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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 09:57

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 05:13


programme_FdG.jpgRetrouvez les propositions élaborées pour 2012 par les organisations qui composent le Front de Gauche. Il y en a six désormais :

 

Parti communiste français, Parti de gauche, Gauche unitaire, Convergences et alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, République et Socialisme.

 

Paru le 14 septembre, ce livre-programme appelle à une révolution citoyenne dont il détaille le contenu à travers tous les aspects de l’existence : partager les richesses et combattre l’insécurité sociale, reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers, organiser une planification écologique, convoquer une Assemblée constituante pour la Sixième République…

 

Loin d’être un ensemble à prendre ou à laisser et un recueil de solutions toutes faites, le programme partagé du Front de Gauche se veut une contribution, un cadre général ouvert à l’implication populaire.

 

Ce livre aspire à être discuté, enrichi, amendé, contesté !

 

 

 

 Il veut nourrir le débat politique sans le quel il n’est pas de démocratie adulte, condition d’un peuple émancipé. 

 

                                              En vente 2 € dans toutes les librairies (Éditions « Librio » Collection : Documents )

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 04:49

Politique - le 28 Septembre 2011

Les six candidats à la primaire socialiste ont dit « la même chose»… ou presque

Ce mercredi soir, les six candidats à la primaire - cinq PS et un PRG -  ont mené un débat bon enfant, sans agressivité pendant deux heures.

 

Cette deuxième rencontre télévisée était organisée dans le cadre de la préparation de cette primaire, dont le scrutin aura lieu les 9 et 16 octobre prochains. Ces élections permettront la désignation du candidat du Parti socialiste pour l'élection présidentielle de 2012.


Leur première mesure en arrivant à l’Elysée


Si Ségolène Royal est élue présidente de la république, son « premier Conseil des ministres bloquera aussi le prix de l'essence et de 50 produits alimentaires »  Elle veut « l'entrée de l'Etat dans le capital des entreprises stratégiques, qui sont celles qui correspondent à l'intérêt général. L’interdiction des licenciements boursiers sera également inscrite dans la loi ».

 

 Martine Aubry  va  réduire de 30% le traitement du Président de la République, relancer la croissance par l'emploi des jeunes ou encore « voir Mme Merkel pour dire qu'il faut changer profondément l'Europe ». Elle distinguera les banques de dépôts des banques d'investissement…  « Il faut relancer la croissance et la politique de l'emploi… pour relancer la croissance. »

 

François Hollande, actuel favori des sondages,  veut « Tout d'abord pour la jeunesse, un contrat de génération qui permettra de faire que le jeune et le senior aient leur place.»

 

Arnaud Montebourg,  lancera une « loi en urgence de mise sous tutelle des banques. »

 

Jean-Michel Baylet relancera l'Europe et rassemblera la France « Il faut un pilote dans l'avion ».

 

Enfin, si Manuel Valls devient président, il commencera par « nommer un vrai premier ministre et restaurer la confiance des français », il veut aussi augmenter la TVA d’un point.

 

 

TVA Sociale


Martine Aubry  s’est opposée à la tva sociale proposée par Manuel Valls,  cette «  tva qui va toucher tout le monde ». « Je ne suis pas pour la TVA sociale. La compétitivité se gagne par la recherche, la formation des salariés ». Arnaud Montebourg est aussi  contre cette idée de TVA sociale, et contre la stratégie de délocalisation des multinationales  « Avec le protectionnisme, elles devront choisir. Moi je veux des taxes contre la Chine ! »

 

 

L’emploi


Pour sauver  l’emploi, François Hollande  propose : « l'employeur qui gardera un senior et embauchera en cdi un jeune, ne paiera plus de cotisations sociales pour les deux. L'idée c'est de lier les générations. Je concentrerai les emplois d'avenir dans les banlieues. » 

 

Martine Aubry défend le projet des socialistes  « 300.000 emplois d'avenir : un tiers pour l'économie verte ». « Le contrat de génération, c'est des exonérations de charges pour l'embauche des jeunes.
Ces mesures sont coûteuses. Il y a un effet d'aubaine » (pour les patrons). «  On a un taux d'activité des seniors très bas. Il faut inciter et être coercitif en taxant les entreprises qui se débarrassent tôt des seniors… Tout ce que l'on touche doit être soumis aux même cotisations : salaires, stock options.... ».

 

Ségolène Royal  ne croit pas non plus à la proposition de François Hollande : « Le chômage des jeunes est une priorité. On ne peut pas créer de nouvelles niches sociales. L'idée de François est séduisante, mais très couteuse et ne correspond pas à la dynamique des entreprises. Je veux un Grenelle des PME. »

 

 

Jean-Michel Baylet est  réticent aux emplois aidés.

 

Pour la régularisation des sans papiers, les six affirment qu’il est « impossible de régulariser tout le monde ».

 

 Jean-Michel Baylet  est pour la suppression du délit d'aide aux sans-papiers. Pour Martine Aubry, «  On peut aller plus vite pour ceux qui travaillent ou dont les enfants sont scolarisés. Il faut commencer par eux», et Ségolène Royal insiste sur le « démantèlement et la répression des trafiquants de main d'œuvre ».

 

 

 A la question de la morale et la justice,

 

 Martine Aubry  veut que  « le statut pénal du président et des ministres change. Je veux remettre l'indépendance totale de la justice. Respecter l'indépendance, c'est aussi éviter de parler avant que la justice ne tranche ».

 

Pour Arnaud Montebourg : « la corruption n'est ni de droite ni de gauche ».  

Ségolène Royal veut « mettre de l'ordre dans la maison France. Il faut être exemplaire, raison d'être de la République ».

 

En guise de conclusion, quel genre de président(e) seraient-ils ?

 

Montebourg  veux être, «  un président arbitre et non chef de clan »,

Ségolène Royal  «  la présidente des solutions efficaces et justes... L'ordre social juste, ce sera ma boussole ». Jean-Michel Baylet, retour aux origines des radicaux gauche,  veut être « le président d'une république laïque ».

Manuel Valls clame « Le 9 octobre, voter pour moi, c'est voter utile ».

François Hollande : « confiance, c'est le mot clé dans cette campagne ».

 

 

Selon Martine Aubry, les six candidats à la candidature ont dit « la même chose » durant ce débat.

 

 Il y avait un accord général sur le projet du PS…  Avec quelques nuances quand même, chaque proposition hors projet rencontrant souvent l’opposition générale, comme la TVA sociale de Manuel Valls ou l’exonération des charges patronales pour le projet de François Hollande.


La proximité d’Arnaud Montebourg et de Ségolène Royal sur le protectionnisme, les confrontations entre Martine Aubry et Arnaud Montebourg sur l'affaire Guérini  et de ce dernier avec Manuel Valls sur la TVA sociale constituaient les points marquants de ce débat.  


Martine Aubry, ancienne ministre de Lionel Jospin, qui s’appuie sur son bilan à Lille, sur la restauration du parti socialiste et son programme, fera probablement face à son frère ennemi François Hollande entre les deux tours de la primaire.  François Hollande que Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers et… ancien ministre de Nicolas Sarkozy, a décrit comme le candidat à la primaire socialiste «le plus compétent, le plus capable ».

A.S.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 03:41

 

Manifestations/Éducation : le Président est hors-sujet !

Hier, partout en France, les enseignants défilaient pour sauver l’éducation nationale mise à mal par les suppressions de postes, la casse de la formation des maîtres et les réformes de contenu. La mobilisation est de plus en plus large contre les réformes de la droite : 54% de grévistes dans le primaire et 46% dans le secondaire selon la FSU, des enseignants du privé défilant aux côtés de ceux du public, de nombreuses écoles fermées…

 

Le PCF se félicite de cette large mobilisation. La présence de 165 000 manifestants mobilisés contre la casse du service public de l’Éducation montre à quel point la politique du gouvernement fait mal. Face à ce mécontentement, le gouvernement joue la division. Nicolas Sarkozy veut opposer les enseignants à l’ensemble des salariés. « Les fonctionnaires ont un travail difficile mais ont un statut qui les protège », a-t-il déclaré.

 

Mais, Monsieur le Président, vous êtes hors sujet !

 

Le statut des fonctionnaires protège d’abord la qualité du service rendu au public. Si l’éducation nationale doit être un service public, c’est pour que tous les enfants, quelle que soit leur origine géographique ou sociale, aient un même accès aux savoirs. Ils sont garants d'une école de l’égalité ! Cette école, construisons-la ensemble.

 

Le PCF appelle tous ceux qui résistent à l'instauration, par la droite, d’une école inégalitaire, à se rassembler pour construire l’école de l’avenir : une école qui transmette à tous les enfants les savoirs et l’autonomie de pensée nécessaires pour maîtriser leur vie.

 

Ensemble, avec le Front de gauche et son programme "l'humain d'abord", portons dans toutes les luttes sociales et électorales à venir le projet d’une nouvelle phase de démocratisation scolaire, pour une école de la réussite de tous.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 03:32

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:12

Ce midi, dans une grande radio du service public, enfin...je crois, une grande journaliste d'un grand quotidien, sérieux dit-ton abordais sa chronique sur les élections sénatoriales et le basculement à gauche, pour déplorer que le Sénat restait  malgré cela, très masculin et qu'il y avait encore beaucoup de progrès à faire pour rétablir la parité, ce dont je lui donne acte.

 

Cependant, comme elle tentait de généraliserles groupes politiques au Sénat, je me suis étonné du peu de sérieux avec lequel elle abordait cette question, elle très sérieuse. En effet, la composition des groupes et des élus (e) peut donner à voir ce que les uns et les autres (les partis politiques) entendent faire pour mettre en conformité leurs actes avec leurs paroles.

 

Ainsi, je me suis mis à croire (naïf que je suis) qu'à la suite de son propos viendait une information qui somme toute à son importance : seul le grpoupe CRC (communiste-républicain et citoyens) respecte la parité. Et même d'interviewwer ou donner la parole à la benjamine du Sénat Cécile Cukierman fraîchement élue à 35 ans sénatrice communiste dans la Loire.

 

Que nenni, cette "journaliste" en resta à des généralités qui masquent les différences de conception et de  pratique dans les groupes politiques eu égard au rôle des femmes dans la société et dans leur accès aux responsabilités politiques et aux mandats électifs, Elle n'a pas eu les "c..." le courage de le relever comme d'ailleurs l'animatrice de l'émission qui n'eut rien à redire ou à préciser.

 

Je me fais donc un plaisir de renseigner ces dernières.

 

Sur 21 commuistes au Sénat 12 sont des femmes dont 10 sont élues ou réélues ce dimanche: Marie-France BEAUFILS, (37) Annie DAVID (38), Cécile Cukierman (42), Evelyne DIDIER (54), Michelle DEMESSINE (59), Nicole BOVO (75), Brigitte GONTHIER-MAURIN (92), Elianne ASSASSI (93), Laurence COHEN(94), Gélita HOARU ( La Réunion), ainsi que Mireille SCHURCH(03) et Isabelle PAQUET (13) qui n'étaient pas concernées par le scrutin cette fois-ci.

 

Voilà qui est dit, a bon entendeur pour la suite ... on ne sait jamais

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:54

pa 007 1 Le Parti communiste d’Israël apporte son soutien inconditionnel à la demande d'adhésion de la Palestine à l'ONU perçue comme « une contribution importante pour la paix »

 



Communiqué du bureau politique du Parti communiste d’Israël



Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

L'appel palestinien à l'ONU, lancé le 20 septembre, pour que soit accordé à la Palestine le statut officiel d'Etat-membre, élève la campagne pour l'indépendance de la Palestine à un autre niveau.



Bien que la reconnaissance par l'ONU d'un État palestinien dans les frontières du 4 juin 1967 ne signifie pas la fin de l'occupation Israélienne, il s'agit néanmoins d'un pas politique important dans cette direction. L'adhésion de la Palestine à l'ONU contribuera grandement aux efforts pour mettre un terme à l'occupation et pour instaurer une paix juste entre Israël et Palestine.



Selon toutes les estimations, une grande majorité des 192 membres de l'ONU soutiendra l'admission de la Palestine en tant que membre à part entière, et une minorité – menée par les États-Unis – votera contre. On s'attend aussi à ce que les États-Unis utilisent leur veto, quand la question sera débattue au Conseil de Sécurité.



L'administration Obama, bien consciente de l'isolement d’Israël et des États-Unis à l'ONU, essaie de s'éviter cet embarras. Ainsi, elle fait ouvertement pression (directement et par l'intermédiaire de ses alliés) sur l'Autorité palestinienne, et particulièrement sur le président Mahmoud Abbas (Abu Mazen), afin qu'elle retire l'appel lancé auprès de l'ONU.



Le gouvernement de Netanyahu, qui est de plus en plus isolé dans le monde, fait un travail systématique pour attiser les tensions et déclencher des conflits à Gaza et en Cisjordanie. Dans le cadre de ces efforts, la Police israélienne entraîne les colons, afin qu'ils soient prêts à participer activement aux conflits que le gouvernement prépare.



Le bureau politique du Parti communiste d’Israël réaffirme que c'est le droit naturel du peuple Palestinien que de fonder son propre État, de le faire reconnaître internationalement et de se voir accordée l'adhésion pleine et entière à l'ONU. Ce droit s'appuie également sur le plan de partition de l'ONU du 17 novembre 1947, sur d'innombrables résolutions de l'ONU, et sur la déclaration du président Obama en 2010, concernant la fondation d'un État palestinien en septembre 2011.



Le Bureau politique appelle les organisations du Parti et la Jeunesse communiste d’Israël à prendre une part active aux actions publiques organisées par les organisations pour la paix visant à soutenir la déclaration d'un État palestinien indépendant et à faire pression sur ceux qui refusent sa reconnaissance, l'administration Obama et le gouvernement Netanyahu, afin qu'ils soient contraints de changer d'avis.

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:51

LE PLUS. Le temps d'un déjeuner avec des historiens, Nicolas Sarkozy a dézingué Poutine, Chirac, les Américains, de Gaulle, Mitterrand, les diplomates français, les Egyptiens. Pourquoi ce jeu de massacre ?

Bruno Roger-Petit

> Par Bruno Roger-Petit Chroniqueur politique

Edité par Melissa Bounoua   Auteur parrainé par Benoît Raphaël


Hallucinant. Édifiant. Inquiétant. Il faut lire dans le quotidien Libération (daté du 20 septembre) le compte-rendu du récent déjeuner élyséen offert par le président de la République à une dizaine d'historiens, dont le narrateur, Emmanuel de Waresquiel. Ce récit est un peu passé inaperçu (sauf sur le site Arrêt sur Images) et c'est bien dommage.

 

Le récit est hallucinant pour ce qu'il montre de la réalité des propos que peut tenir, face à un auditoire peuplé d'inconnus, le chef de l’État sur les grands de ce monde et les événements qui secouent la planète ces derniers mois et marqueront l'histoire. Poutine ? "Un fou qui ne pense qu’à faire pendre le président de la Géorgie." Les Américains ? "Ce sont des gens qui chaussent du 62 et demandent à leur voisin européen pourquoi diable leurs petites chaussures se trouvent être par hasard sous la leur." Les diplomates : "Ils ne font pas leur travail."

 

Le président Nicolas Sarkozy écoute le discours de réception de l'écrivain et historien Max Gallo, le 31 janvier 2008 à l'institut de France à Paris - R. DE LA MAUVINIERE / AFP

Le président Nicolas Sarkozy écoute le discours de réception de l'écrivain et historien Max Gallo, le 31 janvier 2008 à l'institut de France à Paris  - (R. DE LA MAUVINIERE / AFP)

 

Ses prédécesseurs ne sont pas mieux traités : Chirac : "il n'a rien compris aux affaire religieuses." Mitterrand ? "Il n'a été humain qu’à la fin de sa vie, devant la mort." De Gaulle : "Il se prenait pour la France." Seul Pompidou trouve grâce à ses yeux, parce qu'il était "humain" et "aimait sa femme". 

 

Mais la meilleure saillies d'entre toutes, ou la pire, selon les points de vue, a été adressée aux courageux manifestants de la place Tahrir qui ont chassé du pouvoir un Moubarak pour lequel Nicolas Sarkozy a de "l'affection" : "Les manifestants de la place Tahrir, c’est le Café de Flore à Saint-Germain-des-Prés. Il y a 80 millions d’Égyptiens. Ou étaient les 40 millions de paysans de Égypte rurale ?"

 

Un manque de profondeur historique

 

Ce récit est édifiant pour ce qu'il révèle (ou confirme) du manque présidentiel de culture et de profondeur historique, chaque référence citée par le Chef de l’État se réduit à une dimension anecdotique et émotionnelle. Le président considère l'histoire comme une succession de lettres de Guy Môquet, une suite d'images d’Épinal. Il juge que la Révolution est gentille en 1789 et méchante en 1793.

 

Il est persuadé d'être en Libye une réincarnation de Lawrence d'Arabie, mais ignore visiblement que le héros anglais avait pris la tête d'une révolte arabe contre l'interventionnisme des grandes puissances dans leurs affaires. Il a lu (dit-il) la Chartreuse de Parme et dit ne pas aimer Fabrice Del Dongo, mais n'a rien compris à la symbolique du récit de la bataille de Waterloo.

 

C'est aussi édifiant parce que ce récit montre que le président n'a aucun sens de l'Histoire, cette dernière se confondant avec la une des journaux du jour. Le président ignore les "deux corps du roi" indique Waresquiel, constatant avec tristesse que l'incarnation du corps souverain français se présente comme un type ordinaire qui fait un "job". Et le biographe de Talleyrand de s'interroger : "Que faisons-nous là, Historiens ?"

 

Inquiétant

 

Confondant histoire et actualité, journalistes et historiens, Nicolas Sarkozy traite ces derniers comme des journalistes. Preuve en est qu'à la fin du déjeuner, tous sont priés de respecter le "off" de ce déjeuner, "off" que l'historien Waresquiel brise allégrement, livrant pour l'histoire une scène de cour qui en dira long sur le quinquennat Sarkozy.

 

Enfin, ce récit est aussi la preuve éclairante que le président n'a de rapport à autrui qu'à la mesure de son narcissisme. Les Libyens sont formidables parce qu'ils l'applaudissent comme un nouveau Lawrence d'Arabie. Les Égyptiens sont des bobos mondains du Café de Flore parce qu'ils ont eu le mauvais goût de virer un ami sans l'associer à la fête.

 

Et les diplomates sont nuls parce qu'ils n'ont pas vu venir la révolution tunisienne, empêchant le président français de tirer la couverture à lui. Tout cela trahit un rapport à la politique irrationnel, vicié par le narcissisme présidentiel au point que cela en devient inquiétant. Et quand le président se moque de Poutine, "ce fou qui veut pendre le président géorgien", se souvient-il qu'il existe une version française de ce type d'Homme d’État, qui promet à ses adversaires de les "pendre à un croc de boucher" ?

 

A l'arrivée, nous voilà face à une situation bien étrange : la scène de genre que conte Waresquiel, les journalistes qui suivent Sarkozy depuis longtemps en rapportent souvent à leurs confrères, mais ils ne l'écrivent jamais (ou presque). Il est donc paradoxal de voir un historien, traité comme un journaliste par le président, briser le "off" et administrer, le temps d'une tribune dans un journal, un sacrée leçon de reportage politique.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:20
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 03:29

Politique - le 26 Septembre 2011

Corinne Lepage met une balayette à David Douillet

David Douillet vient d'être nommé ministre des sports en lieu et place de Chantal Jouanno, fraichement élue sénatrice de Paris hier soir. Une nouvelle qui ne réjouit pas Corinne Lepage, la députée européenne n'a pas tardé à s'exprimer sur Twitter à ce sujet.


"Entre la très faible progression des femmes au Sénat et les prises de position de David Douillet, la cause des femmes n'a guère progressé." Le commentaire de la présidente du parti Cap21 fait écho aux résultats des dernières élections sénatoriales. Les femmes siégeant au Sénat ne sont que 77 contre 271 hommes, le PCF est le seul parti à respécter la parité.


S'agissant à la référence à David Douillet, Corinne Lepage doit sans aucun doute faire référence à des extraits de L'Âme du conquérant, l'autobiographie de l'ex-judoka paru en 1998. Dans cet ouvrage il s'épanchait en toute sérénité sur sa "misogynie rationnelle": ‎"Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas quelque chose de naturel, de valorisant. Pour l'équilibre des enfants, je pense que la femme est mieux au foyer". On y retrouvait également ceci: "On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes !".

Aujourd'hui David Douillet, 42 ans, accède à la fonction de ministre des Sports grâce à la défection de la karateka Chantal Jouanno...

 

Samba Doucouré

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BRUNO FORNACIARI

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