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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 09:33

Où est passé l'engagement du PS de rétablir la retraite à 60 ans ?


Lundi 14 décembre sur RTL, François Hollande a précisé la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre s’il était élu Président de la République.

 

Ceux qui ont commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" pourront partir en retraite à 60 ans.

 

C’est un peu court. Où est passé l'engagement du projet socialiste de rétablir l'âge légal de départ en retraite à 60 ans ?

 

François Hollande recule aussi sur la pénibilité. Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux.

 

Quelle audace !

 

Pour rassembler, pour répondre aux enjeux de la période, la gauche a besoin d'une orientation différente, en rupture avec les politiques régressives des dernières années. Il s'agit donc de rétablir la retraite à 60 ans à taux plein pour toutes et tous avec la prise en compte de la pénibilité de professions donnant droit à des départs anticipés. Aucun salarié ne devra toucher de retraite inférieur au Smic. Le financement des retraites peut et doit être assuré, notamment par un cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises, au même taux que les cotisations employeurs sur les salaires.

 

Olivier Dartigolles
directeur adjoint de campagne de Jean-Luc Mélenchon

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:19

Éditorial par Patrick Le Hyaric

 

Il y a un peu plus de trois ans, le 25 septembre 2008, dans un grand discours à Toulon, le Président de la République avait emprunté aux accents d’une certaine gauche pour fustiger le capitalisme financier, affirmant qu’il allait le moraliser, le ramener à la raison, dompter les marchés et empêcher l’austérité. C’était une opération d’enfumage !

 

Revenu trois ans après sur les lieux de ces belles et fortes paroles, jeudi dernier,  et surtout dix ans après avoir occupé le pouvoir comme ministre, puis Président de la République, il a produit un nouveau discours, cette fois pour, sans cesse, utiliser la peur et appeler à « l’effort ».

 

Autrement dit à accepter une austérité renforcée dont les classes populaires et moyennes font déjà douloureusement les frais. Il n’a pas eu un mot pour contester le rôle de prédateur des marchés financiers, libres d’écraser les peuples. Pas un mot pour stigmatiser   leurs armes factices que sont leurs agences de notations, celles qui maintenant se permettent, sans contre expertise, de dégrader les pays ; ni la violente frénésie des marchés de capitaux libres qu’il a

 

Pas un mot non plus sur la catastrophe que produit l’abandon d’une politique industrielle et agricole ambitieuses. Pas un mot sur l’affaiblissement des services publics et sur les souffrances qui y vivent les agents.

 

Tous ces silences chez un Président-candidat d’habitude plus disert visent à masquer  que la cause   fondamentale de la dette est la conséquence de la  baisse des recettes fiscales, due à la combinaison de l’abaissement des impôts sur le capital des plus fortunés, des cadeaux dont ils ont bénéficié  et d’une réduction régulière de la croissance provoquée par la baisse tendancielle de la rémunération du travail et des retraites.

 

C’est à dire, plus fondamentalement, tous les ingrédients à l’origine de la crise du système que N. Sarkozy continue de décrire comme une épidémie du même type que la grippe A pour dégager sa responsabilité et se  présenter en protecteur, en jouant sur la division et la peur. En vérité, N Sarkozy et ses semblables de par le monde, leurs politiques sont responsables d’une crise qu’ils utilisent pour protéger la minorité des privilégiés de la fortune.

 

Accepter, comme ils le souhaitent, de nouvelles mises en causes des droits sociaux, des services publics et la destruction de la protection sociale par répartition -sous couvert que « commence un nouveau cycle économique »- reviendrait à inoculer à un malade de nouveaux virus à l’origine de son infection!

 

Leur  « cycle de désendettement (qui) va s’accompagner d’un ajustement auquel toutes les politiques économiques des pays développés vont se trouver confrontées ». Il porte un nom: la super-austérité. Cette dernière suppose l’alignement de nos choix politiques sur ceux de la droite allemande qui fait tant souffrir le peuple allemand, à tel point qu’élection après élection, il sanctionne Mme Merkel et son parti. Nous sommes solidaires des travailleurs et du peuple allemand.

 

Nous partageons avec eux, la même détermination à chasser M. Sarkozy, qu’ils ont à se débarrasser de leur chancelière. Là-bas, pas de SMIC, baisse des salaires, diminution drastique des droits sociaux, hausse de la TVA ; mais baisse des contributions patronales, diminution de l’assurance chômage, flexibilité et précarité du travail. La part des emplois à bas salaire est passée de 15% au début des années 2000 à 22% et le nombre de pauvres explose.

 

« Tout mon travail est de mettre les pas de la France dans ceux de l’Allemagne » a déjà dit M. Sarkozy il y a quelques mois. Tel est son projet : constituer avec Mme Merkel, le petit directoire de l’Europe qui dominerait les 25 autres pays de l’Union  pour servir, dans une compétition mortifère, le grand capital national de chacun des deux Etats dans le cadre de l’actuelle guerre monétaire, économique et sociale. Dans ce sens, c’est toujours les thèses de Mme Merkel qui s’imposent.

 

Sa théorie est devenue la « discipline ». Ce qui le conduit à réclamer une modification des traités européens. Quel aveu d’impuissance et d’échec pour celui qui s’était vanté d’avoir imposé ce texte ultralibéral ! Mais la modification du duo Merkel-Sarkozy constitue un changement négatif pour imposer l’austérité à perpétuité aux populations, afin de favoriser encore et toujours la rentabilité et l’accumulation du capital entre quelques mains. Pour y parvenir est envisagé, comme cela figure noir sur blanc dans le « Pacte Euro plus » (Le Pacte des rapaces), de court-circuiter les Parlements nationaux et de traduire  les pays contrevenants aux règles budgétaires, décidées, contrôlées par la Commission de Bruxelles, devant la Cour de justice européenne. Ainsi, l’austérité serait constitutionnalisée. C’est donc une forme de dictature qui s’installerait si M. Sarkozy était réélu. Il faut briser le corset, le carcan à venir. Nous appelons à refuser cette police politique et économique européenne contre la souveraineté populaire et le droit des peuples à maîtriser leur vie.

 

Voilà pourquoi chasser M. Sarkozy du pouvoir est une œuvre d’intérêt général, un acte de salubrité publique.


Mais quels changements si nécessaires dans la vie quotidienne de nos concitoyens pourrait-on espérer s’il s’agissait de poursuivre avec l’austérité? La Grèce, l’Espagne, l’Italie  apportent la réponse, terrible pour les gens, terrible pour la gauche tout entière. Les électeurs et les électrices de gauche et de l’écologie politique, ne peuvent se résigner à ce qu’’un pouvoir qu’ils auront contribué à mettre en place, applique, à sa façon, une autre version de l’austérité, sous la pression des marchés financiers et des institutions européennes.

 

Or, le risque existe si F. Hollande laisse enfermer les choix à opérer dans la logique du traité de Lisbonne dont on voit mieux aujourd’hui qu’il se révèle être une machine de guerre contre les travailleurs, contre nos atouts industriels et agricoles, les services publics, la protection sociale. Les marchés financiers s’appuient sur ce traité pour que continue d’être interdit à la Banque centrale européenne de racheter tout ou partie de la dette directement aux Etats ou d’octroyer des crédits progressifs en fonction de la création d’emplois.

 

Ils s’engraissent et spéculent grâce à cette interdiction. Pour la gauche, faire sauter ce verrou devrait-être une priorité, qu’on ait ou non rejeté le traité de Lisbonne.  Pour la gauche, la priorité ne peut pas être la seule « responsabilité dans la gestion »… ou de « donner du sens à la rigueur », comme le répète le candidat socialiste. Face aux rapaces de la finance internationale, une gauche conséquente doit choisir les travailleurs, le peuple. Celui des usines et des champs. Celui des écoles et des laboratoires. Celui de la production et de la création. Celui de celles et ceux qui n’en peuvent plus de la pauvreté, de la précarité et du chômage. Celles et ceux qui ne supportent plus cet avenir incertain. Cet avenir menacé pendant que les détenteurs de capitaux sont sécurisés.

 

L’enjeu est de taille. Parce que les réponses ne sont pas simples dans cette crise.

 

Il est indispensable que nos concitoyens  se saisissent de toutes ces questions qui conditionnent leur avenir, dans une démarche ouverte, unitaire et rassembleuse. Il s’agit pour la gauche de transformation sociale et écologique, de gagner en juin et de réussir ensuite face à des marchés financiers, un MEDEF, une droite, une extrême-droite qui seront toujours là et que seule la mobilisation populaire pourra contraindre à respecter un verdict des urnes d’autant plus efficace qu’il sera clair.

 

Le Front de gauche, avec son candidat Jean-Luc Mélenchon,  ne souhaite pas rester la seule force anti-austérité qui propose une répartition nouvelle des richesses et une nouvelle manière de les produire, respectueuse des hommes et de la nature. Il se met à la disposition de la majorité de nos concitoyens, qui, aujourd’hui ; sont déterminés à chasser M. Sarkozy du pouvoir pour construire avec eux un rassemblement majoritaire pour faire reculer l’austérité, le chômage, la pauvreté, sortir de la crise et changer l’Europe.

 

La montée entamée du score de Jean-Luc Mélenchon est déjà un élément du rapport de forces qui commence à se constituer. Il convient de l’amplifier partout désormais, sans se laisser détourner ni d’un hypothétique vote utile, ni de l’unité nécessaire à construire pour changer vraiment.

 

Tout cela se joue sans attendre dans des débats ouverts, dans l’action et le vote.


Patrick Le Hyaric

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:09

La chronique politique

Par Patrick Apel-Muller

 

La table médiatique était servie sur France 2, mais le menu était maigre.

 

François Bayrou, qui présentait ses axes de campagne, a promis aux Français « une thérapie de choc » encore plus sévère que celle annoncée par « Merkozy » : 50 milliards d’impôts supplémentaires au détriment des ménages et surtout pas sur les entreprises et 50 milliards de réduction des dépenses, essentiellement sociales. Ce Béarnais-là ne prévoit plus la poule au pot qu’une fois par an pour le menu peuple tandis que le CAC 40 roulera carrosse. « Ce n’est pas sur les entreprises qu’il faut frapper », a-t-il martelé, elles « tiennent entre leurs mains le destin du pays ». Il s’engage d’ailleurs à « faciliter et simplifier la vie des entrepreneurs », à liquider les 35 heures et même à « changer le climat dans l’entreprise ».


Syndicalistes, méfiez-vous. Son mot d’ordre, en quelque sorte « patronat, nous voilà », lui vaut le ralliement de libéraux certifiés comme Jean Arthuis et Alain Lambert qui ont longtemps sévi aux Finances, ou Jean Peyrelevade, ancien PDG du Crédit lyonnais. Ils sont l’ossature de son « pôle économique ».

 

De la même famille que Claude Guéant


Le ministre de l’Intérieur, en guerre contre l’immigration, n’a que mots doux pour François Bayrou. « Il appartient à la famille », affirme-t-il en constatant que « François Bayrou, depuis plusieurs mois déjà, dit des convictions qui sont très proches des nôtres ». Et de marteler : « Il a sa place dans la majorité. »

 

Le secrétaire général adjoint de l’UMP, Marc-Philippe Daubresse, a estimé que le candidat Modem exprimait « à bien des égards le même diagnostic que l’UMP : nécessité d’avoir des entreprises plus compétitives, de produire plus en France, de refonder notre modèle social et de maîtriser notre dépense publique ». Avant de conclure : « Nous n’en doutons pas qu’il en tirera les conclusions qui s’imposent » et qu’il ralliera Nicolas Sarkozy au second tour.

 

François Bayrou présente le parfait profil du rabatteur : il s’est suffisamment distingué pour rallier des dégoûtés du sarkozysme ; il va renchérir sur l’austérité maximale, justifiant ainsi la politique du pouvoir ; son parcours et ses appuis le rattachent à la droite comme l’arapède à son rocher. Son profil est bien plus utile au favori de la droite que celui d’un Borloo qui mordait sur l’électorat traditionnel de l’UMP et qui a rapidement vidé les étriers.

 

Le charme vénéneux de la droite


Elle lui a tressé une couronne de lauriers. Eva Joly a salué en François Bayrou un « homme de constance et de courage » : « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves, et réunir nos forces à la fin, c’est une nécessité. » La candidate, hâtivement classée à la gauche d’EELV, a ajouté : « Nous partageons une même vision de l’Europe. » Pour la première fois, Daniel Cohn-Bendit a jugé « pas mal du tout » des déclarations d’Eva Joly.

 

Un autre représentant du courant droitier des écolos, François de Rugy, a vanté l’alliance des « François », Bayrou et Hollande, auxquels il s’ajoute lui-même, toute honte bue. Le candidat socialiste n’avait-il pas ouvert la porte deux semaines plus tôt au président du Modem ? Sans doute faut-il rapprocher cette faiblesse et l’attention qu’a manifestée François Hollande sur France Inter la semaine dernière, à ne pas froisser les agences de notation et à annoncer qu’il ferait encore plus que Nicolas Sarkozy en matière d’austérité. C’est là succomber davantage au poison des idées de droite qu’au charme vénéneux de celui qui proclame « à chaque âne son picotin » mais réserve l’avoine aux pur-sang qu’il élève pour les plus grandes fortunes.

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 20:05

EELV

 

La main tendue d’Eva Joly au candidat du Modem révèle l’ambivalence du projet politique d’EELV. Le Front de gauche dénonce « l’union sacrée autour de l’austérité ».


François Bayrou doit se frotter les mains. Alors qu’Eva Joly s’est évertuée, ces dernières semaines, à fustiger François Hollande, au moment même où son parti signait un accord électoral avec le PS, l’écologiste a qualifié le candidat centriste d’« homme de constance et de courage ». « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves et réunir nos forces à la fin, c’est une nécessité », a ajouté l’ex-magistrate sur Canal Plus.

 

Depuis, les écologistes patinent et se divisent, d’autant que Sergio Coronado, porte-parole de la candidate, a justifié ses propos : « Si Bayrou a fait 18 % en 2007, c’est qu’une bonne partie de la gauche ne le trouve pas infréquentable. »


De son côté, Yann Wehrling, transfuge des Verts, aujourd’hui porte-parole du Modem, savoure : « Eva Joly dit sans doute ce que beaucoup d’écolos pensent, l’écologie a plus à gagner en travaillant avec Bayrou. »

 

« On est loin d’un simple dérapage », nous confirme Martine Billard, du Parti de gauche, qui a quitté les Verts en 2009, précisément parce qu’elle reprochait à la direction écologiste son « ambiguïté très forte » sur la possibilité d’une alliance avec le Modem. « Sa déclaration ne m’a pas étonnée. Il ne faut pas oublier qu’Eva Joly avait longuement hésité à rejoindre Bayrou, participant à l’une de ses conventions en 2008 », précise la députée parisienne.

 

L’idée que le centre serait au cœur des préoccupations d’une partie de la gauche ravit François Bayrou, par ailleurs crédité de 13 % dans un sondage LH2-Yahoo.

 

Invité à l’émission""Des paroles et des actes", le candidat centriste n’a pas manqué d’y faire référence face au socialiste Arnaud Montebourg, tout en multipliant les attaques à l’encontre des mesures de gauche.

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, « le terrain est donc prêt pour qu’entre gens ‘‘raisonnables et respectables’’, dixit Bayrou, l’union sacrée autour de l’austérité puisse se faire. Ce sera sans le Front de gauche ».

 

 

Maud Vergnol

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:40

Le Point.fr - Publié le 12/12/2011 à 20:54 - Modifié le 12/12/2011 à 20:55

La mère du militant franco-palestinien réagit à l'intervention de Nicolas Sarkozy en faveur de son fils.

L'étudiant franco-palestinien Salah Hamouri est emprisonné en Israël depuis le 13 mars 2005.

L'étudiant franco-palestinien Salah Hamouri est emprisonné en Israël depuis le 13 mars 2005. © François Mori / Sipa

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Après sept ans de silence, Nicolas Sarkozy est intervenu en faveur de Salah Hamouri. Incarcéré en Israël depuis le 13 mars 2005 car soupçonné d'avoir participé à un complot visant à assassiner le rabbin Ovadia Yossef, le militant franco-palestinien pourrait bientôt recouvrer la liberté, après que le religieux a annoncé ne pas s'opposer à la libération anticipée du jeune homme de 26 ans.

 

D'après le Point.fr, le président français serait discrètement intervenu la semaine dernière en transmettant à Ovadia Yossef une lettre via l'ambassadeur de France en Israël. Dans une interview exclusive au Point.fr, Denise Hamouri réagit au geste de Nicolas Sarkozy.

 

Le Point.fr : Votre fils a-t-il été libéré ?


Denise Hamouri : Je ne dispose que d'informations partielles que j'ai obtenues par le biais de sites internet. Il y a effectivement eu dimanche une intervention de l'ambassadeur de France auprès du rabbin Ovadia Yossef. Mais pour être sûr que mon fils sera libéré, il faut attendre de voir si son nom figurera dans la seconde vague de prisonniers palestiniens libérables. Celle-ci doit être publiée lundi soir ou demain. Nous ne disposons pas d'autres informations.

 

Êtes-vous satisfaite de la tournure des événements ?


Je suis très heureuse, mais je n'en reste pas moins prudente. Et je le resterai jusqu'à ce que j'aperçoive le nom de mon fils sur la liste. Ce n'est pas encore fini. Maintenant, je suis satisfaite car mon fils devait être libéré le 28 novembre dernier. Or il ne l'a pas été. Et vous savez que pour un prisonnier, toute journée supplémentaire à sa peine équivaut à une année.

Comment expliquez-vous qu'il n'ait pas été libéré à cette date ?


Selon le document que nous a transmis le Comité international de la Croix-Rouge, Salah devait être libéré au terme de sa peine, c'est-à-dire après six ans, huit mois et quinze jours. Or après la prise d'otage de Gilad Shalit, une ancienne loi israélienne a été remise à jour, offrant la possibilité à la justice militaire israélienne de convertir, au cours d'une même peine, les années administratives (345 jours) en années civiles (365 jours). Ainsi, mon fils ne devait plus être libéré qu'en mars 2012. D'autre part, après la libération de Gilad Shalit, que je salue, et de la première vague de libération de prisonniers palestiniens, la justice israélienne en a profité pour annoncer que le pays ne souffrait plus de surpopulation carcérale. Ainsi, pour remplir les quotas, tous les prisonniers palestiniens devaient finir leur peine civile. Et il n'y a pas que mon fils, ils sont une centaine dans ce cas.

En octobre dernier, vous aviez qualifié de "contre-productif" le fait que Nicolas Sarkozy se prononce en faveur d'une libération de votre fils le 28 novembre. Avez-vous changé d'avis aujourd'hui ?


À l'époque, j'estimais que mon fils n'avait pas à attendre le 18 décembre et la seconde vague de libération de prisonniers palestiniens, étant donné qu'il avait purgé la totalité de sa peine. Cela a changé dès le moment où il n'a pas été libéré. Nous nous sommes alors dit que l'on pouvait penser à cette seconde option.

 

D'après le Point.fr, le rabbin Ovadia Yossef aurait notamment consulté le président du Consistoire israélite de Marseille, Zvi Ammar, qui lui a conseillé d'accéder à la requête du président français.


J'ai lu cela et dois vous avouer que j'ai été un peu surprise.

 

Zvi Ammar n'a d'ailleurs pas manqué de donner un ton politique à ce geste, estimant qu'il irait dans le sens du "rapprochement entre la France et Israël, relation "quelque peu troublée depuis quelques mois"...

 

Ce genre de déclaration ne me fait ni chaud ni froid. Mais je ne vais pas en dire davantage.

 

Estimez-vous, aujourd'hui, que le soldat franco-israélien Gilad Shalit et votre fils ont bénéficié du même traitement par les autorités françaises ?

 

Disons que, finalement, il y a eu un geste. Certes un peu tard, mais un geste quand même.

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:21

FH.jpgOn avance, on avance... Invité ce matin de Jean-Michel Aphatie sur RTL, François Hollande a précisé les contours des changements à la réforme des retraites qu'il entend mettre en œuvre si jamais il était élu président de la République dans cinq mois. Le candidat socialiste a promis de permettre aux salariés ayant commencé à "travailler à 18 ans" et qui cumulent "41 ou 42 années de cotisations" de partir en retraite à 60 ans. Soit, ni plus ni moins, que de rajouter une étape au dispositif des "carrières longues", institué en 2003 pour les salariés aux carrières complètes ayant commencé à travailler à 14 ans et étendu en 2007 à ceux ayant débuté à 17 ans. Dans la réforme Fillon de l'année dernière, tous ceux qui ont commencé à travailler avant 17 ans (inclus) peuvent prétendre à partir à 60 ans s'ils ont une carrière complète.

 

Outre le flou sur la durée de cotisations nécessaires (41 ou 42 ans), on est donc très loin de la promesse socialiste de revenir sur la réforme Fillon de report à 62 ans de l'âge de départ, d'autant que les effectifs concernés se font de plus en plus rares : pas évident, en effet, d'avoir pu se constituer une carrière complète quand on a commencé à 18 ans. Le chômage et la crise ont morcelé les carrières ces dernières décennies et l'extension du dispositif des carrières longues aux 18 ans devrait donc concerner peu de monde...

Pis, François Hollande recule surtout sur la pénibilité. Alors que l'accord EELV-PS stipule que le droit de partir à 60 ans sera rétabli pour ceux ayant commencé à travailler tôt et ayant exercé des métiers pénibles. Gêné aux entournures, le candidat socialiste a confirmé qu'un départ anticipé à 60 ans ne sera pas automatique mais que les conditions seraient renvoyées à une négociation entre partenaires sociaux. Vu la difficulté qu'ont eu syndicats et patronat à s'entendre sur la question de 2003 à 2008, on peut craindre le pire... De là à dire que le candidat socialiste renvoie aux calendes grecques la prise en compte de la pénibilité au travail en matière de retraite, il n'y a qu'un pas que l'on peut aisément franchir.

 

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Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:15
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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 10:39

Programme du Modem

Le 22 août 2011, sur BFM TV : 
« Je soutiens l’idée que la France se dote 
d’une règle constitutionnelle qui empêche 
que l’on continue sur la voie des déficits… 
C’est une idée que je propose depuis 2002. »


 Le 12 octobre 2011, sur LCP : « Il faut une majorité centrale 
pour faire ce qu’ont fait les Allemands avec l’agenda 2010 
ou les Espagnols avec la règle d’or. »


Le 20 octobre 2011, dans le Monde : « On ne fera pas 
le retour à la retraite à 60 ans. » « Le projet du PS est insoutenable. On ne fera pas des recrutements de dizaines 
de milliers de fonctionnaires. C’est une illusion meurtrière 
pour le pays, c’est un mensonge public. »


 Le 24 novembre 2011, sur TF1 : « Il faut un plan 
(de réduction de la dette publique) de 100 milliards d’euros. 50 milliards de recettes et 50 milliards d’économies 
sur les dépenses. »


 Le 28 novembre 2011, dans la revue Acteurs publics : 
« Il faudrait relever le taux normal de la TVA de deux points. »


 Le 30 novembre 2011, dans la Tribune : « Je souhaite 
aller vers un régime (de retraite) par points, individualisé. »


Le 4 décembre 2011, sur RTL : « La crise n’est pas la crise 
de l’endettement privé. La crise est la crise des États, de la dette des États. » « Les États laxistes du sud de l’Europe sont ensevelis sous une montagne de dettes qu’ils ont contractées parce qu’ils n’ont pas eu le courage de faire ce qu’un certain nombre 
d’entre nous recommandaient. » « Je soutiens la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. » « L’assouplissement du droit du travail (est) absolument nécessaire. »


François Bayrou, président et candidat du Modem.

 

A bon entendeur... 

 

La brochure qui accuse François Bayrou

Le Front de gauche entend alerter les électeurs en éditant un document sur le programme du candidat du Modem qui ne laisse aucune ambiguïté sur son appartenance à la droite.

 

Montrer « le loup dans son déguisement d’agneau ».

 

C’est la démonstration que le Front de gauche entend faire avec la brochure argumentée, détaillée, sur le programme de François Bayrou éditée le lendemain de l’officialisation de la candidature à l’Élysée du président du Modem. Lequel préconise « un plan d’économies de 100 milliards d’euros, soit cinq fois plus que ce que veut M. Sarkozy », a dénoncé Jean-Luc Mélenchon, jeudi, en conférence de presse, entouré des députées Martine Billard (PG) et Marie-George Buffet (PCF), ainsi que d’Olivier Dartigolles, élu communiste de Pau. Ce dernier propose « un stage en immersion dans les Pyrénées-Atlantiques à ceux qui doutent que François Bayrou est de droite ».


Les uns et les autres mettent en gardent les électeurs « désorientés », qui peuvent être tentés par la « fausse alternative » que constituerait le Béarnais. « Quand il est dans le Béarn, il n’y a pas photo, il est de droite. Quand il arrive à Paris, il doit changer de costume dans le train et le voilà qui apparaît en ni droite ni gauche », ironise Jean-Luc Mélenchon. « C’est un homme de droite qui veut que l’on applique une super-austérité », renchérit Marie-George Buffet.

 

La preuve, selon Martine Billard, « il a toujours défendu la TVA sociale et la retraite par points à l’Assemblée nationale ».


Dévoiler le programme, dénoncer la duperie.

 

Et alerter les millions d’électeurs, notamment de gauche, contre les appels du pied de François Hollande et d’Eva Joly en direction du « politicien roublard », selon l’eurodéputé.

 

Eva Joly « lui décerne des récompenses par anticipation, M. Hollande laisse entendre qu’il pourrait l’avoir dans son gouvernement », critique le candidat du Front de gauche. Jean-Luc Mélenchon affirme que ce positionnement « augmente les difficultés et complique tout. Cela laisse penser qu’il faut être anti-Sarkozy pour avoir tout dit. Nous, nous ne sommes pas anti-Sarkozy à cause de l’homme mais de sa politique. Et M. Bayrou propose de faire pire que le chef de l’État en matière d’économie et d’austérité ». Il reproche ainsi aux autres candidats de gauche de brouiller les pistes en mettant le président du Modem au centre de leurs préoccupations.

 

Eva Joly apprécie l’« estimable » François Bayrou


Parlant de François Bayrou, mercredi sur Canal Plus. Eva Joly, candidate d’EELV, a déclaré : « Il a raison, les problèmes que nous devons affronter sont graves et réunir nos efforts à la fin, c’est une nécessité. » À la question sur une éventuelle participation dans un même gouvernement, elle a répondu : « La question ne se pose pas là », ajoutant : « C’est un Européen convaincu », un « homme politique tout à fait estimable ».

Est-il un homme de droite, l’interroge-t-on ? « C’est un homme du centre », dit-elle avant de dire : « Avec ses différentes positions, il est plutôt de droite. »


Mina Kaci

 

Nous voilà prévenus.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 10:12

Monde - le 12 Décembre 2011

Poutine au coeur de la colère

Plus de 100 000 Russes ont manifesté dans les rues des plus grandes villes. Ils protestent contre les fraudes électorales des dernières législatives et réclament l’annulation du scrutin. Pour Poutine, les quelques témoignages avérés ne changeraient rien à la confortable majorité de son parti Russie Unie.

 

Bien que la contestation soit massive à l'échelle de la Russie, aucun grand parti d’opposition, comme le parti communiste, n’y participe. Ceux-ci, bien que dénonçant des fraudes, restent satisfaits de leur progression électorale.

 

D'ailleurs les manifestants ne se reconnaissent pas dans les partis classiques et réclament globalement plus de démocratie, ce qui n’est pas sans évoquer le mouvement des indignés qui survie dans de nombreux pays de par le monde.

 

 

Et de fait, les comptes Twitter et pages Facebook des premiers contestataires étaient prêts plusieurs semaines avant les élections. Dénoncer les fraudes a servit de déclencheur, si ce n’est de prétexte à une plus globale contestation du pouvoir. Surtout que les prochaines présidentielles, qui selon toutes probabilités devraient célébrer la troisième élection de Poutine, auront lieu dans 3 mois. Les mots d’ordre sont « plus de démocratie », « des élections honnêtes », d’autres réclament la libération des prisonniers politiques. Des anarchistes aux libéraux de gauche, la foule est hétéroclite mais se sent exclue du jeu démocratique.

 

Medvedev temporise. Si des milliers de policiers encadraient les quelques 80 000 manifestants de Moscou, il a ordonné d’éviter tout affrontement. L’actuel président russe a même promis l’ouverture d’une enquête sur ces élections.

 

Poutine lui, balaye cette contestation, bien que ce soit la plus forte manifestation depuis plus de 10 ans. Son porte-parole a précisé : "Même si vous additionnez tous ces prétendus témoignages, cela concerne à peu près 0,5% du nombre total de bulletins cela ne peut en aucun cas remettre en question la légitimité du scrutin ou les résultats définitifs".  

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 07:45

Le Conseil national de la Résistance (Cnr) et les progrès qu’il imposa, et en particulier la création de la Sécurité Sociale, n’a jamais été aussi à la mode.

 

A croire que le programme du Cnr, "Les jours heureux", est devenu, depuis quelques mois, le livre de chevet de la plupart des candidats à la présidentielle de 2012. Si bien que le 15 novembre dernier, lors d’un déplacement à Bordeaux sur le thème de la fraude sociale, Nicolas Sarkozy, n’hésitait pas à lui rendre un vibrant hommage. “La fraude [à la Sécurité Sociale], c’est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l’esprit de 1945. C’est la fraude qui mine les fondements même de la République sociale voulue au sortir de la Résistance en 1945”.

 

Pourtant, le démantèlement, année après année, de notre système de protection sociale à coups de déremboursements, de forfaits, de franchises et de privatisations laisse perplexe sur la volonté réelle du gouvernement de rester fidèle aux engagement de ces brillants ancêtres.

 

En octobre dernier, des médecins de renoms, des économistes [1]), des artistes, décidaient de dénoncer dans le Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire [2]l’abandon du compromis de 1945 et d’une politique de solidarité nationale au profit du système marchand.

 

Aujourd’hui, un second collectif de médecins, membres de la Commission nationale santé et Protection sociale du Pcf, publient à leur tour un ouvrage plaidoyer "Pour une santé et une protection sociale solidaires". Dans son introduction, Jean-Luc Gibelin, coordonnateur de l’ouvrage, rappelle que plus que tout autre domaine la protection sociale et la santé sont des enjeux politiques majeurs. Il cite Denis Kessler (ex-vice président du Medef) qui en explique sa vision : “le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie... Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance”.

 

En 50 chapitres (hôpital, centres de santé, santé bucco-dentaire, petite enfance, perte d’autonomie, financement de la Sécurité Sociale...) cet ouvrage, lui, brosse le projet humaniste d’un système de santé et de protection sociale de qualité pour tous, solidaire, démocratique et axé sur la prévention, tel qu’en avaient rêvé les résistants et auxquels les Français, dans leurs grandes majorités, restent profondément attachés. -

 

[30.11.11] Anne-Marie Thomazeau

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