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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 14:40

Social-Eco - le 29 Novembre 2011

Compromis sur les arrêts-maladie : "Ce sont encore les salariés qui vont trinquer"

Le chef de file des députés communistes, Roland Muzeau, s'est dit mardi "très en colère" après le compromis passé entre le gouvernement et la majorité UMP sur une baisse des indemnités maladie pour les salaires au-dessus de 2 500 euros bruts.


"Une fois encore, ce sont les salariés qui vont trinquer pour payer les errances de la politique économique du gouvernement: c'est véritablement scandaleux et cela nous met en colère", a déclaré Roland Muzeau à la presse, dans les couloirs de l'Assemblée nationale. "Il y a aussi plein de dispositions qui tombent sur la tête des classes moyennes" a-t-il ajouté, "alors même que nous avons fait des dizaines de propositions en montrant qu'il est possible de trouver des financements autres pour la Sécurité sociale : retraites-chapeaux, bonus, stock-options..."

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Le gouvernement et la majorité UMP se sont mis d’accord sur une baisse des indemnités maladie pour les salaires au-delà de 1,8 fois le Smic (environ 2.500 euros bruts), afin d’éviter d’instaurer un quatrième jour de carence. Le compromis est intervenu mardi matin entre le gouvernement et un groupe de travail constitué au sein du groupe UMP à l'Assemblée pour trouver une solution alternative à l'instauration d'un quatrième jour de carence pour les arrêts maladie du secteur privé.

L'instauration d'un quatrième jour de carence dans le secteur privé, dont l'abandon avait été annoncé mardi dernier par François Fillon, devait permettre une économie de quelque 220 millions d'euros pour le budget de la sécurité sociale.

 

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 14:35

 

Monde - le 30 Novembre 2011

Grève historique contre la rigueur au Royaume-Uni

Les salariés du secteur public britannique étaient en grève mercredi pour protester contre les projets du gouvernement de renforcer encore le plan d'austérité draconien du gouvernement Cameron. Les syndicats tablaient sur une mobilisation sans précédent.


"Je suis en colère de payer 50% de contributions en plus, de travailler plus pour au final avoir moins", résumait Russ Aitken, un policier de Liverpool. "J'espère que le gouvernement va modifier sa position. La situation, on la doit au gouvernement et aux banques et c'est aux salariés du secteur public qu'on demande de payer", ajoute-t-il.

 

Trente centrales syndicales ont appellé à la mobilisation pour ce mouvement social d'une ampleur inédite depuis "l'hiver du mécontentement" de 1978-79 sous le gouvernement travailliste de James Callaghan et qui avait vu l’arrivée au pouvoir de la conservatrice Margaret Thatcher. Certains syndicats appellaient à la grève pour la première fois en 114 ans d'existence.

 

Des employés manifestent devant l'hôpital de Manchester


Plus d'un millier de manifestations étaient prévues à travers le pays et les organisateurs espèraient que deux millions de personnes observeront cet arrêt de travail, bien plus que lors de la précédente journée de grève organisée en juin pour le même motif. Le gouvernement veut repousser l'âge de départ à la retraite dans le secteur public à 66 ans en 2020 - contre 60 ans pour la plupart actuellement- et augmenter les cotisations, dans le cadre de son plan de rigueur.

 

 

Le ministre des Finances, George Osborne prolonge l'austérité


Les négociations qui se déroulent depuis plusieurs mois sont actuellement dans l'impasse, les syndicats protestent contre une réforme des retraites des fonctionnaires qui prévoit augmentation des cotisations et baisse des pensions. Mardi, George Osborne, le ministre des Finances britannique lors de son discours semestriel sur le budget, a annoncé que la hausse des salaires du secteur public, gelée jusqu'à fin 2012, serait plafonnée à 1 % à partir de 2013. Parallèlement, la réforme des retraites du secteur public aboutira à une hausse de 3,2 % en moyenne des cotisations vieillesse des fonctionnaires. L'âge de départ à la retraite, aujourd'hui entre 60 et 65 ans, sera porté à 66 ans dès 2020 et jusqu'à 68 ans d'ici une trentaine d'années. George Osborne a, par ailleurs, annoncé le lancement d'un plan de grands travaux de 35 milliards d'euros pour soutenir l'économie.

 

 

"Le gouvernement s'est mis à dos les salariés", selon les syndicats


De son côté, l'opposition travailliste a accusé le gouvernement de se servir de la zone euro comme bouc émissaire aux mauvaises performances du pays, avant tout dues selon elle à une rigueur trop marquée « qui a un effet boomerang » sur la croissance et l'emploi. Brendan Barber, secrétaire général du Trades Union Congress, une confédération regroupant une soixantaine de syndicats, a estimé qu'il ne s'agissait plus pour les travailleurs de consentir à un "sacrifice temporaire" mais d'accepter une "forte diminution permanente" de leur niveau de vie. "Il n'est pas surprenant que le gouvernement se soit mis à dos l'ensemble des salariés", a-t-il commenté en se félicitant de cette unité syndicale "sans précédent".

 

De grandes manifestations sont prévues à Londres, Leeds, Manchester, Liverpool, Brighton et d’autres grandes villes.

 

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Bernard Thibault a apporté son soutien aux salariés britanniques. "Au nom de la CGT, je tiens à vous faire part de notre entière solidarité et de tous nos voeux à l'occasion de votre journée d'action", écrit le leader de la CGT, dans une lettre à Brendan Barber, secrétaire général de la confédération syndicale TUC. "Travailler plus, plus longtemps, pour moins de revenus: voilà les réponses que les gouvernements européens entendent apporter à la crise. Les citoyens de nos pays paient une facture dont ils ne sont en rien responsables. C'est intolérable!", affirme Bernard Thibault.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 14:25

Les fameux t-shirt qui auraient rapporté 10 millions pour la campagne de Balladur

Politique - le 1 Décembre 2011

Campagne de Balladur en 1995 : 10 millions d’origine inconnue

La validation des comptes de campagne d'Edouard Balladur par le Conseil constitutionnel en 1995 aurait été "une belle entourloupe". Et c’est Jacques Robert, ancien membre du Conseil, qui le dit ce jeudi au Parisien.


Ce n’est pas neuf.

 

Personne ne croyait, comme l’affirmait Balladur et ses proches, que ces fameux 10 millions de francs de trop sur les comptes de campagne du candidat à la présidentielle de 1995 provenaient de la vente de T-Shirt.

 

D’autant plus depuis que le juge Van Ryumbeke, qui enquête actuellement sur les commissions versées en marge de contrats d'armement conclus en 1994 avec le Pakistan (sous-marins Agosta) et l'Arabie saoudite (frégates Sawari II), retrouve la trace de telles sommes, sous forme de rétro-commissions, dans l’entourage très proche de Balladur.

 

Voir à ce sujet : Karachi : l’enquête vise Balladur

 

Ce qui est neuf,

 

c’est qu’un membre du Conseil constitutionnel de l’époque reconnait bien une "entourloupe". "Mon impression, c'est que Roland Dumas Jacques Chirac et Edouard Balladur se tenaient à l'époque par la barbichette. Et que nous avons servi de caution à une belle entourloupe.", avoue Jacques Robert, aujourd'hui âgé de 83 ans.


Selon lui, Roland Dumas, alors président du Conseil constitutionnel, avait estimé que "les Français ne comprendraient pas qu'on annule l'élection pour une histoire de dépassements de crédits". A sa demande, les rapporteurs auraient revu leur copie jusqu'à "présenter des comptes exacts... à 1 franc près". Jacques Robert ensuite raconte que les membres du Conseil "se sont séparés, sans un mot, avec le sentiment que la raison d'Etat l'avait emporté sur le droit".

 

La "République"  mérite bien quelques écarts avec la vérité. Surtout qu'elle n'est pas rancunière et sait s'en souvenir.

 

Roland Dumas n'a-t-il pas bénéficié d'un "non lieu" ? C'est le cas de le dire : "circulez, il n'y a rien à voir"


Vive la République !!!

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 14:22

Politique - le 1 Décembre 2011

 

La validation des comptes de campagne d'Edouard Balladur lors de la présidentielle de 1995 s'est faite en fermant les yeux sur des irrégularités manifestes, au nom de la "raison d'Etat". Si un ancien membre du Conseil constitutionnel, Jacques Robert, s'en émeut dans le Parisien de ce jeudi, Roland Dumas, président des "sages" d'alors, avait expliqué il y a deux mois dans un documentaire pourquoi la haute juridiction avait préféré passer sous silence ces irrégularités présentes dans les comptes de campagne d'Edouard Balladur comme ceux de… Jacques Chirac.

 

 

"Les choses ont donc été négociées"


"Le problème des comptes a surgi pour les deux candidats, les deux principaux candidats. Je dis bien les deux principaux candidats, c'est-à-dire Jacques Chirac et Édouard Balladur, explique Roland Dumas aux auteurs de Tir à vue, la folle histoire des présidentielles.

 

Les rapporteurs ont fait leur travail et les explications fournies n'étaient pas suffisantes. Alors, il a fallu obéir sinon à des règles immédiates, du moins à de grands principes. La France avait besoin d'un président de la République. La France venait d'élire Jacques Chirac. Même au prix de quelques anomalies, il était là. Donc annuler les élections, comme cela aurait été  possible, et laisser la France sans capitaine dans le contexte international, c'était une décision d'une grande importance! Les choses ont donc été négociées, c'est vrai, mais convenablement à mon avis. On est arrivé à un consensus sur la réintégration ou l'exonération de certaines sommes, et de fait le Conseil a statué "dans sa sagesse" pour que la France ait un président de la République."

 

 

Roland Dumas muet devant les juges


Deux juges d'instruction s'intéressent aujourd'hui à cet épisode dans le cadre d'une enquête visant le possible détournement de commissions légales convenues en marge d'une vente de sous-marins au Pakistan (84 millions d'euros) et de frégates en Arabie saoudite (200 millions d'euros), quand Edouard Balladur était Premier ministre (1993-1995). L'enquête judiciaire ouvre l'hypothèse d'un retour en France d'une partie de cet argent via des comptes "off shore" au Luxembourg et, in fine, des retraits d'espèces en Suisse.


Les juges ont interrogé le Conseil constitutionnel et Roland Dumas sur les circonstances de la validation des comptes mais se sont vus opposer le secret du délibéré.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 13:00

Il serait plus juste de dire tension au Parti Socialiste, car le titre, volontairement ambigü laisse entendre que la querelle concerne les partis sde gauche. Pour ce qui concerne le Front de gauche, les candidats sont mainteant connus et il n'y a pas de friction ni "magouille". A bon entendeur... Jaurès ne disait-il pas... "chercher la vérité et la dire", il y a encore du travail à faire pour "le Monde"

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LEMONDE.FR | 30.11.11 | 14h36   •  Mis à jour le 30.11.11 | 16h45

 
 

 

Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis et véritable patron du PS du "9-3".

Claude Bartolone, président du conseil général de Seine-Saint-Denis et véritable patron du PS du "9-3".AFP/THOMAS COEX

"Les grenades sont dégoupillées en Seine-Saint-Denis." Le constat du premier secrétaire fédéral du Parti socialiste, Philippe Guglielmi, est lucide. Le "9-3" socialiste se distingue à nouveau par ses guerres internes. Quatre circonscriptions illustrent ce climat tendu, tant entre camarades qu'avec les alliés à gauche. Les militants devront désigner leurs candidats jeudi 1er décembre, sous l'œil attentif de Claude Bartolone, président du conseil général et véritable patron du PS du "9-3".

Elisabeth Guigou "parachutée". Après le redécoupage électoral dans le département, la 3e circonscription de Daniel Goldberg a été supprimée et divisée au profit des voisines : une partie de La Courneuve est désormais rattachée à la circonscription de Marie-George Buffet (PCF), le territoire du Bourget à celle de Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre, NC) et celle d'Aubervilliers (la 6e circonscription) est associée à celle de Pantin. Daniel Goldberg comptait se présenter sur cette dernière. C'était sans compter avec Elisabeth Guigou, qui a vu aussi sa circonscription, la 9e, elle aussi redécoupée à l'est et et à l'ouest, et estimait qu'elle était désormais trop risquée électoralement. "La 6e n'appartient à personne. On est trois députés pour deux circonscriptions", estime Mme Guigou.

L'ex-garde des sceaux a donc décidé d'aller sur les terres de M. Goldberg, avec le soutien de la direction nationale du PS, qui a alors inscrit cette circonscription comme réservée à une femme. Daniel Goldberg ne s'est pas laissé faire et a reçu l'appui de sa fédération. "On l'empêche de se présenter devant les militants", regrette Claude Bartolone. "C'est injuste de le traiter comme ça, il a fait un très bon boulot", estime le premier fédéral, Philippe Guglielmi. Le PS tente de trouver un lot de consolation à Daniel Goldberg, dans la 10e à Aulnay-sous-Bois. En attendant, Elisabeth Guigou n'est pas sortie d'affaire : elle doit passer par un vote militant sur la circonscription face à deux autres femmes candidates. "Elle peut se trouver en difficulté", remarque un cadre socialiste.

Adhésions de circonstance suspectées à Saint-Denis. Dans la 2e circonscription (Saint-Denis-Pierrefitte-Villetaneuse), le conflit oppose deux générations : d'un côté, la vieille garde dionysienne avec le conseiller municipal Georges Sali, hollandais, de l'autre, le jeune conseiller général Mathieu Hanotin, aubryste. La lutte s'est même muée en contentieux. Suspectant des adhésions de complaisance de résidents d'une cité universitaire pour renforcer le jeune bras droit de Claude Bartolone, Georges Sali a saisi les instances. Il consteste l'arrivée, deux mois avant la clôture des adhésions valides pour la désignation des candidats, de 85 personnes à Villetaneuse alors que le nombre de militants sur les trois sections comptait jusqu'alors 270 militants. "Ces adhérents ne se sont jamais présentés en réunion, comme l'exigent les statuts", dénonce l'élu, qui voit là "une tentative de faire voter en masse des personnes non membres du PS". "La commission électorale fédérale a tranché : ces adhésions sont valides", répond M. Bartolone.

 

Débouté au niveau fédéral, M. Sali a déposé un  recours auprès du bureau nationl des adhésions. "C'est vrai que c'est bizarre de voir arriver autant d'adhérents, reconnaît le premier fédéral, Philippe Guglielmi, mais le secrétaire de section, qui est de la même motion que M. Hanotin, a certifié qu'il les connaît"."C'est une section où il a toujours fallu montrer patte blanche pour se voir enregister", tempère Christophe Borgel, secrétaire national aux élections.

Le tram ne passe pas dans la 12e. C'est le tracé du T4, tramway dont l'une des branches devrait desservir les quartiers isolés de Clichy-Montfermeil, qui joue les arbitres entre les candidats à la députation. D'un côté, Pascal Popelin, premier adjoint au maire de Livry-Gargan et hollandais, qui s'est prononcé contre le tracé retenu par le STIF à Livry-Gargan. De l'autre, Stéphane Testé, conseiller municipal de Clichy-sous-Bois, très soutenu par l'ex-maire de la ville, Claude Dilain – devenu sénateur et partisan de Mme Aubry – soutient le tracé du STIF pour désenclaver sa ville. "L'ambiance est tendue", reconnaît M. Guglielmi. Chaque camp regroupe ses forces pour le vote qui se déroulera dans chacune des villes le 1er décembre. Là encore, la compétition de la primaire socialiste, entre M. Hollande et M. Aubry, a laissé des traces.

 

Coup de bluff à Montreuil. Contrairement au souhait d'EE-LV, Montreuil n'a pas été inclus dans l'accord national sur les circonscriptions réservées par le PS aux écologistes. Face au député sortant Jean-Pierre Brard (app. PCF), il y aura donc un candidat socialiste et une autre EE-LV. L'écologiste Dominique Voynet, maire de la ville, est sur les rangs et aurait bien aimé le soutien des socialistes pour ravir la circonscription à son vieil ennemi communiste. Lundi, son entourage laissait entendre que des négociations étaient en cours pour parvenir à un candidature commune PS - EE-LV. "Tous sont bien conscients que ne pas avoir d'accord à Montreuil, c'est faire réélire un député élu depuis trente ans", explique alors Mme Voynet, qui assure que "les discussions ont repris au niveau national".

 

L'ex-sénatrice était aussitôt démentie côté socialiste. "Je n'ai jamais entendu parler de telles discussions", lâche Claude Bartolone. "Nous avons pris un engagement vis-à-vis du PCF pour les législatives, celui de ne pas présenter de candidat d'union contre eux. La seule exception, c'est Sevran", confirme M. Borgel. Mme Voynet devra donc affronter Razzy Hammadi, secrétaire national du PS, désigné par le bureau national (BN) du PS mardi 29 novembre. Le BN a voulu y désigner un "candidat de la diversité", explique M. Borgel. Claude Bartolone n'aura pas réussi à imposer Mouna Viprey, ex-candidate pour les législatives de 2007. Exclue du PS, elle n'était pas autorisée à concourir. Reste à savoir si elle se présentera en "PS dissidente" comme elle l'avait fait en se maintenant au second tour des législatives de 2002 contre Jean-Pierre Brard, puis en ralliant Dominique Voynet lors des municipales de 2008. Cette année, les tensions semblent aussi fortes que jamais.

Sylvia Zappi

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 17:10
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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 13:46

 

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 07:41

Eric Zemmour, journaliste éditorialiste au Figaro Magazine et chroniqueur célèbre de l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier sur France 2 crée le buzz en permanence avec des petites phrases assassines et des prises de position de plus en plus racistes.

 

Ce qu’il écrit et ce qu’il dit est souvent objet de controverses et de polémiques. Nouveauté, les vagues permanentes d’indignation face à certaines de ses prises de positions ont dépassé le cadre des médias français pour trouver des échos chez nous en Tunisie.

 

Soufiane Ben Farhat, journaliste à « La Presse » (le quotidien le plus vendu en Tunisie les dimanches avec plus de 100 000 exemplaires) vient de consacrer dans l'édition du dimanche 21 mars du journal un article critique sur les « sorties loufoques » de Zemmour.

 

Lorsque La Presse tunisienne critique Eric Zemmour, cela donne l’article suivant…

 

Zemmour et les vieilles lunes d’extrême droite Par : Soufiane Ben Farhat la_Presse_

 

Depuis des années qu’on subit ses sorties loufoques. Eric Zemmour a des abcès de fixation orientés: Arabes, Musulmans, Africains, Noirs font fréquemment les frais de ses pointes assassines Il les a presque toujours dans le collimateur. A coup de sentences débitées sans état d’âme. Avec, en sus, l’air hautain qui sied à la suffisance de monsieur-je-sais-tout.

 

Sa dernière trouvaille fut ni plus ni moins que des allégations mensongères et pour le moins injurieuses à l’endroit des Arabes et des Noirs africains. C’était le 6 mars dans l’émission "Salut les Terriens", présentée par Thierry Ardisson et diffusée en clair sur Canal+. Eric Zemmour y a déclaré tout de go que"les Français issus de l’immigration étaient plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes... C’est un fait". Timide levée de boucliers en France.

 

Plusieurs journalistes et commentateurs font le mort. Ils n’auraient rien su, rien vu, rien entendu. Toutefois, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) réagit une dizaine de jours après le grave incident. Elle décide de poursuivre en justice Eric Zemmour pour ses propos racistes et insultants. Le président de la Licra, Alain Jakubowicz, l’a annoncé le 16 mars, lors d’un point de presse: "La Licra va poursuivre Eric Zemmour devant le tribunal correctionnel pour les propos qu’il a tenus sur Canal+", a-t-il déclaré tout en estimant que le chroniqueur a "franchi un cran". Deux jours après, la Licra déplore que M. Zemmour"recycle les vieilles lunes de l’extrême droite". Elle lui a même enjoint de "se souvenir de cette époque pas si lointaine d’avant-guerre où, dans notre pays, pour les tenants de cette rhétorique il ne faisait pas bon s’appeler… Zemmour".

 

Mais Zemmour, précisément, n’en a cure. Pis, il persiste et signe, se permettant d’élever ses propos injurieux au titre de "vérité". Dans un entretien auParisien, il a dit ne rien regretter tout en réitérant son forfait: “Ce n’est pas un dérapage, c’est une vérité. Je ne dis pas que tous les Noirs et les Arabes sont des délinquants ! Je dis juste qu’ils sont plus contrôlés parce qu’il y a plus de délinquance parmi eux”, a-t-il surenchéri. Belle dialectique, on n’est pas délinquants dans l’ensemble, mais on l’est en majorité! On tait l’affaire. Le forfait est dissous dans le non-événement.

 

On imagine pourtant le tollé retentissant qu’auraient provoqué des affirmations ou simples allusions sur Zemmour en liaison avec sa provenance ou sa religion. Pour la petite histoire, il faut savoir qu’Eric Zemmour est lui aussi un pur produit de l’immigration. Ses parents, anciens juifs d’Algérie, s’étaient installés en France lors de la guerre de Libération nationale algérienne. Par ailleurs, M. Zemmour est réputé pour avoir la dégaine facile. Suffit-il de critiquer Israël qu’il crie à hue et à dia à l’"antisémitisme".

 

Hurler avec les loups, il s’y connaît. Et il sait broder sur certaines vagues ambiantes. Comme cette lame de fond écœurante, fétide, qui tend à ressusciter les vieilles grimaces du rejet et de la peur. Certains brandissent volontiers, un peu partout en Europe, la vieille peur du Sarrazin, du Musulman, de Saladin. La crise économique aidant, les mentalités exaspérées et chauffées à blanc s’abîment dans les méandres de la conscience malheureuse. En rajouter en surfant sur les pulsions instinctives primaires de la xénophobie, de l’islamophobie et de l’ostracisme, procède des facteurs aggravants. Zemmour le sait. Et cela semble bien être le dernier de ses soucis.

 

Vilipender l’Arabe, clouer le Musulman et le Noir au pilori, cela a bon dos. Misère des jours oblige. Bien souvent, hélas, l’invective, la calomnie et l’anathème deviennent des armes de destruction massive. Et l’insulte est au discours ce que la violence et la torture sont à la politique : la forme primaire de l’exercice du pouvoir. De tout pouvoir, quel qu’il soit. Même celui de l’animateur ou du chroniqueur sur un plateau de télévision. L’ennui, quoi qu’on dise, demeure l’impunité de certains semeurs de brutales ruptures et de clivages raciaux, religieux et ethniques.

 

Autoproclamés heureux élus, ils se croient tout permis en raison précisément de l’attentisme face à leurs forfaits. L’impunité devient arrogance, arbitraire. Et la loi semble en l’occurrence sinon silencieuse, du moins timide et réticente. Il semble pour le moins étrange que l’on n’ait guère entendu parler de quelque autosaisine par les instances judiciaires appropriées sur l’affaire Zemmour. Sachant de quoi cela retourne, Eric Zemmour joue davantage la provocation et la surenchère. La liberté du plus fort opprime, la loi protège. Enfin, devrait protéger.

 

Soufiane Ben Farhat

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 02:26

Les arrêts maladies : le Parti communiste voit rouge...très rouge

Par Juritravail | 29-11-2011 | 0 commentaire(s) | 262 vues

 

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Ce matin, la majorité UMP et le gouvernement se sont accordés sur une solution de repli au sujet des arrêts maladie. Ils ont décidé de diminuer le montant des indemnités journalières pour arrêt maladie pour les salaires au-dessus de 1,8 fois le Smic au lieu d’instaurer un quatrième jour de carence.

 

Roland Muzeau, chef de file des députés communistes, s'est exprimé aujourd’hui sur ces mesures à venir. Il s’est dit « très en colère » puisqu’il estime qu’une « fois encore, ce sont les salariés qui vont trinquer ».

 

Il dit également que le PCF a « fait des dizaines de propositions en montrant qu'il est possible de trouver des financements autres pour la Sécurité sociale : retraites-chapeaux, bonus, stock-options... »...

 

 

Source : AFP 29 novembre 2011


En effet, devant l'énorme protestation et incompréhension dans l'opinion, l'UMP remt dans la poche de droite ce qu'elle reprend dans la poche de gauche. Avec une injustice supplémentaire. Ceux qui cotisent plus, en raison d'un salaire plus élevé,seront moins bien indemnisés proportionnellement. Décidémment les intentions ont la vie dure. Toujours les mêmes : faire payer les pauvres et épargner les riches.


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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 01:47

 

Les députés EELV ferment la porte du groupe parlementaire qu'ils formaient depuis 2007 avec les députés du PCF et du PG.

En début de journée, dans un communiqué signé à l'unanimité des quatre députés EELV, les écolos annoncent qu'ils claquent la porte du «groupe tech­nique» qu'ils forment depuis 2007 avec les députés communistes.

 

À l'époque, le seuil nécessaire pour former un groupe était de vingt élus. Les écolos n'étant que quatre et les communistes moins de vingt, ils ont alors décidé de s'unir pour former «La Gauche démocrate et républicaine» (GDR), en emmenant avec eux deux élus d'outre-mer. Ils convinrent d'adopter une présidence tournante entre communistes et Verts…

 

Depuis, le seuil pour former un groupe a été abaissé à quinze mais le Groupe GDR poursuivait sa route.

 

Pourquoi cette réaction étonnante par sa signification? Pourquoi ce départ spectaculaire?

 

Parce que, dans un courrier adressé à Martine Aubry et François Hollande, Roland Muzeau, qui devrait prendre la tête (tournante) à l'origine du groupe GDR, juge ainsi «profondément choquant que des accords PS et EELV soient envisagés contre des députés communistes sortants»(François ASENSI à Tremblay-en-France). Les députés du Front de gauche (PCF et PG et FASE), ont assez peu goûté l'accord de législature signé entre la première secrétaire du PS, Martine Aubry, et la secrétaire nationale d'EELV, Cécile Duflot, et le font savoir, c'est la moindre des choses. Et ils ont décidé de reprendre la présidence à leurs «amis» écolos.

 

Le sénateur Jean-Vincent Placé, avait pourtant appelé à l'apaisement, en lançant sur Europe  1 un «halte au feu à gauche», après le nouveau coup de chaud de la veille entre socialistes et écologistes. Auquel lui-même n'était pourtant pas totalement étranger…Les Verts ont aussitôt dénoncé un «diktat» et annoncé qu'ils siégeraient désormais parmi les non-inscrits. François de Rugy, député EELV de Loire-Atlantique, qui devait remplacer la semaine prochaine à la présidence du groupe son collègue parisien Yves Cochet, désigné pour aller siéger au Parlement européen, y voit un «prétexte» qui sent bon les vieux réflexes socialistes fort peu attachés au plura­lisme.

 

Pour Rugy,(EELV) «cette attitude montre bien que le Front de gauche est dans une phase identitaire» (sic). «Ils veulent nous couper la chique pour tenter d'exister», dit-il. À la vérité, dans le rôle de «vic­times», les Verts ne sont certainement pas non plus tout blancs, ils aiment la provocation et n'acceptent pas  de leurs "alliés" communistes qui peuvent être légitimement agacés par cette attitude "non amicale" ce qu'ils ont dû avaler pour obtenir de leurs alliés socialistes (non sans psychodrame) la promesse d'un groupe parlementaire au Palis Bourbon, pour partie sur le dos des communistes ?Cela est-il le signe d'une campagne électorale des verts dont la cible serait principalement le PCF? Espérons qu'ils sauront raison garder. A suivre

 

 

 

 

 

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BRUNO FORNACIARI

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