venu d’une nouvelle drôle de guerre, où ceux qui claironnent la victoire déposent en réalité les armes de la démocratie au pied des marchés et des banques.

 

Une partie des élites françaises sont profondément du côté de la défaite. Ils ne croient plus dans la France, dans ses travailleurs et ses travailleuses, ils ne croient plus dans la politique. Ils ne savent plus que sans solidarité, il n’y a pas de communauté humaine. Je le dit et je le maintiens, la droite française au pouvoir trahit le peuple français. Alors qu'il soit bien clair que pour nous, il n'est question d'accepter. Le peuple est sommé de s’aligner, d’abdiquer. Nous l’appelons à se révolter, à résister, à reprendre le pouvoir.

 

***

Car c’est bien la question. Qui gouverne ? Qui gouverne la France, l’Italie, la Grèce, l’Allemagne ? Qui gouverne ? Qui gouvernera notre pays au printemps prochain ? Et cette question va au-delà des clivages partisans. C’est une question posée à tout notre peuple, à tous ceux, droite comme gauche, qui se présentent à ses suffrages.

 

Laisserons-nous aux marchés financiers et aux banques le soin de désigner et de conduire par le truchement de fondés de pouvoir, la politique des nations ? Laisserons-nous longtemps au pouvoir des marionnettes qui ne sont pas le pouvoir mais juste son apparence ?

 

C’est un coup d’Etat financier qu’ils veulent nous imposer, nous faire accepter. Regardez la Grèce et l’Italie. Mais ne nous y trompons pas, ce coup d’Etat, il est à l’œuvre chez nous, plus rampant peut-être, mais il est bien là. Notre chance, c’est qu’en avril, en mai, en juin prochain, nous pouvons prendre la parole et le mettre en échec. Voilà l’enjeu fondamental de la bataille politique dans laquelle nous sommes entrés avec le Front de gauche, avec notre candidat Jean-Luc Mélenchon. L’enjeu, ce n’est pas seulement, pas principalement, qui siègera à l’Elysée, mais qui aura le pouvoir : les marchés ou notre peuple ?

 

Ainsi, au-delà des clivages partisans, car oui, je le répète ce qui se joue c’est le principe fondamental de liberté et de souveraineté des peuples, au delà des luttes intestines et des guerres picrocholines, la première, la seule et unique question qui est posée à chaque responsable politique français comme européen est : de qui sommes-nous les représentants ? Du peuple ou des marchés financiers ? Qui gouverne ? Le peuple ou les marchés financiers ? Pour nous, c’est clair, la gauche n’ a qu’un seul camp, celui du peuple.

 

***

Le Front de gauche a donc choisi son camp. Oui, nous entendons gouverner au nom du peuple, pour le peuple et avec le peuple.

 

Et nous avons désormais, cinq mois jusqu’à la présidentielle, sept mois jusqu’aux législatives, pour que la force de la démocratie emporte toute la gauche dans le mouvement de résistance aux marchés et aux banques.

 

Qu'est-ce que la gauche sinon le parti du peuple? Alors, dans cette situation, il n’y a qu’un seul camp à gauche : celui du refus de l’austérité, celui d’une relance de l’activité sur des bases nouvelles pour mettre en route un autre mode développement social et écologique, un nouvelle manière de développer l’humain, « l’humain d’abord » comme nous le disons.

 

Oui, il n’est qu’un seul camp à gauche : celui du changement.

 

Alors, on arrête les mauvais procès faits au Front de gauche ! Nous, nous sommes clairs, nous ne nous trompons pas d’adversaires, la droite, les marchés financiers, l’austérité. Ce que nous proposons c'est que chacun à gauche entre à nos côtés dans l’arène, non pas du combat politicien, des petits accords de circonstances plus ou moins bâclés, ceux-là sont dérisoires, mais du combat social qui se joue entre les peuples et l’aristocratie financière.

***

La France est riche, la France a les moyens.

 

Les travailleurs et les travailleuses de notre pays doivent savoir qu’ils sont parmi les plus productifs du monde, les mieux formés. Nous travaillons plus que les Allemands. Nos ingénieurs, nos universités, nos chercheurs, nos petites et nos grandes entreprises, les fonctionnaires, les ouvriers, les employés, les agriculteurs, le peuple des travailleurs peuvent être fiers. Nous voulons leur redonner combativité et courage !

 

Les chiffres ne manquent pas, amis, camarades, qui montrent que leur travail crée bien assez de richesses pour vivre autrement et sortir de la crise. C'est le pillage de la finance qui a provoqué la crise et creusé la dette, pas l'inverse! Alors ces chiffres, n’hésitez pas à les répéter, à les colporter. Téléchargez le petit film « on va leur faire un dessin » et faîtes le circuler.

 

Les chiffres, ils accusent le système : 200.000 personnes détiennent dans le monde 25 trilliards de dollars. Les 400 plus grandes sociétés capitalistes se sont constituées dans la crise des « coussins de sécurité », dixit Les Echos, de 3.000 milliards de dollars. Trois chercheurs américains ont dressé la carte de la détention du capital dans le monde, ont passé au crible 43 000 entreprises multinationales de la planète. Résultat : un nœud de 147 sociétés contrôle tout, et parmi elles, le gratin de l’assurance, de la banque et de la finance française, AXA, Natixis, la Société Générale, BNP Paribas, les Caisses d’Epargne. En France, les profits du CAC 40 sont de plus de 80 milliards d’euros, le coût des cadeaux fiscaux de plus de 150 milliards, le montant des exonérations de cotisations sociales de plus de 30 milliards d’euros.

 

Oui, les Bastilles de l’argent existent, et il faut les reprendre.

 

C'est pour nous en empêcher qu'ils veulent quadriller le système, cadenasser la démocratie. En 2005, les traités européens étaient intangibles paraît-il. A l'époque ils pensaient que cela leur suffirait. Mais aujourd'hui que leur crise éclate de partout, ce n'est plus une camisole mais un corset de fer dans lequel ils veulent écraser les politiques dans toute l'Europe. Merkel dicte les conditions, Sarkozy s'y plie. Et pour se conformer à ces diktats, il faudrait changer les traités séance tenante sans consulter les peuples, adopter la règle d'or si chère aux marchés financiers, et même un conseil budgétaire indépendant (cf OCDE), pourquoi pas supprimer le Parlement, accepter que les budgets soient soumis à la Commission de Bruxelles avant adoption, qu'un gouvernement économique indépendant des peuples aient tous les pouvoirs. Mais de quel droit? Oui, de quel droit?

 

Nous devons alerter et mobiliser contre ce coup de force. Leurs traités sont caducs, les politiques menées en leu nom illégitimes. Tout doit être remis sur la table. La France doit rouvrir le débat européen. Des dizaines de millions d'Européens, grecs, italiens, espagnols, portugais, britanniques, allemands, attendent qu'un gouvernement ait ce courage là. A nous Français de donner ce courage au futur gouvernement de la France.

 

Dans la tempête, il s’agit de donner à notre pays et à l’Europe une direction claire, une volonté, des principes nouveaux.

Alors que l’Humanité affronte des désordres sociaux, écologiques, économiques considérables, il s’agit pour la gauche de se hisser au niveau de ses responsabilités et d’indiquer un chemin pour sortir de la crise.

 

Commençons par chasser l’avidité financière de la direction des principales banques nationales, de la direction de la Banque Centrale européenne..

 

Ainsi, il est nécessaire pour la gauche de nationaliser des banques, de créer une grande force de frappe bancaire et financière publique, de changer les critères du crédit et d’en faire les instruments par lesquels développer une politique nouvelle. En votant NON, les Français était à l’avant-garde: oui il faut en finir avec l’indépendance de la Banque centrale européenne, qui doit financer les Etats et cesser de protéger les marchés. .

 

Ensuite, construisons une nouvelle ambition industrielle. C’est le choix de l’avenir, car affronter la crise écologique et sociale, c’est faire le choix fondamental de la réindustrialisation de la France. Quand dans un lycée, vous installez une nouvelle chaudière bois, procédé écologique de chauffage, il n’y a pas en France d’entreprise pour installer des aspirateurs à cendres, seul l’Allemagne et l’Autriche en disposent.

 

C’est un petit exemple pour montrer que dans le domaine de la sobriété énergétique des bâtiments, il y a des centaines de milliers d’emploi à créer, une filière à développer, de la recherche et développement à financer. Bref, affronter la crise écologique, c’est doter la France d’un appareil industriel, de compétences, de nouvelles entreprises et donc la puissance publique doit organiser pour les vingt ans à venir ce secteur.

 

Idem pour les transports urbains. Actuellement, ce sont les salariés les moins payés qui subissent de plein fouet la hausse du pétrole. Dans moins de dix ans, des centaines de milliers de nos concitoyens seront assignés à résidence dans les zones périurbaines. Certains déjà ne peuvent plus assumer les frais de déplacement vers leur lieu de travail.

 

Prenez chaque région française, chaque métropole et vous constaterez le retard énorme d’investissement. Le capitalisme est incapable d’anticiper le choc pétrolier, écologique et social à venir. Des centaines de milliers d’emplois sont à créer, il est nécessaire de faire un bond en avant industriel qui se traduise par la construction de centaines de kilomètres de tramway, de métro et de trains, et du matériel qui roulera dessus. Cela vaudrait mieux pour la gauche que de voter ou de s'abstenir sur le quatrième paquet ferroviaire de déréglementation au PE comme viennent de le faire socialistes et écologistes, quand il n'y avait qu'une seule chose raisonnable à faire voter contre comme l'ont fait nos députés européens du Front de gauche avec leurs collègues de la GUE.

 

Oui, quand certains veulent opposer écologie et industrie, écologie et social, nous au Front de gauche, nous plaidons pour une écologie sociale qui s’appuie sur un renouveau industriel de la France.

 

La loi de la concurrence conduit à produire des marchandises toujours plus loin avec des salariés toujours moins payés. La loi de la concurrence, c’est le chaos pour les générations futures.

 

***

Amis, Camarades,

 

Dans cette campagne, rien ne nous sera épargné.

 

Ils sont prêts à tout pour garder le pouvoir. A tout. Et surtout au pire.

 

Ainsi, nous devons puiser dans le peuple, les forces de la résistance et du combat. Eteignez vos télévisions. Désobéissez aux discours dominants. Désobéissez à la réduction de la politique aux petites affaires, aux petites phrases. Désobéissez aux discours qui transforment chaque citoyen en consommateur passif. Désobéissez aux forces du fatalisme et à tous ces idiots utiles qui répètent en boucle leur brouet d’idées courtes.

 

Il y a dans ce pays des rivières souterraines, une tradition de combat, des réserves de mobilisation. Le rôle du Front de gauche c’est d’aller vers le grand nombre. C’est de créer une chaine humaine. La place du Front de gauche, elle est au pied des immeubles, dans le porte-à-porte, auprès des travailleurs en lutte. Elle est dans la mobilisation populaire que nos assemblées citoyennes ont vocation à déployer.

 

Et ici, je veux rappeler l’histoire. Marine Le Pen entonne le discours de la lutte contre le capital et contre les riches. Elle sait l’histoire. Elle sait que dans les années 30, c’est sur un discours national et socialiste que perce de manière décisive l’extrême-droite en Allemagne. Et son discours présent est national-socialiste dans la mesure où il mêle la détestation de l’étranger à une chansonnette aux accents pseudo anti-capitalistes.

 

Mais nous n’avons pas oublié que pendant des décennies le Front national a défendu la suppression de l’impôt des plus riches, la baisse des salaires et des règles sociales pour les grandes entreprises. Marine Le Pen avec son nouveau discours est en réalité une politicienne opportuniste : c’est un scorpion pour la vie politique française.

Amis, Camarades, dans quelques mois, nous serons appelés aux urnes.

 

La première de nos tâches est de clarifier l'enjeu de ces échéances, pour ne pas le laisser s'enfermer dans un choix médiocre. Le Front de gauche n'est pas un but en soi. C'est le moyen que nous avons créé pour donner au peuple la chance de reprendre la parole, de sortir du silence qu'on lui impose, de reprendre le pouvoir. Avec Jean-Luc Mélenchon, avec les candidates et les candidats du Front de gauche aux législatives, nous voulons donner une chance au pays de construire une majorité et une politique de combat contre les marchés financiers.

 

Vous en avez la force, notre peuple en a la force. Allez partout pour le dire. Tout est possible. Nous avons plusieurs mois devant nous. Au travail. En avant pour transformer le Front de gauche en un nouveau Front populaire !

Vive le Front de gauche !  Vive la République ! Et Vive la France !

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 10:18

Revenir à gauche vraiment

Si je publie ce jour, 3 décembre 2011, la contribution ci-après écrite par mes soins EN JUIN 1993, c'est parce qu'il me paraît qu'elle a gardé toute son actualité. En ce temps-là j'étais au PS. Je l'ai quitté en 1996. Aujourd'hui, je suis membre du Parti de gauche :

  

 

 

Contribution présentée aux états généraux de la section socialiste des Pavillons-sous-Bois les 10 et 16 juin 1993 et amendée en vue des états généraux du département de la Seine-Saint-Denis le 19 juin 1993. Par Robert Mascarell

 

 

REVENIR A GAUCHE VRAIMENT !

 

Les 21 et 28 mars dernier, le parti socialiste a enregistré une très grave défaite électorale, le ramenant à un étiage très bas. Deux réactions, au minimum, sont possibles devant une telle situation. Soit on considère qu'elle n'est pas si grave que cela, et que l'électorat, versatile, peut nous revenir à l'occasion de la prochaine élection présidentielle ou législative, soit on la considère grave et cela doit déterminer chez chacun de nous une volonté d'approfondissement des causes de l'échec et par voie de conséquence des changements à opérer. Mais lesquels ? Là est toute la question.

 

Pour notre part, nous nous reconnaissons plutôt dans le deuxième cas de figure. Pour autant, nous n'entendons pas verser dans le pessimisme. Nous pensons même que cette défaite peut être l'occasion d'une véritable renaissance.

 

Les états généraux devraient avoir, nous semble-t-il, cet objectif. Pour ce qui est de la définition des causes de notre échec, il nous paraît indispensable d'analyser avec minutie non seulement ce que nous fîmes durant les années passées au pouvoir, mais également les conditions dans lesquelles nous y avons été portés par les électeurs. Quant aux changements nécessaires, ils devront concerner aussi bien le mode de fonctionnement de notre parti que nos analyses politiques. Secondaire, le problème des hommes ne devrait venir qu'ensuite.

 

Mais auparavant, nous voudrions dire comment nous interprétons le message venu du fond des urnes.

A nos yeux, nombre de nos anciens électeurs nous ont sanctionnés parce que, estiment-ils, nous avons pratiqué une politique trop éloignée de nos engagements. Evidemment, l'aggravation du chômage, phénomène mondial, a pesé lourd dans leur détermination. Dans le même temps, ils n'ont pas admis, que, sous un gouvernement socialiste, les boursicoteurs et autres spéculateurs aient vu leur situation s'améliorer si spectaculairement, tandis qu'à l'inverse, la pauvreté et la précarité gagnaient du terrain. Bien sûr, ont beaucoup interféré également dans leur attitude, les nombreuses affaires politico-financières, dans lesquelles nombre de nos propres responsables sont impliqués. Bref, nous avons été rejetés pour notre adhésion au libéralisme économique et pour la perte du sens moral de bien de nos dirigeants. Les sondages faits à la sortie des bureaux de votes apportent crédit à notre interprétation de ces résultats.

 

 

Elus en 1981 pour rattraper le retard social

 

Mais revenons en arrière. Créé en 1971 lors du congrès d'Epinay, le PS, héritier de la SFIO, a d'emblée inscrit son action dans une stratégie d'union de la gauche avec le PCF, principalement. Rappelons, qu'à l'époque, le PCF nous devançait électoralement.

 

Cette stratégie nous a permis de renverser le rapport des forces au sein de la gauche. Cela ne fut évidemment possible qu'au prix d'un net "gauchissement" de nos propositions pour "changer la vie".

 

Dix ans après, nous récoltions les fruits de notre nouvelle politique. Elus, nous ne pouvions faire moins que ce qui a été réalisé de mai 1981 à avril 1983, approximativement. Si nous ne l'avions pas fait, notre électorat se serait immédiatement détourné de nous. Il nous paraît donc vain, aujourd'hui, de faire le procès de la politique de cette période. Elle était non seulement inscrite dans nos promesses électorales, mais surtout elle commençait à réparer les injustices sociales accumulées sous la droite depuis 1958. On peut toujours dire, avec le recul, que nous n'aurions pas dû faire de telles promesses. Certes, mais alors, nous n'aurions pu accéder au pouvoir.

 

Fallait-il ne pas augmenter le SMIC, ne pas accorder la retraite à 60 ans, ne pas réduire la durée du travail (39 heures et 5ème semaine de congés payés), etc ? Il le fallait bien sûr. Certains, y compris dans nos rangs, objectent que ces décisions ont provoqué une aggravation de notre déficit commercial et un affaiblissement du franc. Ils ont raison objectivement. Notre appareil de production n'a pu effectivement répondre à l'accroissement de la consommation induit par l'amélioration du pouvoir d'achat. Les Français ont donc acheté beaucoup plus de produits étrangers. Cependant, ces analystes oublient une chose : quand de telles dispositions sociales sont prises, il faut en même temps avoir le courage d'en prendre d'autres qui permettront de les financer. C'est vrai, nous avons instauré l'impôt sur la fortune, mais à un niveau tellement symbolique et avec tant d'exceptions qu'il a été peu opérant. Il fallait prendre d'autres mesures qui auraient eu pour vocation de commencer à s'attaquer aux injustices sociales, sans provoquer la Révolution.

 

 

Le virage de 1983

 

Comment avons-nous pu, par exemple, laisser se poursuivre, voire s'accélérer la spéculation immobilière, alors que les besoins en logements sociaux étaient et sont toujours énormes ? Une limitation du prix de la terre à fin de construction aurait dû être instituée. Les dividendes retirés de l'activité économique, mais non réinvestis dans l'industrie, et a fortiori, les bénéfices retirés de la spéculation financière, auraient dû faire l'objet d'une taxation bien supérieure à celle frappant les revenus tirés du travail. Nous avons adopté la démarche exactement inverse.

 

Mais nous dira-t-on : les nantis auraient alors, pour la plupart, exporté leurs capitaux en Suisse ou ailleurs. Pour bien moins que cela, il est vrai, nombre d'entre eux l'ont fait en 1981 et 1982. Soulignons, à ce propos, la faiblesse de notre réaction du moment devant ces actes de trahison délibérée. Dans un premier temps nous les avons mollement dénoncés, puis en 1984, nous avons invité les "délinquants" à rapatrier leurs capitaux en leur promettant l'impunité.

 

Nous avons fait preuve de la même faiblesse en ce qui concerne les formes de travail précaires. Les deux premières années, nous avons pris des dispositions pour réglementer et limiter le recours à des travailleurs intérimaires. Nous les avons très vite abandonnées, et au contraire nous avons laissé se multiplier, quand nous ne les avons pas créés nous-mêmes, les statuts de travailleurs précaires. Résultat : les employeurs ont systématiquement empoché les avantages (exonérations de charges sociales) que nous leur avons consentis pour qu'ils créent des emplois, sans que nous contrôlions l'usage qu'ils en faisaient. Ils n'en ont donc pas créés, globalement. Jusqu'à l'année dernière encore, où le gouvernement de Pierre Bérégovoy a favorisé le travail à temps partiel en l'exonérant de charges sociales. Bien des employeurs en ont profité pour licencier des travailleurs à temps et charges sociales pleins afin de les remplacer par des temps partiels. Dans leur principe, ces mesures pouvaient être utiles, mais assorties, en contrepartie, d'engagements des employeurs.

 

Autre exemple d'erreur, que pourtant nous tenons pour une de nos réussites : l'enseignement. Avant de rallumer, en 1984, l'imbécile guerre scolaire, il aurait été plus sage d'améliorer l'image de l'enseignement public par, notamment, une sérieuse revalorisation de ses métiers de façon à y attirer à nouveau les meilleurs étudiants. Une telle revalorisation aurait permis, en échange, d'avoir des exigences plus grandes vis-à-vis des enseignants. En fait, nous nous sommes contentés de faire de l'éducation nationale le premier budget de la nation. Mais ce n'était pas suffisant, encore fallait-il savoir ce qui en était fait.

 

Enfin, nous voudrions citer ce que nous tenons pour la plus grande "omission" de nos douze années de pouvoir : le resserrement de l'échelle des revenus. Une des 110 propositions de Mitterrand prévoyait qu'ils devaient être contenus dans un rapport de 1 à 10. Admettons que cet écart était un peu trop petit, mais un effort aurait dû être fait pour aller progressivement d'un écart de 1 à 1 000, situation approximative actuelle, à un écart de 1 à 100, puis de 1 à 50, et ainsi de suite. Quelle extraordinaire mesure symbolique c'eut été.

 

En revanche, il nous paraît juste que nous ayons rapidement pris conscience du caractère utopique de notre volonté de "rompre avec le capitalisme en cent jours", fin de citation, ou même bien plus. Pour autant, cela n'aurait pas dû nous entraîner à faire comme si le libéralisme économique s'imposait naturellement à nous. Etre réformiste ne signifie pas que l'on se contente de gérer le système capitaliste tel quel, mais cela exige, au contraire, que l'on doive porter le fer dans certaines de ses plaies, notamment en matière d'injustices sociales. Au lieu de quoi, à l'issue de notre mandat, nous avons laissé un pays où les écarts entre les plus riches et les plus pauvres sont plus grands qu'à notre arrivée au pouvoir.

 

 

Les contraintes du capitalisme mondial

 

Nous ne disons pas qu'il était facile de faire autrement. Les changements considérables intervenus dans le monde entre 1981 et 1993 et surtout depuis 1989 ont tout bouleversé. Fanatismes religieux dans un premier temps, chute du communisme ouvrant la porte aux fanatismes nationaux, ensuite, ont accéléré l'évolution du capitalisme vers un libéralisme débridé et dominant la planète. L'homme est devenu quantité négligeable. Seule compte la compétitivité à n'importe quelles conditions. Plus elles avilissent l'homme, meilleures elles sont. Notre faute, je ne dis pas notre erreur sciemment, c'est de n'avoir pas dénoncé le libéralisme mondial, à ne pas confondre avec l'économie de marché qui, elle, est naturelle. Tout cela, parce que nous avons fait de notre maintien au pouvoir une fin en soi, nous n'avons pas mis ces abominations, de plus en plus proches de nos portes, sur le dos du capitalisme mais sur le compte d'une anonyme crise mondiale. Bien de nos électeurs considèrent que nous avons perdu notre âme à nous être obstinés à rester au pouvoir pour faire le sale boulot auquel nous ont contraint les puissances capitalistes, à commencer par les contraintes économiques imposées par nos "chers amis" européens. Admettons, que dans l'état actuel du rapport des forces il ne soit pas possible de faire autre chose, eh bien ! il vaut mieux que ce soit les défenseurs naturels du capitalisme qui gèrent leur système et en subissent le discrédit. A nous, dans l'opposition, d'ouvrir les consciences.

 

 

Pour une opposition efficace à Balladur

 

A la lumière de ce qui précède, vous avez compris, qu'à nos yeux, il importe que les états généraux soient l'occasion pour notre parti, quelle que sera son appellation, même si nous préférons qu'il demeurât socialiste, d'effectuer un virage politique à 180°, c'est-à-dire qu'il se réancre à gauche. Il serait tout à fait paradoxal, en effet, que nous persistions à nous en tenir à des analyses et à des pratiques politiques qui viennent d'être mises en faillite. La question des hommes qui devraient appliquer cette réorientation est secondaire, encore qu'il serait non moins paradoxal que la plupart des dirigeants qui incarnent la ligne mise en échec soient chargés de mettre en œuvre la nouvelle. A moins qu'ils fassent véritablement amende honorable. Ainsi, il y a quelque chose de dérisoire, pour nous, à constater que notre parti puisse être dirigé, aujourd'hui, voire demain, par ceux dont les thèses ont été prises en compte, peu ou prou, par les gouvernements successifs de gauche depuis 1983 et qui sont grandement responsables de notre situation présente.

 

Comment ceux-là pourraient-ils jouer efficacement leur rôle d'opposants au gouvernement Balladur ? Bien des mesures prises par ce dernier sont de même nature que celles prises avant mars 1993. Les exemples foisonnent à ce propos : prenons les dispositions pour favoriser l'emploi. Elles consistent comme avant, à consentir des exonérations fiscales et sociales aux employeurs, sans qu'il leur soit demandé le moindre engagement. Le débat lié au partage du travail tourne autour des mêmes propositions, avant comme aujourd'hui, à savoir : la réduction du temps de travail devra entraîner une réduction des salaires à peu près équivalente. Parfois même, proposition a été et est faite aux salariés d'accepter d'abaisser leur salaire pour éviter des licenciements. Pas un détenteur du pouvoir politique ces dix dernières années n'a avancé l'idée qu'on pourrait aussi, comme pour les salaires, envisager la diminution des dividendes versés aux actionnaires et non réinvestis dans les entreprises.


Pour la retraite, il en est de même. Balladur se contente de reprendre, parmi plusieurs propositions contenues dans le livre blanc commandité par Michel Rocard, celle que nous avons nous-mêmes mise le plus en avant à l'époque : le passage aux 40 annuités de cotisations. Sous notre direction, comme sous celle de Balladur, l'impasse est faite sur l'énorme difficulté qu'il y aura à réaliser des carrières de 40 ans, alors qu'avec ou sans diplôme les jeunes entrent de plus en plus tard sur le marché du travail et que les plus de 45-50 ans sont les premières victimes des plans de restructuration dans les entreprises.

 

 

 

Réformer le capitalisme...

 

Oui mais, nombreux vont nous demander, à juste titre, que faire à la place ? Tout d'abord, il faut réaffirmer sans cesse, même lorsque nous sommes au pouvoir, notre condamnation du système capitaliste et de son cortège d'injustices sociales, source de dysfonctionnements de la société. La chute du communisme soviétique, dont nous nous félicitons, n'a pas rendu meilleur le capitalisme. Bien au contraire. Cela devrait impliquer l'application d'une autre politique bien sûr, mais aussi une autre manière de faire de la politique et d'exercer le pouvoir.

 

Il serait vain de vouloir faire comme si la mondialisation du système capitaliste n'avait pas d'effet sur la situation interne de notre pays. Aussi, tout pouvoir, fut-il exercé par des socialistes, en subit les contraintes. Reste qu'un socialiste ne peut se contenter d'être au pouvoir pour simplement gérer un système qu'il combattait lorsqu'il était dans l'opposition. Sa préoccupation principale, fondamentale, doit être la lutte pour la justice sociale. Ou alors,l'appellation de notre parti peut vite devenir une tromperie.

 

Nous espérons que les camarades qui souhaitent changer son nom, n'ont pas pour objectif de s'affranchir de cette préoccupation. Cela devrait aller sans dire, mais trop d'égarements passés nous conduisent à penser que ça va mieux en disant que : l'économie doit être au service du social et non l'inverse. Il nous faut donc réfléchir à notre conception, fond et forme, du pouvoir et à nos possibilités d'actions sur le réel.

 

 

... Par des mesures de fond...

 

Sur le fond. Une fois revenus au pouvoir, si notre volonté de porter des coups au système dominant est réelle, cela ne se pourra qu'avec le soutien constant du peuple. Les privilégiés, en effet, ne nous laisseront pas, sans réagir, ramener leurs avantages à de plus justes proportions. Il nous faut donc proposer la mise en place, entre deux scrutins législatifs et/ou présidentiels, de procédures de consultation du corps électoral à chaque fois que les groupes sociaux concernés par une réforme de fond en empêcheront l'application par leurs manifestations ou leur inertie. Si le soutien majoritaire est obtenu, le gouvernement sera nettement plus fort pour imposer sa réforme. Si elle est rejetée, le gouvernement devra abandonner sa réforme ou même démissionner en bloc, si ce rejet l'empêche de continuer une politique conforme à ses engagements premiers. Ainsi, en 1983, par exemple, lorsque le gouvernement de l'époque a procédé au virage économique sous la pression hostile de forces nationales et étrangères, plutôt que de faire croire à l'opinion que notre politique n'avait pas changé, il eut mieux valu la consulter en lui exposant clairement nos difficultés. Au lieu de cela, de 1983 jusqu'en 1993, les gouvernements ont constamment appliqué une politique en recul, sans jamais mettre en cause les mécanismes du capitalisme. Ils ont préféré prendre quelques libertés avec nos principes idéologiques et moraux. Au total, nous y avons perdu beaucoup de notre âme.

 

D'autres propositions ont déjà été évoquées au fil de cette contribution. Pour mémoire nous les rappelons :

            - une réforme de l'enseignement public par une revalorisation sensible des carrières d'enseignants, accompagnée en retour d'exigences plus grandes à leur égard ;

            - une réforme de la politique foncière en vue de favoriser la construction de logements sociaux dans toutes les villes d'une certaine importance, de façon à éviter leur concentration dans quelques unes seulement ;

            - une réforme de la fiscalité frappant plus les revenus tirés du capital, s'ils ne sont pas réinvestis dans l'industrie, que les revenus tirés du travail ;

            - un resserrement de l'échelle des revenus et une refonte de l'échelle des valeurs professionnelles. Par exemple, devraient être les mieux rémunérés les métiers de l'enseignement, de la recherche scientifique et de la santé et les métiers pénibles ;

            - une réglementation beaucoup plus stricte des conditions d'utilisation des travailleurs précaires ;

            - l'établissement, au cas par cas, de règles protectionnistes à nos frontières, adaptées à chacun des pays avec lesquels nous commerçons. La norme devant être l'équivalence entre leurs règles et les nôtres ;

            - l'adoption du principe de loyauté dans les échanges commerciaux internationaux. Cela nécessite pour notre pays de peser dans toutes les instances internationales, pour que ces principes ne se limitent pas à contrôler la part d'aides publiques entrant dans la formation du prix des marchandises. Doivent aussi être harmonisées les règles sociales qui elles aussi concourent à la formation des prix.

 

 

... Et de forme

 

Venons-en à la forme du pouvoir maintenant. Nos hiérarques se sont trop facilement abandonnés à ses délices empoisonnées. Aucun effort n'a été fait pour rapprocher le pouvoir du peuple. Là où il aurait fallu de la simplicité, il n'y a eu que dorures et protocole empesé. Là où il aurait aussi fallu gens du peuple, il n'y a eu que flagorneurs de salons et technocrates. Là où il aurait fallu écoute de la France profonde, il n'y a eu souvent qu'attitudes arrogantes. Autre réforme de forme qu'il nous faudrait initier : la réglementation de la durée, du cumul et du nombre consécutif de mandats électoraux et des indemnités afférentes. Trop d'hommes politiques de tous bords profitent de leurs mandats pour agir en propriétaires de leur territorialité. Le phénomène s'aggrave au fil de la succession des mandats. L'appareil politique dont ils sont issus et l'encadrement du personnel administratif de leur fief sont petit à petit à leur entière dévotion. Pour amoindrir ce risque de mainmise, nous préconisons que tous les mandats donnant un pouvoir exécutif ou législatif : maires, présidents de conseils généraux et régionaux, députés, sénateurs, président de la République, soient d'une durée maximale de 5 ans et renouvelables une seule fois. Passé une mandature sans responsabilité élective, ils pourraient à nouveau se représenter devant les électeurs pour deux mandats successifs, et ainsi de suite.

 

 

Revoir le fonctionnement du parti

 

Les états généraux doivent aussi être l'occasion de réfléchir au mode de fonctionnement et d'organisation de notre parti. Trop de nos responsables ont profité, à des fins personnelles, de la faiblesse de nos structures et de nos statuts. A l'inverse de ce que proposent certains, il ne s'agit pas pour nous de raser la maison, mais d'en consolider les structures. Peut-être faudra-t-il aussi, changer certains de ceux qui s'en croient les propriétaires de droit divin pratiquement. Comme beaucoup d'autres, nous le supposons, nous avons quelques idées à formuler en la matière, mais l'exposer ici serait trop long et trop technique (reportez-vous à l'annexe ci-après). C'est la raison pour laquelle, nous proposons qu'il soit décidé, au cours de cette réunion, de former une commission de travail chargée de proposer des modifications aux règles de fonctionnement de notre parti. Une autre pourrait être constituée, qui aurait pour mission, s'appuyant sur nos travaux de ce jour, de faire des propositions d'ordre programmatique en vue de regagner la confiance de l'électorat. Les amis et camarades auraient le choix de faire partie de l'une ou l'autre de ces commissions ou même des deux s'ils le souhaitent.

Il est bien évident que toutes les propositions présentées au fil de cette contribution, ne sont qu'un assortiment et ne sont pas à prendre ou à laisser. Mais elles permettraient, nous semble-t-il, de réancrer la mouvance socialiste à gauche vraiment.

 

                                                                                                                                                       Richard Cherfils

                                                                                                                                                       Robert Mascarell

                                                                                                                                                       Patrice Oudaille

 

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 10:01
L'argent du pouvoir

L'Etat a dépensé plus de 180 000 euros pour du "coaching en image"... pour Eric Besson


publié le samedi 19 novembre 2011 à 12h00




180 000 eruros de coaching pour Besson

Le chiffre laisse perplexe. Un rapport de la Cour des comptes, rendu public début novembre, a établi que les dépenses en communication des ministères ont augmenté de près de 50% entre 2006 et 2010. On savait que le gouvernement excellait dans la com', on a en donc la traduction en chiffres : sur cette période, le gouvernement a dépensé près de 600 millions d'euros pour son budget communication. Des dépenses contestées par la Cour des comptes, pour qui certains contrats ont été établis dans "des conditions parfois peu conformes aux règles de la commande publique".



Mais si l'information a largement été relayée, notamment par Le Monde, Mediapart, Lejdd.fr, Lexpress.fr, Lepoint.fr sous le titre générique "la cour des comptes épingle le gouvernement sur ses dépenses de communication", c'est le détail des comptes épluchés par la haute juridiction qui frappe les esprits.



Parmi les personnalités épinglées par la Cour des comptes, on compte notamment Eric Besson, actuel ministre de l'industrie et ancien ministre de l'immigration. Selon Lemonde.fr, qui cite le rapport de la cour des comptes, en novembre 2009, le cabinet d'Eric Besson a passé un contrat de cinq mois avec la société de conseil et de stratégie Giacometti Péron pour "un marché de coaching en image pour le ministre" d'un montant de 105 248 euros. Rien que ça ! Pire, "à l'expiration du marché, le cabinet de M. Besson a poursuivi ce marché "par simples bons de commande" aboutissant à "quatre paiements d'un montant total de 76 229,19 euros", explique Lemonde.fr qui cite la Cour. Résultats ? Pour ce coaching en image d'Eric Besson, la facture s'élève à plus de 180 000 euros.

On comprend les besoins de Besson d'améliorer son image (voir plus bas) mais, en période de crise et dans un contexte de rigueur, la note est un peu salée, non ?

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