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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 04:32

Conférence de presse des parlementaires communistes, républicains, citoyens et l’Anecr

 

vendredi 28 octobre 2011



Les parlementaires communistes, républicains, citoyens et les élus de l’Anecr ont présenté le 27 octobre au Sénat, lors d’une conférence de presse, des propositions concrètes pour assurer le financement des infrastructures ferroviaires et pour permettre aux Régions d’assumer leurs compétences en matière de transports collectifs.

 

 

Décryptage par William Le Bellec :

 

Elles consistent tout d’abord, par la mise en œuvre dès 2012, d’un Versement Transport Régional (VTR), permettant aux Régions de province de disposer d’une ressource propre, pérenne et dynamique comme c’est le cas aujourd’hui pour les Autorités organisatrices de Transports Urbains et le STIF en Ile-de-France.

 

Porteur de cette proposition, Pierre Mathieu Vice-Président (région Champagne-Ardenne) explique qu’il est urgent de sortir de l’impasse financière dans laquelle les décisions gouvernementales ont placées le financement du TER par les conseils régionaux. Cette proposition se décline de la manière suivante : un taux régional sur les zones hors Périmètre de Transport Urbain (PTU), plafonné à 0,3% et un taux additionnel au versement transport existant dans les PTU, plafonné à 0,2%.

 

Le produit de ce VTR serait affecté au financement des dépenses d’investissements et de fonctionnement des transports de voyageurs régionaux. Il abonderait également les opérations visant à améliorer l’intermodalité avec les transports publics mis en œuvre par d’autres collectivités locales et EPCI ainsi qu’à l’intermodalité entre les transports régionaux et le vélo.

 

« Les estimations dont nous disposons montrent, pour les 20 régions (hors Ile de France) que sur la base d’une taxation basse (0,1% PTU + 0,2% hors PTU) le VTR apporterait une ressource d’un peu plus de 500 millions d’euros, et que sur la basse d’une taxation haute (0,2% PTU + 0,3% hors PTU) la ressource potentielle serait d’un peu plus de 850 millions d’euros.

 

Nous allons déposer des amendements dans ce sens dès la 1ère semaine de novembre à l’Assemblée Nationale et nous allons proposer aux élus de gauche majoritaire au Sénat de porter ensemble cette proposition lors de l’examen du Projet de Loi de Finances 2012 ».

 

 

Rétablissement d’une maîtrise publique des sociétés d’autoroutes


Annoncé également lors de cette conférence de presse, une proposition de loi des sénateurs CRC relative à « la nationalisation des sociétés concessionnaires d’autoroutes et à l’affectation des dividendes à l’agence de financement des infrastructures de transports (AFITF) ».

 

Pour rappel, le réseau autoroutier en France est depuis 2005 largement concédé. Marie-France Beaufils (sénatrice, maire de Saint-Pierre-des-Corps) tient à préciser que la vente des parts de l’Etat n’a que peu servi au financement de l’AFITF puisque l’essentiel du produit de la vente a été utilisé en vue du désendettement de l’Etat et non au financement des infrastructures de transports.

 

« Seuls 4 milliards sur les 14, 8 milliards de recette ont été affecté à celle-ci. Elément aggravant de cette décision, selon diverses projections, dont celle retenue par l’Etat, d’ici à 2032, les sociétés d’autoroute auraient rapporté environ 37 milliards d’euros de dividendes à l’Etat ! »

 

Ainsi, selon l’association « 40 millions d’automobilistes » entre 2005 et 2010 le tarifs des péages ont augmenté de 7,79% (cofiroute) à 11,07 % (Autoroute du sud de la France). En 2032, date de fin de la concession des autoroutes, on estime ainsi que ces sociétés auront engrangé le chiffre pharaonique de 40 milliards d’euros de bénéfices !

 

« Les usagers des autoroutes ne doivent pas être considérée comme une rente captive, dont la contribution est uniquement guidée par le besoin de rentabilité des actionnaires. Par ailleurs, les dividendes issues des péages doivent servir le principe posé par le grenelle de réorientation de la route vers le ferroviaire, réorientation dont l’AFITF est un rouage important ».

 

 

Création d’un nouveau livret d’épargne populaire


Enfin, dernière proposition de loi porté par les députés communistes : la création d’un nouveau livret d’épargne défiscalisé, sur le modèle du Livret A.

Daniel Paul (député de Seine-Maritime) indique qu’il s’agit d’un produit d’épargne sécurisé, dont les fonds seraient partiellement centralisés par la Caisse des Dépôt et Consignations et disponibles pour des prêts à très long terme, afin de financer des projets retenus au Schéma National des Infrastructures (SNIT), mais aussi des investissements réalisés par les collectivités territoriales pour améliorer les performances des réseaux de transports.

 

« Ces fonds seraient accessibles pour des investissements nouveaux, pour des travaux de maintenance et de régénération. Ils n’excluent évidemment pas les subventions publiques ».

 

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 04:25

- le 28 Octobre 2011

« Le gouvernement veut tuer la Confédération Nationale du Logement (CNL) » (Catherine Peyge - PCF)

Frédéric Lefebvre, Secrétaire d'État au Commerce, Artisanat, PME, Tourisme et Consommation vient de retirer l’agrément « d’association de consommateurs » à la CNL, agrément qui lui était octroyé depuis 1980. Le retrait de l’agrément entraîne également la suppression de la subvention d’Etat de 270 000 euros qui lui était attribuée.

 

Cette mesure est lourde d’implication pour cette association et les dizaines de milliers de locataires et de demandeurs de logements qu’elle représente.

 

La CNL ne pourra plus défendre en justice les locataires dont les droits sont bafoués.

 

Il ne fait aucun doute que cette décision est une mesure de rétorsion politique contre une des principales associations de défense des locataires.

 

A la tête de ce Secrétariat d'État, Hervé Novelli puis Frédéric Lefebvre ont inventé tous les prétextes pour tenter de justifier cette décision, prétendant par exemple que la CNL n’avait pas les 10.000 membres cotisants indispensables, alors qu’elle en a 70 000.

 

En réalité, après bien d’autres, cette mesure est une nouvelle illustration des attaques de ce gouvernement contre le logement social.

 

Après être, à plusieurs reprises, intervenue auprès du secrétariat d'État pour soutenir la CNL dans sa demande de renouvellement de son agrément, j’appelle aujourd'hui, au nom du PCF, à être de toutes les actions décidées par la CNL pour soutenir son combat.

 

Catherine Peyge
Responsable de la Commission logement pour le PCF
Maire de Bobigny

Paris, le 28 octobre 2011.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 04:17

Culture - le 27 Octobre 2011

L'Humanité rend hommage à Georges Brassens

Brassens, poète, anar, chanteur au regard plein de tendresse, reste intemporel. Trente ans après sa mort, sa poésie continue de courir les rues. L'ami Georges nous a laissé près de 180 chansons qui ont marqué l'histoire de la musique populaire grâce à leurs textes poétiques et leurs mélodies simples. Un numéro exceptionnel de l’Humanité, daté de vendredi 28 octobre, à conserver.

 

  • Entretien avec Maxime Le Forestier qui a beaucoup interprété Georges Brassens. Extrait :

"Pour moi, c'est le sommet de la chanson française classique. S'il y a une référence classique dans la chanson, c'est-à-dire une ouvre aboutie, parfaite et datée, c'est Brassens. Après Brassens, tout le monde, plus ou moins, se réfère à lui, soit pour le suivre soit pour le contrer. C'est un petit peu l'effet que faisaient Racine et Corneille."

  • Dialogue entre Jean Ferrat et Georges Brassens au temps de l'ORTF, lors d'une émission conduite par Jean-Pierre Chabrol. Extrait :

Georges Brassens : Ce n'est pas sûr que l'art ne puisse pas changer le monde. L'art pur peut sûrement changer le monde. Je crois que c'est l'art explicatif qui peut difficilement changer le monde.

Jean Ferrat : Il ne peut pas changer le monde mais il peut donner la conscience à chacun de la nécessité de le changer, vois-tu ?

  • Des témoignages d'artistes : Cali, Alex Beaupain, Thomas Dutronc ...
  • Et des extraits de chansons.

Georges Brassens, Jean Ferrat : dialogue sur l'engagement (le 16/03/1969)

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 04:11

Politique - le 28 Octobre 2011


"Le président a menti aux français", pour le PCF, une"prestation pitoyable" selon Jean-Luc Mélenchon, un "président de la République déboussolé" pour Martine Aubry, il a "joué au marchand de sable" pour Roland Muzeau ou encore une "fuite en avant" improvisée pour François Hollande, la prestation de Nicolas Sarkozy sur France 2 et TF1 a déclenché une volée de bois vert dans l'opposition.

 

  • Parti communiste français :

"Que faut-il retenir de cette leçon présidentielle ? Tout va bien, tout est sous contrôle, nous avons eu raison de faire la réforme des retraites car les retraités étaient responsables de la dette, il n'y a pas eu de baisse de salaires et de retraites en France. Mais qui peut croire à une fable pareille? Les souffrances des Français étaient absentes de tout le propos présidentiel. En fait, il s'agissait de répéter les mêmes slogans de campagne comme le travailler plus... auquel plus aucun Français ne peut croire, les mêmes promesses sur la fin des bonus des banquiers plusieurs fois annoncée mais jamais réalisée (...) Le président, qui avait promis un exercice de vérité. Pendant une heure, il a menti aux Français"

 

  • Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle :

"C'est assez pitoyable, nous méritons mieux que de nous entendre dire: cela va mal, c'est de la faute des retraités, c'est de la faute des fonctionnaires, c'est de la faute de tout le monde, sauf de ce qu'il fait lui-même, et en particulier des accords qu'il conclut au niveau de l'Europe". (...) Mais de fait la tradition des interventions du Président est respectée, un nouveau cadeau pour les riches est annoncé, avec la suppression de l'ISF et du bouclier fiscal : 3 milliards de ristournes pour les plus riches."

 

  • Martine Aubry, première secrétaire du PS :
    "J'ai entendu un président de la République hésitant, je dirais déboussolé qui donne l'impression de ne pas savoir où il va", a-t-elle déclaré au siège du PS à Paris. "J'ai entendu un président qui a l'air de ne pas comprendre le pays, et surtout paraît extrêmement éloigné des difficultés des Français"

 

  • Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS :

"Une nouvelle fois, M. Sarkozy nous a ressorti sa panoplie usée de Superman, sauveur de la France, de l'Europe et du monde. C'est lui qui a évité la catastrophe. C'est lui qui a tout vu et tout compris de la folie des banques et des marchés. C'est lui qui a trouvé les solutions miracles".

 

  • François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle :

"La prestation télévisée du président de la République n'a été "qu'un habillage commode pour justifier un quinquennat raté". "Nicolas Sarkozy ne protège pas les Français. (...) "Nicolas Sarkozy avait rendu les Français plus vulnérables, plus dépendants, du fait de l'endettement public", affirmant que les projets du gouvernement en matière fiscale relèvaient d'une "fuite en avant" improvisée. (...) "C'est lui qui, en 2007, est allé voir nos partenaires européens pour les avertir qu'il ne respecterait pas les engagements pris par son prédécesseur en matière de réduction des déficits. C'est lui qui a fait 75 milliards de cadeaux fiscaux qui ont dégradé les comptes publics. C'est lui qui a laissé filer 500 milliards d'euros de dette publique sur son quinquennat. Nicolas Sarkozy a peut-être une expérience, mais il n'échappera pas à son bilan", conclut François Hollande.

 

  • Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC:

"L'érosion de l'appareil productif français, insuffisamment soulignée d'ailleurs, n'est rapportés qu'aux réformes sociales de la gauche depuis 1981 mais jamais à la sur-évaluation de 50% de l'euro depuis 2005. Le chef de l'Etat évoque la crise de l'euro sans évoquer la politique de change. Il évacue le rôle de la BCE alors que ses propositions sur ce sujet ont été repoussées par Mme Merkel. M.Sarkozy ne parle que de converger avec l'Allemagne, ou d'intégration renforcée, pour mettre l'Europe toute entière à la diète"

 

Roland Muzeau, porte-parole des député-e-s communistes et citoyens :

"Ce soir, le président de la République, a joué au marchand de sable. Le numéro auquel il s'est livré, avait pour seul objectif de tenter d'endormir les françaises et les français afin de mieux leur faire avaler les effets désastreux d'une crise qui résulte directement de la soumission de l'Europe et de la France au diktat des marchés".

 

  • Éva Joly candidate d'Europe Ecologie-Les Verts :

"Il n'a pas expliqué quelles étaient les limites de l'accord de Bruxelles. Je suis très déçue de sa prestation" "C'est le retour de l'ORTF, je trouve incroyable de réquisitionner deux chaînes et de faire la production soi-même, je trouve ça humiliant pour les journalistes".

 

  • Nathalie Arthaud, candidate Lutte ouvrière à la présidentielle:

"A Sarkozy, les banquiers reconnaissants" : "La réaction des spéculateurs aux décisions du sommet européen ne s'est pas fait attendre: à la Bourse de Paris hier, les valeurs bancaires se sont envolées". "Voilà qui rend encore plus ridicule un Sarkozy essayant péniblement de convaincre qu'un +effort important+ était demandé aux banques". "C'est aux peuples que l'on va demander de payer, pas aux banques".

 

  • Pierre Moscovici, député socialiste du Doubs:

"J'ai vu un président à bout de souffle, qui essayait de se transformer en candidat protecteur". (...) "Je me souviens qu'il y a dix ans, notre commerce extérieur n'était pas dans les déficits abyssaux d'aujourd'hui, nos comptes publics étaient dans une situation bien meilleure, notre coût du travail était plus faible que celui de l'Allemagne et notre croissance plus forte".

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 04:04

Social-Eco - le 27 Octobre 2011

Fonderies du Poitou Alu : reprise du travail après deux mois de grève

Les salariés de la Fonderie du Poitou Alu (FDPA, groupe Montupet), paralysée depuis deux mois par une grève et placée en redressement judiciaire, ont voté jeudi en assemblée générale la reprise du travail pour vendredi, selon la CGT.


Environ "95% des 300 grévistes" qui ont participé à l'AG en milieu de journée ont voté la reprise du travail pour vendredi, a indiqué Géry Bégeault, représentant CGT de l'intersyndicale CGT, CFE-CGC, FO et UDT.

 

Les salariés ont accepté "l'accord de fin de conflit" qui constate "la caducité du plan de compétitivité", voulu par la direction du groupe Montupet, à l'origine du conflit et qui prévoyait jusqu'à 25% de baisses de salaire", a-t-il ajouté.

 

"La production va reprendre progressivement (...). Mais la production" du site, qui fabrique des culasses principalement pour Renault, "ne reprendra normalement qu'en fin de semaine prochaine", a estimé le syndicaliste.

 

Par ailleurs, le ministre de l'Industrie, Eric Besson, a annoncé jeudi qu'il avait commandé un audit du site et cherchait un repreneur pour cette entreprise en redressement judiciaire. Le ministre a fait savoir dans un communiqué que ce plan n'était "acceptable ni sur le fond ni sur la forme". Il ajoute qu'il a commandé un audit industriel du site, qui a démarré le 24 octobre, et il attend les conclusions "sous dix jours".

 

Entre-temps, Carlos Ghosn, PDG de Renault, s'est engagé à continuer à s'approvisionner auprès de la FDPA, dont il est le principal client "permettant d'assurer le plan de charges du futur repreneur, sous réserve que celui-ci continue de satisfaire aux exigences industrielles".

 

Les salariés de la Fonderie du Poitou Aluminium (FDPA) de Châtellerault sont en grève depuis le 2 septembre pour s’opposer à la volonté de leur direction, le groupe Montupet, de baisser leurs salaires de 25 %.

 

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 03:51

 

Politique - le 28 Octobre 2011

Plus de 200 militants PCF devant chez Moody's contre "l'argent roi"

Plus de 200 militants communistes se sont réunis jeudi en fin de journée devant le siège parisien de l'agence Moody's pour protester contre le règne de "l'argent roi" après l'accord obtenu par les dirigeants européens au sommet de Bruxelles.


Près d'une semaine après l'opération "andouillette AAAAA" de Jean-Luc Mélenchon contre le triple A des agences de notation, les communistes ont accroché une affiche "coupons la tête à l'argent roi" sur le bâtiment qui abrite Moody's, boulevard Haussmann à Paris.

 

Une dizaine d'entre eux, arborant des t-shirts "Moodysmatuer.com" se sont allongés devant le siège quelques instants.

Présent sur les lieux, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, allié de M. Mélenchon au sein du Front de gauche, a souhaité que "le pouvoir change de main, il doit revenir à la nation, aux élus, aux salariés de ce pays". Il faut un "contrôle public sur tout le secteur bancaire et financier", a-t-il dit, souhaitant également que la Banque centrale européenne "change de mission et cesse d'être un gardien du temple des marchés financiers".

 

Peu avant la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2, Pierre Laurent a déploré que le chef de l'Etat n'ait "parlé ni devant le Parlement, ni devant les Français avant d'aller à Bruxelles".


"Gouverner au-dessus et contre les peuples, ils veulent en faire la règle". a-t-il dit avant d'appeler les militants à multiplier ce type de manifestations avec le Front de gauche devant les banques partout en France. "Nous ne pouvons pas les laisser dormir tranquilles alors qu'ils sont en train de nous assassiner".

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 12:14

Nicolas Sarkozy s'est livré à une heure d'autosatisfaction irréelle  pour justifier l'accord signé à Bruxelles. Que faut-il retenir de cette leçon présidentielle ? « Tout va bien, tout est sous contrôle, nous avons eu raison de faire la réforme des retraites car les retraités étaient responsables de la dette, il n'y a pas eu de baisse de salaires et de retraites en France. » Mais qui peut croire à une fable pareille ? Les souffrances des Français étaient absentes de tout le propos présidentiel. En fait , il s'agissait de répéter les mêmes slogans de campagne comme le « travailler plus... » auquel plus aucun Français ne peut croire, les mêmes promesses sur la fin des bonus des banquiers plusieurs fois annoncée mais jamais réalisée. Surtout il s'agissait pour le Président de justifier de nouvelles mesures d'austérité qu'il a d'ailleurs refusé d'annoncer clairement, sans écarter une hausse de la TVA. Enfin, en plaidant pour de nouveaux alignements sur l'Allemagne, il a décrété « obligatoire » la règle d'or sur laquelle les Français n'ont jamais été consultés. Le Président qui avait promis un exercice de vérité. Pendant une heure, il a menti aux Français.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 12:11
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 19:32

 

Sauver l'Europe en coulant les peuples ?


Dans la nuit du 26 au 27 octobre, les participants du sommet européen ont abouti à un nouvel accord, censé pour une énième fois « sauver l'Europe ». À la baguette, Angela Merkel (et Nicolas Sarkozy), Christine Lagarde (pour le FMI) et, surprise… un représentant du secteur bancaire, Charles Dallara. Alors, qu'en est-il vraiment de cet accord qui a déjà fait bondir les bourses ?

On retiendra tout d'abord que la restructuration de la dette grecque est enfin mise à l'ordre du jour ; et malgré les résistances de Nicolas Sarkozy et du secteur bancaire, les créanciers devront débourser à hauteur de 50%, via une décote de leurs titres de dette. Il aura donc fallu deux ans, deux ans de calvaire pour le peuple grec  pour que la réalité rattrape en partie les dirigeants de la zone euro.

Mais les peuples grecs et européens sont loin d'être tirés d'affaire pour autant. Conformément aux exigences allemandes, l'interdiction faite à la BCE de prêter directement aux gouvernements de la zone euro ne sera pas levée. Elle leur permettrait pourtant de s'émanciper des marchés financiers.

À la place, les pays en difficulté devront se tourner vers le fonds européen (le FESF), démultiplié grâce à la participation de pays émergents, et placé sous la supervision du FMI. Les clients ne devraient pas tarder à pointer au guichet du FESF… Espagne, Portugal, mais aussi la France, dans un contexte où la recapitalisation des banques par les fonds publics risque de s'avérer inéluctable.

Dans tous les cas, qu'ils fassent ou non appel à l'intervention du FESF, les gouvernements européens se sont accordés pour accroître la « discipline », le contrôle budgétaire des dépenses publiques et l'inscription dans leurs constitutions du carcan budgétaire de la « règle d'or » pour 2012. Des mesures adoptées sans aucun débat ou consultation populaire, à l'image de cette nouvelle « gouvernance » de l'Europe, parfaitement anti-démocratique. Au nom de laquelle on annonce déjà une nouvelle modification des traités…

Le « deal » était donc le suivant : en l'échange d'une (inévitable et tardive) restructuration de la dette grecque, c'est l'hyper-austérité qui est promise aux peuples. Avec toutes les conséquences sociales dramatiques qu'elle a déjà causées, à travers les licenciements, les baisses des salaires, des retraites, le démantèlement de l'Etat social… et au risque de voir plonger l'Europe dans le cercle vicieux de la récession. Mais aussi de voir les peuples se dresser les uns contre les autres, sous prétexte que les uns paieraient pour les autres.

Il est clair que les peuples ne veulent plus de cela, à l'image des manifestants et manifestantes grecs, des indignés espagnols, italiens ou britanniques. Il est désormais urgent de sortir l'Europe du «piège de la dette publique».

Attac France participe avec d'autres organisations du mouvement social à un audit citoyen de la dette (http://www.audit-citoyen.org/). Cette initiative vise à démontrer les mécanismes pervers de l'endettement public, et à proposer de véritables solutions pour sortir de la crise. Présentée à l'occasion du contre G20 de Nice la semaine prochaine, lors duquel l'indignation sera plus que jamais de mise.

Attac France,
Paris, le 27 octobre 2011

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 05:25

Monde - le 26 Octobre 2011

Pas un jour de prison de plus pour Salah

La peine du jeune Franco-Palestinien se termine le 28 novembre. Les autorités françaises doivent faire pression sur Israël pour que sa libération soit effective à cette date.


La persévérance de tous ceux qui soutiennent Salah Hamouri n'a pas été vaine. Plus personne ne peut maintenant faire l'impasse sur son sort, même si, du côté de l'Élysée, on ne prononce encore son nom que du bout des lèvres. D'ailleurs, les services de Nicolas Sarkozy, interpellés par l'Humanité, n'ont toujours pas daigné répondre.

 

Nous demandions simplement ce que le président de la République comptait faire pour obtenir la libération de Salah Hamouri, lui qui s'est tant dépensé pour Gilad Shalit ou pour Florence Cassez, la Française détenue au Mexique pour enlèvements.

 

Nicolas Sarkozy n'a jamais reçu ès-qualités la famille de Salah Hamouri, ce qui témoigne en soi d'une différence de traitement.

 

Mercredi, nos confrères de France Inter recevaient le chef de la diplomatie française, Alain Juppé. Celui-ci a affirmé être intervenu la veille, auprès des autorités israéliennes pour obtenir la libération « le plus vite possible » de Salah Hamouri, détenu en Israël depuis plus de 2 400 jours. « Cela fait des années que la France et le président de la République demandent à ce qu'il bénéficie d'une remise de peine. Les autorités israéliennes ne l'ont pas voulu jusqu'à présent », a dit le ministre des Affaires étrangères.

 

Autant dire que la France n'exerce pas toutes les pressions possibles sur Israël. La preuve, il aura fallu attendre la libération de Gilad Shalit pour que Nicolas Sarkozy prononce le nom de Salah Hamouri.

 

Pour Denise Hamouri, « Salah a une date de sortie légale le 28 novembre, et tout ce qu'on demande, c'est de faire en sorte qu'il sorte à la date prévue, puisque Nicolas Sarkozy n'a rien pu faire pour qu'il sorte avant ».

 

C'est bien toute l'ambiguïté des autorités françaises qui continuent à faire comme si la condamnation de Salah était légale, ce qui reviendrait à reconnaître les tribunaux militaires d'occupation, qui ne sont rien d'autres que des tribunaux d'exception. « C'est bien le 28 novembre qu'il faut retenir pour la sortie de Salah, même si les autorités israéliennes tentent de faire croire que la libération n'est pas prévue avant le 12 mars 2012 », comme le rappelle Jean-Claude Lefort, président de l'Association France Palestine Solidarité et coordinateur du Comité national de soutien à Salah Hamouri, qui précise que le jugement porte « noir sur blanc la date du 28 novembre 2012 », comme date de fin de peine.

 

Le Mouvement des jeunes communistes de France organise un rassemblement devant le Quai d'Orsay, ce vendredi 28, à 18 h 30 pour exiger la libération de Salah Hamouri.

 

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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