Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 13:12
 

 

Version imprimable de cet article Version imprimable Enregistrer au format PDF

Le CRIF en flagrant délit de mensonge et d’appel à la haine.

mardi 20 décembre 2011 par le Bureau National de l’UJFP

Salah Hamouri n’est pas si tôt libéré que diverses officines sionistes déclenchent contre lui une campagne de diffamation et de haine.

Le président du CRIF Richard Prasquier y va de son couplet, publiant des propos supposés de Salah alors même qu’il les a démentis ainsi que, preuves à l’appui, les journalistes de l’agence Reuters censés les avoir recueillis ! Il en fait même un éditorial.

Monsieur Prasquier est un adepte de l’adage : « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose ».

S’il ne prononce pas dans les heures qui viennent démenti et excuses, nous proposerons à toutes les organisations démocratiques d’exiger ensemble qu’il soit poursuivi pour appel à la haine.

Aujourd’hui, nous recevons les photos de la mosquée de Décines taguées de croix gammées mais Monsieur Prasquier n’a rien à en dire. Car Monsieur Prasquier développe un communautarisme de guerre.

 

L’Union Juive Française pour la Paix ne laissera aucun racisme en paix.


Bureau National de l’UJFP le 20-12-2011

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans lutte pour la paix
commenter cet article
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:29

 

A peine levé, j’apprends lundi la libération de Salah Hamouri, le jeune franco-palestinien emprisonné durant cinq ans par les autorités israéliennes pour un « délit d’intention ». Les radios assurent que l’élargissement de ce jeune homme a été obtenu grâce à l’action conjuguée de Nicolas Sarkozy et du Quai d’Orsay. Enorme mensonge. Rien sur le mutisme observé pendant des années concernant le sort de notre compatriote, rien sur l’action du comité de soutien animé par Jean-Claude Lefort, rien sur la mobilisation de milliers d’hommes et de femmes. Fallait pas fâcher Tel Aviv et le CRIF.

 

Cet épisode m’en rappelle deux autres : Angela Davis et Nelson Mandela. Au début des années 1970, la militante des droits civiques aux Etats-Unis était condamnée à une lourde peine de prison, sa vie était en danger. Une grande campagne fut menée en France par les jeunes communistes. Médias et autorités françaises de l’époque restèrent muets jusqu’à ce que Angela fût enfin libérée. Fallait pas fâcher Washington.

 

Qui connaissait en France le nom de Mandela au début des années 1980 ? Pratiquement personne. Pendant des années, seuls, les communistes français particulièrement les plus jeunes et « l’Humanité »  menèrent une campagne pour la libération du plus ancien prisonnier politique du monde qui nous réserva, plus tard, sa première interview. A Paris, la droite comme le PS, télés, radios et presse écrite observèrent un silence assourdissant. Nelson Mandela, ils ne connaissaient pas. Fallait pas fâcher Prétoria et le régime de l’apartheid.

 

A la réflexion, ne pas fâcher n’est pas l’explication. Dans les trois cas, le comportement des gouvernants français et des médias relève d’une orientation politique commune : deux poids deux mesures concernant le soldat franco-israélien et le jeune étudiant franco-palestinien, mépris à l’égard d’une militante noire nord-américaine, contrats d’armement et gros sous passant avant l’intérêt porté au leader de la lutte contre l’apartheid.

 

José Fort 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 11:07
Repost 0
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:27
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:25
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:22
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
commenter cet article
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:49
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
commenter cet article
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:37

 

Lundi 19 décembre 2011


Journal du mouvement jeunes communistes
Salah est enfin libre !

décembre 19, 2011 by Rédaction  
Filed under A la Une, International

salah hamouri entouré de ses prochesC’est une grande joie et une victoire pour lui, sa famille, ses proches et tous ceux qui ont lutté pour exiger sa libération que de voir Salah Hamouri retrouver enfin la liberté, après plus de 6 ans et 9 mois d’emprisonnement dans les geôles israéliennes.

Un cas représentatif du sort de milliers de prisonniers palestiniens

Arrêté en 2005 par l’armée israélienne à l’un des quelques 200 check points qui cisaillent la Cisjordanie, Salah dut attendre près de 3 ans avant d’avoir droit à un procès. Vingt audiences plus tard, sans preuves ni témoins des deux chefs d’inculpation dont il fut accusé, Salah dut accepter un compromis, sans jamais cesser de clamer son innocence. Le tribunal miliaire d’Ofer, le condamna alors à 7 ans de prison, un tribunal illégal au regard de l’ONU.

Ce cas est exemplaire de la justice coloniale rendue en Palestine où l’armée est police, juge et bourreau. On estime ainsi que près d’un palestinien sur 3 a déjà été privé au moins un jour de sa vie de sa liberté par l’armée israélienne. Ramené à  l’échelle française, cela donne près de 20 millions de français….Les autorités israéliennes s’assoient donc régulièrement sur les droits fondamentaux des palestiniens dans l’impunité la plus totale.

Pour le gouvernement français, ce fut la politique du deux poids, deux mesures

Malgré cette déclaration de Nicolas Sarkozy en juillet 2007, « J’irai chercher tous les français, où qu’ils se trouvent », peu de gestes auront été produits pour exiger sa libération. Il aura fallu 4 ans, pour que notre président écrive à Netanyahou et 6 ans, pour qu’un ministre rencontre – discrètement – ses parents. Pourtant le gouvernement français ne s’est jamais gêné pour critiquer ouvertement la justice civile mexicaine dans le cas de Florence Cassez, ou intervenir énergiquement pour la libération d’otages à l’étranger.

Et le 28 novembre dernier, alors que Salah Hamouri devait retrouver la liberté, comme plusieurs documents officiels l’attestent, il n’en fut rien. La loi « Shalit » du nom du soldat libéré par le Hamas en octobre, voté par la Knesset le 23 mai 2010, a convertit les peines des prisonniers d’année administratives (345 jours) en année civiles (365 jours). Salah Hamouri était ainsi condamné rétroactivement à 4 mois et demi de prisons supplémentaires. Lui qui n’aurait jamais du faire un seul jour, se voyait prolonger sa peine. Un comble ! L’arbitraire s’ajoutait donc à l’injustice. Dans un silence assourdissant du gouvernement français…

Une forte mobilisation pour exiger sa libération immédiate

Dès son incarcération la mobilisation s’est organisée autour de son comité de soutien, coordonné par Jean-Claude Lefort. Personnalités politiques de tous bord, artistes, associations, organisations politiques et syndicales et le journal l’Humanité qui le mettait à l’honneur chaque jour en affichant son portrait dans ses pages, ont contribué à faire connaitre son sort.

Tous les gestes, petits et grands, de la pétition signée au rendez-vous au ministère, de l’affiche collée aux rassemblements unitaires et débats publics, ont permis de percer le mur du silence médiatique et diplomatique qui entourait son cas.

Et ces derniers jours, des députés de tous horizons, tous les partis de gauche, 11 organisations de jeunes, mais aussi le 2ème personnage de l’état – Jean Pierre Bel, président du Sénat – ont accentué la pression.

Salah aura donc retrouvé la liberté hier avec la seconde vague des prisonniers libérés après l’accord entre le Hamas et le gouvernement israélien. Pour tous ses soutiens, c’est un immense bonheur, même si politiquement beaucoup de choses restent à dire sur les conditions de cet accord.

Pour tous, « la lutte continue ! »

En premier lieu pour les prisonniers politiques palestiniens qui restent enfermés arbitrairement dans les geôles israéliennes, comme Marwan Barghouti, député du Fatah, emprisonné depuis 2002, et l’un des principaux espoirs de paix pour les Palestiniens.

Mais aussi pour l’ensemble des droits des palestiniens, concernant la question du mur, des colonies, du droit au retour des réfugiés, de l’accès à l’eau, de la capitale Jérusalem Est…Un des premiers gestes sera de reconnaitre l’état palestinien à l’ONU. La France le peut. Il faut juste un peu de courage politique pour le faire…et une mobilisation populaire toujours plus grande pour l’y contraindre, comme dans le cas de Salah.

Fabien Gay

Salah Hamouri: la pression monte sur le gouvernement français

novembre 2, 2011 by Rédaction  
Filed under A la Une, International

Rassemblement pour la libération de Salah Hamouri le 28 octobre 2011 devant le Quai d'Orsay à Paris

Rassemblement pour la libération de Salah Hamouri le 28 octobre 2011 devant le Quai d'Orsay à Paris

« Je dois reconnaître, peut-être à ma grande honte, que ce dossier ne m’était pas connu à cet instant ». Ces récents propos de Gérard Longuet, ministre de la Défense, ont eu l’effet d’un détonateur chez tous les militants de la libération de Salah Hamouri. C’est pour rappeler au gouvernement qui est Salah et exiger sa libération, qu’a eu lieu vendredi soir un rassemblement devant le quai d’Orsay.

Ce dernier, âgé de 26 ans, est le plus vieux prisonnier politique français. Entendons par là, qu’il est le détenu français pour des raisons politiques, depuis le plus longtemps dans une prison étrangère. Depuis 6 ans maintenant il est incarcéré en Israël pour l’intention qui lui est prêtée d’avoir projeté un attentat contre un rabbin militant d’un parti de la droite israélienne et son appartenance présumée au Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), organisation politique palestinienne considérée comme terroriste par Israël.

Mais Salah, sa famille, son comité de soutien et de nombreuses organisations mènent une bataille acharnée pour sa libération. Leur motif : Salah Hamouri a été condamné par un tribunal militaire sans qu’aucune preuve des charges retenues contre lui n’ait été apportée à son procès.

Un exemple de l’injustice et de l’arbitraire

Cette bataille de parents pour faire reconnaître l’innocence de leur fils rassemble autour d’elle tous les acteurs d’une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens. Les multiples interpellations de députés, d’élus locaux, de militants, au gouvernement, ont permis de démêler ce qui aujourd’hui  s’avère être exemplaire de l’injustice et de l’arbitraire qui règnent dans le traitement du conflit au Proche-Orient.

Si le gouvernement français reconnaît par la voix d’Alain Juppé que « Salah Hamouri n’a commis aucun crime », il aura fallu près de 4 ans pour que la Présidence de la République s’adresse à sa famille dans une lettre, et 6 ans pour obtenir une rencontre avec un membre du gouvernement. Cette absence d’engagement fort et public pour la libération de Salah et l’inégalité de traitement qui lui est faite, sont les deux points sur lesquels les jeunes communistes ont interpellé le gouvernement lors de leur rencontre avec des membres du Cabinet d’Alain Juppé hier au quai d’Orsay.

« La France admet la validité d’un tribunal militaire d’occupation »

pannootA l’issue de leur rencontre, devant les 150 militants pour la paix et la libération de Salah qui s’étaient rassemblés devant les locaux du Ministère à Paris, Pierric Annoot secrétaire générale du MJCF fait un constat amer : « le gouvernement a certes mis en place tous les dispositifs auxquels ont droit les détenus français à l’étranger, mais il refuse encore de se battre pour faire reconnaître son innocence (…) Nous sommes là dans une divergence politique grave, où la France admet implicitement la validité d’un tribunal militaire d’occupation ».

Plus grave, et dénoncé unanimement par l’Association France Palestine Solidarité, les Jeunes Communistes et le Parti Communiste Français – venus soutenir le dépôt des 35 000 pétitions au cabinet du ministre – Salah Hamouri pourrait voir sa durée de détention allongée de 4 mois en vertu d’une décision de l’administration pénitentiaire israélienne qui s’appliquerait rétroactivement. Plutôt que d’exiger avec son comité de soutien que Salah soit libéré le 28 novembre prochain à la date de la fin de sa peine, Nicolas Sarkozy négocierait sa libération dans le cadre des échanges de prisonniers avec le Hamas prévus pour le mois de décembre.

Pour que Salah soit libéré le 28 novembre

poche« Il y a deux poids, deux mesures dans l’engagement du gouvernement français » estime Fabien, animateur national de la bataille pour la libération de Salah Hamouri pour le MJCF, qui s’exprime au mégaphone. Tous ont en tête la virulence des propos de Michèle Alliot-Marie à l’encontre de la justice mexicaine lors de la condamnation de Florence Cassez, ou encore l’affichage de l’engagement de ministres pour faire libérer les otages Ingrid Bettancourt et plus récemment Gilad Shalit.

« C’est inacceptable ! Nous ne pouvons l’accepter » ajoute Fabien, qui appelle à ne rien lâcher. Ainsi, Denise Hamouri, la mère de Salah, et Jean-Claude Lefort, président du Comité de soutien, appellent à amplifier encore la mobilisation et la pression sur le gouvernement pour que Salah soit libéré le 28 novembre prochain.

Nicolas Bescond

Libération de prisonniers au Proche-Orient : la paix et la justice en jeu

octobre 19, 2011 by Rédaction  
Filed under International

colombe palestine israelUn accord entre le Hamas et Israël a été conclu en vue de la libération de prisonniers palestiniens et du soldat israélien Gilad Shalit. Cet accord, qui remet en selle le Hamas, intervient au moment où l’Autorité palestinienne demande la reconnaissance d’un État et fait l’impasse sur les conditions de détentions des prisonniers qui restent enfermés. Explications.

Le gouvernement israélien libère 477 prisonniers palestiniens en échange du soldat israélien Gilad Shalit qui détient la nationalité française. Dans quelques mois, il libérera une nouvelle vague de prisonniers pour atteindre le nombre de 1027 prévu par l’accord entre le Hamas et l’État hébreu. Cependant, cet événement pose la question de la libération de l’ensemble des prisonniers politiques détenus dans des conditions bafouant toutes les lois internationales comme pour Salah Hamouri ou Marwan Barghouti. Cet événement arrive à un moment particulier, celui où des prisonniers politiques palestiniens entament une grève de la fin contre le durcissement des conditions de détention. La demande de reconnaissance de l’État palestinien à l’ONU par l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) est également un événement qui a bousculé les choses.

Des milliers de prisonniers aux différents profils privés du respect du droit international

Les geôles israéliennes sont pratiquement un passage obligé dans la vie d’un jeune homme palestinien. Depuis 1967, selon la sous-commission des droits de l’homme du parlement européen, un tiers de la population palestinienne masculine est passé par la case prison pour diverses raisons et parfois même sans raison aucune à cause de la « détention administrative » qui permet de retenir prisonnier une personne jusqu’à six mois sans jugement.

Le gouvernement israélien n’a rien à envier aux pires dictatures de la planète quant au non respect des droits les plus élémentaires des prisonniers. En effet, la convention de Genève (traité international qui régit notamment le droit des prisonniers) prévoit qu’un détenu peut être gardé en isolement pour une durée maximale de 31 jours – peu importe ce qu’il a fait – or, Israël maintient des prisonniers politiques en isolement pendant plus de 10 ans.

De même, 300 mineurs sont aujourd’hui emprisonnés et 18 prisonniers sont en phase terminale de leur cancer, toujours attachés sur leur lit de mort.

Une loi qui durcit encore les conditions de détention

Le gouvernement israélien a décrété depuis le 23 juin la « loi Shalit ». Elle met en place un nouveau durcissement des conditions de vie des prisonniers, les privant de faire des études, d’accéder aux livres, multipliant les fouilles, réduisant les visites, etc.

Dans ces conditions, 234 prisonniers politiques ont entamé une grève de la faim illimitée afin d’alerter toute la communauté internationale. Notre compatriote Salah Hamouri, qui est libérable le 28 novembre, risque 140 jours de plus de détention administrative. C’est une autre conséquence de la loi « Shalit » qui permet de prolonger cette durée avec un effet rétroactif contraire aux principes d’un État de droits. De plus, pour casser le mouvement des prisonniers politiques palestiniens, Salah a été, depuis quelques jours, transféré dans une autre prison et maintenu en isolement.

De Pierre Gosnat (maire d’Ivry-sur-Seine) à Mahmoud Abbas (président de l’Autorité palestinienne et de l’OLP) en passant par Patrick Le Hyaric (député européen, vice président du groupe Gauche Unitaire Européenne/Gauche Verte Nordique) et le Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF), tous alertent aujourd’hui le gouvernement français et l’appellent à jouer son rôle en faisant pression sur Israël pour la libération immédiate de Salah Hamouri, détenu sans preuve depuis plus de 6 ans.

La libération des 1027 prisonniers représente-t-elle un pas sur le chemin de la paix ?

La question des prisonniers politiques palestiniens et de leur libération est fondamentale pour avancer dans le processus de paix. La libération des 1027 prisonniers est évidemment une très bonne chose pour les prisonniers et leurs familles et Gilad Shalit et ses proches. Cependant, à la base de cette libération il y a un accord entre le Hamas et Israël qui vient à point nommé interférer avec la demande de reconnaissance de l’État palestinien comme 194ème État Nation de l’ONU. Dans ces circonstances, cette libération représente-t-elle un pas sur le chemin de la paix ?  L’échange ne concerne pas n’importe quel prisonnier mais ceux du Hamas qui revient sur le devant de la scène comme principal interlocuteur alors que l’Autorité Palestinien avait réussi à reprendre la main sur le calendrier en imposant le débat à l’ONU. Israël refuse de libérer les dirigeants d’organisations progressistes comme Ahmad Saadat, secrétaire général du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP),  ou Marwan Barghouti, député palestinien du Fatah. Ce dernier, même s’il reconnaît la nécessité des actions de guerre contre l’occupation, a toujours condamné les attaques touchant des civils –palestiniens ou israéliens – et a toujours été le défenseur d’une solution politique au conflit. Sa libération comme celle de beaucoup d’autres dirigeants politiques pourrait être un atout pour la viabilité de l’État palestinien comme pour la paix.

La demande de reconnaissance à l’ONU, un espoir pour les prisonniers

La question de la libération de l’ensemble des prisonniers politiques palestiniens est directement corrélée à la demande de reconnaissance de l’État palestinien pour une deuxième raison. Cette reconnaissance représenterait, en effet, un espoir pour les prisonniers politiques puisque, reconnu par l’ONU, l’État palestinien pourrait, comme tous les autres, bénéficier de sa propre souveraineté et pourrait donc être en capacité de porter plainte devant la Cour Pénale Internationale pour l’ensemble des crimes d’Israël : la question des prisonniers politiques et de leurs conditions de détention, l’opération plomb durci,  l’accès à l’eau, les colonies, le retour des refugiés, le mur de la Honte…

Il est ainsi aujourd’hui plus que jamais nécessaire de se lever pour la libération des prisonniers et pour que la Palestine soit le 194ème État de l’ONU, deux faces d’un même processus de paix sur lesquelles le gouvernement Français n’a toujours pas pris position ni au conseil de sécurité de l’ONU ni ailleurs.

Ourouk Jawad

LE G20 : LA RÉUNION DES ESCROCS

octobre 10, 2011 by Rédaction  
Filed under International

g20Alors que les bourses du monde entier dégringolent, que la crise financière est sur toutes les “unes”, que l’austérité étouffe les peuples, le G20 va se réunir à Cannes les 3 et 4 novembre 2011. Explications.

Les chefs d’État des 20 plus grosses puissances mondiales vont se réunir, discuter, manger, dormir dans le faste et le luxe alors que les peuples sont contraints de compter chaque pièce à dépenser. Quand on sait que le G20 de 2010 à Toronto avait coûté près d’un milliard d’euros aux contribuables canadiens, on est en droit de se poser quelques questions sur les sources que choisissent les gouvernements pour faire des économies (santé, éducation…).

Le G20 ou l’austérité concertée

Mais passons sur cette première interrogation pour poser cette question : que retient-on des précédents G20 ? En général, l’image des grandes puissances qui promettent encore et toujours de « moraliser » le capitalisme, de faire face à la crise (sans dire qu’ils l’ont eux-mêmes provoquée). Mais en y regardant de plus près (sur le site officiel, par exemple), on comprend que le G20 s’est institutionnalisé au moment de la crise pour devenir une « instance de pilotage économique » : « Lors du Sommet fondateur de Washington de novembre 2008, les chefs d’État et de gouvernement se sont mis d’accord sur un plan d’action exceptionnel pour éviter l’effondrement du système financier et de l’économie mondiale ». Ce plan d’action, c’est le transfert de milliards d’euros et de dollars vers les banques, le tout sans conditions ni sur les paradis fiscaux, ni sur la taxation des transactions financières (malgré les promesses d’un certain Nicolas Sarkozy). C’est par contre des économies drastiques dans tous les domaines publics au service des jeunes et des peuples. Sans parler des injustices sociales provoquées par l’austérité concertée, ce plan a depuis également démontré son inefficacité économique : il n’a pas réussi à apaiser les bourses du monde entier et même les USA ont vu leur note se dégrader. 

Démocratie ou pognon ?

Dans la même veine d’escroquerie… Alors qu’Obama, Sarkozy et les autres se targuent d’apporter la démocratie par les bombes en Afghanistan ou en Libye, quand il s’agit du G20, ils ne trouvent rien à redire. Pourtant, non seulement les peuples n’ont pas la main sur cette institution mais cette fois-ci c’est bel et bien la Chine qui arrive en position de force. Avec les dettes qu’elle rachète, avec son industrialisation à marche forcée, ce pays est en passe d’être une des puissances incontournables du sommet. Preuve est faite que le monde n’est pas une démocratie : le monde est capitaliste, donc pour en faire partie et y réussir, il faut simplement plaire aux banques et aux multinationales.

Ceux qui se prennent les avalanches du « sommet » se mobilisent

Néanmoins, si un mot est extrêmement juste, c’est celui de « sommet » : les personnes qui y sont ne voient pas et ignorent ceux qui sont en bas, ceux qui se prennent les avalanches. Pourtant ces derniers – qu’ils soient grecs, chiliens, espagnols ou encore français – ne semblent pas résolus à accepter leur sort sans rien dire. Dans nombre de pays, la protestation monte depuis quelques mois. Et le G20 sera aussi l’un de ces rendez-vous pour dire « les peuples d’abord, pas la finance ! » comme l’indique le slogan du contre-sommet. Celui-ci devrait se tenir du 1er au 3 novembre à Nice avec au programme : manifestation internationale, forum des peuples (ateliers-débats), action unitaire à la frontière monégasque contre les paradis fiscaux, etc. Après le 15 octobre à travers l’Europe, rendez-vous est donc pris à Nice début novembre.

Julien Néhou

RECONNAISSANCE DE LA PALESTINE À L’ONU : LE CHEMIN DE LA PAIX ?

octobre 10, 2011 by Rédaction  
Filed under International

onuLe début de l’automne 2011 a été un moment historique pour la paix dans le monde, celui où les Palestiniens ont demandé à l’ONU la reconnaissance de leur État. Évidemment les réactions ne se sont pas fait attendre. État des lieux d’une démarche pour la paix.

Les projecteurs ne doivent pas s’éteindre après le 23 septembre où s’est tenu à New York le discours fondateur du processus de reconnaissance de la Palestine comme 194ème État souverain de l’ONU. Cette requête historique de l’Autorité palestinienne et de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) est un nouveau départ pour la résolution du conflit majeur du Proche-Orient. De nouveaux rapports de forces sont posés où Israël apparaît plus isolé, les États-Unis et l’Union Européenne décrédibilisés et la Palestine remontée et plus unie que jamais pour la paix. Ovationné à son retour à

Ramallah, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, effectue un puissant retour en force dans l’opinion, au bénéfice aussi de l’organisation laïque Fatah, fondée par Yasser Arafat, dont il est issu ainsi que le leader Marwan Barghouti, emprisonné sans preuves depuis 2002. En optant pour une adhésion pleine et entière à l’ONU, en répétant qu’il ne retournerait pas à la table des négociations sans un gel de l’occupation, Abbas marque des points dans la confrontation diplomatique avec Israël et rappelle au monde entier l’urgence de la résistance et des résultats concrets.

Chape de plomb sur les crimes et l’occupation

Aujourd’hui, il ne reste à la Palestine sous chape de plomb que 10% du territoire. Les frontières de

1967 établies par résolution de l’ONU ne sont pas respectées, spoliées par les colonies et le mur de la honte : plus de 700 km de barrières illégales en Cisjordanie. Alors que 80% des Israéliens se déclarent dans un sondage pour la création de la Palestine à l’intérieur de ces mêmes frontières, leur gouvernement s’agite désormais depuis le fossé où il s’est retranché. Dans un nouveau discours agressif, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, sert aux Nations-Unies la même soupe hypocrite, depuis onze ans que l’extrême-droite est au pouvoir : la stratégie de la violence, de l’enlisement et du chantage, celle du loup et de l’agneau qui négocieraient à deux leur menu. Pas un mot sur les 11 000 prisonniers politiques, pas une explication sur les violations perpétuelles du droit international : les privations d’accès à l’eau, aux soins, à l’éducation, au travail, à la liberté de circulation ; niées, les exactions militaires, les destructions, les meurtres, etc.

Veto et silences complices

À l’ONU, les États-Unis ont été les plus graves complices de ces crimes. En prévoyant d’opposer son veto à l’adhésion palestinienne, la baudruche Obama tente un impossible grand écart entre son éloge des luttes arabes pour la liberté et son appel abstrait à des négociations sans condition préalable (le gel des colonies, par exemple) et forcément déséquilibrées. Ce cynisme, complémentaire de l’impuissance plus ou moins silencieuse de l’Union Européenne, montre une nouvelle fois les limites de la médiation unique américaine et la nécessité de transformer radicalement le fonctionnement impérialiste* et biaisé des institutions internationales.

Quel avenir pour la négociation maintenant ?

Déjà, dans toute la Palestine occupée ont eu lieu des manifestations de solidarité, malgré la répression. La surdité criminelle d’Israël et l’hypocrisie de ses alliés seraient responsables de l’escalade violente d’une troisième intifada redoutée par tous. Dans le camp de la paix, majoritaire, on réclame plus que jamais l’engagement ferme des parlements pour la sécurité des populations civiles, le respect par Israël du droit international, le retour des réfugiés, la fin de la colonisation, du mur et du blocus inhumain de Gaza, la libération des prisonniers politiques.

L’État palestinien aura d’autant plus de chance d’exister que le mouvement s’amplifiera. Les actions pour sa reconnaissance vont se poursuivre dans les échanges entre le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale de l’ONU –130 États sur 193 soutiennent la requête palestinienne– mais, aussi et surtout, dans les actions de sensibilisation et de solidarité avec le peuple palestinien à travers le monde entier comme en France à l’appel du MJCF le 28 octobre pour la remise des pétitions en faveur de l’État palestinien. Pétitions, rassemblements et mobilisations de soutien sont autant de gestes forts pour dénoncer les responsables, libérer la Palestine et s’approcher jour après jour d’une paix juste et durable au Proche-Orient.

Antoine Troussier

* Impérialisme : tendance d’un État à mettre d’autres États sous sa dépendance politique, économique, culturelle.

Soutiens à l’Etat palestinien

septembre 21, 2011 by Rédaction  
Filed under International

colombe palestine VLe Mouvement des Jeunes Communistes de France a lancé un appel pour soutenir la demande des Palestiniens pour que la Palestine soit reconnue comme le 194ème état membre de l’ONU. Le MJCF a soumis cet appel citoyen à diverses personnalités politiques, syndicales, associatives, mais aussi du monde culturel, philosophique, universitaire…. En cette journée internationale de la paix, Avant Garde publie cet appel et la liste des premiers signataires.

Colonisation ininterrompue, maisons détruites en masse, mur de la honte, contrôles aux checkpoints, confiscation de terres arables, privation d’accès à l’eau, racisme d’État, violation quotidienne des résolutions de l’ONU, humiliations permanentes… Ça ne peut plus durer ! Au moment, où de nombreux peuples se révoltent dans tous le Moyen-Orient pour trouver la voie de la démocratie, de la justice et de l’égalité, les aspirations du peuple palestinien doivent être entendues. Le temps est venu que les choses changent ! Bien sûr, l’échec des nombreuses négociations menées depuis 20 ans et l’escalade de la violence qui en découle pourraient décourager. La solution existe pourtant, simple et juste : un État palestinien pour le peuple palestinien.

En septembre, s’enclenche un processus qui doit conduire la Palestine à être reconnue comme un État, le 194ème membre de l’ONU.

Le peuple palestinien a le droit à cet État, libre et indépendant, dans les frontières de 1967 (Cisjordanie, bande de Gaza, Jérusalem-Est comme capitale), aux côtés de l’État israélien. C’est la condition de justice qui peut seule ouvrir un horizon de paix dans la région.

La France et l’Union européenne doivent soutenir activement cette chance historique.

En tant que citoyens engagés pour la paix, nous soutenons les peuples palestinien et israélien et leur droit de vivre en paix dans des États libres et souverains aux frontières sûres.

En tant que citoyens engagés pour la justice et les droits humains, nous appelons la France et l’Union européenne à prendre leurs responsabilités en approuvant à la prochaine assemblée générale de l’ONU – et au Conseil de sécurité pour les membres permanents – la reconnaissance de l’État palestinien.

Les premières personnalités qui cosignent cet appel :

- A -

Christophe Alévêque, humoriste et chroniqueur

Henri Alleg, ancien directeur d’Alger Républicain, président d’honneur de l’association de la cause anticolonial

Pouria Amirshahi, secrétaire national au droit de l’Homme du PS

Pierric Annoot, secrétaire général des jeunes communistes (MJCF)

Mouloud Aounit, président d’honneur du MRAP

Gérard Aschieri, syndicaliste

- B -

Nicole Borvo Cohen-Seat, président du groupe CRC-SPG du Sénat

José Bové, député européen

Marie George Buffet, députée, ancienne ministre

- C -

André Chassaigne, député

- D -

Didier Daeninckx, romancier

Laurianne Deniaud, présidente des Jeunes Socialistes (MJS)

Olivier Dulac, neuropédiatre, hôpital Necker

- F -

Patrick Farbiaz, animateur de l’association « Sortir du colonialisme »

Jacques Fath, responsable des relations internationales du PCF

Gérard Filoche, inspecteur du travail en retraite

Luc Foulquier, Ingénieur-chercheur en écologie

- G -

Jérôme Gleize, membre de l’exécutif d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV)

Pierre Gosnat, député

Robert Guédiguian, réalisateur

Marion Guénot, secrétaire national de l’UEC

- H -

Gisèle Halimi, avocate et ancienne ambassadrice de France

Denise et Hassan Hamouri, enseignante et commerçant

Salah Hamouri, étudiant franco-palestinien et prisonnier politique en Israël

Jacky Hénin, député européen

Stéphane Hessel, ambassadeur de France

Elie Hoarau, député européen, secrétaire général du Parti Communiste Réunionnais.

- J -

Benjamin Joyeux, responsable de la commission transnationale EELV

- L -

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Yvan Le Bolloch’, comédien et musicien

Jean Paul Lecoq, député

Jean Claude Lefort, député honoraire

Patrick Le Hyaric, député européen, directeur du journal l’Humanité.

Didier Le Reste, cheminot, syndicaliste

Marie-Noëlle Lienemann, membre du bureau national du PS

- M -

Gilles Manceron, historien, Ligue des droits de l’Homme

Catherine Margatte, maire de Malakoff

Henri Martin, résistant

Jean Luc Mélenchon, député européen, vice-président du Parti de gauche

Catherine Mills, maitre de conférences à la Sorbonne

Roland Muzeau, député, porte parole des députés communistes, républicain et du Parti de gauche

- N -

Jacques Nikonoff, porte parole du M’PEP

- P -

Daniel Paul, député

François Périnet, maitre de conférences à Paris Sud

Christian Piquet, porte parole de la gauche unitaire

- Q -

Yvon Quiniou, philosophe

- S -

Georges Séguy, syndicaliste, déporté et résistant

Lucien Sève, philosophe

- T -

Taoufiq Tahani, universitaire

Nils Tavernier, acteur et réalisateur

- V -

Marie Christine Vergiat, députée européenne

Pierre Villard, co-président du Mouvement de la Paix

Daniel Voguet, avocat à la cour d’appel de Paris

- W -

Edouard Wagneur, mathématicien

Francis Wurtz, député européen honoraire

- Z -

Emmanuel Zemmour, président de l’UNEF

 

Sénégal : «Touche pas à ma constitution»

août 19, 2011 by Rédaction  
Filed under International

wadesarkoSouvent présenté comme le modèle à suivre en matière de démocratie en Afrique, le Sénégal, présidé depuis 2000 par Abdoulaye Wade (du Parti Démocratique Sénégalais – PSD), traverse une crise sans précédent depuis le printemps 2011. Modification de la constitution, précarité, chômage, coupures d’électricité, autant de raisons à la mobilisation populaire qui a gagné le pays. Retour sur les événements.

Le mouvement « Touche pas à ma constitution » est né après la 17ème tentative de modification de la constitution par le Président. A l’approche des élections présidentielles, cette réforme avait pour but de rendre Wade (âgé de 85 ans)  rééligible pour un troisième mandat consécutif avec 25% des voix seulement. Elle aurait permis, par la même occasion, l’élection d’office de son fils, Karim Wade, au poste de vice-président. C’est ce que le Président a lui-même appelé le « ticket gagnant », le gain ne profitant qu’à la droite au pouvoir et au clan Wade (d’ailleurs soutenu par Nicolas Sarkozy, entre autres). Entre dictature, néocolonialisme et népotisme, le peuple sénégalais s’est organisé pour résister. Le 23 Juin 2011, jour où devait être présenté le projet de loi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés devant le parlement à Dakar.

Le M23 à l’origine de la contestation

La précarité grandissante, le mépris des revendications des étudiants et des travailleurs, le chômage en hausse constante et les coupures d’électricité quotidiennes sont autant d’éléments qui ont contribué au ras-le-bol du peuple sénégalais. L’annonce du projet « des 25% » et de l’élection avec l’option « ticket gagnant » n’ont été que la goutte d’eau qui a fait débordé un vase qui se remplissait depuis des années. Dès lors, plusieurs mouvements et associations se présentant comme apolitiques (tels que « Y’en a marre » ou « Je refuse - Jeunes pour la Reconstruction et le Futur du Sénégal») ont vu le jour et se sont joints aux forces politiques de gauche, dont l’Union de la Jeunesse démocratique Alboury N’diaye (UJDAN) et le Parti e l’Indépendance et du Travail (PIT). Ces derniers ont préparé la manifestation du 23 Juin en sensibilisant un grand nombre de Sénégalais, auxquels se sont ajoutés bon nombre de manifestants spontanés, hommes ou femmes, jeunes ou vieillards, étudiants, chômeurs ou travailleurs.

Le jour dit, alors que les manifestants sont regroupés pacifiquement devant le parlement, l’un des ministres entre dans l’édifice malgré les barrières et la contestation populaire. Cet acte est vécu comme un affront et un mépris des aspirations sénégalaises. Selon des témoignages recueillis sur place, c’est à cet instant que la tension est montée : la police a immédiatement eu pour ordre de disperser la foule, et la torture des manifestants a suivi les passages à tabac sur la voie publique et les violentes arrestations.

Suite à ces événements, le gouvernement a décidé d’interdire toute « manifestation à caractère politique » au centre-ville de Dakar. Mais les organisations présentes dans les rues le 23 juin dernier ont décidé de braver l’interdit et de descendre dans les rues le 23 de chaque mois jusqu’aux élections présidentielles qui auront lieu en Février 2012. Wade et ses alliés espèrent étouffer les événements en organisant un black out total à la fois sur la question politique, sur les mobilisations et sur la répression.

« Benno Siggil Sénégal », victoire et unité indissociables

Du côté de l’opposition, les élections se préparent. Toutes les forces politiques de gauche – des socialistes à l’extrême gauche, en passant par le PIT – se sont alliées au sein d’un front, le Benno Seggil Sénégal, pour battre la droite en 2012. Créé en 2009 pour les élections locales, le Benno s’est renforcé dans la préparation du M23 et ne cesse de prendre de l’ampleur. Un candidat unique de la gauche devrait être élu pour se présenter en 2012. Face au pouvoir de Wade, la gauche Sénégalaise part en campagne avec l’intime conviction que la victoire et l’unité sont indissociables, et que le peuple doit être à l’origine de tout projet politique.

Gnima Mendy

Palestine libre – libres Palestiniens

août 3, 2011 by Rédaction  
Filed under International

colombe palestine israelReconnaissance à l’ONU, libération probable de Salah Hamouri… les événements se bousculent au Proche-Orient sans que pour autant rien ne soit encore joué. Explications.

Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien emprisonné en Israël. 7ans, c’est la peine à laquelle il a été condamné après une arrestation injustifiée. Pourquoi ? Salah est tout simplement passé devant les fenêtres du rabbin Yossef Ovadia, chef spritituel du parti Shass (parti d’extrême droite). Ce geste, plutôt banal dans n’importe quel autre endroit du globe, a été, là-bas, suffisant à le condamner pour « terrorisme ». Salah a comparu devant le tribunal militaire d’Ofa, illégal au regard du droit international, et a été contraint de plaider coupable pour alléger sa peine. C’est ainsi qu’il a rejoint les milliers de prisonniers politiques palestiniens.

La libération des prisonniers indissociable de la paix

Enfermé depuis plus de 6 ans, sa peine devrait donc prendre fin le 28 novembre mais Salah est, pour l’instant, seulement libérable et pas encore libéré. Le pouvoir israélien pourrait le garder encore un certain temps en rétention administrative surtout si le gouvernement français reste sourd malgré les soutiens des différents comités et associations en France et au Proche-Orient. Ces mobilisations ont toutefois déjà contraint Alain Juppé, ministre des affaires étrangères, à accepter de rencontrer Denise et Hassan Hamouri, les parents de Salah.

Daniel Voguet, l’avocat de Marwan Barghouti (responsable du Fatah, lui aussi enfermé), parle d’au moins 1 palestinien sur 10 qui aurait connu, à un moment ou un autre, une arrestation, un enfermement. Selon de nombreux observateurs, 300 enfants seraient aujourd’hui en prison. C’est le quotidien des Palestiniens. L’exigence de leur libération est donc indissociable de la construction d’un État et d’une paix juste et durable. Salah en est l’un des symboles, ici en France.

Les enjeux de la reconnaissance

Avec l’annonce de sa probable libération et la possible reconnaissance d’un État Palestinien à l’ONU, on pourrait croire que la situation entre les deux protagonistes du conflit est en train de s’améliorer. Tout n’est pas si simple mais cette demande de reconnaissance est tout de même le signe d’une reprise en main du calendrier, d’un passage à l’offensive des Autorités Palestiniennes poussées par les mobilisations populaires de ces derniers mois. Si elle aboutissait, elle représenterait, entre autres, la possibilité de sortir du tête à tête toujours défavorable aux Palestiniens, d’une implication plus importante de la communauté internationale et permettrait que d’autres dispositions du droit international s’appliquent à la situation – telle que la reconnaissance de la Palestine comme un État occupé par une puissance étrangère.

Tout reste à jouer

Évidemment rien n’est encore joué. De même que pour une libération effective de Salah, la mobilisation internationale est nécessaire pour que l’espoir de cette reconnaissance devienne réalité. Si la demande de reconnaissance par l’ONU est un signe fort adressé à Israël, il semble que le chef du gouvernement hébreu ne l’entende pas de cette oreille. Les dernières interventions du Premier Ministre, soutenu par les États-Unis, ne vont pas dans le sens d’un abandon de la colonisation et du retrait des colons dans les territoires réclamés par les palestiniens. Netanyahou pourrait malgré tout être mis au pied du mur sous la pression de la communauté internationale. Plus de 120 pays se sont d’ores et déjà déclarés favorables sur les 130 voix nécessaires pour faire la bascule à l’Assemblée Générale de l’ONU. Il appartient aux peuples du monde d’exiger de leur gouvernement d’ajouter leur poids dans ce processus qui sera de longue haleine puisque la résolution fera plusieurs aller retour entre l’Assemblée Générale et le conseil de sécurité (composé de 5 membres permanents dotés du droit de veto – Chine, Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni – et de 10 membres élus pour 2 ans).

Le combat pour la paix continue

Si à terme ce processus devait aboutir, le combat pour la paix ne prendrait pas fin pour autant. En effet, la reconnaissance pure et simple d’un État palestinien n’est pas suffisante. Pour Israël, ce pourrait être une manière de se sortir d’une situation qui semble de plus en plus difficile à gérer sans avoir à assumer les 60 années d’humiliations quotidiennes, d’occupation illégale, d’utilisation de la force armée contre des civils, de crimes de guerres. Il semble dès lors qu’une paix durable ne pourra se construire que sur le chemin de la justice. De nombreux débats et combats restent et resteront à mener : la libération des prisonniers essentielle au bon fonctionnement de l’État, la fin des colonies et du mur, la sanction des crimes de l’État israélien notamment l’attaque de Gaza en 2009, le droit au retour des réfugiés… C’est pour l’ensemble de ces questions et en premier lieu pour la reconnaissance de l’État palestinien que Marwan Barghouti a appelé, cet été depuis sa prison, tous ceux qui luttent pour la paix à organiser à travers le monde de grands rassemblements le 17 septembre, quelques jours avant le début du débat à l’ONU.

Lorraine Finkl

Palestine : résistances populaires contre le mur de la honte

juillet 28, 2011 by Rédaction  
Filed under International

murDepuis près de 10 ans, un mur s’érige face à de nombreux palestiniens. Accéder à ses terres, à l’eau, à sa famille… l’épreuve est quotidienne mais la résistance aussi. Avant Garde s’est rendu sur place, témoignage.

Été 2002, le gouvernement israélien commence la construction du « mur de sécurité », officiellement pour se protéger des « attaques terroristes » venant des territoires palestiniens. Long de 730 kilomètres, il est rapidement rebaptisé « mur de la honte » ou « mur de l’apartheid » par ceux qui luttent pour la paix. Non content d’empiéter sur les territoires palestiniens – jusqu’à 23 km au-delà de la ligne verte de 1967 – il coupe des villages en deux, séparant parfois des familles qui doivent effectuer plusieurs centaines de kilomètres pour se voir, alors qu’elles habitent à moins de 500 mètres à vol d’oiseau. Ce mur prive les Palestiniens de l’accès à leurs terres les plus arables, à leurs champs d’oliviers et à l’eau. Les principaux puits palestiniens sont incorporés du côté israélien, les empêchant de faire des récoltes sur les terres qui leur restent. Enfin, le mur est un véritable enfer pour des milliers de Palestiniens contraints de se déplacer chaque jour : ils doivent subir de longues attentes et parfois des humiliations aux nombreux checkpoints postés sur les routes.

Des comités populaires pour une résistance non-violente

Depuis la création de ce mur, de nombreux Palestiniens ont cherché de nouvelles formes de luttes pour protester contre sa construction, mais aussi contre la politique de colonisation du gouvernement israélien. Plusieurs villages ont alors eu l’idée de constituer des Comités Populaires de Résistance. Ils rassemblent largement tous les Palestiniens d’un même village, encartés ou non dans un parti politique (Fatah, PPP, FPLP, Hamas, etc.). Chacun d’eux se dote d’un coordinateur, d’un chef de projet et d’une équipe de communication. Leur choix ? La non violence, comme nous l’explique Mahmoud, coordinateur du Comité d’Al Maasarah : « J’ai vu mon frère et des amis tombés les armes à la main. Pour moi, comme pour les autres habitants du village, il nous fallait inventer autre chose. Nous avons choisi la voie de la non violence et des manifestations ». Cet été, nous avons participé à deux de ces actions.

Manif à Bil’in

D’abord à Bil’in, l’un des villages les plus connus pour sa résistance active, puisqu’il a été l’un des premiers à s’y lancer. La manifestation est constituée de 150 personnes tout au plus, dont un bon tiers d’internationaux desquels nous faisons parti. Comme toujours, elle part en cortège depuis le « centre » du village et se rend aux abords du mur en scandant des slogans tels que « Free Palestine ». Mais, comme à chaque fois, au bout d’une dizaine de minutes, l’armée disperse la «foule » pacifique à l’aide de bombes lacrymogènes, grenades assourdissantes, voire plus. Abdallah, le responsable du comité à Bil’in, nous rappelle alors que « la résistance populaire a déjà connu plus de 1 500 blessés dus aux armes utilisées par l’armée. L’année dernière, deux personnes, un frère et une sœur, ont été tuées par l’armée à 3 mois d’intervalle. Et plusieurs d’entre-nous ont déjà connu la prison. Moi-même, j’ai été enfermé plus de 16 mois déjà pour mes activités pacifistes ».

Match de foot à Al Maasarah

Pour notre deuxième action avec les comités populaires nous nous rendons à Al Maasarah à côté de Bethléem. L’action n’est pas, cette fois-ci, une simple manifestation mais un match de football qui se joue juste à côté de l’armée. Mahmoud nous explique ce choix : « le but des manifestations était qu’elles soient médiatisées. Elles l’ont été, au début, mais comme elles se sont multipliées dans de nombreux villages et cela chaque semaine, au bout d’un moment, cela s’est un peu essoufflé. Alors on s’est demandé comment faire ? Nous avons décidé de faire des actions plus originales : s’enchaîner aux oliviers qui devaient être arrachés, refaire le chemin de Jésus avec 100 militants sur des ânes entre Bethléem et Jérusalem, enfin jusqu’au checkpoint…. Face à cela l’armée ne sait pas encore comment réagir. Être violent ou non ? Réprimer ou pas ? ».

En route donc pour le match de football avec une centaine de participants. Le contexte est tendu et l’armée nous encadre. Un pénalty touche un soldat. Résultat : un blessé grave (le tireur) évacué par l’ambulance qui nous avait suivi. Le match se termine par un petit meeting et dans le calme. Toutefois Mahmoud est menacé par l’armée israélienne de représailles dans la soirée : « Nous viendrons te chercher ce soir, car là il y a trop de monde ». Heureusement, ils ne viendront pas, mais Mahmoud a vécu avec la peur au ventre toute la journée… pour lui c’est le quotidien.

« Continuer notre lutte jusqu’à ce que nous ayons une terre »

Aujourd’hui les comités populaires sont au nombre de 16. Ils se réunissent régulièrement et incitent les différents villages palestiniens à faire de même. Certains obtiennent des résultats. A Bil’in, par exemple, 3 semaines avant notre arrivée, le mur avait été démantelé et reconstruit 100 mètres plus loin, rendant aux villageois 1.000 hectares d’oliviers leur appartenant. Il leur reste à reconquérir les 1.000 autres hectares restés derrière le mur et, comme le souligne Mahmoud, « à continuer notre lutte jusqu’à ce que nous ayons une terre, un État indépendant et que nous puissions vivre en paix avec nos voisins israéliens. Nous ne demandons que cela ! ».

Fabien gay

LA PALESTINE DANS TOUS SES ÉTATS

juillet 12, 2011 by Rédaction  
Filed under International

TERRE-ET-PAIXL’ensemble des organisations de l’OLP (Organisation de Libération de la Palestine) ont récemment signé un accord historique qui établit l’unification nationale. C’est un immense espoir de paix qui s’inscrit dans le projet de reconnaissance de l’État palestinien en septembre prochain à l’ONU. Explications.

Depuis 2006, Israël impose à la bande de Gaza un blocus meurtrier avec la complicité de l’Egypte. Ce sont 1,5 millions d’habitants qui vivent dans une prison à ciel ouvert où pauvreté et chômage explosent. À cela s’ajoutent l’édification du mur de l’apartheid, l’extension de la colonisation, les expulsions des Palestiniens, les arrestations arbitraires, la destruction des agricultures… Le peuple palestinien a dit stop.

Le 15 mars 2011, l’ensemble des organisations de jeunesse palestiniennes ont lancé un grand appel à manifester pour l‘« unification nationale ». Un réel rappel à l’ordre pour les dirigeants. Suivant l’exemple des révolutions en Tunisie, en Égypte, ou encore en Libye, les manifestations, impulsées par les jeunes, ont réuni 300 000 personnes à Gaza et des milliers d’autres en Cisjordanie. Moins d’une semaine plus tard, Mahmoud Abbas (membre du Fatah et président de l’Autorité palestinienne) annonçait qu’il était prêt à se rendre à Gaza pour négocier avec le

Hamas (abréviation arabe de « Mouvement de résistance islamique ») qui y a le pouvoir. Sous la pression de la volonté populaire, un accord a été signé le 27 avril.

Les termes de la réconciliation

D’après cet accord, une élection présidentielle sera organisée d’ici un an pour élire le Président unique de l’ensemble de la Palestine (Gaza et Cisjordanie). En attendant, un gouvernement transitoire va être nommé. Même si la constitution de ce dernier ne va pas sans poser de problèmes, cet accord renforce l’État palestinien qui rassemble derrière lui des responsables politiques et un peuple unis pour lutter contre toutes les injustices commises par le gouvernement israélien. Du point de vue de la communauté internationale, il apporte une crédibilité capitale à la Palestine qui souhaite être reconnue à l’ONU en septembre prochain.

Israël de plus en plus isolé

Avec les révolutions dans le monde arabe, l’État israélien ne bénéficie plus de l’appui de ses partenaires privilégiés, notamment l’Égypte qui a mis fin à sa participation au blocus sur Gaza en ouvrant ses frontières à Rafah. Bien sûr, l’Égypte ne compte pas briser ses relations avec les États-Unis ni mettre fin au traité de paix avec Israël mais elle se défait de sa dépendance aux pressions et sou- tient l’unité nationale en Palestine. Les dirigeants du Fatah et du Hamas se sont d’ailleurs rencontrés au Caire.

Même s’il bénéficie encore du soutien des États-Unis, l’État israélien est donc de plus en plus isolé.

Encore récemment, la communauté internationale a condamné unanimement sa décision de bloquer les recettes fiscales de la Palestine. Sous pression, le gouvernement de Netanyahou est revenu sur sa décision.

Néanmoins, malgré les contestations qui se multiplient autant en Palestine que dans la société israélienne avec encore récemment plus de 25 000 manifestants à Tel Aviv, la colonisation et la répression se durcissent. Aux manifestants non armés qui commémoraient le 44e anniversaire de la guerre des six jours et de l‘occupation du plateau du Golan, Tsahal à répondu par la violence et a fait 14 morts.

Un État reconnu à l’ONU ?

Même s’il est le premier président américain à se prononcer pour le respect des frontières de 1967, les déclarations d’Obama le 7 juin dernier – « les Palestiniens ne devraient pas demander la reconnaissance d’un État aux Nations Unies » – laissent supposer que les États-Unis utiliseront leur véto en septembre. Cependant, le soutien important d’autres membres de l’Assemblée – qui reconnaissent dorénavant l’État palestinien ou lui accordent un statut diplomatique particulier – pourrait au moins permettre à la Palestine de devenir observateur de l’ONU et, comme le dit Alain Gresh (journaliste spécialiste du Proche Orient), « de poser la question de l’occupation d’un État devant l’opinion et la justice internationales ».

Un soutien international primordial

Les choses sont en train de changer et des solutions de paix durables existent et se dessinent. La cause palestinienne jouit dorénavant d’une opinion favorable à l’international. La flottille de la paix pour Gaza partie au début de l’été le démontre. Avec des bateaux de plusieurs pays, dont la France, elle compte bien offrir au peuple de Gaza un acte de solidarité, une aide matérielle et l’audience nécessaire pour survivre.

Même si leur État est reconnu en septembre à l’ONU dans les frontières de 1967 avec Jérusalem Est comme capitale, d’autres questions continueront de se poser pour permettre au peuple palestinien de vivre dignement : la libération des prisonniers politiques, la fin de la colonisation, le retour des réfugiés, l’accès à l’eau… La mobilisation ne devra donc pas faiblir.

Charline Hernandez

Page suivante »

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:33

 

  www.youtube.com

 

Merci à Mireille Rivat pour m'avoir le découvrir

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans DETENDEZ-VOUS EN MUSIQUE
commenter cet article
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:30

Le jeune franco-palestinien raconte son arrestation, ses conditions de détention, la volonté israélienne de briser les prisonniers politiques palestiniens. Il remercie tous ceux qui l’ont soutenu et parle de l’avenir. Le sien et celui du peuple palestinien.


Salah Hamouri :

 

« Mes conditions de détention étaient les mêmes que pour les autres prisonniers palestiniens. Les Israéliens essaient toujours de maintenir une certaine tension, de faire pression sur nous pour briser toute résistance. Plusieurs prisonniers politiques ont été isolés pendant des années. Certains se voyaient interdit de toute visite, y compris familiale. Depuis deux ans nous n’avions plus l’autorisation de recevoir des livres. Les Israéliens prennent toujours un prétexte sécuritaire pour appliquer leur politique de pression sur les prisonniers. »

[….]

« La campagne menée par le Comité de soutien, l’engagement de Jean-Claude Lefort, de l’AFPS, du journal « l’Humanité », des Jeunes communistes, ont été le pont de l’espoir pour moi, ma famille mais aussi pour tous les prisonniers politiques. Cela a été comme un mur nous protégeant des visées israéliennes. Je tiens à les remercier pour ce soutien qui m’a aidé moralement et psychologiquement. »

 

Retrouvez l’intégrale de l’entretien mardi 20 décembre dans l’Humanité !

  • Avec le retour des Pieds Niclekés en bande dessinée
  • Un grand reportage en Argentine face à la crise, 10 ans après que le pays ait fait défaut
  • Notre page Ripailles, mêlant gastronomie et littérature, avec une escale demain en Franche-Comté
  • Vous trouverez également notre analyse sur le temps de parole accordé aux différents partis politiques dans les journaux d’information, et bien d’autres choses encore !
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre