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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 15:53
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:59

Chasser Sarkozy du pouvoir est une œuvre d’intérêt général, un acte de salubrité publique. Mais quels changements si nécessaires dans la vie quotidienne de nos concitoyens pourrait-on espérer s’il s’agissait de pour­suivre avec l’austérité?


La Grèce, l’Espagne, l’Italie  apportent la réponse, terrible pour les gens, terrible pour la gauche tout entière. Les électeurs et les électrices de gauche et de l’écologie politique, ne peuvent se rési­gner à ce qu’un pouvoir qu’ils auront contribué à mettre en place, appli­que, à sa façon, une autre version de l’austérité, sous la pression des marchés financiers et des institutions européennes.

 

Or, le risque existe si F. Hollande laisse enfermer les choix à opérer dans la logique du traité de Lisbonne dont on voit mieux aujourd’hui qu’il se révèle être une machine de guerre contre les travailleurs, contre nos atouts industriels et agricoles, les services publics, la protection sociale.

 

Les marchés financiers s’ap­puient sur ce traité pour que continue d’être interdit à la Banque centrale européenne de racheter tout ou partie de la dette directement aux états ou d’octroyer des crédits progressifs en fonction de la création d’emplois. Ils s’engraissent et spéculent grâce à cette interdiction. Pour la gauche, faire sauter ce verrou devrait être une priorité, qu’on ait ou non rejeté le traité de Lisbonne. 


Pour la gauche, la priorité ne peut pas être la seule « responsabilité dans la gestion »… ou de « donner du sens à la rigueur », comme le répète le candidat socialiste.

 

Face aux rapaces de la finance internationale, une gauche conséquente doit choisir les travailleurs, le peuple. Celui des usines et des champs. Celui des écoles et des laboratoires. Celui de la production et de la création. Celui de celles et ceux qui n’en peuvent plus de la pauvreté, de la précarité et du chômage.Celles et ceux qui ne supportent plus cet avenir incertain. Cet avenir menacé pendant que les détenteurs de capitaux sont sécurisés.

 

L’enjeu est de taille. Parce que les réponses ne sont pas simples dans cette crise. Il est indispensable que nos concitoyens  se saisissent de toutes ces questions qui conditionnent leur avenir, dans une démarche ouverte, unitaire et rassembleuse.

 

Il s’agit pour la gauche de transformation sociale et écologique, de gagner en juin et de réussir ensuite face à des marchés financiers, un MEDEF, une droite, une extrême droite qui seront toujours là et que seule la mobi­lisation populaire pourra contraindre à respecter un verdict des urnes d’autant plus efficace qu’il sera clair.

 


Le Front de gauche et ses composantes, avec son candidat à la Présidentielle Jean-Luc Mélenchon,  ne sou­haite pas rester la seule force anti-austérité qui propose une répartition nouvelle des richesses et une nouvelle manière de les produire, respec­tueuse des hommes et de la nature. Ils se mettent à la disposition de la majorité de nos concitoyens, qui, aujourd’hui ; sont déterminés à chasser M. Sarkozy du pouvoir pour construire avec eux un rassemblement majo­ritaire pour faire reculer l’austérité, le chômage, la pauvreté, sortir de la crise et changer l’Europe.

 

La montée entamée, dans les sondages, du score de Jean-Luc Mélenchon est déjà un des éléments de la modification du rapport de forces en faveur du créel changement qui commence à se constituer. C'est un encouragement et il convient de l’amplifier partout désormais, sans se laisser détourner ni d’un soi-disant vote utile, ni de la large unité nécessaire à construire, pour changer vraiment.


Tout cela se joue aussi, sans attendre, dans la 3e circoncription des Deux-Sèvres (Bressuire/Thouars/Airvault) avec la poursuite débats ouverts, dans l’action et le vote. 

 

B. Fornaciari 

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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 12:38

 


Culture - le 18 Décembre 2011

Rebelle dans l’âme et d’une bouleversante simplicité, l’immense chanteuse capverdienne laisse un héritage universel, entre morna mélancolique et coladeira subtilement allègre. Par Fara C.


Elle semblait sans âge, immortelle, bien que nous la sachions malade. Hier, la triste nouvelle est tombée. La diva aux pieds nus s’en est allée rejoindre son père trop tôt disparu (elle avait sept ans) et son oncle, l’immense compositeur B. Leza, mort dans le dénuement et dont elle a interprété sans répit les perles, afin de lui rendre justice. Hier soir, lors du Bal de l’Afrique enchantée qui a magnifiquement clôturé Africolor au Forum du Blanc-Mesnil, tous les artistes et les MC, Soro Solo, Vlad, Sayon Bamba, l’orchestre Les Mercenaires de l’Ambiance et, enfin, le légendaire Zao, ont rendu un vibrant hommage à la Créole africaine.

 

A l’image des chansons à la fois nostalgiques et syncopées qu’elle fredonnait au creux de notre cœur, le visage de Cesaria Evora oscillait entre regard espiègle et moue empreinte de gravité.

 

L’inextinguible soif de liberté caractérise l’existence et l’œuvre de la chanteuse capverdienne. Cize, ainsi que la surnomment affectueusement ses amis, avait trouvé, en José Da Silva, directeur du label indépendant Lusafrica, le producteur et manager qui lui convenait exactement. « José a été le premier professionnel de l’industrie musicale à me témoigner un véritable respect, et cela tout au long de ma carrière, me confiait-elle un jour. Tout a décollé avec lui ». La reine de la morna, qui avait été arnaquée des années durant, ajouta : « Je dois beaucoup aussi à la France, où l’on m’a comprise et traitée comme une artiste à part entière».

 

Le miel doucement amer de la mélancolie


Dans les années 60, Cesaria commença à enregistrer et à se produire sur scène. Tout le monde perçut aussitôt le talent qui se nichait dans sa gorge. « On m’appelait pour chanter, mais on me payait des cacahuètes. J’en ai eu marre. Dans les années soixante-dix, je me suis retirée ». Ce n’est qu’en 1985, grâce à des faces gravées au Portugal avec Bana, emblématique chanteur capverdien, que l’on entend de nouveau l’indomptable mutine. José Da Silva la découvre alors. La collaboration avec ce jeune producteur franco-capverdien propulsera Cesaria au sommet des charts, en à peine quatre ans et trois albums - « La Diva aux pieds nus » (1988), « MarAzul » (1991) et « Miss Perfumado » (1992), disque de la consécration internationale.

 

Son pays était encore sous le régime socialiste, quand je l’ai vue, il y a une vingtaine d’années, au Piano-Bar de Mindelo, sa ville natale. Elle n’avait pas encore percé hors de l’archipel. En ce petit club, discrètement assise dans un coin, seule à une table, elle attendait, sirotant un whisky et allumant de temps à autre une cigarette, que le public la réclamât.

Dès que s’éleva son chant, tous les spectateurs furent saisis d’émotion. Il semblait, à lui seul, libérer soudain tous les sans-voix de la planète. Même si l’on ne comprenait pas un mot de portugais, on y sentait le miel doucement amer de la mélancolie, la mer qui ballotte les migrants et l’exil, le ressac de la mémoire qui bat le chapelet d’îles.

 

« La cage en or du gros showbiz ? J’en veux pas »


Après son concert à la Fête de l’Humanité, en 1997, lorsque je lui avais demandé quel message elle souhaitait exprimer à nos lecteurs, elle avait déclaré : « Faites encore la fête, tout en continuant à poser des questions au monde. Je n’y connais rien à la politique, mais j’ai éprouvé ici quelque chose de spécial : une fraternité ». Miss Perfumado déploie, en définitive, une insoumission plus forte que nombre de discours ronflants. Elle s’est entêtée à mener en toute indépendance son parcours d’artiste (« La cage en or du gros showbiz ? J’en veux pas, je suis bien avec Lusafrica ») et sa vie de femme (« Pas d’homme à la maison ! On ne me commande pas »). Cesaria Evora, à l’exigeante créativité, incarne l’impertinence et l’art de la débrouillardise, le génie créateur et l’humble majesté du petit peuple.

  • SELECTION DISCOGRAPHIQUE

Quelques disques phares :

1988, « La Diva aux pieds nus », le premier disque international, produit par José Da Silva ; il a révélé Cesaria Evora hors de son pays.
1991, « MarAzul », amorçant le passage à un album totalement acoustique ;
1992, « Miss Perfumado », l’opus de la consécration planétaire.
1995, « Cesaria », confirmant le triomphe ;

Suivront, entre autres, « Cabo Verde », « Voz d’amor », « São Vicente di longe » et l’ultime « Nha sentimento » (2009).
En outre, en2003, le disque « Club Sodade », remix électro de chansons (Petit Pays ; Angola ; Besame mucho ; Sodade, etc.
En 2010, « Cesaria& », compilation de duos par Cesaria Evora avec ses invités, Bonga, Bernard Lavilliers, Ismaël Lo, Salif Keita, Compay Segundo, Caetano Veloso, Goran Bregovic, Teofilo Chantre...

  • Des chansons étoiles :

Mar Azul
Cize
Cabo Verde
Sodade
Angola
Miss Perfumado
Petit Pays

Fara C.

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Il est des êtres qui sont

Il est des êtres qui sont aussi nécessaires que la terre sous les pieds:une évidence.
Leur disparition,une béance de plus.

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Published by bruno fornaciari - dans MEMOIRES - HOMMAGES - SOUVENIRS
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 10:10

Et pourquoi pas un référendum ?

"La Nouvelle république" 06/11/2011 05:28

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Bruno Fornaciari, hier. Bruno Fornaciari, hier. - (dr)

A côté de l'action en justice, pourquoi ne pas imaginer un référendum d'initiative populaire ? C'est la proposition que porte depuis plusieurs mois le communiste Bruno Fornaciari, présent hier dans les rangs des manifestants : « Je me félicite du succès de ce rassemblement. Cela prouve que des gens sont disponibles pour s'exprimer dès lors que cela les concerne. Cela me conforte dans l'idée d'une votation citoyenne, d'un référendum comme on avait pu le faire pour La Poste. On pourrait tout à fait continuer la lutte dans ce cadre-là. D'autant qu'aujourd'hui, c'est une exigence démocratique qui s'exprime partout. C'est dans l'air du temps, comme on l'a vu en Grèce, où l'on vient justement de refuser au peuple cette possibilité de prendre la parole ».


 

 

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Published by bruno fornaciari - dans PORCHERIE LUZAY-ST VARENT
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 09:57

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans DETENDEZ-VOUS EN MUSIQUE
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 09:46

 

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 09:43

 

Le blog du syndicat CGT du CG08

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Depuis quelques mois le gouvernement s'acharne à dénoncer des fraudes aux diverses allocations afin de mieux faire passer sa politique d'austérité....... estimée à 2 milliards d'euros (dont la plus grosse partie récupérée après vérification), celle ci est pourtant bien loin de la fraude patronale, dont le gouvernement ne dit pas un mot ....

 

 

Question d’actualité de Dominique Watrin (CRC), sénateur du Pas-de-Calais, à F. Fillon le 1er décembre au Sénat :

 

Pour celles et ceux qui en doutaient encore, la campagne des élections présidentielles a bien débuté, comme l’attestent les déclarations récurrentes des différents membres du gouvernement concernant la fraude sociale. Comme avant chaque échéance électorale, vous usez de tous les artifices pour opposer nos concitoyens entre eux, faire naître la suspicion. Votre ressort est bien connu, tenter de faire croire que l’autre est un fraudeur potentiel, afin de justifier des mesures toujours plus injustes comme les déremboursements, l’instauration d’une journée de carence pour les fonctionnaires, la réduction du montant des indemnités maladie… Mais ce doute vous permet également d’affaiblir notre protection sociale que le Gouvernement définit comme étant la plus généreuse au monde.


Monsieur le Premier Ministre, notre système n’est pas généreux ! Il est solidaire ! Les salariés, les retraités, les malades et les précaires que vous stigmatisez, cotisent pour financer ce système. Ils le financent d’ailleurs d’autant plus que la part de financement issu des cotisations patronales ne cesse de diminuer.

La différence ne s’arrête d’ailleurs pas là !


La fraude aux prestations, est condamnable. Nous la condamnons aussi. Selon toutes les études, celle-ci représente 2 milliards d’euros. Soit, selon le directeur de Caisse National des Allocations Familiales, 0,5% des prestations délivrés. Mais vous le savez, parmi ce que vous identifiez comme des fraudes, il y a beaucoup d’indus qui sont par la suite récupérés.

Si on vous entend beaucoup sur ce sujet, vous êtes beaucoup plus silencieux sur une fraude toute aussi inacceptable et sans commune mesure avec ce dont je viens de parler : la fraude patronale ! Quand vous qualifiez les salariés de voleurs potentiels, les employeurs ne seraient eux que des « tricheurs », des mauvais joueurs en somme.


Pourtant, la fraude patronale représente, selon les mêmes rapports, jusqu’à 15 milliards d’euros de manque à gagner, c’est-à-dire sept fois plus que la fraude aux prestations, c’est-à-dire aussi le montant du déficit de la sécurité sociale pour 2012. Les français ont peur pour leur économie, leur emploi, leur pouvoir d’achat. Ne détournez pas ces peurs vers la stigmatisation des pauvres et de l’autre.


Ma question, Monsieur le Ministre, sera donc simple. Quelles mesures concrètes entendez-vous prendre pour sanctionner réellement et sévèrement les employeurs peu scrupuleux et récupérer les sommes qu’ils volent à la sécurité ?

 

source

Ven 16 déc 2011

 

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 18:28

Appel du Front de Gauche pour une autre justice, pour le respect des libertés et pour de nouveaux droits

L'appel

 

Nous, citoyen-ne-s, juristes, avocat-e-s, magistrat-e-s, fonctionnaires de justice, éducateurs/trices, personnels pénitentiaires, policier-e-s, gendarmes, personnels soignants en psychiatrie, militant-e-s des droits de l’Homme, sommes consterné-e-s par le saccage de nos métiers et la remise en cause du socle des principes républicains provoqués par des années de politique néo-libérale et autoritaire. Nous décidons de constituer, pour riposter à ces attaques sans précédent et pour passer à une contre-offensive, un Front de Gauche pour une autre justice, pour le respect des libertés et pour de nouveaux droits.

- Parce que le Front de Gauche se prononce pour le Pacte pour les droits et la citoyenneté signé par plus de cinquante organisations associatives et syndicales.

 

- Parce que le Front de Gauche est la seule force politique à se prononcer pour l’élection d’une assemblée constituante, aboutissant à une 6ème République, seule condition pour en finir avec l’actuelle confiscation des pouvoirs au profit de l’exécutif et pour faire entrer la démocratie dans tous les secteurs de la vie publique.

 

Les conditions d’une justice indépendante, organe incontestable de régulation des conflits par le droit et au service du plus grand nombre, la conquête de droits nouveaux (garantie constitutionnelle des services publics, droit de vote des étrangers aux élections locales, droit de veto des salarié-e-s sur certaines décisions les concernant, droit au mariage et à l’adoption pour toutes et tous, développement d’un droit d’accès à des besoins vitaux, ou nouveaux droit à la protection de l’écosystème) et la réforme de la justice pour la rendre enfin indépendante ne sont en effet pas envisageables dans le cadre institutionnel actuel de la 5ème République.

 

- Parce que le Front de Gauche souhaite que les citoyen-ne-s, quels que soient leur origine, leur niveau social, leur lieu de résidence puissent bénéficier non seulement d’un droit légitime à la sécurité mais aussi de son corollaire indispensable, le droit à la Sûreté garanti par l’article 2 de la Déclaration des Droits de l’Homme,c’est à dire le droit de ne pas subir de violences policières ni d’atteintes illégitimes et disproportionnées à leurs libertés, de la part des institutions, droit dont l’institution judiciaire indépendante doit être la garante notamment en ayant les pouvoirs de direction et de contrôle de l’action de la police.

 

- Parce que le Front de Gauche, propose l’abrogation de toutes les lois sécuritaires votées depuis 2001, veut que la justice garantisse les libertés individuelles, et que la police reste sous son autorité, proclame sa volonté de rompre avec le tout-répressif à l’égard des enfants des quartiers populaires, des plus pauvres, avec la chasse aux étrangers sans-papiers,avec la pénalisation et le fichage d’une grande partie de la population (fichiers STIC et d’ADN). Ce populisme pénal aboutit à une augmentation sans précédent depuis 1945 du taux d’incarcération et, a contrario, à l’impunité dont jouissent ceux qui détiennent le pouvoir. La politique pénale actuelle, ayant pour objet principal d’apporter une réponse immédiate aux larcins commis par les catégories les moins favorisées, devra être entièrement refondée afin de rompre avec cette justice à 2 vitesses. Elle s’appuiera sur nos principes républicains : égalité de toutes et tous devant la justice, primauté de l’éducatif sur le répressif concernant les enfants, séparation des pouvoirs, retour à la fonction de juger, défense de l’ordre public social.

 

- Parce que le Front de gauche souhaite accentuer la lutte contre la délinquance financière et les infractions au code du travail qui sont une des causes principales des déficits sociaux et de l’insécurité au travail.

 

- Parce que le Front de Gauche soutient que la justice n’est pas la vengeance, s’oppose à la construction de toute nouvelle place de prison supplémentaire et proclame que la société doit se donner pour objectif la réinsertion de toute personne condamnée en élaborant un droit de l’application des peines ambitieux accompagné de moyens humains et matériels nécessaires, faisant des aménagements de peine une règle.

 

- Parce que le Front de Gauche fera de la dignité des personnes incarcérées ou hospitalisées contre leur gré en milieu psychiatrique une priorité, se déclinant notamment pendant leur incarcération ou leur hospitalisation, par un droit à l’expression collective, d’association et de réunion, par le maintien des liens familiaux et l’accès effectif à tous les droits compatibles avec la privation de liberté qu’ils subissent (notamment le droit de vote).

 

- Parce que le Front de Gauche se prononce pour l’abrogation de la dernière loi concernant les soins psychiatriques, notamment les soins sous contrainte ambulatoires, le fichage des personnes ayant eu à subir ces soins, la garde-à-vue psychiatrique de 72 heures, tout en permettant au juge d’exercer un contrôle effectif et respectueux des personnes sur le bien-fondé des hospitalisations non consenties.

 

- Parce que le Front de Gauche refuse que la justice, la police et l’administration pénitentiaire deviennent des secteurs marchands de l’industrie de la sécurité, la construction et le fonctionnement des prisons doivent relever exclusivement des moyens publics. De même, le Front de Gauche prône un moratoire et un débat parlementaire sur la vidéo surveillance, l’existence et l’utilisation de plus de 60 fichiers de polices et sur les polices municipales, dans la perspective de renationaliser la police.

 

- Parce que le Front de Gauche s’oppose à la confusion croissante entre les différentes missions de la police et de la gendarmerie (police urbaine, maintien de l’ordre, police judiciaire, renseignement) qui devront être réorganisées en fonction d’une priorité politique principale: l’intérêt général.

 

- Parce que le Front de gauche souhaite que la sécurité des citoyens soit garantie par un service public régalien sur lequel les citoyens pourront exercer leur contrôle, nous demandons la création d’un corps d’inspection indépendant dans la police.

 

- Parce que le Front de gauche souhaite réinstaurer la confiance entre la justice, les forces de sécurité et les citoyens qu’une politique exacerbée du chiffre éloigne chaque jour un peu plus.

 

- Parce que le Front de Gauche se donne pour priorité de permettre que la justice et la police, services publics essentiels pour permettre une résolution des conflits autrement que par le droit du plus fort ou la violence, aient les moyens de fonctionner dans l’intérêt du plus grand nombre, par une revalorisation budgétaire indispensable permettant: l’implantation de juridictions en fonction des besoins des populations et des territoires (avec la création notamment de tribunaux d’instance dans des quartiers populaires ou des zones rurales), une aide juridictionnelle réévaluée, la mise en place d’un service public de la défense (avocats gratuits et publics), l’abrogation de la nouvelle taxe judiciaire de 35 euros, la reconstitution d’une police de proximité rompant avec l’actuelle politique du chiffre.

 

Si vous pensez comme nous que seules les mesures de rupture esquissées dans le présent appel et portées par le Front de Gauche sont à la hauteur de la contre-offensive qu’il faut mener contre la destruction à l’oeuvre des principes sociaux et républicains édictés en 1945, contre cette politique qui défigure notre Etat de droit, nous vous invitons à signer à l’adresse suivante:

Appel du Front de Gauche pour une autre justice, pour le respect des libertés et pour de nouveaux droits


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252 signatures

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 18:26

 

Médias - le 17 Décembre 2011

André Carrel, grand résistant et ancien rédacteur en chef de l'Humanité Dimanche est décédé

Journaliste depuis les premiers jours, André Carrel fut pendant de longues années, de 1957 à 1981 rédacteur en chef de l'«Humanité Dimanche», après être rentré à l'Humanité fin 1946. Son activité de résistant lui valut, en août 1944, d'être nommé à la vice-présidence du Comité parisien de libération qui déclencha l'insurrection contre les occupants nazis. Il est disparu ce 17 décembre 2011.


Journaliste, puis résistant puis journaliste, André Carrel est ensuite devenu vice-président du musée de la Résistance, président des amis de l'Humanité, président de l'Association nationale de la Résistance... Il a été promu, le 14 juillet 1995, officier de la Légion d'honneur.

 

A l'occasion du 63ème anniversaire de la libération de Paris, André Carrel revenait dans l'Humanité sur son passé de résistant, son engagement communiste et son implication majeure dans les événements d'août 44. Lire : « La population était prête pour l'insurrection »

 

Mais surtout, en 2009 André Carrel publiait son autobiographie : Mes humanités. Itinéraire d'un homme engagé, aux éditions L'OEil d'or et musée de la Résistance nationale. Il y revient sur « ses deux vies ». Celle du résistant, comme celle du journaliste communiste engagé à l'Humanité. Et sur le Carrel journaliste, Charles Silvestre écrivait à la sortie de l'ouvrage : « Le parcours à l'Humanité, à la Marseillaise, puis à l'Humanité Dimanche, sa « maison », est un parcours vécu comme exaltant et tendu, plutôt discipliné, fidèle à « l'esprit de parti » de cette époque, dont on parle parfois un peu légèrement, au contact de l'appareil qui lui fit avaler quelques couleuvres, mais avec lequel il fut tout du long dans le combat : luttes sociales, guerres coloniales, surtout à Marseille au temps de l'Indochine, anti-impérialisme. Les enceintes de justice, le box des accusés, il connaît... » Lire l'intégralité de l'article.

  • Voir aussi le portrait en vidéo du résistant, fait par France 3 en 2009
  • André Carrel en quelques dates
    1917 : le 12 août, naissance.
    1936 : journaliste au " Peuple ", alors quotidien de la CGT.
    1944 : participe à la direction du Comité parisien de la Libération ; l'un des signataires de l'appel à l'insurrection nationale.
    1945 : prend la direction de " la Marseillaise ", hebdomadaire du Front national.
    1946 : entre à " l'Humanité " comme chef de la rubrique politique.
    1956 : devient rédacteur en chef de " l'Humanité Dimanche " et le restera jusqu'à son départ à la retraite, en 1981.
    1989 : fait paraître " l'Huma ", aux éditions Messidor.
    1998 : publie " Jean Effel ou la joie de vivre ", aux éditions Cercle d'Art.
    2009 : publie  Mes humanités, aux éditions L'Œil d'or.
  • Sur André Carrel dans l'Humanité
    La trace du rêve d'André Carrel, par Charles Sylvestre
    André Carrel : « La Résistance, un événement fondamental »
    Aubrac-Carrel : L'année 1944 expliquée par deux témoins
    Questions à André Carrel, alors président des Amis de l'Humanité, en 1997, sur l'avenir de la Presse
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Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 18:20

 

L’Organisation Femmes Égalité, nouvelle venue au Front de gauche

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L’Organisation Femmes Égalité, nouvelle venue au Front de gauche

Voici le communiqué qui en explique les motivations. Une démarche qui en appelle d’autres.

Une alternative politique, anti-libérale, offensive et unitaire est nécessaire.
Elle ne peut se construire sans la participation des femmes des milieux populaires.


Nous sommes en novembre 2011.

 

Les élections présidentielles vont avoir lieu en avril 2012, et les législatives en juin. Notre organisation de Femmes Égalité dresse un bilan des 4 années et demi de politique antisociale qui viennent de passer.


La crise, la dette, ce n’est pas nous qui les avons provoquées, mais c’est à nous qu’elles ont été et continuent d’être “facturées” !


Combinée à la politique des différents gouvernements de Nicolas Sarkozy, – il a dû remanier plus de dix fois son équipe gouvernementale – la crise économique n’a cessé de détériorer la situation des femmes, et en particulier de celles des milieux populaires.


Crise des « subprimes », en 2008, puis « crise de la dette », en 2010 : l’une comme l’autre sont provoquées par la spéculation et la finance. Et les chefs d’État des pays de l’Union européenne ont décidé de nous les faire payer.

 

En France, l’endettement public dépasse 80% du PIB. Cette forte augmentation de la dette s’explique par les différentes opérations financières menées pour sauver les banques lors de la crise de 2008. S’y rajoutent les aides versées aux entreprises notamment de l’automobile, mais aussi le financement des interventions militaires de la France à l’étranger (Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye…). Le paiement des intérêts de toutes ces dettes creuse le déficit budgétaire à un point tel qu’il constitue aujourd’hui le premier poste des dépenses de l’État.

 

Par contre, les banquiers, français ou étrangers, se sont encore enrichis, eux : ils prêtent de l’argent à l’État à des taux d’intérêt toujours plus élevés. Il en va de même pour les actionnaires des grands groupes : ils possèdent des fortunes et les placent pour gagner encore plus d’argent. Ce sont eux qu’on appelle les « investisseurs » ; ce sont eux les fameux « marchés financiers ». Ce sont ces riches qu’on nous demande de « rassurer », car ils craignent de ne pas pouvoir accumuler encore plus de richesse. L’État est à leur service. Sarkozy et ses gouvernements successifs ne se sont pas ménagés pour protéger leurs intérêts, en baissant leurs impôts, en diminuant les taxes qu’ils devraient payer.

 

Tandis qu’à nous, les femmes travailleuses, les précaires, les chômeuses, les familles populaires, ils nous demandent toujours plus d’efforts. Cette dette n’est pas la nôtre, nous ne sommes pas responsables de la crise, et nous refusons de les payer !

 

Au cours des dernières années, nous avons pu constater que le scénario se déroule à l’identique partout en Europe. Partout, les chefs d’État proposent les mêmes remèdes : les plans d’austérité à répétition qui nous imposent de nouveaux sacrifices en France, mais aussi en Grèce, en Espagne, en Italie, en Irlande, au Portugal, en Allemagne, au Royaume Uni …

 

Quatre années qui ont signifié pour les femmes extension de la précarité, du temps partiel et de la pauvreté.


La violence des attaques s’est renforcée. Le chômage a explosé : il est devenu de masse, touchant plus de 4 millions de personnes. Les femmes sont victimes des plans de licenciements, mais c’est principalement la précarité, le temps partiel et la pauvreté qui les touchent de plein fouet.

 

Le temps partiel est en pleine expansion, 81,9% des travailleurs concernés sont des femmes. Elles sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à se voir imposer le temps partiel et des horaires flexibles.


La pauvreté progresse au galop. Les femmes représentent 80% des travailleurs pauvres, soit 2,5 millions de travailleuses. Pour nous, ce ne sont pas là que des données statistiques. Pour nous, c’est une réalité, c’est notre quotidien ! Les femmes des quartiers populaires travaillent dans le nettoyage, le commerce, les services à la personne, la restauration … Elles touchent des salaires entre 600€ et 800€. Et le plus souvent, elles sont seules avec des enfants à charge.


L’entreprise de destruction du système des retraites s’est poursuivie. Le travail du dimanche s’est banalisé. Travailler plus, être plus exploitée, travailler le week-end, travailler plus longtemps dans la vie, tout cela pour gagner moins, pour se retrouver jetée à la rue, ou pour toucher des retraites de misère après des années de travail ! Voilà les perspectives qui nous sont proposées à TOUTES, que nous soyons travailleuses du public comme du privé, que nous travaillions dans une grande ou une petite entreprise, que nous soyons françaises ou immigrées. Et le sort réservé aux travailleuses sans papiers, les plus précaires parmi les précaires, est encore plus dur.

 

La destruction des services publics a aggravé les inégalités.


Nous assistons à la destruction accélérée des services publics. L’objectif de l’État est de faire des économies pour réduire les déficits publics. Des économies : oui, sur le dos des familles populaires, tandis que les cadeaux fiscaux pour les plus riches demeurent. Ce sont les services publics qui, pendant des décennies, ont permis de créer des millions d’emplois pour les femmes dans l’Éducation nationale, la santé, la poste, l’aide sociale. Mais les services publics sont aussi synonymes de suivi gynécologique, d’accès à la contraception, de pouvoir choisir d’avoir un enfant, d’accoucher en toute sécurité, de suivi des nouveaux nés, de socialisation de la garde des enfants en bas âge… Tout cela, ce sont autant d’atouts pour les femmes qui sont aujourd’hui menacés.

 

Xénophobie d’état, manœuvres de division, c’est la marque de fabrique de Sarkozy !


Les entreprises de division du camp populaire se sont intensifiées. Les propos, les discours et les mesures racistes et xénophobes se sont propagés. FN, UMP et responsables de l’État se sont prêtés main forte dans cette besogne, et les médias leur accordent une place de choix pour distiller leurs discours toxiques !


Cette offensive idéologique est grave. Tous ces grands ténors sont responsables de la banalisation du discours haineux.
Ils tentent ainsi de nous monter les uns contre les autres. Après les immigrés, c’est au tour des malades d’être montrés du doigt. Ce sont les chômeurs, les familles qui touchent les allocations familiales qui sont des « fraudeurs sociaux » potentiels, et qui deviennent des suspects…


Ce sont là des manœuvres pour nous diviser dans une période où la crise économique s’approfondit, et alors que les vrais responsables de la montée du chômage et de la précarité ont toujours les mains libres pour continuer à fermer les entreprises, à exploiter sans vergogne et à s’enrichir de manière éhontée !

 

Le mouvement social ne connaît pas de pause


Les mouvements de riposte contre la politique du gouvernement que nous venons d’évoquer se sont multipliés. Le bulldozer de la casse sociale a voulu nous anéantir. Mais nous avons su résister. Et nous résistons toujours. Nous ne perdons pas le cap. Notre colère est chaque jour plus forte. Notre capacité de riposte s’est trempée.

 

La participation massive des femmes à ces mouvements est un fait marquant. Elles ont été très nombreuses dans les mobilisations contre l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, majoritaires dans les grèves du commerce pour l’augmentation des salaires. Elles ont été majoritaires aussi dans la mobilisation contre le décret « d’accueil de la petite enfance » qui diminue la qualité de la prise en charge des enfants. Elles participent en nombre aux mobilisations


pour la défense de l’école publique, contre la fermeture des maternités, des centres d’IVG et des hôpitaux de proximité, sans oublier les travailleuses sans papiers qui font preuve de courage, d’énergie et de détermination dans leur lutte pour imposer leur régularisation. Oui, les femmes ont battu le pavé sans interruption !

 

La soif d’un changement de fond en comble de la situation a grandi


Non seulement la situation est grave, mais elle va empirer. Le système distille sa pourriture.
La crise économique nous mine. L’injustice sociale, l’exploitation, mais aussi le cynisme et la corruption des hommes et des femmes qui nous gouvernent s’étalent jour après jour. Les discours, initiatives et mesures racistes et xénophobes répandent leur ignominie. Les idées et projets les plus réactionnaires sont affichés sans vergogne. Tout ceci s’accélère dans cette période où s’ouvre la campagne électorale.

 

Si les difficultés de la situation sont une réalité, l’aspiration à une autre société, où les hommes et les femmes ne soient pas détruits par le système n’a cessé de grandir. Nous le constatons dans les luttes que nous menons, et bien au de-là ; autour de nous, ce souhait est de plus en plus explicité. L’aspiration à une transformation profonde de la société a grandi.

 

Il est urgent de trouver une riposte d’ensemble qui mette un frein à la politique réactionnaire qui nous est imposée.


Nous avons besoin d’une alternative politique offensive qui arrête ce rouleau compresseur, le fasse reculer, et qui permette de reconstruire tout ce qui a été détruit. Une alternative qui ne recule pas devant la puissance de la finance, et qui ferme le robinet qui arrose les actionnaires, les patrons et patronnes des grands groupes et des banques. Une alternative qui mette un coup d’arrêt à la politique sécuritaire, à l’expulsion des sans papiers. Une alternative qui stoppe la casse du service public, qui nous permette de reconquérir les acquis sociaux perdus et d’avancer vers une réelle égalité des droits.

 

Une alternative qui se mette au service des femmes et des hommes des milieux populaires. Enfin, il nous faut une alternative qui soit solidaire des peuples, particulièrement de ceux qui souffrent de la domination des grandes puissances. Une telle alternative est de plus en plus attendue !

L’ampleur de la tâche est immense. Et pour y arriver, la démarche unitaire est essentielle. Aucune force politique ne pourra, à elle seule, œuvrer sérieusement à un tel objectif. Il nous faut avancer ensemble avec celles des forces progressistes qui combattent résolument la politique de Nicolas Sarkozy et de l’Union européenne.

Dans cette situation, les femmes d’Égalité ne peuvent pas rester simples spectatrices.

Nous devons retrousser les manches et contribuer à ce qu’une véritable politique antilibérale se fraye un chemin. C’est aujourd’hui une exigence. L’avenir des conditions de vie et de travail des femmes des milieux populaires en dépend !
Sur cette base, les militantes d’Egalité ont pris la décision, lors de la Rencontre Nationale qui s’est tenue les 11-12 et 13 novembre derniers, de soutenir la démarche du Front de Gauche qui travaille à forger une alternative antilibérale unitaire et de rupture avec les politiques menées au cours des dernières décennies.


Nous comptons contribuer à enrichir cette alternative en apportant les revendications et les aspirations des femmes des milieux populaires.


Nous travaillerons à ce que les femmes des milieux populaires investissent, à travers leur action et leurs mobilisations, le terrain de la lutte politique pour dégager une réelle alternative de transformation sociale.
L’apport des femmes à la mobilisation populaire est essentiel. C’est indispensable pour créer un rapport de force capable de faire face à la finance et ouvrir une perspective de changement social au bénéfice du plus grand nombre.

 

Le Comité National Organisation de Femmes Égalité Pour l’émancipation et le progrès social Le 24 novembre 2011

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BRUNO FORNACIARI

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