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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 08:25

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy : « des colonisateurs au service de l'empire des marchés financiers »

"Je m'élève avec la plus extrême vigueur contre l'ultimatum décrété par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel contre le peuple grec. Les dirigeants européens veulent interdire tout débat sur des solutions alternatives à celles qu'ils imposent depuis 3 ans et dont nous mesurons chaque jour l’inefficacité. Ce sont leurs choix politiques qui nous enfoncent dans la crise.

 

En convoquant le Premier ministre grec, en fixant eux-mêmes la date du référendum et la formulation de la questions posée, ils se comportent comme des colonisateurs au service de l'empire des marchés financiers.

 

C'est un outrage insupportable pour le peuple grec et pour tous les peuples européens dont la souveraineté démocratique est désormais menacée.

 

Les termes de l'ultimatum sont clairs : soit vous acceptez l'accord de Bruxelles – et vous vous faites hara-kiri en validant dix ans d'austérité – soit vous le refusez, et c'est l'expulsion de la Grèce de la zone Euro.

 

En posant le débat ainsi, les puissants de ce monde demandent aux grecs de choisir entre la peste et le choléra. Dans les deux cas, se sont encore les citoyens qui payeraient de leur poche la crise du système bancaire et financier. Dans les deux cas, la sortie de crise pour l'ensemble de l'Europe devient un horizon insaisissable.

 

Pour le PCF, des solutions beaucoup plus efficaces existent.

 

Le contrôle public des banques, la création monétaire et la refonte des statuts et missions de la BCE, doivent être discutés.

 

S'ils s'obstinent à piéger le peuple grec dans un faux débat pour lui faire endosser leurs responsabilités, les dirigeants de l'UE dévoilent aux yeux de tous leur dogmatisme et leur aversion pour la démocratie.

 

Le PCF soutient les manifestations prévues aujourd'hui et demain en Grèce. Il appelle à des mobilisations de solidarité en France et en Europe pour soutenir le peuple grec et imposer un changement de cap dans les réponses politiques à la crise."

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du PGE Paris, le 3 novembre 2011.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 22:46


Sortir les États de la servitude volontaire

Thomas Coutrot, coprésident d’Attac
Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic
 

 

Le mois d’octobre a vu la crise de la zone euro s’aggraver considérablement et les agences de
notations s’en donner à coeur joie : dégradation de la note de l’Espagne et de l’Italie, menace
sur la Belgique, « mise sous surveillance » de la France qui est ainsi menacée de perdre son
triple A. Tout a déjà été dit sur le rôle des agences de notation. Aveugles lors des crises
financières qu’elles ont été incapables d’anticiper, donnant la note maximale à la banque
Lehman Brothers à la veille de son effondrement, certifiant l’innocuité des produits financiers
hautement toxiques, baignant en permanence dans le conflit d’intérêt, leurs déclarations
devraient susciter l’hilarité générale. Pourtant, gouvernements et institutions européennes,
tout en les dénonçant et en promettant de les mater, persistent à se prosterner devant elles.
C’est que les agences de notations, aussi discréditées soient-elles, jouent un rôle indispensable
au fonctionnement des marchés financiers. Le problème n’est pas de savoir si elles ont raison
ou tort ou si leurs jugements sont basés sur une analyse objective de la situation. Il vient du
comportement même des acteurs de la finance qui ont besoin d’une autorité extérieure pour
orienter leurs décisions grégaires. Les agences de notation ne jouent pas le rôle de
thermomètre, mais d’un virus qui fait monter la fièvre de la cupidité, laquelle pousse à la
formation de bulles dans les moments d’euphorie boursière, et qui déchaîne une panique
incontrôlée dans les moments de doute. Le problème, ce ne sont pas les agences de notation,
mais les marchés financiers. Il est donc criminel d’avoir mis les dettes publiques dans leurs
mains.

Car, il faut y insister, ce sont les gouvernements qui ont fait ce choix, ce sont eux qui ont
permis aux marchés de développer leur capacité de nuisance. En France, une réforme de la
Banque de France, votée en 1973 sous l’impulsion de Valéry Giscard d’Estaing, ministre des
finances de Georges Pompidou, interdit au Trésor public d’emprunter directement à la
Banque de France à des taux d’intérêt nuls ou très faibles. La Banque de France ne peut donc
plus financer par de la création monétaire les déficits publics. Le gouvernement français est
dès lors obligé de faire appel aux marchés financiers, c’est-à-dire à des banques privées, et ce,
aux taux d’intérêt de marché. Il s’agit d’un acte fondateur, et destructeur, car il inaugure la
mainmise des marchés financiers sur les États. Cette disposition allait être intégralement
reprise lors de la création de la Banque centrale européenne (BCE), puis dans tous les traités
européens. On a donc abouti à une situation hallucinante. Les États ne peuvent pas être
financés par la BCE ; mais celle-ci peut par contre refinancer les banques privées à de très
faibles taux. Ces dernières prêtent ensuite aux États à des taux nettement supérieurs, voire
carrément usuraires. L’Union européenne se place volontairement sous l’emprise des marchés
financiers.

Cette emprise allait être d’autant plus grande qu’une contre-révolution fiscale s’est déployée
depuis plus d’un quart de siècle. Son fil directeur a été de baisser par de multiples moyens les
impôts payés par les ménages les plus riches et par les entreprises, en particulier les plus
grandes. L’impôt sur le revenu est devenu de moins en moins progressif avec la diminution du
nombre de tranches et les baisses successives du taux marginal supérieur. L’impôt sur les
sociétés, véritable peau de chagrin, pèse trois fois plus lourd sur les PME que sur le CAC 40.
Résultat imparable, l’État s’est appauvri : ses recettes représentaient 15,1 % du PIB en 2009
contre 22,5 % en 1982. On trouve là une des raisons de l’accroissement régulier de la dette
publique avant même la crise financière. Car contrairement à une antienne dont on nous rebat
les oreilles, ce n’est pas l’explosion des dépenses publiques qui a creusé les déficits. Avant la
crise, elles avaient même tendance à baisser : 55 % du PIB en 1993, 52 % en 2007. La crise,
dont il faut rappeler qu’elle trouve son origine dans les délires de la finance, a évidemment
gonflé la dette. Baisse des recettes fiscales dues à la récession, plan de relance pour éviter la
dépression, et enfin sauvetage des banques, se sont combinés pour arriver à ce résultat.
Alors que faire maintenant pour empêcher les prophéties autoréalisatrices des marchés de se
réaliser ? Tout d’abord, il faut acter que les plans d’austérité, au-delà même de leur caractère
socialement inacceptable, sont inutiles. Et c’est tout le paradoxe de la situation. Les marchés
veulent que les déficits publics soient réduits pour être sûrs que les États puissent payer la
charge de la dette, mais ils s’inquiètent du fait que les mesures prises vitrifient l’activité
économique. Face à ces injonctions contradictoires, il ne sert à rien de vouloir rassurer les
marchés, puisque plus on les rassure, plus ils s’inquiètent. La seule solution est de sortir les
États de leur emprise.

Il faut pour cela tout d’abord européaniser et monétiser les dettes publiques. La BCE et les
banques centrales nationales doivent pouvoir, sous contrôle démocratique, financer les États
et les politiques publiques européennes. Concernant le stock de la dette existant, un audit
citoyen doit pouvoir déterminer la part de la dette qui est illégitime, et donc doit être annulée,
et celle qu’il faudra rembourser, la BCE pouvant dans ce cas la racheter. Les banques doivent
être mises sous contrôle social afin qu’elles se tournent vers les financements de l’activité
productive et la transformation écologique de la société. Enfin, il faut enfin une réforme
fiscale d’ampleur qui redonne des marges de manoeuvres à l’action publique. Ces orientations
supposent de rompre avec tout ce qui a fait l’orthodoxie néolibérale de ces dernières
décennies. Les mouvements sociaux qui commencent à secouer l’Europe devront l’imposer.

 


  tRIBUNR PARUE sur le site d'Attac France


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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:33

 


    le 3 Novembre 2011

Après avoir épinglé l'Elysée en 2009 sur des sondages controversés, la Cour des comptes accable, dans son dernier rapport, Matignon et certains ministères sur des dépenses en matière de communication, rapporte France Télévisions qui s'est procuré le document. Principal bénéficiaire de ces contrats "obscurs", Pierre Giacometti, un proche de Nicolas Sarkozy...


Ce rapport, rendu le 17 octobre à la commission des finances de l'Assemblée nationale, met en évidence "des dépenses de communication sans justificatifs et sans appels d'offres", lit-on sur le site de France Télévisions. Le site poursuit que la société Giacometti-Péron apparaît comme "la principale bénéficiaire" de ces contrats "obscurs". 

Cette société de conseil en stratégie et communication a été cofondée par Pierre Giacometti, ancien dirigeant d’Ipsos, "un proche de Nicolas Sarkozy", présent au Fouquet's, le soir du 6 mai 2007, lors de l'élection présidentielle. "Tous les contrats entre le gouvernement et le cabinet Giacometti-Péron & Associés épinglés par la Cour des comptes représentent un peu plus de 1,7 million d'euros entre 2008 et 2010", écrit France Télévisions.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 05:28

 

 
  

Le Prophète, monté sur sa jument à tête de femme et guidé par l'ange Gabriel. BNF.

Culture - le 2 Novembre 2011


Depuis l’inadmissible attentat contre Charlie Hebdo, on lit un peu partout dans la presse que « l’Islam interdit la représentation du prophète ». Et bien ce n’est pas le cas. Et si on veut éviter que les thèses extrémistes se généralisent, autant éviter de les présenter comme des vérités.


Dans le Coran, rien sur la représentation de Mahomet. Les seules lignes qui pourraient y faire allusion concernent idolâtrie, ce qui est pour le coup fortement condamné par l’Islam. Le Coran regarde avec mépris ces « païens » qui adorent des images ; « Que signifient ces statues que vous adorez avec tant d'ardeur ? […]Honte sur vous et sur ce que vous adorez à l'exclusion de Dieu ! » Avant d’appeler à brûler les idoles. Pour consulter le passage complet, se reporter aux versets 50 à 70 de la sourate 21 du Coran.


La destruction des idoles fut édictée en loi temporelle en 721 et respectée dans le cadre de l’Islam, principalement, car les musulmans sont restés globalement respectueux des images religieuses chrétiennes. Une règle que tente de durcir sérieusement au XIIIème siècle l’école Chaféite (une des quatre écoles de pensée du Sunnisme), en promulguant un texte très austère qui interdit l’utilisation et la création de toute représentation figurée. Sur n’importe quel support, pour n’importe quel usage, ni fleur, ni animal et encore moins d’être humain.

 

Cette représentation est « interdite en toute circonstance, parce qu'elle implique une copie de l'activité créatrice de Dieu ». Loi qui a été, on s’en doute, globalement peu respectée avant de tomber en désuétude, mais qui en attendant a permis à de nombreux artistes d’exceller en calligraphie.


Ce qu’il en reste est qu’il ne faut pas « adorer » une représentation, et que l’image sert avant tout comme distraction ou décoration. Et donc qu’effectivement, on ne rigole pas au quotidien avec le prophète. Mais aujourd’hui, les écoles de pensée de l’Islam ne se sont toujours pas mises d’accord sur une règle concernant la représentation. Seules deux règles semblent plus ou moins unanimement respectées au fil des siècles et aujourd’hui encore : on ne dessine pas dans les mosquées, et on n’illustre pas le Coran. Et ce, on le répète, pour éviter l’idolâtrie et ne pas distraire les fidèles de la prière.

 

Mais sur l’image de Mahomet, rien n’est dit. On peut d’ailleurs trouver au cours de l’histoire plusieurs représentations du prophète, effectuées par  des artistes musulmans du monde entier.

 

En voici quelques exemples des XV, XVI et même XIXème siècle dans la collection du Metropolitan Museum de New York. Mahomet est ainsi représenté dans des histoires du monde, des biographies illustrées qui lui sont consacrées (comme ci-contre, une représentation de Mahomet arrivant à La Mecque, datée du XVIème siècle, issue d'une exposition de la BNF). On le retrouve aussi représenté dans de nombreuses histoires de Prophètes, dont les Perses (en Iran) et les Indiens étaient très friands.


Enfin notons que de nombreux Chiites ne se sont pas encombrés de tels interdits et utilisent au quotidien de très belles icônes, notamment d’Ali.

 

Il serait donc de bon ton qu’on arrête de donner comme vérité l’interprétation étrange des plus extrémistes, parce que vraiment là, de plus en plus de gens y croient…

 

P.M.

Recevez chez vous nos 3 titres (Cliquez sur la photo)


 

Que fait la justice ??????

Charlie Hebdo incite les français à voter extrême droite..... Bravo… Les journalistes, de ce journal, sont irresponsables. Que fait la justice devant ce journal qui est responsable du désordre public, semeur de troubles, incitation à la haine….. Que fait la justice ??????

 

quand t' on cherche on trouve !... (@nti)

certes je condamne cette acte , mais certaines personnes on des raisons profondes de protéger leurs identités, religieuse ou prophétique, l'athéisme s' y en amuse ! et la laïcité n 'a aucun commentaire a faire sauf a constater cette acte de destruction ....


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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 05:18

Logo G20

 

Plus de 10000 manifestants ont parcouru les rues de Nice pour lancer le forum des peuples face au G20.

Après des semaines d'une campagne de communication alarmiste par les autorités locales, et malgré un déploiement outrancier de forces de sécurité, les organisations et mouvements sociaux présents à Nice ont réussi une marche festive, créative, loin de tous les préjugés et clichés utilisés pour déligitimer les altermondialistes.

Pendant la marche, ils ont affiché leur détermination à voir les intérêts des peuples passer avant ceux des marchés financiers, en déclinant leurs propositions contre les inégalités et l'austérité au service du sauvetage des banques, contre la mainmise des multinationales sur les biens communs, les ressources naturelles et alimentaires, pour la solidarité avec les indignés et les révoltés du monde, pour la participation citoyenne aux décisions qui engagent l'avenir de la planète.

Place maintenant, et jusqu'au 4 novembre, aux débats, aux activités culturelles, aux actions de rue, pour prolonger cette expression citoyenne, poursuivre les liens avec les Niçois et afficher des alternatives aux vieilles recettes inefficaces qui se profilent au sommet du G20.
Demain, une action unitaire sur les paradis fiscaux aura lieu à Cap d'Ail à 10h, puis des ateliers, débats et actions de rue et un banquet des alternatives:

http://www.mobilisationsg8g20.org/tous-a-nice-face-au-g20/programmedetai... G8G20 2011

Nice, le 2 novembre 2011

 

Attac - 21ter Rue Voltaire - 75011 Paris - Tél. 01 56 06 43 60

 

Adhérer ?

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 16:01
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 11:36

Comment renouer avec l’espoir né du programme du CNR en 1944 ?

L’appel lancé depuis le plateau des Glières

Par Raymond Aubrac, résistant, Stéphane Hessel, résistant déporté, Marie-jo Chombart de Lauwe, résistante déportée, présidente de la fondation pour la mémoire de la déportation, Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, Georges Séguy, résistant déporté, Walter Bassan, résistant déporté, Henri Bouvier, résistant déporté, Léon Landini, résistant FTP-MOI, Pierre Pranchère, résistant, François Amoudruz, résistant déporté, membre de la présidence nationale de la FNDIRP, Jean Marinet, résistant déporté, président de la FNDIRP de L'Ain, Noella Rouget, résistante déportée, Odette Nilès, résistante, petite amie de Guy Môquet, Charles Paperon, résistant, Co-président de l'ANACR Finistère, Pierre Moriau, résistant

 

 

Le 8 mars 2004, treize vétérans des mouvements de résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un « appel aux jeunes générations » dénonçant, notamment, « la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ». Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et de citoyens s’en indignent. Partout il y a la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil national de la Résistance (CNR), ouvrent l’espoir qu’un mieux vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle. Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce, avec les élections de 2012, semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter des causes politiques des injustices sociales, des raisons des dérégulations internationales, des origines des déséquilibres écologiques croissants.

Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un projet de société du XXIe siècle en repartant du programme du CNR, les Jours heureux, adopté le 15 mars 1944. Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l’identité républicaine française.

 

Avec l’association Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui (Crha), nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et les candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre trois engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité ».

Premièrement, afin de garantir l’égalité :

 

– Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et les institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui, alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

Deuxièmement, afin de garantir la liberté :

– Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.

– Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue, et restaurer les conditions du principe, d’ailleurs défini à l’article 2 de la Constitution actuelle : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

– Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant 
à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent, comme en 1944.

Ces trois axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d’« Assemblée constituante » vers de nouvelles pratiques républicaines.

Troisièmement, afin de garantir la fraternité :

– Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

– Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine.

– Écarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie.

 

Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre, et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations. Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l’« appel des résistants aux jeunes générations », à ceux et à celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. »

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:12

PROGRAMME POPULAIRE et PARTAGE 3

 

Agir tout de suite :

 

Retrait des troupes françaises de l’Afghanistan

 

Retrait de la France de l’OTAN

 

Agir pour un changement durable :

 

Réformes de l’ONU et du FMI: une nouvelle hiérarchie des normes internationales fondées sur la primauté des normes sociales et environnementales

 

Création d’un Tribunal international de justice climatique sous l’égide de l’ONU

 

La France s’engagera pour de nouvelles relations internationales fondées sur le respect des souverainetés
populaires et sur des coopérations mutuellement profitables entre les peuples.

 

Nous agirons pour la dénucléarisation, pour le désarmement multilatéral et contrôlé de tous les types d’armement
dans l’esprit de la Culture de paix impulsée par l’Unesco et la charte des Nations-Unies.

 

La France rompra cet alignement libéral et atlantiste pour agir en faveur de la paix, du rétablissement du droit international. Elle agira pour une ONU démocratisée, s’appuyant sur une doctrine multilatérale renouvelée.

 

Nous déciderons, immédiatement, le retrait de la France de l’Otan et le rappel de nos troupes engagées en Afghanistan.

 

Nous développerons une action de coopération avec les peuples qui cherchent à construire la démocratie et la
justice sociale, notamment en Tunisie et en Égypte.

 

La France impulsera les politiques de coopération scientifique et universitaire internationale par la mise en commun et le partage en libre accès des compétences et des ressources et par des budgets soutenants les missions internationales des chercheurs et enseignants

 

Nous nous battrons pour la suprématie du droit international sur la force, et notamment le droit souverain du peuple palestinien à disposer d’un État viable et souverain à côté et en paix avec Israël conformément aux résolutions de l’ONU.

 

Nous annulerons la dette des pays pauvres et mettrons en place un fonds de coopération solidaire sous l’égide
de l’ONU financé par une taxe de type Tobin ou d’autres types de taxation du capital international.

 

Nous agirons pour la souveraineté monétaire et financière des peuples, pour un commerce équitable fondé sur des normes sociales et environnementales exigeantes.

 

Nous reconstruirons une politique de coopération véritable entre les deux rives de la méditerranée. Nous combattrons les principes d’austérité du FMI et de l’OMC pour les changer ou pour créer de nouvelles institutions internationales.

 

Nous appuierons la création d’un Tribunal international de justice climatique sous l’égide de l’ONU.
:

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:07

PROGRAMME POPULAIRE et PARTAGE 4

 

Agir tout de suite :


Remise en cause du Pacte pour l’euro+ et création d’un Fonds européen de développement
social, écologique et solidaire

 

Création du visa social et écologique pour les échanges commerciaux


Agir pour un changement durable :


Refonte des statuts et missions de la Banque centrale européenne (BCE)

 

Nous voulons une Europe affranchie du traité de Lisbonne qui respecte la souveraineté des peuples et qui relance une politique de développement social et écologique.

 

Le traité de Lisbonne, rejeté à près de 55% des Françaises et des Français et imposé par voie législative, est illégitime. Nous refusons tous les pactes et plans d’austérité qui concourent à amplifier la récession économique et la régression sociale au nom de la même logique libérale de soumission aux marchés financiers.

 

Nous voulons mettre un terme à la libéralisation des services publics.

 

Nous avons besoin d’une Europe laïque, indépendante, de paix et de solidarité internationale. Une Europe qui agisse pour mettre fin aux ingérences impérialistes et néocolonialistes. Une Europe qui s’engage pour le respect des droits des peuples, en particulier ceux du peuple Palestinien.

 

Nous nous engagerons dans la mise en chantier d’un nouveau traité qui serait adopté en France par référendum après un grand débat populaire. Nous agirons pour l’adoption d’une clause de non régression sociale
et environnementale.

 

Sans attendre cette échéance, nous agirons pour développer des politiques européennes nouvelles, libérées de l’emprise des marchés financiers.

 

Nous agirons pour le réaménagement négocié des dettes publiques, l’échelonnement des remboursements, la baisse des taux d’intérêts les concernant et leur annulation partielle.

 

La France proposera une refonte des missions et des statuts de la Banque centrale européenne (BCE) qui doit être mise sous contrôle démocratique, pouvoir prêter à taux faibles, voire nuls, directement aux États, acheter des titres de la dette publique sur le marché monétaire pour promouvoir l’emploi et la formation et les services publics en visant la réponse aux besoins humains et à ceux de la planète.

 

Nous proposerons la création d’un « Fonds européen de développement social, écologique et solidaire » répondant
à cette exigence ; d’un « visa social et écologique » pour les échanges commerciaux (voir définition page 13) ; et l’abandon de toute politique de la « flexicurité ».

 

Nous travaillerons à une harmonisation fiscale qui instaure un contrôle des mouvements de capitaux, la taxation du capital et des transactions financières, le contrôle des activités des banques et la lutte contre les délocalisations.

 

Nous établirons un secteur bancaire public pour favoriser le développement d’un nouveau crédit.

 

Une nouvelle politique agricole commune sera élaborée fondée sur la sécurité et la reconnaissance du droit à la
souveraineté alimentaire, rapprochant les paysans européens au lieu de les mettre en concurrence, tournée vers le développement des coopérations avec les pays qui souffrent le plus de sous-alimentation.

 

La France s’engagera pour une Europe de l’harmonisation sociale. Elle demandera la mise en place d’un Smic
européen (établissement d’un salaire minimum légal dans chaque pays et procédure de convergence vers le haut).
Les services publics, avec de nouvelles créations à l’échelle européenne deviendront un pilier de la construction européenne.

 

Les pouvoirs de la Commission européenne devront reculer au profit de ceux du Parlement européen et des parlements nationaux dont les pouvoirs d’initiative, de co-décision et de contrôle seront renforcés.

 

La France agira pour une Europe de l’égalité des droits qui s’inscrira en faveur de la dignité humaine, contre la pauvreté, l’exclusion, les divisions et discriminations. Elle agira également pour que les politiques d’Europe
« forteresse », de stigmatisation des étrangers non communautaires soient abandonnées et les accords de Schengen renégociés au profit d’une action résolue de l’Europe en faveur de politiques nouvelles de migrations internationales et de co-développement, en particulier avec les pays des pourtours Méditerranéen.

 

L’égalité femme-homme sera une valeur fondamentale de l’Union européenne, la « clause de la femme la plus
avantagée » en Europe sera mise en place.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 08:39

PROGRAMME POPULAIRE et PARTAGE 2

 

Agir tout de suite :


Suppression des exonérations de cotisations sociales patronales

 

Création d’un Fonds national et de fonds régionaux pour l’emploi et la formation

 

Adoption d’une loi portant création d’un pôle public financier transformant notamment la politique du crédit

 

Réforme de la fiscalité :

suppression du bouclier fiscal, augmentation de l’ISF et de l’impôt sur les revenus du capital, taxation des revenus financiers des entreprises, mise en place du principe de modulation de l’impôt sur les sociétés et des cotisations
sociales en fonction des objectifs de l’entreprise

 

Moratoire sur toutes les politiques de déréglementation de l’énergie, abrogation de la loi NOME

 

Mise en place d’un plan de transition écologique réintroduisant la maîtrise publique de l’énergie et promouvant des investissements publics conditionnés aux critères écologiques, sociaux et démocratiques

 

Création d’un visa social et écologique pour les échanges commerciaux
Création de pôles publics de l’industrie Plan national de transition écologique de l’agriculture, révision du mandat des SAFER et du Code des marchés publics, soutien à l’installation des jeunes agriculteurs et à une agriculture


Agir pour un changement durable :


Transformer la BCE et la Banque de France et création d’un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire au service de l’emploi et des investissements utiles
Création de pouvoirs nouveaux pour les salariés et leurs représentants dans leurs entreprises, ainsi que des citoyens dans les institutions bancaires et les collectivités territoriales

 

Adoption d’une nouvelle politique agricole commune fondée sur l’objectif de souveraineté alimentaire et centrant la production sur les besoins intérieurs.

 

Reprendre le pouvoir sur l’argent


L’argent des entreprises


Nous proposerons des mesures précises pour désintoxiquer les entreprises de la finance et pour mettre fin à la
déstructuration du marché du travail et à la désindustrialisation du pays. En finir avec les 30 milliards d’exonérations
de cotisations sociales patronales et avec les exonérations fiscales. Taxer les revenus financiers des entreprises.

 

Moduler l’impôt sur les sociétés et les cotisations sociales pour pénaliser les entreprises qui délocalisent, qui développent leurs placements financiers, ou qui se servent des nouvelles technologies pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail.

 

Nous créerons les conditions pour imposer aux banques le financement à des taux d’intérêt faibles, des projets porteurs d’un renforcement de l’emploi, de la qualification et du potentiel de création de valeur ajoutée dans les territoires. Ainsi, des fonds régionaux et un Fonds national pour l’emploi et la formation pourraient se servir des moyens d’intervention publique à leur disposition (bonifications
d’intérêts, garanties d’emprunts) en réutilisant à cet effet les fonds aujourd’hui gaspillés dans les cadeaux fiscaux et sociaux aux entreprises.

 

L’argent public


Pour libérer les finances publiques des griffes des marchés financiers, nous proposons que la Banque centrale
européenne (et les banques centrales nationales comme la Banque de France qui constituent ensemble, l’Euro-système) finance directement, par création monétaire, un Fonds européen de développement social, solidaire et écologique.

 

Ce nouvel organisme financerait, dans chaque pays et à l’échelle de toute l’Europe, par émission de titres publics
rachetés par la BCE, des projets publics démocratiquement sélectionnés sur la base de critères précis de création et de sécurisation des emplois, de développement de la formation et de la recherche, de respect de l’environnement, d’élévation du potentiel de création de valeur ajoutée des territoires.

 

La réforme de la fiscalité permettra de contribuer à cette réorientation radicale de la politique économique.

 

Nous mettrons fin au démantèlement de la fiscalité du patrimoine engagé par le gouvernement et nous supprimerons
le bouclier fiscal pour rétablir une fiscalité du capital des entreprises pour les inciter à développer la valeur ajoutée et les salaires en économisant sur le capital matériel et financier. Nous modulerons l’impôt sur les sociétés en fonction de l’utilisation des profits des entreprises.

 

Nous nous prononçons contre la fusion de la CSG avec l’impôt sur le revenu et pour un renforcement de la progressivité du barème de l’impôt sur le revenu.


L’argent des banques


Nous créerons un pôle financier public par la mise en réseau des institutions financières existantes – services de Bercy, Banque de France, Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale, les banques et assurances
mutualistes – et la nationalisation de banques et compagnies d’assurances.

 

Ce réseau sera chargé d’un nouveau service public du crédit et de l’épargne, au service de l’emploi, de la formation,
de la croissance réelle et de la préservation de l’environnement afin de sortir de la crise et de l’emprise des marchés financiers.

 

Son action permettra de soutenir localement les luttes sociales appuyées sur de nouveaux droits des salariés et
des citoyens et sur des fonds régionaux pour l’emploi et la formation. Les salariés et leurs représentants disposeront
d’un droit de saisine de ce réseau.

 

Nous agirons en même temps pour une nouvelle sélectivité de la politique monétaire de la BCE au niveau européen
et mondial.

 

La « gouvernance » d’un tel pôle reposerait sur des pouvoirs nouveaux exercés par les représentants des salariés travaillant dans ces institutions et de leurs usagers : entreprises et collectivités territoriales, bien sûr, mais aussi les salariés, les chômeurs, les précaires et leurs représentants, les associations de consommateurs et les associations de défense de l’environnement.

 

Une telle gestion démocratique permettra notamment de développer des missions spécifiques en faveur du financement des PME, du logement, des collectivités territoriales, des services rendus aux déposants.

 

L’articulation avec l’Europe et le monde


Nous agirons en même temps pour changer les traités européens pour mettre fin à l’indépendance de la banque centrale européenne vis-à-vis des instances démocratiques nationales et européennes, et pour que sa mission donne la priorité à l’emploi et à la croissance réelle.

 

Cette action peut commencer dès aujourd’hui dans les luttes pour d’autres financements des entreprises et des services publics, avec un fonds de développement social européen financé par la création monétaire de la BCE. Nous prendrons des initiatives pour mettre fin à la domination des États-Unis sur le FMI et pour la création d’une monnaie commune mondiale alternative au dollar qui servirait à financer les immenses investissements nécessaires pour permettre aux peuples du Sud de maîtriser leur développement et pour protéger l’environnement et les biens communs de l’humanité.


La planification écologique


Nous mettrons en place un plan de transition écologique contribuant à une nouvelle croissance respectueuse de l’environnement et créatrice de centaines de milliers d’emplois, au service d’un développement humain durable.
Les investissements publics, leur masse, leur orientation seront conditionnés par le respect des critères écologiques, tout comme des critères sociaux et démocratiques.


Nous proposerons de conditionner l’accès au Marché unique européen au strict respect d’un cahier des charges sociales, écologiques et démocratiques sur le territoire européen par la création d’un visa écologique et social pour les échanges commerciaux. Nous voulons doter notre pays et l’Europe de protections communes associées à l’essor de coopérations internationalesfavorisant la croissance des normes sociales, écologiques, du droit des salariés et des modèles sociaux les plus avancés. En même temps que la mise en place de ces visas, la France pourrait proposer d’engager des discussions pour la création d’un Fonds mondial de développement alimenté par des taxes sur les importations de productions délocalisées qui permettraient de financer des politiques de développement social et
environnemental.


Toutes les politiques publiques concourront à lutter contre l’émission de gaz à effet de serre.

 

Nous mettrons en place un Pôle national des transports publics favorisant le développement des transports collectifs
et leur accès par toutes et tous.

 

Nous abrogerons les lois de libéralisation du rail. Nous engagerons le processus de désendettement de la SNCF et mettrons fin aux mesures de défiscalisation et exonération favorisant le transport aérien par les entreprises low-cost.
Nous favoriserons le développement des transports publics de proximité et leur gratuité.
Nous développerons le transport ferroviaire et fluvial en favorisant le ferroutage, en adaptant les réseaux existants, en baissant les tarifs ferroviaires en fixant un prix unique au kilomètre. Nous inscrirons dans la loi le wagon isolé (messagerie ferroviaire) comme un service d’intérêt général, éligible à des subventions publiques.

 

L’Etat et les banques garantiront le financement de ces mesures. Pour la tarification, le Versement Transport, payé par les entreprises, sera doublé, généralisé et modulé.

 

Nous mettrons en place un plan national de remise aux normes énergétiques des logements. Nous créerons
pour les particuliers une allocation sur condition de 6logements. Nous lancerons un réseau de géothermie profonde contribuant au développement de toutes les énergies renouvelables.

 

Nous engagerons une politique offensive publique de l’eau, reconnue comme bien universel, non-marchand
et inaliénable avec la création d’Espaces régionaux de l’eau accompagnant, en matière d’expertise, de financement
et d’ingénierie, les collectivités dans leur passage à une gestion publique de l’eau. Ces espaces favoriseront
la coopération entre opérateurs publics déjà existants et seront un lieu d’échange entre élus, collectifs et mouvements citoyens, associations, chercheurs et techniciens. Nous mettrons en place la gratuité des premières tranches d’eau.

 

Nous allongerons les garanties légales pour favoriser un usage à long terme des produits et développerons
les consignes pour que l’usager ne paie plus le prix des emballages. Nous renforcerons la législation contre
l’utilisation de molécules chimiques qui nuisent à la santé. Nous lutterons contre l’emprise publicitaire et l’aliénation consumériste, en limitant la publicité dans l’espace public et sur toutes les chaînes de télévision.


Nous interdirons la vente libre des pesticides et herbicides chimiques nocifs pour la santé (le « roundup »,
notamment).

 

Nous mettrons en oeuvre un plan de transition écologique de l’agriculture en vue de faire de l’agriculture française un modèle d’agriculture écologique, sans OGM, autonome en intrants en ressources non renouvelables,
non contaminantes et contribuant à la lutte contre le changement climatique. Pour lutter contre la concentration des exploitations nous ferons jouer un droit de préemption systématique des terres libérées en faveur de l’installation d’agriculteurs ou de l’agrandissement de petites exploitations.


Des choix énergétiques sous contrôle citoyen

Nous proposerons un débat public national immédiat sur la politique énergétique et sur le nucléaire en France. Ce grand débat devra permettre la remise à plat des choix énergétiques et être conduit de l’information jusqu’à la prise de décision par les citoyens avec une ratification référendaire. Dans le domaine du nucléaire, l’ensemble des possibilités - de la sortie du nucléaire au maintien d’un nucléaire sécurisé et public - sera alors débattu.
Nous réaffirmons l’exigence de la maîtrise publique, sociale et démocratique du secteur de l’énergie, seule garante de la transparence, de l’indépendance de l’expertise et de la qualité des installations et des exploitations.

 

Nous créerons un pôle public de l’énergie par la nationalisation de toutes les entreprises du secteur énergétique sous pilotage démocratique associant les citoyens et nous agirons pour une telle création au plan européen.

 

Nous devons assurer l’accès à l’énergie de tous, programmer les investissements publics, les emplois et les formations nécessaires à la diversification des sources d’énergie, mettre en place les procédures nécessaires
aux diagnostics de sécurité, de préservation de la planète et de notre environnement.

 

Nous engagerons un effort massif en faveur de la recherche pour le développement des énergies renouvelables pour leur utilisation publique et pour le traitement des déchets issus de la filière nucléaire.


Un renouveau industriel et technologique


Nous engagerons une politique d’aménagement et de développement industriel du territoire fondée sur des exigences d’emploi, de qualification, de recherche et d’environnement, moteurs d’une nouvelle croissance par la promotion d’une autre façon d’entreprendre, de produire et d’échanger pour répondre aux besoins humains, sociaux et environnementaux.


Nous porterons des stratégies de filières dans des secteurs émergents et stratégiques, intégrant recherche,
innovation, développement, formation et production en particulier dans les biotechnologies et les nanotechnologies, pour faire émerger, par exemple, la voiture de l’après-pétrole, pour réduire la consommation d’énergie par l’isolation du parc ancien des bâtiments ou dans le domaine des transports collectifs et de l’aménagement des espaces de vie.

 

Nous abolirons la logique des pôles de compétitivité qui concentrent les activités sur quelques lieux dans une mise en concurrence des territoires au profit de la constitution de réseaux de coopération permettant de mieux lier recherche, formation, production et emploi.


Dans ce cadre nous créerons des pôles publics de l’industrie à l’échelle territoriale. Ceux-ci rassembleront les partenaires publics et privés de ces territoires et travailleront en liaison avec les forums citoyens des sciences et de la technologie ou d’autres instances de recherche en permettant l’embauche dans ces pôles de titulaires du titre de docteur et en faisant reconnaître ce titre dans les conventions collectives.

 

Nous mettrons fin aux exonérations de cotisations sociales, les entreprises qui délocalisent et licencient, devront rembourser toutes les aides publiques qu’elles auront perçues.
Les aides aux entreprises seront soumises à des règles strictes. Le pôle financier public fournira un crédit bonifié aux entreprises pour l’emploi, la formation, la recherche et le développement sur critère d’utilité sociale et environnementale des investissements et de la production. Ces aides seront modulées en fonction du niveau des exigences sociales et environnementales qu’elles respecteront (réduction des temps partiels imposés, des écarts de salaire par exemple).

 

Le soutien public à l’économie sociale et solidaire aux coopératives sera fortement augmenté.
Nous soutiendrons les politiques d’investissements des entreprises vers les innovations industrielles aux productions utiles. Nous favoriserons la relocalisation des activités et les circuits courts de distribution.

 

Nous renforcerons la présence de l’État dans le capital d’entreprises stratégiques pour leur sauvegarde et
leur développement.

 

Le soutien de l’État et des pouvoirs publics aux PMEPMI, lesquelles sont aujourd’hui les plus créatrices d’emplois, sera renforcé.


Souveraineté et sécurité alimentaire


Nous agirons pour une nouvelle organisation de l’agriculture dans le cadre des Nations unies, afin de soutenir le développement de marchés régionaux, de réguler les marchés mondiaux, de mettre en oeuvre un plan agricole et alimentaire mondial, de promouvoir la relocalisation et la transition écologique de l’agriculture et de combattre les processus d’accaparement de terres.

 

Nous serons à l’initiative de la construction d’une alliance stratégique avec les pays engagés dans la défense de la souveraineté alimentaire et de l’agriculture paysanne.

 

Nous impulserons une coopération au développement qui priorise les accords avec les États mettant en oeuvre des politiques de souveraineté alimentaire et de soutien à l’agriculture paysanne.

 

Nous agirons pour l’adoption d’une politique agricole commune cohérente avec l’objectif de souveraineté alimentaire, centrant la production sur les besoins du marché intérieur et la protection de ce dernier, garantissant
aux agriculteurs des prix rémunérateurs, encadrant les pratiques de la grande distribution au moyen des prix minimums aux producteurs et de coefficients multiplicateurs maximums

 

La France opposera son veto à la conclusion du cycle de Doha de l’OMC, à la signature des accords de libreéchange
(notamment les APE) négociés par l’Union européenne, à toutes les pressions du FMI, de la Banque mondiale et aux conditions posées à l’aide au développement exercées sur les pays du Sud

 

Nous mettrons en oeuvre un plan national de transition écologique de l’agriculture. Nous engagerons le soutien au développement des filières alternatives labellisées, vivrières, courtes de proximité, biologiques,reposant sur une juste rémunération du travail et permettant au plus grand nombre de bénéficier d’une alimentation de qualité.

 

Nous engagerons la révision du mandat des Sociétés d’aménagement foncier et rural (SAFER) et de leur gouvernance afin d’y rendre les pouvoirs publics majoritaires et pour stopper puis inverser le processus de concentration de l’agriculture.

 

Nous soutiendrons l’installation de jeunes agriculteurs et la consolidation des petites exploitations, y compris par le biais de réserves foncières, notamment à proximité des villes.

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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