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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:14

Nicolas Sarkozy s'est livré à une heure d'autosatisfaction irréelle  pour justifier l'accord signé à Bruxelles. Que faut-il retenir de cette leçon présidentielle ? « Tout va bien, tout est sous contrôle, nous avons eu raison de faire la réforme des retraites car les retraités étaient responsables de la dette, il n'y a pas eu de baisse de salaires et de retraites en France. » Mais qui peut croire à une fable pareille ? Les souffrances des Français étaient absentes de tout le propos présidentiel. En fait , il s'agissait de répéter les mêmes slogans de campagne comme le « travailler plus... » auquel plus aucun Français ne peut croire, les mêmes promesses sur la fin des bonus des banquiers plusieurs fois annoncée mais jamais réalisée. Surtout il s'agissait pour le Président de justifier de nouvelles mesures d'austérité qu'il a d'ailleurs refusé d'annoncer clairement, sans écarter une hausse de la TVA. Enfin, en plaidant pour de nouveaux alignements sur l'Allemagne, il a décrété « obligatoire » la règle d'or sur laquelle les Français n'ont jamais été consultés. Le Président qui avait promis un exercice de vérité. Pendant une heure, il a menti aux Français.

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:11
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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 20:32

 

Sauver l'Europe en coulant les peuples ?


Dans la nuit du 26 au 27 octobre, les participants du sommet européen ont abouti à un nouvel accord, censé pour une énième fois « sauver l'Europe ». À la baguette, Angela Merkel (et Nicolas Sarkozy), Christine Lagarde (pour le FMI) et, surprise… un représentant du secteur bancaire, Charles Dallara. Alors, qu'en est-il vraiment de cet accord qui a déjà fait bondir les bourses ?

On retiendra tout d'abord que la restructuration de la dette grecque est enfin mise à l'ordre du jour ; et malgré les résistances de Nicolas Sarkozy et du secteur bancaire, les créanciers devront débourser à hauteur de 50%, via une décote de leurs titres de dette. Il aura donc fallu deux ans, deux ans de calvaire pour le peuple grec  pour que la réalité rattrape en partie les dirigeants de la zone euro.

Mais les peuples grecs et européens sont loin d'être tirés d'affaire pour autant. Conformément aux exigences allemandes, l'interdiction faite à la BCE de prêter directement aux gouvernements de la zone euro ne sera pas levée. Elle leur permettrait pourtant de s'émanciper des marchés financiers.

À la place, les pays en difficulté devront se tourner vers le fonds européen (le FESF), démultiplié grâce à la participation de pays émergents, et placé sous la supervision du FMI. Les clients ne devraient pas tarder à pointer au guichet du FESF… Espagne, Portugal, mais aussi la France, dans un contexte où la recapitalisation des banques par les fonds publics risque de s'avérer inéluctable.

Dans tous les cas, qu'ils fassent ou non appel à l'intervention du FESF, les gouvernements européens se sont accordés pour accroître la « discipline », le contrôle budgétaire des dépenses publiques et l'inscription dans leurs constitutions du carcan budgétaire de la « règle d'or » pour 2012. Des mesures adoptées sans aucun débat ou consultation populaire, à l'image de cette nouvelle « gouvernance » de l'Europe, parfaitement anti-démocratique. Au nom de laquelle on annonce déjà une nouvelle modification des traités…

Le « deal » était donc le suivant : en l'échange d'une (inévitable et tardive) restructuration de la dette grecque, c'est l'hyper-austérité qui est promise aux peuples. Avec toutes les conséquences sociales dramatiques qu'elle a déjà causées, à travers les licenciements, les baisses des salaires, des retraites, le démantèlement de l'Etat social… et au risque de voir plonger l'Europe dans le cercle vicieux de la récession. Mais aussi de voir les peuples se dresser les uns contre les autres, sous prétexte que les uns paieraient pour les autres.

Il est clair que les peuples ne veulent plus de cela, à l'image des manifestants et manifestantes grecs, des indignés espagnols, italiens ou britanniques. Il est désormais urgent de sortir l'Europe du «piège de la dette publique».

Attac France participe avec d'autres organisations du mouvement social à un audit citoyen de la dette (http://www.audit-citoyen.org/). Cette initiative vise à démontrer les mécanismes pervers de l'endettement public, et à proposer de véritables solutions pour sortir de la crise. Présentée à l'occasion du contre G20 de Nice la semaine prochaine, lors duquel l'indignation sera plus que jamais de mise.

Attac France,
Paris, le 27 octobre 2011

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 06:25

Monde - le 26 Octobre 2011

Pas un jour de prison de plus pour Salah

La peine du jeune Franco-Palestinien se termine le 28 novembre. Les autorités françaises doivent faire pression sur Israël pour que sa libération soit effective à cette date.


La persévérance de tous ceux qui soutiennent Salah Hamouri n'a pas été vaine. Plus personne ne peut maintenant faire l'impasse sur son sort, même si, du côté de l'Élysée, on ne prononce encore son nom que du bout des lèvres. D'ailleurs, les services de Nicolas Sarkozy, interpellés par l'Humanité, n'ont toujours pas daigné répondre.

 

Nous demandions simplement ce que le président de la République comptait faire pour obtenir la libération de Salah Hamouri, lui qui s'est tant dépensé pour Gilad Shalit ou pour Florence Cassez, la Française détenue au Mexique pour enlèvements.

 

Nicolas Sarkozy n'a jamais reçu ès-qualités la famille de Salah Hamouri, ce qui témoigne en soi d'une différence de traitement.

 

Mercredi, nos confrères de France Inter recevaient le chef de la diplomatie française, Alain Juppé. Celui-ci a affirmé être intervenu la veille, auprès des autorités israéliennes pour obtenir la libération « le plus vite possible » de Salah Hamouri, détenu en Israël depuis plus de 2 400 jours. « Cela fait des années que la France et le président de la République demandent à ce qu'il bénéficie d'une remise de peine. Les autorités israéliennes ne l'ont pas voulu jusqu'à présent », a dit le ministre des Affaires étrangères.

 

Autant dire que la France n'exerce pas toutes les pressions possibles sur Israël. La preuve, il aura fallu attendre la libération de Gilad Shalit pour que Nicolas Sarkozy prononce le nom de Salah Hamouri.

 

Pour Denise Hamouri, « Salah a une date de sortie légale le 28 novembre, et tout ce qu'on demande, c'est de faire en sorte qu'il sorte à la date prévue, puisque Nicolas Sarkozy n'a rien pu faire pour qu'il sorte avant ».

 

C'est bien toute l'ambiguïté des autorités françaises qui continuent à faire comme si la condamnation de Salah était légale, ce qui reviendrait à reconnaître les tribunaux militaires d'occupation, qui ne sont rien d'autres que des tribunaux d'exception. « C'est bien le 28 novembre qu'il faut retenir pour la sortie de Salah, même si les autorités israéliennes tentent de faire croire que la libération n'est pas prévue avant le 12 mars 2012 », comme le rappelle Jean-Claude Lefort, président de l'Association France Palestine Solidarité et coordinateur du Comité national de soutien à Salah Hamouri, qui précise que le jugement porte « noir sur blanc la date du 28 novembre 2012 », comme date de fin de peine.

 

Le Mouvement des jeunes communistes de France organise un rassemblement devant le Quai d'Orsay, ce vendredi 28, à 18 h 30 pour exiger la libération de Salah Hamouri.

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 04:50

Monde - le 26 Octobre 2011


La rencontre réunissant les chefs d’Etat et de gouvernement européen se tient ce mercredi soir. Devraient être actés le rôle du Fonds européen de stabilité financière (FESF), la recapitalisation des banques et la décote de la dette grecque.


Principale nouveauté : le Fonds européen de stabilité financière.

 

Son rôle théorique est d’aider les pays de la zone euros en difficulté avec leur dette souveraine. Plusieurs conceptions de ce fonds s’opposaient.  Nicolas Sarkozy souhaitait que le FESF puisse directement lever de l’argent à bas taux d’intérêt auprès de la BCE, pour le prêter ensuite aux Etats. C’est qu’emprunter auprès des marchés privés alors que les taux d’intérêts s’envolent (merci les agences de notations) ne fait qu’accroître le poids de la dette et du déficit.

 

Mais l’Allemagne, qui pour l’instant ne craint pas pour son sacro-saint AAA, ne veut pas. Et c’est Merkel qui a gagné. Le FESF va devenir un « assureur-crédit » et devra en cas de besoin aller emprunter à l’extérieur pour aider les pays européens étouffés. Chose malaisée puisqu’il lui faudrait une capacité d’intervention d’au moins 1000 milliards d’euros, certainement plus lorsque l’Italie sera à son tour étranglée par l’austérité, imposée par ce même duo Merkel-Sarkozy.

 

Le patron du Fonds de stabilité partira d’ailleurs pour la Chine dès vendredi, dans l’espoir de leur vendre des obligations européennes. Pékin, si elle accepte, ne manquera pas en retour d’exiger de sérieuses garanties. Le Brésil a anticipé le mouvement et a déjà annoncé qu’il refusait de racheter des bouts de la dette des pays de la zone Euro.

Le Premier ministre brésilien conseille plutôt au FESF de se tourner vers le FMI.

 

 

Décote et recapitalisation


Ce qui a plus fait compromis, du fait de l’évidence de la situation, c’est la décote de la dette grecque. Les dirigeants ont fini par s’apercevoir que la Grèce allait faire faillite dans les jours à venir et ont décidé d’annuler au moins 50 % de cette charge.

 

Pour éviter que les banques européennes se retrouvent trop fragilisées, du fait de la décote grecque mais aussi car elles possèdent de belles parts de dettes d’autres Etats en difficulté, elles devront se constituer 9 % de fonds propres en dur.

 

Autrement dit,  lorsqu’elles prêteront ou spéculeront avec 100 euros, elles auront l’obligation d’avoir au moins 9 euros en caisse. Mesure censée apporter plus de sécurité, et qui va impliquer 108 milliards d’euros de recapitalisation. Pour ce faire, soit les banques se débrouillent toutes seules, en émettant de nouvelles actions en bourse ou en utilisant leurs bénéfices, ce que va faire la Société Générale, soit elles demandent de l’aide à l’Etat, comme en 2008. Et si les banques n’atteignent pas l’objectif de 9 % de fonds propres le 30 juin 2012, elles n’auront pas le droit de verser des dividendes à leurs actionnaires ni des bonus à leurs dirigeants.

 

 

La désunion européenne ou l’union allemande


Il ne devrait pas être fait mention de la BCE lors de ce sommet. Celle-ci va depuis longtemps à l’encontre de ses prérogatives et du traité de Lisbonne en achetant des parts de dette des pays en difficulté, comme depuis août, l’Espagne et de l’Italie. Et c’est bien là le cœur du problème. Si la BCE pouvait financer directement les Etats, ce serait ouvrir la voie à un virage bien plus juste et social de l’Europe. Ce que le traité de Lisbonne interdit à la BCE de faire. Pour Berlin, toucher à l’indépendance de la BCE est insupportable. Angela Merkel s’est donc fermement opposée à toute mention qui prétendrait dire à la BCE ce qu'elle doit faire, l’idée est donc abandonnée.


Au début des réunions pré-sommet, qui ont débuté dimanche, de nombreuses conceptions s’opposaient, Sarkozy avait même ses propres idées, différentes de celles de Merkel, sur le FESF comme sur la BCE. Mais rapidement, il s’est rangé derrière l’Allemagne. Et après trois jours de discorde, Valérie Pécresse a pu affirmer, sans rire : "Jamais, au grand jamais, la France et l'Allemagne n'auront autant travaillé ensemble, jamais elles n'auront été aussi soudées pour faire progresser l'Union européenne pour résoudre ses problèmes."

 

 

Dans l'Humanité de jeudi : Europe : Arrêtons le massacre !


Avec notre décryptage complet du sommet et deux interviews d'économistes : Pierre Khalfa d'Attac et Denis Durand du PCF. Et sur la thématique du massacre, vous retrouverez des focus sur la situation catastrophique en Grèce et sur la prochaine victime annoncée : l'Italie.


 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 20:58

mardi 25 octobre 2011


Il a été dit beaucoup de choses sur les primaires socialistes. Nous souhaitons tout de même y mettre notre grain de sel. D’abord pour nous moquer de ce titre d’un site Romainvillois :
« Un succès sans précédent ». Forcément il n’y avait pas de précédent. Plus sérieusement, nous avons assisté durant près de deux mois à une pièce en trois actes jouée par six personnages. Le premier acte est celui des débats. Il fallait absolument qu’apparaissent aux yeux de l’opinion, des différences notables. Les médias se sont chargés de les commenter avec insistance. Second acte : quatre des acteurs appellent à se rassembler derrière François Hollande, même Arnaud Montebourg, « ce jeune lion qui devait rugir très fort et qui a fini en miaulant très doucement » comme le dit Pierre Laurent. Quant au dernier et troisième acte le rideau a été tiré samedi. Tous derrière « François ».

Alors leurs différences étaient-elles si grandes ? La présence de ces six « candidats » était-elle
totalement improvisée ? Ne s’agissait-il pas davantage d’une savante répartition des rôles pour ratisser le plus largement possible et renforcer ainsi les positions hégémoniques du Parti socialiste à l’égard des autres formations de gauche ? Jean-Michel Baylet et Manuel Valls sur le
« réalisme » en période de crise, et le sécuritaire. Ségolène Royal, sur les quartiers populaires, Arnaud Montebourg pour canaliser la forte recherche à gauche qui persiste au cœur de l’électorat socialiste et plus largement de gauche. Martine Aubry et François Hollande se réservant pour le second tour et s’efforçant de ne fâcher personne. Cette pratique n’est pas nouvelle au parti socialiste. Nous venons de le vérifier avec la lecture d’un article du monde d’hier. Parmi les six chantiers qui attendent François Hollande, évoqués dans cet article, l’un se trouve en bonne place : « Gérer le cas Mélenchon ». Voici ce qu’il y est écrit : « En campagne, le candidat socialiste n’a pas l’intention de laisser trop de terrain sur la crise, le social ou les banques à M. Mélenchon. Pour ce faire, il compte sur Arnaud Montebourg qui permet de mordre sur l’électorat de la gauche de la gauche. Comme le résume le député européen Henri Wéber : une des grandes utilités d’Arnaud Montebourg est de couper l’herbe sous le pied de Mélenchon : Hollande va s’appuyer sur Arnaud comme Mitterrand s’était appuyé sur Chevènement ou Poperen pour drainer cette partie de l’électorat vers le PS ».

Les discours de gauche ne vont donc pas manquer pour faire passer un programme minimum - Virer Sarkozy. OUI il le faut, mais après. Prenez le temps d’écouter Claude Bartolone sur Public Sénat. Que nous dit-il ? « Il y a une grande différence entre la prochaine élection présidentielle et le contexte que nous avons vécu en 1981, où l’idée était que nous allions passer de l’ombre à la lumière. Aujourd’hui, l’ensemble des citoyens se rendent compte que c’est dur, mais ce qu’ils veulent, dans une période de grandes difficultés, c’est que ce ne soit pas toujours les mêmes qui
soient sous la douche ». Nous ne sommes plus dans le partage des richesses mais dans le partage des efforts et bien loin d’une rupture avec les logiques financières. Ce n’est plus d’écart entre notre programme « l’Humain d’abord » et celui du Parti socialiste dont il faut parler, mais plutôt
d’un fossé. Nous proposons d’aller vers un SMIC à 1700 euros, un contrôle public des banques, une relance et la création de nouveaux services publics, une sixième République qui donne de nouveaux pouvoirs à toute la société, une industrie forte, créatrice d’emplois et écologiquement innovante, une autre Europe que celle qui vole en éclate sous nos yeux. C’est pour cela que nous
appelons notre peuple à s’en mêler.

Moody's portes closes : le PCF appelle à un grand rassemblement

Ce soir, des jeunes communistes se sont rendus devant le siège de Moody's
pour demander des explications aux agences de notation. La discussion a malheureusement été impossible. Quelle ne fut pas ma surprise
d'apprendre que Moody,s, voyant arriver les jeunes communistes, a immédiatement fermé les portes d'accès au bâtiment. L'agence de notation aurait-elle donc si peur du peuple qu'elle se barricade derrière les murs de ses locaux.
La vérité est belle et bien là. Derrière le chantage des agences de notation,
il y a la dictature des plus puissants. Moody's, c'est le bourreau qui s'exécute
sur demande des marches financiers, des spéculateurs et des actionnaires. Et
pour quel résultat, sinon l'enfoncement dans la crise ?
Au nom de quoi ces agences de notation décrètent droit de vie ou de mort sur
des pays, sur des peuples? Nous ne pouvons plus accepter ce chantage quotidien
sans réagir.
Au nom du PCF, j'appelle a un grand rassemblement devant l'agence de notation
Moody's, jeudi 27 octobre a 18h30 pour protester contre le chantage de ces
agences. J'invite tous les militants politiques, associatifs, syndicaux, les
citoyens de toutes opinions a gauche, tous les progressistes a se rassembler et
a manifester leur refus de se laisser dicter la loi par les marches
financiers.
Jeudi, disons leur tout haut: "qui êtes vous pour noter, classer, sanctionner
nos pays?"
Jeudi, faisons leur un dessin et expliquons leur la crise.

Pierre Laurent
Le 24 octobre 2011

Présidentielle / Législatives : Le Front de gauche lance son "Front des luttes"

Mardi 25 octobre à 12h00, le Front des Luttes organise une rencontre-débat à
la gare d'Austerlitz avec des syndicalistes cheminots. A cette occasion, Marie-George Buffet, députée communiste, Eric Coquerel et Laurence Sauvage conseillers régionaux PG présenteront l'équipe qui animeront le « Front des luttes » dont l'objectif sera, dans la campagne présidentielle et législative de 2012, de combiner exigences sociales et propositions politiques alternatives. Cette campagne sera marquée par la présence du Front de gauche dans les luttes sociales et la rencontre avec les salarié-e-s pour mener une campagne citoyenne dans les entreprises. Les Fonderies du Poitou, Fralib, Continental Alimentaire, Still Montataire, Maternité des Lilas, Florange... autant de conflits sociaux où le Front de gauche a déjà eu l'occasion d'apporter son soutien et d'engager le débat avec
les salarié-e-s sur les propositions fortes du Programme « L'humain d'abord ».

Avec le Front des luttes, le Front de gauche veut donner d'avantage de pouvoir
aux salariés et au peuple face à la loi des banques et des actionnaires. Le Front de gauche avec son candidat commun, Jean-Luc Mélenchon et ses candidat-e-s aux élections législatives, ont l'ambition de construire une grande mobilisation politique dans le monde du travail sur la base d'exigences sociales fortes. C'est la condition pour faire reculer l'abstention, battre la droite et
l'extrême droite, et gagner une véritable alternative à gauche. Le rendez-vous est donné demain, mardi 25 octobre 2011 à 12h00, cour des Départs, la gare d'Austerlitz à Paris. Seront notamment présents Didier Lereste (CGT), Jean-François Téaldi (SNJ-CGT), Yann Cochin (Solidaires) et Gérard Aschiéri (FSU), syndicalistes engagés dans le Front des luttes.

lundi 24 octobre 2011

Sommet européen : des divisions et pas de solution

Hier, les dirigeants européens ont une nouvelle fois montré leur
incapacité à résoudre la crise de l'Euro. Nicolas Sarkozy a encore cédé devant
les exigences de la Chancelière allemande. En écartant toute solution de
solidarité, le couple franco-allemand se rend coupable de divisions entre les
pays de la zone euro qui pèseront lourd pour l'avenir de l'Europe. On peut
s'attendre au pire dans les semaines et les mois qui viennent.
Les recapitalisations en discussion et l'utilisation du fonds européen
de stabilité financière demeurent totalement encadrés par les exigences des
marchés. Cela revient à signaler aux banques qu'elles peuvent continuer à lancer
des attaques spéculatives sur les dettes des Etats.
A quoi rime une réforme des traités pour imposer la discipline
budgétaire aux Etats membres alors que depuis 3 ans c'est précisément ce qui est
appliqué via les plans d'austérité qui minent la croissance, détruisent l'emploi
et créent au final encore plus de dette ?
Les dirigeants européens s'en prennent, une fois de plus, aux symptômes
de la crise plutôt qu'à ses causes. Au lieu de remplir le tonneau des danaïdes,
il faut changer le système bancaire et financier en reprenant le contrôle public
des banques pour transformer les politiques du crédit, et le pouvoir sur la
Banque centrale européenne qui, si elle prêtait directement aux nations,
rendrait vaines les attaques spéculatives dont hier la Grèce et aujourd’hui, la
France, le Portugal, l'Italie et l'Espagne sont les victimes.
C'est ce qu'Angela Merkel et Nicolas Sarkozy refusent obstinément.
C'est ce que le PCF défend avec détermination. C'est ce que le Front de gauche
propose dans son programme « L'humain d'abord ».
Nous ne laisserons pas les marchés et les agences de notation imposer
leur chantage. J'appelle les citoyens à se mobiliser jeudi à 18H devant l'agence
de notation Moody's à Paris.

Pierre Laurent
Paris le 24 octobre 2011

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:18

Didier Migaud, premier Président de la Cour des comptes, était l’invité du 19h, mardi sur Public Sénat. Interrogé sur la réforme des retraites, le socialiste a pris des distances avec son parti, qui souhaite le retour à la retraite à 60 ans. «La réforme était indispensable, elle est indispensable. La France est confrontée à la même situation que dans beaucoup d’autres pays, à savoir une augmentation de la durée de vie donc ça pose un certain nombre de défis et chaque pays doit pouvoir bien évidemment en tirer toutes les conséquences », a-t-il affirmé.

« Les régimes sont déséquilibrés donc il faut bien évidemment une réforme. Une réforme a été prise, elle ne garantit pas d’ailleurs l’équilibre absolu en 2018. Il est vraisemblable oui qu’il faudra aller plus loin demain », ajoute même Didier Migaud. Repousser l’âge légal de départ ? « Il y a plusieurs leviers possibles mais tous doivent être utilisés », affirme-t-il.

Interrogé sur les hypothèses de croissance, Didier Migaud affirme que le gouvernement doit « réviser ses hypothèses de croissance» « dans les délais les plus rapprochés possibles. (…) C’est une question de crédibilité ». Actuellement, le gouvernement table sur une croissance de 1,75% en 2012. « Il n'est pas raisonnable d'en rester à cette hypothèse de croissance », a-t-il ajouté, alors qu'une révision à la baisse semble inéluctable.

Sur les finances publiques, « il y a un certain nombre de mesures qui ont été prises mais qui ne sont pas suffisantes », a-t-il jugé, estimant qu'« il faut agir sur la dépense et également sur les recettes ». « La Cour ne propose pas une réduction de la dépense publique, nous disons qu'il faut ralentir l'augmentation de la dépense », a-t-il précisé. « Nous croyons qu'il y a de vraies marges de manœuvre sur les niches fiscales comme sur les niches sociales », a-t-il ajouté, qualifiant notamment le déficit de la Sécurité sociale de « véritable poison ».

 

 

En reprenant les arguments de Sarkozy il préconise d'aller plus loin encore et de faire commes les autres pays, augmenter vraisemblablement l'âge ouvrant droit à la retraite au delà de 62 ans. Décidémment l'on comprend mieux pourquoi Sarkozy l' a promu à la cour des comptes. Dans cette affaire, il compte un allié  (inattendu) de plus.

Ce que ne disent pas clairement les candidats de la primaire, ni non plus le candidat intronissé par le PSFrançois Hollande, qui n'en dit pas davantage sur la nécessaire revalorisation des retraites.. D'ailleurs, je serais intéresé de savaoir ses propositions sur les augmentations de salaires et nptamment des bas salaires et du SMIC,

Un peu de clarté aiderait au choix du meilleur candidat de gauche pour satisfaire revebdixcations et besoins de justice.

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Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 12:09

C'est ainsi que , depuis plusieurs mois, et singulièrement depuis plusieurs jours, avec le dernier "sommet" d'aujourd'hui mercredi 26 octobre, celui de la "dernière chance",  la réunion du G20. Celui-ci se penche sur la crise de la dette de la Grèce qui ébranle l'économie mondiale. Lorsque l'on sait que la Grèce compte 10 millions d'habitants, sur 450 millions d'européens et près de 7 milliards d'habitants sur notre planète,  on frémit. qu'un système, une organisation humaine soient à la merci d'un modeste pays.

Je ne reviens pas pour l'instant sur la dette des pays européens et Nord-Américains (il ne faut pas l'oublier pour ce qui concerne ce dernier on compte 15 000 MILLARS de $ de déficit) une paille! mais sur la dramatisation gigantesque qui vise ni plus ni moins à faire accepter par tous les peuples d'Europe et du monde l'idée qu'il y a une impossibilité à s'en sortir (de la dette) sans sacrifices consentis par les peuples. Cela se voit avec les mesures d'hyper austérité appliqués en Grèce par un gouvernement socialiste, à la cure d'austérité infligée au peuple espagnol par Zapatero socialiste ou aux différentes régressions sociale mises en œuvre par le gouvernement conservateur de Angela Merckel, ou celui de Hongrie qui flirt avec les idées et les pratiques nazis, ou en France avec la cure de super austérité concoctée par Fillon et Sarkozy.

La mise en scène, a du déjà vu, mais la dramatisation a pris un tour nouveau. Les commentateurs, comme les responsables politiques au pouvoir dans tous ces pays redoublent de phrases assassines pour faire triompher stratégie et domination. Ainsi l'Allemagne prendrait les commandes de l'Europe, et Sarkozy, contraint d'accepter, pour la sauver, des mesures financières drastiques que lui-même n'approuve pas totalement, mais devant le danger de crise insurmontable...

 

En fait, les plans successifs de sortie de crise élaborés et mis en œuvre par les gouvernements (aide au système bancaire) non seulement ne résout pas la crise mais l'aggrave en transférant les dépenses sociales et publiques, des retraites et de santé vers les marchés financiers. Avec comme conséquences la situation de la Grèce, dont le peuple qui lutte, s'oppose à ces plans criminels, et dont soit dit en passant, il accueille avec bonheur la solidarité syndicale et politique qui s'expriment.

 

Car si les agences de notations semblent faire la pluie et le beau temps financiers, il en va tout autrement des résultats concrets que les mesures qu'il propose (impose) pour obtenir ou maintenir le AAA, sur les peuples qui eux, ne sont pour rien dans les dettes accumulées  des banques, ou aux gestions catastrophiques des gouvernants au pouvoir.

 

La crise est les résultat dramatique d'un système économique et politique à bout de souffle : le capitalisme, dont il est illusoire d'espérer en sortir en appliquent les recettes qui n'ont fait que l'aggraver.

 

C'est bien pour cela que les communistes, avec le Front de gauche et les partis qui le composent, entendent faire entendre une autre voix, d'autres propositions politiques et économiques susceptibles d'engager des réformes de nature révolutionnaire, qu’ils combattent les décisions actuelles du patronat et du CAC 40 mises en œuvre par la droite ici en France, et capables avec le soutien et la participation populaires, d'élaborer, de construire une politique de sortie de crise et de progrès économiques, sociaux, démocratiques.

 

 Pour ce qui les  concernent, les communistes du Thouarsais prendront prochainement des initiatives allant en ce sens.

 

le 26 octobre 2011

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 06:27

 

La taxe sur les hauts revenus a été adoptée mercredi soir, à l’Assemblée nationale.

 

Vont-ils s’en remettre ?

 

Les contribuables dont le revenu annuel est compris entre 250 000 et 500 000 euros par an vont devoir s’acquitter une taxe de 3 % et ceux qui gagnent plus de 500 000 euros annuellement se verront taxer à 4 % !

 

C’est ce qu’on appelle, du côté de l’UMP et du gouvernement, qui ont fait adopter cette mesure dans le cadre du débat du budget 2012, faire participer les plus fortunés à l’effort de tous.

 

Comme l’a calculé le député d’Europe Écologie-les Verts, François de Rugy, « un célibataire qui gagnerait juste en dessous de 500 000 euros par an, soit 40 000 euros par mois, vous allez lui demander 625 euros par mois ! »

Et selon le député socialiste Christian Eckert, pour un couple gagnant 510 000 euros par an, soit 40 fois le smic, ce sera 300 euros. De quoi les mettre sur la paille !

 

Pour Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes, cette taxe est « au mieux un effet de manches pour faire digérer la pilule amère de la politique d’austérité ». Revue et corrigée, la nouvelle taxe concernera 26 000 à 27 000 foyers. Elle ne devrait rapporter au budget de l’État qu’un peu plus de 400 millions (contre 2,2 milliards pour la taxation des complémentaires santé).

 

De quoi pousser le député socialiste Henri Emmanuelli à rafraîchir la mémoire de la majorité : « Au mois de juin, vous avez sorti la moitié des contribuables de l’ISF pour 1,8 milliard d’euros. »


Ce ne sera pas plus car le premier ministre, François Fillon, a sommé le député UMP Michel Piron et les députés du Nouveau Centre de retirer leur amendement réclamant l’instauration d’une tranche supplémentaire de l’impôt à 46 % pour les revenus supérieurs à 150 000 euros. Et demandé à sa majorité de rejeter tous les amendements de l’opposition de gauche qui allaient dans le même sens.

 

Olivier Mayer

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 05:15

 

Le Parti communiste français partage la joie du peuple argentin, de sa jeunesse, qui fêtent la réélection de Cristina Fernandez Kirchner à la présidence. Le Front pour la Victoire, coalition qui a soutenu sa candidature, obtient une large majorité au Parlement qui devra donner un nouvel élan aux politiques de réformes. Celles-ci ont déjà permis des avancées de grande portée.

 

Ce résultat montre l'attachement du peuple argentin aux choix de rupture avec la politique ultra-libérale imposée par le FMI. Cette politique avait conduit l'Argentine à une crise sans précédent en 2001. L'élection de Nestor Kirchner en 2003 avait alors ouvert une période de confrontations et de changements que Cristina Fernandez Kirchner a continué avec courage et détermination lors de son premier mandat. Les progrès enregistrés sont importants: recul du chomage, revalorisation des salaires, réduction significative de la pauvreté, accès de millions de personnes à la santé, à l'éducation et à la protection sociale. Les organisations de défense des Droits de l'Homme ont salué les actions entreprises contre l'impunité des crimes commis sous la dictature et pour la récupération de la mémoire et de l' histoire.

 

Le peuple argentin vient d'exprimer avec force ses aspirations à la justice sociale, à la démocratie et à la souveraineté. Pour répondre à ces attentes légitimes, les défis que la nouvelle majorité devra relever sont considérables et promettent de nouvelles confrontations. Dans ce contexte, le Parti communiste français, solidaire du peuple argentin, se réjouit de la victoire de Cristina Fernandez Kirchner et des forces progressistes argentines.

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
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