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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 14:19

Politique - le 16 Décembre 2011

Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin

Souveraineté(s) : pourquoi il s'agit d'un combat de gauche

Hors-sol. Faut-il toujours « se vouer à » pour pouvoir demeurer « dans » ? Nous sommes, nous autres Français, héritiers d’une terre ferme martelée par l’histoire. Nous entretenons même avec les limites de cette terre « une et indivisible » un rapport si émotionnel que le symbolique voisine avec le sacré. Les hommes en ont forgé la matrice. Du traité de Nimègue à l’universalité du Code civil, de Valmy au Conseil national de la Résistance, de Robespierre à Jaurès, de Jean Moulin à de Gaulle, de la Révolution au Front populaire, nous parlons depuis « le sol sacré de la patrie » avec au cœur et à l’âme d’autant plus de vulnérabilités que le consommer-monde a remplacé l’esprit de nos cantons et l’horizon de nos clochers. Ce que nous portons, nous les descendants de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, ne peut rester encoffré aux Archives nationales avant mise en dépôt au mont-de-piété. Si le hors-sol nous guette, les no man’s land nous troublent. Quand nous ne savons plus qui nous sommes, ce que nous avons fait pour le devenir, ce que nous voulons faire et ce que nous sommes capables de décider pour notre à-venir, sommes-nous encore ce que nous croyons être et, tout aussi grave, sommes-nous déjà « mal » avec tout le monde ?

 

Nôtres. Ainsi, oser parler encore de souveraineté serait « dangereux » car mécaniquement synonyme de « repli national », voire pire. L’éditocrate libéral – qui lui non plus n’a plus de frontières – l’exige. « Souveraineté nationale » : expression interdite. « Souveraineté(s) populaire(s) » : formule à peu près acceptable, mais à usage limité et seulement au pluriel… Et à votre avis, pourquoi serions-nous soumis à cette restriction de langage ? En raison de la « lepénisation des esprits », pardi. Comme si la question de la patrie et de la nation devait être considérée désormais comme un sujet préempté par les nationalistes… Ce serait donc cela ? Au prétexte que l’extrême droite capitalise sur ce thème, mange à tous les râteliers et n’hésite pas à opérer des virages doctrinaux à 180 degrés (passant de l’ultralibéralisme des années 1980 au tout-social d’aujourd’hui) pour mieux piller (et outrageusement déformer) des idées de la gauche de transformation, il faudrait en rabattre sur nos prétentions ?

 

Refus. Avant de déserter un terrain certes envahi par les lepénistes et afin d’éviter une contradiction performative fatale, n’oublions pas que la référence systématique au FN à propos 
du drapeau, de la Marseillaise ou de la nation est à coup sûr 
le meilleur moyen de l’installer dans la position de centralité, dont, à juste titre, nous voudrions par ailleurs l’écarter… 
La souveraineté populaire, qui fraye avec l’émancipation sociale, est un combat de gauche, authentiquement de gauche, comme le furent l’anticolonialisme et le droit à l’autodétermination des peuples. Le FN n’a rien à voir avec cette histoire. Alors cessons de le transformer en arbitre intempestif et pollueur de nos débats et continuons d’imposer les thèmes qui nous intéressent car ils sont nôtres. Et refusons l’alternative absurde : le monde mondialisé et globalisé ou la nation archaïque…

 

Asservissement. Mondialisation : désigne un état du monde où les externalités ont atteint de telles portées et de telles intensités qu’elles rendent nécessaires des formes de gestion supranationales. Globalisation : désigne le processus de gouvernance mondiale visant à la déréglementation du plus grand nombre de marchés possibles avec la plus grande extension possible. La mondialisation des techniques et des échanges permet l’hégémonie de la gouvernance globale. Question : que signifient aujourd’hui vouloir réduire les flux de marchandises et de capitaux, relocaliser les systèmes productifs, stopper la concurrence entre travailleurs du monde, valoriser la diversité des savoirs et des pratiques sociales, assurer la souveraineté alimentaire des peuples ? Est-ce « démondialiser » ? Est-ce « déglobaliser » ? Est-ce reconquérir « de la » souveraineté ? Et vouloir « produire français », 
est-ce revendiquer cette souveraineté ? Nous le constatons, 
la modernité de l’idée même de souveraineté, au sens conceptuel du terme, ne peut être balayée du jour au lendemain. Pour toute communauté humaine, être maître de son destin reste constitutif de son horizon historique et politique, l’une des données cardinales. Ignorer cet invariant dans le temps-long ou, plus grave, le bafouer sans autre possibilité que d’assister 
à la dépossession progressive de son être-collectif sans aucune proposition de re-création (mais laquelle justement ?) constitue une forme d’humiliation. Pour ne pas dire un asservissement. 
Le peuple français, fils des luttes et des places de grève, enfant de Jaurès et d’Hugo, acceptera-t-il encore longtemps de ne plus orienter lui-même ses éléments fondamentaux ?

 

Le blog du bloc-noteur : http://larouetournehuma.blogspot.com

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 14:16

Les nouveaux Pieds nickelés

Médias - le 17 Décembre 2011

Les nouveaux Pieds Nickelés dans l'Humanité

Croquignol, Ribouldingue et Filochard sont de retour. Et c'est dans l'Humanité que ça se passe. Dès notre édition de lundi, retrouvez les nouvelles aventures des Pieds Nickelés.


Né il y a plus de cent ans (1908) sous la plume de Louis Forton, le trio le plus célèbre de la bande-dessinée francophone s'est refait une jeunesse l'an dernier avec la publication de leurs nouvelles aventures. Voilà le second volet de leur retour vers le futur. Nos trois héros escrocs libertaires montent cette fois leurs combines dans le France actuelle, celle de Sarkozy et compagnie. Et il y a, là aussi, de quoi rouler les gogos.

A retrouver à partir de ce lundi 19 décembre et pour toutes les vacances dans l'Humanité.

 

  • Pour en savoir plus sur le nouveaux Pieds Nickelés:

L’éditeur Onapratut

Recevez chez vous nos 3 titres (Cliquez sur la photo)

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:07

 

  http://youtu.be/A2-MO38c-4w

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 09:04

La récession annoncée en France pour fin 2011-début 2012 est "le produit de l'austérité" et des plans successifs mis en place par la droite depuis le début de la crise, a estimé vendredi Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.


"Elle est la conséquence des plans d'austérité successifs que la droite a mis en place depuis le début de la crise. Il est remarquable que ce soient les pays à qui l'on fait appliquer les plans d'économie drastique qui subissent de plein fouet la récession. Elle est le produit de l'austérité!", juge-t-il dans un communiqué.


Pour le numéro un du PCF, "la suppression de près de 170.000 emplois dans la Fonction publique via la RGPP, le gel des salaires et des minima sociaux, l'asphyxie des collectivités locales, la restriction des crédits aux PME ont fini par faire reculer notre économie".


Convaincu que "la France a les moyens d'une autre politique", le Front de Gauche (PCF-Parti de gauche) propose d'arrêter les exonérations sociales patronales pour réinjecter ces fonds dans l'investissement productif, de moduler l'impôt sur les sociétés et les cotisations sociales pour encourager les entreprises à développer leur valeur ajoutée et la part des salaires, de pénaliser les entreprises qui délocalisent et suppriment des emplois pour spéculer, note-t-il.


La France devrait, selon l'Insee, connaître une brève récession au quatrième trimestre 2011 et au premier trimestre 2012 et il sera "difficile" d'atteindre l'an prochain la prévision de 1% de croissance sur laquelle le gouvernement a basé son deuxième plan de rigueur.

 

les Echos16/12/2011

 

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 01:52

 droit à la retraite à 60 ans sans décote !

"Ce n’est pas possible de ne pas respecter : le retour de l’âge de la retraite à 60 ans pour tous"

 

François Hollande a hélas, détaillé, sur RTL, ce qu’il envisageait à propos de la retraite à 60 ans en cas de victoire de la gauche en 2012. Elle ne concernerait que les personnes ayant commencé à travailler à 18 ans et disposant déjà de « tous leurs trimestres » pour une retraite à taux plein. Et pour les autres? « Ceux qui n’ont pas leur durée de cotisation ne le pourront pas », a précisé le candidat du PS remettant en cause ce qui était acquis dans le projet PS. « Il ne l’avait certes pas promis pendant les débats de la primaire socialiste. Mais il n’avait pas non plus contredit Martine Aubry et Ségolène Royal qui prônaient un retour généralisé aux 60 ans » écrit le Figaro qui se réjouit évidemment : « François Hollande entérine en creux le recul de l’âge légal à 62 ans. Il se contente de proposer une exception supplémentaire. Il élargit, ni plus ni moins, le dispositif « carrières longues ».

 

Instaurée par la réforme Raffarin Fillon de 2003 pour les salariés entrés dans la vie active au plus tard à 16 ans, la mesure a été étendue par Éric Woerth aux personnes ayant commencé leur carrière à 17 ans. Là, c’est à 18 ans. Cela devrait ne concerner que 80.000 à 100.000 hommes et femmes par an (entre 1 nouveau retraité sur 6 et 1 sur 8 environ). « Mais avec un âge légal à 62 ans, ceux qui ont commencé à 18 ans doivent encore travailler 44 ans : notre proposition est une proposition de justice, pas d’idéologie » balbutie Marisol Touraine, chargée de ces questions dans l’équipe de campagne de Hollande. … Pourtant la majorité des jeunes, 7 sur 8, confrontés à 25 % de chômage ne trouvent un CDI qu’à 29 ans, ce qui signifie pour eux une retraite à 70 ans au moins. « C’est juste impossible »


François Hollande a implicitement admis que la durée de cotisations avait encore vocation à augmenter, parlant sur RTL de « 41 années, voire 42 années de cotisation » (elle est actuellement fixée entre 40,75 ans, pour la génération 1951, et 41,5 ans pour la génération 1955 et les suivantes). Mais c’est impossible alors que les salariés font en moyenne, dans la vie réelle, 35 annuités. Ils sont licenciés, inaptes, malades, au chômage dans 2 cas sur 3 à partir de 55 ans : exiger d’eux 42 annuités, c’est 7 ans de décote ! C’est une véritable agression contre le niveau des retraites : c’est impossible pour la gauche de défendre cela contre 75 % de l’opinion et contre les 8 millions de manifestants de 2010.

 

50 arguments pour le droit à une vraie retraite à 60 ans pour tous:

Sinon, c’est le chômage qui va gagner

1. L’âge de la retraite recule ? le chômage avance.

2. Il n’y aura pas de recul du chômage de masse record (5 millions) sans réduction du temps de travail.

3. C’est un non-sens d’allonger les durées de cotisations (ou de faire faire des heures supplémentaires) quand on a 5 millions de chômeurs.

4. L’autre seul résultat c’est que ceux qui ne seront pas en retraite seront inscrits au chômage…

5. 2 salariés sur 3 sont au chômage, licenciés, inaptes, malades, autour de 55 ans.

 

 

Les jeunes seront aussi pénalisés

6. Il y a 25 % de chômeurs parmi les jeunes actifs, pourquoi pousser à ce que les « seniors » travaillent plus, s’il y a une priorité cela doit être pour les jeunes, priorité à la jeunesse !

7. 3 jeunes sur 4 ne trouvent un boulot en CDI qu’à partir de 29 ans. 41 annuités c’est la retraite à 70 ans assurée.

8. Ceux qui commencent à travailler « tôt » vers 16, 17, 18 ans sont 1 ou 2 jeunes sur 8.

9. Et même ceux qui commencent à travailler tôt ont des périodes de chômage qui ne sont pas prises en compte à 100 % dans les annuités.

Un salarié qui a travaillé toute l’année peut avoir moins de 4 trimestres validés si sa rémunération est faible. Ce n’est pas la durée de travail dans l’année qui détermine le nombre de trimestres validés mais le montant des salaires soumis à cotisations retraite. Beaucoup ne parviendront pas à avoir suffisamment de trimestres validés à l’âge de 60 ans, ni probablement d’ailleurs à 62. Puisqu’il faut percevoir un salaire de 1772 € brut pour valider un trimestre. Ce qui veut dire qu’un temps partiel au SMIC travaillant 4 trimestres à l’année n’en valide que 3 !Ainsi, les gens n’ayant pas fait d’études auront le « droit » à la double peine

* Contrats précaires et petits salaires dans leur vie active

* Retraites amputées à 67 ans

Pensons aux caissières d’hypermarchés. Mais qui les avertit et qui se soucie d’elles ? Le calcul de la retraite imposé par Balladur sur les « 25 meilleures années » est ségrégationniste contre les jeunes et pauvres.

 

C’est la santé des salariés qui est danger

10. L’espérance de vie « en bonne santé » selon l’INSEE est de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes (59 ans pour les ouvriers, 69 ans pour les cadres). Toujours selon l’INSEE, en France, l’espérance de vie en bonne santé pour les hommes a baissé de 2007 à 2008, de 63 à 62,4 ans.

11. Entre 55 et 60 ans, 2 maladies sur 3 sont liées au travail, entre 60 et 65 ans, 3 maladies sur 4 sont liées au travail.

12. La biologie du corps humain n’a pas changé entre 55 et 65 ans. TOUS les métiers sont pénibles. Physiquement et mentalement. Vous voyez un vieil instituteur de 62 ans devant ses élèves ? Un chauffeur-livreur à 59 ans ? Une femme de service de nettoyage à 61 ans ? Un cadre stressé de 60 ans en compétition avec des « jeunes » cadres ? Et un ouvrier du bâtiment de 55 ans devant son marteau piqueur ?

13. La principale maladie professionnelle ce sont les TMS, (troubles musculo squelettiques) elles augmentent de 18 % par an depuis l’an 2000.

14. Dix millions de salariés sur 24 ont des métiers pénibles physiquement (horaires atypiques = 5 millions, dont 2,3 de nuit ; port de charges divers = 5 millions) et les autres subissent une pénibilité mentale de plus en plus forte (burn out, suicides, harcèlement, stress, troubles psychosociaux, précarité, surexploitation, un milliard d’heures supplémentaires impayées..).

15. Mais ce ne sont plus les « coups de grisou » qui tuent comme il y a un siècle : ce sont les accidents cardiaques et vasculaires. 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires : entre 1/3 et 50 % sont liés au travail.

 

… alors que la fiabilité des prévisions démographiques est contredite par la réalité

16. Les prédictions de ceux qui disaient qu’on ne peut payer les retraites pour des raisons démographiques sont toutes tombées à l’eau : ils prévoyaient 350 000 naissances par an à partir de 2000, on a eu 850 000 enfants par an depuis l’an 2000.

17 : Il y a un « pic » de retraités entre aujourd’hui et 2036. Ensuite ça retombera jusqu’en 2060 où cela remontera. Il suffit d’ajuster le taux des cotisations en fonction des variations année par année.

18 : L’ajustement des cotisations sociales retraites peut se faire en temps réel, d’un an sur l’autre, selon les variations démographiques, directement de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite. Pas besoin de « placer » de l’argent en courant tous les risques dans des fonds de pension aléatoires que les spéculateurs dilapideront dans les îles Caïman.

 

La durée de cotisation réelle moyenne devrait être la référence

19. Pourquoi avoir réduit la durée du travail sur la semaine si c’est pour l’allonger sur la vie ?

20. Celui qui prétend allonger la durée de cotisations est impuissant à agir sur le réel : actuellement elle recule depuis 10 ans en pratique vers 36 et vers 35 annuités. Aucune des promesses patronales d’aller à l’inverse pour les « seniors »  n’est entrée en pratique.

21. Prétendre imposer – sur le papier – 41 ou 42 annuités, le SEUL résultat, puisque la moyenne des salariés ne peut cotiser que 36 ou 35 annuités, c’est 6 ou 7 ans de décote. Comment admettre d’allonger des annuités qui ne seront jamais effectuées et donc baisser les plus petites retraites ?

22. Reculer l’âge de départ en retraite à pour seul effet pratique de baisser le niveau des retraites réintroduisant la misère chez les vieux.

23. Il faut prendre comme référence le nombre d’années réellement cotisées dans la vie réelle et non pas l’allongement aléatoire de l’espérance de vie.

24. Par exemple, si la moyenne réelle des annuités cotisées dans la vie réelle des salariés est de 35 annuités, la référence retenue pour une retraite à taux plein doit être de 35, si elle est de 36 cela doit être 36, si elle monte à 37, cela doit être 37…

25. Mais mettre un objectif inatteignable à 41 ou 42 annuités, c’est faire sauter les gens à la perche sans perche, le seul résultat actuel est qu’ils ont une retraite plus basse et non pas qu’ils travaillent plus.

26. Depuis 8 ans AUCUNE raison « nouvelle » de repousser l’âge réel de la retraite. Aucun effet d’entraînement dans l’emploi des seniors. Les salariés cotisent MOINS longtemps en moyenne ! 36 annuités seulement ! Pour sortir de la crise, il ne faut pas baisser salaires et retraites mais les augmenter !

27. Raison de plus pour ne pas prendre l’espérance de vie comme référence, c’est trop aléatoire : l’espérance de vie régresse aux Etats-Unis depuis plusieurs années, elle régresse aussi depuis trois ans en Allemagne. Travailler plus longtemps vous mourrez plus tôt.

Des conditions bien plus dures que dans le reste de l’Europe

28. En Allemagne, en Italie, en Espagne, c’est 35 annuités pourquoi 41 ou 42 ici ? Sarkozy a fait la pire réforme contre le droit à la retraite de toute l’Europe.

29. En Allemagne, la droite veut fixer les départs à 67 ans, mais en 2029… c’est remis en cause par les syndicats qui l’avaient, hélas, signé parce qu’actuellement, la moyenne des départs est autour de 58 ans…

30. En Grande-Bretagne, ils annoncent 68 ans… en 2048 ! Ici, en France, Sarkozy a imposé 67 ans pour le taux plein en 2018, c’est-à-dire demain ! Il faut abroger la loi Sarkozy-Woerth.

31. En Allemagne, ce n’est pas du tout pareil qu’en France, parce que nous, on vit un « boom » démographique depuis l’an 2000, 2,04 enfants par femme, en Allemagne c’est 1,4 enfant par femme.

 

Un projet politique pour tous

32. 60 ans c’est un DROIT ce n’est pas une obligation ! Mais encore faut-il que ce DROIT soit pour tous ! « d’ordre public social ».60 ans c’est une référence pour tous, un objectif réaliste, contrôlable, clair TOUS ENSEMBLE.

33. 100 000 hommes et 50 000 femmes meurent entre 60 et 62 ans, Avec 41 ou 42 annuités, ils mourront sans un seul jour, une seule semaine, un seul mois de retraite après avoir cotisé toute leur vie.
34. La « retraite à la carte » c’est le slogan du Medef : pour complexifier le système et le rendre illisible, pour qu’il n’y ait plus d’ordre public social, que les salariés ne soient plus solidaires. C’est comme la durée du travail « a la carte », le SMIC à la carte… La règle ne sera plus fixée en raison des besoins humains mais en raison des exigences de la productivité.

35. 60 ans c’est déjà trop. On doit exiger la retraite à 55 ans dans le bâtiment et dans tous les métiers très pénibles.

36. Il ne faut vivre pas moins bien que nos parents : retraites à 60 ans, 35 annuités, à 75 % du salaire calculé sur 10 meilleures années, indexées sur les salaires (ce que proposait encore Lionel Jospin en juin 1997)

37. Sinon on subit la double facture : travailler plus longtemps après 60 ans et gagner moins, une majorité de gauche ne peut aller dans ce sens = austérité = récession = crise aggravée = chômage.

 

Respecter la démocratie à tous les niveaux

38. Démocratie ! Le seul vote de congrès – unanime – du PS qui a eu lieu c’était à Dijon 2003 pour le droit a la retraite à 60 ans à taux plein. Respectons-le.

39. C’est François Hollande qui avait fait voter le congrès du PS unanime de mai 2003 pour la retraite à 60 ans à taux plein !

40. Démocratie, débat dans le PS et dans toute la gauche, tous les syndicats : branle-bas de combat pour la défense des retraites à 60 ans pour tous. 60 ans c’est majoritaire et dans la gauche politique et dans les syndicats : pour qui on dirige ? Pour le peuple ou pour le AAA ?

41. De toute façon, il y a un risque de ne pas gagner si c’est se trouver en porte-à-faux avec 75 % de l’opinion et les 8 millions de manifestants de 2010 (rien ne s’oublie) qui veulent abroger la loi scélérate Sarkozy-Woerth de pillage de nos retraites : il va falloir s’en rendre compte.

42. Oui, il faut écouter les 8 millions de manifestants et 75 % de l’opinion, il faut que François défende la retraite à 60 ans.

43. On votera François Hollande ( déclaration bizarre au vu de ce qui précède et de ce qui suit, car ce serait donner quitus à Hollande, quoi qu'il fasse? NDLR), mais nous luttons pour exiger qu’il respecte le rétablissement de l’âge légal de départ à 60 ans.

 

Des richesses, il y en a !

44. La « dette » a bon dos pour justifier qu’on ne peut payer les retraites ni hausser les salaires. Elle est la conséquence de choix réalisés par Sarkozy qui veut nous la faire payer. En France, on n’a pas un problème de dette mais de recettes.

45. Ne pas céder au chantage des officines de droite qui s’auto intitulent « agences de notation ». Ils ne proposent jamais d faire payer les riches mais de baisser les salaires et retraites des plus modestes

46. Ne pas céder au chantage des fonds de pension qui veulent siphonner les retraites. Ne jamais les croire, ne jamais leur confier un seul sou de nos retraites : ils vous prendront tout et ils vous voleront tout, le dilapideront dans les caves à « subprimes » et autres paradis fiscaux des Bahamas.

47. La France a 87 % de dette/PIB à cause de Sarkozy qui a vidé la « cagnotte publique » de Lionel Jospin, et remplit les « cagnottes privées » en faisant 24 points de dettes en plus en cinq ans (de 63 à 87/PIB). Mais la France avait 290 % de dette/PIB en 1945 et pourtant elle a mis en place la Sécu et les retraites à ce moment-là.
48. La France est 2,5 fois plus riche qu’en 1982 quand la retraite à 60 ans a enfin été mise en place.

49. Salaires et cotisations sociales sont trop bas depuis + de 20 ans, la France n’a jamais été aussi riche, elle peut payer les retraites à 60 ans.

50. Le COR l’a expliqué et démontré : avec 0,35 % seulement d’augmentation des cotisations sociales par an d’ici 2036, les retraites à 60 ans (35 annuités, 75 %, 10 ans, > au Smic, indexées sur salaires) sont garanties et payées.

 

Conclusion :

Convainquons, battons-nous, nous sommes la majorité non seulement de la gauche, du salariat, mais du pays tout entier. Qu’on n’ait pas convaincu Sarkozy ce n’est pas une surprise, hélas, vu le personnage et sa politique 100 % réactionnaire, mais ce n’est pas tolérable, il n’a pas écouté le peuple. Lui, il est pour la retratie à 70 ans et 45 h sans gain de salaire.

Mais François Hollande est candidat et socialiste, lui, il peut et doit entendre davantage(1)


(1) Hélas, il réitère ces propositions de recul de l'âge de la retraite à 61 voir 62 aans, et plus encore pour après. Je préfère voter Front de gauche directement, Mélenchon au 1er tour des Présidentielles et le candidat du Front de gauche aux législatives, qu'il soit PCF, PG ou GU ou autre composante du Front, car eux se prononcent pour la retraite à 60 ans à taux plein avec 37,5 ans de cotisations comme avant 2003, et financent la mesure. C'est plus sûr!

PS : La gauche socialiste toute entière combat pour le respect du droit à la retraite à 60 ans :
- En mai 2003 nous avions fait voter la retraite à 60 ans à taux plein,
- En juillet 2006 nous avions fait écarter « la retraite à la carte »,
- en janvier 2010 fait ré affirmer la retraite à 60 ans.
Depuis nous avons empêché que soient votées les 41,5 annuités, elles ne le sont toujours pas officiellement, certains dirigeants pratiquent par coups de force tellement il y a de résistances dans la base du parti ! Alors c’est « renvoyé à la négociation avec les syndicats » :

Donc s’il vous plait faites tous et toutes le boulot, argumentez, argumentez, argumentez comme en 2010, dans TOUS les syndicats aussi pour que la position finale soit correcte !

Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 15 décembre 2011 à 17:39, classé sous

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 01:28

Borgel, Lang, Morelle, Boutih... les candidats errants du PS

LEMONDE.FR | 16.12.11 | 17h14   •  Mis à jour le 16.12.11 | 18h33

 

Ils sont candidats aux législatives de 2012, l'ont annoncé et espèrent encore l'être mais n'ont toujours pas de circonscription d'atterrissage.

Ces responsables socialistes ont vu passer la convention nationale d'investiture du PS, le 10 décembre à La Défense, sans que leur sort n'ait été réglé. Confrontés à une fronde locale contre leur parachutage, en butte à un concurrent qui s'accroche, ou peu séduits par les points de chute qu'on leur offre, ils attendent. Quitte à devenir des genres de valets de pique que les dirigeants du parti s'échangent.

Jack Lang, Christophe Borgel, Aquilino Morelle et Malek Boutih en font partie. Pour les cas litigieux comme les leurs, la convention nationale du PS a réservé une dizaine de circonscriptions. Et chargé le bureau national de trancher au plus tard en janvier.

> Duel entre Christophe Borgel et Jack Lang. La 1re circonscription de la Somme, qui couvre Amiens-ouest, devait échoir à Christophe Borgel, secrétaire national aux élections. Mais elle est depuis convoitée par Jack Lang.

L'ancien ministre, 72 ans, avait en effet refusé de se présenter, le 1er décembre, au vote des militants dans une autre circonscription, la 6e à Boulogne-sur-Mer, dont il est député sortant. M. Lang a craint de ne pas emporter le vote des

militants. Ces derniers ont finalement choisi Brigitte Bourguignon, adjointe au maire de Boulogne-sur-Mer. "Le PS se propose de me trouver une autre solution", expliquait M. Lang.

 

C'est en fait la section PS d'Abbeville qui lui a ouvert ses bras. Pour mieux rejeter un autre parachuté, Christophe Borgel.

La 1re circonscription a en effet été gelée par la direction afin de donner du temps à ce proche de Martine Aubry de calmer la grogne que son parachutage avait soulevée. Le premier secrétaire de la section d'Abbeville menaçait d'organiser une manifestation devant le siège du PS contre l'"apparatchik". Le premier fédéral de la Somme, Nicolas Dumont, également candidat à la candidature, s'activait lui aussi en proposant à Jack Lang de venir chez lui et lui offrait d'être son suppléant. Jeune maire d'Abbeville – 34 ans – M. Dumont a sans doute fait le calcul qu'il était plus aisé de succéder à un député de 72 ans qu'à un élu national de 48 ans comme M. Borgel. En réponse, mercredi 14 décembre, Jack Lang a temporisé : "Je prendrai une décision avant la fin de la semaine."


Pour Christophe Borgel, "la chose ne se fera pas". "J'ai le soutien de Martine Aubry et de François Hollande, vu le boulot que je fais", assure-t-il. Il n'empêche : M. Borgel a du mal à se faire accepter. Battu par François Asensi (apparenté PCF) lors des législatives de 2007, puis par Nelly Roland (elle aussi apparentée PCF) à la municipale de Villepinte, il pensait faire son trou cette fois-ci. Ses relations tendues avec Nelly Roland, dont il est l'adjoint, ont eu raison de ses velléités. Le socialiste avait été battu à plates coutures par la communiste en 2007. Le bureau national doit maintenant trancher : peu de doute qu'il appuiera le secrétaire national en trouvant une porte de sortie à M. Lang, qui pourrait être recasé en Gironde ou dans les Vosges, où l'ex-ministre est né.

 

> Aquilino Morelle et l'exil.

 

Le directeur de campagne d'Arnaud Montebourg durant la primaire socialiste s'est fait fort de trouver une circonscription. En 2007, il avait subi une cuisante défaite en Seine-Maritime, où il avait dû s'incliner dès le premier tour devant le communiste Jean-Paul Lecoq. Cette fois-ci, il a voulu une "circo gagnable" : ce n'est que justice après tant d'efforts déployés auprès de son champion, a-t-il estimé. L'ancienne plume de Lionel Jospin à Matignon a d'abord exigé, pour 2012, une circonscription à Paris : "J'y habite", a-t-il justifié. Mais la capitale est très convoitée.

 

La direction du PS a alors avancé l'hypothèse d'une circonscription des Français de l'étranger. Pas question à ses yeux : "Les bonnes âmes ont pensé m'exiler dans des contrées exotiques", a raillé le quadragénaire. La direction lui a depuis proposé de partir dans les Pyrénées-Atlantiques, puis en Gironde ou encore dans l'Isère. "Aucune proposition sérieuse", tranche M. Morelle. "Arnaud a demandé à François Hollande de s'en occuper", assure l'ancien porte-parole de M. Montebourg, en expliquant que c'est de la faute de Martine Aubry – qui le déteste – si rien n'avance.

 

> La guerre entre Julien Dray et Malek Boutih.

 

Dernier pataquès des investitures à Solférino, le cas de l'ancien président de SOS-Racisme, Malek Boutih, qui espère accéder à un poste de député. En vain jusqu'ici. Déjà en 2007, parachuté en Charente, il avait dû affronter la fronde des socialistes locaux puis la candidature dissidente de Martine Pinville, soutenue par les militants locaux. Cette dernière l'avait éliminé dès le premier tour. Cette fois-ci, M. Boutih veut se présenter là où il milite, à Grigny, dans la 10e circonscription de l'Essonne... sur les terres de son ex-ami Julien Dray.

 

Le vice-président du conseil régional d'Ile-de-France annonce d'abord qu'il ne se représente pas. Puis change d'avis, disant en janvier avoir besoin de "réfléchir". La commission électorale gèle la circonscription. Mais, début juillet, M. Boutih se déclare et demande un vote militant. Six mois plus tard, les deux "potes" se déchirent publiquement. Malek Boutih accuse son ancien mentor d'avoir introduit 59 cartes antidatées dans le fichier des adhérents de Morsang-sur-Orge et de Grigny : "Il a cherché à bétonner le vote. C'est un trafic que je ne peux accepter", dit-il.

 

Il écrit à Martine Aubry afin qu'elle saisisse la commission nationale des conflits pour "manipulation du fichier des adhérents". Julien Dray se dit "attristé de voir la dérive et le naufrage d'un individu". Ambiance. Début janvier, les adhérents devraient trancher. A moins qu'au regard des "preuves" de M. Boutih, le bureau national ne décide de "flécher" la circonscription pour un candidat issu de la diversité.

Sylvia Zappi

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 18:10

Jacques Chirac dans le métro parisien

Politique - le 15 Décembre 2011

Emplois fictifs: "Jacques Chirac a manqué à l'obligation de probité"

Jacques Chirac, 79 ans, a été reconnu ce jeudi matin coupable notamment de "détournement de fonds publics" et "abus de confiance"et condamné à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris, remontant au début des années 1990, quand il était maire.


Les principaux attendus du jugement rendu par le tribunal correctionnel de Paris étant suffisamment éloquents, nous les publions ici.

 

"Les débats ont établi que Jacques Chirac a été l'initiateur et l'auteur principal des délits d'abus de confiance, détournement de fonds publics, ingérence et prise illégale d'interêts."


"Sa culpabilité résulte de pratiques pérennes et reitérées qui lui sont personnellement imputables et dont le développement a été grandement favorisé par une parfaite connaissance des rouages de la municipalité (...) En multipliant les connexions entre son parti et la municipalité parisienne, Jacques Chirac a su créer et entretenir entre la collectivité territoriale et l'organisation politique une confusion telle qu'elle a pu entraîner ses propres amis politiques."


1,4 millions d'euros engagés


"Le gain en résultant, nonobstant les économies des salaires payés par la mairie de Paris, a pu prendre la forme soit d'un renforcement des effectifs du parti politique dont il était le président, soit d'un soutien à la contribution intellectuelle pour l'élaboration du programme politique de ce parti. Par l'ensemble de ces agissements, Jacques Chirac a engagé les fonds de la Ville de Paris pour un montant total d'environ 1,4 million d'euros.

 

 

"L'ancienneté des faits, l'absence d'enrichissement personnel de Jacques Chirac, l'indemnisation de la Ville de Paris par l'UMP et Jacques Chirac, ce dernier à hauteur de 500.000 euros, l'âge et l'état de santé actuel de Jacques Chirac, dont la dégradation est avérée, ainsi que les éminentes responsabilités du chef de l'Etat exercées pendant les 12 années ayant suivi immédiatement la période de prévention, sont autant d'éléments qui doivent être pris en considération pour déterminer la sanction qu'il convient d'appliquer à son encontre."

 

 

"Au mépris de l'intérêt général des Parisiens"


"Ces éléments ne sauraient occulter le fait que par son action délibérée, en ayant recours au cours des cinq années à 19 emplois totalement ou partiellement fictifs, Jacques Chirac a manqué à l'obligation de probité qui pèse sur les personnes publiques chargées de la gestion des fonds ou des biens qui leur son confiés, cela au mépris de l'intérêt général des Parisiens. "Le recours à une peine d'emprisonnement avec sursis dont le quantum sera fixé à deux années apparaît tout à la fois adapté à la personnalité du prévenu ainsi qu'à la nature et à la gravité des faits qu'il a commis".

  • A lire:

Affaires: l'étonnante mémoire sélective de Jacques Chirac

Le Parquet absout Chirac

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1 commentaire
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Parodie de Justice

Il faut admirer comment le pouvoir et la classe politique toute entière se réjouit à bon compte de ce jugement du Tribunal de la République.
Il aura fallu attendre des dizaines d'années et attendre que l'homme ait vieilli pour rendre un tel jugement plutôt clément.

C'est dire le cynisme de cette nomenklatura qui exerce sur le peuple de France une dictature, parce qu'elle est en mode "soft", est tolérable, admissible, supportable.

Les évènements des soulèvements arabes auront au moins montré une chose. Il est plus facile et plus rapide de se débarrasser de méchants "dictateurs", voire de les assassiner comme des chiens. Avec le concours de l'Occident qand le jeu en vaut la chandelle.
Mais , essayez de vous débarrasser de la dictature qu'exerce sur la classe politique, toutes couleurs confondues, la logique, la Loi du capitalisme, le pouvoir des possédants et des puissants!

Ô on a bien ici ou là en Occident quelques rebelles, quelques indignés, quelques révoltés et quelques partis politiques conventionnels "opposés", tendrement opposés, mais parfaitement coulés, intégrés dans le moule. Leur rôle se limitant à ceux des bouffons dans les cours royales.

Cette condamnation de J Chirac est une parodie deJustice. Une façon de conforter le système en se donnant l'apparence d'avoir rendu la justice. Ô certes, formellement, oui. Tout baigne dans l'huile! Et vive la république!

La fête de l'Humanité

 

L'Humanité

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L'Humanité Dimanche

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 17:42

le 16 Décembre 2011

Architecture: Oscar Niemeyer, 104 ans, toujours plus de

 

Pour fêter ses 104 ans jeudi soir, l'architecte brésilien Oscar Niemeyer a fait ce qu'il préfère: se rendre dans son atelier aux grandes baies vitrées face à la plage de Copacabana où il lancé en soirée un nouveau numéro de sa revue "Nosso Caminho".

 

L'architecte de Brasilia a fait coïncider la sortie du numéro 11 de cette publication trimestrielle consacrée à l'architecture, la littérature et l'art avec la date de son anniversaire.

 

La photo du projet de la mosquée d'Alger, sorti de la planche à dessin de Niemeyer en 1961 -mais qui n'a jamais été construite- est en couverture de la "Revista Nosso Caminho" (Revue Notre Chemin) car elle est aujourd'hui en cours de cours de construction dans la ville d'Oran.

Dans ce nouveau numéro, il rend notamment hommage au poète, chanteur, compositeur et père de la Bossa Nova, Vinicius de Moraes, qui fut l'un de ses amis proches.

Même s'il répète souvent "qu'avoir plus de cent ans est une 'merde'" ce qui lui fait plaisir aujourd'hui dans la vie "est de voir que le Brésil va mieux, s'améliore", a-t-il à quelques journalistes lors d'un coktail avec sa famille et ses amis dans son atelier. "L'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) a été un grand président, un ami du peuple", a-t-il ajouté, assis dans sa chaise roulante depuis qu'il s'est fracturé le bassin il y a trois ans. "Il a 104 ans et c'est comme si il en avait 80, mais il voudrait en avoir 20!", a dit à l'AFP, l'un des invités, le vice-gouverneur de Brasilia, Tadeu Filipelli.

Niemeyer se rend encore tous les jours dans son atelier en dépit de problèmes de santé: l'année dernière, il a été hospitalisé à plusieurs reprises et opéré notamment d'une tumeur au colon. Celui qui a toujours conservé sa foi communiste trouve aussi le temps de participer aux réunions de la revue qu'il a créée pour "parler avec la jeunesse".

 

Bonnes et mauvaises nouvelles


Né le 15 décembre 1907 à Rio, l'architecte de Brasilia a conçu plus de 600 projets architecturaux dans le monde entier. Il en dirige encore plusieurs, dont la rénovation du Sambodrome de Rio, où se déroulent depuis 1984 les somptueux défilés du carnaval. Cette rénovation vise aussi à adapter le Sambodrome en vue des jeux Olympiques de 2016. Il travaille aussi au projet de la bibliothèque d'Alger.

 

Une mauvaise nouvelle pour Niemeyer a été l'annonce de la fermeture jeudi -le jour de sa 104e année- du Complexe culturel d'Aviles (Espagne) qui avait été inauguré l'an dernier. La "place ouverte du monde" imaginée par Niemeyer ferme ses portes car le gouvernement des Asturies accuse les administrateurs de dépenses excessives, selon le journal Folha de Sao Paulo.

Reportage d'Euronews sur le Complexe d'Aviles

 

"Advienne que pourra!"


En août dernier, celui qui a révolutionné l'architecture moderne avec ses courbes sensuelles inspirées, selon lui, "du corps de la femme brésilienne", avait déclaré à la presse qu'il y avait encore des choses qu'il aimerait faire, comme un "beau projet pour Copacabana".

"Une fois on m'a demandé ce que je pensais de la vie. J'ai répondu: du moment que j'ai une femme auprès de moi, advienne que pourra!", avait plaisanté Niemeyer, qui a aussi écrit les paroles d'une samba intitulée "Tranquille avec la vie", une chanson optimiste sur un habitant d'une favela gardant l'espoir d'un avenir plus juste.

 

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Published by bruno fornaciari - dans DIVERS
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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 14:36
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Published by bruno fornaciari - dans DETENDEZ-VOUS EN MUSIQUE
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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 18:04

Depuis octobre 2010 et suite au reportage de Monsieur Alexis Veller dans le magazine « enquête exclusive », nous sommes de nombreux décideurs économiques à ne plus souhaiter répondre à M6 dans le cadre des reportages que cette chaîne peut être amenée à faire sur la Seine-Saint-Denis.
En effet, nous avons dû subir, d'une part une tromperie du journaliste sur le scénario du tournage et l'axe qu'il souhaitait montrer au travers des interviews des chefs d'entreprises interrogés et d'autre part des coupes des interviews réalisées au montage, qui ont dénaturé et voire même fait dire son contraire aux interviewés.
Dans ces conditions, suite aux demandes d’interviews formulées par la chaîne M6, je vous propose, au nom de Plaine Commune Promotion et de Seine-Saint-Denis Avenir, de ne pas répondre aux questions de cette chaîne.


Francis Dubrac
Président de Plaine Commune Promotion et de Seine-Saint-Denis Avenir

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